Le passe-temps, 1 janvier 1905, v. 11, no 280
PER P-26 ""LE PASSE-TEMP Vol.XI — N° 280 Montréal, 16 décembre 1905 TJn ITo 5 sous $2.30 * Valeur des morceaux de musique contenus dans le flçg* Voir la liste de Nos Primes à la page présent numéro 39*- ^1 * $2.30 \ DC M f N U T Ces! A'oii./lib/dort tous ses tentures loses.Héraut, les poingi fermés sur us yeux alourdis, Dt /mux roue/s dorts, de fleurs fraickes /closet D-.ns les jardins du paradis.Au dehors on entend des voix ; la foule passe.Calme, /coulant au loin le clocher plein de bruit, Qui Jette sa clameur sonore dans t'espace A tous tes échos de la nuit.Maîtres et serviteurs, qu'un symbole /galbe.De era in e d '/veiller le b/b/ rose el frais.Pieux el recueillis, pour se rendre J l'/gtite, Patient Je seuil à pas discrets.Il est minuit bientôt.Seule, la jeune mère Reste nuprtt du berceau fut son amour d/fend.Oubliant tout, chagrins, soucis, la vie am/re, Peur ne songer qu'à sou enfant.N est la sont ses yeux, son tr/tar, qui sommeille, innocent et serein, tandis qu'au ciel profond Resplendit peur lui seul la vision vermeille Que les blonds ch/rubins lui font./.a mire enfin se live, anxieuse, attentive.Et, dans les petits bas au chevet suspendus, 17une main tout /mue elle glis e, furtive, Jeu/eux et bonbons confondus.Puis, tombant d genoux, jusqu'au*pleurs attendrie, Plu 1 folle que son pis, plus riche que Ci/sut.Murmure en son orgueil : —Comme trous, b Marie, y ai mon petit Enfant.J/sus ! louis F K EC H El IE LE PASSE - TEMrS ^»*€L>• ^i(«c> • • *•* v Sommaire ^^•«^ • •^•c^ «ta I six mois.ntr» riTiata n'aVAWCi En s'abonnant twur un an, choque abonné reçoit en marchandises Une Prims valant si.OO Demandez nuire catalogue de primes insertion Insertion* subséquente» Condition! libérales pour annonces à long terme.Les annonces sont me*'iré6* sur l'agate.10 rU la ligne .6 - " ToaU demande de change ent d'adresse doit être erromi>ajme« de l'anrienne adreite.Pour diMMntlnuer de recevoir oe journal.U Tant avoir in > ¦ tous tea arrérages.U» waniiicriu publiés ou non ne sont pas rendus.Adresses toute comirunlcation LK HAP JC-TKMP8, Montreal, Oan.000000000 Avis au Public On peut se procurer les anciens numéros du Passe-Temps en s'adressant à tous nos agents locaux, mais plus particulièrement aux adresses suivantes : A Montréal : Arthur Yon, 1892 Ste-Catherine.Mme A.Bélanger, 1376^ Ste-Catherine.A Qu/btc : J.A1C CJuay, 183 rue St-Joseph.A Ottawa : Chs St-Jacques, 263 me Water.CHRONIQUE DE QUINZAINE Mmi SA R AllBERNHARDT Le passage de Madame Sarah Bernhardt, à Monitéal, .1 soulevé une cacophonie d'éloges ronflants el de critiques malveillantes.Sa Grandeur Monseigneur l'Archevêque a jugé â propos d'adresser des lettres aux catholiques.II me semble que ces lettres étaient assez claires pour qu'un certain quotidien nous fit griee de ses commentaires baro ques et hors de propos.J'aime à croire que les milliers de personnes qui encombraient les abords du Théâ'.rr-Français étaient désireuses d'entendre la grande tragédienne et n'étaient pas la pour se rappeler tout ce qu'on devine de reprocha-ble dans la vie privée de l'artiste.Si la vie théâtrale de Mme Sarah Bernhardt ne se fut trouvée mêlée 4 sa vie privée, nos farouches moralistes auraient ignoré cet e dernière i et si l'aitistc n'eût rendu publique la con duile de la femme inlime.il est très probable que le monde eût décerné à Mme Bernhardt un certificat des plus honorables pour sa vertu.(On connaît la clémence de la société i ce sujet ) D'ailleurs, je les ai trouvés tris maladroit*, ceux-là qui on mêlé, intentionnellement, Sarah Bernhardt intime à Sarah Bernhardt tragédienne — cela indique une étrange étroi-hesse d'esprit : qu'etl-ce que la vie privée d'une femme a a faire avec le talent d'une tragédienne I D'un autre coté, les louanges-ont été un peu exagérées.Il est vrai qu'après avoir épuisé toute la nomenclature des superlatifs à l'adresse de nos artistes montréalais — ex.cellents.mais, j'espère qu'il me pardonneront de dire : Inférieurs à Sarah Bernhardt — il est vrai que les louanges coitu-aières paraissent bien pâles alors qu 'elles s'adressent à l'illustre tragédienne.Cela vient de ce qu'on abuse trop facilement de qualificatifs dont on ne mesure pas assez l'étendue et, qu'à la suite de cet abus, nous trouvons les susdite qualificatifs trop faibles pour être employés A leur propre place ; de IA cette déplorable exagération de langage.• On a aussi critiqué les pièces du répertoire choisi par Sarah Bernhardt pour son passage au Théâtre-Français.Toutes ces pièces avaient été représentées, déjà, sur nos scènei montréalaises.Je ne conçois pas qu'elles soient.moins convenables jouées par Sarah Bernhardt, qu'elles ne alors qu'elles étaient interprétées par vos artistes locaux ; cependant les journaux étaient tout éloges lors de la création cie ces pièce!.