La Revue moderne., 1 octobre 1953, octobre
m.4rm Ln nouveau roman de CLAUDE JAUNIERE Te c si .m3a is oo^-i Boidins is ff 3n63H10 119 I «i 1 Quel Mervei leux Dînera P/aTUnique! Ce sera le régal de toute la famille! Et combien facile à préparer! Sî nourrissant! Si peu coûteux! Tout cela parce que la conserve dans les boites en acier* constitue la meilleur»* méthode d'apporter à votre table les produits de la ferme.Les aliments en conserve sont meilleur marché, non parer que la qualité est sacrifiée, mais parce que les frais dus à la réfrigération, aux pertes par détérioration, au transport des parties non comestibles telles les gousses, pelures, etc., •ont tupprimées.Leur valeur nutritive est excellente, car les denrées fkr* mÎMi en conserve litdl récoltées retiennent leurs vitamines périssa- *^FTt*j ijkst ^ (X-* blés .et les boites, agissant comme des marmites à pression scellées, ^ \Vr (m$ créent inlacis vitamines et minéraux.Voua servez les meilleurs -¦•**¥ A^Bf/ aliments à votre famille quand vous servez les aliments en conserve.Notez donc *ur votre liste d'emplettes ce qu'il vous manque pour servir ce plat délicieux, "Boeuf et Harirots Verts".•o- /ail.Ut hofltt répondre sans laisser son fromage."Sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre plumage, vous êtes le phénix des hôtes de ces bois".A ces mots, le corbeau ne se sent plus de joie: pour montrer sa belle voix, il ouvre un large bec et laisse tomber sa proie.Le renard s'en saisit aussitôt pour lui dire: "Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute."Cette leçon vaut bien un fromage sans doute!" Oui.un bon morceau de fromage cheddar vaut la peine qu'on ) songe! Soyez un fin renard: pour vous régaler de ce délicieux fromage naturel canadien, il vous suffit de le prendre chez votre épicier—empaqueté ou au poids.Et, ce qui ne pouvait que séduire le renard toujours si avisé, le cheddar canadien est la source la plus économique de protéines et de vitamines A et B.si nécessaire dans l'alimentation.Servez-en donc souvent! C'est en octobre te festival du fromage SERVICE DES PRODUITS DU LAIT 1523, rue Drummond, Montréal, P.Q.LA REVUE MODERNE — OCTOBRE IQ53 te nouveau tableau de bord do l'Oldtmobile est ultra-moderne par sa symétrie et sa beauté.Appliqué aux sièges de l'OIdsmobile, le mot luxe signifie, richesse, élégonce et confort L'élégance du dessin se trouve dans tous les détoils, même dans la commodité du cendrier du siège orrière Illustré-Sedan 4 portières OUUnwbUê Classique L'apparence de chaque ObKmnbile Super "88" et Classique "Q8M est marquée au coin de l'élégance, dans des lignes profilées qui font pressentir la puisante de la voiturr — et ce superbe style formidable est encore rehaussé par un plus vaste choix ili' superbes couleurs et d'ensembles de couleurs.I Mr- iif m imini ut de captiver le regard — de susciter l'admiration.Les intérieurs sont d'une hr.i BU 11 'it uni-til lux uni se ; tableaux de bord enticre-meiii nom eaux, dossiers carrés des sièges, draps et patron» nouveaux, ultra-élégant s, le -omptueux ,ilil«li.i^enietll île |*( ( hl-lliohi le atteste un haut degré 'le qiialili I I il.- I.goût.( CSt I elle 614(1 nre.H.Ills L'usoge moderne qu'on a fait du chrome est caractérisé par la simplicité et la dignité.tous les détails, qui met l'Oldsmobile dans une liasse à part.Il va sans dire que toute celte beauté s'accompagne d'une brillante performance, d'un magnifique confort de roulement et de l'éclatante puissance du moteur "Rocket" à haute compression de 165 CV.Rappelez-vous aussi que l'Oldsninhile vous offre de nombreuses caractéristiques facultatives à coût additionnel — la commande hydrauma-liquc Super, par exemple, la nouvelle direction hydraulique et les freins 6crvo "Pedal-Ease." 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I.V tl'uiltoilllie.— V>uti< nptlniim.- .1.-ii ¦ (m Ut trA» lim'.rutlMi dt«tlnifué«.en- tre 10 •! *f' Hn>.But: CllUMff l'ennui, rom-bJer sa noil tuile.6226, De QMpé, Montreal.* • • iMtlktnlrli parle le langage de la beauté La Lavande Yardley—la Fragrance qui dit "Madame est Belle"—est si fraîche et si délicate qu'elle inspire la joie de vivre comme un clair matin de mai.Yardley a savamment mélangé ce délicieux bouquet pour ajouter une note poétique à la beauté de toute femme LAVANDE ANGLAISE .La Lavande Yardley est un Chef-d'Oeuvre de l'Art du Parfumeur .un mélange d'essences rares, d'essence de roses et d'huiles de Lavande qui vous assure d'une beauté complète.$1.25 à $6.50.LAVANDE SOLIDE POUR SAC À MAIN .Vous serez plus belle avec de la Lavande, quel que soit l'endroit! A|>|>urtez votre parfum sous sa forme solide.Un bouquet frais |>our D'importé quelle heure du jour! Etui genre bâton de rouge, $1.50.SAVON A LA LAVANDE .Le savon de luxe de l'univers! 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Son voisin de gauche ne lui prêtait pas une plus grande attention.Il avait un visage fin et tourmenté, un peu maladif peut-être.Sa maigreur lui donnait une distinction extrême, mais il n'y avait dans ses yeux bruns très beaux aucune douceur, aucune indulgence.Ses répliques révélaient une amertume née de souffrances physiques ou morales, et il cette supposition avait pu rendre Denise indulgente à son égard, la brutalité de certaines de ses reparties ôtait toute velléité de s'attendrir.Quand on sortit de table, Denise était légèrement étourdie et, tandis qu'avec Claudie elle aidait à servir le café, Mme Maruliei demanda: —Alors, Denise, ne t'es-tu pas trop ennuyée?—Oh! non! fit-elle sincère, mais j'ai peur de m'ètre montrée une piètre voisine.—Je suis certaine du contraire, dit Henriette avec un sourire.Cette affirmation surprit Denise qui s'écria: —Je n'ai pas dit trois mots! —Tu n'as pas besoin de parler, chérie, pour qu'on t'apprécie, et je suis certaine que Daniel Dameriat, aussi bien que Francis Darbillv, ont goûté ta beauté autant que ta charmante réserve.La jeune fille rougit violemment.—Je t'assure, cousine.—Là! ne t'émeus pas! allons porter leurs tasses à tes admirateurs, ajouta-t-elle pour la taquiner.Les conversations s'étaient renouées dans des petits groupes au salon, mais l'élément jeune dominant, Mme Marulier proposa, tandis que s'organisaient dans sa bibliothèque deux tables de bridge, de faire apporter un pick-up qui permettrait, à ceux qui en auraient envie, de danser.Dès que le premier disque fut posé sur l'appareil, Denise vit avec étonnement ses deux voisins de table se diriger d'un même mouvement vers elle.Celui qui était à sa droite pendant le repas lui enleva toute hesitation en disant d'autorité: —Tu permets, Daniel, que j'invite Mademoiselle avant toi?L'autre eut un geste d'acquiescement qui parut à Denise plein d'Indifférence.En même temps, elle sut que son cavalier était Francis Darbilly et qu'elle ne s'était pas trompée sur son compte: il était critique littéraire et homme de Mires.Tout aussitôt, elle se rendit compte que Francis, s'il était un brillant causeur, était un danseur médiocre.Il le recourut et s'en excusa en riant: —J'aurais dû m'effaccr devant Daniel, je n'ai pas l'habitude de faire danser les jeunes filles.—C'était donc pour être poli?11 ne fallait pas vous croire obligé.—Poli?Certes non, je suis heurcus de pouvoir bavarder avec vous.J'ai peur de vous avoir ennuyée durant ce diner où vous restiez silencieuse comme une petite fille sage.—J'écoutais, je m'instruisais.Dans ma campagne, on ne manie pas comme vous le faites le paradoxe avec autant de brio.—Et vous ne m'approuviez guère1 Vous avez une manière d'être silencieuse, mademoiselle, qui est bien éloquente.Il se pencha vers elle, amusé, et elle riposta vivement: —11 est vrai que je n'aime pas certains auteurs que vous avez cités.—Je sens que vous allez avoir une piètre opinion de moi.—Je vous en ai voulu, avant de vous connaître, quand je voyais certaines de vos critiques.Elle ajouta en rougissant: —Cela m'a empêchée de lire vos livres.—Vous êtes terriblement partisane.Je vous affirme cependant que si mes histoires ne sont pas toujours édifiantes, il n'y a rien de malsain et je ne pense Essayez Kotex avec sa nouvelle couverture de gaze merveilleuse.Il n'y a rien de pareil La Ucwdfô Kohx à Couverture, de> Qaa& WohdetsoÇt vous offre quelque chose de tout à fait nouveau en fait de confort durable I'Im 'I.' 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Jamais elle n'avait fait attention à lui.—Je ne sais pas ce qui lui a pris hier.Elle était d'une gaieté exubérante, tics communicative d'ailleurs.Ce graveur et elle ont montre un entrain endiab'e.J'ai beaucoup regretté que tu sois abseï.te car tu te serais bien amusée.Seuleme t.ta soeur a dépassé les bornes et l« compte sur toi pour la réprimander sévèrement —Je n'étais pas là, papa, et il sei 11 plus logique que tu lui fasses toi-même des observations.Il détourna la tête, ennuyé.