La presse, 5 décembre 2009, P. Plus - Forum
[" APRÈS LE 18e TROU LA CHRONIQUE DE LYSIANE GAGNON PAGE 5 VINGT ANS DÉJÀ L\u2019ÉDITORIAL DE NATHALIE COLLARD PAGE 4 PLUS FORUM GRANDS REPORTAGES, ANALYSES CARICATURES Revoyez toutes les caricatures de la semaine sur cyberpresse.ca/caricatures DOSSIER Suivez la visite officielle de Stephen Harper en Chine sur cyberpresse.ca/harper BLOGUE La meilleure façon d\u2019économiser à Noël : arrêter d\u2019offrir des cadeaux inutiles, propose Ariane Krol sur cyberpresse.ca/edito Le premier ministre Stephen Harper est aujourd\u2019hui à Shanghai.Il visitera le pavillon canadien que l\u2019on construit sur le site de l\u2019Exposition universelle 2010.Audacieux et imposant, ce pavillon accueillera des millions de visiteurs à compter du mois de mai.La Presse s\u2019est aussi rendue sur le chantier pour voir l\u2019évolution de l\u2019impressionnante structure créée par le Cirque du Soleil, et construite par la firme SNC-Lavalin.Elle a aussi rencontré Dashan, le Canadien le plus populaire en Chine, qui sera le commissaire général du Canada à l\u2019Expo.UN REPORTAGE D\u2019ÉMILIE CÔTÉ, À LIRE EN PAGES 2 ET 3.PHOTO ÉMILIE CÔTÉ, LA PRESSE CARICATURE L\u2019ACTUALITÉ VUE PAR CHAPLEAU PAGE 4 MONTRÉAL SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2009 *Le tarif s\u2019applique aux réservations effectuées au plus tard le 10 décembre 2009 (23h59, heure des Rocheuses) pour les vols effectués d\u2019ici au 9 février 2010.Les taxes additionnelles, les frais et les suppléments sont en sus, s\u2019il y a lieu.Sièges en nombre limité et pouvant ne pas être disponibles sur tous les vols.Nouvelles réservations seulement.Non remboursable.Offre pouvant être combinée avec d\u2019autres tarifs.Il est possible que certains vols ne soient pas offerts chaque jour de la semaine.Tarifs pour allers simples.Visitez westjet.com pour plus de détails.\u2020Des restrictions de poids et de taille s\u2019appliquent aux deux bagages enregistrés gratuitement.Visitez westjet.com pour plus de détails.Réservez maintenant sur westjet.com ou communiquez avec votre agent de voyages.PARCE QUE LE PROPRIO Y TIENT Vols sans escale pour Las Vegas.Ce n\u2019est pas du bluff.Réservez d\u2019ici au 10 décembre 2009.Voyagez d\u2019ici au 9 février 2010*.Las Vegas 99$ Cinq vols sans escale par semaine.Allers simples au départ de Montréal offerts à partir de: ENREGISTREZ GRATUITEMENT 2BAGAGES \u2020 PLUS L\u2019EXPO DE SHANGHAI ÉMILIE CÔTÉ SHANGHAI\u2014Zhang Jiang Tao travaille au chic restaurant Kathleen\u2019s, situé en haut du Shanghai Art Museum.De la terrasse sur le toit, on constate à quel point la ville de Shanghai est devenue un chantier de construction en vue de l\u2019Expo 2010, qui doit débuter dans six mois.Les grues se comptent par dizaines.«On a construit l\u2019équivalent de Manhattan en un an», indique Zhang.Shanghai est une ville commerçante et cosmopolite plus «libre que Pékin», explique le jeune homme de 25 ans.C\u2019est la ville des «espoirs» et de toutes les «possibilités», comme l\u2019était New York à l\u2019époque.Le père de Zhang, par exemple, a fait fortune en important des magazines étrangers.Son fils trouve toutefois que Shanghai se métamorphose trop rapidement en vue de l\u2019Exposition universelle.Zhang déplore le fait que plusieurs résidants soient expatriés en banlieue.«Nous avons besoin d\u2019équilibre », dit-il.Zhang a étudié en communication à Pékin et poursuivra sous peu ses études à Hong-Kong.Il espère aussi travailler comme traducteur à l\u2019Expo 2010.C\u2019est un événement unique pour les Chinois, souligne le jeune homme.«C\u2019est une façon de voyager partout dans le monde sans visa.» Zhang \u2013 qui connaît le Québec \u2013 nous pose des questions sur le pavillon canadien, avant de nous lancer.«Tu connais le slogan de l\u2019expo: Better city, better life?» De grandes attentes «Meilleure ville, meilleure vie.» À moins d\u2019être aveugle, impossible de ne pas voir le slogan à Shanghai tellement les publicités de l\u2019Expo 2010 tapissent la ville.«Touchez le futur», peut-on également lire un peu partout.Si on prévoit que l\u2019Expo 2010 sera la plus grande exposition universelle de l\u2019histoire, le Canada espère que son pavillon \u2013 conçu par le Cirque du Soleil et construit sous la supervision de la firme SNC-Lavalin \u2013 sera le premier choix des visiteurs.«Pour les Chinois, sky is the limit », lance le chargé de projet du pavillon canadien, Carl Grimard.On fait les choses en grand.On construit des lignes de métro, des autoroutes.Le site va être 100% accessible.» L\u2019ingénieur a fait visiter à La Presse et des représentants du ministère du Patrimoine canadien le site de l\u2019Expo, il y a un peu plus d\u2019un mois.Situé dans un ancien quartier industriel, au bord du fleuve Huangpu, le chantier de cinq kilomètres carrés est impressionnant.Il y a une large passerelle piétonnière surélevée qui fait presque trois kilomètres.Le pavillon chinois \u2013 une imposante pyramide rouge inversée \u2013 est pratiquement achevé.Le pavillon canadien est l\u2019un des plus avancés.«Nous sommes à côté de la place des Amériques et des pavillons américain et mexicain, indique M.Grimard.Nous avons une belle vue sur le pont et l\u2019eau.» L\u2019ingénieur, qui n\u2019avait jamais mis les pieds en Asie, habite Shanghai depuis janvier.Ses yeux brillent quand il parle du pavillon.«Ce sont les Jeux olympiques de la construction ici.Jamais dans ma vie, je ne vais travailler comme ça avec les meilleures entreprises de construction au monde.» Le chargé de projet supervise 160 employés chinois.«Ils sont fiers de travailler dans une grande entreprise internationale », souligne-t-il.La veille de notre visite, une petite fête a été organisée pour souligner 150 000 heures de travail sans accident sur le pavillon canadien.«On applique nos règles de santé et de sécurité, précise Charles Chebl, viceprésident principal de SNC-Lavalin Construction.Il y a eu un accident mortel sur un site voisin.» Une première pour le Cirque du Soleil Conçu par Johnny Boivin, du Cirque du Soleil, le pavillon canadien est en forme de «C», avec trois bras qui embrassent une place publique.Le toit blanc réfléchit la lumière et le fini extérieur en bois est fait de cèdre rouge canadien.Pour le Cirque et le gouvernement, c\u2019est une première collaboration.