Le passe-temps, 1 janvier 1909, v. 15, no 379
leur temps, Moi j’fe- sais d la po j’en f'sais mêm' de-puis long- temps-.Maisdpuis quéq’ temps ça m’ a Ump°- Tant d'ê-ch'vins s'pay-er notr' tê - te, Quoi qu'au fond,j’m‘enfich'pas mal.Quoi qu'au fond.j'm'enfich' pas mal (Pour les «utres conplrls, voir la page 43*) •1-1 'II î II III I II I t ¦ ^tpajye - ^jeînpj vol.XV — N° }79 AB0NNEMENT ¦ $°2.oo p*1 inn‘e Montréal.2 octobre 1909 Sommaire-Musique Chant LETTRE D'ADIEU.P*g« 43* Chanson Interprétée par Mlle Euoéme Verteuil Paroles de A.QUEYRIAUX et A.RUBt Musique de Emut SPENCER CHANSON DU ROI DE THULÊ.page 44° Extrait de Fouit Paroles de Julis Barbier et Michel Carré Musique de Ch.GOUNOD AVE MARIA.P*EC 44* Solo de Basse Interprété par M.Aethoe MitcHILL Musique du Ré».Père J.O.Lagacé NE PARLEZ PAS DE MON COURAGE page m rao du.AvlrtSMi tout* rommunl«*»i*n lsMKR,.J.K.BKLAIR.*diUor-pr.'priétaire, 18, rue Cralg-Kst.Montréal.Pane Temps-Chronique A lias les Vaches a lait ! A bas les vaches ! conséquemment, à bas les » oau x ! je n'ignore p»8, mes amis, qu'en poussant eu ori féroce: à bas les VHolies à lait, je m’expose & déchaîner sur le " PassR-Tkmpb " uue triple armée formidable et furieuse de vachers, de laitiers et de cu'tivateurs.Mais que voulez vous que j'y fasse ?Ne faut-il pas être de son temps et se mettre h la hauteur du pro-grès 1 Sarsaucun doute,.(kinoinsde vouloir passer pour un arriéré, un rétrograde.Donc, à bas les vaches à lait I Des vaches ik lail, il n'en faut plus ; plus n'en est besoin ; au rancart les vaches à lait ! A bas l**n vache» 1 1 Laitier, mon ami, serre tes bidons ; le lait don! tu les emplis — infime quand tu n'additionnes pas ce lait d'une notable quaulilé d'eau de l'aqueduc ou de la riviè-ro n'est que le véhicule par excellence de la tuberculose.Pouah I il sent la vache! Horreur I il goutte le veau ! I A bas les vaches et les veaux I h bas les vaches h lai o ! | Le laitier— Malheureux I chroniqueur enragé ! Endiablé bavard I N’es-tu pas ou train de perdre les quelques onces de cervelle qui te restent encore dans ta vilaino bol’e crânienne ?Qui donc alimontera ton palais gourmand do crème et de beurre, si il ton ressentiment insensé nous sacrifions nos vaches laitières î OÙ prendras-tu le fromage canadien dont tu te gaves quand ton gofit dépravé ne jette pas tes longues dents de “Vachi-vore" sur le puant Roquefort ou le non moins odorant Camembert 1 Bera oe daus les mamolles d'une lialeiuo 1 Que mettras-tu dans le biberon des tout petits dont les vachos laitières sont les précieuses nourrices, les secondes mères en quelque sorte, tu le sais binn ; y mettras-tu du lait de grenouille 1 Le clironiqutur — Laitier, mon ami, ne t'emballe |>as si vite et ne crie pas si fort DROITS «SSIIVÉS, Canada, 1909, par L.L« Corrx La Musique à l’Ecole et au Foyer SOLFEGE CANADIEN XVIe LEÇON FORMATION DES GAMMES MAJEURES AVEC DIÈSES 108, Les gamme» dérivent les unes des autres à l’aide do tétracorde».169.— Les deux tétracordes d’une gamme étant égaux, chacun d'eux peut appartenir & deux gammes.(1AMMB NATURELLE AVEC TÈTKACORDRB Tétracorde supérieur.Tétracorde inférieur.170.— Le tétracorde supérieur : Sol.la, si, do, devenant tétracorde inférieur, engendre la gamme de Sol majeur qui a un dièse k la clef.Ex.: * SOL MAJEUR J71.— Le tétracorde supérieur do la gamme de Sol majeur : ré, mi, fa sol, en devenant tétracorde inférieur d'une Ranime, donne naissance à la gamme de Ht majeur qui a deux dièses.Ex.: Ex.: 172.— La gamme de Rt majeur eogemlre celle de La majeur qui a trois dièses.t, *- 17,‘}.La gamme de La majeur forme celle de Mi majeur.Cette gamme a quatre dièses.Ex.: 174.