—J'aurais du intervenir hier.Elle ét ut LA REVUE MODERNE — OCTOBRE ICI lï ¦gité( que j'ai craint un éclat de *a I irt.Par moments, je me demandais si , le n'allait pas se mettre a pleurer, puis elle repartait de plus belle et son corn-I Ljnon paraissait la stimuler.Ils se sont , nuises, ont fait les fous.On se serait I nlot cru dans un atelier de rapin, à Montmartre, que dans une honnête maison d'Angers.Visiblement, il s'était amusé des ex-t ntricités île sa plus jeune fille.L'ayant i outre, il jugeait qu'il était trop tard ,ur sévir lui même.L'étonnement de Denise était intense i vaguement douloureux.Elle dit: —Tu parlais de flirt, tout à l'heure.François Marulier se rembrunit.—Tu connais la coquetterie de ta soeur?Hier, vraiment, elle a déployé tout un aisenal de sourires, de coups d'oeils, de petites mines, taquinant et, il faut bien |( dire, aguichant ce garçon, l'interpel Itllt tout huUt avec des: "Mon petit Daniel" par-ci, '"Mon grand artiste" par-la.uni faisaient rire l'assistance, mais qui sont tout a fait déplaces.—Et lui?—Oh! lui!.Un homme est toujours flatté quand un être adorable comme t hiudie lui marque en public autant d'attention.Je suis content qu'ils repartent tous demain.Quand elle ne le verra plus, elle l'oubliera.—Tu supposes.proféra Denise d'une voix blanche, qu'elle pourrait l'aimer?—Le sais-je?Elle s'est presque jetée L> sa tête hier.Ah! elle m'inquiète, Clau-die! Son père, parti, Denise resta dans la salle basse près de la cheminée, si absorbée par ses pensées qu'elle voyait à peine Céleste aller et venir pour débarrasser la table.Elle oubliait les occupations quotidiennes parce qu'une image s'imposait à elle avec une insistance douloureuse: Claudie et Daniel flirtant tomme elle s'était trompée sur le compte de ce dernier! Elle l'avait cru épris et s'était presque laissée aller à un attendrissement auquel elle ne savait quel nom donner.Le récit de la soirée de la veille, fait par son père, l'avait cruellement blessée, mais il y avait en elle trop de logique pour qu'elle ne poursuivit pas plus loin son raisonnement.Qu'au-i.ut-clle souhaité, en somme?Un sombre desespoir de la part de Daniel?Puisque sa décision était prise, quoiqu'il advint, de ne pas l'épouser, pourquoi s'irritait-cllc de le voir s'y soumettre avec indifference?La rapidité des événements qui orientaient en quelques heures toute son existence la laissait déconcertée.Elle avait pourtant voulu et souhaité cela.Elle n'avait aucune objection à formuler contre un projet qui devait lui donner toute satisfaction et, cependant, elle se sentait triste.Elle ne s'expliquait pas non plu; l'attitude de Claudie."Elle s'est littéralement jetée à sa tête", avait dit M.Marulier.Jusqu'ici, la jeune fille avait à peine''fait attention au graveur sinon pour faire remarquer à sa soeur qu'il Était amoureux d'elle.Fallait-il supposeï que, croyant, elle aussi, le choix de son a'née définitif, elle s'était libérée de sa reserve et avait tenté de retenir I attention du jeune homme.Elle semblait \ a oir réussi et c'est ce qui, contre toute l"»ique, causait à la fois à Denise peine ei colère.Claudie devait, au cours des jours qui lui virent, se montrer une remarquaolc ii moeuvrière.Elle obtint que, maigre les I' éventions de François Marulier contre li graveur, celui-ci fut invité au manoir d La Ferrière, non plus dans un groupe, L l'occasion d'une partie de chasse, com-"e cela s'était produit lors du séjour d'Henriette et de ses invités à Angers, mais à litre personnel.Denise n'avait eu avec sa soeur aucune conversation touchant les projets de celle-ci.Il était visible cependant qu'elle continuait avec obstination la réalisation d'un plan.L'annonce de la venue de Daniel lui causa, alors qu'elle se croyait apaisée, un émoi qu'elle s'efforça de calmer.Même l'oeil critique de Claudie ne put rien surprendre.François Marulier recevait seul ses hôtes masculins, selon une tradition fa- miliale, les femmes de la maison étant chargées de veiller à ce que le repas fût préparé et servi selon les meilleures recettes transmises d'une génération à l'autre.Les jeunes filles parurent seulement au salon vers quatre heures, pour servir le café aux hôtes de leur père.Depuis le matin, Denise redoutait cette rencontre, la première depuis ce soir de chasse où Bernard avait demandé sa main.La parfaite aisance avec laquelle Daniel vint la saluer, le ton de badinage sur lequel il 29 à trois étapes.et -triplement ffeta.mais ce Gâteau 'MAGIC au Beurre d'Arachides est économique, aussi ! 0.e gâteau est riche en saveur— en apparence—et en éléments nutritifs! 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Oui, c'est cela, éloignez-vous.J'ai peur d'une rencontre entre vous.Ayez pitié de moi, Mario.Ceci est un adieu.J'ai l'âme déchirée de chasser ainsi mon seul ami, mais il le faut.B." D'une écriture hachée, à peu près illisible, la lettre suivante implorait: "Partez, Mario! Vous ne m'avez pas écoutée.Depuis deux jours, François rumine sa colère.J'ai pu jusqu'ici l'empêcher d'aller chez vous et de vous demander réparation, en invoquant le scandale oui rejaillirait sur moi, me ferait passer pour coupable et réjouirait ceux qui me haïssent tant.Quittez le pays pour quelque temps.J'ai pu retenir François, mais je n'ose penser à ce qui se passera si vous vous rencontrez fortuitement.B." Denise, le coeur battant, voyait venir le drame.La lettre suivante l'expliquait."Il faut donc que je vous haïsse, Mario, comme l'assassin de mon mari, de celui que j'aimais le plus au monde.Je n'ai pas parlé.J'ai gardé le secret que j'ai tout de suite deviné.Les juges sont Bébé peut s'étonner de voir qu'il grandit sans cesse et qu'il fait chaque jour des choses nouvelles et étranges.Mais cela n'étonne pas sa maman.Que peut faire le bébé, sinon devenir graduellement plus fort, plus grand, plus pesant et plus actif quand il mange tant d'aliments Heinz pour bébés.Chaque once des nombreuses et si savoureuses variétés d'aliments Heinz pour bébés, est vraiment substantielle.Ces aliments sont si faciles à digérer que bébé ne peut s'empêcher d'en profiter.Laissez votre enfant savourer ce vaste et savoureux assortiment—4 céréales pré-cuites, 34 purées pour bébés et 20 aliments Heinz pour enfants.Chez votre marchand, cherchez toujours les aliments Heinz pour bébés.Vous savez qu'ils sont bons—parce que ce sont des produits Heinz.là qui cherchent.Je n'ai rien vu, mai, je sais.je suis sûre, que c'est vous qui avez, lâchement, tué François.B." La miiin de la jeune fille trembla tandis qu'elle dépliait la dernière feuille (elle lois, l'écriture était plus e.ilin, presque régulière."Mon pauvre Mario, je vous crois, cl malgré ma douleur, malgré l'horreur qu.vous m'inspirez, je ne vous dénoncera pas, j'ai pitié de vous.Vous m'avez privée de tout ce qui m'était cher, mais je veux bien admettre que vous n'avez pas cherche à tuer François.Pourquoi m m'avez-vous pas écoutée?Pourquoi n'ètes-vous pas parti?J'étais bien sûre que, si mon mari se trouvait en votre présence, il ne contiendrait pas sa colère.Vous ne voulez pas l'accabler, mais j'imagine votre rencontre là-bas, près du petit bois.Il vous a insulté, c'est certain Vous n'avez pas voulu répondre.Il vou\ a frappé à plusieurs reprises.Je conna s les fureurs de François et il m'aimait tant! Naguère, à Rome, il supportait mal qu'on m'entourât d'hommages et notre isolement ici l'avait rassuré, jusqu'à la découverte de voire lettre.François peut être brutal, à votre tour la colère vous a saisi.Vous avez riposté.il est tombe Vous l'avez laissé près du ruisseau.C'est bien ainsi que les choses se sont passées, n'est-ce pas?Il n'était qu'étourdi, mais en tombant il s'était fait une blessure à la téte, le sang l'aveuglait et il faisait déjà sombre.Il s'est relevé, il a voulu rentrer à la maison.11 est facile de reconstituer ce qui s'est produit ensuite.Le ruisseau avait débordé.Il a glissé, pris d'un nouvel étourdissement, il est tombé et s'est noyé.Je suis veuve et je pleure par votre faute, Mario, qui disiez m'aimer.Je ne parlerai pas.Je ne chercherai pas à venger une mort dont vous n'êtes pas complètement responsable, mais qui doit peser sur vous d'un lourd remords, le ne parlerai pas non plus pour que le scandale, dont les autres seraient trop satisfaits, ne puisse rejaillir sur mes enfants.La seule preuve de cette affection que vous prétendiez avoir pour moi et qui m'a fait tant de mal, sera de ne jamais plus reparaître devant mes yeux."J'ai brûlé votre confession comme j'ai brûlé toutes vos lettres.Personne ne saura rien.Pour moi, j'espère que la miséricorde divine m'accordera de mourir bientôt, pour que je puisse rejoindre François.Que Dieu vous ait en pitié.B." La correspondance s'arrêtait là, éclairant à quelques détails près tout le mystère.Qu'était devenu Mario?Pourquoi n'avait-il pas brûlé ces lettres.' Comment se trouvaient-elles encore dans ce bureau?Mme Clémendel les avait laissées là, soigneusement rangées, ne s'étant pas crue autorisée à les divulguer.A son tour Denise hésitait.Le secret si longtemps gardé devait-il voir le jour?Sans doute les éléments de scandale n'existaient plus et personne ne songeait à attaquer la vertu, la fidélité conjugale de Bianca.Quant à Mario, homicide involontaire, il n'avait plus de descendants pour qui ce drame pu' constituer une tache