«Il fallait réussir à faire valoir notre vision artistique sur un projet énorme qui a des balises précises», explique la porte-parole du Cirque, Renée- Claude Ménard.Johnny Boivin devait s\u2019inspirer du thème de l\u2019expo, «Meilleure ville, meilleur vie», mais aussi de celui du Canada: «La vie en ville: inclusive, durable et créatrice .» Le concept de la place publique lui est venu instinctivement.«Je pensais au Festival de jazz l\u2019été.C\u2019est comme si la ville désobéissait à ses règles.Il y a un métissage des populations, il y a de la musique un peu partout.» Johnny Boivin ne s\u2019en cache pas.«On travaillait pour le gouvernement, qui a des messages à passer.Je voulais réussir à aller chercher des choses qui sont vraies au sein de la population.» Le directeur de création n\u2019a rien laissé au hasard.Il devait par exemple inclure 164 «idées» du gouvernement dont «La ville est inclusive» ou encore «Les Canadiens sont ouverts au multiculturalisme ».Pour la première partie du pavillon, intitulée «Mémoires fondatrices », Johnny Boivin a donc pensé à un tunnel de lumière qui projette les «idées» en question sur les gens.«Ça va être assez sensoriel», dit-il.La deuxième partie du pavillon est «plus imaginative que politique ».«C\u2019est un lieu où j\u2019essaie de montrer le rôle primordial que joue l\u2019imagination, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un spectacle ou même d\u2019un pays.» Il y a trois installations : Aqua Magika, un bassin d\u2019eau dont la surface, tactile, sert d\u2019écran à des images inspirées de dessins d\u2019enfants.«On voit la ville idéale que serait celle des enfants», explique Johnny Boivin.Le bassin est surplombé d\u2019une sculpture de 700 tuyaux, qui présentera une chorégraphie visuelle de grands tableaux évoquant le rapport de l\u2019imagination à la ville.«Il y a ensuite Coeur urbain, un autre élément sculptural composé de 31 écrans sur lesquels sera présenté le panorama urbain canadien, explique Johnny Boivin.Le résultat est surprenant car les écrans sont eux-mêmes en volume.» Ensuite, les gens passeront pas une installation qui s\u2019appelle Vélocité.Ils seront invités à enfourcher un vélo LE CANADA SE PRÉPARE À L\u2019EXPO 2010 DE SHANGHAI UN SITE ET UNE VILLE ÉMILIE CÔTÉ PÉKIN\u2014Il a décidé d\u2019étudier le mandarin à l\u2019Université de Toronto, sans savoir qu\u2019aujourd\u2019hui, il ne pourrait marcher dans les rues de Pékin ou de Shanghai sans se faire accrocher par un admirateur.«C\u2019est pour ça que je suis retourné habiter au Canada», indique Mark Rowswell, connu par les Chinois sous le nom de Dashan.Dashan est une véritable star en Chine.Il fait du stand-up, anime des galas, comme il fait du théâtre et tourne des publicités.«Je ne me vois pas comme un entertainer ou comme un comédien.Je suis une personne médiatique », résume-t-il.Pour le gouvernement fédéral, il ne pourrait y avoir une meilleure personne que Dashan pour représenter le Canada en Chine.Après avoir été l\u2019attaché de l\u2019équipe olympique canadienne aux Jeux de Pékin, il a été nommé commissaire général du pays à l\u2019Expo 2010.«C\u2019est un grand rôle.Je suis comme Sylvie Bernier aux Jeux olympiques.Je suis le porteparole de toute l\u2019équipe.» RENCONTREAVECDASHAN, LEPLUSCHINOISDESCANADIENS Une star comme commissaire général Mark «Dashan» Rowswell PHOTO PC llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 5 DÉ C E M B RE 20 0 9 PLUS LfEXPO DE SHANGHAI EN CONSTRUCTION pour ápedaler dans lfimaginaire et lfinventiviteâ des meilleures pratiques urbaines canadiennes.Puis, avant de terminer la visite dans la place publique, le public verra un montage impressionniste realise par lfONF.áOn evoque notre relation a la villeâ, dit Johnny Boivin.Le createur devait tenir compte des prerogatives thematiques du gouvernement, mais aussi du flot prevude 31 000 visiteurs par jour et de 800 personnes a toutes les 20 minutes.Il devait calculer les distances marchees, les temps de chaque arret, etc.áCfest tout un defi creatif de faire comprendre un pays en 12 minutesâ, dit celui qui a travaille en collaboration avec la firme dfarchitectes Saia Barbarese Topouzanov et la boite de production Felix et Paul.áJe suis habitue de partir sur une page blanche, souligne Johnny Boivin.Faire du gros Canada avec des feuilles dferable, cela ne mfinteressait pas.Je voulais faire quelque chose dfartistique qui touche les gensâ, explique-t-il.¡¡¡ Malgre tout ce beau projet , le pavillon canadien nfest pas permanent, du moins pour lfinstant.áDans notre mandat, il y a le demantelement aussic Je nfen reviens pas chaque fois que je vois ca.(c) On ne pense pas a ca â, dit Carl Grimard, de SNCLavalin, qui prevoit que les travaux du batiment seront termines dfici la fin de lfannee.Quant a Johnny Boivin, son travail est termine et il pense avoir rempli sa mission.áJe voulais que le pavillon dfun pays qui se dit creatif soit vecu creativement.Je veux donner aux gens le gout du Canadaâ, conclut-il.MONTREAL AUSSI REPRESENTE Montreal, jumele a Shanghai depuis 1985, aura egalement un espace dans lfaire de lfExpo 2010 consacree aux ápratiques urbaines exemplaires de developpement durable â.Cfest lfhistoire derriere le Complexe environnemental de Saint-Michel .la transformation de lfancienne carriere Miron en parc nature sous la gestion de TOHU, la Cite des arts du cirque .qui sera presentee aux visiteurs.áLe Complexe Saint-Michel a gagne plusieurs prix â, souligne Michel Bissonnet, membre du comite executif de la Ville responsable du dossier de lfExpo 2010.áCfest la premiere fois que des municipalites sont invitees â, ajoute-t-il.Nous avons recemment interviewe Mark Rowswell dans un hotel de Pekin.Il etait accompagne de Wayne Scott, du ministere du Patrimoine canadien.áMark, cfest lfideal pour nous.Il est comme une vedette rock ici.â Quant a lfautre Canadien le plus populaire en Chine, le Dr Norman Bethune, il est mort en soignant les soldats de Mao.Le grand-pere de Mark Rowswell , un chirurgien, a aussi soigne les Chinois lors de la guerre civile.áMes grands-parents etaient venus en Chine dans les annees 20 quand une eglise anglicane de Toronto a finance la construction dfun hopital â, explique son petit-fils.