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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
X. La Presse Affaires magazine
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2009-05-29, Collections de BAnQ.

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[" 24 HEURES.avec Denise Robert, la femme derriere certains des plus grands succes du cinema quebecois ENTREVUE Daniel Gauthier, lfhomme derriere la renaissance du Massif DOSSIER Le president Obama voit grand avec son projet de train a grande vitesse LAPRESSEAFFAIRESMAGAZINE juin 2009 Des gens, Des strategies, De lfinnovation RESTO LE REPAS DfAFFAIRES PREND LfAIR ¨GOLF POUR MIEUX VOIR LAVIE EN VERT QUI EST MICHAEL SABIA?Il a cree la TPS, privatise le CN, degraisse BCE.Son temperament colerique a fait courir les rumeurs les plus folles.Et tous les regards sont tournes vers lui afin de voir ce qufil fera a la Caisse de depot.PORTRAIT DfUN LEADER CONTROVERSE Carrémentmoche. Carrément sexy.Voici le nouveau Audi Q5, au design net et enlevant.Doté d\u2019un toit ouvrant panoramique et d\u2019un somptueux intérieur, il a tout pour se faire remarquer.Sa traction intégrale quattro,® son système Audi Drive Select et son remarquable moteur V6 FSI de 270 ch confirment les apparences : ce véhicule n\u2019a rien des VUS qui courent les rues.Laissez les boîtes derrière vous.Faites un essai routier en contactant dès aujourd\u2019hui un concessionnaire Audi.www.audi.ca © Audi Canada 2009.Modèle européen montré : Audi Q5 quattro 2009 avec équipements en option.« Audi », « Audi Q5 », « FSI », « Audi Drive Select », « quattro », « Vorsprung durch Technik » et l\u2019emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.Pour en savoir plus sur Audi, voyez votre concessionnaire ou composez le 1 800 367 AUDI. LE TRAIN DU PRÉSIDENT Barack Obama planche sur un projet ambitieux : doter son pays d\u2019un système de transport du XXIe siècle.Le président américain a dégagé 8milliards de dollars pour ériger un réseau de trains à haute vitesse.Et si le Québec montait à bord?26 EN COUVERTURE Il a un caractère bouillant, une intelligence aiguisée, une tête frisée qu\u2019on n\u2019oublie pas.Et une armée de détracteurs, qui l\u2019attendent au tournant pour voir comment il se tirera d\u2019affaire à la tête de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Portrait d\u2019un leader controversé : Michael Sabia.12 LE MAGICIEN DU MASSIF Maniaque de ski, Daniel Gauthier rêve de transformer sa montagne comme il a réinventé le cirque avec son associé Guy Laliberté.Rencontre avec un homme d\u2019exception.34 RESTO Qui a dit que le repas d\u2019affaires devait se prendre à l\u2019intérieur?De belles terrasses offrent de la bonne cuisine.En voici quatre.48 24 HEURES AVEC DENISE ROBERT Derrière les succès du box-office comme Les invasions barbares et Maurice Richard, il y a une femme qui n\u2019a peur ni des chiffres, ni des mots.La Presse Affaires Magazine a vécu une journée avec Denise Robert, celle que ses critiques décrivent comme une séductrice doublée d\u2019un bulldozer.42 MARKETING Pour grandir malgré la récession, AGEDesign de Verchères compte sur l\u2019effetWOW.46 TECHNAUTE En voyage d\u2019affaires à Tokyo?Votre téléphone vous trouvera la meilleure table, le meilleur hôtel ou les meilleures personnes avec qui passer la soirée.10 04 laPresseaffairesMAGAzINE BLACKBERRY DE RESEARCH INMOTIONx CHAISE HAUTEHILOv xDENISE ROBERT xDANIELGAUTHIER AUTO Audi abandonne le V8 au profit d\u2019un V6.Le pari est risqué, surtout dans une catégorie où les performances comptent plus que tout.38 CONTRÔLE PUISSANCE L\u2019Acura la plus puissante jamais construite.La toute nouvelle Acura TL 2009 avec le système SH-AWDMD.Voici la toute nouvelle Acura TL avec le système SH-AWD.Elle combine une puissance de 305 chevaux sous son capot au révolutionnaire système toutes roues motrices super-maniabilitéMC.À l\u2019aide de capteurs sophistiqués, le système SH-AWD surveille continuellement la traction de chaque roue sur la route, distribuant activement le couple entre les roues avant et arrière, ainsi que gauches et droites.L\u2019Acura TL 2009 avec le système SH-AWD.De la maniabilité en toute confiance, peu importe les conditions.Visitez acura.ca pour en savoir plus. MaxiMe Bergeron Journaliste Vincent Brousseau- Pouliot Journaliste soPhie cousineau Journaliste Chroniqueure stéPhanie graMMond Journaliste Finances personnelles PhiliPPe Mercure Journaliste claude Picher Journaliste Chroniqueur Marc tison Journaliste Marketing Marie tison Journaliste Martin Vallières Journaliste Analyse boursière Martin chaMBerland Photographe François roy Photographe iVanoh deMers Photographe Lancer un nouveau magazine relève d\u2019une témérité certaine.Le projet est audacieux c\u2019est vrai, mais tellement pertinent.L\u2019économie mondiale est actuellement en plein bouleversement et le rôle d\u2019un grand quotidien comme le nôtre est de vous aider à mieux comprendre.C\u2019est ce que l\u2019équipe de La Presse Affaires fait déjà tous les jours.Que ce soit par l\u2019intermédiaire de nos dossiers, nos chroniques, notre couverture de la Bourse, nos textes fouillés sur les finances personnelles ou nos grandes entrevues, La Presse Affaires vous offre quotidiennement une couverture d\u2019une qualité remarquable.Un magazine nous permet cependant d\u2019aller un cran plus loin.Moins contraints par le rythme trépidant de la couverture au jour le jour, nos journalistes ont mis à profit leur talent et leur expérience pour vous présenter des sujets brûlants d\u2019actualité, traités avec le recul que permet la publication d\u2019un magazine.Notre page couverture est consacrée à Michael Sabia, l\u2019homme de l\u2019heure.Nous avons voulu en connaître davantage sur celui qui fait les manchettes depuis sa nomination à la Caisse de dépôt.Le portrait qu\u2019en trace Maxime Bergeron est vraiment riche, vous voudrez le lire jusqu\u2019à la dernière ligne.Bref, nous sommes particulièrement fiers de ce premier numéro.En espérant que vous aurez autant de plaisir à le lire que nous en avons eu à le concevoir.Bonne lecture! Michèle BoisVert RÉDACTRICE EN CHEF UN PROJET EMBALLANT! 06 laPresseaffairesMAgAzINE André Desmarais Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier Président et éditeur Philippe Cantin Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier Directeur de l\u2019information Rédactrice en chef Michèle Boisvert Directeur artistique Benoit Giguère Conception et réalisation Geneviève Dinel et France Dupont Chefs de division Richard Dupaul, Jean-Sébastien Gagnon et Martin Tremblay Coordonnatrice pages lifestyle Suzanne Colpron Collaborateurs pages lifestyle André Désiront, Paul Journet, Éric LeFrançois, Marie-Claude Lortie et Alain McKenna Toutes mes voisines ont une voiture allemande.Et la même coupe de cheveux.cadillac.gm.ca SOPHIE COUSINEAU LE mONdE dES AffAIrES Pour joindre notre journaliste sophie.cousineau@lapresse.ca ILLUSTRATION PHILIPPE TARDIF, LA PRESSE C\u2019était au printemps de 1997.Au magazine où je noircissais des pages, mes collègues et moi bavions d\u2019envie à la vue de toutes les informations sur la rémunération des grands patrons qui étaient dévoilées aux États-Unis et en Ontario.À l\u2019époque, nous ne pouvions toujours pas connaître la rémunération du PDG d\u2019une entreprise inscrite à la Bourse de Montréal! Il faudra attendre un projet de loi du député Jean Garon pour que cette petite révolution arrive au Québec.En attendant, nous passions des heures à décrypter les circulaires de procuration des entreprises québécoises dont les titres se négociaient à la Bourse de Toronto.Fastidieux.Tiens, voilà Francesco Bellini qui vient d\u2019empocher 10 millions\u2026 Au-delà du côté voyeur de l\u2019exercice, l\u2019idée était de vérifier si les PDG méritaient leur chèque de paye.Et si les actionnaires en avaient pour leur argent.Naïvement, nous pensions que lorsque la divulgation de la rémunération arriverait au Québec, les entreprises feraient preuve d\u2019une certaine retenue.Nous n\u2019étions pas les seuls.Même l\u2019Autorité des marchés financiers de l\u2019époque croyait que la transparence suffirait à contenir les débordements.Mais là où il y a de l\u2019homme, il y a de l\u2019hommerie.Que s\u2019est-il passé lorsque le patron Tartempion a constaté que le boss des bécosses gagnait trois fois plus que lui, alors que sa société était deux fois plus petite?Il est allé voir son conseil d\u2019administration et il a déchiré sa chemise.Les consultants en rémunération ont saisi, dans leurs bases de données, ces chiffres qui étaient auparavant secrets.Et en comparant les salaires et primes au Canada avec les rémunérations galopantes aux États-Unis, ils ont tiré tous les PDG d\u2019ici vers le haut.La fusée inflationniste a décollé.Douze ans plus tard, les rémunérations stratosphériques n\u2019ont plus aucune mesure avec la valeur du travail d\u2019un homme.Et nombre de mesures incitatives à la performance sont dénaturées de façon à récompenser les échecs.C\u2019est ainsi que le conseil d\u2019Abitibi- Bowater a consenti 17,5 millions US en prime de départ à John Weaver, l\u2019homme qui a endetté la société papetière montréalaise jusqu\u2019à ce qu\u2019elle vacille.Lorsque le salaire est négligeable dans la rémunération, quel conseil punira son PDG en le privant de sa multitude d\u2019options d\u2019achat d\u2019actions?Les conséquences d\u2019une politique de rémunération mal conçue vont au-delà du siphonnage de fonds.Lorsque les mesures incitatives récompensent les succès rapides, les dirigeants peuvent prendre des décisions à courte vue qui nuisent à la pérennité de l\u2019entreprise.Le meilleur exemple, c\u2019est Nortel.L\u2019entreprise ne s\u2019est jamais remise du tripotage de sa comptabilité par des dirigeants qui couraient après leurs primes.Le vote sur la rémunération des PDG est né de ces excès.C\u2019est le Royaume-Uni qui a ouvert la voie.Les actionnaires peuvent voter sur les émoluments des dirigeants des entreprises en Bourse une fois l\u2019an.L\u2019Australie a emboîté le pas au Royaume-Uni en 2004.Et les États- Unis sont sur le point de faire de même, le vote consultatif étant l\u2019un des dadas de Barack Obama.Le Canada reste toutefois en marge de cette tendance.Les autorités des valeurs mobilières n\u2019arrivent pas à s\u2019entendre, certains considérant le vote consultatif comme un gaspillage de temps.C\u2019est malheureux.Ce vote est un outil imparfait.En votant contre une politique de rémunération, les actionnaires opposent un refus qui peut ressembler à un coup de carabine à plombs.Le vote consultatif incite les entreprises à simplifier leurs informations et à obtenir l\u2019adhésion des actionnaires.Bref, à consulter plus avant d\u2019agir, et pas seulement les investisseurs institutionnels comme Teachers\u2019.À la fin, le conseil d\u2019administration reste libre de faire comme il l\u2019entend.D\u2019ailleurs, certaines entreprises comme Telstra, le Bell Canada de l\u2019Australie, ont fait un pied de nez à leurs actionnaires en ignorant leur opinion.Mais ces entreprises doivent vivre avec le stigmate associé à cette rebuffade.En ce sens, il y a un petit rééquilibrage des forces.Le vote consultatif n\u2019a pas réussi à freiner la hausse des rémunérations, selon des chercheurs de Harvard qui ont étudié l\u2019expérience britannique.Mais il a coupé court aux abus les plus choquants.Juste pour cela, le pouvoir de dire chou compte.C\u2019est un outil puissant pour canaliser le mécontentement et infléchir le cours des choses.Pour qui sait s\u2019en servir.Le pouvoir de dire chou 08 laPresseaffairesmAgAzINE L\u2019art de la performance PSDF à partir de 53900$*.Voici le nouveau BMW Z4.Le plaisir à l\u2019état pur.Pour dévoiler notre dernièreoeuvre d\u2019art, nous avons donné à Robin Rhode, artiste d\u2019avant-garde, l\u2019ultime pinceau afin qu\u2019il puisse exprimer toute sa créativité.Le nouveau BMW Z4 capte l\u2019essence même du dynamisme que procure le plaisir de conduire dans sa forme la plus pure grâce à son moteur double turbo maintes fois récompensé, à sa tenue de route légendaire et à son toit rigide rétractable qui, en moins de 20 secondes, transforme cet agressif coupé en roadster cabriolet aux lignes profilées.Son intérieur encore plus luxueux et sa silhouette aux influences classiques font du nouveau BMW Z4 une oeuvre d\u2019art inspirée et inspirante! BMW Z4 sDrive30i Z4 sDrive35i bmwmontreal.ca *PDSF pour le modèle de base BMW Z4 sDrive30i 2009.Peut être appelé à changer sans préavis.Les frais d\u2019immatriculation, l\u2019assurance et les taxes applicables sont en sus.Photo à titre indicatif seulement.Les modèles BMW 2009 achetés au Canada d\u2019un concessionnaire autorisé sont couverts par un programme d\u2019entretien sans frais de 4 ans ou 80000 km, selon la première éventualité.©2009 BMW Canada inc.«BMW» le logo BMW, tous les noms de modèles BMW et toute autre famille de marques, d\u2019images et de symboles relatifs à BMW sont la propriété exclusive et/ou des marques déposées de BMW AG utilisées sous licence.Le plaisir de conduire.MD Montréal BMW Canbec 4090, rue Jean-Talon Ouest 514.731.7871 bmwcanbec.com Laval BMW Laval 2450, boul.Chomedey 450.682.1212 514.990.2269 bmwlaval.com Rive-Sud Park Avenue BMW 8400, boul.Taschereau Ouest 450.445.4555 514.875.4415 parkavenuebmw.com Rive-Sud BMW Sainte-Julie 1633, boul.Armand-Frappier 450.922.1633 514.875.4400 bmwsaintejulie.com Blainville Hamel BMW 620, boul.de la Seigneurie Ouest 450.437.5050 hamelbmw.com Pour joindre notre journaliste alain.mckenna@lapresse.ca Alain McKenna a testé le Google phone.Visionnez la vidéo sur cyberpresse.ca/google Taxi sur demande Chaque plateforme possède sa propre application permettant de repérer l\u2019entreprise de taxis la plus près.Un coup de fil et quelques minutes plus tard, un chauffeur vous conduira à bon port.Astuce : certaines applications vont jusqu\u2019à estimer la durée et le coût du trajet.Tourisme sur mesure De Google Earth à Flickr Mobile, les applications permettant de voir des lieux distants en photo foisonnent.Ajoutez-leur une fonction de repérage et vous pouvez visiter les hauts lieux touristiques de la ville où vous vous trouvez, et ainsi vous établir une visite guidée sur mesure.renconTre express On connaissait le speed dating, mais le geo dating?Il commence à peine.Rencontrer des gens avec qui passer la soirée en fonction de leur proximité géographique est le nouveau chic du voyageur d\u2019affaires esseulé.Vu le succès des sites de rencontres en général, on suppose leurs homologues mobiles promis à un grand avenir.TEXTE ALAIN MCKENNA, COLLABORATION SPÉCIALE es grands bonzes de la téléphonie mobile le promettent depuis des années: un jour, téléphone en poche, vous vous sentirez à la maison n\u2019importe où sur la planète.Aujourd\u2019hui, c\u2019est tellement vrai que le concept va même parfois un peu plus (trop?) loin.En voyage d\u2019affaires à Tokyo ou à Rimouski ?Pas de souci : votre appareil intelligent vous trouvera la meilleure table, le meilleur hôtel ou même les meilleures personnes avec qui passer la soirée.C\u2019est ce que permet déjà la nouvelle génération de téléphones intelligents signés Apple, Research in Motion (RIM) et Google.Grâce à leur facilité à se repérer, une fonction nettement améliorée par l\u2019utilisation du réseau 3G des réseaux sans fil modernes, ces appareils peuvent indiquer en une minute à peine où se trouve le pub irlandais le plus près.Mieux encore, comme ce sont de véritables petits ordinateurs de poche, ils pourront vous mettre en liaison avec un taxi, vous indiquer le chemin que celui-ci devrait emprunter et iront même jusqu\u2019à calculer le tarif que cela devrait vous coûter.Ce n\u2019est évidemment pas tout.En jumelant la puissance de ces appareils mobiles à celle, plus étonnante encore, de la sagesse populaire, on obtient des services de proximité à la sauce web 2.0: un resto italien à deux coins de rue, c\u2019est bien, mais un italien recommandé par 300 habitants du quartier, c\u2019est mieux.C\u2019est, en un mot, ce que fera une nouvelle vague d\u2019applications conçues pour ces appareils mobiles.Des services comme celui de la société montréalaise Praized.com, site où n\u2019importe qui peut évaluer les commerces de son quartier et les recommander à d\u2019autres.SE SENTIR À LA MAISON JUSQU\u2019AU BOUT DU MONDE x HTCDREAM (GOOGLE PHONE) z IPHONE DE APPLE v BLACKBERRYVDE RESEARCH INMOTION (RIM) PHOTOS FOURNIES PAR LES ENTREPRISES, PHOTOMONTAGE LAPRESSE 10 laPresseaffairesMagazine Fluiditédemouvement sans égal.Le nouveau téléviseur BRAVIA XBR de 52 po, à technologie Motionflow.240 images par seconde pour afficher chaque pas, chaqueglissement, chaque tournant.Le tout en détails cristallins et sans secousses.www.sonystyle.ca/fr/bravia Sony, BRAVIA et 240Hz Motionflow sont des marques de commerce ou des marques déposées de Sony Corporation.La technologie 240Hz Motionflow est disponible sur les téléviseurs BRAVIA de séries Z5100 et XBR9 à écrans de 40 po et plus, et sur le modèle KDL52XBR7.Les séries Z5100 et XBR9 seront disponibles en juin 2009.Le produit illustré ci-dessus est le modèle KDL52XBR9.Cindy Klassen 6 fois médaillée olympique et athlète canadienne de l\u2019année en 2006. Chaque dimanche depuis 16 ans, a 10h30 tapant, Michael Sabia se rend dans lfune des deux eglises catholiques de Westmount.Il met de cote son chapeau de PDG pour enfiler son bonnet de petit-fils dfimmigrants italiens.La foi, pour lui, est comme une ácafeteriaâ ou il choisit les elements corrects a ses yeux et ecarte les autres.