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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 53, no 912
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1947, Collections de BAnQ.

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Passelëmps REVUE ARTISTIQUE FONDEE EN 1895 LES CLAMEURS CONTRADICTOIRES qui accueillirent la première représentation de "Pelléas et Méli-sande" à Paris valurent à Claude Debussy une gloire nouvelle.C'est le récit de cette soirée inoubliable que fera dans notre prochain numéro Monsieur Maurice Dumesnil, l'un des plus distingués biographes de Claude de France.# # # Dans notre prochain numéro également, paraîtra une photo indite du grand chanteur français Jacques Jansen.On sait que celui-ci viendra, fin octobre, créer à Montréal le rôle de "Paganini" opérette de Franz Lehar, aux Variétés Lyriques.Le premier rôle féminin a été confié à une jeune Québécoise, Mlle Simone Rain ville.' Le Passe-Temps" a reçu de Paris plusieurs photos exclusives du célèbre corps de ballet de l'Opéra de Paris, qui sera à Montréal cet hiver.Le numéro d'octobre contiendra aussi les chroniques habituelles de nos correspondants à Paris, à New-York, à Québec et ailleurs.L'Album Musical offrira une composition inédite de Maurice Delà, jeune musicien de chez nous, qui a déjà fait entendre à Radio-Canada des oeuvres vocales et instrumentales.SOMMAIRE Août-Septembre 1947-No 912 THEMES ET VARIATIONS .2.3 LE QUINTETTE GAGNIER .4 LE CHARME DE LOPERETTE FRANÇAISE par Henri ERICHSON .5 LA VIE DOULOUREUSE DE FRANZ SCHUBERT par Paul LANDORMY .6, 7 POT-POURRI .8 POINTES SECHES ET CRAYONS GRAS par J.-J.GAGNIER.8 ALBUM MUSICAL .9 à 18 LES CURIEUSES TRADITIONS DE L'OPERA CHINOIS par Yves LECLERC .19 SOUVENIRS PITTORESQUES D'EUGENE DAIGNAULT par Alfred ROUSSEAU .22 LES NOUVEAUX DISQUES .23 IL Y A 50 ANS DANS "LE PASSE-TEMPS" .24 LES MOTS CROISES .25 LES BELLES LECTURES .26 LA LITTERATURE AU SALON DE THE par Marcel BERGER .27 EXERCICES D'ARTICULATION par I.-L.GONDAL .28 Autorisé comme matière de seconde classa par le Ministère des Postes, Ottawa."LE PASSE-TEMPS" est publié mensuellement par les Editions du Passe-Temps.(Inc.).627 ouest.rue Dorchester.Montréal 2.— Téléphone : MArquette 990S.Il est imprime par l'Imprimerie Mercantile, Limitée.Les manuscrits, publiés ou non, ne sont pas rendus.— Direction : Eddy PREVOST ; rédaction : Roland PREVOST ; publicité : Paul PREVOST.ABONNEMENTS : Canada : S2.00 pour 12 mois ; $3.75 pour 24 mois.Etats-Unis : $2,25 pour 12 mois.Autres pays : $2.50 pour 12 mois.Le numéro : vingt cents.L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.— CHANGEMENT D'ADRESSE : Tout changement d'adresse doit être accompagné de l'ancienne.Avis doit nous parvenir au moins trente |our» avant le numéro d'où le changement sera eflectil.Pour discontinuer de recevoir cette revue, il faut avoir acquitté tous lu arrérages.— Le Passe-Temps publie aussi de la musique en feuilles.MONTREAL.AOUT-SEPTEMBRE 1947 PAGE UN Nos félicitations .à M.Wilfrid Pelletier.chef d'orchestre au Metropolitan Opéra et directeur du Conservatoire de Musique de la Province de Québec, récemment décoré de la Légion d'Honneur, pour services rendus à la cause de la musique française.C'est un neveu de notre distingué collaborateur M.Isidor Philipp.qui avait sollicité cette décoration pour notre éminent compatriote.à la distinguée musicienne américaine Evangéline Lehman (dans la vie privée l'épouse de notre collaborateur M.Maurice Dumesnil) qui vient d'être nommée membre honoraire de la Fraternité musicale "Sigma Alpha Iota".à M.Sylvio Lacharité, chel de l’orchestre symphonique et de l'Harmonie de Sherbrooke, qui a été créé disciple de Pierre Monteux à Hancock.Me.où il a étudié cet été avec le martre.Cet honneur lui a été décerné à un concert donné par les élèves de M.Monteux à la clôture des cours dété.le 26 août.M.Lacharité est le cinquième musicien au monde à recevoir cet honneur.Les quatre premiers sont MM.Barone.de Philadelphie.Ziglried Landau, de New-York.Charles Bruck.do Paris, et J.Sample.d'Hollywood.Quatre Canadiens ont étudié cette année che2 Monteux.Ce sont MM.Gérald Gagnier, des Trois-Rivières, Ronald Coleman, de Montréal.Roland Leduc, le violoncelliste bien connu de Montréal, et Sylvio Lacharité, de Sherbrooke.Edmond Archambault Le 2 lévrier 1895, paraissait à Montréal le premier numéro de la revue musicale "Le Passe-Temps".Il contenait une liste des principaux prolesseurs de piano, où l'on voit le nom de E.Archambault.219 rue Berri.C’était alors au coeur du quartier canadien-français le plus élégant de Montréal, Dès l'année suivante, dans "Le Passe-Temps" du 21 mars 1896, on voit une réclame de la maison Hurteau 6 Foucher, où apparaît le nom d'Edmond Archambault.comme représentant.Ainsi débuta dans le commerce celui qui devait fonder le magasin de musique le plus complet au Canada.Non seulement Edmond Archambault lut un homme d'affaires travailleur et habile, mais 11 lut aussi, pour beaucoup de musiciens, un véritable mécène.Et c'est pour encourager les jeunes talents qu'il fonda en 1940 les "Prix Archambault", pour chanteurs et Instrumentistes."Le Passe-Temps" prie la famille Archambault d'accepter le témoignage de sa profonde sympathie.Brillant début d'une chorale Le 23 |uin.à l'occasion de la fête nationale, la population soreloise put entendre pour la première fols la chorale de la Société Saint-Iean-Baptiste.qui donna un programme très réussi de folklore canadien et français.Toutes les harmonisations entendues à cette soirée sont l'oeuvre du directeur de la chorale, l'abbé Tougas.Chez les Francos La récente tournée du chanteur Albert Viau et de l'Union Musicale de Shawinigan chez les Francos-Américains a révélé une fois de plus l'urgence d'établir des relations plus suivies avec noB frères des Etats-Unis.Les musiciens ont été reçus partout comme des amis très chers — à Woonsocket ce fut un véritable triomphe.M.Maurice Coutu.secrétaire de l'Union Musicale — organisateur de cette belle tournée — nous déclare que l'on réclame là-bas des artistes canadiens-français.no fût-ce que pour maintenir choi la jeune génération le souvenir du pays ancestral.La musique au collège "L’Essor", revue des élèves du collège de l'Assomption, rend hommage, sous la signature de Lucien Dufresne.