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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 6, no 138
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1900, Collections de BAnQ.

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PER P-26 EX.2 S ,E PASSE-TEMPS MUSICAL, LITTERAIRE et pflfiTRISISTE ABONNEMENTS: Pour l'Amérique : Un an.$1.50 ; nix mois, 75oenU £ "~ Pour l'Europe: Un an.10 fr* ; six mote, 5 frs Vol.VI-No 138 Tayable d'avancb > MONTREAL, SAMEDI, 7 JUILLET 1900 Le No, âc ; anciens Nos, 10c 1.ti.ill l.tik, edll.-prop., rtH m-l.nl.i i.i 'h>\ 1 kl w.c'nundl.ANNONCES : Première insertion .lOcanti lu ligna Insertions inbseqaentes .5 " '* { Les annonee* sont molurces snr l'agate.NOTRE CATALOGUE Lire Canmmce intitulée " Catalogue de Musique et de.Lilrrairic du Pause-Temps " sur la 16t»« page de la Partie, musicale.SILHOUETTE MUSICALE M.Mendoza Lanoloih D'un physique agréable, d'un caractère bon garçon, possesseur d'une voix do baryton chaude, bien timbrée et bien cultivée, tel est M.Mendo/a Ijin-glois.Rien d'étonnant donc qu'il soit un fiivori ! Lorsque, il y a quelques annéos déjà, M.Langlois parut sur la scèno musicale de notro bonne villof ce fut un bravo général parmi les dilettenti, et l'étoile dujeuno arlistc-amiitetir n'a pas pâli depuis.Au contrains, sa lumière a percé lo léger brouillard des débuts et olle brille maintenant dans toute sa pureté ot tout son éclat.NOS PRIMES Toute personne qui nous enverra le prix d'un an d'abonnement ($1.50) aura droit à l'une des primes mentionnées à la page 287.M.Mendoza Langlois Photographie Laprcs a Larergne, Montréal M.Langlois a fait partie déjà du i.'Im-ur do l'église du (lésu, oh il a rempli avec sncoès la charge de ba-ryton-eolisto.Plus tari il passa au Clmur de U Cathédrale, et, enfin, il vient do conclure tout dernièrement un engagomont avec la maîtrise do Notro-Dame.M.MacMahon a fait là uno précieuse acquisition.Commo jo lo disais en commençant, M.Ijinglois est un amateur, mais un amateur con.cioncioux, qui aime l'art pour l'art et non pour la vaino gloriole qu'il pourrait eu tirer.Son grand amour de la musique n'empêche cependant pas M.I.inglois d'être un agent d'immeubles d'avenir ot un sportman enthousiaste.Emile Hi i.\ni;i:ii.fIorlt-|IottS Sommaire Musical du No 138 : ClIAHT : Berceuse.Boëllmann Si tu savais.Bouillon Le curé de notre village.Piaho: I.OS piflerari.Uounod Prelude.-.Durme Léonio Valse.Charbonnier Violos oo Mandoline: I.0S caprices de Mercedes.Carosio LE CHEVEU D'OR I-'lu va erres.Cuuicur du blo.Un da nos cheveux d'or DM Au vont Joyeux s'est cnvolo.Elle, qui n'en unit rien, surprise, A rl d'uno manière exquise, Croyant, quo Jo suivais la bri&e 1 Aux fils do la Vlcrgo pareil, Irfsfl, transparent, vermeil, U ondulait dans le soleil.Or.11 s'arreta do lul-mcmo Sur un rosier, l'honneur supremo Du Jardin do cello quo J'aime.Kl parmi les roses perdu, i niiuiit' un HI de harpe — tondu.Chanta do mon cœur entendu, Rendant un son si fin, si tendre, Suo Jo n'osnl plus ni lo prendre, i remuer, — afin d'entendre.Or, un petit papillon blanc (Peut-être une ame), en «'envolant.L'a rendu libre à l'air tremblant.Je mo remets il si pnursullo : Muis 11 va vite.Il va si vlto.Quo mon pauvre cœur en palpite.I*n vent fraîchit.Nous bondissons.Tout lo Jardin a des frissons.Et Jo me déchire aux' buissons.Main Je l'aurai, coûto que coûte) : SI ti savais combien je f aime ROMANCE Muslqna da A.BOUILLON Si lu an - sais.cow1 - ''i'll Ou - bli - ant un trop long cour - roux.cal - t rai*.ma pein* ex*-2 tri m« Ma peineZexZ - tri rail.me Par un de te* re • garde doux, s rail."fui ra - sais.oopn-6i>n t'ai - corn • bien je t'ai .Si tu eavai* combien je t'aime Te confiant ça mon amoar Tu me dirai* enfin toi-mime, Ileureuee ft tremblante à ton tour.Si tu «u m m combien je t'aime.LA MÊME, avoc accompagnement de piano, 35o,ehesJ.Q.Ton.I7328t-Calberlne, Montréal.AUûi-ll aux astres, auna douta, J'Irai! a'Il mo monLro la routo I Car c'est un rayon do ih'uuLô, Cent un |wu de l'or enchanta Do In chaîne d'AtomltA, Un de ccfl fils d'or et do sole Que l'amour divin nnua envole.Pour noua tisser les Joura de Jolo I •IRAN AICARD.LES DIX RÈGLES DE JEFFERSON -»Ne renvoyei jamais à demain ce que voua nouvel faire aujourd'hui.—N'employé» pas autrui pour co que vous pouvez faire vous-même.—Ne dépensez pas votre argent avant de l'avoir gagné.—N'achetez jamais ce qui voua est inutile sous prétexte que c'est bon marché.—Lav vanité et l'orgueil nous content plus que la faim, la soif et le boire.—Nous ne nous repentons jamais d'avoir mangé trop peu.—Rien n'est fatigant si n'est fait de bon l'unir.—Que de chagrins nous ont donné des malheurs qui ne sont jamais arrivés.—Prenez toutes lee choses par le bon bout.—Si voub êtes irrité, comptez jusqu'à 10 avant do parler et jusqu'à 100 si vous êtes en colère.* LE CHANT DU ROSSIGNOL Tim!, timl, timt, tian, Spreto, aqua, _ Qucrror, pi, pi, Tto, tio, tio, tix, Qutiu, qntio, qutio, qutlo, .Zquo, iquo, zquo, zquo, Zi, 7.i.zf, zi, zi, zi, zi, Querrer, tiù, zquià, pi, pi, qui I Lu dans une annonce : Un organiste et un garçon pour le soufllct. CE PASSE-TEMPS LE PASSE-TEMPS UVUR MUSICALE.LITTERAIRE rr FANTAISISTE l'araiMaant tout tee quinte iourt ABOKiœKTÎIT : Pour l'Amérique Un un.11.50 I Six moil.76 eta Pour l'Europe Un u.lOfra | Six mois.s frs r* v aiu.k n'ATAROB xnoncoa i Première Insertion.lOets la ligna Insertions subséquente*.5 " Conditions libérales ponr annoooes à long terme.Lefl annonces sont mesurées snr l'agate.Tonte demande de changement d'adresse doit être accompagnée de l'ancienne adresse.Ponr discontinuer de recevoir ee Journal, il Tant avilir paye tous oes arrérages.Laa manuscrits publies ou non ne sont pas rendus Faire tout envoi d'argent par lettre enregistrée, mandat-poste, bon postal ou mandat d'express.Nous acceptons aussi les timbres-poste dn Canada et des Etats-Unis.Adresser, toute communication LB PA88E-TEMPS.Botte postale 2168.Montréal, Can montreal, 7 juillet 