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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 10, no 236
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1904, Collections de BAnQ.

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PER P-26 le passe-temps abonnements: poor l'amérique : un u, s1js0 : ill mob, 76 snli i poor l'europe: on an.lofri; lia moi., 5 fn ] Vol.X — No 236 MONTREAL SAMEDI, 9 AVRIL 1904 Le No, 5c ; anciens Nos, 10c 1.R.Ill I, Mit.i illl.-|.r.i|."."lin < mit,- 1"MHI \ t l'nuiida ANNONCES (,v«niv>w>ii«l ira insertion lOo la liane, insertion* subséquentes 5o Conditi v liberated pour aanoc «8 à loon terras (JjO AH y.Valeur des morceaux de musique contenus dans le présent numéro H^L.UU s**»** Voir la liste de Nos Primes à la page 47.$2.00 le R.P.Delor Sorarciaire TEXTE : L PotTHAiT : Le R.P.DELOR.Chronique n« Quinzaine.n.Geappilleur Porsik : LA FAUVETTE DU CALVAIRE.Hbgrsippe Moreau — LA CHANSON DU PAUVRE.G.Bbuno Monologue 1 LA PETITE MOTO-GIRL.L Marsolleau Déclamation : LES TROIS ETOILES .A.Charbonnier Coups de Ciseaux : LES DEUX CHANTRES.Jsan Rameau Feuilleton i PERRUQUES BLONDES (lutii).G.Lrnotrr Dans le monde artiste ; — Mondanités ; — Block-Notes ; — Graphologie i — Recreation j _ Jetur de société I— Ponr rire, etc., etc.MUSIQUE : CHA NI CHANTEZ L'ALLELUIA.Georges Rites o.oo MADELEINE.i-Darc-irr o.io Mme FONTAINE et Mr ROBINET.a.Olivier o.io CHANT, PIAAO ET VIOLON AVEVF.RUM.a.-J.Hamel 0.60 ' PIANO NOIRES ET BLANCIIF.S (Cakt-Walk).J.Beauchamp 0.35 SOUVENEZ-VOUS (Valu).Emma Vigrr 0.35 I.E PASSE-TEMPS MUSICAL, LITTERAIRE it FANTAIblbTK Parait loua lt* ./ui.itr four* .TOeU .61V Pour rj'n/ri^iw Un an.$1-80181*: mois .Pour l'Europe Un an.lOfnl Six moli.l'ayiiu.:: d'avant i azmoncm i Première Insertion .lOctalallm- Insertions subséquentes.5 ' Condition", libérales ponr annonces a lonir terme.Le* mononcei «ont mesurées «ur l'ac&te.Tont* dcmai |uc nos tnfants, pour la plupa t, sont trop pauvies jmiur a lit i étudier M Europe.I* C rnegie qui voudrait prendre soin de MM artistes en htrlu-, leur donner la culture qui leur convient, serait plus glorieux que cvLi qui se charge de nos hil.lkthèques publiques.¦• Les dramaturges fr.u e parut sur la scène, il fut accueilli par des cris, des hurlements et «les coups de sifflets.Paderewsky s'assit avec un calme parfait et tenta de jouer son premier morceau, mais le vacarme rerdit la chose impossible.M.Colonne, directeur de l'orchestre, adressa ta parole aux manifestants, les priant de laisser s'achever te concert, mais son allocution resta sans effet.Il fallut recourir .1 la police pour expulser Ici plus enragés tapageurs.Pour contre manifester en faveur de Pade-lew.-ky, les dames présentes a l'orchestre et dans les loges jetèrent MU la scène, les roses et les bouquets de violettes qu 't lies portaient au corsage el a la fin du concert elles formèrent la haie sur les trottoirs pour manifester leur sympathie a la sortie du pianiste.On dit que la manifestation n'était pas tant dirigée contre Paderewsky, que contre le piano lui-même.Ixs élève* du Conservatoire déclarent en effet, depuis peu, qne le piano n'est pas un véritable instrument de musique et qu'il ne devrait à aucun prix figurer dans un concert artistique.Ils auraient profité de la présence de Pa derewsky pour allumer leur théorie avec éclat.• MANIFESTA TJONS U est un moyen sûr de mettre a Paris la police sur pîed et de mobiliser des brigades d'agents de la paix, c'est de profiter du moindre incident politique pour convier " tout Français de co-ur " ft une manifestation.Pour cela on fait imprimer en secret des affiches que, ;la nuit, on colle sur les monuments publics, à côté des décrets officiels ; et une heure après le lever du soleil, le préfet de police téléphone dans toutes les directions dans le but " d'étouffer dans l'ceuflcs geimes d'une révolution ' '.Récemment, lors d'une expulsion retentissante qui mit le pays et la Chambre en émoi, une simple petite affiche convoquant des protestataires place de la Concorde, au pied de la statue de Stratsbourg, donna à penser qu'on allait se livrer aux jures