• Permettez-moi, chers lecteurs, de vous donner quelques détails, tirés de-ci, delà, sur la grande tragédienne.Sarah Bernhardt entra au Conservation, j au milieu de sa quatorzième année, dans la classe du célèbre professeur Samson.Peur son dernier concours, elle interpréta des scènes de L '/toit Jei rieillartls pour la comédie et de Im plie du Cid, pour la tragéiie — deux pièces de Casimir Drill vigne.Eleen'ob-lient qu'an deuxième prix rie comédie, mais fut néanmoins engagée au Théâtre-Français.Elle quitta, ensuite te Tliéàtre.Fiançais, pour entrer A la Comédie-Française.Elle devint sociétaire ne 1875.En 1878, elle quitta la Comédie-Française, A la suit* de discussions interminables avec le directeur, M.l'errin, et fit une Humée triomphale en Angleterre.A son retour A Paris, elle séjourne quel- que temps A I» Comédie Française, puis, le 15 octobre 1880, elle s'embarquait pour l'Amérique.Elle revint ensuite A Paris, el en 1881, elle reprend I.a dame aux camélias.Ixs années suivantes elle joue Ftdora el I h/odora de Victorien Sardou ; ,iuis Nana Sahib de Jean Richepin, Macbeth de Shak:*peare, la 7*»rrit (Sardou), Lena (Pierre Breton), Jeanne d'Arc (Jules Barbier), Cl/opâlrt (Sardou el Moreau).Entre temps, elle parcoure le monde: New-York, St-Pétersbourg.En 1893, elle achète le théâtre de la Renaissance et en fait l'inauguration, A son retour de l'Amériqne du Sud, par let Rois, de Jules Lemaitre, puis joue successivement : Ozril, Cismonda, Magda, la Princesse loin-laine et tant d'autres.En 1899, elle prend la direction du théâtre des Nations auquel l'on donne son nom.Pour terminer, voici ce qj'écrit M.Catulle Mendès, le célèbre poète, dramaturge, romancier et critique : " .Et, en vérité, il n'y a qu'un mot à dire de cette femme : C'est qu'il est extraordinaire qu'elle existe." L/on lorraijs.CONTE DE NOEL POUR LIS ENFANTS Ma filleule Licite a dix ans.C'est une petite fille très raisonneuse.Je lui avais donné, pour sa fête, un bel exemplaire des Conlei de Perrault.Quand je la revis, je lut demandai: — As-tu lu mon livre ?— Oui, parrain.— Et l'as tu trouvé amusant ?— Sans doute, lit Liette, avec une moue.Mais il y a bien du choix.— Qu'entends-tu par là, Liette ?— Eh bien I il y a certainement quelques histoires très jolies, des, histoires qui finissent bien.— C'est-à-dire ?— C'est-à-dire des histoires où ceux qui ont été méchants sont punis et où ceux qui ont été sages sont récompensés.Par exemple : la Belle au Bois dormant, Cendrilton, Riquel à la Houppe finissent très bien.Mais les autres.— Explique-toi, Liette.— Voyons, rurrain, est ce que tu admets la fin du Petit Chaperon Rouge ?Voilà une petite fille qui est mangée par le loup ; pourquoi ?Parce qu'elle a été polie avec lui et parce que, ensuite, elle s'est amusée à cueillir des noisettes 1 Et la mère-grand, qui est aussi mangée par le loup, qu'est-ce qu'elle a fait de mal, elle, la mère-grand ?C'est comme la femme de l'Ogre, dans le Petit Poucet.Elle est très bonne, la femme de l'Ogre.Quand elle voit le l'élit Poucet el ses Irères, elle se met à pleurer et elle leur dit : — Hélaa I mes pauvres enfants, où êtes, vous venus ?Elle les mène se chauffer auprès d'un bon feu, et lorsque ton mari rentre, elle les fait cacher sous le lit.Elle décide l'Ogre â ne les tuer que le lendemain, et elle leur porte à souper Et comment est elle récompensée de son bon cœur ?Le lendemain matin, elle trouve ses sept filles égorgées et '• nageant dans leur sang ".Est ce que cela est juste ?Je sais bien que 1er petites ogresses, n'étaient pas jolies et qu'elles promettaient d'être très méchantes.Mais, enfin, elle les aimait comme cela, puisqu'elle était leur mère." Liette Jit ces derniers mots avec beaucoup d'expression, comme au théâtre : — Est ce tout.Licite ?— Oh 1 dit-elle en hochant la lêleet en se cnuant ses boucles, je n'en firiraispas si je disais tout.— Nous avens le temps, Liette.— Eh bien I fit-elle après un moment de réflexion, il y en a, comme je le l'ai expliqué, qui sont punis et qui n'ont absolument rien fait ; mais il y^en a aussi qui sont punis, non pas Injustement, si tu veux, mais beaucoup plus qu'ils ne l'ont mérité.— Que veux-tu?c'est la vie.— Tu dU ?— Rien.Continue.