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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 19, no 489
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1913, Collections de BAnQ.

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V NUMÉRO DE NOËL passe -6[ëfttps Vol.XIX — No 489 ABONNEMENT: j SgfcW-g.,, j PAR ANNEE Montréal, 20 décembre 1913 Ce Numéro Contient HUIT Morceaux de Musique et de la Littérature de choix ** Un Numéro, S sous; Etats-Unis, 10 sous Minuit sonne Chant de Noël créé -par E.Loiseau page 490 Baiser de Noël Conte d'actualité par H.A.Dourliac.page 502 Les Mages Imité de l'antique par H.-G.de Montigny.page 492 Premier Bonheur Value sentimentale pour le piano page 49.1 La Noël au Phare Monologue dramatique inédit page 502 Un Réveillon attendu Chronique d'actualité par Jean Pic page 487 Adieu, ma mie Le grand succès de J.-H.Germain page 493 Rêverie sur un Berceau Jolie mélodie enjantine paqe 4fi0 Les Larmes du petit Jésus Cantique de Noël page SOI La Favorite Mazurka pour piano (inédits)., page 490 1 a Cuite du Voisin Chanson comique par llêmi Tremblay.page 488 L'Art du Chant Pur Gustave Comte.Sme Leçon .rnap kk7 CHANT de.NOËL LOUIS-J.PARADIS MusiQue de Jri.PAQUET C R € € PA R E.Loiseau, Baryton-Soliste à l'Cglise du T.5.Sacrement 0e morceau de chant est Imprimé au complet dans le présent numéro.(Voir notre Album MrffUM / 486 LE PASSE-TEMPS Ma 489 — >0 décembre 1913 Rêverie sur un Berceau Paroles de M.V.Musique E.de P.Dtni ce doux nid, pe-tit en-lnnt tout ro - «e.Frêle et mi-gnon.Du liMit du ciel Dieu veillera sans cesse Sous son regard, nous celui do ta mère.Sur ton lierceau Tu grandiras.Il est aussi tout rempli de tendresse Ta mère et Tango iront sur cette terre, L'ange si beau.Quidant tes pas.• • ¦ DANS L1 • • • Monde Artiste Sibelius en Amérique.Le célèbre compositeur Scandinave, Jean Sibelius, par l’intermédiaire de Minnie Tracey, vient de contracter un engagements en Amérique pour 191-1.Mme Tracey chantera les chanson des Sibelius, débutant à Paris avant cette tournée artistique.De Chicago.Nous apprenons de Chicago que l'on vient de donner la Tosca avec Mary Garden, Vanni Marcoux et Amedeo Basai, sous la direction de Cleofonte Campanini.Mary Garden a eu un succès énorme et la recette a été magnifique.Jeanne d'Arc de Raymond Roie.Le Covent Garden de Londres vient d'ouvrir la saison d'opéra avec Jeanne d'Arc de Raymond Roze.Les rôles principaux sont tenus par Mlles Gran-ïelt et Wittkowska.Henri Dangès en Amérique.Henri Dangès, le fameux baryton de l’Opéra de Paris, vient d'arriver à New-York bord du Majestie, il est parti le même jour pour Boston où il doit faire partie de la troupe d'opéra.Il chantera en français, en italien et en allemand.Madame Dangès l'accompagne.Saison d'opéra à Denver.La Compagnie d'Opéra National du Canada passera trois jours, les 16, 17 et 18 février à Denver.lin nouvel Opéra.Wolf Ferrari vient de terminer un autre opéra intitulé “Honi Soit” d'après l’histoire d'une jarretière dans la colonie italienne de Paris.Planiste français à Berlin.Edouard Risler, le pianiste si populaire en France, vient d’obtenir un grand succès à Berlin, Il interprète Beethoven d’une façon originale mais convaincante.Mme Béatrice Lapalmc à New-York.Le Century Opéra Company de New-York vient de représenter Thaïs de Maasenet.La salle était bondée de spectateurs et les applaudissements n’ont pas manqué à notre gracieuse artiste canadienne.L'opéra à Montréal.Le succès obtenu aux représentations de Samson et Dahila, Ilérodiade et Thaïs par la troupe d'opéra du MajeB-ty nou9 prouve que si l'on veut arriver à un résultat, il faut absolument que l’on cesse de nous donner de l'opéra dans une autre langue que le français.Voilà assez longtemps que l’on prêche à ce