1900 Chronique de Quinzaine là art de tuer Le spoctaclo que nous montre le monde civilisé est bion fait pour navrer les coeurs, ("est la qnerelle éternelle ; c'est le grand débat entre Diou et lo Diable ; c'est le Bion ot le Mal qui sont aux prises.Le résultat final n'est pas douteux, mais par quelles évolutions passora l'humanité avant de l'atteindre 1 AuBsi, on présence des nations se ruant les unes sur Iob autres, n'est-il pas étonnant de voir que, de toutes les sciences, cello qui progresse le plus, cello qui marche à pas de géant, avec une rapidité vertigineuse, c'est la science du meurtre et do l'écrabotiille-mont.Tous Iob eflbrts de tous les savants do la terre tondent à perfectionner los moyens de tuer lo plus de monde possible cn le moins possible do temps.Chaque peuple oonsacro la majeure partie de ses ressources à la rechorohe et à la préparation des procédés qui, lo oas échéant, le mettent à même de foudroyer, de pulvériser et de nettoyer son voisin dans les grands prix.Et notez qu'aucune des nations qui se prétendent civilisées ne pout so soustrairo à cotte doulourouse nécessité, sous peine de se voir distancer par le voisin dans ce forcené steple-chase ; co qui compromettrait sa sécurité et l'empêcherait do " vivre en paix I " Ainsi s'éloigne, s'évanouit de plu» en plus chaque jour le beau rêve de fratornité universelle, décidément bon à reléguer dans la catégorie dos utopies irréalisables.Les discoureurs répondront que toutes ces inventions diaboliques sont d'uno impérieuse nécessité, parce-qu'ollos auront justement pour etfot de faire d'un champ de bataille un tel charnior humain, ot du rendre la guerre si redoutable ot si horrible, qu'elles la rendraient en même temps impossible.No soraitee pas là un résultat heuroux 1 'm Soit I Mais qui pout prévoir où s'ar-rêtorOnt les progrès de la science î Ces progrès ne sont-ils pns indéfinis 1 Rien donc no nous assure que Ja puissanco tonitruante, pulvérisante et fracassante,^mise actuellement à la seule disposition des gouvornements et des nations, ne sera pas dans un temps donné, mise, par un inventeur de génie, à la disposition des individus.Rien ne nous aesnre qu'à un jour à venir le premier venu ne pourra pas fâbriquor tranquillemont, le plus facilement du monde, des explosifs d'une puissance fantastique, et, dans un moment do mauvaise humeur, d'éner-vement, d'agacement ou simplement par dilettantisme, avoc un engin aisément maniable, détruire la moitié d'une ville.Alors, la première étape parcourue, "la guerro impossible," on arrivera à la seconde : " la vio impossible." Et les pessimistes, triomphants, s'écrieront : " Soyons la génération suprême I " Jo n'exagère pas.Nous allons tout droit à cette conclusion.De toutes les inventions on no recherche et l'on ne recuit favorablement que celles qui tuent vite et beaucoup.Peuples et rois ne portent un toast qu'à l'engin meurtrier.La nouvelle petite ballo fait leurs délices.Ils la saluent protectrice de leurs ambitions et l'admirent parce qu'elle est rapide et meurtrière, qu'elle frappe juste, qu'ello va loin ot tue avec eortitude.Les plaios do son industrie sont une épouvante.Les chirurgiens sont unanimes à on dire l'horrour.Lorsqu'il y a quatre ou cinq ans on l'a expérimenté, los experts ont déclaré que c'était une merveille.Les anciens projectiles sont réformés pour cause de caducité.On a bien voulu, jadis, leur reconnaître une certaine bonhomie, un pouvoir meurtrier assez suffisant, mais ou ne pouvait leur pardonner do faire parfois rémission.Avec la ballo nouvollo, l'idéale " dum-dum," tout homme touché est un homme mort.Vivat I Voilà oh nous on sommes.Toutes les admirations sont réservées à la chimio et à la balistique.On ne recherche qu'à réaliser les engins fictifs quo Jules Verno a fait fonctionner dans " lee 500 millions île la Bégun," et les tentatives de découvertes ayant pour but de corrigor les désastreux effets 'les appareils de guorre tombent sous les huées de la foule.Hbnrioub.L'INTERKT Voilà que les soldats de Franco, l'Angleterre, d'Allomagne, et do Rus-sio se battent aujourd'hui épaule à é-paulo contre un ennemi commun et trinquent à la même cantine.Qui eût songé à ce singulier rapprochement il y a à peine un mois 1 Bien peu do personnes.Hier, on se regardait aveo défiance, on n'attendait qu'une occasion favorable pour se provoquer, pour se déclarer la guerre ; aujourd'hui on se donne la main pour'écraser la Chine.Quel est lo motif puissant qui a pu éteindre les haines de races et rallier en quelques jours sous lo même drapeau ces soldats qui se cherchaient querelle 1 Il est facile à trouver.Nous aurions voulu croire au désintéressement do ces peuples ; nous aurions voulu les voir se lover pour défendre lo faible et l'opprimé ; nous aurions voulu que la protection deB missions livrées au pillage no fut pas un BBtnple accident mais une cause principale dans la campagne qui s'ouvre.Malheureusement les tristes enseignements do l'histoire nous ont ap-piis à ne plus croire à oos nobles choses d'un passé qui no reviendra plus.Le grand levier qui de nos jonrs fait mouvoir les peuples comme les individus, c'est un intérêt méprisable et mesquin ! Toutes les actions sont mesurées sur les profits probables qu'on en retira : rien do plus.Les diverses puissances engagées dans la guerro de Chine y ont été poussées par le désir commun d'agrandir leur possession ot de protéger leurs comptoirs ; elles se sont donné la main.Quand la Chine sera écrasée, il s'agira de so partager les dépouilles, et l'intérêt qui rallie les gens aujourd'hui sera demain l'intérêt qui désuuit.A-lors les soldats d'une même cause se retourneront les uns contro les autres les armes à la main.C'est la loi de notre temps.Admirons si nous en avons le courage.Do la Défense, do Chicoutimi.LA FEMME VIS-A-VIS D'ELLE-MEME La volonté qui s'affranchit do la conscience chrétienne mène à la perdition.Uno femme manquo de dignité quand ello a autant do physionomies que de