à un musicien-éducateur, Gédéon Boucher, dont le souvenir est impérissable dans cette maison d'éducation.Directeur de la fanfare du collège, professeur de piano et organiste, Gédéon Boucher s’est dévoué longtemps à entretenir la flamme musicale chex les élèves.— Signalons une belle initiative de l’abbé Louis Martin, ancien directeur de la Chorale ; l'abbé Martin a fondé un groupe choral appelé "Les Troubadours" qui a donné de nombreux concerts et a même chanté à Radio-Canada.Notes pointées Notre collaborateur M.René Dumesnil, de Paris, est l'auteur de l'argument d'un ballet en trois actes qui vient d'être créé à Monte-Carlo.La musique est de lean Leleu, la chorégraphie de Serge Lifar.• Le Conservatoire National de Moscou compte cinq facultés, une Ecole centrale de musique pour les petits, une Ecole de musique pour les enfants d'âge plus avancé, et un Studio d’Opéra.Musicalement, ces méchants bolchéviks seraient-ils plus civilisés que nous, qui logeons notre Conservatoire dans une cave ?.# M.le professeur Paul DuBois vient de publier aux Editions du Passe-Temps une chanson : "La Prière du Matelot", paroles de l'abbé Benoît-Marie Gagnon.Un |eune pianiste de Rouyn.Abitibl.André Lefebvre, âgé de S ans seulement, exécute des pièces de Chopin et de Liszt et compose mémo pour son instrument.L’hebdomadaire "La Frontière" lui consacrait dernièrement un long article dont nous reproduisons quelques extraits."André Lefebvre est le fils de M.et Mme Augustin Lefebvre, d'Amos.Il a commencé à manifester son goût pour la musique depuis assez longtemps dé)à.La radio et toutes Iob sortes de musique qu’elle lance lui plaisent, mais il a des préférences pour le piano.Il se plaisait en particulier à assister aux "pratiques" quotidiennes do sa cousine.Marguerite.qui a 17 ans.Puis, vint septembre et le début de ses propres études musicales, au Foyer.Après un mois et demi, II jouait déjà "Le Prélude" de Chopin, qu'on ne fait jouer qu'à des élèves de deuxième année.Il suit en somme un programme d'élève de deuxième année, par exemple, en "faisant des gammes" et en touchant à toute la technique propre à ce stage d'études.Mais le clou de l'affaire, c'est le don qu'a André de l'audition musicale.Voyons plutôt.L'enfant est dans les bras de sa gardo-malade et il est tout étonné de lui apercevoir dans la bouche une dent.en or.En même temps qu'il manifeste sa surprise à sa "grande soeur”.11 prête l'oreille à ce que lui demande son professeur.La religieuse est en effet au piano et touche au hasard, aussi bien dans le registre grave que dans le registre aigu, tantôt une note, tantôt une autre, et elle prie André de lui donner le nom de ces notes.Les réponses viennent alors aussi drues que les notes : "Do.fa.mi.la." PAGE DEUX LE PASSE-TEMPS ?I» l —Æ Cliché Studio Desautels ALINE DANSEREAU.soprano, boursière du Gouvernement provincial, au Curtis Institute ot Mus/c à Philadelphie, où elle a étudié avec Elisabeth Schumann et où elle poursuit ses études avec Madame Eulemia Giannini Gregory.Mlle Dansereau appartient à une famille de musiciens montréalais: son père, M.Napoléon Dansereau.violoncelliste : sa mère, soprano-lyrique.son Irère Jean, violoncelliste et contrebassiste ; sa soeur Lucllle, soprano-coloratura ; sa soeur Denise, soprano dramatique ; son grand-père (décédé), ténor à l'église Notre-Dame ; sa grand-tante et son premier professeur.Mme C.-A.Desmarais (décédée), contralto ; son oncle.M.Omer Dumas.violoniste.Mademoiselle Dansereau a étudié le piano avec Mme Irène Picotte-Champagne, puis au Conservatoire de la Province, le solfège, la dictée musicale, l'harmonie et le contrepoint avec M.Gabriel Cusson ; les langues étrangères avec Roland Roy.et l'art drama-tique ave Lillian Dorscnn, En 1946.elle obtint une bourse du Ladies' Mornlng Musical Club.Cette bourse vient de lui être accordée pour une deuxième année d'études au Curtis Institute de Philadelphie.Auparavant, elle avait chanté dans de nombreux programmes à la radio, ainsi qu'aux Variétés Lyriques.¦ Le Conservatoire de Musique de la Province de Québec aqrandit chaque année ses cadres.11 vient de s'adjoindre deux musiciens de grand mérite : M.Arthur LeBlane, professeur d'une classe supérieure de violon ; et M.John Newmark, professeur d'un cours d'accompagnement.Rien que des mots.Enrico Camso était très gourmand.Aussi iut-11 ébloui et enthousiasmé à la vue des proportions du melon d'eau américain.Il s'écria : "Quel fruit merveilleux ! On mange, on boit, et même on s’y lave la figure 1 " • Si vous désirez inventer un instrument de musique et que voua désirez le baptiser, inspirez-vous des noms suivants, qui existent vraiment, même si les instruments qu'ils représentent sont à peu près inconnus : tycophone, colodicon.physarmonica.pioiilorgue.aérophone, harmonicon, seraphina, concertina et organino.Quelle cacophonie # La discothèque du Séminaire de Rimouski.fondée par l'abbé Georges Beaulieu.comprend déjà sept cents disques où son! représentées toutes les grandes écoles municalos depuis Bach jusqu'à Gershwin.• Lors d’un récent concert anglo-canadien donné au Club de Breteuil, à Paris, André Mathieu se fit acclamer dans deux "Lauren-tiennes", pièces de piano extraites d’une suite qu'il a composée dernièrement ; et l'on applaudit également Tondante et le finale d'une Sonate de Jean Papineau-Couture.A propos du "Debussy" de M.Maurice Dumesnil Le mois dernier, "Le Passe-Temps" a publié un article fort intéressant de M.Maurice Dumesnil sur la fin tragique de Claude Debussy.Une impardonnable distraction nous a fait omettre une précision importante : cet article était un extrait — traduit par M.Dumesnil lui-même — de son ouvrage Debussy : Master oI Dreams, paru chez l’éditeur Ives Washbum Inc., à New-York.