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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 14, no 341
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1908, Collections de BAnQ.

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Vol.XIV — N° J4I Montréal, 18 âvril 1908 ^n.Ho, 5 SOU0 JiPaSSe ¦ 'fèfnpS Abonnement : at»t*-Unk!$a.oo Par année.J.E.Belair, éditeur.Adresie: 16.rue Craig-Est, Montréal.FANTAISIE SUR PAQUES (Compoaition inédite do M.Eu.J, Mabsicottk) LE PA88E-TEMP8 No 341 — Montiéol, 18 avril I90S SI VOÜS DÉSIKEZ FAIRE CHOIX D'UN Piano Artistique et Durable VOUS TROtJVBREZ AUX BALLES DE VENTE Ed.Arohambeault 312-314, RUE STE CATHERINE EST [Près de la rue St-Denis] Montréal LES INSTRUMENTS DES MEILLEURES MARQUES Européennes, Américaines, Canadiennes A dos PRIX RAISONNABLES et aux Conditions les plus Avantageuses.Pianoa 3STc-a.fs ©t d’Occaslon HARMONIUMS, VIOLONS, PHONOGRAPHtS VENTE — ECHANGE — LOCATION GRAND ASSORTIMENT DE METHODES POUR TOUS LES INSTRUMENTS, MUSIQUE VOCALE ET INSTRUMENTALE, MUSIQUE RELIGIEUSE ET PROFANE, CHANSONNETTES POUR PENSIONNATS (spécialité), Cordes de Violon.Métronomes, Pupitres et autres accessoires PORTRAITS D’ARTISTES, ETC., ETC.La Maison se charge (le procurer sous le plus bref délai la musique do tout éditeur CHOIX DE CHANSONS PATRIOTIQUES CANADIENNES-FRANÇ AISES -A-Trec Accompagnement d.® Fiano Petites Affiches JL A ou s offrons à Joui nos licteurs un espace gratuit dans nos colonnes d'annonces.Conditions : Io Résumer m vingt mots l'annonce entière f si Cannonce comportait plus de vingt mots, ajoutei Jeux cents far mot additionnel); 2o L'annonce devra être ae-compagn/e de notre coupon de primes ; Si on le d/sire, t annonce pourra ttre ripl-t/e moyennant le le mot par insertion.AVIS AUX ECHANGISTES — Nou.avons reçu quelques plaintes au sujet de per.tonnes qui négligent de répondre aux cartes qui leur sont envoyées.Nous aurons le regret de publier les noms des personnes en défaut si elles ne s’exécutent pas au plus tél.COURTIERS D'IMMEUBLES, Hfttels, Assurances, prêts sur première hypothèque, etc.J.O.Léger E MANDES.- Je désire acheter : St-Pierre : Canadiens du Michigail.— Tous livres canadiens, français ou anglais, publiés avant 1821.IJemendez mon catalogue de livres canadiens français.Raoul Renault, Québec, Canada, PIANOS ACCORDÉS, REPAEÊS el REPOLIS, s'adresser à J.II.Metcalf, 600 Demontigny Est, Montréal.LE NOUVEL ORACLE DU MARIAGE révèle l'Age, la religion, les qualités personnelles, la description de l’époux et de l'épouse & venir ; dans combien de temps le mariage se fera, son résultat, etc., etc.Facile à consulter.Prix, 10c.Boite 216g, Montréal.PROPRIETE A VENDRE —Belle propriété à vendre où à échanger à Montréal-Sud.Maison à deux étages, huit pièces.L'eau dans la maison.Terrain : cinquante par cent vingt cinq pieds.Arbres fruitiers.S'adresser à J.Perrault, Montréal-Sud.DEUX LOTS a”VENDRE — Deux lots, bout à bout, front sur la rue Lasalle et bou levard Lafayette, Montréal Sud.Superficie 153CO pieds, à 2 minutes de la gare, à 15 m.du bateau.Adresse J.E.B., boite 2169, Montréal.INDICATEUR DES RUES Procurez - vous l’INDICATEUR DES RUES de Montréal et de la Banlieue, publié par R.Beavgrand, Un ouvrage qui intéresse tout le monde.En vente chez tout les brairies et marchands de journaux.NOUVEAUX ECHOS DU MONT-ROYAL, pi.r Auguste Charbonnier.Magnifique brochure do 160 t>ag«a, contenant 40 chansonnettes canadiennes notées et superbement illustrées, suivios de montes, nouvelles, récits canadiens d’un intérêt extraordinaire.Toute l'œuvre est close par la biographie et le portrait de sœur Caouotte, fondatrice dos Sieurs du Précieux Sang do Si Hyacinthe.“ Nouveaux échos devraient se trou-vor dans toutes les les familles.En vente au Passe-Temps ; prix, 76c.O Canada, mon pays mes amours .0.30 O Canada, ma patrie.0.35 sans accompagnement de piano .0.10 O Canada, terre de nos aïeux ., 0.25 Sol Canadien .0.25 Vivre et mourir Français .0.35 sans accompagnement de piano.0.10 Restons Français.0 35 «ans accompagnement de piano .0.10 Printemps Canadien.0.25 Le Pays (4 voix mixtes) .0.25 | Canadien, toujours !.0.25 sans accompagnement de piano .6.10 Le Drapeau fleurdelisé de Carillon.0.35 sans accompagnement de piano .0.10 Aux braves de 1700 .0.25 Canadienne (la).0.25 sans accompagnement de piano .0.10 Drapeau Français.0.35 Drapeau de Carillon (le) .0.25 O Canadien.0.25 Iork-potqs ANNONCEURS rr CORRES PONDANTS L* copie d’annonce pour le prochain nu-méro sera reçue jusqu’à jeudi, le 8 mai 1908 OFFRE SPECIALE En nout envoyant le nom et l'adresse d’au moins dix personnes susceptibles de s’abonner au Passe-Temps, on recevra un joli morceau de musique par le retour de la malle.GAGNEZ VOTRE ABONNEMENT Voulez-vous gagner un abonnement ?Si oui, envoyez-nous le nom et l’adresse de quatre personnes, accompagnés du prix de trois abonnements d’un an, soit $4.50.Chacun de ces quatre abonnés a droit à une prime.LES MAITRES DE POSTE Sont autorisés à solliciter et à percevoir le prix det abonnements au Passe-Temps, et à garder à titre de commission OH tiers des montants collectés.DÉCISIONS JUDICIAIRES CONCERNANT LES JOURNAUX 1.Toute personne qui retire régulièrement un journal du bureau de poste, qu'elle ait souscrit ou non, que ce journal suit adressé & son nom on à celui d'un autre est responsable du paiement.2.Toute personne qui renvoie un journal est tenue de payer tous les arrérages qu’elle doit sur son abonnement, autrement, l’éditeur peut continuer A le lui envoyer jusqu’à ce qu’elle ait payé.Dans ce cas, l’abonné est tenu de donner, en outre, le prix de l'abonnement jusqu’au moment du paiement qu'il ait retiré ou non le journal du bureau de poste.3.Tout abonné peut être poursuivi pour abonnement dans le district où le journal se publie, lors môme qu'il demeurerait à des centaines de lieues de cet endroit.4.Les tribunaux ont décidé que le fait de retirer un journal du bureau de poste, ou de changer de résidence et de laisser accumuler les numéros à l'ancienne adresse, constitue une présomption et une preuve prima facie d’intention de fraude.NOTRE COUPON Notre coupon vaut 5c, à déduire du prix de chaque article annoncé soit dans le PassE-TkmPS, soit dans notre catalogue, mais n’a aucune valeur ! Sur les anciens numéros du Passe-Temps ; 2" Sur les objets donnés comme prime gratuite aux abonnés payant un an d'avance.