— Par exemple, qu'est-ce qu'elle a fait, la femme de Barbe-Bleue ?Elle a été curieuse, désobéissante.Et, encore, elle avait bien le droit d'aller voir partoul, puisqu'elle était U maltresse de la maison.Mais est-ce qu'el le n'est pas assez punie prr la frayeur qu'elle a eue dans le cabinet de l'appartement bas, et en voyant, ensuite, que la petite c'éest ta chée de sang et que le sang ne veut pas partir ?.Non, il paraît que ce n'est pas assez, reprit Licite d'un ton sarcasiiquc.II faut encore que son mari la prenne, d'une main, par les cheveux, pendant que, de l'autre, il'lève son coutelas en l'air pour lui couper la tête.Heureusement que ses deux frères finissent par arriver.Mais ce qu'elle a dû souffrir, la pauvre femme ! Tout ça, pour une petite désobéissance de rien du tout I Et dans les Fées, donc I ien sûr que Fan chon est sotte et orgueilleuse ; nuis est-ce que ce n'est pas une asseï grande punition, pour elle, de voir sa cadette jeter, à chaque parole, de* perles et des diamants et épouser le fils du roi ?.Je te le répète, je n'aime Après avoir résisté à toutes let épreuves se tient toujours au premier rang.Ea veote chez tous les épiciers, LE PASSE-TEMPS 1*7 POESIE NOEL I ¦* gran te voix d'airain de no* chochet K-nn - Epand, dans le soir bleu, de longues harmonies.Noel I voici le Rédempteur 1 l-es humbles et les grands, qu'un même amojr pénètre, Se rendent i la Crèche où Jésus vient de naître.Noël I voici le Rédempteur I L'otgue dit, dans la nuit, les cher, noëls antiques ; De douces vois d'enfants chantent de vieux cantiques.Noël I voici le RéJcmpteor ! Alors, devant le i il.de la Vieige Marie, Le monde entier tressaille,.adore,.chante,.rrle I Noël I voici le Rédempteur ! Près de Jésus-Enfant, Jésus-Eucharistie Descend en l'â-ne humain?avec la blanche Hostie.Noël I voici le Rédempteur ! Uoh LORRAIN.Prière d'un Enfant pour la Nouvelle Année Entends nos voix da haut des cieux Quand nous t'offrons notre prière ; Dieu de bonté reçois nos vrcnx.Et pour nous rendre vertueux, Fais descendre err nous ta lumière.Des dons que nous tenons de toi Reçois notre reconnaissance ; Rends nous dociles à ta loi.Dans nos c.eurs affermis la foi, Et conserve en nous l'innocence.Conserve-nous, A Dieu clément.Un bon père, une bonne mère ; Car nous les aimons tendrement ; Protège et bénis constamment Une vie à nos coeurs ai chère.Et pour que toujours ici-baa, La paix, le bonheur, l'allégresse Partout accompagnent leurs pas, Don Père, jusques au trépas Donne à leurs enfsnls la sagesse.MONOLOGUE ETRENNES FRATERNELLES C'était un grand garçon de sept ans, mais trop sage, Studieux, avec trop de raison pour son Age.Son père, un vieux savant, ne vivait que par lut, Orphelin, fils unique, un languissant ennui Dévorait son enfance et le rendait débile Adoré comme nn dieu, mais, comme un dieu, fragile, Chacun était heureux quand il avait souri.Depuis peu, cependant, il avait dépéri.U semblait, chaque jour, devenir plut moros* ; Son père en recherchait, \ tonte heure, la cause.Cet hiver, le voyant triste et plu* nonchalant, Il voulut, |K»ur ftter le premier jour de l'an, L'égayer a tout prix, avec des friandises, Des soldats, des jouets aux magiques «urpriae*, Tout ce qui peut séduire ou «on cœur ou ses yeux.Pourvu qu'il fût riant, qu'il col un errur joyeux ! Mais, de tout ces présents rien n'ayant su lui plaire.Un soir, l'enfant lui Hit.timide, avec mystère, Son secret, son désir ancien.Il en avait Médité longuement et le pour et le contre : "Papa, j'ai fait mon choix." la nuit, il en rêvait.•'Un autre eut souhaité, pour étrenne, une monlre, Un cheval attelé, que sais je ?Moi, je veux, Puisque je dois, ici, te formuler mesvo-ut." — Et, le teint animé, le regard volontaire.Il affirma tout net : " .Je veux un petit frère ! Un frère déjà grand et non pas un poupon Muet, qui marche à peine et qui porte un jupon, Un frère bien vivant, et qui joue, et qui parle, Que l'on appellerait Jean, Pierre, Arthur ou Charte.Dans ma chambre, son lit serait tout près du mien.Je l'aimerais beaucoup, plus que Dick, mon gros chien, Dont nous partagerions les gentilles caresses.L'un pour l'autre on aurait des baisera, des tendresses, Et si nous nous battions, par hasard, quelquefois, Ce serait pour mieux rire, après, de nos exploits.To ne me réponds pas ?— Notre maison est grande ; J'ai de beaux vêtement* dans l'armoire normande, Je les lui donnerai, fût-il grand ou |>etit, Kt je mangerai mieux s'il a bon appétit.Avec lui, je ferai gatment ma pro-nenade, T'.t je ne serai plus ni pAle ni maussade.Et nous serons ainsi bien heureux tous les trois.' * Comme le père était veuf depuis de longs mois, Le problème, d'.bord, lui parut impossible.Dans son fidèle cceur, criblé comme une cible.Il cherchait un moyen pour contenter l'enfant Et pour réaliser son souhait triomphant, Mais rien ne lai venait, il n'avait plus de femme, Son fils plus de maman.Plein de pitié dans l'Ame, Taciturne, il pleurait, maintenant.le front bas, " Papa, petit papa, tu ne me réponds pas ?J'ai réfléchi longtemps, vois je suis sans colère Cependant.Tu veux bien m'avoir un petit frère ?Une sirur, n'est-ce pas ?ne peut me convenir.Viens, allons au marché, tous les deux, le choisir.Je te donne ma bourse, allons, partons sur l'heure.Plus de joujoux, je suis trop grand, et puis je pleure Si tu ne dis pas oui ! Tu boudes n Ion tour?" El le père attendri, touché de tant d'amour, ('ompri' que son enfant mourait de solitude.A pleins bras, 1 enlevant selon on habitude.Et l'ayant, sur son coenr, piessé d'un geste fou : 11 Viens, lui dit il, partons cueillir quï'que gros chou Si nous n'en trouvons pas, enfant, qui nous convienne Je joindrai, dans ce cas, à ta bourse la mienne, Et ce frère, — Il y a tant de déshérités I — Nous irons le choisir aux Enfants Assistés, " A m/lit MESUREUiX, REGREATIOfc 143 — CHARADE Aux aguets, en silence Un chasseur bien armé, suivi d'un lévrier, Voyant partir, à certaine distanc.Lapin, perdrix ou maint autre gibier.Adroitement fait le premier.Très longtemps en bouteille.Désirant comerver le doux jus de la treille, Du '.*¦¦./ se sert l'amateur.Cet amateur un jour de féte, Traitant son ami de grand cn*ur.Sans importuns et téte à téte Du même jus demandera, P m voulant à ce camarade Verser ample rasade.Pour Aterce letenJ, de l'étui tirera Certain bijou d'acier, dont besoin il aura.Les réponse* seront reçues jusqu'au 26 décembre.1 e* dis premières réponses justes, accompagnées de notre coupon tir primes 280, recevront un morceau de musique de chant ou de pbno, au choix.SQLV7IQN No 141 — k.nir-N-p>:->»¦ j ¦ l*i .-1 qu'j'ai per -du mon V A loi- andre, J'pouss' A des piw comme un che-vreuil, Caro't'homm'- M, L'r# •-I m-====i_y-'~i'3 -I -0-0- vait m'compr.ndre, M'avait rich'menl tu - pé dans l'œil.Il n'aurait pM man -•il.—»- -V-V-* -v-£v çé do pecho Sans m'en r^passi r s> .-9 le no-yau ; Aus- ai, -fl dr-puis qu'il Grâce, aisance, élégance, telle devrait être la devise de a femme, Possédant l'aisance, elle n'aura ci assutan ce déplacée, ni timidité gênante.Elégante, elle sera toujours parée, pouvant paraître dans n'importe quelle circonstance.Avec la gi.ice, elle aura une tenue irréprochable, des gestes séduisants qui la rendront sympathique à tous.Elle doit éviter de parler haut, de lire bruyamment.Si elle fait de la b cjrcletle, des armée, du cheval, si elle conduit, si elle va i la chasse, elle ne doit ni en palier, ni s'en vanter.A mon avis, la femme bien élevée ne doit pas.furoer.Je sais que cet usage se répand et que beau-coup de maris aiment v ir leur» femmes en " griller une " 1 mais je trouve que la femme n'est plus aussi femme, c'e»t-a dire aus>i c ar mruse quand elle empiète sur le domaine de l'homme, quand elle fait la forte, l'indépen- an e.Notre force, c.est notre faiblesse.La femme liche est dispensée de certains tr.vaux manuels chex elle ; mais elle doit av< ir 1' 1 ii à tout, s'occuper de tout.Lorsqu'une femme va seule dan* le monde, elle doit éviter d'être reconduite, même par le malt-c de la maison ; qu'elle se fasse chercher par une domestique ou qu'elle se retire A l'anglaise et prenne une voilure.Pour aller à un enterrement, il faut être, sinon tout en noir, du moins habillée de cou-leuia très tombres I j femme bien élevée ne sortira jamais de chet elle nu téte ; même pour faire une visi- est là-haut, Tons les jours, Refrain.Valse.ç» a'voit, je m'dcs - sè-che! ri t b Ah! Ahl ¦ A - lox - an-dre, Veux V tu, ë^r^rlë^^Sipli Veux-tu des • con - dro r Ta p'tit' femm', mon ché-ri^"^ ' Bans toi se meurt d'en-nui.V AU' Ah I lex - dro, Veux tu, Veux tu dea - cen - dro ?Ta p'tit' lemm', mon ch(S - ri Stua toi.ae meurt d'en-nui ! II Lorsque nous nous trouvions i table Et que je l'voyais m galle, Je lui disais d'un air aimable : J'm'offrirais bien les eaux c't'été.Il me répondait : Ma poulette, Chaqu' fois que j'répétais ces mots.Puisque t'aim's autant qu'ça les 01, Eh bien I tiens, prends ceux d'ma côt'lctte.(Ah refrain.) Ill U avait de l'esprit comm' doute.Et très souvent il me disait 1 J'ai pourtant l'humeur très jaloose.Mais de toi je n'suis pas inquiet : Tu n'ea pas comm' ces fcmm's volages Qui s'font enl'ver du premier coup, Car pour l'enlever, mon bijoe 1 Fa- Irait faire an moins deux voyage'.[Au refrain.) IV Enfin, j'peux dir'., mon Alexandre Etait nn homm' qui m'était cher ; J 'étais sa Léda douce et tendre.Et, lui^ c'était mon Jupiter.Depuis qu'il a cassé sa pipe, Qu il a dévissé son billard, J'ai beau chercher, pour sûr, null' part, J'n'auraia jamais un si bon type.(Au refrain.) SsOrOvOvJvCrOCrO^ v.,.