Le passe-temps, 1 janvier 1903, v. 9, no 211
-26 E PASSE-TEMPS Vol.9-Wo 211 MONTRr'lAL, 25 AVBU 19( 1 Le JVo, Se; anciens Nos, 10e $2.20 * Valeur des morceaux de musique contenus Voir la liste de Nos Primes à dans le présent numéro ^ la page 55.«SUT * $2.20 THÉODORE HOTKEL TEXTE : Portrait i THÉODORE BOTREL.Ciiioniqvr r>r Quinzaikr i AU FIL DE LA PLUME.Albert Loirac Porsir : SOURIRE D'AVRII.Sii.i.y Prudhommr MonoloouE! LBS LU NETTES DES GRAND'MERES.Chanson : OUSQU'EST L'C'OFFRE-FORT._.Constant Sv i v Court ur Cisraux : CONTRE LE FÉMINISME.GtTfM Maupassant Thratrr: LA VIEILLE MAISON finite).Andrr Tiirurirt 'ruillrton 1 GRANDE S — Recreation ; — Jeui de société ; — Pour rire, ots., etc.MUSIQUE : CHAN1 QUO VADIS, paroles de T.Biitrkl, musique de GtORORI Mii.o 0.25 LES PETITS SABOTS.TlltoiWRE Butrkl 0.15 VACANCES.l.'AtBK G.Ducas 0.25 M'AIMES-TU?.GOUMOD o, lo LES MARIS, CA CRIE TOUJOURS.Liotvtt.i.r 0.10 PIANO RÉVE DE BONHEUR, valse.Lron DlijriN 0.60 NANNAVALSE.A.Charbonnier 0.25 VIOLON tt PIANO ROMANCE SANS PAROLES.C.M11.0 0.40 -2 5° LB PABBB - TEMl's MUSICAL, LITTERAIRE it FAMTAI>ISTB /'"''''' mm / re Insertion .Insertion* rabNqmtBtN *••>¦_.Condition* libérales poor annonce* à tons terme.Los annonces font niMUréOB BUT I'aeate.10 cU lii littie Tout*, drniatde de char» nit d'adresse doit être weomi aanfe de l'ancienne adrefwe.Pour > I ! ¦ i * ¦ 111 i 111 h' r de rccetoir ce journal, il faut hm ir i-aje tous ws an'rase*.Lei manuscrit! i ubllés uu non ne boni pax rendus.Adresses toute couuiunieatiun I.K PAS.SK-TEMPS.Montréal.Can.MONTRlAL.25 AVRIL 104 \ DEMENAGEZ-VOUS ?Prière à no abniihrf i/ui déménagent île noue faire eniitiailrr leur nouvelle a-lreu e le plv* lot punih'e.AVIS AU PUBLIC On peu! se procurer les anciens numéros du Pamk• TlMFl en s'adrcsaanl a tous nos agent» locaux, mais plu.particulièrement aux adresses suivanlea : ; Utmlrêa, : C.B.Hettocheia, Jto Marianne, tél.E.2313.Arthur l'on, 1892 Ste Catherine.Mme A.Bélanger, 1376H Ste Catherine.T.O.Ranger, 780 Ontario.A {.luiàtt : El.BéUnd, 276 tue St Jean.A Ollami : Chs St-Jacques, 263 tue Water.CHRONIQUE JJE QUINZAINE AU FIL DE LA PLUME I nques ! L'épidémie du mariage va resévir plu» , n •>:.!¦ que jamais.Psychologi-quuiiH.l.ea -iv premiers mois.Ih ne sont que deux sur la te ne, ou plutôt, dans la lune./ naturellement, et /.»*', assurément I A ('.ni de rares exceptions — oh I combien ! — leurs relations antérieures avec la société de notre banale plancle, ie veux dire la Terre, sont lompues : le petit dieu Amour, si malin, — a ce qu'on dit — d'un coup de obami les n anéanties.Llle, si pudique, ne s'en réjouit pas tout haut ; /.mijure — joliment — que sa petite — quand même elle aurait six pieds et demi et pésciait 250 livres - - femme chérie vaut bien père, mère, sœurs, frères.cousins, amis et connaissances.Il a raj son cet homme, paice qu'il est heureux, j«ara loxalcmcnl.D'ailleurs, h Ile nr di-culc pas les opinions de son petit — revoir plus haut la («renthèse — ange da mari, chéii aussi ; elle ne discute pas, et pour cause ! Nous n'en sommes qu'aux trou premicis mois.Elle suppose bien, par instants, — les fem mes sont si précoces qu'en dehors de la petite humanité que forment Elle et lui, il doit exister une réunion d'individus quelconque pour lesquels le soleil cou de scent a ce que la Terre tourne encore autour tic lui, comme Elle autour de son man, mais un petit |>cu moins vite, peut être.Elle icjctte loin A'Elle aes pensées impor- Nous donnons aujourd'hui, en première page, le portrait de Théodore liotrel, le barde breton qui est venu visiter ses cousins du Canada.Aux pages de musique, nos lecteurs trouveront une de ses meilleures poésies, mise en musique par un autre Breton, Mr Georges Milo, dont on a déjà pu apprécier ici le talent de compositeur.Nous empruntons a un confrère les lignes iuivantci, au sujet du poète chrétien, Théodore liotrel : C'est un poète qui vient de France ; nous aimeionsdonc i enterdre resonnei surges lèvres la fanfare des rimes.Par ces égare-ments présents, la France afflige le Canada, son enfant d'autrefois ; mais, avec Théodore Botrcl, c'est l'ame catholtque française que noua sentirons vibrer à l'unisson de la nôtre, et ce sera, j'en suis sûr, une délicieuse rencontre.Nous l'aimons, ce poète, pour la beauté de sa vie.Son nom, en effet, i! sonne harmonieux et sonore comme devrait sonner tout nom de poète.11 a fait le touT de la France, sur des lèvres enthousiastes, partout où le barde pus-sail, égrenant ses chansons.Il a passé les mers et ses sy)lal>es sonores vont bientôt réveiller les échos des rives canadiennes.La même émotion qu'il soulevait chez lui, en chantant la France et l'Eglise, il est assuré de la retrouver ici.Ses veis, ils sont l duit en français l'introduction.Diez était un Allemand, Quand M.