— La gamme de ifi majeur sert ik former celle de Si majeur avec cinq dièses h la clef.Ex.: 175._ La gamme de Si majeur engendre celle de Fa dièx majeur.L’armature de cette gamme comprend six dièses.Ex.: FA dièse MAJEUR' 170, La dernière gamme avec dièses est celle de Do dilse majeur.Elle dérive de la précédente et a toutes ses notes diésées.Ex.: DU iliise MAJEUR' s„ - ?* * ta orôme, ton beurro, ton fromage, ton lait, je veux dire le lait, le fromage, le beurre, la orême de tos vaches à lait, sont désormais lions tout au plus pour engraisser les cochons.Que lu le veuilles ou non, ils ont fait lour temps et ne sont plus de mode ; ta crème n'est plus ik la hauteur des estomacs huiuaius ; ton beurre manque de l'arAme nécessaire à une saine et agréable alimentation ; ton fromage pue la vache et ton lait sent le veau il plein nez.O'ost la Standard Oil Company qui l'a dit.Et comme preuves ik l’appui, la dite Compaguie offre, à tous ceux dont le goût n’est pas encore lout & fait dépravé, perdu, du beurro plus sucoulent que le beurre de tes vaches ; du fromage plus digestif que le fromage de tes vaches ; do la crème infiniment plus riche, plus.crème que la crème do tes vaches ; du lait souverainement plus nourrissant et incom-mensurahlement plus hygiénique que le lait de tes vaches.Et oe lait, ce fromage, oe beurre, cette orème mirifique, mirobo lanls, épatants, o'est la cr^me, le beurre, le fromage, le lail de son "huile” vulgairement appelée huile & lampos, pétrole.A bas les vaches à beurre, à crème, à fromage ! A bas les vaches ik lait I Et vive le pétrole I lys chimistes (ou les fumistes) do la puissante société pétrolièm après s'être entourés du plus impénétrable mystère, ont fait retentir toutes les I roin pes et les trom pelles de tous los journaux d'Amérique, du Pôle Nord au Pôlo Sud, pour annoncer ik l’umveis étonné et au monde ahuri des laitiers et dos vachers que.soun peu, la crème, le beurre, le fromage, le lait des Taohes seront infailliblement détrônés et remplacés par le lait, le fromage, le beurre et la crème de pétrole.Après tout, la graisse de coton (cotolè-ne ou cotoline ) n’a-t-elle pas essayé de détrôner la graisse de cochon 1 Voub verrez qu’un de ces jours on nous fera avaler des semelles do botles pour du rosbeaf I Quoi qu'il en soit, les prospectus de la puissante compagnie pétrolière d’Ainéri que, — prospectus qui menacent d'inonder le monde, — après avoir rappelé quo depuis une dizaine d'années la Standard Oil Company tire do Bon nauséabond pétrole, des parfums délicats, plus doux que la violette, annonceut “ urbi et orbi ” que les chimistes ( ou les fumistes ) attitrés de la dite Compagnie, sont parveuuH, «ans ro fouler la rate, à tirer du pélroleun fromage plus appétissant, plus délioieux que le fromage canadien, un beurre plus frais, plus fin, plus suave, plus agréable au goût que le beurre normand ; une crème plua fine, plus moelleuse que la crème de Gascogne.le tout devant être lancé sur le marché au prix dérisoire vraiment de 4 ou 5 nous la livre, l’un portant l'autre, en attendant que, — le beurre, la crème, le fromage une fois détrônés la philantropique Cie élève le prix minimum nu prix maximum de 40à 50 centins la livre, p-mr le plus grand bien de l’humauité souffrante.Mais ce n’est pas tout, car il y a mieux encore : la société pétrolière d’Amérique, d'un mol, d'un signe, d'un regard, méta- Montréal, 2 octobre 1900 — No 570 LE PASSE-TEMPS 435 ' 177, — Par les dillérentes gammes que nous venons de former, noua devons re marquer qu’il y a sept dièses qui ne auivant dans l’ordre suivant : Fa Do Sol Ré La Mi 8i Il n’est jamais permis d'iutervertir l’ordre des dièses ni de mettre un dièse quel- conque sans mettre ceux qui le précèdent.