L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal., 1 novembre 1870, Histoire de la colonie française en Canada
HISTOIRE DE LA COLONIE FRANÇAISE EN CANADA.DEUXIEME PARTIE.'-A SOCIÉTÉ DE NOTltE-DAME DE MONTRÉAL COMMENCE A RÉALISER LES RELIGIEUX DESSEINS DES ROIS DU FRANCE.CHAPITRE IX.•SUITE DE LA GUERRE; PAIX AVEC LES ONNEIOUTS, ET SUSPENSION D'ARMES AVEC LES AGNIERS.M.DE MAISONNEUVE ARRIVE DE FRANCE AVEC UNE RECRUE DE PLUS DE CENT HOMMES.DE 1852 A 18ü3.(Suite.) XV.Election du procureur syndic.La place tic syndic, purement honorifique et sans privilèges personnels pour celui qui en était pourvu, n’excitait pas les ambitions privées et ne donnait jamais lieu aux brigues ni aux cabales.Rien de plus pacifique que cette élection, et rien aussi de plus simple que la manière d’y procéder ii Villemaric.On demandait d’abord 1 agrément du Gouverneur particulier avant de se réunir, et le greffier des seigneurs, comme officier public, devait se trouver présent à l’élection, pour en dresser un acte en forme.Les citoyens étant ainsi réunis, le greffier commençait son procès-verbal, et, après y avoir énoncé le motif de l'assemblée générale et mentionné 1 agrément préalable du Gouverneur, il écrivait, les uns au-dessous des autres, les noms de tous ceux des citoyens qui semblaient être plus propres à remplir la place de syndic.Chacun donnait ensuite son suffrage à l’un (1 eux, et pour cela faisait ou faisait faire, sur le procès-verbal même, une marque d’un trait de plume coté du nom de celui qu’il préférait aux autres.Lorsque tous avaient ainsi donné successivement leurs suffrages, on comptait les marques ou les voix, et celui qui en avait obtenu un plus 51 grand nombre était élu syndic.Son élection ne lui imposait pas cependant l’obligation d’accepter le syndicat ; mais, en l’acceptant, comme il arrivait toujours, il promettait à l'assemblée do remplir fidèlement sa charge.Le dernier des syndics remettait alors au nouveau les papiers de la corporation, s’il en existait, tels que les ordonnances des Gouverneurs particuliers, les contrats de propriétés ou autres titres de la communauté des habitants.Ainsi, à Villemarie, on lui remettait toujours, depuis 1051, le contrat du 2 octobre de cette année, par lequel M.do Maisonneuvc leur avait accordé, au nom des seigneurs, quarante arpents de terre pour servir de Commune.XVI.Etablissement d’un receveur et d’un directeur des liûtiments pour la construction d une église paroissiale.Jusqu’alors la colonie de Villemarie avait eu pour église la chapelle du Fort.Après l’arrivée de la recrue, cette église était devenue insuffisante et se trouvait, d’ailleurs, un peu écartée de la plupart des maisons récemment construites et habitées par les colons.Comme c'est aux corporations à bâtir des églises pour leur usage et à les entretenir, M.de Maisonneuvc proposa, cette année, 1054, aux citoyens de Villemarie, de contribuer à la construction d’une nouvelle église paroissiale, plus vaste et plus conr mode, et pour cela de recueillir les fonds qui seraient volontairement offerts ; ce qu’ils agréèrent tous avec une vive satisfaction.En conséquence, le 29 juin, fête de saint Pierre et de saint Paul, le syndic réunit les celons en assemblée générale, et en présence de M.de Maisonneuvc ou élut, il la pluralité des voix, Jean de Saint-Père pour receveur des aumône» qui seraient faites en faveur de la construction de l’église projetée.On arrêta, dans cette assemblée, que le receveur tiendrait un registre de sa recette, où il marquerait les sommes qu’il aurait reçues et les noms des donateurs, et que tous les trois mois il donnerait un état de sa recette au Gouverneur de Villemarie.On régla aussi que lt/s aumônes faites en grains, ou en autres denrées sujettes à se détériorer, seraient vendues par le receveur au plus offrant et dernier enchérisseur, pourvu que, trois jours auparavant, il eût fait publier et afficher l’enchère à la grande porte du Fort ; qu'enfin le receveur serait obligé de livrer les sommes dont il serait dépositaire, suivant les ordres du directeur du bâtiment de l'/glise, élu par les citoyens en [présence du Gouverneur, quand il en serait besoin.Divers particuliers firent, en effet, des offrandes pour le bâtiment, et M.de Maisonneuvc, de son coté, comme chargé de rendre la ntsticc, appliquait «\ lu même destination 1rs amendes auxquelles'étaient condamnés des 1 