désordres.Et des cordons d'agents furent savam ment disposés, des barrages établis, jsour disperser oa rcpousser^la foule : bref, tons les préparatifs de répression d'une émeute ** en herbe.' ' I* préfet de police s'agita pour rien et les curieux en furent pour leur frais.I.cs dom-se réduisirent ft quelques arrestations non maintenues, uu ou deax horions échangés sans conviction aucune, et deux Anglais.da Nord qui furent probablement pris poor "des gensss da Midi" et conduits par devant le commissaire, celui-ci n'insista pas et les renvoya se blanchir ft Londrca, Cette comédie de la rne peut se renouveler V Isément.Il suffit qu'un joyeux fumiste se mette en tête d'embêter la police el dépense pour cela les quelques francs nécessaires à un affichage nocturne.En un mot, la préfecture de police estrdans les mains du premier blagueur venu.Toutes les opinions étanl respectables, on ne peut empêcher jpersonne d'en organiser In propagande, surtout quand elles ne portent poinl atteinte à la propriété ou ft la sécurité des citoyens.Kt, pour retenirune catastrophe qui n'éclatera jamais, on met immédiatement un coin de la ville en étal de siège, à la grande joie des mauvais plaisants qui Ont réussi I organi ser le désordre.Il me semble qu'on a tort en haut lieu d'attacher autant d'importance ft ce projets de manifestation qui m'émanent point d'un vif sentiment populaire.C'est leur faire beaucoup d'honneur que de disposer pour les étoultcr un tel déploiement de forces.Mon avis est que ces manifestations, toujours ft peine dessinées, tomberaient parfaitement d'elles-mêmes.Quand les braillards se seraient promenés une heure ou deux en chantant la Marseillaise, avec des allures d'hommes ivres, vexés de ne point attirer l'attention sur eux, ils se disperseraient, se sentant ridicules.De ces groupes féroces, quels sont en effet les principaux meneurs ?Picsque toujours des jeunes gens inoccupés, des gosses en vacances, des étudiants qui 11 ecchent ' ' l'Ecole, el des badauds, des curieux qui veulent voir comment ça va finir.alors même que ça n'est pas commencé.A voir les sergents de ville qui les guettent, Pesprit de ces turbulents neconcoitque.de l'orgueil.Laisst/les faire, et bientôt la grrrrande manifestation justifiera la célèbre chanson, qu'on pourrait qualifier de " ballade " pour la circonstance : En parlant de touIoufc, Nous étions douze.Une fois ft Melunf Nous étions un., Mais arrivant à Carcassonne, Y avait plus personne I GRAPPILLEUR.Premiers K ayons Enfin sont venus les premiers rayons de soleil réchauffant l'atmosphère glacé par quatre longs mois de froidure.Aux premiers rayons du printemps, promeneurs et promeneuses, heureux de se sentir libres, envahissent nos rues comme un essain d'abeilles longtemps captives dans leurs ruches.Il n'est peut-être pas de spectacle plus digne de remarque que celui de ces milliers de promeneurs avides de soleil et de liberté, où l'homme d'affaires pressé et le bourgeois tranquille croisent le pauvre diable ; où l'élégante demoiselle promène son frou-frou de soie aux regards envieux de l'humble petite ouvrière ; où tes grisettes aux minois provoquants étalent aux toreillcs scandalisées des passants leur luxe insolent de paroles hardies et risquées.Je tournais donc la rue St-Laurent, coin Sic Catherine, lorsque je vis passer près de mol trois jeunes fillessde 14 ft 16 ans peut-être, qui s'en allaient devisant avec des voix assour • dies par trois énormes morceaux de gomme.Elles nllaient se tenant toutes trois, soulevant une robe qui ne leur descendait pas plus bas que les genoux, inhabile à dissimuler l'ampleur exagérée de deux mollets empruntés. LE PASSE TEMPS •il MONOLOGUE POUR PRTlrE f1llb La Pet ire Moto-Girl cmcnts : qu'on la (Kite arrive, velue en grande poupée, avec des mouvem m'i - et saccadés d'automate.Il serait préférable qu'o traînât sur la scène ou l'estrade, debout ct immobile sur un petit traîneau d'enfant).Kn me voyant entrer ici Dans la toilette que voici.Vous dites : " Comme elle est gentille I " Vous vous mp|wliv triomphant I)c votre mémoire qui brille, lc trouvait A côté de l'écurie ; ct il y avait des nuits — celles du samedi et du dimanche surtout — où le saint homme ne pouvait i»at terme l'œil, A cause de ce maudit Ane.de ce mélomaue enragé, que les chants de l'auberge excitaient déplorablement.An - -i M.le curé prit il un grand parti.