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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. La Presse Affaires
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2010-05-22, Collections de BAnQ.

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[" PORTFOLIOBIODIVERSITÉ DESALLIANCES AVEC LES ENTREPRISES PAGES 11 À 13 S&PTSX H11 521,35 +115,40 (+1,01%) S&P500 H1087,69 +16,10 (+1,50%) DOWJONES H10 193,39 +125,38 (+1,25%) PÉTROLE B70,04$US -0,76$US (-1,07%) DOLLAR H94,40¢US +0,75¢US LE STRATÈGE DE LA CAISSE ENTREVUE AVEC ROLAND LESCURE PAGE 6 LA PRESSE AFFAIRES BLOGUE La vie dans la bulle du centre commercial.Lisez Sophie Cousineau sur lapresseaffaires.cyberpresse.ca/cousineau EMPLOI Trucs et conseils pour votre recherche d\u2019emploi sur lapresseaffaires.cyberpresse.ca/emploi www.lapresseaffaires.cyberpresse.ca ENTREVUE Relisez les grandes entrevues de La Presse Affaires sur lapresseaffaires.cyberpresse.ca/entrevue CLAUDE PICHER CHRONIQUE LeprésidentBarackObama est pour.L\u2019Allemagne est pour, le Royaume- Uni est pour, la France est pour.Et le puissant Fonds monét a i re internat iona l aussi.Avec de tels appuis, il semblerait bien que l\u2019idée d\u2019imposer une taxe mondiale sur les banques a de bonnes chances de s\u2019imposer.Le projet est simple : cette taxe servirait à constituer un fonds de deux mille milliards de dollars, de quoi faire face à toute éventuelle crise financière comme celle que le monde vient de traverser, et qui a vu les gouvernements venir à la rescousse des banques aux frais des contribuables.Après tout , ce sont les banques qui ont déclenché le cataclysme, c\u2019est aux banques, et non aux gouvernements, qu\u2019il appartient de financer ce gigantesque fonds de prévoyance.Et puis voici qu\u2019entre en scène Jim Flaherty, ministre canadien des Finances, et qui risque de tout faire déraper.Cette semaine, le premier ministre Stephen Harper a catégoriquement appuyé son ministre: pas question pour le Canada d\u2019embarquer làdedans.Déjà, le Brésil, la Chine, l\u2019Australie se rangent derrière le Canada.La voie facile RUDY LE COURS La progression des prix et des ventes des détaillants milite en faveur d\u2019une hausse du taux directeur de la Banque du Canada, le 1er juin.En revanche, les inquiétudes causées par l\u2019ampleur de la dette de plusieurs pays de la zone euro de même que les lourdes tendances désinflationnistes aux États-Unis pourraient lui dicter d\u2019attendre encore un peu.De mars à avril, l\u2019indice des prix à la consommation (IPC) a bondi de 0,3% pour faire passer le taux annuel d\u2019inflation de 1,4% à 1,8%, a révélé hier Statistique Canada.Au Québec, le taux d\u2019inflation se situe à 1,9%.L\u2019IPC de référence, qui exclut huit composantes les plus volatiles et qui sert de baromètre de l\u2019évolution des prix, a aussi avancé de 0,3%.Son rythme annuel s\u2019accélère de 1,7% à 1,9%.Dans les deux cas, la hausse est un peu plus forte que prévu.Les coûts du logement, qui incluent l\u2019électricité et le chauffage, ont même bondi de 0,6 %.«Cette composante fortement cyclique a maintenant pris un virage au Canada, affichant sa première prog ression d\u2019u ne année à l\u2019autre en 11 mois », soulignent Yanick Desnoyers et Matthieu Arseneau, de la Banque Nat iona le.Le logement pèse 26,6% dans l\u2019IPC.Le mois dernier en fait, les prix ont progressé dans sept des huit composantes de l\u2019IPC, l\u2019exception étant les aliments, dont les prix ont reculé de 0,2%.Bref, le taux d\u2019inflation s\u2019approche de la cible de 2% fixée par la Banque du Canada, mais son taux directeur reste anorma lement faible.À 0,25% alors que l\u2019inflation de référence trotte à 1,9 %, il est , en termes réels, plutôt de -1,65%.BANQUE DU CANADA La hausse des taux toujours incertaine MARTIN VALLIÈRES L\u2019ambitieuse réforme réglementaire de la finance qui progresse au Congrès américain, après un vote positif du Sénat jeudi, pourrait avoir des retombées positives dans le milieu financier de ce côté-ci de la frontière.De l\u2019avis d\u2019analystes, les normes plus sévères et même restrictives qui s\u2019annoncent envers les banques et les grandes sociétés financières aux États-Unis pourraient les inciter à déplacer certaines activités à l\u2019étranger, à commencer par le Canada.«Le processus législatif de la réforme financière demeure incomplet à Washington.Mais, si elle a lieu selon le projet de loi voté au Sénat, je crois que ça procurerait un avantage concurrentiel à d\u2019autres places financières comme Toronto et Londres », selon Sherry Cooper, vice-présidente exécutive et économiste principale chez Marchés des capitaux BMO, filiale boursière de la Banque de Montréal.Par ai l leurs, comme le commerce des produits dérivés est une cible principale de la réforme discutée à Washington, la Bourse de Montréal, spécialisée en produits dérivés, pourrait soutirer quelques marrons du feu.Telle qu\u2019adoptée au Sénat et avant l\u2019harmonisation avec le projet de la Chambre des représentants, la réforme américaine imposerait de nouvelles normes beaucoup plus sévères sur les produits dérivés.Entre autres, les banques américaines devraient déléguer leur commerce de produits dérivés dans des filiales dotées d\u2019une capitalisation autonome et plus élevée.Aussi, les transactions de produits dérivés qui s\u2019effectuent en privé entre institutions financières, c\u2019est-à-dire de gré à gré, devraient désormais se faire par un intermédiaire établi.C\u2019est ce qu\u2019on désigne comme une «chambre de compensation» dans le jargon boursier.Or, ce type d\u2019intermédiaires spécialisés dans les produits dérivés, encore limités aux États-Unis malgré l\u2019ampleur du marché, fait déjà partie des mécanismes de marché gérés par la Bourse de Montréal.Réforme financière aux États-Unis Un plus pour le Canada >Voir RÉFORME en page 4 >Voir TAUX en page 4 >Voir VOIE en page 4 POUR LES COEURS SOLIDES FAUT-IL INVESTIR DANS LE SECTEUR PÉTROLIER MAINTENANT?PAGES 8 ET 9 L\u2019arrivée des médicaments biologiques est une bénédiction pour les patients atteints d\u2019une maladie grave.Mais en raison de leurs coûts élevés, ces traitements risquent d\u2019emporter certains régimes d\u2019assurances collectifs qui luttent pour se maintenir à flot.Où sont les bouées de sauvetage?UNDOSSIERSIGNÉ STÉPHANIEGRAMMOND ENPAGES2ET3 ASSURANCE MÉDICAMENTS UNETEMPÊTE MENACE LESRÉGIMES COLLECTIFS MONTRÉAL SAMEDI 22 MAI 2010 117, boulevard Bromont 450.534.4877 bromont 1965, aut.des Laurentides 450.686.9888 laval p h i l i p p e d a g e n a i s .com Obtenez jusqu\u2019à + additionnel en dollars dagenais sur présentationdecetteannonce + Obtenez en dollars dagenais Jusqu\u2019au lundi 24 mai * Les dollars dagenais sont applicables sur tout achat d\u2019accessoires au prix MPD.Voir détails en magasin.* - - - - *Meubles et produits sélectionnés.Ne peut être jumelé à aucune autre promotion et/ou rabais. HAUSSE DU COÛT DES MÉDICAMENTS STÉPHANIE GRAMMOND C\u2019e st le ca l m e avant la tempête.L\u2019augment at ion d u c o û t d e s médicaments au Canada a ralenti ces dernières années.Mais cette accalmie cache une puissante lame de fond qui risque de submerger certains régimes d\u2019assurances collectifs d\u2019ici deux ou trois ans.Au début des années 2000, l\u2019arrivée de médicamentsvedettes pour des maladies chroniques courantes avait entraîné des augmentations annuelles supérieures à 10%.Aujourd\u2019hui, le brevet de plusieurs de ces médicaments, comme le Lipitor, arrive à échéance.Et l\u2019utilisation de produits génériques moins coûteux permet de contenir la hausse annuelle du coût des médicaments autour de 5%.Mais une nouvelle vague approche.«Les promoteurs de régimes doivent désormais composer avec l\u2019utilisation accrue de médicaments de spécialité très coûteux», indique Pierre Étienne Tremblay, directeur chez ESI Canada, qui présentera la semaine prochaine son rapport 2009 sur les tendances en matière de médicaments.Les médicaments de spécialité englobent les médicaments biologiques ainsi que d\u2019autres médicaments très coûteux pour lutter contre le VIH et le cancer, par exemple.Les médicaments biologiques sont issus de matière vivante, ce qui rend leur processus de fabrication complexe et onéreux.Escalade des coûts «Au Canada, le coût total des médicaments de spécialité a augmenté de 14% en 2009, après une hausse de 17%en 2008.L\u2019augmentation est presque quatre fois plus forte que pour les catégories de médicaments traditionnels », dit Cory Cowan, d\u2019ESI Canada.Même s\u2019ils représentent moins de 1% des ordonnances, les médicaments de spécialité forment 16% des dépenses totales en médicament, par rapport à seulement 5,5% en 2000.Au Québec, leur utilisation est encore plus répandue: les médicaments de spécialité représentent 19% des dépenses.Trois médicaments biologiques figurent déjà dans le Top 10 des médicaments qui occasionnent le plus de dépenses au Québec.Le Remicade, un traitement pour la maladie de Crohn, arrive au deuxième rang, derrière le Lipitor.Et ce n\u2019est qu\u2019un début, car les sociétés pharmaceutiques concentrent leurs recherches sur les médicaments de spécialité.ESI s\u2019attend donc à ce que l\u2019escalade des dépenses en médicaments reprenne de plus belle d\u2019ici 2013.Effets secondaires Déjà, les effets se font sentir.«Peu de promoteurs de régimes privés d\u2019assurances en sont conscients, mais les hausses de primes d\u2019assura nce médicament s proviennent essentiellement de médicaments biologiques », note Johanne Brosseau , conseillère principale chez Aon Conseil.Elle cite le cas d\u2019un régime qui a encaissé une augmentation de 23% du coût des médicaments l\u2019an dernier.Or, les trois quarts de la hausse de 600 000$ étaient attribuables à une demi-douzaine de médicaments biologiques (Remicade, Betaseron, Rebif) et plus précisément au Remodulin, dont le coût annuel de 345 000$ expliquait à lui seul 57% de la hausse totale.Le Conseil du médicament vient d\u2019ajouter ce médicament contre l\u2019hypertension pulmonaire à la liste des médicaments couverts.Pour Mme Brosseau, cette décision arbitraire du gouvernement ne tient pas compte de la capacité de payer des régimes privés.«Cela pourrait même entraîner une certaine discrimination à l\u2019égard d\u2019un employé ou d\u2019une personne à charge qui réclame des médicaments coûteux», déplore-t-elle.Des régimes à bout de souffle Les effets secondaires sont particulièrement pénibles pour les petits groupes d\u2019assurés, même s\u2019il existe un mécanisme qui leur permet de partager les risques.En effet, lors de l\u2019implantation de l\u2019assurance médicaments universelle en 1997, le gouvernement a mis en place la Société de compensation en assurance médicaments du Québec.Son rôle est demutualiser les risques pour éviter qu\u2019un petit groupe d\u2019assurés soit écrasé par une réclamation très élevée.Mais le système de mutualisation craque.Au départ, les modalités étaient beaucoup plus avantageuses.Dans un groupe de 10 assurés et moins, dès qu\u2019un individu réclamait plus de 750$ par année, l\u2019excédent était mutualisé.Aujourd\u2019hui, le seuil de mutualisation s\u2019élève à 4800$.De plus, le coût annuel de la mutualisation est passé de 50 à 128$ pour un individu, et de 137$ à 354$ pour une famille.«Chaque année, ça coûte de plus en plus cher et ilyamoins de couverture.Et c\u2019est à cause de l\u2019augmentation du prix des médicaments.En ajoutant les médicaments pour l\u2019infertilité et des médicaments biologiques très dispendieux, ça va accélérer la détérioration de la mise en commun», prédit Patrick Desormeau, président du courtier d\u2019assurances Nexim Canada.Déjà, il a vu plusieurs petits groupes abandonner leur programme d\u2019assurances.«Des groupes de travailleurs au salaire minimum ne sont plus capables de supporter ces coûts-là.Ils vont retourner à la RAMQ», dit-il.Sauver les meubles Mais en laissant tomber leurs programmes d\u2019assurance médicaments pour aller vers le régime public de la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ), ces groupes doivent abandonner leur programme d\u2019assurances au grand complet.C\u2019est la loi : l\u2019un ne va pas sans l\u2019autre.Pour ne pas avoir à se priver totalement de leur programme UNELAMEDEFOND QUIMENACELESRÉGIMES D\u2019ASSURANCESCOLLECTIFS L\u2019arrivée des médicaments biologiques est une bénédiction pour les patients atteints de maladies graves, comme la sclérose en plaques.Mais les traitements coûtent de 15 000$ à 35 000$.et parfois au-delà de 300 000$ par an.La pilule est difficile à avaler pour des régimes d\u2019assurances qui sont déjà en mode survie.Même s\u2019ils représentent moins de 1% des ordonnances, les médicaments de spécialité forment 16% des dépenses totales en médicaments, par rapport à seulement 5,5% en 2000.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 Cet espace est un outil graphique qui nous permet de contrôler la qualité d\u2019impression de La Presse.Nos standards de qualité élevés ont permis à La Presse d\u2019entrer dans le prestigieux club des 50 quotidiens les mieux imprimés au monde (Newspapers Color Quality Club).Merci de votre confiance HAUSSE DU COÛT DES MÉDICAMENTS LE COÛT DES MÉDICAMENTS DE SPÉCIALITÉ Trois médicaments de spécialité figurent au Top 10 des médicaments qui occasionnent le plus de dépenses au Québec.d\u2019assurances, plusieurs groupes font des compromis .«On essaie de réinventer l\u2019assurance collective», lance Nathalie Gingras, associée chez Normandin Beaudry.Elle a vu des groupes laisser tomber leur assurance salaire de courte durée, pour se replier vers l\u2019assurance emploi du gouvernement.La prime d\u2019assurance était devenue trop élevée par rapport à leur salaire, d\u2019environ 40 000$.L\u2019an dernier, la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC) a pratiqué une médecine de guerre pour sauver son programme d\u2019assurances qui couvre environ 350 de ses membres et leur famille.En 10 ans, la facture annuelle de médicaments avait explosé de 170 000$ à 600 000$.La prime d\u2019assurance était devenue trop lourde.Un auteur qui gagnait 30 000$ par année devait y consacrer plus de 10% de son revenu brut.Pour abaisser la prime, la SARTEC a réduit l\u2019admissibilité du programme, modifié l\u2019assurance invalidité, relevé les franchises\u2026 Mais en 2009, la facture de médicaments a encore grimpé de 20%.«On a insuff lé un peu d\u2019oxygène, mais dans deux ou trois ans, ce sera la même chose.Et il n\u2019y aura pas grand-chose à faire», déplore Yves Légaré, directeur général de la SARTEC.Une question à 100 000$ Tout cela amène des questions que personne n\u2019ose soulever.Doit-on couvrir tous les médicaments, peu importe leur prix?Qui devrait en assumer le coût ?Dans certains cas, les nouveaux traitements constituent une percée extraordinaire.Par exemple, les médicaments pour la sclérose en plaques diminuent le nombre de crises aiguës et freinent l\u2019évolution de la maladie.«C\u2019est miraculeux! » s\u2019exclame la pharmacienne Pauline Ruel.Même si le traitement coûte environ 20 000$ par année, les bénéfices sont évidents.La question ne se pose pas.Mais ce n\u2019est pas toujours aussi clair\u2026 Par exemple, il existe de nouveaux médicaments pour la maladie de Gaucher qui coûtent plus de 300 000$ par année.Le traitement améliore légèrement la qualité de vie.Mais il n\u2019a pas d\u2019effet mesurable sur l\u2019évolution de la maladie.Devrait-il être remboursé?Le débat éthique reste à faire «On a encore deux ou trois ans devant nous.Au lieu d\u2019être Roger Bontemps, il faudrait en profiter pour mettre en place des mesures de contrôle», dit Mme Ruel.Cela signifie un plus grand recours aux médicaments génériques, une remise en question des honoraires des pharmaciens pour les assurés de régimes privés et la promotion d\u2019une utilisation plus raisonnable des médicaments et d\u2019habitudes de vie plus saine.Mais les assureurs ont-il la volonté d\u2019investir dans des programmes de contrôle des coûts?«Si l\u2019assureur le fait, il sera payé moins puisqu\u2019il est rémunéré en pourcentage du prix des réclamations, dit Nathalie Gingras.Il faut trouver des façons imaginatives de l\u2019inciter à le faire.» STÉPHANIE GRAMMOND À la clinique d\u2019infertilité OVO, plus de 400 couples sont prêts à commencer un processus de procréation assistée.Certains attendent depuis 18 mois que le coûteux traitement soit «gratuit », comme l\u2019a promis Québec.«Ils n\u2019ont pas les moyens d\u2019attendre.Ils sont à la limite de leur vie reproductive.Certains couples ont manqué l\u2019opportunité.C\u2019est dommage! » déplore le directeur médical de la clinique montréalaise, le Dr François Bissonnette.Or, ces couples ne sont pas les seuls à être déçus de la tournure des événements.Les régimes d\u2019assurances privés ont été étonnés d\u2019apprendre qu\u2019ils devraient assumer environ la moitié des coûts de la procréation assistée, qui pourraient atteindre 80 millions de dollars par année.Cela fera inévitablement grimper les primes.