Le passe-temps, 1 janvier 1947, v. 52, no 906
tpassëlëmps REVUE ARTISTIQUE FONDEE EN 1895 Nous avons le plaisir de saluer, ce mois-ci, la première chronique de notre correspondante à New-York.Sous le pseudonyme Marie-Eve se cache une journaliste canadienne-française qui habite New-York depuis plusieurs années et qui est très au courant de la vie artistique de la grande métropole américaine.Le déplacement de la grande richesse vers l'Amérique, depuis un demi-siècle, aussi bien que les ruines de la dernière guerre européenne ont fait de New-York le grand centre artistique du monde.Si l'on va chercher en Europe les fruits d'une culture séculaire, c'est New-York qui est le grand pôle d'attraction de tous les artistes : musiciens, peintres, etc.Le Canada français musical ne peut ignorer cette réalité impérieuse ; c'est pourquoi "Le Passe-Temps" tiendra ses lecteurs au courant de la vie artistique à New-York.• L'année 1947 débute en beauté pour les lecteurs du "Passe-Temps".Dans le présent numéro, nous leur offrons des Souvenirs inédits sur Camille Saint-Saëns, l'une des gloires de la musique française.Le maître Isidor Philipp, qui a été son élève et son ami, nous trace du grand musicien un portrait qui est en même temps un véritable document historique.Le mois prochain, nous commencerons la publication d'un autre document d'une très haute importance pour les musiciens.M.I.Philipp présentera d'abord son eminent professeur Georges Mathias ; celui-ci ayant été élève de Chopin, il nous offrira ensuite des souvenirs sur le maître de la littérature pianistique.Nous publierons aussi, le mois prochain, une très belle oeuvre de Chopin.SOMMAIRE JANVIER 1947 — No 906 MUSIQUE THEMES ET VARATIONS .2, 3 LES ROSSIGNOLETS DE LA MONTAGNE.4, 5 DANS LE STUDIO DE M.ALFRED LALIBERTE par Gabrielle RAIZENNE .G JACQUES IBERT par René DUMESNIL .7 POT-POURRI.8 ALBUM MUSICAL .8 à 18 LA GLOIRE DE J.-S.BACH .17 MAURICE DURIEUX .19 LA ESTERELLA, par MAGALI .19 SOUVENIRS INEDITS SUR C.SAINT-SAENS par I.PHILIPP.20 UN NOUVEAU LIVRE DE MARIUS BARBEAU par Rodolphe LAPLANTE .23 LA VIE ARTISTIQUE A NEW-YORK par MARIE-EVE .24 ECHOS ET NOUVELLES .25 A PROPOS DES "LEGENDES DOREES" par Edouard WOOLLEY .26 L'HISTOIRE D'UNE ENTREPRISE UNIQUE par T.M.FOLEY .27 IL Y A 50 ANS DANS "LE PASSE-TEMPS".28 • LES MOTS CROISES .29 MINIATURES.30 • MODES DE PARIS.31 Autorisé comma matière de second» classe par le Ministère des Postes.Ottawa."LE PASSE-TEMPS" est publié mensuellement par lea Editions du Passa-Temps, line).627 ouest, ruo Dorchester, Montréal 2.— Téléphone : MArquetfe 9905.Il est imprimé par l'Imprimerie Mercantile.Limitée, Les manuscrits, publiés ou non, ne sont pas rendus.— Direction : Eddy PREVOST ; rédaction : Roland PREVOST ; publicité : Paul PREVOST.ABONNEMENTS : Canada : $2.00 pour 12 mois ; $3.75 pour 24 mois.Etats-Unis : $2.25 pour 12 mois.Autres pays : S2.50 pour 12 rao.s.Le numéro : vingt cents.L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.— CHANGEMENT D'ADRESSE : Tout changement d'adresse doit être accompagné de l'ancienne.Avis doit nous parvenir au moins trente jouis avant le numéro d'où le changement sera effectii.Pour discontinuer de recevoir cette revue.U faut avoir acquitté tous les arrérages.— Le Passe-Temps publie aussi de la musique en feuilles.MONTREAL.JANVIER 1947 PAGE UN Joseph Ladéroute "The Musician", périodique new-yorkais, publie l'information suivante, que nous traduisons : "Joseph Ladéroute, ténor canadien-français, à son récital du Town Hall, a présenté quelques oeuvres nouvelles de Warlock, Carpenter et Bowles, trois nouvelles chansons d'Olivier Messiaen, et deux de Frcnk Glazer, ainsi qu'un extrait de "Peter Grimes", le nouvel opéra de Benjamin Britten.Sa voix a un registre remarquable, bien qu'elle soit parfois un peu rude, sauf dans les deux chansons du folklore canadien-français, avec arrangements d'Alfred Laliberté : J'ai cueilli la belle rose et Mon petit Jésus, bonjour.Il les a interprétées avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité." — "Le Passe-Temps" a publié ces ces deux harmonisations : la première dans son numéro d'août 1945 et la deuxième en décembre 1946.