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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 13, no 309
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1907, Collections de BAnQ.

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FER P-26 Vol.XIII — N° 309 Montréal, 26 janvier 1907 ¦D'à ITo 5 sous Passe -tfemps Abonnement ; $1.50 par année.J.E.Bêlair, éditeur.Adresse: 16.rue Craig-Est, Montréal.70 Valeur des morceaux de musique contenus dans le présent numéro ^ 70 “¦¦Pl.uU Voir la liste de No Primes à la page ao.-^J(Ï »«Pl*uU NOS JEUNES ARTISTES 1 Toujours heureux de saluer les talents qui se lèvent au firmament artistique, Le Passe Temps présente aujourd'hui à ses lecteurs de tout jeunes compatriotes dont les aptitudes s'affirment de plus on plus dans le domaine de la musique et do la littérature.Nul doute que la petite Yvonne Bélair et le jeune Auguste Ingley deviendront des violonistes do premier ordre.Mlle Yvonne Bélair petite artiste de 9 ans, de Attleboro, Mass.Le jeune Auoustb Inolïy violoniste de 10 ans qui a joué au dernier concert des étudiants en médecine.Quant à MM.Lafortune et Cadieux, les auteurs de Monsieur le Tapeur ainsi que d'autres pièces remarquables, ils devront acquérir une renommée sans cesse grandissante.A tou» ces artistes naissants Le Passe-Temps paie un juste tribut d'admiration et souhaite de nouveaux succès.MM.Laportune et Oadibux les deux jeunes auteurs de Monsieur le Tapeur.Sona-BO-alre £ t ¦/ I a 9 ) à TEXTE : Portraits: Mlle YVONNE BELAIR ; M.AUGUSTE INGLEY; MM.LAFORTUNE ET CADIEUX; TEXAN.A Bâtons Rompus.Gaston P.Labat Poésie: LÉGENDE DES ROSES.'.Auguste Charbonnier Monologue i SKIDOO JYKELLO ou It Fili A j on foufa.Texan Proposa ma lampe : PAUPERA HUMANITAS.Miguel Gaby Coi PS de ciseaux : SE TENIR DEBOUT.Feuilleton : NÉLIDA ou ht Guerres Canadiennes Je 1812.1.T.Dans le monde artiste ; — Mondanité! : — Block-Notes ; — Graphologie ; — Récréation ; —Jeux de îociété ; — Pour rire, etc., elc.MUSIQUE : Cil A NI SI L’AMOUR PRENAIT RACINE.A.J.H.ST-DKNIS LES LARMES, mélodie.Ernest Keyer LF.DRAHEAU NATIONAL (projet).Ben Tay ux PIANO PRETTY NELLY, danse anglo-américaine.LÉON Dïobin BOULES DE NEIGE, .Emii.i Duace US PkUSK - TKUPH N» 309 — Montréal, 26 janvier 1907 INSTITUT DEN .'AI REfian» américain (incorporé i6a rue St Denis, Montréal.Nos dents sont tes plus belles et le» meil leures j elles sont naturelles, inusables, In.cassables, g.aranlitt.Satisfaction pour tout.L’IMPARTIAL — l’rinw Rdouard.L'IMPARTIAL est publié la jiuüi de ohsqua «main.: huit i>a«o>.un dollar i ar an.Adr.m L'IMPARTIAL.Tioma-i.r.«.I.FYYYYYYYYYYYY IcS'aseiî-iimps MUSICAL.LITTKRAIRK *t PANTAIhISTP PfiraU tout U» î«wm lourt >»JEÎ03SntTE^ÆJD2>7Tr : Pour l'Amériqu* _____| Pour l’Kuropt Ho AD 81x mois.II.® .75 -n En s’abonnant pour un an, chaque abonné reçoit en marchandises Une Prims valant S 1.00 Demandez notre catalogue de prime» Première Insertion .10 ctt la llanf Insertion*» «ub*é avec l’agneau, le Lettre d'un étudiant à l_ étudiante 05 U-re«, le* .15» l/gendo do la oloeho, [I *) 180 Lunette*do grand'môro.Ief211 Lampion d * ma femme, le 229 Monocle lo 226 Musicien einb!trrn8*ortèrent ensuite à résister si énergiquement à l'ap plication du régime seigneurial qui avait pordu l'Irlande, que l'Angleterre dût renoncer à toute implantation.Us trouvèrent ainsi en eux-mêmes une force de résistance passive qui défia les persécutions aussi bien qpe la ruse.Ils reprirent tranquillement lo cours de leurs travaux, de leur développement, de leur invincible progrès.Tiiontôt les famillles canadiennes se multiplièrent, s’étendirent, se déversèrent des contrées les plus peuplées dans celles qui l'étaient moins, et consolidèrent leur nationalité de la manière la plus sûre et la plus forte, en formant une masse serrée, homogène, incessamment croissante, qui déjoua toutes les tentatives imaginées pour les anglifier.