À terme, l\u2019ensemble des assurés pourrait payer 1% de plus par année.Gratuit ?Pourtant, le ministre de la Santé a toujours parlé d\u2019un programme «gratuit », prévoyant jusqu\u2019à trois cycles de fécondation in vitro.Adoptée en juin 2009, la loi devrait entrer en vigueur d\u2019ici la fin du printemps.De plus, le remboursement des traitements ne devait avoir «aucun impact sur les citoyens, sur les entreprises et en particulier les PME», comme le précisent les projets de règlements, publiés dans la Gazette officielle le 24 mars dernier.Or, le gouvernement a choisi d\u2019inclure les médicaments contre l\u2019infertilité à la liste de produits couverts par le Régime général d\u2019assurance médicaments (RGAM), à la grande surprise des régimes d\u2019assurances privés.Ceux-ci n\u2019auront pas le choix de couvrir ces traitements qui sont présentement exclus de la majorité des programmes.«Nous avons commencé à évaluer des médicaments.Mais ils ne seront pas sur la liste de juin», confirme Olivia Jacques, porte-parole du Conseil du médicament, l\u2019organisme qui établit la liste des médicaments assurés au Québec.Elle précise que les médicaments ne seront pas gratuits à 100%.Ils seront remboursés de la même façon que tous les autres médicaments au Québec qui sont soumis à une franchise et à une coassurance.Avec le régime public de la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ), les assurés doivent payer une franchise de 14,95$ par mois, et ils doivent assumer 32% du prix des médicaments, jusqu\u2019à une contribution annuelle maximale de 954$.Les régimes privés sont tenus aux mêmes règles de base, mais ils sont souvent plus généreux.80 millions par an La RAMQ n\u2019a pas encore évalué l\u2019impact du remboursement des traitements d\u2019infertilité sur les primes.Mais les assureurs privés sont formels: «Tôt ou tard, c\u2019est certain que ça va occasionner des augmentations de coûts pour nos clients», dit Johanne Goulet, première vice-présidente en assurances collectives chez SSQ-Vie.En tenant compte des chiffres actuels, SSQ-Vie estime que les primes vont augmenter de 0,5%.Mais l\u2019impact pourrait atteindre 1%, car la procréation assistée deviendra plus accessible.«Quand on décide d\u2019entrer dans une clinique de fertilité, il faut avoir jusqu\u2019à 30 000$ à investir.Selon les besoins, le coût des médicaments oscille entre 800$ et 5000$ par cycle», calcule Pauline Ruel, pharmacienne consultante pour des régimes d\u2019assurances privés.Pour trois cycles, le coût des médicaments s\u2019élève jusqu\u2019à 15 000$.D\u2019autres experts avancent un chiffre de 18 000$.En 2009, environ 2500 femmes ont eu recours à la fécondation in vitro, ce qui représente une facture de 32 millions de dollars, indique Karine Rivard, attachée de presse du ministre de la Santé Yves Bolduc.Mais ces chiffres augmenteront avec la gratuité.À terme, près de 7500 femmes par année pourraient tenter leur chance, pour une facture totale de 80 millions par an.Plusieurs provinces, comme l\u2019Alberta, ont mis en place des programmes spéciaux afin que les médicaments très coûteux soient financés par l\u2019ensemble de la population.Les traitements contre l\u2019infertilité auraient pu être financés à l\u2019aide d\u2019un tel programme, estime Johanne Brosseau, conseillère principale chez Aon Conseil.«Parions que le gouvernement a préféré ajouter les médicaments contre l\u2019infertilité au RGAM, dit-elle, afin que son choix politique soit financé par les régimes privés, qui assument la moitié des coûts des médicaments au Québec.» La procréation assistée fera grimper les primes Les régimes d\u2019assurances privés ont été étonnés d\u2019apprendre qu\u2019ils devraient assumer environ la moitié des coûts de la procréation assistée.2e rang Remicade (infliximab) Polyarthrite rhumatoïde, maladie de Crohn, autres 32000$/an 6e rang Enbrel (étanercept) Polyarthrite rhumatoïde, maladie de Crohn, autres 23000$/an 8e rang Avonex et Rebif (interféron bêta-1a) Sclérose en plaques 20000$/an D\u2019AUTRES MÉDICAMENTS DE SPÉCIALITÉ Temodal (Temozolomide) cancer (glioblastome) 25000$ Sutent (Sunitinib) cancer (adénocarcinome rénal) 65000$/an Sprycel (Dasatinib) cancer (leucémie myéloide) 62000$/an Tracleer (Bosentan) hypertension artérielle pulmonaire 48000$/an Sources : ESI Canada, Pauline Ruel llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 L A P R E S S E A F F A I R E S 3 LA PRESSE AFFAIRES À L\u2019AGENDA n PRÉVISIONS n RÉEL BPA: bénéfice par action K: millier M: million G: milliard POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com SUDOKU Source: Bloomberg 5 8 1 6 1 2 3 9 8 8 6 1 9 7 6 5 3 6 4 2 4 9 3 1 7 7 1 6 5 9 8 4 2 3 8 3 4 2 7 1 9 6 5 9 5 2 3 4 6 1 7 8 6 4 5 9 1 2 3 8 7 2 7 9 8 5 3 6 1 4 1 8 3 7 6 4 2 5 9 4 2 7 1 8 9 5 3 6 5 9 1 6 3 7 8 4 2 3 6 8 4 2 5 7 9 1 1682 1681 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque Chaque ligne, chaque colonne et chaque délimitée par un trait plus épais doivent les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre une seule fois dans une ligne, dans dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : TRÈS DIFFICILE Ce jeu une de Ludipresse.Pour d'informations, rendez-vous sur le les-mordus.com ou écrivez-nous info@les-mordus.com Par Fabien Savary VENDREDI 28 MAI Dépenses de consom.avril : 0,3% (É.-U.) mars : 0,6% Indice de confiance du Michigan (É.-U.) mai : 73,5 avril : 73,3 Mentor Graphics BPA 1T: -2¢US MARDI 25 MAI Confiance du consommateur (É.-U.) mai : 58,8 avril : 57,9 AutoZone BPA 3T: 3,58$US Cracker Barrel BPA 3T: 58¢US Medtronic BPA 4T: 88¢US LUNDI 31 MAI PIB réel (annualisé) (Can.) 1T: 5,7% 4T: 5,0% Marchés fermés aux États-Unis (jour du Souvenir) MERCREDI 26 MAI Biens durables (É.-U.) avril : 1,2% mars : -1,3% Ventes logements neufs avril : 2,2% (É.-U.) mars : 26,9% Banque Laurent.BPA 2T: 1,07$ Banque de Mtl BPA 2T: 1,09$ JEUDI 27 MAI PIB réel (É.-U.) 1T: 0,9% Banque CIBC BPA 2T: 1,48$ Banque Nationale BPA 2T: 1,49$ Banque Royale BPA 2T: 1,09$ Banque TD BPA 2T: 1,39$ LUNDI 24 MAI Marchés fermés au Canada (fête de la Reine) Ventes de maisons existantes (É.-U.) avril : 4,7% mars : 6,8% Campbell Soup BPA 3T: 51¢US un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d\u2019informations : www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com > Création d\u2019un «Bureau de protection des consommateurs financiers» pour surveiller et amender, si nécessaire, les pratiques de crédit aux particuliers.> Création de deux conseils de supervision, l\u2019un touchant les grandes sociétés financières et l\u2019autre les agences de cotation de crédit, qui impliqueront la Réserve fédérale et la SEC.> Interdiction de fusion ou d\u2019acquisition entre banques si le passif de l\u2019entreprise résultante excède 10% de celui de tout le système bancaire américain.> Obligation pour les banques à déplacer leur commerce de produits dérivés dans des filiales spécifiques et à capitalisation plus élevée, qui seraient soumises à une nouvelle réglementation.> Interdiction aux banques et leurs filiales d\u2019investir dans des sociétés de fonds de couverture ou spéculatifs (hedge funds) > Encadrement et surveillance accrus des agences de cotation de crédit par l\u2019entremise d\u2019un «Conseil spécial » supervisé par la SEC.Sources : Bloomberg, AFP LES FAITS SAILLANTS DE LA RÉFORME J\u2019entends déjà les cris d\u2019indignation : «On sait bien, Harper et les banques, c\u2019est copains-copains.» Pourtant, dans ce dossier, MM.Harper et Flaherty ont raison.À première vue, l\u2019idée de créer un fonds de prévoyance financé par l\u2019ensemble des institutions bancaires de la planète est alléchante.Mais cette voie facile, populaire pour ne pas dire populiste, passe complètement à côté du vrai problème.Elle comporte aussi deux inconvénients extrêmement dangereux: > C\u2019est un appel à peine voilé à l\u2019irresponsabilité et à l\u2019imprudence.Sans filet de protection, les banques américaines se sont lancées tête baissée dans des créances hypothécaires en misant sur la va leur future des propriétés plutôt que sur la solvabilité des emprunteurs.C\u2019est ce qui est à l\u2019origine de la crise.Imaginez ce qui se passerait s\u2019il existait un fonds de prévoyance de deux mille milliards.Comptez sur les banques les plus cow-boys pour s\u2019étirer le cou ; ce n\u2019est pas grave, si ça ne marche pas, le fonds va nous dépanner.> Il saute aux yeux que les banques vont refiler la taxe à leurs clients.Ce sont donc les consommateurs qui vont écoper, en payant des frais plus élevés et en subissant des diminutions de service.Les actionnaires aussi risquent de passer à la caisse.Or, justement, les principaux actionnaires des banques, ce sont les travailleurs et les épargnants, par l\u2019entremise de leurs caisses de retraite, fonds communs de placement, portefeuilles boursiers.À elle seule, la Caisse de dépôt et placement, le bas de laine des Québécois, a investi dans près d\u2019une centaine de banques et institutions financières dans le monde (incluant évidemment les six grandes banques canadiennes), et la valeur de ces placements frise les 2,5 milliards.Et le Caisse n\u2019est qu\u2019un acteur parmi les centaines de grosses institutions dans le monde qui gèrent les cotisations des futurs retraités.Ce n\u2019est pas tout .D\u2019un point de vue canadien, obliger les banques à financer un fonds de dépannage revient à les punir pour un péché qu\u2019elles n\u2019ont pas commis.S\u2019il est une chose que la crise financière a permis de constater, c\u2019est la solidité du système bancaire canadien.Contrairement à ce qui s\u2019est passé ailleurs, aucune banque canadienne n\u2019a fait faillite, ni même approché la faillite de loin.Aucune n\u2019a eu besoin de fonds publics pour surmonter la crise.Pourquoi?Parce que les banques canadiennes (c\u2019est aussi vrai pour les institutions de compétence provinciale, comme les caisses populaires) font l\u2019objet d\u2019un encadrement réglementaire strict.Si la même réglementation existait aux États-Unis, il n\u2019y aurait jamais eu de crise financière.L\u2019occasion est bonne pour rappeler que les banques canadiennes, contrairement à une opinion largement répandue, paient déjà beaucoup d\u2019impôts.À eux seuls, les impôts payés au fédéral et aux provinces par les six grandes banques constituent la principale composante de l\u2019impôt des sociétés.Au cours des trois dernières années, elles ont payé 24 milliards en impôts de toutes sortes (pour la même période, leurs profits après impôts se sont élevés à 46 milliards).M.Flaherty ne fait pas que s\u2019opposer à une éventuelle taxe mondiale.Il propose aussi une solution.Il faut que l\u2019ensemble du système bancaire international se dote, à l\u2019instar du Canada, d\u2019une réglementation qui oblige les banques à être suffisamment capitalisées, à éviter les créances douteuses, à miser sur la solvabilité des emprunteurs plutôt que sur leur valeur future.C\u2019est une voie plus complexe et plus ardue que de décréter une nouvelle taxe, mais c\u2019est là que se trouve la solution.Déjà, le Sénat américain, cette semaine, a approuvé une nouvelle série de mesures contraignantes à l\u2019égard des grandes banques du pays.C\u2019est un immense pas dans la bonne direction.La voie facile VOIE suite de la page 1 La maîtrise de l\u2019inflation à long terme exigerait qu\u2019il se situe plutôt aux environs de 3% quand la progression des prix atteindra 2%.L\u2019économie canadienne ne montre pas de signe d\u2019essouff lement comme sa grande voisine.En mars, la valeur des ventes au détail a bondi de 2,1%, leurs volumes de 2,2%, selon l\u2019agence fédérale.«La politique monétaire basée sur les taux directeurs près de 0% n\u2019est plus appropriée, souligne Benoit P.Durocher, économiste principal chez Desjardins.La demande intérieure est très vigoureuse, comme en témoignent les résultats de mars des ventes au détail.» Les économistes estiment que l\u2019économie canadienne a progressé de près de 6% en rythme annualisé au premier trimestre.La croissance a été de 3,2% aux États-Unis et de 0,2% dans la zone euro, au cours de la même période.Les perspect ives canadiennes sont éclatantes.Les mises en chantier et la création d\u2019emplois ont été fortes en avril.L\u2019indicateur avancé composite a progressé de 0,9% aussi, portant sa série d\u2019augmentations moyennes de 1% à 11 mois d\u2019affilée.Aux États-Unis, les pressions inflationnistes sont absentes.En fait, l\u2019inflation de base, qui exclut là-bas l\u2019ensemble des prix de l\u2019énergie et des aliments, est passée le mois dernier sous la barre de 1% pour la première fois depuis le milieu des années 60.La désinflation est bien installée.Certains prophètes de malheur reparlent de déflation, surtout si la reprise était compromise par l\u2019instabilité des marchés financiers et un assèchement du crédit.Bref, la désinflation américaine et la crise de la dette publique de plusieurs États de la zone euro sont susceptibles de freiner la Banque du Canada.Lorsqu\u2019elle a renoncé le 20 avril à son engagement conditionnel à geler son taux directeur jusqu\u2019au 30 juin, les marchés ont escompté à 100% une hausse dès le 1er juin.Cette proportion n\u2019était plus que de 25%, hier matin.C\u2019était avant que l\u2019Allemagne n\u2019adopte son engagement dans le plan de sauvegarde de la zone euro estimé à mille milliards de dollars et que les Bourses nord-américaines ne garrottent leur hémorragie.Les autorités monétaires devront donc scruter à la loupe les tumultes politiques et f inanciers, la semaine prochaine.La hausse des taux toujours incertaine TAUX suite de la page 1 «La chambre de compensation à Montréal fonctionne déjà très bien pour les dérivés négociés en Bourse.On n\u2019aurait qu\u2019à y ajouter une division des produits dérivés hors Bourse pour tenter d\u2019attirer des sociétés financières américaines», suggère Michel Nadeau, directeur de l\u2019Institut de gouvernances des organisations et analyste aguerri du secteur financier.À la Bourse de Montréal, le président, Alain Miquelon, n\u2019a pu être joint hier pour commenter l\u2019impact éventuel de la réforme réglementaire encore en gestation au Congrès américain.Mais, selon Jean Roy, analyste des marchés financiers et professeur à HEC Montréal, il ne faudrait pas surestimer cet impact de ce côté-ci de la frontière.«L\u2019avantage concurrentiel dont pourrait bénéficier le Canada après un tel resserrement réglementaire aux États- Unis devrait être limité », selon M.Roy.«D\u2019une part, il faut considérer que les financiers et les banquiers américains sont un peu chauvins à propos de la conduite de leurs affaires aux États-Unis.D\u2019autre part, même après la réforme américaine, le Canada ne deviendrait pas soudainement un paradis réglementaire comparé aux États-Unis.» Cela dit, même si le vote sur la réforme financière au Sénat est une étape cruciale, l\u2019administration Obama à la Maison- Blanche et les démocrates doivent encore négocier une version commune aux deux chambres du Congrès.Les élus ont un peu plus d\u2019un mois pour se mettre d\u2019accord avant les congés parlementaires de juillet, le tout dans un contexte d\u2019extrême nervosité des marchés financiers.Cette nouvelle loi pourrait donc être en vigueur avant le sommet des chefs d\u2019État des pays du G20 à Toronto, les 26 et 27 juin, et dont l\u2019un des grands dossiers sera la régulation financière.\u2013 Avec Agence France-Presse Réforme financière aux États-Unis : un plus pour le Canada RÉFORME suite de la page 1 Selon Jean Roy, analyste des marchés financiers et professeur à HEC Montréal, il ne faudrait pas surestimer l\u2019impact de la réforme réglementaire américaine de ce côté-ci de la frontière.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 801 AVIS LÉGAUX ORDRE est donné à Monsieur Michel L.Forget de comparaître au greffe de la Cour supérieure de la Californie située au 170 Park Center Plaza, San Jose, California 95113, USA, dans les 30 jours de la publication du présent avis dans le journal La Presse.Une copie de la requête introductive et des documents en support de cette requête ont été déposés au greffe à l\u2019intention de Michel L.Forget.À Montréal, le 22 avril 2010 710 OCCASIONS D'AFFAIRES ACHETONS participations d\u2019actionnaires minoritaires.Investissements GESPAQ Inc.www.gespaq.com 514-667-9780 AFFAIRES BOURSIÈRES Apprenez à négocier les actions/options, vivez de la bourse ou augmentez vos revenus.Résidence/bureau.Temps plein/partiel.Formation intensive et suivi personnalisé.\u2022 Cours Actions 1 semaine: Québec - 05 juin Mtl: 19 juin, 14 août, 25 sept.(anglais), 16 oct.\u2022 Cours Options 2,3 jours: Montréal - 21 août \u2022 Cours Investisseur Actif 1 jour:Mtl - 18 sept.514.666.0306 / 1.877.309.0123 www.daytradercanada.com Conférences éducatives gratuites à 19 h: Boucherville: 25 mai - Montréal 03 août Webinaire: 15 juin, 29 juin, 10 août (anglais) SABREVOIS SITE EXCEPTIONNELLE COLONIE DE VACANCES 300 pi.sur le bord du Richelieu Terrain 430 000 pi car.