Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La Revue moderne.
Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. La publication prend le nom de Châtelaine en 1960. [...]

Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. C'est la journaliste d'expérience Madeleine Huguenin, de son vrai nom Anne-Marie Gleason, qui fonde La Revue moderne. L'éditeur torontois Maclean Hunter achète la revue en 1960 pour fonder Châtelaine, toujours publiée aujourd'hui.

La Revue moderne se donne une double mission, à la fois intellectuelle et populaire, qu'elle maintiendra tout au long de son existence. Elle vise à satisfaire à la fois une clientèle intellectuelle intéressée par la science, la littérature et les idées, et une clientèle populaire à laquelle elle offre un contenu de divertissement adapté au goût et à la morale du Canada français. Les deux sections de la revue sont autonomes et évoluent en parallèle.

Dans les premières années de son existence, La Revue moderne vise une clientèle aisée, qui profite d'une certaine croissance économique d'après-guerre. En font foi les annonces publicitaires de produits de luxe et le grand soin mis dans la conception des illustrations. La revue prend un ton qui va à l'encontre du nationalisme alors en vogue véhiculé par Lionel Groulx et Henri Bourassa.

La Revue moderne montre dès le départ un intérêt certain pour la littérature : en plus de publier des romans-feuilletons, elle compte sur des collaborations de Louis Dantin et de Louvigny de Montigny. De 1930 à 1935, l'engagement de Jean Bruchési pour la littérature canadienne alimentera aussi le contenu littéraire de la revue. Celui-ci sera ensuite plus orienté vers la France. Dans les années 1950, La Revue moderne fait moins de place à la littérature, et s'intéresse davantage à la télévision.

Plus de la moitié du contenu de La Revue moderne est voué aux pages féminines. Un roman de littérature sentimentale et d'évasion, visant particulièrement la clientèle féminine, y est publié en feuilleton chaque mois. Ces romans sont principalement l'oeuvre d'auteurs français, dont la romancière Magali, qui jouit d'une immense popularité. Les pages féminines traitent de la mode, des soins de beauté, des arts ménagers, de l'éducation des petits et d'activités mondaines, comme le bridge. Le public féminin est aussi la principale cible des annonceurs.

La lectrice type de La Revue moderne est mariée et mère, elle est citadine et catholique, aisée et charitable, sentimentale et raisonnable. Elle a le souci de son apparence et de celle de son foyer. Elle bénéficie de temps libres pour se cultiver. C'est une femme moderne intéressée par les nouveautés, mais pas féministe pour autant. Elle ne cherche pas à rompre avec la tradition. Cela changera avec Châtelaine.

La Revue moderne gagnera des lectrices jusqu'à la fin de sa publication. Le tirage de la revue, de 23 120 en 1922, passe à 12 904 en 1929, à 31 343 en 1940, à 80 000 en 1944 et à 97 067 en 1956, pour atteindre un peu plus de 101 650 exemplaires en 1960.

La publication de La Revue moderne est interrompue pendant cinq mois de décembre 1938 à avril 1939, pour revenir en mai 1939 avec une nouvelle facture graphique. Cette renaissance est attribuée à Roland Beaudry, alors vice-président et administrateur de la revue.

En plus des collaborateurs nommés plus haut, La Revue moderne s'attire la participation de personnalités comme Robert Choquette, Albert Pelletier, Alfred DesRochers, Michelle Tisseyre, Jehane Benoit, Damase Potvin, Ringuet (Philippe Panneton), Alain Grandbois, Robert de Roquebrune, Gustave Lanctôt, Adrienne Choquette, Germaine Guèvremont, René Lévesque, Jean Le Moyne et Valdombre (Claude-Henri Grignon).

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 294-295.

DES RIVIÈRES, Marie-José, Châtelaine et la littérature (1960-1975), Montréal, L'Hexagone, 1992, 378 p.

PLEAU, Jean-Christian, « La Revue moderne et le nationalisme, 1919-1920 », Mens, vol. 6, no 2, 2006, p. 205-237.

RICARD, François, « La Revue moderne : deux revues en une », Littératures (Université McGill), no 7, 1991, p. 76-84.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1919-1960.
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Châtelaine.
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Revue moderne., 1948-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
CANADA DRY Le Canada Dry est le breuvage parfait pour les plaisirs d'été .Quel que soit votre âge, c'est le rafraîchissement que vous apprécierez davantage durant la belle saison.Où que vous alliez, vous trouverez toujours du Canada Dry rafraîchissant pour vous délecter.Vous te trouverez bien frappé dans le plus proche rafraichisseur de breuvages .Prenez-en un verre maintenant! Au travail ou au jeu .chez soi ou ailleurs DANS LE RAFRAICHISSEUR LES MOTS CROISES / 2 3 4 s é 7 ô 9 ta II it IS 14 /S lé If tê 6 10 II tz 15 tô HORIZONTALEMENT 1.—Prénom masculin.— Amour* passagères.2.—l>e l'Asie.— Action, manière tie flirsSTl*.3.—Morceau de chair, d'étoffe, orruché.— Volonté, caprice.— Préfixe.4.—Ile unmilaire formée par des coraux.— Astres fixe» qui brillent par leur lumière propre.— Genre de lorant huWsvs, rivant en parasites sur les brunches do certains arbres.6.—Venue au monde.— Coupée jusqu'à la peau.— Action de sauter (plur.).6.—Adjectif possessif.— Salé et séché à la fumée.— Du verbe avoir.— Qui n'est pax formellement exprimé.7.—Genre de myriupodes, comprenant des animaux allongés.— Ville de Russie.— Femelle du porc.— Ville de t'haidée.8.—Se dit d'une région, d'un Etat, dont les puissances reconnaissent en principe la neutralité.— Poète chanteur de L'époque primitive chez leet Grées.— Cesser d'avoir.9.—Terres légères, maigres et qui réclament de fréquentes additions d'engrais.— Affaiblis- — Absorbée.10.—Ordre prescrit des cérémonies qui se pratiquent dans une relic ion.— Pur-ti< nie du dialecte provençal exprimant l'affirmation.— Instrument d'agriculture.11.—Genre d'oiseaux passereaux des régions chaudes, ainsi nommés pour leur habileté à tisser leur nid.— Prénom féminin.12.—Isomérle des Corps- — Pronom personnel.13.—Têtes des tiges de blé qui renferment le groin.— Dieu de la mythologie Scandinave qui représentent les forces de la nature.— l'uvillon d'un VOlMcaa, 14.—Patriarche biblique.— Consonnes Jumelles.— Avec qui on est lié d'une affection réciproque.— Se suivent dans "Noël".16.—Action on art de lancer, au moyen d'une arme, un projectile vers un but.— Mot turc signifiant "grand".— Cutho- li.pie (l'Un i ib-nt.— I'rod nil on .le hors 16.—«hii est d'Ivoire ou semblable à l'ivoire.— Adjectif possessif.— l'élit roman de Chatenubriand.17.—Se suivent dans "Erne".— Fertilises pur l'engrais.— Pour la troisième fois.18.—Filet ponr prendre des oiseanx, des poissons.— Voyelle** Jumelles.— Année.— Adjectif numéral.— Solennité religieuse ou civile en commémorai ion d'un fuit important.VBUTIC Al.KMKNT i.—Mets commises de viande bâchée?de porCi volaille, gibier qu'on place dans des cochons de lait, des poulets désossés etc.— Rang de dents artificielles.2.—Ou verbe user.— Dec de lampe à manchon incandescent.— Assaisonné de poivre.3.—L'un des douze apôtres.— Rendront glissant, pour faciliter le fonctionnement.4.— Meuble de bois OU de marbre posé sur un ou plusieurs pieds.— Sortes de bol tes qui servent a mettre, u |M>rter, n conserver un objet.5.—Genre de singes américains (plur.).— Pilet pour prendre des oiseaux, des poissons.— Oui n'est pus commun.0.—Par la voie de.— Trous dans les murs Ihuir recevoir les poutres, les boulins.— QUI est écbiiiicré s,u|tcrfiiicllcmcnl et à l'extrémité.7.—Instrument en bois ou en métal pour tru'cr des angles droits ou tirer des perpendiculaires.— Présentement.— Créature purement spirituelle.8.—Adjectif possessif.— Caractère d'une voix ruuque.— Terminaison d'infini'if 9.—Genre de coléoptères, renfermant de frauda LoneTtcorhes (plur.).— Qui an purtlent .m nez.— Voyelles Jumelles.10.—Néant.— Article contracté.— Gros chien de garde.11.—Petites odes.— Vends promptcmciit et Incitement.12.—Ville de Chuhlée.— Ou verbe être.— Ocsccndii d'une personne, d'une race 13.—Etoffe de sole ou de laine très forte.— (•cure de Inbcllorécs ornement aies d'Ain c ri t| tie.— Prénom féminin.— Pronom personnel.14.—Ou verbe être.— Petite brosse de soi* de porc u l'usage des orfèvres.— Genre de mammifères coruussiei'N.— Premier (Inns son genre.18.—Nom vnlgaire d'une mouche africaine — D'dn goût âpre tplur.).— Petite lie Kl.—Singulier «le Touareg.