— Nous avons le plaisir d’annoncer que dans notre prochain numéro paraîtra un autre extrait de cette belle biographie, sous le titre : ”La vérité sur l’orageuse première de Pelléas, avec de» illustrations inédites.L'Orchestre Symphonique de Québec La 4Se saison de l'Orchestre Symphonique de Québec — sous la direction artistique de M.Edwin Bélanger — s’ouvrira le 9 novembre.Le premier concert aura comme chef d’orchestre le maître Wilfrid Pelletier et fera entendre deux jeunes artistes de grand talent : José Forgues, soprano, et Lucien Ruelland.teénor.Les artistes invités aux autres concerts de la saison sont : Jane et Joan Rosenield, pianistes-duettistes ; Colette Gaveau, planiste ; Clermont Pépin, pianiste-compositeur, et Gilbert Darisse.violoniste ; René LeRoy.flûtiste ; et David Nadien.violoniste.Notre concours mensuel CHAQUE MOIS, deux abonnements gratuits à la revue musicale "Le Passe-Temps" sont tirés au sort parmi les bonnes réponses à trois questions.Les concurrents trouvent les réponses en lisant les articles ot les chroniques du numéro courant.Tous les lecteurs du "Passe Temps", abonnés ou non.ont droit de participer au concoutB : les gagnants déjà abonnés recevront un prolongement d'un an à leur abonnement.Le nom des gagnants paraîtra dans le prochain numéro.I.— En quelle année fut composée la 'Symphonie Inachevée" de de Schubert ?2.— Qui est l'auteur de la chanson "Au clair de la lune" ?3.— Qui écrif la chronique "Pointes sèches et crayons gras" ?Dites en quelques mots quels genres d'articles et de musique vous plaisent le plus dans "Le Passe-Temps".Adressez comme suit : Concours mensuel du "Passe-Temps", 627 ouest, rue Dorchester, Montréal 2.LES GAGNANTS DU CONCOURS DE JUIN-JUILLET: Mlle Doris Paris.4824 rue Henri-Julien.Montréal.— Mlle Bérangère Rousseau, Case postalo 99, Baie-Comeau, P.Q.MONTREAL.AOUT-SEPTEMBRE 1947 PAGE TROIS Le quintette Gagnier avec son directeur.De gauche à droife : Lucien.Ilûte : Béa/.hautbois ; directeur-fondateur ; Guil- laume.cor ; Roland, basson ; et Armand, clarinette.U N E N S E M BLE U N I Q U E AU MONDE LE QUINTETTE GAGNIER D'INSTRUMENTS A VENT T L Y A 25 ANS, Monsieur J.-J.Gagnier proposait à ses frères de former un quintette d'instruments à vent.Il avait, en effet, dans sa propre famille, les éléments nécessaires à un tel ensemble.On ne trouverait sans doute nulle part, dans les annales musicales, un fait aussi remarquable : un quintette d'instruments à vent formé par cinq frères, tous excellents musiciens et non instrumentistes d'occa-aion.On connaît certes de nombreux exemples de familles composant un trio, un quatuor et même davantage, mais jamais ne fut réuni un aussi beau groupe familial jouant des instruments aussi difficiles et aussi riches que ceux utilisés par le quintette Gagnier.11 faut regretter de ne pas entendre plus souvent le quintette Gagnier, à la radio ou en concert.Et pourquoi les éditeurs de disques ne font-ils pas appel à un groupement aussi extraordinaire.Il ne manque aux Gagnier que de venir de loin et de s'appeler Gagniersky.Au début, le quintette se composait de Lucien, flûte ; Ernest, hautbois ; Armand, clarinette ; Guillaume, cor, et J.-J., basson.Après la mort d'Emest, un autre frère Gagnier, Réal, fut le hautboïste ; le basson est maintenant tenu par Roland, fils de J.-J., celui-ci se réservant la direction de l'ensemble.Bien que la littérature soit rare pour un tel ensemble.le quintette Gagnier possède un répertoire très étendu : Taffanel, Reicha, Kauffmann, Chrétien, Piemé.Mozart, Pessard, Bach, Pillevestre, Grainger, Lefebvre, Ibert, et autres.Mais il compte surtout sur les nombreux arrangements de Monsieur J.-J.Gagnier, qui forment maintenant sept gros volumes.Sans discriminer en rien les instruments à cordes, il faut bien admettre que l'instrument à vent répond plus que tout autre aux exigences de la musique instrumentale : variété des timbres, expression naturelle, effets harmoniques.Comme la voix humaine, et l’orgue, il met en jeu les vibrations de l'air sans grattement ni frottement.D'où la pureté du son et la beauté expressive, que l'on remarque particulièrement dans un petit ensemble.C'est pour mettre en valeur chacun de ses instruments que Monsieur J.-J.Gagnier, dans plusieurs de ses arrangements, leur donne tour à tour des solos.Le Quintette Gagnier d'instruments à vent donnera plusieurs concerts au cours de la prochaine saison, par l'intermédiaire du Bureau des Concerts Canadiens.Mais nous pouvons bien nous permettre de le proposer à nos grandes maisons d'éducation.Comme "Le Passe-Temps" l'a déjà relaté, en France et en Australie on considère que la musique de chambre est la plus propre à développer le goût esthétique des jeunes.Une enquête révélerait sans doute une pitoyable indigence, de ce côté-là, dans nos principales écoles.Quoi qu’on dise, ce n'est pas l'argent qui manque : c'est la culture chez nos chefs politiques, c'est un cerveau ouvert chez beaucoup d'éducateurs.PAGE QUATRE LE PASSE-TEMPS SA GLOIRE ET SON DÉCLIN LE CHARME DE L’OPÉRETTE FRANÇAISE cn 135°.„ nrFENBACH'Vo,ches|,c ALORS que depuis longtemps les opérettes contemporaines seront ensevelies dans le sombre gouffre de l'oubli, nos enfants et nos petits-enfants chanteront sans doute encore : "l'entends un bruit de bottes, de bottes, de bottes".et comprendront toujours, qunnd on leur parlera des.fameux carabiniers d'Offenbach 1 Depuis Molière, ce sont indéniablement les opérettes du trio Meilhac, Halévy, Offenbach qui ont laissé le plus de mots-types, d'airs qui répondent le mieux à des situations quotidiennes.Cette persistance dans la vogue, généralement éphémère, de ce genre d'oeuvres légères tient à d'autres raisons que la tendresse sénile portée par des vieilles gens au souvenir d'une époque où ils etoient beaux encore et se croyaient aimables.Jacques Offenbach a fait la fortune et la réputation de scènes comme les Variétés, les Bouffes, le Palais-Royal, la Gaîté, la Renaissance, les Folies-Dramat:ques ; il a même été joué à l’Opéra, il a laissé à l’Opéra-Comique une oeuvre qui est un des plus beaux fleurons de la couronne du répertoire, les Contes d'Hollmann.Cet Offenbach, avec ses "collabos" Meilhac et Halévy.avait atteint la perfection du genre nui a fait, autrefois ,1a gloire de l'opérette française.Depuis, d'aucuns lui ont préféré l'opérette internationale.Hélas ! c'est là le goût du jour, c’est là ce qui séduit encore présentement le public.ELLE a