- 10 chalets 24 x 25 1 grange 80 x 42 - 1 caféreria 89 x 32 1 écurie 100 x 30 - 140 000 $ en bas de l\u2019évaluation municipale.Pierre St-Amand, courtier immobilier, RE/MAX Imagine L.P.Agence immobilière 514-726-1020 714 FRANCHISES La référence au Québec www.quebec-franchise.qc.ca 715 FINANCEMENT 1RE-2e HYP.rés., comm., ind.balance vente Dencol 514-342-1356 (agent protégé) PRÊTEUR PRIVÉ 514-944-2985 Hypothèque, Cas spéciaux.Réponse rapide.PRÊT HYPOTHÉCAIRE, 1ère et 2e, résidentiel, locatif, semi-comm., const.Réponse rapide.Sécur Finance 1-877-346-2620.Agent protégé.725 TENUEDE LIVRES, IMPÔT EXPERT COMPTABLE FISCALITÉ, ex-travaillant Ministère Rev., 41ans exp., particulier, autonome, corporatif, problème d\u2019impôt \u2022 514-352-9603 CE MARDI .BANC D\u2019ESSAI: lAToyoTA SIENNA Mardi dans L\u2019AUTO LA PRESSE AFFAIRES AGENCE FRANCE-PRESSE NEW YORK \u2014 L\u2019euro poursuivait sa hausse face au dollar hier, soutenu par le feu vert des députés allemands à la participation du pays au colossal plan européen de soutien aux états lourdement endettés de la zone euro.L\u2019euro valait 1,2583$US en fin d\u2019après-midi comparativement à 1,2482$US jeudi.La monnaie unique européenne progressait également face à la devise nippone, à 113,17 yens, contre 111,88 yens la veille.Le billet vert gagnait du terrain face au yen à 89,94 yens contre 89,62 yens jeudi soir.Le Parlement allemand a approuvé la participation du pays au vaste plan de soutien de la zone euro, pour lequel la contribution de l\u2019Allemagne s\u2019élève à 148 milliards d\u2019euros maximum.«Au moins, la participation de l\u2019Allemagne est assurée », a dit Samarjit Shankar, de BNY Mellon.« Les gens veulent voir des signes concrets de progrès, et la ratification allemande est un grand pas dans cette direction.Si, la semaine prochaine, on voit de nouveaux signes que des mesures d\u2019austér ité sont appliquées, que les pouvoirs publics parlent d\u2019une seule voix, sans désaccord entre les pays de la zone euro, cela va beaucoup aider.» « L\u2019optimisme s\u2019implante (sur les marchés) pour le moment, soutenu par l\u2019idée que les politiques vont réussir à maîtriser la situation », ont observé les analystes de Commerzbank.Les ministres des Finances de la zone euro se réunissaient hier à Bruxelles pour réf léchir aux moyens de renforcer la discipline budgéta i re, sous la pression de l \u2019Allemagne qui souhaite imposer de nouvelles sanctions controversées et la mise en faillite de pays trop endettés.Le président de l\u2019Union européenne (UE), Herman Van Rompuy, a assuré qu\u2019un « consensus» s\u2019était dégagé au cours de cette réunion pour appliquer «des sanctions » aux pays qui ne respecteraient pas à l\u2019avenir le Pacte de stabilité.Cependant, «les dirigeants européens doivent toujours faire face à des obstacles dans leurs négociations, et la peur d\u2019un défaut de paiement (de certains pays endettés) est toujours présente, ce qui implique que l\u2019euro pourrait tomber sous le plancher de résistance de 1,2135$US dans les semaines à venir », a prévenu Jane Foley, analyste chez Forex.com.Selon l\u2019analyste, en outre, « le marché est de plus en plus sensible aux signes montrant que le ralentissement de la croissance en Europe s\u2019étend au-delà de ses frontières », notamment à la Chine, qui pourrait repousser toute réévaluation du taux de change de sa monnaie tant que la croissance européenne reste à la traîne.L\u2019euro en hausse, l\u2019Allemagne approuve le plan d\u2019aide Depuis la fin d\u2019avril , les marchés financiers semblent déboussolés.Alors que la crise financière européenne continue de soulever les pires craintes, les gros investisseurs institutionnels ne savent plus où donner de la tête.On a l\u2019impression de revivre un retour à la triste période du bear market qui a notamment sévi de septembre 2008 au début de mars 2009.Il y a à peine deux semaines, Wall Street nous terrorisait avec la plus violente chute de l\u2019histoire boursière : un krach de 1000 points sur le Dow Jones en l\u2019espace de 10 minutes, suivi d\u2019une hausse explosive de 600 points dans les 10 minutes suivantes ou presque.Et cette semaine, Wall Street perdait de nouveau le nord et enregistrait de fortes secousses sismiques qui ont fait reculer les indices à des niveaux techniques dangereusement inquiétants.Depuis les récentes hausses d\u2019avril, la planète boursière est prise dans un tourbillon de négativisme qui s\u2019autoalimente, de 24 heures en 24 heures, de l\u2019Europe à l\u2019Amérique du Nord.à l\u2019Asie et ainsi de suite.Et ce négativisme fait le grand bonheur des spéculateurs manipulateurs qui engrangent des fortunes grâce aux fortes fluctuations des indices financiers.Qu\u2019arrive-t-il du commun des invest isseurs?Alors qu\u2019en avril, le commun des investisseurs croyait s\u2019enligner vers une seconde bonne année de rendement, voilà qu\u2019il se retrouve aujourd\u2019hui dans le rouge et de nouveau fort inquiet pour la santé de son portefeuille.Pour la énième fois en 10 ans, les investisseurs passifs (ceux qui laissent leurs placements boursiers et fonds communs suivre le marché) ne l\u2019ont pas facile avec la Bourse.Un petit rappel.Pour la période de 10 ans terminée le 31 mars 2010, le baromètre de la Bourse canadienne, le S&P/ TSX Composite, présente un modeste rendement annuel composé de 4,67%.C\u2019est à peine 1,3 point de plus qu\u2019un certificat de placement garanti de cinq ans.L\u2019investisseur passif ne peut pas dire que ça été payant de courir des risques avec la Bourse.Encore plus dramatique pour les investisseurs passifs qui ont misé sur les marchés étrangers : après 10 ans, ils se retrouvent dans le rouge.En effet , l \u2019indice le plus représentatif de Wall Street, le S,&P 500 de la Bourse de New York, présente un recul annuel composé de 4,15 %.Du côté des autres grands marchés mondiaux, ce n\u2019est guère plus enrichissa nt.L\u2019indice Europe MSCI affiche un rendement annualisé de -1,80% sur la période de 10 ans et l\u2019indice EAEO (21 pays développés d\u2019Europe, d\u2019Australasie et d\u2019Extrême- Orient) présente un recul annualisé de 2,29%.De plus, les boursicoteurs relativement actifs sur le marché, soit ceux qui engrangent une portion des profits accumulés sur papier au cours des périodes florissantes de la Bourse, devraient s\u2019en être tirés avec un intéressant rendement.Mieux encore : les investisseurs qui ont les nerfs assez solides pour accumuler des actions au cours des périodes de crise boursière sont habituellement grandement récompensés.Convenons cependant que ça prend non seulement du culot , mais également un portefeuille bien garni pour supporter un tel niveau de risques.Revenons à l\u2019actuelle correction baissière et voyons l\u2019ampleur des baisses enregistrées entre le haut de l \u2019année (atteint en avri l) et le creux enregistré hier à l\u2019ouverture des marchés nord-américains.> Dow Jones : de 11 291 à 9919 points (-12,2%) > S&P 500 : de 1221 à 1056 points (-13,4%) > NASDAQ: de 2537 à 2166 points (-14,6%) > S&P/TSX Composite : de 12 281 à 11 180 points (-9,0%) > S&P/TSX 60: de 721 à 660 points (-8,5%) > S&P/TSX Venture : de 1681 à 1393 points (-17,1%).Bien que les indices nordaméricains aient réussi hier à boucler la séance à des niveaux plus élevés qu\u2019à l\u2019ouverture, on n\u2019est pas sortis de la période trouble.Il faut s\u2019attendre à ce qu\u2019on revienne tester les creux d\u2019hier.Qu\u2019à cela ne tienne, des investisseurs actifs trouveront dans cette solide correction boursière une occasion en or de recommencer à refaire graduellement le plein d\u2019actions.Remarquez que les aubaines se font encore très rares dans la majorité des secteurs boursiers.Les plus «belles » corrections sont survenues dans le secteur de l\u2019énergie et celui des mines et métaux.Si vous faites partie des investisseurs optimistes qui veulent profiter de l\u2019actuelle déprime boursière, je trouve qu\u2019un des bons moyens d\u2019essayer de tirer son épingle de la Bourse est d\u2019investir dans les grands indices négociés (comme des actions) à la cote de la Bourse de Toronto.Voici mes trois indices préférés, avec le «haut » du mois d\u2019avril, le «bas» à l\u2019ouverture de la séance d\u2019hier et la correction qui en a suivi.> Le iShares S&P/TSX 60 Index Fund (symbole XIU) : 18,16$ à 16,60$ (-8,6%) > Le iShares MSCI EAFE Index Fund (symbole XIN) : de 14,11$ à 12,11 (-14,2%) > Le iShares S & P 500 Index Fund (symbole XSP) : de 19,20$ à 16,25$ (-15,4%) L e X IU repr é s ente la Bourse canadienne (et ses 60 grandes sociétés), le XSP la Bourse américaine (et ses 500 grandes compagnies) et le XIN les marchés étrangers (Europe, Australasie, Extrême-Orient).Tous ces indices sont couverts par rapport aux fluctuations de la devise canadienne.En période trouble, des investisseurs aguerris n\u2019hésitent pas à protéger leurs positions avec l\u2019achat d\u2019options de vente sur les mêmes indices.Les options de vente permettent de jouer gros tout en minimisant son risque à la baisse! L\u2019inconvénient ?La «prime» à verser pour acheter lesdites options de vente viendra réduire les profits potentiels.Pis après.Déboires boursiers ou occasions d\u2019achat?MICHEL GIRARD CHRONIQUE Les investisseurs qui ont les nerfs assez solides pour accumuler des actions au cours des périodes de crise boursière sont habituellement grandement récompensés.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 L A P R E S S E A F F A I R E S 5 Ce se!minaire offert par Disnat est pre!sente! a titre informatif seulement.Disnat se de!gage de toute responsabilite! quant a d\u2019e!ventuelles erreurs ou omissions et se re!serve le droit de modifier ou de re!viser, a tout moment et sans pre!avis, le contenu des pre!sentations.Les donne!es financie res et e!conomiques, y compris les cotes boursie res, ainsi que toutes analyses et interpre!tations de celles-ci sont fournies a titre informatif seulement et en aucun cas ne doivent e\"tre conside!re!es comme une recommandation ou un conseil d\u2019acheter ou de vendre toute valeur mobilie re ou instrument de!rive!.Disnat a obtenu le meilleur pointage parmi les sept firmes de courtage a commissions re!duites analyse!es dans l\u2019e!tude exclusive J.D.Power and Associates 2009 Canadian Discount Brokerage Investor Satisfaction StudySM.Cette e!tude exclusive mene!e aupre s de 2 696 re!pondants tendait a mesurer les expe!riences et la satisfaction des investisseurs a titre de clients.Les re!sultats de cette e!tude sont base!s sur les expe!riences et les perceptions des consommateurs sonde!s en mai et juin 2009.Les expe!riences peuvent varier.Consultez le site jdpower.com/ca Disnat est une division de Valeurs mobilières Desjardins (VMD), membre du Fonds canadien de protection des épargnants.* LES CONFÉRENCES ÉDUCATIVES Disnat \u2013 DayTrader Canada disnat.com/dtc ou 1 877 336-7296 RÉJEAN PAUL Fondateur et chef de la direction de DayTrader Canada Rive-Sud/Montérégie \u2013 25mai 2010 COMMENT TIRER PROFIT DES MARCHÉS D'AUJOURD'HUI 19 HEURES \u2013 Hôtel Mortagne, 1228 rue Nobel, Boucherville Venez discuter avec un spécialiste de vos stratégies d\u2019investissement lors du prochain événement Disnat-DayTrader Canada, animé par Réjean Paul, fondateur et chef de la direction de DayTrader Canada.Recueillez des astuces et des idées pour profiter plus efficacement des données financières.Apprenezàmaîtriser certaines règles simples d\u2019évaluation, de gestion de risque et de prise de décision en matière d\u2019investissement.C\u2019ESTMAINTENANT OFFICIEL.Disnat obtient le « Meilleur résultat en matière de satisfaction de la clientèle d\u2019investisseurs ayant recours aux services des firmes de courtage à commissions réduites » au Canada*, selon J.D.Power and Associates.C\u2019EST GRATUIT ! 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LA PRESSE AFFAIRES GRANDE ENTREVUE HÉLÈNE BARIL Sur la photo de sa page Facebook, le numéro deux de la Caisse de dépôt porte un chandail du Canadien.Arrivé au Québec il y a sept mois à peine, Roland Lescure s\u2019est découvert une passion pour le hockey, surtout à cause de son fils de huit ans.«J\u2019adore le hockey, lance-t-il au cours d\u2019un entretien avec La Presse Affaires.C\u2019est rapide, très technique et c\u2019est physique.Il se passe toujours quelque chose alors qu\u2019au soccer.» Le nouveau partisan du Canadien n\u2019a cependant rien du fan excité.Hyper calme, souriant, tenue impeccable, il a l\u2019assurance du financier issu des meilleures écoles.Même s\u2019il n\u2019aimait pas le hockey, Roland Lescure n\u2019aurait pas de problème d\u2019intégration à son nouvel environnement.Le métier de la finance et de l\u2019investissement se pratique de la même façon en Europe et en Amérique, à quelques détails près.«On se lève plus tôt ici, et on prend moins de temps pour déjeuner», a-t-il constaté.Pour le reste, Roland Lescure pense avoir trouvé auQuébec le meilleur de deux mondes.«En Europe, on aime bien réfléchir, discuter et débattre et on a parfois du mal à passer à l\u2019action.En Amérique, on est plus pragmatique et on aime aller droit aux résultats.Au Québec, on essaie d\u2019avoir un équilibre entre ces deux approches.» Dans son ancienne vie, chez Groupama Asset Management (actif de 88 milliards d\u2019euros), il était décrit comme un gestionnaire prudent.Il n\u2019aime pas trop.«J\u2019aime bien l\u2019adjectif raisonnable, rectifie-t-il.Si je veux donner aux déposants de la Caisse un rendement prudent, je vais leur donner 3,5%, qui est le rendement des obligations du gouvernement de 10 ans.C\u2019est prudent, mais ce n\u2019est pas ce que veulent nos déposants.» Le rendement désastreux de -25% de la Caisse de dépôt en 2008 a relancé le débat sur le niveau de risque que doivent prendre ses gestionnaires pour générer le rendement attendu par les déposants.La Caisse doit-elle courir le moins de risque possible pour protéger l\u2019avoir des futurs retraités?Roland Lescure croit que le niveau de risque est moins important que le type de risque.Le bon risque est celui qu\u2019on maîtrise, aime-t-il répéter.«On ne peut pas investir dans un projet d\u2019autoroute dans l\u2019ouest du pays ou au Brésil sans le comprendre parfaitement.Ça prend des équipes qui comprennent parfaitement ce qui se passe et pour ça, il faut de la recherche.C\u2019est un métier compliqué dans lequel il faut investir.» À la Caisse, M.Lescure, 43 ans, est responsable de la stratégie de placement, de la répartition de l\u2019actif du portefeuille global et de la recherche.Il supervise les équipes et les activités d\u2019investissement sur les marchés boursiers et joue un rôle-conseil dans les autres types de placement, comme les participations et l\u2019immobilier.Autrement dit, il s\u2019occupe de tout.Il corrige: «Je considère que mon métier n\u2019est pas d\u2019être un homme-orchestre, mais un chef d\u2019orchestre.» Sa performance et celle de la nouvelle direction de la Caisse sont suivies de près et les attentes sont grandes.Être soumis aux critiques des gérants d\u2019estrade et au feu de l\u2019opinion publique ne dérange aucunement Roland Lescure.Il a déjà eu son baptême des commissions parlementaires et il se prépare à retourner à Québec cette semaine.«C\u2019est la moindre des choses, dit-il.On est une institution publique qui gère 139 milliards.Qu\u2019on soit sous les feux de la rampe, qu\u2019on doive rendre des comptes, qu\u2019on soit examinés de près par les médias et par le pouvoir politique, ça me semble normal.» L\u2019important, c\u2019est que les gestionnaires puissent faire leur travail en paix.««Notre rôle à Michael (Sabia) et moimême, c\u2019est de faire l\u2019interface entre la Caisse et le monde et de s\u2019assurer que nos gestionnaires fassent leur travail.» Contrairement aux financiers purs et durs, Roland Lescure n\u2019est pas allergique à la politique.Au contraire.Au ministère français des Finances, il a participé aux négociations qui ont mené à la création de l\u2019euro.Il en est fier, même s\u2019il reconnaît que sa contribution a été modeste.«Entre nous, sans Roland Lescure, l\u2019euro serait quand même là aujourd\u2019hui», glisse-t-il.Il croit à la nécessité de l\u2019intervention politique.Plus que jamais, même.C\u2019est la principale leçon de la crise financière qui a plongé le monde en récession, selon lui.Dans la crise qui secoue la Grèce, ajoute-t-il, «ce qui a fait la différence sur les marchés financiers, c\u2019est des décisions politiques».Roland Lescure juge lui aussi qu\u2019il est devenu nécessaire de mieux encadrer le système financier.«En pleine crise, on a inventé le G20.Pour moi, c\u2019est une belle invention.Maintenant, il va falloir lui donner des règles et surtout la capacité d\u2019agir.» L\u2019Europe veut taxer les banques, l\u2019Amérique ne veut pas en entendre parler.Mais, peu importe les moyens utilisés, «il a va falloir un système financier un peu plus contraint» pour revenir à l\u2019équilibre.«Une économie équilibrée, ce n\u2019est pas une économie dans laquelle 30% des profits viennent du secteur financier, comme ça a été le cas au cours des dernières années.C\u2019est une économie dans laquelle la finance contribue à ce que l\u2019essentiel des profits vienne de l\u2019industrie.» ROLAND LESCURE LE GRAND STRATÈGE DE LA CAISSE DE DÉPÔT HÉLÈNE BARIL L\u2019acharnement du gouvernement fédéral à vouloir mettre sur pied une commission des valeurs mobilières unique au Canada alimente un vieux débat qui s\u2019est ravivé récemment, alors que les entreprises ont été appelées par le gouvernement du Québec à prendre position.Roland Lescure ne connaît peutêtre pas tous les détails de ce débat, mais il constate une chose: le système actuel fonctionne.