(A suivre.) £.LE COREE.La Chanson des Berccaux Interprétée par Mlle EUGENIE VERTEÜIL au Nationoscope Paroles do René BLON et BEURTO.V Musique de Gaston MAQUIS un coin de ri-deau.Commê on de mignonnes cha-peHea, I.» pe-tits en-fantsfontdo- - do.Gen-ti-mentleursme-not-tes ro-ses Sa- Ri- tentsur le blanc ss- - tm Iæs en-fantssontpa-reils aux rn-ses Ê-cio-sent par un beau ma-REpRAlN gainent - t[n.Ci «'V—* Ip p Chaînez, charvtez vos dou-ces chan-son - net-tes, Mj-mans aux re- gsrds > dolct > tri- om-pliants.Pour fai-re ri re vos.—.en- fsnts 2f C?X Dans les ber - ce - Ion • net - tes.Ce .sont des morphose aon puant pétrole jaune en un lait lilanc, fluide, léger, aromatique et tellement rlohe en principes uatritifs qu'il laisse bien loin derrière lui le lait do tou» les mammifères connus et inconnue.Mais alors ?A bas les vaches à lait.et les nourrices aussi I Car, avec le lait de pétrole il n’y aura plusni choléra morbus, ni diarrhée, ni morlalité infantilo, plus de tuberculose, plus de senteur de vache, plus d’odeur de veau ; les petits grandiront tous, se développeront sans maladie ; les grands vieilliront tous vigoureusement, et tous los vieux ne mourront que quand ils seront dégoûtés de la vie et du lait de pétrole.Ainsi soit-il pour toua ceux qui aiment le changement.Pour ma part, mes amis, je continuerai, comme par le passé, ft me nourrir de la crome, du beurre, du fromage et du lait de noa bonnes vaches canadiennes, car je m'en trouve très bien, et ne m’en dégoûte jamais.Du reste, quoique j'aime la vio quo le bon Dieu m’a donnée, je n’y tienB pas tant que ça et serais fort embêté ai elle devait durer mille ans.C'est pourquoi je me ravise, et, au risque do passer pour un rétrograde, un arriéré, je m'écrie à pleins poumons : Vivent les vaches k lait I Vivent les veaux 11 Jean PIC.L’art Ut la Jante et let mutes de la I.ait lui-1er — Le chien île garde, au National.Madame Loïe Fuller a sans doute été uno grande artiste II a même fallu qu’elle le fut pour que des auteurs nomme Ro-denbach et les plus grands oritiques de France lui consacrassent leur plume.Mais, c'est avec intention que j'ai dit "a été" au lieu de "esj” ; oar a'il me faut juger do son mérite artistique personnel, par les représentations auxquelles j'ai assisté & l'Académie, je suis foreé de dire que jo no l'ai pas constaté.Je ne le nie pas ; il peut, il doit exister, seulement Madame Fuller a oublié de nous le faire voir.Au point de vue strictement artistique, il est incontestable que la première partie des deux programmée était seule digne de mentiou, la seconde |»rtle, toute parfaite qu'elle fût au point de vue jeux de lumière, n'étant que du métier et de l’habileté, sans une parcelle d’art.* • * Une chose que je comprends peu cependant : Pourquoi csa danses plastiques si belles, sur do la musique d’une très grande valeur, ont-ollea été si pou comprises du public î ,1e ne voudrais pas conclure que nous manquons do sens artistique, mais cependant .D’un autre côté, lo nombre d'amateurs de bibelots, do bibelots artistiques est assez considérable il Montréal.Comment se fait il alors, que ces amateurs qui font preuve de goût artistique pour les vases II Ce sont des fleurs dont les corolles Se flétrissent au moindre vent ; Dltos-leur de tendres paroles, Surtout, câlinez-les souvent.Car, chez eux, ce que l'on adore, C’est leur grande fragilité.Aux premiers temps de leur aurore.Qu’ils ne voient partout que bonté.AU REFRAIN antiques qu'ils payeut très cher, et sur lesquels sont le plus souvent représentées deB femmos gracieuses dansant des danses antiques, ne comprennent plus ces belles danses quand de véritables artistes comme Mlles Orchidée, Von Axen et Irène Sanden — car ce sont elles ot non Mme III La vie est bien souvent méchante Pour ces petits anges des cieux.Près d'oux, plus d'une maman chante Avec de gros pleurs dans les yeux.La souffrance aveugle les guette Et souvent les frappe à coups aûra, Car la Mort est toujours en quètn D’une victime aux regards purs.U> REFRAIN IV Loïe Fuller qui les ont mimées et dansée» — j’avoue que jo n'y suis plus du tout.Je me contenterai de demander & ces amateurs de bibelots s'ils trouveraient très artistiques dos vases sur les flancs desquels seraient peintes ou incrustées dos bonn> s femmes dansant le uube wallc, la danse du vencre, la mattohiche, etc.