Le passe-temps, 1 janvier 1906, v. 12, no 303
p-26 f Co^ Vol.XII — N° 303 Montréal, 3 novembre 1906 TTn, ITo 5 SOUS l&aSSe -(fêrnPJ Abonnement; $1.50 par année.J.E.Belàir, éditeur.Adresse: 16.rue Craig-Est, Montréal.•SP* Lire notre nouveau feuilleton X-ia.BlS\lS, ouvrage inédit des plus intéressants.*1230 M.PAUL CAZENEUVE Nouveau Directeur du Théâtre National 482 LE PASSE - TEMPS No 303 — Montréal, 3 novembre 1U0H JfcfjuMU-itfmï» MUSICAL.LITTKRAIRK tr FANTAISISTE-P*mil lout Us quittai iours AS OUITEM ÆTTT Pour VÂnUrùjMé I Ppm V nn an.Six mois.,.JI.50 I lin an .10f" .7& et* I 8ix mois.6”* FATABL* D’aVAHOB En s’abonnant pour un on, chaque abonné reçoit en marchandises Une Prime valant $1.00 Demandez notre catalogue de primes Première insertion .U “fF Insertion* subséquente* .Conditioni libérale* pour annonce* à long terme.Les annonees sont mesurée! sur l’agate.Tout» demande de change • ont d'adresse doit Jtre «opomiiagnée de l'ancienne adresse.Pour discontinuer de recevoir ce journal.U faut a^oir payé tous ses arrérages.Les manuscrits publiés ou non ne sont pas rendus.Adresseï toute communication “PAPS&ffi'can.000-0000000000000000000 Avis au Public On peut se procurer les anciens numéros du Passk-Tkmps en s’adressant 1 tous nos S-nts locaux, mais plus particulièrement aux resses suivantes ! A Mcmtrtal : Arthur Yon, 94 Ste-Catherine-Est.Mme A.Bélanger, 1376* Ste Cathenne.A Québte : J.Alt Guay, 283 rue St-Joscph.A Oltau/a : Chs St-Jacques, 263 nie Water.A BATONS ROMPUS Do quoi vous parlerai-je dans cette chronique si ce n'ost de l'art canadien, surtout en musique, en chant et en littérature.Ne le voudrais-je pas que j’y serais forcé, car pour le présent tout est saturé d'art, et l’air que nous respirons nous forait presque vivre, si toutefois l'art.fosait vivre.Hélas ! c'est surtout ioi qu'on peut appliquer ces paroles de l'Evangile : “ il y a beaucoup d'appelés.mais peu d'élus." Du moins, et avec une variante, c'est qu'il y en a beaucoup qui seoroient.appelés.mais qui 11e sont pas.élus.En effet, depuis le concert de Plamon-don, jusqu'à l'audition de Chamberland et celle de Lalioorté, un grand nombre de ceux qui ohantent à peu près Au clair de la Lun« ou] Viens Poupoule, de ceux qui tapotent sur un piano, raclent du violon pincent de la guitare ou de la mandoline, un grand nombre de ceux-là, dis-je, se croiont déjà des artistes, parce qu'on les a sanrf» tels dans certain miliou.Eh bion 1 qu'on me permette de dire crûment le mot : o’est un nacré et mauvais service qu'on leur rend.Oh I je sais bien qu'à les entendre jouer, exécuter ou chantei un morceau, dans certaines réunions privées ou concerts de charité, qu'ils exécutent pirfois convenablement leur morceau, qu'ils s'en tirent, oomme 011 dit, passablement, mais de là à les faire passer ou à se oroire des artistes.Halte là I.011 ne passe pas, quand bien môme vous seriez le petit caporal.Kn effet, tel est le cas pour presque tous ces artistes ; non, pour prerque tous ces amateurs à l'état d'herbe.Et cependant si ces naïfs étaient de bonne fo\ s'ils voulaient seulement so rendre compte du temps et du travail relatif qu'ils ont dû dépenser et faire pour arriver à exécuter, le plus souvent comme un perroquet ou comme un gramophone.leur morceau favori, ils verraient ce qu'il en coûte pour devenir un artiste, non une étoile de première grandeur, mais, comme on dit eu termes de thé&tre, pour jouer du troisième violon, c'est-à dire pour être olassé dans la troisième classe, pour ne pas dire moins encore.Artiste!.Mais savez-vous ce que ce mot contient de travail, d'énergie, de volonté, de sacrifices, de lattes, de veilles, de jeûnes ?.Beaucoup l’ignorent.Ils sont un peu comme ceux qui oroient que cela n'a rien coûté d'études, d’efforts ou d'observations à ceux qui éorivent ou fabriquent un livre.Mais pardon 1 Monsieur le tailleur ou M.le cordonnier, le vêtement ou la chaussure que vous m'avez fournis vous a coûté de l'apprentissage, du temps, do l’expérience et du travail.