Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 52, no 905
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (12)

Références

Le passe-temps, 1946, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Lpasselëmps REVUE ARTISTIQUE FONDEE EN 1895 LA COLLECTION du "Passe-Temps" 1946 est une mine de renseignements et un trésor musical.Dans nos pages de lecture, nous avons publié : — Douze biographies de musiciens célèbres.— Seize interviews avec des musiciens canadiens et étrangers.— Cinq documentaires sur des instruments de musique.— Dix articles d'éducation musicale.— Dix articles illustrés de groupements musicaux.— Douze textes pour servir à l'histoire de la musique.— Onze poèmes, dont six inédits.— Des centaines de renseignements et faits intéressants dans les rubriques régulières : Thèmes et Variations, Pot-Pourri, Curiosités du vaste monde, Il y a 50 ans dans "Le Passe-Temps", etc.Dans l'Album Musical : — Quinze oeuvres pour piano, dont trois inédites.— Onze chansons de folklore.— Huit compositions canadiennes inédites.— Quatre chansons enfantines.— Douze nouvelles chansons françaises.— Trois morceaux de violon.— Huit chansons diverses.— Un morceau pour accordéon.Dans la section Art et Beauté : — Neuf articles inédits sur le voyage, le cinéma.— Six articles inédits sur les beaux-arts.— Deux articles sur la littérature.— Trois contes.Pour compléter votre collection du "Passe-Temps" 1946, hâtez-vous de commander les numéros manquants.Polit t0U0, un 194r gai, ^armmtiriix aux arrnrôa i.p unirr ttxm muBiralp"CpCaaat?-OIi?mua" SOMMAIRE DECEMBRE 1946 — No 905 MUSIQUE THEMES ET VARIATIONS .2-3 GEORGES SA VARIA, pianiste-compositeur par R.P.4 LES LEGENDES DOREES par Louise DARIOS .5 JOUEZ HAUTBOIS.par Réal GAGNIER .6 MELODIES DE NOEL par Dom Joseph GAJARD, O.S.B.7 POT-POURRI.8 ALBUM MUSICAL .9 à 13 CARTON DE NOEL conte de May LYNN .20 LES BELLES LECTURES .21 BIZET INCONNU par Henri ERICHSON .22 IL Y A 50 ANS DANS "LE PASSE-TEMPS" .23 ECHOS ET NOUVELLES .26 MOTS CROISES.27 LA FIN TRAGIQUE D'ALBERIC MAGNARD par René DUMESNIL .23 ART ET BEAUTE JACQUES BLANCHET, artiste-relieur par Jean-P.LePAILLEUR .29 MODES DE PARIS .30, 31 GALERIES D'ART.32 Autorisé comme matière de seconde classe par le Ministère des Postes, Ottawa."LE PASSE-TEMPS" est publié mensuellement par les Editions du Passe-Temps.(Inc.), 627 ouest, rue Dorchester.Montréal 2.— Téléphone: MArquette 990S.Il est imprimé par l'Imprimerie Mercantile, Limitée.Los manuscrits, publiés ou non.ne sonl pas rendus.— Direction : Eddy PREVOST; rédaction: Roland PREVOST ; publicité: Paul PREVOST.ABONNEMENTS: Canada: S2.00 pour 12 mois; S3.75 pour 24 mois.Etats-Unis: S2.25 pour 12 mois.Aulres pays: S2.50 pour 12 mois.Le numéro: vingt cents.L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque aflranchi, accepté et payable au pair à Montréal.— CHANGEMENT D'ADRESSE : Tout changement d'adresse doil être accompagné de l'ancienne.Avis doit nous parvenir au moins trente jours avant le numéro d'où le changement sera ellectii.Pour discontinuer de recevoir cette revue, il faut avoir acquitté tous les arrérages.— Le Passe-Temps publie aussi de la musique en feuilles.MONTREAL, DECEMBRE 194G PAGE UN Thèmes et Variations Les premiers recueils de cantiques Le premier recueil de cantiques sorti d'une presse canadienne fut publié à Québec en 1776, sous le titre Cantiques de l'âme dévote.Mais ce petit volume n'était que la réimpression d'un ouvrage français.Le premier recueil de cantiques véritablement canadien fut publié en 1785, sous le titre ftecueii de cantiques à l'usage des missions, des retraites et des catéchismes.Ce volume ne porte pas de nom d'auteur mais il est dédié à Mgr d'Esgly, évéque de Québec.Philéas Gagnon, dans son Essai de bibliographie canadienne, donne l'abbé Jean-Baptiste Boucher Belleville comme l'auteur de cet ouvrage qui eut onze ou douze éditions."Quelques-uns des cantiques qui figurent dans ce Recueil, dit M.Gagnon, ont été composés par M.Boucher Belleville entre cutres le Nous vous invoquons tous qui se chante souvent sur l'air du God save the King et qui est si bien connu même de nos jours".L'abbé Boucher Belleville, né à Qué-becbec le 23 juillet 1763, fut ordonné prêtre le 7 octobre 1787.Il fut d'abord vicaire à Saint-Ours, puis, en 1792, curé de Laprairie.C'est dans cette paroisse qu'il décéda le 6 septembre 1839, à l'âge de 78 ans.En 1819, on publia à Québec une édition des Cantiques de Marseille accommodés à des airs populaires par l'abbé Durant, prêtre du diocèse de Toulon.La même année, l'abbé Daulé, chapelain des Ursulines de Québec, faisait imprimer son Nouveau recueil de cantiques à l'usage du diocèse de Québec.L'auteur donnait à la fin de son ouvrage les airs notés en musique "dans le meilleur goût moderne".Depuis les recueils des abbés Boucher Belleville et Daulé les publications de ce genre se sont multipliées.On a publié quinze ou vingt nouveaux recueils de cantiques.Seulement, comme dit le proverbe, quand nous en avons vu un, nous avons vu les autres.Chaque nouvelle édition a reproduit les cantiques donnés dans les précédentes.P.-G.R.(Bulletin des Recherches Historiques) De beaux honneurs pour l'Ecole Supérieure de Musique Puisque c'est l'école qui fait l'élève, il faut féliciter hautement les dévouées religieuses et les professeurs de l'Ecole Supérieure de Musique d'Outremont.Plusieurs élèves de cette grande institution viennent de mériter des honneurs qui rejaillissent sur tout le Canada français : Mlle Jeanne Landry, Prix d'Europe 1946, a été admise comme élève régulière au Conservatoire de Paris, après avoir pcssé brillamment de difficiles examens.C'est la première fois qu'un Prix d'Europe obtient un tel honneur.Déjà deux élèves de l'Ecole Supérieure avaient obtenu le Prix d'Europe : Mlle Marie-Paule Bailly en 1938 et Mlle Jacqueline Lavoy en 1944.A cause de la guerre, elles ont poursuivi leurs études aux Etats-Unis.Au récent concours du Ladies' Morning Musical Club, trois élèves de l'Ecole Supérieure ont obtenu des bourses : pour le piano, Mlle Janine Belzile, et pour le chant, Mlles Simone Rc inville et Marie-Germaine Leblanc (ex aequo).A Toronto, la Société des Compositeurs du Canada vient de décerner l'un de ses quatre prix à une autre élève de l'Ecole Supérieure, Soeur Paul du Crucifix, qui avait présenté une Symphonie pour orgue.L'abbé PAUL-EMILE McCAUGHAN, Docteur en Musique, qui vient de publier un ouvrage très documenté : "La Philosophie de la Musique".LEO LAURIN, jeune ténor montréalais, qui donnera un récital au Ritz-Carlton, le 16 janvier.11 eut comme pioiesseurs, à Montréal, Mme Arthur Laurendeau, M.Arthur Laurendeau, M.José Delaquerrière et Mlle Alice Raymond, à New-York, le Dr Douglas Stanley, et à Chicago, Emile Feuch-tinger.Léo Laurin interprétera surtout des mélodies de Reynaldo Hahn et de Gabriel Fauré.Série de quatre récitals au Plateau Pour faire suite à sa grande série de concerts du Gymnase McGill, qui nous a valu déjà Menuhin et Marian Anderson et nous réserve encore Malcuzynski et l'Orchestre de San Francisco dirigé par Pierre Mon-teux, Canadian Concerts & Artists en a préparé une autre pour le Plateau.Cette nouvelle série comportera quatre récitals, par les artistes suivants, aux dates indiquées : le jeudi 13 février, le ténor mexicain Nestor Chayres, qui a obtenu un si vif succès à la Fiesta Mexicana de l'été dernier ; le jeudi 27 février, le violoniste français Jacques Thibaud, enfin de retour parmi nous après quinze ans ; le jeudi 13 mars, le soprano français Ninon Vallin, réclamé depuis des années et impatiemment attendu ; enfin le 10 avril, pour la première fois à Montréal, la jeune pianiste française Colette Gaveau (Madame Witold Malcuzynski).PAGE DEUX LE PASSE-TEMPS aux compositions de Debussy, Du-parc, Fourdrain, Schumann et Chaminade.Son rêve : donner des récitals.Elle aime beaucoup l'opéra mais elle sait combien ce genre est difficile d'accès, d'autant plus que le concert ou le récital assure un contact si intime avec l'auditoire que Fernande Langlois préfère s'y adonner.La radio l'intéresse également beaucoup, et si c'est un plaisir pour elle de chanter sur les ondes, c'est un plaisir non moins raffiné de l'écouter.Fernande Langlois.soprano lyrique : une personnalité du monde musical dont la jeune carrière est sous les meilleures auspices.B.P.Le Concours mensuel du "Passe-Temps" Fernande Langlois, soprano lyrique de Québec Mlle Fernande Langlois, soprano lyrique, possède une personnalité charmante et pétillante.C'est une jolie brune aux yeux bruns foncés, sa riche chevelure encadre une figure délicate, aux traits affinés-Fernande Langlois jouit d'une formation musicale complète.Elle a tout d'abord étudié le piano duran! plusieurs années, puis elle se mit à l'étude du chant sous la direction de Madame Berthe Roy, professeur réputé et artiste parfaite.Après quelques années, elle décrocha son baccalauréat en art vocal, avec un éclat qui lui mérita la médaille du Lieute- nant-Gouverneur.Alors commença une série de récitals, et de participations à diverses organisations artistiques, entr'autres au Club Musical des Dames, puis à titre de soliste invitée au Club Rotcry, au Kiwanis, à l'Université Laval et au Palais Montcalm et ailleurs.Partout elle remporta de grands succès.A l'issue d'un concert du Conservatoire de Musique, où elle avait brillé particulièrement, elle eut l'honneur d'être présentée au gouverneur-général Lord Tweedsmuir.Dans le monde radiophonique, Fernande Langlois est une artiste très goûtée de l'auditoire du poste CKCV, où elle chante en récital régulier et particulièrement à l'émission "CKCV présente", un programme des mieux suivis par les radio-philes.Sa voix de soprano lyrique est magnifique d'ampleur, de souplesse, de clarté et d'étendue.Elle y joint une grâce subtile qui ne lui assure que des succès.Dans le domaine du chant, ses préférences vont Chaque mois, nous poserons à nos lecteurs cinq questions.Pour trouver les réponses, il suffira de lire attentivement les articles, notes et rubriques du numéro courant du "Passe-Temps".En outre, les concurrents devront dire, en quelques mots, quel genre d'crticles, de musique ou de chansons leur plaît le plus.Tous les lecteurs du "Passe-Temps", abonnés ou non, ont droit de concourir.Les réponses doivent nous parvenir avant le 5 du mois suivant.Adressez comme suit : Le Concours mensuel du Passe-Temps, 627 ouest, rue Dorchester, Montréal 2, P.Q.Chaque mois, DEUX abonnements d'un an seront tirés au sort parmi les bonnes réponses.Les abonnés recevront un prolongement d'un an de leur abonnement.Le nom des gagnants paraîtra dans le numéro suivant du "Passe-Temps".1.— A quelle date est né Mau- rice Ravel ?2.— Dans quel monastère de France travaille-t-on surtout au maintien du chant grégorien ?3.— Qui est l'auteur des opé- ras "Les Pêcheurs de Perles" et "La jolie fille de Perth" ?4.— Quel musicien canadien a mis en musique le poème "Les heures claires", de Verhearen ?5.— Comment appelle-t-on les chansons composées autrefois sur des scènes de l'Evangile ?JEAN BEAUDET, directeur régional de Radio-Canada, vu par notre compatriote Paul Dupuis, vedette de "Johnny Frenchman" et de "La Forteresse".Un 25e anniversaire Le 16 décembre marquait le 25e anniversaire de la mort du grand musicien français Camille Saint-Saëns.Pour marquer cet événement, "Le Passe-Temps" publiera dans son prochain numéro des souvenirs inédits de son eminent collaborateur monsieur I.Philipp, professeur au Conservatoire de la province de Québec.Le 30 décembre, Pierrette Alarie sera l'artiste invitée aux Radio-Concerts canadiens Molson.Le 14 janvier, récital de Gérald Desmarais, basse, à la Société des Concerts de Saint-Jérôme.Le 17 janvier, Noël Brunet, violoniste, à la Société des Concerts, à Saint-Georges de Beauce.Au piano d'accompagnement, John Newmark.Le 18 décembre était le 160e anniversaire de la naissance de Cari Maria von Weber.Faute d'espace, sa biographie ne paraîtra que dans le prochain numéro du "Passe-Temps".L'illustre violoncelliste Pablo Casals aura 70 ans le 30 décembre.La Commission diocésaine de musique sacrée réclame un meilleur traitement pour les musiciens d'église.L'église est bien la dernière place, nous semble-t-il, où l'on devrait être obligé de réclamer le "salaire familial' 'et la "justice sociale".MONTREAL, DECEMBRE 1946 PAGE TROIS LA IEUNE MVSIQUE CANADIENNE GEORGES SAVARIA "Le Passe-Temps" publie ce mois-ci, dans son Album Musical, une oeuvre inédite de ce jeune pianisfe-composifeur : "PAVANE DE MICHEL" (Photo Evariste DesParois) T ORSQUE Georges Savaria remonte dans la brume de ses souvenirs de la première enfance, il revoit aussitôt la figure sévère, sombre, terrible de Beethoven, gui lui causait une frayeur intense, surtout lorsgue le soir descendait dans le salon.Le buste en marbre du grand homme trônait à la place d'honneur, mais le bambin n'y voyait gu'une sorte de croguemitai-ne, un bonhomme Sept-Heures.Dans ses souvenirs d'enfance aussi reviennent ces histoires improvisées sur le piano, devant l'auditoire restreint, mais