— «Juuhl..j8 a loi sur l.i construction de nouveaux immeubles à bon marine1 a Harlem et le respcil de la loi d'égalité d'em-li.i m lie.Ccii est important pour les noirs, qui en grande majorité travaillent pour des patrons blancs.Il y a des entreprises noires à Harlem (sur une grande échelle: l'assurance; sur une petite: le salon de soins de beauté).Comme les grandes assurances considèrent le noir "un mauvais risque", une multitude de petites affaires d'assurance existent.Il y a une compagnie d'assuranec-vic à Harlem qui appartient à des noirs.Ses bureaux neufs et modernes sont la gloire du quartier.Cette compagnie au capital d'un million de dollars a débuté en 1930 dans l'assurance funéraire.Les noirs, comme les Italiens, tiennent a un enterrement "maison", ce qui est cher, et même que l'on puisse se faire enterrer "à tempérament"; il vaut mieux être assuré pour être sûr.Il y a 8 à IU mille petits commerces à Harlem; une partie seulement appartient à des noirs.Ce sont surtout épiceries, boucheries, boulangeries, teintureries, blanchisseries, petits fabricants, coiffeurs, etc.Certaines épiceries noires, pour lutter contre les épiceries italiennes ou juives, mettent un signe "entreprise nègre" dans leur vitrine pour attirer la clientèle noire Ce commerçant me dit qu'il a des difficultés pour obtenir des crédits d'une banque et que pendant la guerre il recevait moins de marchandises que le voisin, un blanc qui, lui, n'a pas d'ennuis pour obtenir un prêt bancaire.Le pâtissier du Waldorf Astoria, puis de l'hôtel Theresa, l'hôtel chic de Harlem (qui appartient d'ailleurs à un blanc) a aujourd'hui la meilleure pâtisserie de Harlem.John D.Thomas est de la Floride; il fait les meilleurs "muffins" que j'aie trouvés aux Etats-Unis.Il y a 200 docteurs à Harlem.Un seul laboratoire d'analyse appartient à un noir.La raison en est que la mise de fonds est trop grande (environ $10,000).M.Oliver Francis, bactériologiste des hôpitaux de Chicago, est un des rares noirs à avoir obtenu $4,000 de crédit d'une banque.Mais la plus grande '> laitt industrie" de Harlem est celle des salons de coiffure pour dames.La raison économique: petite mise de fonds et unique possibilité pour une femme de couleur de gagner sa vie sans être domestique ou vendeuse.Une autre raison: une clientèle permanente et croissante à la recherche de cheveux lisses.Le salon de Rose Meta est connu comme l'Elisabeth Arden de Harlem,.Il existe à Harlem une association de petits commerces qui essaye d'organiser toutes les entreprises noires.Jusqu'ici, l'Association a 200 membres.Le président, John Harmon, originaire du Texas, docteur en droit commercial de l'Université de Columbia, étudia les systèmes de coopérative de crédit en Europe et organisa, en 1940, la (Suite en page Ai) Adam Clarion, depnt* de Harlem, eat aussi pasteur de la plu» importante congregation noire de» £ .(.'.La plupart des commerces appartiennent ii des» Mimes; cette épicerie souligne qu'elle est "une entreprise nègre".IOÛT IQ.J8 27 Par SIMONE THEORET, B.ScJO.IL EST assez difficile de définir les vitamines, considérées comme sunstan-ces nutritives essentielles à la vie et à la honne santé de l'organisme humain.Elles sont importantes à la croissance, à la santé et à la reproduction.Les vitamines — de vita mot latin pour vie — existent depuis toujours dans les aliments d'origine naturelle, mais on a réussi assez récemment a les isoler sous forme de cristaux purs des sources qui les contiennent, et on les produit aussi chimiquement.Ce sont alors les capsules commerciales que l'on nomme suivant leur contenu chimique On les identifie par les lettres A, B, C et D.Quels servira nous rendent les oitaminesl Les vitamines ne sont pas de* panacées; elles ne guérissent pas tous les maux comme certaines personnes sont portées à le croire, mais elles contrihuent à combattre de nombreuses affections spécifiques et de nombreux états pathologiques Ainsi une quantité adéquate de vitamines dans la diète quotidienne évite nombre de maux tels que: faiblesse, fatigue, nervosité, irritabilité, digestion, élimination et appétit fautifs; vue défectueuse, peau rude, terreuse; rachitisme chez les enfants, sénilité prématurée chez les adultes.LA VITAMINE "A" La vitamine A, anti-infectueuse, se trouve ordinairement associée à certains corps gras dans la viande et surtout dans le poisson.Cette vitamine exerce une grande influence sur la croissance et la reproduction.Elle contribue à donner des dents saines en aidant à la fixation du calcium dans l'émail.Elle aide à maintenir en bon état les muqueuses de l'oeil, les parois digestives et urinaires, en particulier les voies respiratoires.Grâce a elle la peau conserve sa douceur.Son rôle de protection s'exerce contre les microbes qui tentent d'envahir l'organisme dès qu'il y a lésion des muqueuses.C'est pourquoi on recommande la vitamine A dans les cas de rhume, sinusite ou autre infection bactériologique.Prise en quantité suffisante la vitamine A prévient ou guérit la cécité nocturne et les carottes crues sont hautement recommandées dans ce cas.Où trouver la vitamine A7 Les aliments contenant la vitamine A directement utilisable sont le heurre, la crème, le lait entier et le fromage, les jaunes d'oeufs, le foie et les rognons, les poissons huileux comme le hareng, les sardines, le saumon et le thon, ainsi que les huiles de foie de poisson — morue, requin, flétan.Les fruits et légumes qui fournissent les quantités les plus généreuses de carotène ou provitamine A sont toutes les feuilles vertes, persil, cresson, chicorée, brocoli, pois verts, haricot vert, tomate rouge, courge jaune, carotte, abricot, pruneau, pêche jaune La laitue, les choux, spécialement les feuilles vertes du dessus, les asperges, les baies et les bananes répondent également au besoin journalier de cette vitamine.Quelle quantité de pifamine A faut-il prendre?La ration journalière de vitamine A recuise varie avec les individus et les circonstances.On recommande à chaque personne les portions suivantes ou à peu près: une chopine ou plus de lait entier par jour,- deux cuillerées à table de beurre par jour; trois livres et demie de légumes verts et jaunes assortis par semaine; trois ou quatre oeufs par semaine En plus il faut de fréquentes portions de foie et de fromage.L'huile de foie de morue que l'on donne aux enfants est riche en vitamines D et A.Il n'y a aucun danger à absorber un excès de cette vitamine puisque cet excès est mis en réserve dans le foie et soutiré à mesure que les besoins s'en font sentir.LA VITAMINE "B" Nous devrions plutôt l'appeler le complexe B puisque sous ce nom entrent plusieurs vitamines dont les principales sont la thiamine (BD, la riboflavine (B2), et la niacine aussi connue sous le nom d'acide nicotinique.Tous les membres de la famille B sont nécessaires à la croissance et 3u développement normal des humains dont ils assurent le bon état du système nerveux et digestif, la vitalité des cheveux et la bonne santé de la peau.Autrement dit, le complexe B conserve toutes les caractéristiques propres a la jeunesse.Quels sont les résultats d une carence du B complexe?Perte d'entrain, fatigue continuelle, appétit défectueux, troubles digestifs et élimination fautive, sont des désordres fréquents qui résultent d'une insuffisance de vitamines B.La quantité que chaque individu doit consommer varie selon ses attributions, son poids et sa grandeur Les enfants et les femmes enceintes tout spécialement doivent absorber une quantité suffisante de cette vitamine chaque jour qui n'est pas mise en réserve dans l'organisme.Où troiipcr la l'ilatiune B?Les vitamines du complexe B se trouvent en très petite quantité dans les aliments d'origine naturelle II est donc important de surveiller étroitement son régime et au besoin de recourir aux capsules de vitamine B.Le porc, le foie, les rognons et le coeur sont les viandes les plus riches en vitamine B Les céréales de grains entiers, le pain Canada Approved brun et blanc, la farine enrichie de vitamines B; les arachides et les noix, les fèves et les pois secs en sont des sources excellentes et économiques.Les pommes de terre, les pruneaux, les jus d'ananas en conserve, les légumes verts et feuillus et autres fruits et légumes constituent des sources appréciables de ces éléments.Il est intéressant de noter que la thiamine ou vitamine Bl combat le manque d'appétit et la constipation, que la riboflavine ou vitamine B2 ou G est essentielle aux pouvoirs de défense de l'organisme et que la niacine est le principal ennemi de la pellagre, maladie où l'infection s'attaque principalement à la peau et a la langue.LA VITAMINE "C" La vitamine C est connue depuis 1110, mais bien avant qu'on en parle, les marins avaient découvert que les fruits frais, surtout les fruits citrins, aidaient à prévenir le scorbut.Et c'est parce qu'ils mangeaient des Umes, genre de citrons verts, que les marins britanniques ont acquis le sobriquet de "limies".• Quelles sont les fonctions de la vitamine C?La vitamine C aide à la formation et à la conversation des dents et des os Elle prévient l'anémie, renforcit les vaisseaux sanguins, maintient en bonne condition les gencives et les dents.En un mot, elle garde à l'organisme sa jeunesse et sa vigueur.N'étant pas emmagasinée dans le corps humain, la vitamine C doit être renouvelée chaque jour.Les aliments qui contiennent le plus de vitamine C sont: citrons, oranges, pamplemousses, choux crus, fraises, melons, tomates, navets crus, petits pois crus, asperges, laitue, radis, bananes, pommes, céleri, prunes, poires, carottes, lait, épi-nards.Les jus de fruits en conserve ainsi que le jus de tomate contiennent autant de vitamines C que les fruits frais.Les légumes crus sont préférables aux légumes cuits puisque la cuisson affecte la vitamine C.Les adolescents et les femmes enceintes devraient avoir un apport double de vitamine C qui forme des réserves dans l'organisme.Celui ci saura les utiliser pour combattre l'infection ou cicatriser les blessures.Le régime idéal devrait comprendre chaque jour une demi tasse de jus de fruits ou une tasse de jus de tomates, en plu-des fruits et des légumes crus.LA VITAMINE "D" Elle est aussi connue sous le nom de vitamine-soleil parce que ce dernier en est la principale source.Elle est surtout importante pour les enfants, les femmes enceintes, celles qui allaitent leur bébé.La vitamine D forme des réserves dans le corps de l'enfant et donne au lait de la maman un plus grand pouvoir ami rachitique.Les adultes peuvent se procurer la vitamine D dans le foie, le lait, les oeufs, les poissons huileux, l'huile de foie de morue et le soleil.Les médecins prescrivent pour les bébés et les jeunes enfants l'huile de foie de morue ou d'autres poissons et le lait évaporé irradié.Une trop grande exposition aux rayons de soleil peut donner naissance à un poison très nuisible et un apport trop généreux en vitamine D peut être désastreux.