(ïaston Paris, qui avait élu dié ù Bonn, chez Diez, le traduisit, il reçut une lettre où le savant romanisant lui disait : " Voici mon conseil, mon cher ami.Si " vous êtes en doute de ce que j'avance, suivez " votre inspiration et n'allez pas surfaire une ¦ autorité étrangère.Nous nous trompons tous, " et les vieilles gens sont spécialement sujetsà " ce défaut de se tenir attachés à une idée a " laquelle ils sont accoutumés.La jeunesse « est plus vive et plus libre ; elle trouve souvent ce qui nous échappe.Si vous me " découvrez des fautes, dites le sans hésiter ; " je vous en remercierai.'' "Elevé ocelle école et aussi à celle de son père, Paulin Paris, qui fut un savant de premier ordre,- M.Gaston Paris ne tarda pas à se placer lui-même parmi les philologues les plus réputés.Quand il succéda à son père dans sa chaire du Collège de France, vingt années de professorat et de iravaux personnels l'y avaient, à merveille, préparé, " Il fut de l'Académie des inscriptions et belles lettres, et l'Académie française l'appela aussi a tlle.Enfin, orsque M.Gaston Boissicr succéda a M.Camille Douce!, en qialité de secrétaire perpétuel de l'Académie française, et qu'il dût abandonner ses fonctions d'administrateur du Collège de France, celles-ci échurent a M.Gaston Paris." C'était l'homme du monde le plus exactement renseigné sur le moyen-Age.Il en sait l'hisloirc dans ses plus obscurs recoins et jusqu'aux anecdotes.Je lui ai entendu dire qu'il connaissait mieux les dessous du onzième siècle que les dessus du dix-neuvième; mais ce n'était qu'une boutade, car, loin de se tenir à l'écart et dans la rcttahe, son esprit curieux et aiguisé étudiait, fouillait les hommes et les œuvres de son temps." Ses réceptions du dimanche attiraient le Tout-Paris iutellecucl.Son cabinet de travail, trai.>foimée en "salon," était l'un des .Centres les plus intéressants que nous ayons.Des hommes politiques s'y rencontraient avec des savants, des poètes, des penseurs, des hUtoriens, qui s'appellent Bois&ler el Perrot, He red in el Sully l'rudhomme.Vigile, Sorel, Vandal.On y causait de toutes choses, a loisir et a l'aise.On ne cherchait pas à faire montre d'esprit et on y eût été mal venu à essayer d'étonner la galerie.On y était " en confiance " cl les opinions les plus contradictoires s'échangeaient, sans violence, sans heurt, comme il convient enlre hommes de pensée hardie, de parole mesurée et courtoise.L'alir.it de ces entretiens était réel que, tandis qu ailleu s, on était vite lassé d'une conversation même brillante, même légère, on s'allaidait, sans s'en apercevoir, che/.l'émiiient administrateur du Collège de France.' Gaslon Paris avait été marié à la petite-fil e d'Horace Vemel et il était l'oncle d'un de nos plus distingués diplomates, M.René Millet." C'était un travailleur inf-tigable.Doué d'une très grande force physique, c'eal à peine s'il s'accordait, chaque année, quelques jours de vacances pour venir se reposer sur ses terres d'Avennay.Dans ces moments de loisir, il se livrait avec plkisir li de longs exercices pédestres, son monocle a l'œil, muni de sa canne de I touriste, attentant, sans se lasser, les collines qui entourent son bourg natal.Il vient d'être terrassé subitement par une maladie cruelle, en pleine vigueur physique, en pleine maturité de son talent." Ces pauvres grands hommes ne sonl pas, hélas I plus que nous, humbles mortels, a l'abri des rigueurs de la mort, et comme le disait Malherbe, " la garde qui veille aux barrières du Louvre n 'en défend pas nos rois.' ' Maintenant, le Louvre, c'est l'Elysé, et leurs rois sonl des Présidents.Ça ne change rien a l'a (Taire.Albert Lozbau.BON A SAVOIR On guérit un rhume même opiniâtre en prenant du BAUME RHUMAL.D'autres remèdes ont été employés dans les mêmes cas, et ils n'ont pas donné de résultats satisfaisants.Le BAUME RHUMAL soulage dés la première dose ; il guérit toujours. LE PA 38 H • TBMPS 5' POÉSIE SOURIRiTd'AVRIL La grande Ourse, ai ch.pel dc l'Océ«n sans bonis.Scintillait bien avant qu'elle fût regardée, Kien avant qn 11 errat des pitre» en Chaldée, Et que l'âme anxieuse eût habité les corps : 'D'innombrables virants contemplent, depuis lors.Sa lointaine lueur aveuglément dardée ; Indifférente aux yeux qui l'auront obsédée, La Grande Ourse luira sur le dernier des morts.Tu n'as pas l'air chrétien, le croyant s'en étonne, O figure fatale, exacte et monotone, Pareille i sept clous d'or plantés dans nn drap noir, Ta précise lenteur et tn froide lumière Déconcertent la foi : c'est toi qui, la première, M 'as fait examiner mes prières du soir.SU1.LY pRUnUOMME.MONOLOGUE Les Lunettes des Grand'Mèrcs Ah ! les lunettes des grand'mères Si j'en tenais les inventeurs I Indiscrètes ct sorcières.Ce sont de vrais persécuteurs ?S 'es! - il commis quelque sottise ?Dame Paresse ou Gourmandise Ont-elles trop souvent leur lour?A ces méfaits, qui de vous songe ?Aux yeux de toua, sans mensonge.Vous nous croyez digne d'amour.Crac I.on frotte les ronds de verre : De votre âme, on cherche le fond : M Eh bien ! eh bien, dit la grand'mère.M Qu 'est-il donc écrit sur ce front ?." Impossible d'en faire accroire A ces yeux là.Chaque péché.Soudain se lève, en 1a mémoire.Rien de secret, rien de caché 1 Je suis à bout de patience.Foi d'écolier, je vous le dis, Et puisque je tiens ma vengeance A bas les tyranneaux maudits t 1 ! (Il va pour briser les lunettes.) Maïs, ce pouvoir qui me désole, Doit être *' double ".ma parole Car pour tout voir sont fails les yeux ?Alors, je suis sauvé pai eux I I I Si ces lunettes, dans les âmes.Lisent le " bien " comme le *' mal *' En leur honneur, je rends les armes, .Car leur savoir n'est plus fatal.Ce sera, pour plaider ma cause.Qu'elles verront " net ", toute chose ; J'ai de l'amour, plus qu'il n'en faut, Pour effacer chaque défaut.Des u doubles ' ' yeux de nos grand 'mères Petit* enfants, n'ayons point peur ! Elles diront nos doux mystères : Vivent les lunettes sorcières.Et vive aussi leur inventeur ! CHANSON OUS QU'EST L'COFFRE-FORr ?i Afin de vivre a notre aise, Ma it-111 m' qu'à beaucoup d'esprit, i- i! sur la terre française Courir partout certain bruit.Prétendant qu'un héritage Qui v'nait d'un monsieur