î Pourquoi, dès lors, ne pas aimer dans la réalité ce que l'on semble apprécier sur de la porcelaine, du marbre ou du bronze î Je ne puis du reste résister à la tenta-tion do reproduire l'appréciation de quelqu'un qui s'y connaît, mon ami F.J.Lam-beret, du Canada ", Voici co qu’il écrivait en date du 22 septembre • qu'on le lise attentivement et l’on verra si j’ai raison.La Loïe Fuller (et ses Muses} qui tenait la seconde partie du programme, a eu comme la.semaine dernière un succès dont ollo est depuis longtemps coutumière.Les première numéros étaient enooro dans 10 genre des danses plastiques déjà vues.Les personnes qui ont le sens de l’esthétique grecque, genre Flaxman, ont pu h leur goût se réjouir les yeux et de temps à autre sur le fond vert de la scène, les groupes chorégraphiques faisaient penser à ces bas-reliefs du temps de Périolès dout un Phidias où un Praxitèle ornait les frontons d'un temple, ou les futs d’uno colonne.Comme dans l'art grec, les mouvements des muses do la Loïe Fuller sont obres et gracieux, rien n'est recherché.11 ne manque à ces danseuses antiques quo la flûto do Dion Pan où les chants bachiques des 8ilèno«pour les guider tUns leur cadence.La ‘teienco du mouvement, la combinaison du geste détaillant les impressions créées par la musique, tel est on le sontdans ces créations chorégraphiques profanos ou religieuses le but exclusif poursuivi par la créatrice de ce genre nouveau : la Loïe Fuller.Boaucoupy préféreront, nous lo savons, les jeux de lumière féeriques dont est composé on totalité le merveilleux “ballet de la lumière" qui rend avec uno perfection idéale, maia mécanique, tous les effets parcourus ot qui sont uno innovation inconnue jusqu à cette femme qui, la première, eut l'idée géniale d’associer los rayons lumineux à des fantasmagories tirés des plus grands ot des plus magnifiques spectacles que nous offre la réelle nature, cette magicienne devant laquelle noua nous inclinons dans notre faiblesse.Mais malgré tout cet éclat, tout ce brioqui ra-pelle l'excentricité du style de Flaubert dans la Tentation do Saint-Antoine, oette débaucho de la langue, ainsi que Taine l’a caractérisée, nous ne pouvons faire aatrement que do concentrer on partie notre admiration sur ces danses simples comme le “ Scherzo, " la “ Tarantelle ", la 41 valse de Strauss " où Irène Sanden, Orchidée, nous donnent dos sensations artistiques d’une pureté classique (t révèlent dans leur simplicité une étude profonde de la plastique qu'on ne retrouve guère dans l'art qu'au cinquième siècle avant notre ère et peut-être parfois chez les maîtres italiens de la Renaissance.J'appronds au dernior moment, quo les prix des places sont diminués à notre Comédie-française.Je ne puis qu'applaudir à cette amélioration qui permettra à un grand nombre qui ont lo goût du tlié&tre, mais qui.malheureusemeut, n’onc pas lo portefeuille aussi bien garni quo M.Rodolphe Forget, d'assister plus souvent aux représentations.Seulement,il est toujours temps de faire remarquer à la direction — Oh I sans aigreur — qu’il eut été tout aUBsi bien de commencer la saison avec les prix actuels Cola, au moins n'aurait pas eu l’air de baisser pavillon.Quf.nt à mes amis les Anglais, je leur conseilled'allerà l'Académie quand même on no les écorcherait pas.En matière artistique, ce n'est pas comme dans le Votre rfllo est pleiu de noblesse, Jeunes mamans au front rêveur.Aimez vos enfants sans faiblesse Et sachez diriger leur coeur.Ils sauront veiller sur vos sommes.Dès quo vos cheveux blanchiront j Plus tard, lorsqu'ils seront des hommes.Ce sont eux qui vous berceront ! AU REFRAIN Demandez la mime, avec accompagnement, à votre marchand de musique. 