¦ Alexandre Scriabine Le 10 janvier marque le 75e anniversaire de naissance de l'illustre compositeur russe Alexandre Scriabine.Pour bien connaître ce musicien génial, pour bien interpréter ses oeuvres, nous conseillons de lire ou de relire la belle étude que notre distingué collaborateur M.Alfred Laliberté a publiée dans "Le Passe-Temps" de mai 1946.Rappelons que M.Laliberté a été le seul élève de Scriabine, décédé en 1915.Pierrette Alarie et Leopold Simoneau à New-York Parmi les jeunes qui savent profiter de leur séjour ici, on distingue le couple très actif Pierrette Alarie-Léopold Simoneau.Ils travaillent, ces deux-là, et font des progrès tous les jours.Tous deux sont animés du même désir de perfection, de la même soif du beau, Ils font un couple parfait.Leopold, notre sympathique ténor, qui s'est distingué l'été dernier au cours d'une tournée de l'Enlèvement au Sérail, opéra de Mozart dans lequel il chantait le rôle principal de Belmonte, sera à Montréal à la fin du mois de janvier pour une série de concerts.Le 30, au Ladies' Morning Club, il chantera au complet le cycle de Schumann, Dichlerliebe (Les amours du poète).Il le chantera en allemand, ce qui est, en soi, un véritable tour de force qu'aucun autre de nos compatriotes, sauf erreur, n'a encore à son crédit.En plus, Leopold Simoneau créera des mélodies inédites de Clermont Pépin, dont deux lui ont été dédiées par le compositeur.Deux de ces mélodies sont écrites sur des poèmes bien connus de Verlaine : Chant d automne, et J'ai la fureur d'aimer.Une troisième met en musique un vieux poème chinois intitulé : La feuille d'un saule.Notre compatriote a eu le privilège de répéter Dichterliebe avec Kitzinger, un musicien de calibre qui était, il y a quelques années, l'accompagnateur de Richard Tau ber.Pendant que son mari répète avec Kitzinger, Pierrette Alarie, de son côté, prépare les quatre pièces qu'elle fera entendre au cours de l'émission des "Concerts canadiens" alors qu'elle sera l'artiste invitée.Elle a choisi d'offrir à cette occasion : Une voce poco fa, l'air de Rosine du Barbier de Seville ; Chanson de l'Aimée, très jolie chose de Léo Delibes, trop rarement entendue ; l'irrésistible Chanson de Solveig de Grieg.et Poupée valsante, le délice des coloratures.Les Simoneau, Pierrette et Leopold, onl le mérite de ne pas marcher dans les sentiers battus.Ils ont le courage du difficile, ce qui est tout à l'avantage de leur conscience artistique.Vous les entendrez prochainement tous les deux, et vous serez émus de leur beau travail.MARTE-EVE.1ACQUES THIBAUD.le célèbre violoniste français, lut acclamé comme un véritable héros lois de son apparition le lendemain du Jour de l'An avec l'Orchcstro Philharmonique de New-York.Les plus célèbres violonistes de l'univers avaient tenu à saluer le retour de leur eminent cantrère qui revenait pour la première lois en Amérique après une absence de doute ans.On remarquait, entr'autres.dans T assistance.Frits Kreisler, Mischa Elman et Natha.lie Milstein.Les tournât» de New-York rapportent que Jacques Thibaud reçut la plus vibrante ovation qua Ton ait accordée à un artiste depuis bien des années dans la grande métropole.On voit ici ('eminent artiste donnant à Tune de ses charmantes petites-filles sa première leçon de violon.Notre concours mensuel CHAQUE MOIS, deux abonnements gratuits à la revue musicale "Le Passe-Temps" sont tirés au sort parmi les bonnes réponses à cinq questions.Les concurrents trouvent les réponses en lisant les articles et les chroni-que» du numéro courant.Tous les lecteurs du 'Passe-Temps", abonnés ou non.ont droit de participer au concours ; les gagnants déjà abonnés à notre revue recevront un prolongement d'un an à leur abonnement.Le nom des gagnants paraîtra dans le numéro suivant.1.Quel compositeur français mourut à Alger en 1921 ?2.Qui est routeur des harmonisations de loïklore qui paraissent dans "Le Passe-Temps" ?3.Qui a écrit : "La musigue doit à Bach ce qu'une religion doit à son fondateur"?PAGE DEUX LE PASSE-TEMPS M.MARIUS BARBEAU.le plu* émJnent lolk-loriste canadien, qui a co/iigé dex milliers de chonsoni populaires et publié plus de 70 livres el brochures sur tous les aspects de l'ethnologie.Le mois prochain."Le Passe-Temps" fera paraître un article inédit de M.Marius Barbeau.Dans une autre page du présent numéro, on trouvera une belle apprè dation de son dernier recueil de chansons : "Alouette".