robes.Rien do plus dangereux pour elle que de donnor un essor à son imagination.Qu'elle prenne l'habitude de ne rien diro ou faire sous l'impression d'uno émotion.Elle deviendra forte, si dans uno circonstance qui la froisse, dans tout procédé qui l'offenBe, après uno parole piquante, elle jette un regard intérieur sur le crucifix et garde le silence.Les grâces qu'elle reçoit, les vertus, qu'ellle pratique, les bonnes œuvres qu'elle fuit doivont autant que possible rester ignorées.Quand nous ouvrons la bouche pour publier le bien que nous faisons, il s'envole comme l'oiseau dont on ouvre la cage.La patience de la femme peut suppléor à beaucoup de vertus, ot est la marque d'une flme forte et caractéristique.C'est l'amour-propre qui rend sou-vont la femmo exigeante, orgueilleuse, inquièto, impatiente, capricieuse ; mais ai elle est humble, elle s'aimera moins parce qu'elle so connaîtra mieux.AUX SOURDS.—Une damo riche-qui a été guérie desasourditéetdebour-donnements d'oreille par los Tympans artificiels de 1'Lnbtitut Nicholson, a remis à cot institut la somme de 25,000 frs.afin quo toutes les personnes sourdes qui n'ont pas les moyens do se procurer les Tympans puissent les avoir gratuitement, «'adressera l'Institut, Nicholson, 780, Ewhth Avenue, New-York.118-169 Theatres, Concerts, Etc.Avis.—Comme l'espace que nous consacrons aox muslcienset aux acteurs devient très restreint à cause do la fréquence de oonœrts, de soirées dramatiques et autres, nous ne tiendrons dorénavant aucun compte des envois d'annonces de pièces, oonœrts, etc., uni ne seront pas accompagnés de deux billets d admission à la représentation.Parc Soiimeb Excellent programme, fort bien exé-outé, au Fare Sohmor.Le Tout Montréal ohio s'y était donné rendez-vous, le mercredi soir où nous y fûmes, et o'est comme cola tous les mercredis, lLirait il.M.Lavigne a donné à ses patrons un fameux régal de musique.Il y avait an programme la Marche Tzigane, de Godard, l'Ouvorture du " Robin dea Bois," do Weber, le Quatuor de " Rigoletto," de Verdi, la " Bénédiction des "t oignards," des Huguenots, et le Septuor de Lucie do Lamer-moor.Il ne faut pas oublier M.Vaudermes-chen, oornettiste épatant, qui a exécuté à ravir une sérénado-pollta.Et voilà pour la musique.Quand aux attractions, il faut voir cal * Chœur du T.8.Sacrement.Lo Chœur de l'église du T.S.Sacrement, a fait, dimanche le 24 juin dernier, sa première excursion à Québeo.Le voyage a été couronné d'un plein succès.Lo Chœur du T.S.Sacrement a fait, sous la direction du professeur J.J.Goulet, des progrès étonnants.Le concert qu'il a donné & bord du vapeur "Québec," à l'aller et au retour en a fait foi.A Québec, le ohœur a été reçu par la maîtrise de l'église St-Jean-Baptiste où U a chanté la messe de Riga, aveo un ensemble parfait.Les solistes étaient MM.Goulot, Martinoau, Du-breuil, Pcrreault, Loiseau, Dr.Charrot, Larue et Bélanger.A l'offertoire, Mlle Marier, qui accompagnait It.' chœur a rendu avec un grand sens artistique, un "Ave Maria," de Legrand-Howlond.M.Romain Pelletier accompagnait à l'orgue.Le concert donné par le ohœur, à bord du vapeur Québec, a aussi très bien réussi, ot les nombreux passagers n'ont pas ménagé leurs applaudissements ni leurs félicitations aux artistes qui y ont pris part.Se sont particulièrement distingués : MM.J.J.Goulet, violoniste, J.P.Marion et T.A.Mari.m; déclamateurs, J.M.l'encan U, H.M.Lanie, E.M.Loi-seau, et (the last but not the least), Mlle C.Marier.* Le 14 Juillet.La Colonie Française se préparc à célébrer dignement le 14 Juillet.Lee fêtes commenceront le 14 et se continueront les 16 et 17 juillet.Un programme spécial a été préparé et sera exéouté au Parc Sohmer en cetto circonstance.Il y aura illumination, banquet en plein air, discours patriotiques, etc.Un orchestre spécialement engagé pour l'occasion, jouera sous les bosquets, les vieux airs de France.La Compagnie l ranBatlanUquo ayant fait don à l'Union Nationale française, d'un billet de passage en Europe aller et retour, 1ère cabine, à bord de l'un de ses palais bottants, oe billet sera mis à la tombola et tiré au l'arc Sohmer, le 17 juillet.Pour un dollar vous avez la chance de gagner ce billot et d'aller voir l'Exposition do Paris.Une indiscrétion de la part d'un inouï lire tin comité d'organisation, nous permet d'annoncer que la tablo des fleurs au Parc Sohmer sera de toute beauté."ous êtes aiblc Prenez le YIN BE PIN PARFè!/^ ^aSSS£* LE PASSE-TEMPS * 267 POKME COMME "UN ANGE Si vous avïei au oœur la flamme qu'en toi yeux Allument la folle et la gloire «le vivre.Vous crolrlex quo l'amour est la source oil s'enivre L'ftme, ot que dans ses eaux so reflètent les oleux.Vous croiriei qu'une flour séehée en un vieux livre, Une fleur oû s'euibaumo un souvenir pieux, Arracha au oœur sa peine ot souvent le délivre * Dn mal de se Savoir a sol-mémo odieux.Vous auriez, qoelquei fols, des pleurs à la paupière ; Chacun do vos regarda serait une prière ; Vos soupirs parleraient la Ungae de l'espoir* Vous series belle et bonne, et par milliers les anges.Vous croyant égarée en oo bas-monde, un soir Vous prendraient area eux dans leur» Paint*a phalanges.ALBERT LOZBAU.CHOU M A DIKE O TT I Non.no nie dites rien, co serait inutile ; J'y suis bien décidé.Traite»moi.d'imbécile, Soit, niais ne chercher, pas A mo contrarier, C'est un point résolu : je vais me marier; Voilà—C'est grave?Non, non, cela n'est pas grave ; Je n'ai pas lieu le moins dn monde d'être brave ; Je ne cours nul danger—que celui d'être heureux.Tous mes amis, garçons, de moi vont rire entre eux, Je m'en moque ; ils voudront,après mon mariage, En voyant mon bonheur, tous entrer en ménage I Car j'épouse une femme I.