— Mais s’il en ost ainsi, reprit le ohevalier, pourquoi donc les Canadiens n’ont-ils pas embrassé lo parti de l'indépendance américaine, lors de la grande révolution des Etats-Unis contre l’Angleterre î — Lorsque cette heure sonna dans les destinées de l'Amérique, il y eut un moment d'hésitation anxieuse parmi les Canadiens.Us pouvaient, on offot, s'affranchir du joug de leurs ennemis et humilier leurs barbares oppresseurs ; mais l'aversion qu'ils nourrissaient contre les colons américains fut plus forte encore que celle qu’ils ressentaient pour les Anglais.Après tout, les Etats-Unis étaiont pour lo Canada un ennemi immédiat, et c’était la haine acharnée de leurs colons qui avait constamment soulové, soudoyé, soutenu les luttes cruelle» où leur nombre avait héroïquement succombé.L’influence des souvenirs, la diversité des habitudes, des religions ot deB races, mais principalement l'instinct secret et sûr de la conservation nationale, décidèrent les Canadiens à rofuser les avances des Etats-Unis.Ceux-ci arrivaiont aveo une populution qui 8e fat Immédiatement emparée de touto influence ot eut, en peu de tempB, absorbé la race française.Los Anglais, au contraire, no présentaient qu'uno occupation éloignée, in-oapable de supprimer l'élément prédominant du pays et dont on n'avait qu'à redouter l'inintelligente oppression.Les Canadiens eurent donc raison de repousser les Américains et de rester neutres.— De rester noutres, dites-vous, capitaine I Mais n'anrait-il pas été préférable do s'entendre avec les officiers français et de Baisir cette occasion pour rétablir l'union aveo la France ?— Sans doute ! sans doute I chevalier.Je dirai plus, il eût suffi de la vue de trois bAtiments de guerre français dans le golfe Saint-Lauront pour soulever, comme un seul homme, toutes les populations du Canada.Mais U conduite du gouvernement frauçais et do ses agents fut si maladroite en cette oiroonstance, qu’il est plu» a Nos lecteurs sont priés de refaire la pagination de la partie musicalt après en avoir préalablement coupé les feuillets. 18 LH PASSE-TEMPS No 309 — Montréal, *6 Janvier 1907 blâmer encore que les Canadien» de n'avoir pas ru en profiter.— Et maintenant, si, au lieu de jouer sa fortune et celle de la France dan» une guerre européenne qui tôt ou tard doit finir par lui ftro fatale.Napoléon envoyait ici quelques encadre* chargées d’hommes déterminé1!, nos chances sefeient-elles toujours lea mômes ?