** su.nu icie ; même pour line une viai.1 chad*"uU""ison s»'^uwtts,bb Demandez a votre libraire L'ALMANACH du MONDE qui char.llien tenir son ménage, ses enfants, donner | CHANTE 1906.En vente partout, 25c.au mail tout le confortable possible, être soi-même élégante et parée, doit être la règle de conduite de toute femme vraiment digne de ce n »m.Je dirai même plus, on doit veiller aux infiniment petits du ménage, mettre In main à la pille.Une femme qui réserve ses belles toilettes pour lessorlies, et qui ne se présente aux yeux de son seigneur et mettre qu'avec de vieilles toilettes, gâche reut-î-tre son l>onheur pour ménager ses robes.On doit éviter, sitôt le mari arrivé, de le mettre au courant des menues tracasseries qu'on a pu avoir dans .on ménage ; il a souvent de graves soucis, et lai parler d'une assiette casée, d'une serviette égarée, d'un plat man.p.', c'est le contrarier presque luujoura.fiansItJllpqtle^rtwti RATIONAL FRANÇAIS — 1440Ste-Catherine — Tél.Hell Est 1736, Tél.Marc.520 — DRAME — Deux représentations par lour.Prix, Matinées 10, 15, 20, 25 et 30c " Soirées 10, 25, 35, 40 et 50c N.11.— Les enfants âgés de moins de cinq ans ne sont pas admU aux représentations.¦ Hommes et foules.\a PA **-rF.MPs est du nombre des journaux qui regrettent la manifestation de* jeunes québecquois, contre le» propos tenus par Mme Sarah Hernhordt.Il y a eu manque déplorable de jugement d'un coté comme de l'autre.Mme Ucinhardt a une mentalité si différente de la notre : c'est son excuse.Quant à f E-•./nemeut, atteint de la maladie de la sensation à tout prix, son article a poussé nos jeunes amis à commettre uticb jurde qui cause un tort irréparable à loute la nationalité canadienne française.Ajoutons que si Mme Sarah Bernhardt a constaté qo'il n'y avait pas d'hommes en Canada, elle est partie avec le ferme convie tion qu'il y avait au moins des poules.* Concert Dethier.Mr Edouard Det hier que la critique de' New-York r*ppelali dernièrement comme jeune Hclgc de grand talent a accepté de don ncr un récital à Montréal au commencement de janvier.Sa visite parmi nous est due a Mlle Alice Ducharme dont le père prisait beaucoup le mérite du jeune artiste.C'est Mlle Lrucharme qui prit l'initiative dans l'arrangement de ce concert.M.Edouard lJcthier e»t le frère de l'organiste de Saint François Xavier de New-Vork, que nous avons entendu lors de l'inaugura-de l'orgue du Gésu.Le te nie Jet demoiselles J'Aubeterrt.La soirée dramatique et musicale donnée par le Cercle des demoiselles d'Aubeterre, à la salle Karn, le 28 novembre dernier a remporté un franc succès.On y a joué Imognito,opérette, et la Veuve si'Arpagnon% comédie en deux actes.Aux entr'actes : bonne musique et jolies déclamations.Mme Gadski.Mme Johanna Gadski adonnésoncon ert jeudi le 7 décembre.On a admiré sa voix mélodieuse et on a beaucoup goûté son ré| Invitons no« lecMurf à lieu» teolr au -ou-r*nt lu mouvement mondain do (car localité re*-pe'tivo.Los rensoiimoio^nto qu'ils nr>u> fourni-r mt («neomporoo* de notre coupon) "«root Insérer dans nos eolonne*.pourvu qu'il.iK>rt«nt un* fiimature ronrionsabln.« KM VI CMC riasieurs vingtaines d'amies de Mlle Peck, de'la rue Durocher, lui ont fait les honneurs d'un surpris: party, mardi soir, le 5.• Son Honneur le juge et Mlles Oirimet sont en visite 1 Québec.• M.et Mine Louis Harbea i.de cette ville, passent l'hiver & Rome.• M.J.Rainville, de cette ville, pisse quelques jours à Québec.¦ M.Oscar Beaudry est parti pour un voyage en Europe.• Mlle de Villemure, de St Jérôme, est en notre ville pour quelques jours et doit rartir prochainement pour un séjour 1 Vallevneld, * M.et Mme a.Clark sont rentrés en ville, après un séjour à Ottawa.• Mlle Tison, de Washington, D.C.a pris se» appartements au Wiuls >r, pour l'hiver.JEUX DE SOCIÉTÉ LE JEU ->U CHAR UTIER i> joueur choisi pnur fair office de charcutier, dit rua assistants : — J'ai tué un porv, qui veut ei achc'.er ?en voulez vous, voisin ?> — Oui, -épond ce dernier ?— Quel morceau désirez-vous?On design • : le« oreilles, tête, cû es, pied , etc.mais on doit en même temp> se touche à soi même la partie demandé sous peine d'un gage.Ce jeu continué longtemps devient assez embarrassant.Un gage itI ./.' à chaque erreur ou infraction aux régies ci dessus, — ATTENTION cinq cts adressés au journal monti'.al-mode (Montréal), vous recevrez franco liste des collectionneurs faisant échange de carte» postales avec le monde entier.Librairie St-Louis 1712 Ste-Catherine Vieil «i* parait rv !«¦ altutnarb* 'uirant* pour l'.kw : Arui'isant.des CuooU»»*, du Farceur.d»s D trfaWtsi, tl"i< in.i- •iiiin'1"'.de la Runn» aventu-e des ('aleinbuurs, dn uisaicinu.du Bon-Ton.d*"1 •Iras, d - Tiou d r et delà Clédaa Bouc** ft K rrut 'minaetn du Drapes i «t (tachette ft M, GO, tl.oii at$I ~'i plus 5 ci» par la pa'te.Jou-11 .uaeomlqua* quotidien* heMoaa Ulres.le Rire.L ' Sourira.le lln Vivant.it i«*udl de la jaun*a*e.i.i joie dsa enfants ft et» et» par la post.1 " : * ' 1 -;»•!