4SI LE PAB8E-TEMP8 No 879 — MoWréal, 2 octobre 1909 commerce, ce n’est pas toujours le prix demandé qui fait I» valeur du produit.Je n'en veux comme preuve que l'excellente interprétation de OringoUe que quelques artiste» de la troupe Marcel nous ont servi fort judicieusement.Cette délicieuse comédie de Théodore de Banville, qui comporte tant de difficultés, pour y rendre cette couleur looale, dont l'intensité •• a été si bien marquée par Victor Hugo " a été fort bien iuterprétée, à part certains détails que nous aurions grand tort de disséquer.M.Rouvière, dans Louis XI, nous a prouvé qu'il avait sérieu sèment pioché son histoire de France, et il a été “ moyenâgeux " à souhait.Quant à Paul .Marcel, le directeur, en dépit de sou physique se prêtant plus ou moins au rôle qu'il avait è interpréter, nous a servi danB Gringoire, le poète réellement bohème, comme il en existait alors aussi bien qu'aujourd'hui.Dans le rôle de Loy-se, j'ai fort gobté Mlle Georgette Delau-nay, qui n'a pas trop chargé un rôle que la plupart du temps j’ai vu jouer, sans trop de scrupules, à seule En d’en tirer un meilleur parti.* • # Au National, — qui, entre parenthèse, est revenu à M.Gauvreau, ce dont nous devons nous réjouir, bien qu'il y ait des réserves a faire quant su nouveau gé rant, — on nous a servi aveo un fort joli succès, la belle pièce le Chien de garde, de Jean Richepin.Voilà une oeuvre bien littéraire et quo les artistes doivent éprouver un certain plaisir à interpréter, lût, ce qui plus est, malgré son vernis littéraire, l'ceuvre est faite pour plaire à la masse.Klle touche è l'épopée napoléo nienne ; c'est tout dire.Le thème est simple.Lu sergent Férou, unf vieille mousta ohe, chargé par son compagnon d’armes, le général Renaud, tué sous les drapeaux, de voilier sur sou fils Paul Renaud, pro met de le sauvor de tout désiionueur et de le veiller comme un chien de garde.Mais, plus lard, Paul trahit le parti impérial, et Féron le tuo impitoyablement.Il y a autour de cela, une belle intrigue d'amour, et les situations empoignantes ainsi que es mots qui frappent just* abondent.Filiou, dans le rôle de Féron, était à la hauteur ; il nous a même rappelé Flambeau, ce qui n'est pas un reproche.Dans les autres rôles encore de premier plan, il importe do signaler liatnel et Valhubert, Dumestre et Mallel ainsi que Durand daus un petit rôle, et Mmes Servany et Menrville.Goieau mérite des félicitations pour sa mise on scène et ses décors.Gustave COMTE.PAROLES D’OR Une conscience avertit avant et reproche après.La timidité paralyse l'esprit.Il faut du courage pour être gai quand nu souffre, et de la gaîté pour être courageux quand la souffrance se prolonge.Diderot.Le travail du cultivateur est un prêt fait à la terre, qui donne comme récompense lu paix et l'Indépendance.Chaplrau.( Suite de la première page ).J’WEN FICH’ PAS MAL Yen a qui font d'Ia musique Afin de passer leur tomps.Moi, j’fessis d’Ia politique, J’en f 'sais mêm' depuis longtemps.Mais d'puis quéqit' temps ça m’enil TV.;.x Vf.