si attentif, de ses frères et de sa soeur.Ces jeux enfantins annonçaient le pianiste et le compositeur gu'est aujourd'hui Georges Savaria.Malgré ses dons précoces, malgré un milieu familial tout imprégné de musigue, il ne s'est jamcis laissé entraîner à une dangereuse facilité.Après des années d'études sérieuses avec son père, — M.Elie Savaria, organiste de l'église de l'Ascension, à Westmount, — Georges Savaria obtenait brillamment, en 1937, le Prix d'Europe.A Paris, il eut comme professeurs Lazare Lévy, Marguerite Long et Pierre Lucas, pour le piano, Daniel Lesur, pour le contrepoint, Olivier Messiaen, pour l'orgue, et Louis Auber, pour l'harmonie.Interné à Fresnes et à Saint-Denis, au début de l'occupation allemande, il réussit à s'évader et à passer clandestinement dans la zone non-occupée et il se réfugia à Marseille.Les journaux ont rapporté, il y a trois ans, tous les détails de cette dange- reuse aventure, mais ils n'ont pas donné assez d'importance, il nous semble, aux compositions de ce jeune pianiste virtuose.Depuis son retour d'Europe, Georges Savaria a donné de nombreux récitals, où il a répondu admirablement aux espoirs gue l'on avait en lui.Son style pariait, sa technigue soigneusement mûrie, sa compréhension des oeuvres les plus diverses - - de Bach à Ravel — le classent parmi nos meilleurs pianistes.Outre la Pavane de Michel (gui parait en primeur dans le présent numéro du "Passe-Temps"), Georges Savaria a déjà publié des Variations canadiennes, et il a en manuscrit les oeuvres suivantes : Hommage canadien aux grands roman/igues (sur le thème de Marianne s'en va-t-au moulin) ; Les heures claires (sur un poème de Verhaeren ; composé à Marseille après son évasion du camp d'internement) ; Les marionnettes du Luxembourg (écrit à Paris) ; La maison rose (sur un poème de Cécile Chabot), créée en concert par Marthe Létoumeau) ; Etude poéfigue (qui sera publiée prochainement) ; Danse villageoise.Sauterie, et des chants canadiens gu'il avait arrangés pour le choeur de 50 voix gu'il dirigeait dans le camp d'internement de Saint-Denis.Enfin, Georges Savaria a sur le métier un Concerto pour piano et orchestre.R.P.M.ELIE SAVARIA, orqaniste de l'église de l'Ascension, à Weslmounf.(Photo Evariste DesParois) " Mon petit Jésus, bonjour ! " (Voir Album Musical, pages 12 et 13) Lorsgue j'étais marmot, ma grand'mère me posait sur son genou et fredonnait cette berceuse : Mon petit Jésus, bonjour 1 Mes délices, mes délices.Mon petit Jésus, bonjour ! Mes délices, mes amours.J'ai rêvé, cette nuit.Que j'étais en paradis.Mais ce n'est qu'un songe, La nuit m'a trompé.D'un si beau mensonge Mon âme est attristé'.Je voyais, dans les cieux.Les anges et les bienheureux.Comme ils sont aimables.Là-haut, ces grands saints.Ils sont admirables.Dans les parvis divins.Mon petit Jésus, bonjour ! L'air et les mots de cette chansonnette sont exquis.Après bien des années d'oubli.ils reviennent à ma mémoire comme un pur enchantement.La nuit est noire, le rêve est trompeur et le réveil est une désillusion.Pourquoi donc se réveiller ?L'Enfant Jésus est descendu du paradis.Le voici en personne, divin encore, mais tendrement humain.Il montre aux petits, dès l'aurore, les premières fleurs du printemps et leur fait entrevoir les merveilles du jour.Des fragments ou des variantes de cette berceuse me viennent de ma grand'mère Moren-cy, de la Beauce ; d'Adélard Lambert, Berthier-en-Haut, gui a une version un peu différente ; de Marie Tremblay.Ecoulements, Charlevoix ; de M.-X.Brisson, Ottawa."Mon petit Jésus" est aussi connu à Alfred, Ontario, et ailleurs.Marius BARBEAU.PAGE QUATRE LE PASSE-TEMPS Quelques instantanés pris pendant l'une des émouvantes interprétations des Légendes Dorées par Louise Darios.MF' - jM PU»' MP ¦ ¦ 11 1 LL H '1 ¦ ! E 1 ¦ LES LEGENDES DOREES T TNE PHRASE, qui se détache toute ^* seule de la page du livre, vous saute aux yeux, tombe sur votre coeur, inonde votre esprit avec une telle force que vous sentez tout à coup d'un façon éclatante qu'elle exprime et définit toutes sortes d'aspirations confuses, de désirs imprécis, d'émotions inexplicables.Une phrase qui trace une ligne de conduite, éclairant votre carrière ainsi qu'une grande échappée de soleil, dissipe la brume et vous découvre la véritable route.Immuable paix émanant des pierres grises de Saint-Julien-le-Pauvre, rêveries mystiques à la lueur diffuse des vitraux de Notre-Dame ou de Saint-Germain-des-Prés, longues contemplations des images de ce vieux missel où les vierges en hennin ont des mains de bijoux, de purs visages aux longues paupières baissées, profonde nostalgie de cette "grande clarté du Moyen-Age", souvenirs qui surgissent de l'adolescence, se pressent à l'écho d'une simple phrase et trouvent miraculeusement leur raison d'être.L'Eglise, Théâtre de l'Humanité : sur le parvis des cathédrales, le misérable jongleur dansait, mimait, déclamait, jouait les Mystères sans apprécier son incroyable chance : sur les plus magnifiques scenarii du monde, à l'abri des ogives, sous un soleil qui réglait savamment ses effets de lumière, encouragé par l'éternel sourire des saints et l'ironique grimace des gargouilles, il interprétait le Mal et le Bien pour un public qui croyait et parlait comme lui.A sa façon, face au peuple ébahi, ému ou joyeux tour à tour, à quelques pas du Maître Autel, il disait sa messe profane et réclamait à Dieu ses indulgences, en chansons.Qui était ce jongleur ?Sur le par- par Louise DARIOS "Pensez au splendide Moyen-Age où l'Eglise était le théâtre de l'Humanité, aidez-moi à tenter de ressusciter cela." — Yvette Guilbert.vis de quelle église déclama-t-il un jour de vendredi-saint et pour la première fois les prophéties de la Passion, pour une foule saisie d'horreur et de pitié ?Un poète inconnu, un artiste ignoré : chantre de légendes, il s'identifie avec elles et disparaît au fond des temps.Mais son oeuvre est là, recueillie, reconstituée par Yvette Guilbert, des Bibles de Noëls éditées à Troyes, Melun, Nantes aux XVe.XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, "avec leurs airs anciens".Voici, en quelques lignes extraites du recueil des Légendes Dorées publié par Yvette Guilbert, une histoire abrégée des origines de ces chansons religieuses, épisodes de la vie du Christ qui, partant du Moyen-Age, arrivent jusqu'à nous sans avoir rien perdu de leur fraîcheur, leur puissance évocatrice, leur profonde émotion : "Ce fut l'Evangile hébreux de saint Mathieu, traduit du latin par saint Jérôme, qui servit la verve poé- Mme Louise Darios présentera de nouveau les Légendes Dorées le 22 décembre, de 7 h.30 à 8 h., à Radio-Canada, et, en dernière audition, dans la salle du Gésù le 23 décembre.En avril, elle nous quittera pour retourner à Paris.Auparavant, elle donnera un grand nombre de concerts, entre autres à Chicoutimi le 29 décembre, et à Radio-Canada le 5 janvier.tique des chantres de la légende divine ; et des Bibles de Noëls vinrent alors, dès le XlVe siècle, fournir ces légendes qui se chantèrent aux festins, aux mariages, dans les palais, les chaumières et les églises."C'est pourquoi", dit A.Godeau, évéque de Grasse (1646), "saint " Chrysostôme exhorte les hommes, " les femmes, les jeunes filles et les " enfants, à apprendre à chanter ces " légendes au lieu des chansons " grossières et impies qu'on oït re-" tentir aujourd'hui dans les ban-" quets infâmes de nos libertins, " augmentant leurs débauches de " chansons ignobles." "Ces saintes légendes suivent sou-" vent de très près le texte absolu " des Evangiles apocryphes, inspi-" rateurs des génies populaires, et " constituent un document naïve " ment exprimé, mais qui fixe de fa-'' çon curieuse une inspiration litté-" raire correspondant aux peintures " des Primitifs." Cependant, si les notes données dans l'introduction de ce recueil jettent une lumière suffisante sur les origines de ces chansons, l'étude appliquée de chacune d'elles au point de vue musical et littéraire, quelques renseignements recueillis aux sources les plus diverses, permettent de les situer assez exactement dans le temps et d'établir une division importante : Les Légendes Dorées ou Saintes Légendes Orientales ont bien la même origine mais leurs chantres appartiennent à deux catégories bien distinctes : celle des jongleurs et celle des hommes d'Eglise.Le jongleur dont l'inspiration poétique fournit la tradition populaire, et "qui représente un aspect de la France civilisatrice, comme l'érec-(Sulte à Ja page vingt-cinq,) MONTREAL.DECEMBRE 1946 PAGE CINQ REAL GAGNIER.hautboïste soliste des Concerts Symphoniques de Montréal, professeur agrégé de la Faculté de Musique de l'Université McGill, professeur au Conservatoire de Musique de la province de Québec.Il étudia d'abord le hautbois avec son frère Ernest, puis il fut le seul élève, pendant sept ans, d'Alexandre Laurendeau, hautbois solo de la Symphonie de New-York.Sa fille.Lise, est élève de piano de l'Ecole Supérieure de Musique d'Outremonl, el elle étudie les danses classiques au studio Gérald Crevier.attilié au Royal Academy of Dancing, de Londres.Son tils.Yves, est étudiant à l'Ecole d'Agriculture de l'Université de Montréal.Le Hautbois, lui aussi, o son histoire, que je vais vous raconter.Je vous parlerai de son origine, de ses différents noms, de son usage, enfin des perfectionnements gui ont conduit à l'instrument moderne.Pour faire de la musique, il faut des cordes, des tubes, des tuyaux et des peaux.Voilà de guoi se compose la palette orchestrale.Ces "matières premières" forment, à l'orchestre, les différentes sections : cuivres, bois, cordes, batterie (instruments à percussion).A cela viennent s'ajouter des instruments-accessoires importants, tels gue le Hautbois d'amour, le Hautbois baryton, le Cor de basset, la Flûte noble.Le Hautbois tient une place de crrande importance à l'orchestre, ordinairement dans un orchestre d'au moins 18 musiciens.Le Hautbois apparaît dès le Moyen-Age, bien gu'il en soit fait mention au Xlle siècle.Il en est ruestion dans une toute petite oeuvre appelée Roman de Bru! ; il portait alors le nom de Calamas.On le retrouve au début du XVe siècle, lorsgu'on réussit à produire des sons avec plus de facilité que précédemment, en soufflant dcns une tige de blé.Un peu plus tard, on l'améliora JOUEZ HAUTBOIS RESONNEZ MUSETTES.par Réal GAGNIER en se servant d'un roseau percé de deux ou trois trous.En 1511, cet instrument est vraiment, pour la première fois, un Hautbois, dans une oeuvre d'orchestre de Sébastien Vir-dung.Puis avec le temps on substitua au roseau un instrument fabri-gué en bois, auguel on ajoutait un petit bout de roseau.L'instrument était un peu plus long, ce gui permettait d'avoir plus de trous, donc plus de notes.Le petit bout de roseau facilitait également l'émission du son et le rendait plus agréable à l'oreille.Comme vous voyez, tout cela était fort rudimentaire.Au XVIIe siècle, on ajouta deux clefs donnant le Do et le Mi bémol.En 1727, Gérard Hofman en ajouta deux autres : Sol dièze et La dièze.En 1825, guatre autres clefs : Do dièze.Ré dièze, Fa et Fa dièze, et à peine guelgues mois plus tard, les deux clefs d'octave.Il faut remarquer ici gu'auparavant l'instrument n'avait gu'un registre, soit la deuxième partie du premier registre actuel (le grave) et la première partie du deuxième registre actuel (le médium V Au XVIIIe siècle encore, Apollon Marie-Rose Barret, premier hautbois de l'Opéra Royal Italien et du Covent Garden de Londres, imagina la clef du pouce de la main gauche (abandonnée aujourd'hui), la clef d'octcve automatigue, et des clefs doubles rendant plus aisé le doigter de certaines notes aiguës.Au Moyen-Age.les Chinois et les Japonais possédaient eux aussi un Hautbois presgue identigue au nôtre, avec cloche de métal.Les Chinois l'appelaient iwanrzé et chez les Japonais c'était le hitakiriki.Les orcheslres de ces peuples utilisent aujourd'hui le même Hautbois gue nous ; là aussi, il porte le même nom qu'ici.J'ai le plaisir de compter eu nombre de mes meilleurs am;s le hautboïst-î de l'orchestre de Shangha'-'.L'étendue du Hautbois est exactement de 2 octaves et 3A, soit du Si bémol grave au Sol aigu.Avec une anche spéciale et beaucoup de travail, on peut parvenir à donner les deux notes gui restent pour compléter le troisième octave, mais ces notes ne sont jamais écrites ni demandées.Comme le violon, le Hautbois peut produire des sons harmonigues, mais seulement avec huit notes : Fa, Fa dièze.Sol, Sol dièze, La, La dièze, Si, Do.Le Hautbois est d'une fragilité extrême ; il est le plus difficile, le plus ingrat et le plus sensible des instruments à vent.Dans les orchestres, on n'emploie gue le Hautbois "système Conservatoire".Depuis le début du XIXe siècle, il est en bois de rose ou, de préférence, en ébène.Contrairement à la clarinette ou à la flûte, le trou percé dans l'axe de l'instrument est conigue.C'est ce gui lui donne une sonorité fine, délicate, mais perçante.Bien avant Haendel, on demandait au Hautbois de donner le La aux autres instruments.La coutume a persisté, bien gu'on pourrait tout aussi bien le demander à la flûte, à la clarinette ou à tout autre petit instrument.Tout comme au XVIe siècle, on ajoute encore au Hautbois un petit bout de roseau monté sur un tube de métal : c'est l'anche.Sans cela, impossible de produire le moindre son.Cette anche, — cauchemar du hautboïste, — est très féminine : à la fois sensible et capricieuse.Le son est produit par les vibrations de l'anche au passage de l'air dans l'instrument.Un instrument aussi délicat exige une bonne oreille, et des lèvres d'acier.Le Hautbois est l'instrument par excellence pour exprimer la mélancolie, la tristesse, Le Cor anglais f au-dessus) et le Hautbois.