áCfest impossible dfaccepter toute la gammeâ, dit-il.A lfeglise comme dans sa vie professionnelle, Michael Sabia ne fait pas dans la dentelle quand vient le temps de separer ce qui est a prendre et a laisser.A plus dfune reprise dans sa carriere, il a vendu des actifs, licencie du personnel, remanie des structures.Il a redresse le Canadien National, fait le grand menage chez Bell Canada.Et il applique ces jours-ci sa propre recette pour essayer de remettre sur pied la Caisse de depot et placement du Quebec, dont les pertes records de 40 milliards de dollars en 2008 ont scandalise la province en entier.Le defi de sa carriere, admet-il pendant la toute premiere entrevue depuis sa nomination controversee.Le nouveau lieu de travail de Michael Sabia, en plein coeur du Quartier international de Montreal, respire le calme.Lfatrium vitre de 12 etages laisse passer des tonnes de lumiere.Lfarchitecture est zen et epuree.Le personnel, tire a quatre epingles.Mais derriere ces apparences, les murs de la Caisse de depot tremblent encore aujourdfhui, presque trois mois apres son arrivee.áOn sfattendait a un ouragan, mais pas a un ouragan de force 5, accompagne dfun tsunami et dfun tremblement de terre â, confie Jean- Pierre Ouellet, membre du conseil de la Caisse .et ancien collaborateur de Michael Sabia .qui a contribue au choix du nouveau leader.Les critiques ont fuse de toutes parts depuis la nomination de Sabia, au terme dfun processus de selection expeditif.On a denonce son inexperience en gestion de portefeuilles, son salaire de 21 millions en 2008 chez Bell Canada Entreprises (BCE), ses origines anglo-ontariennes.Fidele a son habitude, il a essuye ce tir groupe SA Il a un caractere bouillant, une intelligence aiguisee, une tete frisee qufon nfoublie pas.Et une armee de detracteurs, qui lfattendent au detour pour voir comment il se tirera dfaffaire a la tete de la Caisse de depot et placement du Quebec.Portrait dfun leader controverse: Michael Sabia.TEXTE MAXIME BERGERON LfOURAGAN 12 laPresseaffairesMAgAzine Michael Sabia.¨ PHOTO JONATHAN HAYWARD, PC B A laPresseaffairesMAgAzine 13 BiA «On s\u2019attendait à un ouragan, mais pas à un ouragan de force 5, accompagné d\u2019un tsunami et d\u2019un tremblement de terre.» JEAN-PIERRE OUELLET membre du conseil de la Caisse.«Si tu n\u2019étais pas d\u2019accord avec lui, tu avais intérêt à t\u2019armer car il était capable de couper ton argument en quatre petits morceaux et de te retourner faire tes devoirs.» GENEVIÈVE BICH vice-présidente au bureau du chef de la direction chez BCE en 2007 et 2008.«Michael a pris la tête du General Motors de l\u2019industrie des télécoms, l\u2019a sauvé, l\u2019a rebâti et l\u2019entreprise a maintenant amplement d\u2019argent pour faire ce qu\u2019elle veut.» DICK CURRIE ancien président du conseil de BCE.x Michael Sabia, devant le comité des finances à Ottawa en 1989, peu avant l\u2019instauration de la TPS.PHOTO PC sans s\u2019épancher sur la place publique.Pas de commentaires, pas de réaction.Même air imperturbable derrière ses lunettes de plastique sombre.Il a «l\u2019écorce épaisse», dit son bon ami et mentor Paul Tellier, avec qui il a effectué la spectaculaire privatisation du Canadien National dans les années 90.Le gestionnaire de 55 ans semble s\u2019être fait une spécialité d\u2019encaisser les coups sans broncher au fil des années.Son passage à la tête de BCE de 2002 à 2008 a été marqué par des dizaines d\u2019articles et de rapports d\u2019analystes négatifs?Peu lui importe.Jamais il ne s\u2019est défendu.Le silence, du moins en public, est pour lui un mode de fonctionnement.Le dirigeant a d\u2019ailleurs hésité à accorder une entrevue à La Presse Affaires Magazine pour ce portrait, pour finalement nous offrir 30 minutes de son temps après des semaines de demandes répétées.Les détracteurs de Sabia sont nombreux, mais ses amis sont aussi prompts à prendre sa défense.Ils soulignent tous, au marqueur fluo, l\u2019intelligence remarquable du personnage, sa capacité de travail gigantesque, son sens de la famille.Même son humour et son caractère chaleureux, deux traits que le dirigeant a rarement démontrés en public.Ses plus proches collaborateurs confirment aussi son tempérament bouillant, parfois cassant, qui lui a valu pendant des années la réputation d\u2019un chef capable de tailler en pièces ceux qui ne répondaient pas à ses exigences.Ce besoin brûlant de rigueur, cette intransigeance, font partie de l\u2019ADN du nouveau patron de la Caisse.Allan Davis, professeur de français de Michael Sabia au chic collège Ridley de St.Catharines en Ontario, d\u2019où Sabia est originaire, s\u2019en souvient comme si c\u2019était hier.La scène se déroule au tournant des années 70.Quelques jeunes sont rassemblés pour discuter d\u2019un projet avec leur enseignant, dont le jeune Sabia, âgé de 17 ans.«Un des gars a dit une sottise, du genre qui passe souvent inaperçu dans les groupes d\u2019adolescents.Mais je me rappelle que Michael avait dit: assez, ce sont des niaiseries! Il était prêt à mettre de côté la solidarité face à ses amis quand ils disaient des bêtises.» Michael Sabia n\u2019avait «pas la plus belle gueule», mais il avait des idées, se rappelle Allan Davis.Et de puissantes réserves d\u2019énergie.Pendant ses années de pensionnaire à Ridley, le jeune homme s\u2019implique dans à peu près tout ce que l\u2019école compte d\u2019équipes sportives et de clubs sociaux.Il joue au cricket, au soccer, au volleyball \u2014 où il est toujours capitaine ou vicecapitaine \u2014, fait du théâtre, dirige des journaux étudiants, s\u2019entraîne avec les cadets, donne dans les relations publiques.Sans compter sa passion pour les joutes oratoires, qui lui vaut le prix du meilleur débatteur de langue anglaise au Canada en 1971.Il faut dire que Sabia avait eu le temps de s\u2019entraîner à argumenter pendant son enfance.Les soupers étaient toujours animés autour de la table familiale, où sa mère, Laura, son père Michael, chirurgien, et ses soeurs entretenaient de longues et passionnées discussions, se rappellet- il.«C\u2019était impossible de ne pas avoir une opinion.» Le gestionnaire garde un vif souvenir de ces repas qui lui ont permis de découvrir la force et le courage de sa mère, féministe célèbre au Canada anglais.Il parle aussi avec admiration de son grand-père Villella, un Italien débarqué à Montréal à l\u2019âge de 16 ans sans un sou en poche, et qui a réussi à bâtir une entreprise de construction puis à fonder une famille dans sa terre d\u2019accueil.Michael Sabia n\u2019est pas parti de rien comme son aïeul.Il a passé des années dans un pensionnat huppé, pour ensuite étudier la politique et l\u2019économie à l\u2019Université de Toronto et à Yale.Mais malgré cette jeunesse cossue, qui lui a donné de solides bases, Sabia a en quelque sorte répété l\u2019histoire de son grand-père Villella pendant toute la durée de sa carrière.À chaque nouveau poste, il est arrivé comme un néophyte, dépourvu des connaissances nécessaires pour s\u2019imposer rapidement.Ce fut le cas au gouvernement fédéral, où il a été appelé à mettre au point la taxe sur les produits et services (malgré son peu d\u2019expérience en fiscalité).Puis au CN (où il ne connaissait pas grandchose à l\u2019industrie ferroviaire), à BCE (zéro bagage en télécoms), et enfin à la Caisse de dépôt (pas de feuille de route en gestion de portefeuilles).David Dodge ne s\u2019est pas laissé rebuter par cette inexpérience en fiscalité quand il a recruté Sabia au ministère des Finances au milieu des 14 laPreSSeaffaireSMagazine 1953 Michael Sabia voit le jour à St.Catharines, en Ontario.Son père est chirurgien et sa mère, militante féministe.Il est le dernier de quatre enfants.1972 Sort du Ridley College avec les grands honneurs, pour aller étudier l\u2019économie et la politique à l\u2019Université de Toronto et à Yale, aux États-Unis.1983 Épouse Hilary Pearson, petite-fille de l\u2019ex-premier ministre Lester B.Pearson.Le couple aura une fille, Laura, aujourd\u2019hui âgée de 17 ans.Arrivée à Ottawa.Michael Sabia décroche son premier job dans la fonction publique fédérale au ministère du Développement social.Il se fait vite remarquer et migre ensuite aux Finances.Chronologie x Lester B.Pearson et Hilary Pearson.PHOTOS ARCHIVES LA PRESSE Ridley College St.Catharines PHOTOMONTAGE LA PRESSE Ottawa Toronto ONTARIO 1991 Entrée en vigueur de la TPS, une nouvelle taxe à la consommation mise au point par le tandemMichael Sabia - David Dodge.À ce jour, les Canadiens ont payé plus de 396 milliards de dollars de TPS.1995 Premier appel public à l\u2019épargne du Canadien National.Sous la direction de Paul Tellier et de son chef des finances Michael Sabia, le transporteur ferroviaire passe du statut de société de la Couronne lourdement déficitaire à celui d\u2019entreprise cotée en Bourse très rentable.x David Dodge PHOTO ARCHIVES LA PRESSE x Train du Canadien National PHOTO ARCHIVES LA PRESSE x Michael Sabia en 2000, alors qu\u2019il venait d\u2019être nommé chef de l\u2019exploitation de BCE.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE 16 laPresseaffairesMagazine années 80.Sabia était alors un nouveau venu dans la capitale fédérale, où il avait emménagé en 1983 pour rejoindre sa nouvelle épouse Hilary Pearson \u2014 la petite-fille de l\u2019ancien premier ministre Lester B.Pearson.M.Dodge se souvient de Michael Sabia comme d\u2019un jeune fonctionnaire «extraordinairement brillant et créatif», appelé à réaliser une tâche fort complexe.Et impopulaire: créer une nouvelle taxe à la consommation.La TPS.Du matin jusqu\u2019au soir, pendant plus de deux ans, les deux hommes ont besogné pour déterminer à quels produits s\u2019appliquerait la nouvelle taxe, et de quelle manière.«On voulait taxer la gomme et les barres de chocolat, mais pas Mme Jones qui va acheter du pain à l\u2019épicerie.Il fallait tracer une frontière », se rappelle David Dodge, devenu gouverneur de la Banque du Canada après son passage aux Finances.Durant cette période, Dodge et Sabia subissent des pressions sur plusieurs fronts.De la part des lobbys, qui voulaient voir leurs produits exemptés de TPS, et de l\u2019opinion publique, frileuse devant cette nouvelle surcharge de 7%.Le tandem réussit finalement à faire approuver la TPS au Parlement, laquelle, pour la petite histoire, a permis à Ottawa d\u2019engranger plus de 396 milliards de dollars depuis son instauration en 1991.C\u2019est pendant les audiences devant le comité parlementaire, où Michael Sabia s\u2019affaire à présenter la TPS aux élus, que Paul Tellier remarque pour la première fois ce fonctionnaire à l\u2019air sérieux avec sa chevelure ondulée et son regard sombre.L\u2019impression est forte.«C\u2019est un individu que tu n\u2019oubliais pas, quel que soit l\u2019endroit où il était, à cause de son intelligence et de sa répartie facile.» Paul Tellier, alors greffier au Conseil privé, convainc Sabia de venir travailler avec lui.Il répète le scénario en 1993 quand, nouvellement nommé à la présidence du Canadien National, il persuade son protégé de devenir vice-président au développement corporatif du transporteur ferroviaire.Les Sabia font leurs valises et déménagent à Montréal.L\u2019arrivée de ce tandem de bureaucrates à la tête du CN ne se fait pas sans quelques heurts.La méfiance, voire le mépris, sont de mise.«Tout le monde disait : qu\u2019est-ce qui se passe?Ce sont deux anciens fonctionnaires, give me a break.Ce sera impossible pour eux», dit Michael Sabia, très conscient d\u2019avoir été sous-estimé à cette époque comme à d\u2019autres moments dans sa carrière.Qu\u2019importe les critiques, Paul Tellier voyait en Sabia un bras droit à l\u2019esprit structuré et rationnel.L\u2019homme de la situation.«Il y avait beaucoup de choses qui avaient besoin d\u2019être remises en cause, de grosses coupes qui s\u2019en venaient, et ça prenait quelqu\u2019un pour m\u2019appuyer et faire beaucoup de ce travail d\u2019analyse.» Les débuts sont difficiles.Les nouveaux dirigeants du CN tentent de fusionner certaines lignes de train avec celles du Canadien Pacifique, mais la transaction avorte.Puis, fin 1994, le tandem obtient le feu vert d\u2019Ottawa pour privatiser le CN, alors société de la Couronne.Une commande titanesque, qui donnera lieu à une intense période de 11 mois marquée par des disputes avec le gouvernement, une grève des travailleurs, le référendum sur la souveraineté du Québec\u2026Le succès sourit malgré tout à Tellier et Sabia, nommé chef de la direction financière en octobre 1995.La première émission d\u2019actions du CN, un mois plus tard, permet de récolter en quelques jours plus de 2 milliards de dollars.Cet épisode donne à Michael Sabia une solide crédibilité dans le monde des affaires, où il demeure un nouveauvenu.C\u2019est aussi à cette époque qu\u2019il assoit sa réputation de colérique, laPresseaffairesMagazine 17 Services offerts : \u2022 Déménagement commercial \u2022 Déménagement résidentiel \u2022 Entreposage résidentiel et commercial \u2022 Planification et gestion de projet en déménagement de bureaux \u2022 Garde-robe, boîte, assurance Vos experts déménageurs depuis plus de 25 ans! Entreposage à bas prix 514 322-4422 www.transportlyon.com 1806150 x Michael Sabia parle aux journalistes après sa première assemblée annuelle à titre de président de BCE, en 2002.PHOTO ANDRÉ FORGET, PC capable de descendre en flammes les employés qui ne répondent pas à ses exigences.Selon Paul Tellier, l\u2019homme est un «excellent acteur», qui peut se fâcher ou élever la voix pour passer clairement un message.«Il a beaucoup de difficulté à accepter l\u2019incompétence», dit-il.Même ses amis et plus fidèles collaborateurs reconnaissent qu\u2019il peut devenir cassant quand les choses ne vont pas à sa manière.«J\u2019ai participé à beaucoup de réunions où l\u2019atmosphère était assez tendue», dit Jean- Pierre Ouellet, l\u2019avocat qui a conseillé le CN pendant les mois précédant sa privatisation (et qui siège aujourd\u2019hui au conseil de la Caisse de dépôt).«C\u2019est un gars respectueux, mais intense.Si tu n\u2019étais pas d\u2019accord avec lui, tu avais intérêt à t\u2019armer car il était capable de couper ton argument en quatre petits morceaux et de te retourner faire tes devoirs», dit pour sa part Geneviève Bich, viceprésidente au bureau du chef de la direction chez BCE en 2007 et 2008, expérience qu\u2019elle dit avoir adorée.Les montées de lait de Sabia font courir les rumeurs les plus folles au fil des ans, comme cette chaise projetée contre un mur dans un moment de furie.Ce que le principal intéressé nie avec fermeté.«Jamais de la vie, jamais de la vie.C\u2019est de la mythologie », lance-t-il dans son français teinté d\u2019anglais, pendant notre entrevue dans une salle de réunion anonyme de la Caisse de dépôt.S\u2019il dément cet épisode explosif, le gestionnaire reconnaît avoir un caractère bouillant.Mais il affirme s\u2019être calmé au fil des ans et ne plus se fâcher aujourd\u2019hui comme il y a 10 ans.Sa crédibilité en tant que chef en dépend, croit-il.