(Photo "Dee Parois") 4.Peut-on s'occuper en même temps de culture musicale et de culture maraîchère ?Donnes un exemple.5.Comment s'appelait la rue où naquit Schubert?Dites, en quelques mots, quels genres d'articles ou de musique vous plaisent le plus dans "Le Passe-Temps".Adresses comme suit : Concours mensuel du "Passe-Temps".627 ouest, rue Dorchester.Montréal 2.P.Q.LES GAGNANTS DE DECEMBRE Jacques Parent.971 rue St-Valuer.Québec.Magdelelno LaFerté.4S0 rue Lin dear.Drummondvffle.P.0 Un grand anniversaire Le 31 janvier 1797 — il y a 150 ans — naissait le plus grand compositeur viennois : Franz Schubert.Sa maison natale porte aujourd'hui le numéro 54 de la nie Nussdorier.On a appose au-dessus de la porte une table de marbre gris avec cette inscription : "Franz Schuberts Geburtshaus".A gauche de cette inscription, une lyre surmontée d'une étoile ; à gauche, une couronne de feuilles contenant ces mots : 31 Jànner 1797.A l'époque de la naissance do Schubert, cette rue était appelée ''Himmelpïortgasse" (rue de la Porte du Ciel).Son père, fils de paysans, était instituteur ; sa mère était cuisinière avant son mariage, comme la mère de Beethoven.Dans ce milieu modeste, honnête, sévère, le petit Franz acquit vite des habitudes de ponctualité et d'ordre.Le père et les deux frères ainées étant instituteurs, ils connaissaient la musique et encouragèrent le plus possible le talent précoce de l'enfant.A onze ans, Franz était le meilleur chanteur à l'église, où il jouait aussi comme violon solo et il composait pour violon et piano.Souvenirs de Jacques Gérard Les journaux ont annoncé le départ de Jacques Gérard pour Paris, où il chantera de nouveau à l'Opéra-Comique.A cette occasion, rappelons quelques souvenirs qui n'ont jamais été publiés.Entré au Conservatoire de Bruxelles en 1923, '1 y obtint le premier prix de chant et de solfège ; engagé à l'Opéra de Liège, il créa Rhena.musique de Jean van Den Eeden.A la fin de la saison, il y eut, suivant la tradition, représentation au bénéfice de la vedette.Voisine de l'Opéra, une marchande de fleurs, que tous les artistes appelaient "la grosse Jeanne", fit parvenir à Jacques Gérard des colombes attachées à des rubans de soie et une immense gerbe de fleurs ; Jacques Gérard reçut de ses camarades une épée et des partitions d'opéras.Un autre souvenir : au Trianon-Lyrique, à Paris.Jacques Gérard chanta dans Quo Vadis et, souci de la réalité, on plaça sur la scène des lions vivants et la chanteuse dut entrer dans la cage avec le dompteur.Les lions dégageaient une odeur si forte, et peu agréable 1 que des aides vaporisaient constamment la scène pendant les représentations.Une répartie de Nikisch Nous tenons d'un témoin cette anecdote inédite que nous publions en rappelant que le 23 janvier marque le 25e anniversaire de la mort du grand chef d'orchestre hongrois Arthur Nikisch.— Après un concert où Nikisch agissait comme chef d'orchestre et où Kreisler avait joué le Concerto de Brahms pour violon et orchestre, une dame assez prétentieuse, épouse d'un eminent musicien, demanda à Nikisch : "Maître, pourquoi n'avez-vous pas ajouté une Ouverture à votre programme, pour l'allonger ?' Nikisch.toujours humilié de sa petite taille, se sentit piqué au vif par cette allusion : "Madame", rétorqua-t-il, "sachez que les Ouvertures ne sont pas pour les concerts symphoniques mais pour l'opéra ! " A cette époque, on se faisait, beaucoup plus qu'aujourd'hui, une haute idée des concerts d'orchestre.— Sir Adrian Boult.Mitropoulos, peut-être Koussevitsky, et beaucoup de grands chefs d'orchestre contemporains ont été les élèves d'Arthur Nikisch.M.William Duncan Willis Au service de la compagnie Willis depuis 48 ans.M.William Duncan Willis vient de quitter la présidence de cette grande institution familiale.Il a été.à cette occasion, l'objet d'une impressionnante manifestation d'estime de la part des associés e< du personnel des magasins et de la fabrique de pianos de Sainte-Thérèse.M.Inglis Willis, actuellement vice-président et gérant général de la Compagnie, assume provisoirement les fonctions de président.A M.et Mme William Duncan Willis, "Le Passe-Temps" offre ses meilleurs voeux de santé et longue vie.MONTREAL.JANVIER 1947 PAGE TROIS • Le Septuor Blaquière en costume* dei pro vinres françaises.D» gauche à droite : leanne, costume da Ja Bretagne ; Thérèse, costume de la Lorraine ; Cécile, costume de rAltaee ; Marcelle, costume de la Normandie ; Marthe, costume de la Bourgogne; André et M.Arthur Blaquière.coitumtt de la Bretagne.• Au retour de son voyage à Lewiston (Maine).T an dernier, le Septuor tul accueilli par la famille Von Trapp.à Slowe (Vermont.1.En plein air, à l'ombre d'un orme trapu, les deux ramilles, tout à lour, ont chaoti les chants de leurs paya.Six membres du Septuor et quatre de la famille Von Trapp figurent dans cette photo.Un conte de fée LES ROSSIGNOLETS Une intéressante visite au domaine "Les Rossignolets" à S.