— La révolte serait irrésistible, invincible.Vous connaisse!! sans doute loa luttes que Monseigneur Plessis, votre oncle, dût soutenir contre Sir James Honry Craig.ce gonvernour taquin, rancunier et despote.Un instant le mécontentement fut tel que lo perséouteur dflt implorer l'intervention de l’évêque lui-même pour prévenir une rébellion deveuuo imminente, par suite de son administration dure, arbitraire et souvent injuste.Des écrits séditioux, répandus dans tout le pays, demandaient vengeai,ce du tyran, ot le clergé aeul put calmer l'incendie sur le point d'éclater.C'était en 1810, Lord Craig gouvernait depuis trois ans.Les Américains crurent le moment favorable pour surprendre le Canada et n'attendirent qu'une occasion pour se précipiter sur nos contrées.L'Angleterre épouvantée se hâta de rappelor Lord Craig pour le remplacer par Sir Georges Provost, qui gouverne, depuis un an, avec douceur ot bienveillance, s'efforçant de réconcilier les esprits avec la domination anglaise.— Mais sans y réussir, selon toute apparence ! — Non, assurément.Cependant si les Américains persistent danB leur projet d'annexion, comme tout semble le démontrer, nul doute que 1b population ne s'unisse avec un admirable onsemble au parti anglais qu’elle déteste, pour se préserver de toute fasion avec les Américains, dont le triomphe entraînerait la destruction de leur nationalité.— Ainsi l'invasion des Américains sur le territoire de la colonie voua parait imminente ?— D'autant plus que les forces britanniques sont en ce moment presque puremont nominalos.C’est à peine si l’on peut compter quatre mille hommes sur une étendue do frontière de plus de quatre cents lieues.Le cours immense du Saint-Laurent, semblable à une grande route militaire, est dono ouvert de toutes parts aux Etats-Unis, qui, par là, peuvent pénétrer sans résistance apparente jusqu'au cœur du Canada.Aussi, durent l'été de l'année dernière, ont-ils déjà réuni lours principales troupes sur leurs frontières du nord-ouest, où ils ont attaqué les Indiens hostiles et soutenu contre eux plusieurs combats.Dana co moment mime, on assure qu’ils concentrent, dans la petite ville de Détroit, une armée toute prête II envahir le Haut-Canada, comme je viens de l'approndre en prenant terre il l'entrée du golfe.— Mais alors, c'en est dono fait de la nationalité canadienne 1 — Oui, si ohaque habitant ne devient uno héros pour la défenso de cotte nationalité que jusqu’ici rien n'a pu abattra.— Et vous croyez.— Quo pas un Canadien n'hésitera à verser jusqu'à la dernière goutte de son sang pour repousser cotte inique invasion.— Ah I s'il en est ainsi, mon sang et mon bras à co brave peuple I s'écria le chevalier avec exaltation.— Moroi ! au nom do mes compatriotes, répondit en sonriant le capitaine, car nulle offre ne saurait fitre mieux acoueillie.Si la guerre éclate, vous ne tarderez pas à voir se renouveler tous les prodiges qui ont illustré, dans la dernière, les noms à jamais glorieux des chevaliers de Montcalm ot de Vaudreuil.Pendant que le capitaine et lo ohovalier s'entretenaient ainsi, le navire remontait rapidement lo fleuve.Laissant à droite l'Ilo d'Orléans, il ne tarda pua à toucher la Pointe-Lévi, où il relAcha un moment.Une tribu d'indiens micmac», campant en ce moment sur le rivage.offrait au jeune Français le plu» curieux sujet d'étude.Lo» traits de cos sauvages ont quelque chose de peu agréable : leur teiut est fortomeut cuivré, leur visage allongé et leur physionomie sombro.Cependant ils sont grands, forts et propres à des occupations qui pourraient embellir leur misérable vie dos douceurs de la civilisation.Leurs femmes «ont petites, minces, et possèdent des traits arrondis plu» gracieux que ceux de leurs maris.Leurs cheveux peiuts avec le plu» grand soin sont séparés en doux larges natte» à partir du sommet de la tête.Plusieurs portent des chapeaux do peaux de castors, ornés