«Je considère que le système actuel fait partie des atouts du Canada et du Québec », dit-il.Selon lui, si le Canada et le Québec font partie des économies qui ont le mieux résisté à la crise financière, c\u2019est grâce à ce système de réglementation en matière financière.«Moi, ce que je sais, c\u2019est que le système actuel fonctionne parfaitement », assure-t-il.L\u2019Europe a essayé sans succès de mettre en place un système de passeports.«Ce n\u2019est pas simple, mais ici il existe », constate-t-il.Toutes les provinces, à l\u2019exception de l\u2019Ontario, ont une entente de collaboration en matière de valeurs mobilières.Le système des passeports est un guichet unique qui permet aux entreprises de remplir ses obligations en matière financière dans sa province d\u2019origine, ce qui entraîne l\u2019approbation automatique des autres provinces.VALEURS MOBILIÈRES Ça fonctionne, pourquoi changer ?HÉLÈNE BARIL Dans la première semaine de mai, avant le sommet européen, la crise financière qui secoue la Grèce et toutes les économies d\u2019Europe a bien failli contaminer toute la planète.« La première semaine de mai a vraiment symbolisé le passage d\u2019une crise locale à une crise qui risquait de devenir globale », estime Roland Lescure, qui était il y a moins d\u2019un an, le responsable de la gestion de la firme française Groupama Asset Management.I l s\u2019en est fallu de peu, selon lui, pour que l\u2019économie mondiale rechute.« On blaguait autrefois au sujet de Kissinger (Henry, le secrétaire d\u2019État américain) qui se demandait quel était le numéro de téléphone de l\u2019Europe.Barack Obama l\u2019a trouvé, le numéro de téléphone de l\u2019Europe, et il a appelé régulièrement Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.» «Comme toujours en Europe, ça prend un peu de tension et c\u2019est vrai qu\u2019en Europe, il y a beaucoup de numéros de téléphone et que ça prend souvent des nuits de négociation», avant de trouver une solution.» Cette crise qui risquait de dégénérer a permis de réaliser qu\u2019il fallait faire quelque chose, dit-il.« Des mesures de sauvetage à court terme, mais aussi des mesures crédibles pour l\u2019avenir.» Obama qui téléphone aux leaders européens, c\u2019est pour lui « un bon signal » vers une coordination économique plus étroite au niveau international.« La mayonnaise commence à prendre.Est-ce qu\u2019on dit ça ici ?» CRISE EUROPÉENNE Un coup de fil important Sitôt nommé, le président de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, s\u2019est mis à la recherche de la perle rare qui pourrait relancer l\u2019organisation et lui redonner sa fierté.Il l\u2019a trouvée en France, où Roland Lescure a accumulé des expériences de travail au ministère des Finances et dans la gestion privée.Le nouveau premier vice-président et chef des placements est très à l\u2019aise avec ces lourdes responsabilités.«On est une institution publique qui gère 139 milliards.Qu\u2019on soit sous les feux de la rampe, qu\u2019on doive rendre des comptes, qu\u2019on soit examinés de près par les médias et par le pouvoir politique, ça me semble normal.» PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG Roland Lescure pense avoir trouvé au Québec le meilleur de deux mondes.«En Europe, on aime bien réfléchir, discuter et débattre et on a parfois du mal à passer à l\u2019action.En Amérique, on est plus pragmatique et on aime aller droit aux résultats.Au Québec, on essaie d\u2019avoir un équilibre entre ces deux approches.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 LA PRESSE AFFAIRES LIA LÉVESQUE LA PRESSE CANADIENNE Montréal ayant plus de difficulté que d\u2019autres régions à retrouver les emplois perdus durant la récession, le gouvernement québécois annonce des mesures touchant la formation et la reconnaissance des compétences, entre autres.C\u2019est une somme de 30 millions de dollars qui sera ajoutée sur deux ans aux mesures déjà annoncées dans le plan de relance de l\u2019emploi, ont annoncé hier le ministre de l\u2019Emploi et du Travail, Sam Hamad, et la ministre de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James.Le ministre Hamad a rappelé qu\u2019il y avait encore des problèmes d\u2019adéquation entre les besoins du marché du travail et les compétences des travailleurs disponibles, bien que cela fasse des années qu\u2019on connaisse le problème.Son ministère précise que le Québec a retrouvé 125% des emplois perdus durant la récession, alors que l\u2019île de Montréal n\u2019en a récupéré que 50%, soit 19 000 sur 37 900 emplois perdus.Montréal, la plus touchée « Pa rmi l \u2019ensemble des régions administratives du Québec, c\u2019est l\u2019île de Montréal qui a été la plus touchée par les pertes d\u2019emplois.Près des deux tiers des emplois perdus dans la province ont été recensés sur son territoire », écrit le ministère dans la documentation remise à la presse.Le taux de chômage y est d\u2019ailleurs passé de 8,7% en 2008 à 11,1% en 2009.Le min is t r e Hamad a avancé quelques ra isons qui pouva ient expl iquer ce phénomène, notamment la t rame indust r iel le de Montréal.Il cite un exemple : « L\u2019aéronautique.Pendant la crise, c \u2019est toujours en retard, la reprise de l\u2019industrie aéronautique.» I l ajoute le phénomène de la concentration de l\u2019industrie pharmaceutique, une industrie où il y a eu beaucoup de pertes d\u2019emplois.Diverses mesures seront donc mises de l\u2019avant, visant à développer les compétences des travailleurs, à multiplier les stages et à soutenir les chercheurs d\u2019emploi.«Chaque nouvel immigrant au Québec qui arrive à l\u2019aéroport, nous allons l\u2019accompagner de l\u2019aéroport jusqu\u2019à ce que cet immigrant soit sur le marché du travail.Ce suivilà est nouveau en termes d\u2019approche, parce qu\u2019on veut s\u2019assurer que cet immigrant ait toute la formation nécessaire, les compétences et, surtout, la chance de trouver un emploi », a expliqué le ministre Hamad.La ministre James , de son côté, a expliqué que des mesures d\u2019accompagnement toucheront plus particulièrement les immigrants, qui se trouvent souvent pris dans le cercle vicieux du «pas d\u2019emploi sans expérience et pas d\u2019expérience sans emploi ».Québec consacre 30 millions de plus pour l\u2019emploi à Montréal llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 L A P R E S S E A F F A I R E S 7 desjardins.com C\u2019est tout Desjardins qui appuie les entreprises.Une solide équipe composée de spécialistes de la finance est disponible afin d\u2019élaborer pour vous des stratégies novatrices répondant à vos besoins d\u2019affaires.Notre expertise est grande.Ce qui nous permet d\u2019avoir une vision globale de la situation et de vous aider à prendre les bonnes décisions.\u2022 Marché des capitaux \u2022 Syndication bancaire \u2022 Services internationaux \u2022 Service-conseil en fusion, acquisition et transfert d\u2019entreprise \u2022 Capital de développement et de risque \u2022 Montage financier \u2022 Placements \u2022 Solutions de gestion de la paie et des ressources humaines \u2022 Solutions de paiement pour les marchands \u2022 Solutions de cartes de crédit \u2022 Solutions en ligne \u2022 Programme Immigrants Investisseurs \u2022 Assurance et épargne collectives \u2022 Assurance de biens et responsabilité civile \u2022 Gestion de trésorerie \u2022 Gestion du patrimoine \u2022 Planification successorale \u2022 Services bancaires \u2022 Garde de valeurs et services fiduciaires llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 ILLUSTRATION JULIEN CHUNG, LA PRESSE PLUS-VALUE POUR MIEUX GÉRER VOS PLACEMENTS SEMAINE DU 16 AU 22 MAI 2010 PHOTO BERTHOLD STADLER, AP «La zone euro ne peut fonctionner que si nous adoptons une culture de stabilité, ce qui signifie avoir des finances solides et intégrer les critères du pacte de stabilité et de croissance.» \u2014 La chancelière de l\u2019Allemagne, Angela Merkel HÉLÈNE BARIL Investir dans les ressources naturelles n\u2019est jamais de tout repos.C\u2019est encore plus vrai pour les titres pétroliers, dont la valeur fluctue en fonction de l\u2019offre et de la demande de pétrole, mais aussi et souvent en raison de facteurs géopolitiques et d\u2019effets de change.Ce qui fait baisser actuellement le prix de l\u2019or noir n\u2019a rien à voir avec l\u2019offre et la demande.C\u2019est que les investisseurs, inquiets de ce qui se passe en Europe, ont jeté leur dévolu sur le dollar américain, qu\u2019ils jugent plus sûr que l\u2019euro.La hausse du dollar fait baisser le prix du pétrole, qui s\u2019échange en dollars américains.Le prix du pétrole est aussi entraîné à la baisse par les craintes que la crise européenne hypothèque la reprise économique mondiale et donc réduise la demande de pétrole.Voilà pour l\u2019explication de cette chute de prix inhabituelle en cette saison.La faiblesse actuelle du prix du pétrole et des titres pétroliers, proches de leur creux d\u2019un an, a de quoi ranimer l\u2019intérêt des investisseurs pour ce secteur complexe.Ceux qui n\u2019ont pas encore osé investir dans le secteur ont une bonne occasion de le faire, croient les spécialistes interrogés par La Presse Affaires.« Les t it res énergét iques comptent pour 26% de la capitalisation de l\u2019indice de la Bourse de Toronto», souligne Denis Durand, gestionnaire de Jarislowsky Fraser.Ceux qui n\u2019en ont pas pourraient saisir l\u2019occasion d\u2019en prendre jusqu\u2019à 15 ou 16% de leur portefeuille, estime-t-il.Normalement, c\u2019est à l\u2019automne et non au printemps que les titres énergétiques représentent une meilleure valeur, explique Denis Durand.Cette année fait exception, et les investisseurs peuvent en profiter maintenant, ou attendre un peu.«Moi, j\u2019attendrais encore un peu, parce que ça peut baisser encore», dit Denis Durand.La situation en Europe peut s\u2019aggraver, justifie-t-il.«Ce n\u2019est pas parce qu\u2019il y a maintenant un plan que le sauvetage va fonctionner.» Ce n\u2019est pas seulement le pétrole, mais l\u2019ensemble des marchés qui sont en train de se corriger, remarque de son côté Stéfane Marion, stratège à la Financière Banque Nationale.«C\u2019est lorsque l\u2019incertitude est à son maximum, comme c\u2019est le cas actuellement, que c\u2019est un bon point d\u2019entrée», précise-t-il.C\u2019est vrai pour les titres pétroliers, comme pour l\u2019ensemble du marché boursier.La situation actuelle peut être une bonne occasion d\u2019augmenter sa position dans le secteur pétrolier, selon Stéfane Marion.«Tout dépend de l\u2019horizon de l\u2019investisseur et de sa tolérance au risque», précise-t-il.Il faut en effet avoir le coeur solide pour supporter des prix qui jouent les montagnes russes.Il faut aussi un minimum de patience.À très court terme, la crise européenne va continuer de plomber le prix du pétrole, prévoit le spécialiste de la Financière Banque Nationale.À moyen terme, elle peut aussi ralentir la croissance économique mondiale.Une certitude L\u2019impact de la crise économique sur l\u2019économie mondiale reste à mesurer, mais dans cette mer d\u2019incertitudes, il y a quand même quelque chose de sûr.«On va encore avoir besoin de pétrole demain et après-demain.Ça ne fait aucun doute», dit Luc Fournier, gestionnaire d\u2019actions canadiennes à l\u2019Industrielle-Alliance.«Même si on est dans l\u2019inconnu à court terme, c\u2019est toujours vrai à plus long terme qu\u2019il faut acheter quand les titres sont dépréciés.» Selon lui, il y a actuellement «de bonnes valeurs» sur le marché, dont l\u2019investisseur avisé devrait profiter.Toutes les entreprises pétrolières, et notamment les plus grosses, en font partie, selon le gestionnaire, qui cite Suncor (SU) et Canadian Oil Sand (COS), deux titres inscrits à la Bourse de Toronto.Denis Durand suggère de son côté de regarder également vers les titres gaziers, comme EnCana (ECA) et Talisman (TLM).«Le prix du gaz naturel est à son plus bas et les perspectives d\u2019augmentation de la consommation sont bonnes», explique-t-il.À court terme, la baisse du prix du pétrole peut favoriser les titres d\u2019entreprises qui en consomment beaucoup, comme les sociétés de chemin de fer, les transporteurs aériens ou les camionneurs.Mais attention, prévient Denis Durand, c\u2019est une embellie qui pourrait être très temporaire.De façon générale, le gestionnaire de Jarislowsky Fraser est optimiste pour les titres énergétiques, et en particulier pétroliers.«La production de pétrole conventionnel est en baisse constante et des investissements dans les sables bitumineux sont reportés, explique-t-il.L\u2019exploration devient de plus en plus difficile.À long terme, on ne peut pas perdre.» SECTEUR PÉTROLIER COEURS FRAGILES Janvier 2010 F M A M 68 73 78 83 88 $US PÉTROLE Janvier 2010 F M A M 40 45 50 55 60 65 $US BP Janvier 2010 F M A M 60 64 68 72 $US EXXON Janvier 2010 F M A M 28 30 32 34 36 38 40 $CAN SUNCOR llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 L A P R E S S E A F F A I R E S 9 S U N C O R I M P E R I A L O I L T A L I S M A N B P S H E L L E X X O N SURLERADAR Chaque samedi, un financier différent répond à nos questions.Il donne sa lecture des marchés, offre son point de vue sur la Bourse et lance quelques conseils d\u2019investissement.Cette semaine, Christian Cyr, de Natcan.La résilience des sociétés HUGO FONTAINE Trois facteurs ou questions sont venus influencer le cours des marchés boursiers cette semaine, et ont fait en sorte que le sentiment est devenu beaucoup plus pessimiste qu\u2019il y a quelques semaines.Qu\u2019est-ce qui va arriver avec l\u2019euro et avec l\u2019Europe sur le plan fiscal et de l\u2019endettement de certains États ?Qu\u2019est-ce qui arrive avec la croissance asiatique, sera-t-elle toujours au rendez-vous ?Et qu\u2019est-ce qui arrive avec la maind\u2019oeuvre et l\u2019emploi aux États-Unis ?Je suis rarement les indicateurs économiques parce que la majorité d\u2019entre eux sont révisés par la suite.Je suis davantage les entreprises et les téléconférences.Une seule société en elle-même est un mauvais indicateur économique, mais il peut y avoir des éléments communs quand vous vous informez sur différentes sociétés, que ce soit des indications économiques ou des prévisions.Ce que je regarde aussi, ce sont les différentes tentatives de législation, aussi bien américaines qu\u2019européennes.Bien souvent, après un débordement comme on a en connu un aux États-Unis par exemple, on assiste au retour du balancier.Il pourrait y avoir un sentiment de punition exercé à travers la législation de l\u2019industrie bancaire ou d\u2019autres industries.Et comme les économies sont fragilisées, peut-être que les barrières commerciales deviendront un peu plus strictes.Ce pourrait être dommageable à moyen ou long terme.J\u2019éviterais les sociétés qui n\u2019ont pas de revenus, et encore moins des profits, par exemple des sociétés qui ont des projets en développement dans les secteurs minier ou énergétique.Ces sociétés ont besoin de capitaux.La source de financement a été fermée un bon bout de temps, s\u2019est rétablie récemment, mais pourrait se tarir de nouveau si les marchés restent fragiles.La recherche de financement, par l\u2019entremise d\u2019émissions d\u2019actions ou d\u2019emprunts bancaires, pourrait donc être bloquée à court ou moyen terme.Les marchés ont tendance à sous-estimer la résilience des entreprises.La majorité d\u2019entre elles sont en bonne santé financière et 2008 leur a servi d\u2019avertissement.Le niveau d\u2019endettement a généralement baissé.Les fonds de roulement sont beaucoup mieux gérés.Les sociétés ne bâtissent pas autant de stocks et sont plus strictes en ce qui concerne les coûts.C\u2019est une chose de dire qu\u2019une société sera en croissance année après année en termes de bénéfices, fonds autogénérés et de revenus, mais c\u2019en est une autre de penser que toutes les entreprises vont s\u2019effondrer.Dans un environnement où les gens paniquent, un investisseur discipliné peut dénicher de bonnes entreprises à de très bons prix.J\u2019achèterais des sociétés bien établies, peu importe le secteur.Pour la majorité des investisseurs, essayer de déterminer le moment propice pour l\u2019achat d\u2019une action, d\u2019une économie ou d\u2019un secteur donné est assez difficile.Je suggère aux investisseurs de choisir les entreprises avec lesquelles ils sont les plus confortables, qui ont un plan d\u2019affaires plutôt simple, et porteur de croissance.Donnez-vous une cible pour l\u2019acheter et une pour la vendre.Les occasions vont être là ou sont déjà là dans certains cas.Et il ne faut pas paniquer.Le plus dangereux, ce sont les réactions à court terme.Christian Cyr est premier vice-président, Petite capitalisation, chez Gestion de portefeuille Natcan.Natcan offre des services de gestion à une clientèle institutionnelle.L\u2019entreprise gère également plusieurs fonds communs de placement et portefeuilles de gestion privée.Elle compte près de 25 milliards de dollars d\u2019actifs sous gestion.