K>aqu'fort, S'trouvait dans notre ermitage Caché dans un coffre-fort.It les gogos ébahis D'tous cotés poussaient ces ens : REFRAIN Ous qu'est, ous qu'est l'coffre-fort, L'coffre-fort qu'est rempli d'or, L'coffre-fort, l'coffre-fort De monsieur Kraqu'fort ?Ous qu'est, ous q.i'est l'coffre-fort ; L'coffre-fort qu'est rempli d'or, L'coffre-fort, rcoffre-fort De monsieur Kraqu'fort ?II Sur P appas d'elles promesses.Nous vécuro's comm' des emp'reurs 1 , 11 C'est nous qui sont les princesses, " Disait ma ferom', pas d'erreurs I.Nous avions dans notr* gal'rie, Des Raphaels, des Corots, J 'avais môm ', sans forfant'rie, Des for* aux pieds des plus Iwaux.Et les gogos ébahis D'tous côtés poussaient ces cris : RKKRAïN Ous qi'est, ous qu'est l'coffre-fort, L'coffre-fort qu'est rempli d'or, L'coffre-fort, l'coflre-fort De monsieur Kraqu'fort ?Ous qu'est, ous qu'est rcoffre-fort 1,'coffre-fort qu'est rempli d'or, L'coffre fort, rcoffre-fort De monsieur Kraqu 'fort ?III Afin que rien ne nous manque, Comm' chacun croyait à nous, Nous monlàm's un' maison d'banque Dont P succès fut des plus fous.Et ma fcmra' loin d'être l»éte, Inventant un long procès, Jura d'unir sa soeurette Afin d'arrêter les frais.Et les gogos ébahis D'tous cotés poussaient ces cris : rkkraïn Ous qu'est, ous qu'est rcoffre-fort, L'coffre fort qu'c»t rempli d'or, L'coffre fort, l'coffre fort De monsieur Kraqu'fort, Ou» qu'est, ous qu'est l'coffre-tbrt, L'coffre fort qu'est rempli d'or, L'colTre-fort, Pcoffre-fort De monwcur Kraqu'fort ?IV Comm' tout pats', tout lass', luut ca-se.Sans trompette ni tambour.Les miens et moi je m'la casse Bien tranquiU'iiicnt un lieau jour.Lorsque l'on vint sans mystère Pour ouvrir le coffre-fori On n'trouva, la chose est claire.Qu'un vieux lapin qu'était mort.Et les gogos éhahU U'tous côtés poussaieni ces cris : REFRAIN Ous qu'est, ous qu'est l'coffre fort, L'coffre fort qu'est rempli d'or, L'coffre-fort, I*coffre-fort De monsieur Kraqu'fort ?Ojs qu'est, ou* qu'est l'coffre-fort L'coffre-fort qu'est rempli d'or, L'coffre-fort, l'coffre-fort De monsieur Kraqu'fort ?Constant Sacle.i^ECREATIOB 76 - I.OOCK.Kll'rlK Rose, à l'une des trois Gorgones Otez deux cotes prestement, I.i plus charmante Je* personnes Apparaîtra subitement.lies réponses seront reçues jusqu'au 9 mai.Les dix premières réponses justes, acconqiognees de notre coupon dc primes.No ai 1 recevront un morceau de musique de chant ou dc piano, au choix.SOLUTIONS 74 — CHAKA.UK Coucou.CONTRE LE FEMINISME C'était à'une réunion de femmes politiciennes ; nn jeune homme demande la parole, et parla* en ces termes : " Mesdames, j'ai demandé la parole pour combattre vos théories.Réclamer pojr 1a femme des droits civils égaux àceux de l'homme équivaut à réclamer la fin de votre pouvoir.Le seul aspect extérieur de la femme révèle qu'elle n'est destinée ni aux durs travaux physiques ni aux longs efforts intellectuels.Son rôle est autre, mais non moins beau.Elle met de la poésie dans la vie.De par la puissance de sa grâce, un rayon de ses yeux, le charme de son sourire, elle domine l'homme qui domine le monde.L'homme a la force que vous ne pouvei lui prendre ; mais vous la séduction qui captive la force.De quoi vous plaignez-vous ?Depuis que le monde existe, vous êtes les souveraines et les dominatrices.Rien ne se tait sans vous.C'est ponr vous que s'accomplissent toutes les belles œuvres.Mais, du jour où vous deviendrez nos égales, civilement, politiquement, vous deviendrez nos rivales.Prenez garde, alors, que le charme ne soît rompu qui fait toute votre force.Alors comme nous sommes incontestablement les plus vigoureux et les mieux dou*s pour les sciences et les arts, votre infé iorité apparaîtra ct vous deviendrez véritablement des op-primer*.Vous ave* le beau rôle, mesdames, puisque vous êtes pour nous la séduction de fa vie, l'illusion sans fin.l'éternelle récompense dc nos efforts, ne cherchez donc point à en changer.Vous ne réussirez : as, d'ailleurs." Des sifflets interrompirent l'orateur qui des cendit de la tribane.GUV HE M AI'FASSANT.SUCCÈS IMMÉDIAT Ixs personnes qui souffrent d'affections des voies respiratoires, de maux de gorge, d'enrouement, de rhumes, de bronchites, trouveront un soulagement immédiat en prenant quelques cuillerées de BAUME RHUMAL.Le succès est immédiat.Clans le 4^oiple^,rtisli \ATlONAL FRANÇAIS — 1440Ste-Catherine — Tel.Dell Est 1736, Tel.Marc.yo — DRAME — Ucuirepresentations par jour.— PRIX — Soirees, 10, 20, 30, 40c, Matinées, loc, 15c, 20c, 25c.* THEATRE NATIONAL FRANÇAIS La reprise de M nom.L'af • fai • re fut bien-tôt fai - te (Un ma - rl n'me f 'sait pas peur), Les premiers jours c'é - tait fê - te, Mais de-puis, ah I quel mal - heur 1 Dc ce qu'il dit je me li ¦ clic.Au diable soient les a - mour- ! C'est comm' les p'tits chiens ca • ni .ches, Les ma - ris, ça cri' tou • jours 1.C'est comm'les p'tits chiens ca • ni-ches.Les ma - ris, ça cri' tou-jours!.J'revais un mari poétique Qui m'emmèn'rai dans les bois ; Au lieu d'ça, dans la boutique, Faut rester trent' jours par mois.Nous somm's dans la qu'lincaill'rie : Si Qttéqa' commis beau garçon M'fait la plus p'tit' agac'ric, Y s'enlèv' comme uu ballon I De ce qu'il dit, etc.Un jour, j'avais la migraine, Fallait qu'j'aill' voir mon docteur ; Comme il demeure à Vinceniies Et qu'il est jeune et farceur, J 'suis resté ' quint 'jours partie.Jean voyait la chose en noir : En r'venant, j'étais guérie, C'est tout c'qu'il avait à voir I.De ce qu 'il dit, etc.J'ai fait l'achat