£e mois prochain, notre article sera consacré à la conservation des vitamines et des sels minéiaux.LA REVUE MODERNE — AOl"'T IQ^S Seul Cashmere Bouquet vous donne la /[/@t poudre pour la figure fait avec un fond vraiment ruse.|H>ur £ardr vntr«* teint cuivre, NON PAS JAUNÂTIIK IL vous donnera son coeur .Votre vue l'enchantera .car mmis aurez un teint natiiri'llimcnt bronzé, grâce à Copper Tan, la célèbre poudre pour la figure ensoleillée Cashmere Bouquet.Copper Tan est la teinte qui vous vaudra les conquêtes des vacances et les succès sur la plage.Vous serez ravie de la finesse de Copper Tan .Elle s'applique uniformément .adhère pendant des heure-.elle dissimule les taches de rousseur et déguise les petites imperfections—pour vous rendre plus belle que jamais.Rouge à lèvres et rouge pour la figure, assortis—dans la superbe teinte K(.)\ AL RED, pour vous donner, de concert ¦vec la poudre pour la figure Copper Tan, ce maquillage qui rendra \olrc id) Ile la plus belle jamais vécue.J Créée par 4 \smii m BOUQUET L'A MOI IR TRIOMPHA (Suit* de la paijc 26) part1, que Marie se rapprocha d'elle, cherchant une phrase, un geste pour lui témoigner son affection.Celle-ci comprit; mais ne voulut pas de cette consolation, elle se contenta de dire avec une froideur inhahituelle: — Allons, je n'ai plus rien à faire ici.Bonsoir, mon enfant.Marie monta, elle aussi, presque aussilôt.Sous la porte de M.de Kérusauré filtrait un rais de lumière.Luttait-il contre la migraine, ou s'était-il endormi sur le gros cahier, en ouhliant d'éteindre l'électricité?Jamais les pensées de Marie n'avaient été aussi somhres.Mille incidents de la journée lui revenaient et l'agaçaient.Pourtant, elle s'endormit lourdement et comme hrisée par des sentiments qu'elle ne s'expliquait qu'en partie.Fort tard, l'auto de Santa la réveilla Elle se leva sans bruit, se pencha par la fenêtre ouverte.Mlle Sampiéri rentrait en effet, mais le regard de Marie ne la suivit point.Il était fasciné par un trait de lumière qui trouait la façade sombre.Dans la chambre de M.de Kérusauré, derrière les volets mi-clos, l'électricité brûlait toujours.CHAPITRE VI Le lendemain, Marie s'habilla sans entrain.Elle appréhendait et souhaitait tour à tour sa rencontre avec M de Kérusauré.Il lui parut plus grave que d'habitude, et elle fut elle-même moins enjouée.A peine avaient-ils franchi les limites du parc, qu'il considéra le petit visage anxieux.— Mademoiselle Marie, je salue en vous un grand poète.Elle protesta: — C'est mal de railler ainsi Je n'aurais jamais dû vous confier ce cahier.Il l'interrompit: — Je vous assure, laissez-moi parler.J'ai lu votre manuscrit toute la nuit, rien ne peut rendre l'émotion que j'ai ressentie: poésie de l'inspiration,- pour retrouver tant de talent, il me faudrait vous comparer aux plus grandes de nos femmes de lettres.Marie écoutait avec stupeur.— Peut-être vous faisiez-vous aveugler par votre intimité avec moi?— Pourquoi montrez-vous tant de scepticisme, petite fille?railla-t-il doucement.Je croyais avoir le monopole de ce vilain défaut.Je vous répète très simplement que ce que vous avez écrit est très beau et que je souhaiterais d'en être l'auteur.Marie chemina un instant en silence et M.de Kérusauré reprit: — Vous parliez d'avenir l'autre jour; l'avenir pour vous, je le vois bien plus brillant que le présent.Si vous m'y autorisez, dès mon retour à Paris je présenterai votre manuscrit à un éditeur.Marie se taisait toujours.Mais quel bouleversement intérieur cachait sa figure d'apparence paisible.Des paroles qu'avait prononcées M.de Kérusauré, elle avait retenu ceci: son compagnon ne méprisait pas son oeuvre, il l'admirait, elle, pauvre petite demoiselle de compagnie provinciale et puis.il parlait de son départ à lui.C'est vrai que bientôt il retournerait dans la capitale, la maison redeviendrait vide, les journées monotones et sans but.Ah! qu'importait le mirage de succès et de richesse qu'évn qualt M.de Kérusauré! Sans doute n'é-l.iil il- qu'un n'-ve qui ru- iiinlenlcrait p.i.son coeur affamé de tendresse, éperdu d'amour.Car Marie avait compris bru* quement qu'elle aimait de tout son cociu, de toute son Sine, le "paying guest", l'luV te de passage que bientôt elle ne verrait plus.L'écrivain s'arrêta un instant et prenant les deux mains de Marie, l'obligea a le regarder.Il lut sans doute le chagrin caché dans ses yeux clairs.— Mademoiselle Marie, commcnça-t-il (et il paraissait très ému), j'ai cru discerner que je ne vous suis pas indifférent, vous me considérez comme un ami, n'est ce pas?Marie essaya de se dégager.— Répondez-moi, voyons! supplia-t-il.Elle fit oui de la tête, trop bouleversée pour parler.Où voulait-il en venir?Lin instant, le merveilleux espoir d'avoir inspiré de l'amour l'effleura Elle interrogea anxieusement du regard le visage bruni penché vers le sien.A ce moment, le jardinier Dominique apparut sur le sentier.M.de Kérusauré lâcha vivement les mains de Marie, si vivement que celle-ci en eut un sursaut d'orgueil froissé.Le vieux Corse les salua tous deux avec un large sourire et fit une remarque en dialecte corse que l'écrivain ne comprit pas, mais qui amena le rouge aux joues de Marie tout à l'heure si pâles.M.de Kérusauré n'avait pu retenir une exclamation de contrariété.Marie se remit en marche, espérant et redoutant en même temps la fin de la confidence ébauchée.Mais son compagnon, après un moment de silence, parla d'autre chose.Ni ce jour là, ni le lendemain, il ne reprit la conversation interrompue.Il se montra aimable, enjoué et cependant visiblement préoccupé.Lin matin, au retour de leur promenade, ils trouvèrent Santa sur la terrasse qui les accueillit avec un sourire assez railleur.Elle tenait une carabine à la main.— Je suis sans doute plus prosaïque que vous, dit-elle à Marie, je me lève aussi tot, mais dans un but pratique.Et se tournant vers M.de Kérusauré, elle ajouta: — Je viens de tirer quelques merles que nous mangerons ce soir à diner.Vous verrez que nos merles corses valent souvent mieux que des grives.Marie put ruminer à loisir ces paroles aigres-douces, car son compagnon, pour qui Santa continuait de déployer toutes les ressources d'une coquetterie consommée à laquelle il n'avait d'abord opposé que froideur, ou amusement distant, parut brusquement se laisser séduire, et fut tout accaparé dès lors par Mlle Sampiéri.Aux repas, Mlle Sampiéri fit assaut de drôlerie et d'esprit avec lui.Elle paraissait très lancée dans les milieux - littéraires d'avant-garde et les blaguait avec un humour féroce.Tandis que Mme Sampiéri riait de bon coeur, Marie se sentait d'humeur de plu! en plus morose et s'en affligeait.Or, ce fut bien pis, lorsqu'au départ pour la promenade quotidienne, elle at- LA REVUE MODERNE— AOÛT It/jS // est fait au Canada.Film Kodak .le film dans la boite jaune fanulii rt 30 Quand bébé est maussade à eause de la "Constipation des enfants y?donnez d u Castoria! "C'est le laxatif préparé spécialement pour les enfants et les nourris-tons.De nouveau présenté dans la bouteille format des familles." QUAND votre bébé a perdu son beau sourire .quand il est rechigneux, agité, mal en train à cause de la "constipation des enfants", faites ce que toute maman bien avisée doit faire donnez-lui du Castoria! Actif et efficace — et pourtant si doux, il ne dérange pas les systèmes digestifs délicats.Préparé spécialement pour les enfants — ne renferme aucune drogue drastique, ne cause pas de coliques ou de malaises.Goût si agréable — les enfants l'aiment et le prennent volontiers, sans se faire prier.CASTORIA Le laxatif SUR préparé spécialement pour les enfants Achetez du Castoria—aujourd'hui même à la pharmacie voisine.Et n'oubliez pas de demander le laxatif préparé spécialement pour les enfants.Et rappelez-vous que la bouteille de famille économique est de retour sur le marché! ht»! I ii .mil.\ I > I HNR — AOl'lT H) |.S 31 peut élre n'.iv.iit elle été après tout qu'une distraction de vacantes Sanla n'avait eu qu'à paraitre pour que tout soit changé, M.de Kcrusaure eut un ((este décourage, il allait s'éloigner.11 se raviva — Et puis non, c'est trop betc, Marie, je.j'ai.enfin.Il balbutia, s'arrêta, se mordit les lèvres, reprit son souffle.— J'ai beaucoup d'affection pour vous et.Marie l'interrompit avec colère: — C'est mal ce que vou.faites, c'est lâche, c'est atroce.Vous vous moquez d'une pauvre fille.Votre jeu est indigne, je ne mérite pas cela.Elle tremblait d'indignation et de chagrin.M.de Kcrusaurc paraissait lui même en proie a une violente émotion.Il chercha à l'entrainer.— Venez ici, voyons, que n'ius puissions causer J'ai peur du malentendu qui se crée entre nous.La voix acide de Santa monta alors vers eux.— Hou! hou! mon cher Cuy, venez-vous?Marie sursauta.Elle éclata d'un rire amer.— Quel malentendu voulez-vous qu'il y ait entre nous1 Rien ne peut nous rapprocher, rien ne peut nous séparer.