sujet et les organisateurs à l'avenir devraient en prendre leur parti.Le Jubilé de “Mireille".La petite commune de St-Rémy de Provence, en France, vient d'être le théâtre d’une fête splendide.C'est à St-Rémy que Gounod composa Mireille d'après le livret du célèbre lilibre.Mistral, en tête de la procession, était entouré des fameux pâtres à cheval de la Camargue.La musique de la flotte avait prêté son concours et on a remarqué la présence de P.Gaillard de l’Opéra, Gustave Charpentier, Sylvain, Mme Louise Sylvain.L'Opéra à Rouen, France.La Compagnie d'opéra de Rouen, vient d’ouvrir la saison théâtrale avec Madame Mariette Mazarin dans le principal rôle.L'Opéra à la Nouvelle-Orléans.Guillaume Tell a eu les honneurs de la première représentation de la saison à la Nouvelle-Orléans avec Mézy, Mlle Lavarenne, Coulon, Mlle Manse, etc.Les Autographes de Qluck.Les lettres et les manuscrite du fameux musicien viennent d’être vendus à Londres.Un énorme folio datant de 1769 a atteint $1.100.La Musique à Toronto.Une nouvelle organisation vient d'être créee à Toronto sous le nom de Ham-bourg-Leginska Trio, avec Messieurs Ian et Borfi Hambourg, violon et violoncelle et Ethel Leginska, pianiste.Ce trio doit débuter en janvier & New-York, d’après ce que nous dit le Musical America.Nouveau Drame Lyrique à Parla.Un nouveau dramatique vient d'être réprésenté à Paris : Céleste par Emile Trépard, d’après une roman de Gustave Guiches.Nouveau Drame Lyrique à Lyon.Françoise, drame lyrique en quatre actes par Charles Pons, livret de Cony-ba et Edouard Franklin, vient d'être représenté à Lyon avec beaucoup de succès.Cocorico de Louis flanne.Une nouvelle de Paris nous annonce que cette nouvelle opérette vient d’obtenir un énorme succès.IIDOUTEIGS MUSICALES Pietro Francesca Cavalli C’est encore Créma, dans l’état de Venise, qui nous fournit re compositeur dis tingné, vers 1599 ou 1600.Cavalli, entré en 1617 comme chauteur à la chapelle ducale du St-Marc, dirigée alora par Claude Monteverde, il fut nommé en 1610 organinte et on 1668 maître do la dite chapelle.Cavalli est l'un des compositeurs qui ont le plus contribué au déve loppement du drame lyrique.Il commenta à écrire pour le théâtre en 1637, éjto-que à laquelle l'opéra fut établi d’une façon régulière à Venise ; pendant trente-deux ans, son activité se soutint sans in- terruption, et chaque année vit sortir de sa plume deux, trois et jusqu’à cinq ouvrages.Félis donne les titres de89, mais cette liste rat évidemment incomplète.Giasone, joué pour la première fois à Venise un 1649, fut applaudi dans toute l’Italie.Mazarin Tappella à Paris pour diriger les répétitions de son opéra Xerxea, joué le 22 novembre 1660, dan» la haute galerie du Louvre, à l'occasion des nocea de Louis XIV aveo l’infante Mnrie-Thé-rèse.Ce fut encore un opéra de Cavalli, “Krcole amante", qui fut choiii pour fêter à la cour do France la paix des Pyrénées.en 1662.La musique de Cavalli est énergique, dramatique, ut se fait surtout remarquer par uue puissance do rythme qui n'eiis-tait pas, avant lui, au théâtre.Ses airs sont d'une forme plus élégante que ceux do Monteveide, ils sont surtout plus riches d’harmonie, de modulations et d'ina-trumentation, et Cavalli, sous en rapport, est bien au dessus de ses contemporains.Outre «os opéras, Cavalli a composé un grande nombre do partitions religieuses, notamment des meraes à S, 3, 4, 5,6, 7,8, 10 et 12 voix et des vêpres à 8 'oix : toua ces ouvrages sont continus dans: "Musi-ca sacia délia ducal capella di 8.Marco".Prof.J.E.PAQUIN.Demandez la liate des primes offertes aux abonnés du Passe-Temps.Envoi gratis.