___• i embête, - _ w -, — — J - - * D'puis qu'on voit à Montréal Tant d'éch’vins s'payer notr’ tête, Quoi qu’au fond, j'm’en fich' pas mal I Quoi qu'au fond, j'm’en fich' pas mal I Y'en a qui cour'nt après l'Pôle, C'est un' drôl' de distraction | D'autr's après l'Bureau d'Contrôle, Eflroi d'Ia Corporation ; D'tout ça, je n’me souci' guère, Oar ça va toujours plus mal, J'Ieur laies' fair' leurs p’tit's manières, Attendu qu'j’m'en lich pas mal I Attendu qu'j'm'en fich' pas mal I Il faudrait pourtant qu'on pense, AGn d'calmer son courroux, A voter un' récompense A Monsieur l'éch'vin Giroux.D'puis si longtemps qu'il travaille Pour embellir Montréal, Qu'on lui donn' donc un' médaille, Pour mon compt’, j'm'en fich' pas mal I Pour mon compt’, j'm'en fich' pas mal I Les citoyens, c'est cocasse, Veul'nt absolument savoir Ousque leur pauvre argent passe.Ça leur fait broyer du noir.A quoi bon mes camarades ?.Laissons ce sujet banal Qui pour nous est un' charade, Vaut mieux qu'on s'en fich' pas mal I Vaut mieux qu'on s'on fich' pas mal I 5 Payons sans qu'notr' âme inquiète Demande à nos lions éch'vins Oïl s'en va notre galette, En fumée ou en pots de-vin.Depuis si longtemps qu'ça dure, O'eat le refrain général, Mais s'ils s'offr'nt notre figure D'eux tous, je m'en fich’ pas mal I D'eux tous, je m'en fich' pas mal 1 6 Mais o’qui, néanmoins, m'console, C'est qu’aux prochain's élections, J'verral, d'avanc' j'en rigole, Des éch'vins, la réduction.Héjà dans leur veste Ua s'guindent, Les éch'vins qui font tout l'mal, S'ils mett'nt leurs piedsdansl'bléd’Inde, J’vous avou’ qu’j'm’en fich’ pas mal I J'vous avou’ qu’j'm’en fich' pas mal ! Le Bouquet de Pissenlits ROMANCE OOMIQUE Interprétée par F.DEL VILLE Paroles de VILLEMER et DELORMEL Musique de CHARLES POURNY ( L'srli.te a iin^i s tipaquct jaun* à «a boutnnmrre .1 iforicralo.4 & 3 îrCutPtIT.Un«oirau lu l,>-nnwpi «uanl Ic.doiglsEU'm^i don ._ né b fi.iiidoMininr - sa - {e.Fnmi- di.wril la pe_ti.tr *oix: Tifni.Lt»., _ F1 frTtmg".___________________.____ fleuraut Trajet é.la.rni.nc^FJoi.^nfJoisart**>ndtnand«rpfuslon£, CarL^O-Hfr fipivition.' ’ * .' i r .po|J,1* r«*»Je lu l'dl! R*urrebouquH ainpe.laJeifa.n*»! Ja^mlpiurlv.lilsrot.lsn(rsd e(lan.li .ne(Doui»ou»p.nirsquiparfumrrmon n>r,Ali! parlrt .Ol J i » .fnoi tou.jour., tou .jour» do Jo.se.phi 2 Je m’en souviens, le lendemain matin, Nous écoutions gazouiller les fauvettes, L'herbe poussait sur le bord du chemin.Du haut des arbr's tombaient dts petit's bê- (tes, Quand Joséphine en me montrant ces fleurs, Me fit r'marquer leor coulent que l’on prône, El m'dit avec des accents enchanteurs: (ne! J'vols à votr’ têt* que vous d'vei aimer l'jau-AU REFRAIN En loupirant Je contemple parfois Ce doux témoin de no» amouis passées, Je songe au temps où mes doigts dans ses (doigts, I.ui transmettaient mes plus chères pensée'.Pauvre bouquet I il était moins petit Car certain soir qn'j'étais dans la panade, Pour satisfaire un pressant appétit, J'en ai mangé tout's les feuill's en salade.AU REFRAIN Yolanda Mero L’une des plus grandes Pianistes du Monde Nous aurons cette BaiBon à Montréal, U visite de l'une des plus grandes pianistes du monde.C'est une jaune Hongroise d'une grande beauté, du nom de Yolanda Méro, dont nous sommes heureux de publier la photographie.Les biographes disent qu'elle est la première pianiste virt’iose dans son genre, après Liszt, et les meilleure critiques d'Europe prétendent qu'elle est à la tête de toute la pléïa de formée par des célébrités comme Ro senthal, 8aiier, Buaoni, Carreno, etc.Elle n’avait pas 18 ans que Dresde, Berlin, Paris et Londres étaient déjà facinés tant .r la beauté que par le talent de Mlle éro.S IL.es Ecliscs PRÉCAUTIONS A PRENDRE (Suite) 18.— Ayez toujours bonne opinion do la force do voire adversaire.19.— N’allez pas vous figurez que vos pièges lui échappent ; une de ses ruses, c’est de paraître ne pas s'en douter.Croyez plutôt qu'il va trouver le ooup juste.20.— Exigez, sans miséricorde aucuue.que l’adversaire respecte tous les points de la règle, mais vous ne le pouvez raisonnablement que si voua en donnez l’exemple.Aux échecs, pas de concession.21.