—Ah! fit sourdement M de Kérusauré; pensez-vous sincèrement ce que vous dites là?Mais Marie, à bout, s'enfuit sans se retourner, sans reprendre haleine, courut à sa chambre, se jeta sur son lit et là, sanglota la tête enfouie dans son oreiller.Le soir, elle fit dire à Mme Sampiéri qu'elle se sentait souffrante et elle garda le lit jusqu'au lendemain.Lorsqu'elle sortit enfin, Restitute lui tendit, non sans curiosité, un pli cacheté.Marie affecta l'indifférence, garda la lettre dans sa main sans l'ouvrir.Elle attendit d'être seule, et alors seulement elle déchiffra à grand'peine, car les mots dansaient devant ses yeux."Mademoiselle Marie."Je pars sans vous avoir revue et sans vouloir malgré tout desespérer de notre amitié J'emporte le gros cahier, et je vous écrirai sans doute un jour la confidence que je n'ai pas su vous faire En attendant, gardez-moi une toute petite place dans vos pensées.Très sincèrement."Guy de Kérusauré." La jeune fille lut et relut le message.On pouvait l'interpréter comme l'adieu le plus banal.11 pouvait signifier aussi l'aveu voilé d'un sentiment plus tendre qu'une simple amitié.Elle replia pensive la feuille de papier, soupira et la rangea parmi ses pauvres trésors: souvenirs de ses parents défunts, gages d'amitiés mortes, elles aussi.Courageusement, elle se prépara à affronter la souffrance, le long chagrin que cause l'absence de l'être aimé, l'incertitude, le désespoir qui changent les minutes, en heures, les semaines en siècles.Elle se disait qu'elle n'avait pas vingt-huit ans et que déjà la vie semblait finie.Alors, elle entreprit de broder pour le maître autel de la vieille cathédrale une nappe sur laquelle elle penchait ses yeux ternis de pleurs.CHAPITRE VII Santa avait paru surprise du départ de M.de Kérusauré.Ou tout au moins sa grand'mèrc le laissa entendre à Marie Alain — Je ne suis pas sûre que ces deux amoureux ne se soient pas disputés, dit la vieille dame.Pourquoi notre hôte est-il parti aussi subitement?— Il avait reçu une lettre, rappela Marie.— Ah! oui En tout cas, Santa se montre ces jours-ci d'une humeur de dogue, et d'un côté j'en suis très contente, car cela me prouve qu'elle tient à lui.Santa ne tarda pas d'ailleurs à annoncer son prochain embarquement Et comme la vieille dame s'étonnait, avec une pointe d'amertume, de ce nouveau changement de progr?mme, l'enfant gâtée répondit avec assurance qu'elle désirait retourner à Paris pour conclure son mariage.M.de Kérusauré souhaitait la présenter à ses proches, et célébrer leurs accor-daillcs au milieu d'amis et de parents et non pas dans la solitude d'une vieille maison corse.Ce discours imperturbable, accompagné de coups d'oeil railleurs jetés à la dérobée sur la demoiselle de compagnie, laissa Marie fort rêveuse.Il était certes impossible qu'une enfant de vingt ans mentit avec un tel sang-froid sur un sujet aussi grave.Alors?Alors, ses plus tristes appréhensions étaient donc ju-tifiées, et M.de Kérusauré n'avait sans doute pas cherché autre chose, pendant les longues semaines où il avait paru son ami, qu'une diversion d'homme blasé, le plaisir malsain de troubler un coeur pur.L'impérieuse Santa partit le samedi et la maison parut encore plus vide.Allait-elle vraiment vers le bonheur comme sa grand'mère le souhaitait si fort?Marie espéra qu'un avenir tout proche lui apporterait la réponse à cette question."Tout vaut mieux que l'incertitude dans laquelle je me débats," pensa-t-elle.Hélas! la vie reprit son cours monotone, les jours s'enfuirent sans apporter aucune nouvelle.Les vents d'hiver dépouillèrent de leurs feuilles les vignes jaunissantes, les pluies détrempèrent le sol brûlé et firent surgir une herbe fine et verte dont les moutons innombrables, descendus des montagnes, se repaissaient.Marie chaque matin guettait le facteur, et éprouvait ainsi quotidiennement une déception.De temps en temps, elle relisait le court billet que lui avait laissé M.de Kérusauré, et elle s'apercevait que le léger espoir qu'il avait suscité en elle était lent à mourir.Elle ne pouvait renoncer à attendre, quoi?Elle n'eût pu le dire.Elle voulait croire, sinon à l'amour dont elle n'osait rêver, du moins à l'amitié.— Quand je n'aurai même plus cela, se disait-elle, alors, alors.Et une telle épouvante s'emparait d'elle, qu'elle s'accrochait désespérément à ce qu'elle nommait l'illusion de l'illusion Mme Sampiéri poursuivait parallèlement sa propre chimère.Elle avait reçu deux courts billets de Santa et, bien que celle-ci ne parlât ni de M de Kérusauré, ni des projets de mariage, sa grand'mèrc tenait ceux-ci pour certains et voulait lire entre les lignes des conf dences auxquelles Santa, en écrivant à toute vitesse des banalités, n'avait certes pas songé.La santé de la vieille dame déclinait rapidement.On sentait que le bonheur dont elle rêvait pour sa petite-fille était le seul lien qui la rattachât à l'existence et Marie, sa confidente, se gardait bien Quelle sécurité donnerez-vous a votre bébé ?Bébé a de meilleures chances que jamais de venir au monde sans encombres en cette année riche en naissances, grâce aux progrès de la science médicale.Mais il court encore de grands risques.Pendant les deux premières années si critiques de sa vie, la menace de 1 infection par les germes plane sans cesse.Cest tous, plu?que n'importe qui d'autre, qui devez «outenir le combat perpétuel contre les microbes, pour lui.Les premières années de bébé offriront plus de sécurité si vous recourez au désinfectant de marque "Lysol", le germicide puissant, concentré, qui recueille plus de suffrages chez le- mamans que n'importe quelle autre marque.CONTRIBUEZ I Un r.mer dan.-3 .ii.ir:i! r."la séVuril» de I i r'ipi-taJ" en ajoutant toujours "Lysol" à l'eau (tu nrttuvapr! A MESURE QU'IL GRANDIT, contribuez a rendre 1rs parquets, lea endroits rnmmr la cuisine et la salle de bain siîr», price au germicide "Lysol".D'UN USAGE FACILE, "lysol" est économique diluez-le fou/our» avec de l'eau.Une table commode indique les solutions appropriées pour l'usage avant et après la naissance.POUR LA DÉSINFECTION des instruments et occes-soires médicaux, pour le rinçage des moins du médecin, de la garde et des outres aides.! 1 % c.6 table de f "Lysol" dons 2 i pintes d'eau.POUR LE LAVAGE de le literie de la maman et du bébé.5 c.ô table de "Lysol" pour 10 gallons d'eau.POUR LE NETTOYAGE DE LA MAISON, avant et après la naissance.2'/z c.à table de "Lysol'' par gallon d'eau.POUR LE DERNIER rin- ) .1 2 c.a tne de çoqe des couches afin \ „.„ V* .> Lysol par gallon d éviter 1 irritation cou- i ,, h 1 d eau-see par celles-ci.1 POURQUOI 4 PERSONNES SUR 5 PREFERENT "LYSOL"! Il «si ttk.Dep- plut de 50 ont "Lysol" a l'appui d* la profemon médical*, de» maman» et dei méncoére» Il eit l'ontiieptique courant don» le» hopitoua modem»» du monde entier.Son iucc#t continu, il le puise don» la confiance que lui donnent le» médecin» le» plu» eminent* Aucun autre désinfectant, à la foi» ontitep'iqve d uioq* général, n'eit recommandé de toepn cv m' univertelle.L| DÉSINFECTANT OOMfSTtOUI QUI SE VIND LE PLUS AU MONDE LA H H VUE MODERNE AOÛT 1948 TA*r* AUX Cco i ta«e "our,.ao mais «rôle f '"au e( l„ ''""Cc; iJco"P6a (5: Une tarte ,à son mieux demande une cuisson parfaite, et une cuisson parfaite exige un four parfait.Vous cuirez certainement les tartes a la perfection dans le four d'un poêle McClary à gaz ou électrique.Le four McClary est complètement revêtu de couches de "Fiberglas" qui l'isolent d'une façon permanente.Avec le nouveau "contrôle de la chaleur du four", vous serez sûre d'avoir exactement la température que vous voulez.Vous aimerez le gril du McClary, en émail porcelaine, sans fumée ni odeur; la surface de cuisson pratique et efficace.Et vous aimerez aussi le modèle bien équilibré de ces poêles, ainsi que la beauté de leur surface émaillée et résistante aux taches.Un siècle d'expérience est à l'appui de chaque poêle McClary.Voyez votre marchand McClary.M'tLARY.p/wàujfc de OÊLES-RÉFRIGÉRATEURS FOURNAISES APPAREILS DE CLIMATISATION r r il r n A I PTCCI 111 A DEC de jeter une ombre quelconque sur ce mirage (était-ce simplement un mirage?) qui la blessait cruellement.Des mois passeront.puis un jour le facteur annonça: "Line lettre pour vous.de Paris " Marie saisit l'enveloppe de ses doigts tremblants.Son coeur battait à toute force dans sa poitrine.Mais ce n'était pas l'écriture de l'absent.Désespérée, elle hésita un long moment avant d'ouvrir la missive.Un éditeur parisien l'informait qu'il avait en mains le manuscrit de son £ii>re de Unison et que cet ouvrage, patronné par M.de Kérusauré, l'intéressait vivement.Il lui proposait donc de l'éditer et joignait à sa lettre un modèle de contrat.Marie, surprise d'abord, puis contente et déçue à la fois, se hâta de répondre.Elle accepta les conditions.Alors, elle eut le loisir de s'affliger du silence de Kérusauré.Cet incident avait ravivé sa peine.— Il m'a fait l'aumône de cette recommandation, mais tout cela me prouve bien qu'il n'a éprouvé pour moi que de la pitié.Comment ai je pu m'illusionner?Mme Sampiéri ce jour là ne se leva pas.Elle resta blottie dans son lit, les yeux fixés sur ses mains pâles qui reposaient sur le bord du drap.Elle écouta les nouvelles que Marie lui apportait avec indifférence et répondit comme si elle n'avait pas entendu: — De quel bois sont donc faits les hommes d'aujourd'hui?M.de Kérusauré et Santa s'aiment, je le sais, et ils n'ont pas encore trouvé moyen de me l'écrire officiellement.Est-ce Santa qui recule ce mariage?Je n'y comprends rien.Elle parlait avec volubilité et Marie s'aperçut que la fièvre allumait dans son regard une flamme étrange et fardait ses joues blêmes.Elle tâta le pouls, le trouva irrégulier, envoya chercher le docteur.Les jours qui s'écoulèrent ensuite tenaient du cauchemar.Au dehors la tempête faisait rage, le vent hurlait dans les cheminées, gémissait dans les vastes corridors, tandis que des rafales de pluie fouettaient les carreaux.Et, couchée dans son vaste lit, sous les courtines à l'ancienne mode, Mme Sampiéri délirait sans cesse, en tenant la jeune fille par la main.Elle la prenait tantôt pour Santa, tantôt pour sa propre soeur, morte cinquante ans auparavant.Toutes les angoisses, tous les chagrins, toutes les déceptions de sa vie défilaient racontés d'une voix menue, essoufflée, rapide, sans que la nuit y apportât aucun répit.Restitute, agenouillée au pied du lit de sa maîtresse, récitait des prières corses qu'elle entrecoupait de lamentations.Elle insista pourtant pour que Marie prit un peu de repos, mais la malade s'aperçut bientôt de son absence, et la réclama aussitôt.Le docteur ne cachait pas son pessimisme.