de plumes, de rubans de diverses couleurs et do petit» croix d'argent.D'autre» se coiffent d'un bonnet de drap, pointu, bordé en poils d'élan, do nuances variées.La plupart s'enveloppent d'un manteau ou d'une pièce de drap bleu, vert ou écarlate, orné de largos bandes de soie jaune et verte.Ce manteau, qu'elles arrêtent à leur ceinture pendant la belle saison, se ramène 8ur la tête pendant l'hiver.En dessous se voit une tunique ou chemise de toile de coton peinte Elles portent de» bas très larges de couleur écarlate, et leurs mocassins ou chaussures sont bordés de poils d'élan ou de piquants de porcs-épics.La plupart ont des bracelets et des colliors d'argent oud'étain.Des grands anneaux pendent à leurs oreilles.Comme les hommes, dont l'accoutrement ne diffère du leur que par la robe qui remplace le manteau, elles se tracent sur la figure de larges raies de vermillon ou de charbon formant un tatouage bizarre qui enlaidit le charme naturel dont la nature pourrait les avoir douées.Une pièce essentielle à l'accoutrement des homme» est une gibecière dans laquello ils renferment leur tabac.Une ceinture do cuir ceint leurs reins et lour sert à maintenir le couteau avec lequel ils scalpent la chevelure de leur ennemi, lia portent aussi des cordons appelés wampum ou colliers, et qui sont composésdo coquillages particuliers qu’on vend en grande quantité aux Etats-Unis.Par une coutume que l'on retrouve dt.na toutes les tribus sauvages de l'Amérique septentrionale, à la fin de chaque discoure, ils prennent un de ces colliers pour se rappeler co qui a été dit, et leur mémoire est telle que nombre d'années après, ils se souviennent de ce quo signifie chacun dos cordons qu'il» possèdent.Tous les ai», le gouverneur du Canada a l'habitude de faire à ces Indiens des présents qui consistent spécialement en couvertures do laine.On distribue, on outre, aux famillles dea chefs don draps de couleurs tranchantes, dont ils se font des vêtements qu'ils ornent ensuite d'une foule de colifichets d'argent ot d'étain.C'était précisément l’époque où ils allaient recevoir ces présonts quittait cause de leur rassemblement à la Pointe-Lévi, d'où ils so préparaient à se rendre à Québec dans leur» canots pour lea aller recevoir des mains du gouverneur, qu'ils appelaient Ononthio ou le grand aïeul.C'est dans cette ville quo nous ne tarderons pas à les retrouver.Le navire ne tarda pas à se trouver dans les eaux qui baignent le pied des roc» qui forment le port de Quéliec.Ces rochers à pic qui aurplombent d'une manière ét range au-desaus des flots, forment un des tableaux les plus effrayants que puisse offrir l'aspect de la nature.A la vue de ces rocher» surmontés de hautes murailles et des bastions saillants d'une imprenable citadelle, on tremble qu’à chaque instant ces masses gigantesques, se détachant de leurs bases, no s'écroulent avec un bruit affroux et n'ensevelissent sous leur poids lea vaisseaux de guerre ou de commerco qui viennent jeter l'ancro dans ce port extraordinaire, l'un des plus étonnants qui soit au monde.De» barques de tout genre parsemaient le havre et la baie : les unes allaient à la voile, mais le grand nombre à la rame.Impossible de décrire la confusion bizarre que présentent les maisons, qui toutes varient de forme, de hauteur, de couleur et de potision.Les toits sont en général très-raides, car il a fallu les construire de manière que la neige ne pût y