(Voir la dernière page du journal.) ABONNEMENTS RÉDUITS Tous nos lecteurs, abonnés ou acheteurs au numéro, peuvent nous aider tout en ga gnant de l'argent.Voici comment: Vous avez bien parmi vos relations une personne ou deux susceptibles de s’abonner à un journal musical.Une bonne parole et vous ob tenez un abonnement.Le prix régulier de l’abonnement au Passe-Temps est de $ 1.50 par an pour le Canada et $2.00pour les Etats Unis,payable d’avance.Maintenant voici ce que nous vousofirons: Envoyés du même coup : Canada Etats-Unis 2 abonnements 1 1 _ I $2.50 $3.50 3 abonnements | g 3.50 5.00 4 abonnements ) S “ ( 4.50 6.50 Condition essentielle On n'admet qu’un seul renouvellement d'abonnement dans cha.que cas, c’est-à-dire qu'une personne déjà abonnée peut faire compter son abonnement, mais les autres abonnés devront être nouveaux, au moment de l'envoi.Chacun des abonnés aura droit à la prime régulière.( Demandez notre catalogue de primes.envoyé franco sur demande).Hymne National des Canadiens-Français, sans accompagnement de piano .0.10 le MONDE qui CHANTE 1905 Recueil Noté de Chansons Comiques A’OMS DES CHANSONS AVEC PAROLES El MUSIQUE A Malsonneuve A Parthenay Ainsi soit-il Bufialo Bill Ça m’est parfait 'ment égal Charmant postillon, le Diable en bouteille, le Double pari Deux lunes, les 1 Dans mon jeune temps En-tout-cas Echelle démocratique, 1* Encore un d’écrasé En écoutant Mr le curé Franc buveur, le Faut te 6ür’ vacciner Matelots sont rigolos, les Marche des Anglais, la Marche des cambrioleurs, la PRIX, FRANCO.25 cls.Mme Fontaine et M.Robinet N'I'arrêtes pus Nous étions huit Porroquet et la saucisse, le Quatre cousins, les Régiment qui passe, le Solfège et violon Zig zag marche • • • Spécifique pour le .» fT>P » W JLç J| ment par son application.OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO ajoü ET chronique m »„ chbétik* .zwoo —En Vente chez tous les Phartna-ciens - Montrfal, 18 avril 1908 — No S41 LJD PASSE-TEMPS ju§a5%2[;emps MUSICAL, LITTBRAIRR rr FANTAISISTH Parait tout Ut «mùim iwi AsomrzuairT: Pow It Canada \ Pour Ut flair Unit lîn an .$1.50 Un*n .«00 Six mah.ft«s I Hlx moi».1.00 Pour l'Kurevt : IV fra par an riTABLI D'mioi En s’abonnant pour an an, chaque abonné reçoit en marchandises Une Prime valant $1.00 Demandez noire catalogue de primes 147 Première Insertion .10 eU la lin» lasartlons subséqasnMs.S " '• Condition! libérales Mor annonm à Ions tenus.La* annonces sont inasaréos sur l'as a le.Tout, demanda de «hanse ont d'adresse doit être aooompaxné* de l’utieionoo adresse.Peurdiseentinuordo recevoir ce Journal, il faut avoir payé tous m arréraaos.Les manuserits publiés ou non ne sont pas rendus.Adresses toute cemmunioatioa LE i'AFSK-TBMPS, Montréal, Ou.AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Avis au Public On penl se procurer les anciens numéros du Passx-Txups en s’adressant i tous nos agents locaux, mais plus particulièrement aux adresses suivantes : A Montrial: Arthur Von, 94 Ste-Catherine-Est.Mme A.Bélanger, 1376# Ste-Catlierine.C.II.üesrochers, 1159 Papineau (coin Marie-Anne), Tél.liell Est 4915.A QtUbtc : J.Alt Guay, 283 nie St-Joseph.A Ottawa : Chs St-Jacques, 263 rue Water, f'fTT’TTTTTV'r?fYTTTTTTTTTT'Tf PASSE - TE M PS - CHRONIQUE PAQUES Enfin, voici Pâques ! Ce n'est pas trop tôt pour ceux qui ont observé rigoureusement le jeûne depuis le Morcrodi dos cendres.Ce n'est pas trop tôt pour tous les pauvres malades et tous les frileux qui s'imaginent, avec assez de raison, que Pâques amène des rayons de soleil plus ardents, des brisos plus tiados et plus parfumées.Ce n'est pas trop tôt enfin pour la foule do nos jolies mondaines qui n’attendent que le lever de ce jour joyeux pour étrouner l’élégant costume et le chapeau coquet qui fait si bien ressortir la richesse de leur taille et de leur visage.Nous vous savons gré, Mesdames, de jeter des notes claires dans le tableau onco-te un pou terne du printemps.La naoi-10, vous voyant si fraîches et si jolieB, en est certainement jalouse et doit so hâter do rovêtir ses propres atours, La saison des “ Sucres " bat son plein.Cette industrie nationale par excellence a beaucoup amélioré ses méthodes depuis uno trentaine d'années.De couforta-blés maisonnettes remplacent les cabanes branlantes d'autrefois.Le chaudron de fonte, quo l’on suspendait à la crémaillè-ro, est devenu uno grando bouilloire perfectionnée offrant le double avantage de cuire le sirop plue vite et de ménager le combustible.Mais on aura beau moderniser les ma- chines et les procédés, jamais on 11e pourra dépoétiser l'induatrio dn suore d'érable.Lo cadre pittoresque indispensable à son exploitation la protège.Un de nos confrères, M.Hector Au-thier, de la Patrie, a su, dans un articlo récent, dégager toute cette poésie rustique, en nous faisant la peinture des travaux du sucrier.Son étude, déjà remarquable d'érudition, so signale à l'attention des lettrés par le nombre d'expressions du terroir qu'elle contient : “ Entailler, " comme verbe neutre, 11 goudrel-le ”, “ fairo U tournée ", “ faire réduire trempette ", les “ mitons ", “ lécher la palette ", etc.On aurait bien tort, sous prétexte de purisme, do condamner ces expressions.On ne les trouve pas dans le dictionaire français, parce que l'industrie du sucre d'érable nous est propre et que c'est nous qui avons dû en forger le vocabulaire.Aussi ne pourrait-on remplacer tous ces mots pittoresques que par d'oiseuses périphrases sans force et sans couleur.LE CONCERT RENAUD Comment terminer une causerie qui prétend à l'actualité, sans dire un mot de la débâcle T La débâcle, mais ello pout se produire du jour au lendemain, à l'épo.que avancée où nous sommei, ot peut-être sera-ce fait quand nous irons sous presse.L'événement no tarderait pas, si le soleil exauçait les vœux de tout le monde.U n'y pas que les navigateurs qui l'attendent impatiemment.Cet amas considérable de glaoes, stationné en face de la ville, imprègne tout l’air ambiant d'une crudité désagréable et nous empêche de goûtor la douceur du printemps.Tant que la débâcle n'a pas eu lieu, on no peut pas dire que l’hiver nous ait définitivement