pourtant gardé son charme, la vieille opérette française, celle d'Offenbach particulièrement.Elle n'a rien des coq-à-l'âne et des déhanchements guignolesques de celle d'Hervé, chez qui, pourtant, la verve incomparable du musicien fait encore excuser les Insanités du librettiste.Des partitions ou, au moins, des fragments de partition, comme les deux premiers actes de La Belle Hélène, le premier acte de La Grande-Duchesse, le dernier acte des Biigands, Barbe-Bleue, la Périchole, la Chanson de Fortunio, Le Mariage aux par Henri ERICHSON Correspondant du "Passe-Temps" à Paris Lanternes, Madame l'Archiduc, etc.chantent à nos oreilles, comme des pages de Mozart ou de Rossini.Je le soutiens au risque de faire frémir d'indignation de bien sévères mélomanes.Après la guerre de 1870, l'opérette du trio Offenbach vit décroître sa faveur.On l’accusa de démora-lfser le public alors qu'elle l'avertissait ; parce que Meilhac et Halévy avaient été des prophètes, en dénonçant à l'avance les chefs militaires incapables et gonflés de suffisance.Offenbach le comprit bien.Dès que vint la guerre, il renonça à la verve frondeuse, agressive même, de Meilhac et du timoré Halévy ; il mit une pédale sourde à sa gaîté, il écrivit alors cette opérette patriotique qui n'a pas eu moins de vogue que ses soeurs aînées, La Fille du Tambour-Major.Il châtia son style, sa muse, il composa les Contes d'Hotlmann pour l’Opéra-Comique, lui qui n'avait pas été pris au sérieux par la grande critique.La postérité a su placer très haut le répertoire infiniment riche qu'Offenbach lui a laissé.Ses joyeux serviront toujours de modèle à tous les compositeurs qui voudront s'essayer dans le genre dont il a été vraiment le maître.D'AUTRES compositeurs ne furent pas moins représentatifs de l'art léger.Evoquons seulement le nom d'Audran, par exemple.Sans doute, peut-on lui reprocher de s'être inspiré, de-ci, de-là, de Coppélia, ou des Contes d'Hoitmann.La musique d'Audran n'est certes pas de la même facture que celle de Delibes ou d'Offenbach ; mais elle n'est pas (Suite à la page vingt-et-un) Beaucoup de compositeurs se sont essayés à ce genre dilltcile qu'est l'opérette.Même LEO DELIEES (à gauche), qui ne manquai! pourtant pas de rerre, n'y réussit que médiocremenl et ses opérettes restent in/ouées.AN DUE MESSAGER, par contre, est encore un mailre ès opérettes.MONTREAL, AOUT-SEPTEMBRE 1947 PAGE CINQ LA VIE DOULOUREUSE par Paul Mort à 31 ans, il a vécu sa courte vie dans un perpétuel rêve musical FRANZ SCHUBERT, à l'âge de 16 ans.d'après un dessia exécuté en 1813 par Léopold Kupel wieser.Cesl cette aanée-là qu'il composa sa première symphonie.FANZ SCHUBERT est né à Vienne, dans le faubourg de Lichtenthal, le 31 janvier 1797.Tout le monde était plut ou moins musicien dans sa ïamille, et d’abord le père, qui louait du violoncelle.C'était d'ailleurs le devoir de tout maître d'école autrichien d'aimer et de pratiquer la musique.La classe linie, il iallait songer à préparer le choeur pour l’église.Par exception, le pore Schubert n'exerçait pas la charge de regens chorl.Le père racontait plus tard de son 111» : "Lorsqu'il eut huit ans.je commençai à lui apprendre le violon et je le poussai jusqu'à ce qu'il lût en état de jouer assex bien avec moi des duos laciles.Alors je l’envoyai au cours de chant du maître Michel Holzer.qui dirigeait le choeur de Lichtenthal." Ce lut son frère Ignace qui lui mit les mains au piano : "le m'étonnai", avouait-U ensuite, "lorqu'au bout de quelques mois il m'annonça qu'il n'avait plus désormais besoin de mes leçons et qu'il voulait Be débrouiller tout seul." Auprès d'Holzer, le gamin trouvait toutes sorteB d'utiles conseils : 11 s'exerçait non seulement à chanter, mais aussi à jouer de l'orgue pour l'accompagnement des chants d'église ; il abordait l'étude de l'harmonie, ou, comme on disait alors, de la basse chil-liée.Il en venait à Improviser au clavier do petits préludes ou de petits intermèdes sur un thème donné, si bien que Holzer s’écriait un jour, enthousiasmé : "Dans ses petits doigts.U possède toute l'harmonie 1 " Premier succès A 11 ans.Frans qui avait une jolie voix de soprano, d'une étendue remarquable et d'une expression prenante, devenait soliste dans le choeur de la paroisse.En octobre 1808, son père le présentait à la Chapelle impériale.Cette année-là une seule place de soprano était vacante.Nombreux étaient les concurrents.Le jury se composait du premier maître de chapelle de la cour, Salieri, du second maître de chapelle et du maître de chant.Lorsqu'apparut le petit Frans, vêtu d'un grand habit grisâtre, presque blanc, ce fut une hilarité générale parmi ses compagnons d'examen : "Mais c'est le fils d'un meuniei ! " s'écria un loustic.Et tous, de s’amuser à ses dépens I L'examen commence.Plusieurs garçons passent devant le jury.Puis on appelle Franz."Ah ! c'est le tour du meunier I " murmure une voix gouailleuse : on s'apprête à rire.Mais quand on entend comme il déchiffre le morceau qu'U doit liro et comme il répond aux questions posées, on ne rit plus.Les juges eux-mêmes sont étonnés.Franz est Immédiatement admis.Et c'est avec joie qu'il échange son frac grisâtre contre le brillant unilorme du collège galonné d'or.Musique avant tout Peu à peu.Franz retrouvait sa gaîté : il lui suffisait de pouvoir s'abandonner sans contrainte à sa passion débordante de la composition.De plus en plus, négligeant scs autres études .il ne vivait plus que pour sa chère musique.La seule difficulté, c'est qu'il manquait de papier réglé et qu’il n'avait point d'argent pour s’en procurer.Il traçait alors des portées sur du papier ordinaire.— mais celui-là même il ne savait bien souvenl où le prendre.Spaun l'approvisionna discrètement du précieux papier réglé dont Schubert faisait une consommation effroyable.Malgré les précautions du petit Schubert pour ne rien laisser percer du mystère de son bonheur, son père finit par s’apercevoir que, sauf en musique, Franz était devenu un élève très peu appliqué.Il en conçut uno furieuse colère, et.après une terrible explication, il chassa son fils et lui interdit désormais l’accès de la maison familiale.