dans le passé familial.Une histoire d'amour comni': tant d'autres, un homme qui aime une femme qui ne peut être à lui, un accident bien plus qu'un crime.La suite était facile à imaginer.Le chagrin, en même temps que l'idée fixe d'être poui fne part responsable de la mort de son mari, avaient mine rapidement la jeune femme.Les persécutions dont elle avail été l'objet avant la mort de son mari redoublèrent, persécutions stupides, mesquines, témoin ce portrait poignarde, qui avait si vivement frappé son imagination.LA REVUE MODERNE — OCTOBRE Kl 41 Li Beauté au bout des Joints La beauté du teint peut atteindre la perfection grâce aux célèbres soins de beauté Elizabeth Arden: nettoyer, rafraîchir et adoucir.Seuls les produits Elizabeth Arden appliqués d'une main vive et alerte, selon la méthode Sa seule distraction avait été d'aller qu'au pont près duquel était mort I ançois, contempler ces eaux dans 1 quelles il s'était noyé.N'avait-cllc entrevu entre les herbes mouvantes |i beau visage avec cette blessure au I mt qui saignait'' Le jour où Bianca s'échappa seule, c'était celui de l'anniversaire de la ii ,irt de François.Elle ne revint pas I >mmc celui qu'elle avait aimé, elle jiissa dans l'eau qui se referma sur elle.CHAPITRE VIII Denise avait replié pieusement les fi uiMets épars sur ses genoux et les nmettait en ordre.Elle ne détruirait pas ces lettres.Elles iraient rejoindre les archives familiales, épisode romanesque et dramatique dans une longue lignée sans histoire, mais il n'y aurait plus de mystère, plus de secret.Un élément nouveau était apparu: ce Mario, qu'elle imaginait beau, sentimental, passionné, chevaleresque aussi.Qu'avait été son existence après que Bianca l'eût à jamais chassé?Comment avait-il appris sa mort?Quel n'avait pas dû être son désespoir?Le temps avait fui plus vite qu'elle ne l'avait cru et elle s'étonna, en se penchant par la fenêtre, de voir s'arrêter la voiture de Bernard.Elle n'entendait aucun bruit.Supposant que ni son père ni (laudie n'étaient icntrés, elle se hâta de changer de robe.Elle arrangea ses cheveux, poudra légè-lement son visage pour descendre tenir compagnie à son fiancé.Si rapides qu'eussent été ces préparatifs, ils lui prirent quand même quelques minutes et elle descendait en courant l'escalier, quand, en passant devant le salon, elle entend't un bruit de voix et s'arrêta.Elle poussa la porte demeurée entr'ouverte et vit Bernard et Daniel discutant devant la toile d'Ingres.Ils se tournèrent vers elle: —Tu arrives à point, dit Bernard venant a sa rencontre.Tu vas nous donner ton avis.D'abord, i) faut que je te dise eue Daniel a magnifiquement réussi ton portrait.Elle s'approcha.L'artiste avait beaucoup travaillé durant l'après-midi et s'il avait peu touché au visage, le reste du tableau était à peu près achevé et il était ravissant.Elle admira un instant et murmura: —Je n'ai jamais été aussi jolie.— Mais si, Denise.Sans doute Daniel B-t-il idéalisé ton expression.Ton visage grave n'a pas ce rayonnement qu'il y a mis.Denise leva les yeux vers Daniel, il souriait doucement et elle sut que cette expression, il l'avait vue.Elle l'avait eue pour lui seul et il avait su la rendre.Une emotion intense lui serra la gorge, la icndant incapable de prononcer un mot.Bernard, discourant devant la toile, ne s'en apercevait pas.—Nous étions, avant ton arrivée, en l'ain de confronter ton portrait et celui ie dame Bianca.quand j'ai remarqué sur ce dernier cette belle coupe en verre de Venue, —Elle est dans la vitrine de sa chambre, dit Denise qui s'était reprise.C'était litl des rares objets qu'elle avait rapportés de sa patrie et auquel elle tenait proba-1 lement beaucoup.Elle est parvenue intacte jusqu'à nous.—J'admirais donc cette coupe.c'est futur verrier qui parle, avec sa trans-I arence de rubis que le peintre a si ien su opposer au vert d'émeraude de 1 1 robe et j'ai dit à Daniel: "Que ne 'is-je artiste au lieu d'être seulement ithematicien.Avec cette merveilleuse 1 latière qu'est la pâte de verre, j'aime-lil créer dans cette industrie que je veux nover ici une section artistique.Vous êtes graveur, vous êtes peintre, que n'étes-vous aussi sculpteur pour me créer des modèles de celte qualité." Or, il m'avoue qu'il a souvent manié la glaise et que créer des formes est pour lui une joie.Qu'en penses-tu.Denise?Si Daniel, avec son talent, voulait travailler pour moi, ce serait magnifique.Je ne doute pas que M.Marulier lui installe un atelier dans une partie des communs.Qu'en dis-tu?Denise écoutait, effarée, Bernard s'animer et faire des offres de collaboration à un homme pour lequel il semblait, jusqu'ici, avoir plus d'éloignement que de sympathie.Ce dernier hochait la tête, gardant son sourire légèrement ironique, ne disant ni oui, ni non.—Alors, Denise, qu'en penses-tu?Elle répondit avec effort: —C'est une très bonne idée.En admettant que Daniel accepte, je doute que Claudie consente à des séjours prolongés à La Ferrière.—Je me fais fort de la décider, dit vivement Bernard.D'ailleurs, rien ne vous empêcherait, Daniel, de réaliser vos modèles à Paris, mais il est bien certain qu'une collaboration étroite entre la création artistique et la réalisation serait préférable.—Daniel a ses travaux et ne peut les négliger.—Aussi, n'est-ce pas une collaboration de tous les instants que je lui propose.Vous y réfléchirez, n'est-ce pas?.Je trouve que ce serait une excellente solution.En même temps, puisque l'air de la campagne vous est favorable, vous ferez ici de véritables cures.De plus, les deux soeurs seraient moins séparées.C'est ce que me disait encore Claudie hier.A la joie de son installation à Paris, la seule ombie est d'être éloignée de toi, Denise.—Elle t'a dit.—Elle ne cesse de le répéter, l'igno-res-tu?Elle a tant d'affection, d'admiration pour toi.Sur la plaie non cicatrisée qu'avait faite à Denise l'hostilité manifestée par sa soeur, puis l'espèce d'indifférence qu'elle lui montrait depuis son arrivée, les paroles de Bernard étaient comme un baume.Elle se reprocha soudain de n'avoir pas su mieux comprendre la jeune femme, de s'être repliée dans un orgueil absurde, de n'avoir pas tenté depuis qu'elle était là de savoir ce qu'il y avait derrière ce petit front obstiné et pourquoi il n'y avait plus, dans son exubérance, de joie réelle.Bernard, si peu bavard d'ordinaire, continuait à discourir sur les avantages que présenterait pour tout le monde sa proposition, sans remarquer que l'expression de Daniel se faisait narquoise.Il parlait de l'intérêt pris par Claudie à la construction de la verrerie, confirmant sa conviction intime qu'elle ne s'oppo-terait pas à des séjours prolongés à La Ferrière.Soudain, et comme tracée devant elle par un trait de feu, une certitude s'imposa à Denise: "Bernard est amoureux de Claudie et il ne s'en rend pas compte." Quel gâchis! pensa-t-elle en réalisant la confusion des sentiments qui agitaient quatre êtres, délibérément engages sur des voies fausses.Non moins brusquement, lui apparut la similitude des situations qui, à un siècle de distance, se renouaient entre le Breuil et La Ferrière.Un nouveau Mario naissait chez Bernard, une nouvelle Bianca était incarnée par Claudie.Le drame était latent, encore insoupçonné par les deux héros, et il fallait l'écarter avant qu'il ne fût trop tard.Elle s'aperçut alors que Daniel ne l'avait pas quittée des yeux.Elle eut peur qu'il ne devinât, comme elle venait de le faire, suggestionnée peut-être par la lecture des lettres de l'aïeule.Elle résolut de taire sa découverte, jugeant néfaste de laisser la comparaison s'établir pour les principaux intéressés.Elle ouvrait la Nettoyez avec .Vdena Cleansing Cream .1.50 à 8.00 ou avec Ardena Fluffy Cleansing Cream .1.50 et 4.25 Rafraîchissez TOtrt teint avec Ardena Skin Lotion .légèrement astringente et délicieusement vivifiante.Aide à éclaircir le teint.1.35 à 12.50 Adoucissez avec Orange Skin Cream, riche, lenitive aux jeunes épidémies.1.65 à 11.25 que préconise Miss Arden, vous donnent quotidiennement un teint éclatant de fraîcheur .cette apparence de supreme elegance que recherche la femme soignée.DANS TOUS LES MAGASINS CHICS \ REVUE MODERNE — OCTOBRE IÇ53 42 Boqwci grottttt of.n dMIwilr.r^ («i d*to.li 3?375 00 BAGUES ET ALLIANCES A DIAMANTS 200 oo jMjC 30 00 Diomonls précieux— d une coupe précise dons de fabuleux nouveaux modèles exclusifs.Jlu/Ru** disponible over TIU-FIT sans charges additionnelles.La nouvelle invention qui empêche votre bogue de s'enlever, glisser ou tourner Aulret modèles luiquà J5000 00 ENREGISTRAS.GARANTIES, ASSUREES CHEZ LES MEIllEURS BIJOUTIERS OU CANADA BO BF bouche pour opposer à Bernard des arguments contre son projet quand Daniel la devança: —Je suis très touché de voire offre mais l'art du verrier m'est trop étranger pour que je puisse vous faire une promesse.Je ne dis pas non.Plus tard, peut-être pourrons-nous reprendre cette idée.Et puis, Denise a raison; Claiidic commence déjà a s'ennuyer à la campagne malgré tout le plaisir qu'elle a eu d'y revenir.Nous partons à la fin de la semaine.