¦- r - ln«P- il-' !r.' : 'l.b • rj« 11 r ¦ Il ;,,-}, t .l'hdairet: Mueiea .ftjt*., La fan*m* d'aujourd'hui Il U la VIo he sstM t cts, JesaUtout IS etv.F'tniaa I.'li lustration Mets.« es ¦ i.nitr» Gets.Paris qui chante I0et«, -.lus SeU par a poste.Cartes M>ptalts de Montréal.upswta et autre* vues du Canad», ear tes nouai s (ran faite» iller-t— • de f «-ii li'ie «n série et •éparémant ft 2.S et Sets Albums de cartes postales à £5.M.75 cls, $1.00 et tî "0 pouvant 'omenlr ds 100 ft 1,000 cartes.Cotnsoaudas «zleutéts par ls retour de la malle.CUISINE CEU FS AU JAM RON Ayez de minces tranches de jambon que vous faites revenir dans le beurre el cassez dtssus lea onus*, avec pr- £ BEATJMIER in ¦j UtmtclN et OPTICIIH S —A l'Institut d'Optique— S 1824 Ste-Catherine "> Coin Ilétol d.Ville.Montréal EXAMEN fiDITIÇ DES YEUX UnAIIÙ Est le meilleur de Montréal comme AJUSTEUR et P ABRITANT de LUNETTES, LORGNONS el YEUX ARTIFICIELS, i trdre, garantis pour bien VOIR de LOIN et de PRr-S.Ouvert jour et soir.Le dimanche de i i 4 p.m.Echange de verres, rétaration etc.Pas d'agent solliciteur à domi cile pour notre maison responsable.Le Terminal et les Petits Char» arrttmt i la porte.Cette annonce rapportée vaut 1 se par pias.tre au tout achat enluirtterie.Un Secret de Famille roman inedit (tuile) Donc, Mme do Tréhs l'aimait, innia plut6t comme ollo eût aimil nneétran-glre ou une 1 i.i'.t.: d'aJoption Loraqu'rlla la royail conrir daua le jirdiu ou .-ti-.-t 'l.it .1 nn-» lea corridors aa voix harmonieuse et ton rire perla, son cœur n'avait pas de ces n -a il - de tendresae qui sont familiers sux mires ; ello l'admirait de tout son coeur, mais ne sentait pas do ces «Uana .le fierté qui, ches beaucoup do fouimi», montent vera Dieu comme un cri d'action de gtâ-cfB.Et oorrmojo l'ai dit, elle a'en Donnait et s'eu inquiétait, tantôt attribuant au brisement de «on cœur cotto disparition do la fibre maternelle, tantôt sa rcprooliant dn sentir eutro elln et l'enfant de Rtoul lt femme insensible qui était la more de Florerjce.Cette mèro I Son «ouvonir étnit pour Mme deTrélas une hleasure ingué-!-ab:c ; elle gardait d'elle nne impression affreusement pénible, areola tor-rtttt de la voir un jour tiOublcrs» vie et celle de sa petite fille.Et oe fut elle aus>i qui jeta an nuage sur l'cnfaace de Florence, à partir da moment où elle put réfUoliir ot se rendre compte «lo ce que sa situation avait d'étrange.Mmo do Trtlsk avait 1 romia à sa belle 611e qu'ello ne laisserait pas ignorer sou 1 xistence à Florence, et qu'ello lui gaulerait, tant qu'ollo eu resterait ligne, lo respect do son enfant.I ina ne réclama pas, pondant do longues années, l'exécution de la promesse qui avait été fiite de voir «a lillo chique année.Elle demandait de 10s nouvelles deux ou trois fois par an dans un style laconique, lejetait sur des engagements, des maladies, ou le manque d'argent, l'impossibilité de venir à Paris, ot terminait rég ilierem -nt par une demande d'argnt, avec la menace voilée, si l'on refasait do l'aider, de venir se rétugier, dans l'intorvalle des saisons théâtrale', dsns U petite propriété de Coatdu Mme de Trélaz se fût imposé le< privations les plus pénibles pour .•vit' r une tel!» extrémité.Il étnit évident que Lina était uno mu'ivaiiro mire, qn'olle n'éprouvait jibs lo moindre désir do voir s.i fille, ot Mmo do Trélaz se berçt de l'espoir qu elle l'ubandom ernit complètement, cl ne feruit jamais oe voyage de Paria qui était la condition des entrevues accordées aveo un peu trop do faoilité, peut-être.Cependant, los renseigoemoau pris sur non compte étaient relativement satisfaisaits.Depuis la mort de Raoul, ollo n'avait paru sur aucune scéno de Londres, mais seulement dans des théâtres de province ; elle avi.it fait avec -on père une tournée en Amérique.Partout on avait constaté la moralité de sa conduite, sauf en oe qui co&ccraait la passion duj'U.Elle était connue dans nombre de ca-inos et de ntatiois d'hiver, et, naturellement, «lie se trouvait so iveut dans dos situations précaires et terri-bli'B ; c'est alors qu'elle Ir- ni' i Mmo de Tiilnz Ces demande; d'argent que celle-ci n'osait-pas refuser.Mai' onfiu, s'étaut ong.igéo à parlor d'elle à Florence, ello avait glissé eon nom dans la priire de la petite fille, qui répétait matin ot soir : " Protégez maman, ot donnez ù papa loi joies du p radis." Un jour vint où, sa petite tite ayant travaillé, Florenco s'interrompit 11 milieu deaap.ière, rejeta en.erriir^ ses boucles noires et leva sur si grand'mire sis veux gri«.pleins d'une curiosité «ou laine.— Oh est mu 1 an ?Kst-ce qu'ode nVst pas au cimetière, comme papa ?Mme de Trél-rz avait reduuié cet'" question très logique, et s'était souvent demande ce qu'ollo répondnit.Kilo prit les petites mains do Florenco et les joignit doucoiuoni.