(Clichés Peate Musical Co.) PAGE SIX LE PASSE-TEMPS mais il dépeint aussi admirablement les scènes rustiques, les sentiments nostalgiques des ruraux et des montagnards.Tout hautboïste joue également le Cor anglais, dont le chant est si langoureux.L'instrument est plus long gue le Hautbois, mais le doigter est le même.Le doigter actuel du Hautbois est très pratigue dans toute sa forme, mais il faut lui éviter la musigue écrite avec passages fleuris dans les tonalités telles gue Si majeur, Fa dièze majeur, Do dièze majeur.Ré bémol majeur.Par sa sonorité exquise et charmante, le Hautbois a toujours été l'instrument préféré des grands compositeurs dans les symphonies, les oratorios, à l'opéra, dans le ballet.Haydn s'en servait beaucoup comme soliste, tandis gue Haendel parfois chercha à employer, dans ses orchestres, autant de hautbois que de violons.Mais le Hautbois n'avait pas les faveurs de Wagner, guoigue ce compositeur l'ait utilisé avec avantage, par exemple, dans l'opra Tristan, où l'on entend derrière la scène un magnifigue solo de cor anglais.Il ne faut oublier aussi l'Idylle de Siegfried et les Murmures de la Forêt.Dans le poème symphonigue de Richard Strauss, Don Juan, le hautboïste compétent a une belle occasion de faire ressortir la richesse, la finesse de son instrument.Rarement peut-on entendre le Hautbois en solo avec piano.Et c'est dommage car il y a de belles oeuvres : la Sonate Op.166 de Saint-Saëns, Escale de Jacques Ibert, Vendredi-Saint d'Agostini, Capricioso de Laporte, Habanera de Labate, etc.Dans ses cantates surtout, Bach a donné à la famille des hautbois de beaux emplois.C'est ainsi que dans la Passion selon saint Mathieu, nous entendons d'incomparables soli pour deux hautbois, deux hautbois d'amour, deux cors anglais.De Beethoven, nous avons des pages magnifiques, dans sa Symphonie pastorale, sa Symphonie héroïque, et son opéra Fidelio.N'oublions pas Rossini, avec l'ouverture des Italiens à Alger, et son immortel Guillaume Tell.Dans la musique de chambre, citons, entre autres, parmi des oeuvres de Mozart, son Quatuor op.27, pour hautbois, violon, viola et violoncelle.La maison Lorée, de Paris, ne fabrique que des instruments de la famille du Hautbois : Hautbois, hautbois d'amour, cor anglais, hautbois baryton et hautbois bcsse.Réal GAGNIER.1 mnabuB i> 8Wfl par Dom Joseph GAJARD.O.S.B.Maître de choeur de l'Abbaye de Solesmes *•* Ce remarquable article, paru dans çorien, sa supériorité sur tout ce gui Ja revue de ia Conférence Saint- n'est pas lui.le caractère surnaturel Michel, offre un intérêt particulier de son inspiration et cussi son effi- par les conclusions pratiques qui caciié dans l'ordre spirituel.Il est s'en dégagent, comme spontanément, impossible de chanter les Melodiae II est permis, en effet, d'y trouver de natales sans entrer davantage, et précieuses directives dans le choix beaucoup plus, dans l'intelligence du de la musigue sacrée gui convient à mystère de Noël et de l'Incarnation.la fête de Noël et tout autant pour Regardez ce qu'est cette fête dans son inferpréfafion, l'esprit général le monde pieux de nos paroisses de gui doif l'animer.Le texte de Dom France.Ce qui caractérise Noël, Gajard dit avec un rare bonheur c'est d'abord la crèche, élevée dans quelles doivent être la conduite, un coin de l'église, avec sa mousse, l'inspiration et la saveur de cette ses personnages, ses moutons, ses musigue.71 faut lui savoir gré de chameaux, et au milieu un "petit nous aider à réaliser plus parfaite- Jésus" gui sourit ; ce sont ensuite ment cette loi suprême de l'art, qui tous les "noëls" populaires, chantés esf Ja decere" supreme ae l'art, qui convenance : "caput artis A BETHLEEM, l'Eglise, n'existant **¦ pas encore, ne pouvait accueillir le Seigneur.Notre-Dame le fit pour nous.Mais maintenant que la société chrétienne est constituée et bien vivante, chaque année, elle tient à célébrer la naissance de son Dieu et de son Roi, comme elle l'eût fait alors, comme le firent les bergers convogués par l'ange.Il me semble voir toute l'Eglise réunie autour de la crèche, près de Joseph et de Marie, regardant ce qui s'est passé, contemplant ce petit être, tout ce qu'il est, tout ce qu'il fera, tout l'amour impliqué dans sa venue et dans son oeuvre, et se perdant dans l'adoration et la louange.C'est un être vivant, une personne vivante, l'Eglise, qui regarde, qui aime, et qui chante, naturellement, sans contrainte, ce qu'elle a dans le coeur.Et du même coup éclatent, sans conteste possible, je crois, la beauté transcendante du génie gré- par la foule ou joués sur l'orgue.Tout cela est bien, certes ! mais insuffisant.C'est la fête du "petit Jésus", la fête des enfcnts surtout ; c'est gai, joyeux, mignon, mais aussi c'est souvent mièvre, mignard, sentimental.On ne voit gue le "petit Enfant dans la crèche", le "petit Jésus".Du Dieu, il est à peine gues-tion.Ouvrez maintenant le répertoire grégorien, et vous verrez comme tout s'y transfigure.Il est bien gues-tion d'une naissance, oui, mais de la naissance de guelqu'un qui échappe à notre condition, d'un Dieu.Et les deux notes se retrouvent partout ; c'est leur combinaison qui fait le charme infini de cet office, vraiment unique.L'Eglise est réunie autour d'un berceau, d'abord.Aussi, tout est joyeux, encore gue d'une joie surnaturelle, supra-sensible, dans son objet et son expression.Partout nous sommes baignés dans une atmosphère de paix, de calme, de pureté, Su-.to à la page dix-huit) # Le célèbre abbaye de Solesmes, où depuis 1850 les Bénédictins français accomplissent un gigantesque travail de restauration du chant grégorien.MONTREAL.DECEMBRE 1946 PAGE SEPT A Bethléem, Noël est célébré à trois dates différentes : le 25 décembre par les catholiques, le 6 janvier par les Grecs orthodoxes et les Syriens, et le 18 janvier par les Arméniens.» » tt "Un peuple qui ne chante pas n'est pas un peuple musicien", écrit Bernard Gavoty dans "Images Musicales".Quand se décidera-t-on, dans TOUTES nos écoles, à faire chanter les élèves pour leur apprendre et le rythme et le sens musical et l'habitude de chanter.tt « tt Jean Nohain raconte dans "Chansons" qu'il se présenta un jour chez un grand "spécialiste musical" du boulevard Saint-Martin, et il proposa à cet éditeur haut coté sa chanson "Couchés dans le foin", si répandue aujourd'hui."Mais, mon jeune ami", répondit l'éditeur, "impossible de jouer ça.71 n'y a pas le nombre de mesures nécessaires." tt tt tt Albert Willemetz disait un jour : "Une opérette c'est une chanson en trois actes".Et quelqu'un lui répondit : "Une chanson, c'est une opérette en deux ou trois couplets", tt tt » Maurice Ravel, né le 7 mars 1875, étudia dès l'âge de 12 ans la basse chiffrée.C'est à cet âge qu'il composa des "Variations" sur un choral de Schumann qui révélaient, dit un biographe, "des aspirations à un ar* quintessencié".tt tt tt Les Celtes, qui sont les lointains ancêtres des Français, connaissaient deux instruments d'accompagnement : une lyre à trois cordes, avec archet ; et le "rote", petite harpe à cordes pincées, d'origine orientale.tt S tt "La religion sera toujours l'une des sources d'inspiration les plus élevées pour la musique".De là vient la sublime perfection du plain chant, tt tt tt A 26 ans, César Franck épouse une jeune actrice, fille d'une tragédienne.C'était en 1848, pendant l'insurrection.Pour se rendre à l'église Notre-Dame de Lorette, dont Franck était organiste, le cortège dut enjamber une barricade.Une grande nouveauté ! Un fabricant de cigares, à Montréal, a installé un radio dans l'atelier.Mais il s'est aperçu sans doute que les programmes intéressants sont rares puisqu'il se propose d'engager un pianiste-chanteur qui fera entendre aux employés ce qu'ils préfèrent.Et cela ne nuira pas au travaiL Au contraire.tt tt tt Un jour que Anton Rubinstein, le grand virtuose, était mécontent de sa propre exécution, il rentra dans la chambre des artistes pendant que les applaudissements du public faisaient trembler la salle, et il dit de fort mauvaise humeur : "Avec les notes que j'ai laissé tomber aujourd'hui, un autre donnerait tout un concert".C'est encore lui qui disait à une dame lui demandant s'il devait encore étudier : "Madame, si je passe un jour sans étudier, je m'en aperçois; si j'en passe deux, vous le remarquerez ; si j'en passe trois, le public le remarquera." tt tt tt Longtemps avant la création de l'opéra eurent lieu des spectacles religieux où la musiaue supportait l'action.Romain Rolland cite un chroniqueur qui raconte, en 1462, un de ces spectacles en plein air, à Viterbe, en Italie, auquel assistait le pape Pie II : "La place était couverte de toile blanche et bleue, ornée de tapis, et décorée d'arcs revêtus de lierre et de fleurs.Sur chaque colonne, un jeune ange était debout.Il y en avait dix-huit qui chantaient alternativement de doux chants.Au milieu de la place était le Saint-Sêpulcre.Les soldats dormaient au pied et les anges veillaient.A l'arrivée du pape, un ange descendit du ciel, suspendu par une corde au plafond de la tente; et il chanta dans les airs un hymne pour annoncer la Résurrection.Alors il se fit un grand silence, comme si vraiment le miracle allait s'accomplir Puis éclata une détonation formidable, une explosion de poudre, comme un tonnerre.Les soldats se réveillèrent effrayés et le Christ parut.C'était un homme roux, portant l'étendard de la croix, et couronné d'un diadème.II montrait ses cicatrices au peuple, et chantait en vers italiens le salut apporté au monde".La musique a tenu dans les civilisations antiques une place immense.Chez les empereurs romains, elle était très en honneur.On sail" gue beaucoup d'entre eux, — Néron, Titus, Hadrien, Caracalla, Helaga-bal, Alexandre Sévère, Gordien III, Numérien, — étaient des musiciens passionnés, voire compositeurs et virtuoses remarquables.tt tt 11 En 1644, le Parlement britannique, sous la pression des Puritains, abolit la Noël et routes les fêtes religieuses.Mais les "carols" ou chanfs de /Voëi survécurent à cet ostracisme.Depuis longtemps, ces "carols" se chantaient dans fe peuple; ils avaient été composés par des chanteurs vagabonds qui avaient transposé dans le domaine religieux des chansons populaires.tt tt tt Chaque année, à la Noël, le célèbre choeur de Mount Holyoke, aux Etats-Unis, donne un grand récital de "carols".Sa documentation, comprenant plus de 10,00 chants de Noël, a été compilée par le professeur Edward Bliss Reef, de l'université Yale, au cours de longues années de recherches en Europe.tt tt tt L'histoire du merveilleux chant de Noël "O douce Nuit".est extrêmement simple.Le 24 décembre 1818, le vicaire de la cure de Saint-Nicolas, à Oberndort, en Autriche, M.Joseph Mohr, remit à l'organiste Franz Gruber une poésie en le priant de bien vouloir composer là-dessus une mélodie apnropriée pour le choeur et pour deux voix de solistes avec accompagnement de guitare.Le soir même, cette modeste composition fut exécutée avec grand succès.Les deux hommes chantèrent les soli et le choeur exécutait le vers final de chaque strophe.Comme accompagnement, la guitare dut suffire, car l'orgue était justement en réparation et c'est à cette circonstance, en grande partie, qu'on doit la diffusion de cette mélodie car pour la réparation de cet orgue on dut faire venir un constructeur d"orgues d'une contrée voisine.Celui-ci.en entendant ce beau chant, en fut enthousiasmé et le rapporta dans son pays où il trouva beaucoup d'admirateurs.PAGE HUIT LE PASSE-TEMPS 8268 186 "EXAMEN de la VUE • VERRES CORRECTEURS • te Spécialiste LORENZO FAVREAU, o.o.d.ef ses assistants opfomérrisfes-opficiens Ba.O.Bureaux chez Tait-Favreau 265 Est.Ste-Catherine LA.6703 6890 rue St-Hubert CA.9344 Représentants des meilleures marques MARTIN — Saxophones, trompettes et trombones.DEAGAN — Xylophones, marimbas et Vibra-harpes.PEDLER — Clarinettes, ilûtes, etc.LUDWING — Tambours, timbales, etc.BRILHART — Embouchures de saxophones et de clarinettes.KAPLAN — Cordes de violon.mi/AMMSf/fiosr.