— moyen bien violent, tout à fait dans le caractère de cet homme autoritaire, mais qui ne produisit nullement l’effet attendu.Sans doute, le pauvre enfant ressentit une peine cruelle d'être séparé des siens.Il se résigna cependant et s'enferma d'autant plus passionnément dans cette sorte de perpétuel songe musical où 11 se complaisait.Son seul grand amour Schubert ne faisait pas volontiers de conli-dences sur ses amours.Il se montrait très réservé, très discret sur ce point.Cependant U ne laissa pas ignorer à son frère Ferdinand qu'il était très épris de Thérèse Grob et qu'il aurait voulu l'épouser.Mais 11 gagnait 40 florins par an.Ce n'était pas de quoi fonder un foyer.Thérèse Grob l'attendit trois an» : après quoi elle épousa un maître boulanger.Anselme Huttenbrenner racontait beaucoup plus tard : "Pendant une promenade en forêt que je fis avec Schubert en 1821, Je lui demandai s'il avait jamais été amoureux.Comme, en société.Il se montrait volontiers froid et sec pour le sexe faible, j'en étais presque arrivé à l'idée qu'il avait de l'éloi-gnement pour les femmes," Quel mauvais psychologue I Comment Huttenbrenner ne s'apercevait-il pas que Franz adorait la société des femmes, mais que timide, gauche, il avait peur de ne point leur plaire ?— "Oh non ! " répondit Schubert, "j'en al aimé une bien sincèrement et elle-même m'a aimé.Elle chantait avec une voix merveilleuse et un profond sentiment.Elle n’était pas précisément jolie ; elle avait des grains de petite vérole sur le visage ; mais elle était bonne, très bonno.Elle espéra pondant trois ans que je l'épouserais.Mais je ne pus trouver la situation qui nous mit à l’abri du souci.Alors, selon le voeu de ses parents, elle en épousa un autre, — ce qui me peina beaucoup.Je l'aime toujours, et, depuis, aucune autre ne peut mo plaire mieux ou autant qu'elle.Elle ne m'était Bans doute pas destinée." La plus féconde de toutes les années de sa vie : 1815.Elle témoigne de l'étonnante puissance créatrice de ce génie encore en formation.Il est déconcertant en elfet d'avoir à constater qu'au cours de 1815 Schubert écrivit 4 opéras-comiques (Slngspiele), 144 lieds, 2 symphonies.2 messes, une iniinité de morceaux d'église et de choeurs, un quatuor à cordes.2 sonates et quelques morceaux pour piano.Schubert pianiste Schubert accompagnait fort bien.Il n'avall rien du pianiste virtuose, de Bon brio, de son élégance, de sa "bravoure'’, mais il avait do la sûreté et beaucoup de vélocité.Il déchiffrait les partitions avec la même facilité que It, vieux Salieri.Quand 11 exécutait des sonates.avec ses doigts courts et épais.11 se tirait à son honneur des plus grands difficultés.Quelqu'un parle de ses doigts "qui courent sur les touches comme des souris"; un autre le proclame "magistral pianiste".Schubert jouait volontiers à quatre mains Ce goût pour le piano à quatre mains lui a inspiré un assez grand nombre de compositions : divertissements, marches, ouverture», fantaisies, rondos, polonaises.Peu de compositeurs.saul Mozart peut-être, ont aimé, comme Schubert, cette combinal»on Instrumentale, réputée d'ordinaire lourde et mal sonnante.Mais Schubert en tirait un parti ingénieux.Et pui» Schubert n'avait rien d'un PAGE SIX LE PASSE-TEMPS DE FRANZ SCHUBERT LANDORMY En dix-huit années de travail, il composa près de 1,000 oeuvres dans tous les genres Eolitaire.Même au piano, la compagnie d'un camarade lui était agréable.Schubert exigeait surtout des pianistes de la sensibilité et de la finesse."Il ne pouvait souffrir le maudit jeu haché à la mode, qui ne plaît ni à l’oreille, ni à lame." 11 était particulièrement heureux lorsque ses auditeurs lui disaient que "sous ses doigts les touches devenaient des voix chantantes." Quand il ne jouait pas ses oeuvres, il prenait une partition de Haendel.de Mozart ou de Beethoven.— c'étaient ses auteurs préférés.— le Messie, Don Juan ou le Requiem.la Symphonie en ut mineur.Ses conversations aussi tournaient sans cesse autour de ces grands musiciens.Le génie dans la mansarde En novembre 1818, Schubert revint à Vienno.exultant de joie à la pensée de retrouver ses amis et de leur montrer tous les ouvrages qu'il avait composés.{Après un été comme prolesseur de musique chez le comte Ester-haxy.) Son père voulut qu'il reprît alors son poste d'instituteur à l’école de Lichtenthal.Mais Schubert s'y relusa obstinément.Ce lut Toc casion d'une violente discussion.Le père se mit dans une colère épouvantable, chassa son fils et lui délendit, une lois de plus, de remettre les pieds dans la maison.Schubert reprit ses leçons do musique et.gaiment, sans se laire autrement de souci, il revint à la chère tâche qu'il n'abandonnait jamais : écrire, écrire, écrire.— créer sans relâche.Il n'avait pas de quoi louer un logement ni un piano.Ses amis les lui procuraient.11 coucha d'abord dans un lit de lortune dans la chambre de Spaun.Puis Schober lui offrit asile chez sa more auprès de laquelle il vivait.Schubert resta six mois l'hôte de Mme von Schober.Après quoi il partagea la pauvre et triste chambre de Mayrhofer, le sérieux, le grave, le mélancolique Mayrhofer.Les deux amis mettaient tout en commun, et.malgré la pauvreté, ils étaient heureux."Jamais, nous dit Mayrhofer.|e n’oublierai les heures passées dans cette pauvre mon sarde, au toit incliné.Nous n'avions qu'un méchant piano, une pauvre bibliothèque, un mobilier misérable, un jour insuffisant ! Et pourtant je passai là les heures les plus heureuses de ma vio.De même que le printemps égaie la terre et lui distribue la verdure et le sang, de même la force productrice de mon ami égayait et consolait les hommes.Le hasard, l'amour de la musique et de la poésie firent notre Intime liaison.J’écrivais et lui chantait I “ Ainsi commença pour Schubert la sorte d’existence qu’il mena à peu près jusqu’à la fin de ses jours.Dès dix heures du matin il se mettait à sa table de travail, enveloppé dans une vieille robe de chambre qui montrait la corde, et il composait jusque vers une heure de l'après-midi, s'interrompant de temps en temps pour fumer une pipe ou causer avec un camarade qui lui rendait visite, 11 ne faisait pas chaud, l'hiver, dans la petite chambre : il n'y avait