d'un' voiture Et d'un joli p'tit dada ; Quand j'Ies conduis, j'vous assure Qu'on s'relourn', jc n'vous dis qu'ça I Dc c'tte voiture y bougeonne, Jc vous d'mande un peu pourquoi ?.Four sortir, quand j'n'ai personne.C'est lui qu'j'emmèneavec moi.De ce qu'il dit, etc.Il faut qu'on proclam' le divorce (La meilleur' loi d'un' nation).Sans quoi, j'ernployerai la force Four faire un' révolution.Dès lors vous n es'rez pas d'taille, Tyrans el maris jaloux.Et nous n'ccss'rons la bataille, Que quand vous s'rer- à nos g'noux I De ce qu'il dit, etc.la responsabilité de la fabrique ne vous parnit pas trop lourde, no pensez-vous pas qu'il serait bon de le faire voyager un peu ?M.Breuly se récria, alWgunnt, n n sos fatigues, non ses tracas, mais la nécessite pour Paul de se mettre iapi-doment au courant des affaires, mais son isnlemont à elle, Régine.— Isolée I avec votre tendre sollicitude, et l'affection si vraie do Suzanne ! Y pensez-vous ?J'attendrai sans tristesse pourvu que mon frère r oit houreux.Paul est jeune, il devra renoncer à beaucoup de distraction* pour «'occuper do la verrerio, Uiasons- 10 jouir un peu ; la vie nomade le fatiguera vito ; il nous reviendra avide de travail el de tendresse.— Qu'il passe alors quelquo temps près do toi avant de voyager.Voilà doux ans que tu no l'as vu, pauvre petite 1 Un soupir souleva la poitrine de Régine.— Non, dit-elle après un instant de silence, je me connais : si Paul venait ou ce moment aux Toureiles, jo n'aurais plus la force de lo laisser partir.Et le courrier suivant empirta, aveo le consentement de M.Breuly, les douces recommandations de l'infirme et ses souhaits d'heureux voyage.11 y avait trois ans de cela ! Trois ans, durant lo>quels Régino n'avait pas formulé un regret, un désii, dans les longues lettres qu'elle échangeait avec sou frèro.Maintenant, bla-é, fatigué, Paul Breuly soupirait après le repos." Jo reviens, écrivait-il à Régine, et, cetto fois, pour ne plus to quitter.J'ai assez, des voyages, de la mer, de* montagnes, des musées ; il mo tarde do voir tes beaux yeux pensifs, ma Gina, d'entendre ta voix, et, lo croirais-tu ?ma main tremble en décrivant ; " A demain." — Merci, mon Dieu, dit Régine après avoir longuement baisé ces der-niors mots, mon sacrifico porte ses fruits, nous n'aurons plus qu'à être heureux.m Qui n'a pas connu les délicieuses angoisses do l'attente d'un êlie tendrement aimé?.Il semble que nos facultés «ont doublées pendant lés heures précédant la réunion : l'oreille perçoit le moindre bruit ; les yeux se fatiguent à fixer un poiut unique ; les lèvres sourient, tout en murmurant d'avanca les paroles do bienvonue : lo cœur bat, ou proie à un troublo, à une joio si intenso qu'on ne peut les aua-lysor ; et, lorsque lo voyageur est là, dans nos bras, on voudrait suspendre la marche du temps, et faire durer toujours ce premier regard, ce premier baiser, ces larmes de bonheur, auxquelles se mêlent des parole* entrecoupées, ce colloque doux et mystérieux d'âmes-sœurs qui se retrouvent.11 y a du bonheur de l'Eternité dans cetto étreinte de l'arrivé.Puis les exigences do la vio nous rappollent.Tout alauguia, nous sortons do l'exta-ie pour retomber dans la réalité, en balbutiant: "Déjà!" Hélas I lechar- o est rompu, et il ne noua reate de cette minute suprême qu'un souvonir affaibli.Paul Breuly, dans sa précipitation joyouse, avait oublié d'annoncer l'heu- SI VOUS TOUSSEZ PRENEZ LE "BAUME RHUMAL" LB PABSH - TBMPS 27 re de eon arrivée; et Régine, bravait la fraîcheur d'une bello matinéo de printemps, ae tenait debout sur le seuil de sa chambre, Esns quitter des yeux l'avenue de marronniers qui s'étendait devant elle, en proie à une surexcitation nerveuse qu'elle ne pouvait calmer, — Mademoiselle devrait s'asseoir ou prendre ses béquilles, dit Françoise en jetant un chfile léger sur les épaules de aa maîtresse.Monsieur n'arrivera peut-être que ce toir.Mademoiselle sera brisée.—Chut I vioillo gron douse, ne mettez pas d'ombre aur ma joie; je me sens tellement heureuse, que j'aurais, mo eemble-t-il, la force de courir si j'apor-oevais là-bas mou chor voyageur.Nos guirlandes do rieurs font bon effot dans la grande allée, n'est-ce pas 7 SanB l'ouhli de Paul, tous nos ouvriers eussent été là pour acclamer son retour ; mais, vraiment, on no peut laisser en planton cos pauvres gens tout le jour.Oh I Françoise, qui donc ouvre la potito porto?.Cette démarche I.Ce mom.huir qu'on agite I.C'ost lui, Françoise, c'est lui I Coures, jo vons en prie j moi, je ne.peux pas, et jo me croyais ai forte I Le bonheur no fait donc pas de miracles I Et Régine retomba sur son fauteuil en tendent les bras à son frire, dont la figure joyeuse s'était subitement rembrunie.— Dans l'ivresse du retour, mur-mura-t-il, j'avais tout oublié.Pauvre Gina ! Bientôt, il fut près d'elle, et, pendant quelques minutes, il y eut un échange do baisers, de caresses, de paroles sans suite.— Tu pleures ?dit-il enfin en appuyant contre sa poitrine le visage de sa sœur.— De joie, bien aimé, va, ne t'inquiète pas; ces larmes sont très dou ces, et jo crois bien que j'en ai vues aussi dans tes youx.Il lui sorra la main.— J'ai toujours sonti que je t'aimais, Régine, mais jamais comme à cette heure.U faut avoir vécu longtemps loin du foyer, pour comprendre ce qu'on éprouve en trouvant au ro-tour une affection vrnio .Tu es ma mèro ot ma sueur tout à la fois.Gina, voilà pourquoi mon cœur bat si fort.Je me domande maintenant comment j'ai pu restor loin de toi.En tous cas, nous voilà réunis pour toujouis.Mais, j'oublie mon oncle, pourquoi n'est-il pas là ?TJn nuago couvrit le front de Régine, et elle raconta à son frère le départ précipité de M.Brouly.