«C\u2019est impossible d\u2019avoir le droit d\u2019agir comme un leader avec des tempêtes comme ça.» Le tournant dans ce changement d\u2019attitude, pour Sabia, serait survenu en 2003, après la publication d\u2019un article incendiaire dans un magazine d\u2019affaires torontois.Le papier, intitulé Anger Management, mettait en lumière ses manières parfois rustres et brutales envers ses employés.Certaines sources l\u2019ont qualifié de «chat de ruelle», dénué de classe, jurant et criant à la moindre contrariété.Le reportage l\u2019aurait poussé à se remettre en question et adoucir son tempérament intempestif, confie un membre de son entourage.Michael Sabia s\u2019est peut-être calmé les nerfs ces dernières années, mais les actionnaires de Bell Canada Entreprises, eux, ont perdu patience à plus d\u2019une reprise pendant son règne à la tête du géant des télécoms entre 2002 et 2008.Dans l\u2019esprit \u2014 et le portefeuille \u2014 de plusieurs, son mandat est surtout marqué par la stagnation du titre de BCE en Bourse, aux alentours de 30$.La faible progression de l\u2019action pousse les plus mauvaises langues de Bay Street à le surnommer «Mister 50 cents ».Sabia atterrit dans la famille BCE en 1999, comme chef de la direction de la filiale Bell Canada International.Comme au ministère des Finances et au CN, il est choisi pour son intelligence et ses capacités.Mais certainement pas pour sa maîtrise du secteur des télécommunications.«Pour ce que j\u2019en sais, il n\u2019en connaissait rien du tout», dit l\u2019avocat Lawson Hunter, qui a collaboré avec Sabia au CN avant de faire le saut chez BCE.L\u2019Ontarien apprend vite.Il gravit les échelons pour devenir chef de l\u2019exploitation de la société-mère BCE en 2000.L\u2019ancien monopole de la téléphonie se rapproche alors du gouffre financier.La nouvelle stratégie de convergence et de diversification du PDG Jean Monty, qui a notamment 18 laPresseaffairesMagazine 1999 Michael Sabia fait son entrée dans le monde des télécoms.Il devient chef de la direction de Bell Canada International, puis vice-président exécutif et chef de l\u2019exploitation de la société-mère BCE.2002 Sabia est nommé grand patron de BCE.Commence alors une ère de délestage de plusieurs filiales.Son règne est marqué par une stagnation du titre de l\u2019entreprise en Bourse, couplée à une concurrence nouvelle \u2014 et agressive\u2014 en téléphonie.2007 Après une tentative ratée de transformation en fiducie de revenus l\u2019année précédente, BCE accepte en juin une offre de rachat de 42,75$ par action d\u2019un consortium dirigé par Teachers\u2019.La mégatransaction avorte 18 mois plus tard en raison de la crise du crédit.2008 Michael Sabia quitte BCE pour céder la place à George Cope.Il reçoit cette année-là une rémunération totale évaluée à 21 millions de dollars, qui fait bondir les syndiqués et actionnaires de l\u2019entreprise.Son bilan à la tête de l\u2019entreprise est mitigé.BCE 2002 À LA BOURSE DE TORONTO injecté un paquet de milliards dans le fournisseur international de service large bande Téléglobe en plus d\u2019investir massivement dans le Globe and Mail et CTV, tourne au vinaigre.Monty quitte le navire en avril 2002, au moment où BCE décide de couper les vivres à Téléglobe.Michael Sabia est sacré roi.Était-il le premier choix?Dick Currie, président du conseil à l\u2019époque, admet que la nomination du nouveau chef s\u2019est faite très, très vite.«Il y avait deux candidats à l\u2019interne et on ne croyait pas avoir le temps d\u2019aller à l\u2019externe vu l\u2019urgence de la situation.J\u2019ai choisi Michael.» Le nouveau PDG doit vite prendre une série de décisions pour remettre à flot une entreprise en bien pire état qu\u2019il n\u2019y paraît à première vue.Après la radiation de l\u2019investissement dans Téléglobe \u2014 une perte de 8 milliards \u2014, il rachète pour 6,3 milliards la part de 20% de BCE que Jean Monty avait cédée à l\u2019américaine SBC Communications, puis vend la lucrative filiale des Pages Jaunes.Il réduit ensuite la participation du groupe dans BCE GlobeMedia (le bras médiatique de l\u2019entreprise) et réussit à obtenir 3,2 milliards pour l\u2019exploitant de satellites Télésat.Autant de gestes qui, selonDickCurrie, ont sauvé l\u2019entreprise.«Michael a pris la tête du General Motors de l\u2019industrie des télécoms, l\u2019a sauvé, l\u2019a rebâti et l\u2019entreprise a maintenant amplement d\u2019argent pour faire ce qu\u2019elle veut», avance cet admirateur avoué de Sabia.Iain Grant, analyste du SeaBoard Group qui suit les activités de BCE depuis une vingtaine d\u2019années, reconnaît des mérites à l\u2019ancien PDG.Michael Sabia a réussi à ramener l\u2019entreprise à ses racines \u2014 les télécoms \u2014 et à réintroduire une «gestion financière prudente», dit-il.Mais il a échoué à lui donner ensuite une direction claire, selon lui, ce qui expliquerait en partie la stagnation du titre.«L\u2019autre partie de son mandat, c\u2019était : quoi faire maintenant?Il aurait dû agir avec autorité, précision, et leadership.Cette partie ne s\u2019est jamais produite.» Après une tentative de conversion en fiducie de revenus en 2006 (la grosse mode jusqu\u2019à ce qu\u2019Ottawa change les règles fiscales touchant ce genre de sociétés), Sabia est forcé de mettre BCE en jeu.Les plus importants actionnaires \u2014 dont la caisse de retraite ontarienne Teachers\u2019\u2014 s\u2019impatientent, et les fonds d\u2019investissement privés encerclent l\u2019entreprise comme des vautours.Des rumeurs flottent pendant plusieurs mois sur l\u2019avenir du géant.Le cours de l\u2019action s\u2019apprécie enfin.En juin 2007, BCE accepte finalement une offre de 42,75$ par action, 51,7 milliards au total, de la part d\u2019un consortium de fonds privés dirigé par Teachers\u2019.Le plus gros rachat par endettement de toute l\u2019histoire.La transaction, ultramédiatisée, avorte 18 mois plus tard en raison de la crise du crédit.«Une bénédiction», selon Iain Grant, puisque le groupe aurait traîné unedette astronomique si la vente avait eu lieu.Michael Sabia a cédé la place à George Cope à la présidence de BCE en juillet dernier, laissant à son successeur la lourde tâche de revigorer la division sans-fil et d\u2019affronter la concurrence grandissante «L\u2019autre partie de son mandat, c\u2019était : quoi faire maintenant?Il aurait dû agir avec autorité, précision, et leadership.Cette partie ne s\u2019est jamais produite.» IAIN GRANT, analyste du SeaBoard Group 20 25 30 35 40 45 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 JUIN 2007 Offre d\u2019achat de Teachers\u2019 acceptée JUILLET 2008 George Cope remplace Sabia DÉCEMBRE 2008 La transaction tombe à l\u2019eau ($CAN) LaPresseaffaIresMagazine 19 2009 Nomination surprise à la tête de la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui vient d\u2019enregistrer une perte historique de 40 milliards.Le choix de Sabia, tout comme le processus de sélection, soulèvent une forte controverse.20 laPresseaffairesMagazine x Michael Sabia et le président du conseil de la Caisse de dépôt, Robert Tessier, en conférence de presse lors de la nomination de Sabia comme président et chef de la direction.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE dans ce secteur.Son bilan demeure mitigé, même si Dick Currie estime que son ami a été traité de façon injuste et méchante par les analystes et journalistes financiers.Pour sa dernière année de travail \u2014 2008\u2014, le dirigeant s\u2019est vu attribuer 21 millions de dollars en argent, options et primes de toutes sortes, somme qui scandalise encore aujourd\u2019hui actionnaires et syndiqués.Le Montréalais d\u2019adoption aurait pu couler des jours heureux avec sa femme Hilary et tous leurs millions dans leur maison de Westmount ou dans une île déserte.Ce que le bourreau de travail a refusé net.Il a plutôt décidé, après avoir été courtisé une première fois l\u2019été dernier par la Caisse de dépôt (et avoir envisagé entre-temps des offres d\u2019emploi en Europe, aux États- Unis et en Asie), de se porter candidat à la direction de l\u2019institution.Le conseil d\u2019administration l\u2019a choisi début mars au terme d\u2019un processus de sélection sommaire, sans avoir rencontré un seul autre candidat! L\u2019opposition politique à Québec n\u2019en revient toujours pas.Elle réclame que le conseil de la Caisse reprenne les choses depuis le départ \u2014 et montre la porte à son chef fraîchement nommé.Plusieurs accusent le bureau du premier ministre Jean Charest d\u2019avoir ignoré des aspirants intéressants pour téléguider Michael Sabia dans le siège du conducteur.De l\u2019ingérence politique pure et simple.Des membres de la communauté d\u2019affaires ont aussi émis de fortes réserves quand le nouveau PDG a été nommé le 13 mars dernier.Au lendemain de son entrée en poste, l\u2019ancien directeur général de la Caisse de dépôt, Jean Campeau, y est notamment allé de propos incendiaires dans une entrevue accordée à La Presse.«Est-ce qu\u2019il n\u2019a pas détruit Bell?Est-ce qu\u2019on prend les restants de Teachers\u2019?» demandait-il.Quelques semaines plus tard, Jean Campeau, remis de ses émotions, estime qu\u2019il faut «vivre avec et lui donner sa chance».Sabia a déjà fait un premier geste, fin avril, en abolissant 55 postes et en mettant un accent prononcé sur la gestion du risque à la Caisse.Apparemment imperméable à toute la controverse qui entoure son arrivée, Michael Sabia espère faire taire ses détracteurs en redressant l\u2019institution en difficulté, dont les actifs ont fondu de 25% l\u2019an dernier.Il cite une déclaration récente du nouveau chef de cabinet de la Maison- Blanche, Rahm Emanuel : «Never waste a good crisis.» La crise de la Caisse pourrait représenter son salut.Pour joindre notre journaliste mberger2@lapresse.ca Pour en savoir plus, visitez le http://www.engineerscanada.ca/f/pr_awards_1.cfm Prix d\u2019Ingénieurs Canada pour 2009 [ [ Profils des lauréats 2009 MÉDAILLE D\u2019OR Morden Yolles, P.Eng.Morden Yolles est reconnu dans les domaines du génie et de l\u2019architecture pour son influence, sa créativité, sa vision, son rôle de chef de file en conception et ses compétences en génie.Il a été le premier au Canada à concevoir des murs porteurs avec du béton cyclopéen \u2013 une combinaison de béton et de gros morceaux de gravier.Son entreprise a non seulement conçu le plus haut immeuble au Canada, mais a également participé à des projets comme le pavillon Katimavik de l\u2019Expo 67, l\u2019Esso Plaza à Calgary, le Zoo de la communauté urbaine de Toronto, l\u2019Université Trent et le Centre des sciences de l\u2019Ontario, à Toronto.Officier de l\u2019Ordre du Canada, Morden Yolles est reconnu mondialement pour ses contributions à l\u2019intégration du génie et de la conception.PRIX POUR LE SOUTIEN ACCORDÉ AUX FEMMES EN GÉNIE Diane Riopel, ing.Diane Riopel est une spécialiste en génie industriel à l\u2019École Polytechnique de Montréal.Sa carrière universitaire de premier plan est orientée vers deux enjeux clés : la promotion de la langue française au sein des communautés techniques et scientifiques et la participation des femmes dans le domaine du génie.Elle est cotitulaire de la Chaire Marianne-Mareschal, créée dans le but d\u2019encourager les jeunes femmes à envisager une carrière en génie.L\u2019objectif principal de la Chaire consiste à sensibiliser et à informer, à démystifier la profession d\u2019ingénieur et à offrir des initiatives de mentorat et des programmes d\u2019aide et d\u2019excellence.Sa participation à de nombreux symposiums et conférences témoigne encore davantage du dévouement de Mme Riopel.PRIX NATIONAL POUR UN PROJET EN GÉNIE Nom du projet : Engineering Accessible Healthcare | Ingénieur principal : Chris Backhouse, P.Eng.Chris Backhouse et son équipe ont allié la microélectronique, la micro-optique, la microfabrication et la nanobiotechnologie dans le but de réduire considérablement le coût des diagnostics médicaux.Leur objectif principal a été de faciliter l\u2019accès aux technologies importantes grâce à la miniaturisation et à l\u2019intégration.Ces technologies microfluidiques ont le potentiel d\u2019intégrer les fonctions d\u2019un laboratoire complet dans une puce microfabriquée.Ces instruments de diagnostic génétique de plus en plus petits prennent maintenant moins de place qu\u2019un téléphone cellulaire et la technologie est moins coûteuse.Les systèmes de diagnostic à la fine pointe de la technologie qui en résultent serviront les intérêts de la société canadienne en facilitant l\u2019accès à nos soins de santé et en créant un important créneau de fabrication pour l\u2019industrie canadienne.Les travaux de Chris Backhouse constituent un exemple d\u2019effort multidisciplinaire au sein de la profession d\u2019ingénieur.DISTINCTION POUR SERVICES MÉRITOIRES \u2013 SERVICES PROFESSIONNELS William R.Sutherland, FEC, P.Eng.Bill Sutherland a accumulé une vaste expérience en gestion et en conception dans le cadre de projets dans les domaines de la mécanique navale, du génie géotechnique et du génie de l\u2019environnement.Il a participé à bon nombre de grands projets de développement industriel et d\u2019aménagement du terrain.Il est membre de l\u2019équipe du projet de réhabilitation du port de Halifax, projet de plusieurs millions de dollars mettant en jeu la conception et la construction d\u2019usines d\u2019épuration des eaux usées et de traitement des eaux pluviales.Bill Sutherland s\u2019est engagé depuis longtemps à sensibiliser le public au rôle du génie et des ingénieurs dans la société canadienne.Très actif au sein de la profession, il a notamment été président de son ordre professionnel, Engineers Nova Scotia, en 1992, de même que président d\u2019Ingénieurs Canada en 1999.Il a récemment été nommé Fellow d\u2019Ingénieurs Canada.DISTINCTION POUR RÉALISATION EXCEPTIONNELLE D\u2019UN(E) JEUNE INGÉNIEUR(E) Laura Lucier, P.Eng.Laura Lucier est membre de l\u2019équipe chargée de l\u2019exploitation des systèmes robotiques spatiaux de l\u2019Agence spatiale canadienne en poste au Johnson Space Center, au Texas.Elle est l\u2019une des neuf contrôleurs de vol canadiens et la première femme canadienne contrôleur chef des systèmes robotiques.Elle est chargée de chorégraphier de façon sécuritaire et efficace les tâches effectuées par le bras robotique et de former les membres d\u2019équipage en prévision des vols.Mme Lucier doit avoir une expertise en mécanique, en logiciels, en vidéo ainsi qu\u2019en systèmes électriques et thermiques.Le travail très en vue qu\u2019elle effectue a affermi la réputation du Canada en tant que chef de file mondial en systèmes robotiques spatiaux et en opérations en orbite.MÉDAILLE D\u2019OR DES ÉTUDIANT(E)S EN GÉNIE Frédérick Ammann Frédérick Ammann est président d\u2019Éclipse, équipe regroupant des étudiants en génie électrique, mécanique et informatique.Leur but est de construire un véhicule solaire et d\u2019améliorer les technologies propres dans le domaine du transport automobile.M.Ammann démontre ses qualités de chef de file par sa passion à comprendre le fonctionnement interne du véhicule solaire, qui fait intervenir les domaines du génie électrique, mécanique, informatique, physique et chimique.M.Ammann est également responsable de divers aspects du projet, notamment la conception des systèmes électriques, le financement, la répartition des tâches, le travail d\u2019équipe, la souplesse des membres et l\u2019atmosphère de travail.Il est passionné par le changement à l\u2019échelle planétaire et motivé par l\u2019excellence.MÉDAILLE DE DISTINCTION POUR LA FORMATION EN GÉNIE Susan McCahan, P.Eng.Susan McCahan, chaire de première année à l\u2019Université de Toronto, est responsable de la liaison entre la Faculté des sciences appliquées et du génie et les écoles secondaires, ainsi que des activités de recrutement au Canada et à l\u2019échelle internationale.Mme McCahan est particulièrement reconnue pour avoir coordonné la mise en oeuvre d\u2019un cours de conception de première année tout à fait novateur.Il s\u2019agit d\u2019un cours d\u2019apprentissage par le