-Jean-Baptiste (Rouville) "J^OUS VIVONS, ma femme et moi-même avec nos onze entants, une vie de famille des plus belles, des plus heureuses et des plus unies".Cela semble la conclusion d'un conte de fée.Et ce n'est pas autre chose puisque la Fée de la Musique a créé, par enchantement, ce petit royaume de la Chanson, du Rire, du, Travail, des Joies familiales.C'est une histoire qui mérite d'être racontée.D'autant qu'elle se passe toute entière dans la réalité.Le Septuor Blaquière Le Septuor Blaquière a été fondé en 1934 au sein même de la famille de M.Arthur Blaquière.qui compte onze enfants.11 est composé du papa, directeur du groupe, de cinq filles : Thérèse, l'aînée et accompagnatrice, Cécile, des jumelles Marthe et Marcelle, Jeanne, et d'un garçon, André.Au cours des douze années d'existence qu'il compte déjà, le Septuor a déjà parcouru plusieurs fois toute la province de Québec, les provinces maritimes, et les principaux centres franco-américains de la Nouvelle-Angleterre.Il a donné plus de 1,500 concerts et il possède un répertoire d'environ 300 chansons des plus diverses.Ce groupe familial a eu le plaisir d'être reçu par la célèbre famille Von Trapp dans son domaine de Stowe, dans le Vermont ; il a chanté à deux reprises aux Matinées Symphoniques du Plateau, et il a reçu les plus beaux éloges de M.Désiré Defauw.directeur des ConcertB Symphoniques de Montréal.Le Septuor Blaquière a chanté devant des auditoires considérables, notamment au grand Festival de Lewiston (Maine), au Festival de la Bonne Chanson au Forum de Montréal, etc.Et maintes lois il fut invité au micro de Radio-Canada.La dernière grande tournée du Septuor Blaquière fut celle d'Acadie en octobre 1945, où il a donné 14 concerts dont deux à l'Université Saint-Joseph de Memramcook, un à Moncton, et deux à l'Université du Sacré-Coeur, à Bathurst.Le Royaume des Rossignolets "Avec le fruit des concerts du Septuor", nous dit M.Blaquière, "nous avons acheté sur le flanc de la Montagne de Rougemont un emplacement de 110 arpents," La famille Blaquière y a construit une jolie maisonnette qui en été se perd dans la verdure et les fleurs.La vie y est patriarcale, toute occupée aux PAGE QUATRE LE PASSE-TEMPS DE LA MONTAGNE La famille Blaquière unit la vie artistique à la saine vie rurale travaux des champs, durant la belle saison, et, en hiver, par leB répétitions et les concerts.Laissons de nouveau la parole au seigneur des lieux : "Durant la belle saison, tous, garçons et filles, travaillent aux champs, s'occupant à bêcher, à sarcler, à casser les fèves, à cueillir les tomates et à préparer les conserves pour les besoins de la famille ; entretemps, les garçons et le papa embellissent le domaine ou voient à l'entretien du verger qui compte actuellement plus de 400 pommiers.Durant la saison d'hiver, les hommes s'occupent d'élevage (43 porcs) et des volailles, tandis que les filles et la maman s'occupent à des travaux d'aiguille : tricots, broderie, etc."En 1946, nous avons produit dix arpents de fèves jaunes et vertes qui ont rapporté onze tonnes ; environ 25,1300 pieds de tomates qui ont donné 65 tonnes, dont 36 tonnes envoyées à la Conserverie de notre village, et 29 tonnes mises en paniers et vendues à des intermédiaires ; et deux crpents el demi en pois verts qui ont rapporté deux tonnes ; à part cela nous avons cultivé nos propres légumes : maïs, carottes, betteraves, etc., pour nos propres conserves ; enlin nous avons eu les fruits de notre verger.La vie artistique "A l'automne reprennent les concerts, et, à l'hiver, le travail du nou vécu répertoire et la reprise de l'ancien occupent tous nos loisirs.Non seulement le Septuor mais aussi tous les membres de la famille participent aux exercices d'ensemble : inutile de vous dire que nous passons des heures des plus agréables et des plus intéressantes."Philippe, l'aîné des garçons (26 ans), joue le violoncelle.Elève de M.Jean Belland pour le violoncelle, et de M.Gabriel Cusson pour l'harmonie, durant près de huit années, il devait se présenter au concours du Prix d'Europe en 1941.mais n'ayant pu obtenir un sursis à son appel militaire, il dut abandonner ce projet."Thérèse, l'aînée des filles et accompagnatrice du Septuor, a étudié la musique à l'Institut Pédagogique de Montréal, tandis que les jumelles Marthe et Marcelle, ainsi que Jeanne, la benjamine, jouent le piano." Depuis le début de l'automne, le Septuor Blaquière a continué ses concerts dans les maisons d'enseignement.Au printemps, il fera une nouvelle tournée en Acadie, et il se propose de parcourir l'Ontario et la Nouvelle-Angleterre, l'automne prochain.H.P.• Au cours de 1946, la /orme des Rossigno-lets" a cutivé 25,000 pieds de tomates, deux arpents et demi de pois, dix arpents de fèves jaunes ef vertes, sans compter les autres légumes pour les besoins de ia table.Dans la photo : Cécile, Marcelle ot Jeanne dans le champ de lèves.