séjourner pendant les rudes hivers do cotte contrée.La plupart cepondant soit percés do jour», ou «n terminent par de» galeries, des plate-for-mea, des coupoles qui projettent de singuliers ornements.llien de plus pittoresque que l’effet qui résulte de l'ensemble de toutes ces constructions.Disons cependant que quand on pénètre dan» la partie basse de la cité, l'enchantement disparaît.La ville haute renferme tous les établissements publics : la cathédrale, élevée par les Français ; les bâtiments somptueux qui entourent la belle place do la parade ; l'hôtel du gouvernement, qui est perché au bord d’un roo perpendiculaire.haut de plusieurs centaines de pieds.De ce point, on domine complètement la villo basse, qui offre l'aspoot le plus curieux qui se puisse imaginer.C’eat danB la rue Saint-Jean, la plu» belle do toute», que le» élégants aiment à déployer leur adresse, à diriger leurs voitures, parées de tous les ornements de luxe lo plus raffiné.Robert voulut conduire lui-même le chevalier français au palais épiscopal où résidait son oncle.En passant devant l'Hôtel-Diou, il lui dit : — Voilà la première cause des inimitiés qui éclatèrent entre Sir James Craig et Monseigneur Plessi».A peine arrivé à Québco, le gouvernour, voulant établir de non-vollos casernes, avait joté les yeux sur cet édifice dgnt la situation avantageuse, l'étendue do» dépendances territoriales, le» vastes sallos, les magnifique» dortoirs avaient excité son admiration et son envie aussi bien que celle de ses officiers.Il proposa à l'évêquo de faire transporter les malades de l'IIôtel-Dicu et do réunir les religieuses des deux communautés en une seule.MaiB Monseigneur Plessis répondit que oos b&timenUi no lui appartonaiont pas, qu’il n’avait nul droit d’aliéner les biens de l'Eglise, et, pour se soustraire aux importuni-té» menaçantes du gouverneur, il n'eut d’autre ressource que d'abandonner sa métropole et do se livrer à la visite des missions du fleuve Saint-I8 Notre-Daiïie-OueSt de musique vocale et instrumentale.Tel.Main 2466 MONTREAL ('HANTONS El- DANSONS Nous enverrons franco et convenablem nt assortis par nous mômes : 12 chansons notées, sans accompagne 16 morceaux de piano pour.0 25 ment de piano, pour.0.25 3 mois d’abonnement au “ Pasie 12 monologues pour .0,25 6 morceaux de chant avec accom- 0.25 Temps ” pour.0.25 Ou bion toute la liste ci dessus pour.1.00 )e plus, avec chaque envoi, un catalogue de musiquo et librairie et un numéro spécimen du l'ntia-Teu/p*.Adresse* : Le P"* e-Tewt», Montréal.Toute personne payant un an d'abonnement d'avance ($1.50), peut choisir pour sa prime gratuite TROIS DOUZAINES de Cartes Postales Illustrées .Sujets Canadiens et Montréalais *sr Voir la liste des primes offertes aux abonnés du f asse-Tkmi’s, 2, 3 et 4 du notre catalogue, envoyé franco sur demande.pages ses voyages, et les querelles étaient fréquentes parmi ces hôtes venus des quatre coins du monde.Le principal fauteur du désordre était nn primate, grand favori du maître, répondant au nom de Jack, et malin comme un singe qu'il était.Certain soir, lo capitaine fut attiré par des criailleries partant de la volière, et il s'empressa d’aller voir ce qui se passait.Son singe était là, tenant sous son bras gauche un superbe perroquet, qu'il était en train de plumer tout vif.Le coupable reçut la correction due à son espièglerie et, au lieu do bouder, il chercha à profiter pour son