service, qui jumelle des équipes de conception composées d\u2019étudiants de première année avec des organismes de la collectivité dans le but de régler des problèmes de conception.Elle a reçu le prix Alan Blizzard pour avoir dirigé la mise en oeuvre de ce cours, intitulé Engineering Strategies and Practice.Enfin,Mme McCahan a reçu la Bourse d\u2019enseignement de3 M, une des distinctions en enseignement les plus prestigieuses au Canada.Elle fait preuve de compassion, de sens pratique et de rigueur et crée dans ses classes un climat accueillant pour tous ses étudiants.DISTINCTION POUR SERVICES MÉRITOIRES \u2013 SERVICE COMMUNAUTAIRE Bernard Lamarre, ing., O.C., O.Q.Bernard Lamarre a joué un rôle déterminant dans le rayonnement du secteur canadien du génie-conseil sur la scène internationale et il a été chargé de grands projets d\u2019infrastructures dans le monde entier.Il est officier de l\u2019Ordre du Canada et de l\u2019Ordre national du Québec.Depuis sa retraite de SNC-Lavalin, il consacre son temps au Groupe Bellechasse Santé, ainsi qu\u2019à la Société du Vieux-Port de Montréal, au Musée des beaux-arts de Montréal et à la Société de développement Angus.M.Lamarre est président du conseil d\u2019administration de l\u2019École Polytechnique de Montréal.Ingénieurs Canada tient à remercier les commanditaires des Prix de 2009.Au cours d\u2019un gala spécial tenu le 21 mai dernier à l\u2019hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth de Montréal, Ingénieurs Canada a célébré l\u2019annonce des lauréats des prestigieux Prix d\u2019Ingénieurs Canada pour 2009.Décernés depuis 1972, les Prix d\u2019Ingénieurs Canada soulignent l\u2019excellence des contributions des ingénieurs canadiens à leur profession, à leur communauté et à la sécurité et au bien-être des Canadiens et des Canadiennes. D\u2019autres manufacturiers offrent aussi PRIX: 499,99$ des technologies similaires.ColleCtion liJA L\u2019image du golf a rajeuni depuis quelques années.Les collections de vêtements ont suivi la tendance, dont celle-ci de LIJA.Le tissu est léger et souple pour ne pas gêner l\u2019élan.En vente chez certains des plus grands détaillants de golf au Québec.PRIX: 90$ POUR LE HAUT ET 110$ POUR LE SHORT.POUR MIEUX VOIR LA VIE EN VERT Comment mieux jouer?Mieux s\u2019amuser?Ou mieux paraître?Voici quelques-uns des articles les plus populaires cette année auprès des golfeurs.Pour les petits caprices ou les grosses dépenses.DVD Phil MiCkelson: seCrets of the short GAMe Mickelson est probablement le golfeur dont le jeu court est le plus spectaculaire.Il vient de lancer son premier DVD où il partage ses «secrets ».Tous les coups de moins de 50 verges sont abordés.Il y a aussi un montage des meilleurs coups du gaucher.PRIX: 36,99 $ téléMètre Bushnell tour V2 Il existe deux types de télémètres: ceux qui fonctionnent par GPS et ceux qui fonctionnent par laser.Celuici appartient à la deuxième catégorie.On vise n\u2019importe quel objet, comme le fanion ou la bordure de la fosse, pour obtenir ainsi plus rapidement et plus précisément la distance à frapper.De plus, il est permis en compétition.Il ne reste plus qu\u2019à exécuter le coup.On le conseille surtout aux bons golfeurs, ceux qui jouent dans les 90 ou moins.PRIX: 379,99$ Sources : www.amazon.ca, www.golftown.com, www.nevadabobsgolf.ca et www.lijastyle.com.Bois 1 Nike Dymo sTR8-FiT Les bois 1 commencent à atteindre la limite réglementaire pour la distance.Le nouveau dada des ingénieurs : les adapter aux joueurs.C\u2019est dans ce contexte qu\u2019arrive ce bâton de Nike.On peut rapidement démonter et réassembler la tête pour en changer la position.Huit configurations sont possibles, pour huit trajectoires différentes.Concrètement, cela signifie qu\u2019on peut sensiblement diminuer son crochet ou augmenter sa hauteur et sa distance sans changer son élan.BAlles «My tP» De tAylor MADe Traditionnellement, les balles sont numérotées de 1 à 4.Certains modèles montent jusqu\u2019à 8.Taylor Made innove avec ces deux modèles, dont les chiffres vont de 0 à 99.Une bonne façon d\u2019identifier plus facilement sa balle ou même de choisir son chiffre chanceux.La rouge s\u2019adresse aux joueurs qui génèrent le plus d\u2019effet rétro.La noire, une balle à quatre pièces, se destine aux autres.Il faut commander son numéro puis patienter de deux à trois semaines pour la livraison.PRIX: 49,99$ POUR 12 Pour joindre notre journaliste pjournet@lapresse.ca TEXTES PAUL JOURNET, PHOTOS ANDRÉ TREMBLAY 22 laPResseaFFaiResMAGAzine z BOIS 1 NIKE DYMO STR8-FIT PHOTO FOURNIE PARNIKE STÉPHANIE GRAMMOND FINANCES PERSONNELLES Pour joindre notre journaliste sgrammon@lapresse.ca Bonbons assortis pour investir au Québec Du REA II à Fondaction, le fisc offre un assortiment de bonbons, plus sucrés que jamais, pour encourager l\u2019investissement au Québec.Mais ceux qui en puisent au hasard risquent de s\u2019étouffer ou de tomber sur une friandise avec un drôle d\u2019arrière-goût.Quand le fisc offre des bonbons aux investisseurs, il est bien tentant de plonger la main dans le sac.Surtout si les friandises sont plus sucrées que jamais.C\u2019est le cas de Fondaction et du nouveau Régime d\u2019épargne-actions, le REA II, des véhicules de placement qui favorisent l\u2019essor économique du Québec.Les économies d\u2019impôt qu\u2019ils procurent sont devenues encore plus savoureuses, avec le dépôt du budget en mars dernier, car le gouvernement veut aider les PME à dénicher des capitaux en ces temps de crise financière.Le REA II offre désormais une déduction fiscale de 150% de la somme.Pour un salarié qui gagne 80 000$, cela représente une économie d\u2019impôt de 360$ pour chaque tranche de 1000$ d\u2019investissement.Fondaction de la CSN donne droit à un crédit d\u2019impôt provincial bonifié de 25% (au lieu de 15%), qui s\u2019ajoute au crédit fédéral de 15%.Pour chaque tranche de 1000$ investis, cela représente donc une économie d\u2019impôt de 400$.et même davantage pour ceux qui placent le fonds dans leur Régime enregistré d\u2019épargne-retraite (REER).En calculant la déduction REER, l\u2019économie atteint 784$, pour un contribuable qui a des revenus de 60 000$, par exemple.Voilà de l\u2019épargne qui ne coûte pas cher ! L\u2019économie f isca le surpasse même celle de Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD), qui vise aussi le développement du Québec.CRCD verse un crédit de 50% de la somme investie, soit 500$ par 1000$ d\u2019épargne.Mais il n\u2019est pas admissible au REER.Pas plus que le REA II, d\u2019ailleurs.Toutes ces sucreries fiscales mettent l\u2019eau à la bouche.Mais attention aux estomacs fragiles ! Il s\u2019agit de capital de risque, de petites entreprises, minuscules parfois.Et les rendements historiques ont été insipides.Depuis sept ans, CRCD a livré un rendement annuel composé de -0,7%.Fondaction a fourni un rendement annuel moyen de 1,1% depuis 1996.Quant aux fonds REA II (anciennement Accro, gérés par Cote 100 et Natcan), ils ont fondu de 45% en 2008, ce qui donne une idée du niveau de risque à court terme.Bien sûr, ils ont aussi eu de bonnes années.Mais sur 10 ans, ils demeurent dans le rouge.laPresseaffairesMAGAzINE 23 INVESTIR AU QUÉBEC, LA VRAIE SAVEUR DU BONBON FISCAL Pour chaque Si vos revenus L\u2019économie 1000$ d\u2019épargne Ce qui équivaut à un «rendement tranchede1000$ sont de.d\u2019impôt s\u2019élève à.correspondentà fiscal»annuel composéde.une sommeinvestie de*.2 ANS 7ANS 15 ANS 30 ANS REA II 35 000$ 240$ 1316$ 14,7% S/O S/O S/O 60 000$ 300$ 1429$ 19,5% S/O S/O S/O 80 000$ 360$ 1563$ 25,0% S/O S/O S/O Capital Desjardins Indépendamment 500$ 2000$ S/O 10,4% S/O S/O (CRCD) du revenu Fondaction CSN Indépendamment du revenu 400$ 1667$ 29,1% 7,6% 3,5% 1,7% Fondaction CSN 35 000$ 685$ 3178$ 55,9% 12,8% 5,7% 2,8% (REER) 60 000$ 784$ 4623$ 70,9% 15,1% 6,6% 3,2% 80 000$ 857$ 6998$ (1) 89,3% 17,4% 7,5% 3,6% Fonds de solidarité Indépendamment FTQ du revenu 300$ 1429$ 19,5% 5,2% 2,4% 1,2% Fonds de solidarité 35 000$ 585$ 2411$ 39,5% 9,6% 4,3% 2,1% FTQ(REER) 60 000$ 684$ 3162$ 47,9% 11,0% 4,9% 2,4% 80 000$ 757$ 4117$ 55,9% 12,2% 5,4% 2,6% *La somme représente l\u2019investissement total d\u2019un épargnant qui débourse 1000$ de sa poche et réinvestit tous les bonbons fiscaux obtenus.1 En tenant compte de la cotisation maximale (5000$), le rendement fiscal est plutôt de 67% sur 2 ans, 14% sur 7 ans, 6% sur 15 ans et 3% sur 30 ans.SOURCE AONCANADA À long terme, les piètres rendements font fondre le bonbon fiscal obtenu au départ par les investisseurs qui sont ensuite forcés de conserver leurs placements : deux ans dans le cas du REA II, sept ans pour CRCD, et jusqu\u2019à la retraite pour les fonds de travailleurs comme Fondaction ou le Fonds de solidarité (dont le crédit provincial n\u2019est pas bonifié).Ainsi, pour comparer la véritable saveur du bonbon fiscal de chacun des programmes, il faut étaler l\u2019économie d\u2019impôt sur le nombre d\u2019années de détention obligatoire.Un exercice auquel s\u2019est prêté Martin Dupras, actuaire et vice-président d\u2019Aon Canada.Il en ressort que le crédit d\u2019impôt de Fondaction équivaut à un rendement annuel composé de 1,7% pour les travailleurs qui prendront leur retraite dans 30 ans.En ajoutant l\u2019effet accélérateur du REER, le rendement fiscal atteint 3,2% pour un salarié qui gagne 60 000$ par an.C\u2019est trop peu.Les plus jeunes travailleurs devraient maximiser leur REER en favorisant d\u2019autres placements qui offrent de meilleures perspectives de rendements.«Mais à l\u2019approche de la retraite, les fonds de travailleurs sont littéralement un incontournable », assure M.Dupras.Pour un travailleur qui prend sa retraite dans sept ans, le bonbon de Fondaction équivaut à un rendement fiscal annuel de 7,6%.et même de 15% dans le REER.Impossible de trouver mieux! Sur deux ans, le REA II offre un rendement fiscal annuel composé de 25% pour un individu qui gagne 80 000$ et plus.Le régime est particulièrement intéressant pour les hauts salariés qui ont déjà maximisé leur REER, ou pour les retraités qui ne peuvent plus cotiser et qui ont les nerfs solides.Car les risques de se brûler sont élevés.Pour limiter les risques, il est d\u2019ailleurs préférable d\u2019opter pour un fonds commun qui investit dans un éventail de sociétés REA II, plutôt que d\u2019acheter soi-même des actions de sociétés REA à la pièce.Autrement, les investisseurs aisés qui n\u2019ont plus d\u2019espace REER peuvent se tourner vers Capital Desjardins, dont l\u2019avantage fiscal correspond à un rendement annuel composé de 10% sur sept ans.Ils devront patienter plus longtemps avant de récupérer leur capital.Mais dans l\u2019intervalle, ils seront moins nerveux, car CRCD (comme les fonds de travailleurs) contient environ 40% de son portefeuille en obligations, ce qui le rend plus stable et plus facile à digérer.24 laPresseaffairesMagazine «J\u2019AI CONFIANCE QUE MON ENTREPRISE TIENNE LE COUP, QUOI QU\u2019IL ARRIVE.» Desjardins&Cie Un expert à votre service pour vos assurances vie, invalidité et santé.Si une maladie ou un décès venait bouleverser vos projets, auriez-vous les reins assez solides pour: \u2022 payer tous les frais d\u2019exploitation de votre entreprise (loyer, chauffage, électricité, taxes d\u2019affaires, etc.)?\u2022 racheter les parts d\u2019un associé?\u2022 faire face à des pertes financières sans mettre en péril la sécurité financière de votre famille?Afin que votre entreprise puisse toujours maintenir le cap, quoi qu\u2019il arrive, le conseiller en sécurité financière* vous aidera à protéger vos avoirs.Pour le rencontrer, adressez-vous à votre caisse ou à votre centre financier aux entreprises Desjardins.MD Marque de commerce propriété de Desjardins Sécurité financière desjardins.com C\u2019est tout Desjardins qui appuie les entreprises.* Employé de Desjardins Sécurité financière, cabinet de services financiers . faites pas de petits plans, disait le grand architecte et urbaniste de Chicago Daniel Burnham.Ils n\u2019ont pas cette magie qui fait vibrer le coeur des hommes et ils ne se réaliseront probablement jamais.» C\u2019est l\u2019équivalent, en plus élégant, du Think big d\u2019Elvis Gratton.C\u2019est aussi le mot d\u2019ordre d\u2019un autre fils adoptif de Chicago, le président américain Barack Obama, au sujet du développement du transport ferroviaire aux États-Unis.Il voit grand.Comme dans «grande vitesse».«Nous avons besoin d\u2019un système de transport qui réponde aux besoins du XXIe siècle, un système qui diminue le temps de déplacement et augmente la mobilité, un système qui réduise la congestion et stimule la productivité, un système qui abaisse les émissions polluantes et crée des emplois », a déclaré le président Obama en avril dernier, en présentant sa vision d\u2019un réseau de trains à grande vitesse aux États-Unis.«Ce n\u2019est pas une vision fantaisiste de l\u2019avenir, c\u2019est quelque chose qui existe depuis des décennies, a-t-il ajouté.Le problème, c\u2019est que ça existe ailleurs, pas ici.Mais rien ne nous empêche de le faire.C\u2019est l\u2019Amérique, ici.» Les trains à grande vitesse se sont donc infiltrés dans le plan de stimulation économique de l\u2019administration Obama.L\u2019American Recovery and Reinvestment Act, adopté en février dernier, comprend 8 milliards de dollars US pour des projets de trains à grande vitesse.Le président a également annoncé un investissement annuel de 1 milliard US au cours des cinq prochaines années pour implanter la grande vitesse aux États-Unis.«Le président met tout son prestige derrière cette vision, se réjouit Art Guzzetti, vice-président de l\u2019American Public Transportation Association (APTA).Cela fera partie de l\u2019héritage qu\u2019il laissera à la nation.» Les manufacturiers de matériel roulant, comme Bombardier Transport et Alstom, s\u2019enthousiasment.«J\u2019ai vu un virage à 180 degrés de l\u2019attitude du gouvernement américain envers le transport passager sur rail, lance le président d\u2019Alstom Amérique du Nord, le Québécois Pierre Gauthier.Je crois que si, dans les prochaines années, ce mode de transport ne s\u2019implante pas aux États-Unis, il ne s\u2019implantera jamais, parce que la volonté est indéniablement forte aujourd\u2019hui.» Peter Gertler, spécialiste des infrastructures ferroviaires à la firme d\u2019ingénierie américaine HNTB, rappelle que l\u2019attitude de Washington envers les trains à grande vitesse a commencé à évoluer à la toute fin du mandat de George W.Bush.En octobre, l\u2019administration Bush a fait adopter le Passenger Rail Investment and Improvement Act, qui prévoyait un investissement de 1,5 milliard US dans des projets de trains à grande vitesse situés dans un des 10 couloirs préalablement choisis par le gouvernement fédéral.«On voyait déjà du mouvement, mais avec le Recovery Act, on parle de sommes beaucoup plus significatives», souligne M.Gertler.Les États n\u2019ont pas perdu de temps et ont commencé à jouer du coude pour essayer de mettre la main sur les précieux milliards.Si certains ont commencé à dépoussiérer de vieux projets de trains à grande vitesse remisés depuis un certain temps, comme la Floride, d\u2019autres se présentent avec des projets déjà ficelés, comme la Californie.«Nous avions l\u2019intention d\u2019aller de l\u2019avant, même sans ce nouveau programme fédéral, indique le président du conseil d\u2019administration de la California High Speed Rail Authority, le juge Quentin Kopp.Mais avec ce programme, la question du financement sera moins problématique.» En novembre dernier, les électeurs de la Californie ont donné le feu vert au projet en adoptant Le train du président Barack OBama a prOmis de relancer les trains à grande vitesse aux États-unis.tOut le mOnde à BOrd?TEXTE MARIE TISON 26 lapresseaffairesMagazine «Leprésident met tout son prestige derrière cettevision.» ARTGUZZETTI, vice-président de l\u2019American Public Transportation Association (APTA) ILLUSTRATION FRANCE DUPONT, LA PRESSE laPresseaffairesMagazine 27 COulOirs DÉsiGNÉs pour les trains à grande vitesse San Antonio Dallas St-Louis Kansas City Tulsa Austin Oklahoma City San Francisco San Diego Los Angeles Sacramento Houston Chicago Minneapolis Milwaukee Little Rock Texarkena Indianapolis Louisville Californie Nord-Ouest Centre-Sud Plaque tournante deChicago Golfe SOURCE FEDERAL RAILROAD ADMINISTRATION UNE VISION ET UN MOMENT HISTORIQUE «Le président AbrahamLincoln s\u2019était engagé à relier l\u2019est et l\u2019ouest de la nation alors même qu\u2019il essayait de garder ensemble le Nord et le Sud.Il était au beau milieu de la guerre de Sécession.Alors que les combats faisaient rage d\u2019un côté du continent, des dizaines demilliers d\u2019Américains de tous les horizons se réunissaient de l\u2019autre côté.