— Il on est plus encore pour tout ce qui se rapproche de l'art, c'est-à-dire du grand et du beau, car c'est surtout dans l’art que la perfection ost absolument nécessaire.N'est-ce pas sur la robe immaculée d'une communiante ou d'une jeune mariée qu'on appergoit plus facilement qu’ail leur» une tache de mouche ?Il en doit être ainsi de l'art et de celui qui veut se faire sacrer pour pontifier à son autel.Oh I si vous saviez les efforts et le travail ingrat que font ohaque jour ceux qui sont réellement artistes et qui veulent maintenir leur renommée, je crois que vous préféreriez être cordonnier ou casseur de pierre, ce qui ne vous empêcherait certainement pas de chanter ou de siffler votre morceau de prédilection.Et d'abord, pour être artiste, il faut avoir trois choseB ; l'instrument, o'est-à-dire la voix, la vocation et la volonté.Autrement, vous ressemblerez à ces oersonnes qui se figurent qu'elles feraient un prêtre, parce qu'il n'y a qu'à se tourner vers les fidèles, les bras ouverts pour dire : Dominas robitcutv ! ou à ceux qui se croient médecins, parce qu’ils tâtent le poûl d'un malade ou lui font tirer la langue.* Héla» I combien y en a-t-il, de ceux-là ?Aini dernièrement, je fus dans une maison où il y avait un piano, une mandoline et un accordéon.— Tiens ! pensais-je, on va faire de la musique, on va s'amuser.Or, sans aller plus loin, personne dans la maison n'était musicien, mais les instrumenta étaient là pour les visiteurs qui savaient jouer, et en prévision des enfants qui deviendraient des artistes.parce qu'ils avaient des dispositions.Quelques jours après, en sortant d'un con-cort, j’entendis une dame à l'air respecta-hloment chanoinesque qui di sait à une dame.— Oui, ma chère, ma fillo a beaucoup do dispositions, du talent, une voix de sirène — parlait elle de relie des bateaux ou de celles de la mythologie, je n'en sais rien —et nous avons décidé de l’envoyer à Paris, passer Bix mois à l'Observatoire, pour compléter sos études artistiques.— C'est Conservatoire que vous voulez dirb, observa son amie.— Non, non, o'est Observatoire.Je serais tombé à la renverse s’il n'y avAiteu là un garde-fou, et malgré moi je pensais à cette concierge parisienne à laquelle on demandait : — Eh hien I Madame Pipelet, et votre fille, ou est-elle maintenant 1—Elle est artitfe.C'est elle qui fait le nuage dans La Poule aux œufs d'or.Or la dite madamo Pipelet avait été dans son jeune temps artiste elle-même.Elle avait débuté dans un corps de ballet pour finir par celui de sa loge.Gaston I*.Labat.CHRONIQUE PARISIENNE LE FRISSON DE ROLLINAT On me montrait, tout à l'heure, la photographie du monument qui sera élevé, demain, à la mémoire de Maurice Rolli-nat, dans la commune de Fresselines.C’est une vision obscure, bizarre, effrayante et symbolique.Les mains crispeés du poote étreignontson visage.La Muse, auprès de qui il cherche un refuge, sort du bloc de marbre.Le grand «oulpteur Ro-din a rendu tragiquement l’égarement, l'égarement, l’éffroi, le besoin de protection, et aussi la sombre inquiétudo : tous ces sentiments qui jaillissaient, soue for me d'étranges lueurs, des prunelles de l'auteur des Ntvroset.Et cela m'a rappelé un passé.dèjà lointain, les jours de ma prime jeunesse.J'ai beaucoup connu Rollinat ; je l’ai vu à l'aube et au déclin de sa gloire.Il fut, pendant quelques mois, l'hommo le plus à la mode de Paris.Il s'était révélé vers 188(1, dans les petits cénacles du Quartier Latin.Chez Kmile Goudeau, au “ Club dos Hydropathcs ", il récitait et chantait ses vers.Un retentissant article d'Albert Wolff, une somptueuse chronique de Barbey d'Aurevilly, le signalèrent à la foule.Du soir