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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1984-02-21, Collections de BAnQ.

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[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE té00^ ^ rinn an LA MÉTÉO : NEIGE DISPERSÉE, VENTS MODÉRÉS, MAXIMUM AUJOURD'HUI: -2#.DEMAIN : BEAU.DÉTAILS PAGE A 2 MONTREAL, MARDI 21 FÉVRIER 1984, 100'ANNÉE, N°43, 76 PAGES, 6 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine 45 cents Sept lies et Ba*e Comeau 50 cents LES POLICIERS DION, CASTONGUAY ET S AL V AIL ONT ÉTÉ NÉGLIGENTS I Les nerfs à fleur de peau, Mme Cécile Beaudoin, la mère de la victime, a quitté précipitamment les lieux dès le verdict Connu.photo Jean-Yves Létourneau, LA PRESSE SHERBROOKE \u2014 « Je déclare qu'il y a eu crime».Ces derniers mots du coroner ad hoc, le juge Denys Dionne, ont MARTHA GAGNON \u2022t ANDRÉ CEDîLOT envoyé» spéciaux de LA PRESSE littéralement «gelé» l'assistance nombreuse qui attendait impatiemment depuis au moins deux heures, hier soir, ce verdict qui aura des répercussions partout au Québec et même outre-frontière.D'une voix puissante, sur un ton sec et neutre, le juge Dionne a tenu trois policiers de Sherbrooke, Roger Dion, André Cas-tonguay et Michel Salvail, responsables de la mort violente du poseur de tapis Serge Beaudoin, 33 ans, lors de la fusillade surve- Les Beaudoin sont soulagés page A 2 nue au motel Le ChÂtillon, à Rock-Forest, le 23 décembre.Le représentant du ministère public, Me François Doyon, a immédiatement fait savoir qu'il allait étudier d'ici à trois ou quatre jours la possibilité de porter des accusations criminelles contre les policiers impliqués.Déjà, dans les milieux judiciaires, on parle d'inculpation possible d'homicide involontaire ou de négligence criminelle.Devant plus de 200 personnes pendues à ses lèvres, le juge Dionne a lu un bref texte de six pages dans lequel il affirme que ces policiers ont commis une grave négligence.« La vérification et la planification incomplètes et trop sommaires, le manque de réflexion et de prudence et la témérité manifestées avant l'opération indiquent qu'ils ont fait preuve de négligence.» Quant à l'intervention elle-même qu'on a qualifiée d'« opération-surprise » et qui a causé la mort de Serge Beaudoin, enchaîne le coroner, elle a été conduite en employant une force ex- voir CRIME en A 2 L'ÉCONOME Entrevue avec le pdg de Petro-Canada Bill Hopper estime qu'il fallait que Petro-Canada devienne un géant pour être prise au sérieux par les multinationales du pétrole.page C 1 L'inflation: rien d'alarmant Le taux d'inflation à 5,3 p.cent n'a rien d'alarmant.Il I ne s'agit pas du début d'une nouvelle flambée inflationniste.page C 1 Pénurie de bois d'ici à 15 ans L'industrie canadienne du bois devra investir $50 mil-{ liards d'ici à la fin du siècle \\ pour préserver ses marchés.page C 2 Un robot aux yeux à rayon infra-rouge Le CNRC a mis au point à Montréal un robot soudeur qui voit grâce à ses yeux à j rayon infra-rouge.Ce robot ; sera produit industrielle-1 ment.I page C 3 ON ETUDIE DES SOLUTIONS DE RECHANGE A L'AXEL-20 Comterm pourrait abandonner son affiliation avec Matra QUÉBEC \u2014 Il se pourrait que la fir-me Comterm-Bytec soit obligée d'abandonner sa filiale française si elle CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec veut décrocher le contrat des micro-ordinateurs dans le réseau scolaire.En effet, depuis qu'un comité technique supervisé par le ministère de l'Éducation a recom- mandé le rejet de l'Axel-20.fabriqué par Bytec-Comterm sous licence française de Matra, il est prévisible qu'elle opte pour un appareil développé par Bytec sous licence nord-américaine, l'Hyperion.C'est là une hypothèse parmi tant d'autres puisque le gouvernement pourrait tout aussi bien accorder le contrat des micro-ordinateurs à un autre consortium ou encore prolonger le moratoire d'un an au- près des commissions scolaires pour l'achat des micro-ordinateurs.Mais une chose est sûre, c'est que le comité technique qui a procédé au banc d'essai recommande d'élaborer des solutions de rechange à l'Axel 2u afin d'équiper les 186 écoles secondaires d'appareils conformes aux normes dès septembre.Si Bytec-Comterm doit abandonner la filiale française, cela signifiera pour le gouvernement québécois un changement total de sa politique puisque le premier ministre Lévesque s'était engagé à Paris à privilégier un appareil français.Le but ainsi recherché était de favoriser l'éclosion d'une industrie de micro-informatique au Québec en lui donnant un accès au marché français et, dans un contexte de bons procédés, aider les industries québécoises de