— Une pneumonie, à son âge, c'est diablement sérieux.Avertissez sa famille, je serai soulagé.Marie écrivit donc à Santa une lettre pleine d'émotion, relatant l'état alarmant de la vieille dame.Brusquement, le temps changea, le vent s'apaisa, le soleil reparut et pour la première fois la malade s'assoupit.Elle reposa, spectrale, épuisée, pendant quelques heures, se réveilla soudain, soupira faiblement: — Le beau temps.Et comme Marie se penchait vers elle, elle lui sourit et se rendormit aussitôt.Deux jours après arrivait un télégramme de SantBi "Donnez nouvelles." Marie câbla: "Améliorations, stop.Docteur a bon espoir, mais votre présence serait bienfaisante." Mlle Sampiéri répondit par une longue lettre pleine de protestations d'affection et de tendresse à l'adresse de sa grand'mèrc.Sous cette forme déclamatoire, ce n'était ni plus ni moins qu'un refus de quitter Paris.Marie déchira la lettre sans s'arrêter à la phrase: "Dites â grand'mèrc que M.de Kérusauré se joint à moi pour lui envoyer nos voeux fervents de rétablissement Marie voulait être forte, elle voulait oublier,- elle s'acquitta courageusement du message, écouta sans broncher les commentaires de sa vieille amie.Celle-ci les interrompit soudain: — Ma petite amie, vous allez vous couvrir chaudement et sortir.Vous êtes toute pâle avec des cernes bleus sous vos yeux.Ma vieillesse est trop égoïste et j'abuse de votre dévouement.Allez à Calvi et rapportez nous les journaux.Nous vivons comme des sauvages, sans rien connaître de ce qui se passe au dehors.Marie ne se le fit pas dire deux fois.Il lui semblait étouffer dans la vieille maison dont elle n'était pas sortie depuis que Mme Sampiéri était malade.Elle flâna à travers les champs, retrouva la plage et la pinède presque avec émotion, arriva enfin, après bien des détours, à la librairie de la petite ville.Elle regarda les journaux, puis machinalement, jeta un coup d'oeil sur les livres qui venaient d'arriver.Elle lut un titre: Ce Livre de Raison, par Marie Alain.Sur la bande verte qui enserrait le volume, quelques phrases ne lui attribuaient pas moins que du génie.Elle eut un éhlouissement; cela lui paraissait si incroyable.Elle prit le livre, le feuilleta, retrouva ses propres phrases avec attendrissement.— Elles me paraissent beaucoup plus jolies depuis qu'elles sont imprimées, se dit elle naïvement.Je vais porter cela à Mme Sampiéri.Elle acheta le livre et tous les journaux, passa à la poste.Là, un paquet recommandé l'attendait.Il contenait un exemplaire du £it'rc de Raison, une liasse de coupures de presse, pour la plupart fort élogicuses, et enfin une lettre de l'éditeur l'informant qu'il avait posé sa candidature pour le Prix Fémina et qu'il la tiendrait au courant.Marie rentra donc à la campagne plus joyeuse qu'elle ne l'avait été depuis longtemps.Elle déposa son paquet sur le lit de Mme Sampiéri et savoura la surprise de celle-ci.La malade ouvrait des yeux ronds et répétait: — C'est trop fort Moi qui me pique d'aimer et de respecter la littérature, j'ai obligé une femme de génie à repriser mes serviettes.Marie rit alors de son joli rire clair.La vieille dame poursuivit: — J'aime votre rire, mon enfant, mais il me semble qu'on l'entend bien peu souvent.— Vous avez été si malade, reprocha Marie, je n'avais guère le coeur à me réjouir.LA REVUE MODERNE — AOÛT i 0 -\8 IIEUCnHL dlEEL nHntJ umited toute la saveur^ — Oh! il y a bien longtemps que votre gsltté s'est envolée.Tenez, je ne vous ai plus entendu rire ainsi depuis le sc'juur de M de Kérusauré.Mme Sampiéri ferma les yeux et se plongea dans une profonde songerie que Marie prit pour un sommeil brusque.File fut saisie, lorsque sa vieille amie reprit d'une voix lasse: — J'ai bien réfléchi, Marie, mon enfant.Il faut que vous parliez pour Paris.— Mon Dieu, madame, et moi qui croyais que vous dormiez.Vous m'avez fait peur.Pourquoi voulez-vous m'éloigner?— Je ne tiens pas à vous éloigner, mais je sais qu'il est nécessaire que vous alliez voir votre éditeur et que vous vous occupiez un peu de vos affaires et de votre carrière.Je me sens coupable de vous avoir accaparée si longtemps.— Mais, madame, se récria Marie, comment aurais je pu vivre sans vous?— Ma petite, quoi qu'il en soit, j'ai manqué de finesse et de pénétration.Vous allez me promettre de vous occuper sérieusement de votre avenir, de ce prix remina, que sais-je enfin?Votre éditeur vous le dira mieux que moi.Et vous allez lui écrire tout de suite que vous arrivez.Marie hésita.La perspective de partir, de se plonger dans la lutte ne lui souriait pas.Elle s'interrogeait.Lâcheté?Non pas, mais crainte de se retrouver face à face avec celui qu'elle aimait et terreur de souffrir davantage.— Ici, s'avouait-elle, je m'engourdis, et peu à peu j'oublierai.Et la voix de sa jeunesse criait en elle: — Pars, tente la chance.Elle s'aperçut alors que Mme Sampiéri parlait toujours et qu'elle n'avait pas écouté.— Madame, il me faut réfléchir, conclut Marie,- je ne puis pas me décider ainsi.Nous verrons tout cela demain.Une semaine après, Marie préparait ses valises.L'heure du départ sonna.La jeune fille prit congé de Mme Sampiéri et s'aperçut que celle-ci pleurait.Elle s'exclama: — Voulez-vous que je reste?Je ne tiens pas à ce voyage et cela me peine de vous laisser seule.La vieille dame se ressaisit: — Non, vous devez partir, je le sens, l'aurai du courage, croyez-le, et puisque vous reviendrez bientôt.Et elle donna l'ordre à Dominique de charger les bagages sur la carriole.— A bientôt! cria-t-elle encore à Marie Alain, comme la voiture s'éloignait.Et la jeune fille se retournant une dernière fois, embrassa du regard cette maison où elle avait savouré la paix et puis connu la souffrance, et agita la main en signe d'adieu.CHAPITRE VIII Sur le quai de la gare de Lyon, une surprise attendait Marie Alain.Elle reconnut soudain la haute silhouette de celui qu'elle aimait.M.de Kérusauré semblait chercher quelqu'un.Dès qu'il l'aperçut, il se frava un passage jusqu'à elle.— Vous! s'cxclama-t-elle.Mais aussitôt elle se rembrunit.Santa, en effet, venait de surgir à côté de l'écrivain.— Nous avons voulu être les premiers à vous féliciter, dit Mlle Sampiéri.— Pourquoi?De quoi s'agit-il?demanda Marie.—Le Prix Fémina vous a été décerné hier, répondit l'écrivain qui ajouta: "Vous avez dû me croire mort, car je n'ai pu vous écrire.Je sors à peine d'une grave maladie qui m'a immobilisé très longtemps.Il fit une pause et termina: — Maintenant, tout va bien, avec une ferveur singulière.— Par quel miracle vous trouvez-vous là, à mon arrivée?— Votre éditeur, qui est d'ailleurs un vieil ami à moi m'avait averti de votre passage à Paris.Vous l'aviez prévenu que vous débarqueriez ce matin à la gare de Lyon et j'étais bien décidé à ne pas vous laisser échapper.Santa, de son côté, plus aimable qu'en Corse, multipliait les flatteries.Cahin-caha, heurtés par les uns et les autres au milieu de la bousculade, ils parvinrent enfin au buffet où M.de Kérusauré commanda le petit déjeuner.Là, Marie, essayant de cacher son émotion, remercia ses deux compagnons de leur accueil.A la dérobée, el'e contempla M.de Kérusauré, il lui parut plus jeune qu'en Corse et comme délivré de cette ombre qui si souvent embrumait ses traits.Santa toujours sûre d'elle, même de sa grâce désinvolte, de sa beauté brune et de son élégance impeccable, taquinait l'écrivain comme aux derniers jours de leur séjour en Corse.Marie s'aperçut bientôt que, très habilement, Mlle Sampiéri avait mis la conversation sur un terrain où elle ne pouvait les suivre, elle, la provinciale, la sauvage, que le tapage de la grande ville étourdissait CHAPITRE IX M de Kérusauré fit sans doute la même constatation.Il rompit les chiens.— Comment va Mme Sampiéri?— C'est vrai, rétorqua Santa dans un éclat de rire, je ne pense même pas à vous demander des nouvelles de grand'-mère.Heureusement mon cher Guy, que vous réparez mes gaffes en ami dévoué.— Est-ce une gaffe?Ou simplement manque de coeur, répondit celui qu'elle appelait sans cesse ostensiblement: "Mon cher Guy." Marie surprise de cette sortie, les considéra tous deux.Santa ne paraissait nullement décontenancée, mais M.de Kérusauré arborait un sourire poli que venait démentir la sévérité de son ton.11 se pencha vers Marie brusquement et confia: — Vous ne pouvez savoir combien je suis heureux de vous voir là! Santa se mordit les lèvres.M.de Kérusauré ne lui laissa pas le temps de prononcer un mot.II ajouta: — Je serai votre guide à Paris, Marie, si vous le voulez bien.Vous verrez, nous allons faire de grandes choses.Les r.iupières de la jeune fille battirent comme les ailes d'un oiseau effarouché.Elle avait tout prévu, sauf ce ton affectueux, cet accueil presque tendre.Et devant Santa, encore! Déjà, Mlle Sampiéri se levait, l'entraînait au dehors, tandis que leur compagnon s'occupait des bagages et de trouver un taxi.Marie interrogea vivement la jeune fille, car elle ne voulait pas commencer ce séjour dans l'équivoque.