quittés.One débâcle d'un autre genre et moins désirablo suit l'ouverture de la navi-ation.C'est l'invasion des émigrés quo l'Europe noua déverse à grands Ilote.Montréal ressent particulièrement le désastre.Métropole du pays et terminus de la navigation océanique, c’est chez elle quo los nouveaux venuB se fixent de préférence.Nob rues regorgent de sans-travail et de pa ressoux que la tombée de la nuit métamorphose en autant d'apaches.Notre police ne peut plus suffire à la tâohe et toute sécurité publique est disparue.Quand “ On " se décidera & nous dé livrer de cette plaie, nous lui ferons brûler une tière chandelle.Emeit LA FOUTU NE.PAROLES D’OR Il n'y a rien au inonde qui se fasso tant admirer qu'un homme qui sait être malheureux avec cotiiage.8BwkQtne.C'EST LE TEMPS C’est justement le temps de donner votre commande pour un complet de printemps, si vous voulez avoir le choix du tweed.M.FERDINAND MORETTI vientde recevoir toutes ses marchandises d'automne.II en a une grande variété.10, Notre-Dame Oueste Konaud ne doit pas regretter sa visite à Montréal.Ses auciens compatriotes ont prouvé — à l'encontre du dicton — qu'ils savent apprécier lo talent dos leurs.Uno sallo comble était là pour l'entendre et ne lui a pas ménagé les applaudissements et les rappels.Renaud a enthousiasmé les plus difficiles de ses auditeurs.Depuis an an qu’il nous a quittés, il a dû travailler ferme.Son jeu, qui était déjà merveilleux, montre nn progros considérable.“ La maîtrise de Renaud, écrivait Gustave Comte, dans le Canada, au lendo-main du concert, s'est augmentée depuis qu'il nousa quittés et elle est en quelque sorte plus significative.Ello dépas.so la spécialité instrumentale, la spécialité musicale même, jusqu'à devenir représentative d'intelligence pure et d'humanité au sens général.“C'est pourquoi, comme uno tâche mesquine ot vaine, m'apparalt la tentative d'une analyse de la technique de Renaud.Si complète que soit cotte loohni-que et si puissants que soient les moyens d'expression de i’srtiBte, ces moyens et cetto technique deviennent choso secondaire si on les compare à la magie poétique de l'iuterprétation.“ Celo peut aller jusqu'au culte de la beauté gothique mêlée de romantisme, dans les Variations et Fugue de Brahms, sur un thème de Haendel, jusqu'à 1111 certain malaise voluptueux ou à l'exaspération sentimentale dans la Sonate en Si bémol minour de Chopin, dans la Fantaisie en Fa mineur, du même auteur, dans la Chanson triste, de Tchaikowsky, dans la Fantasiestuoke de l'opus 12, comprenant surtout le “ Warum " 1 (Pourquoi) T, enfin à un vertige do puissance, do largeur, de perlé et d'aernbatie musicale, dans la Légondo do Saint-François do Paule, marchant sur les flots, et dans la tarentelle “ Venezia e Napoli "de Liszt." Un critique un pou moins enthousiaste lui reproche dans la Patrie, de n'avoir pas rendu lo vrai sentiment de “ Variations et Fugue " de Brahms.D'autres qui se prétendent non moins connaisseurs déclareront avoir été satisfaits.Qui a raison t II est certain qu'uno discussion n'eu finirait plus, si quelqu'un avait l'imprudence do la commencer.Il vaut mieux se contenter do saluer dans Emiliano Renaud l'un des plus grands nmsicions qu'ait produits notre race.En exprimant le regret que nous n'ayons pu garder co beau talent au pays, un reproche ridicule fait à Renaud nous revient à la mémoire.“ Pourquoi, musicien délicat comme il l'est, consent-il à jouer sur des instruments inférieurs ?” a demandé quelqu’un.Heureux êtes-vous, brave hommo, qui ne soupçonnez pas ce cruel “ pourquoi 1" et vous imaginoz, sans doute, que les artistes canadiens, comme les littérateurs, ont leur pain assuré dès qu'ils ont prouvé un peu de talent.Vous ne devinez pas pourquoi Renaud promène de ville en ville le même piano ot »e gardorait bien de faire valoir un instrument de marque différente?Alors vous ne comprenez pas non plus qu'un jeune homme dont les articles voudraient de dix à vingt-cinq piastres à Paria, use ici son talent à faire du reportage dans les grand» journaux pour l'extravagante somme de douze piastres par semaine.Heureux êtes vous, encore uno fois de de ne pas connaître ces attristantes réalités I _____________________ E.L.AIMABLES ECHOS Il nous fait plaisir de soumettre à nos nombreux lecteurs cetto charmante piécette de vers, due à la plume d'un rédacteur de //'Avenir, journal hebdomadaire d'Arcachon, France (1), publié sous la direction de Monsieur Ed.de Gabory, journaliste distingué dont la réputation est des mieux établies sous le beau ciel de la Gironde.(2) Voici cette poésie, inédite autant qu'il se peut : Ami, qui de si loin dis l'amour de la France, Séparé d'Arcachon par lesimmcoses mers, l'u sus donc en garder la douce souvenance.Puisque tu sais si bien le ckanter dans tes vers.Mollement adossée au revers de ses dunes.Oui, la Reine des Eaux est là, comme jadis, Et dénouant au vent ses longues tresses brunes Avec son teint nacré de roses et de lys.Comme elle entend ton luth, qui pour elle [soupire, Elle sourit aux Ilots, elle sourit aux cieux, Mais c’est à toi surtout qu'elle envole un [sourire Par dclA l’infini des grands horlions bleus.Si tu reviens un jour fouler ses blondes (grèves, Où pour toujours ton père un soir s’est [endormi ; Pou*- assnrer tes pa«, par ln forêt de sèves, Tu trouveras la main française d'un ami.Comme on le voit, c'eût été vraiment dommage do no pas reproduire, ioi, ce délicieux mélange d’harmoniouses pensées, digne répartie à quelques vers adressés par notre collaborateur Fernand Marrié au meilleur de scs amis arcachon-nais, Edouard Castets, auquel nous sommes redevables en partio du plaisir à nous procuré par U lecture do 1» réponse de L'Avenir.Nous sommes heureux de lo lui dire.La Ktdaclion.CONSULTEZ LE SPECIALISTE DU RHUMATISME M.le du Dr.Joseph Comtois, qui est l'inventeur du fameux Elixir ANTI-RHUMATIQUE qui porte son nom donne des consultations personnelles ou par correspondances aux porsonnes souffrant de rhumatisme ot de goutte, Profitez en.(1) Arcachon : Station balnéaire du Sud-Ouest de la France et renommée & justes titres pour l'excellence de ses huîtres et sa forêt de pins, patadis des tuberculeux.