-MQNrefAi tA.osoi ALFRED LALIBERTÉ Enseignement du piano et du chant (Français, anglais, allemand) Rendez-vous par correspondance seulement.1231 ouest, rue Sainte-Catherine.Montréal MUSIQUE PROCURE GENERALE DE MUSIQUE ENRG.9, rue d'Aiguillon QUEBEC, Can.ROGER FILIATRAULT du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles et du Conservatoire National de Paris Enseignement scientifique de l'art vocal basé sur l'Emission Physiologique d'après les données du Docteur Wicart de Paris Professeur Ecole Supérieure de Musique d'Outremont Professeur Ecole de Musique Université d'Ottawa Professeur Ecole Normale de Musique Institut Pédagogique dLBUM MUSICAL DU asse-^femps DECEMBRE 1946 No 905 PAVANE DE MICHEL, pour piano, composition inédite de Georges Savaria."Le Passe-Temps" est heureux de publier cette oeuvre nouvelle d'un jeune compositeur canadien.Les pianistes goûteront le fond aussi bien que la forme de ces belles pages.PETIT JESUS, BONJOUR, harmonisation nouvelle de Alfred Laliberté.Voici l'une des plus délicieuses chansons du folklore français et canadien.Elle exprime admirablement la touchante familiarité des vrais croyants, eux qui se sentent, d'esprit et de corps, si près de l'Enfant-Dieu.PASTORALE, pour violon et piano, par Charles Burney.Né le 12 avril 1726 et mort le 12 avril 1814, Charles Bumey a occupé, en son temps, une place très importante dans le monde musical européen.Il a composé des sonates et concertos pour violon et il a écrit une monumentale Histoire générale de la musique.PETITE HISTOIRE D'AMOUR, nouvelle chanson française, paroles et musique de Léo Vali.Une -chanson, c'est presque toujours une "petite histoire d'amour".Mais Léo Vali raconte celle-ci avec tant de finesse et de bonne simplicité qu'il recrée cette éternelle histoire.Et cela explique le grand succès de cette romance.UN AVION TOUT BLANC, un grand succès parisien, paroles de Robert Malleron, musique de Joëguy.Ici l'Amour renconUe un adversaire nouveau, que n'avaient pas prévu les chansonniers de jadis.Plus d'échelles de cordes, plus de balcon pour Roméo : c'est l'avion qui file comme la comète.Mais le coeur reste le même.18 9 6-1946 AU TERME DE NOTRE 50e ANNIVERSAIRE DE FONDATION nous souhaitons à notre nombreuse clientèle nos meilleurs voeux de JOYEUX NOEL et de BONNE ET HEUREUSE ANNEE i—-—-V.Le Magasin de Musique le plus complet au Canada 500 est.rue Sainte-Catherine Montréal MArquette 6201 MONTREAL, DECEMBRE 1946 PAGE NEUF INEDIT PAVANE DE MICHEL Georges SAVARIA Andantino.1 &5 WW P mf R—t— | *, r ?T~f-W&~ À * f ^ 4 tfr TL-l % f J t, j j ¦-t-î^t = j 1 J i j-1 _ J j * f ^ 4 il'ir ipi 'f ^ é f tlrv =1: If ftr—r- ?=*?.~J J j j i i ?—i— iiitJ J J = -1-À- j J : j j -1-1-=£=, bf j j gpf staccato e x » f * f r i ^ i ¦ » i 'f J ««M/>t*« stacc.* > 3t=> r 7i= ^—^ **«.Copyright 1946 — 17.S.A.-Canada — les Editions du Passe-Temps Inc.Montréal PAGE DIX LE PASSE-TEMPS r r r r rrrr MONTREAL.DECEMBRE 1946 PAGE ONZE FOLKLORE MON PETIT JESUS, BONJOUR! Harmonisation de Alfred LALIBERTE > J f ) )> ^ li - ces ! Mon pe - tit Je — sus, bon — jour, mes dé — li — ces, mes a - mours.J'ai rê- vé cet - te nuit que j'é__tais au pa-ra — Copyright 1946 — U.S.A.-Canada — Les Editions du Passe-Temps Inc., Montréal PAGE DOUZE LE PASSE-TEMPS mais ce n'est qu'un son — ge.La nuit m'a trom — pe.fe D'un si beau men - son — ge mon àm' est al - tris - tée.Mon pe - tit Jé- MONTREAL, DECEMBRE 1946 PAGE TREIZE ce qu'on chante a paris PETITE HISTOIRE D'AMOUR Paroles et musique de Léo VALI #E g s—1 :-= - - - t 7 4 f q.t —k—| —f-»-¦— Cé .''^rf—ï— _E_ r r —M 1 _ tàiènt deux a .mon ont tout es _ s.iy .an .ék, i*n t'nii reux L'un o .t.iit blond, l'autre é .tait um é.Pleurs, tfrin.ee .menti, crî .ses de ra hant, >¦ .ira .sa n .ne sen .ti - nei .y ne C'ê .taient deux a .mou.Ce.Ils ont tout es .say.le.Dont K coup (('fil .sïl f m r1 reux.Qui vim.laieut «'ma .ner tous les c.Et dé .ii .iler'nt d'sc sui.ci par .t.iut tua un peintre en hà.ti ~7 deux der.nient Leurs pa .rents, sé .pa .rcs par les bar Ils mon.tèrent tous les deux dans un' mai Notr' peintre dé.grin, go .lant torn .ba sur à .1» /oit Coda pjz^ I J J* J* J» I J' Jl Jl )\ I J ^ .riereà de la for .tu .ne.Leurs pà.rents, se.pa - rés N'voulaient pas les lais.ser s'ma .ner.son de trois i- _ l'a .'.'es.A .pris s'être em.bras.ses.le p'tit fi .an.cé a sau .té.im «cr.ticnt tic vil _ le Qui d'un coupd'hâ ton Wane as^sorn-ina un pan.vre pas .sant.Copyright MCMXl,v hy Editions emul-coiffiew Tt).Bd Saint Germain, Paris i.'iuml Tout droit- 4tBtiviu*i.à' rtprodartion.Vaitàpl.itUm «l i'jrrani4nnnl, Kiiiui pou, iou, vay.PAGE QUATORZI LE PASSE-TEMPS -Jt\\-1- =fe=q K K-K-h-f-1 pas fall vous ——«n j).« leur fe .riez il ii mm.- mal.__ Lit ^—r-p—r 1 quand «iciix .i .mou .roux pN -w—i voul'Ot * f' f f '—« 7- —3 —a —i —*— -jl h h —»—i -Jr -,., J) js -i—il »¦ Jm W J1J P P 1 se mettre en nié - nage L lis r .s cz par.ur r ci'iir cl - c'est Mwi pln^ nor .-J-ii mal ils L fi _ =&-«*-jn r— ^r4 ¦ ^-^ ____,' ' - •l t ¦ FIN fr h N1 > i l —k 'h j) -+ "j)- +>—*= PCP Un* —1 vaili', p is .sant par là, d'un pas nia .-#u-, jes - t lieux ( i-j_ ->- t tran .-»v, M- .j t-f_ N- —-#-J-j-j — | j r f - ^h^~ ^— -.-1- fifr"'- 1 N k.nu R.frmn'/jj m* ' - j.il _ le Eut son lait qui tour .na, cïii-poî.son - nant ton.te la J 1 J •—«r— ville.Quand -S_:-^—tl p ¦ 55FF=* -3-,—1==" f f =r4$- n it 1 -~w-rY^- U-l-j-1- LT— 1 - MONTREAL.DECEMBRE 1946 PAGE QUINZE VIOLON ET PIANO PASTORALE Claude BURNEY Andante molto *> p _ >r —I—\ r j i -N:-V —5 —V -ï -=ff= ;=rV ~ s" ~—¦ ï-1 1—i-w—f-' "y-, p-—¦— i ttf> d ^ r 4 - 1 r i r 1 r-1-1-r j— r 1 rÇjJ' PAGE SEIZE LE PASSE-TEMPS —1-c iN=) - j i rg= - ij7l,n== F?h* cresc.*«± mm hP-i-IrTH—M—t" ., , ri J K — fr eon espress.^ " WJ'ii—t ^ —s- \t r" '-— -J-J¥ M.— r> ' r 4.1 +=^= C—i m 1—^-j m 4^_i ! i-' m -1-ml-I- ISS ¦*~ "y- 1 f~p"~f» f' =t ^ il TTlt- i-L —-rr— g « •* - /;0C0 ni- ^ "-1 ^ r x #=£^ « - « J'a*1 * -f- -«- PAGE DIX-SEPT MONTREAL, DECEMBRE 1946 'Suite de la page sept) de blancheur, de lumière, de tendresse surtout el d'amour, le tout se fondant dcns un caractère d'incomparable douceur.C'est là, me sem-ble-t-il, la note dominante.Jamais enfant ne fut accueilli comme celui-là ! Encore faut-il remarquer dès maintenant que là même où la mélodie se fait le plus caressante, le plus "candide", la tonalité grégorienne, toujours si ferme ovec ses tons pleins, l'empêche de s'égarer et de tomber dans la vulgarité, la mièvrerie, le caractère sautillant et léger de beaucoup trop de nos noëls.Mais ce berceau est le berceau d'un Dieu.De là cussi, et surtout, dans toutes les pièces, ce sentiment d'adoration, de réserve, de retenue, de discrétion, de révérence, qui leur donne à toutes je ne sais quoi d'inachevé, à la manière d'une contemplation : on sent que lorsque la voix se tait, le regard se prolonge à l'infini dans une sorte d'extase.Tel est, je crois, le double caractère du chcnt de Noël : de la fraîcheur, et de la majesté ; de la tendresse et de la réserve ; tout ce qu'il y a de plus profond et de plus délicat au fond du coeur de l'homme, uni à tout ce qu'inspire la toute-puissance et la grandeur infinie de Dieu.Et c'est pourquoi il est impossible de parler beaucoup de ces mélodies ; elles sont faites des deux sentiments que je viens de dire, en plus ou en moins.Elles traduisent ce pour quoi la parole est impuissante, ces nuances les plus fines et les plus délicates de l'amour le plus tendre inspiré par la foi.Peut-êlre l'art musical de l'Eglise a-t-il trouvé ici sa forme la plus parfaite, son expression la plus achevée ; et j'invite tous ceux qui ont à coeur de connaître le chant grégorien, sous toutes ses formes : antiennes, répons, hymnes, psalmodies.à étudier de près ces textes, à coup sûr inspirées.Pourtant, je leur demande de ne pas s'en approcher en curieux, en amateurs, en esthètes, ni surtout en savants, en gens avertis, en "critiques d'art".Nous sommes ici en plein monde surnaturel, et la première condition qui soit requise pour "comprendre", c'est l'humilité.Ne pas chercher d' "émotions", ni d' "impressions" ; mais ouvrir son âme toute grande, se laisser impré-aner doucement par ces incomparables mélodies, et se livrer très simplement, comme de petits enfants, à l'Esprit-Saint qui les a inspirées pour nous.Dom Joseph GAJARD, O.S.B.UN AVION TOUT BLANC Paroles de Robert MALLERON Moderato 5 Musique de JOEGUY Version Femme: 1.L'Iie'.li.cc trouant les du .a.ges U semblait rire du da - ger, 11 a .va it.au coure d'un voy.a .çe, Pris mon cœur comme p.is.sa.- Scrt En mo rfisant:Tesyeuxse voi .lent Mais je te ie.\er.raibien.lût II est al.lé \ers les e' .toi.les, Toujouisplusloin.toujomsplusliaut.REFRAIN Mou amour est par .ti dans un a .vion tout blanc,.Pour «toi pa .ys loin .tains, pour des pa.ys trou .blants.Et je lodou.le lo mys.tè.re Qui le sc.pi.io de la ler-ro; je ne sais si là - bas, il a peur.il a froid.Mais je me dis tout bas, il doit peti.scr a.Dans nies rè.\es tou .jours al Coda ({> jo lo suis en trem .bi.ua CODA ou amour est par li dans un a.vion tout blanc.Jf'fl-=-r-H— —r*—'- ^ j1 ^ dans son a.vion tout blanc.Op.vriK.ht by Maurice Dfc'CRL'CK EES EDITIONS DE PARIS 48,8, de ciuhv, railway AU m,/ is resencd lou*; droits deaerution de rpproducli:n oadaolaliofi et dérangements reserves pourtouspa.^."Le Passe-Temps" publiera prochainement La Danse du Spirou, qui fait fureur en France et en Belgique.Nous publierons également l'histoire extraordinaire de ce grand succès des Editions de Paris dirigées par M.Maurice Decruck.M ••# ••?îv î-# iu J-J li l-l l'I K liil $3 n ;-j ;.j $5 j; j.; ;.j j.j j.j ;.j j.; j.j «.j •.• •» PAGE DIX-HUIT LE PASSE-TEMPS Couplets de "Un avion tout blanc" Mais on m'apporte des nouvelles.Faites vite, n'attendez pas.L'oiseau blanc s'est brisé les ailes.Un pauvre gars dort tout là-bas; Il n'a pas besoin de prières.Que là-haut, il monte en vainqueur, Il était trop grand pour la Terre, 11 était trop beau pour mon coeur.Refrain Mon amour est parti dans un avion tout blanc.Mon bonheur s'est enfui.et ce soir en tremblant Je maudis les étoiles même Qui me prennent celui que j'aime.En quittant la maison pleine de souvenirs Il emporta mon coeur et je n'ai qu'un désir : M'endormir pour toujours dans un rêve troublant Comme il s'est endormi dans son avion tout blanc.Version Homme 1 L'hélice trouant les nuages 11 semblait rire du danger, Il avait, au cours d'un voyage.Pris un coeur comme passager ; Mais séchant les pleurs de la belle.Disant : Je reviendrai bientôt.Il s'envola, d'un grand coup d'ailes, Toujours plus loin, toujours plus haut.Retrain Mon amour est parti dans un avion tout blanc.Mon amour s'est enfui, disait-elle en tremblant.Et je redoute le mystère Qui le sépare de la terre, Sans chercher à savoir s'il a peur, s'il a froid.Elle disait le soir : il doit penser à moi, Dans ses rêves toujours venaient ces mots tremblants Mon amour est parti dans un avion tout blanc.Les Variétés Lyriques Charles GOULET Lionel DAUNAIS Canadian Concerts and Artists Nicolas KOUDRIAVTZEF Bernard EUDES La Société Casavant Administrateur : Georges-Armand ROBERT 2 Mais on apporte des nouvelles.Faites vite, n'attendez pas ! L'oiseau blanc s'est brisé les ailes.Un pauvre gars dort tout là-bas ; Et la fille a dit, très sincère : Que là-Haut, il monte en vainqueur.Il était trop grand pour la Terre, U était trop beau pour mon coeur.Refrain Mon amour est parti dans un avion tout blanc.Mon bonheur s'est enfui et ce soir, en tremblant : Je maudis les étoiles même Qui me prennent celui que j'aime.Et sur ces derniers mots, la fille s'en alla.Ce matin, au village, on a sonné le glas.Son coeur s'est envolé pour un pays troublant Retrouver son amour du bel avion tout blanc.MONTREAL.DECEMBRE 1946 A l'occasion de Noël et du Nouvel An La Maison Casavant Frères LIMITEE facteurs d'orgues, de Saint-Hyacinthe, P.Q., offre ses meilleurs voeux aux organistes et aux admirateurs de la musique d'orgue.PAGE DIX-NEUF cHartntt Conte inédit de May LANN ELLE ETAIT MONTEE toute seule, comme ça, un jeudi après-midi ! Un soleil radieux inondait la montagne d'une lumière chaude.Le Chasseron tout blanc avait un air narquois en contemplant la mer de brouillard noyant le monde.Quelques skieurs évoluaient sur les pentes blanches.En fille sage, Jacqueline n'en avait cure.Elle descend, elle file, sourit au vent mutin, remonte et recommence.Puis, le soir bleu s'étend doucement sur la montagne.Une dernière descente, là, dans cette petite combe, et départ ! Ce fut la catastrophe ! La pauvrette, aveuglée par l'éclatant soleil, ne vit point en face d'elle, sur la pente opposée, un skieur qui, ébloui lui aussi, ne sut éviter la rencontre ! Mais, tandis que le jeune homme se relevait prestement, Jacqueline reste assise, ave une affreuse douleur à la cheville.— Il ne faut pas pleurer ! — Oh ! j'ai les jambes cassées ! — Les deux jambes ?Nous allons voir ça, laissez-moi faire, je suis étudiant en médecine, n'ayez crainte !.Non.non, pas de fracture, c'est le pied qui est un peu foulé, ce ne sera rien, mais il faut ôter ce soulier ! — Oh non ! on ne peut pas !" et les larmes de couler à nouveau.D'un geste fraternel, Jacques Aubry essuie les grands yeux, rajuste sur les boucles folles le petit bonnet de laine.A genoux dans la neige maintenant, il découpe le soulier de son canif tranchant.Il prend encore dans son sac deux gros chaussons de laine, dans lesquels le petit pied entre à merveille.