— Hep I Lataslère !.attends moi Ala sacristie 1 j'ai Ate parler ! dit 11 A son chantre, un dimanche soir, apiès la bénédiction.Et, A la sacristie, touteen dégrafant sa chape, M.le curé «lit A Latastère : —Mon ami, je suis liés content de toi : tu chante vraiment bien, tu as une belle voix qui va si haut, si haut.—Bien flatté, monsieur le curé.—Maia, par exemple, tu as ihci toi un compagnon dont je ne suis pas aussi content, quoique son organe, dans son genre ait du mérite.— Qui donc ça, monsieur le curé ?— Ton i\ne, Latasière I tu as un Ane qui aime trop la musique.11 est cause que j'ai des insomnies^lrès douloureuses ; j'en maigris, j'en tomberai malade, si ça continuait.Ne pourais-ta t'en défaire ?— Dc quoi donc ?— De ton Ane ?U y a une foire A Bid ache, dans quelques jours, ct tu pourrais échanger ce fort ténor contre un animal moins bru.yant.Qu'en penses-tu latastère i* — Je vais y réfléchir.dit le chantre avec déférence.Et il aida la prêtre A plier sa chape.Mais quand A réfléchir sérieusement sur ce chapitrc-la, non, double mille I Vendre son Ane, un Ane si beau, si vaillant, qui portait es vingt cruches nn marché dc Peyrchorade CHANSONNETTE DRAMATIQUE Paroles de JU LES LORIN Tristetnent.Musique de L.DARCIER Sans ton a - mour, voU-lu Mad' • lei Je n'pour-rai pas vivr' ben long temps.Non j'n'y tiens plus, j'meurs à la pei -M* -P# - _ P.H Faut qu'ça m'em-port' a-vant l'prin- temps., Crois -moi, Mad'-Ici ne, crois moi Mad'- Un jour que j'm'tn al- lais rê- Ici iZZZZZZ veur.J'te ren - con - Irai tou - le lieu - ri - e, Il fai - sait d'Pa - mour plein mon cœur Et du so- seaux chan taicnl galment ; Tout sur U ter - rc Vou-lait te plai - re, Et j'te dé - plu, moi.qui t'aim' tant I Faut'y te l'dir' j'pleur' comme un fou, Des nuits entiers sous tes fenêtres.Quand j'n'al plus d'iarm's sans savoir où, J'vais droit d'vant moi, sous les grands hêtres.Des p'tits enfants j'suis la frayeur ; D'moi chacun s'sauve Comm' d'un' bét' fauve, Les aimer tant ct leur fair' peur I Sans ton amour, etc.Hier on publiait les bans, Quand l'curé dit : Mam'zclle Mad'lcine I J'ai senti comme un coup làd'dans, Puis j'suis tombé, froid, sans haleine I Vit' un méd'ein, on l'guérira, Qu'j'entendais dire ; Ça m'fais-iit rire I Bonn's gens qui croient qu'on guérit d'ça.Sans ton amour, etc.L'hiver à peine s'enfuyait, Les grands prés verdoyaient à peine, Que le pauvre garçon mourait Le jour des noc 's a Madeleine.Mats, quand la belle, au bras d'I'époux, Sous I'porch' arrive, Un' voix plaintive Qui sort des buissons et des houx : Sans ton amour, tu vois, Mad'leine, Je n'ai pas pu vivr' ben longtemps.J't'aimais tant, j'suis mort i la peine, Adieu la vie, adieu l'printemps I Adieu Mad'leine I Adieu Mad'leine I chaque mercredi, sans en casser une, le brave !.Nenni I nenni I Et l'ine continua ses exercices vocaux, dans l'écurie aocotée au presbytère, mettant soa point d'honneur à ne laisser sons réponse au* cune chanson d'ivrogne, aucune ritournelle de passant.— Hep I Latostére I attends-moi donc i la sacristie, j'ai deux mots i te dire I annonça M.le Curé, quelques jours plus tard.Et à la sacristie, M.le curé dit t son ch.n-tre, en pliant sa chasuble brodée, i petits coups : — I-atastcre, je consateavec regret que tu n 'a pas tenu compte de mes observations.Tu persistes à garder cet ine qui m'empêche de dormir avec ses braiments insupportables.— Toutes mes excuses, monsieur le curé, dit humblement le chantre.Il est vrai que l'âne a li un fichu défaut I Braire comme ça quand il entend chanter.Bien sûr que c'est un fichu défaut 1 Mais il a tant de qualités i part v.! Et puis, i la foire, c'est si difficile de tomber sur une bonne béte.—C'est bien, mon ami, c'est bien 1 dit M.le curé d'un air pincé, en défaisant son surplis.Et qu'est-ce que Latastère apprit le dimanche suivant ?qu'il était remplacé 1 Oui, remplacé I Lui le chantre de Saint-Pé depuis vingt ans I____et remplacé par qui ?par cet enroué de Larrocque, dont la voix aurait eu besoin d'échasscs pour monter seulement jusqu'au " contre ut ".