— Pauvre chor oncle I conclut-t-elle, il était si heureux do te faire les honneurs de l'usine : que cette croix lui a paru lourde ; mais o'est un vaillant chrétien, et il s'est résigné.plim vite que moi.je l'avoue.Sans la religion, nous serions parfois m'en lâches.Paul ne répondit pas, et Régine so sentit au cœur une vague inquiétude.Son frère était-il devenu indifférent ou sceptique pendant ces longues années d'absence ?Elle n'osa éclaircir tout do suite ce doute douloureux, et ce fut d'uno voix enjouée qu'ello reprit : — Allons, ouvro cette porte, ot prends possession do ta chambro ; puis tn iras à lu fabrique to montrer aux ouvrier» impatients de saluer leur nouveau maître.Nous nous retrouverons à midi, j'ai invité à déjeuner les principaux employés; à la veillée, nous commencerons nos causeries.Il faut que tu me racontas en détail tous tes voyagos.— Et toi, Régine, que diras-tu ?— Oh I répondit-elle avec un fin sourire, les femmes ne aont jamais embarrassées; ne t'inquiète pas.Elle achevait ces paroles, quand un pas léger fit craquer le sable de l'allée, et une voix fruîoho demanda : — Puis-je entrer, Gina ?Jo viens de bonne heure, pensant que ton frèro sera là ce soir, et.— Et tu arrives à merveille pour le saluor.Ne prendB pas cet air effaré, je t'en prie.Paul, viens donc refaire connaissance avec Suzanne Nordez.Le jeune homme s'avança, et, attachant son regard sur la jeuno fille rougissante : — Vraiment, dit-il, je n'aurais pas reconnu ma compagne do jeux : la petite Suzon, que je provenais sur mon dos aveo bonheur.— Je n'aurais pas reconnu non plus ma complaisante monture : tant d'années se sont écouléos depuis lors I.Il n'y a que Régine pour garder sa chère belle figure éternellement jeune.Adieu, Monsieur, au revoir, Gina.— Comment ! lu pars déjà, sans mémo t'asseoir ?— Oui, je venais l'embrasser et savoir de tes nouvelles.Or, j'ai donné me- baisers, tu es gaie commo uno linotte, donc je me sauve.Et s'échappant dos bras do son amie, Suzanne partit d'un pas rapide.— Ello ost chai mante, dt la voix grave de Paul Breuly, qui la suivait des youx.— Charmante I répéta Régine.C'est sa tendresse qui m'a soutenue pendant notro longue séparation.Son âme est pétris de douceur et de virilité.J'adoro cette enfant! — Dois-je être jaloux, Régine î — Jaloux 1 répondit-ello avec le sourire qui la rendait si séduisante, comme si jo pouvais aimer quelqu'un plus que toi, Paul I Dès lo soir môme, le frère et la sœur, assis l'un près do l'autre, la main dans la main, entamèrent un de oes entretions intimos pondant lesquels les heures s'envolent aveo une désespérante rapidité.Dans la journée ils s'étaient peu vus.Paul ayant visité la fabrique en détail.Kt maintenant les questions, los réponses se pressaient sur leurs livres entremêlées de sourires et de baiser.— Pourquoi me rogardes-tu ainsi 7 interrogea soudain Régino.— Parce que je suis heureux de te retrouver telle qu'il y a cinq ans.Suzanne Nordez a raison, Gina : les années passent sans laisser de traces sur ton front, et los prétondants à ta main ne doivent pas manquer.— Je n'aurai d'autre famille que la tienne, répondit lentemont Régine.Tant mieux si je ne vieillis pas : ta femme me considérera comme une sœur aînée, et tes enfante entoureront avec moina do crainte mon fauteuil d'infirme.Paul bo mit à rire : — Grâce à toi, dit il, je me vois déjà à la tête d'un petit bataillon.Crois-moi, Régine, de plusieurs années encore je ne veux pas changer ma vie.J'ai besoin de repos maintenant : les voyages finissent par lasser, et je ne puis te dire ce que j'ai éprouvé en mettant le pied sur le sol français, surtout tn revoyant notre jolio rivière, les toits rouges de la fabrique, les Tourelles dan.los arbres du parc.Jo ne suis pas sentimental ; mais il y a autour de moi un atmosphère do bien-être indéfinissable, que jo veux faire durer le plus possible.Plus tard, bien plus tard, tu choisiras toi-même celle qui devra être ta sœur.L'infirme sourit, pensant, au fond de son cœur, que le choix était déjà fait.— N'as-tu rencontré Bur ta route aucune femme pouvant te oaptiver ?interrogoa-t-ollo.— Si, j'ai trouvé beaucoup de sirènes, des jounos filles très belles, très séduisantes, aveo lesquelles jo valsais de bon cœur, dont j'étais le cavalier empressé pendant uno promenade à cheval, oa en bateau ; mais la femme que je rêve, une femme comme toi, Régine, je ne l'ai pas encore trouvéo.— Flatteur 1 dit-elle do sa douoe voix.Voyons, changeons de sujet: ei-tu satisfait do ta visite à la verrerie 7 — Certes ! l'oncle Breuly a bien fait los choses ; les bâtiments sont admirablement entretenus, l'installation ost améliorée, et ma longue oauserie avec Solois m'a prouvé que le travail était loin do chômer.— Cher Solois I fit Régino, c'est notre meilleur ami, le type de l'employé" fidèle.Mais, il vieillit, Paul, nous disions, avec mon oncle, qu'il faudrait lui adjoindre son fils Benoit, un garçon do vingt ans, ploin d'honnêteté et d'intelligence.— C'est faoilo ! sou amour-propre ne souffrira pas d'avoir un des siens aveo lui ; je réglerai cette question aussi délicatement quo possiblo, sois trauquillo, sœurette.— Et les écoles, les as-tu visitées T — En premier lieu.Cos constructions nouvelle- m'intriguaient beaucoup, ot, vraiment, c'est fort bien aménagé.