câblo-distribution à obtenir une part du marché français.voir COMTERM en A 2 ¦ SPORTS Shutt ne s'est pas présenté à l'exercice L'ailier gauche Steve Shutt ne s'est pas présenté à l'exercice du Canadien, hier matin.Il s'est bien rendu au Forum, mais c'était pour y rencontrer le directeur Serge Savard dans l'idée de discuter de son statut avec l'équipe.Mais Savard, grippé, n'était pas à son bureau.Les deux hommes doivent toutefois se rencontrer ce matin.Pour l'instant, Shutt n'est ni suspendu, ni mis à l'amende.page 3 LES VOISINS CHAMPIONS LA MODE Lemieux: 3 buts, 7 passes photo Denis Courville page 11 0: A >.DANS L'IOWA Reagan et Mondale donnent le départ de la campagne page E 1 mm SOMMAIRE Annonces classées.C 4, D 8 à D 11, E 3, E 4 Arts et spectacles \u2014 Informations A 10 à A 12 \u2014 Horaires.B 5, B 6 Centenaire.A 8 Décès, naissances, etc.E 5 Économie.C 1 à C 11 Etes-vous observateur ?.D 10 FEUILLETON «La charge des sangliers »D 11 Foglia.D 9 Horoscope.D 10 Le monde.El Mots croisés.E 4 « Mot mystère ».D 11 Quoi faire aujourd'hui.B 5 Télévision.A 10 Tribune libre.A 7 Vivre aujourd'hui.D 1 à D 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12, 13 Jaune, turquoise, rouge et blanc Maintenant friandes de conditionnement physique, les femmes nord-américaines se pavaneront cet été sur les plages dans des maillots monopièce.Les couleurs à la mode seront le jaune, le turquoise, le rouge et le blanc.De leur côté, les Européennes porteront l'été prochain des bikinis à bustier style Brigitte Bardot, à imprimés aux couleurs fluorescentes.photo Pierre McCann, LA PRESSE page D 1 AUJOURD'HUI GAÉTAN BOUCHER La ville de Saint-Hubert se prépare à recevoir son héros, Gaétan Boucher, qui sera honoré lors d'un di-ner-bénéfice le 18 mars.page A 3 JOHNSON Le ministre des Affaires sociales du Québec, M.Pierre-Marc Johnson, se rend à Ottawa pour « défendre l'intégrité du système de santé du Québec.» page À 4 LIBÉRÉE Un cour ontarienne vient d'ordonner la libération de Karen Mitchell, cette jeune femme enceinte qui avait refusé de témoigner contre son ami.page B 8 BÉGIN ET SES CHAUFFEURS La ministre de la Santé nationale, Mme Monique Bégin, a mauvaise réputation auprès des chauffeurs de ministres: on dit qu'elle en a eu 24 différents depuis son entrée au cabinet en 1976.page A S CTL Le conseil municipal de Laval doit se prononcer sur une proposition visant à confier à cinq conseillers municipaux l'administration de la Commission de transport de Laval.page A 3 FOGLIA Quatre saisons en forme de livre, de chat, de mal du siècle et de cyclisme.page D 9 Min mm FINI NOYER MODÈLE 1984 » » » » 1 r 399* GARANTIE 3 ans I M I I I I I I I M M I I I I I M M I I I I I I I I I I I I I I I I I ITlTTT m M I I M M i I I I M I I I M I I I I M I M I M I fi» », i M I l I l I I I yi I M M i I I M l I I I M I I I I M I I I I I l I l I I I I l I 100% TRANSISTORISÉ AFC et COULEUR AUTOMATIQUE PRISE DE CÂBLE PRISE ÉCOUTEUR MODÈLE 1984 30 VIDÉOS DIFFERENTS ET 69 TÉLÉVISEURS EN MONTRE 299* GARANTIE 3 ans FINI BLANC OU NOYER I I I I M I I I I T A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 FÉVRIER 1984 Rock-Forest: la famille Beaudoin accueille le verdict avec soulagement LES POLICIERS RESTENT TERRÉS AU QUARTIER GÉNÉRAL André Castonguay Roger Dion Michel Salvaii \\ SHERBROOKE \u2014 Tendus à leur arrivée, les nerfs à Heur de peau, les membres de la famille Beaudoin ont accueilli avec soulagement le verdict du coroner qui mettait fin à un suspense qui durait depuis déjà trop longtemps.ANDRÉ CÉDILOT et MARTHA GAGNON \u2022ovoyéi mêdgm éê LA PRESSE_ Las de toute l'attention dont ils ont fait l'objet de la part des médias, la mère, Mme Cécile Beaudoin, son fils Gilles et ses filles, se sont levés d'un seul bond pour sortir de la salle en vitesse.Cette attitude contrastait grandement avec celle des dernières semaines alors qu'ils criaient leur rage, leur haine.En fin de semaine, ils avaient même fait parvenir aux médias un communiqué dans lequel ils traitaient encore une fois les policiers de tous les noms.Tout au long de la lecture du verdict, Mme Beaudoin a serré la main de son fils en poussant parfois de grands soupirs et en levant les yeux au ciel.