À votre avis, quel est l\u2019événement le plus Q: significatif de la semaine en Bourse ?Que feriez-vous avec Q: 10 000$ à investir ?Quel placement Q: évitez-vous à tout prix ?Qu\u2019est-ce que les marchés sous-estiment Q: le plus présentement ?Quel indicateur surveillez-vous Q: le plus attentivement en ce moment ?UNGRAPHIQUEVAUT1000MOTS Inquiété par l\u2019endettement des gouvernements et les risques de bulle spéculative en Asie?La prochaine cohorte d\u2019étudiants à quitter les bancs de l\u2019université pourrait apaiser vos craintes.La production économiquemondiale grimpe de 2%pour chaque année ajoutée au taux de scolarité du globe, selon une étude publiée par l\u2019Université Harvard et la Banque asiatique de développement.Or, comme le montre l\u2019étude, le niveau d\u2019éducation augmente de manière constante depuis 50 ans.La population des pays en développement est celle dont le taux de scolarité a le plus augmenté depuis une décennie.\u2014 Source : Bloomberg Riches puisque instruits SCOLARITÉ MOYENNE \u2014 PERSONNES ÂGÉES DE 15 ANS ET PLUS 8 ans 7 6 5 4 3 2 1 0 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE HÉLÈNE BARIL Normalement, à cette période-ci de l\u2019année, le prix du pétrole est tiré à la hausse par une demande accrue.C\u2019est le début de ce que les Américains appellent la driving season, la période de l\u2019année qui s\u2019étend du long congé du Memorial Day, à la fin de mai, jusqu\u2019à celui de la fête du Travail, au début de septembre.Pendant ces quelques semaines où les déplacements en voiture se multiplient, la demande de produits pétroliers augmente et le baril de brut prend généralement une tendance ascendante.Cette année, la tendance semblait vouloir se reproduire.La reprise économique aidant, le prix du brut a dépassé les 85$US le baril au début du mois de mai et voguait allègrement vers les 100$US à mesure que l\u2019été approchait.Le prix du pétrole s\u2019est écarté de sa route habituelle au début du mois, en raison de la crise européenne et des signaux contradictoires en provenance de l\u2019économie américaine.Le brut a perdu 20% en moins d\u2019un mois et rien n\u2019indique qu\u2019il n\u2019ira pas encore plus bas.Le brut de référence (contrat de juillet) a fini la journée hier à 70,04$US, en baisse de 76 cents US.Il faut remonter à décembre 2009 pour trouver un prix aussi bas.Quand on parle de prix du pétrole, il y a autant de prévisions que de prévisionnistes.Certains le voient descendre jusqu\u2019à 40$US, d\u2019autres prédisent qu\u2019il atteindra rapidement les 200$US.Mais, à moyen et long terme, les perspectives restent favorables aux titres pétroliers, selon les prévisions les plus crédibles.Le département américain de l\u2019Énergie table sur un prix du brut en augmentation modeste mais constante sur son horizon de prédiction, soit jusqu\u2019en 2035.La semaine dernière, l\u2019économiste principal de Marchés mondiaux CIBC, Peter Buchanan, prévoyait que le prix du pétrole se maintiendrait sous le seuil des 100$US le baril au moins jusqu\u2019à la fin de 2011.Avec la faiblesse actuelle des prix, le temps est-il venu d\u2019investir dans les titres pétroliers ou d\u2019augmenter sa position dans le secteur?Nous avons posé la question à des spécialistes.La route sineuse du pétrole HÉLÈNE BARIL Au premier abord, l\u2019avenir du géant du pétrole BP paraît plutôt sombre.Voilà une société qui sera tenue responsable d\u2019un accident majeur qui a fait 11 morts et qui causé une catastrophe écologique sans précédent au large des côtes de la Louisiane.Et pourtant.«Ça reste un titre intéressant », estime Denis Durand, de Jarislowsky Fraser, même si la société risque d\u2019avoir une facture élevée à payer à la suite de ce désastre.Depuis la date de l\u2019explosion de la plateforme pétrolière, le 20 avril, le titre de BP est passé de 60,48$US à 43,45$US hier.La valeur de l\u2019entreprise a diminué de 30 milliards US, mais les coûts qui pourraient résulter de la catastrophe pour BP seront très inférieurs à cette somme, estime le gestionnaire.Dans le pire des cas, selon son estimation, ces coûts pourraient s\u2019élever à 10 milliards US.Ça veut dire que le marché a probablement puni BP trop sévèrement et que le titre pourrait rebondir.Luc Fournier, de l\u2019Industrielle-Alliance, avance lui aussi des raisons d\u2019être optimiste pour le titre de BP.«L\u2019impact d\u2019un tel événement sera de rendre le forage offshore plus difficile et de mettre un bémol sur l\u2019offre de pétrole », explique-t-il.Une offre restreinte signifie des prix plus élevés, dont les pétrolières profiteront, y compris BP.Si le forage offshore devient plus difficile, l\u2019industrie des sables bitumineux sera peut-être un peu moins mal vue aux États- Unis et ailleurs dans le monde, poursuit Luc Fournier.«Il y a peut-être de la valeur à aller chercher là », croit-il.Le cas BP S\u2019ABSTENIR LA PRESSE AFFAIRES MARC TISON Àla suite du décès de son mari, Suzanne a reçu l\u2019hiver dernier un chèque amputé de 28 000$.En voici la petite histoire.Son conjoint Robert est mort en décembre dernier, à l\u2019âge de 58 ans.Il avait adhéré en 1991 au programme de Régime de participation différée aux bénéfices (RPDB) de son employeur.Avec un tel régime, l\u2019entreprise partage une partie de ses bénéfices avec ses employés pour leur procurer un revenu de retraite.Au moment du décès de Robert, son RPDB contenait 78 256$.Le testament de Robert, rédigé en 2006, nomme Suzanne légataire universelle, et prévoit un legs particulier à son endroit pour tous les régimes de pension du défunt.Elle est également nommée liquidatrice de succession.Mais, surprise! Le chèque qui lui parvient n\u2019est que de 50 000$.L\u2019assureur vie qui est fiduciaire du RPDB refuse de faire le paiement directement au REER de Suzanne, comme le prévoit le testament.L\u2019entreprise argue que c\u2019est la succession qui est inscrite comme bénéficiaire du régime en cas de décès, alors que le testament ne la désigne que comme légataire, explique Suzanne.L\u2019assureur a donc décidé de faire le chèque au nom de la succession et de retenir les impôts fédéral et provincial.«On accroche sur un mot pour 28 000$», déplore Suzanne.«Après 37 années de mariage sans salaire et encore moins de fonds de pension, comment puis-je limiter les dégâts?» La voie détournée La notaire et fiscaliste Geneviève Leblanc, expert-conseil chez Banque Nationale Gestion privée 1859, a creusé la question, avec le soutien de sa collègue fiscaliste Natalie Hotte.En cas de décès du détenteur, rappellent-elles, la somme accumulée dans ce RPDB peut être entièrement versé au REER du conjoint survivant, par paiement forfaitaire unique sans prélèvement d\u2019impôt, avec le formulaire T2151.Or, on l\u2019a vu, l\u2019assureur a refusé ce transfert direct, qui est couramment utilisé, sous prétexte que c\u2019est la succession qui est désignée comme bénéficiaire au contrat de RPDB.La société d\u2019assurances a plutôt opté pour le transfert indirect.Dans un tel cas, le fiduciaire du régime paie habituellement la somme brute du RPDB à la succession, qui la transmet ensuite à la conjointe survivante.Celle-ci la verse enfin dans son REER pour éviter le paiement des impôts.Mais voilà, l\u2019assureur a retenu les impôts avant de transférer l\u2019argent à la succession! «Dans la Loi de l\u2019impôt et les règlements, on ne mentionne ces retenues que lorsque le versement est fait à l\u2019employé», soulignent les deux conseillères.Que fa i r e ma i n t e n a n t ?Heureusement, Suzanne a eu l\u2019excellent réflexe de ne pas encaisser le chèque.Si l\u2019assureur persiste dans son refus de lui refaire un paiement complet et direct, elle pourra encore opter pour la voie indirecte\u2026 et par conséquent sinueuse.Suivez-nous bien.Le chèque de 50 000$ sera déposé dans le compte de la succession.La succession devra produire une déclaration de revenus le plus tôt possible, où elle attribuera à Suzanne le montant total du RPDB.La succession pourra ainsi demander le remboursement des impôts retenus par l\u2019assureur fiduciaire et payés au fisc.Dès que le remboursement d\u2019impôt lui parviendra, la succession paiera à Suzanne l\u2019entièreté des 78 000$ du RPDB.Suzanne devra alors déposer cette somme dans son REER à l\u2019intérieur des 60 premiers jours de 2011, pour pouvoir la déduire dans sa déclaration de 2010.Si la succession n\u2019obtient pas le remboursement dans ces délais, Suzanne pourrait faire un emprunt équivalent afin qu\u2019un total de 78 000$ ait été déposé dans son REER.Dans sa propre déclaration de revenus, Suzanne inscrira la somme reçue comme un revenu \u2013 touché en 2010 selon le relevé que la succession lui émettra \u2013 et déduira la même somme comme contribution spéciale à son REER, ce qui lui épargnera les impôts.On comprend l\u2019importance pour la succession de produire le plus tôt possible sa déclaration 2010, afin que le remboursement d\u2019impôt lui parvienne et soit reversé à Suzanne avant la limite de 60 jours.«C\u2019est la seule solution de rechange, qui malheureusement est plus complexe, parce qu\u2019il y a plus de formulaires à remplir, un calendrier précis à respecter et plus de paperasse», commente Geneviève Leblanc.La démarche devrait être prise en main par un comptable compétent en la matière.Le testament est clair et n\u2019aurait pas dû prêter à controverse.Toutefois, il aurait pu inclure une clause prévoyant deux cas de figure.«C\u2019est une clause standard où la conjointe est nommée bénéficiaire des régimes; et à défaut pour cette désignation d\u2019être reconnue valide, elle est nommée légataire à titre particulier, explique Geneviève Leblanc.Ça aurait probablement réglé la question avec cette institution financière.» ÉCRIVEZ-NOUS! Vous aimeriez qu\u2019un planificateur financier examine votre situation?Investissement, immobilier, retraite, héritage, impôt, crédit, budget\u2026 Quelle que soit la nature de vos questions, écrivez-nous ! VOICI NOTRE ADRESSE À vos affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ou notre courriel : avosaffaires@lapresseaffaires.com Pour un mot, 28 000$ en moins SOUS LA LOUPE LA SITUATION À la suite du décès de son mari, Suzanne aurait dû encaisser la totalité du régime de participation différée aux bénéfices (RPDB) de celui-ci, qui lui servait de régime de retraite chez son employeur.Mais le fiduciaire du régime a retenu 28 000$ en impôt sur les 78 000$.L\u2019argument : c\u2019est la succession qui est bénéficiaire du régime, alors que le testament indique que Suzanne en est légataire.«Malgré le fait que ce n\u2019était pas ma compétence, je n\u2019ai pas baissé les bras, je ne veux pas baisser les bras, par respect pour mon mari.» \u2013 Suzanne L\u2019ANALYSE Rien n\u2019empêchait le fiduciaire de transférer directement à Suzanne, ou indirectement par l\u2019intermédiaire de la succession, l\u2019entièreté du RPDB sans retenues fiscales.Que faire maintenant ?En une succession rapide (et complexe) d\u2019encaissement, transfert, demande de remboursement d\u2019impôt et versement au REER, Suzanne pourrait encaisser la totalité de ses 78 000$ au courant de 2011.«Que cette compagnie d\u2019assurance retienne des impôts malgré le fait que le régime soit dévolu à la conjointe survivante est assez douteux.» \u2013 Geneviève Leblanc GENEVIÈVE LEBLANC Expert-conseil chez Banque Nationale Gestion privée 1859.Elle a été assistée de l\u2019expert-conseil Natalie Hotte.CHARLOTTE RAAB AGENCE FRANCE-PRESSE NEW YORK \u2014 Tesla, petit constructeur automobile américain spécialiste du tout électrique, vient de conquérir un nouvel allié de poids avec une prise de participation du japonais Toyota, avant l\u2019entrée en Bourse qu\u2019il ambitionne à moyen terme.Toyota, premier constructeur mondial, et Tesla, qui ne compte que quelques centaines d\u2019employés, ont annoncé jeudi soir en Californie que le constructeur japonais allait acheter pour 50 millions US d\u2019actions de la jeune société californienne.Cette annonce est «historique » et «donne à Tesla une crédibilité considérable », a estimé hier l\u2019universitaire Harley Shaiken, professeur à l\u2019Université californienne de Berkeley.Toyota étant connu pour être un groupe prudent et «conservateur », l\u2019annonce de cet investissement, «pour les investisseurs et Tesla, c\u2019est du sonnant et trébuchant», a-t-il ajouté.Pour Tesla, cet investissement s\u2019ajoute à une participation de «plus de 5%», non chiffrée, acquise par le constructeur allemand Daimler il y a un an, sans compter une ligne de crédit de 465 millions de dollars obtenue l\u2019an dernier des autorités fédérales et 31 millions d\u2019incitations fiscales des autorités californiennes.Fort de tout cet argent frais, Tesla a pu annoncer jeudi soir le rachat d\u2019une usine qui venait de fermer à Fremont, non loin de San Francisco, une ancienne coentreprise entre Toyota et General Motors où se fabriquaient jusqu\u2019en avril des Toyota Corolla et Tacoma, avec une capacité de production de quelque 500 000 voitures par an.Si Tesla en récupère les anciens employés, il disposera d\u2019une force de production « expérimentée et qui sait faire face aux difficultés », a souligné M.Shaiken, d\u2019autant que Toyota pourra également «apporter ce qu\u2019il sait de la complexité de produire de gros volumes» de véhicules.Cet te transact ion rend une entrée en Bourse, pour laquelle Tesla a déposé un dossier auprès du gendarme de la Bourse (SEC) en janvier, «plus probable, et donne nettement plus de valeur» à la compagnie, selon l\u2019expert.Michelle Krebs, analyste au cabinet spécialisé Edmunds.com, a toutefois prévenu que la date d\u2019une entrée en Bourse restait aléatoire, surtout avec les difficultés actuelles du marché boursier, en dégringolade depuis le début du mois.«Il faudra bien calculer le moment» pour le début de cotation, a prévenuMme Krebs, soulignant que Tesla n\u2019est pas le seul constructeur automobile américain à vouloir vendre des actions au public : General Motors et Chrysler, sortis de faillite l\u2019an dernier, entendent également mettre des actions sur le marché.Tesla, qui commercialise déjà une petite voiture de sport se voulant le premier véhicule tout électrique pouvant rouler sur autoroute et qui prévoit de lancer en 2012 une berline de luxe à quelque 50 000$US, la Model S, travaillera avec Toyota au développement d\u2019autres véhicules électriques, ce qui pourrait le faire sortir de la catégorie du luxe pour viser un marché de masse.TESLA Le Petit Poucet électrique s\u2019associe à Toyota PPHOTO JUSTIN SHORT, REUTERS Le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, a participé, jeudi à Palo Alto, à l\u2019annonce de l\u2019achat de 50millions US d\u2019actions de Tesla par Toyota.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 AVIS LÉGAUX - APPELS D\u2019OFFRES SOUMISSIONS ENCANS Avis public Appel de propositions Programme Accès Condos Qualification d\u2019entrepreneurs-promoteurs requis pour l\u2019accréditation de projets au programme Accès Condos sur le territoire de la ville de Montréal La Société d\u2019habitation et de développement de Montréal (la Société) invite les entrepreneurs-promoteurs à poser leur candidature afin de se qualifier pour la réalisation de nouvelles unités de copropriété divise à prix abordable dans le cadre de son programme Accès Condos.Ce deuxième appel de propositions public offre la possibilité de présenter, en plus d\u2019un projet Accès Condos traditionnel, un projet comportant un minimum de 75% d\u2019unités Accès Condos et un maximum de 25% d\u2019unités privées à vocation résidentielle Les propositions devront être reçues avant 12 h, à la date indiquée ci-dessous, au bureau de la Société, situé au 800, boulevard De Maisonneuve Est, bureau 2200, Montréal (Québec) H2L 4L8, pour : DESCRIPTIF: Qualification d\u2019entrepreneurs-promoteurs Accréditation programme Accès Condos SOUMISSION NO: DÉV-10-001 RÉCEPTION DES PROPOSITIONS: LE MARDI 6 JUILLET 2010 À 12 H DOCUMENTS: Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles sur le site électronique d\u2019appels d\u2019offres www.seao.ca à compter du mardi 25 mai 2010.EXIGENCES ET CRITÈRES: Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres font mention de toutes les exigences et de tous les critères qui seront utilisés pour évaluer les offres.RENSEIGNEMENTS: Madame Isabel R.Laliberté, architecte (514) 380-2181 Les candidats devront posséder, au moment du dépôt de la proposition, un établissement d\u2019entreprise au Québec et détenir les licences appropriées émises par la Régie du bâtiment du Québec.