áEn fait, jfai grandi en entendant parler de la Chineâ, dit Mark Rowswell.En 12e annee, le jeune Ontarien a travaille dans un magasin de photos, ou il a fait la rencontre dfune Vietnamienne dforigine chinoise.Peu de temps apres, le magazine Time sacrait Deng Xiaoping homme de lfannee et la Chine entrait dans son ere capitaliste.Des lors, Mark a flaire lfemergence de la Chine, tout en sfinteressant a sa langue et a sa culture.Il a decide dfetudier le mandarin a lfUniversite de Toronto.áJe ne savais pas trop si je voulais travailler au niveau diplomatique ou dans le monde des affaires.â Il est arrive dans lfempire du Milieu en 1998.áEn trois mois, jfetais a la tele et jfavais un nom: Dashanâ, raconte-t-il.Son personnage est ne dans un petit numero de theatre qufil a fait avec une Bresilienne dans un concours a la tele.Presque instantanement, les portes de la celebrite se sont ouvertes a lui.Aujourdfhui, Dashan est vu par les Chinois comme un des leurs.Sur son site internet, Mark Rowswell se decrit comme un áEast-meets-Westguy â et comme álfetranger le plus celebre de Chineâ.áJe suis vu comme quelqufun de lfendroit.Je suis deux cultures en uneâ, dit-il.áCe nfest pas vrai que je suis lfetranger qui parle le mieux le chinois, precise toutefois Mark Rowswell.Mon avantage est que je suis profondement impregne de la culture.Je parle le chinois de la rue.Pas le chinois academique.â LfExpo contre les Jeux olympiques Dashan se plait dans son nouvel emploi dfáambassadeur culturel â.Durant lfExpo 2010, il veut faire connaitre le Canada autrement que par ádes paysages nordiques et les chutes Niagaraâ.áCinq millions de visiteurs sont attendus au pavillon canadien.Cfest plus que lfaffluence dans tous les musees du Canada en un an, souligne- t-il.Le Canada veut frapper un grand coup.Les etrangers voient les Canadiens comme des gens aidants, mais ils ne voient pas necessairement le pays comme un lieu de haute technologie et de creativite.â Si les Jeux olympiques ont dure deux semaines, lfExpo 2010 durera six mois et attirera environ 95% de visiteurs chinois.áPour la Chine, les Jeux olympiques etaient la chance de donner un grand spectacle et de montrer au monde ce qufelle est devenue.La, les Chinois auront la chance dfen apprendre sur le monde.â PHOTO EMILIE COTE, LA PRESSE ILLUSTRATION CIRQUE DU SOLEIL LfEXPO 2010 EN CHIFFRES 200 pays representes 70 a 100 millions de visiteurs attendus au total 5,28 km2 a visiter 30 000 visiteurs attendus par jour au pavillon canadien PHOTO EMILIE COTE, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L S A M E D I 5 D E C E M B R E 2 0 0 9 P L U S 3 André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAUX DROITS RÉSERVÉS / serge.chapleau@lapresse.ca OPINION NATHALIECOLLARD nathalie.collard@lapresse.ca Il y a des douleurs qui ne s\u2019effacent pas.Polytechnique est l\u2019une de celles-là.Deux décennies se sont écoulées et le souvenir est toujours aussi vif, indélébile.Vingt ans plus tard, il est permis de se demander ce qui a changé, au Québec, depuis cette journée fatidique.Après une tragédie, on émet toujours le voeu que les victimes ne soient pas mortes en vain.On espère que la société tire au moins une leçon d\u2019un tel gâchis.Avons-nous tiré des leçons de Polytechnique?Prenons le dossier des armes à feu.La facilité avec laquelle un individu vraiment déterminé peut s\u2019en procurer une demeure troublante.Et voilà qu\u2019on s\u2019apprête à modifier les balises du registre des armes à feu.Seul héritage positif du drame de Polytechique, il avait été créé à la suite des pressions de Heidi Rathjen, elle-même étudiante à Poly au moment de la tuerie.Le gouvernement conservateur s\u2019apprête à le charcuter et au Québec, l\u2019indifférence est presque totale.La place des femmes en génie maintenant .Après Polytechnique, les universités, craignant un backlash, avaient redoublé d\u2019ardeur pour lancer un signal positif aux filles, leur répétant qu\u2019elles étaient les bienvenues dans les facultés de science.Or le génie demeure un bastion masculin.Les filles ne représentent que 11% de l\u2019ensemble des ingénieurs au Québec.Il y a toujours très peu de filles inscrites en génie.Un maigre 22% à Polytechnique l\u2019an dernier.Quant à la cause féministe, on peut dire qu\u2019elle a pris une débarque monumentale après le 6 décembre 1989.En partie par la faute d\u2019une poignée de féministes, c\u2019est vrai.Certaines réactions hyperémotives, mais surtout extrémistes, ont fait beaucoup de tort aux relations homme-femmes dans l\u2019esprit de plusieurs.Vingt ans plus tard, les mots d\u2019une des étudiantes visées par le tueur de Polytechnique, le «Nous ne sommes pas des féministes» de Nathalie Provost, résonnent encore dans l\u2019atmosphère.Des milliers de Québécoises en ont même fait leur credo.Et bien que des centaines de jeunes aient repris le flambeau, force est de constater que le mouvement des femmes au Québec a perdu son innocence ce jour-là.Depuis, être féministe est une étiquette beaucoup plus chargée, plus lourde à porter.Le seul dossier qui semble avoir un tant soit peu évolué est celui de la violence faite aux femmes.Elle existe toujours, c\u2019est vrai.Les statistiques montrent en outre qu\u2019il y a davantage de cas que par le passé.La bonne nouvelle c\u2019est que cette augmentation est due au fait que les femmes dénoncent davantage.Les études montrent aussi que les victimes de violence la subissent moins longtemps.Au moins une note positive.Car pour le reste, il n\u2019y a pas beaucoup de raisons de se réjouir.Les blessures de l\u2019École polytechnique sont encore fraîches.Cicatriseront-elles un jour?Vingt ans déjà Le seul dossier qui a évolué depuis Poly est celui de la violence faite aux femmes.CYBERPRESSE.CA LE BLOGUE DE L\u2019ÉDITO www.cyberpresse.ca/edito Bilan peu réjouissant par Nathalie Collard EXCLUSIFÀCYBERPRESSE Les victimes dont on ne parle jamais sur cyberpresse.ca/jamais Après la gifle, la manne chinoise L\u2019éditorial de Jean-Pascal Beaupré à lire demain sur Cyberpresse Les 20 ans de Polytechnique JUSTIN MASSIE L\u2019auteur est doctorant à Queen\u2019s University et chercheur associé à la chaire de recherche du Canada en politiques étrangères et de défense canadiennes de l\u2019UQAM.Le