« Qu'on les pende » «Le verdict ne me rend pas mon frère.Jamais au grand jamais, je ne leur pardonnerai une telle bêtise », s'est exclamée Estelle Beaudoin, la soeur de la victime, quelques instants avant que l'on ne connaisse la décision.En sortant, une proche de la famille n'a pu s'empêcher de crier dans un micro : « Qu'on les pende sur la place publique ! C'est une boucherie.» Un ami, M.Richard Hamel, criait victoire.Quant à l'avocat de la famille, Me Jacques Landry, il s'est contenté d'affirmer que le coroner n'avait pas d'autre choix.Il s'est refusé une fois de plus à préciser le montant des dommages qu'il entendait réclamer devant les tribunaux civils.Curieusement, Jean-Paul Beaumont, l'autre travailleur qui a été blessé dans la fusillade, était absent.Mutisme complet des autorités policières Les autorités de la police de Sherbrooke refusaient quant à elles de donner tout commentaire hier soir.Le lieutenant Jacques Testulat a fait savoir que les détectives Michel Salvaii, Roger Dion et André Castonguay, tenus criminellement responsables de la mort de Serge Beaudoin, ne voulaient voir « personne ».COMTERM SUITE DE LA PAGE A 1 Les experts qui ont analysé I'Axel-20 constatent que le matériel composant l'appareil respecte 56 des 109 critères du devis technique, et le logiciel 13 des 33 critères.Parmi ses faiblesses, on note l'absence de couleur, l'absence de fonction sonore et musicale, l'absence de jeu et de graphisme, ia non-compatibilité avec le PC d'IBM, etc.« Après avoir analysé les points faibles de l'appareil, il est certain que ce ne sera pas l'Axel-20 qui équipera les écoles mais un autre appareil qui va répondre à nos besoins dont celui de servir au programme d'introduction à l'informatique au niveau de Secondaire IV et V.Si le produit de Bytec-Comterm n'est pas disponible à temps, nous avons des hypothèses de rechange », souligne M.Elle Fortin, coordonna teur du dossier au ministère de l'Éducation.Parmi les hypothèses de remplacement, M.Aurèle Hudon de la Fédération des commissions scolaires en privilégie une : c'est qu'on extensionne le moratoire de l'an dernier sur l'achat subventionné des micro-ordinateurs.En vertu de cette disposition, les commissions scolaires sont libres d'acheter les appareils de n'importe quel fabricant à la condition qu'ils répondent aux normes.En septembre, il en faudra 4 000 pour satisfaire aux besoins et 5 000 autres devront être achetés en cours d'année.À la Fédération des cégeps, on s'est retiré du dossier des négociations avec Com term parce que l'on ne croit pas qu'un micro-ordinateur unique puisse convenir à la formation professionnelle dispensée dans le secteur collégial.« Notre secteur ne représente que 10 p.cent des besoins et nous avons tout avantage à diversifier notre équipement selon les orientations de chacun des cégeps », souligne le président Y von Robert qui dit craindre que l'on ne gaspille de l'argent inutilement.Au cabinet du ministre Laurin, l'attachée de presse, Micheline Paradis, se dit optimiste sur les chances que Bytec-Comterm puisse trouver des solutions en respectant les échéanciers prévus.Au ministère de la Science et de la Technologie, on se dit convaincu que Comterm-Bytec est la firme qui propose la meilleure démarche évolutive et celle qui est en mesure de développer un appareil avec le plus grand contenu québécois.Entre-temps, les négociations se poursuivent avec Bytec-Comterm.La semaine dernière, son président, M.Laurent Nadeau, se disait convaincu de pouvoir répondre aux exigences du ministère sans augmentation de prix et dans les délais requis.Mais il n'avait pas indiqué de quelle façon il pourrait créer un nouvel Axel conforme aux exigences techniques.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 958 à quotfe cliiffies 8819 rLA MÉTÉO\" DATE: Marti 21 ftvritr 19S4 AUJOURD'HUI: Min.: - 8 Max.: -2 NUAG.AVEC AVERSES DE NB0I EN MATINÉE DEMAIN: B£AU Québec _ 08 2 01 États-Unis Abittbi\t-12\t- 5\tDéoofl.grad.\t- 8\t- 2\tNwog.neige louren tides\t- 8\t- 2\tNuog.neige Contons de l'Est\t- 8\t- 3\tNuog.neige Moucfc*\t-12\t- 5\tNuog.neige Québtc\t- 8\t- 3\tNuog.neige Loc-Saint-Jean\t-12\t- 5\tNuog.neige Rimouski\t- 8\t- 3\tNuog.poûdr.Gospesie\t- 8\t- 3\tNuog.poudr.loto dam\t- 9\t- 9\tNuog.neige Sept-llei\t- 9\t- 9\tNuog.neige Canada\tMé*\tmm\tAujiurrftiul TtCfOfKI\t3\t9\t Edmonton\t- 5\t3\t (ttgtno\t- 2\t0\t Winnipeg\t- 8\t5\t Toronto\t- 4\t1\t \t- 7\t- 5\t Halifax * « ¦ k -____.vj>onoTrerowTi\t- 4 - 1\t- 2 4\t Soint Joon\t1\t5\t Boston Buffalo Chicago Miami New York 4 6 N.-Oriéom 2 14 Pittsburgh \u2014 3 8 S.Francisco 20 28 Washington 5 7 OaSos 11 22 3 16 10 18 9 17 4 11 les capitales Amsterdam\t- 6\t2\tMadrid\t5\t14 Athènes\t6\t15\tMoscou\t- 7\t- 4 Acoputco\t27\t33\tMexico\t12\t33 SeHin\t- 4\t0\tOslo\t-11\t- 1 Bruxelles\t- 2\t6\tPons\t- 2\t6 Buenos Aires\t22\t28\tHome\t- 4\t8 Copenhague\t- 2\t1\tSéoul\t- 5\t7 Geneve\t- 7\t2\tStockholm\t- 2\t- 1 Hong Kong\t14\t19\tTokyo\t0\t6 Le Caire\t9\t20\tTrinidad\t24\t29 Lisbonne\t8\t16\tVienne\t- 2\t1 Londres\t0\t5\t\t\t % ï ?