— GRATIS — Sur réception de fie.pour payer les frais ae poste et d'emballage nous vous enverrons notre catalogue de Patrons de Mode, en français " PATRONS FAVORIS " Dépt.10.508 rue Sl-André.Montréal LE REVEILLON DE NOËL — Composition d'Edmond-J.Massicotte (Enregistrée 1918) Publié avec la permission de l'auteur.Ha été fait de cette scène de mœurs une gravure superbe imprimée sur papier de luxe, mesurant H par 18 pouces.En vente chez tous les libraires et chez l'auteur, !2 Notre-Dame Est, Montréal.Prix, 50 cts.franco 55 c(s.(Voir plus loin le texte descriptif.) Il «atrial, lo déctmbre 19!) — N* 489 LE PASSE-TEMPS Le Passe-Temps MUSICAL.LITTÉRAIRE ET FANTAISISTE Parait loma Ira qmiifrjomra ABONNEMENT: Pour U Canada ! Pour Ira Ktnta-ünia Un an $1.30 Un an .12.00 Six moi» 0.73 | Six moi».100 Pour l'Hurop, : 10 fra.par an rayari.g d'avaxcb Le numéro.5 cl»; Anciena numéro».10 et» En a'abonnant pour un an, chaque abonné reçoit Une Prime valant $1.00 Demandez notre liste de prime* ANNONCES: Première Insertion .10 et» 1a lisne Insertion» suWquctitcs .3 '* Conditions libérult* |»our annouers à louit terme.Les annonces sont mesurées sur l'agate.Toute demande de changement d'adresse doit être accompagnée d«r I ancienne adresse.Pour discontinuer de recevoir ce journal, il faut avoir pavé tous ses arrérages.Le» manuscrit» publiés ou non ne »ont pas rendus.Adressez toute communication I.E PASSF TEMPS 16.rue Craig-Est Montréal.Canada J.-B.BKLAIR.éditeur-propriétaire Téléphone : Main 3698 Montréal, 20 décembre 1913 Noël! Noël! Et, ce fiera de nouveau Noël, dans quelques jours.Le temps passe vite, mais pour les événements heureux, il ne passe jamais assez vite.Donc, quand les carillons joyeux ébranleront les airs et souhaiteront à tous la paix sur la terre, le passe-temps ne devra pas rester insensible à tant d’harmonie.Dès maintenant il souhaite à tous ses fidèles lecteurs, de joyeuses fêtes et du bonheur plein les foyers.Passe-Temps - Chronique Un Réveillon attendu epuis plusieurs mois, toutes deux pleuraient silencieusement au foyer.La mère âgée d’une quarantaine d'années, et la fille, dans dans toute la fraîcheur et la grâce de ses dix-huit printemps : mère et fille canadiennes françaises, à l’âme ardente de patriotes, au cœur noble et généreux des héroïnes, n’avaient pas hésité un seul instant à sacrifier mari, fils et frères pour le Droit, la Justice et la Liberté des Canadiens opprimés par le conquérant anglais.Seul, Pierre, le plus jeune, avait échappé aux balles meurtrières.Il s’était battu comme un lion, pourtant, le brave petit Pierre, à peine âgé de 16 ans.Et même, dit-on, c’est lui qui la veille du combat de St-Charles, se serait glissé dans le camp ennemi pour y enclouer les mortiers.Dans le clocher de St-Denis, Résumé en quelques leçons à l’usage des lecteurs du PASSE-TEMPS (D'après les meilleurs auteurs) 3ème LEÇON De la pose de la voix.— Défauts à éviter U y a deux défauts à éviter, dans la pose de la voix : lo Le son guttural.2o Le son nazillard.Ces deux défauts sont fréquents chez Ica nôtres à cause de l'imitation.En effet, nombre de chanteurs américains, blancs ou nègres, qu’on entend dans les vaudevilles.ne possédant aucuns moyens vocaux, ont recours au son guttural pour faire croire qu'ils ont de l’ampleur dans le régistre grave, et au son nazillard parce qu’ils croient donner un cachet spécial à leurs notes moyennes ou élevées.Le son guttural provient presque toujours du fait que la langue est trop appliquée contre la partie inférieure de la bouche.On peut l’éviter en poussant la langue un peu en avant et en la tenant suspendue.Le son nazillard vient de ce qu'on pousse la respiration dans les parois du nez.Avec de l'attention,, on peut facilement l'éviter, mais pour ceux qui en ont une habitude il i?,,T ** aka «*»•*.