(2) Gironde: Un des Xti départements français où l'on fait les meilleurs vins du monde.Arcachon est situé au sud de ce dépaitement dont Bordeaux est le chef Heu.RHUMATISME IKFI.AMMATOIBf:, ARTICULAIS!:, avaciiLtuii, «EBmx.Guérison rapid: et certaine garantie par • .du Dr IOS.COMTOIS, Médecin-Socialiste, No 1636 St-Jacques, angle de ln rue Atwater, Montréal, Prix, $2.50, Consultations gratuite», No 441 — Montréal, 18 avril 1908 LA TRANQUILLITE Paroles et Moiique de F.MORTREUIL «t L.MICHAUD POLKA.D'un tempé-ra- ment très fra-gi-le, L’docteurm'adit:MesieuE- nii-le, Pour guérir votr’ ner-vo - si - té, Il vous faut latranquil-li- té.Pour avoir le calm'de-man-dé, -BoulVard de BeiïviU'je viens d’iouer.Dèsl'ma-tin on en-tend eri-er: Via re-ta-meur, eh vi-tri- p f pir •er! Le soir en sor-tantdeschandsd'vin.Oftcrieaus'cours.àrassas- ^ f P E-ft glr 3 -sin! À la sor- ti’ dTan-cien Fa-vier, Ya chaqu' fois P F lp P ff dix as - sas - si - nés, Les a-pach's a - veé leurs part- h F ni11 iPTfipli ^ -¦» «- A «nimn il’pnUAl Parte.- -nersSWtVitlanuit à coups d revoir ver! Le voilà bien l'quartierrêve Eburavoir ma tranquillité ! II Comme il faut que j’viv' très tranquille, C't'été, j'suis allé h ïrouville.Un p'tit trou, et cbaoun m'a dit “ Y a pas d’amus'ment dana l'pays | " J'arrive, y avait un caaino Où j’étais l'matin, l'aoir, l'tantôt ; On m'forqait k jouer au foot bail, Je passais tout'a les nuits au bal, J'jouais aux p'tita ch'vaux, au baccarat ; J'étais volé par des rastas, J'avais six maitrcss'fl à la foi» Qui m'co&tsient quatorz' francs par mois.Tout' la joumé', comme un poivrot Je buvais le champagn' Cliquot j Kn rentrant, j'ai d Cl m'aliter 1 La voilà la tranqulliité ! COUPS DE CISEAUX Qualités il la Jeune II LA BONTÉ 1.— Qu'est-ce que la bonté ?La bonté ost la volonté constante do faire le bien et le soin de ne laisser échapper aucune occasion de le faire.Kilo est toute naturelle à la jeune fille, qui naît bonne comme la Heur naît belle et attrayante.La bonté est la vertu qui noos rapproche le plus je Dieu, celle que lee hommes appréciont et estiment toujours, la seule où, ce semble, l'excès est permis.Innée dans le cœur, elle se développo avec l'âge, à moins que le péché ne l'étouf-fe ou ne la change en mollesso ou en sensiblerie.•* Dieu, dit Bossuet, lorsqu'il forma le cœur et les entrailles de l'homme, y mit premièrement la bonté, comme le propre caraotôre de la nature divine." C'est surtout chez la jeune fille que se reconnaît ce don de Dieu.2.— Combien dietingue-t-on île lorln de bonté 7 On distingue la “ bonté d'esprit ou de caractère ", qui consiste non seulement k ne jamais dire un Beul jioi qui puisse déplaire ou contrarier, k ne pas se fâcher dos malices ou des plaisanteries, mais encore à avoir toujours Bur les lèvres le sourire qui épanouit le cœur de ceux qui approchent, La •' bonté de l'ime ou du cœur ", qui complèto la bonté de caractère, et consiste à faire tout ce qui peut être agréable aux autres.& leur obéir quand on est inférieur, à les secourir dès qu'on le peut, à les conBolor su moins, et k travailler à leur bonheur eu les Aimant.3.— RéruUati de la bonté.1.La jeune fille qui est “ bonne ” est presque assuré d’être heureuse.Elle souffrira sanB doute : les bons cœurs sont plus sensibles que les autres ; mais elle trouvera on «lie-même le remède k bien des peines.En semant la bonté, elle fait naître dans son cœur des souvenirs qui la dédommageront plus tard de beaucoup d'iugratitu-des.Dieu s'est résorvé de rendre aux bons cœurs ce qu'ils ont donné d'affection et de soins.Faire des actes de bonté, c'est jeter devant soi, eur le ohemin do la vie que l’on doit parcourir, la semence do fleurs brillantes, suaves et parfumées qui embellissent et oharment la route.2.La jeune fille qui est “ bonne " deviendra bientôt vortueuso ; la bonté n'est point la vertu sans doute, mais elle y dispose.Comme elle doit entrer en lutte avec le plus invincible de nos penchants, 1’“ é-goïsme ”, ello nous impose à chique instant l'oubli de nous-mêmes et une foule de petits sacrifices qui détruisent peu a peu les défauts et accoutument k se vain- III Comme il faut que je viv' tranquille.J'ai pris un' femm’ dos plus dociles, C'est un ange, un trésor, un v'iours, Excepté pourtant certain jour.Quand je lui refaso un chapeau, EU’ pleure, on dirait un misseau, EU' rctourn' les meubles, le Ht, Me ooifle avec le vas' de nuit, Elle trépigj’ sur ses deux pieds, Avec ses ongl's me grilT le nez EU' me dit : “ T'es mûr pour Deibler ", EU' tomb' dans des attaques de nerfs I Pour la fair' tair' j’iui poch' les yeux, Je la prends, j’Ia trtîn' par les ch'veux Et j'y fera’ la bouch' d'un coup d'pied 1 Alors i'ai ma tranquillité.L» bonté, dit naïvement un auteur an cien, est lo miel qui confit tous les défauts ot fait disparaître l'aigreur du caractère.On ne s'embarque jamais dans une bonne action, ajoute un proverbe, sans lais- IV Bref, 1e soir, aa café d'en face Je prends un d'mi k la terrasse.C'est bourgeois, simple, comme il faut.A part les ramasseurs de mégots, Los cam'lota qui vendent les journaux, I, Et r'tomb'nt les pieds dans votr’ café.Y a qu'là qu'j'ai ma tranquillité I Ber quelque défaut Bur la rive.Aussi que d'étourderies ou pardonne à uu bon cœur I Ou sait bien qu'il ne les reproche lui-même et qu'il travaille k tou-to heure à se rendre moins imparfait.,1.La jeune fille qui est “ bonne ” est partout bien accueillie.La contrainte qu'elle e’eat faite pour aoumettre sa volonté l'a rendue “ complaisante " ; elle se prêle volontiers anx autres.Peut-être la aurchsrge-t-on quelquefois ; mais, heureuse de rendre servies, olle se oroit anses récompensée |iar l'affection qu'on lui porto, et elle se voit tant aimée qu’elle n'a pas la pensée de se plaindre.Elln peut s'appliquer ces vers de Racine : Quel plaisir de penser et de dire en soi-même ! Partout en ce moment on nie bénit, on [m'aime !.,• Je vois voler partout les cœurs à mon [passage- Et quand sa famille, quand les pauvros disent simplement : “ Elle est bonne", ils traduisent dana leur laugage cetto autre parole que prononcent les anges : “ Ello est aimée du bon Dieu BIBLIOGRAPHIE Mémoires de Napoléon 1er (Mémorial deSte-Hélèue), Oocuaud et Cio, éditeurs, 13, rue Thérèse, Paris.Cet ouvrage du comte de Las Cases est le plus remarquable qui ait été écrit tur l'Epopée Napoléonienne.Presque entièrement dicté par le grand Empereur, bourré de faits historiques du plus haut intérêt ot d’anecdotes authentiuues, il 0-t la relation exacte, dans toute f'acception du mot, du règne de l’homme prodigieux qui fut un instant le maître de l’Europe.L'essai de vulgarisation do cet ouvrage, qui sora présenté sous forme do fascicu-lee de 06 pages à 0 fr.65, paraissant cha-quo mois.est.appelé à uu grand rétentis-aement, Imprimé luxueusement sur papier couché, orné d’un nombre considérable d'il-lustrationB de» maîtres de l'époque : Char-let, Raffet, etc., l’œuvrode Las Cases ainsi présentée est digne de la place d’honneur dans toutes les bibliothèques.L’effort apporté pour lo mettre à la portée do tous est un des plus considérables qui aient été teutés en librairie.