• Lo chalet de la montagne de Rougemont."les Rossignolets", où vit maintenant la famille F/agufere sur un domaine de 110 arpents.L'emplacement de ce chalet, U y a deux ans, était en souches et en broussailles.M.Blaguière et ses entants ont eux-mêmes nettoyé le terrain et construit la maison.MONTREAL, JANVIER 1947 PAGE CINQ DANS LE STUDIO DE M.ALFRED LALIBERTÉ (Photo "Des Parois"! TE VIENS DE PASSER un peu plus d'une heure au studio de M Alfred Laliberté, dans l'édifice du King's Hall, rue Sainte-Catherine.C'est là que le maître enseigne le piano ou le chant à ses élèves de différentes nationalités dont plusieurs sont attachés à sa doctrine artistique comme l'on a pu voir de véritables disciples marcher dans la voie de Ingres, pour la peinture, et dans celle de Tagore.pour la philosophie.Ayant puisé en Europe même une expérience musicale de plusieurs années qui s'est greffée à ses dons de virtuose et de compositeur, M.Laliberté fut en mesure, il y a déjà longtemps, d'établir à Montréal, un centre de culture.Ses élèves acquièrent chez lui non seulement une formation pianistique ou vocale de premier plan, mais une éducation artistique s'appuyant sur les principes éternels du rythme, de la nuance et du goût le plus pur.J'en avais une nouvelle preuve tout à l'heure.Le maître nous assurait, avec raison, que le meilleur professeur, quelles que soient son origine et sa nationalité, n'aura jamais sur le public restreint ou nombreux de son école, un effet direct, qu'à la condition d'avoir la psychologie du milieu où il enseigne.C'est ainsi que M.Laliberté, aidé de cette conception, procédant d'après une méthode qui lui est bien personnelle, développe chez ses élèves les grandes facultés spirituelles que sont l'intelligence, la mémoire, et l'amour du travail.En somme, c'est beaucoup plus que l'enseignement proprement dit.c'est l'orientation artistique par excellence.Ce n'est pas en vain que le maître a consacré à la musique sa vie entière.Aujourd'hui, comme d'ailleurs depuis toujours, il a sur ses élèves un pouvoir qui relève de la pédagogie sous sa forme la plus haute, la mieux entendue.Le studio se prête d'ailleurs idéalement à un tel échange entre le maitre et l'élève.Ses murs sont tapissés de toiles et de reproductions magnifiques où l'on reconnaît beaucoup de chefs-d'oeuvre de toutes les grandes écoles.On peut y admirer aussi des originaux de Franz von Stuck et de Jean Doi ville.Une sorte de recueillement flotte au-dessus des larges pianos qui s'y étalent avec la gravité qu'a au repos cet instrument.et parmi les innombrables objets d'art disséminés un peu partout sur tables et bibliothèques.Aussi l'on peut s'imaginer avec quel bien-être et avec quelle inspiration les grands artistes étrangers Glikeria Taïga et son mari, Maksoly.ont su réaliser chez lui les oeuvres dont quelques-unes sont exposées au studio.Maksoly y a laissé, entre autres .deux portraits d'un art achevé : l'un de M.Laliberté ; l'autre de Madame Taïga elle-même.Glikeria Taïga y a fait dans un autre ordre d'idées des oeuvres d'une puissante originalité, notamment une Vierge portant l'Enfant-Dieu.Les figures qu'elle conçoit sortent de l'ordinaire ; elles n'ont rien d'hu- par Gabrielle RAIZENNE main.Et les yeux qu'elle crée sont comme des parcelles échappées à l'esprit même.A part ces artistes qui ont travaillé au studio, des écrivains et poètes y ont fait des conférences.Le docteur Sadhu Singh Dahmi, particulièrement, y a donné durant les trois dernières saisons des causeries sur les philosophies d'Orient et d'Occident, et M.Robert Choquette, il y a quelques mois, nous y faisait entendre de copieux extraits de sa Suite maritime.Puis il arrive aussi que M.Laliberté offre à quelques invités l'avantage d'entendre ses élèves, certains d'entre eux ayant déjà atteint à la notoriété.Je me rappelle avoir en- M.ALFRED LALIBERTE vu par le spirituel artiste de récran.Paul Dupuis.PAGE SIX LE PASSE-TEMPS LA VIE MUSICALE JACQUES IBERT iii;;;;;;;;;;;;:;;;;;;!;;;;;:;::;;;:;; Un article médit de René DUMESNIL tendu, un soir, dans des extraits de la WaUryrie, MM.Gérald Desmarais et Richard Manning; M.Laliberté était au piano.Nous avions admiré alors, en plus de la beauté reconnue de l'oeuvre, la maîtrise des artistes, l'enseignement du maître et son art d'accompagner, quasi orchestral.Ainsi sous le charme, nous avions l'illusion merveilleuse d'être subitement transportés dans un salon de Paris ou de Berlin.Il résulte de telles auditions, pour