—File ne m'en a rien dit, protesta-t-il maladroitement —Je l'ai su ce matin seulement quand le courrier m'a apporté une lettre qui me rappelle que j'ai pris des engagements.—Vous deviez rester jusqu'à notre mariage.—C'est impossible.Nous reviendrons juste pour Sa cérémonie.Il s'exprimait fermement et son interlocuteur n'insista pas.Un peu plus tard, alors que Bernard et François Marulier discutaient ensemble dans la salle basse, Daniel, s'appro-chant de Denise, murmura: —C'est ce que vous souhaitiez, n'est-ce pas'.' CHAPITRE IX Après le départ des époux, La Fer-rière était retombée dans une sorte de torpeur qui s'accordait mal avec l'idée qu'on se fait d'ordinaire des préparatifs d'un mariage.Bernard n'avait plus tente vers Deni.c le moindre geste de tendresse, mais quand elle était seule avec lui, elle restait contractée par la peur qu'il ne s'approchât d'elle.Elle hésitait cependant à rompre, pleine de remords de devoir causer à Bernard, sinon une peine profonde, du moins une humiliation injustifiée.Et puis, quand elle admettait la rupliin se demandait: "Que fciai-jc ensuite?le temps se retiecissait singulier .ment, qui les séparait de la date reduu-tée.Déjà le curé avait reclame les plèci nécessaire à la première publication d., bans.Denise aurait voulu retarder I, chéanec, mais elle ne voyait aucun pn texte valable, quand le «m lui en offm un qu'elle n'avait certes pas luuhail Une attaque brutale de paralysie clou, soudain dans son lit M i lémendel, h de cet homme actif et enjoué un infirme dont les jours étaient comptés.Il ne pou vait être question, dans ces circonstance de célébrer le mariage a la date prés eu.On n'en fixa pas d'autre.Moins que jamais, le moment était propice pour une rupture.Elle entom i M.Clemendel de soins attentifs.Il avait à peu près perdu l'usage de la paroi., mais l'éloquence de ses yeux, la pression de sa main quand il pouvait saisir celle de la jeune fille, disaient sa reconnaissance.Le Ciel fut pour lui miséricordieux et quatre semaines à peine après sa première attaque, l'excellent homme rendait son âme à Dieu.La mort de M.Clemendel lui ôtait l'obligation de prendre une décision.Le chagrin de Bernard fut profond II laissait deviner que, sous les dehors froids du mathématicien, il y avait un coeur sensible.On atteignait le début d'août.De toute manière, le deuil de son fiancé ne posait plus la question de date du mariage.Rien ne changea dans les rapports entre le Breuil et La Ferrière.Simplement, Bernard prit l'habitude de venir plus souvent chez les Marulier.Il y était traite par le maitre comme un fils, par Denise comme un frère.Il y avait peu de nouvelles des Dame-riat.Claudie avait envoyé quelques cartes de Suisse.d'Italie, qui jalonnaient un voyage qu'elle faisait avec la cousine LES FEMMES, AUJOURD'HUI.font la plupart des achats de la famille et une grande partie des opérations de banque du ménage.Elles trouvent que la banque est un endroit sûr et commode pour conserver de l'argent.Elles aiment à payer leurs gros comptes au moyen de chèques.Quand elles font leurs courses, passer à la banque leur paraît souvent aussi naturel que d'aller dans les magasins.LES BANQUES DESSERVANT VOTRE VOISINAGE LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 1953 Henriette et un groupe de ses amis.Flic .ni tenté d'y enlrainei IX-nise, mais tcllc-ci »e sentait devenir de plus en plus casanière et ne voulait pus s'éloigner de Bernard, pendant cette période Je deuil.Sans plus d'explications, ( laudie avait .iunce avant son départ: — Daniel ne nous accompagnera pas.Celui-ci n'avait pas donné signe de vie et, quand elle ne pouvait écarter son souvenir, elle l'imaginait dans cet atelier ,|ii'il lui avait décrit mais qu'elle ne connaissait pas, travaillant dans un nuage fumée, sans sortir, sans prendre l'air, avec ce visage crispé, ces yeux creusés par la fatigue et le tourment physique ou mural qui l'épuisait.Vprès s'être débattue si longtemps, apiès avoir repoussé de toutes ses forces l'évidence, le doute ne lui était plus permis, elle aimait Daniel, marié à sa soeur, il elle allait épouser Bernard, dont elle ne pouvait supporter l'approche.1 ' ihsurdite d'une situation compliquée ii plaisir, parce qu'elle était partie d'une idée fixe: n'épouser qu'un homme de chez elle, lui apparaissait enfin dans son entier.Elle n'y vovait pas d'issue.Même si elle se décidait à rompre avec Bernard, ni elle, ni Daniel, ni même Claudie n'atteindraient à la paix.Tout était gâché, bêtement.Trois existences à coup sûr et probablement une quatrième, si elle ne se montrait pas énergique, si tranchant au besoin dans le vif.elle ne sacrifiait pas, pour le sauver, celui qui était, en somme, innocent dans cet imbroglio.Du moment où elle eut, sans faux-fuyant, considéré enfin la situation dans son entier, sa résolution fut prise Elle attendrait l'occasion d'avoir une explication franche avec son fiancé.Elle lui uirait tout et lui laisserait le soin de formuler les conclusions.Cette occasion allait lui être donnée plus tôt qu'elle ne le pensait.La journée s'annonçait chaude et Denise rentrait de la messe où elle priait chaque jour avec une ferveur accrue par ses angoisses, quand Céleste, courant à sa rencontre dans la cour, lui cria: —On appelle de Paris, par téléphone.Elle se précipita dans le bureau et elle entendit bientôt: —Mlle Marulier est-elle rentrée?—Cest moi.—Bonjour Denise, ici Francis Darbilly.Elle s'exclama: —Qu'est-ce qui vous arrive?—A moi, rien.c'est à cause de Daniel! —Qu'y a-t-il?Une femme éplorée attire l'attention de tout un groupe de badauds dans la rue; elle s'explique avec de grands gestes: elle tenait son sac: au cours d'une housculade on lui a arraché.Classique mésaventure: porter plainte n'avancera pas à grand chose .Mais n'est-ce pas un peu votre faute.Madame?Voici quelques conseils, donnés par un inspecteur de police retraité qui certainement peuvent vous être utiles: 11 Quand on vous bouscule dans une foule, ne vous tournez pas instinctivement vers celui qui vous a bousculé: pensez d'abord à votre sac.l'endant que vous vous retournerez un "mplicc vous aura volée.2) Vérifiez bien la fermeture de votre sac: un sac qui s'ouvre peut tenter les gens.3) Lorsque vous avez une valise, ne LA REVUE MODERNE — OCTOBRE IO53 —Il est malade.très malade.—Depuis quand?—Je suis arrivé chez lui hier soir, à l'improviste.parce qu'on le voit de moins en moins.Je l'ai trouvé très mal.soigné tant bien que mal par sa bonne qui ne savait plus à quel saint se vouer.Il lui avait formellement interdit d'avertir qui que ce soit.—Qu'a-t-il?—Congestion pulmonaire, avec complications cardiaques.Je n'ai pas à vous cacher que c'est très grave.Le médecin est pessimiste.—Il faut prévenir Claudie.—Il refuse.Il l'interdit, et d'ailleurs, il n'y a pas d'adresse.Malgré sa fièvre, il sait ce qu'il veut, l'animal! "Personne, m'a-t-il dit, je ne veux personne; il n'y a pas grand-chose a faire, je suis fichu, mon vieux." J'aurais voulu le faire transporter dans une clinique, il s'y est opposé et le médecin craint qu'il ne soit trop tard.Malgré sa défense, j'ai cru devoir vous prévenir.Li décision de Denise était déjà prise, elle répondit: —J'ai un train dans une heure à Angers, je le prends.—Merci.J'irai vous chercher à la gare.Faut-il lui annoncer votre arrivée?—Non.11 se tourmenterait.A bientôt.Elle était déjà dans la cour, sautait dans la voiture.Dix minutes plus tard, elle était au Breuil.Elle avait préféré une conversation à une communication téléphonique.Coupant court aux exclamations de Bernard sur une visite aussi matinale, elle expliqua: —Je pars pour Paris.Daniel est très mal.—Et Claudie?—Il ne veut pas qu'on la prévienne.Bernard fronça les sourcils.—Toi, il veut bien?—Non, il ne sait pas que j'arrive.C'est Francis Darbilly, effrayé par son état, qui a cru bon de nous avertir.—De t'avertir! —Qu'entends-tu par là?—L'heure n'est pas, tu l'as dit.propice à une explication, mais je crois que nous avons à en envisager une, toi et moi.Ses traits s'étaient durcis et elle vit venir sans trouble le moment redouté.—J'ai l'air de faire un marchandage odieux, puisqu'il s'agit d'un malade.Pourtant, ta place à toi, ma fiancée, n'est pas à son chevet.—J'irais soigner un étranger.—Précisément, Daniel est pour toi autre chose.—Mon parent.la posez jamais dans une gare, sans la surveiller.Un instant suffit à un pickpocket pour la faire disparaître dans une valise sans fond.4) Gardez fort peu d'argent chez vous, et surtout ni dans les tiroirs, ni le?armoires, ni sous les matelas, car c'est véritablement faire le jeu des cambrioleurs A notre époque, un compte en banque ou à la poste peuvent vous garder de bien des soucis.S) Ne poser Jamais une bague ou un bracelet sur un lavabo dans un lieu public pour vous laver les mains: il vaut mieux plonger un bijou dans l'eau savonneuse que de le perdre pour un instant d'inattention.5) Si vous avez une voiture, ne laissez pas la porte ouverte: on vous volera la voiture ou plus simplement les objets qu'elle peut contenir.Nioqoro Falli.On*."C'est merveilleux dé constater la rapidité avec laquelle Noxzema aide à cicatriser les marques cutanées, et rend ma peau sèche, plus douce et plus fraîche", dit Mlle Beverly Doty Montréal, Ou*."Je suis ravie dé Noxzema'.dit Mlle Jocelyne Olivier "Cette crème est si rafraîchissante et rend ma peau sèche tellement plus douce et plus souple." 