pas de feu .Schubert était gelé : mais, dans l’entraînement de l’inspiration, il ne s'en apercevait même pas.Quand on venait le voir, il se contentait parfois d’un "Dieu te salue, comment va ?" et il continuait à écrire : alors on savait ce que cela voulait dire : on s'esquivait discrètement.Après le dîner, c’est-à-dire -après le repas du milieu du jour, Schubert allait d’ordinaire au café avec ses amis.Et le soir, on se réunissait encore dans la chambre de l’un d'eux, ou, de nouveau, au café.Sérénade.Qui ne connaît la fameuse Sérénade ?Voici comment elle lut composée : Un dimanche, Schubert, passant par Wah-ring.avec toute une compagnie de gais jeunes gens, aperçoit son ami Tiozo Installé à l’auberge du Biersack.Immédiatement il entre, suivi de toule sa bande.Tieze avait un livre devant lui.Schubert se met à le leuilleter et ses yeux tombent sur une pièce de vers qu’il lit tout bas.Tout à coup il s'écrie : "Il me vient une jolie mélodie.Si j’avais du papier réglé I " Un camarade avise une note laissée par un consommateur, il la retourne, trace des portées au revers.Et Schubert, au milieu du va-et-vient des garçons, du bruit des conversations.de la musique des joueurs de harpe et des cris deB joueurs de quille écrit sa délicieuse Sérénade (juillet 1826), La symphonie inachevée La soûle symphonie de Schubert où II ait donné la mesure de son génie est celle do 1822 : l'inachevée.Comment cela, inachevée ?Voilà qui est singulier : un tel chef-d’oeuvre resté incomplet ! Il ne se compose en ellet que de deux parties, un Allegro et un Andanfe.Faut-Il accuser ici la négligence de notre compositeur étourdi qui, ayant laissé traîner son brouillon, l’égara momentanément, ou n'en eut plus souci, oublia l'oeuvre com mencée pour passer à d'autres et n’y revint jamais ?Croyons-le.On a supposé autre chose.On a lait l’hypothèse que, dans la pensée de son auteur, la Symphonie en si mineur était achevée en deux mouvements.Ce qui peut faire admettre cette opinion, c’est que Schubert lit présent du manuscrit à la Société musicale de Grax FRANZ SCHUBERT, d'après le célèbre portrait pelât par Wilhclm August Rieder en 1825.pour la remercier de l'avoir élu membre honoraire.En eût-il donné le manuscrit s'il avait jugé que son oeuvre n'était pas ter-n-ir.ce ?On en peut d'autant plus douter, dira-t-on.que Schubert vécut encore six années.Tout de même, cette Bymphonio en deux mouvements qui se termine sur un Andante.c'est bien étrange, surtout à l’époque où vivait Schubert.Nous possédons d'ailleurs l'esquisse d’un troisième mouvement.Schubert songeail donc à ce complément, à un Scherzo, suivi, à n'en pas douter, d'un Finale.Décidément il vaut mieux croiro à la légèreté du compositeur.Schubert et Beethoven En 1822.Schubert faillit approcher l'homme qu'il admirait le plus : Beethoven.Il avait composé Huit variations à quatre mains sur un lied Irançais.Elles parurent, "dédiées à Beethoven par son adorateur et admirateur Franz Schubert''.Il porta un exemplaire de l'oeuvre chez Beethoven, comptant le remettre lui-même à l'illustre musicien.Mais il ne le trouva pas chez lui et laissa le cahier entre les mains d'un domestique.Ainsi fut perdue cette occasion d'une rencontre entre les deux artistes.Des auteurs de mémoires, dos biographes, pleins d'imagination, ont raconté toutes sortes d'anecdotes sur les relations de Schubert et de Beethoven.Mais Spaun nous le dit formellement : "Schubert se plaignit souvent.— particulièrement lors de la mort du maître, — de n'avoir jamais pu approcher Beethoven ni parler avec lui : ce qui lui laisait de la peine".Et encore : "Schubert se serait tenu pour très heureux s'il avait été possible d'approcher Beethoven, mais celui-ci était inaccessible".Joseph Huttenbrenner, de son côté, affirme nettement : "Schubert apporta gra- vées à Beethoven les Var/affons op.10.mats le maître n'tait pas chez lui.Karl (le neveu do Beethoven) et Schindler ont dit et répété qu’elles reçurent l'approbation de Beethoven.Pendant deux ans Beethoven les Joua presque (Suite à la page vingt) MONTREAL, AOUT-SEPTEMBRE 1947 PAGE SEPT ¦ De nouvelles conventions de travail, à New-York, accordent de fortes augmentations de salaires aux musiciens.C'est ainsi qu'un instrumentiste très en demande peut gagner jusqu'à SI91 par semainef Eh! jeune homme, pourquoi n'écoufe-fu pas ta maman lorsqu'elle demande de ne pas négliger ton piano ou ton violon ?¦ Même aujourd'hui rares sont les compositeurs qui peuvent vivre de leur musique.Brahms fut le premier à vivre confortablement de sa musique, car il a bénéficié des nouvelles lois de copyright, qui ne permettaient d'actes de "piraterie" qu'à l'Amérique et à la Russie.Les musiciens qui l'ont précédé : Bach, Haydn, Mozart, Beethoven, ont dû leur subsistance à des "patronages" princiers mais souvent tyranniques.¦ Le London Philharmonie Orchestra.qui frisait la faillite en 1938, faute de subvention, a trouvé le salut en s'organisant sous la forme coopérative.L'orchestre a fait des tournées, édité un magazine, créé un centre culturrel.— La coopération serait-elle également le salut pour l'orchestre des Concerts Symphoniques ?En tout cas, il y a des réformes à faire de ce côté-là, et des journalistes avertis ne se gênent pas POINTE SECHE et CRAYON GRAS V Toujours au Parc Sohmet.A chaque saison, dans les premières années, M.Laviqne, qui était tou/ours à la lois le directeur de rétablissement et le directeur de l'orchestre, avait l'hobitude de la lie venir quelques musiciens euiopéens.surtout de Belgique.Il nous arrivait ainsi quelques véritables artistes et assez souvent des médiocrités.M.Lavigne avait vite lait de les reconnaître et possédait aussi Varl de réexpédier les nullités par le premier paquebot.Or un certain corniste était arrivé avec force bagage, se croyant sans doute parti pour le pôle nord, et toute une batterie de "tons de rechange" pour son instrument, car il ne transposait pas.tout comme ses collègues du siècle précédent.A cette époque, plus précisément vers les 1900.les cornistes de ce continent s'étalent débarrassés depuis nombre d'années de ces "tons de rechange" embarrassants et peu pour critiquer la politique de la direction de cet ensemble montréalais.