- j r' w î m la famille Beaudoin, peu avant le prononcé du verdict du coroner ad hoc, hier soir au Centre Léon-Marcotte : de gauche à droite, le frère de la victime, Gilles, un beau-frère (Marc), la et la soeur Estelle, Il n'a pas été possible ni d'approcher ni d'entrevoir même de loin la physionomie des trois détectives qui se sont tenus la majeure partie de la soirée dans la salle de conférence du quartier général de la rue Marquette, la salle même où l'opération du motel Le Châtillon avait été préparée au matin du 23 décembre.Un peu avant la lecture du verdict, soit vers 19 h 45, le directeur de la police de Sherbrooke Maurice Houle, le directeur adjoint Léon Paquin et l'avocat des policiers, Me Michel Proulx, ont quitté le quartier général pour se rendre au Centre Léon-Marcotte où le coroner Dionne avait dit qu'il rendrait sa décision à 20 heures.Quelques minutes à peine après le prononcé du verdict, le directeur Houle et le directeur adjoint Paquin avaient regagné le quartier général.Eux aussi ont refusé de commenter la situation.Ils ont de plus enjoint le lieutenant Testulat de ne laisser personne approcher de la salle de conférence.Des mesures ont été prises pour que des membres des famil- les des détectives ne soient pas laissés seuls à la maison.Certains d'entre eux sont venus apporter leur mot de réconfort.D'autres policiers commentaient les propos du coroner et le verdict : « Que va-t-on faire à l'avenir ?Se laisser tirer, puis répliquer?Comment va-t-on travailler?Devra-ton changer la base même des cours que l'on donne à l'Institut de police ?» Il semblait certain, hier soir, que si des accusations sont portées, les trois policiers seraient suspendus sans solde jusqu'à la fin des procédures.La deuxième fois De mémoire, ce n'est que la deuxième fois depuis plusieurs années, qu'un coroner rend un tel verdict à l'endroit de policiers.On se rappellera qu'en 1979, le coroner Cyrille Delage avait tenu criminellement responsable l'agent Robert Lessard, de la Sûreté du Québec, qui avait abattu un Amérindien, David Cross, de Caughnawaga.Lors du procès, le jury l'avait cependant acquitté de l'accusation d'homicide involontaire.CRIME SUITE DE LA PAGE A 1 cessive et injustifiée.Il s'agit d'un abus.» Le juge Dionne considère comme une erreur grave le fait que le policier Castonguay ait tiré une rafale de 20 balles de mitraillette à travers la porte fermée de la chambre du motel, présumément pour assurer la sécurité des policiers et des clients.«Ces tirs de mitraillette visaient à protéger tout le monde sauf les occupants de la chambre numéro cinq, Beaudoin et Beaumont, et ceux de la chambre voisine, des citoyens d'Ed-monton, dont la présence était connue».Quelques personnes ont applaudi le verdict tandis que la famille de la victime et tous les policiers présents ont quitté précipitamment la salle.Injuriés la semaine précédente, les trois enquêteurs responsables de la fusillade mortelle ne se sont pas montrés dans la salle, hier soir.Quelques instants avant le prononcé du verdict, l'avocat des policiers de Sherbrooke, Me Mi- chel Proulx, avait conseillé discrètement au chef de police, Maurice Houle, de n'émettre aucun commentaire advenant que la décision ne soit rendue publique.Inutile de dire que cette consigne a été respectée scrupuleusement.Même le représentant du syndicat s'est dérobé devant la meute de journalistes.Ces derniers auraient bien aimé savoir, par exemple, le sort que la direction du service de police de Sherbrooke entend réserver au sergent-détective Michel Salvaii qui, contrairement à ses collègues Castonguay et Dion, n'a jamais été suspendu à la suite de la tragédie.À venir jusqu'à ce jour, il était toujours étroitement lié à l'enquête que mènent 15 policiers de la Sûreté du Québec, en poste à Montréal, Québec et Sherbrooke, pour retrouver les assassins du garde de la Brink's.L'enquête à laquelle ont témoigné une vingtaine de personnes, a révélé que le sergent-détective Salvaii, qui possède 18 ans d'expérience, avait planifié toute cette opération à la hâte.Il avait mis toute sa confiance en Dion et Castonguay, qu'il considérait comme des experts dans ce gen- photo Jean-Yves Létourneau, LA PRESSE La décision du juge Dionne n'a toutefois pas surpris les observateurs de la scène judiciaire.Au cours de son mandat à la Commission de police du Québec, il s'est souvent montré extrêmement sévère envers les policiers qui commettent des erreurs professionnelles dans le maniement des armes à feu.Rendez-vous au 28 Il y a trois ans, il avait émis des recommandations précises pour que cesse l'usage abusif de l'arme lors de chasses-à-l'homme dans les rues.C'est d'ailleurs à la suite de cette critique que la police de la CUM interdisait formellement à ses hommes de tirer des coups de semonce pour arrêter des suspects.Les policiers montréalais n'ont plus aujourd'hui le droit de tirer qu'uniquement lorsque leur vie est menacée ou qu'ils doivent protéger la vie d'autrui.Et maintenant, après cette enquête du coroner, la Commission de police rouvrira à nouveau le chaud dossier de l'affaire Rock-Forest le 28 février prochain.re « d'intervention surprise » qui présente de grands risques.Attaque virulente Visiblement affecté par la décision du juge Dionne, Me Michel Proulx s'est lancé dans une attaque virulente à l'endroit de l'instance judiciaire que représente le coroner.