—Oh ! nuturellomont,— Mais une femmel.Un ange enfin — évidemment.Un ange rose et blond, les deux couleurs quej'aime ; Il serait noir et jaune il en serait de mémo ; Toutes les qualités,—ah ! du moins pour l'instant,— Ça durera, i espère, aussi jo suis content, Et j'adore déjà ma famille future.J'aime tous ces gens-li, moi, tous, je vous assure, Tous, mais surtout la fille : ah I c'est bien naturel, C'est ellejque j'épouse.Et je vis dans le miel Depuis deux mou que ma demande est formulée.Et la mère n'est pas trop, trop.acidulée, C'est raisonnable, ooi, supportable; plus tard.Elle est, pour le moment, cliamiante à mon égard, No disons rion, allons d'abord dovant lo mairo, Et je m'arrangerai toujours avec la mèro.Sans arrière-pensée.—Et puis d'ailleurs c'est mal De songer i col* je ne buis qu'un brutal, Un sans mur, un ingrat de nf alarmer d'avance Lorsque pour moi chacun est plein de prévenance.Ceat vrai, je suis choyé comme un petit toutou, Bien soigné, dorloté,—par la lillo surtout,— Ahl c'est bien naturel, n'ost olle qui m'épouse.Je passe environ treize heures chez eux sur douze, Et demain, tout étant arrangé comme il faut, Nous allons, elle et moi, prononcer le grand mot, Lo " Oui " qui nous promet dos douceurs éternelles ! Et pourtant qu'est-ce, au fond, ce mot -1A ?trois [voyelles, O-u-i, trois, pas plus, ot n'ayant l'air de rien Quand en les détaille: O-u-i.c'est bête; eh bieu, Quand on les réunit, ça change de tournure ; Ça formo un petit tout d'agréable ligure : Oui I.oui I.C'est gentil, c'est coquet— et sérioux ! Car c'est, pour l'avenir, ou le pire ou le mieux, Jugement sans appel I En un mot, voilà comme Ce mot tient le bonheur ou le malheur d'un homme.Or, ce qui fait la fin c'est le commencement, Et bonheur et malheur tiennent tout simploment A U manière dont, au début, on se poso ; U s'agit de se bien poser, pas autre chose.Le moyen pour cela c'est co " Oui " solennol Qu'on dit belon qu'on veut n'alliruier toi ou tel ; (Vest la profession de foi qu'en homme sage Tout fiance doit faire en entrant en ménage.Et moi, qui tient avant tout à l'autorité, Je vais dire demain un " Oui " bien arrêté : " Oui I " Pour montrer à tous oe que je prétends être, C'est-à-dire chez moi le mattro et bion le maître : " Oui ! "—Ceat nn peu brutal.se donner, en en- [trant En ménage, l'aspect farouche d'un tyran, C'est maladroit.—Faisons, mais pourtant sans [faiblesse, Une concession, mettons uno caresse Dans la voix: "Oui.'' C'est mieux.Ce n'ost pas [bien encor, Je faiblis.C'est un oui qui me donnerait tort Si je me chamaillais un jour avec ma femme ; Voyons.si j'ajoutais un mot?"Oui.oui, ma- [dame! " Heul." Oui, madame, oui, je deviens votre époux, Et tachez de filer droit ou bien gare à vous ! C'est la phrase que j'ai l'air de lui sous-entendre ; C'est mauvais.—Et j'aurai beau prendre uno voix [tendre, C'est mauvais.Et d'ailleurs c'est.'' Oui, monsieur," qu'il faut Répondre, c'est au maire à qui je dis ce mot.— Eh bien, voyez un peu quel effet j'allais faire, Si j'avais répondu co " Oui, madame ",au maire I Non, non, n'ajoutons rien an mot sacramentel Pour ne pas compromettre un rôle solonnel.Mais comment dire alors?Jo no me doutais guère, Certc, en voulant cesser d'être célibataire, Qu'un petit bout de mot, si facile à penser, Fût, au dernier moment, si dur à prononcer; C'est curieux!—Au fait, mademoiselle Angèlo, Ma future, comment va i ¦ el lo le dire, eUe, Ce mot, ce mot fatal, ce mot embarrassant?Cherchons à doviner ce point intéressant Qui pourrait bien, qui sait?me donner quelque [idée.EUe no prendra pas la mine décidée, Signe d'autorité, que j'avaiB prise, moi, Ahl non, car, dans ce cas, ça ferait double emploi; Ce qui sied au mari ne sied pas à la femme; Elle était demoiselle, elle devient " madame", U ne faudrait pas trop demander tout d'un coup.Non, elle dira: " Oui " mais rougissant beaucoup.Moi, je no puis agir de la même manière, Ce qui sied à madame au mari ne sied guère.Ou bien un " oui " tout plein do curiosité, Entre l'impatience et la naïveté: " Oui ! oui ! je ne sais pas co qu'est le mariage, " Mais cela no fait rien, mettonB-nousen voyage I " C'est l'adorable oui que dit le plus souvent L'écolière qui sort à peine du couvent; Un oui presque gamin, tout gros d'inconscience, Un oui d'enfant au cœur rempli d'insouciance, Qui ne sait pas Bi bon ou mauvais est son choix, Et se marie enfin pour la première fois.— Eh ! qu'importe, aprèB tout, le ton qu'eUe peut [prendre ! L'important, dans ce mot, pour moi, c'est de l'entendre.Mais i'y pense!.Ah, mon Dieu I.Sans rime ni raison, Si, par hasard, domain elle allait dire : " Non!." Oui, uon I.Ah! c'est absurde et ma tête s'égare ! Pauvre Angèle ! ello aurait dés longtemps crié garo, J'aurais,depuis longtemps, lu ce mot sur son front, Si j'avais do sa part A craindre un tel affront.Non, non, elle dira oui, la chose est certaine, Et mémo avec plaisir, oulin j'en vaux la peine.Sans vouloir mo llattcr ; elle dira bien Ou mal, tristement ou gaiement, ça ne fait rien.Mais elle le dira.Car, pour la jeune fille, Ce mot contient-il pas affection, famillo, Bonheur à doux rêvé souvent, amour enfin,— Mot qu'elle ignore encor, qu'elle saura demain ?— Ne lui donne-t-il pas, co " oui " si donx pour elle, L'espoir d'une poupée adorable et nouvelle, Ou bien d'un bébé rose,—incassable—et charmant, Qui dira, pour de bon alors: " Papa, maman?" La femme aime toujours les j aux de son enfanoo.Aussi vienne demain, notre bonheur commence ! Et ce mot qui n'a pas besoin d'inflexion, Et qui, par un eflet surprenant et perflde, Fait trembler l'homme fort autant quo le timide; Ce mot, c'est un peu trop s'en soucier vraiment, Et demain, nous dirons : " Oui," n'importe com- [ment PAUL BILHAUD.Il arriva asset, souvent que nos abonné*, l'adressent à nous pour obtenir des rensoiirnoiiicnUsurdivorsobiotstouahantla rnusiquo, l'art, la littérature, la poésie, le droit, les usures, etc.Ohuquo fols que nous l'avons pu, nous avons répondu par lettre a nos consultants, toujours avoe empressement et plaisir.Mais les demandes se multipliant, oette oorrosiiondanco privé,, nous devient trop onéreuse.Aussi avons-nous décidé, désormais, de choisir punni les questions quo l'on nous posera les plus intéressantes, o'est-à-dlre oelles dont la solution offre un intérêt vénérai, ot.d'en publier a cette place la réponso ,veo les développements qu'elle comporte.Nous prions dono nos leoteursdo ne nous demander de consultations que sur le« faits do nature à intéresser la masse.Prosper nous demande quand est-ce que nous entrons dans la canicule, et oe qui caractérisa surtout cette époque de l'année.Réponse.