•#**« tt A, O, E, en tenant large habitude, il n'y a guère d'autre moyen que de vocaliser sur les voyelle» A, O, E, en tenant le nez pincé de manière à ce que le souffle n'y puisse passer.C’est un procédé peu gracieux mais efficace après un certain nombre d'essais.Il est bien entendu qu'il est impossible de chercher à chanter en employant des paroles, avec ce moyen.Quant à la manière d'attaquer le son posé ou filé, il faut éviter de la faire précéder d’une espèce de "hum" préparatoire ; nous le répétons, il faut attaquer avec décision, mais sans brusquerie.La pose de la voix par la vocalisation met à nu les défauts de la voix qui seraient masqués par les paroles.Il faut donc, dans les exercices ci-dessoua considérer et la qualité du son émis et la conservation de cette qualité jusqu'à la fin de l'émission ; le passage des sons d'un régistre à ceux des autres, et surtout toujours éviter le “trémolo” ou chevrotement.Voici maintenant quelques exercices de vocalisation et pose de la voix : Afin d'agrémenter l'exercice ci-dessus, l’élève peut se mettre au piano et improviser de§ accords sur la note qu’il attaque et qa’il tient aussi longtemps que possible, en la commençant doux, puis en larenforcissantetenfio, en la diminuant, sans changer Ib qualité du timbre et sans attendre qua la fatigue se fasse sentir.Cet exercice doit ae répéter A plusieurs reprises dans la journée.Cet autre exercice a pour but de faire succéder les sons sans heurts et sans tâtonnements : Ii est bien évident que cet exercice varie selon les voix et doit être transposé en conséquence.L’élève ferait bien de l'essayer dans les différentes gammes de son régistre afin de faire subir la même gymnastique à toutes les notes qu’il possède.Enfin cette autre exercice est le complément des deux précédents, et il montre en outre la position des différents registres : •1 3.< fr.= -_l, H —r.'• ^ 35EÈ 3 ni: **• Dans l’exercice ci-dessus, il faut respirer sur chaque silence.Cet exercice doit être transposé une tierce plus basse pour les voix de mezzo-soprano, et d'une ' ’ basse.quarte pour les voix de contralto et de (à suivre.) Gustave COMTE.entouré par l’Anglais et criblé de balle, Pierre luttait comme un vieux troupier, sous les yeux des Chénier, des Cherrier, desHilde-brand, sous les yeux de son père et de ses quatres frères, Jean, Paul, Louis et Robert qui, voyant la bataille définitivement perdue, et résolus à mourir pour leurs droits, prient, supplient le petit Pierre de songer à sa mère, à sa sœur dont il va rester peut-être l’unique soutien.Sous les balles qui crépitent au clocher comme la grêle tombant sur les toits, Pierre tire un dernier coup de feu, embrasse son père et ses frères en pleurant; puis se glisse comme un sauvage à travers les lignes ennemies, Pierre parvient à les traverser, mais non sans avoir attiré l’attention de quelques soldats anglais qui se lancent à sa poursuite.Le jeune Canadien a les jarrets d’acier: il arrive au foyer.Sa mère et sa sœur à genoux prient avec ferveur., Pierre les embrassent tendrement : Les Anglais arrivent, dit-il ; papa et mes frères vont mourir pour nos libertés : J’aurais voulu mourir comme eux.Mais j’obéis en me gardant pour vous, mère bien-aimée, pour toi, sœur chérie ; à Dieu, au revoir ; je gagne les Etats pour échapper à la fureur de nos ennemis, à la corde assurément : Courage, néan- moins, chère mère et tendre soeur, courage; ne vous laissez point abattre par le malheur : Si nous sommes vaincus, nous recommencerons la lutte : Adieu, à la Noël prochaine : Préparez un bon Réveillon ; je reviendrai coûte que coûte, m’asseoir cette nuit là à la table maternelle.Pierre s’enfuit.Depuis plusieurs mois, toutes deux, la mère et la fille pleurent silencieusement au foyer désert, priant Dieu pour les héros morts au chant d’honneur et lui demandant de ramener au foyer le cher absent.Les cloches du village carillonnent douloureusement la fête de Noël.La mère et la fille assistent, dans leurs habits de deuil, à la messe de minuit, hélas d’une grande tristesse, cette année, puisque bon nombre des citoyens de la paroisse, ou dorment au cimetière, ou sont exilés de l’autre côté des lignes.