«C'est une loi anarchique qui brime le droit d'un individu d'avoir un procès juste et équitable ».Il attend avec enthousiasme l'entrée en vigueur de la nouvelle loi des coroners qui, dit-il, empêchera des verdicts comme celui rendu à l'égard des policiers.« Le procureur général a mis ces citoyens dans une situation impossible.On aurait pu utiliser d'autres moyens pour que justice soit quand même rendue ».Il s'est aussi plaint de la publicité tapageuse qui a entouré toute l'affaire en dépit des restrictions imposées par le coroner au début de l'enquête.« La population et la presse ont été mises en émoi.La tenue d'un procès juste est devenue impossible.» Comme il se doit, le procureur du ministère public.Me Doyon, s'est abstenu de commenter le verdict.« Mon rôle se résumait à étaler toute la preuve devant le coroner.C'est ce qui a été fait.» LES GRÈVES SPORADIQUES CONTINUENT Cégeps: l'ANEQ pourrait voter la grève générale Les grèves d'une journée que vivent certains cégeps ne seraient qu'un avant-goût d'une grève générale qui pourrait se décider en fin de semaine lors du congrès de l'Association natio- MAR1AMK FAVRiAU nale des étudiants et étudiantes du Québec.Par ailleurs, cette association a refusé de participer, hier, à une rencontre avec le ministère de l'Éducation sur le projet de règlement des études collégiales, alléguant qu'on voulait simplement y faire légitimer des décisions déjà prises.Aujourd'hui, les cégépiens du Vieux-Montréal et de Lionel Groulx de Sainte-Thérèse font grève, à l'instar de ceux de Sorel Tracy et de Saint-Hyacinthe, hier.On tient ici et là des assemblées générales, même dans des b cégeps non membres de l'ANEQ comme à Saint-Jérôme, Matane et Gaspé.( L'ANEQ regroupe des associations étudiantes de 17 cégeps et de cinq universités.) Demain, les cégeps de Sherbrooke et de Victoriaville feront grève.Les dirigeants étudiants du cégep de Saint-Hyacinthe ont déjà un mandat de grève générale à présenter au congrès spécial de la fin de semaine prochaine et il semble que d'autres voudront les imiter.C'est le moyen qu'on semble privilégier pour amener le ministre de l'Éducation à négocier avec l'ANEQ sur certaines revendications étudiantes, dont, entre autres, les prêts et bourses et le projet de règlement des études collégiales (PREC).Toutefois, l'ANEQ a refusé de participer, hier, à une rencontre avec le ministère de l'Éducation sur les amendements proposés au projet de règlement d'études col- légiale.La Fédération nationale des enseignantes et enseignants québécois (FNEEQ-CSN) et la Fédération des enseignants de cégep (FEC-CEQ) ont également boycotté cette table ronde.Ces organismes, déjà au courant des amendements proposés, ne voyaient dans cette réunion qu'une pseudo consultation qui ne répondrait pas aux objections.« Les changements proposés sont mineurs, incomplets et ne modifient en rien le fond de cette réforme où la manière dont elle s'opère », estiment les trois organismes qui demandent plutôt un débat public sur toutes les réformes en éducation.De son côté, la Fédération des associations étudiantes collégiales (FAEC) devait participer à la rencontre à laquelle étaient invitées les fédérations d'enseignants, d'élèves, de parents et d'administrateurs.EN BEEF Fausse bombe au Complexe ¦ À la suite d'un appel anonyme logé hier après-midi auprès d'un quotidien de la métropole et concernant une bombe qui avait supposément été placée au complexe Des jardins, la police a fait évacuer trois étages de la tour de l'Est de ce vaste édifice à bureaux.Les pompiers de Montréal ont également été appelés sur les lieux par mesure de sécurité.Mais une fouille minutieuse des trois étages, soit les 27e, 28e et 29e, a permis aux policiers de constater qu'aucune bombe ne se trouvait dans l'édifice.