— Vous voilà debout, mademoiselle ! Appuyez-vous sur moi, nous serons vite à Bullet.La jeune fille s'appuie sur le skieur et avance de son mieux.Elle babille, questionne et de longs instants se tait ! Quelle aventure ! et quelle drôle de chose de se sentir pressée contre ce grand corps d'homme, chaud et protecteur.Le village, enfin ! Une salle de café chauffée, un thé bouillant pendant aue Jacques Aubry téléphone au père de la petite, à Sainte-Croix.L'auto arrive bientôt.Monsieur D„ tout ému, dévore sa fille de baisers.Dans la voiture, on installe la malade, les deux hommes y prennent place, en quelques minutes on est chez monsieur D., gros industriel.— Je suis à Sainte-Croix pour mes vacances de Noël ; avec votre permission, monsieur, je passerai demain prendre des nouvelles de Mlle Jacqueline ! — Oh oui ! venez demain, dit une petite voix.Jacques Aubry vint et chaque jour revint ! Fort bien reçu, il eut tôt fait de se sentir de la famille, désiré et attendu par la délicieuse Jccqueline.Et ce qui devait arriver, arriva.Auprès de la chaise longue où la jeune fille prolongeait une bienheureuse convalescence, le petit dieu Amour prit place et fit des siennes ! Au moment où Jacques Aubry dut rentrer à Lausanne, on échangea de douces promesses et fit de beaux plans pour les vacances de Pâques.Le jeune homme parti, une active correspondance s'établit entre eux.Les parents de Jacqueline, un peu aveuglés par leur amour paternel, ne songèrent à rien d'autre.Ce ne fut qu'à la fin de l'été, au départ de Jacques, que le père ouvrit enfin les yeux.— Ecoute, dit-il à sa femme, tu n'as rien vu, rien compris ! Mais halte là.Je vais à Lausanne prendre des renseignements ! Diable, c'est le moment ! Ils furent excellents.Jacques Aubry, travailleur acharné, d'une conduite exemplaire, offrait toutes les garanties d'un mari de choix.Seulement, seulement-pas le sou ! Elevé par une tante, cette dernière subvenait aux frais des études du jeune homme, qui donnait, de son côté, leçons et répétitions.— J'ai rudement bien fait d'aller voir ! Ce n'est pas un parti pour ma fille.Elle se consolera et trouvera mieux, à toi le soin de l'avertir.Jacqueline fut donc avertie.Sa nature douce, délicate, un peu passive, n'eut aucune révolte, à quoi bon ! Mais comme une fleur qu'un grêlon a blessée, ferme ses pétales, Jacqueline refoula en son coeur son grand amour et sa souffrance.Les yeux s'agrandirent, portant bien loin le regard profond.Les joues perdirent leurs couleurs et Jacqueline ne fut plus qu'une pâle rose de Noël étonnée de vivre quand tout est si froid, si mort au jardin de l'âme.Mais le père comprit, car cette fois, il vit ! Il y eut de lonques discussions entre les parents, puis, un matin, quelques jours avant Noël, monsieur D.prit so fille dans ses bras.— Qu'as-tu, Jacqueline ?Tu ne chantes plus, es-tu malade ?— Non, papa.— Voici venir Noël, veux-tu me dire tes désirs?— Je n'ai besoin de rien, papa.— Allons donc, jolie comme tu l'es ! Que dirais-tu d'une petite auto ?ou l'ameublement nouveau de ta chambre ?— Papa, je ne désire rien, car je veux être soeur de charité et commencer mes études au plus vite.— Nous quitter! Toi, notre unique fille! tu n'y penses pas.— Mais oui.J'y pense et partirai, que vous le vouliez ou pas ! — A-t-on jamais rien vu de pareil ?En tout cas, pas un mot de ces histoires avant Noël ! 24 décembre ! Jacqueline a fait quelques visites PAGE VINGT LE PASSE-TEMPS à de pauvres enfants.Elle presse le pas, car la nuit est tombée.Elle se sent glacée, oh ! tellement ! Rien, non, rien jamais ne réchauffera plus son pauvre coeur ! Pourguoi les grandes fenêtres du salon sont-elles si illuminées ?Elle a pourtant demandé gu'on n'allume pas d'arbre.C'est un Noël paisible gu'on doit passer ensemble, pour la dernière fois ! C'est maman qui la reçoit, une maman mise avec soin, avec des yeux pétillants, des fleurs à son corsage ! Et voici papa, se frottant les mains, joyeux aussi ! — C'est le moment d'arriver ! A-t-on jamais vu une jeunette courir la rue si tard, une veille de Noël quand tout est prêt ! La jeune fille ôte son manteau.Elle a maigri, hélas, mais dans la blouse blanche bouffant sur la jupe, elle est si ravissante gue son père l'embrasse avec bonheur.Par la porte du salon, Jacqueline aperçoit un sapin superbe, étincelant de lumières et garni de jolies choses.— Qu'est-ce que cela veut dire, maman ! Moi gui avais désiré passer une soirée tranguille avec vous ! — Eh bien, viens maintenant, et ouvre ce carton arrivé de Lausanne ! — De Lausanne ! ! ! — Oui, à ton adresse, je pense qu'il contient une belle plante.En effet, un carton se dresse à côté du sapin, presque aussi haut que lui ! Jacqueline coupe les ficelles.— Mon Dieu ! ça bouge là-dedans !.Oh ! Jacgues, Jacques !.Comment, c'est toi ?Elle est dans les bras de l'aimé ! Pressée tendrement sur un coeur qui bat à se rompre.Une voix d'or murmure à son oreille des mots de tendresse.Elle sent sur ses paupières une souffle chaud, si puissant, qu'aucune tempête ne saurait plus l'atteindre.Alors, elle se sent mourir.Mais qu'elle est douce cette mort, qu'elle est bienfaisante ! Elle lui rend la vie, la vie belle et bonne, la vie aimée ! Maman pleure dans son fauteuil ! Papa tambourine les vitres.Il doit pourtant s'expliquer ! — Alors, mes enfants, c'est réussi ?Regarde-moi ce carton, Jacqueline ?Personne ne pouvait m'en fournir un pareil.J'ai dû aller le commander à Lausanne après avoir.pris les mesures ! .Et ces beaux skis neufs ! Tâte un peu, fillette, tu pourras t'en donner là-dessus ! C'est du solide, pas de danger de casse avec ça !.Mes chers enfants, je vous fiance ce soir.— Mais papa, je.— Comment, tu discutes encore ?Ecoutez, mes enfants, pas d'histoire.Passez à la salle à manger.Je vous donne cing minutes pour vous mettre d'accord ! C'est tout ce gu'ils demandaient ! On entendit le bruit de la porte s'ouvrant sur le balcon.Nul ne sut jamais ce qu'ils se dirent dans la nuit claire et bleue.La lune gui brillait au ciel, si curieuse, en fut même pour ses frais ! Mais au bout de cing minutes (un futur médecin doit être précis) tous deux rentrèrent au salon.Jacgueline, la pâle fleur de Noël, a des roses sur les joues et toutes les étoiles dans les yeux.— Eh bien, voilà une veille de Noël dont on se souviendra, mes enfants ! Maintenant, allons souper et.vive l'amour ! M.L.Les belles lectures LA PHILOSOPHIE DE LA MUSIQUE, par l'abbé Paul-Emile McCaughan, Docteur en Musigue.Préface de Eugène Lapierre.376 pages.S2.50 (Par la poste S2.60).Les Editions du Blé d'Or, 1000 ouest, boulevard Crémazie, Montréal.Pour la première fois, un écrivain canadien-français expose les bases philosophiques de la musique.Ouvrage d'une ordonnance parfaite, écrit dans une langue claire, par un musicien-compositeur qui a non seulement beaucoup travaillé mais surtout longuement réfléchi.A lire cette oeuvre fondamentale, on comprendra (enfin ! ) que le véritable musicien est lui aussi un serviteur du Beau.LES ARCHIVES DE FOLKLORE, premier recueil semestriel de traditions françaises d'Amérigue, sous la direction de Luc Lacoursière.Le numéro, $3.Fides, éditeur, Montréal.MA ROUTE ET MES CHANSONS, autobiographie de Maurice Chevalier.René Juillard, Editions Seguana, Paris.Dès le début de cette "confession", Maurice Chevalier se demande comment un p'tit gars de Ménilmontant.sans voix, sans .influence, a pu atteindre à une célébrité mondiale.Récit très vivant, d'une franchise rare.Seuls les Tartufes se scandaliseront de certains détails.Ce qu'il faut retenir c'est le courage de Maurice, devant des difficultés apparemment insurmontables.enfin! PIEDS NUS DANS L'AUBE GRAND ROMAN DE FELIX LECLERC VIENT DE PARAITRE 242 pages: $1.25 (fr.: $1.35) DEMANDEZ NOS CATALOGUES 25 est, rue Saint-Jacques 'S1' MONTREAL 1 PL.8335 KOùl* -.»/»' LE* VEDETTE* EN JAQUETTE*.Un remède infaillible contre le spleen ! ! ! Petites et grandes manies de nos vedettes de la Radio! Préface de Jovette Bernier.Dessins de Henri Letondal, Albert Chartier et Paul Dupuis.192 pages de rire ! SI 00 EDITIONS LE VERSEAU 6352, de St-Vallier.Montréal MONTREAL, DECEMBRE 1946 PAGE VINGT-ET-UN BIZET INCONNU UN OPERA INEDIT de Bizet, intitulé Ivan le Terrible, qui avait été découvert, à Paris, en 1938, à la Bibliothèque nationale, par le professeur allemand Ernst Hcrtmann, a été joué pour la première fois devant le gouverneur du Wurtemberg, en zone française d'occupation.À vrai dire, l'existence de cette oeuvre Ô3 l'auteur de Carmen éteit connue en France.Les recherches, actuellement en cours, doivent établir si le manuscrit de la partition orchestrale de l'ouvrage en question n'a pes é;é détruit du vivant de Bizet.C'est après la composition des Fêcheurs de Perles — toujours au répertoire de l'Opéra-Comique — qu'il écrivit, pour le Théâtre lyrique, Ivan le Terrible, d'ailleurs jamais représenté.Puis le musicien donna, en six mois, La Jolie Fille de Perth qui, malgré une presse excellente, recul un accueil plutôt froid de la part du public.PERIODE DIFFICILE Installé définitivement à Paris, Bizet, en 1862, se trouvait aux prises avec les difficultés de la vie terre-à-terre, et il souffreit d'être contraint de se livrer à des besognes qui l'écartaient, mais ne le détournaient cependant pas de sa production ar-.istique.Il élait obligé de garnir maigrement son gousset en instrumentant, entre autres, des danses vulgaires.Ses premiers ouvrages.Les Pêcheurs de Perles et La Jolie Fille de Perth, n'avaient pas atteint une éclatante réussite.Tout désireux qu'il était pourtant de plaire au public, Bizet, poussé par son génie intime, s'était aventuré à de périlleuses libertés pour l'époque ! C'était la raison de cette tiédeur persistante avec laquelle on accueillait ses oeuvres.L'Opéra-Comique avait mis en répétition sa Gusla de l'Emir, bientôt retirée par le musicien, lorsqu'on lui commanda, pour le Théâtre lyrique, Les Pêcheurs de Perles, ouvrage créé le 29 septembre 1863.Le compositeur poursuivit sa tâche avec acharnement.Il se mit à travailler, précisément à cette époque de son activité, à une "importante" partition, celle d'Ivan le Terrible, opéra en cinq actes.Si l'on en croit son biographe.Ch.Pigot, l'ouvrage fut par Henri ERICHSON Correspondant du "Passe-Temps'' à Paris terminé et complètement orchestré, lorsque Bizet, reconnaissant que l'influence de Verdi se manifestait trop nettement dans l'écriture, l'aurait brûlé.Toutefois L.Gallet doute du fait et relève des erreurs dans le récit du biographe.Lui, il semble douter de l'achèvement de l'opéra.TfîO/S OPERAS EN TROIS ANS Nombre d'ouvrages lyriques de Bizet sont aujourd'hui inconnus.En trois ans, il avait créé Djamileh, L'Artésienne et Carmen.Quel sort a été réservé à la première de ces trois oeuvres dont les deux dernières seulement ont atteint la célébrité mondiale ?Djamileh date de 1872.C'était le premier pas du musicien hors des sentiers battus vers une forme à peine entrevue de son art.Ouvrage bref, agréable, timide, mais les "éreintements" de la critique d'alors furent unanimes.Exemple ce monsieur Oscar Comettant qui écrivait dans le "Siècle" : "M.Bizet et son patron Wagner ne changeront pas la nature humaine.Ils ne feront pas que les miaulements chromatiques d'un chat amoureux ou effrayé, entendus sur autant de septièmes diminuées qu'il y a de notes dans ce miaulement, remplacent jamais, chez un auditeur sain d'esprit et d'oreille, une mélodie bien bâtie, bien rythmée et accompagnée d'accords justes.Tous les défauts de l'école à laquelle appartient l'auteur de Djamileh éclatent dans cet ouvrage, soulignés avec une prétention fatigante, cruelle, impitoyable pour l'auteur".etc.Parmi les critiques, il y a toujours eu des aliborons.Il convient de ranger dans cette catégorie ces messieurs du "Siècle", du "Figaro", du "Gaulois" tirant à boulets rouges sur l'ouvrage de Bizet.Djamileh tomba dans l'oubli, comme un grand nombre d'autres oeuvres du compositeur si fécond.UNE SYMPHONIE INCONNUE Ce fut le cas, dans le domaine symphonique, de la Première symphonie en ut.ignorée il y a encore quelques années.Sa découverte est due au musicologue anglais J.Parker qui signala sa trouvaille à Félix Weingartner.Ce chef d'orchestre dirigea la symphonie en 1933, à Bâle.Sans l'Universal-Edi-tion de Vienne, la symphonie, com- posée par Bizet, alors âgé de 16 ans, au lendemain de ses premiers prix de fugue et d'orgue au Conservatoire, serait restée inconnue pour nous.A Paris, Charles Miinch la joua en 1936.On peut s'étonner à bon droit que Bizet n'ait point persisté en tant que symphoniste.Il est vrai que son instinct le portait uniquement vers la scène.Il l'a écrit souventes fois : "Mon goût se prononce définitivement pour le théâtre", annonçait-il à sa mère, "et je sens vibrer certaines fibres dramatiques que j'ignorais jusqu'à ce jour." Si le jeune pensionnaire de la villa Médicis se rallia pourtant à l'idée de composer une Messe, c'est parce que le Credo renferme, outre le sentiment religieux, un drame, une action.A Saint-Saëns, il devait confier un jour : "Tu peux faire autre chose que du théâtre ; moi, je ne peux pas i " AUTEUR DRAMATIQUE AVANT TOUT Une des idées du scherzo de sa symphonie, il la fit passer dans cet autre ouvrage aujourd'hui également oublié Don Procopio, un pastiche très réussi d'opéra-bouffe italien.Le jeune Bizet raffolait en vérité de la musique italienne dont il disait, quelques années plus tard, dans une lettre de Rome : "Ma nature sensuelle se laisse empoigner par cette musique facile, paresseuse, amoureuse, lascive et passionnée tout à la fois." En 1855, date où il composait sa symphonie, Saint-Saëns faisait entendre sa première Symphonie en mi bémol.Mais dès lors, il se tint à l'écart du groupe des grands symphonistes, Berlioz, César Franck, cédant la place à Edouard Lalo.Même ses oeuvres non destinées à la scène, Bizet les présente alors sous l'étiquette de "dramatiques".Son ouverture Patrie n'est pas désignée par lui comme une ouverture symphonique, mais bien ouverture dramatique.Chaque fois qu'il écrit pour orchestre, c'est sous l'inspiration d'une idée littéraire ou pittoresque : Ulysse et Circé, Vasco de Gama, un poème en quatre parties intitulées Home, Venise, Florence et Naples (devenu depuis lors Les Impressions de Rome, puis Roma) ou (Suite a la page vingt-cinq) PAGE VINGT-DEUX LE PASSE-TEMPS IL Y A 50 ANS DANS ITTÉRATUM£, MuSIQVt.Chronique du temps passé S DECEMBRE 1896 — En première page, une photo de Jennie Hoyle.jeune violoniste anglaise, élève de Jehin-Prume.Auparavant, elle avait étudié à Londres, avec Albert Pollard.Quelques nouvelles : "Le Passe-Temps" publie maintenant à vingt pages, et il annonce la publication d'un feuilleton d'Adolphe d'Ennery, l'auteur des "Deux Orphelines".