(.) Finalement, les deux tronçons se rencontrèrent.Et avec un dernier coup de marteau, asséné après des années de dur labeur et des décennies de rêves, la voie s\u2019est ouverte pour une économie à la grandeur du pays.» x Abraham Lincoln Le président Barack Obama a évoqué le souvenir d\u2019Abraham Lincoln en avril dernier, lorsqu\u2019il a présenté sa vision d\u2019un réseau de trains à grande vitesse aux États-Unis.La Nouvelle-Orléans une résolution prévoyant l\u2019émission d\u2019obligations d\u2019une valeur de 9,95 milliards US pour financer une partie du projet de 45 milliards US.La California High Speed Rail Authority entend demander 3 milliards US au gouvernement fédéral en vertu du Recovery Act.Le train californien devrait relier Sacramento, San Francisco, Los Angeles et San Diego.Un premier tronçon devrait entrer en service en 2013, alors que l\u2019ensemble du réseau devrait être fonctionnel d\u2019ici 2025.«Notre projet est beaucoup plus avancé que les autres, lance M.Kopp en entrevue téléphonique à La Presse Affaires, entre deux causes au palais de justice de San Francisco.Le projet de la Floride avait été stoppé par Jeb Bush, celui du Texas est peu avancé et au Midwest, on ne fait que discuter.Il serait logique que nous recevions plus d\u2019argent parce que nous sommes en position d\u2019émettre des obligations.» Bombardier Transport, Alstom et les autres manufacturiers de matériel roulant s\u2019intéressent vivement au projet californien, mais Bombardier a une grande côte à remonter: le juge Kopp explique que la société française Alstom, la société espagnole CAF et les manufacturiers du shinkansen japonais ont fourni des services gratuits en ce qui concerne la révision des études d\u2019ingénierie.Il préfère donc favoriser l\u2019une de ces entreprises.«Nous avons aidé la California High Speed Rail Authority autant que nous le pouvions avec des données et de l\u2019information, a confirmé le président d\u2019Alstom Transport pour l\u2019Amérique du Nord, Roelof van Ark.Le couloir Los Angeles-San Francisco est idéal pour la grande vitesse en ce qui concerne la distance, la population et la circulation.» Bombardier aura peut-être plus de chance avec la Floride, qui demandera 1,5 milliard US à l\u2019administration Obama pour remettre sur les rails son projet de train à grande vitesse entre Tampa et Orlando, le JetTrain.En 2000, les citoyens de la Floride avaient modifié la Constitution de l\u2019État afin de rendre obligatoire la mise en place d\u2019un tel réseau ferroviaire.En octobre 2003, la Florida High Speed Train Authority avait choisi Bombardier et son partenaire, Fluor Corporation, en tant que soumissionnaires privilégiés.Bombardier devait construire les voitures du JetTrain à La Pocatière et les assembler à Plattsburgh, dans l\u2019État de New York.Le moteur du JetTrain devait être fabriqué par Pratt&Whitney Canada, à Longueuil.Toutefois, l\u2019administration de Jeb Bush a réussi à faire rejeter la modification constitutionnelle en novembre 2004, ce qui a envoyé le projet sur la voie de garage.Le président du conseil d\u2019administration de la Florida High Speed Rail Authority, Lee Chira, repart à l\u2019attaque et soutient que c\u2019est son projet qui est le plus avancé aux États-Unis.Mobile Vancouver, CANADA Seattle Portland Eugene Atlanta Meridian Birmingham 28 laPresseaffairesMagazine 1896 Raleigh Greenville Portland/Auburn Montréal, CANADA Buffalo Pittsburgh Cleveland POPULATION AUX ÉTATS-UNIS (2000) 2000 à 66 940 300 à 1999,9 160 à 299,9 79 à 159,9 30 à 78,9 7 à 29,9 1 à 6,9 0 à 0,9 Nombre d\u2019habitant par mille2 «Nousavonsbesoin d\u2019unsystème detransportqui répondeaux besoinsduXXIe siècle, unsystème qui diminue letemps dedéplacement etaugmente la mobilité.» BarackObama,présidentdesÉtats-Unis Richmond Harrisburg Detroit Toledo Macon Charlotte Columbus Cincinnati Nouvelle- Angleterre NewYork Sud-Est Floride Pennsylvanie Baltimore Philadelphie Washington, D.C.Savannah Jacksonville Orlando Columbia Tampa Miami Hampton Roads Albany Springfield New York New Haven Boston 2009 Cette pièce demonnaie commémore la jonction des tronçons du Central Pacific et de l\u2019Union Pacific à l\u2019Utah, en 1896, reliant ainsi l\u2019est et l\u2019ouest du pays.«Nous avons dépensé 30 millions US là-dessus, nos études d\u2019impacts environnementaux ont déjà été approuvées par le gouvernement fédéral, nous avons déjà négocié avec des constructeurs, dont Bombardier », affirme M.Chira.Il reconnaît toutefois que, compte tenu du temps écoulé, il faudra recommencer le processus d\u2019appel d\u2019offres.«Mais ces constructeurs semblent être de bonnes entreprises, je ne m\u2019attends pas à de gros changements sur ce plan.» La vice-présidente au développement des affaires et aux ventes de Bombardier Transport, Ann Macdonald, ne veut pas dire si l\u2019entreprise a repris les discussions avec la Florida High Speed Rail Authority.«Il y a là un potentiel particulièrement intéressant, mais nous regardons l\u2019ensemble des couloirs», indique-t-elle.Les Texans ont justement un couloir en forme de T à proposer, le bien nommé TBone, qui devrait relier Dallas, San Antonio et Houston.David Dean, un ancien secrétaire d\u2019État du Texas qui joue un rôle-clé au sein de la Texas High Speed Rail and Transportation Corporation, n\u2019en finit pas d\u2019énumérer les avantages concurrentiels du projet.«Les coûts de construction sont très bas notamment parce que le terrain est plat : il n\u2019y a pas de canyons ou de montagnes dont il faut tenir compte, explique-t-il.Il n\u2019y a pas non plus de tremblements de terre, ou de grands écarts de température.» Il rappelle que le Texas est au 2e rang des États les plus peuplés des États-Unis.«LeTexasT-Bone va desservir 16millions de personnes, sur une population de 24millions, souligne-t-il.Il va également desservir deux aéroports particulièrement importants, Dallas\u2014Fort Worth et Houston.» Selon la technologie choisie, le projet devrait coûter entre 10 et 20 milliards US.La question du financement est loin d\u2019être résolue: M.Dean profite de l\u2019entrevue de La Presse Affaires pour inviter les entreprises canadiennes à investir dans le projet et à «tirer avantage de la construction du Texas T-Bone».Pour sa part, le Midwest a des atouts que pourraient lui envier les autres régions: un allié bien installé à la Maison- Blanche.Dans son discours d\u2019avril, le président Obama a noté que le projet de réseau qui pourrait relier Chicago aux grandes villes du centre industriel du pays est «cher à (son) coeur».Le fait que le secrétaire des Transports Ray Lahood soit originaire de l\u2019Illinois ne peut certainement pas nuire, reconnaît le porte-parole du département des Transports de la Ville de Chicago, Brian Steele.Tout comme le fait que Chicago tente d\u2019obtenir les Jeux olympiques d\u2019été de 2016.M.Steele croit toutefois que les principaux avantages du Midwest résident ailleurs.«Chicago et le Midwest travaillent sur le projet depuis des années, soutient-il.De plus, Chicago est la principale plaque tournante du transport ferroviaire de marchandises des États-Unis depuis 150 ans, et est une des principales plaques tournantes du transport ferroviaire de passagers.Nous avons une importante infrastructure ferroviaire en place, qui peut être adaptée pour la grande vitesse.» Le département des Transports des États-Unis devrait commencer à attribuerdes fonds avant la fin de l\u2019été.«L\u2019argent sera distribué au mérite, a promis le président Obama.Il ne sera pas lié à des prérogatives politiques, il ne s\u2019agira pas de faveurs.» Le vice-président de la National Association of Railroad Passengers, David Johnson, espère que ces fonds seront distribués dans plusieurs régions, et non pas dans une seule, une position partagée par l\u2019American Public Transportation Association.«Pour qu\u2019un programme survive, il faut qu\u2019il fasse consensus sur la scène nationale, affirme M.Guzzetti, de l\u2019APTA.Il ne peut pas viser uniquement deux États.Mais il faut également établir des priorités: on ne peut pas accepter tous les projets et se retrouver avec seulement 100 mètres de voie pour chacun d\u2019entre eux.» laPresseaffairesMagazine 29 u Canada, les projets de trains à grande vitesse avancent à pas de tortue.Les gouvernements du Québec, de l\u2019Ontario et du Canada ont commandé l\u2019énième étude sur un train à grande vitesse Québec-Windsor.De son côté, le gouvernement albertain n\u2019a strictement rien prévu pour le projet de train à grande vitesse entre Edmonton et Calgary dans son plan triennal.«J\u2019aurais aimé que, comme du côté des États- Unis, il y ait au moins quelque chose au Canada, mais ça ne semble pas une priorité », laisse tomber le président d\u2019Alstom Amérique du Nord, Pierre Gauthier.Le porte-parole de Transport 2000 Québec, Normand Parisien, déplore le manque de ferveur populaire à l\u2019égard des projets de trains à grande vitesse au Canada.«Chez nous, c\u2019est au point mort, soutient- il.Personne ne veut prendre le flambeau.» Il indique que même au sein des organisations qui militent en faveur des transports en commun, comme Transport 2000, il n\u2019y a pas unanimité en faveur d\u2019un train à grande vitesse entre Québec et Windsor.«La crainte, c\u2019est que la création d\u2019un tel couloir vienne réduire les ressources disponibles pour les transports en commun urbains», explique-t-il.Au bureau du premier ministre québécois Jean Charest, on soutient que le projet Québec-Windsor est «actif».«Il y a une volonté d\u2019avancer, soutient le secrétaire de presse du premier ministre, Hugo d\u2019Amours.C\u2019est la première fois depuis longtemps qu\u2019il y a une volonté politique très ferme de la part du Québec et de l\u2019Ontario.Et le fédéral s\u2019est greffé.» Il ajoute que le projet ne part pas de zéro.«Plusieurs études ont été faites, mais à une autre époque, à un moment où les prix de l\u2019essence étaient différents, où les enjeux environnementaux étaient différents », explique-t-il.D\u2019où l\u2019importance de réactualiser ces études.Cette révision devrait être terminée au début de 2010 au coût de 3 millions de dollars, une somme partagée à parts égales par Québec, Toronto et Ottawa.«C\u2019est de l\u2019argent jeté par les fenêtres, tonne M.Parisien.Ça ne fait pas grand-chose d\u2019autre que de calculer les prix de l\u2019essence actuels par rapport aux prix de l\u2019essence dans les années 80 et 90.» Il souligne que VIA Rail a elle-même colligé les différentes études existantes pour conclure qu\u2019un train à grande vitesse serait viable dans le triangle Montréal-Toronto-Ottawa.«Pour la section Montréal- Québec, c\u2019est plus difficile», déclare-t-il.Bombardier Transport se réjouit quand même de voir qu\u2019on cherche à rafraîchir les données des études réalisées par le passé.«C\u2019est très encourageant de voir qu\u2019on remet de l\u2019énergie là-dedans», affirme Ann Macdonald, vice-présidente au développement des affaires et aux ventes de Bombardier Transport.Du côté du bureau du premier ministre canadien Stephen Harper, on insiste sur l\u2019importance d\u2019une nouvelle étude de faisabilité.«Sans de telles études, on risque de se retrouver avec des projets qui ne sont pas rentables, qui ne sont pas nécessaires, déclare le secrétaire de presse de M.Harper, Dimitri Soudas.Il faut s\u2019assurer que si on s\u2019engage, le projet aura une raison d\u2019être à long terme.» Il ajoute qu\u2019à l\u2019heure actuelle, dans le cadre de son plan de stimulation, le gouvernement fédéral s\u2019intéresse davantage aux projets qui ont un impact immédiat sur l\u2019économie.La grande vitesse n\u2019est donc pas une priorité.«Il faut que les sommes investies ne soient pas uniquement sur papier», soutient M.Soudas.Le gouvernement albertain n\u2019est pas non plus tellement pressé de mettre en oeuvre le projet de train à grande vitesse entre Edmonton et Calgary.«Le projet est toujours là, il crée toujours de l\u2019intérêt lorsqu\u2019il en est question, mais nous n\u2019avons pas reçu de nouvelles directives du Conseil des ministres, indique le porte-parole du ministère des Transports de l\u2019Alberta, MartinDupuis.Ce n\u2019est pas dans le plan triennal, ce n\u2019est pas dans le plus récent budget, qui était le premier budget déficitaire en 14 ans.» Un train à grande vitesse entre Edmonton et Calgary coûterait plusieurs milliards de dollars.Il s\u2019agit de savoir si l\u2019Alberta, avec seulement 3,5 millions d\u2019habitants, peut assumer un tel investissement.«Le couloir Québec-Windsor est plus populeux, et pourtant, on hésite», souligne M.Dupuis.Le président d\u2019Alstom Transport Amérique du Nord, Roelof van Ark, considère que, contrairement à certains grands couloirs américains, comme Los Angeles-San Francisco, les couloirs canadiens ne constituent pas des candidats idéaux pour la grande vitesse.«Il faut un trafic élevé, explique-t-il.Or, le Canada est un immense pays, les villes sont relativement éloignées les unes des autres et leur densité n\u2019est pas très élevée.Il est difficile de justifier une liaison à grande vitesse entre elles.» Canada La grande vitesse au petit trot TEXTE MARIE TISON a POPULATION AU CANADA (JUILLET 2008) Terre-Neuve-et-Labrador 507895 Île-du-Prince-Édouard 139818 Nouvelle-Écosse 938310 Nouveau-Brunswick 747302 Québec 7750504 Ontario 12928996 Manitoba 1207959 Saskatchewan 1015985 Alberta 3585142 Colombie-Britannique 4381603 Yukon 33144 Territoires du Nord-Ouest 43283 Nunavut 31448 SOURCE STATISTIQUE CANADA «LeCanadaestunimmense pays, lesvillessont relativement éloignéeslesunesdesautreset leurdensitén\u2019estpastrèsélevée.Ilestdifficiledejustifieruneliaison àgrandevitesseentreelles.» x Locomotive du Canadien National.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE 30 LaPresseaffaIresMagazine l y a quelques années, Washington a identifié 10 couloirs qui se prêteraient bien à l\u2019instauration d\u2019un service de train à grande vitesse.L\u2019administration Obama a repris cette liste et a fait savoir qu\u2019elle ne considérera que les projets qui y figurent pour une aide financière.Surprise, un couloir reliant Boston à Montréal y apparaît.Les Montréalais devraient cependant contenir leur enthousiasme.Il s\u2019agit d\u2019un projet qui a bien peu de chances de se matérialiser dans un avenir prévisible.Un train fantôme, en quelque sorte.John Zicconi , le porte-parole de l\u2019Agence des transports du Vermont, raconte que le Vermont, le New Hampshire et le Massachusetts avaient commandé une étude sur la faisabilité d\u2019une telle liaison au début des années 2000.Une première partie, terminée en 2003, était plutôt favorable, ce qui avait justifié la présence du couloir sur la liste de l\u2019administration américaine.Mais en 2004, le New Hampshire s\u2019est retiré.«Le projet s\u2019est écroulé», déplore M.Zicconi.Bill Boynton, le porte-parole du département des Transports du New Hampshire, affirme que l\u2019État dispose de très peu de fonds pour le transport ferroviaire de passagers.«Nous n\u2019avons pas de taxe de vente, pas d\u2019impôts sur le revenu», explique-t-il.L\u2019État peut compter sur un Fonds des autoroutes, constitué à partir de la taxe sur l\u2019essence et des divers frais imposés aux automobilistes.Le New Hampshire a essayé de puiser dans ce fonds pour rénover une gare à Nashua, pour finalement se faire taper sur les doigts par la Cour suprême: ces fonds doivent être utilisés pour les routes et les ponts, et pour rien d\u2019autre.Et surtout pas pour un train à grande vitesse.Il y a quatre mois, le Vermont et le Massachusetts ont décidé de relancer l\u2019idée d\u2019une liaison à grande vitesse entre Boston et Montréal, mais qui éviterait le New Hampshire en passant du côté du Vermont.Ce qui constituerait un sérieux détour.