—La canioulo est comprise dans l'capa-oe de temps qui s'écoulo entre lo 24 juillet et lo 26 août ; elle comprend les jours les plus chauds do l'ann 3e.Ce temps reçoit son nom do l'étoile fixe la plus brillante qui soit visiblo dans notre hémisphère, Sinus, que les anciens appelaient Cunicula.On a attribué, de tout temps, à la canicule une influence funeste sur los presonnos et sur les choses.Cotte croyance a donné lieu à uno foule da superstitions et do pratiques ridicules.Co qu'il y a do réel, c'est quo l'excessive chaleur a, sur la nature entière, une action propre à opérer de promptes modifications sur la plupart des corps.Observateur nous demande, aveo une malico sensible, pourquoi on met des menottes aux pri-sonniors pour les empêchor de fuir, au lieu do placer co lien aux pieds.R6pom.se.—Les mouvements automatiques do la marche nécessitent de nombreux changements de position du tronc ot dos membres inférieurs ; mais les bras ne restent pas inactifs dans la marche, et ils concourent à la faciliter on exécutant, à la façon du balancier, des oscillations inverses à coUes des membres inférieurs ; o'est-à-dire que, lorsqu'une jambe se meut d'arrière en avant, le bras du côté correspondant oscille d'avant en arrière.Aussi se fatiguo-t on plus vite en marchant les mains dans les poches que les bras ballants.Mais c'est surtout dans la course que les bras sont dos auxiliaires utiles à la locomotion, et les menottes que l'on mot anx mains des prisonniers les empêcheraient de courir vite ot surtout longtemps.Une entrave aux jambes gênerait leur marchesaus assurer davantage leur garde.Un hommo amputé de la moitié d'un bras ne pourrait courir plus do quelques secondes sans avoir uu bras artifioiol.Robert nous demande do juger d'un pari.Il prétend que le mot acrobate no s'applique qu'aux danseurs de corde ot nous prie de prononcer en sa faveur.Réponse.—Le mot acrobate est formé de deux mots grecs qui signifient sommet et je màrclie.Le terme, on le voit, est assez, vague, et l'usage exige que l'on comprenno bous la déuomination générale d'acrobate.- tous les saltimbanques dont lés tours exigent do la force, de la souplesse, do la hardiesse et de l'aplomb.Les danseurs de corlc sont bien dos acrobates, mais les gymnastes ou les oontorsionnistes ont droit au même titre.Et cela d'autant plus justement qu'il y a, on français, un mot spécial pour désigner particulièromont les dansours do oorde.C'est le mot " funambule ", fait do deux mots latins : funis, corde ; ambulo, je marche.H.R.Ello sera desservie par quelques-) Noua avons particulièrement remar-uuesde nos plus charmantes amies de que un quadrille à six mains, pour la Colonio Française.L'ensemble formera un fort joli bou-ne manquera pas d'attirer quet qui n 1 attention.SALLE SAINT-JOBEI'K.Dimanche, lo 24 juin, a eu lieu à la Salle Saint-Joseph, rue Sainte Catherine, une très jolie soirée donnée par les élèves do Mlle A.Wilsoam.piano, magistralement oxécuté par Mlles E.Manseau, M.Legault et A.Boucher.Mlle E.Manseau cet une pianiste émérite, doublée d'une chanteuse de talet.Elle a chanté avec grâce, le solo du magnifique choeur "Qloire à Dieu." Mlle V.Nault, une hardline de 6 ans a exécuté d'une façon charmante, sur lo piano, une Sonatine ot uno Gavotte.Mlles A.Landry, A.Girard, M.Bou- idramo en 5 actes était au programm-chard, R.Valois, ont aussi recueilli des 1 avec déclamations patriotiques et di 1 .il_______¦__i .i i ., .1., no Im anlr'a^laq 1 >, m.11.- applaudissements mérités.Mlle Wilscam mérite des félicita-talions aur le succès qui a couronné ses efforts.m A TRAVERS LES CERCLES Dimanche, lo 24 juin dernier, le Cercle Dramatique de Tempérance donnait sa seconde soirée dans sa nouvelle salle." Les Pirates do la Savano," vers solis dans les entr'actes.La salle était brillamment éclairée par plus do 40 lumières électriques.Cotte seconde séance est certainement un nouveau succès pour le cercle.—M.Ferdinand Thérien, musicien de cette ville, vient d'être nommé directeur du Corps de Musique do Tempérance en remplacement de feu M.Jos.Morin.Pour la toux, mal de gorge et la vois Sucez ib BONBONS DE PIN PARFUME Produits français couronnéi coup par l'Académie de Paris 2fi8 LE PASSE-TEMPS Le Cercle Dramatique National de st.Elizabeth eat en vacance depuis le ldr juillet.Ce Cercle ne reprendra ses séances qu'au mois de Septembre.Le Cercle Dramatique 8t-.Tean-Bap-tisto a définitivement fixé la date de son voyage à Bouoherville au a Août prochain.Ce cerole doit donner une soirée au cours du voyage ot prépare activement un superbe drame qui sera interprété consciencieusement, nous n'en doutons pas.• Ottawa —La Garde Indépendante Cham plain, d'Ottawa, a donné.dimanoho le 24 juin, un joli concert dans la Salle du Marché By, qui était bien remplie.Voici le programme exécuté : Ouverture, " Montebello," de Geo.Southwell, par la fanfare de la Garde Champlain.Grand air, " Mon coeur s'ouvre à ta voix," de Saint-Saf™, pa' Mlle C.Blan-chelte, qui fut bien applaudi.Danse des Matelots, exécutée sur le piano par Mlle Platte.Mélodie, "Sois heureuse," do Chs.M.Widor, par M.C.Breton, qui a su plaire à l'auditoire au plus haut degré.On a ensuite joué une opérette mtulée : " Frère et Sœur." Un joli duo, " Ne touchez pas à la Reine," de Boisselot, fut chanté par M.et Mme N.Matbé avec tout le talent qu'on leur connut, ce qui n'est pas peu dire.M.P.J.A.Tremblay, était accompagnateur, et que peut on diro de ce brillant talent qu'on ue sache déjà?Le dernier numéro au programme était un concours d'oxercices physiques entre huit jeu n< s demoiselles et huit membres de la Gardo Champlain.Ce numéro était nouveau et nous a fourni un ioli coup d'œil et les demoiselles ont méritées les honneurs du concours.Noub devons offrir nue félicitations à Mesdames N.Matbe et E.J.Blain de St.Aubin, qui ont organisé ce concert, à M.E.J.Blain, qui s'est multiplié pour en faire un suceès ot à notre vétéran, M.Ed.Cbateauvert, qui a dirigé ces demoiselles.