au matin, il fut célèbre.On s'arraohait l'écrivain, ou acclamait ses œuvres, on adorait sa personne.Il avait des cheveux noirs comme la nuit, deB yeux fascinatours, une pùlour fatale, qui réduisaient les cœurs au désespoir ou, tout au moins, au servage.Un de ses vieux compagnons d'armes, Georges d'Es-parbès, a tracé de lui un admirable portrait, dont jo citerai quelques lignes : '• Un rictus à sa bouche glacée, ses doigta maigres ellleuraut les touohos, assis sur l'angle d'un tabouret, lo corps à demi tourné, Ba belle tête pAle et noire penchée vers nous, il psalmodiait, ce soir-là, plus qu'il ne lo chantait, un poème composé la veille et intitulé la “Maladie”.Jo no sais comment, soudain, pondant qu’il chantait, nos youx se rencontrèrent.Aussitôt, il dilata les siens, et mo regarda comme on bouscule, comme on enfonce, oommo on tue, on faisant une atroce grimace de mourant, suivie d'nn petit cri léger, d'une sorte de rAle qui interrompit deux secondes la mesure.J'avaiB vingt ans.Devant cette tète à l'agonie, co regard inexprimable, cetto mèche bleue qui coupait ce front et cette langue molle de noyé, je sentis, dans cet instant court, l'envahissement, par tout mon être, d'une terreur quo je n'ai plus jamais ressentie.Ainsi, oe comédien génial s'amusait à bouleverser les âmes ot à los rouler dans les ténèbres." On ne Baurait rendre avec plus d'intensité la physionomie de ont être extraordinaire.Il n’y a qu'un mot qui no me sem-blo pas absolument juste.Rollinat n'était pas comédien.Quand il déclamait ses poèmes, il était sincère, il éprouvait réellement loa sensations qu’il s'efforcait de dépeindre ; s'il faisait parler un fou, il était, à ce moment, un peu fou lui-même ; s'il décrivait les affres de la mort et du tombeau, une horreur indicible l'étreignait tout entier, lui Berrait la gorge, lui tordait les bras, lo laissait sur place, pantelant et brisé.Il vivait au milieu des cauchemars, parmi les fantômes.Et il éprouvait comme une monstrueuse volupté à entretenir, à développer cette oxcitation.Henri La-vedan mo racontait, dernièrement, quelques-unes des expériences auxquelles se livrait le malheureux Rollinat pour exacerber sa sensibilité et se maintonir “sous pression".Il voulait, toujours et sans cesse, frissonner.Relisez sa pièce fameuse, une des plus belles qu’il ait composées ; De la tourterelle au crapaud, De la chevelure au drapeau, A fleur d’eau comme à fleur de peau, Les frissons courent, Les uns furtifs et passagers.Imperceptibles ou légers, Et d’autres lourds et prolongés Qui vous labourent.Or, la principale source d'où naît le frisson, c'est la peur.Rollinat recherchait de préférence cette émotion.U s'ingéniait à "avoir peur” ; il parcourait, la nuit, les quartiers déserts, s'égarait dans les cimetières, écoutait on palpitant los bruits va-guos, contemplait les ombres suspeotes qui font h&ter le pas aux promeneurs attardés.Et lorsque le frisson, l’horrible et bienheureux frisson attendu lui chatouillait l’épiderme, il croyait sentir croître son génie.C'était là un dangereux exercice.Rollinat, à ce régime, pordit l'appétit, lo sommeil.Il crut que la paix des cliampa, que la saine fatigue d'une existenc» rustique, les lui rendraient.Il so fit pays&n.Il avait pris trop tard oette résolution salutaire.Jamais il no récupéra le complet équilibre qui l'avait fui.Les années s'écoulèrent, on apparence placides, «n réalité pleines de fièvres, do tortures morales, d’angoisses secrètes.Au fond, Rollinat souffrait de co silence Buccédant à tant de bruit.Parfois, il nous revenait ; avec uno aorte de timidité crain-tivo, il remettait le pied Bur le pavé de ce grand Paris, qui avait été lo théâtre de ses triomphes et qui.maintenant, le voyait passer, indifférent et distrait.Noua étions frappés de l'altération de son visage, de l'infinie tristesse de son