— Ah I c'est comme ça I se dit le potier, M.le curé va rire dimanche prochain I Le dimanche suivant, pendant la messe chantée, Latastère prit son ine comme s'il avait eu besoin de faire une course i travers le bonrg, et s'arrête pour causet avec des connaissances, près du porche de l'église, i trois pas de la porte ouverte.Et qu'est-ce que M.le curé entendit, après avoir entonné les premières mesures du " Gloria " ?un hi-ha hi-ha formidable, qui lui répondait du porche de l'église.Et qu'entendit-il au " Credo " ?Encore l'Une de Latastère I Et au " Pater " ?et i chaque " Domiaus voblscum " ?Toujours l'ine de Latastère, qui répondait en même temps que Larrocque, le nouveau chantre.Et des paroissiens étaient troublés dans leurs dévotions ; d'autres riaient le nez dans leurs livres, les impies ?Et chaque dimanche pendant la messe ou les vêpres, ou le salut, ce damné Latastère passa ainsi, près de l'église, comme par hasard, avec son ine, son ine qui se faisait toujours un point d'honneur de ne laisser aucun air sans réponse, en bête probe qu'il était.— Que voulez-vous ?expliquait Latastère i ses compatriotes, il a si peu de voix ce pauvre Larrocque I II faut bien lui donner du renfort I.M.le curé comprit bientôt qu 'il n'était pas de force.— Hep I Ijitastère I appela-t-il un soir en rentrant chez lui.Et, i demi-voix, d'un air sévère et bonhomme en même temps t — Je te reprendrai.concéda-t il.Je te reprendrai comme chantre 1.Mais tu feras bien quelque chose pour moi, de ton côté ?.Ecoute, si tune veux pas vendre ton ine, tu prieras au moins quelqu'un dc tes amis, un ami éloigné, autant que possible, de le garder dans son écurie, le dimanche soir!.Hé ! dis, Latastère ?— Si ce n'est que ça, monsieur le curé I.Et les deux voisins se donnèrent la poignée de main de la réconcilia rion.JEAN RAMEAU, 81 VOUS TOUSSEZ PRENEZ LE "BAUME RHUMAL' LE PASSE-TEMPS flan,', le Jjj^oqde jj^rtfate NATIONAL FRANÇAIS — liaoSte-Ca-therine —Tél.Bell Ett 1736, Tél.Marc.« O — DRAME — Deux représentations par jour.Prix, Matinées 10, 15, 20, 25 et 30c " Soirées 10, 25, 35, 40 et 50c N.B.— Lea enfants âgés moins de 5 ans ne sont pas admis aux représentations .* Le Théâtre National Français a donné, jeudi soir, la pièce de concours de M.Fred.Pelletier, intitulée " En Canot.*' Comme chroniqueur avisé en même temps que plein de ressources el d'originalité, l'auteur de 14 En Canot " s'est acquis déjà une enviable réputation auprès de notre public amateur de délicates choses délicatement dites.II n'a cependant point voulu s'en tenir 1À.I! a souhaité aborder la scène et il l'a fait avec succès.11 En Canot " résume en un chapitre exquis l'éternelle histoire des amours idylliques suivis des premiers brisements du eceur.M.Guiraud et Mlle Marguerite Audiot ont très bien interprété leurs roles respectifs.L'auditoire nombreux et enthousiaste a acclamé l'auteur.• Par permission spéciale de Mgr Paul l!ru-chrésl, la messe de la Saint-Jean-Baptiste sera chantée cette année, à l'église Notre-Dame au lieu de la Cathédrale.L'église Notre Dame eat, dit-on, plus vaste et plus accessible aux fidèles qui ont demandé et obtenu ce changement.* Il y « eu au Théâtre National Français, grande soirée dramatique et musicale, le 2 avril an soir, veille de Pâques, sous le patronage de Son llpnncur le maire Laporte, au bénéfice d'une artiste bien connue de ce théâtre.Cette soirée a été donnée avec le bienveillant concours des artistes du "Iliéâtre National et autres artistes distingués.OTTAWA Le concert de l'Institut Canadien mercredi soir, le 23, au Russell, au bénéfice de l'Université d'Ottawa, a remporté un brillant succès.Tons les artistes qui ont pris part â ce concert ont été applaudis avec enthousiasme.Mr Jos.Saucier, bariton, Mr Emiliano Renaud, pianiste, Mr Ed.Lebel, ténor, Mme Charles Mareil, mezzo soprano Mme J.Angus Mackenzie, soprano, Mme Donald Heins, violoniste, Mr Cecil Bet hune, basse, tels sont les