— N'est-ce pas ?dit-elle toute radieuse.Songe dono que njs petits verriers étaient un peu abandonnés : les babys restaient souvent seuls à la maison ; et, ne pouvant toujours avoir près de moi los atués, aux Tourelles, ils vagabondaient plus que do raison aux heures do liberté.J'ai pensé à élever des écoles, l'onolo Brouly m'a laissé faire.Les Sœurs surveillent les fillettes, leur apprennent à travailler, et les Frères s'occupent des garçons aveo un zèlo admirabl".Nous aurons ainsi plus tard d'excellente ouvriora et de bons chrétiens, je l'espère.Un léger sourire glissa sur les lèvres du jeune homme.— Paul, dit cette fois Régine eu plongeant son ol tir regard dans les youx de son frère, deux fois aujourd'hui il m'a semblé que sur un point important, nos âmes n'étaient plus à l'unisson ; aurais-tu oublié la foi do tou enfance ?— Jo n'ai rien oublié, mais j'ai beaucoup lu, beaucoup vu ; sans être sceptique, je suis devenu indiff irent.Quo ton visago ne prenne pas cette expression douloureuse : l'arbrisseau, battu par le vent, est maintenant en lieu sûr, ot les tendres soins de la jardinière Régine p mrront faire reverdir los rameaux dépouillés.- Ils se séparèrent sur ces mots ; mais, quand l'infirme ee trouva seule dans sa chambre, ello joignit les mains, tandis quo ses yeux allaiont chercher le crucifix qui l'avait si souvent consolée — Nos joies ne sont jamais de longue durée, murmura-t-elle ; quand le malheur viendra étroindre le cœur de Paul, où puisera-t-il sa force et sa résignation, Bi ce n'est on vous, mon Dieu?IV Deux mois s'étaiont écoulés depuis le retour de Paul Brouly, et le jeune hommo, avido de repos, ainsi qi'il l'avait dit le jour de son arrivée, n'avait pas quitté les Tourelles.Il partageait son temps entre lo surveillauce de la La PERFECTION dans la COUPE ko0tkau HOM S IM 1*1.1 Kl fc ET P&c1lk X APPtKHDM i^e SYSTEME LAMBERT; (Les petites barres représentent les nombres).Voyez toutes les jupes qu'on peut tailler avoc ce système; de plus on [ peut tailler d'après los modes ^ nouvelles qui peuvent également s'y adapter à mesure qu'elles ee présentent.Mme BRETON est MODISTE DIPLÔMÉE, et elle se sert avec beaucoup de succès du nouveau SYSTEME LAMBER7, que ses nombreuses clientes apprécient hautement.De fait, c'est le meilleur système encore connu et le plus parfait ; il permet de tailler DIX-HUIT PATRONS DE JUPES.Il est évidemment indispensable dans les familles.Toutes les jeunes filles devraient l'apprendre.C'est le système le plus facile, le plus simple et le plus économique.Mme Jos.BRETON a décidé de donner des COURS SPÊCIA UX pour l'enseignement de la coupe d'après' le SYSTEME LAMBERT.L'on peut s'inscrire en aucun temps en ('adressant à la directrice.N.B.— Les dames peuvent se procurer la NOUVELLE JUPE FRANÇAISE i couture courbe en s'adressant à Mme Jos.BRETON, 107 rue St-André, Montréal, qui est seule autorisée a enseigner le Système Lambert pour le district de Montréal.i La nouvel.v jup-fnin-] çalse à couture courbe ne .peut être taiilf-o que par] e Système Lambert.LE BAUME RHUMAL est le ROI DES GUERISSEURS ca F AMB - TU M PB fabrique et de longues causerie* arec sa sœur, mettant volontairement nne barrière entre lui et le monde : barrière qu'il ne paraissait pas vouloir franchir de quelquo temps encore.Régine jouis-ait de cette tranquillité absolue dont elle prévoyait le pen de durée, et n'attirait aux Tourelles que le commandanl Nordez et Suzanne.Paul les accueillait avec un plaisir évident: il aimait lo vieux soldat, entreprenait avec lui d'interminables discussions ; mais Régine remarquait que ton frère n'avait jamais plus de verve, d'originalité, que lorsque Suzanne demandait un renseignements ¦ur les pays lointains qu'il avait parcourus.Elle délaissait son ouvrage, et, les yeux fixés sur le narrateur, écoutait attentivement le récit détaillé des productions du sol et des mœurs étranges de ces peuplades inconnues.Et quand Paul, après avoir reconduit le commandant et sa nièce jusqu'à la grille du parc, rentrait donner le baiser du soir à sa sœur, le cœur de oette dernière battait de joie, en l'entendant dire presque invariablement de sa voix sonore : — La bonne soirée, Oina I nons sommes vraiment en famille aveo lea Nordez.Mais cette réclusion ne pouvait durer indéfiniment.On était au milieu de l'été, et Régine, pensant aux pluvieuses soirées d'automne particulièrement tristes aux Tourelles, à l'hiver qui rendait toute "ortie dans lo parc à peu près impossible, se dit qu'il falls it oréer à son frère des relations agréables et sûres, sous peine de voir, à la longue, cette vie intime lui devenir fastidieuse par sa monotonie.Un jour donc, elle tendit à Paul une liste préparée avec soin, et lui dit en riant : — La verrerie peut se passer do toi oette après-midi, je te charge de solder tous mes arriérés : il est temps de commencer tes visites.Comme il se récriait, alléguant encore son dégoût momentané du monde : — On s'étonne un peu de ta réclusion, continua-t-elle ; satisfais aux règles de la politesse, tu reprendras ensuite ton existence d'ermite.Et, cédant aux instances de sa sœur, il partit une heure plus tard dans li direction de la ville, non sans pousser de gros soupirs.Grand, mince, distingué, il ressemblait étrangement à Régine : c'était le mime front large et intelligent, le même regard, mais plus viril, le même sourire, mais moins fréquent sur ses lèvres que sur celles de l'infirme.