les élèves, un entraînement irremplaçable qui, en outre d'aider à leur éducation, leur révèle sous un jour lumineux les efforts nécessaires à la compréhension des oeuvres musicales qui ont le plus de poids ; leur tâche s'en trouve allégée.Ajoutons qu'à cause de son assimilation de l'allemand et de l'anglais et de ses relations amicales avec les artistes les plus justement réputés tels Nicolas Medtner, Marcel Dupré.Carl Weinrich, Rachmaninoff.Egon Petri, etc., M.Laliberté a pu renouveler sans cesse sa vision de ce qui se passe dans le monde artistique contemporain comme, d'autre part, il demeure en contact avec les créateurs de génie qui sont vraiment ceux qu'on peut appeler les maîtres de tous les temps.Cela explique assez bien, je crois, la réputation de M.Laliberté, de même que l'impression tenace qui s'obstine dans l'esprit des visiteurs intéressés et des disciples du maître, longtemps après qu'ils ont quitté le studio.Je sais par moi-même qu'il est impossible de ne pas porter fidèlement en soi, malgré l'activité tout à fait profane de la rue Sainte-Catherine qui nous attend au sortir de cette vaste pièce, l'apparition des oeuvres d'art qui y sont, le soir, caressées par la lumière des lampes, et animées, le Jour, par la clarté venue obliquement des hautes fenêtres du fond.J'éprouve chaque fois à peu près ce que Georges Gsell disait ressentir en quittant l'atelier d'un grand artiste où on trouvait concrétisés dans ses oeuvres l'Art et la Pensée entremêlant leurs voix surnaturelles.Gabrielle RAIZENNE.O n attend beaucoup de ceux qui ont beaucoup donné ; et nul musicien n'est prodigue de ses dons autant que Jaccrues Ibert ; nul n'a davantage varie ses moyens, renouvelé ses aspects.Et pourtant, chaque page qu'il écrit porte, comme un filigrane, la marque d'une personnalité reconnaissable dès la première ligne.Original, il l'est plus que quiconque, et cependant il tient par des racines profondes à la tradition la plus purement française.Il a de l'esprit.L'esprit, dans la musique, est d'une essence plus subtile encore que dans la littérature.Il a le don du comique ; mais il possède aussi de la puissance ; il sait traduire avec bonheur le caractère pittoresque — on pourrait dire aussi bien pictural — d'un paysage ou d'un personnage.Il est pareillement doué pour le théâtre et pour la musique pure.Et.quelque forme qu'il choisisse, cet artiste si divers reste lui-même et conserve son unité.L'auteur de l'irrésistible Angélique, demeurée ou répertoire de l'Opéra-Comique, est aussi le musicien des Escales, du Concerto pour flûte et orchestre, du magnifique Quatuor, tout récemment révélé, de Diane de Poitiers, que l'Opéra doit reprendre, du Roi dYvetot, l'auteur des Histoires, des Rencontres — j'arrête une enumeration qui suffirait à couvrir tout le papier dont je dispose.# t # Jacques Ibert est Parisien.Il est né en 1890 et il a été au Conservatoire, le brillant élève de Pessard et de Gédalge avant d'entrer dans la classe de composition de Fauré, puis de Vidal.La guerre de 1914 retarda son Prix de Rome jusqu'en 1919 — la guerre qu'il a faite vaillamment, et dont il rapporta son Noël en Picardie.Une lecture faite pendant une période de repos, lui inspira un commentaire musical de la Geôle de Reading, d'Oscar Wilde, une des oeuvres les plus sobrement dramatiques, les plus pathétiquement expressives de l'école française contemporaine.Donnée en première audition en octobre 1922 par les Concerts Colonne, la Ballade de la Geôle de Reading attira l'attention de la critique sur le jeune lauréat de l'Ins- titut.On lui prédit unanimement un bel avenir.Le bel avenir est devenu le présent et Jacques Ibert est, depuis 1937, directeur de cette Villa Médicis où il faillit ne point entrer quelque dix-huit ans plus tôt, car il s'était marié et le règlement n'admettait que des célibataires à l'hospitalité romaine.La Villa Médicis abrita bien des musiciens illustres, de Berlioz à Gounod et à Debussy, mais jamais l'un d'eux n'y était revenu en qualité de directeur.Jamais non plus on n'y avait placé un homme aussi jeune : tout en ayant l'expérience qu'il doit à la maturité et l'autorité qu'il doit au succès de ses ouvrages, Jacques La plus récente photo de IACQUES IBERT.compositeur, ct directeur de la Villa Médicis.