— Un moyon simple d'obtenir l’observation rigide de la règle, o’est d'intéresser la partie.C'est aucsi le meilleur expédient pour faire accepter un avantage au plus faible qui vous provoque.Le plus petit enjeu suffira, soyez-on bien as-euré.(A suivre J DES MILIEUX DE PARTIES ET STRATAGÈMES La fin de partie, que nous présentons aujourd'hui aux lecteurs du Passe-Temps, est due au fameux Dr Lasker.intitulé à bon droit le 11 Roi dos Echecs ".A tour de rôle, nous ferons faire connaissance à nos lecteurs des plus grandes célébrités échiquéennes du monue, leur procurant par la le moyen do les oonnui-tre et d’apprécier leurs œuvres.Par M.le Dr E.Lasker, champion actuel du inonde des Echecs : m m rn^rn iss mt ¦ m ¦ ft % m t m mm m t .f t* A s m m m ¦ i it m « m m il Les noirs jouent Blanc».1.2P x T 8 R 1 F 4 It 1 R b R 2 D 6 D x F 7 R 1 D 8 F 3 CD échec 9 P 5 D échec 110 D 1 R et gagnent.Noir*.1 T x F échec 2 D 6 CR échec 3 D fi C échec 4 D 8 C échec fi P 6 FD échec 0 D x P éohoc 7 P6 II SR2C 9 R 3 T 10 F 1 FD et gagnent ALBUM MUSICAL DU ayje- de rinl.Do millirti d’»I-teiUlions de auccès confUnti jullificnl •on emploi depuii plui d'un quarl de .iècle.KN VRNTR 1C.LA nou- PARTOUT : i?Ç.TEIM.B.J.A.E.G AUVIN '¦V.ïïïïr (Si.Rue Slt-CMbcrlat EU.Monlrc.l. 438 LE PASSE-TEMPS No *79 — Montréal, I octobre 1909 L’tEDYBE NATIONALE CANADIENNE-FRANCAISE LE CONSERVATOIRE LASSALLE & j» Reconnu d’utilité publique > j* EUGENE LASSALLE, officier d'aoademie, - Directeur-Fondateur En créant une Ecole d’Art Dramatique et d’Elocution à Montréal, M.Lassalle a voulu rendre plus tangibles et plus populaires les œuvres et le parler français au Canada.L'entreprise a été couronnée de succès et M.Lassalle qui ne veut pas faire les choses à moitié, se trouve actuellement trop à l'étroit dans le local que l’on avait mis à sa disposition au Monument National ; aussi a-t il formé le projet de mettre le Conservatoire chez lu:, d'acquérir pour cela un immeuble digne de l’oeuvre — et: l'immeuble une fois entièrement payé, d'en faire don au Gouvernement de la Province de Québec.Pour mener à bonne fin une telle idée, il faut non seulement du Vouloir et de I’Enkrgie, qui certes ne manquent pas au Directeur du Conservatoire, mais il faut aussi des fonds.C’est pourquoi le Comité du Conservatoire a résolu d’organiser une grande fête avec une Kermesse et une Tombola dont les recettes seront attribuées à l’acquisition de l’Edifice du Conservatoire.Pour mêler le côté pratique à l’avantage de coopérer à une œuvre canadienne, le comité a décidé de donner à la Tombola des lots d’une valeur peu banale.1er Prix : Une maison neuve d’une valeur de.$4,000 2e Prix : Une Automobile.$J,500 Divers prix en meubles : Ameublements de Salon, Salle à Manger, Chambre à Coucher, etc., valeur.$600 Et 500 autres prix de bonne valeur.Le prix du billet donnant chance à de pareilles aubaines est de .10 cents Tirag*e sous un contrôle très sévère ARGENT DÉPOSÉ A l_A BANQUE PROVINCIALE S’adresser pour tous renseignements au Comité, 83, rue St-Jacques. •c -o H 2 n 3 O a> C O « 3 C 3‘ o m 03 o “i « g J*-S s* O-9 H o c 3 9 O.§ I § s àj 3 3 "S x -o = p F ” 3 «.r* “ > W C/l OJ 3 ?« 3 o i* 3.=* - i* ." 5 :?s?« s 3 3 X r* ^ w a> c 2 o 3 C s s -s* ü» a- o g g.s oo 1—I 20 O hV O y > o t *» „ jl 3 2 3 O 3 n pi X •o Lettre d’adieu Paroles «le Ant QUEYRIAUX 't A.KUBI PIANO Musique de Emile SPENCER vo .Huant noire • .raour Turaaira» .ras en .2* Couplet Ferme Ja porte aux amoureux Qui te guettent comme une proie.Je «Us.hélas' qu'ils sont nombreux Et m’ont vu partir avec joie Que le pauvre olisent naît pas tort, C'est là, sa suprême espérante : Ton souvenir le remli-a (orl.Ne boude pas.c’est pour lu France 1 (Au r'fruinj 3* Couplet .Ru l'avenir garde la loi.Connue avartt.plus encor.je taiinc Kl je «*.