«Nous avons obtenu un demimillion de dollars pour mener une étude, déclare M.Zicconi.Mais nous ne savons même pas si ce projet est faisable.» Un train à grande vitesse entre New York et Mont-réal ne semble pas non plus sur le point de se matérialiser.C\u2019est que cette liaison ne figure pas sur la fameuse liste de l\u2019administration américaine.Le porte-parole du département des Transports de l\u2019État de New York, Skip Carrier, indique que l\u2019État préfère se concentrer sur le couloir qui relie New York à Buffalo et à Niagara Falls, qui figure sur la liste.Et qui peut donc se qualifier pour l\u2019aide financière du gouvernement fédéral.Untrain fantôme entre Boston et montréal TEXTE MARIE TISON i CouloirQuébec-Windsor Régions les plus peuplées du Québec et de l\u2019Ontario Montréal Trois-Rivières Laval Dorval Mirabel Ancienne-Lorette Québec Ottawa-Hull London Kitchener Pearson Toronto Est Toronto Kingston Windsor SOURCE MINISTÈRE DES TRANSPORTS DU QUÉBEC Pour joindre notre journaliste mtison@lapresse.ca laPresseaffairesMagazine 31 Voyagez mieux aVec air transat Découvrez la classe club Un monde de privilèges à votre portée \u2022 Présélection de siège sans frais \u2022 Enregistrement, service de bagages et embarquement prioritaires \u2022 Bagagesàmain par passager : 15 kg (33 lb) \u2022 Cabine Club spacieuse avec agents de bord assignés \u2022 Sièges en cuir larges et confortables \u2022 Plus d\u2019espace pour les jambes \u2022 Choix de repas et de vins \u2022 Porto ou vin de vendange tardive en fin de repas (vols vers l\u2019Europe seulement) \u2022 Collations et service de bar offerts gracieusement \u2022 Écouteurs gratuits \u2022 Trousse de voyage pratique \u2022 Journaux canadiens faites l\u2019expérience D\u2019optionplus La classe Économique n\u2019a jamais été aussi invitante \u2022 Présélection de siège aller-retour (sièges réguliers) \u2022 Enregistrement, service de bagages et embarquement prioritaires \u2022 Franchise de bagages supplémentaire de 10 kg par segment de vol* \u2022 Bouteille de champagne de 200 ml durant le vol \u2022 Vin ou bière avec le repas et boissons alcoolisées durant le service de bar \u2022 Trousse de voyage offerte pour les vols à destination de l\u2019Europe *Certaines restrictions s\u2019appliquent.airtransat.ca Ces services sont disponibles pour l\u2019ensemble des vols d\u2019Air Transat vers les principales destinations européennes Pour le détail des vols et services disponibles, visitez Air France lancera sa nouvelle classe Premium Voyageur l\u2019automne prochain sur les routes reliant Paris à New York, Tokyo et Osaka.La date de mise en service dans le couloir Paris/Montréal \u2013 deuxième route internationale d\u2019Air France en importance, après le couloir Paris/New York \u2013 n\u2019a pas encore été déterminée.On assimile souvent, à tort, la classeClub d\u2019Air Transat à une classe Affaires.C\u2019est une excellente classe économique premium, avec enregistrement prioritaire et repas améliorés.Pour les gens d\u2019affaires, c\u2019est une solution de rechange valable aux grands transporteurs sur la route Montréal/Paris, desservie tous les jours.British Airways a été le premier transport «régulier» à lancer une classe économique premium.Même si certains transporteurs (China Southern ou Qantas), qui ont lancé la leur plus tard, offrent un meilleur produit, elle reste une référence dans l\u2019industrie.Et elle est beaucoup moins chère que la classe Affaires.Le plus grand transporteur chinois n\u2019est pas particulièrement renommé pour la qualité de ses services, mais sa classe économique premium est, quant au confort, une des meilleures de l\u2019industrie.Malgré son nom, de l\u2019avis des spécialistes, la classe Economy Comfort d\u2019Icelandair est la moins confortable de toutes les classes économiques améliorées sur le marché.Et ce, pour un supplément trop élevé! Les tarifs indiqués sont des tarifs spéciaux avec restrictions.La classe Affaires sans restrictions coûte12 309$et laPremiuméconomique, 5457$.Cette dernière est donc intéressante, lorsqu\u2019elle est offerte à prix promotionnel.Ce qui arrive régulièrement.Enregistrement prioritaire, des sièges et un empattement dignes d\u2019une ancienne classe Affaires, des repas améliorés.pour un coût beaucoup moindre, la Premium Economy de Qantas est une solution de rechange valable à la classe Affaires.Comme pour Japan Airlines, il s\u2019agit, ici, de tarifs avec restrictions.La classe Affaires sans restrictions coûte 8896$ et la Premium économique, 3299$.Un produit moyen! LES CLASSES ÉCONOMIQUES PREMIUM: ÉLÉMENTS COMPARATIFS Transporteur Classe Empattement* Exemples de tarifs** Les entreprises sont de plus en plus réticentes à assumer les coûts des classes Affaires (devenues plus confortables et luxueuses que les Premières classes des années 80) pour leurs cadres en déplacement.En guise de compromis, les grandes compagnies aériennes lancent des classes économiques «améliorées », avec plus d\u2019espace pour les jambes, des sièges plus larges (de un à deux pouces et demi).Elles sont aujourd\u2019hui une trentaine (sur 230 transporteurs membres de l\u2019IATA) à offrir ce nouveau produit.Nous en avons comparé huit.* L\u2019empattement \u2013 le pitch en jargon de l\u2019aviation \u2013 est l\u2019espace aménagé entre les assises de chaque rangée de sièges.Nous l\u2019indiquons en pouces, parce que c\u2019est l\u2019usage dans le domaine du transport aérien.Pour les mesures métriques, il suffit de multiplier le nombre de pouces par 2,5.** En dollars canadiens, sauf indications contraires.Ces exemples sont choisis pour des départs et des retours en octobre 2009, pour permettre la comparaison avec les tarifs d\u2019Air France qui lancera sa nouvelle classe économique Premium Voyageur l\u2019automne prochain.UNE CLASSE À PART.AIR FRANCE BRITISH AIRWAYS ICELANDAIR CHINA SOUTHERN JAPAN AIRLINES QANTAS SAS NEW YORK/PARIS Voyageur 31\u2019\u2019 1017 $ Premium 38\u2019\u2019 2768$ Affaires 61\u2019\u2019 5049$ MONTRÉAL/PARIS Économique 32\u2019\u2019 588$ Club 37\u2019\u2019 1248$ Affaires n/a n/a MONTRÉAL/LONDRES Économique 31\u2019\u2019 907$ Premium Plus 38\u2019\u2019 1601$ Club World 73\u2019\u2019 5111 $ L.A./GUANGZHOU Économique 33\u2019\u2019 1017$US Premium Économique 40\u2019\u2019 2768$US Affaires 60\u2019\u2019 5049$US HALIFAX/REYKJAVIK Économique 32\u2019\u2019 683$ Économique Confort 33\u2019\u2019 2248$ Affaires 39\u2019\u2019 2392$ NEW YORK/TOKYO Économique 31\u2019\u2019 1152$US Premium Économique 38\u2019\u2019 1952$US Affaires 62\u2019\u2019 6352$US LOS ANGELES/SYDNEY Économique 31\u2019\u2019 1030$ Premium Économique 42\u2019\u2019 4584$ Affaires 61\u2019\u2019 15 046$ NEW YORK/COPENHAGUE Économique 32\u2019\u2019 788$US Extra Économique 38\u2019\u2019 1602$US Affaires 61\u2019\u2019 2605$US Pour joindre notre journaliste adesiront@lapresse.ca TEXTE ANDRÉ DÉSIRONT, COLLABORATION SPÉCIALE laPresseaffairesMAgAzINE 33 AIR TRANSAT TEXTE VINCENT BROUSSEAU-POULIOT PHOTOS IVANOH DEMERS Enfant, Daniel Gauthier ne faisait pas souvent l\u2019école buissonnière.Seulement le lendemain d\u2019une grosse tempête de neige.«Chez nous, on allait à l\u2019école même si on faisait 104 degrés de fièvre, mais on pouvait rater l\u2019école le lendemain d\u2019une tempête car mon père était un skieur», raconte-t-il.Mordu de ski depuis sa tendre enfance, Daniel Gauthier a sauvé sa montagne préférée de la faillite en 2002.Multimillionnaire depuis la vente de ses actions du Cirque du Soleil à Guy Laliberté en 2001, le cofondateur du Cirque veut maintenant faire du Massif une destination touristique unique au monde (il y aura même une piste de luge!).Après quatre ans de tergiversations avec gouvernements et syndicats, son projet de 230 millions vient de démarrer en douce le mois dernier.DANIEL GAUTHIER «À 60ANS, J\u2019AIMERAIS POUVOIR PENSER À ACCROCHERMES PATINS ET REGARDER FAIRE LES AUTRES.» Q Est-ce plus difficile de réaliser un projet d\u2019une ampleur comme celui de Territoire Le Massif au Québec ?R Des fois, au Québec, ça taponne.C\u2019est long.Il a fallu deux ans avant de réunir toutes les conditions au projet du Massif et deux autres années afin que les protocoles et les subventions soient rattaché.(.) On a encore un problème avec l\u2019argent au Québec.C\u2019est comme si les gens ont peur de se faire avoir, même si les investisseurs ont seulement de la bonne volonté.(.) Je veux contribuer à l\u2019essor du Québec, mais bordel, je pense que ce serait plus facile ailleurs.Je ne suis pas en train de faire un plaidoyer contre le Québec.Je dis seulement que j\u2019ai dû être patient et persévérant en tabarnouche! Q Pourquoi avoir persévéré?R C\u2019est mon dernier gros projet.J\u2019ai coupé ma vie professionnelle en deux.Quand je suis parti après 17 ans au Cirque, je me suis dit que j\u2019avais 17 ans pour mener un autre projet.À 60 ans, j\u2019aimerais pouvoir accrocher mes patins et regarder faire les autres.Q La ville de Québec accueillera-t-elle un jour les Jeux olympiques d\u2019hiver ?R Je parierais 100$ que les Jeux d\u2019hiver de 2018 auront lieu en Asie, probablement en Corée du Sud.(.) Si le Canada est capable d\u2019accueillir de nouveau les Jeux d\u2019hiver, il y a 95%de chances que ce sera à Québec.La visibilité serait intéressante, mais on peut se poser des questions sur le coût associé aux Jeux.À Vancouver, ils dépassent les budgets partout.J\u2019espère qu\u2019il y a du monde là-bas qui calcule! Q La montagne du Massif est-elle assez haute pour accueillir les compétitions olympiques de ski alpin ?R Il faudrait quasiment y aller par dérogation.La norme internationale est de 800 mètres de dénivelé et nous avons 700 mètres.Bien des gens disent: «On va monter la montagne.» Je m\u2019excuse, mais ça ne marche pas comme ça! On ne m\u2019a jamais présenté de solution technique viable.Rajouter 100 mètres, ça n\u2019a pas de sens.QOn dit que vous êtes très axé sur la famille.Qu\u2019est-ce que l\u2019arrivée de vos deux filles a changé dans votre vie?R Je n\u2019avais plus seulement que le Cirque du Soleil comme bébé ! J\u2019ai mis mes années de jeunesse à mettre en valeur le beau projet du Cirque avec Guy (Laliberté) et avec d\u2019autres.J\u2019ai mis tellement d\u2019énergie à faire grandir le Cirque que je voulais en mettre autant à faire grandir mes propres enfants.(.) La famille, c\u2019est aussi le meilleur exemple de pérennité pour un homme d\u2019affaires.Tu as des descendants qui auront des descendants, et ainsi de suite.Les enfants font en sorte que tu ne deviennes pas workaholic, même en menant des projets qui te passionnent.x LE PROJET D\u2019HÔTEL 4 ÉTOILES DU GROUPE LE MASSIF À BAIE-SAINT-PAUL, QUI COMPRENDRA 150 CHAMBRES.laPresseaffairesMagazine 35 SES VOYAGES LA MONGOLIE La Mongolie fait partie du quotidien de Daniel Gauthier, qui y a adopté deux filles, Tara et Flore.«C\u2019est une des conséquences du Cirque du Soleil, dit-il.Nous avions créé des liens avec la Mongolie à cause des artistes mongols qu\u2019on engageait pour les spectacles.» Il a visité ce pays d\u2019Asie à quatre reprises \u2013 deux fois pour les affaires, deux fois pour la famille.Sa dernière visite remonte à l\u2019année 2000, lorsque la famille Gauthier est allée chercher Flore à l\u2019orphelinat avant de prendre des vacances en Mongolie profonde.Une région impressionnante, notamment en raison de son bagage historique.«Il y avait un cimetière qui devait dater de l\u2019an 1300, se rappelle Daniel Gauthier.Ce n\u2019est pas le même monde que le nôtre.Les Mongols, les Chinois, ce sont des peuples qui sont là depuis toujours.Nous, on a juste 400 ans ! » SES LOISIRS COMBO PÊCHE-HÉLICO Il y a cinq ans, Daniel Gauthier s\u2019est découvert une passion pour l\u2019hélicoptère dans des circonstances qui auraient pu être dramatiques.Le jeune retraité du Cirque du Soleil partageait alors son temps entre Montréal et Charlevoix.«Une fois, je me suis fait peur sur la route, dit-il.Un ami m\u2019a fait essayer son hélico.J\u2019ai tout de suite vu le côté pratique, d\u2019autant plus que j\u2019ai toujours aimé être dans les airs.» Son hélico lui permet aussi d\u2019assouvir une autre de ses passions: taquiner le poisson.L\u2019été dernier, il s\u2019est payé un voyage de pêche aux commandes de son hélico dans le Grand Nord québécois.Au pied du mont Iberville, le plus haut sommet de la province, Daniel Gauthier a déniché sa plus grosse prise à vie : un omble arctique de 18 livres.MONGOLIE CHINE 36 laPresseaffairesMagazine PORTRAIT Daniel Gauthier est president et chef de la direction du Groupe Le Massif, proprietaire de GDG Placements prives, cofondateur du Cirque du Soleil et actionnaire a 50% du Cirque entre 1984 et 2000.Age : 50 ans Lieu de naissance : Montreal (eleve a Saint-Basile-le-Grand) Famille : sa conjointe Helene Dufresne 50 ans, ses filles Tara Gauthier 12 ans et Flore Gauthier 9 ans.Residences : residence principale dans le quartier Montcalm, a Quebec et residence secondaire a Baie-Saint-Paul, dans Charlevoix.Premier emploi : plongeur au club de golf de Saint-Basile-le-Grand.Formation scolaire : DEC en arts plastiques au Cegep de La Pocatiere.Sur ma table de chevet : Conversational Capital du publicitaire Bertrand Cesvet et Getting Things Done de lfauteur americain David Allen.Sur mon iPod: Florence K, Stefie Shock, les Pornflakes, Mes Aieux, Beast Cave a vin: Guigal La Mouline Cote Rotie 2004 A boire : Pilsner Urquell A table : poisson et cuisine mediterraneenne Sur la route : Audi A42 008 Dans les airs : helicoptere AC 120 .Train touristique entre Quebec, Petite-Riviere-Saint-Francois, Baie-Saint-Paul et La Malbaie.Salle multifonctionnelle pouvant contenir jusqufa 500 places .Spa, piste de luge panoramique, gare, marche public et jardins LfAGRANDISSEMENT DU MASSIF EN BREF 230 MILLIONS AugMeNTATION Du DOMAINe SkIABLe Du MASSIF De 30% 150 CHAMBReS DANS uN HoTeL 4 eTOILeS ¨ACTIONNAIReS Daniel gauthier 65 millions (65%) guy Laliberte 10 millions (10%) Societe generale de financement 25 millions (25%) ¨SuBveNTIONS gOuveRNeMeNTALeS 65 millions ¨FINANCeMeNT BANCAIRe 65 millions eCHeANCIeR 2013 laPresseaffairesMagazine 37 c LE PROJET DE LA GARE A PETITE-RIVIERE-SAINT-FRANCOIS, AU PIED DU MASSIF. Pour joindre notre journaliste eric.lefrancois@lapresse.ca Le recul sur le plan de l\u2019image et face à la concurrence (V6 et non V8) Les options toujours aussi nombreuses et coûteuses Le manque de progressivité de l\u2019embrayage (manuelle) ON AIME MOINS TEXTE ÉRIC LEFRANÇOIS, COLLABORATION SPÉCIALE a u g m e n t a t i o n incessante de la cylindrée des moteurs estelle conciliable avec les enjeux environnementaux?Assurément pas, semble penser Audi, qui profite du renouvellement de sa performante S4 pour mettre un terme à sa participation à cette course effrénée à la puissance.Le pari est risqué, considérant que la S4 évolue dans une catégorie où les performances pures comptent plus que tout, mais la marque aux anneaux entend démontrer qu\u2019il est possible de conserver sensiblement la même puissance et de réduire substantiellement la consommation et les émissions polluantes en suralimentant, à l\u2019aide d\u2019un compresseur, un moteur de plus faible cylindrée.L\u2019idée a du bon, mais la clientèle soucieuse d\u2019en découdre avec les BMW M3, Mercedes C63 AMG et autres Lexus ISF, toutes équipées d\u2019un moteur V8, risque de ne pas la trouver aussi géniale.Pourtant, en y regardant de plus près, la cible demeure la même; Ingolstadt, fief de la marque allemande, ne fait que corriger le tir.Naturellement, les mêmes bas de caisse, pare-chocs enveloppants et châssis surbaissé sur de grandes roues ont été utilisés.Mais le styliste s\u2019est efforcé de faire dans la discrétion, évacuant toute notion d\u2019ailes hypertrophiées, de roues de Formule 1 et de gigantesques ailerons façon 24 Heures du Mans.