artistes distingués qui ont prêté l'éclat de leurs talents, pour une œuvre si digne d'encouragement.Lea accompagnateurs, à qui nous devons également del éloges étaient, Mme Joseph Saucier, MM.C.A.K.Harris, Amédée Tremblay et Donald Heins.Un auditoire très brillant et très nombreux assistait.Remarqués dans la loge d'honneur : Nos Seigneurs Sbaretli et Duhamel, Lady Laurier, Lady Tascliereau et autres.Mr Auguste Lemieux, président de Pins* titut Canadien, et tous les membies de fins tilut ont fait royalement les choses.etranger La premiere de 11 Ia Montansicr " a été donnée, vendredi soir, le 25, à la Gaité de Paria, avec Mme Kéjane comme principal rôle, et M.Coquclin, La Montansicr, l'héroïne de la pièce, était une fameuse actrice du tempt de Louis XVI.C'est dans celte pièce que M.Porel voulait empêcher Mme Kéjane de jouer.La pièce a eu un grand succès.• Le Pape vient de décider qu'une école d'enfants serait formée, i Rome, pour remplacer les fameux soprani de 1a chapelle SU-tine.Cette nouvelle école de chant sera placée tout la haute direction de l'abbé Pérou ; il aura sous tes ordres un directeur de chant grégorien.Les élèves y seront une centaine au moins, logés au Vatican, soumis à une réglementation spéciale.ie LES CHANSONS DE NOS PERF.S fontaine et Ir DUO POUR UN HOMME SEUL Paroles de CIL M.DELANGE Musique d'AUGUSTE OLIVIER Voix de vieillard.1ST Jk__-k~ft Je fai - aais donc la toi - let - le De mon chat, qu'est des plus 4 blancs ( C'est drol' comm' cett' pe - til" bé - te A des puc's de - puis qaéq' temps I ) Crac I on tonne et dig, din, dai •" ne ! Je m'dis : faut ou - vrir pour rail.I * -T voir I C'é - tait ma -da - me Fon - tai - ne, Qui pieu - rail dans son mou- ^ lo Tempo.choir ! Bon-jour, ma - da - me Fon • tai - ne lion-jour mon - sieur Ro - ln- fe_n!r-_±r'_^ ?^fS-rV-i e*§ËIËÏEË3 net 1 Mais dun • nez-vous donc la pei • ne Ue vous as* seoir, s'il vous rail.plait ! Mais don nez-vous donc la pei- ne De vou* as-seoir, s'il vous plait ! —Voisine, je vous écoute, —Ah I voisin, j'ai des tourments 1 —Chacun a les siens : Moumoutte A trop d'|Hic's depuis quéqu'temps I —Ah I voisin, moi, c'est ma lille : Mais ça n'est pas ça qu'ellca .—Comment ?.votre till' Pétronille .' Qu'est c' que vous m'apprenez là ?Pauvre madame Fontaine I —Ce bon monsieur Robinet 1 — Dans mon estomac, sans géne .r.panchei votre secret I —Voyons, voisin, pis d'hiatoire I Ma fill', qui s'ra p't'être, un jour, L'orgueil du Conservatoire, A lor" vol' fils qu'est Tambour.I —Voisin', vot' fille est un' béte 1 Prendre un Tambour pour mari ?EU' s'ra m'née a la baguette t •I gard'ra la caiss' pour lui I Sache/, madame Fontaine t.—Quoi donc, monsieur Robinet ?.|jl —Que l'hymen est une chaîne j ^ Qu'on ne rompt pas à souhait ! \ —Voisin, ma fill' me taquine ; Apprenez qu'ell' s'meurt d'amour 1 —Serait-ce moi, ma voisine, Qui suis l'heureux troubadour ?., —Comment I vous ?homme à perruque ! A Ûgur' de sapajou?.Vous croyez qu'c'est vous que r'luqae Ma fill', qu'est un vrai bijou ?.—Ah 1 ça, madame Fontaine ! —Ah I ça, monsieur Robinet 1 —Si c'est pour me faire un* scène J ^ Sortez de mon cabinet —Bah I voisin, quand on s'adore, Faut s'épouser sans souci : Si je savais plaire encore, J'me r'marierais bien aussi ! —Voisin', votre œil est folâtre I —Voisin, vos airs sont galants ! —Ça s'rait drôle, hein I tous les quatre ?—De fair* publier nos bans I On dira : Les deux Fontaines fipous'nt les deux Robinets : N'est-ce pas pour les fontaines j | "" Qu'on a fait les robinets ?.\ Valse Bleue Grand Succès pour Piano par Margis.Prix franco3 50c.MOfJD/\nitës HN VILt.B On annonce pour le 11 avril le mariage de Mlle Anna Hardy, fille du sympathique musicien, Mr Edmond Hardy, avec Mr Leopold Barrette.» SORF.L, P Q On annonce pour le iS avril, le mariage de M.Arthur Bruneaa, député de Richelieu, â Mme veuve Miquelon, né 1 ¦ i1.1, Foy.• OTTAWA, ONT.Madame Joseph Gobeil avait invité mardi le 22, quelques amis â sa résidence rue Conce.ion.Parmi le» pei sonnes présentes, menlionnoni : Mlle Kmmcrsoii, Dorchester, N.'B ; Mlle Marie Emmerson, Moncton, N.B., Mlle Klixabeth Millar, St-Jean, N.