regard.Il a’en allait bien vite, il regagnait son vil-hue, il y emportait une invincible mélancolie.Co pauvre vieil enfant surmené était à la merci du premier accident do la fortune.Elle lui enleva, dans des conditions atroces, une fidèle compagne dont le oi3eau do Rodin a pieusement évoqué les Montréal, 3 novembre 1906 — No 303 LE PASSE-TEUrS 483 POÉSIE L’AUTOMNE Heure où l’Année en deuil, près des heures finales, Revll son passé vasle et ses métamorphoses, Et mâle en scs grands vents, faits des soupirs des choses Les brises des étés aux bises hivernales j Doux Automne, saison des sanglots et des lilles, Saison des ciels nacrés et blancs comme tes roses, Rose morte que le vent froid des jours moroses Effeuille lentement en ciels toujours plus pâles ; C'est à toi que revient notre amour monotone, O notre sœur, saison de nos Srnes, Automne, Tristesse d'or, sourire en pleurs, joie exilée ! Ton ciel tiède où la brume implacable s’élève.N 'est-ce notre âme ardente encor, déjà voilée Par tous nos pleurs fondus aux brouillards lents du Rêve.Ftrnand GRE CH.SCÈNE COMIQUE L’Arithmétique pour Rire J’suis professeur d'arithmétique, Mon cours est très intéressant.Car je l'fais d’une façon comique Et l’on apprend plus facil'ment.La base de l'arithmétique, c'est les quatre règles.Tout le monde connaît ces règles : c’est l’addition, la soustraction, etc.A l’asile on m'apprenait : un et un deux.Ça n'est pas toujours vrai.Ainsi : une femme et son amant ça fait un homme trompé, une femme et son mari ça fait un ménage avec un enfant, quelquefois plusieurs.La soustraction est une opération dangereuse, il faut s’en méfier.La semaine dernière un picpocket a attrapé six mois de prison pour une soustraction mal faite.La multiplication fut inventée par Jésus-Christ qui dit un jour : “ Croissez et multiplier.''.La division.Une opération à éviter.Il y a des gens qui sèment la division partout, surtout des généraux : les généraux de division.La France a adopté le système décimal.Le système des six femelles n’a pas réussi, c'est regrettable.L’are est employé pour mesurer les champs, le chant du cygne et le chant du départ.Il y a aussi l’artichaut, l’archevêque, l’ardoise et l'ardillon, l’argot, l'arrosoir, l’artilleur et l’art nouveau.L'are vaut centiares, mais je préfère l'are authentique à centiares de Saftapharnès en toc.Nous avons aussi le stère.Les bavards sont vexés quand on leur parle de stère.Le stère sert à mesurer le bois.On peut l’employer aussi pour compter les raoiaes dans un couvent.Autant de fois treize moines, autant de stères.Les moines sont treize nu stère.En géométrie nous avons la ligne.Il ne faut pas s’y fier parce que la ligne ment.Les courbes, les hor'zontales sur lesquelles je n'insiste pss.Il y a aussi les lignes de chemin de fer et de tramway qui ne rentrent pas dans mon cours.Les figures géométriques sont : le cube.On dit couramment tomber le cube dans l’eau ou mettre le cube entre deux chaises.L* triangle dont on fait de petits instruments de musique et le cercle qu’il ne faut pas confondre avec le cercle des élégants, dont je suis le président.Pour peser nous avons le gramme.C'est un tout petit poids.Oh I les petits pots I II y a plusieurs sortes de grammes, entr’ autres les graminées, les grammairiens et les gra-maturges.Il y a aussi le théâtre des Folies gramatiques.500 grammes font une livre.Quelquefois les livres pèsent davan • tage.Ainsi le dictionnaire Larousse les six livres pèsent vingt kilos, tSo francs, 7 francs par mois, Enfin nous avons les monnaies, les sous et les francs.Dans les sous on remarque les sous-marins, les marins saouls, le soulier, le sous-sol.le sous chef et le soullleur.il a le sourire I Le franc a remplacé l’écu qui valait trois francs.Aujourd'hui l’écu vaut cent sous, tout augmente, Une remarque pour terminer, On nous