¦ Qui ne connaît la chanson de Lulli ?Au clair de la lune Mon ami Pierrot, Prête-moi ta plume Pour écrire un mot.etc.Or, je gage que plusieurs ont déjà remarqué, et très justement, que "lune" ne rime pas-avec "plume".Comment se fait-il, alors que le XVIIe siècle si sévère en matière de prosodie ait laissé passer une telle faute?C'est qu'à la vérité, il n'y a pas eu faute de la part du poète qui avait écrit non pas "Au clair de la lune", mais bien : "Au claire de l’allume".c'est-à-dire de l'allumette, ce qui correspond très bien d'ailleurs au vers 'pour écrire un mot" : on n'a pas le temps d'écrire longuement pendant que brûle une allumette.¦ Joseph Szigefi vient de publier un volume de souvenirs : "With strings attached".Né en Hongrie, à Budapest, il passa une partie de son enfance dans le petit village de Maramaros-Szigeti, cfoù vient son nom de Szigefi.pratiques.Ils transposaient tout à vue comme aujourd'hui.Il laut dire pour l'entendement de tous, que ces "tons de rechange" sont des tubes de dillérentes longueurs qui se posent à volonté à f embouchure de l'instrument pour en changer la tonalité vers le grave ou l'aigu.Ces tubes dont la longueur varie considérablement de l'un à l'autre, se remplacent selon les besoins de la partie à jouer et cela plusieurs lois même au cours d’un morceau.Mois n’étant pas réchauffés par le souille de fins-fjumenl.sfe comme l’instrument lui-même, cela occasionne Inévitablement une fluctuation plus ou moins sensible dans la justesse de l’instrument.Pour obvier à ces inconvénients les cornistes durent adopter le système de la transposi lion.Aujourd'hui les cors les plus employés sont ceux dits : "cors doubles" construits sous deux /ormes, soit en ta et si bémol aigu pour les premier et troisième cors et en ta bémol grave pour les deuxième et quatrième cors.Revenons à notre corniste.Par une belle soirée, la "Musique du Parc" sur la scène pour sa partie de concert, devant un large auditoire et en pleine exécution d'une pièce de musique douce et rêveuse, notre nouvelle ¦ Duke Ellington, "l'Aristocrate du swing" et le "Roi du Jazz", vient de terminer un opéra en cinq actes, qui retracera la vie des nègres aux Etats-Unis.Ellington, né en 1899, commença l'étude du piano à l'âge de sept ans, puis, peu d'années après, il alla étudier la peinture à l'Ecole des Beaux-Arts de Brooklyn.¦ Certains "compositeurs" américains ont pris l'habitude de s'inspirer des grands maîtres.De la Polonaise Opus 53, de Chopin, on a fait la chanson "Till the end of time"; sa Fantaisie Impromutu est devenue "l"m always chasing tombons".A Tschaikowsky, on a emprunté le concerto en Si bémol mineur pour "To-night we love", la Cinquième Symphonie pour "Moon Love", et "Roméo et Juliette" pour "Our Love".Du Deuxième Concerto de Rachma-ninoff, on a fait deux romances : "l've always loved you" et "Full moon and empty arms".La fameuse Sérénade de Tose’li se chante sous le titre de "Years and years ago".¦ C'est Domenico Mazzocchi, l'un des créateurs de ïoratorio, qui fut le premier à employer les deux signes musicaux signifiant "crescendo" et "diminuendo"."acquisition", en préparant un nouveau "ton", "s'enfarge" dans les "pattes" de son pupitre, où était disposé tout son attirail et vlan I le bazar s'étale sur le plancher en bruit de cloches à vaches, de batterie de cuisine, etc.Habitué à des cornistes compétents et pas prévenu que celui-ci employait au fur et à mesure tous les "tons" de la gamme.M.Lavigne bondit I Furieux il apostrophe le mal-adro t et lui demande s’il se croyait encore en " province" ou au cirque, "le n'ai pas besoin d’aller chercher dos musiciens si loin pour obtenir un vacarme si peu à propos.Je puis engager Gaspard Petit du faubourg Québec avec son çramophone.Il gagnerait plus ici qu'au coin des rues.Passez à mon bureau après la représentation, Je vous remettrai Im médiatement le prix de votre retour en Belgl que".Il va sans dite que notre musicien une lois "chez lui" dut fulminer contre ces "Américains" I Car de son "ton" le plus haut, on l’entendit dire : "Mol ! /gg-nace Vanderbeck.lauréat du Conservatoire, cor-solo de la tan-lare de Sain te-Gudule I Sa'ei-vous f Ces Ignorants me dégoûtent I Gottfordam ! Sa'ez vousf " 1.1 GAGN1ER.D.Mus.PAGE HUIT LE PASSE-TEMPS EXAMEN de la VUE' • VERRES CORRECTEURS» Le Spécialiste LORENZO FAVREAU, o.o.d.et ses assistants optométrlstos-optlclens Ba.O.Bureaux chex TaitFavreau 265 Est.Ste-Catherine 8190 ma St-Hubert LA.6703 CA.*344 ROGER FILIATRAULT du Conservatoire Royal dm Musique de Bruxellee •l du Conservatoire National de Paris Enseignement scientifique de l'art vocal ba»é sur l'Emission Physiologique d'après les données du Docteur Wicart de Paria • Professeur Ecole Supérieur* de Musique d’Outremont Professeur Ecole de Musique Université d'Ottawa Professeur Ecole Normale de Musique Institut Pédagogique POUR ELISE (Für Elise), piano, par Ludwig van Beethoven.Le catalogue des oeuvres imprimées de Beethoven donne le numéro 173 à celte Bagatelle célèbre.Elle fut trouvée, en manuscrit, dans les papiers de Thérèse von Drossdick, et elle parut pour la première lois on 1867.RAPPELLE-TOI, poésie d'Alfred de Musset, musique de Mozart.Lorsque le Prince des Romantiques s'unit au divin Moiait, la musique et la poésie reçoivent un hommage inégalable I ALFRED LALIBERTÉ Enseignement du piano et du chant (Français, anglais, allemand) Rendez-vous par correspondance seulement.1231 ouMt, rue Sainte-Catherine.Montréal .Voyez le nouveau Piano D'un style tout nouveau et d'une sonorité merveilleuse vendu exclusivement par Le magasin de musique le plus complet au Canada Téléphone : MArquette 6201 500 Est, rue Sainte-Catherine, Montréal DERNIERE PENSEE, pour violon et piano, par James Willing.Cette oeuvre loit Intéressante avait été publiée par "Le Passe-Temps", en 1915, à la mémoire de la garde-malade Edith Cavell.assassinée pai les Allemands en Belgique.Elle est devenue trèB rare, et nous la publions de nouveau, à la demande de plusieurs lecteurs.LA CHANSON DE MON COEUR, paroles et musique de Jean Solar.Un grand succès du populaire chanteur français André Claveau.Rappelons que chaquo mois, "Le Passe-Temps" publie une romance choisie parmi les plus belles et plus récentes.En tout temps de fannée un abonnement au "PASSE-TEMPS" est un cadeau apprécié.