« Arrêtez-moi, j'ai faim ! » ¦ Dimanche dernier, Serge Fré-geau avait faim : il a défoncé la vitrine du supermarché Steinberg, boulevard des Laurenti-des, à Laval, avec une tige d'acier.Puis, après s'être ras-sassié de saucisson, de biscuits et de lait au chocolat, il a lui même alerté les policiers.Incapable de subsister avec une allocation d'aide sociale de $151 par mois, le jeune homme de 22 ans a comparu, hier, devant le juge André Chaloux, de la Cour des sessions, qui l'a remis en liberté, l'enquête préliminaire étant fixée au 22 mars.En attendant, il logera chez des amis compatissants.Jeune chômeur sans passé criminel, Frégeau est accusé de méfait ( la vitrine valait plus de $400) et de vol de biens totalisant.trois dollars.« Je n'ai pas mangé depuis trois jours, venez me chercher et mettez-moi en dedans », a-t-il dit au policier qu'il a rejoint au téléphone, vers 20 heures, dimanche.Un glaçon sur la tête ¦ Une sexagénaire de Yamachi-che est décédée de façon inusitée hier après avoir reçu un lourd glaçon sur ia tète, glaçon qui s'était détaché d'une maison.La victime, Mme Thérèse Guillemette, âgée de 60 ans, était cependant encore vivante au moment de l'arrivée des secouristes.Ceux-ci Pont transportée au Centre hospitalier St-Joseph, à Trois-Rivières, où elle a sombré dans le coma.Elle est décédée 15 minutes après son admission à l'hôpital.Incendie criminel ?¦ Le service des incendies de Montréal croit que le feu qui a causé des dommages d'environ $100 000 au pavillon des Pays-Bas à Terre des Hommes pourrait être d'origine criminelle.Les efforts des sapeurs pour rejoindre le pavillon ont été gênés par une barrière cadenassée sur la route menant à l'édifice.Personne ne se trouvait dans le pavillon au moment de l'incendie.A valeurs de vers inc.¦ Le dernier chic, à Peoria, dans l'Illinois, c'est de faire partie du club des vermiphages, ou avaleurs de vers.Depuis sa création, au mois de mai dernier, 850 personnes se sont portées candidates au titre de membre.L'idée en est venue à un patron de bar de cette ville de plus de 120 000 habitants, considérée généralement aux États-Unis comme la capitale de l'ennui.Pour acquérir la prestigieuse carte, il faut avaler avec art le contenu d'une petite bouteille de « Mescal Gusano Rojo » à 80 degrés, une boisson mexicaine du genre de la tequila au fond de laquelle gît la dépouille d'un ver.Carrière Landreville: échéance le 30 juin ¦ Le sous-ministre de l'Environnement du Québec, M.Pierre B.Meunier, vient de faire signifier une ordonnance aux propriétaires de la Carrière Landreville Inc, de Bouchervil-le.Cette ordonnance force les propriétaires du terrain à effectuer, d'ici au 30 juin prochain, d'importants travaux de restauration de façon à corriger les problèmes d'odeurs et de fumée provenant de l'ancien dépotoir.Un communiqué du ministère de l'Environnement précise que cette décision « est motivée par le retard que mettent.les propriétaires à compléter la désaffectation et la restauration du terrain comme le réclame le ministère de l'Environnement depuis avril 1983.» Sens unique inversé ¦ Le sens unique des avenues Harvard et Wilson, entre la rue Saint-Jacques et le chemin Upper Lachine, sera inversé à compter de demain.Ainsi, dans ce secteur, l'avenue Harvard deviendra a sens unique vers le nord tandis que la circulation sera orientée vers le sud dans l'avenue Wilson.Cette mesure a pour but de favoriser la sécurité des automobilistes et des piétons qui se déplacent dans le quartier.r 6999954 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 FÉVRIER 1984 A 3 LE MAIRE BERNARD RACICOT PRÉPARE L'ACCUEIL DU CHAMPION Le maniaque au tournevis: 20 victimes La police de la CUM recherche activement un homme entre 25 et 30 ans, généralement bien vêtu et portant la moustache, soupçonné d'être un maniaque sexuel et un voleur qui terrorise ses victimes en les menaçant d'un tournevis.ANDRÉ PÉPIN Les policiers ont dressé un portrait-robot de cet individu soupçonné d'avoir, au cours des deux dernières années, violé une vingtaine d'adolescentes et de femmes du secteur Verdun.Les policiers du Poste 22.qui ont enregistré la plupart des plaintes, croient que ce maniaque s'est réellement attaqué à un nombre plus grand de femmes, que que plusieurs n'ont jamais porté plainte.En général, une femme sur deux dépose une plainte après avoir subi des assauts sexuels gra\\ es, L'homme recherché oblige ses victimes à des attouehe ments avant de les \\ 'oler.Il les poursuit généralement en fin de journée, dans les rues désertes.Il leur precise qu'il n'hésitera pas à les poignarder à l'aide de son tournevis si elles s'avisent de crier.Il est toujours à pied lorsqu'il les interpelle.Il les dévalise Lors de la commission de ses derniers crimes, l'homme, qui mesure environ 5 pieds et 7 pou ces et qui pèse approximativement 150 livres, a dévalisé ses victimes avant de prendre la fuite à pied.Les policiers du secteur exercent une plus grande vigilance depuis quelques semaines, affirme la direction