perfectionnement moral, de ce juste châtiment.Bientôt môme, l’idée lui vint de réparer le dommage causé.Le lendemain, 011 effet, des clameurs retentissaient dans la cage des aras, et le maître d'accourir.Comme le jour précédent, Jack était là, maintenant délicatement le malheureux perroquet, auquel il s'efforçant de replanter les plumes arrachées la veille.Le volatile encore endolori, et incapable de deviner les bonnes intentions de son bourreau converti, poussait des cris déchirants.Une fois de plus, Jack fut bàtonné, et ce coup-oi, il protesta à sa façon contre cette peine imméritée.Dame, il ne comprenait plua I • TOUTE-PUISSANCE Un soir que l’abbé Porquet, aumônier do Louis XV, faisait lecture de la Bible au royal auditeur, il lui arriva de s'endormir à moitié, et sa langue ayant fourché, do lire ainsi co passage : — Dieu apparut « Jacob en tinge.— Comment ! s’écria le Roi, c'est en songe, que vous voulez dire I — Eh I sire, répliqua vivement l’abbé, tout n'est-il pas possible à 1b puissance de Dieu I BIBLIOGRAPHIE (Sous relie rubrique, nom nous ferons un plaisir de rendre compte de tout livre et eom-potilion musicale dont on voudra bien adresser une copie au Passe-Temps.) ••LA CANADIENNE” C’est le titre d'une chanson que vient de publier un de nos plus estimés collabora-tcurs, M.Georges Milo, auteur de Chanson de printemps et Quand en aime, deux perles déjà publiées par le Passe Temps.En vente chez l'auteur, 72 rue St-Michel, à Québec.Prix, 25cts.PAROLES D’OR Plus je vois d'étrangers, plus j’aime ma patrie.De Belloy.Défends-toi do toi-même et dos autres.Le mariage et la politique se ressemblent ; il faut s’y jeter de bonne heure.La femme et l'homme vont ensemble comme la chaîne et le boulet.Henry Becque.Une Lacune Comblée POUR RIRE Association Internationale dk la Jeunesse Littéraire {Branche Canadienne) Le directeur du manège.— Je le regrette, mais il me faut vous demander de me payer d’avance la location de ce cheval.Le cavalier.— Avez-vous donc peur que je revienne sans votre cheval 1 Le direoteur.— Non, mais le cheval peut bien revenir sans vous 1 Chez un marchand de curiosités : Une femme s’extasie devant un coffret.— Oh ! la ravissante chose, dit-elle, il est ancien, n’est-ce pas ?— Non, madame, il est, au contraire, tout nouveau.Elle, avec une gros soupir : Dommage I il est si joli I STATUTS I But 1.Emuler et faire connaître le talent des jeunes littérateurs.2.Faciliter une ligue internationale de littérature jeune.II.— Membres La Société comprendra.1.Des Membres actifs et correspondants.I dollar d'entrée, $0.50 par mois.2.Membres bienfaiteurs, 5 dollars, versement unique.III.—Organe Un journal-revue.Le service de cette revue sera fait gratuitement à tout membre, soit actif, soit honoraire.Le journal paraîtra dis que les fonds de l’Association le permettront.En attendant sa publication, le service de la “Revue des Jeunes," organe de l’A.J.L., sera fait gratuitement à tous nos membres.IV.— Concours De grands concours de prose ou de poésie seront organisés avec prix et diplômes.V.—jldmin ist ration La Société sera administrée par un directeur de la Jtevue; un Secrétaire, rédacteur en chef.VI.- CarUs-insignt Une carte de l’A.I.J.L.(B.C.) sera délivrée à chaque membre.VII.—Esprit La Société s’abstiendra de toute critique politique ou religieuse.VIII.