à lïome, où vont étudier les Prix de Rome.Ibert garde tout l'enthousiasme de la jeunesse, tout ce qui fait de lui, en vérité, le camarade aîné des hôtes de la Villa.Mais il y a dans la carrière la plus heureuse et qui semble la mieux favorisée du destin, des points qui paraissent des injustices du sort : c'en est une que de ne point revoir Persée et Andromède ni Le Roi d'Yvetot.Le premier de ces ouvrages fut créé à l'Opéra en 1929 (deux ans après que le Théâtre Bériza avait fait triompher Angélique) ; le livret iSuifo à la page vingt trois) MONTREAL.JANVIER 1947 PAGE SEPT L'un des plus grands violonistes contemporains, Fritz Kreisler, aura 72 ans le 2 lévrier prochain.Au cours de l'année 1946.il a vendu plusieurs de ses meilleurs violons, y compris un célèbre Stradivarius de 1734.le "Lord Amherst".Ill Il y a environ 6,000.000 de laçons de disposer les sept notes de la gamme pour composer une oeuvre musicale.Ef pourtant, il est probablement impossible de trouver un thème nouveau.Cela n'empêche pas les compositeurs de composer, comme les peintres peindront toujours des arbres.ill Yehudi Menuhin aura 30 ans le 22 janvier, étant né à Wew-yorJc ce jour en 1917.U commença Fétude du violon à l'âge de 4 ans et il n'avait que sept ans lorsqu'il lit ses débuts à San Francisco, comme soliste de l'orchestre de cette ville.Ill Aux Etats-Unis seulement, la vente des aiguilles de phono atteint annuellement $18.000.000 .En Amérique, les "juJre boxes" dévorent chaque jour plus de 17X100.000 de cinq cenfs.C'est ainsi que ce forme le goût < ?) musical des jeunes .L'Armée du Salut a 12,000 fanfares dans 73 pays.Cette dévotion pour la musique, chez les Salutistes, remonte jusqu'au fondateur le Général William Booth : à son avis, la fan-tare de l'Armée du Salut, c'est "for-gué transporté au coin de la rue" .Ill En 1901.Camille Saint-Saëns écrivait à un ami : "C'est un peu pour moi qu'on revient à Mozart : toute ma vie j'ai bataillé pour lui.D'abord au Conservatoire quand j'étais élève.Cette admiration me faisait regarder de travers : préférer les "Noces de Figaro" au "Barbier de Seville" ! c'était alors un crime.Plus tard, quand, on a commencé à wagnériser.on voulait poser en principe la négation de Mozart.J'ai refusé de m'as-socier à cette manière de voir et dès lors la scission s'est opérée entre moi et les wagnériens, qui m'ont ensuite accusé d'apostasie, mais voilà qu'à Munich même on se reprend à admirer les opéras de Mozart et à les monter avec le plus grand soin I .le m'applaudis de n'avoir pas suivi les fluctuations de la mode." L'énorme Handel n'était pas la douceur personniliée.A une cantatrice qui se rebe'Jait, il dit un jour : "Madame, je sais bien que vous êtes une véritable diablesse, mais je tiens à vous laire savoir que je suis Bel-zébuth, le chef des diables." A un compositeur berlinois qui lui montrait une de ses compositions, Brahms répondit froidement: "D'après ce manuscrit, Herr Bruch, je vois que vous tracez fort bien les signes musicaux " « # i Jean Casadesus, âgé de 18 ans, fils du pianiste français Robert Casadesus, est étudiant à l'Université de Princeton.11 a été récemment l'un des gagnants d'un concours de jeunes musiciens et il sera l'un des solistes invités de l'Orchestre de Philadelphie.'in La voix de Zinka Milanov s'étend sur deux octaves et demi.Elle est la principale interprète du répertoire italien au Metropolitan Opera.Née en Yougoslavie, elle eut comme premier professeur son frère Bojidar Kunz.» I * Pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de l'orchestre philharmonique de Bucarest, dirigé par Georges Enesco, le Gouvernement roumain a émis deux timbres : sur fun se trouve représenté l'Athenaem de Bucarest, sur l'autre un portrait cVEnesco avec en arrière-plan quelques mesures de la "2e Rapsodie roumaine".— Et au Canada, ce pauvre Calixa Lavallée attend encore la reconnaissance de nos autorités postales."Fair play" est une expression intraduisible pour les Canadiens de langue française.Ksenia Prochorowa.diplômée du Conservatoire de Moscou et gagnante du Grand Concours Liszt, vient d'avoir un brillant début américain au Carnegie Hall.Prochorowa a été l'un des mieux doués des élèves de Nicholas Medtner.Ill Aucun journal n'a mentionné la mort récente, à 79 ans, de Paul Lincke, fauteur du "Ver-Luisant" sut lequel la célèbre Pavlova dansa la "Gavotte Pavlova".Un éditeur américain.Marks, a publié une soixantaine à"arrangements de cette oeuvre et en a vendu trois millions et demi d'exemplaires.ill Manuel Rosenthal, chef d'orchestre de la Radio française, est l'auteur, entre autres oeuvres, d'un oratorio, "Saint François d'Assise", et d'un poème symphonique, "Jeanne d"Arc", deux oeuvres présentées récemment aux Etats-Unis et que nous espérons bien entendre un jour à MonfréaJ.Ill Il y a à peine plus a"un an, Ramon Vinay était fabricant de boites à Mexico.Aujourd'hui, il