— Votre grand'mère est inquiète de n'avoir pas de nouvelles de votre mariage.Doit-il avoir lieu bientôt?Santa affirma: avec le SEL WINDSOR toujours sec / SAUMON canadien frais, servi froid, avec salade de pommes de terre .ou chaud, en riche sauce crémeuse! Somptueuse combinaison?Possible! Mais cette délicieuse tentation peut se révéler fade et insipide, par l'absence d'un important ingrédient .la pincée de sel Windsor.Vous l'oubliez?Votre soigneuse cuisine en est pour ses frais .la saveur semble n'y être qu'à demi.Eh! oui, le sel fait rendre toute la saveur.Les cordons-bleus du Canada, où abondent les aliments fins, fignolent tout ce qu'ils servent .et pour faire rendre à leurs plats appétissants la plénitude de leur riche saveur, leur préférence va d'emblée au Sel Windsor .le sel pur, toujours sec, élégamment présenté, le favori de trois générations au Canada.Alors, en achetant du sel, prenez le meilleur! Le fameux Sel Windsor, au carton bleu-blanc-rouge familier.Tenez votre garde-manger rempli et le sel Windsor toujours à portée de la main.WINDSOR SALT Pour une saveur plus fine.0 la revue Monr.rne — aoCt 1948 LEAU DE COLOGNE DETE "Avon" Des parfums légers comme des fleurs qui vous procurent une fraîcheur délicieuse, si reposante.Servez-vous en libéralement, après chaque bain ou douche.Choisissez votre parfum préféré parmi les Eaux de Cologne et de Toilette "Avon" formant un véritable bouquet d'été.Douces, enivrantes, ces Eaux de Cologne sont vendues à des prix très modérés.Pour mieux vous servir, la Représentante de la maison Avon vous les apporte à domicile.Faites-lui bon accueil lorsqu'elle vous rendra visite .ouvrez votre porte grâo parfum» i ^—m fratche comme une fleur.Vf^^i I f/% VZJ7L- 'S MONTREAL • NfW YORK • TORONTO • LONDON • QUEBEC WINNIPEG • HAMILTON .WINDSOR • VANCOUVER • CDMONTON — Un deuil de famille I bouleversé nos projets.Ma grand'mèrc peut se rassurer, je me marierai certainement au printemps.Ainsi, pensa Marie, tout dans l'attitude de M.de Kérusaure n'était que mensonge Il allait en (fpouser une autre, et froidement il essayait de ranimer le sentiment tendre dont il s'était aperçu sans doute.Marie, raidie contre la souffrance, eut un grand sursaut d'orgueil.Non, clic ne servirait pas de jouet destiné à éveiller la jalousie de Santa.Elle n'accepterait pas des attentions dictées par des sentiments troubles sur lesquels elle ne voulait pas se pencher.Et comme M.de Kérusaure faisait ar rêter le taxi devant un hôtel confortable et lui disait: — Vous voilà arrivée.Votre chambre est retenue.Je viendrai vous chercher à quatre heures pour vous conduire chez votre éditeur.Elle faillit crier: — Non, ne revenez plus jamais, je ne veux plus vous voir, je veux vous oublier, vous et Santa.Mais comme le chagrin l'avait mûrie, c'est avec une parfaite maîtrise d'elle-mêm; qu'elle accepta, remercia, prit congé.— Cette après-midi, se dit-elle, j'aurai une explication.Pour la première fois, elle éprouvait une révolte sauvage contre le sort.Sitôt installée dans sa chambre banale, elle se considéra dans la glace immense qui tenait tout un panneau.Elle se compara mentalement à Santa — Pourquoi elle et pas moi?Pourquoi se trouvc-t-elle comblée et moi démunie de tout?Ses yeux tombèrent sur son sac à main, un peu usé.Elle songea: — Mais j'ai de l'argent là dedans, maintenant je n'ai pas besoin de vivre comme une pauvresse.Elle compta les billets: entre la somme que lui avait remise Mme Sampiéri et l'avance envoyée par l'éditeur, leur nombre, bien qu'écorné par le voyage, était encore respectable.Marie Alain réfléchit encore un instant.— Oui, tantôt je mettrai toutes choses au point.Sa pensée confuse encore se précisa: — C'est vrai, s'avoua-t-elle, je désire terminer nos relations en beauté; ne pas jouer la vieille fille dépitée, la provinciale transie.et pour cela que faut-il faire, mon Dieu?La réponse à cette question dansait déjà dans sa tête.Elle fit couler un hain, y plongea ses membres las, se reposa ainsi du long trajet.Puis, tout en se coiffant, elle scruta son visage dans la glace: les traits purs, le teint délicat, la masse de cheveux blond cendré, tout cela paré d'un charme par trop discret avait besoin d'un peu d'art pour attirer le regard et séduire.— Je suis incolore, banale, s'ivoua-t-elle, mais il me reste encore presque une journée pour me transformer.Elle sortit d'un pas vif, nota quelques adresses dans une revue féminine, courut ainsi vers son destin par le détour d'un institut de beauté, d'une couturière en renom, d'un chausseur et d'une modiste en vogue.CHAPITRE X A quatre heures précises, M de Kéru-auré arpentait le hall de l'hôtel en jetant de fréquents coups d'oeil vers l'escalier.Il sursauta et se retourna soudain vers la porte d'entrée.Une voix féminine qu'il connaissait bien venait de dire bonjour d.in.son dos.Mais la silhouette d'une élégance raffinée qui s'approchait de lui, lui causait une surprise heureuse.Il discerna enfin les traits de Marie, avivés par un fard discret, ses cheveux blonds coiffés avec art.Quand il attendait une simple demoiselle de compagnie d'un charme effacé et vêtue de confection, il retrouvait une fem me ravissante, parée de toutes les séduc lions de la mode.Elle se mit à rire de son étonncmeni — Mon cher, dit elle, avec une désin voiture toute nouvelle, une femme inlelli génie de nos jours n'a plus aucune excuse à se promener fagotée.D'ailleurs, je tenais à vous faire honneur auprès de votre vieil ami, qui est aussi mon éditeur.Venez-vous?Dans le taxi qui les conduisait, Marie fit alors de ce petit ton décidé qu'elle avait adopté: — Comment me trouvez-vous?— Très séduisante, avoua Kérusaure, mais il me semble que vous n'êtes plus tout à fait vous.— J'ai pris la résolution de changer mon attitude envers la vie.— Propos de petite fille, railla-t-il.— Pourquoi me traitez-vous toujours en enfant?s'insurgea-t-elle.Je ne suis pa une gamine, j'ai vingt-huit ans, j'ai.Elle s'arrêta, ne voulant pas avoue' "J'ai souffert." Il remarqua: — Nous voici arrivés.Bien des années après, lorsqu'elle se rappelait cette première visite à l'un des maîtres de l'Edition, Marie ne pouvait s'empêcher de rire de l'inattention, de l'indifférence qu'elle prodigua durant toute l'entrevue.Elle acquiesçait au hasard, si préoccupée qu'elle n'eût pu décrire en sortant, ni le lieu, ni la scène, ni le personnage du vieux monsieur affable, qui paraissait apprécier si fort ses écrits.Accompagnée toujours de Kérusaure, elle remonta en taxi comme en un rêve.— Voulez-vous, demanda son compagnon, que nous allions quelque part prendre une tasse de thé?Elle saisit la balle au bond: — Oui, dans un endroit tranquille, n'est-ce pas, car je dois vous parler très sérieusement.— Moi aussi, répondit-il d'une voix ferme.Il les fit conduire à un tca-room du quartier Latin, quasi désert.Marie, nerveusement, enleva ses gants Par où commencer?Que dire exacte ment ?Kérusaure, assis en face d'elle, saisit une de ses mains, l'emprisonna dans les siennes, lui sourit, et murmura: — Alors?11 n'attendit pas la réponse, feignit d'ignorer le fard brûlant qui avait empourpré tout d'un coup les joues, le front de la jeune fille.— Alors, reprit-il, cet entretien sérieux?Elle ne put supporter ce ton de badinage et essaya de dégager sa main.Celle-ci, retenue par une poigne solide, ne pu que s'agiter comme une bête captive.Marie parla alors, sans regarder son compagnon, sans reprendre son souffle: — Monsieur de Kérusaure, vous avez été très gentil de vous occuper de mon manuscrit, je vous en remercie, mais je ne veux plus de votre bonté, je ne veux plus vous voir jamais.— Pourquoi?interrompit-il.Vous me LA BEVUE MODERNE — AOÛT I Q jS rappelez aujourd'hui voire phrase d'adieu en Corse: rien ne peut nous rapprocher, rien ne peut nous séparer.Marie semait son courage faihlir singulièrement Elle rassembla toutes ses forces pour achever, les yeux toujours baissé» : — Vous allez épouser Santa au printemps et moi, moi.Elle suffoqua.—Et vous?interrogea-t-il.Et vous?Vais-je terminer la phrase pour vous?Vous m'aimez.c'est cela, n'est-ce pas?— Oui, dit Marie tout has, et je ne comprends pas que vous vous plaisiez à me torturer ainsi! — Est-ce tout?demanda Kérusauré.— N'est-ce pas assez! s'exclama Marie, indignée.Elle releva la tête, et ses yeux rencontrèrent ceux de son compagnon, brillants d'on ne sait quelle lumière.— Petite amie, fit-il d'un ton plein de tendresse, je n'épouserai jamais Santa et n'ai jamais songé à en faire ma compagne.— Pourquoi alors.interrompit Marie.— Pourquoi ai je feint auprès d'elle une assiduité qui vous a trompée'' Il me faut pour vous expliquer tout, remonter au jour où vous m'aviez confié votre cahier.Je savais déjà que je vous aimais.Marie fit un brusque mouvement.— Oui, je vous ai aimée presque tout de suite, moi, le hlasé, le sceptique, l'homme revenu de tant de choses Auprès de vous, je retrouvais des enthousiasmes, des sentiments que je croyais disparus à jamais.Ce jour-là, j'ai failli vous l'avouer, lorsque le jardinier apparut sur le petit sentier.Je mé tus, je remis à plus tard une confidence qui me brûlait les lèvres.Je n'ai été sûr de vos sentiments que plus tard, d'ailleurs, lorsque je vous ai vue souffrir, mais là encore je ne pouvais rien avouer, car.vous vous êtes bien doutée que je traînais un secret douloureux?Marie hocha la tête.