-La Société St-Jean-BaptiBte d'Ottawa est à organiser une excursion au clair de la lune C aussi un joli concert qui aura lieu à bord du vapeur " Empress," mardi, le 27 juillet.Parmi ceux qui figurcut au programme, nous remarquons M.Gustave Comte, de Montréal, MM.P.J.A Tremblay, Eug.Bcllrau, M.et Mdo N.Mathe, MM.C.Breton, Eug.Tremblay et Alb.Corbeil.Aucun doute qu'il y aura foule.—Dimanche, le 24, à la Cathédrale d'Ottawa, Monsignor Routhier bénissait l'union do M.Joe.E.St-Jacqucs de la rue Water, à Mademoiselle L.Sarra-zin, do la rue Rideau.Nous offrons à l'heureux couple nos souhaits do Ion gue vie et prospérité.MONDANITES Noub Invitons nos lecteurs à nous tenir nu eou-rnnt du mouvement mondain de leur locnlité respective.Les rensolimemf nts qu'Us nous fourniront ta'oompagnés de notre couiwin seront insères dnns nos colonnes, après avoir etc redise* préalablement.La famille C.O.Beauchemin va passer l'été rn villégiature à Longueuil.• M.ot Mmo B.A.Bastion sont partis pour tainte-Anne de Bellevue, où ils passeront la saison des chaleurs.Ils logent au Clarendon.• Mlle R.Loranger est en promenade à Québec, où ses nombreux amis font des efforts inouïs pour la garder quelque temps encore au milieu d'eux.Pour les clous, plaies, panaris, dartres, eczémas Le Curé de notre tempo di marcia.Le en - ri de noire vil • la - ge Di- tait aux filFsdansées ter-moueAi-mer convient bien au jeune Rd/rain.ge, Ai - mer convient bien aux gar-çans.5££ -G- EptEpSEqiinE3 Car j'aime à voir.sur la cou-drel SSBgESSgl A- prés les travaux de ma-tin,.Dan - ser au son delà mu- set • /c, Dan - ser au son du tam - bon - rin.Dan- ser au son de la mu - set - te, Dan ¦ ser au son du tam- bou-Mouv't de valse.- J t t* 3^ ¦jzL Dan - set, val - set m — t au ton la mu- m.set - te, Dan ¦ sez,.val ¦ set.au son du tambou-rin.Si parfois, quand on est en danse, Fillette faisait un faux pas, Toujours avec de Véloquence.Je ne la rebuterai pas ; Car j'aime à voir sous la coudrette, Après les travaux du matin, Danser au son de la musette, ) ^ Danser au son du tambourin.) ' Il faut que l'on vide une tonne Du meilleur vin de mon cellier, Kt puis après, qu'elle résonne Sous le pied du ménétrier ; Car j'aime à voir sous la coudrette, Après les travaux du matin, Danser au son de la muselle, Danser au son du tambourin.bis.La muselle est bien arrosée, Et j'applaudis à ses chansons, Avec vos belles fiancées, Sautet, dansez, joyeux garçons : Car f aime à voir sout la coudrette, Après les travaux du matin, Danser au son de la musette, 1 .Danser au son du tambourin.j "*' Mes amis, U temps marche vile, Votre curé se fait bien vieux; N'est- il pas juste qu'il profite Auprès de vous des jours heureux.Car j'aime à voir sous la coudrette Après les travaux d" malin, Danser au son de la musette, \ Danser autan du tambourin.j bis.Enfants, venez au presbytère, Si F amour voue cause des pleurs ; To jours en ami votre père, Je serai vot' consolateur ; Car j'aime à voir sous la coudrette, Après les travaux du matin, Danser au son de Ui musette, Danser au son du tambourin.bis.Sainte-Anne de Bellevue recevra cet été un bon contingent de citadins, friands d'air pur et de fraîcheurs embaumées.Parmi ceux qui ont déjà déserté la villo on remarque: M.Paul Deniers et sa famille, M.et Mme Mon- oel, MM.Charlev ot Guillaumo Moncel, Mme Morgan, Milo Clara Morgan.M.et Mme Tétranlt, Mlle Bélanger, M.el Mme Jean Taché et^plusieurs autres.Mlle Antoinette Helbronner est reve- nue à Montréal après nn voyage de quelques jours à Trois-Rivières.La famillo Emile Ualibert est partie pour Sainte-Agathe où elle passora l'été.* M.et Mme Trudel et Mme M sont allés faire le tour du Saguenay.* Mardi, lo 2>> juin dernier, à l'iantage-net, Ont., a été béni Io mariage de M.Raoul Claude, do la Côte-des-Neigos, à Mlle Elvina Charbonneau, fillo alliée de M.Louis Charbonneau.Quelques jours avant son mariage, M.Raoul Claudo a été lo héros d'uno joyeuse féte, organisée par ses amis, qui lui offrirent uno magnifique coutellerie en argent solide.M.et Mme Claudo sont partis pour une errance de quelques semaines à travers les Etats Unis.• M.Ernest Boivin, marchand de fourrures, de cette ville, a passé quelques jours à Québec, l'hôte do M.lo sénateur Paquelte, son beau frère.* L'hon.juge Alphonse Ouimot ut s'a famillo partiront hiem-'-t pour Magog où il passera l'été.« Sir Alexandre Lacoste ot sa famille sont à Kamouraska.» Mde.Dr Loranger ost à l'hôtel Clarendon, à Sainte-Anne de Bellevue.* Mlle.Girard, de Trois-Rivières, est en promenade chez Mlle Annonoiade Paqnette, rue Sherbrooke.* Mercredi, 27 juin dornier, à l'église Suint-Kaptiete de Montiéal, a été oélé-hré le mariago de M.Richard Sauva-geaii à Mlle Léda Charrier.».Jeudi, le 21 juin dernier, avait lieu uno très jolie soirée de famille chez M.Lafèvre, rue Visitation.On s'est amusé à gogo.MM.John Lcsagc et Henri Morin.de Nashway, sont à Montréal, les hôtes de M.Victor Morin.• Mlles Oeorgino et Luce Drotiin, de Saint Johnsbury ,Vt, posseroutquelques jours cher M.Louis Lemerisc do 1m l'i .¦- • ^-# —m-,— —i-s—i- M *M - .1,.TRIO.f9- +*¦ Kit: B r«- m z 75 > (U ,i"p i i êèhêè 1>-5 ¦9- • f: fi ¦ [_!_ ; |—U-J r11—r-*— —i—#—f ~-—— -—:—&¦ ?.#.^jk-Su- -f£4-J-^= > Hgr J r > ¦f»-r -m— -1- > > f" p—r 1 1 > > > > — ' f f» P—r > > 1-—_ -¦— 4=44 =t—fçi-# ', p '¦ p; t: f î ^= #^ =4= >- • > /i rr P_ -1- > r—'f~ J-i- > > 1-!-TT- h-V—1 1 > > fffi c L 1 m.,r i g 1 p m > - 1 é j j * ji-»-> > * J * mm > J J ' r;— > > =*=!= > £), p r i ¦- 9> P 0 i_ =Pff 1* > i m i ' i f i iM > F *l F ==3==fc ?¦.f t • ==*=j = ¦ ¦-^3—p - 1 1—-T ¦ f :— *—L i > > L I I 4-1 ^ : j-r-> > F afcj -f-i- -J—j—»J- J J J —a —- dl - .1 —- > > -I- > > -m— mil ~i-m- — 5- .