du service.Les patrouilleurs auraient même en main depuis quelques jours le portrait-robot diffusé aujourd'hui.L'individu recherché sème la panique dans le secteur.La police, sans vouloir créer un climat de psychose, recommande par ailleurs la plus grande vigilance.Les adolescentes et les femmes qui doivent se déplacer dans Verdun doivent être informées de la présence de cet homme et prendre tous les moyens à leur disposition pour assurer leur propre sécurité.Les informations fournies jusqu'à maintenant par les victimes ont permis à la police d'interroger hier quelques suspects.Avec Gaétan Boucher F fierté a une ville.jumelle: Saint-Hubert En plus de réussir son exploit, Gaétan Boucher pourra aussi se glorifier d'avoir fait savoir aux Canadiens qui l'ignoraient, que la fierté avait aussi une ville.jumelle: Saint Hubert.GEORGES LAMON Non seulement, Saint Hubert sera-t-elle en liesse le 18 mars en accueillant son héros, avec, en plus, un diner-bénéfice à $100 le couvert, au mess des officiers, de la Base militaire de Montréal (Saint Hubert), mais également pour marquer son arrivée, prévue pour le 13 ou le 14 mars, ou peut-être quelques jours avant.Tout a ete prévu: autobus noli-sés pour les Hubertains désireux de se rendre à Mirabel, accueil à l'aéroport de Saint Hubert et rencontre avec le champion, avant de le laisser un peu à sa famille.Hier midi, au cours d'une conférence de presse à Saint-Hubert pour annoncer les célébrations qui marqueront le retour du champion olympique, le maire Bernard Etacicol se sentait drôle ment fier.Pas autant que les p;> rents de l'athlète, certes! Il faut dire que son jeune concitoyen lui avait donné un grand coup de pouce' Un petit gars du coin « Gaétan Boucher, c'est d'abord un petit gars de Saint-Hubert », s'est empressé de rappeler le maire Racicot à son auditoire rassemblé au Centre sportif Gaétan-Boucher, au nombre duquel, les parents de Gaétan.Louise et Cyrénus Boucher.« C'était notre champion presque à nous tout seul avant qu'il gagne ses médailles d'or.On est bien d'accord de le partager à la grandeur du pays, ajoutait il.Il ne faut pas oublier que ses exploits en ont fait notre tout premier ambassadeur.La fierté a maintenant une deuxième ville: Saint Hubert.Il n'est sûrement pas question que cet événement serve d'arene pugilistique à une querelle Ottawa Quebec à nos dépens.» photo Réal Saint-Jean, LA PRESSE Cyrénus et Louise Boucher, les parents de Gaétan Boucher, en compagnie du maire de Saint-Hubert, Bernard Racicot, à droite.Quoi qu'il en soit, c'est non seulement un retour triomphal au pays, que les Hubertains réservent à leur hoi-os.mais anssi une immortalisation.Une immortal! sation qui se con< rétist ra par la creation d'une Fondation Gaétan Boucher et d'une bourse d'études pour le jeune athlète, et ainsi lui assurer une sécurité financière au moment ou il quittera la corn pétition amateur.Deux objectifs Par cette fondation, le comité organisateur Co rena.adminis- trateur du centre sportif Gaétan-Boucher, veut servir deux objectifs: assurer un avenir à Gaétan Boucher, en reconnaissant ses talents presents et futurs, et favoriser le développement du sport amateur par la relève.D'ailleurs, le Mouvement des caisses populaires Des jardins a déjà accepte de recueillir les fonds qui seront verses à cette fondation dont l'objectif initial a ete fixé à $100 000.Le maire Racicot a d'autre part révèle que Saint Hubert avait officiellement demandé au gouvernement du Québec, à la Fédération canadienne de patinage de vitesse et a Sport-Canada l'aménagement d'un anneau de glace extérieur, à proximité du Centre sportif Gaétan-Boucher.Cette patinoire favoriserait l'en-trainement de Gaétan Boucher ainsi que celui des jeunes qui suivront ses traces Une fatigue heureuse Pour leur part, les parents de Gaétan, Louise et Cyrénus Boucher, avaient trouvé encore le temps de participer a cette autre S'IL N'EN TIENT QU'AU MAIRE LEFEBVRE La CTL sera administrée par cinq conseillers choisis par Laval Le maire Claude Lefebvre a décidé de mettre en application un souhait exprimé lors de son élection en 1982: réclamer de Québec le contrôle complet de la Commision de transport de Laval ( CTL ).JEAN-PAUL CHARBONNEAU_ Ce soir, à l'occasion d'une assemblée extraordinaire, le conseil municipal sera appelé à se prononcer sur une recommandation du comité exécutif pour que la charte de la Ville soit amendée afin que la CTL soit totalement dirigée par cinq con seillers municipaux.Selon le voeu du comité exécutif, le président de la CTL devra être choisi parmi les cinq représentants de la population, tandis que le directeur général sera embauché pour une période ne devant pas excéder cinq ans.Ce poste pourrait bien être offert à M.Lois Lachapelle, factuel PDg de la CTL Les commissaires actuellement en poste, Gerald Cote et Yves Ni chois, seraient invites à se retirer; le projet prévoit, pour eux, une indemnisation Droit de veto du maire M.Achille Corbo, membre du comité executif de Laval, a expliqué, hier, que le mandat des élus municipaux serait de deux ans, renouvelable pour une deuxième période semblable.