articuliers, comme nous le dirons ailleurs.XVII.Construction d’une nouvelle t'élise pnro’i-iaV.Toutes ces petites sommes ne pouvant suffire s\ la dépense nécessaire, les seigneurs, en 1G5G, firent construire, en grande partie à leurs frais, la nouvelle église paroissiale.Ils la joignirent à l’hôpital, afin qu’elle servît tout s\ la fois aux citoyens et aux malades, en attendant que les circonstances permissent d’en construire une autre séparée et destinée au seul usage des paroissiens ; et comme cette église devait servir plus tard à l’hôpital seul, on la dédia, pour cela, sous le vocable de Saint-Joseph, patron de cet établissement.Dans les fondements et sous la porte d’entrée, on déposa, avec la première pierre, l’inscription suivante, gravée sur une plaque de plomb : Cette première Pierre a été posée, en l'honneur de saint Joseph, Van 1056, le 28 août.Jésus, Maria, Joseph.Le bâtiment dont nous parlons, qui servit, pendant plus de vingt ans, d’église paroissiale à la colonie, était situé sur la rue formée peu après parles premières maisons construites à Vilicmarie et appelée Saint-Paul, et se trouvait presque a l’angle d’une autre rue, qui, du nom de l’église, fut appelée rue Saint-Joseph, XVlir.Nuuveuu cimetière établi.L’année 1Go4, M.de Maisonneuve donna à la corporation un terrain pour servir à un nouveau cimetière, avec cette clause, que, s’il était changé de place, ce terrain reviendrait aux seigneurs.L’ancien cimetière, dont on s était servi jusqu’alors, était situé, comme on l'a dit, à côté même du Fort et offrait un triangle, formé des deux autres côtés par la petite rivière et le fleuve Saint-Laurent.Mais ce terrain étant quelquefois inondé par les grandes crues du fleuve, on était alors dans la nécessité d inhumer ailleurs les défunts, comme il était arrivé le 15 janvier de cette année même.On établit donc un nouveau cimetière sur la hauteur, rue Saint-Joseph, dans un emplacement occupé aujourd’hui en partie p’ar la place d armes ; et comme il se trouvait dans le voisinage do l’hôpital Saint-Joseph, pour cela, dans un acte de décès du 2 décembre de cette année 1854, il est appelé nouveau cimetière de l'hôpital.Tous les travaux de l’étalissement de ce cimetière furent exécutés aux frais des paroissiens, et l’on voit, par les comptes des ouvriers employés, soit à préparer les pieux de la clôture, soit ù les transporter ou à les planter, que chacun d’eux reçut son juste salaire, jusqu’à Gilbert Barbier, chargé, comme charpentier, d’en faire la croix, dont cependant il céda la moitié du prix à l’église.XIX.Premiers mariages à Villemarie.Il était nécessaire, pour donner à la colonie un fondement solide et pourvoir a sou accroissement, d’en multiplier les ménages, ce que, jusqu’alors, les seigneurs de Montréal avaient cru devoir différer, pour no pas la charger de personnes impropres au métier des armes.Avant l’année Uüo, il ny avait eu encore, a Villemarie, que dix mariages contractés ¦304 l’eciio du cabinet de lecture paroissial.entre Français, et encore le premier n’eut-il lieu qu'au mois de novembre 1547, après que M.de Maisonneuvc fut retourné de France, d’où il paraît qu’il avait amené pour cela, avec lui, quelques vertueuses filles (*).Lorsque mademoiselle Mance fut revenue de France, en 1650, on célébra encore quelques nouveaux mariages, ce qui donne à penser qu’elle avait amené avec elle ces jeunes personnes pour les établir (**), comme le fit M.de Maisonneuvc en conduisant sa recrue de 1653.Aussi, dans la seule année 1654, cé’ébra-t-on jusqu’à treize mariages à Yillemarie (f).Le plus remarquable fut, sans contredit, celui de Charles le Moync avec (•) L’une, Françoise FafTard, de lu paroisse d’Argeuse, près de Caen, en Normandie fut mariée le 3 novembre à Mathurin Monnier, de la paroisse de Clcrmont, prés delà Flècbe, en Anjou; l’autre, Mario Chariot, épousa, le 3 janvier 1618, Jean Loisel, de la paroisse de Saint-Germain, prés de Caen.Une autre vertueuse lille, Françoise Godet( de la paroisse de Saint-Martin-Digé, près de Belesme, dont le père, N icolas Godet, et la mère, Françoise Gadoi3, étaient déjà établis à Montréal, avait épousé, le 18 novembre 1G47, Jean Desroches, de la paroisse de Sainte-Lucie, prés d'Autun.En 1048, Léonard Lucault, de la province de Limousin, avait épousé, le 12 octobre, Barbe Poisson, de la paroisse de Saint-Jean de Mortagne, dans le Perche; et, le 11 janvier suivant, François Godet, fils de Nicolas, épousa Françoise llunion.