*• ~j— I ©- -F-r4— , * .S- ?4 ï z zP-^=*z » Marcha îlot Buan.CAI/lMr'7 \mc nirr\C t Spécialit.: Traitement de.cors, oegle» Incar- 33.ZESw^-TIBI.SOIGNEZ VOS PIEDS ! no i63 rue st-dm» ICI en B ivuucut il uamtuvui >«a^>i - coitana.Admaei-roui à l’ejpert pédicure, (Prèi Ste-Cattaeilne) ) tt- X X .xxxxx Edmond J.Massicotte fi|Ç5.oSSK^îiïB.i | Instruments de musique4 Musique en Feuilles M.Lavallée vient de recevoir directement des manufacture» européennes un choix considérable d’instruments de Musique pour être sacrifié» au prix du gru».Juge» vous-même par le» prix suivants i VIOLONS, $3.00 à $75.00.MANDOLINES AMERICAINES, $3.00 * $50.00.GUITARES AMERICAINES, $4.00 à $35.00.CORNETS, $8.00 à $75.00.FLUTES, $6.00 à $100 00.CLARINETTES, ALTOS, BASSES, TROMBONES BARITONS i prix réduits.Au»»i un assortiment d’INSTRUMF.NTS DE SECOND* MAIN, en trè» bon état, pour être vendu» à de» prix défiant toute compétition.Agent pour BF.SSON & Cl», de Londres, Angleterre.PELISSON, GUINOT 4* Cl*, de Lyon, France i J.W.YARK, Grands Rapids, Mich.0 2is.Xja.Tra.llée SR B OULEVARD^LAl REN # 9 EDITEUR ET IMPORTATEUR DE MUSIQUE ET D'INSTRUMENTS DE MUSIQUE .Représentant au Canada des maisons suivantea pour Instruments de Fanfares, d'harmonies et «vmphonies : MAHILLON *¦ Cl E, de Bruxelles, fournisseurs di la Cour de Sa Majesté l’Empereur de Russie, de l’armée et des Conservatoires belges.JEROME, THIBOUVILLE, LAMY &• ClK, de Paris.COUESNON &¦ Cil, de Pans.MUSIQUE VOCALE Op4»* Opérette» Romances, x Chansonnette», Chœurs, etc.RÉPARATION D’iNSTHUMENrS DU MUSIQUE DX TOUTES SORTES.Demande» notre catalogue I Notre-Dame-OueSt de musique vocale et I ' instrumentale.Tel.Main 2466 MONTREAL TTaww TVTTi r»Q Pianiste-Compositeur ¦¦WmA • ¦»¦¦¦ ÏT CHEF d’orchrstrb j : notation üe :-t Chansons, Romances et Melodies Arrangement pour tous les Instruments d’Orchestre Auteur des célèbres chantions 7* t'aime, Frivoles amourt e» nombre d’autres 147 Amherst, Montréal Tel.Bell Est 771 IARDIN D’AMOUR lia).- Reeaall de sampll-1 mm1* et bouquets pour la Jour le I an, le* 14-aat, le» nocea.ote.1 volume.Prix, 16e.Admae.le Paaae-Teinps.Montréal Timbres des Etats-Unis à vendre au bureai' du Passe-Temp».TARTES I>K BONNK AVBNTURK “ BAL-ha MO ”, avec un opuscule donnant la siratt-cation de chaeuo earte» ot rroupes de cartes, (repris la méthode de» K(options, apport»» en Kran-e par le maalelan Béraplon.Le paquet avee opuscule.WV franee.AdrcMo.le Paaae-Tempa.Montréal.j Composition et Rédaction d* Let- Bureau de Correspondance T»s, ai»«sses, annonces, discours COURS PRIVE LETTRES SCIENCES Littérature, l'OÉSI E, V F.llBiriCATION PREPARATION AÜX EXAMENS HEURES DE BUREAU de 10h.a.m.a 10h.p.m.AUGUSTE CHARBONNIER BUREAU 56, Parc Lafontaine, 56 MONTRÉ Al.COURS PRIVÉ MUSIQUE PIANO ORGUE CORNET «TO.CHANT ¦T HARMONIE LE 77 K ES (Diier/lion par/aile) D'affaires, de faire-part, de demande, de rcmerclments, de félicitation», de condoléance», etc., etc.COMPLIMENTS (en froit, ni Perl, ni muii-1«t.) De Féte, de Mariage, de Baptême, de Nocea d'argent, de Noces d'or, de Nocea de diamant, etc., etc.ANNONCES (en proie, en vert, en must-tue.) originale» et de bon ton, au goût et k la satisfaction des annonceurs les plu» exigeants ; illustrée», si on le désire, par le populaire artiste canadien Edmond J.Massicotte.ELOQUENCE Discours politiques ou autres, — à l'emporte pièce.MUSIQUE ( CÂant) Mélodies, Romance», Chansons, etc.,, (Net/es au Vel, 'Instrument!) Piano, Orgue, Cornet, Flûte, etc.11 « I musicales arrangées et hinuomsées en a temps et n ouvement».VITE ET TRES BIEN.VENEZ NOUS VOIR.SATISFACTION G ARA NI IE.ECRIVEZ OU TÉLÉPHONEZ y
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