$2 PAR ANNEE LE PASSE-TEMPS — 627 ouest, rue Dorchester Montréal 2 MONTREAL.AOUT-SEPTEMBRE 1947 PAGE NEUF RAPPELLE-TOI Poésie Musique de d'Alfred de MUSSET MOZART j PAGE DIX LE PASSE-TEMPS T\ MONTREAL.AOUT SEPTEMBRE 1947 PAGE ONZE VIOLON ET PIANO DERNIÈRE PENSÉE James WILLING Le» Editions du Paise-Temps.fnc.Montréal PAGE DOUZE LE PASSE-TEMPS r c r-^ m.d.;r Ji if -î i AMESTOSO =êiË ¦S 4 ÉÉüÉÉ LENTO Sida ! - Fût» sy doter §} 1, » .1 ^ ,.* co/ violon m.d.j-2 ¦¦! MONTREAL.AOUT-SEPTEMBRE 1947 PAGE TREIZE MM.Rosaire Archambault et Ulysse Salmé, de retour d'Europe De retour d'un voyage de huit semaines qui les conduisit en France, en Belgique et en Angleterre, MM.Rosaire Archambault, secrétaire, et Ulysse Salmé, gérant du rayon de lutherie de la maison Ed.Archambault, Inc., rapportent des nouvelles intéressantes pour les musiciens et et les mélomanes.En Fronce durant cinq semaines, ils rencontrèrent un grand nombre de compositeurs, d'auteurs et d’éditeurs, avec lesquels seront reprises sur une échelle plus grande les relations d'avant-guerre.Partout, le prestige du Canada est grand, et dans un prochain article, nous aurons l'avantage de donner plus de détails.Ajoutons cependant que la maison Archambault a l'exclusivité pour le monde entier de la vente de violons Paul Kaul, et la représentation exclusive des instruments de fanfare et d'orchestre de la célèbre maison Couesnon, ainsi qu'une dizaine de marques de disques français.Elle représentera exclusivement près de 25 éditeurs de musique populaire, religieuse et classique.Tous les musiciens et mélomanes attendent avec impatience l'arrivée prochaine de ces nouveautés: disques, musique en feuilles, ou instruments.Nous tiendrons nos lecteurs au courant.Un Don Quichotte du "bel canto" En 1814, Rossini arrive à Milan pour écrire, en quelques semaines sinon en quelques jours, un opéra.Voilà donc, pense évidemment Rossini.de sérieuses chances pour le succès de la partition nouvelle.C'était peut-être le vingtième qu'il allait improviser en moins de six ou sept ans.Pour son oeuvre nouvelle, il est heureux de trouver le ténor Velluti, alors "dans la fleur de la jeunesse et du talent", nous assure Stendhal.A la première répétition, tout va bien ; à la deuxième, Velluti commence à faire des fioritures ; à la troisième, il ajoute d'autres agréments et broderies ; et le soir de la première représentation, il se lance dans de telles fantaisies et improvisations vocales, que le public l'applaudit à tout rompre, mais que Rossini ne reconnaît plus une note de sa propre musique.— Adolphe Boschot.CE QU'ON CHANTE A PARIS La chanson Un succès d'André CLAVEAU de mon coeur Paroles et musique de JEAN SOLAR TV .di Valse ^ 1.Le vent con.nait Les chan.sons de la terri- en.Sol7 Do min.Si7 -tiê.re Et quand de .hors II sou If le fort Fa 7 U tou _ tes les voix_________________________ Si Fa min.Ü Qui ehnn.tcnt l’a .mour et la Si 7 .Mi m joie J’ai rc .con .nu dans leur con .cert.Fa 7 Si 7 Qui vient,qui passe et qui se perd.fi , REFRA.IN Mi i -m si .son de mon cœur.Que tout bas il fro .don.ne.Maurice DECRLCK Editeur mprimêen France LES ÉDITIONS DE PARIS Tous droits réserva L.IOC7!i|s R 28, Bd Poissonnière, Pari*.-cour tous pais TRANSPORT DE PIANOS ET AUTRES MEUBLES • PAYETTE TRANSPORT 551, rue Poupart, Montréal Téléphone: CHerrier 7153 12 numéros DO "PASSE-TEMPS" contiennent pour plus de $20 de musique et de chansons SPECIAL Collection 1945 .$2.40 Collection 1946 .$2.00 $2 pour 12 mois PAGE QUATORZE LE PASSE-TEMPS Dont les mots sont très doux Mi Kt par .lent de bon .Iitur- Mi7 Do 7 C'est la mê.mc chan - son_ Fa rain.Fa7 Dont le monde rê .sou .ne, Car on ai.me par.Quand tu me prends Dans tes bras et que tu m'enchaînes En me serrant Très tendrement Je te comprends.Entre nous ce n'est pas la peine D’échanger de verins serments Ecoutons sans dire un seul mot Chanter dans les bois les oiseaux Ecoutons le vent qui s'enfuit Répétant partout dans la nuit.Au refrain 3 Si le coeur las Sans raison, un jour tu me quittes, Je garderai Notre secret Si tu t'en vas, Ne dis rien et si tu hésites Cache-moi bien tes regrets J'oublierai mon amour perdu Les jours que nous avons vécu Mais le vent courant sur les toits Ira t'apporter quelquefois.au dernier Refrain Dernier Refrain La chanson de mon coeur De mon coeur en détresse Qui parlera de nous Et de notre bonheur Il n'est qu'une chanson Pour chanter sa tristesse.Car on pleure partout De la même façon.SATISFACTION DEPUIS 187 1 Î.O puissance sonort et le timbre riche du piano Willis en ont fait le préféré de milliers de foyer» canadiens.^UILLIS&CO.LimiTEl maufax PLateau 9526 québec 1220 OUEST.RUE SAINTE-CATHERINE MONTRÉAL CARNET PROFESSIONNEL CHANT ALBERT VIAU Technique vocale.Solfège.Interprétation 31 rue Cardinal Ville-Saint-Laurent BYwater 2129 Mlle CECILE PERRAULT Professeur de Chant et Piano Classique et Populaire 2075.rue Papineau Montréal Tél.Rés.: CHerriei 4377 Madame ADELINA CZAPSKA Professeur de Chant 36*11 avenue Oxenden Pl.6508 Tél.CHerrier 7734 PAULINE PHANEUF, B.M.Enseignement Chant — Piano — SoMège Interprétation Accompagnatrice de concert Studio : 1270 Visitation Montréal PIANO ECOLE DE MUSIQUE DE VERDUN Directrice : Mile M./eaune Fortier 3288 rue Joseph Verdun Tél.: TRenmore 5406 Tél.DOllard 1888 Mlle HENRIETTE TARDIF Professeur de Piano Classlqre et Populaire 6428 rue Bordeaux Montréal Accordeurs de Pianos Vingt-cinq ans avec Ouvrage garanti Nordheimer & Layton Bros.Ltd.R.L.BRUNETTE Spécialité : Piano Automatique Membre, Canadian Piano Tuners' Association Bureau: Téléphone: LAncaster 0109 109A.rue Deslauriers.Sainte-Rose, Co.Laval L'eniretien de votre piano par % % ^afCOl$ A£>: Accordeur agrégé Membre de l'Union des Musiciens Accordeur des pianos Quidoz, etc.Magasin Musique TurcoL LA.2111 Tél.Bureau : AM.5586 MONTREAL, AOUT-SEPTEMBRE 1947 PAGE QUINZE PIANO POUR ELISE Ludwig van BEETHOVEN 1 pp i L?y o i- B35 N#= y- « ' Æ?ê *.7 gP^ tff * 7 ^ « .,-
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