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qui répond à votre inspiration.Un bon piano est indispensable.Les prix du piano Willis sont à la portée de tous les mélomanes.EN ACAJOU OU FINI NOYER • TABOURETS APPAREILLÉS UJILLIS&C0.LimiTED MONTRÉAL —Il n'est pas digne de toi de refuser de me comprendre.Procédons autre ment.Estimes-tu que notre mariage reste toujours souhaitable?Elle rougit violemment, car les deux phrases qui n'avaient pas, en apparence, de rapport, montraient qu'il avuit vu clair.Elle ne détourna pas les yeux, ne chercha pas à dissimuler son trouble et répondit: —Non, il n'est pas souhaitable, en effet, pour des raisons.—Je ne te les demande pas.Je pense qu'il était mieux, avant que tu ne partes, que je te rende ta liberté.Il ne manifestait ni àpreté, ni rancoeur, et elle murmura: —Je te remercie, Bernard.Je ne voudrais pas que tu m'en veuilles.Elle eut la sensation qu'il était, lui.aussi, soulagé, tandis qu'il répondait: —Cela ne change en rien l'estime et I amitié que j'ai pour toi.seulemenl nous ne sommes pas maîtres de notre coeur.Ne proteste pas, je parle en connaissance de cause.Il ajouta plus bas: —.Par experience personnelle.Pars vite.Je souhaite que tu parviennes à sauver Daniel.Peut-être suffira-t-il que tu lui rendes le goût de vivre et tu en as à présent le moyen.CHAPITRE X L'absence de Denise ne se prolongea pas.Grâce à ses soins énergiques, à sa présence peut-être, Daniel fut bientôt sur le chemin de la guérison.Claudie annonçant son prochain retour, la jeune fille ne jugea plus nécessaire de rester davantage à Paris.Peu de temps après son retour à La Ferrière, elle avait rencontré Bernard.Après la gène des premiers instants, le ton amical était revenu et, sans efforts, ils oubliaient qu'ils auraient dû être, depuis plusieurs mois, des époux.Un soir qu'il était arrivé à La Ferrière pour voir M.Marulier et que celui-ci se faisait attendre, elle se rappela le* papiers confiés à elle par M.Clémendel et lui demanda s'il voulait les reprendre.—Ils ne doivent pas présenter un grand intérêt, dit-il, et comme Ils ne concernent en rien ma famille, tu peux les garder si cela t'amuse Denise lui révéla alors la découverte qu'elle avait faite et qui faisait s'évanouir le mystère qui avait entouré la mort de, deux époux.11 l'écouta en silence, puis il murmura, songeur: —C'est étrange.A plus de cent ans de distance, les circonstances se répètent.Il y a au Breuil, comme à cette époque, un amoureux qui n'a, pas plus que l'autre, de chances de voir se réaliser ses rêves.Comme elle montrait sa surprise d'une confidence inattendue, il poursuivit: —A toi, maintenant, je peux dire la x érité.Il n'y a pas bien longtemps que je la connais, que j'ai pu en mesurei l'absurdité, mais cependant je ne puis la nier.Ma pauvre Denise, la vie est stu-pide et nous sommes tous des fous.J'aime Claudie et si cet amour, à l'inverse de celui du héros de l'autre aventure, restera ignoré de celle qui en est l'objet, je n'en suis pas moins malheureux.—Depuis combien de temps.—Je me livre à quelques confrontations, comme ça, avec un amer plaisir?C'est bien difficile a déterminer.Pourtant, cela devrait se situer assez bien au début de son séjour a La herrière.Je l'avais revue transformée.Je ne me suis i.aturellement rendu compte de rien.Nous étions fiancés, toi et moi.Claudie m'apparut alors comme une petite soeui amusante et ^pontanéc, pas très heureuse cependant et qui avait besoin de rire pour s'étourdir.J'aurais aimé qu'elle restât là.Pour une peau plus fraîche et plus claire, employez le "cold cream" qui Cicatrise en Nettoyant! • Favorisez votre épiderme d'un éclat de beauté, de 4 ja^ons^ chaque fois que vous nettoyez votre visage avec la crème de beauté Nox2ema.Cet auxiliaire de beauté au parfum exclusif fournit un nouvel antiseptique remarquable, plus une médication délicate pour rendre la peau plus jolie Constatez ces avantages extra pour vous I li Un nettoyant pour la peau jusque dans les Dores.2.Tonique salutaire et agréable pour la peau.3.Adoucissant délicat et crémeux 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est petit à petit que je me suis aperçu de la place que C laudie tenait dans mes pensée," Je suis assez équilibré pour que cet amour ne tourne pas a l'obsession.Il ii empêche que je suis, sinon malheureux, du moins sans perspective de bonheur.minime toi d'ailleurs.Elle ne songeait pas à nier et elle puisait même un certain réconfort à se sentir moins seule, à avoir en quelque sorte un compagnon d'infortune.—Nous sommes au fond d'une impasse, poursuis it-il après une courte méditation, et il n'est pas possible de revenir en arrière.Si encore Claudie et Daniel ttaient heureux! Ils n'ont donné, ni l'un ni l'autre, cette impression et c'est ce contre quoi je rage le plus.—J'aurais préféré ne jamais la revoir plutôt que de lui laisser soupçonner mes sentiments.D'ailleurs, ils étaient encore si imprécis que je les ignorais moi-même.Et personne.Se rappelant certaines réflexions de Daniel, elle l'interrompit: —Je crois que son mari avait vu plus clair que nous tous.—C'est possible, mais il sait aussi que nous tournons en vain dans un cercle que nous ne pouvons rompre.Claudie et Daniel sont mariés.La mort seule peut les epircr et nous sommes là, toi et moi, inutiles et malheureux parce que nous rous sommes fourvoyés.A cause de Bianca, de cette aventure qui ressemble un peu à la mienne, j'ai été incité à te faire cette confidence.Si nous voulons être sages, oublions-la.Essayons de nous adapter à ce que nous ne pouvons changer.CHAPITRE XI Après avoir différé, sous les prétextes les plus divers, un voyage qu'elle devait faire à La Ferrière, Claudie annonça brusquement son arrivée Elle indiquait simplement que son mari ne l'accompagnerait pas et ne pourrait sans doute pas la rejoindre.Installée pour une période dont elle ne précisa pas la durée, elle emplit la maison de sa gaieté et de son agitation.François Marulier et Denise retrouvèrent presque l'enfant qui les avait quittés moins d'une année plus tôt avec cependant, quand on l'observait, une nuance de gravité.Elle voulut montrer qu'elle savait se rendre utile et, comme au temps très court qui avait précédé ses fiançailles, elle prétendit prendre sa part des travaux de la ferme et de la maison Elle n'avait fait aucune allusion à la rupture des fiançailles de sa soeur.Pourtant, le premier soir ou Bernard vint à La Ferrière, elle dit, après son départ: —Tu ne regrettes rien?ELEfiMCE, PRECISION ET TEMPS PERDl PAR LOUISE MARTIN (Photo: Foole, Cone ¦ mon .wret.Porté aous pli discret.A U ¦ • li.mi .M.m, -1 - - -—.«i ¦ Ecrivez .1 aNNETI lanzette, P O Box «00.DApt C-711 Toronto, Ontario.Lnolure un tLmbre de *c pour la réponse.LA r.^VUE MODLRNE — OCTOBRE 10" 13 DANS LES FAMILLES on choisit des bas et chaussettes élégants el de longue durée par CtiicklhûX The CIRCLE BAR KNITTING Co.Limited Kincardine, Ontario Toi» genres de bas el chaussette* de qualité pour hommes, femmes et enfanta, des nylons fins, entièrement diminué*, aux socquettes de sport extra fortes.Pas besoin de se mettre i genoux, ni de s'esquinter1 II suffit de dissoudre une couple de cuillerées à thé de lessive Gillctt dans un seau — et de passer la vadrouille mouillée sur le plancher.Gillett est une magicienne' Elle extirpe la crasse collante, dissout la graisse, laisse le bois et les linoléums immaculés! Employez-la telle quelle pour nettoyer le bol Jes cabinets et déboucher les éviers.C'est la plus précieuse auxiliaire qui se puisse trouver.Exiger Gillct aujourd'hui.verrou se rabattre et, instinctivement, de mon côte, je poussai le mien "Nous nous installâmes, a Cannes, dans un appartemert qui comportait deux chambres séparées par un petit salon.Nous étions arrivés avant le déjeuner.Apres le repas, Daniel m'avait propo-é une promenade.Nous étions remontés dans nos chambres et, ptétc la première, je l'attendais au balcon de notre salon.J'étais assez nerveuse et pourtant ritn ne justifiait -mes appréhensions, l'attitude de Daniel avait été celle d'un dere, loi te d'amitié et de prévenances, et j aurais dû être rassurée."Je sursautai avec violence quanJ une main se posa sur mon épaule.Daniel, que je n'avais pas entendu entrer, était près de moi.Il me considéra avec un elonneme.I visible et me demanda: "—Qu'y a-t-il?Vous ai-je fait peur.' "Il avait une expression de douceur et cependant je fut prise d'une véritable paotyue.Sans qu'il eût prononcé un mot ue plus ou esquissé un geste, je me mis à crier: '—v'ous m'aviez dit.vous m'aviez |ircmis.un frère."Je bredoui lais, je ne trouvais plus mes mots.'Une violente contraction de son visage marqua son irritation.Il se ressaisit vite: "—Excusez moi, Claude.C'est encore plus grave que je ne le pensai mais, tranquillisez-vous, je tiendrai ma premesse."J étais certaine de n'avoir rien à craindre de lui, mais ma tension ner-veutc avait été trop forte.J'éclatai en sanglots; cachant ma tête dans mes bras lepliés, je me collai contre la fenêtre Celt.