discours du président américain Barack Obama explicitant la politique afghane des États-Unis pour les deux prochaines années permet de contraster celle-ci avec celle adoptée par le gouvernement Harper.Par la voie de son ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, le Canada s\u2019est dit «ravi de la complémentarité » entre les objectifs américains et canadiens en Afghanistan.Or la politique afghane des États-Unis se veut beaucoup plus réaliste et cohérente, et définitivement moins ambitieuse que celle du Canada, aussi étonnant que cela puisse paraître.L\u2019objectif des États-Unis est le même depuis octobre 2001: «déstabiliser, démanteler et vaincre Al-Qaeda et ses alliés extrémistes », c\u2019està- dire les talibans situés en Afghanistan et au Pakistan.Quant au Canada, il s\u2019agit, toujours selon M.Cannon, de « construire une société stable, démocratique et capable de prendre sa destinée en main ».Notons d\u2019abord l\u2019omission du Pakistan des considérations canadiennes (Islamabad est pourtant au coeur de la politique américaine), et surtout l\u2019illusion du gouvernement Harper que l\u2019OTAN souhaite et sera en mesure d\u2019établir une démoc ratie autonome en Afghanistan d\u2019ici 2011.C\u2019est que M.Obama rejette la vision canadienne, qui met l\u2019accent sur la protection des femmes et des enfants, ainsi que sur la reconstruction politique et socioéconomique de l\u2019Afghanistan.Dans lesmots du président américain: «Je rejette ce scénario parce qu\u2019il établit des buts qui dépassent ce qui peut se réaliser à un coût raisonnable et ce que nous devons réaliser afin de défendre nos intérêts.» Car pour atteindre un tel objectif, conforme aux soidisant valeurs humanitaires des Canadiens, il faudrait un engagement politico-militaire indéterminé dans le temps, un investissement économique et des renforts civils et militaires qui dépassent les capacités américaines.Comment le Canada peut-il émettre des tels objectifs alors que même les États-Unis ne sont pas en mesure de les atteindre?La question demeure ouverte, mais l\u2019on peut supposer qu\u2019il s\u2019agit, pour le gouvernement Harper, d\u2019une stratégie de communication plutôt que d\u2019une politique afghane cohérente et articulée comme telle.Pour atteindre l\u2019objectif de contrer Al-Qaeda et ses sympathisants talibans, le président américain écarte également la stratégie d\u2019empreinte légère, consistant à un retrait du gros des troupes américaines au profit de frappes ciblées contre les insurgés.Il préfère le déploiement rapide de renforts au cours de 18 prochains mois afin d\u2019établir les conditions favorables au retrait éventuel des militaires américains: former l\u2019armée et la police afghanes, sécuriser les principaux foyers de population, ainsi que lutter contre le narcotrafic, principale source de revenu pour les insurgés.Là où Obama se distingue de George W.Bush et se rapproche du premier ministre canadien, c\u2019est par son désir de fixer une date de retrait des forces américaines.Tout en prenant soin de préciser que les conditions sur le terrain pourraient modifier sa stratégie de retrait et qu\u2019il n\u2019est pas question d\u2019abandonner les Afghans à eux-mêmes ensuite, Obama fixe à juillet 2011 le début de retour à la maison des soldats américains.Il s\u2019agit précisément de la même date prévue pour le début du retrait des Forces canadiennes.Harper avait-il donc raison de rejeter la conclusion de la commission Manley et de faire volte-face en annonçant le retrait des militaires canadiens à partir de l\u2019été 2011 et ce, près de deux ans avant son homologue américain?Une nuance majeure s\u2019impose: Harper ne considère pas que la situation sur le terrain importe pour le retrait des militaires canadiens.Quant à la nécessité de renforts afin d\u2019atteindre l\u2019objectif que se fixe l\u2019administration Obama, Harper est aussi catégorique : toute augmentation des forces étrangère se fera sans le Canada.Le gouvernement fédéral préconise une stratégie que récusent les États-Unis, qui consiste à espérer que le statu quo se transforme miraculeusement en situation favorable à l\u2019OTAN.Plus réaliste et cohérente La politique afghane du président Obama tranche avec la position plus ambitieuse du gouvernement Harper M.Obama rejette la vision canadienne, qui met l\u2019accent sur la protection des femmes et des enfants, ainsi que sur la reconstruction politique et socioéconomique de l\u2019Afghanistan.STEPHEN HARPER ARIANE KROL akrol@lapresse.ca Les accidents de la route ont causé 557 morts au Québec l\u2019an dernier.Des décès causés par une foule de facteurs.Pour améliorer ce bilan, la ministre des Transports a choisi de cibler les conducteurs dont le taux d\u2019alcool oscille entre 50 et 80 mg/100 ml de sang.Une solution facile, mais qui ne sera pas d\u2019une grande efficacité.Les chercheurs considèrent qu\u2019un chauffeur dont le taux d\u2019alcoolémie oscille entre 0,05 à 0,08 court un risque d\u2019accident plus élevé que s\u2019il était à jeun, car ses capacités sont affectées.Soit.Mais si on commence à s\u2019intéresser aux facteurs qui nuisent à la conduite, on va en trouver un bel assortiment.La fatigue.Les médicaments et les drogues.Les distractions de toutes sortes, y compris les systèmes mains libres, qui ne réduisent en rien le risque d\u2019utiliser un cellulaire.En réprimant uniquement l\u2019alcoolémie de 0,05 à 0,08, on ignore tous les autres facteurs.