À leur retour, confiantes en la parole de Pierre, elles préparent le Réveillon, mettent la table qu’elles ornent de tout ce qu’elles ont de plus riche de plus beau.Puis, mains jointes, elles récitent le "Benedicite” de toute la ferveur de leur âme.Une voix mâle faite de joie et de tristesse répond Amen sur le seuil de la maison.La porte s’ou-vre, et un vieillard aux cheveux blancs, à longue barbe blanche, entre délibérémentet va's’asseoir, sans plus de cérémonie à la place 488 LE PASSE-TEMPS H* 489 — Uoatrtal, JO décembre If I) vide réservée à l’absent.La mère et la fille pétrifiées, se demandent ce que cela signifie, lorsque le vieillard d’un brusque mouvement, arrachant barbe et perruque, s’écrit tout rayonnant ; Ma mère ! ma soeur ! joyeux Noël ! Bon Réveillon ! Ah ! que le foyer est bon ! Vive le Canada ! Jean PIC.L'Art et les Artistes Deux deuils dans le monde artiste.— Correspondance entre trépassés.— Edouard Ba-rolet à Aristide Filiatrault.‘douakd Barolet est mort, et si c’est une perte pour la confrérie des journalistes dont il faisait partie, c’en est une bien plus grande encore pour la musique à Montréal dont le défunt était l’un des plus fervents apôtres.Trente-deux ans, plein de santé et d’espérances, il a été fauché par un de ces coups de rafale qui casse bras et jambes à ceux qui restent, tellement le dénouement était inattendu.J’aimais Barolet pour sa franchise parfois rude, sa sincérité artistique, et comme tous les jours nous prenions le lunch à la même table, il m’est resté de ces heures intimes maints souvenirs qu’à l’occasion je saurai évoquer avec profit.Et, justement, la veille de sa mort, c'est-à-dire le 3 décembre courant, nous déjeûnions ensemble et il s’engageait à répondre aux questions que je lui posais : Est-il à votre connaissance qu’un Kappelmeister d’une église très fréquentée ait déjà été maître de chapelle à la Madeleine, de Paris, alors que César Franck était organiste ?Si, oui, en quelle année exactement ?Est-il à votre connaissance que le même Kappelmeister ait fait interpréter ses œuvres par l’orchestre Colonne, de Paris, alors qu’il se trouvait assis entre Saint-Saëns et Gounod ?Si, oui, dites-nous quelles œuvres, quelle année, quelle date et résumez-nous quelques commentaires des journaux du temps ?Ces questions qui peuvent paraître indiscrètes, m’étaient pourtant nécessaires, car si j’admire le musicien comme directeur, je ne puis en dire autant du compositeur.S’il a fait mieux, tant mieux pour lui, mais je serais tout de même bien aise de le savoir d’une façon plus précise, et je m’adresse pour cela à quiconque a vécu LA CUITE DU VOISIN Paroles de Rémi TREMBLA Y $ REFRAIN Sur un air connu.Mon Dieu.uuallehii toi- re! Tout lu monde en • )»-««, Qui donc au-«il St., pu la eroi-ro7 No-tre voisin >•«•( »ti-«4, No - trc vol - lin l'ost en- buconuneundainné.Juaciu'iperlru la mu-moire.D'abord, il fut tri-on^ phant.llmueiiMitcnnmaun buffle, Me traitait de mu-fle.PuiapWuraitcomme unenfant— II C'était bien triste, h non Age, Aubbi.dès le lendemain.Se mettant sur le chemin, Lea femmes du voii-inage lUujtniaut & tout venant ; Il faut («ne je voua révèle I-a grande nouvelle.Ma fol, c'est bien étonnant 1 Mon Dieu, quelle blatoire, etc.III Comme il n’avait pas de trogne Qu'on put remarquer d’abord, Tout le monde fut d'accord A dire : C’ost un ivrogne, Véritab'e «ac h vin ; Ce pochard, il faut le croire Se cachait pour hoire, On le connaît donc enfin.Mon Dieu, quelle hialoire, elo.IV Pendant ce temps là, notre