-B.: Mlle Calvert, Slrathroy ! Mlle Wilhney.Morrisburg, Mlle Rogers, Yarmouth ; Mlle L.Charleson.Mlle Gobeil, Mlles Thompson, Mlle Rowan, Mlle Gertrude Wilson, Mlle Moir ; MM.Kydd, j.RadJ.McKee.l.ogan, M.P., Wilhney, I.Robertson, Nichols, Toronto ; Jules Gobeil, Gilbert Smith, llronsklll, Jack Lawless, O'Sullivan, Lambert, O'Gorman, Addy, MacCarthy, Pinard, Undsay, Munru, Ogilvy, J.McCormac Clarke.QVEBaX- On annonce pour le 12 avril, lc mariage de M.L.A.Gin^raa, employé de la maison C, A, Purent, â Mlle l.aum Samson, de St-Pierre, Rivière du Sud.• On annoecepiur le commencement d'avril prochain le mariage de M.J.U.Girard, représentant de la International Harvester CO, avec Mlle Cécile Chouinard, fille de tel) Alphonse Chu unard, de cette ville.• On annonce pour le moi* d'avril, le mariage de M.Louis Savard, notaire, de St-Sauvcur de *,>uébec, â demoiselle Cordelia Richard, de la paroisse de Notre-Dame de Jacques-Cartier.S1IKR0ROOKK, F.cu de volonté, gout ileu grandeurs.Banquise.— Esprit un iicu exalté, de la bizarrerie, emballement très facile, peu de volonté aime k se laisser diriger, pas du tout économe, aime les plaisirs.Hiawatha, — Esprit sérieux et réfléchi, peu d'imagination, ne s'embaltant jamais, marche droit a son but, beaucoup de volonté et de sens artistique.Colombinette.— Aimable et spirituelle, quelques dispositions A la mélancolie, romanesque, lion caractère, esprit peu sérieux grand amour du plaisir, de I air de la liberté cherche k se fai reaimer et y réussit, tout enn'ayant pas licaucoup de volonté.Carmencita.— Esprit sérieux el réfléchi peu d'imagination, dispositions mélancoliques el romanesques, sans emballement, amour de la famille avec beaucoup de voloa té et sens artistique.Agnelta.— Esprit grave, calme froid et sérieux, imagination active et agissante, beaucoup d'ordre, économie bien entendu, caractère entreprenant, amour du travail, volonté et sens artistique.Romcla.— Caractère calme, sérieux et réfléchi, aimant le travail, économie bien entendue, un peu d'iriégularité de caractère, aimant les entreprises, sens artistique, volon.té («u arrêtée.Gai printemps.— A du goût et aime la toilette, assez impressionnable, peu de volonté, aime le travail, amour de l'ordre, économie bien entendue, intelligence et vivacité.LE VAINQUEUR Si l'on faisait une enquête sur la valeur res|ieclivc des médicaments vendu pour la guériaon du rhume, >ie la toux, de la grippe et de la bronchite, il est hors de doute que lcUAUME RHUMAL serait en tête de la liste.LE BAUME RHUMAL est le "Ol DES GUERISSEURS LE PASSE-TEMPS DÉCLAMATION Les Trois Etoiles ou LÉGENDE DES STKLLAIRES L'univers esl créé.Lc Paradis terrestre, Riche ct brillant écrin de verdure et de fleurs, Que de nombreux oiseaux, inimitable orchestre, Aux instruments divers, aux diverses couleurs, Font retentir, joyeux, dc leurs chants d'allégresse, Tressaille en voyant Dieu qui pétrit dans sa main La terre, le limon, formant avec tendresse L'homme que l'univers acclamera demain.Se couvrant des voiles De la nuit, trois sœurs Trois jeunes étoiles, Trois astres rieurs, Holosléc, Alsine Avec Morgelinr, Forment le projet D'aller voir la terre Et le jardinet.Son fameux parterre.Quittant leur palais, Les trois curieuses, Tels des feux-follets S'élancent joyeuses ; Se montrent du doigt \az cruel Saturne Au visage froid, A l'air taciturne ; Admirent l'anneau Qui partout enserre, Immense cerceau, Ce dieu sanguinaire ; Passent devant Mars ¦touillant, qui fait mine De percer de dards Ilolostée, Alsine ; S'inclinent soudain, Poursuivant leur course.Aux pieds de Jupîn ; Prés de la Grande Ourse Rencontrent Vénus, Vénus la coquette : Lui font des saluts Des mains, de la tête ; S'avancent bon train Vers Phébé la douce Qui suit son chemin De laine et de mousse.De ses doigts rosés Chaque sœur envuie b1/arrk microscope Faites, avec une grosse aiguille, un trou bien rond dans une lame de plomb fort mince; faites tomber dans ce trou une goutte d eau très purs), ayant soin que cette goutte remplisse le diamètre du trou ; si vous regardez de petits objets au travers-de cette goutte d'eau, il