— Continuo ta prière, ma chérie.Non.ta maman n'est pas morte, elle, c'est pourquoi tu pries Dieu de la garder de tout mal.— Mais oh est elle, alors ?El une ombre d'inquiétude assombrit le doux et clair regard.Oh I pauvre j elite Florence, coite ombre légère ir.i s'ipaississant couvrant ta jeune vio.C'est bien tOt connaître le triste tellet dn souci.— Elle est en Anglettr.-e, mon onfant.Elle est près de son père, qui est lié- vieux.— Pourquoi ne viont-elle pa« ici avec lui ?s'écrii Florence, s'arrnohant à l'élreiu e de aa erand'mère et se reculant tin pou pour mioux la regarder.Mme • c Trélaz étouffa un soupir.— Ce»! impossible II ne peut venir ici.Achève ta prière, ma mignonne.Ce fut tout pour ce soir là.Mais l'idée était entrée on elle ot travaillait •ans relâche.Florence co nme ça à regarder les mamans des aulrsa politoa filles.Elle ne voyait guère qu» des paysannes.Mai» quand l'une d'elle venait au chCioau, un poupon j mill 1 dans «es bras, et deux ou troia autres petit» s'aecrochant à sa jupe, elle épiait les rcgirds pleina d'orgueil que la mère jetait sur aa progéniture, ot écoutait les voix mal assurées prononçant un breton ce ifumm qui commençait à .voilier dais «ou tXBU une touto petite souffian-o.Un jour, ou plutôt un eoir, à l'heure qui, pour les oofanta, est propice aux confidences,— ptree qu'iis ao tiennent tranquilles et écoulent leurs propres pensées, — tan ris que sa grand'mère la bordait dim son petit lit, elle reprit à brûlo poirpoint lo sujet fatal.— Grand'mère, ne pourraitVe laisser un jour son père et venir ici nous voir ? LB PASSE-TEMPS 191 __L>ui, elle ?demanda Mme do Trélaz pour gagnor du lompa.Ca pronom, ainai oil ploy û, pouvant quo la mèro absente avait hanté d'une mnnièro habituelle l'imagination do l'enfant._Maie ello, .maman.Kilo dit ce mot timidement, comme impressionnée par s» propre voix Mme do Trélaz tressaillit involonlniiement.— Sou.mon enfant, elle uo peut le laisser ; mais peut être, ajouta-t elle, loucbée de pitié en voyant uno expression de tristes! 0 sur le visage de Florence, peut être vi-ndra telle un jour à l'aria, où je te conduirai i elle.Sur cette figure mobile, un ravissement soudain remplaça instantanément le chagrin comme un rayon de sol.il chasse les nuagea.— Oh I quel bouheur I.J'espère qu'elle viendra.Bonsoir, grand'mè- re.Tout à coup, elle rouvrit les veux, qu'elle avait fermés comme ei elle espérait faire de beaux rêvos.— Est-ce que vous la connaissez ?domauda-t-elle, se relevant et appuyant son coude sur son oreiller.Oh ! celte blessure jaunis fonn'o I Pourquoi Mme de Trélaz avai'.-ello vu Lina.— Jo l'ai vun une fois, mon enfant, répondit-elle avec un calme affecté.— Et je st is Û .• qu'elle est jolie ! s'éetii la petite ftllo avec enthousiasme.Dites, giand'raère, est-elle jolie T At ollo des cheveu» noirs comme moi, qui fiisent sur sou cou T — Elle a des cheveux blond', et elle e»t jolie, dit Mine de Trélaz avec froideur.Il es tard, Fluroncc, il faut dormir.Mais l'Iorenco était bion éveillée.Elle • i.f.t ça avec éntrgie ses petits doigts dans la ni»noue do aes chevenz.— Je voudrais avoir son portrait, graul'mè'o I — Mitiaj-i no puis te le montrer.Dit», ma ohétie, et sois bien sago.Non, ello no voulait pus montrer à l'oufiut la ravissant ot trompouso image qui était e.-rréo dans sou bureau, sous lo ruban qui gardait los lettres do Rioul.Co petit en' ir pissioniié, qui avait l'instinct 4'1'hiihi filial ne davait pas souffrir.Kl uonmeat ne soulfrira.il il pas s'il *'a!ticliait à u .e vsino apparence, s'il ht: ut londr mont une mère insensible, qui avait abandonné son unique enfant?Un autre soir encore, Florence trahit la préoccupation qni U hantait.— Grand'mero, son pèro est aussi mon grand pète T Helas ! fallait il que l'unit ruine fût sans ces-e remuée ?Son grand-père, ce vieux joueur qui s'endormait ivre chaque soir) Eh oui, il l'était, et Mmo de Trélaz dut incliner la tél.! un signe d'affirmation — Alors, dit Florence résolument, il faut quojo diao mu ptièro au^si pour lui.Et de ce jour, Mmo do Trélaz 1 ntoudit Florence tép.1er avec l'ardeur qu'elle apportait à ses dévotions enfantines : " Protégez maman, et faites que je la voio bientôt.Donnez a papa led joies du pir.dis, veillez- .ut grand'mè-re et sur mon grand'père." Mme de Tr.I./ pousa plua d'une fois qu'il fallait être chrétienne ponr supporter d'entendro accoler i son nom celui de cet aventurier.Mais elle l'écouta avec une .nquilli é apparente, g.irdaut dans «es mains les mains joint-.s de l'o tant, et priant, ••li • aussi, pjur Lina et son père.VI Florence élait ieolfe, si l'isolement signii: -.pour l'ouf.ut, l'absence do petits êtres de son âge.U y avait peu de propriétés dans ce l> -i .pays sauvage