(Il y a 50 ans, on savait pleurer pour une héroïne.! ) — "Le Passe-Temps" fait écho aux criailleries et aux éloges hyperboliques des journaux, à propos de la première audition d'une Messe d'Achille Fortier.— On annonce un concert d'Yvette Guilbert.en février, à l'Académie de Musique.— Le concert de Mme Albani, au Windsor, aura lieu le 7 décembre.— Fannie Kubenstein.nièce de feu le grand virtuose russe Anton Rubenslein.donnera un concert à Montréal le 15 janvier 1897.— Election des officiers du Choeur Saint-Georges : président honoraire, le curé Lepailleur : chapelain, l'abbé Comtois ; président.M.Riendeau ; vice-président, M.Richard.secrétaire, Henri Lafontaine ; trésorier, M.Guilmette ; directeur musical et organiste.Chs-E.-A.Houde.— Nouvelle société musicale et littéraire "La Lyre canadienne ' : président, J.-B.Lafontaine ; secrétaire, Henri St-Georges.— Elections à la Société Philharmonique : président honoraire.Hector Mackenzie : président.Charles Cassils ; chef d'orchestre, Guillaume Couture ; accompagnateur.Emery Lavigne.On annonce qu'en avril 1897, la Philharmonique jouera Tannhàuser, de Wagner, Arminius, de Max Bruch, Marie-Madeleine, de Massenet, la Neuvième Symphonie, de Beethoven, etc.Le 22 décembre, la Philharmonique présente Le Messie, de Handel.Dans l'Album Musical : Hourida, valse de concert, par Ernest Gillet ; le duo de L'Enlèvement de la Toledad.opérette, musique d'Edmond Audran ; un extrait de Panurge, opéra comique, musique de Planquette.19 DECEMBRE 1896 — En première page, portrait au trait d'Oscar Martel, violoniste belge, qui fut l'élève de Léonard et de Vieux-temps ; il se fait entendre souvent en concert à Montréal.Quelques nouvelles : Pendant sa tournée en Amérique, Madame Albani recevra SS5.000 plus une commission sur les recettes brutes.— Le 17, concert par les étudiants en médecine de l'Université Laval do Montréal, au Monument National, au bénéfice de l'Hôtel-Dieu et de l'hôpital Notre-Dame.— Le Trio Haydn, composé de Emery Lavigne, J.-J.Goulet et Jean-Baptiste Dubois, a donné son premier concert.— Concert à la salle de l'Union Saint-Joseph, par Louis Labelle et Mlle de la Sablonnière.SATISFACTION DEPUIS 1871 La puissance sonore et le timbre riche du piano Willis en ont fait le préféré de milliers de foyers canadiens.WILLIS & CO.LlfTIITEQ^ Halifax PLateau 9526 ouâ«e 1220 OUEST, RUE SAINTE-CATHERINE MONTRÉAL ATIRAGE UNIQUE, l'Album de généalogie familiale .l'histoire de sa lignée .acguiert avec les ans l'inestimable valeur d'un bien sacré.Histoire où des générations puiseront fierté, courage et attachement.Dans les pages lourdes de précisions historiques de votre Album familial, l'Institut Généalogigue Drouin fera se dérouler le cortège émouvant des aïeux .ceux dont on parle souvent et gu'on ne connaît pas assez.Ne différez plus la possession de ce /ivre précieux entre tous.Renseignez-vous dès aujourd'hui des conditions raisonnables de INSTITUT GÉNÉALOGIQUE DROUIN 4184 rue St-Denis — Montréal — LA.8151 Tout ce gui est joli et nouveau en MUSIQUE et BRODERIE se trouve dans la revue RAOUL VENNAT Enrg.3770-3772, rue Saint-Denis, MONTREAL Prix : Canada : 12c par an — Etats-Unis : 25c par an.MONTREAL, DECEMBRE 1946 PAGE VINGT-TROIS LE RETOUR DE NINON VALLIN LA CELEBRE CHANTEUSE française Ninon Vallin a accepté d'entreprendre une tournée de récitals au Canada le printemps prochain sous les auspices de Canadian Concerts & Artists.Le premier récital de cette tournée aura lieu à Montréal au Plateau, jeudi lc 13 mars.Les autres récitals do Ninon Vullin seront présentés au cours des deux semaines du mois de mars.Ninon Vallin vient de donner un récital au Palais de Chaillot à Paris et la critique a été unanime à proclamer que jamais l'art de Ninon Vallin n'a paru plus direct et plus accompli, que jamais l'on a vu réunis chez une même personne autant de dons prestigieux.Le Canada et la province de Québec en particulier doivent se considérer comme privilégiés de recevoir la prochaine visite de cette incomparable cantatrice qu'est Ninon Vallin.Pour connaître plus intimement cette vedette mondiale, lisez ou relisez les articles sensationnels parus dans "Le Passe-Temps" de septembre, octobre et novembre.CANADIAN CONCERTS & ARTISTS présente NESTOR CHAYRES Ténor, le Tito Scliipa du Mexi-,_„-."ue qui remporta un éclatant „v "tecès lors de Fiesta Mexi- i-ev.,.„,,„.i'eté dernier au Stade Molson.JACQUES THIBAUD le plus grand violoniste de JEUDI France.De retour à Montréal après une absence de JS ans.NINON VALLIN JEUDI 13 MARS l'incomparable chanteuse française, le plus pur symbole de l'Art du chant français.COLETTE GAVEAU JEUDI 10 AVRIL (Mme MALCUZYNSKI) Pianiste française, une interprète sincère, émouvante.Une technique impeccable.à l'auditorium DU PLATEAU Assurez-vous des places de choix et réalisez une économie substantielle EN VOUS ABONNANT à cette série de quatre récitals qui tous est offirte à des PRIX EXCEPTIONNELS $7.50, $8.50, $9.50, $10.50 '££ Réservez vos places sans tarder PAR TELEPHONE: chez Ed.Archambault, MA.6201 chez Hartney, HA.3202 local 24 PAR LA POSTE : Les commandes postales accompagnées d'un chèque ou d'un mandat-poste doivent être faites au nom de et adressées à Canadian Concerts & Artists, 711, édifice Castle.CARNET PROFESSIONNEL CHANT ALBERT VIAU Technique vocale.Solfège.Interprétation 31 rue Cardinal Ville-Saint-Laurent BY water 2129 Mlle CECILE PERRAULT Professeur de Chanf e* Piano Classique et Populaire 207S.rue Papineau Montréal Tél.Rés.: CHerrier 4377 Madame ADELINA CZAPSKA Professeur de Chanf 3641 avenue Oxenden PL.6508 PIANO ECOLE DE MUSIQUE DE VERDUN Direcfrice : Mlle M.-Jeanne Fortier 3288 rue Joseph Tél.: FItzroy 3491 Verdun Tél.CHerrier 7734 PAULINE PHANEUF.B.M.Enseignement Chanf — Piano — Solfège Accompagnatrice de concert Studio : 1270 Visitation Montréal Tél.DOllard 1888 Mlle HENRIETTE TARDIF Professeur de Piano Classique et Populaire 6428 rue Bordeaux Montréal Accordeurs de Pianos Accordeur agréé — Membre de la Musicians' Guild of Montreal Accordeur des pianos QUIDOZ manufacturés à Sainte-Thérèse 2296, rue Panet - AMherst 5586 MONTREAL (ou) MAGASIN DE MUSIQUE TURCOT LA.2111-12 PAGE VINGT-QUATRE LE PASSE-TEMPS LES LEGENDES DOREES (Suite de la page cinq) tion des cathédrales gothiques" ; Je clerc qui écrit plusieurs épisodes de la vie de Jésus qu'il intitulera Noëls et que les religieux mettent en musique et font chanter dans les églises, popularisent oinsi une littérature "écrite" qui s'éditera depuis le XVe siècle dans plusieurs provinces de France.Toutes les légendes touchant à la naissance, à l'enfance de Jésus appartiennent à la littérature religieuse et, — sauf la berceuse de la Vierge intitulée : Entre fe boeuf et l'âne gris, qui fut harmonisée pour la première fois en 1684, mais remonte, dit-on, au XHIe siècle, — ne sont pas antérieures au XVIe siècle.Au contraire, la Ballade de Jésus-Christ, corruption de la parabole de Lazare tirée de l'Evangile selon saint Luc, est sans doute l'une des plus anciennes complaintes de mendiants.Née à l'aube du Moyen-Age, à la porte d'une cathédrale, elle y demeure trois siècles.Enfin, extraite de la prose bretonne du XlVe siècle, voici, sur une sorte de plainte nettement hébraïque : Le Châtiment de Marie-Madeleine ou : Marie-Madeleine au Désert.Il ne faut pas oublier non plus Le Mariage de Marie-Madeleine, légende folklorique du XVIe siècle que l'on retrouve au Canada sur un air joyeux, animée d'un charmant "gai lon la" dissu-mulée sous le nom du Marchand de velours.Quant à la Passion dont le chroniqueur Nostradamus écrivait déjà "qu'il est beau de l'entendre sur les lèvres des mendiants", elle fut étudiée comme une des plus belles oeuvres du folklore français, dans son pays d'origine cinsi qu'au Canada où elle fut recueillie par Marius Barbeau en treize versions différentes.La mélodie sur laquelle on la chante au Canada est absolument différente dc celle que nous donne le recueil d'Yvette Guilbert.Je dois à la vérité d'ajouter que grande fut mon émotion lorsqu'en étudiant musicalement cette Passion "tragique et magnifique dans sa désolation nue", je reconnus soudain la musique liturgique sur laquelle on chante l'Evangile dans la cathédrale orthodoxe russe de Paris.Louise DARIOS.BIZET INCONNU /Suite de la page vingf-detnrj bien le Carmen seculare d'Horace.Il tentait de s'abstraire, semble-t-il.mais il échouait : "Après avoir travaillé près de deux mois sur deux symphonies, j'ai dû jeter tout au feu." Pourtant il ne celait pas ses sentiments à l'égard de la symphonie, qui est "au théâtre ce que le portrait est au décor".La guerre de 1870 bouleversa Bizet non seulement humainement, mais artistiquement.Carmen, TArlésienne ne sont pas l'aboutissement du génie mais le début de sa véritable éclosion dont l'épanouissement fut empêché par la mort.Dans l'Allé-sienne, il mit le meilleur de lui-même.L'effet fut désastreux, plus désastreux que celui de Djamileh.La pièce fut un four ; la musique idem ! Ainsi tombait dans le néant, dans l'incompréhension un chef-d'oeuvre de poésie dramatique et un chef-d'oeuvre de poésie musicale.Relevé du choc qu'il avait durement encaissé, Bizet commença d'écrire Carmen.Oui, Carmen, après Djamileh et l'Arlésienne tomba à son tour ! Puis, imprévue, foudroyante, la mort vint bientôt frapper l'un des plus glorieux musiciens français, le grand Bizet.Sans elle, la symphonie, avec tout ce qu'elle comporte de profond et d'immatériel, aurait peut-être été l'une des manifestations éclatantes de sa seconde vie musicale ?Henri ERICHSON.DE LA MUSIQUE SACREE DIRECTEMENT DE SAINT-PIERRE DE ROME à l'aide du merveilleux DISQUE E VOIX DE PIE XI DISQUES PHUNDGRAPHIQULS SACRÉS INI1C Chef-d'Oeuvre Artistique et Religieux ÉCOUTEZ Les choeurs de la chapelle Sixtine, le chant 3ublime de l'Ave Maria, les jeux du carillon de Saint-Pierre, puis l'ULTIME PRIERE DE PIE XI DONNANT SA BENEDICTION DE SON LIT DE MALADE.POUR TOUT MUSICIEN ne serait-ce pas là le cadeau apprécié POUR LES FETES Cette production extraordinaire et unique sur disque phonographique, est en vente au prix de S1.60 à Montréal, et SI.75 à l'extérieur.Malheureusement la quantité en est limitée.Mieux vaut donc vous procurer ce disque précieux immédiatement chez votre marchand de musique.S'il ne l'avait pas.écrivez-nous.Disques Phonographiques Sacrés Enrg.1104 est, rue St-Zotique, Montréal 10.DO.5433 MONTREAL, DECEMBRE 1946 PAGE VINGT-CINQ Fondé en 1928.en morne temps que la paroisse du Belvédère, à Québec, le groupe Les Chanteuses du Belvédère iorme avec la chorale des hommes un ensemble dc 65 voix qui s'est souvent fait entendre en concert.Depuis S ans.Les Chanteuses du Belvédèie sont sous la direction de Mlle Patricia Poitras.bachelière en musique.Depuis trois ans, elles ont donné, seules, plusieurs concerts d'une haute tenue artistique.L'ensemble se compose comme suit : SOPRANOS : Mmes Henri-P.Du-bord.lac.Mathieu, Edouard Matte.D.Nolin, Wilfrid Rouleau, E.Tremblay ; Mlles Jeanne Bernier.Yvonne Bernier, Marcelle Boulanger, Suzanne Côté.Jacqueline Coulombe, Yvette Dion, Marcelle Garon, Thérèse Grenier, Cécile Guimont, Lucille Hardy, Bella Joncas, Thérèse loncas, Marie LaRochelle, Thérèse LeBon, Jacqueline Moffet, Zita Paquet, Cécile Raymond.Marcelle St-Pierre, Edith Terreau, Gisèle Têtu.ALTOS : Mme P.