• J,'Annuaire Théâtral.- Noua venons de recevoir uu volumo intitulé l'Annuaire Théâtral et édité par un jeune et courageux pnbliciste M.Geo.H.Robert.Cet ouvrage, croyons-nous mériterait mieux qu’uu accusé do réceptions car c'est une œuvre plu» que méritoire que d'avoir réussi k offrir au public un volume de 260 liages, grand format, contenant 240 gravures ot 15.000 lignes de texte inédit.Mal leureuaement, l’espace noua faisant défaut conteutous-nous do dire que ce beau volume eat une véritable eucyclopé-die indiB|>ensable à toUB ceux — et ils sont nombreux — qui s’intéressent au théâtre.C’est d'ailleurs le Beul ouvrage canadien traitant du théâtre canadien.L’Annuaire Théâtral contient près de 100 artioles inédits.Ses collaborateur» sont au nombre de 40 Nous relevons les noms de MM.F.Heuriot, A.Pougin, Normand, Lemaître, Marchand, Decour-celle, Dike, Duquosnel, Tremblay, Ciiap-man, Suite, Chaussé, Schneider, Brieux, Margueritto, DoMontigny.Girard, Ba-kor, Voyer, Kiatemaeckers, Masaicotte, Famelart, L.O.David, Coppée, Roberge, Françoise, Colombine.Palmiéri, Ley-marie, Ch.Ab der Ualden.Rouleau, Germain, Ileaulieu (Une pièce en cinq actes inédite et entière), etc., otc.Le tout sous une élégante couverture en 5 couleurs de Paul Carou.I.'Annuaire thiatral est eu vonte au Passe Tniirs.cre.Le meilleur purgatif sur le marché, c’est EAU PURGATIVE RIGA Purge sans vous déranger de vos occupations.En vente partout, 25 cents la bouteille.La même, avec accompagnement, chez M.Michaod, éditeur, (il Faubourg Saint-Mar in, Pari*. Partie [Musicale Vol.XIV — N° 34, Montréal, 18 avri' iqo8 Abonnements-.(jUn'.an.$1.50 Six mois.*75cents Le dernier numéro^.!5*“ Anciens numéro '^10cischacWn ;n,/F Vocale etlNSTRUME^1’ -r>UR,SAL0N —*-¦- Sommaire musical du N® 341 : CHAH 7 Bergerette.N.M.Mathé Tout un peuple joyeux (chant de Pâques) Léon Roques Chant de Pâques.Rougnon La tranquillité .F.Montreuil et L.Michaud PI A ISO Romance sans paroles.Roméo Poisson OROUE Prière.Zénon Paquin ABONNE-1 Canada : i a», $1.60,4 «ois, 60.1 Lu derkiki wümééo, 6c.HEMT8 t I Etats-Unis : i an, $2.00, 6 mois, $1.00.| Un Niiutao précédent, 10c.LE PASSE-TEMPS, 16, rue Craig-Est, Montréal.Une Poitrine Bien Développée- FAIT VALOIR LA FINESSE DE LA TAILLE."l/efflcaclté quasi-bilraculeose des PILULES PERSANES >«ndu 1« bonheur.un moment fort compromit.AvJ§ «as* % moi soeurs qui cherchent * plaire." EMILIENNE T.LES INCOMPARABLES PILULES PERSANES développent la poltifne, raffermissent chair*, remédiant ainsi aux caprice* de la nature.• 10® 1 A BOITE.« BOITES POÜR $5.00."J'fitaU sceptique, cependant.J'ai es-yê von fameuse# PILULES PERSANES U» rondeuro ont fait place au* creax déaeepér&nta.Je continue 1" traitement at Je vous complimente sincèrement.ADRIENNE VANDENBERG.If A ZI 7, HE TEUB-(riau»E).creux des épaule*.SeciMé des Produits Persans.Dép.A.loile Postale 1031, Moafréal, Canada. 160 LE PA8SE-TEMP8 No 841 — Montré!, 18 avril 1008 BERGERETTE Paroles de X— Musique de N.M.MATHÉ.A h /iwinnn ééèé p.-.t =F#Ï=T F*—T " ¦ H Phil- Le r\ —f m) V • ïf £ < tf t- BTS LJ- f-f- r ¦M?=F#= i—f mH tJ - J-.* ~ / " 3" i î y-U 3 î PIANO, -Kf— h- - ¦ .j1» h h 9 »:r *' -lis, plus • len de-r w : a - va - re que I nainPhil-lis plus ten ten .>~jT dre, dre, • rvi~— Ne gagnant Craignant de tH rien à re - fu -dé-plaire au ber- — [W= )- r 1 ser ger , J 1>I Un Fut -=f=N ¦y.si .* î # =M ^4=i ' j-l-U f=f= r - - ; î m ' |i- i \ - .?-a ?can - tan do.r ^ jour e3-i - gea de Ly - san trop heu-reu-se de ' lui ren Tren - te mou-tons, Tren - te mou-tons, tren - te mou-tons, tren - te mou-tons, FOURRURES J08.ROY » SF Montréal, 18 avril 1908 — No S41 LE PASBE-TEMPt 101 FAIT DISPARAITRE en quelque» minutes les POILS ou DUVETS disgracieux du VISAGE, des BRAS, don AISELLES, sans picotements ni rougeurs ; laisse la peau blanche et veloutée.Succès 60c LA HOITE Echantillon 10c certain.LA FAVORITE DES SULTANES et des ARTISTES SO'IETÉ DBS PRODUITS PERSANS, Boit* Pobtal* 1031.Montséau 162 No 341 — Montré»!, 18 irril 1908 TOUT UN PEUPLE JOYEUX CHANT DE PÂQUES Paroles de L’abbè GAULLE Musique do LÉON ROQUES Andantino.mf Tout un ==£==«=*1 mf -T- :=1——•—* ftff 9-9-9-0—3-— 1-— =z^=sq=^=«h ^ -ïT^-7-d —i-c-l—Pt-I—I-— -«-«-«-* J-I-J • — -* m-mÿf9—M- S-î—P- — _¦ Êg ' *( • c?• *— _r:—r * —=rj— —qn=|-_iq ,-.—=*|*—,—:£iq-*—*— -jü^lE=J=t==t=;=E #-J-— j=^|:t==E=f=j-*^;à=i pou pie joy-eux près do JA.* « e, Ceet ton Soi- -N -1 gneur et c'est ton Dieu 1.C’est Ion Soi-gneur et c’est ton Dieu 1 _j—i—lr .-,— li'lr S S S SSg s Sur un ton triomphal le peuple l'acclame Et chante l’Hosanna des jours solennels ; Voici bien le Sauveur que son esprit réclame Et qui doit relever l’honneur de ses autels (Oit), Mais bientôt tous ces chants, changés en cris de rage, Vont marqué lo néant des triomphes humains ; Jésus expirera, désolé par l'outrage, Do coux qui dansco jour lo publient à cœurs ploins (bit).2 Tout un l’euplo Joyaux L« remède par excellence pour |l|TlVnD I AIIDCIIPC Sûr et sans douleur.Franco sur récepti®* du prix.aj»./.guérir Cors et Verrues.AN I iMJn LAUntNÜt A.J.LAURENCE/pharmacien.Muntreal. 154 LE PA88E-TEMPS No 341 — Montréal, 18 »»ril 1908 PRIÈRE AN DANTE affettuoso.PP — 1 W0 Igl8 ?ZENON PAQUIN.1 r Orgue.< Lj ¦1 Ê f i TT pg|S 3 ï=P Ü ï r?\ i nV; j j hjjS u r i ^Éllü SÎE F $É £ ÊEÊ üiVrlJ- £ MÉ â r É=£ ¦t CONFECTION DE RIDEAUX ET SPECIALITE d* REPARATION d* MEU-DRAPERIR8, POSE DE TAPIS ET “ ~ _ BLES in TOUS QE^^’ pr kl arts.— PRIX modérés.391 et 395 rue Ontario-Est.