— L'homme a tenu les promesses de l'enfant, murmura celle-ci en le regardant s'éloigner ; oh I que je suis fière de lui I Mon bonheur Bera complet quand je verrai Suzanne à son bras, et il est bien près de l'aimer, la mignonne I La tuit» au prochain numéro.ROBUR QUI REND OBUSTE Oel Incomparable tonique—ROHUR— raaèna à la lente let constitution» In plot «uuutfw.Eo tonte parfont.Dépôt, Pa» aauoii C.Bnj.n-nft, 73 Déaerr, Montréal.ACADÉMIE DES JEUX lie nouvelle).-Règles, n principe!.Oneeeei, con btnaisont tor to m !•• Jam, par Helbert d'Angers.Pria, 16c.eteo notre oonpon, lue.Adroete, le Peue-Teinpt.Montreal.CARTE DE MONTRÉAL Nous accusons réception d'une magnifique carte de la ville de Montréal, publiée par R.Beaugrand.Cette carte est imprimée en couleurs et contient une foule de renseignements nécessaires au public en général.L'article est en vente cher tous les Libraires et au bureau du Passe-Temps, 500a rue t.'raig.Comme faveur à nos lecteurs, nous expédierons cette carte sur réception de loc, accompagnés de notre coupon de primes.MONOLOGUES déjà parus dans le PASSE-TEMPS Ces monologues sont envoyés franco sur réception de 10c pièce.Prière d» désigner chaque monologue par ton numéro.i Fiancé S> M an Tonne.U 4 Chantent», U EPantalon, le Un moniteur qui oe Teut pa* changer eet habitude* 56 Roman de Jeanne, le 37 Ma*terCorbeau avec Muter Renard SS Grenouille qui Tonlalt faire lui au»«iin»»e que le bosuf 39 Médecin 41 Poor un rhume 42 Lonp ever l'agneau, le 02 On n'entre pas «3 Nlnl Pimbêche 04 Dimanche d'Kusèn*.le M Raptéme de Ilébé.I* SB Infant martyr 70 Mère du supplicié, la 71 Credo d'amour 72 N'ouvol an 73 Premier amour 75 Bur le boulevard 77 Chaste 78 Ohaaaaetleflde papa, let Il Jolimoiide mal •2 Grapholoele.la S3 Pourquoi?84 Epere.I' 87 Maître Jean S3 Joies matninonialeti lu W Po ur le drapeau 91 Chanton» de erand'n-er» W H Valae des feaUlee j*j 8 Utue d'un étudiant k une 142 «Indien le , Vu M {Tor allemand on la Trahi- J4 .00 du petit boatn ___ |g 97 Petit tambour de Grave- « lotte „ .jji 99 Morceau» du Paradll '« 102 Vagabonds, les »g lie.Toilettedn condamné», la H" U»; Merlan, le UX Compliment de Bébé 113 OhltasatessssMI* „ Kl 114 Homme aux grillon», I j» II» Papillons |2J 121 En famille .122 Tiens! voila la es»rne IM 123 Drame de la rue Mena» 12» Matter Corbeau 12« Une eeelandr» ' 127 Cheveu blano, le 129 Brouette, la 13 ES lee j™ 131 Naulrageur.le 132 Aiglon/P .lit 133 Parfait bonheur ».134 Grète det raffineurs lie 135 Poète v.138 BraTt* cœur» 13S Oui Doléances tnr l'Eipotltlo 1 Aux bains de mer Vieux poète, le Deux anges Clairon, le Hulletin de Tote Une distraction Simple histoire Dane le train A la grande latte Dégel, le Ll*ret, Its Contes de Perreault rxmi.lrt d'un nègre liai de monsieur Hotte, le Para Monceau Top petit eotur llrise du trabeau Va de* malade» dana la maison Mécontent le Erreur de Tsévelehmott Ches le dentiste Pat de monologues J'suis pat fixé 8i Marin» arait voulu .De 1*1 it Ilium Oh I let enfants )>élen(v Andante.Piano, IEEE m —m- *S0>~»-*-0- pûitpç-UnilQ mari! i tr chez IiOWeUlO, marchand tailleur, 1586 Notre-Dame.Assortiment corn-I HI I Ull f UUO nnDILLkll Plet de nouveaux patrons pour habillements et pardessus.Une visite est sollicitée VU PA88B - TBMPS HI poco agitato.f • » I i i ¦ s i —t**—-s—a-'-h :if— 4— h > i i # • -• P T "-ft— rit.3 3 ^ a tempo.-H- tVT—«-Al —i-n—i—s/—f ë-i—m-m—l-m 3» -S- ritard.«Biz*: -i- =2F= «ai ! i i r -jr»-!—«V)-r- ¦ mm-m- £1 n ¦ i : ; I /TN ST -i-f» FF* rr-f: rail.—.— i N-î Si vous tousssez, prenez le - BAUME RHUMAL r Ut fABSB-TWéP» SOMMAIRES nasicAax Ces numéros sont envoyés franco sur réception io cts pièce, ou 3 pour 25 cts.Toute personne payant un an d'abonnement d'avance ($1.50) peut choisir, pour sa prime.No 77 — ClIANT Mousquetaires au couvent, les-Vcrney Tout simplement-.-.Delmet Piano Faux tziganes, les, Sapho.Massenet No 90 — Chant Je regardais en l'air, Lis CloehcB de Comovillc.Planquette Berceuse d'amoureux.Pmdels No 78 — Ci 1 a ht Un nid sur une tombe.Poconglois Tes yeux.Martin l'uno ValBe légère.-.Widor Au pays do l'or, marche.Bion No 82 — Chant Silvio Pellico, romance.Manet Pansons gaiement notre jeunesse.Piano Simple aven, romance bans paroles.No 88 — Chant Mandoli Mandola.Marinier Petit doigt n'a pas tout (lit, le.Desormes Piano Mousquetaires au couvent, les.Vernoy No 84 — Chant Petit chat, le.Blockx Moutons ct dindons.Audran Piano Sweet memory, nocturne.Turner violon Mignon, fantaisie.Thomas No 80 — Chant Marquis ct marquise.Ruhini Ces envoyas du paradis.Audran Piano Polka des bébés.Van Look No 87 — Chant Amour sans domicile, I*.Ortvrau No parle pus, Rose.Maillard Piano Noctu rno.Musscnct No 88 — Chant Voua qui voulez des servantes, les Cloches de Corneville.Planquette Romance du baiser, la Mascotte.Audran Piano Sur la plage, marche-.Polzcr Bizarria dc Artisla, Polka,.Capitani No 89 — Chant Il va venir, \& Juive.Halé7y Dans mes voyages, Les Cloches de Corneville.Planquette Piano Féte Joyeuse, maiurka».Poligmic No 92 — Chant O Canada, mon pays, men amours.'.J.B.Labelle Ne parlez pas do mon courage, I.tb Cloches de Corneville.Planquette Jc suis un peu grise, La Périchole Piano Papillons.lcs, polka-mazurka.Léonvic No 98 — Chant Valse deszéphyres,la.Pourny Nationals, les.Roland Piano Passe-Temps, le, polka.Charbonnier Mandolink Danse des Fées.Lamoureux Piano Bons souhaits (jersey).Robert Etrennes Polka.-.Roy Viouw Berceuse du violoneux, la.Porducet No 105 — Chant Réveil d'un beau jour, le.Aerts Pie Joeu.Stradella Amour que qu'c'ost qn'ca, P.Pour qui ton coMir.Bévignani Piano Sourires printaniers.Boac No 100 — Chakt Chanson bohémienne.Villehichot Setae de Saba, la (cavatine).