vous paraîtront cent cinquante fois plus gros qu'ils ne le sont réellement, TIMBRES A VENDRE Timbres des Etats-Unis A vendre au bureau du passe- temps.De nombreux baisers A la lune en proie A l'étonnement De voir si près d'elle Ce trio charmant Filant, infidèle, A travers I 'Ether, Traversant l'espace Vif comme un éclair.Bientôt sur la place Du fameux jardin I .es trois sœurs étoiles S'airêtent soudain.Remettant les voiles A la sombre nuit Qui poursuit sa route, Chaque étoile luit, Eclairant la voûte De bourgeons, de fleurs, De fruits, de feuillage Aux vertes couleurs.Mois sur leur passage Les fleurs, les rameaux Inclinent leur tète.Ravis, les oiseaux, Complétant la fêle, Lancent dans les airs, En notes joyeuses, Leurs brillants concerts, Ixs trois voyageuses S'avancent sans bruit, Caressant la tige, Savourant lc fruit, Voyant, ô prodige ! Tous les animaux Offrir leurs poèmes Et leurs madrigaux.1-es tigres mêmes Viennent volontiers Admirer leur grâce Et baiser leurs pieds.Mais le temps qui passe Dit, sans s'arrêter, Aux célestes filles Qu'il faut se hâter, Bientôt les " aiguilles " Des feux d'Apollon Perceront les ombres Du champ, du vallon.Des collines sombres.Vite les trois sœurs Reprenant leur course Sous les épaisseurs, Filent à la source D'où le Tigre part Suivi par l'Euphrate ; Troussent avec art Le bord écarlole De leur robe d'or ; Plongent dans l'eau claire Sortant d'un Portor Leur beau corps slcllaire, Riant, devisant Sans nulle contrainte ; Du reste ignorant lJe l'horrible crainte Les moindres étaur.Trois jeunes xéphires Qui dans les roseaux Dormaienl, par les rires Et le bruit des voix, —Bruit fort insolite,— Réveillés tous trois.Sortent de leur gîte, (Kil, oreille au guet ; Admirant bien vite 1 .-¦ trio coquet ; Vivement s'élancent.Vers les trois beautés, Et sans bruit s'avancent Ravis, enchantés ; Dc ces ingénues Caressent les yeux 1-es épaules nues ; Baisent les cheveux.Au fond des oreilles Le m glissant tout bas Dc grandes merveilles, Des mots délicats.Les trois désertcuses, Dans leur embarras, Un moment songeuses, Ne comprennent pas La nouvelle "affaire", Kt disent tout bas : Que veulent donc faire Ces trois fripons-lâ ?Eux, sans crier gare.Ouvrent, amoureux, Avec leur guitare, I,c cœur généreux Des pauvres sœurettes, S'y logent heureux i Celles ci, muettes De ravissement, Referment la porte Amoureusement, Disant de la sorte Eternel adieu Aux astres que porte Le palais de Dieu.Car, prenant racine, Perdant leurs couleurs, Ilolostée, Alsine Avec Morgeline Deviennent des fleurs, Kt les botanistes, Etymologistcs Savants et jaloux.Les appellent tous Lies noms |topulaires : — ÉTOlt.ks — Stei.i.airbs.Augutte CHARBONNIER.PAROLES D'OR Il ne faut pas regretter les choses, même les plus jolies, quand uu peu de misère et de latigue humaine disparaît avec elles.RiniBAZIN.Nous sommes des causeurs, nos interlocuteurs sont des bavards.LVV*»^^e»*>>A>V>***>VV»A>V>>V^>*.a.»^rW^>^^WW^>^»«*»» ! 0OO0OOO00OOO0OOOO00OOOOO „ I g Cas a.JL.HOTJTJE E.D.AIIMOXT Comptable Commissaire, C.S.74 rue Si-Jacques SPÉCIALITÉ; Bureau de Collection Achat de Billets Dettes de Livres Criantes de toules sortes Collecteur autorisé du Passe- Temfs Telephone Main 2283 MUSQUE ET De Fanfare et d'Harmonie Des meilleures hnim- F.nroprcnl nos et AmericainoE.«.s*! -n Les Comes "Imperial" **¦ Pour Violon, Mandoline, Guitare.Banjo, etc., lneoDte*tablement lee inellleure* tor U marché.M9~ Réparation de tout Instrument de muiiuue exéeutée avee win. - Jn - das lui fait comp - 1er rf- les mar - ches du cal - val • re, Com-me ce» deux lor ¦ rons il ëHHÉ s *•* mm dim.ben marcato il basso.Io Tempo.305 rS>- -, :J- =Sé" I znzzz: lt-, —i-—si—.-«r -kl—i-c-i— -•» — #-* v.i mou rir en cru.u ^ Mais sa torn est clnn • fjée.en ger - be de lu - mi* re, Dans £ - .0- #.= - j.v v 3—Chantu 1'Alleluia.V 11 *Si —— lip— t= t: Sii£ Si i i i i 4».'ouf OTDnn UAnni rrîTTTT T1fl'lîrr»iTTfl I'—fliti nul* fliMMti rmli frr tnrtr *-f*-Mtn hrTiMH^fi ftintij frirTfi nirjimi .c Nlnllr lui I I K l\l '«ppeiaent de ces lr*les orgsnisatloas, »n assir» la srolssaaea tt grlrlt toitsi Its Mabdies proprcàfà te premitr age de la rit.Des li lllanCe U11VU1 IllUlYlll milliers de mères en font de magnifiques éloges, tt plutltus communantfi rsllgisusts, ajant li gards d'orphtllaati U rttoiamanfeat si1lti^l>«ll>titi«i«iti»i»ill»ltsiiiai|tt»tt+tt*X»»tt»X«Xt>tt» amirivalet.