À vrai dire, pour un oeil non exercé, une S4 passera inaperçue.En revanche, sous le capot, à l\u2019abri des convoitises, se cache une technique beaucoup plus affûtée.Les motoristes se sont empressés de multiplier les canassons de ce moteur 3 litres pour en faire des pursang.Par l\u2019ajout notamment d \u2019un nouveau compresseur mécanique, ce V6 fournit 323 chevaux (sept de moins que le V8 4,2 litres offert l\u2019an dernier).Sans vraiment rugir pour rester conforme à une pseudo-utilisation familiale, ce moteur semble ne jamais pouvoir s\u2019essouffler.Sur le sec, la S4 aura du mal à suivre le rythme de ses concurrentes.Mais dès que le coefficient d\u2019adhérence s\u2019affaiblira, la Audi passera devant.Car la transmission intégrale, qui répartit au mieux la puissance entre les quatre roues selon leur adhérence respective, réconforte le conducteur.Bref, cette voiture se joue des traîtrises de la route avec une aisance assez déconcertante qui doit plus à l\u2019exploitation technologique de sa transmission qu\u2019aux commandes électroniques de contrôle de trajectoire dont elle se passe aisément.En revanche, pour les sensations de pilotage, il faudra aller voir ailleurs.La S4 se charge de tout et offre un soutien de tous les instants.Ainsi, très vite, la confiance s\u2019installe et une question émerge et se fait de plus en plus insistante : est-ce possible d\u2019obtenir encore plus de chevaux, d\u2019aller plus vite encore?AUDI S4 PERFORMANCE RESPONSABLE La piloter en toutes saisons L\u2019agrément de sa boîte DSG La qualité de sa fabrication AUDI CHANGE SON FUSIL D\u2019ÉPAULE ET ABANDONNE LE V8 AU PROFIT D\u2019UN V6.LE PARI EST RISQUÉ, SURTOUT DANS UNE CATÉGORIE OÙ LES PERFORMANCES COMPTENT PLUS QUE TOUT.ON AIME PHOTOS FOURNIES PAR AUDI 38 laPresseaffairesMAgAzINE COUP D\u2019OEIL Activité Fabrication de structures métalliques complexes Siège social Terrebonne Chiffre d\u2019affaires 98 millions Bénéfice net 15,5 millions Effectif environ 350 employés Carnet de commandes 99 millions Actif 114 millions Dette 9,8 millions Principaux actionnaires Famille fondatrice Paschini (40%du capital-actions, 87% des votes), Investissements Natcan (fonds Banque Nationale, 11%), fonds BMO (4%), fonds Altamira (4%), RonaldBlack (Cie américaine Fer&Métaux, 1,4%).Fondation 1979 (alors nommé El Drago/ Au Dragon Forgé) Valeur boursière 48 millions Cote récente 2,64$ (Toronto : DRX) Chez ADF, l\u2019acier se soude à une cadence soutenue, en laissant fuser de belles gerbes d\u2019étincelles.Malgré la récession sévère qui frappe le secteur de la construction, ce fabricant de structures d\u2019acier ne manque pas de boulot.Dans la vaste usine de Terrebonne, les ouvriers s\u2019affairent à terminer un important contrat : façonner les 25 000 tonnes d\u2019acier qui entreront dans la fabrication des structures les plus complexes du World Trade Center à New York qu\u2019on veut reconstruire.«Le niveau de travail à notre usine de Terrebonne est plus élevé qu\u2019il n\u2019a jamais été.Nous avons une réserve d\u2019au moins 14 mois de travail à ce rythme, même sans nouveau contrat», soutient Jean Paschini, président et chef de la direction d\u2019ADF.Les résultats annuels de l\u2019entreprise, publiés récemment, témoignent de cette vigueur.Chiffre d\u2019affaires en hausse de 66% en un an à 98,8 millions, bénéfice avant impôt multiplié par deux à 24 millions, dette réduite à 9 millions et liquidités en hausse à 28 millions.Tout un retour pour cette PME industrielle qui, il y a quatre ans à peine, a frôlé la faillite.Une sombre période qui a forcé ADF à se restructurer en abandonnant notamment deux usines pour concentrer ses activités dans celle agrandie de Terrebonne.Pour joindre notre journaliste mvallier@lapresse.ca TEXTE MARTIN VALLIÈRES, PHOTOS MARTIN CHAMBERLAND GROUPE ADF DES ÉTINCELLES MALGRÉ LA RÉCESSION laPresseaffairesMagazinE 39 xJean Paschini, président et chef de la direction d\u2019ADF. RÉSULTATS GROUPE ADF 2006 2007 2008 2009 2010 (2) Revenus 21,1 millions 53,5 millions 59,4 millions 98,5 millions 91,6 millions (2) Résultat d\u2019exploitation (1) - 1,4 million 11,1 millions 13,3 millions 26,7 millions 19,7 millions (2) Bénéfice net 1,9 million 10,4 millions 33,9 millions 15,5 millions 13,7 millions (2) 1 Avant amortissement, intérêts et impôts 2 Moyenne des estimations d\u2019analystes SOURCE GROUPE ADF 40 laPresseaffairesMagazine DRX $ CAN Le résultat, souligne Jean Paschini, est un «gros gain de productivité » pour ADF.«Avec 220 employés en une seule usine, nous pouvons transformer 100 000 tonnes d\u2019acier par année.Auparavant, nous avions 500 salariés dans trois usines pour transformer 125 000 tonnes d\u2019acier» explique-t-il.Pour des analystes comme Justin Wu, de GMP Securities à Toronto, « la direction d\u2019ADF fait du bon boulot pour gérer l\u2019exploitation et les liquidités de l\u2019entreprise », malgré un marché difficile.M.Wu a réitéré récemment sa recommandation d\u2019achat des actions d\u2019ADF, à l\u2019instar de quatre des six analystes qui suivent l\u2019entreprise, selon l\u2019agence financière Bloomberg.Parmi eux, David Brill de la firme Salman Partners à Toronto mise sur un prix cible de 4,70$ d\u2019ici un an, ce qui excède la moyenne de 3,23$ parmi les analystes recensés par Bloomberg.L\u2019explication de M.Brill?Les actions d\u2019ADF sont sous-évaluées en Bourse au regard de la valeur nette de l\u2019entreprise et de sa rentabilité.Et ce, malgré l\u2019impact de la crise financière et de la récession sur son carnet de commandes.Mais à ce sujet, d\u2019autres analystes commencent à s\u2019inquiéter.En fait, le carnet de commandes d\u2019ADF cotait à 99 millions au 31 janvier dernier, comparativement à 115 millions trois mois plus tôt.Et 165 millions un an auparavant, au 31 janvier 2008.«C\u2019est préoccupant pour les futurs résultats d\u2019ADF, au-delà des trois à quatre prochains trimestres », selon Yuri Link, analyste chez Canaccord Adams, à Montréal.Il accorde d\u2019ailleurs une recommandation négative de «vendre» pour les actions d\u2019ADF, dont il anticipe le repli vers 1,30$ d\u2019ici un an.Pour sa part, Lelio Lato, analyste chez Valeurs mobilières Industrielle Alliance, demeure d\u2019opinion mitigée envers ADF, ce qui lui vaut une recommandation neutre de «maintien» en portefeuille.D\u2019une part , selon M.Lato, les plus récents résultats d\u2019ADF étaient «conformes aux attentes» étant donné la conjoncture difficile parmi ses clients.D\u2019autre part , s \u2019i l persiste, l\u2019amincissement du carnet de commandes d\u2019ADF sera préoccupant pour ses actionnaires.«Si la faiblesse de son marché continue jusqu\u2019en 2010, comme beaucoup s\u2019y attendent, ADF pourrait avoir de la difficulté à maintenir un carnet de commandes d\u2019au moins 50 millions », appréhende Lelio Lato.Mais pour le président d\u2019ADF, ces inquiétudes d\u2019analystes sont surfaites à ce moment-ci.«Les analystes s\u2019attendent à beaucoup, mais ils ne nous dictent pas pour autant quoi faire», indique Jean Paschini avec un ton d\u2019entrepreneur, plutôt que de promoteur boursier.«Nous avons notre plan de match qui mise sur l\u2019évolution en parallèle de nos revenus et de notre rentabilité, selon les conditions du marché.» Malgré tout, la récession incite le président d\u2019ADF à la prudence.«Je n\u2019ai pas de boule de cristal pour la conjoncture.Mais au moins, ADF a encore pour 375 millions de contrats en négociations où nous espérons scorer au cours des prochains mois.» 0 2 4 6 2005 2006 2007 2008 2009 » «Notre entreprise fabrique du mobilier de bureau de très haute gamme.Nous avons des clients au Canada, aux États-Unis, en Europe et bientôt en Asie, nous l\u2019espérons.Nous faisons affaire avec Desjardins depuis plus de vingt ans et nous avons toujours été bien servis.Nous apprécions grandement l\u2019intégrité et la grande disponibilité de notre directrice de compte Desjardins.Et l\u2019implication sociale de Desjardins cadre parfaitement avec notre philosophie d\u2019entreprise, car nous aussi, nous nous impliquons dans la communauté.» Des experts réunis sous un même toit, à vos côtés.C\u2019est plus qu\u2019une banque.C\u2019est tout Desjardins qui appuie les entreprises.desjardins.com «Pour entrer sur les marcHés étrangers, desjardins nous a ouvert des Portes.georges saYegH, Président ameublement artelite \u2013 anjou, Qc » Magique, le cinéma?Oui.Sauf que pour permettre à cette magie de prendre forme, il y a des gens, dans les coulisses, qui brassent des millions de dollars.C\u2019est le cas de la productrice Denise Robert, qui est derrière certains des plus grands succès du cinéma québécois.Présidente de la boîte de production Cinémaginaire, conjointe du réalisateur Denys Arcand, Denise Robert a un pied dans la création et l\u2019autre dans la gestion.Avec d\u2019autres, elle contribue à faire rouler une industrie qui a produit pour 186 millions de films l\u2019an dernier au Québec, soit 43% de toute la production canadienne.La Presse Affaires Magazine a accompagné Denise Robert pendant toute une journée pour comprendre son métier.es critiques la décrivent comme une séductrice doublée d\u2019un bulldozer.«C\u2019est une lionne», dit plutôt Émile Gaudreault, un réalisateur qui la considère comme une amie.À force d\u2019entendre parler de sa force de caractère, nous nous attendions presque à être soufflés par un ouragan en poussant la porte du bureau de Denise Robert.C\u2019est plutôt une mère de famille en jeans et en chandail de laine qui nous accueille en s\u2019excusant pour la brume matinale qui flotte encore dans ses grands yeux bleus.«Ma fille doit lire un poème en espagnol à l\u2019école aujourd\u2019hui, et on s\u2019est levées à 5h pour le pratiquer», expliquet- elle avec un sourire.Il est 8h15 aux studios Mel\u2019s, à deux pas du pont Victoria, et Denise Robert commence sa journée de travail.Nous sommes au quatrième jour du tournage d\u2019André Mathieu, un filmde Luc Dionne qui raconte la vie du grand pianiste québécois.En allant cogner aux portes de Téléfilm Canada et de la Société de développement des entreprises culturelles (la SODEC), mais aussi par des crédits d\u2019impôt et des avances des télédiffuseurs et des distributeurs, Denise Robert est parvenue à assembler un budget de 7 millions pour le film.Elle doit maintenant s\u2019assurer que l\u2019argent soit bien utilisé.Son seul objectif : faire le meilleur film possible.La productrice parcourt rapidement ce qu\u2019on appelle dans le jargon les hot costs : des documents qui la renseignent sur les coûts engendrés lors des journées de tournage précédentes.Des sommes exactes versées aux acteurs jusqu\u2019au nombre de pieds de bobine utilisés, Denise Robert peut savoir en un clin d\u2019oeil si le rythme des dépenses correspond aux prévisions.Les trois premiers jours de tournage d\u2019André Mathieu ont coûté 7000$ de moins que prévu.Mais pas question d\u2019ouvrir les vannes pour autant.«Économiser, ça va lentement.Mais quand on se met à dépasser le budget, ça sort vite.Quand il faut refaire des scènes et qu\u2019on déborde sur l\u2019horaire, c\u2019est toute l\u2019équipe qui tombe en temps double.» 8H45 Les DVD contenant les scènes tournées la veille arrivent.Denise Robert 42 laPresseaffairesMagazine TEXTE PHILIPPE MERCURE, PHOTOS FRANÇOIS ROY 24 HEURES AVEC DENISE ROBERT les visionne dfun oeil attentif.áUn des enfants regarde la camera, releve-t-elle tout a coup.Ca ne va pas.â Le visionnement se poursuit, regulierement interrompu par le telephone.Denise Robert prend systematiquement les appels.Son ton est rieur, cordial, efficace.Demandez a son associe de toujours, Daniel Louis, quel est le pire defaut de sa collegue et la reponse viendra tout de suite.áSon telephone.Elle est toujours au telephone.Denise Robert, cfest la definition meme du multitache.Mais des fois, on aimerait ca qufelle se concentre a faire juste trois ou quatre choses en meme temps.â laPresseaffairesMagazine 43 1¨ Denise Robert sur le plateau de son prochain film, Andre Mathieu, qui raconte la vie du grand pianiste quebecois.2¨ áSon telephoneâ, dira son associe Daniel Louis lorsqufon lui demande quel est le pire defaut de Denise Robert.áDes fois, on aimerait ca qufelle se concentre a faire juste trois ou quatre choses en meme tempscâ 3¨ La productrice discute avec Daniel Louis, partenaire de la premiere heure dans la societe Cinemaginaire.4¨ Entretien sur le plateau dfAndreMathieu avec le realisateur Luc Dionne.Une scene a couper?Denise Robert, qui connait le scenario sur le bout des doigts, se fait une tete tres rapidement. 10H00 Denise Robert descend sur le plateau de tournage.Pendant que Marc Labrèche et Macha Grenon se préparent à se donner la réplique, elle amène discrètement à l\u2019écart le réalisateur, Luc Dionne, pour discuter du visionnement qu\u2019elle vient de faire.En partant, elle ne peut s\u2019empêcher de regarder Macha Grenon avec admiration.«Elle est tellement belle!» Avant de se découvrir un talent de productrice, Denise Robert voulait être actrice; le réalisateur Émile Gaudreault la décrit aujourd\u2019hui comme une «groupie finie».10H30 Mme Robert saute dans le véhicule de l\u2019une des employés du plateau.Direction Cinémaginaire, boulevard Saint-Laurent, l\u2019entreprise qu\u2019elle a fondée avec Daniel Louis.C\u2019est l\u2019heure de régler les dossiers.Et ils sont nombreux.Denise Robert met la touche finale à deux films déjà tournés (la comédie québécoise De père en flic, qui sortira cet été, ainsi qu\u2019Oscar et la dame rose, une coproduction avec des producteurs européens), tout cela en plus de tourner André Mathieu et de travailler au scénario de son prochain film.Une première adjointe, Ariane, débarque dans le bureau avec une pile de dossiers parsemés d\u2019autocollants jaunes.Nous sommes à la fin du mois d\u2019avril et le coeur de la discussion est l\u2019organisation du Festival de Cannes, qui se déroulera quelques semaines plus tard.Son petit agenda vert à la main, Denise Robert tente de coordonner ses rendez-vous avec les grands du cinéma mondial.«Vois si Fabienne va être à Cannes cette année et si on fait notre déjeuner annuel», demande-t-elle à son assistante.Et Thierry Frémeaux?interroge cette dernière en parcourant la longue liste de noms qu\u2019elle a en main.«C\u2019est celui qui fait la sélection des films, explique Mme Robert.Écris-lui un mémo: Denise veut voir si vous êtes libre pour un déjeuner, un petit-déjeuner ou un café.» Quelques coups de téléphone et c\u2019est le tour de Viviane d\u2019entrer avec ses dossiers.Il y a une liasse de documents à signer.Un contrat avec la SODEC à éclaircir.Le générique du montage d\u2019Oscar et la dame rose à réviser.11H30 Viviane laisse la place à Virginie et à une troisième pile de documents.Tournoi de golf, lancement de livre, lunch au homard: il faut accepter ou décliner les invitations en naviguant parmi les conflits d\u2019horaire.Midi.Denise Robert passe à la salle de conférence avec son associé, Martin Desroches, pour lui présenter la nouvelle bande-annonce du film De père en flic.Le réalisateur, Émile Gaudreault, nous a confié que la productrice a demandé qu\u2019elle soit refaite au complet parce qu\u2019elle ne la trouvait pas assez drôle.Martin Desroches s\u2019amuse des pitreries des acteurs Louis-José Houde et Michel Côté ; la bande-annonce passe le test.Il est 13h15 quand Denise Robert prend finalement le temps de manger une bouchée.14H00 La productrice pousse la porte des bureaux d\u2019Alliance Vivafilm, l\u2019entreprise qui distribuera la comédie De père en flic.Autour de la table se trouvent Patrick Roy, le grand patron de la boîte, Guy Gagnon, le président du conseil, Luc Lacoursière, directeur principal du marketing et Emmanuelle Chrétien, coordonnatrice du marketing et des promotions.Denise Robert, elle, est accompagnée de son adjointe, Ariane Charrette.À l\u2019ordre du jour: l\u2019organisation de la grande première du film De père en flic.L\u2019occasion est belle de voir à l\u2019oeuvre celle que Denise Filiatrault décrit comme une négociatrice «dure, têtue, incapable d\u2019accepter un non comme réponse».Trois options sont sur la table: un lancement au Centre Bell, au Théâtre Saint- Denis ou sur les 17 écrans du cinéma Quartier Latin en simultané.Il reste moins de deux mois avant la première, et plusieurs soulignent que l\u2019option du Quartier Latin est simple, moins chère 44 laPresseaffairesMagazine et a lfavantage dfavoir ete testee dans le passe.Mais ne comptez pas sur Denise Robert pour se rabattre instantanement sur la solution la plus facile.Loin de prendre tout le plancher, elle ecoute plus qufelle ne parle.Mais son message est clair.