— Pour en revenir à Santa, elle me fit comprendre le jour même que le jardinier lui avait conté la rencontre du matin et qu'elle se ferait un malin plaisir de compromettre partout votre réputation Je m'employai de mon mieux à l'amadouer en attendant la lettre que j'espérais.Ah! cette missive qui devait me donner la clef du bonheur, comme je la guettais! Elle m'apporta une terrible déception, d'autant plus atroce que je vous avais vu peinée de mon changement d'attitude et que j'avais hâte de dissiper tous ces malentendus.Marie angoissée revoyait la scène, la — Quel dommage que la bicyclette ne soit pas encore inventée! fureur de Kérusauré, son brusque départ.— Cette épitre venimeuse, qui me jeta hors de moi, savez-vous de qui elle émanait?— Non, dit Marie.— De ma femme.elle est morte, il y a peu de temps, Dieu ait son âme.J'avais vingt-trois ans, lorsque je tombai amoureux d'une artiste bien plus âgée que moi.Je l'épousai, et elle me promit de renoncer à la scène.Six mois après, il ne retait plus rien de l'entraînement passager qu'elle avait ressenti pour moi.Elle retourna au théâtre, et depuis empoisonna ma jeunesse, ne considérant en moi qu'une machine à gagner de l'argent, exerçant sur moi un perpétuel chantage, en me menaçant de faire rejaillir sur mon nom, qu'elle avait abandonné pour reprendre son nom de théâtre, le scandale de ar Fry's Cocoa).SIROP AU CHOCOLAT Mélanger à sec '/j tasse de cacao avec 3/i de tasse de sucre.Ajouter lentement % de tasse d'eau bouillante, tout en brassant.Faire bouillir 1 minute.Verser dans un pot propre et sec, couvrir et mettre refroidir au réfrigérateur.LAIT AU CHOCOLAT Ajouter tout simplement une cuillerée à dessert de sirop de chocolat à un verre de lait froid et brasser SODA AU CHOCOLAT Dans un grand verre, mettre 2 cuillerées à table de chocolat et '/j tasse de lait, ayant soin de bien mélanger.Ajouter 2 cuillerées à table de crème glacée et finir de remplir le verre d'eau gazeuse.SUNDAE AU CHOCOLAT Avec une boule de crème glacée, une cerise et une généreuse portion de sirop de chocolat, vous faites un "sundac" délicieux.Si vous voulez un "sundac" au chocolat et à la menthe, mettez, en brassant dans le sirop de chocolat, une goutte d'essence de menthe.LA REVUE MODERNE — AOÛT I94S Regardez ce que nous avons ici — des légumes d'été venant du jardin autour de savoureuses tranches de Prem Swift.Un plat principal "vite préparé" et nourrissant pour un repas d'été.Et attendez de goûter à cette délicieuse saveur que donne à Prem son mélange de deux viandes.Car Prem, vous le savez, est différent.C'est à la fois du porc juteux et du boeuf tendre.PREM JARDINIÈRE de Martha Logan Sorti du four et prêt à servir en quelques minutes (4 portions) * 1 botte de Prem coupé en 8 tranches "Brocoli cuit * Pommes de terre nouvelles cuites Garnitures— Carottes nouvelles ou coupées en tranches ' l»ix de trois) Dlipoai les tranches de Prem sur un plat à rôtir avec les légumes cuits.(Prem convient vraiment à tous lea légumes.) Versez du beurre fondu sur les légumes.'Rscouvrsi le Prem d'une des garnitures suivantes: (1) *» tasse de mayonnaise mélangée avec 2 cuillerées à soupe de moutarde préparé* et 2 cuillerées À soupe de marinades sucrées; (2) 1 tasse de crème sure avec de la ciboulette hachée (voir vignette); (3) H tasse de fromage bleu, émietté, mélangé avec 2 cuil.à soupe de moutarde préparée.Folisi cuir* a four modéré (375°) pendant 20 minutes.Quelle que soit la garniture que vous choisissiez, vous trouverez toujours une façon appétissante et nourris- .CI DIMCIIUX MILANOI 01 PORC IT 01 BOEUF TINORI.santé de servir Vrem Swift SWIFT CANADIAN CO.LIMITED 38 Le Lait Eagle Brand est de Retour! Aussi maintenant, vous pouvez faire une .CREME GLACEE AUX PETITS FRUITS beaucoup plus lisse! RAPIDE ! FACILE 1 SÛR ! '/] tasse de Lait Eagle Brand Condensé-Sucré 1 tasse de fraises écrasées Mettez le réfrigérateur au point le plus froid.Mélangez le Lait Eagle Brand Condensé-Sucré avec l'eau.Ajoutez les fraises sucrées avec le sucre.Faites refroidir.Ajoutez la crème.Mélangez bien.Faites geler rapidement dans le compartiment réfrigérant jusqu'à ce que le mélange soit à moitié glacé.£LS/E 1 tasse de crème refroidi» Vl tasse d'eau Va tasse de sucre Versez-le alors du plateau réfrigérant dans un bol refroidi.Battez jusqu'à ce que le mélange soit lisse, mais pas fondu.Remettez-le dans le compartiment réfrigérant.Avant que le mélange soit complètement congelé, battez-le à nouveau jusqu'à consistance lisse.Terminez la congélation.5 portions VOICI LE SECRET DE GLAÇAGES, BONBONS, GARNITURES DE TARTES VITE FAITS ET EXTRÊMEMENT LISSES'.C'est le Lait Eagle Brand, le Lait Condensé-Sucré original, fait d'après les prototypesdequa-lité supérieure de Borden! Un mélange lisse de lait complet frais et crémeux et de sucre.La meilleure aide qu'une cuisinière puisse avoir.Procurez-vous le Livre de Recettes Magique».GRATIS: Envoyez une carte postale avec vos nom et adresse à The Borden's Company, Limited, Grocery Products Div., Spadina Crescent, Toronto, Ontario.GATEAU vite fait .1 r G] A KM .OTTE V\ N DEPIT de la chaleur vous aimez à faire plaisir i votre famille Il et vous vous donnes li mal de préparer un gateau une ou deux fois par semaine.Plus le gâteau est exquis plus il disparait rapidement et parfois vous avez l'impression de vous être donné bien du mal pour procurer un plaisir de courte durée I h hien! voici une méthode nouvelle qui facilitera votre tâche tout en vous donnant d'excellents résultats.C'est une méthode ultra rapide qui économise vos pas, votre temps et la vaisselle.PREPARATIFS: — Voyez à ce que le "shortening", le beurre, ou la graisse soit à la température de la pièce.Garnissez le fond des moules d'un papier, puis beurrez-le.Faites usage de deux moules ronds de 4 pouces de diamètre et de 1 '/j pouce de profondeur ou d'un moule de 13 x 9 x 2 pouces.Allumez le four et amenez-le à 375 degrés.Tamisez la farine une fois avant de la mesurer.GATEAU DEUX TEMPS vMesurer dans le Minis.2'/( tasses de farine à pâtisserie tamisée 3 c.à thé de poudre à pâte 1 c.à thé de sel 1 tasse de sucre Mesurer duns le bol: '/j tasse de shortening Avoir sous la main.- 2 oeufs non battus ^fesitrer dans la tasse: Le lait 1 c.à thé de vanille Avec du beurre ou de la graisse, employer % de tasse de lait (1 tasse moins 2 c.à table); avec tout autre shortening, employer 1 tasse de lait.POUR MELANGER RAPIDEMENT A) Défaire le beurre, la graisse ou le shortening tout juste assez pour l'amollir Tamiser les ingrédients secs.Ajouter environ 3/J de tasse de lait et incorporer à la farine pour l'humecter.Battre alors ficti dant 2 minuta ou 300 coups.Ajouter les oeufs et le reste du lait.Battre / minute de f>lus ou 150 coups Battre à la main ou avec un malaxeur électrique lent.Prendre le temps de se reposer et racler le bol et la cuiller souvent.C) Cuisson.Verser la pâte dans les moules.Faire cuire à four modéré (375 degrés) pendant environ 25 minutes le gâteau à étages et pendant 35 minutes le gâteau oblong.POINTS IMPORTANTS 1) Il est important que le beurre, la graisse ou le shortening soit à la température de la pièce.Cet ingrédient doit être mou et facile i travailler.L'étendre dans le bol pour juger de sa consistance.S il est mou il ne sera pas nécessaire de le défaire en crème.TtimlNcr toiiH Ii>n lwtrl MhtMib ont ru$ LE F tu à LAR&W 00 •t.vtT*iT «erosiC - SOUDAIN .TûNP'S CUE ^€^> APvEBSÈiREi SPBbTÏNENT A LE CHElUHÇR ElttORE .UNE VI01ENTE EïPlOSIOtl LE^ REJETTE.EN AR RlER£ CTST LA FTiRE A FtHJORE PtCHWi TEC LCR 4M WE«T.Pf_ PRENDRE RUV U VtRfTf EST SiTLt ' LENJRME C"?NE SUR LECXJEL S'ETAIT REFUGIE LE JEUNE HOMME ETAIT CREU» .LE FUGITIF VETAIT LAISSE &LISSER AU R7NP PUS .LABOURANT DE SA DAbUE LE SOUDTJA BOULEVERSE PAR LES tX&ANT ESOUEb RACINES DE L'ARBRE ¦ ¦ -IL A PU S'OUVRIR UNE SORTE OE TfRRIER ABOUTISSANT A UNE CAVERNE FORMEE FAR LE RUISSELLEMENT DES EAUA SOUTERRAINES - LA.IL EST NOMENTAMET-VENT A LABRI.CAR LES CENDRES ET ICS DEBRIS EMTASS& ONT MASOVE LENTRET PE SON RHU6C LA REVUE MODERNE — AOÛT lOJj'* 27 74 jOa Revue MODERNE PAGE EDITORIALE LA PAIX, GRAND-PERE! Les "vieux" critiquent ou plaignent volontiers les adolescents Ce faisant, ils jouent dans la société un rôle néfaste.Que ne tardent-ils pour eux leurs jérémiades?Les générations montantes se débrouilleront hien toutes seules! S'il est ainsi guillemetté, c'est que le terme "vieux" ne correspond pas id à l'âge chronologique.On connaît en effet des vieux de trente ans et des jeunes de soixante, des vieillards restés verts et des quadragénaires seniles.Les vieux dont il est ici question sont ces gens qui estiment que tout était bien mieux autrefois qu'aujourd'hui, que la jeunesse de 1948 n'est qu'une génération d'énergumènes; et que, par elle, la civilisation est promise à l'irrémissible décadence."Ah! mes enfants, dit l'un, ce qui me fait plaisir, c'est que je ne vivrai pas assez longtemps pour voir toutes les horreurs qui se préparent.Vous êtes bien à plaindre, vquSj les jeunes!" Ces vieillards de l'esprit oublient qu'ils viennent de subir la guerre de 1939-1945 tout comme ils avaient enduré celle de 1914-1918, avec — comme agrément supplémentaire entre les deux — la pire crise économique des temps modernes."Ah! mes enfants, dit l'autre, comme vous êtes légers et volages! De mon temps, les jeunes étaient moins émancipés qu'aujourd'hui Vous vous préparez de grands malheurs!" Ces moyenâgeux oublient volontiers