- explosion dut le décontenancer, mais tj connais sa sensinitité.l'espèce de divination qu'il a et qui lui fait tout comprendre.Il me laissa pleurer pendant quelques instants, puis, me prenant par le bras, il me dit avec fermeté: —Inutile d'abîmer vos yeux.J'étais déjà rassurée, pressentant que.pai Iji.il ne pourrait rien me venir de pénible.Il m'obligea à m ,-seoir dan-un fauteuil en face de lui.puis il me dit: —"A present, causons."C'était manière de s'exprimer, car lui seul pana et j'avais seulement quelques gestes a faire pour marquer que j'approuvais."—Ma petite Claudie, commença-t-i!.nous aurions dû probablement avoir cette conversation plus tôt et nous rendre-compte, avant qu'il ne fût trop tard, que i:otrc mariage était un caprice d'enfants labeurs.J'ai plus de torts que vous, puisque j'avais plus d'expérience et plus phi mu m (Suite de la page 15) distant.presque hautain.Il a dansé avec Gaby, au début de la soirée, si froidement poli qu'elle avait hâte d'en finir.Depuis très longtemps il semble avoir abandonné Jacqueline et voilà près d'une heure peut-être qu'il se tient il l'écart.Lucille-la-potineuse a même murmuré à l'oreille de Gaby que le beau cavalier de Jacqueline a conquis les bonnes grâces de M.Lalande pour se faire offrir quelque chose de plus.substantiel, les cocktails étant trop légers à son goût.Qu'importe, Gaby veut bien comprendre que ce garçon, habitué â fréquenter les femmes les plus spirituelles, les plus compliquées, s'ennuie un peu dans cette volière de couventines et de jeunes étudiants.Mais puisqu'il a accepte de venir, qu'il fasse son devoir maintenant! Justement, il rentre enfin au salon, le cousin, et c'est vers elle Gaby, qu'il vient.Serait-ce la légère, très légère griserie du cocktail'' Elle s'accorde beaucoup mieux avec lui, maintenant.Son agressivité déjà tombée, Gaby se laisse emporter dans le tourbillon d'une valse.Quelle merveille! lui, au lieu de son air absent de tout à l'heure, il sourit maintenant.Un drôle de sourire, un peu nonchalant, un peu désabusé, mais gentil quand même.Et ses yeux sont brillants, brillants.Alcool?Après cette danse, puis une autre, ils bavardent un peu.Quoi qu'il dise, les paroles prononcées par sa voix chaude, à peine marquées d'un accent parisien, prennent beaucoup d'importance.A l'autre bout du salon, Robert remporte un succès gou avec d'extravagants tours de passe-passe.Philippe remarque: —Il est extrêmement sympathique, votre ami.A quoi Gaby répond avec chaleur: —Oh oui! C'est un camarade épatant.Troisième danse.Gaby en serait ravie si ce n'était de Jacqueline, délaissée.Aussi, comme Robert, de loin, leur fait un petit signe amical, elle se décide à ajouter, le plus gauchement du monde, la diplomatie n'étant pas son fort: —Ce n'est pas lui qui "laisserait" tomber la jeune fille qu'il accompagne.Philippe rit très fort: —C'est pour moi et.ta petite amie Jacqueline, que tu dis ça, mon chou?La brusque familiarité cingle Gaby et réveille son humeur belliqueuse.Mais Philippe poursuit déjà: —Elle est trop farouche, ta petite amie.Je vais t'expliquer.A notre troisième danse, j'ai voulu lui donner un petit baiser.elle a pris peur.Or pour moi c'est une règle: après trois danses, il me faut un baiser.Se moque-t-il?En tout cas, la plaisanterie est de mauvais goût.Indignée, Gaby riposte: —Elle a eu bien raison, Jacqueline.A sa place, je ferais comme elle.Les beaux yeux gris se font tout tristes, si tendres, et la voix, si câline pour protester: —Oh, mais juste un tout petit, tout petit baiser.dans le cou.Gaby n'est jamais fâchée bien longtemps.Elle éclate de rire en disant "Non, même pas!" et se dégage de l'étreinte qui se resserrait.Cette danse finie, elle entraine son nouvel admirateur vers le petit groupe où l'on bavarde maintenant.Quel comédien.il s'incline vers Jacqueline en disant, avec son plus beau sourire: —Je vous avais perdue, ma petite Jacqueline.Et il en parait désolé, vraiment.On raconte des histoires, des bonnes blagues de collège, Philippe, ayant enfin renoncé au genre blasé, prend le parti de miner à son tour, avec un talent fou, des histoires impayables.VOUS FAUT-IL UN LAXATIF?Faites un choix judicieux! 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C'est déjà l'aube, d'un gris doux, et l'air est bon a respirer.Dans le jardin mouillé ou les longues jupes de tulle ''ourlent de rosée on se dit adieu une uerniere fois.Finie la graduation, fini le bal.fini un long ehapitre de notre vie.Avant de s'installer au volant de la petite Jaguar racée ou il vient de caser Jacqueline, Philippe piend congé de Gaby — une bonne poignée de main, bien cordiale: —On se reverra, n'est-ce pas?Il faut demander a Margot d'arranger quelqut chose.Gaby et Robert s'engouffrent a leur tour dans un immense taxi, avec deux autres toupies.La mondaine Yolande, la sage Mariette.qu'elle va quitter pour tout de bon, tout a l'heure.Des souvenirs remontent.Elles se reverront bien, oui, mais ce ne sera plus jamais la même those.Cette bonne vieille camaraderie de notre temps de couvent.Tout ce monde tombe de sommeil, et le retour serait morne si Robert n'était la avec ses blagues irrésistibles.Serrée contre son épaule solide.Gaby ne peut le voir; mais déjà elle connait bien les yeux malicieux, le large sourire enfantin.Quel brave camarade elle s'est fait là! Elle éprouve quelque chose de très bon, qui est peut-être de l'amitié.En ce premier matin de sa vie "dans le monde", Gaby pressent que cette saine intimité de la vie communautaire, dont elle gardera longtemps la nostalgie, sera remplacée par autre chose.Par d'autres découvertes, d'autres sentiments.Comme elle est fatiguée, comme elle a hâte de retrouver le divan aux draps Irais qui l'attend chez tante Adeline! Et.cet après-midi, de prendre ce train qui l'a tant de fois emmenée en congé, de retrouver là-bas toute la famille, papa, maman, les petits, la maison, les vacances.Les grandes vacances, pour toujours.MEUBLES TEINTS Pour complétei' une précieuse économie, on peut peinturer les meubles en bois blanc avec de la teinture PAR RAYMONDS ST-GEORGES 'ACHAT de meubles en bois blanc, Jc'est-à-dire non peints, permet de I Jréaliser à l'occasion d'appréciables •¦-^économies.Mais ces meubles, il faut bien les peinturer.Voici un moyen d faire cela le plus simplement du monde, pour une somme dérisoire et en di posant d'un choix de couleurs pour ainsi dire illimité.En guise de peinture, P'^nez de la teinture, la même dont vous *"us serviriez pour teindre des vêtements 1 * REVUE MODEHNt — OCTOBlil I Q33 ou des draperies, et procède/, de la façon suivante: Il préparez la teinture comme d'habitude selon les indications.2) appliquez-la avec un pinceau ou un linge et laissez-la sécher; 3) appliquez au pinceau une couche de shellac blanc et laissez sécher encore; 4) passez le bois au papier sablé fin (type a finis de bois) et 5) appliquez au pinceau une couche de vernis transparent.Et voilà!(Photo Storm ,iml Klein Inc.) r Soulagez la TENSION des douleurs rhumatismales! • Pourquoi vous laisser torturer par les douleurs rhumatismales'' Il exist* un moyen de vous soulager aisément, efficacement et sans délai' Les médecins reconnaissent que les douleurs rhumatismales sont souvent causées par la tension.Les nerfs deviennent irrités, causant inflammation et sensibilité.Les douleurs que vous éprouvez sont un signal de la nature qui demande de l'aide.Pour être promptement soulagé, frictionnez avec i'Absorbine Jr.les parties affectées.Ce fameux liniment aide à éliminer la tension qui vous fait souffrir: en même temps il réchauffe et calme les régions affectées.Des millier?de gens comptent sur I'Absorbine Jr.pour le soulagement rapide des douleurs rhumatismales et névralgiques, ainsi que des muscle: sensibles.Achetez-en aujourd'hui-Si.25 la bouteille durable, aux pharmacies.W F.Yovng Inc., lyman Htvu.Montreal ABSORBINE JR. 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—Je l'aimais et jetais prête pour lui a vivre au Breuil.Je voulais lui faire comprendre que j'étais capable d'être une mailresse de maison parfaite aussi bien qu'une aulic.Il ne s'en est même pas aperçu.C'était même l'inverse qui s'était produit, et.se rappelant certaines réflexions de riernard.Denise songeait qu'il avait commencé à remarquer Claudie lorsqu'elle était devenue exactement l'opposé de sa conception d'une épouse.Après mon aveu, arraché par bri-I es, Daniel médita quelques instants, puis il me dit: "—Nous avons fait une sottise dan", laquelle nous avons à peu près autant de responsabilité l'un que l'autre et il es: juste que nous soyons punis.Tout au moins, nous ne devons pas gêner ce qui parait être le bonheur de vetre soeur et de Bernard.Si notre mariage n'eM qu'une formalité, personne ne doit le savoir pour le moment.C'est seulement une question de quelques mois pendant lesquels nous devrons nous supporter mutuellement, ensuite, nous envisagerons une separation et nous demanderons une .nnulation de notre mariage.Cela dure-la longtemps, plusieurs années.E.icore une fois, nous devons payer."Je ne pouvais qu'approuver des paroles si pleines de sagesse, mais je faisais une piteuse mine et il se moqua de moi "—Pour la première fois, l'enfant gâtée voit un caprice se retourner méchamment contre elle Chiffrons à deu\ ou trois années le temps pendant lequel vous devrez porter mon nom.A votre âge, ce sera vite passé."