homme, Qui n'a fait qu'un seul faux pas, Travaille et n'avalo pua Un seul verre de rogomme.En vain fa femme forait L'éloge de sa conduite, Apiès cette cuite, Q ii d'ent re nous ja croirait ?Mon Dieu, quelle histoire, etc.1000 QUESTIONS D ÉTIQUETTE — discutées, résolues et classées — par Mme M.Sauvalle —1 vol.de 270 pages, broché.Valeur réelle, 75 cents franco.Pour nos lecteurs, qui nous enverrons les noms et adresses de dix personnes susceptibles de s’abonner à un journal de musique, 50cents franco.Ce joli volume est aussi offert gratuitement à toute personne qui nous fera tenir le prix de deux abonnements d’un an, soit $3.00.(Sans préjudice à la prime ordinaire.) dans l’intimité du Kappelmeister | pour me fournir les renseignements que ce pauvre Barolet m’avait promis.* » » Je regrette l’ami disparu, mais pourquoi me plandrais-je du sort : quand d’autres ont été plus mal partagés que moi.Ainsi, ce brave Aristide Filia-1 trault, qui lui aussi fut fauché.subitement au moment même où il mettait une dernière main à toute une série de biographies musicales.C’est même un cas étrange que le sien, ainsi que celui de Barolet.I Cette anecdote toute macabre vaut quand même la peine d'être contée.Filiatrault avait écrit à Barolet lui demandant des détails sur un oratorio de M.G.Couture intitulé “Jean le Précurseur”, et le mardi, 3 décembre.M.Barolet répondait à M.Filiatrault et lui fournissait les détails demandés, tout en déplorant la pénurie des musicographes à Montréal.Et, chose extraordinaire, cette lettre mise à la poste le mardi, veille de la mort de Barolet, ne parvint chez M.Aristide Filiatrault que le jeudi, vers 11 heures a.m.c’est-à-dire deux heures après la mort de ce dernier.Cette correspondance entre trépassés ne peut empêcher un involontaire frisson de parcourir nos épidermes.A tout événement, le Passe-Temps ne peut laisser passer inaperçus ces deux décès, puisqu’ils endeuillent le monde artiste déjà par trop serré de Montréal.Le ‘Passe-Temps” offre donc ses sympathies aux familles éprouvées.QUSTAVB COMTB.VOULEZ VOUS AVOIR UNE BELLE OHKVKLURK?Envoyez-moi25ota et vous recevrez franco, un traitement complet qui rendra vos cheveui, magntfi-ite sous tous rapporta.Arthur Laurent lie 128, l'ierreville, CJué.3 f 23 Le Réveillon de Noël (par Edmond-J.Maseicotte) L'an dernier, le Passe-Temps avait le plaisir et l'honneur do reproduiro, de notre symptthique artiste national— Edmond J.Maasiootte—un premior et superbe dessin à la plume intitulé : “La Bénédiction du Jour de l'An".Ce premier deisin de genre, qui se rencontre en bonne plaoe daua presque toutes nos familles canadieniie»-trani,-aisea, la plume si line et ai alerte de Madeleine en Ht alors un éloge justement mérité.En l’an de.gi&ce 1914.notre infatigable artiste offre a l'admiration de ses compatriotes en général, des lecteurs du P* se Tkmim en particulier, un second sujet, tout campagnard, tout canadien, et pour le moins égal, sinon supérieur, au premier : je veux parler du chef œuvre désigné sous le nom de : "Le Réveillon de Noël".I.e Kéveillon de Noïl : Quelle gr&ca I quelle simplicité I quel naturel I quel channo dans ce tableau qui reptésonte et rappelle a ceux qui ouc eu le bonheur d ai-s ater à un Kéveillon de Noïl dana uos campagnes, une des scènes vraiment patriarcales do nos bonnes f-tmilles canadiennes ; scones qui, hélas I tendent de plus en plus il disparaître soua l'en valusse-mont malheureux d'un faux progrès, d'une fausse civilisation qui, l’un et I autre, s’acheminent il grands pas vers le luxe mal coin pris du paganisme."Le Réveillon de Noël” : œuvre superbe dans sa simplicité, œuvre nationale, d’un réalisme admirable I.Le Réveillon de Noël rediiaaux descendants canadiens-français les mœurs si douces, ai pures ot Bi