- Entr/e La direction se réserve le droit de refuser l’entrée à qui bon lui semble et de rayer un membre de ses cadres lorsqu'elle croira de son devoir de le faire.BUREAU DE DIRECTION Dr Vaujoie, publiciste et conférencier.Edouard joyeuse, publiciste, ex-rédacteur à la Démocratie Libournaise et à la Vu Joyeuse de Bordeaux.L.H.Crépault, professeur au Conservatoire d’art dramatique.Envoyer manuscrits, articles déjà parus, montant du prix d’entrée, à Edeuard Joyeuse, directeur de l’A.I.J.L., 88 St-Denis.Dessalons artistiques seront affectés, une fois par mois, aux délibérationsde la Société.COMPLETS D'HIVER Le tailleur fashionable, M.Ferdinand Moretti, vient de recevoir toutes ses mar-chandises d’automne II est maintenant prêt à recevoir les commandes pour complets.Coupe et confection sans égales-No 10, rue Notre-Dame-Ouest, près Côte Saint-Lambcrt.Pour la liste des compositions musicales parues dans notre XI le volume, voir la page 61 i dans ce numéro. Montréal, 26 janvier 1*0T — No 309 LE TASSE-TEMPS 23 Copie de l’Acte d’incorporation du Conservatoire National (limité) AVIS est donné au public qu'en vertu de l’Acte des Compagnies 1902, il y a été délivré, sous le sceau du Seceétalre d'Etat du Canada, des lettres patentes en date du 6me jour de décembre 1906, constituant en corporation : Alphonse Lavallée-Smith, organiste et professeur, L.Henry O'Donoughue, professeur, Jos.Geo.Flavien Basilières, comptable, Germain Beaulieu, avocat.Omet Lapierre, avocat, tous de la cité de Montréal, dans la province de Québec, pour les fins suivantes : a Enseigner la musique vocale et instrumentale, Faire le csmmei -e de musique en feuii-les ou reliée, ainsi que de tous les instruments de musique et autres articles s’y rattachant, ( Enseigner la culture physique, la peinture et le dessin dans toutes leurs branches, d— Organiser des concerts publics ou de uloni, , Accorder des diplftmes attestant du degré de compérence du titulaire, /—Se fnsionnet avec toute institution ou organisation artistique et se charger de l'administration de ces institutions on organisations, on les acquérir, ^—Acheter, poster, louer et vendre toute propriété mob.litre ou immobilière nécessaire à l’industrie de la Coït, -"nie, et placer ses fonds disponibles en propriétés ou autres valeurs, h—Donner à ses officiers,directeurs,professeurs et employés, des actions acquittées de la dite société,au lieu de deniers pour honoraires, salaires, allocations ou autres paiements que ce soit, i—Acquérir, par échange ou achat des parts dans toute entreprise dont le but est semblable à celui de la Compagnie.La Compagnie exercera son industrie par tout le Canada et ailleurs, sous le nom de Le Ccmiervatoirt National (à responsibilité limitée) avec un capital-actions total de($20,-coo) vingt mille piastres, divisé en quatre-cents aclions de cinquante piastres, et le principal lieu d'affaires de la dite Compagnie sera en la cité de Montréal, dans la province de Québec.Date du bureau du Secrétaire d'Etat, ce sixième jour de décembre 1906.