— 53?3 no LE PASSB-TBMPS Dédiée à Mlle BIRTZ SOUVENEZ-VOUS PIANO.' VALSE emma viger Allegro graciozo.mf mf mf -s—i—f- t— mf espressivo.—uïLJE fr.y.:tz= fe ea-1- œt-__#4 —i «a-v "ea-r- L mf cspres] -«-1-r :t: s1vo.—i—0—0— Allegro graciozo.-»t- #i ¦#- -r— -'—t*~t'*'l 4-4-4- —i—«— * —•—• 0—t ¦S -i—i m/1 espressi ijrtr ,1 t: s?.2-en fi ———f-—p— vo.-m- -m- :Z— Err±d —t- r ___,-«—*- _»•__m.-0—m.^=3=3 «i- i p H- —i- 8v»- Œz±zE=ê: ¦i2-* ^, ris Très léger.iù vivo.— mm m_m.7—±±=£z ___ 1 -!¦• r= *ï- -P: -r—F -j»>- Enrgistrée conformément à l'Acte du S Parlement du Canada, l'an mil neuf cent quatre, par M,Ue Emma Viger, au Ministère de l'Agriculture, à Ottawa. Ht MMB-TaiATS 9' 8v»- ±==£=± r m J El -I- Très léger.più vivo.—- Jt_m.±=± 8va- sempre amoroso +«—p > r i 3- l2« r *-l-M-b-l- mf\ ! I 3=S */ I I I I -*—àt -S-s" •CM -i/fl.'fi t3 i i J ea-' 3=j=± ±-:=:: -m- p -à- 3**= -4^- 9" ± mf -J-J— J- L'b-i-î-n- =6c ft sempre amoroso.—©— r- H~l—h- *r| I I S3 3=± -l—•— 3ï± 2.PS 11 ¦«9- • p =fc= ?Ê3= "S3?5.¦9' misterioso.-4- cresc.TpI^piPT i» I w » •¦ -I——P-i— * *• É lut* S * ¦©—m , i—H f =p=-£:te7p mf M H- 1 [ f LE PASSE-TEMPS 93 Allegro graciozo.mf f-r-f —r—i—i- =4: ri espressivo, __i=r_-r_ 4= r fcfe=p:=^z=r ¦ j— ¦—•- -X p -À— -1-4 mf t-spres|sivo.M- M.—"3—t— —i— t r r Allegro graciozo.¦m- ¦•• #• -t— JCJC •-ta -d—!—!—r -•-ta —t—i— 4-4 â a a |m/ espressi atlÉ t- 1 11 t- 1=6= vo.-fe—JT_ I F== T -ar r —1—5—5— :dEË=t=r: UREES m.d.m.d.m.d.w s 4—Souvenez-vous.m.g.m,g.=£* i—d- -f m.g.=-Eg n ! trr Cette valse est en vente cher les prinoipeaux marchands de musique, ou ohei l'auteur, Mlle Emma Vigor, Longueuil, P.Q.Prix, 35o franco. LB PASSE-TmtTS N0IRES ET BLîANGHES CAKE-WALK JOS.BEAUCHAMP PIANO.< ±33 # »-•— -r »-»—«— b ran -5f F _*4-y—™—r- • • a • mam -*- -4T- tt ¦a ¦m—é- ¦II.1 wExm —3= — |-t Fia*-» L > r PI i IFF 1__t - q —r~- 9 -r-rmr» JUfc pHT .p i -fH- ——#ik 3=* at mm (Et=S rife e£ t * *__* ¦+— iII.We - 5 h-1- — - r,« , /\0 II I «rrj»en- PRECONISE CONTRE TOUTES LES MALADIM PULMONAIRES, pr* \ /1 KI iM IM IP I M «k*80" obilUiéi, 1« GRIPPE.CATHARR1.ASTME.TENDANCE A LA CONSOl y M\ / 1\/J\t ['T PhateS elan «Mal.C«tte tnperb* preparation «»t encore lo mtllleur tonique •VjUJfJ^.réTlMt et périt la TOUX .t Im RHUMES iOMPTION, «V., c>, Que chacun M M r H ^ =3E=?-f«— F—» ,—i-1-1-p— \-r~w—ï—t- 1r J :c=g* - #—1~- ,—i— :±EEE _ .-__l__|- "Hp ~ # -!—F-F- « rir f,If ff H kl ¦ ¦IV r rrT L fc——— * ?L _ -^-*-4-1i-+- -fer* -1-|-~-i-1-mm EE§d5=:îE3 ¦* # ¦?tt__f__^ i # i-! -m- I.II.-i—rff-f-pf Fin.Maux de Gorge - B>ll/A7£ RHUM Ai LE PASSE-TEUP8 Nos Frimes en Aluminium Toute personne qui t'abonne ou renouvelle «on atvnnemcnt au PASSE-TEMPS pour un an — «1.00, payable devance — aU droit de itir, comme prime, un ou plusieurs, dit articles illustrés ci-dessous jusqu'au MONTANT à*UNE PIASTRK.Cet primes sont expédiées sur réception ds l'abonnement.Au cas oit la valeur des articles choitit excéderait la somme d'une piastre, l'abonni devra ajouter la différence mu prix île l'abonnement.thois Tous ces objets sont en ALUMIN1 UM, ce nouveau métal qui a la Ugereté de bt plume, h brillant el la durée de l'argent massif.31 37 24 80 49 — Peigne- pour dame* dielé,.o 6o 7—Peigne ponr horamet, clieié.,.• 50 9—Teigne de poche de reile, ciieli.30 15—-Plume» en alumlnolde, ne te corrodent pas, écrivent comme plumai en or, la domaine aatortiM dana nn étui.35 34—Dé \ coudre, toute» grandeur».M 31—Coupe-papier ot mecnra, 5 poaoas.15 37—Botte pour éplngloi à cheveux,^ pouoia.50 38—Botte pour boutons de cola, 3X pouoei.,.jo 49—Coupe élégamment cImU*, 3 poaoaa.30 59—Kaorisr, baie 5 facet.30 80—Botte à pondra, aana houppe.*' " avec houppe.83—Forte-balai et balai, tri» )oH.108—Salière at poivrier, la paire.ail—l'i.rle-allumette», «iatlé.nij—Bracelet en chaîne, élégant.4» «o 55 70 60 804?7844264983?
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