— Tel.Bell Est $$89 neufs *t refaits.— travail soiqnk.IF*.DTJFOUB Monu-, - —*—^— r f creac.dim.#*=;——~ Eli - -1 i .J u 5 |>j r-bj JS‘ff «ST ££ =r3 2 * p>a .• .¦ t 2 = 1 1 LJ ?»-£• *—*— 1 J2igl ~ — 1 ¦r 2* I 1 1 —| i - ^ ~rT ' ^ P3 3 p 1 l M-M '-V *1 ^ ** «*ï -2i r r T *“ :resc.1 f r r-fcjj Skj £E 1-0 m-M 0 £j f" r- Ë=êë= j?te * k* - ,tf * s/ • JW =r.:> f m ^=f==t a—Romance sans paroles.:2« .Ta .1 1 -Bt_ “Ê - Montréal, 18 a»ril 1908 — No 341 LE PA88E-TEMPB 159 cresc.dim.t fi* —i- P =t ÿÿJ pp.r~ -q: -et r pp rit.morendo.& ¦y \n p; J5S Si-": p=p -=£ 3—Romance sans paroles.r- :r- 100 LE PASSE-TEMPS Ne 841 — Montrai, 18 avril 1908 SAVON ET ONGUENT “BEL-PO” RIB'I.E.—Une des causes du rifle et une de celles qui empêcheut la guérison de celte maladie, c’eat le manque de soin apporté dans la toilette des enfants.Les mères se servent de toutes sortes de savons, de toutes sortes d'onguents et, in-sciemment, amènent, clie* leurs petits, des maladies comme le rifle ou autres, ou les aggravent considérablement.Si.au commencement, dès la naissance d'un bébé, les mères ne se servaient que d'un bou savon, comme le savon BEL-PO, elles éviteraient bien des souffrances S ces petits êtres et il elles-mêmes bien des angoisses et des ennuis.Le savon BEL-PO prévient le rifle et, lorsqu'il n'a pu être einpéché, l'ONGUBNT BEL-PO le guérit.J ai réussi, avec le Savon et l’Onguent BEL-PO, a guérir tout a fait mon petit Henri du rifle dont il souffrait depuis longtemps et qui me donnait tant de trouble.J'en suis très beureuse.Je voua envoie le portrait de ce bébé.Madame Henri MARCOTTE, I,ac Edouard.Co Portneuf, Qué.Le Savon et l'Onguent BEL-PO sont vendus chez tous les marchands et pharmaciens.Prix du Savon BEI/-PO 25c le morceau, sis morceaux pour $1.25 ou douze iftorceaux pour $2 25.Prix de l'Onguent BEL-PO, 25c la boite, six boites pour $1.25 ou douze boites pour $2.25 Envoyés aussi, par la poste, sur réception du prix, par la Enfin, grâce aux Pilules Eouges de la Cie Chimique Franco-Américaine Je puis donner a ma famille et a ma maison tes soins qu’elles reclament APRES AVOIR TANL’ SOUFFERT, JE ME SENS VINGT ANS ET PAS PLUS.— LETTRE DE MADAME ALPH.PICARD, DE FALL RIVER.MASS.La femme canadienne est i §S?EvMw5e qui ! :cupe de sa ma i mère do famille admirable ; nous ne voulons pas ; de la constance si louable aveo laquelle elle observe la grande loi i bénit les nombreuses familles, mais aussi du soin aveo lequel elle s’occupe de sa maison et de son intérieur.Que vous pénétriez dans un intérieur d'ouvrier ou de petit employé, vous êtes sûr de voir l'épouso dévouée se trémoussant dans sa maison, veillant h tout, préparant le déjeûner des enfants qui doivent par tir pour l'école, le lundi que le pore emportera au bureau ou au travail, sans oublior la marmaille qui fait entendre ses cris dais le berceau, de peur qu'on n'y pense pas.Que d’ouvrage pour cette vail lante ménagère, que de soucis, et de tracas ! Ello no pense jamais à elle même, c’est toujours des autres qu'elle «'occupe avant tout.Du matin au soir, elle ne prend pas un instant do repos, toujours quelque chose à faire, toujours quelque chose à remuer, à chsnger de place et à ranger.Comprenez-vous quel est le tourment d'une pauvre femme à laquelle los forces viennontà manquer, soit par suite du beau mal, de dyspepsie, d'anémie ou de faiblesse.Ce n'est pas seulement la souffrance physiquequi l'opprime, c'nat surtout la torture morale.Que va dovenir ce petit monde habitué à compter sur elle, qui ne vit que pur ses soins, par sa sollicitude quotidienne.Nous lisions, l'autre jour, une lettre d une malade qui oubliait tout soa mal pour se plaindre d'êt re obligée do se recoucher trois foie en préparant son déjeûner jfarce que ses forcos lui manquaient I O'est surtout, pour la mère do fumille, pour la ménagèro que la sauté est un trésor inappréciable.Mais, pour corsorvor la sauté, il faut une attention et des soins de tous los instants.Nous ne voulons pas diro et nous savons que c'est impossible qu’une brave travailleuse passo son temps à se dorloter, a s éoouter, comme on dit dans le peuple, mais nous devons conseiller aux temmes qui font une dépense de force considérable et constante, de veiller à conserver et, au besoin, k rétablir l'équilibre entre la force qui se consume dans leurs travaux, ce que nous appellerons la dépense excessive, et celle qui est nécessaire pour maintenir on bon fonctionnement tout lo mécanisme physique.Il faut que la femme qui travaille compense, par un accroissement extérieur, l'énergie qu'elle met en œuvre & sa besogne.C’est bien simple et on peut nous permettre la comparaison en prenant pour terme l'animal lo plus noble de la création, le cheval.On no nonrrit pas un cheval de course comme on nourrit le cheval qui Be repose.On fait prendre au premier, si c'est nécessaire, des aliments, des fortifiants factices, en dehors de la nourriture ordinaire, qui lui donnent les nerfs, le sang, les muscles dont il a besoin pour l'effort extraordinaite qu'on lui demande.Il en est de même pour l'homme et pour la femme qui travaillent.Ou ne doit pas, par exemple, les faire manger plus qu’ils n'en ont envie ou plus qu'ils ne peuvent.L'estomac, les organes supportent seulemiut une certaine quantité d'aliments En loisir, pour la femme quantité qui est suffisante | préparés, à ce règle générale, indolente, ne peut pas subvenir suffisamment aux laborieux.De là le besoin d'ajouter, par des remèdes intelligents que fournit l'alimentation ordinaire.Les Pilules Rouges, ce merveilleux remède fortifiant et purificateur, nent, par excellence, sous un petit volume, tout ce qui peut suppléer à la extraordinaire d'énergie que noua nous imposons.La composition de ce étudiée avec le plus t/rand Soin, est telle que ces petites Pilules contiennent, un volume restreint, une quantité énorme de matières vivifiantes.Si l'on d’un côté de la balance une boite de ces pilules et de l'autre la quantité de i nlimentaires qu'elles représentent, on serait livres de bœuf globules rc santé.Ton toi devraient viguour et la jour.Voici farino que i tant ¦ compterait la e femmes doivi r qui travaillent, toutes li les Pilules Rouges, les soûles qui elles ont besoin pour C'est par centaines de nutritive de ces quelques leurs, le