- 1 • • ni _ p- .f >• • —a-U—< -u- ¦M J , • « •m ¦^-4»—l > 3 L '> 1 .i > i -1- > > j-1- > > -H- i-1-K- / _ do.f ^-* l r; f; 4 u-rh- vv ' "- T1 fi J 1 m vvv • • __ 5—î_ [> 1 —1—i— > > —i— ?> —j-1— > > É 1 i 1 m m LES CAPRICES DE MERCEDES s MAZURKA ERMK.NEGILDO CAROSIO Mandoline Man-dot Oui-tare.u -» s*, kggero.*3~a-V-=-1^*-tû—fi-=-*,-«-»r II' j» R :if\ f* if J 1 -TJ U r__________________, ^^irfej^^M^ ^j^p=a ^rf^ i?«F ïr ^-Ffe= tes eresc.ïf-^ —(=-VJ—=^=g—f^—«Hr-ft >r.prjj>i sir— V]7 ¦ 1 •-fi' •• p • * * l m_,_1—'__ __!____J —t- —f -* —¥ ¦kt mf tt mt h , .J - S- h : é- -é-y -.m—m—i L_£-pocrale.La question so lèvo mena.ante, île tempi cn tein|is, pi nque suns solution.On pari on guerre contre le corset, on inédit do ces ennemis cuirassés qui, hélas 1 reviennent plus rigides et plus fermés que jamais.U me serait difficile de répondre avec l'aido do maa il pies lumières liersonnellos : omis voici que m'arrivo un secours Incsjiérê, 11 y a quelques semaines, uno jeune femmo, aimable et Jolie, une Iloumaine.qui a fait A Paris, aux cours de la ses études médicales, Milo Tlllka, vient de passer victorieusement sa these de docteur en médecine.Or, cotte thèse, très documentée ot fort appréciée, traite précisément des méfaits du cor-sot.Je viens do la lire, do l'étudier, et je vais imiter mon sujet "ex pro-fesso".avec ln science dea autres, ce qui est souvent lo mieux qu'on peut faire.Mlle Tillka.d'ailleurs, est deux fois renseigné", puisqu'elle est médecin et femme ; elle peut, uiieux que personne, parler pur cxjiérlenco.Kilo avait A lutter cotitro la mode, c'est-A-dlre contro un ennemi qui ne se rend pas facilement, ou mieux no se rend pas du tout.Kilo a entrepris» le bon combat, uvec vaillance, ot.rndicalo, ello ne demanda pas la transformation du corset; mais plus encore, sa suppression complète.Nous verrons, tout A l'heure, les motifs de l'ostracisme.Nous trouvons ridicules, dit-elle, les femmes chinoises qui arrêtent l'ac-eroisseinent de fours pieds par un jeu do bandelette*, ot se confectionnent des moignons d'uno telle exiguïté qu'elles peuvent A peine ne tenir debout.I.b bien, quols que soient les inconvénients de co traitement, puisqu'il ne s'adressa qu'A des extrémités Inférieures, il reste loin des méfaits du corset, qui comprime les organes essentiels do In vio ot provoque de terribles ravages.¦ Le corset, il était Inconnu des Grecs et des Ho mains qui, pourtant, étalent d'uno coquetterie raffinée ; les fouîmes do cetto époquo portaient des ceintures qui soutenaient doucement la pol-trlno et, en France, co n'est (pie sous lo rêgho di.Henri III qu'on volt n|>-paraitro lo corps do baleines pour los hommes et les femmes ; on attribue en général cette importation A Catherine de M .-il 11 in qui cn aurait ptliBé le uiodèlo en Italie où le corsage A lames de fer faisait fureur.Ce supplice dura jusqu'à la Révolution qui lo supprima avec le reste, et l'envoya rejoindre les habits A la française et les perruques de l'aaeien régime.Il reparut, plus tard, en cor-sot A la paresseuse et devint le corset lacé qui s'est perpétué jusqu'à nous.Ce sont les buses, les baleines, les lames d'acier permettant au corset do rester appliqué sur le corps, sans re plisser, dans le mouvement, et do faire un relief exact do la forme de la taille, qui causent tout, le dommage : surtout que de l'usage du corset A l'abus, le passage est facilité par les lacets du dos, et la feuimc peut lo franchir A Bon gré, en les tirant fortement; or.en dehors do toute autre question plus grave et do lésions réelles, l'hygiène exigo un vêtement qui ne comporte ni ligatures ni constrictions compromettant la cired-lation sanguine: la peuu respire et joue un role important dans l'excrétion ; si les vêtements sont serrés, l'échange d'air ne pent se faire, alors la peuu bo flétrit et devient rugueuse, avec atrophie do la paroi.Tel est le point de vue hygiénique.Au point de vue physiologique, les accidents sont plus graves encore.I-a cage thotrieique 6est pn continuelle voie d'accroissement jusqu'A l'Aire de vingt-cinq ans chez, la femme et trente-cinq ans cher, l'homme ; or, on enserre les Jeunes filles dnns la cuirasse A la modo dès l'Age do treize ans : aims1!, sous rinfluenco do cotte constriction permanente, les cinq ou six dernières cotes sont refoulées en do-dans ; il on résulte le diamètre du thorax diminue progressivement et que le thorax dans son ensemble revêt la forme d'un cone—qui devrait être sa vocation naturelle—mais d'un baril ; le déplacement des viscères thoraciquos et abdominaux en est la conséquence naturelle : le poumon et le cœur sont refoulés on haut ; le foie et la rate, se déplaçant vers le bas.demandent A la partie inférieure do l'abdomen l'espace qui leur manque ; et le rein droit entraîné par lo folo.s'abaisse lui-même lo long de la colonne vertébrale.Il résulte de ces déplacements et villégiatures anormaux, des troubles respiratoires puisque le poumon, enfermé dans uno cago thoracique trop étroite, ne peut permettre A l'air de vivifier le sang : 4e poumon est passif et no fait que suivre le mouvement de la charpente osseuse : Ri cette loge est arrêtée dans son développement la capacité pulmonaire diminue aussi, et naturellement des troubles respiratoires naissent les troubles de la circulation.T)o 1A.les évanouissements, los syncopes, les palpitations chez les femmes qui se serrent trop la taille : lo Réjour dans un endroit, peu nêré, une émotion un peu vivo une station do-bout cl prolongée suffisent (1 déterminer chez olles la perte du sentiment avec pAleur de la peau et suspension de la respiration.Nous nous efforçons de nous faire comprendre en employant le moins possible do termes scientifiques : maintenant, nous allons entrer dans lo vif de notre sujet, avec les effots pathologiques, ceux qui concernent, le plus directement la santé et sont plus A ln portée ds tous que les théories des déformations