-E.Charlebois.Mlles Anita Bernier.Madeleine Côté.Julienne Chassé.Georgette.Blouin, Lorette Fiset, Marthe Lesage.Rolande Mercier, Juliette Thivierge, Françoise Trudel ; CONTRALTOS : Mlles Madeleine Bernier, Madeleine Côté, Marguerite Côté, Marie Lavoie, Marthe La voie, Lucille Leboeuf, Denyse Pettigrew, Anne-Marie Tremblay, Yvonne Zaccardelli.Gagnants des concerts Willis Tous les dimanches, à CKAC, la maison Willis invite des élèves de piano de nos meilleures institutions d'enseignement.Les auditeurs qui répondent à une question posée par M.Robert Paradis, directeur de l'émission, ont droit à cinq prix offerts par la maison Willis, dont deux abonnements au "Passe-Temps".Voici les gagnants des récentes émissions : 17 NOVEMBRE — M.Bruno Lessard.Louiseville ; Mme Willie St-Onge, 1400 est, rue Beaubien, Montréal ; Mlle Thérèse Létour-neau, St-Constant (Laprairie) ; Rde Sr St-Léocade, Cong.Notre-Dame, 2040, rue Delorimier.Montréal ; Mlle Ghislaine Laflamme, Plaisance (Papineau).24 NOVEMBRE — Mlle Fernande Levert.St-Edouard (Napier-ville) ; M.Jimmy Duff, 4867, rue St-Denis, Montréal ; Mme G.Gau-dreau, 4081.rue Montana, Montréal; Mlle Hermine Lacombe, 288, rue St-Laurent, Valleyfield ; M.Marcel Martin.117, Ch.St-Jean, Laprairie.1er DECEMBRE — M.Frank Meunier, Bedlord ; Mlle Agathe Paquin, Louiseville, P.Q.: Mlle Yvette Smith.113.rue Victoria, Sorol ; Mlle Yvonne Lévesque.2110, rue Cuvillier, Montréal; Mlle Monique Brossard, 2366, Parc Gameau.Montréal.8 DECEMBRE — Mlle Anita Lareau, 5243.rue Fabre, Montréal; Mlle Lucine Chaîne, 6365.rue de St-Valier.Montréal ; Mlle Régina Boutin.1459, rue Chomedy.Montréal ; Mlle Yvonne Fournier, 4327, rue St-André, Montréal : M.Jacques Lalanne, 85, 3e rue, Iberville.15 DECEMBRE — Mlle Irène St-Germain, 29.2e avenue.Ville St-Pierre ; M.Henri Cusson, 4590.rue Jeanne d'Arc, Montréal ; Armande Lestage, 1823, rue St-Germain, Montréal ; Mlle Lucienne Descôteaux.Ecole Normale.Joliette ; Mlle Yvonne Hamilton, Saint-Joseph de Sorel (Richelieu).Lisez bien ceci Débarrassez-vous en le disant, du picotement ou de l'irritation de la gorge, en prenant du Sirop MATHIEU de la manière suivante : Prenez une cuillerée à soupe de Sirop MATHIEU pur, et gardez-le dans votre bouche sans l'avaler pendant deux minutes, bien comptées à votre montre, ensuite avalez-le lentement, et votre malaise disparaîtra sûrement et rapidement, grâce au Sirop MATHIEU.DITES-LE A VOS AMIS PAGE VINGT-SIX LE PASSE-TEMPS Mots croisés du Passe-Temps 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 PROBLEME No 14 HORIZONTALEMENT : 1—Strauss en a écrit de célèbres.— Jeune chanteur canadien français.2.—Taffetas rayé ou à carreaux fabriqué surtout aux Indes.— Tout oiseau l'est — Morceau d'étoffe noire, bleue ou blanche que portaient les gens d'église.3.—Evoque de Coutance au Vie siècle.— Etui de métal.— Mot arabe signifiant fils.— Première note de la gamme ordinaire.4.—Plateau élevé et salubre de la région de Tananarive, au Madagascar.— Ville et presqu'île de Colchide.— Nom d'un chanteur Italien célèbre (moins la première lettre).5.—En anglais : les notes Ré et La.— Initiales d'un organiste et compositeur montréalais.— Se fait entre les deux scènes d'une pièce.— Initiales d'un pianiste-compositeur canadien, décédé en 1932.6.—Initiales du président de l'Académie de Musique de Québec.— En anglais, les notes Do et Mi.— Triage.— En espagnol, somme que l'on fait au milieu de la journée.7.—Infinitif.— Alliés, partisans.— Les trois premières voyelles.8.—Ceux de Bossuet et de Bourdaloue sont restés fameux.— Dans l'église orthodoxe, image représentant la Vierge et les saints.9.—Sans effet, sans résultat.— Noix dépouillée de son écale.10.—Assemblage de sons divers.— Daller avec des cadettes.11.—Ancien nom des grenouilles.— Note de musique.— Canal qui amène l'eau de mer dans le réservoir d'un marais salant 12.—Les .et les autres.— Adjectif possessif féminin, - - Premières lettres du nom d'un célèbre chanteur noir.— Mesure japonaise de capacité.— Note de musique.13.—Nom vulgaire des câpres dans le midi de la France.— Fleuve de la TransCaucasie russe.Initiales d'un compositeur canadien, célèbre pour ses harmonisations de chansons de folklore.M.—Sursaut.— Initiales d'un compositeur français .auteur de plusieurs opéras : Sigurd, Salammbô, etc.— Abréviation de nouvelle lune.15.—Du verbe avoir.— Libre disposition de son temps.— Saison.16.—Faculté au moyen de laquelle l'homme peut connaître et juger.—¦ Abréviation de Nord-Ouest.— Imprésario français qui fonda à Montmartre en 1881.le cabaret Le Chat Noir.VERTICALEMENT: 1.—Nom donné chez les Turcs, à la mère du Sultan régnant.— Divulguer.2.—Toute substance végétale qui répand une odeur suave et pénétrante.— Nom donné quelquefois au bélier.— Attaqua brusquement.3.—Note de musique.— Qui écrit des revues.4.—-Personnage du "Lutrin" de Boileau.type du vieillard chicaneur.— Lisière d'un bois.— Nom que l'on donne aux dieux bienfaisants de la mythologie Scandinave.5.—Célèbre poème épique de Virgile.— Moment de repos au milieu d'une partie.6.—Qui frappent l'ouïe.— Ville et presqu'île de Colchide.7.—Auteur de Jocelyn.— Qui n'a pas de valeur.8.—Répété plusieurs fois est un mimolo-gisme représentant le rire.— Dieu de la mythologie grecque, aussi le Mars des Romains.— Gendre de Cromwell, adversaire acharné de Charles 1er.9.—Personnage d'Afha/ie, tragédie de Ra- Un parfum joyeux à l'arôme discret mais per.sistant.C'est l'indispensable auxiliaire du charme féminin.mm TXJLIPE NVIRE vb ENARL7 LA Cie CANADA DRUG.MONTREAL cine.— Initiales d'une cantatrice française, auteur de "Sous tous les ciels, j'ai chanté." — Fille d'Inachos.10.—Sorte de violon à trois cordes et à archet, dont jouaient les ménestrels.— Nom (au pluriel) par lequel saint Rémi désigne Clovis quand il lui ordonna de baisser la tête.11.—Partie intérieure et principale d'un temple.— Juge musulman qui remplit à la fois des fonctions civiles et religieuses.— Messagère des Dieux, changée par Junon en Arc-en-ciel.12.—Infinitif.— Opéra en quatre acte, musique de Verdi.— Nom du soleil chez les Egyptiens.13.—Roi des Molosses.— Idées qu'on a des choses.14.-—Initiales d'un excellent luthier montréalais, décédé il y a quelques années.— Flèche.— Deux voyelies.15.—Joueur de flûte dans l'antiquité.— Qui vont çà et là.16.—Quantité de choses nécessaires à la guerre.— Qui existe réellement.SOLUTION DU PROBLEME No 13 ¦ m [m â]oi si 6 ''"6 9 10 11 12 AllN 8 bj 9[6j M [O 0\L 13 d] 15 ~ ia hmd IX) du! mm LU A _ajH] h T É.1 IS 16 1511 LLlï •jui si •MU lld mem dirMjlS'ûj T liijEI mm MONTREAL, DECEMBRE 1946 PAGE VINGT-SEPT La fin tragique d'Albéric Magnard un article inédit de René DUMESNIL Le 3 septembre 1914, au matin, quelques uhlans pénétraient dans la propriété d'Albéric Magnard, à Baron, près de Nanteuil-le-Haudouin.puis faisaient irruption dans la maison.Magnard tira.Deux hommes tombèrent.Croyant avoir affaire à une défense organisée, les autres s'enfuirent, mais quelques heures plus tard, ils revinrent en nombre.La maison fut cernée, des branches entassées aux issues.Ils y mirent le feu.Et l'un des plus nobles et des plus purs musiciens français périt au milieu des ruines calcinées de sa demeure qu'il n'avait pas voulu voir souillée par l'envahisseur.Il y a trente-deux ans de cela.Les événements ont empêché que fût commémoré le trentième anniversaire de ce sacrifice héroïque, dont l'inutilité même rehausse, en quelque sorte, la valeur de symbole.Le drame du Manoir des Fontaines où Magnard avait réuni de belles collections de tableaux, de livres rares, de meubles précieux — tout ce qui donnait pour lui du prix à la vie — illustre magnifiquement l'esprit même de la résistance.Ancien officier de réserve.Magnard avait tenté de reprendre du service à la déclaration de guerre.Son âge retardant les formalités nécessaires, il n'avait pu prendre son parti de demeurer hors du combat.La vue des hordes déferlant sur le sol de la patrie lui fut insupportable.Il choisit son destin, écarta les siens.Son fils était hors de la maison au moment où les Allemands revinrent.On le découvrit, on le ligota, et il assista, impuissant, à l'horrible tragédie.Il ne dut lui-même la vie qu'en se faisant passer pour le fils du jardinier.Trois semaines plus tard, Mme Magnard revint à Baron.Elle ne trouva plus aue ruines et décombres.A la place de ce qui avait été autrefois le salon, on découvrit quelques ossements auprès de quelques pages de manuscrit de la partition de Bérénice, le drame de Magnard représenté huit ans plus tôt à l'Opéra-Comique ; mais la partition d'orchestre de Guercoeur avait été dévorée par les flammes.La perte aurait pu être irréparable : le désintéressement de Magnard était tel qu'il négligea toujours de mettre dans le commerce ses partitions dramatigues pour l'orchestre.Providentiellement, il restait à Paris une copie du second acte.Guy Ropartz, ami fraternel d'Albéric Magnard, et qui avait dirigé plusieurs fois au concert le premier et le troisième actes, en reconstitua l'instrumentation d'après une partition pour piano et chant gravée.Et c'est ainsi que, grâce à l'amitié, l'Opéra put monter Guercoeur le 21 avril 1931.En tout temps de l'année un abonnement au "PASSE-TEMPS" est un cadeau apprécié.$2 PAR ANNEE LE PASSE-TEMPS — 627 ouest, rue Dorchester Montréal 2 PAGE VINGT-HUIT DE RETOUR DE PARIS Madame F ar] on présente en exclusivité LES CREATIONS ROBES.LINGERIES • Madame FARJON — Hôtel de la Salle 1250 rue DRUMMOND — PL.6583 — MA.3221 Présentation des dernières Modes de Paris dans /"élégante revue L'OFFICIEL DE LA COUTURE ET DE LA MODE DE PARIS Chez les libraires spécialisés : S3.00 l'exemplaire Abonnement annuel : S12.50 (6 numéros) Canada et Mexique : $14.00 (argent américain) CLAVEL PUBLICATIONS, 610 Fifth Ave., New York 20, N.Y.•VOYAGES DE NOCES Pour vos réservations d'hôtels, d'avion, etc.consultez-nous.Quel que soit votre budget, nous sommes en mesure de vous suggérer plusieurs plans de voyage.TOUS SERVICES SANS FRAIS PLateau Suite 20, 1010 ouest rue Sainte-Catherine 8 0 7 7 Montréal LE PASSE-TEMPS JACQUES BLANCHET, artiste-relieur Jean P.LePailleur CREER UN GENRE NOUVEAU dans le domaine pourtant très fouillé de l'art, que ce soit en musique, en peinture ou en reliure, c'est en vérité ajouter un chapitre aux réalisations artistiques d'un peuple.Ce qu'il faut surtout à ce créateur, c'est une imagination fertile, un esprit inventif, beaucoup de réflexion et de jugement.C'est cela que je viens de découvrir chez un jeune relieur de la Métropole, M.Jacques Blanchet.Plusieurs connaissent ce jeune artiste qui, l'an dernier vers la même date, exposait pour la première fois à l'Ecole du Meuble ; mais plus encore n'ont jamais même entendu son nom."Au fond", dira-t-on, "relieur pour relieur, c'est la même chose, ces gens ne diffèrent que par leur habileté à habiller un livre, pour qu'il ne subisse pas des ans "l'irréparable outrage." Habituellement ce peut être ainsi, mais chez Jacques Blanchet, c'est beaucoup plus.Avec cet artiste, la reliure, de simple métier qu'elle était, est entrée parmi les beaux-arts.Dans nos campagnes, on rencontre sans jamais même penser à les désigner comme artistes, ces vieux forgerons qui, depuis des générations, battent le fer sur l'enclume ; mais devant les oeuvres d'un Langlois, ou d'un Lebrun, craindra-t-on d'avouer qu'avec leurs modestes instruments, ceux-ci ont enrichi notre patrimoine artistique par des travaux qui ont tous les caractères des oeuvres d'art ?En son domaine, voilà ce qu'a fait ce jeune relieur.A l'aide de son poinçon et de son aiguille, il a créé en reliure, des oeuvres d'un caractère nouveau dépassant les cadres du genre Ci-dessus, reliure de ï "Epopée canadienne", commandée par fauteur, M.Jean Biuchêsi.sous-secrétaire de la Province.A droite."Nos Messieurs", appartenant à J'aufeur, Mgr Olivier Maurault.recteur de l'Université de Montréal.MONTREAL, DECEMBRE 1948 "fantaisie" dans lequel se spécialisent depuis des années nos propres relieurs.11 a fait parler le cuir ; il a donné au livre qu'il habillait une expression vivante ; en un mot, il a illustré l'idée maîtresse qui se dégageait du volume.En effet, le genre fantaisiste existe depuis longtemps en reliure.Ces prix que nous remportions parfois, lors des distributions de fin d'année, de "beaux livres rouges dorés sur tranche", sont les exemples typiques de la fantaisie : couverture ornée d'or ou plaquée d'une mosaïque n'ayant aucune forme symbolique.En ce genre, l'imagination se laisse aller au gré de la fantaisie et permettra les réalisations les plus originales, soit des couvertures habillées de toile du pays ou même de fourrure.Laissons ce reheur nous expliquer lui-même ce qu'il entend par ce genre "symbolique" dans lequel il s'est spécialisé.Voici comment, dans le volume qu'il vient de porter à son imprimeur, il explique sa conception de cette catégorie de reliure : "II.ne saurait en vérité exister de plus beaux livres que ceux qui en sont revêtus.Ils sont intéressants parce qu'on peut dès l'abord en saisir le résumé dans les dessins de la couverture, et par leur apparence originale et vivante, ils sont très agréables à l'oeil ; en un mot, ils sont une forme expressive.Pour développer cette idée d'une manière concrète, prenons par exemple cette reliure qui revêt le volume de M.Jean Bruchési, "L'Epopée Canadienne".Le sujet de ce volume est une histoire du Canada dédiée à (Suite à la page trente-deux) PAGE VINGT-NEUF FANTAISIE.TOUJOURS P X LUS QU'AUCUNE AUTRE SAISON, l'hiver semble inspirer nos couturiers, et on ne peut résister au charme qu'oitrent les nouvelles créations dans leur note caractéristique et lumineuse.9 Les oppositions s'affirment de façon croissante, oppositions de tons et de matières.Les effets sont réussis, de belle allure et d'u.ieo sûre élégance.