—Et Bernard'1 "—Il n'est pas en mon pouvoir de vous le donner, fit-il, sarcastique, et |e ne vous conseille pas d'intervenir entre votre soeur et lui."Je n'y songeais guère, mais je savais eue j'allais être très malheureuse."—Pour vous aider à oublier vos dé ceptions, nous nous efforcerons de vous uistraire.Vous aimez les plaisirs, nous vous en donnerons."Il devait tenir parole et, tant à CmuM qu'à Paris, où nous revînmes après deux semaines, j'eus à satiété ces létes dont j'avais de loin si longtemps levé.C hose curieuse, je n'y trouvais pas le plaisir que j'avais escompté.C'est probablement parce que je ne parvenais pas.malgré mes efforts, à oublier Bernard et la date qui approchait de votre mariage.Au début, Daniel m'accompagna partout, me présenta à une foule de gens.Bientôt, prétextant la fatigue, il me confia à Henriette et a un groupe de ses amis qui me chaperonnèrent."Nos existences se trouvaient aisément séparées, puisque nous avions chacun notre appartement, et nous ne nous rencontrions guère qu'aux heures des repas.Nous nous entendions fort bien et je \ Âm (M ADOPTEZ LEÎ LAMPES IACP FLUOR ISCENTES INCANDISCINTES îouote magique'pour ARGENTERIE Nuls liquides laltaanis.¦ ullt pou qui remplit!* Ici rtWs OUR* KLEIN («lit I'argsnuris plut briOamfnl plui aittmffit «1 plus sitil MU LES BIJOUTIERS [I •ucisms ot «.oovuims DETECTIVES Agents HmUl Homm.-s ambitieux de 18 ans et plus demandés panour au Canada, pour devenir détective*.Ecrives Immédiatement a Canadian Investigators, Casier 11, Station Delorlmier.Montréal.tic m'aperçus pas tout de suite à quel point il était malheureux."Quand sa santé déclina, j'eus p,ur Je ne savais pu\ le soigner et il ,K.supportait Rial.Quand tu écrivis en nom invitant à venir à Ln Fcrrière, il accepta tout de suite.Les semaines qu'il p.nsa pic de loi adoucirent sa peine ci jc suppose qu'elles firent renaître en lui l'espoir.—Je t'affirme que rien.Denise lentail île se lever, mais Claudie s accrochait à elle.—Jc sais, Nizou, cet espoir élan a longue échéance cl s'effondrait souunt, puisque tu étais toujours fiancée.( ha-&i_e retard apporte a la célébration Je ton mariage lui donnait un regain de joie.J'étais absente quand il eut sa congestion pulmonaire.Il devait alors ira .crsci une période de decouragemeni cl .i vil d.ns sa mort prochaine une fin si uhaitabie à tous ses maux.Ta venu,: cl l'annonce de ta rupture avec BernarJ l't nt guéri.Alors seulement, il a decide que nous n'avions plus besoin d attendre davantage et les différentes procédures ont commencé.Je suis venue ici, non pour un bref séjour, mais pour y demeurer.— Pourquoi n'as-tu pas parlé des ton arrivée?—J'avais peur de ta colère et de celle de papa.Avec toi, je voulais trouver un moment favorable.La lettre que le facteur t'a remise a précipite ma con fession.A présent, tu sais tout.—Tu aimes toujours Bernard?—Oui, et c'est sans espoir.Denise fut prise soudain de panique, elle se leva brusquement, repoussa sa soeur avec violence.—Il faut que tu partes! Tu ne peu\ rester ici! —Tu me chasses! Tu me chasses de La Ferrière, toi, Denise! L'accent était navrant, désespéré, et la jeune fille, qui avait songé seulement aux rencontres possibles entre Bernard et sa soeur, s'aperçut de son inconsciente cruauté.Sa colère s'adoucit.Claudie était restée agenouillée sur le carrelage et, la tête appuyée au fauteuil, pleurait doucement Elle alla la relever, la prit dans ses bras, la berça comme au temps où elle apaisait ses chagrins d'enfant.—Non, je ne te chasse pas.Seulement, il faut que tu m'écoutes.quand je te dis qu'il faut t'en aller.—Pourquoi?A cause de papa9 Parce que je suis un objet de scandale?—Non, pas pour cela.Ne me demande pas d'explications.Elle détournait la tête, embarrassée par l'insistance de sa soeur.—Pourtant, j'ai le droit de savoir Où irai-je si La Ferrière ne peut plus m'ètre un refuge?Je te promets de me faire toute petite, on n'entendra plus parler de moi.Denise était au supplice devant la figure désolée de sa soeur.Soudain, celle-ci comprit.—C'est à cause de Bernard?Tu crains.Rassure-toi! Pas plus qu'il n'a deviné il y a un an.il ne se doutera de rien.La jeune fille ne paraissait pas convaincue et Claudie protesta: —Tu n'as même plus confiance en moi?Elle ne pouvait se taire davantag» el clic murmura: —Ce n'est pas en toi, c'est en lui —Qu'est-ce que tu veux dire?dc' manda Claudie, soudain fébrile.Qd > a-t-il, Denise, parle! Je t'en supplie' I S1 ce que.?Sa soeur inclina la tète, mais, au lie11 LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 1 • '53 53 Je l'explosion de joie qu'elle ;ittend;iil et quVIle eût jugée déplacée dans la cir-Cl,i lance actuelle, elle vit sa soeur blé-n,n et comme prête a défaillir.I Ile l'entendit prononcer tout has: .Mon Dieu! Mon Dieu! est-ce possible?« HA PITRE XII llernard avait écouté Denise sans Tinier ompre.C'était à peine si une con-II.i non de la mâchoire marquai! sun trouble qu'il voulait dissimuler.i.iuund elle eut achevé, il quitta la thuninéc contre laquelle il était reste uppuyé, immobile, fit quelques pas dans le salon et revint s'asseoir en face de Denise —Ta révélation est pour moi si in-,,ii ruine que je ne sais si je peux m'en réjouir.Il me semble qu'une porte s'en-tr'ouvre au loin sur un domaine que l'avais cru inaccessible et je n'ose encore aller vers elle.—Aimes-tu Claudie?—Oui, et tant que cet amour éta^t sans espoir, il m'était un compagnon cher et cruel à la fois.A présent, il faut que je m'habitue à cette perspective de bonheur.Je ne dois plus me tromper.Denise.—Mais tu ne dois pas non plus laisser échapper les chances qui te sont offertes.Il la considéra avec étonnement.—Est-ce toi, la sage, la pondérée, qui parles ainsi?—Je pense que nous avons suffisamment gâché les uns et les autres de temps et de joie pour ne plus en gaspiller davantage.Claudie va partir.Elle ne peut rester à La Ferrière, toi si prés.J'aurais voulu, avant de la laisser s'éloigner seule.—Non! coupa Bernard.Il faut qu'elle reste près de toi.Et comme elle manifestait sa surprise, il dit avec un sourire qui était un aveu de sa faiblesse: — C'est moi qui partirai.J'ai besoin de la savoir à La Ferrière m'attendant Je vais mettre rapidement au point un projet que j'avais conçu depuis la mon de mon père et plus encore depuis notre rupture.Je me rends compte, devant lc^ problèmes qui se posent chaque jour depuis que j'essaie de reconstruire la verier ic, qu'il me serait utile et même nécessaire d'aller étudier les meilleurs procédés de fabrication; aussi ai-je commencé des démarches pour aller, aussi bien en France qu'à l'étranger, visiter les grands maîtres verriers.Deux années, m'as-tu dit, sont nécessaires pour que Claudie soit libérée.C'est le temps qu'il ¦ne faudra pour apprendre mon nouveau métier.A mon retour, si Claudie ne m'a pas oublié.* * * L'hiver avait passé sur le vieux manoir, puis le printemps et un été.La vie était à peu près redevenue ce qu'elle était naguère, à cela près qu'il y avait dans les rires des demoiselles Morutier.U'nimc on les appelait toujours dans le pays, moins d'insouciance.De Daniel, il n'y avait de nouvelles u par l'intermédiaire des avoués charges des instances et par des lettres de Francis Darbilly qui, sous une forme humoristique, renseignaient pourtant Dc-nise sur le sort du graveur.Lui-même, plusieurs semaines après le dtpart de sa femme, avait envoyé à sa bdle-socur ces quelques mots: Claudie est retournée près de vous, cKre Denise.Je m'efforce, en la libelant au plus vite, d'atténuer le mal que j° lui ai fait ainsi qu'à vous.De nom-bieux jours vont s'écouler sans que je sache ce que vous ferez, ce que vous penserez, et ce sera l'expiation.Vous qui avez eu pitié de moi, conservez-moi votre indulgence, j'en ai tant besoin.Je ne prononcerai pas le mot d'adieu qui Ment sous ma plume.Un espoir palpite en moi auquel je n'ai pas le courage de rogner les ailes.Plus tard, Denise.peut-être." les alternes, si longues qu'elles pui, sent paraître, ont une fin.Les deux années révolues, la dissolution complete du mariage de Claudie et de Daniel fut prononcée.Denise se chargea d'en avertir Bernard et celui-ci revint au Brcuil quelques semaines plus tard.François Marulier avait exigé que les nouvelles fiançailles de sa fille restassent secrètes.Il ne pouvait les imposer bien longues et, dès que les délais légaux furent écoulés, le mariage fut célébré à La Ferrière dans la plus stricte intimité.Le bonheur de sa soeur assuré, Denise put songer à elle-même.Depuis plusieurs mois, elle avait re- poussé les pensées douloureuses qui l'assaillaient et refusé que sa soeur