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, à la salle Maisonneuve de la Société située au 800,boulevardDeMaisonneuve Est, 22e étage,Montréal, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Seul le nom des candidats ayant présenté une proposition sera mentionné publiquement, par la suite les propositions seront évaluées par un comité de sélection.La Société ne s\u2019engage pas à accepter ni la meilleure proposition, ni aucune des propositions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les candidats.Donné à Montréal, ce samedi 22 mai 2010 Me Josée Racicot Directrice aux affaires juridiques et corporatives E N C A N P U B L I C Au 200 A, rue Saint-Louis, Saint-Jean-sur-Richelieu J3B 1Y1 Sans réserve Nous avons le mandat de vendre les stocks de marchandise de récupération suite à des sinistres et réclamations d\u2019assurance, saisies gouvernementales, surplus de stock de magasins au détail, fins de lignes, etc.Tout doit être vendu! SAMEDI 29 MAI 2010 À 9 H 30 TOUT DOIT ÊTRE VENDU TOUT DOIT ÊTRE VENDU + DE 600 LOTS Encanteur agréer Denis Lefebvre - Exécuté par Gestco INSPECTION : LE VENDREDI 28 MAI 2010 DE 13 H À 17 H Seront vendus en lot : climatiseurs portables GE, vanités de salles de bain, meubles de salles de bain, armoires HUSKY pour garage, portes intérieures en « loan «, fours grille-pains, micro-ondes, peinture Corostop (Sico), peinture Maxithan, ameublements, plaques chauffantes, réfrigérateurs en acier inoxydable, blanc et noir avec distributeur d\u2019eau et de glace intégré, matelas, laveuses frontales Samsung, sécheuse, combo laveuse-sécheuse LG, lave-vaisselle divers LG et Samsung en acier inoxydable et noirs, fours encastrés, hottes de cuisine, chaises vibro-massantes style La-Z-Boy, meubles TV, papeterie, bâtons de hochey en aluminium, outils divers, jeux, jouets, jeux de société électroniques, armoires de cuisine, fluorescents d\u2019ateliers, classeurs, bureaux, « racking », étagères de magasins, équipements industriels tels que banc de scie, scie à panneau horizontale automatique Holtzer Super Cut 1270, plaqueuse de champ automatique Holtzer Preglu 1432, sections d\u2019étagères de magasin général avec tablettes 4 pi, tablettes, présentoirs, crochets, décorations, lots d\u2019ameublement de magasin de vêtements, paniers, imprimantes à étiquettes, consoles, armoires de bureaux, et plus encore.Termes et conditions : coût d\u2019inscription de 20 $ obligatoire pour recevoir un catalogue et un numéro d\u2019acheteur, remboursable avec tout achat.Des frais d\u2019encan de 10 % seront chargés sur les achats pour les paiements comptants et par traite bancaire ou frais de 13 % pour les paiements par carte de débit, Visa ou MasterCard.Toutes les marchandises sont vendues telles quelles, sans garantie légale possible, ni retour, ni échange ou remboursement possible.Un dépôt de 25 % sera exigé de l\u2019acheteur à l\u2019adjudication du lot vendu.La prise de possession des lots devra être faite samedi ou dimanche avant 16 h, au plus tard le 30 mai 2010.D\u2019autres détails seront disponibles à l\u2019inscription.Pour toute demande d\u2019information par courriel : info@aubainesgestco.com ou par télécopieur : 450 349-9735 APPEL D'OFFRES LOT 2505- MÉTAUXOUVRÉS - CIRCULATIONVERTICALE HUB (ATRIUM) TRAVAUX DE MODERNISATION AU CASINO DE MONTRÉAL Les entrepreneurs peuvent obtenir de l'information sur cet appel d'offres en visitant le site internet de l'entreprise : www.casiloc.com AUTOCHTONES FAIRE LES CHOSES AUTREMENT PAGE 12 MARTINE LETARTE COLLABORATION SPÉCIALE Ils n\u2019ont pas voulu révéler leurs chiffres précis, mais il est question de quelques millions de dollars par année.Voilà ce que le Pew Environment Group, un organisme américain, dépense chaque année au Canada pour amener les gouvernements, les entreprises, les communautés autochtones et les groupes environnementaux à travailler ensemble pour protéger la forêt boréale.Initiative boréale canadienne (IBC), un organisme fondé par le Pew Environment Group, est particulièrement actif au Québec alors que le gouvernement s\u2019est engagé à soustraire au développement au moins 50% du territoire visé par le Plan Nord et à développer l\u2019autre 50% de façon durable.Une lobbyiste a même été embauchée pour faire entendre le point de vue de l\u2019organisme auprès du gouvernement.Suzanne Méthot, directrice régionale pour le Québec chez IBC, a récemment été nommée coprésidente du groupe de travail sur le développement durable créé par le gouvernement du Québec dans le cadre des travaux pour le Plan Nord.N\u2019est-ce pas un peu gênant pour les Québécois que cette grande campagne ait été mise sur pied par les Américains?«Je ne dirais pas que c\u2019est gênant, indique Mme Méthot.Les États-Unis et le Canada anglais ont toujours eu plus de moyens que le Québec pour ce genre de campagne.Dans la culture anglophone, les gens donnent beaucoup plus à des fondations et à des organismes de charité.Aussi, c\u2019est bien évident que lorsqu\u2019on regarde la nature dans son ensemble, il n\u2019y a pas de frontière.» Mais pourquoi un organisme américain investit-il autant de temps et d\u2019argent ici?Le choix du Canada n\u2019est pas le fruit du hasard, selon Mathew Jacobson, responsable au Québec de la campagne internationale pour la conservation boréale au Pew Environment Group.«Nous avons fait une étude, il y a 10 ans, pour identifier les forêts intactes les plus importantes dans le monde et la forêt boréale canadienne s\u2019est classée dans notre top trois.Les autres étaient au Brésil et en Russie.Nous avons finalement choisi d\u2019investir au Canada parce que nous avons évalué que c\u2019était l\u2019endroit où les gouvernements et les citoyens avaient le plus de chance de travailler ensemble sur le long terme pour protéger la forêt boréale.» Un défi de taille Avec toutes les personnes et organisations impliquées dans la démarche, ayant chacune des intérêts différents, les défis à relever sont de taille.«C\u2019est certain que le projet est ambitieux, mais la campagne suscite beaucoup d\u2019intérêt.En plus de la valeur environnementale du projet, si le gouvernement du Québec a pris ces engagements, c\u2019est qu\u2019il croit que ce serait bon notamment pour sa réputation dans le monde.Les entreprises croient pour leur part que ce sera bon pour leurs affaires », indique M.Jacobson.Tout n\u2019est pas rose pour autant.Lorsque vient le temps de parler d\u2019aires à protéger, des tensions se font déjà sentir particulièrement lorsqu\u2019il est question du sud du territoire.«Certains secteurs semblent être à la fois particulièrement importants pour la protection de la faune et pour les coupes forestières.Ce sera un grand défi d\u2019arriver à s\u2019entendre.C\u2019est la même chose avec le développement hydroélectrique.Le réchauffement climatique nous inquiète et nous savons que l\u2019hydroélectricité produit moins de gaz à effet de serre que l\u2019énergie fossile, mais en même temps, si on permet la construction de barrages sur les rivières qui reste, ce ne sera pas bon pour la biodiversité », explique M.Jacobson.Il est convaincu que plutôt que de rester chacun sur ses positions, il est temps de travailler ensemble pour essayer de trouver des solutions.On peut toutefois s\u2019attendre à de nombreuses années de négociations.«C\u2019est certain que ça prendra du temps, mais le territoire en question est tellement gros qu\u2019il faut y aller avec précaution, ajoute-t-il.Mieux vaut y aller tranquillement et correctement plutôt que de risquer de se tromper.» Si le PEW Environment Group investit autant de temps et d\u2019argent dans ce projet au Québec, c\u2019est qu\u2019en réalité, il ne s\u2019accorde pas le droit d\u2019échouer.«Le Québec a adopté l\u2019approche la plus ambitieuse au Canada par rapport à la protection de la forêt boréale, estime Mathew Jacobson.J\u2019irais même jusqu\u2019à dire dans le monde.Si c\u2019est un succès, le Québec servira d\u2019exemple partout.Tout le monde voudra faire la même chose.Si c\u2019est un échec, plus personne ne voudra se lancer dans quelque chose de semblable.» BIODIVERSITÉ LES AMÉRICAINS FONT CAMPAGNE AU CANADA MARTINE LETARTRE COLLABORATION SPÉCIALE Pew Environment Group et IBC travaillent également sur des actions à plus court terme.Ils font entre autres partie des neuf groupes environnementaux derrière l\u2019entente de trois ans dévoilée cette semaine avec l\u2019industrie forestière canadienne.Au total, 72 millions d\u2019hectares de forêt boréale commerciale, dont 16 millions au Québec, sont touchés par cet accord.Les entreprises s\u2019engagent à appliquer les normes environnementales les plus élevées en matière d\u2019aménagement forestier et à préserver 29 millions d\u2019hectares de forêt boréale commerciale, dont 8,5 millions sont au Québec.Cette suspension de l\u2019exploitation forestière permettra de développer des plans de conservation du caribou forestier, une espèce menacée, tout en maintenant les approvisionnements en fibre essentiels pour les activités des usines.Boycottage suspendu En contrepartie, les groupes env i ron nemen t au x s\u2019engagent à reconnaître et à appuyer les ef forts des entreprises participantes sur la scène internationale.Les campagnes de boycottage de Canopée, ForestEthics et Greenpeace sont aussi suspendues.«Quand l\u2019industrie et les écologistes parlent d\u2019une seule voix, ça envoie un mes s age impor ta nt aux gouvernements .Ça nous donne une véritable force de frappe.Maintenant, pendant les trois prochaines années, nous travaillerons ensemble pour arriver à faire des propositions aux gouvernements qui pourront par la suite légiférer pour arriver à une meilleure protection permanente des forêts », explique Mélissa Filion, directrice intérimaire pour Greenpeace au Québec.L\u2019entente touche les 21 sociétés membres de l\u2019Association des produits forestiers du Canada (APFC), dont Abi t ibi Bowa ter, Kr uger et Tembec.72 millions d\u2019hectares de forêt boréale protégés ILLUSTRATION JULIEN CHUNG, LA PRESSE «Nous avons fait une étude, il y a dix ans, pour identifier les forêts intactes les plus importantes dans le monde et la forêt boréale canadienne s\u2019est classée dans notre top trois.Les autres étaient au Brésil et en Russie.Nous avons finalement choisi d\u2019investir au Canada parce que nous avons évalué que c\u2019était l\u2019endroit où les gouvernements et les citoyens avaient le plus de chances de travailler ensemble sur le long terme pour protéger la forêt boréale.» \u2014 Mathew Jacobson, du Pew Environment Group LAPRESSEAFFAIRES.CYBERPRESSE.CA Ce reportage sur la biodiversité est disponible sur lapresseaffaires.cyberpresse.ca/portfolio PORTFOLIO LES DOSSIERS SPÉCIAUX DE LA PRESSE AFFAIRES llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 L A P R E S S E A F F A I R E S 11 PORTFOLIO BIODIVERSITÉ MARTINE LETARTE COLLABORATION SPÉCIALE L\u2019industrie et les groupes environnementaux ont des missions fort différentes, mais ils se rejoignent parfois sur certains points.Pratiquement toujours à couteaux tirés auparavant, ils arrivent de plus en plus à travailler ensemble.«Travailler avec les groupes verts, c\u2019est un peu comme un mariage.Des fois ça va bien, des fois ça va mal!» s\u2019exclame Guy Boucher, vice-président développement durable chez Domtar.Il indique toutefois que ces relations ne s\u2019établissent pas en une journée.«Un respect mutuel doit se bâtir.On doit comprendre le plan d\u2019affaires de l\u2019autre.Parce que c\u2019est bien évident que nous, on veut une industrie durable et eux aussi, alors il y a moyen de se rejoindre.Mais il faut trouver de bons partenaires.Ça prend une certaine chimie», explique M.Boucher en précisant que Domtar travaille par exemple avec World Wildlife Fund (WWF) depuis environ huit ans.Garder son indépendance Mais une fois qu\u2019une organisation environnementale travaille avec une entreprise, doit-elle par la suite faire attention à ce qu\u2019elle dit pour ne pas la froisser?« On ne peut pas fa i re attention à ce qu\u2019on dit, ou s\u2019autocensurer, parce que ça nuirait à notre crédibilité.Ce qu\u2019on peut faire par contre, c\u2019est expliquer à l\u2019entreprise ce qu\u2019on fait et pourquoi on le fait pour éviter qu\u2019elle se sente attaquée personnellement », indique Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.I l donne l\u2019exemple de Des ja rdins , avec qui la Fondation a lancé dernièrement un guide pour aider les PME à mesurer, gérer et diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre.« Pratiquement tous les fonds investissent dans le secteur de l\u2019énergie, où on retrouve l\u2019industrie des sables bitumineux, parce que c\u2019est là qu\u2019est la croissance boursière.Desjardins ne fait pas exception.On sait qu\u2019il y a des moyens de diminuer notre dépendance au pétrole à moyen et long terme, mais dans l\u2019immédiat, on ne peut pas demander à Desjardins de se retirer du secteur parce que ça ne servirait pas ses membres.Il n\u2019y a pas une entreprise de parfaite et on accepte de travailler avec elles, mais on se doit de conserver notre liberté de parole.» À l\u2019Initiative boréale canadienne (IBC), on partage la même logique.Suzanne Méthot, directrice régionale pour le Québec, donne l\u2019exemple de Suncor, une entreprise très active dans le domaine des sables bitumineux en Alberta, qui est signataire de la Convention pour la conservation de la forêt boréale.«On a trois options, préciset- elle.Ou on les dénonce, ou on les laisse faire, ou on s\u2019assoit avec eux en acceptant qu\u2019on n\u2019est pas capable de stopper maintenant l\u2019exploitation des sables bitumineux, mais qu\u2019on peut travailler ensemble à limiter les impacts.Je crois que c\u2019est comme ça qu\u2019on aura plus de changements à court terme.» Des intérêts pour l\u2019industrie Si les groupes environnementaux peuvent maintenant travailler avec l\u2019industrie, c\u2019est parce que bien des entreprises se sont ouvertes aux pratiques plus durables.Par exemple, chez Domtar et Tembec, deux signataires de la Convention pour la conservation de la forêt boréale, on est allé chercher la certification rigoureuse FSC pour les activités de gestion de la forêt.Pourquoi?«C\u2019est beaucoup pour une question de confiance du client, indique Guy Boucher.À la fin des années 90, il y a eu une vague de nonconfiance envers l\u2019industrie et nous avons décidé d\u2019agir.» «Nous avons à coeur la préservation de l\u2019environnement.Aussi, c\u2019est une question de l\u2019avenir des forêts, parce que Tembec veut être là pour rester.Il y a aussi le marché.Dans la concurrence mondiale, la certification FSC est un atout », croit Michel Lessard, vice-président à la gestion des ressources forestières chez Tembec.Chez Bâtirente, le système de retraite des membres des syndicats affiliés à la CSN, on conseille d\u2019ailleurs aux entreprises d\u2019avoir un bon dialogue avec les groupes environnementaux.«Sinon, ils peuvent lancer de grandes campagnes de dénonciation et ça peut avoir beaucoup de poids.C\u2019est un risque pour les investisseurs», affirme François Meloche, gestionnaire des risques extrafinanciers chez Bâtirente.GROUPES ENVIRONNEMENTAUX ET INDUSTRIES Des hauts et des bas ILLUSTRATIONS JULIEN CHUNG, LA PRESSE MARTINE LETARTE COLLABORATION SPÉCIALE L\u2019enjeu de la biodiversité touche de près les communautés autochtones dont la survie a dépendu, pendant des milliers d\u2019années, de la qualité des ressources naturelles.Les questions de développement et de protection les préoccupent grandement, d\u2019autant plus que bien souvent, leurs visions diffèrent de celles des gouvernements, des industries et des groupes environnementaux.Si encore beaucoup de chemin reste à faire pour satisfaire ces communautés, certaines initiatives sont prometteuses.« Les peuples indigènes font partie de la biodiversité, comme l\u2019indique l\u2019article 8 de la Convention sur la biodiversité biologique conclue en 1992, dont le Canada est signataire.Tout est lié et toutes les solutions prises pour protéger et développer la forêt boréale doivent se faire avec les autochtones.C\u2019est leur milieu de vie», affirme Valérie Courtois, conseillère principale, affaires autochtones, chez Initiative boréale canadienne (IBC).Pour la spécialiste, il est clair que les communautés autochtones ont intérêt à protéger des espaces, mais en même temps, elles ont besoin de se développer.«En fait, les communautés sont très divisées en ce moment sur les questions de développement.Il est grand temps qu\u2019elles discutent des bonnes et des mauvaises façons de faire.Parce qu\u2019il est évident que les projets de protection et de développement devront se faire selon leurs droits, leurs besoins, leurs valeurs et leurs désirs », ajoute-t-elle.Un des enjeux importants pour les autochtones est le caribou, indique Serge Ashini Goupil, qui organise des séjours aux abords de la rivière George pour mieux faire connaître la nation innue.« Les Innus occupent ce territoire et ils y chassent le caribou depuis 7000 ans, précise-t-il.On doit s\u2019assurer d\u2019avoir du caribou pour encore des milliers d\u2019années.Pour ça, il faut améliorer les pratiques d\u2019utilisation du territoire.Les caribous parcourent un territoire énorme et sur leur chemin, ils rencontrent des mines, des barrages, des pourvoiries et des zones forestières.Il arrive en ce moment qu\u2019ils restent pris dans ces zones.» Il croit qu\u2019il est essentiel que tous les acteurs travaillent ensemble pour améliorer leurs pratiques.«Mais c\u2019est évident qu\u2019il faut permettre aux Premières Nations de prendre le leadership », ajoute-t-il.Un projet pilote Apr ès de s a n née s de négociations, c\u2019est un peu le rêve qui devient réalité pour la communauté innue de Mashteuiatsh, qui commence à travailler sur son projet de gestion du territoire de la Réserve faunique Ashuapmushuan.