anatomiques.Nous suivrons encore sur ce terrain lu thèse do Mlle Tyllka, vraiment utile A consulter.Le principal organe lésé par la compression du corset ost précisément celui qui est lo plus utile A l'existence : l'estomac.Saisi entre ln rate et 10 foie, il s'aplatit et bascule on bas.11 souffre des troubles A la fols mécanique- et chimiques.17ne femme trop étroitement cor.se-téo ne petit alimenter régulièrement, aussi A la moindre absorption ello sent, une suffocation qui la fait renoncer eux meilleurs plats, et lui interdit de boire.Lo peu d'allmonts qu'elle a pris no passent pas.I,cs troubles nerveux résultant de ces désordres provoquent chez les femmes sanglées — surtout lorsqu'elles ont une certaine opulence de formes— la congestion A la fin ties repas, avec alternatives de pilleur et de bouffées chaudes A In face, et leur fait attendre a' ec.angoisse le moment oil elles pourront quitter la position assise et rendre, étanl debout, un peu d'espace A leur estomuc A qui la dilatation en avant est absolument interdite.—o— Le rein droit sous l'influence des compressions devient parfois mobile ; cette affection, rare chez l'homme, fréquente chez la femme, prend lo nom familier de "rem flottant." Kt voici, A côté do l'affirmation scientifique, l'appui do l'exemple matériel qui nous arrive.Ne venons-nous pas de voir la plus célèbre des chanteuses parisiennes do café-concert, Yvette Guilbert, pour l'appeler do son nom, qui a dû tout A coup suspendre ses représentations pour subir l'opération do l'ablution d un rein ?VollA-t-ll pas do quoi terrifier les femmes A taille trop fine, quand on saura que l'artiste fêtée du public, avoue, elle-même, qu'elle est une martyre du corset, contre lequel elle n'a pas assez de malédictions, hélas! tardives.La neurasthénie, la maladie A.la mode, prend aussi sa source dons les affections stomacales.certaines femmes jugeant élégante la réduction de leur corpB A l'état do squelette.L'anémie et la chlorose sont duos le plus souvent A uno compression pré-maturéo.car c'est ou moment où les organes prennent leur essort qu'on les comprime et quo la Jeuno fille voit s'avanouir son teint rose et vermeil et la fraîcheur do printemps qui fait tout son charmo.Tel est le résumé du procès fait par Mme Tyllka A l'armature réputée indispensable par la presque majorité des fournies.Il est appuyé de faits topiques qui amènent lo friasofl A la simple lecture.Nous en soumettons les pièces aux Iiat'tics intéressées, car il est certain que rien n'est curieux et suggestif cotnme cette thèse, documentée, ot consciencieuse.Mais, diront nos lectrices: "VoilA 10 mal.soit , maintenant, apprenez-nous où est lo remède, cnr.vous autres hommes, vous n'avez pas comme nous dos."servitudes" A soutenir ot A protgégcr?" Notre docteur est trop femme pour ne pas s'êlre.préoccupé des nécessités féminines : Il jiropose donc de remplacer le corset par une brassiere de toile forte, ajustée A lu taille, et descendant Jusqu'A la ceinture.Celle-ci sernlt munie de baleines pour soutenir les seins tro|i souvent amis de.l'indépendance.Obtient!ra-t-il gain do Cause, l'aimable docteur ?J'en doute, car la coquetterie féminine prévoudra toujours contro les meilleures raisons, et jusqu'au Jour 011 la modo décrétera qu'il est de bon ton d'avoir une taille naturelle, les femmes continueront A se défor-mor cn so sanglant outre mesure.Toutefois, U m'a paru d'intérêt hygiénique ot social do vulgariser auprès des mères de famille, la thèse, scientifique d'unu foraine avisée ; ce sera pour elles commo un avertissement salutaire d'où elles peuvent tirer leur profit.Co faisant, j'aurai, moi, répondu au désir de mou correspondant, tiui a parlé au nom de beaucoup d'autres, el, puisque ma conscience sera satisfaite, j'aurai crié le '' péril," comme lo muezzin, en Orient, crie les heures, du haut du sa tour.FKI.1X IilitJUESNEL.CONSULTATIONS GRATUITES Heure» de bureau : 9 a.m.A midi, 3 à :> p.m , s ;> 10p.m.I-rs personnes malades qui desire raient consulter nos médmus spécialistes, pourront les voir aux heures indiquées ci haut.Blancs de queutions, échantillons de Pilulm de 1x>noi>k Vis et notre livret " la Prolongatiml»c entre la mère et la fille, * - -1 ï.-— t ne comprend paa pourquoi ollo lit moin* d'anVc-tlon dan* le* yeux do ** mon* ; la more reproche mue'temenl a *a fill" d'aica-I' ti- i tou* le* regard*.Du reste, elle ne no rend pa* un compte axact du non Injustice.On ne snlt ce qu'ello a, on n'étonno autour d'olh-aan* deviner.On nrouno li-* nerf* de ce changeiurni do caractère.Non, c'twl sa vanité qui est.malade.Kilo avait co travers d'aororilor beaucoup d'Importance aux Dntlt>rio* n.l.t inc.¦¦[ le en Joutaaalt trop, elle on \lvaii Kilo est, carte*.reste* Irréprochable, mat* 11 lui Hait doux d'entendre dire : " Vollft la belle Mme X .".de sentir le poldn do* regard* ai'miruteum, do pnsnedar, sur le* autre* fomtnen, oette super Inrttn si enviée do In b—"tl Mal* vollft quo l'atlonllon so pnrtiiitn.On .lit -Oh I la Jolie Itlleltot c'est In Mlle do la hollo lime X .PulS : —Oh lu dolirioun* mmo fillo I c'est la •fila d* Md- X No trouves.voua pa» «ol-lo-ft un pou vieille?Eh oui! ollo vieillit un peu.De louts In Jeune»*) de h» fille.Kt ,a pauvro fvm-mo souffre cruellement.Kt cette aouffran-or, qui n uno vilaine c*«*o.l'nnlaidlt.Le* femme* s'epnrgnernipnl ce* retour* en arrière «"t oe* déception* mt ollo* dftdai- S'uïi ¦¦¦ un pou plu*> "lo inonde" ot loi ont m u co*: ni olles restaient-un imii plu* au foyer et vivulent davuntage pour l'époux ot lo* enfants.El loi *e r»-t ouïraient alors franchoment de voir Krandlr leur fille; ollo* admireraient, heureunen, as l>eautA naissante.Kilos lnlwralent tout regret de leur I-entité, en contemplant svtc amour leurs charme* dlaparu*.dans ceux ils leur enfant II faut prendra ce* sentiment* do bonne lu'ure.as dire courageusement.— Mu henufé imss'To commo l'horlio de* chain p*.Pu|* port* t co 'm'"!"." 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