leurs propres fredaines, et remplacent l'indulgence, la compréhension, par l'amertume et la rancoeur, en songeant avec regret: "Si vieillesse pouvait!" Est-ce à dire qu'il faille faire fi de tous les conseils de l'expérience?Non pas.On accepte de bon gré et on applique le plus souvent les conseils honnêtes, vraiment utiles.Mais ceux-ci, comme la pratique du bien et l'enseignement des vertus, ne doivent pas être austères Le père et la mère de famille qui mettent leurs enfants en garde contre certains dangers sans cependant les élever "sous cloche" ne seront jamais des "vieux" dont on se moque dès qu'ils ont tourné le dos.Le curé de campagne qui réserve une messe tardive à l'intention des skieurs venus de la ville ne sera jamais un "vieux" dont les ouailles dormiront pendant le sermon.Les sages, quel que soit leur âge, comprennent que les temps changent, que les époques, à l'instar des jours, se succèdent et ne se ressemblent pas; que cette évolution existe depuis l'aube de l'histoire et continuera jusqu'à la fin du monde, et qu'on ne peut demander à la jeunesse de 1948 de vivre comme au temps de nos ancêtres.Est-ce à dire qu'il faille faire fi de toutes les traditions?Non pas.Il s'agit d'orienter l'évolution de la jeunesse dans le cadre de nos traditions.Certaines choses n'étaient-elles pas mieux autrefois?Si.Mais beaucoup de choses sont aussi mieux aujourd hui qu'autrefois.D'ailleurs, si les jeunes se donnaient la peine d'être cyniques, ils pourraient bien deman der aux génération, précédentes pour quoi elles ont si mal administré le monde -qu'il se trouve aujourd'hui en proie au plus violent conflit idéologique qu'on ait vu depuis la Renaissance."Vieux", dormez en paix et faites confiance à la jeunesse.Elle saura bien se tirer d'affaire.Et si le jitterburg vous ennuie, prenez un somnifère.NI CHAIR, NI POISSON Un périodique dont le tirage s'élève à plus de 100,000 exemplaires ne peut contenter "tout le monde et son père": La Fontaine vous le dirait lui-même.Aussi arrive-t-il parfois que des citoyens courroucés écrivent à La Revue Moderne pour protester contre tel ou tel article paru dans nos pages On nous reproche, par exemple, de rappeler la carrière politique d'un "conservateur", ou de donner la biographie d'un "libéral".On nous a de même fait grief, il y a quelques années, d'exposer les vues et les ambitions du parti C.C.F.D'autres encore estiment que MON.Il f.c T O R a u T II I E H .PRESIDENT LÉO c a DIEUX.OIRECTEUR-CÉRANT — Nous sommes entende/ l'Océan?nous n avons pas a nous prononcer pour ou contre la margarine, pour ou contre la jupe longue ou courte,- pour ou contr: ceci ou cela, y compris les épices et les éclipses.La Revue Moderne se fait mission de plaider les causes louables, de réprouver les causes nettement mauvaises (comme le communisme, par exemple), et de rester impartiale dans tous les cas où le lecteur doit lui-même passer jugement.Mais impartialité n'est pas abstention Les périodiques ne manquent pas qui, ni chair, ni poisson, prennent garde de manifester la moin dre opinion,- bien plus, qui évitent systématiquement certains sujets restés "matière à caution".Pour sa part, La Revue Moderne continuera de documenter ses lecteurs, d'analyser pour eux les grandes questions d'actualité et d'ouvrir ses pages à la docunien tation dont chacun a besoin pour fonder son opinion.Si cet objectif laissait autant à désirer que le prétendent quelques illuminés, La Revue Moderne ne compterait pas, comme c'est le cas, plus de 100,000 lecteurs.L'opinion et le jugement de ces lecteurs, leur fidélité à nous lire, nous tiennent plus à coeur et nous éclairent mieux que les élucubrations de quelques mécontents.Quant aux critiques honnêtes, nous les recevrons toujours avec la plus vive sympathie et la plus haute considération.Pour le reste, honni soit qui mal y pense! à la mer.vc LA REVUE MODERNE Dp Gaspé.Mwilrral.M (/on/ la photo apparaît ci-contre est autorisé à solliciter île- tiliijrmemenls à f.a Revue Moderne au cours rie fQ-|8.Le directeur de la circulation.DIX ANS PLUS TARD ."Les villes de votre province, À commencer par Montréal, ont réalisé des progrès énormes depuis dix ans! écrit un touriste.En lc»38, j'estimais que les villes d'Ontario (comme celles de mon pays les Etats-LInis") l'emportaient d'emblée sur les vôtres.Cet été, j'ai refait le même voyage, suivi le même itinéraire, et je dois dire que les centres du Québec offrent maintenant un modernisme du meilleur aloi.A côté du "vieux Québec", vous avez édifié un "nouveau Québec" qui ne retarde plus sur le modernisme du continent ." Ce touriste est vraiment hien aimable de nous donner ses impressions Nous sommes du reste totalement de son avis, sauf en ce qui concerne les centres de la province voisine.Grandes et petites villes d'Ontario, avant la guerre, ne se distinguaient en rien des grandes et petites villes du Québec.D'autre part, si notre modernisme a tardé sur celui des Etats Unis, peut-être convient-il de souligner que nous n'avons pas attendu Pearl Harbour pour entrer directement et nette ment en guerre.Nos voisins du Sud modernisaient encore que nous étions depuis longtemps plus affairés à produire des munitions qu'à transformer les façades de nos magasins.A tout événement, espérons que notre touriste nous reviendra avant dix ans! NOTRE COUVERTURE Le conservateur du musée d'histoire naturelle de l'Institution des Sourds-Muets, 7400, boulevard Saint-Laurent, Montréal, le R.7.Jlorian-V.Crête, c.s.v., a formulé en ces termes son appréciation de la couverture de la Revue CModeme du mois dernier: Je ne sais vraiment ce i/u il faut admirer le plus, ou de l'exactitude étonnante du dessin, de la richesse merveilleuse des couleurs, de la composition cfui, lout" en étant parfaitement équilibrée attire l'oeil partout à la fois sans le fixer ni réussir il le _ rassasier, ou encore de l'excellence de Vexécution technique.J'avais vu, au laboratoire de recherches de "Washington, des photographies directes, en couleurs, d'un réalisme aussi éclatant, mais en fait d'impression je ne croyais pas qu'on puisse égaler les belles lithographies des musées dart de l'ouest américain.San Francisco et Cos Angeles.Je vous félicite donc et vous remercie de ce beau succès.IDENTIFIEZ NOS REPRESENTANTS Depuis le 1er juillet 11} |X, toutes les iicimi.s autorisées à recueillir des abonnements à "La Revue Moderne ont une carle d autorisation dont le fac-similé apparaît ri-contre.Avant de remettre de I argent pour la Revue Moderne, exigez que I on vous montre celle carte d autorisation.Elle identifie les vrais agent* de la Revue Moderne. GlNN A HI CO M PA*1 Assez bruyant pour réveiller un étudiant QUELS POUMONS! te révci/ électrique de Utile Tel tonne sans arrêt lusqu'à ce que vous vous évei/lie* et l'orrrtiez i QUEL RÉGLAGE ! Lorsque choque minute compte, fie*-vous à Little Tel, une pendulette électrique qui n'ovonce ni ne retarde.Le célèbre moteur Telechron à mise en marche automatique n'a jamais besoin d'être remonté, huilé ou réglé et vous donne des années de service sûr: une des raisons pourquoi bs horloges électriques Telechron sont les plus en demande.Boitier de plastique ivoire, reproduit grandeur naturelle .ou légèrement plus grand avec carillon de réveil réglable à volonté, aiguilles et cadran phosphorescents .grand format avec réveil à son de cloche, aiguilles et cadran phosphorescents.Telechron Inc., Ashland, Mass.Une filiale de General Electric.REG U.S PAT OFF.HORLOGES ELECTRIQUES Telechron .l'horloge électrique favorite .toujours et partout à l'heure.Un modèle approprié à chaque pièce réveille-matin, pendulettes d'ornement et de cuisine en montre chez votre motxhand de TV^chron. L^ûnieniicile f D'EXTIRPER LES (2,4-D de type ETHER BUTYLIQUE de pénétration rapide) Profitez de cette offre spéciale d'un nécessaire "Green Cross" à détruire pissenlits, plantains et autres mauvaises herbes, dans votre pelouse et vos sentiers, sans arrachages éreintants.Arrosez-les avec le VVeed-No-More Green Gross et, en-dedans de trois semaines, elles seront mortes .jusqu'à l'extrémité de leurs racfines.Le Weed-No-More Green Cross est le fameux éther butylique de 2,4-D, à pénétration rapide.Il agit ei vivement qu'une pluie survenant seulement quelques minutes après son application ne le lavera pas ni réduira son efficacité.Le Weed-No-More Green Cross, bien que mortel pour les mauvaises herbes, n'endommage pas le gazon et n'est pas vénéneux pour les humains ou les animaux.RECHERCHEZ CE SYMBOLE CREME CHASSE-INSECTES "TANTOO"—Joui», sez de votre jardin, de la plage ou des bois, sans être ennuyé par les mouches noires, les maringouins et les autres insectes bourdonnants ou piqueurs.La crème Tantoo, incolore et inodore, les tient éloignés durant 4-6 heures.Elle prévient aussi les coups de soleil et aide au bronzage naturel du teint.Format de 2V2 on., 57c.OFFRE SPECIALE Nécessaire à détruire les mauvoises herbes Bouteille de 6 on.de Weed-No-More "Groen Cross" (assez pour traiter 1,250 pi.car.) Valeur rég.Pulvérisateur Weed-No-More automatique "Green Gross" (comme illustré) Valeur rég.Vuleur totale LES DEUX POUR SEULEMENT SUR CHAQUE BIDON GARDEN GUARD GREEN CROSS (Poudre de Derris extra-forte)—Une poudre insecticide puissant» contenant 50% de roténono de plus que les poudres do derris ordinaires.Le saupoudrage régulier protégera vos légumes contre les insectes suceurs ou broyeurs.Non vénéneux.Économique.Vendu en un pulvérisateur commode, prêt à servir, 50y\ *Mar
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.