patriarcales, l'hospitalité si frauche, si cordiale de leurs ancêtres.Comme son aîné, la Bénédiction do Jour do l'An, le Réveillon de Noël aura sa place d'honiieur au foyer de toutes nos bonnes familles ; car, ne l'oublions pas, c'est un devoir sacré pour nous de soutenir, dVncourager nos littérateurs, nos écrivains, nos poètes et nos artistes.Auguste CHARBONNIER.LES OREILLES MeasiourB, avant de choisir une oompa-gne, regardas bieu les oreilles de vos fiancées.Vous ne saviez peut-être pas qu’on peut reconnaître le caractère des gens d'après la conformation de leurs oreilles.Suivez moi bien et essayez avec vos blondes ot connaissances, mais sans qu'elles s'en doutent.Une oreille mince et angulaire indique presque toujours un mauvais caraotère et même un tempérament cruel.Si le bout inférieur est minoe et petit il y a probabilité que vous avez affaire A un esprit délicat el raffiné dans ses goûta.Ceux qui oiX.b r- - "T *): : ’P^ / _i J • J - .5.5 • (liji .1 .t ,, , , ’ -1—pttI pnijymnT^rJ- * yLb -r ^- LL —r4 f.i i =: j- j -^-9- c ' « ^ il " -V v5 ! 1 L r! ¦ l- 4.^ Attention ^ PALMISTE INTUITIVE MEDIDM, Madame Oarolna, parisienne, dit le passé, le prisant et l'avenir d'ans personne «t al aile deviendra veuve on non.Mina Oarolas, oartomnncionne.faisant lu grande Tarota Egyptien* (,ul contiennent 78 oartea cu>ie le jen.Recevra à son salon de oonault» tioo, de 8 heures da matin à 9 heures dn soir, exeepté le dimanche.Prix de oonaultatlun : 26e, 50o, 11.00.255 Ste-Oatherlne Est, près 8t-Denis, Montréal. 494 LE PASSE-TEMPS No 4?V — Montréal, 20 décembre 191 j // O* in • i 4f=F|=^=F^=F^=^ ü • t r r- c?-J# *-9— ’-j- F^=P=F ¦m rTr r r r p r 1 r fff Mitâ= ^ • rrrrifrrff^F=g - r r lHj r n M - *- f f f Hf- F j-f-f t f- ^ '^=îJ= f nj—^—[—i-fi r ^——l—j r m.lff.m.g.—1—1—»—1—r ~i 1—t-1 m.g.I 1 flf __ , _ t-4 » * ! * * = fîTiiUi" 3 r.NJjUj t J J .£.• ' "" -«* • m.g.m.g.* 1 S I t " I ff !¦¦ *• — • 1 ri 1 k* $M= *Vrrn f- *l*i ;.ii p-b4toïp -—~| f .r' -¦—- J 1 i»1 trar T—Ira-^ IM fr~n^!r~ f f f y.m,,g.-t—-ï-^t- -a F-i—1—r ' t ' .r.¦ : .! V'^-V v'J' -i ¦’ - • " ¦¦¦¦ 0 • _ _ - • V • g.m.g.'—‘i r ¦ — m.g.t.- ¦.•¦¦ .1_^_ j j Ui | ffi-t î '^Vhjr —| X-.kké-4 J 5 :[• N-r^ — •• -• ^ T - F&b=+-~ -1 r -Il 1 -++- 1 - 1 - ir—y,——=1 i° ii° ^# V «ct—i r*i i N 44 i ê fa* i i U 3 i :] ff '" » » * -i * ——jL_ _l_—pJ—.m—_L_ à ¦ r ?y -à • r fri:- f ™ T.DAQENAIS, Marchand-Tailleur .Téléphones: Main 6824 e^Ylp 7437^ Le Tailleur qui donne Satisfaction = Mnlrfcl, «o décembre 1913 — Mo «fo LE PASSE-TEMPS «5 v ff m s* M nr r 1 r w « « f ! 8 i ; i i PW! f iajr paratre prochainement: "La GRACIEUSE”, gavotte pouvant faire suite à "GAVOTTE ROSE”.Pour information s’adresser à Mme Rose GERVAIS, 367 St-Dta commune, pré» de Metz, on a découvert un document éorit tur un parchemin et enaaveli sous une épaisse couche de poussière.Le voioi.daus Ha simplicité : Kyrie.Je voudrais Chnate.litre mariée.Kyrie.Jo prie tous loa saints.Christe.Que ce soit domain.Sainte Marie, faites qtie je me marie.8»int- Joseph, dans le délai lo plus bref.Sainte Claire, avec M le maire.Saint G rvais, ou lo juge de paix.Saint Macaire, ou le nuiaire.Saint Clément, ou lo receveur de l'enregistrement.Saint Didier, ou le brigadier.8aint Anatole, ou le maitre d'école.Saint Lucien, ou le pharmacien.Saint Alexandre, n» me faites pas atten dre.Sainte Sylvie, j'en ai bien envie.Saint Ores 0, faudra t il que je reste Ml Saint Irénée, c'eat moi qui sms l'ainée.Saint Pardoux, il m» faut un époux.Saint Léon, qu il soit bon garçon.Saint Barthélémy, qu'il Boit joli.Saint Julien qu il se porte bien.Baint Adrien, qu'il soit homme de bien.Saint Antoine, qa il ait du pttrimoine.Saint Cyprien, qu'il soit bon chrétien.Sa'nt Grégoire, qu'il n'aime pas à boire.Saint L?u, qu'il n'aime pas le jeu.Saint