et désert, ot qnand l'étey 1nmtn1.it les rans chAtelains, 'a distance restait un ob-tscle séiieux aux intimités, et m6 1 0 aux visitos un peu fréquente.Mais sa vie était aussi douce qu'ullo pouvait l'êlre, el ollo était du nombre de ot» erf mis qui peuvent se pa-si r de 1» société do lours égaux Co n'était pas.bi-n entendu, qu'elle lût misunllirop> : sa nature était trop riche, trop ouverte, trop naturellement joyeuse po ir qu'auoune tendmee de ce genre pût s'y glisser; mais elle était douéi d'une de ces imagination» luxuriantes, débordantes dévie, do guV.e, de poésie, qui tiennent lieu de t^nte société.Comme conséquence presque forcée do ce don, *lle possédait à un degré rare l'instinct, le sentiment do li nature.On lui laietail une grando liberie.Jusqu'à latonbéodnla nuit, elle pouvait à son gré error daus lafuiêt, à la condition toujours ohéie d'ailleur , de ne p.is fianchir uno certaine limite.Ceux qui oui reçu en partago cet'o faculté ucli et brillanln.qui peut deveairune douuo conioltlion aussi bien qu'un danger,— ceux dont 1'iuiugiuution, comme uno baguetlo magique, peut tour a lour idéili.cr les beauté», transformer les laideurs, évoquer les êtres fo lu tout vivant' do leur cerveau, supprimer dam dos te vas uliniix le- sutiois du présent, forger un avenir doté et bftti- l.-.in les nuages des châtoiux tuer leill.ux, — ceux-là eeuls |K>urront comprend™ les dél ces que trouvait Klo-renco dans la solit do do sa foiét vraiment enchantée pour ollo.E le iraa ginait des jeux ou inventait det histoires dans lesquelles ell 1 jouir, toijour-le rôle d'une Léroïne.Tantôt ella était uue grau le >aiiit\ retirée dans un eru.itage.accueillant avec b,:.le les malheureux, bjni saut les eaux du ruisseau pour y apprlur une vertu gué issanle, di.tribuant co-nme des remèdes miraculeux les feuilles des arbres, et eh .niant sous les voûtes vertes et frot elle- les cuuliiuis bretons qu'ello avait appris de Frauoeza Tantôt «lie était une châtelaine, criant daus les buis pour fair l'ennemi do sa race Pais, elle devenait une fee, couronnée do lierre, touchant los arbros il» s» baguette de coudrier pour dégager de leur écoice mououo les chevaliers et les dem da I-les qu'un mauvais génie y avait enfermé*.Et elle parlait ft totn ces êtres imaginaires, prenant un intérêt réel à leurs oxiitenoes fictives.(A sut we) aisons Passe - Temps Le pspier sur lequel est imprimé lo Piute- Tempi est manufacture par la Canada Paper Co.Banques Banque d'Epargne de lu Cité ot du District de Montréal Dentistes GllfDBlAU J.O.A.St-Laurent, 22 Institut Dentaire Franco-américain 162 St-Denis Hôtel Hôtel Gallatin, 70 w.46me rue, New York Opticien Paquet, Félix, Opticien diplômé SlOSt-Jacqu.s Luthiers Dansereau D.H.Bonsocours 4G Lavallée Ch.Cote 8t-Lambert, 36 Piano, Violon et Mandoline Brunet, Mlle Rosauna Stndio: 159, Ave Hôtel-dé-Ville.Marchand-tailleur MORETTt, Febi1.ci devant de A.Reether & Cie, 1G58 Notre-Damo.Tél.M.2681 Musique en feuilles et Instruments Arehambault Ed.Ste-Catherine 1686 Téléphone Esf 1842 Yon J.O.Ste-Catherine 1732 Peintres David, Théo.Craig, 506 Pharmaciens Laurence A.J.Coin mes St-Denis et Ontario, Tél.B.Est 1507 Dr Jos.Comtois 1636 St-Jacques, Ste-Cunégonde Tel.Bell.Up 4231 Tel.March.13l.r> Pharmacie Léonard 3141 Notre-Dame Tel.Bell Main 1068 Pianos et Orgues Foisy Frères Ste-Catherine 1760 Normand in R.A.D.Ijiurier 1, ft-Henrl Pi-ofesst-urs de Piano Miro.Henri 875 Hôtel de Villo Masse, Mlle M.-L.522 Beaudry Traduction Chamoux Elie St Chs-Borromée 72 NOS dénis sont tes plus belles el les meilleures 11 elles août naturelles.Inusables, fncaaaablcb farumtui Grande satisfaction à tous.INSTITUT DFNTAIRB FRANCO-AMERICAIN 162 rue St-Denis, - - MONTREAl emile vezina jLrtiête-Pfiintru Spécaiité : LaPortra-lts 163O, lltl MOT»«-DAUE, MONTREAL L'IMPARTIAL «^3ftf«, —Priuce Edouard.L'IMPAKTIALest publie le Jauùl de chaque semaine : huit pag-e".un dollar l'ar an.Adrc.-.-e : I M ' Ut ' i , 1.Tiu.Msi, r.s.1.nouvelle importation d'Instruments de Musique et de Musique en Feuille:» M.CHAS.LAVALLÉE tn'orme sa nombreuse clientèle qu'il vient de recevoir de France, d'Angleterre, d'Allemagne ei d'Autriche, un lot d'Instruments de musique et musique en feuilles, qni sera vendu au pria du gros.Une remise libérale sera faite aux communautés religieuses ainsi qu'aux professeurs de musique.Violons faits à ordre.Réparations de toutes sortes exécutées à bref délai.Toujours en stock des instruments pour orchestre et lanfare, a prix réduits Agent |Hjur Hcsson oVCie, de tendres, Ang., Pélisst n, Gui-not &• Cie, Lyon, France, Courtois oV Mille, Paris, France.O.ï3jsl La,TrsûLlée «.COTE ST LAMBERT, MONTREAl .JOIGNEZ LES RANGS ! 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