sang et la famille, les ménagères nbles de leur assurer la >ur tâche de chique dont la lecturo intéressera les personnes qui souffrent : F AH.River, Mass , 1er octobre 1907 Messieurs, — Avec quelle joie je puis enfin vous écrire que je suis pleinement heureuse ot guérie do tous los maux dont je souffrais depuis si longtemps, de cette Mme ALPH.PICARD, 775, Charles, Fall River, Ma*.faiblesse générale, de ces palpitations, maux de tête et maux de oôté qui faisaient pour moi de la vie un vrai martyre.Enfin, je puis donner à mon mari, & moB entants, k ma maison tous les soins auxquels ils ont droit et que j'ai tant souffert de ne pas pouvoir leur donner à mon goût.Quand on pense que j’étais quelquefois obligée de mo recoucher trois ou quatre fois pour faire le déjeûner de ma petite famille, tant j’avais d'éblouissemeuts et d’étourdissemente.Enfin, tout cela est passé maintenant, ;e vais parfaitement bien, je travaille et je fais tout mon ménage sans fatigue, ni difficulté ; je mo sens vingt ans et pas plus et cela je le dois aux Pilules Rouges et nus bons médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.—Mme Alphonse Picard, 775, rue Charles, Fall River, Mass.CONSULTATIONS GRATUITES.— Adressez vous par lettre ou personnelle.ment, nu No J74 rue Saint-Denü, si 1 Cie Chimique Franco Américaine voui nécessaires |ioiir l’emploi des Pilules I si besoin il y a.DEFIEZ-VOUS.- Les Pilules r des conseils.Les Médecins de la t i hit gratuitement, les informations 1 et vous indiqueront aussi un autre traitement _ei sont toujours vendues en boites de 50 pilules.Chaque boite est recouverte d’une étiquette imprimée en roug- sur du papier blanc.Les Pilules Rouges que les marchands vous vendent à l'once, au 100 ou à 25c ls boite ne sont pas les nôtres ; ce sont des imitations car jamais nos Pilules Ronges ne sont vendues de cette manière.Ces charlatans qui se font appeler docteurs, passant par les campagnes, allant de maison en mai-on, se disant envoyé, par la Cie Chimique Franco Américaine, sont des imposteurs toujours, car jamais nos Médecins ne sorteni de leurs bureaux de consultations pour soigner les femmes malades.Si votre marchand n’a pas tes Pilules Rouges de H Cie Chimique Franco Américaine, envoye»-nous 50c pour une boite, ou $1.50 iiour six bottes, ayant bie ¦ soin de faire enragis trer votre lettre contenant de l'argent, « vous recevrez, par le retour de la malle, les véri tables PiluieB Rouges.Toutes les lettres doivent être adressée*: CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICA! NE, 274 rue Saint-Denis, Montréal.Compagnie Chimique Franco-Américaine, 274, rue St-DenU.Montréal! Montréal, 18 avril 1908 — No S41 LE PA88E-TEMP» 1B1 Feuilleton du PASSt-TEMPS N« 7 En Quenouille ! (Suite) — Pardonnez-moi, Monsieur, d'avoir paru douter de vo» sentiment», répliqua Mademoiselle Châteraiu uu pou mal à l'aise ; mais dites-moi où vous voulez en venir, avec tout cela ?— A ceci simplement : consentiriez-vous à devenir ma femme 1 — D’abord, je ne siis pas libre et dépens do mon frère : je ne disposerai jamais de moi sans qu’il y ait consenti.Eusuitn, Madame de Boisréveil est elle au courant de cette démarche 1 — C'est que.commença Enguerrand évidemment embarrassé.Ma mère et mes sœurs.Tenez, j'aimé mieux vous dire la vérité : je suis venu de uioi-même, ignorant que vous fussiez seule ici aujourd'hui, mais parfaitement décidé à vous poser cette question très nette : voulez-vous être ma femme 1 Je sais que vous «tes pauvre ; mais je suis riolie pour deux et je vous préfère ainsi j je serai fier et heureux de vous donner lo b-enêtre, le luxe même, enfin de vous faire oublier les mauvais jours I Mademoiselle Châterain ne répondait pas ; le front baissé, un peu pâle, jouant nerveusomont aveo une petite bague, seul bijou qu’elle possédât, elle demeurait pensive.Certes, la proposition n'avait rien que de tentant et de flatteur.Oh I quitter cette vie dépendante, ce labeur ingrat, et surtout I.être aimée I ltendre son amour au centuple à oot être généreux et tendre qui venait la chercher dans son obscurité I Quoi joli rêve I.Mais Elisabeth était une fille sensée ; elle avait, môme enfant, toujours montré beaucoup do taot ; de plus, elle connaissait Enguorrand, le savait un grand enfant qui s'emballait quand il n’écoutait que son cœur, ce qui arrivait souvent, et qui oubliait qu’il n'était pas tout à fait libre dans la vie.Elle releva les yeux, ses jolis yeux bruns, sur son interlocuteur et, si peu perspicace que fût le jeune hussard, il ne put moins faire que d'y lire une sorto d'aveu, un commencement d'affection touchant de bien près il l’amour, si ce n’était déjà l'amour lui-même.Ravi, il se jotait sur ses mains pour les couvrir de baisers, quand elle l’arrêta d’un geste de douce autorité.— Attendez, fit-elle; avant de noua réjouir, avant do prononcer des paroles qui nous entraîneraient trop loin, jugeons sainement dos choses.Je vous le répète, je ne puis être le parti qu’on désire pour vous ; certainement, on vous chorche une union brillante.Moi, non seulement je dois travailler afin do no point demeurer à la charge de mon frère, mais, Pierre ot moi, nous liquidons quelques dettes que nous ont laissées nos parents, ruinés dan» des spéculations malheureuses.En cos quelques années, nous avons fait beaucoup ; mais il reste encore il éteindre.— Je suis là, commença vivement Doisréveil.Elle l'interrompit : — Je ne doute pas de vos généreuses intentions, dit-elle avec un petit sourire triste ; mais vous comprenez bien qu'il ne s'agit, pour nous, d'accepter à aucun prix l'aide d'autrui.— Même de votre fiancé ?— Vous n'êtes pas mon fiancé ; il y a trop do questions à étudier avant de vous considérer comme tel ; et, en premier lieu dites-moi si votre mère connaît votre démarohe 1 On nuage passa sur le front d’Enguorrand.— J'avoue, dit-il à contre-cœur, que, jusqu'à présent, à ohaque allusion que j'ai faite à notre union, je me suis heurté à une opposition très nette.Mais cela s'arrangera aveo lo temps.— Je ne le crois guère, ou alors après combien de difficultés et de soucis ! soupira Mademoiselle Châterain.Voyez-vous, mon ami, je le prévoyais : la mèro d’un jeune homme tel quo vous, noble, riche et aimable, ne conBeutira jamais à lui donner pour femme une pauvre petite institutrice sans nom ot sans avenir.