Ça ne les empêchera pas de causer des accidents.Un grand nombre de pays, et toutes les provinces canadiennes, ont déjà réduit leur seuil de tolérance à 0,05.Avec quels résultats?Plusieurs études ont constaté des progrès après de tels resserrements.Le hic, c\u2019est qu\u2019il est impossible d\u2019en attribuer le mérite aux seuls changements législatifs: une foule d\u2019éléments incitent les conducteurs à boire moins, ou pas du tout.Les campagnes de sensibilisation.La réprobation des pairs.Le risque d\u2019arrestation perçu.La réduction du seuil de tolérance n\u2019aura, au mieux, qu\u2019un impact très limité sur les comportements.Pour que les automobilistes s\u2019ajustent à ce changement, il faudra y consacrer beaucoup de ressources.Le publiciser de façon soutenue et, surtout, multiplier les opérations policières.Combien de drames seront ainsi évités?La ministre Julie Boulet affirme pouvoir sauver environ 45 vies par an.Le problème, c\u2019est que les informations pour évaluer les bénéfices potentiels de la mesure nous manquent cruellement.Québec l\u2019a pourtant dans sa ligne de mire depuis des années.Pourquoi n\u2019en a-t-on pas profité pour documenter l\u2019alcoolémie des chauffeurs à l\u2019origine d\u2019accidents graves?On aurait su combien d\u2019entre eux étaient dans la zone que l\u2019on veut cibler.La seule donnée éclairante dont on dispose, c\u2019est l\u2019alcoolémie des conducteurs décédés sur nos routes au cours des dernières années.Combien avaient entre 0,05 à 0,08 ?Moins de 3%.Au-dessus de 0,08?Plus de 30%.Dont 22% au-dessus de 0,15.Comme on le voit, il reste énormément de travail à faire dans le cadre juridique actuel.Le potentiel de sauver des vies y est 10 fois plus grand que chez cette nouvelle classe de délinquants qu\u2019on essaie de créer ! Fait à souligner: 60% de ces automobilistes qui sont morts n\u2019avaient aucune trace d\u2019alcool dans le sang.Pour éviter ces décès-là, il faudrait s\u2019intéresser à une foule d\u2019autres facteurs.Y compris aux transports en commun qui, s\u2019ils avaient été adéquats, auraient pu leur éviter de prendre leur auto ce jourlà.Malheureusement pour eux, c\u2019est moins simple que 0,05.Simple comme 0,05 Une solution facile, mais qui ne sera pas d\u2019une grande efficacité.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E DI 5 DÉ C E M B RE 20 0 9 LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Les autorités chinoises ont fait comprendre poliment au premier ministre Harper qu\u2019il avait mis beaucoup de temps à faire une visite officielle en Chine.M.Harper aurait pu accepter cette remarque sans dire un mot mais, comme un diplomate sans envergure, il a réussi à blâmer le premier ministre chinois de n\u2019être pas venu au Canada depuis près de cinq ans.\u2014 Jacques Audette, Longueuil À BIEN Y PENSER ROSE LEGAULT Le conjoint de l\u2019auteure est atteint de la maladie de Parkinson.La mort de Gilles Carle nous fait vivre d\u2019immenses émotions ! Je fais partie d\u2019un groupe de soutien de la société Parkinson du Québec, comme aidante de mon mari qui est atteint de la maladie de Parkinson.En tant que conjointe, je vis, nous vivons des événements extrêmement pénibles chaque jour.Toutes les images et photos de Gilles Carle qui nous ont été présentées depuis son décès nous confrontent à l\u2019immense épreuve que nous vivons tous.Personnellement, je n\u2019ai pas eu la joie ni le temps de goûter au plaisir d\u2019une vie heureuse avec mon mari, car deux ans à peine après notre mariage en 1995, il a été diagnostiqué de la maladie de Parkinson.Je l\u2019ai vu perdre ses capacités physiques, ses sens, bien sûr la parole\u2026 Je l\u2019ai vu dépérir psychologiquement, je le vois mourir un peu chaque jour depuis 10 ans.Quelle plaie que cette maladie! Je connais aussi des personnes d\u2019à peine 30 ans atteintes de cette maladie.Elles se battent avec acharnement pour vivre, elles ont un courage exceptionnel ! Les parkinsoniens sont fatigués de prendre des médicaments.Quand on pense qu\u2019ils doivent avaler des dizaines de pilules par jour pour être capables de fonctionner, c\u2019est invraisemblable! Le nombre de personnes atteintes augmente avec les années et malheureusement on n\u2019a pas encore trouvé la cause.C\u2019est ça qui m\u2019apparaît inacceptable ! Mon mari, que j\u2019adore, vit dans un CHLD depuis deux ans.C\u2019est le coeur déchiré que j\u2019ai dû accepter ! La vérité est qu\u2019il s\u2019est rendu compte de ma fatigue, de mon épuisement, surtout psychologique.C\u2019est alors qu\u2019il a demandé d\u2019aller en institution.Jamais je n\u2019aurai assez de reconnaissance pour sa générosité.Bien sûr, je le vois tous les jours, je continue de l\u2019accompagner pour les visites médicales.Il est encore capable de lire, de faire un peu d\u2019ordinateur et il participe à ma grande surprise, aux activités du centre.Ça, c\u2019est le bon côté ! Or, pour nous aidants-aidantes, l\u2019urgence n\u2019est pas tant l\u2019aide matérielle que le soutien à la recherche.Nous avons d\u2019excellents chercheurs à Montréal, mais leurs moyens sont très limités.Tant et aussi longtemps que l\u2019on n\u2019aura pas trouvé la cause de la mort des cellules qui produisent la dopamine, substance essentielle, on n\u2019avancera pas à améliorer le sort des parkinsoniens et malheureusement, on continuera à enrichir les compagnies de produits pharmaceutiques.Il faut donc d\u2019abord et avant tout, mettre l\u2019accent sur ce qui est le plus important pour les malades en premier lieu, et pour la société par la suite: la recherche.URGENTE, LA RECHERCHE! Il est inacceptable qu\u2019on n\u2019ait pas encore trouvé la cause de la maladie de Parkinson Mon conjoint, je le vois mourir un peu chaque jour depuis 10 ans.Quelle plaie que cette maladie ! JEAN LAVIGUEUR L\u2019auteur est président du comité spécial du conseil d\u2019administration de Cossette.À titre de président du comité spécial du conseil d\u2019administration de Cossette composé de quatre administrateurs indépendants, chargé de diriger le processus déclenché par l\u2019annonce par Cosmos le 20 juillet dernier de son intention d\u2019acquérir et d\u2019ensuite privatiser l\u2019entreprise à un prix de 4,95$ l\u2019action, il m\u2019apparaît essentiel de rétablir des faits, dans le contexte où certains remettent en question la qualité de la gouvernance dans ce processus.Les voici : \u2022 Le choix de Mill Road est l\u2019aboutissement d\u2019un long processus rigoureux, ouvert et transparent qui a démarré par une invitation de nos conseillers financiers expédiée à plus de 125 acquéreurs potentiels, tant financiers que stratégiques, dans le monde.Plus de 20 de ceux-ci ont répondu positivement à cet appel et ont signé un accord de confidentialité et un moratoire par lesquels ils s\u2019engageaient à ne pas lancer une offre hostile au cours du processus de révision stratégique formel, afin d\u2019avoir accès aux données confidentielles de Cossette pour évaluer notre organisation.