• Ne perdant jamais ses droits, cette dernière se manifeste avec goût et fantaisie, et le3 maisons de couture nous présentent variées et étudiées de tort jolies choses.9 Et voilà que reviennent las BRODERIES et DENTELLES tant aimées de nos grand'-mères.Flous et légers, plumetis et dentelles donnent aux robes du soir une grâce vaporeuse et romantique, tandis que.contrastants, les plus cassants des taffetas, des failles, unis ou bayaderes, nous parent d'une majestueuse élégance.Les robes d'après-midi ne le cèdent en rien aux robes du soir ; de lignes simples et rationnelles, elles sont conçues dans de souples tissus, chevronnés, to les de laine, crêpe de laine ou de sole.Des recherches exquises donnent aux modèles une valeur, une personnalité exceptionnelle.• Les MODISTES ont la passion de leur métier, la fierté de leur mission.Leur ingéniosié et leur adresse sont inégalables et le prestige du chapeau de Paris est rayonnant.Après avoir été révolutionnaire, le chapeau, redevenu sage, est un poème avec sa dentelle ombrageant doucement le rême des yeux bleus ou bruns.# Les paruriers, en relations étroites avec la Haute Couture et la Haute Mode, dans de véritables petits laboratoires, ont perfectionné d'antiques procédés et mis au point le travail de matières les plus dissemblables, d'après des procédés ignorés ou oubliés.S'éloignant des matières courantes, métal, bois, plastique, cuir, tissu, ils ont utilisé du carton moulé, du cuir bouilli, des yeux de poissons, des défenses de narval, de l'acétate de cellulose pure, des peaux de requin, des vessies de porc, de la ficelle, du feutre, etc.9 Sous l'inspiration de la fantaisie, les paruriers ont conçu d'étonnants modèles de parapluie, de boutons lumineux et de boutons à musique, des ornements de mode, des sacs de dame.etc.O Devant tant de créations artistiques, nous éprouvons une joie incomparable, un plaisir esthétique qui nous tont oublier les déceptions de la vie quotidienne.C'est la magie de l'Art.• Simone CHANDAI.innmM n ••• n •¦• .*.•••.-.••• ••.-.•¦.••• ••• .••.••• ••-.'.••• .-.••.-,.-.;.; ;.; ;.; ;.; ;.; ;.; ;.; ;.; ;.• j.j.j .• .FoRT SEYANTS sont les chapeaux créés cette saison.9 Chez Evelyne ARZAN.cette gracieuse toque en velours rubis travaillée en spiralo et garnie de larges noeuds.9 Simone GANGE a créé cette ravissante toque de feutre vert olive ornée de deux ailes.9 Création Denise CKABAUD, cetto auréole de feutre velours tête de nègre, travail en lissage controiié.très jeune d'allure.PAGE TRENTE Photos: L'Otliciel de la Mode et de la Couture de Paris LE PASSE-TEMPS POUR LE BAL R, ,OBE DE STYLE en lamé argent de chez Aubigny et que portait Madame Farjon, au récent Bal Suisse donné en l'Hôtel Ritz-Carlton, à Montréal.Ravissante robe, création Aubigny, en taffetas bleu nattier.Elle est garnie d'une riche broderie de velours.CREATIONS AUBIGNY MONTREAL, DECEMBRE 1946 PAGE TRENTE-ET-UN EAUMANOIK Un veritable musée d'artisanat Venez le visiter et y choisir vos cadeaux PAUL GOUIN, directeur artistique 1498 OUEST, RUE SHERBROOKE (près Guy) même signification unique : extérioriser l'idée mai-tresse du volume.Pour saisir l'esprit inventif de cet artiste, il faut avoir admiré l'interprétation qu'il a donnée à quelques-unes de ses oeuvres : "Mermoz"."Marie-Stuart", "Nos Messieurs", "Le Petit Prince" et "Ressources et Bois du Québec" ; et plus récemment encore : "Initiation à la musique", "Napoléon", "Louis XIV", "L'artisan du Québec" et "Voyage au Mexique".M.Blanchet nous quittera au printemps pour aller se perfectionner en Europe et acquérir dans tous les genres de reliure, la technique des vieux maîtres.Vers la mi-janvier, il exposera quelques jours à Montréal, à Québec, aux Trois-Rivières et dans quelques villes de la province.Nos compatriotes verront qu'il est un de ceux qui font mentir le proverbe, "Nul n'est prophète en son pays".Souhaitons qu'en tous nos arts, nos artistes canadiens, au début de leur carrière, puissent trouver ici autant de considération et d'éloges mérités.Jean-P.LePAILLEUR.Y PENSEZ-VOUS?Les magasins sont encombrés ! Quels cadeaux acheter ?Voici vos problèmes résolus : pourquoi ne pas donner un beau tableau, une aquarelle, un dessin original d'un artiste canadien ou étranger ?VOYEZ LE BEAU CHOIX DE L'ART FRANÇAIS 370 ouest, rue Laurier, Montréal.CA.6077 JACQUES BLANCHET.(Suite de la page vingt-neuf) la jeunesse.Le cuir employé sera de couleur brune afin d'évoquer par cette sobriété la terre du colon.Le drapeau blanc à fleurs de lys qui rappelle les débuts de la colonie, sous le régime français, sera placé sur le haut du livre, tandis que l'Union Jack symbolisant le régime anglais viendra en parallèle.Des feuilles d'érable de teintes diverses seront disposées ici et là pour signifier les races d'origine étrangère qui ont formé la nationalité canadienne.Les feuilles de garde seront en papier marbré de grand luxe, et par leurs teintes et l'agencement des motifs, elles évoqueront la forêt canadienne.On dessinera sur la tranche du livre ues feuilles d'érable, les unes en-dessous des autres, et dont le contour sera doré, tandis que l'intérieur devra prendre sa couleur naturelle.Ceci indiquera l'union étroite de tous les Canadiens.L'emblème du Canada servira de motif à l'étui soutenant le volume.Sans doute c'est un travail minutieux et difficile à réaliser que ces oeuvres.Le relieur doit préalablement lire le livre, afin d'en tirer les données historiques et psychologiques dont il s'inspirera pour trouver des motifs d'ornements à l'expression parlante." Tout donc est jugé et pesé en ce genre nouveau de la reliure : la couleur employée dans le cuir et les teintures, le travail sur les feuilles de garde et les tranches, même l'étui qui le ferme, tout tend vers une Exercices d'articulation La nasale labiale sonore M Articulation — L'articulation de M se prépare par l'occlusion des lèvres et l'abaissement du voile ; elle se produit par l'abaissement brusque de la mâchoire amenant la séparation explosive des lèvres.Une sorte de frémissement sonore, semblable au son faible caractéristique de l'E muet, précède l'articulation proprement dite.Exercices — Ma.mé.mi, mo.mu.mou, meu, man.min, mon, mun.— Maurice-Emmanuel de Noirmoutiers, marquis de Montmorency, et Maxime-Marcel de Montmirail, marquis de Marmande.momentanément réunis, admirent les miroitements marmoréens des murailles de Miramar.— Brise des mers du Midi, combien mélodieusement tu murmures, à travers les mimosas, au moment même où la tourmente emplit la montagne de sombres clameurs, au moment même où la tempête épouvante de ses mornes mugissements les marins tremblants devant une mort imminente ! Mammouth, monstrueux mammifère, moins mort qu'endormi, désormais ranimé par mes mains, mieux que les manuscrits, ta mâchoire redira les merveilles des temps mauvais dont l'homme moderne a perdu la mémoire.— Mouhammed, mufti des Mamelouks, mire complaisamment sa mine de Maure dans les eaux sans murmure de la mer de Marmara.i.L.GONDAL.Un temple de la tfoirrmandije Cuisine et ATMOSPHÈRE bbs vieilles PROVINCES FRANÇAISES CAP SI MARTIN.fi*ï (3 MIUCS BU PONT AMUNTSIC ) Tel: AftORC-A pLOurri s\s.I PAGE TRENTE-DEUX LE PASSE-TEMPS Tout le monde en parle BI P T P O U toujours à point et Lull servi de façon appétissante Spectacle chaque soir dans la salle du haut 7815 Boul.Décarie.Téléphone : ATlantic 0638 RESTAURANT DISTINGUÉ CUISINE SOIGNEE VINS — BIERES — LIQUEURS 1490 rue Drummond Montréal — PL.6345 0SY>° PROPOS DE LA TABLE La polite histoire nous a conservé certains menus qui.aujourd'hui plus que lamuis, nous feront venir l'eau à la bouche.Savez-vous que le 24 décembre 1677.Madame de Sévigné offrait à ses invités un assez joli repas, ainsi constitué : Potages divers.Saucisses fumées.Rouelles do veau.Fritures.Daubes et courts bouillons, pâtés chauds.Perdreaux, dindes et oies rôties.Bécasses flambées.Pâtés de foie truffés.Pâtés de truites.Légumes divers.Entremets.Pâtisseries.Desserts.U est vrai que cependant que la divine marquise traitait ainsi somptueusement ses convives, le "menu peuple" des campagnes en élait à faire bouillir des fougères dans sa marmite.La Bruyère nous l'affirme et nous pouvons accorder un certain crédit à La Bruyère.Il y a cent ans.les cartes des restaurants au Réveillon étaient d'une belle richesse ot d'une telle variété que l'on en reste éberlué.Le gourmet pouvait choisir chez des traiteurs en renom qui avoisi-naient le Palais-Royal, parmi une dizaine de potages.Les hors-d'oeuvres étaient au nombre de près d'une centaine.Trente entrées, du poisson au gibier, et des desserts par dizaines complétaient ce choix prestigieux.Brillât-Savarin pouvait, vers cette époque, se permettre d'écrire ces mots qui mettent aux possesseurs du franc 1946 un sérieux vague â l'âme : "Tout homme qui peut disposer de quinzo à vingt francs et qui s'assied à la table d'un restaurant de première classe est aussi bien et mieux traité, que s'il était à la table d'un prince, car le festin qui s'offre à lui est tout aussi splendide et.ayant tous les mets à son commandement .il n'est gêné par aucune considération personnelle." Lorsque vous mangez en ville allez chez CUISINE SOIGNEE 8 Restaurants à Montréal LE PLUS CHIC RESTAURANT FRANÇAIS AU CANADA 1521.RUE MOUNTAIN * Si vous ave/, déjà vu un écureuil tourner une roue, vous savez comment procède l'Inflation .Plus les prix montent vite, plus les gens doivent gagner d'argent pour les payer, plus le coût de production s'élève, et cette hausse entraine une nouvelle augmentation des prix.C'est un cercle vicieux.Au Canada, heureusement, l'inflation a été tenue en échec.Les citoyens du pays ont eu le bon sens dc se dire: "Si tout le monde s'efforce d'acheter les marchandises rares, les prix augmenteront tellement que personne ne pourra plus rien acheter." Nous avons donc observé la modération.Nous n'avons acheté que le nécessaire et dépensé que l'essentiel.En remettant certains achats à plus tard, nous avons compris que nous recevrions davantage pour notre argent.Tout ce qui importe maintenant, c'est dc maintenir au Canada ce puissant rempart de la modération, cette aptitude des Canadiens à être modérés' en tout, dans leur façon de penser et d'agir, dans leurs actes et leurs coutumes. DECEMBRE 1946 52e ANNEE — MONTREAL I DANS L'ALBUM MUSICAL PAVANE DE MICHEL P°ur piano, oeuvre nouvelle de .Georges SAVARIA PETIT IESUS.BONIOUR, folklore.Alfred LALIBERTE PASTORALE, violon ef piano.Claude BURNEY PETITE HISTOIRE D'AMOUR, nouvelle chanson française .Léo VALI UN AVION TOUT BLANC, grand succès parisien .MALLERON-JOEGUY LES LÉGENDES DORÉES, par Louise DARIOS 20/ LA DECOUVERTE DU SIECLE LE VIBRIANO Attaché aux pianos droits, le Vibriano produit un vibrato naturel — des tons tout comme un orque.Aucune technique spéciale requise.Facile à installer soi-même.Fonctionne à l'électricité, mais sans amplilication désagréable./renseignez-vous aujourd'hui sur celte merveille, qu'est VIBRIANO.accepté par 90% des manulacluriers AMERICAINS.LES PIANOS QUIDOZ 1388 Mont-Royal Est, Montréal.FRontenac 1620 Téléphone: AMherst 4488 Successeur de Mme H.Etienne c o < ^Vv FLEURISTE Bouquets de Mariée Tributs Floraux 1654 est, rue Sainte-Catherine (Coin Champlain) POUR L'EXAv.EN DE VOTRE VUE Diplôme de l'université de Montréal PRESCRIPTION DES VERRES SPECIALISTE OPTOMETRISTRE-OPTICIEN 6761.SAINT-HUBERT 330, RUE SAINT-GEORGES CA.7616 ST-JEHOME — TEL.171 Pianos usagés REMIS EN BON ETAT et livrés avec banc.Aussi MACHINES A COUDRE do tout genre.Conditions de la Commission des Prix et du Commerce en temps de Guerre.X.A.L.ROBITAILLE 1007, rue Bleury — Montréal 1 Téléphone : HA.7359 # l'achète les pianos et les machines à coudre.3818 Girouard MONTREAL WA.6423 _âflMH%_____ OSWALD MICHAUD Accordeur de pianos pour l'élite des musiciens Professeur d'acoustique à l'Université de Montréal — Accordeur à Radio-Canada Inventeur du piano magnétique SONOBEL PIANOS REMIS A NEUF CHANSONS et MUSIQUE DOULEURS (paroles françaises) — R.Wagner 25 FUGUE DE CONCERT, en ré mineur, Scarlatti Arranqement Robert L.Bedell.6C NOCTURNE, Op.9, No 2 — Fr.Chopin (Violoncelle et piano).50 GRISERIE, paroles E.Pallascio-Morin Musique G.Agostini.40 LES MOISSONNEURS — F.Couperin PARNASSE MUSICAL LACHUTE, QUE.Un instrument qui fera les délices de l'exécutant le plus exigeant par sa sonorité puis santé et son dyna- j Style "Château" misme Prenan'- Pour informations : LES PIANOS LESAGE LA.8214 Sainte-Thérèse, P.Q ?548289675
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.