«Le gouvernement nous a donné 680 000$ sur 12 mois pour élaborer un prototype de notre plan d\u2019aménagement intégré.Parce que contrairement à ce que fait la SEPAQ (Société des établissements de plein air du Québec), nous n\u2019allons pas seulement nous occuper des ressources fauniques », explique Alain Nepton, consultant pour le Conseil tribal Mamuitun pour ce dossier.La communauté innue de Mashteuiatsh souhaite aussi s\u2019occuper de la gestion de la forêt.«Pour gérer un territoire, le gouvernement regarde d\u2019abord les ressources forestières qu\u2019on peut exploiter.Ensuite, il regarde les communautés et les autres activités.Avec notre approche intégrée, nous souhaitons plutôt regarder toutes les activités et trouver un équilibre», ajoute-t-il.En demandant à la communauté d\u2019élaborer son prototype de gestion du territoire, le gouvernement souhaite arriver à en évaluer les impacts.«Ils veulent voir si ça fera diminuer la coupe forestière et de combien.Ils veulent aussi évaluer la réceptivité du milieu, not amment de s MRC », affirme Alain Nepton.La communauté innue évalue également la possibilité de dicter ses propres règles à l\u2019industrie qui viendra exploiter ce territoire.COMMUNAUTÉS AUTOCHTONES Faire les choses autrement MARTINE LETARTE COLLABORATION SPÉCIALE On parle beaucoupde préserver la biodiversité terrestre, mais il y a aussi du travail à faire dans les océans.Greenpeace Canada travaille avec les grandes chaînes de supermarchés au pays pour leur faire améliorer leurs pratiques en matière d\u2019approvisionnement en poisson.«Souvent, la première chose à faire pour les supermarchés est de recueillir l\u2019information.Parce que plusieurs ne savent pas d\u2019où vient le poisson qu\u2019ils vendent», affirme Beth Hunter, coordinatrice de la campagne océans chez Greenpeace.Par la suite, l\u2019organisation environnementale les invite à mettre en place des politiques d\u2019achat pour renoncer à la vente d\u2019espèces qui figurent sur la liste rouge et se tourner vers des aliments de la mer durables.Greenpeace publie aussi son classement des supermarchés selon leurs bonnes et mauvaises actions.«D\u2019une certaine façon, ça motive les supermarchés parce que leurs bonnes actions sont rendues publiques.Bien sûr, on souligne aussi ce qu\u2019il leur reste à faire», indique Beth Hunter.Le troisième classement sera publié à la fin du mois et déjà, Greenpeace voit des améliorations dans les pratiques des grandes chaines.BIODIVERSITÉ MARINE Greenpeace travaille avec les grandes chaînes d\u2019épicerie MARTINE LETARTE COLLABORATION SPÉCIALE Il y a à peine cinq ans, pratiquement aucun éditeur, excepté Écosociété, n\u2019imprimait sur du papier recyclé, se souvient Josée Breton, porte-parole pour le Québec de Canopée.Grâce en partie au travail de l\u2019organisation, c\u2019est maintenant rendu la norme pour l\u2019impression en noir et blanc.«Nous travaillons avec de grands acheteurs de produits forestiers, comme des éditeurs de livres, de revues et de journaux, pour les amener à adopter différentes politiques par rapport au papier.Il peut être question de diminution de la consommation, d\u2019utilisation de papier écologique, ou d\u2019appui à différentes initiatives de conservation», explique-t-elle.L\u2019organisme environnemental travaille maintenant pour que les éditeurs scolaires, qui font souvent le choix du papier glacé, prennent le virage du papier écologique.«Beaucoup d\u2019éditeurs font imprimer leurs livres en Chine parce que c\u2019est beaucoup moins cher.Or, la Chine s\u2019approvisionne beaucoup en Indonésie, où 70% de la coupe est illégale.Il y a donc beaucoup de risques qu\u2019on retrouve de la fibre illégale dans les manuels scolaires de nos enfants», explique-t-elle.Comme legouvernement fournit les livres du primaire et du secondaire aux élèves, Canopée croit qu\u2019il a un rôle à jouer pour encourager la transition vers de meilleures pratiques.«Nous souhaiterions par exemple qu\u2019il adopte des lignes directrices», affirme Josée Breton.L\u2019organisme environnemental croit qu\u2019un changement important des pratiques dans le milieu stimulerait le marché du papier glacé au Québec et ferait descendre les prix.«C\u2019est en fait ce qu\u2019on a remarqué lors de notre campagne précédente avec les éditeurs pour le papier 100% recyclé.Au début, ce type de papier était de 10 à 20% plus cher que le papier fait avec de la fibre vierge.Les deux sont maintenant pratiquement à parité.» Canopée change les pratiques dans l\u2019édition llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 LA PRESSE AFFAIRES INVESTIR Le groupe internet américain Google se préparait hier à intégrer la société AdMob, sur laquelle il compte pour accroître ses recettes publicitaires liées aux applications sur téléphones portables, après le feu vert des autorités américaines de la concurrence.La transaction, annoncée en novembre, devrait être finalisée «dans les semaines qui viennent », a indiqué Google.Le groupe va commencer «tout de suite à travailler à rapprocher les équipes et les produits » des deux sociétés.Le géant de l\u2019internet, qui avait promis de «se battre » si nécessaire pour faire avaliser l\u2019opération, a obtenu hier un avis favorable de la Commission fédérale du commerce : elle a jugé que le «marché émergent de la publicité sur portables» était déjà trop concurrentiel pour que Google puisse s\u2019adjuger une position de monopole.La FTC a précisé que cette décision, prise à l\u2019unanimité, était notamment consécutive à la récente acquisition par Apple, fabricant de l\u2019iPhone, de la régie concurrente Quattro, et au prochain lancement de son nouveau service de publicité iAd.\u2013 Agence France-Presse GOOGLE FEU VERT À L\u2019INTÉGRATION DE ADMOB PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE EN BREF Toyota Canada LASYNDICALISATIONS\u2019INTENSIFIE > Les campagnes menées par deux différents groupes pour syndiquer les travailleurs de Toyota Canada semblent s\u2019intensifier.L\u2019Association internationale des machinistes et des travailleurs de l\u2019aérospatiale affirme avoir reçu plusieurs demandes de syndicalisation de la part de travailleurs de Toyota.Mais le syndicat des Travailleurs canadiens de l\u2019automobile (TCA) affirme lui aussi être en discussions avec des employés des deux usines du constructeur automobile dans le sud de l\u2019Ontario.Un des dirigeants des TCA, John Aman, affirme que les deux syndicats travaillent, depuis un certain temps, afin de syndiquer les travailleurs canadiens de l\u2019entreprise nippone.Mais ultimement, a-t-il ajouté, la décision revient à ces travailleurs.Toyota compte deux usines dans le Sud ontarien, une à Cambridge et l\u2019autre à Woodstock, lesquelles emploient 6500 personnes qui ne sont actuellement pas représentées par un syndicat.LA PRESSE CANADIENNE Saputo 24 EMPLOYÉS LICENCIÉS À TROIS-RIVIÈRES > Le producteur de fromages et de produits laitiers Saputo a annoncé hier la mise à pied de 24 employés à ses installations de lait et de jus de Trois-Rivières, dans le cadre d\u2019une consolidation de ses activités visant à réduire ses coûts.Les activités de distribution de l\u2019usine de transformation de Trois-Rivières seront transférées à d\u2019autres endroits au Québec le 4 juin.Une autre partie des postes touchés, des emplois administratifs, ne seront pas supprimés avant le mois de septembre.Saputo a précisé que 23 des 24 postes éliminés étaient des emplois syndiqués.La porte-parole de l\u2019entreprise, Karine Vachon, a expliqué que ces changements étaient le fruit d\u2019efforts visant à améliorer le rendement des activités montréalaises.Mme Vachon a ajouté que l\u2019entreprise réévaluait continuellement ses activités dans l\u2019espoir d\u2019améliorer leur efficacité et que c\u2019est ce qui avait mené à cette consolidation.Les installations de Trois-Rivières, acquises par Saputo en 1998, comptent présentement environ 80 employés.Saputo avait annoncé au mois de mars qu\u2019elle fermerait l\u2019une de ses usines à Brampton, en Ontario, et qu\u2019elle consoliderait les activités de distribution de la province dans une de ses installations de la région de Toronto d\u2019ici la fin du mois de septembre.Les changements en Ontario devraient permettre à Saputo d\u2019économiser jusqu\u2019à 6,5 millions par année.LA PRESSE CANADIENNE 70,04$US Variation 1 JOUR -0,76$US Variation 1 SEM.-2,19% Variation 1AN +14,73% PÉTROLE .12 mois West Texas Intermediate, contrat à terme S&P/TSX comp.XIC.18,19 0,23 1,28 15,20 S&P/TSX 60 .XIU.17,09 0,18 1,06 11,99 S&P/TSX fin.XFN.22,52 0,23 1,03 26,37 S&P/TSX éner.XEG.17,05 0,30 1,79 5,18 S&P/TSX or .XGD.21,58 -0,07 -0,32 3,75 Oblig.c.terme .XSB.28,85 -0,12 -0,41 -1,54 Oblig.l.terme .XBB.29,59 -0,01 -0,03 1,34 S&P 500 .XSP.12,52 0,17 1,38 19,69 FONDS INDICIELS VARiATiOn feRm.1J .$.1J .%.1An .%.CONSULTEZ les cotes boursières en tout temps sur lapresseaffaires.com S&P 500 .12 mois | feRmeTuRe 1 087,69 | VAR.1 j 1,50% | 1 SEM.-4,23% | 52 Sem.haut 1 219,80 baS 869,32 Var.1 J Fermeture .pts.%.TITRES PERDANTS EN% Volume Ferm .$.Var .%.fiRST CAPiTAL .FCR.WA.2 400 3,80 -21,49 uS GOLD CAn.UXE.10 700 3,22 -12,74 HORiZOnS BeTA .HMD.132 298 14,04 -9,71 minefinDeRS .MFL.W.4 600 4,15 -7,98 WORLD COLOR .WC.25 130 12,15 -6,54 EN $ Volume Ferm .$.Var .$.ALLBAnC SPLiT/A .ABK.A.6 820 32,24 -1,79 mOLSOn COORS/B .TPX.B.6 048 43,80 -1,60 HORiZOnS BeTA .HMD.132 298 14,04 -1,51 HORiZOnS BeTA .HTU.3 380 24,90 -1,38 iPATH S&P 500 .VXX.251 217 35,16 -1,23 TITRES GAGNANTS EN% Volume Ferm .$.Var .%.fnX mininG .FNX.W.35 000 3,15 26,00 HARDWOODS DiS.HWD.U.3 000 2,23 19,89 eLeCTROVAYA .EFL.464 699 3,60 13,56 XTReme COiL DRiL.XDC.6 300 3,69 13,54 COPPeR mOunT.CUM.713 914 2,42 13,08 EN $ Volume Ferm .$.Var .$.fAiRfAX finAn.FFH.72 817 398,40 4,63 inmeT mininG .IMN.528 810 47,90 2,89 DOmTAR .UFS.47 908 62,78 2,57 fiRST QuAnTum .FM.583 192 62,79 2,34 LABRADOR iROn .LIF.U.76 859 45,52 1,81 PLUS ACTIFS Volume Ferm .$.Var .%.iSHAReS S&P/TSX .XIU.18 878 141 17,09 1,06 BOmBARDieR/B .BBD.B.8 169 373 5,03 3,29 HORiZOnS BeTAPRO .HOU.6 825 912 5,79 0,70 mAnuLife finAn.MFC.6 382 696 16,76 -0,48 WeSTeRn COAL .WTN.5 215 595 4,64 7,91 TeCK ReS./B .TCK.B.5 117 446 33,75 5,60 SunCOR eneRGY .SU.4 908 422 31,19 2,43 LunDin mininG .LUN.4 350 626 3,73 6,57 PACifiC RuBiALeS .PRE.4 062 960 20,70 4,81 HORiZOnS BeTA/A .HNU.4 032 143 5,20 -3,70 TALiSmAn eneRGY .TLM.3 929 305 17,40 2,72 HuDBAY mineRALS .HBM.3 636 445 10,97 6,40 eLDORADO GOLD .ELD.3 432 474 16,58 0,00 YAmAnA GOLD .YRI.3 400 747 10,61 -1,94 ViTeRRA .VT.3 382 943 7,74 0,91 SiLVeR WHeATOn .SLW.3 379 705 18,90 -0,58 LES BOURSES > ÉTATS-UNIS S&P/tSX TOROnTO .12 mois > CANADA tSX CroISSaNCe PeTiTeS CAPiTALiSATiOnS .12 mois PLUS ACTIFS Volume Ferm .$.Var .%.CAnACOL eneRGY .CNE.13 453 592 0,78 5,41 COPPeR fOX .CUU.3 525 550 0,27 0,00 LOnGfORD eneRGY .LFD.2 537 840 0,20 -6,98 ALAnGe eneRGY .ALE.2 369 987 0,43 4,88 SAn GOLD .SGR.1 734 403 4,22 7,65 WeSTeRnZAGROS .WZR.1 710 588 0,28 1,85 STem CeLL THeR.SSS.1 651 042 0,40 -1,25 GReAT WeSTeRn .GWG.1 519 625 0,16 6,67 HAWK eXPLO.HWK.A.1 405 700 0,80 0,00 GOLD BuLLiOn .GBB.1 393 545 0,39 -1,27 > DANS LE MONDE | feRmeTuRe 11 521,35 | VAR.1 j 1,01% | 1 SEM.-4,11% | 52 Sem.haut 12 321,76 baS 9 535,50 | feRmeTuRe 1 453,39 | VAR.1 j 2,22% | 1 SEM.-8,77% | 52 Sem.haut 1 691,10 baS 1 027,29 brazil bovespa (brésil) 60 259,33 2 067,25 3,55 CaC 40 (France) 3 430,74 -1,78 -0,05 DaX (allemagne) 5 829,25 -38,63 -0,66 Dj Euro Stoxx 50 (Europe) 2 326,48 -16,60 -0,71 FtSE 100 (angleterre) 5 062,93 -10,20 -0,20 hang Seng (hong Kong) 19 545,83 -33,15 -0,17 Mexico bolsa (Mexique) 30 629,15 261,07 0,86 FtSE MIb (Italie) 19 535,91 253,86 1,32 NIKKEI 225 (japon) 9 784,54 -245,77 -2,45 S&P/aSX 200 (australie) 4 305,40 -11,10 -0,26 Shanghai (Chine) 2 583,52 27,58 1,08 Swiss Market (Suisse) 6 206,59 -55,83 -0,89 st \u203a Indique un titre dont la valeur a gagné ou perdu1%et plus par rapport à la fermeture de la séance précédente./ Caractères gras \u203a Indiquent une société dont l\u2019action a atteint un haut ou un bas de 52 semaines en cours de séance./ Caractères italiques \u203a titres triés par ordre décroissant (secteurs et actions)./ m$ \u203a Millions de dollars / Ce tableau présente les titres québécois dont la valeur boursière est supérieure à 300 millions et les autres titres canadiens dont la valeur boursière est supérieure à3milliards.La liste des titres est sujette à une révision périodique.La Presse Affaires présente une sélection de 100 titres inscrits à la Bourse de Toronto.CANADA LPA 100 (HEBDOMADAIRE) SAnTé 344,93 pts 1,14 .2,25 s atrium (ATB) 14,51 0,56 4,01 607 -1,23 17,98 11,45 0,00 MDS (MDS) 8,88 0,07 0,79 2 286 -2,52 9,51 4,96 0,00 biovail (BVF) 15,96 -0,08 -0,50 2 971 -5,23 17,51 12,88 0,38 theratechnologies (TH) 4,37 0,02 0,46 961 -8,00 5,61 1,91 0,00 COnSOmmATiOn COuRAnTe 1 428,53 pts .0,07 .2,41 Couche-tard (ATD.B) 19,23 0,05 0,26 3 467 5,37 22,24 12,51 0,16 t Molson (TPX.B) 43,80 -1,60 -3,52 60 -1,08 54,39 41,25 1,13 s Metro (MRU.A) 43,58 0,56 1,30 2 865 -1,34 45,56 33,02 0,68 t jean Coutu (PJC.A) 8,88 -0,11 -1,22 4 703 -1,66 10,94 8,59 0,22 t Saputo (SAP) 27,93 -0,36 -1,27 3 178 -1,83 31,10 21,25 0,58 Weston (George) (WN) 72,21 -0,48 -0,66 1 102 -2,47 75,30 52,75 1,44 Loblaw (L) 37,64 -0,01 -0,03 2 803 -2,51 39,50 29,72 0,84 Lassonde (LAS.A) 53,00 0,05 0,09 12 -3,60 58,75 38,00 1,16 Shoppers Drug Mart (SC) 35,16 -0,25 -0,71 8 794 -5,13 50,00 34,93 0,90 TéLéCOmS 777,52 pts 0,69 .2,82 s Rogers (RCI.B) 36,00 0,51 1,44 18 305 -1,91 37,29 27,40 1,28 bCE (BCE) 31,01 0,20 0,65 22 622 -2,79 32,00 22,94 1,74 telus (T) 38,18 -0,21 -0,55 7 817 -5,26 40,46 29,68 2,00 finAnCe 1 596,61 pts 0,92 .2,91 s banque CIbC (CM) 73,81 0,90 1,23 9 961 0,94 77,38 52,25 3,48 banque Laurentienne (LB) 43,46 0,23 0,53 572 -0,55 45,19 28,30 1,44 s banque Royale (RY) 59,48 0,79 1,35 28 550 -0,83 62,89 42,07 2,00 banque de Montréal (BMO) 59,70 0,17 0,29 18 605 -1,45 65,71 40,60 2,80 Intact Financial (IFC) 44,86 0,15 0,34 2 437 -2,03 47,19 31,28 1,36 s IGM Financial (IGM) 39,52 0,51 1,31 2 459 -2,32 45,60 37,00 2,05 Financière Power (PWF) 28,51 0,14 0,49 3 772 -2,50 34,23 24,50 1,40 s banque tD (TD) 71,50 1,18 1,68 22 185 -2,58 77,37 48,03 2,44 s brookfield asset (BAM.A) 25,07 0,36 1,46 10 024 -2,83 27,00 17,90 0,52 Power Corporation (POW) 26,50 0,14 0,53 8 625 -2,89 31,50 23,61 1,16 Great-West (GWO) 25,19 0,08 0,32 5 602 -3,85 29,24 20,02 1,23 banque Nationale (NA) 58,02 0,26 0,45 6 647 -4,05 64,70 47,34 2,48 s Riocan Reit (REI.U) 18,55 0,34 1,87 8 962 -4,97 20,07 13,77 1,38 Sun Life (SLF) 28,78 -0,17 -0,59 17 112 -5,24 38,50 26,78 1,44 s banque Scotia (BNS) 49,50 0,50 1,02 26 111 -5,41 52,89 35,17 1,96 t Ind.alliance (IAG) 34,26 -0,88 -2,50 1 807 -5,62 37,40 22,85 0,98 Financière manuvie (MFC) 16,76 -0,08 -0,48 63 827 -7,86 26,50 16,24 0,52 SeRViCeS PuBLiCS 1 589,66 pts 1,93 .2,92 s transalta (TA) 20,58 0,47 2,34 6 847 -1,06 24,00 19,55 1,16 s Gaz Métro (GZM.U) 15,58 0,19 1,23 286 -1,27 17,17 14,54 1,24 s Fortis (FTS) 26,47 0,71 2,76 4 477 -2,29 29,32 21,60 1,12 Canadian utilities (CU) 42,53 0,27 0,64 858 -2,86 49,44 34,53 1,51 t Innergex (INE) 8,25 -0,13 -1,55 1 610 -6,78 9,62 3,12 0,59 s boralex (BLX) 8,56 0,21 2,51 548 -7,46 10,98 6,66 0,00 COnSOmmATiOn AuTRe 970,32 pts 1,18 .3,00 Le Château (CTU.A) 14,00 0,00 0,00 34 1,45 15,00 9,50 0,70 s Quebecor (QBR.B) 34,75 0,83 2,45 516 1,19 37,90 17,76 0,20 s Shaw (SJR.B) 19,06 0,45 2,42 10 227 -0,73 22,02 17,71 0,88 s astral Media (ACM.A) 35,37 1,12 3,27 513 -0,79 36,65 26,91 0,50 s Canadian tire-a (CTC.A) 56,50 0,94 1,69 2 095 -1,26 60,75 47,00 0,84 Gildan (GIL) 29,81 -0,03 -0,10 4 634 -1,49 32,10 15,18 0,00 s Dorel (DII.B) 36,72 1,69 4,82 832 -1,69 37,77 22,19 0,58 s Reitmans (RET.A) 18,33 0,68 3,85 954 -1,72 19,25 12,21 0,72 bMtC (GBT.A) 18,30 -0,15 -0,81 64 -3,12 20,64 9,50 0,20 uni-Select (UNS) 25,65 -0,10 -0,39 15 -3,24 31,21 23,41 0,47 Cogeco Câble (CCA) 32,90 0,18 0,55 1 654 -3,41 43,98 26,40 0,56 thomson Reuters (TRI) 37,20 0,21 0,57 8 988 -4,44 39,65 32,11 1,13 s Pages jaunes (YLO.U) 6,29 0,11 1,78 16 018 -4,70 6,98 4,78 0,80 s Rona (RON) 15,84 0,53 3,46 5 227 -4,92 17,73 11,61 0,00 Magna (MG.A) 72,56 -0,07 -0,10 5 577 -5,11 78,82 34,38 0,72 s tVa (TVA.B) 12,50 0,49 4,08 15 -7,41 15,70 7,50 0,20 éneRGie 2 615,90 pts 1,48 .3,38 s Nexen (NXY) 22,57 0,32 1,44 12 544 0,94 28,54 20,70 0,20 s Cameco (CCO) 25,44 0,25 0,99 11 027 -1,78 35,00 24,03 0,28 Enbridge (ENB) 47,39 0,28 0,59 9 673 -2,01 51,18 37,16 1,70 s Crescent Point En.(CPG) 39,22 0,83 2,16 7 216 -2,29 43,69 29,98 2,76 Penn West Energy (PWT.U) 19,70 0,12 0,61 11 227 -2,43 22,35 12,51 1,80 s Suncor Energy (SU) 31,19 0,74 2,43 49 084 -2,71 40,79 29,90 0,40 Husky energy (HSE) 26,30 0,24 0,92 14 682 -2,95 36,09 25,62 1,20 transcanada (TRP) 34,65 -0,11 -0,32 19 551 -3,19 38,16 30,01 1,60 s EnCana (ECA) 31,91 0,33 1,04 21 777 -3,57 36,65 27,26 0,80 Imperial Oil (IMO) 40,00 -0,05 -0,12 6 464 -3,64 46,79 37,75 0,44 s Enerplus Res.(ERF.U) 22,50 0,30 1,35 4 347 -3,93 27,39 18,22 2,16 s talisman Energy (TLM) 17,40 0,46 2,72 39 293 -3,97 20,86 14,40 0,25 s Can Natural Res.