— Je ne dis pas, concéda Boieréveil, que l’on ne pense ainsi à mon égard.Toutes les mères ont des ambitions très hautes pour les leurs ; mais elles savent les oublier, si elles voient qu'en les conservant elles font le malheur de leurs enfants.Et ce serait mon cas ; je ne pourrais vivre sans vous.Je compte, d'ailleurs, aussi Bur l'appui de mon tuteur, le général d’Eabrillin ; il mo l’a promis.Nous sommes jeunes, Elisabeth ; nous avons le temps devant nous.Laissez-moi persuader ma mère ot mes sœurs, oar, celles-ci également, il faudra les convertir à mes idées.—Et si vous n’y arrivez pas ?Enguorrand tressaillit et fronça le sourcil.— Oh I alors, je saurai montrer ma volonté ! — Ah ! vous mo connaissez mal, fit-elle vivement, si vous croyez que j’entrerai dans une famille contre le gré de ooux qui la composent.Quoiqu'on me considère en ce moment comme uno inférieure, oh! bien, j'eutrerai dans la vOtre comme une égale ou je n’y entrerai pas, quoiqu'il dût m’en coûter par ailleurs.Et si j’étais certaine qu’il on doivent être ainsi, je vous répondrais, dès maintenant, par uu non définitif.Mai» je veux croire, avec vous, que votre persévérante volonté sera an jour capable de changer ce qui est.Songez avec quelle prudence je doia agir, dans cette circonstance! N o m'accuserait on pas vite, sans cela, de rechercher le rang et la fortune, de vous attirer ha biloment à moi 1 Pourtant, on ae tromperait bien.Je suis accoutumée, vous ne l'ignoiez pas, à une vie modesto et laborieuse ; le superflu no me tente pas.— Je le sais, oh I jo le sais, vous êtes la créature la plus fière, la plus dédaigneuse des biens terrestres.— Pas entièrement, toutefois ; car quelle femme, quel être humain, même, à moins qu’il ne s’agisse d'un saint, ne préfèrent l’aisance à la médiocrité ?Mais je sais mo passer de luxe.Si donc je ne vou» réponds pas " non ” aujourd'hui, c'est que je no veux p n vous décourager, je veux encore espérer que vous lèverez les obstacles ; et puis, je vous sais bon et aimable, je serai» sûre d’être heureuse avec vous; du reste, j'ai gardé trop vivant le souvenir do l'accueil généreux fait par vou», jadis, à l’orpheline malade et triste.— Alors.vous m'acceptez I — Comme fiancé 1 — Comme fiancé, comme époux, comme compagnon de toute votre vie quo je ferai très douce.Oh I Elisabeth, que nous nous aimerons ot que nous soions heureux ! — Je vous le répète, Enguorrand, vous allez trop vite.Tant que votre mère no m'appellera pas, je ne me considérerai pas comme vôtre.— Ah I fit le jeune homme dans un bal élan d'enthousiasme, je ne crains rien ; il n’est pas d'obstacle que je ne renverserai pour vous obtenir ! — Quand il n’y on aura plus un seul et si vous m'avez gardé votre cœur jusque-là, je vous répondrai selon votre désir.En attendant, conservons chacun notre liberté, et n'oubliez pas que ma déoision sera soumise à l'approbation do mon frère.— Oh I mais je ne doute aucunement do son adlié sion, fit lo hussard, tout joyeux.Elisabeth hocha la tête.— Je ne voudrais pas diminuer votre confiance ; je dois vous prévenir, cependant, qu’il est fier.Il faudra que votre mère m'.ocepte pour belle-fille sans arrière pensée ni regret, pour quo Pierre consente à oe mariage.Et maintenant, vous devriez partir, car si votre visite se prolongeait, on pourrait s'en étonner.— Oh I ne mo renvoyez pas encore ! a'écria Boisré-veil qui n'avait pas du tout envie de s’en aller.Tariez-moi de vous, laissoz-moi vous raconter.Elle avait du plaisir à l’entendre et eut la faiblesse de ne point l’éloigner ; elle l'interrogea sur sa vie do garnison, sur Castelvert.Ils causaient avec un entrain plein d’abandon, ae croyant presque revenus aux joura d’autrefois, quand ils se confiaient mutuellement leurs joios et leur?chagrins, lorsque la porto se rouvrit de nouveau, ot Picrro Uhûteraiu parut sur le seuil, fort surpris de trouver un jeune homme conversant aveo sa sœur, car il no reconnut paa tout de suite son ancien élève.Vivement, Boisréveil alla ver» lui, la main tendue, et ao nomma.Châterain lui rendit un bonjour un peu froid, et tout de suite son regard interrogea Elisabeth, qui ne semblait ni confondue ni gênée.Aloreil se rassura.Sans doute, Enguorrand était venu voir les Marçoy, et, rencontrent l’institutrice, il n’avait pu moins faire quo do causer un instant avec elle.Puis, probablement, on s’était attardé un pou à raviver lo» souvenirs communs.Oui, c'était bien cela.Elisabeth l'avoua simplement ; mais il y avait autre chose aussi et, on toute franchise, devant Boisréveil charmé de cette nouvelle rencontre inopinéo, elle dit à son frère la demande dont elle venait d'être l'objet.Au lieu de paraître ravi do cette perspective nlutôt séduisante pour sa sœur, Pierre Châterain, soudain assombri, prit place entre eux deux ot parla en cos termes, on s'adressant à Enguorrand : • — Je ne doute, mon cher enfant, ni de votre cœur, ni de votre loyauté : mai» permettez-moi do vous dire que vous agissez trop eu dehors de l'étiquetto usitée dans votre monde.C’ost Madame do Boisréveil qui devrait vous servir d'intermédiaire, en cotto occurrence.Aussi, voyant qu'elle se tient ou est tenue à l'écart, je suppose qu'elle n'entro pas dans vos vues ; je m'étonnerai» fort, aussi, qu'elle acceptât pour bru une jeune fille pauvre, issue de parents honorables mais modestes, car je connais «on idolâtrie pour vous ot, par conséquent, je devine ses intontious à votre égard.Jo no mo trompe pas 1 — Pas tout à fait, pour le moment ; nuis je compto bien changer ses dispositions.— Eh bien 1 donc, laissez-moi ajourner jusque-là ma réponse.Pour vous, Enguorrand, vous avez à présent cette alternative : ou bien d'attendre, ou bien de vous incliner devant la volonté maternelle.— Votre réponse sera-t-elle favorable si je décido ma mère 1 — Elle no dépendra plu», alors, que de la volonté do ma sœur.— Jo choisis donc lo premier parti, cher Monsieur Châterain ; j'attondrai, en m'acharnant à mon but, et je sais vouloir quand il le faut.Avant de parler à ma mère, jo tenais à savoir si votre » YEUK ARTIFICIELS \ufct SPECIALITE.j D EXPERIENCE^-^ I 144.STE CATHERINE ^i.cmaarcLeeMl£.MONTREAL. 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