(signt) R.W.SCOTT, OMER LAPIERRE, Secrétaire d’Etat.Avocat.NOTES SPECIALES Lire en 2ème page l’annonce de C.Martin, fabricant de membres artificiels et bandages, dont l'établissement est situé au No 36, tue Craig Est.Nombre de nos compatriotes apprendront avec plaisir qu’ils ont ici tout près d’eux ce qu'ils croyaient ne pouvoir trouver qu'aux Etats-Unis.JEUX DESOCIÊTÊ LES CISEAUX CROISES Chaque joueur ae passe à tour de rôle une paire de ciseaux en disant : “Je vous vends mes ciseaux croisés " ou bien : “ Je vous vends mes ciseaux non croisés." Cette pli riae doit être prononcée en ayant grand soin de croiser les bras ou les jambes, ou les décroiser, selon le cas.Toute erreur coûte un grtqe à celui qui l'a commise, ils sont vite nombreux ni on 1* loin île conduire rapidement ce jeu.CUISINE GATEAU Faites une pftto avec farine, sucrorâpé, beurre fondu en quantités égales et une pincée de sel, ajoutez-y peu à peu deux neuf» battus et une oiiopine do lait Beurrez un plat qui puisse supporter le feu et faites ouir au four.Servez dès que le gâteau aura pris couleur et dans le même plat.Saupoudrez-le de sucre.Maisons Recommandées Passe - Temp* Le papier sur lequel est imprimé le Pane- Temps est manufacturé pur la Canada Papsr Co.Agent d’-flaires Aumont E.D.76 St-Jacques Tel.Bell, M.2469 Banques Banque d'Epargne de la Cité et du District de Montréal Dentistes Qbnobiad J.6.A.St-Laurent, 22 Institut Dentaire Franco-américain 162 St-Deiiis Opticien Paquet, Félix, Opticien diplômé 510 St-Jacqu' s Copiste de musique Birlz, P.J.460 Hachai Luthiers Dansereau D.H.BonsecourH 46 Lavallée Ch.Côte Bt-Lambert, 36 Piano, Vioion, Mandoline et Guitare Brnnet, Mlle Rouan n a Studio: 169, Ave H6-tel-de-Ville.Marchand-tailleur Moi -TTI, Ferp.oi-devant de A.ltesther k Cie, 1658 Notre-Dame.Tél.M.2681 Musique en feuilles et Instruments Hardy, Edmond 38 Notre-Dame-Ouest Tél.Bell Main 2466 Yon J.G.8te-Oatherine-E8t 266 Membres artificiels C.Martin 36 Craig- Est Conservatoire National Orgue, piano, violon, chant, violoncelle, cuivres, etc., diction et déclamation.88, St-Denis, Montréal.Pharmaciens Laureno# A.J.Coin rues 8t-Denin e Ontario, TéL B.Eut 15tV Artiste lyrique Aran.ini.A.Organisateur de représentations théâtrales et soirées.504 Dorchester-Est Professeurs de Piano Miro.Henri 241 St Thimothé Masse, Mlle M.-L.419 Amherst LA PATRIE * m Donne des nouvelles rapidement et précisément.Elle a a sa, disposition : LE SERVICE DE LA PRE88E ASSOCIE, LE TELEGRAPHE.LES CIE8 DE TELEI DES PRESSES RAPIDES, UN SERVICE PEDITION ECLAIR, DES REDACTEURS, COLLABORATEURS, ET DES REPORTER?RENSEIGNÉS El’ DU 8IÈCLE, ET UNE ADMINISTRATION PROGRESSIVE.Petites Affiches PETITES ANNONCES GRATUITES A ou s offrons à tous nos lecteurs un espace gratuit dans nos colonnes J*annonces.Conditions : 10 Ri su mer en vingt mets l'annonce entière (si ?annonce comportait plus de vingt mots, ajc tes deux cents par mot additionne/); 2o /.'annonce dr.>ra e/re accompli pt/c de no/re coupon de primes ; Si on le d/sire, f annonce pourra t/re ripé l/e moyennant le le mot par insertion.CARTES POSTALES ILLUSTRÉES AVIS AUX ECHANGISTES — Nom avons reçu quelques plaintes nu sujet de per-sonnes qui négligent de répondre aux cartes qui leur sont envoyées.Nous aurons le regret de publier 1rs noms des |>erRonnesen défaut si elles ne s’exécutent pas au plus tôt.Mlle B.Bock, Loulay, Cté Ul>cllc, P.Q., échange cartes postales illustrées.Mlle Flore Milot, Ste-Monique, Co.Nico-let, échange cartes postales fantaisies Mlle Angéline Carmen Pallascio, No 736 rue Iluntley.Boulevard St-Denis, Montréal, échange cartes postales illustrée , tous genres.Mlle Juliette Chéné, B.6.Chénéville, P.V., éhange cartes postales illustrées genre fantaisie.CÉLIBATAIRE HE 40 ANS, aimerait à correspondre avec demoiselle dans la trentaine.I)é>ireux
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