À la fin du processus, des discussions ont eu lieu avec les firmes encore intéressées pour aboutir au choix de Mill Road qui offrait le meilleur prix, soit 7,87 $, représentant une prime d\u2019environ 59% sur le premier prix annoncé par Cosmos de 4,95 $ ; \u2022 Dès la fin septembre, nous avons offert à Cosmos d\u2019accéder aux informations confidentielles de Cossette, aux mêmes conditions que tous ceux qui y avaient eu accès précédemment.Cosmos a décliné cette offre, refusant de s\u2019engager à respecter un moratoire (voir commentaire de Sylvia Morin dans La Presse), confirmant ainsi son intention de demeurer hors du processus de révision stratégique formel afin de pouvoir faire leur offre hostile du 30 octobre dernier à un prix de 5,25$ l\u2019action; \u2022 L\u2019exigence d\u2019une condition minimum de 66 2/3% a toujours constitué une question d\u2019équité et de respect des actionnaires minoritaires.Nous voulons que toute transaction protège les actionnaires minoritaires et ne laisse ultimement personne sur la touche lorsque la majorité des actionnaires, autres que les initiés, l\u2019auront approuvée ; \u2022 La direction actuelle de Cossette ne peut en aucun cas bloquer une transaction et ne possède aucun veto.Si le conseil d\u2019administration accepte une offre supérieure à celle de Mill Road, la haute direction sera alors libre de voter comme elle l\u2019entend sans devoir appuyer la transaction avec Mill Road.Le comité s\u2019est assuré de préserver, encore aujourd\u2019hui, la possibilité de recommander une offre supérieure à celle de Mill Road ; \u2022 L\u2019octroi de 200 000 options à Claude Lessard, bien que mis en vigueur le 4 août dernier, découle d\u2019un processus d\u2019évaluation amorcé il y a plus de 10 mois, bien avant l\u2019annonce par Cosmos le 20 juillet 2009 de faire une offre hostile pour l\u2019acquisition de toutes les actions de Cossette.Il n\u2019y a aucun lien entre la décision de l\u2019octroi d\u2019options laquelle est reliée à la rémunération de M.Lessard, et le processus de révision stratégique de Cossette.Cet octroi s\u2019est fait dans le respect de toutes les règles pertinentes.De plus, ces options (pas plus que celles des autres membres de la direction) ne peuvent être votées en faveur de la transaction avec Mill Road et ainsi augmenter une position de blocage.Notre détermination et le temps nous auront donné raison puisqu\u2019aujourd\u2019hui, le prix offert aux actionnaires, à 8,10$ et sans condition, reflète beaucoup mieux la valeur fondamentale de notre organisation, maximise fortement la valeur pour l\u2019ensemble des actionnaires et découle directement de nos efforts.Il s\u2019agit là de notre première responsabilité et je crois que dans les circonstances, nous nous en sommes bien acquittés, exerçant notre jugement d\u2019affaires de bonne foi et dans le respect des règles de gouvernance.Un processus rigoureux et transparent Il n\u2019y a aucun lien entre la décision de l\u2019octroi des 200 000 options à Claude Lessard et le processus de révision stratégique de Cossette.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Rose Legault enlace son mari, Edmond Jones, atteint de la maladie de Parkinson.Est-ce une sorte de fascisme soft, ou le retour en force de la religion dans ce qu\u2019elle avait de plus répressif?Voyez ce pauvre Tiger Woods qui s\u2019humilie publiquement, confesse des «péchés» qui ne regardent personne, implore le pardon d\u2019une foule de gens à qui il ne doit pourtant aucune explication, tout cela au nom de la «transparence » qu\u2019on exige aujourd\u2019hui des vedettes.Cette transparence n\u2019a rien de clair ni de limpide, c\u2019est une loupe perverse qui traque ses victimes et les déshumanise.Est-ce, comme on dit, «la rançon de la gloire» que de forcer les célébrités à rendre des comptes au public sur des questions qui relèvent de leur intimité?Comme si la gloire était un cadeau immérité qui devait être payé par le renoncement à toute dignité humaine! Ce qui se passe, c\u2019est le sordide triomphe des sentiments les plus mesquins (l\u2019envie, la jalousie, le ressentiment, le voyeurisme) sur le respect le plus élémentaire de la vie privée d\u2019autrui.Loin d\u2019être une célébrité à la Paris Hilton, dont l\u2019unique occupation est d\u2019être précisément une «célébrité», Tiger Woods ne devait sa richesse et sa notoriété qu\u2019à son extraordinaire talent et à un travail acharné.Contrairement à tant d\u2019autres vedettes qui se mettent en scène constamment et vont jusqu\u2019à adopter des bébés exotiques pour faire parler d\u2019elles, il protégeait jalousement sa vie privée.On ne pourra jamais l\u2019accuser d\u2019être puni par où il avait péché, lui qui observait, en dehors des parcours de golf, une discrétion exemplaire.«La vie privée est politique», disaient naguère les féministes radicales, qui voulaient éliminer la complexité et les contradictions qui marquent les rapports humains.Nous vivons maintenant dans un monde où, avec Facebook, YouTube et la multitude de blogues animés par des gens cachés sous des pseudonymes, la culture du potinage a pris des dimensions exponentielles.Certains moralistes à la con reprochent à Tiger Woods d\u2019avoir été hypocrite en laissant ses commanditaires exploiter son image de bon gars.C\u2019est injuste.Tiger Woods n\u2019a jamais fait de discours en faveur de la fidélité conjugale.Son image de marque venait du fait qu\u2019il représentait le golfeur ultime, le meilleur praticien du sport le plus clean au monde.Comme le remarquait jeudi avec beaucoup de finesse notre collègue Paul Journet, «pour comprendre pourquoi Tiger donnait l\u2019illusion d\u2019être parfait, il faut comprendre son sport».Les grands athlètes ont souvent uncôté brutal ou voyou, surtout dans les sports d\u2019équipe et de contact (voyez Zenadine Zidane, LeBron James, Zdeno Chara\u2026).Le golf est un sport de gentlemen.On se serre rituellement la main au terme d\u2019une ronde, on aide les autres à chercher leurs balles égarées, on répare soi-même les dommages faits au terrain\u2026 Comme on joue fondamentalement contre soi-même, dans un relatif isolement (en dehors des tournois), la tricherie serait facile : déplacer une balle sans prendre une pénalité, «oublier» un ou deux points\u2026 Mais les vrais golfeurs ne trichent jamais.L\u2019éthique du golf est aussi rigoureuse que son étiquette.C\u2019est aussi le sport le plus intellectuellement exigeant qui soit, un sport qui demande, notamment, une capacité de concentration sans faille, une attention aux plus petits détails.Un jeu difficile, où abondent les frustrations.Il faut donc une totale maîtrise de soi et une patience à toute épreuve.D\u2019où, forcément, l\u2019image du champion golfeur comme un athlète appliqué, honnête\u2026 et presque parfait.Tiger Woods en était la plus magnifique incarnation.Il l\u2019est toujours.Ce qu\u2019il fait, une fois passé le 18e trou, ne nous regarde pas.Après le 18e trou La transparence qu\u2019on exige aujourd\u2019hui des vedettes n\u2019a rien de clair ni de limpide.C\u2019est une loupe perverse qui traque ses victimes et les déshumanise.