(••) Au mois de novembre de cette année, Louis Prudhomme, de la paroisse de Pomponne, proche de Lagny-sur-Marne, Ile-de-France, épousa Roberte Gadois : et, dans le même mois, Gilbert Barbier, de la paroisse de Saint-Aré de Dézile-sur-Loire, pays de Nivernais, épousa Catherine de Lavaux, de la paroisse d'Ailnes, proche de Nancy, en Lorraine.L’année suivante, 1651, eut lieu le mariage de Jean de Saint-Père, de U paroisse de Dormes, en Gâtinois, proche Montreau, avec Mathurine Godet, fille de Nicolas.Jean de Saint-Père avait montré constamment un dévouement héroïque pour l'établissement de la colonie ; aussi lisons-nous dans son contrat de mariage que, pour le récompenser île ses bons et fidèles services rendus pendant huit mis, M.de Maisonneuve, outre quarante arpents de terre qu'il lui donna, promit de lui en faire défricher six, et, en attendant, lui céda la jouissance de six autres arpents déjà défrichés, situés près du Fort.(t) Comme la plupart de ces mariages ont été la source de familles encore subsistantes à Villemarie ou dans les pays voisins, nous les ferons ici connaître, en détail, afin d’apprendre à chacun la province et le lieu de son origine.Toussaint Huneault, de la paroisse de Saint-Pierrc-aux-Champs, épousa Marie Lorgueil, de la ville de Cognac ; André Deniers, de la paroisse de Saint-Jacques de Dieppe, en Normandie, âgé d'environ ¦vingt-cinq ans, épousa Marie Chedevillc, native de Villars, en Picardie; Jean Demers, frère, du précédent, âgé de vingt-quatre ans.épousa Jeanne Vedille, de la paroisse dt.Saint-Germain, diocèse d'Angers; Pierre Godin, de la paroisse de Saint-\ ol, diocèse de Langres, épousa Jeanne Roussillon, née à Morse, diocèse de Saintes; Jacques Beauvais, natif d’Igé, diocèse de Séez, en Normandie, épousa Jeanne Soldé, de la Flèche, en Anjou; Robert le Cavelier, dit des Lauriers, de la ville de Cherbourg, en Normandie, âgé do vingt-huit ans, épousa Adrienne Duvivier, de la paroisse de Corbeny, proche de Laon; Eloi Jarry, dit Lahaie, de Saint-Martin d Igny, épousa Jeanne Maré, de la paroisse de Saint-Michel de Poitiers ; Jean Milot, lié à A ermanton, dans l’Auxcrrois, épousa Marthe Pinson, de la Flèche; Pierre Villain, de la paroisse de Grosses, diocèse de Luçon, épousa Catherine Lorion, de la paroisse de Saint-Saoûl, diocèse de la Rochelle ; Jeon Lemtrché, de la paroisse de Saint-Laurcnt à Paris, épousa Catherine IIureau,de la Flèche; André Charli, dit sieur de Saint-Anges, de la paroisse de Saint-Gervais à Paris, âgé de vingt-trois ans, épousa Marie Dumcsnil, de la 1 lech#. Catherine Primot, mariage qui fit beaucoup d’honneur à la colonie par les onze entants qu’il lui donna, à la tête desquels on doit placer, avec raison, le célèbre d’Iberville, comme ayant surpassé en gloire tous ses frères ; et c’est ce qui nous engage à donner ici quelque éclaircissement sur la mère de ces illustres citoyens.XX.Origine de Catherine Primot.Charles Le Moyne s’oblige à l’épouser.Quoiqu’elle fût connue sous le nom de Catherine Primot, et qu’on la trouve toujours ainsi appelée dans les actes du temps, son vrai nom était Catherine Thierry, étant fille de Guillaume Thierry et d’Elizabeth Messier, de Saint Denis le Petit, bourg au diocèse de Rouen.Vers l’an 1G42, Antoine Primot et Martine Messier, son épouse, se voyant sans enfants et étant résolus de passer l’un et l’autre en Canada, pour se dévouer à l’œuvre de Montréal, désirèrent de l’avoir avec eux, et obtinrent de ses père et mère de la conduire à Yillemarie, afin de l’élever comme si elle était leur propre fille, et de laisser ainsi une héritière dans la personne de cette enfant.Catherine n’avait alors qu’environ un an, et comme ses parents adoptifs prirent un très grand soin de son éducation dès le bas âge, et eurent toujours pour elle une affection de père et de mère, elle fut considérée, dans la colonie, comme étant leur propre fille et appelée, de leur nom, Catherine Primot.Sa mère adoptive, cette femme forte, en qui le courage égalait la vertu, car c’était la même que nous avons vue surnommer Parmanda, s’appliqua à former l’esprit et le cœur de l’enfant, et eut la joie de voir se développer, comme à vue d’œil, les heureuses dispositions, aussi bien que les belles qualités naturelles dont le Ciel l’avait douée.A l’âge de quatorze ans, Catherine annonçait déjà