fît la moindre allusion à un sujet qui lui était pénible.Le temps et l'oubli avaient dù passer sur le grand amour de Daniel, et c'est au moment où elle le sentait perdu qu'il lui était le plus difficile d'y t énoncer.Alors s'imposa à elle le désir d'une retraite définitive hors du monde.Là seulement, elle retrouverait une paix qu'elle ne pouvait plus connaître au milieu des souvenirs d'un passé qui était mort.Elle alla voir la supérieuie Pla cUa*nJx>ie de aoA- level .del tn&uhleA.SOLID ROCK MAPLE par Vilas Chaque détail de leur exécution se conforme à la tradition américaine de la première époque.Ceux qui aiment le beau apprécient la richesse lisse de leur fini poli à la main .ils apprécient aussi les avantages pratiques des subdivisions à l'épreuve de la poussière, des tiroirs embrevés à queue d'aronde, des glissières centrales et autres caractéristiques généralement réservées aux meubles beaucoup plus dispendieux.Recherchez lo marque de fabrique Vilas.Elle est votre garantie d'une exécution par foite.Mobiliers de CHAMBRE À COUCHER, SALLE À MANGER, VIVOIR Séries ouvertes - achetez ce que vous pouvez maintenant.ajoutez-y plus tard.VILAS FURNITURE Cov,;ni-\illr.Oui'.I.lulilii• i-n I1IT0 "i VI I MODERNE — OCTOBRE 1933 54 Warner" moule à nu ir selon les dictées de la mode Li Moili" celte grande" Emrayent la formation des cors et durillons.3> Sont urn des moyens les plus rapides -onnus d'éliminer les cors et durUlons.Leur efficacité eat inégalable.Acheté*-en aujourd'hui.D-rSchollsZinopdds Crème Orientale GOURAUD La Crème employé* par 1rs rrandri et" dettes de la scène r* de l'écran.Votre glace vous montrr-ra •cb effets bienfaisants.Blanc.Chmir, Rachat.Sun-Tû" viande de quol>'° péneure .pour * même pn« modiq 1 Porii P6té eil 1 régal fou' p' f ode à éter>d> Paris-Pâté M **mit BKANO Mut AT 0ATTV LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 1953 55 Increment pour qu'il lui livrât le pas-sapc- Elle avait une expression décidée qu'il ne lui ;iv;iit jamais vue et elle di-V,M avec enjouement: —Je suis arrivée à une heure, j'ai dép"si ma valise chez cousine Henriette et me voilà.Il recouvrait un peu de présence d'es-prii pour la faire entrer, non dan» son atelier, mais dans le salon qui avait été celui de CbMldic et qui avait l'apparence morne des pieces inh.ihitccs.—Ma visite n'a pas l'air de vous causer beaucoup de joie, dit-elle avec un sourire moqueur.—Je m'altendai, si peu.Qu'y a-t-il, Denise?—N'est-ce pas à moi plutôt de vous le demander?Il était très pâle et elle notait les alteration! de son visage qui confirmaient la lettre de Francis et disaient les lutter qu'il avait soutenues contre lui-ménie durant ces années de séparation.Elle l'attendrit et ajouta plus bas: —J'ai besoin de savoir si ce "peut-être" qui terminait votre unique lettre est devenu un "jamais".—Denise! Que dois-je croire?—Vous êtes bien orgueilleux, mon cher Daniel.—Si vous saviez combien mon orgueil est loin, mais j'ai si peur! —Suis-je à ce point effrayante0 Il paraissait enfin se dégeler et, tandis qu'elle attendait, tremblante, il s'approchait d'elle sans la quitter des yeux, il uit avec douceur: —Comme vous êtes belle, Denise J'ai bien souvent dessiné vos traits, mais, depuis quelques mois, ils m'avaient échappé.Votre présence est un émerveillement si grand que j'ai peine à y croire.Il avait fait encore un pas et elle fut dans ses bras, tandis que, la serrant contre sa poitrine, il disait passionnément: —Mon amour! je vous saisis enfin.je vous jure que vous ne m'échapperez plus.Elle pouvait rougir tout à son aise, car il ne la voyait pas, tandis qu'elle affirmait: —Je n'en ai pas II moindre envie.—Chérie! je vous ai si longtemps attendue.—Et moi?—Je ne veux pas rejeter sur vous toutes les responsabilités, mais vous avez été bien cruelle.Je vous ai aimée dès que je vous ai vue, ce premier soir ou vous étiez adorable de pureté et d'enthousiasme.Ce jour-là, je savais que je n'aimerais jamais que vous.Vous m'avez repoussé de toutes vos forces.—Je suis une paysanne et à cette époque vous m'effrayiez.Pourtant, quand je me reporte à ce moment, vous occupiez beaucoup de place dans mes pensées.—Pourquoi avez-vous voulu épouser Bernard?—Je vous jure que cette annonce de fiançailles a devancé, force ma décision.C'est parce que j'ai eu un mal atroce en apprenant que vous faisiez la cour £ Claudie que j'ai accepté.PI l'avait reprise dans ses bras et couvrait son visage de baisers.Elle se dégagea, confuse, et il demanda, taquin: —Je vous effraie toujours?—Oh! non.Mais je reste une paysanne, Daniel, une paysanne dont vous r dlez savoir que faire.—J'en ferai d'abord, et le plus tôt pos-viMe, mon épouse bien-aimée, puis nous ifns où elle voudra: à La Ferrière ou ' Paris, au fond d'un désert ou dans le r'"s riant pays, que m'importe, puisque nous serons ensemble.L'inspiration.c est de vous qu'elle me viendra.De-r,!|s des mois, je n'ai rien fait parce S'": je n'osais plus vous attendre.—Alors, si je n'étais pas venue, si je n'avais pas fait la première cette démarche.—Vous m'avez rejeté jadis, pouvais-je m'imposcr a vous?—C'était une revanche que vous vouliez prendre' Il caressa les beaux cheveux que Bianca avait légués à sa descendance et ii répondit: —Dieu m'est témoin que je n'ai pas cherché à vous faire du mal; pourtant, je n'aurais pas eu la force de surmonter une nouvelle déception et je n'étais pas très sûr que, cette fois encore, votre coeur aurait le dessus sur votre chère tête obstinée.—Et maintenant?—Je crois qu'en vous l'influence de la tendre Vénitienne a dominé la sagesse des Marulier.Ce n'est pas une taquinerie, ma chérie.J'admire en vous cet attachement à ce qui constitue votre race et je ne ferai rien pour vous en éloigner.J'ai besoin, autant que de votre beauté et de votre coeur adorable, de l'équilibre et de la pondération que vous tenez de votre souche terrienne.Je la respecte.Denise, et je l'admire.Mon désir est qu'à nos enfants vous transmettiez votre sang robuste.Une ombre avait passé sur le visage de l'artiste et elle sentit la plaie secrète qu'il lui avait avouée lors de leur première rencontre.Elle la pansa par un baiser et par ces mots: —De vous, Daniel ils tiendront l'intelligence, le talent, la sensibilité.F 1 N lLÉGANCE ET DISTINCTION EN 1953 "Nous sommes satisfaits et fiers de nos planchers en linoléum", déclare madame Membery Dans la plupart des maisons modernes, on trouve du linoléum dans toutes les pièces! Voici, par exemple, l'heureuse utilisation du linoléum Dominion dans la maison de madame Membery — non seulement dans la cuisine, mais aussi dans la salle à manger, les chambres à coucher, les salles de bain, l'entrée! On notera l'arrangement des couleurs et des dessins qui donne un cadre parfait à l'ensemble de la décoration: ce qu'on ne "voit" pas, c'est la souplesse reposante des planchers de madame Membery.et les heures de nettoyage dont elle est dispensée chaque mois (la poussière glisse littéralement sur la surface unie des linoléums).Ces planchers modernes et permanents ont été construits avec la maison.Un plancher ordinaire recouvert de linoléum ne revient, en fait, pas plus cher que le bois franc.Grâce au linoléum, les Membery auront — pendant des années — un intérieur vraiment moderne.Comme plancher ou comme couvre-plancher, le linoléum est tout aussi élégant .et il constitue un "fond" seyant pour les carpettes et tapis.Demandez nos brochures illustrées, remplies de suggestions pratiques sur la façon de créer des planchers modernes.Ecrivez à: Dominion Oilcloth & Linoleum Co.Limited.Home Planning Department, 2200 est, rue Ste-Calherinc, Montreal." rjHçfûfï£) MARBOIEUM BATTLESHIP JASPÉ HANDICRAFT Dominion Oilcloth & linoleum Co.Limited • Montreol l^ REVUE MODERNE — OCTOBRE IO53 Où placer les radiateurs dans une pièce aussi moderne?Ce qu'il y a de plus moderne dans cette pièce est une chose qui se voit à peine .parce qu'elle a été conçue pour être pratiquement invisible.Elle a aussi été conçue en réponse à la question: "Où placer les radiateurs dans une pièce moderne?" La réponse es1 celle-ci: employez la plinthe rayonnante Crane.Regardez attentivement.Elle court sous la fenêtre et le long du mur du fond.Elle ressemble tellement à une plinthe ordinaire qu'on ne croirait jamais qu'il s'agit d'un radiateur.Vous pouvez la peindre comme le mur ou même lui donner l'aspect du hois.Et c'est aussi la méthode de chauffage la plus moderne.La chaleur part du niveau du plancher, comme cela devrait toujours être, Bien plu-, elle est répartie autour de la pièce au lieu d'être .ont entrée en un seul endroit.Que voua projetiez de construire une résidence ou de moderniser '.in fuyei ai lui I.Lui.-\ou- J,il.mil expliquer ce que Boni léfl plinthe- rayonnantes.Demandez à \ otre entrepreneur en plomherie i i i 11.11111.t•_'«¦ mi directement au -iège social de la compagnie Crane .le roii- renseigner en détail mit les plinthes rayonnantes ou toute autre question de chauffage qui vous intéresse.Les plinthes rayonnantes Crane o'eneombrent pas les murs, ce
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