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 5 D É C E M B R E 2 0 0 9 P L U S 5 MARC THIBODEAU SYNDICALISME Jean-Marie Gonthier se souvient comme si c\u2019était hier du 12 mai 1975.Les travailleurs syndiqués de la United Aircraft, devenue la Pratt and Whitney, sont en grève depuis 20mois mais l\u2019employeur ne veut pas donner suite à leurs récriminations sur l\u2019organisation du travail et les salaires.Le mouvement s\u2019essouffle.Plusieurs employés, épuisés par desmois de tension et de maigre pitance, se sont résignés, un peu gênés, à retourner à leur poste.M.Gonthier, qui est secrétaire de la section locale des Travailleurs unis de l\u2019automobile, décide avec le reste du bureau de direction syndical de frapper un grand coup en tentant d\u2019occuper une partie de l\u2019usine de l\u2019entreprise à Longueuil.«Il y avait des machines à contrôle numérique essentielles à la production.Comme l\u2019employeur ne réagissait pas à la perte de ses employés, on s\u2019est dit qu\u2019il réagirait peut-être à la perte de sesmachines», relate en entrevue l\u2019homme de 77 ans.Une trentaine de grévistes déterminés sont acheminés jusqu\u2019aux portes de l\u2019usine à bord d\u2019un camion qui fracasse une clôture de sécurité.«Ils sont rentrés en faisant du bruit et en criant.Les scabs qu\u2019il y avait là, ça sortait.C\u2019était de toute beauté», se souvient M.Gonthier, qui était chargé de mobiliser des centaines de syndicalistes réunis dans un aréna voisin pour bloquer, par solidarité, la rue et freiner l\u2019arrivée des autorités.À coup de pelle Le face à face tourne rapidement à l\u2019affrontement violent.Les voitures de plusieurs employés de l\u2019usine qui ne participent pas à la grève sont vandalisées, transformées en décapotables à coups de bâtons de baseball.Les policiers qui arrivent sur les lieux sont pris à partie.Les gaz lacrymogènes volent.«Quand ça part sur des folies comme ça, comment veux-tu contrôler ton monde?À un moment donné, un policier a sorti son gun.Un des gars lui a dit: \"Vas-y, tire, mon ostie! Tu vas tirer juste une fois!\" Un autre a donné un gros coup de pelle sur un agent.C\u2019était fou», dit M.Gonthier.Craignant le pire, le syndicaliste tente, sans succès, de convaincre le chef de la police de Longueuil de lui permettre d\u2019intervenir pour convaincre les occupants de l\u2019usine de se retirer.Les hommes réfugiés à l\u2019intérieur, qui ont «enlevé» un journaliste pour faire connaître leur action, sont sortis à coups de matraque lors d\u2019une intervention d\u2019une rare violence et arrêtés.Leur action est suivie, quelques jours plus tard, par une importante journée de manifestation à l\u2019échelle provinciale.Les grévistes de United Aircraft se résignent finalement à signer une convention collective qui ne répond guère à leurs demandes.«Mais c\u2019est quand même une victoire puisque la compagnie ne voulait carrément plus de syndicat», relate l\u2019ancien secrétaire.Victoire surtout parce que le conflit ouvre la voie à l\u2019adoption quelques années plus tard par le Parti québécois de la loi antibriseurs de grève, exceptionnelle en Amérique du Nord.Il entraîne aussi la généralisation de la formule Rand, qui permet aux syndicats de récolter automatiquement les cotisations des travailleurs de l\u2019entreprise, assurant du coup leur stabilité financière et leur autonomie.10$ pour deuxmembres sciés Un siècle plus tôt, même le plus fantasque des ouvriers n\u2019aurait osé imaginer un tel scénario.Le marché du travail est caractérisé par un laisseraller quasi complet dans lequel l\u2019employeur est roi et maître.Jusqu\u2019en 1872, ceux qui décident d\u2019unir leurs forces pour revendiquer de meilleures conditions de travail sont carrément passibles de prison.Les malheurs d\u2019un garçon qui a perdu un bras et une jambe dans une scierie à l\u2019âge de 12 ans témoignent des moeurs de l\u2019époque.Le jeune homme, réduit au chômage par son handicap, confie en 1887 à une commission d\u2019enquête fédérale «sur les relations entre le travail et le capital» qu\u2019il a reçu 10$ de son employeur en guise de compensation.Letravaildes enfantsdemeure alors très répandu au Québec.Selon l\u2019historien Léo Roback, ils constituent au début du siècle 6% de la main-d\u2019oeuvre de Montréal, fournissant «un réservoir supplémentaire particulièrement peu exigeant quant au salaire et soumis à une discipline très rude».La législation, souligne M.Roback, n\u2019était «tout simplement pas appliquée», notamment parce que les parents ne pouvaient se priver de ce revenu supplémentaire.Contexte idéal En 1900, la plupart des familles de la classe ouvrière, dans laquelle se retrouve la vaste majorité des travailleurs francophones, peinent à «joindre les deux bouts».Les salaires sont dérisoires et les périodes de chômage fréquentes.Le contexte est idéal pour favoriser une montée du syndicalisme et une multiplication des conflits de travail.Même si les employeurs peuvent compter sur l\u2019appui de la police et de la justice, les syndicats locaux, généralement apparentés à des organisations américaines, se multiplient.L\u2019Église se met de la partie en soulignant qu\u2019il existe un «droit naturel» pour les travailleurs de se regrouper en syndicats pour faire valoir leurs droits.