est une grande vedette du Metropolitan Opera.C'est lui gui a chanté le rôle-titre d' "Othello".A l'automne de 1892, Antonin Dvorak arrivait aux Etats-Unis, pour occuper son poste de directeur du National Conservatory of Music, à New-York.Mais bientôt le prit la nostalgie de la Bohème natale.Un ami l'amena passer les vacances de l'été 1893 à Spillville, dans f/owa, petite ville fondée trente-huit années auparavant par des paysans de la Bohême.Dvorak y arriva avec sa femme, ses six entants, et sa belle-soeur.11 retrouva là l'inspiration nécessaire.Chaque jour, après sa longue marche matinale, il se rendait à Zéglise de Saint-Wenceslas et y jouait l'orgue : c'était sa prière quotidienne, car Dvorak était très religieux.C'est à SpillviUe qu'il composa son Quatuor en Fa majeur, pour cordes, et qu'il retoucha sa "Symphonie du Nouveau Monde".«Il Le plus important fabricant de disques en Amérique vient de publier la liste des oeuvres classiques qui se sont le plus vendues : Le "Con cerfo No 2 en Do majeur", de Rachmaninoff : la "Suite Casse-Noisettes" et le "Concerto No 1 en Si bémol majeur", de Tschaikowsky ; Je "Concerto en La mineur" pour piano ef orchestre, de Grieg ; Ja "Symphonie No 8" en Si mineur (l'Inachevée) de Schubert; la "Rhapsody in Blue", de Gershwin, etc.PAGE HUIT LE PASSE-TEMPS EXAMEN de la VUE' • VERRES CORRECTEURS • u Specialist, LORENZO FAVREAU.o.o.d.ef ses assistants optométristes-opticiGna Ba.O.Bureaux ches Tait-Favreau 265 Est.Ste-Catherine LA.6703 6890 rue St-Hubert CA.9344 ROGER FILIATRAULT du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles et du Conservatoire National de Paris Enseignement scientifique de l'art vocal basé sur l'Emission Physiologique d'après les données du Docteur Wicart de Paris Professeur Ecole Supérieure de Musique d'Outremont Professeur Ecole de Musique Université d'Ottawa Professeur Ecole Normale de Musique Institut Pédagogique nbone».I Représentants des meilleures marques MARTIN — Saxophones, trompettes et trombones.DEAGAN — Xylophones, marimbas et Vibra-harpes.PEDLER — Clarinettes, llûtes.etc.LUI)WING — Tambours, timbales, etc.BRILHART — Embouchures de saxophones et de clarinettes.KAPLAN — Cordes de violon.iiii \iA\-tmm si¦ Miwrefn /a.osoi Deux messes faciles du compositeur LETOURNEAU Messe en Do (à trois voix égales) Messe en Re (à deux voix égales) Mélodique, harmonieuse, facile.Demandez-les chez volte marchand de musique ou à La Procure Générale de Musique Enr.9.rue d'Aiguillon QUEBEC ALFRED LALIBERTE Enseignement du piano et du chant (Français, anglais, allemand) Rendez-vous par correspondance seulement.1231 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal JANVIER 1947 No 906 ALBUM MIJSOL DU asje-Gfempj ISOLA D'AMORE, tango, par Maurice Durieux."L* Passe-Temps" esl heureux do publier cette oeuvre nouvello d'un musicien canadien.Cette pièce plaira à tous ceux qui veu lent jouer, au salon, une musique alerte et vivante.POUR LA CORDE DE SOL, pour violon et piano, par Jean-Sébastien Bach.Aucun violoniste ne doit ignorer cette oeuvre du "Dieu de la Musique".Beaucoup trop de gens jugent Bach sévère, trop "savant".C'est qu'ils n'ont pas appris à connaître la perfection de son style, la variété de son inspiration.ROSSIGNOLET DU BOIS JOLI, folklore, harmonisation nouvelle de Alfred Laliberté.La publication do cette vieillo chanson fi poétique coïncide heureusement avec notre reportage sur "Los Rossignolets" d© la Montagne de Rougemont.NOUS AVONS SONNE, nouvelle chanson française, paroles de René Nazelles, musique de Jean Pey ronne.Voici une nouvelle chanson française qui sera très appréciée dans les soirées musicales.Grâce aux chansons inédites que publie chaque mois "Le Passe-Temps", los chanteurs peuvent enrichir leur répertoire et éviter la répétition des mêmes rengaines.VALSE BLONDE, chanson-valse, paroles d'Arthur Trem blay, musique de Emile Numburger.Les plus-de-cinquante ans reverront avoc plaisir cette chanson qui eut autrefois uno très grande vogue.Les plus jeunes en goûteront la fraîcheur romantique.PREMIERE EDITION DES CHANSONS de BOB et BOBETTE • Les chansons de BOB et BOBETTE - $1.00 • Nouvelles Chansons de BOB et BOBETTE $1.00 Chacun do ces albums contient 12 pièces Le Magasin de Musique le plus complet au Canada 500 est, rue Sainte-Catherine Montréal MArquette 6201 MONTREAL.JANVIER 1947 PAGE NEUF INEDIT ISOLA D'AMORE TANGO Maurice DURIEUX Tango rapide.m mf Î^S:-^_ -m— 'rTiff ; -r^~~wr-v— 1 .luri-j 1 Droits réserves.1947 — Canada et u.s.A.— Les Editions du P
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