(iounod Chameau a trois bosbes, le.Malteau Piano Reine do Baba, la (marche).Gounod No 95 — Chant Amitié d'une hirondelle, 1'.d'Hack Jour où vous m'avez aimé, le.Clérice Piano Impromptu-Valse.Zimniermann Violon ou Mandoline Dans le Hamac.Fiévct No 98 —Chant Profitons bien des jours d'automne.A bas les paresseux.Dugas Chanson de Marinette.Tagliatico Couainc Marguerite.Nadeau Piano Humoreske.-.Grieg No 99—Chaut Ko ce château, les Huguenots.Vous m'avez fait pleurer.Doria Stances il l'Océan.Canute Co n'était qu'un beau songe.Rodel Piano Vive la France.Charbonnier Mandoline Avec toi.Lamoureux No 101 — Chant Sérénade aux mariés.Massenet Berceuae de Jocelyn.-.Godard Piano Barcarolle.Saint-Saëns Mandoline Ircos (marche).Belmi No 102 — Chant Lettre il Ninon.Delmet Dans les prisons do Nantes.Dugas Chanson du laboureur, la.Blockx Quand l'oiseau chaîne.Tagliafico No 108 — Chant Crucifix, le.Embarquez-Vous.Piano Marche de Rakoczy.Mandoline Ciguë.-.•• .Faure .Godard .Lamoureux dix anciens numéros.Chant dc beauté.-.Privas Canadienne, la.B.de la Sahlonnière Piano Valse du colibti.Varney Violon Souviens-toi.Camusat Mandoline Nuptialia.Anelli No 110 —Chant CbaiiBon du blé.Massé Papillon ct la Heur, le.Fauro Kissing-Bug, le.-.Varney Piano Bergers à la fontaine, les.Landry Mandoline Mariuccia.Carosio Violon l'rin rosse-Gavotte.CamiiBat No 118 — Chant A la Montagne.Dalcroze Mains de l'aimée, les.Privas Value espagnole (valse chantéc).Métra Si vous saviez-.Tagliafico Piano Ecoutez ceci.Wachs Mandoline et Piano Barcarolle.Cottin No 118 —Chant Au petit sentier.J'ai cinquante ans.Ce que l'on souffre.Piano Valsclte.Vioiaw Don bébé.Mandoline 11 facio délie rondini.Tiersot .Senécal .fessciro .Lcmaire .Bulot .Giovanni No 114 — Chant Vous souvient-il ?.Supins, les.-.En ramant.Reviens Lisette.Piano En vacance (polka-mazurka).Carnaval (Schottisch).Violon Uno pensée.Guitare M es to penbiero.Delmet .Dupont .Dihau .Coninck .Lcmaire .Plessy .Diodet .Zauibon No 115 — Chant Reine des songes, la.Chopin Grand'mère.Mendès Isabeau s'y promène.-.Dugas No 119 — Chant Aux mariés des Noces d'Or.Prévost Chanson de l'aveugle, la.d'Ancre Simple aven.Thomé Piano Tendresse (fantaisio romance).Senécal Violon Soir d'automne.Dolente No 121 — Chant Robert toi que j'aime.Meyerboer J'ai vu passer l'hirondelle.Dell'Aqua Piano Cascades, les (fantaisie).-Lafrenière Violon Gavotte du XVIIteaiicle.Bulot Mandoline et Guitare Dora, mazurka.Gilardenghi No 122 — Chant Mourir comme l'oiseau.Derome Di Provenza, la l'raviata.Verdi Piano Air de danse, a 4 mains.Ducoudray Bon voyage, marche.Metcalf Violon Noctumo.Reynaud Mandoline et Guitahe Petite sérénade.G.M.(A suivre) En «'abonnant ou en renouvelant aon abonnement au Pari -Tsmps pour un an ($1.50) on a droit, comme prime, i UNE PIASTRE de marchandise, a choisir dans nos différentes listes de primes.Pour nos lecteurs ao numéro, ces articles seront envoyés franco sur réception du prix marqué J 5c en moins par article, avec le coupon du pabsi-Tiuirs.ALBUM DE CHANSONS, contonant les plus beaux airs d'opéra et plusieurs chansons populaires.ALBUM DU CHANTEUR, les plus jolie* romances modernes-.25 AMI DU CHANTEUR (1'), recueil de romances et chansonnettes.25 CHANSONS COMIQUES, nouveau recueil contonant chansonnottos.35 CHANSONS POPULAIRES DU CANADA, par E.Gagnon, un fort volumo, beau papier.1.35 ECRIN DU CHANTEUR (1'), noté, mélodies, romancée, otc, leB plus nouvelles.36 ECRIN LYRIQUE (P), faisant suite à l'Ecrin du Chanteur.35 ECRIN MUSICAL (1'), rcoueil de chansons los plus nouvelles.36 GA1TE (la), voritnblo trésor du chanteur comique.GKliliK MELODIQUE [la], un bnnti recueil do chansons nouvelles.85 MUSE POPULAIRE (I»), recueil do romances, ehnnsonnetteset chansons comiques, un fort volumo.00 NOUVEAU RÉPERTOIRE VERANDE, contenant toutes les ohan- sons comiques les plus nouvelles ot les plus populaires.25 PLAISIR AU SALON (le), jolios mélodies, romances, etc.36 RÉPERTOIRE HARMANT, contenant les succès des cafés-concerts.2A REPERTOIRE VERANDE, chansonnier comique.25 RIGOLADE (la), véritable trésor du chanteur comique.36 bUCCES DU SALON, romance» nouvelles à grand suocès.36 déjà partis dans le Chansons & Monologues Chaque numérocontior.t une ou deux chansons notées et un monologue.Os numéros sont envoyés franco sur réceptiou dc 10c pièce.Abréviations: C.signifie CHANSON ; M.signifie MONOLOGUE 1—C.Descends donc, on va rigoler m.La, femmo et la pipe 2—C.Nous étions huit C.Ainsi Hoit-il, Huilai.Bill C.Berceuse d'un matin d'hiver «t.Le " P " de Célestin i—C.Les petites chatteries m.Nabuchodonozor 4—C.La chanson des cigales M.Blanchotte II—O.Les elections m.Le glteau de ma tauto 0—O.Diamond Jubilee Hymn O.Tu frais mieux d't'en méfier m.Je ne m'emballe jamais m.Le suicidé malgré lui 1 —C.Let) crêpes G.Ouvres vos blancs ridoaux m.La cuiller d'argent l—O.Mon héritage O.Chanson du toréador m.Ue que je pense 0—O.Ensomblo M.Lo locataire grincheux 10—C.IjO» oiseaux vont nicher C.Lo chemin de ton cceur h.Eloi, Latuile ll—O.I* Mirliton bouché G.lo ohampagne M.C'est tout le portrait do sou père 12—C.La valse du cliquot C.Concurrence al.Ou entre pas 18—C.Si vous croyez avoir rêvé O.I.os noces de Madeleine m.s mi Pimbêche 14 -C.C'est do l'amour O.L'onfantchantaitla Marseillaise m.Le dimanche d'Eugène 15—C.Ix» trois baisers m.Le baptême de bébé 10—O.La bioyolette m.Le chapoau-claque 9
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