«Les patrons ne sont alors pas du tout favorables à une telle approche», résume Jacques Rouillard, spécialiste de l\u2019histoire du syndicalisme québécois rattaché à l\u2019Université de Montréal.Les pontes religieux, qui se méfient des organisations syndicales internationales pour des raisons idéologiques, encouragent le développement d\u2019un «syndicalisme catholique» qui aboutit à la création en 1921 de la Confédérationdes travailleurs catholiques du Canada, ancêtre de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).Une «race» économe et industrieuse Les années 20 sont marquées par une période de forte expansion industrielle, alimentée, entre autres, par l\u2019influx de capital américain.Le gouvernement fait valoir auprès des investisseurs potentiels la main-d\u2019oeuvre «abondante» qui existe au Québec en insistant sur le caractère industrieux et économe de la «race canadienne-française».La Grande Dépression succède à des cycles d\u2019expansion et de récession, laissant les syndicats exsangues et les travailleurs mal en point.À Montréal en 1929, les deux tiers gagnent moins de 1300$ par année, soit près de 300$ de moins que la somme jugée nécessaire pour les besoins d\u2019une famille moyenne.L\u2019adoption à la fin des années 30 aux États-Unis du Wagner Act, qui oblige les employeurs à négocier une convention collective avec un «agent négociateur accrédité», jette les bases de réformes qui aboutissent en 1944 à l\u2019adoption d\u2019un arrêté formalisant les négociations syndicales.Les impératifs de production découlant de la guerre en cours en Europe favorisent aussi l\u2019adoption d\u2019une réglementation favorisant un climat de travail serein.Le mouvement syndical connaît après la guerre une importante expansion, malgré l\u2019opposition féroce du premier ministre MauriceDuplessis, qui n\u2019hésite pas à brandir le spectre du communisme pour justifier son approche répressive dans des conflits historiques comme celui d\u2019Asbestos.L\u2019arrivée des troupes de Jean Lesage marque une forme d\u2019aboutissement avec l\u2019adoption de plusieurs mesures progressistes en matière de relations de travail.Au dire de Léo Roback, «la Révolution tranquille a volé en quelque sorte le programme du monde ouvrier», laissant le mouvement syndical «bouche bée» face à l\u2019acceptation en bloc de ses principales revendications.Les choses se gâchent cependant rapidement dans l\u2019effervescence de la fin des années 60 et du début des années 70.«Il y avait un climat de travail d\u2019une violence qui n\u2019avait aucun bon sens», se souvient un membre de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), fondée en 1957.C\u2019est dans ce contexte que survient la grève des travailleurs de la United Aircraft, et la réforme en profondeur du Code du travail par le Parti québécois.Plafonnement La lune de miel avec la formation de René Lévesque ne durera qu\u2019un temps puisque l\u2019adoption, au début des années 80, de lois spéciales imposant d\u2019importantes réductions de salaire aux employés de la fonction publique jette un froid durable.Et constitue un sérieux revers pour le milieu syndical, aujourd\u2019hui en perte de vitesse.À leur apogée, les syndicats regroupent 40%des travailleurs québécois par rapport à 35% aujourd\u2019hui.Plusieurs facteurs expliquent cette tendance à la baisse, souligne Jacques Rouillard, qui évoque notamment le fait que la plupart des emplois créés aujourd\u2019hui se trouvent dans le secteur des services, plus réfractaire à la syndicalisation.L\u2019absence d\u2019amélioration des législations existantes a aussi affaibli le mouvement, indique le spécialiste, qui évoque par ailleurs l\u2019effet de la montée de l\u2019idéologie néolibérale.Dans les médias, les syndicats sont régulièrement montrés du doigt.D\u2019anciens chantres du mouvement comme le cinéaste Denys Arcand, qui a filmé à ses débuts le processus de syndicalisation des hôpitaux, les dépeignent comme des organisations corporatistes indifférentes au bien public.Un avis souvent entendu dans la population.Les travailleurs ont pourtant besoin plus que jamais d\u2019un mouvement syndical fort, souligne M.Rouillard, qui déplore l\u2019effritement des mécanismes sociaux de redistribution de la richesse.«Depuis 1980, les salaires réels (corrigés de l\u2019inflation) de la classe moyenne n\u2019augmentent pas.Le pouvoir d\u2019achat plafonne», souligne l\u2019universitaire, qui attribue une grande importance au cadre législatif dans l\u2019évolution des relations de travail au Québec.«Quand les conditions sont fixées librement par le marché, les travailleurs salariés sont perdants parce que l\u2019offre est toujours plus importante que la demande.Il a fallu une béquille, la protection législative, pour que les travailleurs puissent obtenir un rapport de force leur permettant de profiter de l\u2019enrichissement collectif», souligne l\u2019universitaire.Jean-Marie Gonthier n\u2019a pas besoin d\u2019être convaincu de l\u2019importance des lois dans ce domaine.Mais il craint que ses compatriotes ne soient pas aussi sensibles que lui à la question, en particulier par ignorance des batailles passées.«C\u2019est sûr qu\u2019on est content à chaque fois qu\u2019il y a un conflit de travail et que la loi antiscabs est utilisée.Mais je me demande combien de monde se rappelle que c\u2019est grâce à notre conflit qu\u2019on l\u2019a obtenue.La gloire est éphémère», ironise le syndicaliste.ILLUSTRATION DAVID LAMBERT, LA PRESSE MUTATIONS REVISITER LE QUÉBEC D\u2019HIER POUR COMPRENDRE CELUI D\u2019AUJOURD\u2019HUI La série Mutations est un rendez-vous hebdomadaire pour comprendre l\u2019évolution de notre société.De l\u2019environnement à la politique, en passant par le féminisme, la santé ou la culture, elle explore les grandes transformations du Québec à travers son histoire.UN HÉRITAGE TOUJOURS REMIS EN QUESTION CYBERPRESSE.CA Réagissez à cet article sur cyberpresse.ca/mutation En 1900, la plupart des familles de la classe ouvrière, dans laquelle se retrouve la vaste majorité des travailleurs francophones, peinent à « joindre les deux bouts».Les salaires sont dérisoires et les périodes de chômage fréquentes.Le contexte est idéal pour favoriser une montée du syndicalisme et une multiplication des conflits de travail.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 5 DÉ C E M 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