Jean, qu'il m'aime tendrement.Saint K oi, qu'il n'aime que moi.Sainte Félicité, qu'il fasse ma volonté.Sainte Charloite, que je porto la culotte Saiute Isabelle, qu'il me soit Hdele.Saint Lazare, qu’il no soit pas avare.Saint Loup, qu il ne soit pas jaloux.Sainte Marguerite, envoyez-le vite.Sainte Madeleine, sorte»moi de peine.Grand Saint Nicolas, ne m’oubliez pas11 A vendre.Une clarinette mi bémol à 13 cléB, de très bonne qualité, parfaitement en bon état et excellente sous tous lea rapports.S'adresser à M.Joseph Biais, Séminaire de Québec.501 GAGNEZ VOTRE ABONNEMENT Voulez-voua gagner un abonnement ?SI oui, envoyez-nous le nom et l'adresse de quatre personnes, accompagnés du prix de trois abonnements d'un an, soit $4.50.Chacun de ces quatre abonnés a droit à une prime.Ecoliers et Etudiants Le PASSE-TEMPS sera adressé par tout le Canada aux Ecoliers et Etudiants de toute profession, durant six mois, pour la somme de 50c — pour la ville de Montréal et les Etats-Unis, 70c.(irand Dieu I Quelle Affliction Et dire qu'en trois minutes on peut faire disparaître n'importe quelle barbe tant dure et touffue qu'elle soit, aussi bien que tous les poils superflus du visage, du cou ou des bras, avec la RA/.OL1NE du Dr.Simon, Paris, Franc*.Non seulement tous les poils et la barbe disparaissent en trois minutes, mais ils sont détruits totalement jusque dans leur racine, sans douleur, sans rougeur, sans irritation de lu peau qui devient au même instant Manche, souple et veloutée.Pour convaincre les incrédules, nous envoyons à tous ceux qui en font lu demande un échantillon sull'uant pour prouver Bon infaillibilité.Déplus, nous offrons $50 de récompense pour une Erouve d’insuccès.Pouren avoir, il suf-t d’envoyer votre adresse avec 10 cents pour frais de poste et emballage, adressez COOPF.R & CO-, DEPT, 12 No21!) des Commissaires, entra St-Sulpice et Place Royale, Montréal.Prix du traitement complet.$1.00.LE PASSE-TEMPS LES LARMES DU PETITJÉSUS Paralti tl minique Jt AUG.THIBAULT.PIANO Les ber.çrr* *1 !«*s an .ges Rc_di „ )aitnt ut lou . S-» LE PASSE-TEMPS I*o 489 — Montréal, 20 décembre 191a L’ÉTOILE Il est minait.Il 11 neigé, la terra ont blanche Ver» «on Jésus la Vierge aveo amour se penche.Et Jésus lui sourit.Et le ciel incliné Adoio le berceau du charmant Nouveau-Né.Il est minuit.Non loin de lit, mr la colline, Douoement, retentit une aubade divine ; Et des bergers, rêvant auprès de leura troupeaux, L'Angélique harmonie a troublé le ropoa.Emerveillés, ravi», p»r les chants qu'il» entendent, Vit» du mont voisin vers l’étable ils descendent.Parmi les thyms en fleurs, tel un actif essaim j Et Jésus les bénit de sa petite main.De sa petit* main libre horB de ses langos, Puis, s’adressant à l’un de ses bien-aimés ange».Il lui fait signe aveo un doux geste onfantin : "Va, lui dit'il, dovance en son vol le matin.Et, tandis que s'épand encore la nuit sombre, Ver» l'Orient, là-bas, jette ceoi dans l’ombre:” Et le petit Jésus levant son lira» charmant Vers le front de sa Mère, y prend tout doucement, Au nimbrequi l’entoura et qui retient le voile.Un de ses douze fenx, une très pure étoile.Aussitôt, en sa main tenant étoile d’or.Ver» le vaate Orient l'ange a pris son eBsor.Et les Heure de l'azur, tant l'é uile était belle, D'un œil presque jaloux virent leur»1 a bu prix.D.H.Dansereau, 46 Roe Bonsecoan, —MONTRBAL.- i Tél.Bill i Mais iih Z.D.AUMONT AGENT D’IMMEUBLES, LOCATION ET COLLECTION dans Montréal et dans tout le Canada Commissaire C.S.Aehat de Créance* d* tonte» sorte*, BUleta, Jaf«me»*o, ¦ Dettes de Livres, *«.are 80, vu* Sa±»t ¦ Clabrial, Uontrwi CoUeotaK autorisé «a Aw-IN«.642 ST-DENIS, MONTREAL s®®®®®®®®®® TEL.EST 3065 RAOUL VENNAT Grand Choix de Musique Française
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