(CNQ) 34,69 0,42 1,23 29 676 -4,44 40,08 26,36 0,30 Canadian Oil Sands (COS.U) 26,60 0,10 0,38 17 726 -4,80 34,89 24,45 2,00 s arc Energy (AET.U) 19,85 0,26 1,33 8 777 -5,43 22,78 15,16 1,20 s Pengrowth Energy (PGF.U) 9,78 0,14 1,45 3 883 -6,05 12,00 7,49 0,84 inDuSTRieLLeS 1 125,49 pts 1,75 .3,96 s SNC-Lavalin (SNC) 46,26 1,26 2,80 6 075 -1,68 54,89 37,68 0,68 t CaE (CAE) 9,33 -0,11 -1,17 3 283 -2,41 10,42 6,61 0,12 Velan (VLN) 14,89 -0,06 -0,40 0 -2,42 16,98 10,50 0,32 s Canadien National (CNR) 59,60 0,76 1,29 11 322 -2,74 63,84 44,31 1,08 s Genivar (GNV.U) 26,40 0,65 2,52 565 -2,80 29,26 22,23 1,50 transcontinental (TCL.A) 12,00 0,10 0,84 583 -3,30 14,25 7,40 0,36 s Garda (GW) 7,04 0,08 1,15 1 216 -4,74 11,90 3,09 0,00 t Quinc.Richelieu (RCH) 23,81 -0,34 -1,41 22 -4,76 25,48 16,02 0,36 s Canadien Pacifique (CP) 56,30 1,50 2,74 6 092 -4,83 62,00 38,35 1,08 s jazz air (JAZ.U) 4,43 0,13 3,02 3 646 -5,74 5,24 2,41 0,60 s Stella-jones (SJ) 25,90 0,50 1,97 88 -6,67 29,90 20,60 0,36 s bombardier (BBD.B) 5,03 0,16 3,29 81 694 -6,68 6,24 3,16 0,10 s transforce (TFI) 9,68 0,12 1,26 1 459 -8,77 11,12 4,89 0,40 s aCE aviation (ACE.A) 8,10 0,10 1,25 1 082 -8,99 9,16 4,22 0,00 s Laperr.& Verreault (GLV.A) 8,75 0,24 2,82 177 -9,70 10,35 6,06 0,00 s transat (TRZ.B) 10,00 0,13 1,32 892 -15,40 24,90 9,35 0,00 TeCHnOLOGieS 247,51 pts .0,58 .4,21 CGI (GIB.A) 16,25 0,10 0,62 8 023 -1,34 16,65 9,62 0,00 Open text (OTC) 45,70 -0,07 -0,15 693 -3,81 51,92 35,23 0,00 s Exfo (EXF) 5,41 0,15 2,85 199 -4,59 6,85 3,09 0,00 Research in Motion (RIM) 65,27 -0,62 -0,94 23 713 -4,67 95,00 58,64 0,00 mATéRiAuX 2 973,82 pts 0,71 .7,73 s Canam (CAM) 8,00 0,21 2,70 354 -0,74 9,81 5,95 0,16 Potash (POT) 103,69 0,08 0,08 9 047 -2,36 132,14 91,07 0,40 s teck Cominco (TCK.B) 33,75 1,79 5,60 51 164 -4,50 46,92 14,92 0,40 Osisko (OSK) 10,19 0,02 0,20 12 748 -6,00 11,78 5,77 0,00 s Cascades (CAS) 6,23 0,22 3,66 3 278 -6,46 9,80 3,86 0,16 t barrick (ABX) 43,38 -0,45 -1,03 29 464 -7,86 50,53 35,50 0,40 Goldcorp (G) 43,36 -0,30 -0,69 21 619 -8,02 48,37 35,12 0,17 s Semafo (SMF) 6,66 0,32 5,05 10 595 -9,02 7,61 1,85 0,00 t tembec (TMB) 1,97 -0,02 -1,01 1 728 -12,83 3,09 0,50 0,00 Ferm.VarIatIoN 1J Volume 52 Sem.DIV.$.$.%.100.Haut baS aNN.Var.Cette Sem.%.st \u203a Indique un titre dont la valeur a gagné ou perdu 1%et plus par rapport à la fermeture de la séance précédente./ Caractères gras \u203a Indiquent une société dont l\u2019action a atteint un haut ou un bas de 52 semaines en cours de séance./ G$uS \u203a Milliards de dollars / Réalisé à partir d\u2019une liste des plus grandes entreprises américaines inscrites à la bourse de New York et au NaSDaQ.DowJoNeS .12 mois NaSDaQ .12 mois | feRmeTuRe 10 193,39 | VAR.1 j +1,25% | 1 SEM .4,02% | 52 SemAineS haut 11 258,01 baS 8 087,19 | feRmeTuRe 2 229,04 | VAR.1 j +1,14% | 1 SEM .5,02% | 52 SemAineS haut 2 535,28 baS 1 677,54 s 3M (MMM) 80,70 1,12 1,41 -4,70 90,52 55,23 abbott Lab.(ABT) 46,94 0,46 0,99 -3,22 56,79 42,80 s altria (MO) 21,01 0,34 1,64 -2,78 21,91 16,10 s american Ex.(AXP) 39,82 1,20 3,11 -2,02 49,19 22,00 s apple (AAPL) 242,32 4,56 1,92 -4,53 272,46 121,75 at&t (T) 24,85 -0,11 -0,44 -2,17 28,73 23,19 s bk Of america (BAC) 15,99 0,69 4,51 -2,14 19,86 10,57 s berkshire (BRK.B) 73,01 0,73 1,01 -4,22 83,57 54,66 s boeing (BA) 64,56 1,56 2,48 -7,53 76,00 38,92 s Chevron (CVX) 74,48 0,88 1,20 -4,30 83,41 60,88 Cisco Syst.(CSCO) 23,46 0,15 0,64 -5,93 27,74 17,61 s Citigroup (C) 3,75 0,12 3,31 -5,78 5,43 2,55 Coca-Cola (KO) 51,59 0,05 0,10 -3,28 59,45 46,36 s Comcast (CMCSA) 17,03 0,24 1,44 -3,24 20,56 13,04 s Conocophillips (COP) 51,47 0,54 1,06 -7,83 60,53 38,62 Eli Lilly & Co (LLY) 33,12 -0,22 -0,66 -2,36 38,00 32,19 Exxon Mobil (XOM) 60,88 0,55 0,91 -4,28 76,54 58,46 GE (GE) 16,42 0,16 0,98 -6,92 19,70 10,50 s Goldman S.(GS) 140,62 4,52 3,32 -1,82 193,60 133,92 Google (GOOG) 472,05 -2,96 -0,62 -6,99 629,51 390,00 s hP (HPQ) 46,58 0,63 1,37 -1,79 54,75 33,55 home Depot (HD) 33,02 0,13 0,40 -6,19 37,03 22,27 Intel (INTC) 20,91 0,12 0,57 -4,49 24,37 15,00 s IbM (IBM) 125,42 1,62 1,31 -4,40 134,25 99,50 john.& john.(JNJ) 60,88 0,33 0,55 -4,83 66,20 53,86 s jPMorgan (JPM) 40,05 2,22 5,87 0,40 48,20 31,59 Medtronic (MDT) 40,33 0,01 0,02 -4,86 46,66 31,76 Merck & Co (MRK) 32,04 0,22 0,69 -2,55 41,56 24,37 t Microsoft (MSFT) 26,84 -0,27 -1,00 -7,22 31,58 19,45 s Morgan Stanl.(MS) 27,11 1,47 5,73 0,11 35,78 24,85 s Motorola (MOT) 6,84 0,14 2,09 0,74 9,45 5,72 s News Corp.(NWS) 15,26 0,30 2,01 -6,89 18,80 9,37 s Occidental P.(OXY) 79,41 1,75 2,25 -3,11 90,99 58,67 Oracle (ORCL) 22,16 -0,19 -0,84 -6,80 26,63 18,28 PepsCo (PEP) 63,58 -0,28 -0,44 -3,77 67,61 49,82 s Pfizer (PFE) 15,40 0,17 1,12 -4,94 20,36 13,94 Philip Morris (PM) 44,26 -0,29 -0,65 -4,94 53,91 41,15 Procter&Gam.(PG) 61,85 0,24 0,39 -1,10 64,58 39,37 Qualcomm (QCOM) 35,89 0,30 0,84 -3,78 49,80 34,83 s Schlumberger (SLB) 60,50 1,28 2,16 -6,75 73,99 48,13 s time Warner (TWX) 30,08 0,34 1,14 -1,57 34,07 21,09 unit.health (UNH) 28,70 -0,26 -0,90 -5,56 36,07 23,23 t united Parcel (UPS) 62,38 -1,05 -1,66 -5,13 70,89 46,41 united tech.(UTX) 66,44 0,01 0,02 -7,18 77,09 49,00 Verizon Comm.(VZ) 27,96 0,20 0,72 -1,93 34,13 26,49 s Walgreen (WAG) 33,10 0,39 1,19 -6,44 40,69 27,89 Wal-Mart (WMT) 51,37 0,07 0,14 -1,44 56,27 47,35 s Walt Disney (DIS) 32,87 0,88 2,75 -3,49 37,98 22,05 Wellpoint (WLP) 51,25 0,08 0,16 -3,47 70,00 44,00 s Wells Fargo (WFC) 30,11 1,42 4,95 -6,02 34,25 21,57 ÉTATS-UNIS LES GÉANTS (HEBDOMADAIRE) Fermeture VarIatIoN 1J 52 SemaINeS .$ uS.$uS.%.%.Haut baS Var.Cette SemaINe Fermeture VarIatIoN 1J 52 SemaINeS .$ uS.$uS.%.%.Haut baS Var.Cette SemaINe llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 LA PRESSE AFFAIRES INVESTIR AGENCE FRANCE-PRESSE REVUE BOURSIERE NEW YORK .La Bourse de New York a termine en nette hausse une seance volatile hier, au lendemain de sa pire seance en plus dfun an, emmenee surtout par les valeurs financieres.Lfindice Dow Jones est monte de 125,38 points, a 10 193,39 points (+1,25%), et le NASDAQ, a dominante technologique, a gagne 25,03 points (+1,14%), a 2229,04 points.L f i n d i c e e l a r g i Standard&Poorfs 500 a pour sa part progresse de 1,5% (16,10 points), a 1087,69 points.áCfest peut-etre le debut dfune stabilisation, a estime Peter Ca rdil lo, dfAva lon Partners.La plupart des craintes concernant lfeuro sfapaisent.Je pense que le pire est passe.â Jeudi, lfindice phare de Wall Street avait chute de 3,6%, sa plus forte baisse depuis mars 2009.Il a commence hier la seance par un plongeon sous 10 000 points, pour la premiere fois depuis le ákrach eclairâ du 6 mai dernier, avant de remonter la pente.Il termine malgre tout la semaine avec un recul de 4%.áCfest une meilleure journee pour le marcheâ, a dit Lindsey Piegza , de FTN Financial.Mais áil reste un fort risque de baisse, surtout si on ne voit pas de nouvelles positives quant aux premiers resultats du planâ de lfUnion europeenne pour aider les pays en difficulte budgetaire.Lfaide de lfAllemagne Les investisseurs ont notamment ete rassures par lfapprobation, par les deputes allemands, de la participation du pays au plan dfaide europeen.Lfeu ro, passe sous 1,22$US au cours de la semaine, est remonte a plus de 1,25$US en reaction a la nouvelle.áOn a un petit rebond, mais cfest plus une correction qufautre choseâ, croit Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.Le marche a surtout ete tire par les valeurs bancaires, apres que le Senat americain eut approuve une vaste refonte du systeme de regulation financiere, qui áaurait pu etre pire â, a estime M.Blicksilver.Lfindice S&P des valeurs bancaires a bondi de 4,3%.Bank of America a gagne 4 ,5%, JP Morgan Chase, 5,9%, et Goldman Sachs, 3,3%.En revanche, Dell a chute de 6,8%, a 13,35 $US.Le constructeur informatique a annonce un bond de 52% sur un an de son benefice net du premier trimestre, a 441 millions US, un chiffre plus eleve que prevu.áMais les actions sont sous pression, alors que certains analystes se montrent decus de la marge brute du groupe, qui a recule â, ont note les analystes de Charles Schwab.Google a cede 0,49%, a 472,67$US.Les autorites americaines de la concurrence ont donne leur feu vert a lfacquisition par le geant de lfinternet du specialiste de la publicite sur telephone portable AdMob, annoncee en novembre pour 750 millions US.A Toronto A Toronto, lfindice S&P/ TSX sfest adjuge 115,4 points, pour terminer a 11 521,35 points, tandis que le dollar canadien a gagne 0,75 cent US, a 94,4 cents US.Avant la fermeture positive dfhier, lfindice de reference du parquet torontois avait affiche six seances consecutives de pertes, lesquelles avaient totalise pres de 700 points, soit 5,5%.Lfaction de la miniere Teck Resources a bondi de 5,6% dans la foulee dfune forte hausse du prix du cuivre.L e t i t re du Ca nad ien Pacifique a progresse de 2,7% apres que le chemin de fer eut hausse son dividende.Le secteur bancaire a egalement bien fait, avec un gain de 1,7% de lfaction de la Banque TD.Rebond des Bourses apres une semaine difficile RICHARD DUPAUL LESMARCHES Le fait que la semaine sfest terminee sur une note positive hier est certainement un element encourageant au niveau psychologique pour les investisseurs.Le TSX, le Dow Jones et lfindice S&P 500 ont neanmoins cede 4% en cinq seances.Le secteur techno a ete encore plus touche.Le NASDAQ a recule de 5% pendant la semaine.Lfor a aussi cede 4% de sa valeur pendant la semaine.Lfonce dfor se negocie a pres 70 $US de moins qufa son sommet de 1243$US atteint le 12 mai sur les marches.Les prix des matieres premieres de facon generale se deprecient.Le prix du baril de petrole est probablement celui qui a le plus retenu lfattention des consommateurs.Le baril de brut a recule sous la barre des 70$US dans les derniers jours, ce qui souleve evidemment des questions a propos de la demande et de la reprise economique.Lfarrivee jeudi dfune correction officielle des indices americains (caracterisee par un recul de 10% par rapport au recent sommet dfavril) a fait craindre a certains que la prochaine etape pouvait etre un marche baissier (bear market) qui se veut techniquement un repli de 20% par rapport au recent sommet.La Bourse du leader economique mondial, la Chine, est deja dans un bear market depuis le 11 mai.¡¡¡ Si la gestion des dettes de plusieurs pays dfEurope a continue de faire les manchettes cette semaine, il faut aussi souligner que les nouvelles dfinfluence en Amerique du Nord ont ete moins nombreuses jeudi et hier.La situation risque de changer au cours des prochains jours.Si la semaine sera ecourtee au Canada en raison du conge ferie de lundi (fete de la Reine au Canada et Journee nationale des patriotes au Quebec), le calendrier economique et boursier sera plus charge que la semaine derniere.Il y a aussi un conge ferie en Europe lundi (en Allemagne notamment) et lfattention pourra ainsi revenir sur les statistiques economiques aux Etats-Unis et sur les resultats financiers au Canada.¡¡¡ Dfici vendredi, les marches absorberont de nouvelles donnees americaines sur la confiance des consommateurs, sur le produit interieur brut (PIB) du premier trimestre, sur lfimmobilier (Case- Shiller), sur les revenus et depenses des consommateurs, sur le secteur manufacturier (Chicago PMI) et sur lfemploi (donnees hebdomadaires).¡¡¡ Cfest par ail leurs cette semaine que les grandes banques canadiennes commenceront a publier leurs resultats des mois de fevrier, mars et avril.La Banque de Montreal et la Banque Laurentienne presenteront leurs chiffres mercredi.La Royale, la CIBC, la Nationale et la TD reveleront leur performance jeudi.Seule, la Banque Scotia ne devoile pas ses resultats financiers cette semaine.Intervenez, reagissez et commentez lfactualite financiere sur le blogue de la Bourse a lfadresse lapresseaffaires.com/dufour Un repit pour les investisseurs PHOTO PATRICK SANFACON, ARCHIVES LA PRESSE Cfest cette semaine que les grandes banques canadiennes commenceront a publier leurs resultats des mois de fevrier, mars et avril.La Banque de Montreal et la Banque Laurentienne presenteront leurs chiffres mercredi.LA PRESSE CANADIENNE TORONTO .Research in Motion affirme avoir alerte la Commission des valeurs mobilieres de lfOntario apres avoir lance sa propre enquete sur lfun de ses vice-presidents, soupconne dfavoir achete des actions dfune entreprise que RIM projetait dfacquerir.Le dirigeant, Paul Donald, qui ne travaille plus pour Research in Motion, est accuse dfavoir tire profit dfinformations obtenues áa lfinterneâ au sujet de la possible acquisition de la societe de technologie de cryptage Certicom.La Commission des valeurs mobilieres de lfOntario soutient que Paul Donald a ete informe de la possibilite de la conclusion dfune entente entre les deux entreprises alors qufil bavardait avec des collegues, au cours dfun tournoi de golf de lfentreprise, en aout 2008.Il aurait fait lfacquisition dfactions de Certicom le lendemain.La Commission accuse lfhomme dfavoir effectue des transactions alors qufil detenait des informations privilegiees qui nfetaient pas connues du public.Il devrait comparaitre lors dfaudiences de la Commission le 7 juin.RIM a affirme dans un communique avoir decouvert que Paul Donald avait achete des actions de lfentreprise lorsqufelle a lance son offre pour la prise de controle non sollicitee de Certicom plusieurs mois plus tard, soit en decembre 2008.Hier, lfaction de RIM a perdu 62 cents, a 65,27$, a la Bourse de Toronto dans un marche en hausse generalement marquee.POSSIBLE DELIT DfINITIE RIM alerte les autorites ontariennes Ble ($US/boisseau) 4,72 0,48 -20,47 Cacao ($US/livre) 1,31 1,97 21,64 Cafe ($US/livre) 1,32 0,57 -2,50 Mais ($US/boisseau) 3,69 1,93 -12,97 Soya ($US/boisseau) 9,41 -0,32 -19,91 Sucre ($US/livre) 0,16 4,40 0,19 CANADA Taux dfescompte 0,50 0,00 0,00 Taux preferentiel 2,25 0,00 0,00 Fonds a un jour 0,25 0,00 0,00 Bons du Tresor (3 mois) 0,36 -0,02 0,18 Obligations (2 ans) 1,70 -0,13 0,55 Obligations (10 ans) 3,36 -0,07 0,11 ETATS.UNIS Taux dfescompte 0,75 0,00 0,25 Taux preferentiel 3,25 0,00 0,00 Fed funds 0,25 0,00 0,00 Bons du tresor (3 mois) 0,15 0,00 -0,03 Obligations (2 ans) 0,76 -0,03 -0,10 Obligations (10 ans) 3,23 -0,22 -0,13 LE GOUVERNEMENT DU CANADA Canada 9,50 01-06-10 100,19 0,01 -0,10 Canada 9,00 01-03-11 106,27 0,79 0,00 Canada 6,00 01-06-11 105,05 1,00 0,06 Canada 10,25 15-03-14 128,76 2,30 0,60 Canada 9,75 01-06-21 159,04 3,31 1,13 Canada 8,00 01-06-23 147,09 3,47 1,17 Canada 8,00 01-06-27 154,42 3,67 1,47 Canada 5,75 01-06-29 127,48 3,72 1,31 LES PROVINCES Hydro Quebec 11,00 15-08-20 154,06 4,38 0,20 Manitoba 7,75 22-12-25 134,76 4,59 0,07 New Brunswick 6,00 27-12-17 113,59 3,91 0,28 Newfoundland 6,15 17-04-28 116,79 4,74 -0,05 Nova Scotia 6,60 01-06-27 121,14 4,77 -0,05 Ontario 6,25 25-08-28 117,46 4,80 -0,06 Ontario Hydro 7,45 31-03-13 115,84 1,72 0,29 Ontario Hydro 8,50 26-05-25 140,99 4,66 0,07 Ontario Hydro 8,25 22-06-26 139,42 4,72 0,07 P E I 8,50 27-10-15 124,85 3,43 0,55 Quebec 6,00 01-10-29 114,57 4,83 -0,15 LES CORPORATIONS Bell Canada 7,00 24-09-27 107,26 6,30 -0,26 Bombardier 7,35 22-12-26 97,75 7,59 0,00 Cons Gas 6,10 19-05-28 109,77 5,25 1,07 Gtaa 6,45 03-12-27 110,39 5,51 -0,29 Investors Gr 6,65 13-12-27 107,11 5,98 0,88 Wstcoast Ene 6,75 15-12-27 112,86 5,59 -0,25 Coupon EChEanCe prix rend.Var.DENREES LES OBLIGATIONS TAUX DfINTERET LES DEVISES DANS LE MONDE Afrique du Sud 1$ vaut 7,41 rands Australie 1$ vaut 1,13 dollar Bresil 1$ vaut 1,74 real Chine 1$ vaut 6,42 renminbis Grande-Bretagne 1$ vaut 0,65 livre Hong-Kong 1$ vaut 7,34 dollars Inde 1$ vaut 44,05 roupies Israel 1$ vaut 3,61 n.shekels Japon 1$ vaut 84,66 yens Liban 1$ vaut 1 588,16 livres Mexique 1$ vaut 12,20 pesos Norvege 1$ vaut 6,08 couronnes Nouvelle-Zelande 1$ vaut 1,39 dollar Russie 1$ vaut 29,20 roubles Suede 1$ vaut 7,36 couronnes Suisse 1$ vaut 1,08 franc EN CENTS US .12 mois 0,7488.VARIATION +0,0006.SOMME REQUISE POUR ACHETER Un euro 1,3355$ 94,40\u2018US VARIATION +0,75\u2018 SOMME REQUISE POUR ACHETER Un dollar US 105,93\u2018 DOLLAR CANADIEN EN EURO .12 mois aluminium ($US/livre) 0,90 2,26 39,23 argent ($US/once) 17,63 -0,36 22,14 Cuivre ($US/livre) 3,01 2,14 47,40 Etain ($US/livre) 7,83 0,85 25,90 nickel ($US/livre) 9,62 0,71 72,36 palladium ($US/once) 436,75 6,80 85,46 platine ($US/once) 1 506,60 0,72 30,48 plomb ($US/livre) 0,78 0,15 21,30 Zinc ($US/livre) 0,84 2,09 28,59 METAUX Source : London Metal Exchange Variation .%.FerMeture 1jour 1an essence ($US/gallon) 1,96 -0,02 9,14 Gaz naturel ($US/gigajoule) 4,27 -1,39 12,38 Mazout ($US/gallon) 1,90 -0,17 24,14 ENERGIE Source : New York Mercantile Exchange (NYMEX) Variation .%.FerMeture 1jour 1an Variation .%.FerMeture 1j 1an OR 1176,10$US Variation 1 JOUR -12,50$US Variation 1 SEM.-4,21$US Variation 1 AN +23,64$US New York rendeMent FerMeture SeM.annEe llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L S A M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 L A P R E S S E A F F A I R E S 15 Visitez le nouveau workopolis.com La plupart des affichages de poste ne permettent pas de connaître le caractère unique d\u2019une entreprise.C\u2019est pourquoi Workopolis vous donne désormais accès à ces qualités qui distinguent chaque employeur.Que vous recherchiez une situation géographique idéale, des possibilités de carrière exceptionnelles ou même des classes de yoga sur l\u2019heure du dîner, vous saurez trouver tout cela avec Workopolis.Visitez Workopolis et faites voir les qualités qui vous mettront en 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