L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal., 1 juillet 1860, jeudi 5 juillet 1860
L’ÉCHO i DE MONTREAL, PARAISSANT LE 1er ET LE 3mc JEUDI DE CHAQUE MOIS.LE PROCHAIN NUMÉRO DE VECHO PARAITRA LE 19 DE JUILLET.Volume EL Montréal, (Bas-Canada,) 5 Juillet 1860.No.13.SOMMAIRE-—Chronique de la quinzaine.— Analyse du discours du Rév.Messire Sentenne, prononcé dans l'Kglfoc No re-Dame pour la fête de la St.«Jean-baptiste.—Lettre d’un élève à son «mi, sur un Congé de Montagne.-—Bibliothèque publique à Montréal.~ Merveilles do l’histoire des poissons.—Diverses espèces de Roses.— Etude sur le Canada, par M.Dupin.—Théiitres.Chronique de la Quinzaine.Une solitude au milieu de lu ville —Les examens au Pensionnat île la Congrégation.—Les nouvelles d'Italie—Le sort à venir des révolu- tlonnaires.—Le peuple et l’armée en Italie.11 Je veux à ceux qui aiment les etinses merveilleuses, présenter un tableau selon leur goût.- Dans l’enceinte d’une grande ville, j’habite une parfaite solitude ; j'y ai il eux cents compagnes, jeunes comme moi, qui se plaisent d’ètre enfermées, et dont un grand nombre ne forment pas d’autre souhait (|iir de n’en jamais sortir.Je m’occupe de beaucoup de travaux que j’aime, j’y suis soumise A une autorité que je chéris, et ainsi font mes compagnes Nous sommes libres et obéissantes, joyeuses et graves, chargées de soins et riches de loisirs.On nous apprend une foule de choses ; nous connaissons les terri s les plus lointaines et les siècles les plus reculés.Mais nous ignorons ce c]tii se passait hier tle l’autre côté du mur, à l’ombre duquel s’écoulent nos paisibles jours.Si vous êtes une jeune fille, entrez, vous serez reçue à bras ouverts, voilà cent, deux cents personnes qui vont se mettre tout de suite à votre service ; si vous êtes un homme illustre, repassez dans cent ans, alors on pourra vous ouvrir la porte et s’occuper de vous.” Ces quelques lignes oir.Cependant, je l’avoue sans détour, je viens, avec joie et avec bonheur, épancher mon cœur dans les vôtres ; je viens avec confiance vous exhorter au plus beau et au plus noble des devoirs pour îles lils bien nés, celui de marcher sur les traces de leurs ancêtres.C’est une coutume touchante et vénérable dans les familles illustres de conserver avec un respect religieux les traditions du passe.Les li s redisent a leurs (ils ce qu’ils ont appris de leurs pères, et ainsi, d’age en i\ge, de génération en génération, l’esprit et les généreuses pensées des temps anciens se conservent et se transmettent connu cun riche héritage de souvenirs.Or, comme les individus et les familles, les peuples vivent de traditions.C’est donc un devoir pour eux, s’ils veulent vivre et prospérer, d’interroger leurs ancêtres et de recueillir avec respect leurs enseignements.C’est pourquoi, lors même que la sagesse divine ne nous dirait pas : Mémento dierum anliquo-rum.inlcrroga paires tuos
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