ce qu’elle serait un jour, une mère de famille accomplie et un modèle achevé de vertu pour toute la colonie.Charles le Moyne, qui songeait alors à s’établir, frappé de la modestie, de la solide piété et de la droiture d’esprit de cette jeune personne, en qui la sagesse semblait devancer les années, désira d’obtenir sa main, et ce choix seul, de la part d‘un homme si grave, si judicieux et si chrétien, est le plus bel éloge qu’on puisse faire de la jeunesse de Catherine.Il la demanda donc en mariage à ses parents, et, pour être préféré à tout autre, il passa un compromis avec eux, le 10 décembre, 1053, par lequel il s’engageait à l’épouser prochainement, sous peine de leur donner six cents livres en cas de dédit de sa part.De leur côté, ils ne désiraient pas moins vivement ce mariage ; aussi s’obligèrent-ils à compter la même somme à Charles le Moyne s’ils manquaient ù la parole qu’ils lui donnèrent réciproquement.Ces conventions furent faites au Fort de Villemaric, en présence de M.de Maisonneuve, de Mademoiselle Mance, de Michel Messier et d’autres témoins, qui les signèrent, parmi lesquels on trouve un David le Moyne, qui appartenait sans doute à la famille de Charles (*).(•) Charles le Moyne eut un frère du nom de David, fils de Pierre le Moyne et de Judith Duchesne, baptisé à la paroisse de Saint-Jacques de Dieppe, le U juin 1634, mais qui pou- XXI.M.de Maisonneuve, au nom des seigneurs, favorise le mariage de le Moyne.Le mariage fut célébré le 28 mai suivant, 1654, et M.de Maisonneuve, qui désirait de contribuer au bien des deux époux, leur donna, de la part des seigneurs, au quartier dès lors appelé la pointe Saint Charles, proche la grande anse, une terre située entre le fleuve Saint Laurent et celle de Jean de Saint Père, à condition qu’Antoine Primot et Martine Messier, son épouse, jouiraient pendant leur vie de la moitié de la terre donnée.Par une distinction particulière, qui fait assez connaître l’intérêt qu’il portait aux nouveaux époux, il le«r accorda quatre-vingt-dix arpents de terre, ce qui était alors sans exemple dans l’île de Montréal.En outre, il leur donna le privilège de chasse et de pêche, avec le droit d’usage sur la prairie Saint Pierre, ainsi que le droit de prendre du bois dans la Commune pour leur chauffage, lorsque les quatre-vingt-dix arpents auraient été entièrement défrichés, ou, au défaut de la Commune, d’en prendre sur le domaine des seigneurs.Il leur accorda enfin, dans le lieu désigné pour la ville, un arpent de terre, sur lequel Charles le Moyne avait déjà fait construire une maison proche de l’Hôpital.Antoine Primot et sou épouse, ayant toujours traité et chéri Catherine Thierry comme si elle eût été leur propre enfant, l’avaient donnée de bonne foi à Charles le Moyne, sans déclarer, dans le contrit civil, ni dans l’acte ecclésiastique de mariage, qu’elle n’était que leur fille adoptive, et Charles le Moyne, en l’épousant, avait cru s’allier, en effet, à la famille Primot.Mais six ans après, Antoine Primot et son épouse, considérant qu’il n’existait aucune déclaration juridique de cette adoption, et que, faute d’un pareil acte, les droits de Catherine à leur succession pourraient un jour lui être contesté», ils se présentèrent devant M.de Maisonneuve, comme chargé par les seigneurs de rendre la justice, et déclarèrent qu’ils adoptaient Catherine Thierry pour leur fille et leur héritière, à la charge quelle retiendrait toujours le nom de Catherine Primot.XXII.Sollicitude de M.de Maisonneuve envers les ori'belins dont les pères avaient péri dans les guéries.En procurant ainsi l’établissement de nouvelles familles, M.de Maison-neuve avait plus de sollicitude encore pour assurer l'avenir des orphelins, dont les pères avaient été massacrés par les Iroquois pour la défense de la colonie.Le nombre de ces enfants était peu considérable, attendu que, pendant plusieurs années, il n’y avait guère eu que des célibataires à Villemarie, et que les premiers enfants nés dans le pays étaient morts peu do temps après leur baptême.Il en restait cependant quelques-uns, dont vuit être diffèrent de celui qui assistai! ce compromis; nous trouvons, en effet, un autre Dariii le Movne, baptisé a la paroisse de Saint-Remy, le 16 juin 1G38, né de Pierre le Moyne, autre que le père de Cliarles et de Marguerite Fontaine.Ce Minci fut nommé
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