dit que le système métrique fut constitué par l'Assemblée constituante.A mon avis, le système est beaucoup plus vieux : I” Quand Dieu eut fait le premier homme, Il lui dit: “Je suis le maître ” ; 2° Adam, très heureux dans le paradis, bientôt se sentit mettre à la porte.J'suis professeur d’arithmétique, Mon cours est très intéressant, Car je l'frais d'un’ façon comique Et l'on apprend plus facil’ment.L.BOUSQUET.MONOLOGUE Extrait du Testament de Gamahuche En résumé, voici ce que me vaut la vie, Un tas de choses là qu’enfin je vous confie Avant ma mort, pouvant dicter .le mon vivant Par derrière notaire, aussi bien que devant, Toutes mes volontés, voire mon épitaphe Avec mon nom signé, suivi de mes paraphes.L'histoire serait longue à tout vous raconter, D'un extrait seulement je dois me contenter j Et je commencerai par où l'homme commence, Au grand jour solennel témoin de ma naissance.Je ne me souviens plus de tout absolument ; Mais en public on n'est pas toujours sous serment.Né sur le bord d'un bois depuis bien des années.Ma mère en m'achetant s'était mal adonnée ; Car m'ayaut cru mort né, je dus ressuciler On eut dit tout exprès pour venir l’embêter.Très orgueilleux déjà, pour toute nourriture Je n'eus pas accepté des bols de confiture : Je vécu d’une suce et de bouillie au lait, Et je grandis ainsi pas trop beau ni trop laid, Avec dans la caboche au lieu d’une cervelle Un cerf-volant en l’air et cent pieds ficelle Et, de plus, je criais et si fort et si bien Qu'on crut que je ferais un grand politicien : J’avais l’àme à la blague et peu de conscience, Je ponvais me venter de bien peu de science, Aussi le pronostic, avec raison pas mal, Me reléguait à faire aux pages d’un journal, Puisque tout jeune encore et déjà si précoce En paresse souvent je passais les plus rosses ; Mais mes pauvres parents qui n 'étaient point voleurs, Tenant au bien d'autrui beaucoup moins qu’à le leur, Ne purent me pousser dans ces grandes carrières.Aujourd’hui par devant, aussi bien que derrière, Je n'ai pas plus d’écus que le bon vieux Scapin, Qui mentait bien cent fois jwur un morceau de pain ; Mais je n'ai que cent on», et je brille vraiment Puisque déjà j'épelle et je lis couramment.Messieurs vous m’écoute; comme un petit apôtre Veuilles au moins ne pas me prendre pour u» autre.A mois J< B LANGUE.REGRBA.TIO& 166 — Eniomb Je suis la source de l'estime.Je la conserve tl je la perds ; Et le plus souvent si je sers, C'est pour la mort, c'est pour le crime.D'un ressentiment légitime.Je venge les affronts soufferts ï Il me faut un cœur .deaSjl fautdtf sangpouralpaijer vo Animnto crescendo, fri fard.(S- f P J X A de vous ;sui.vre; je ’se-rai l'inxon.THi qui demande dout vi ?vre L’auTmC-ne d’un regard L’aumû.ne 490 LE PASSE -TEMPS No 8«8 - Montré»!, 3 novembre 1906 t'armes de V.HUGO SaoduttM Je ne veux pas autre chose Musiqua de D.PAUL.E.PREVOST ^-—S leur Que ée Prends ton re - *ard, mou é - toi - le que ton Um - ifliite mou k - me sur tes ai - les lais ¦ se mon cœur O ma fleur A tes pieds f-»-^rrrs-pr 1= = :ï'g l &L n-wrrr Que ton re gard mon é • toi - fe, Prends mon A - me sur tes ai - les lue ton ha- leine se mon cœur O ma fleur.A tes pieds Montréal, 3 novembre 1906 — No 303 LE PASSE - TEMPS Lento (Js ¦'60) Marche Funèbre BEETHOVEN LB PASSE-TEMPS No 803 — Montréal, 3 novembre 1908 WtOPIX, HP., «ehwtn.ANTOINETTE VALSE TEMPO 01 VALSE.SERVICE DES COMMISSIONS — L'administration du Piau-Taurs «0 met i 1» disposition de ses abonnés pour l’envol do livras ou inoroeaux de musique aux prix marqués et sans frais supplémentaire*.Toute lettre néo usai tant uno réponse devra oontonir un timbre de doux oontins. Montréal, 3 novembre 1906— No 303 LE PAJ3SB - TEKFB 493 ¦jft 1,—1 —1—: «7 S f t L‘J_.sf sr f ; f f V * > fi T.I^.^h ^.•
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