áDans une salle ou 2000 personnes rient de la meme blague, lfeffet dfentrainement est bien different que quand le monde est divise dans 17 salles de 150 personnes.Je veux qufon aille jusqufau bout de la demarche avant de lfecarterâ, dit-elle.Lfanecdote illustre parfaitement ce qui fait la force de Denise Robert.áElle, elle fonce â, dit son associe, Daniel Louis, qui se decrit lui-meme comme la ápartie rationnelleâ du tandem.áMoi, je mets des balises et jfessaie de trouver des facons de realiser ses idees.â áDenise va toujours te dire : essayons-le, dit aussi le realisateur Emile Gaudreault.Ca mfest meme arrive de mfobstiner avec elle parce qufelle voulait depenser plus dfargent sur mon film et que je ne voulais pas!â 15H15 La reunion est terminee, mais pas la journee de Denise Robert.Un taxi et la voici de retour aux Studios Melfs pour voir comment progresse le tournage dfAndre Mathieu.Elle est a peine arrivee qufil faut prendre une decision.Le tournage a ete plus long que prevu et on parle dfenlever une scene.Denise Robert, qui connait le scenario sur le bout des doigts, evalue la question tres rapidement.La scene nfest pas essentielle a lfhistoire, tranche- t-elle.áSauf qufelle renferme le seul moment du film ou le jeune Andre Mathieu joue avec sa soeur.Ca etablit une complicite, mais on pourrait reprendre ca ailleurs sans tourner la scene au complet.â La decision finale sera toutefois prise par le realisateur.A 16h, Denise Robert est sur le plateau pour discuter avec lui.On parle de la scene a enlever, mais on trouve aussi le moyen dfexaminer des photos dfacteurs consideres pour remplir un role secondaire tout en reglant des formalites concernant le voyage en Bulgarie, ou lfequipe part tourner dans quelques semaines.17H45 Denise Robert est toujours sur le plateau.Cfest exceptionnel, explique-t-elle: sa fille unique nfest pas a la maison ce soir et la productrice en profite pour observer le deroulement du tournage.En brassant autant dfair autour dfelle, la femme dfaffaires est bien consciente qufelle ne fait pas lfunanimite dans le milieu du cinema.áMais les gens qui font lfunanimite, ce sont les gens qui ne font rienâ, dit-elle, avant de citer son amie Denise Filiatrault.áLa vie est une parade: tu as le choix dfetre dedans ou de la regarder passer.Quand tu es dedans, il faut que tu regardes en avant.Parce que si tu regardes les clowns qui rient en arriere, tu va te faire marcher dessus.â áDes fois elle debarque fort, elle fonce quasiment dans le mur.Mais elle peut etre dfune grande douceur le lendemain.Cfest une femme de caractere, qui a une personnalite forte mais qui ne pretend jamais detenir la verite.â CLAUDE MEUNIER, auteur et realisateur áCfest une femme excessivement honnete, sensible, attachante.Elle est aussi tetue et entetee.Elle nfaccepte pas un non pour reponse.Elle va tenir son os jusqufa temps de lfavoir.â DENISE FILIATRAULT, productrice laPrEssEaffairEsMagazine 45 1¨ Denise Robert est bien consciente qufelle ne fait pas lfunanimite dans le milieu du cinema: áLa vie est une parade: tfas le choix dfetre dedans ou de la regarder passer.Quand tu es dedans, faut que tu regardes en avant.â 2¨ Dans les bureaux de Cinemaginaire, sur le boulevard Saint-Laurent.Demandes de subvention, promotion, festivals, conflits dfhoraire, les dossiers a regler sont nombreux.3¨ Un diner rapide chez Cucina, sur Saint-Laurent, a cote des bureaux de Cinemaginaire.Denise Robert a produit ou coproduit une quarantaine dfoeuvres au cours de sa carriere.En voici quelques-unes.1988 A corps perdu 1991 Montreal vu par.1995 Le confessionnal 1996 Joyeux Calvaire 1998 Cftfa ton tour, Laura Cadieux 2000 Stardom 2001 Nuit de noces x MONTREAL VU PAR., 1991 ET LfAGE DES TENEBRES, 2007 2002 Lfodyssee dfAlice Tremblay 2003 Mambo Italiano Les invasions barbares 2004 Ma vie en cinemascope 2005 Idole instantanee Aurore Les voleurs dfenfance Maurice Richard 2006 Romeo et Juliette 2007 Lfage des tenebres Quebec sur ordonnance 2008 Le grand depart 2009 De pere en flic FILMOGRAPHIE Pour joindre notre journaliste mtison1@lapresse.ca AGE DESIGN : L\u2019EFFET Dans l \u2019ent rée du pet i t s iège socia l d\u2019AGE Design, à Verchères, une caisse est posée sur le sol, étiquetée à destination de l\u2019Italie.Un an à peine après son lancement, la fameuse chaise haute pour enfant HiLo trouve déjà sa voie outre-mer.«C\u2019est extrêmement inspirant », confie Geneviève Grenier, copropriétaire de la microentreprise avec son conjoint Patrice Guillemin \u2013 tous deux sont designers industriels.«On est partis d\u2019une idée qui s\u2019est retrouvée dans des garderies en Allemagne après peu de temps.» Un agent allemand a placé 200 chaises dans des garderies.Une cinquantaine d\u2019autres ont pris le chemin des Pays-Bas.Le Japon, Israël, la Suisse ont demandé à voir le produit.C\u2019était prévu.C\u2019était espéré.Mais pas si tôt.«On voulait d\u2019abord se consolider au Canada et aux États-Unis », indique Patrice Guillemin.Depuis le début de 2009, AGE Design vend environ 140 chaises par mois au Canada, au prix de détail de 299$.«Dans notre catégorie de chaise haute, on a atteint après un an et demi le taux de pénétration dans les magasins que d\u2019autres ont eu après huit ans », fait valoir Geneviève Grenier.Mais aux États-Unis, où ils espéraient des résultats proportionnels, les ventes ont plafonné à 60 chaises par mois, sous l\u2019effet de la récession.« Si on ne reçoit pas de commande de l\u2019Europe, on ne passera pas au travers », s\u2019inquiète Patrice Guillemin.Heureusement, il y a l\u2019effet «wow ».TEXTE MARC TISON x BERCEAUOBLONG EN FILS D\u2019ACIER.Dur, dur d\u2019être une jeune entreprise en temps de récession.Pour grandir, AGE Design compte sur un berceau\u2026 et sur l\u2019effet «wow».46 laPresseaffairesMagazine laPresseaffairesMagazine 47 Lors de la première foire où le prototype a été présenté, à New York en 2007, la moitié des demandes d\u2019information sont venues de l\u2019Europe.Car la chaise au piètement de bois en forme de A produit un impact visuel immédiat.Les visiteurs écarquillent les yeux quand on leur démontre la bascule du siège de plastique.Pivotant en son centre, le siège offre deux faces, l\u2019une à position haute avec tablette pour un bébé, l\u2019autre à position basse pour un enfant qui peut manger à table.Simplicité.Évidence.Attrait immédiat.Les signes d\u2019un bon design.«C\u2019est le facteur \u201cwow! \u201d » décrit Patrice Guillemin.Mais en visant dès le début les marchés nord-américain et européen, il a fallu satisfaire des sensibilités différentes et des normes distinctes.Sur la première version, les pieds étaient repliables.Pour répondre aux exigences de sécurité des normes européennes et réduire la dimension de l\u2019emballage aux fins de la distribution aux États-Unis, les pieds sont désormais fixes et assemblés par l\u2019acheteur.Un détail parmi mille autres.Question de réduire les tracas à la frontière, AGE Design vient de conclure une entente avec un entrepôt du New Jersey, qui répond aux commandes américaines.une chaise à la fois, parce qu\u2019aucun magasin ne veut immobiliser espace et capital dans un inventaire.«Notre salut passerait par la sortie d\u2019un deuxième et d\u2019un troisième produit, pour qu\u2019on puisse parler de gamme», soutient le designer.Leurs espoirs reposent sur \u2014 dans \u2014 un berceau oblong en fils d\u2019acier chromé, muni d\u2019un arceau comme une anse sur un couffin.Ses deux pieds trapézoïdaux peuvent recevoir des patins de bois qui le transforment en berceuse.La pureté des lignes, le contraste entre la finesse de la structure et le confort du généreux coussin ont séduit, lors de la récente exposition où un prototype a été présenté.L\u2019effet «wow», encore.La gestation est presque à terme \u2013 il reste à réduire les coûts de fabrication.x CHAISES HAUTES HILO PHOTOS FOURNIES PAR AGEDESIGN Qui a dit que le lunch dfaffaires etait une bete dfinterieur ?Quand les beaux jours sont comptes, comme chez nous, on profite de chaque rayon de soleil et de chaque brise douce pour manger dehors, al fresco, y compris ces repas ou lfon doit rencontrer collegues, clients ou amis pour le boulot.De belles terrasses qui proposent de la bonne cuisine, ou lfon peut discuter serieusement ou joyeusement, il y en a.En voici quelques-unes parmi les meilleures.Alors hop ! tout le monde dehors.Le repas dfaffaires sfaere ! LE REPAS DfAFFAIRES PREND LfAIR 1¨ La terrasse du chateau ramezay Pour la seconde annee, lfequipe du restaurant Club chasse et peche veillera durant tout lfete sur la terrasse installee dans les splendides jardins a lfarriere du chateau Ramezay dans le Vieux-Montreal.Au menu, grillades, salades, plats fins, desserts exceptionnels.Belle carte de vins.Pour un repas moderne, avec vue sur les fleurs et le potager.280, rue Notre-Dame Est Montreal (Le restaurant est a lfarriere du musee) 514-861-1112 www.leclubchasseetpeche.com 2¨Le Latini La terrasse du Latini est une option classique, qui traverse les annees sans broncher.Blottie dans un petit ilot de verdure qui fait oublier la proximite du boulevard Rene- Levesque, elle propose une cuisine italienne de grande qualite et sa cave a vin est exceptionnelle.Pas etonnant que la terrasse soit durant tout lfete un lieu ou lfon apercoit des personnalites influentes du monde des affaires, avocats, joueurs de hockey, vedettes du showbiz et cie.1130, rue Jeanne-Mance Montreal, 514-861-3166 3¨Le LemEac A Outremont, donc en retrait du centre-ville, plus discret, le Lemeac ouvre chaque ete une jolie terrasse cachee derriere des arbustes, ou lfon peut manger une cuisine bistrot classique et bien faite.On aime la salade nicoise avec longe de thon epicee ou la frisee aux lardons, oeuf poche et huile de truffe.Carte de vins interessante.Ambiance beaux quartiers.1045, avenue Laurier Ouest Outremont 514-270-0999 www.restaurantlemeac.com © Le dayLight Factory Pour un repas leger mais neanmoins de qualite, sur une terrasse contemporaine, on choisit le Daylight Factory, installe dans une ancienne manufacture toute en grands espaces, non loin de la Caisse de depot dans le Vieux- Montreal.Salades, sandwichs recherches, carpaccio en tous genres.Ideal pour les repas sans facetie dans une ambiance moderne.1030, rue Saint-Alexandre Montreal, 514-871-4774 www.daylightfactory.ca 1 3 2 TEXTE MARIE-CLAUDE LORTIE, PHOTOS DAVID BOILY Pour joindre notre journaliste mlortie@lapresse.ca 48 laPresseaffairesMagazine 4 Les fromages duQuébec triomphent.Gagnants Découpez cette page en aide-mémoire pour découvrir ces f romages uniques Kénogami Saguenay-Lac-Saint-Jean Fromagerie Lehmann GRAND CHAMPION Le Marquis de Témiscouata Bas-Saint-Laurent Fromage à pâte molle et croûte f leurie : Fromagerie Le Détour Cheddar doux Riviera Montérégie Cheddar doux (vieil l i 3 mois) : Laiterie Chal i foux inc.Kénogami Saguenay-Lac-Saint-Jean Fromage à croûte lavée : Fromagerie Lehmann Cheddar Île-aux-Grues médium Chaudière-Appalaches Cheddar mi-fort (viei l l i de 4 à 9 mois) : Société Coopérative Agricole de l \u2019 Î le-aux-Grues Le Ciel de Charlevoix Charlevoix Fromage bleu : La maison d\u2019affinage Maurice Dufour inc.Le Baluchon Mauricie Fromage biologique : Fromagerie F.X.Pichet Raclette de Compton au poivre Cantons-de-l \u2019Est Fromage aromat isé (avec particulaire) : Fromagerie La Station Alfred Le Fermier Cantons-de-l \u2019Est Design d\u2019embal lage pour vente au détail : Fromagerie La Station f romagesdici .com claude picher FiNaNceS puBliQueS Pour joindre notre journaliste cpicher@lapresse.ca ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE Tous les pays industrialisés ont été touchés par la crise économique et financière qui sévit depuis un an, mais ce sont les États-Unis qui ont le plus souffert.Tant pis pour eux, peut-on penser, c\u2019est leur faute.Les banques américaines, en misant sur le crédit facile plutôt que sur la solvabilité des emprunteurs, sont les premières coupables de la calamité.Et les consommateurs américains, en s\u2019endettant de façon irresponsable en rêvant à la valeur future de leurs propriétés, doivent aussi recevoir une part du blâme.N\u2019empêche que les résultats sont catastrophiques.Le déficit budgétaire du gouvernement, à près de 2000 milliards de dollars cette année, est devenu un cauchemar.En tenant compte de la taille des deux pays, c\u2019est six fois plus grave que ce que le Canada a connu en 1993, au pire de la crise des finances publiques.Sur le terrain, c\u2019est la désolation: des millions d\u2019Américains vivent dans la crainte de perdre leur maison, leur emploi, leurs épargnes, leur caisse de retraite.Dans ces conditions, on peut bien se demander si cela ne signifie pas le commencement de la fin pour l\u2019orgueilleux empire américain, qui a dominé l\u2019économie mondiale sans partage depuis l\u2019implosion de l\u2019empire soviétique il y aura bientôt 20 ans.Le déclin de l\u2019empire américain semble d\u2019autant plus certain qu\u2019il doit maintenant faire face à un nouveau et redoutable concurrent, la Chine.N\u2019enterrons pas trop vite le géant.Même meurtrie et affaiblie, l\u2019économie américaine demeure, et de très loin, la première économie mondiale.Le niveau de vie des Américains et celui des Chinois ne se comparent même pas.Le PIB par habitant, même en tenant compte de la crise, se situe à 47 000$ aux États-Unis, contre seulement 6000$ en Chine.Ce n\u2019est pas tout.À elle seule, la taille de l\u2019économie américaine est comparable aux économies du Japon, de l\u2019Allemagne, du Royaume-Uni, de la France, de l\u2019Italie et du Canada réunies.Récession ou pas, c\u2019est un morceau avec lequel il faut compter.Non seulement l\u2019économie américaine reste-t-elle la plus riche et la plus importante de la planète, mais elle possède un atout considérable : une énorme capacité fiscale, à peine entamée.On connaît tous, au Canada, les pénibles sacrifices qu\u2019il a fallu consentir pendant des années pour atteindre le déficit zéro: hausses de taxes, compressions dans les services publics et dans les transferts aux provinces, entre autres.Or, on vient de voir que la situation actuelle, aux États-Unis, est six fois pire que celle du Canada dans les années 90, toutes proportions gardées.Pourtant, les États-Unis pourraient s\u2019en tirer sans trop de sacrifices.Il n\u2019existe pas de taxe de vente fédérale au sud de la frontière (les taxes de vente que vous payez sur vos factures, lorsque vous voyagez aux États-Unis, sont perçues par les États).Il suffirait d\u2019imposer temporairement une taxe de vente fédérale de 10% sur les dépenses des consommateurs pour supprimer le déficit en deux ans.En deux ans.Cela ne se fera probablement pas.Les Américains, qui sont les contribuables les moins taxés du G7, se considèrent néanmoins surtaxés, et l\u2019idée d\u2019une nouvelle taxe ne passerait pas le test de l\u2019opinion publique.N\u2019empêche : l\u2019exemple démontre la prodigieuse capacité fiscale du pays.Enfin, les administrations Bush et Obama ont mis sur pied des programmes de relance d\u2019une ampleur sans précédent.Toutes proportions gardées, les centaines de milliards qui ont été investis dans l\u2019économie américaine ou qui le seront prochainement dépassent largement les dépenses du New Deal dans les années 30.Certains experts prétendent qu\u2019il en faudrait beaucoup plus.Peut-être.Il n\u2019en demeure pas moins que l\u2019effort de relance est d\u2019une ampleur inédite, et qu\u2019il aura inévitablement un impact.Voilà pourquoi il faut être prudent avant d\u2019annoncer le déclin de l\u2019empire.De ce côté-ci de la frontière, nous avons même tout intérêt à ce que l\u2019empire guérisse vite : un emploi sur trois, au Canada, dépend du consommateur américain.Est-ce le déclin de l\u2019empire américain?50 laPresseaffairesMagaziNe è . ET ACTION! Nous partageons votre vision La premièrebanque des entreprisesduQuébec vous offredes services adaptés à vos besoins.Financement, placement, transfert d\u2019entreprise : nos spécialistes vous accompagnent, du lancement jusqu\u2019à l\u2019expansion internationale.1 877 394-6611 bnc.ca/affaires "]
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