« Pour Laval, dit-il, il est très important d'obtenir le contrôle absolu de la CTL.Présente ment, nous sommes assN entre deux chaises.Nous devons en payer la note, mais nous n'avons rien à dire dans son administration.Selon le projet envisagé, ajoute-t-il, il est prévu que toute décision de la CTL devrait être entérinée par le maire.» Si Québec devait refuser d'accéder à la requête de la Ville, l'administration Lefebvre demandera au gouvernement de prendre lui-même charge de la CTL: elle refusera de participer au paiement du déficit.Le projet de Laval a déjà reçu l'appui des députés péquistes de L'Ile Jésus.Cette requête doit être déposée à l'Assemblée nationale avant le 1er mars.Selon M.Corbo.cette decision ne changera rien à la demande des médiateurs qui suggéraient la création d'une commission pour étudier l'implantation du régime d'heures brisées (amplitude ) que la CTL voulait obtenir en négociations, au moins pour les chauffeurs.Le rapport des médiateurs a mis fin, dans la deuxième semaine de février, à un conflit qui privait H0 000 usagers de leur transport en commun.LE PREMIER MAGISTRAT DE SAINT-LÉONARD DE RETOUR DANS SA FAMILLE Optimisme des médecins du maire Di Ciocco Depuis hier, le maire Antonio Di Ciocco de Saint-Léonard est de retour dans sa famille où il refait ses forces après avoir subi une délicate greffe de moelle épinière, conséquence de la leucémie dont il est atteint.L'inter- Nouvelle amie pour Andrew LONDRE (Renter) \u2014 Le deuxième fils de Sa Majesté, la Reine Elizabeth d'Angleterre, défraie à nouveau la chronique des journaux à grand tirage.Le prince Andrew a une nouvelle « girlfriend », annonce hier le Daily Express.Selon le journal, une sculpturale blonde, le mannequin Katie Rabett, fille d'un gynécologue, console en ce moment le beau prince, troisième dans la lignée des hériters du trône, qui cherche à oublier Koo Stark, la starlette américaine de films erotiques.vention chirurgicale a eu lieu à l'hôpital Princess Margaret de Toronto où le maire avait été hospitalisé en décembre.FLORIAN BERNARD À ses amis qui lui ont rendu visite depuis son retour, M.Di Ciocco a signalé qu'il se sent en bonne fonne et qu'il espère même reprendre avant peu ses activités à l'hôtel de ville.Depuis des mois, M.Di Ciocco a lutté farouchement contre la leucémie.Sa force de caractère et son moral exceptionnel ont eu raison, jusqu'à maintenant, de la terrible maladie dont il est atteint.La greffe de la moelle épinière représente un traitement radical pour combattre la leucémie.Même s'il est prématuré de parler de guérison pour le moment, les médecins de M.Di Ciocco ont publié un bulletin de santé très optimiste.En attendant le retour du maire, c'est le maire suppléant Raymond Renaud qui assume la Ciocco et s'entretient avec lui des direction des affaires de la Ville.dossiers importants de la muniçi-II visite régulièrement M.Di palité.C'est également M.Re- naud qui remplace le maire Di Ciocco au conseil de la Communauté urbaine de Montréal.Le maire suppléant, M.Raymond Renaud, et les conseillers Pari Montanaro, Perri et Basilio Giordano sont allés rencontrer le maire Di Ciocco ( au centre ), pour partager le verre de ramifié et du retour à la santé.cérémonie officielle.C'était fatigant pour eux, certes, mais «une heureuse fatigue», comme l'expliquait M.(y remis Boucher.Les Boucher venaient ajouter un autre fleuron à leur fierté de parents.«Je suis bien content de voir qu'enfin Gaétan soit reconnu à sa juste valeur, et particulièrement par la ville, a avoué Cyrénus Boucher, hier, à LA PRESSE.Je me souviens, il y a deux ans, nous étions allés le chercher à l'aéroport.Il revenait tout seul d'une compétition, ses deux valises à la main, il faisait vraiment pitié.Comme les temps changent vite.\u2022 Courage et détermination Le Dr Réal Gaboriault, conseiller en sports au (entre sportif Gaétan-Boucher, celui qui a permis à Gaétan Boucher de se réta blir rapidement après son accident de mars 83, a fait l'éloge du courage et de la détermination, marque distinctive de l'athlète.«J'ai été bien choyé d'être le support moral de Gaétan et de le voir s'entrainer même avec ses béquilles.Quand je lai vu avec son plâtre l'aire ses exercices, je le voyais dans ses yeux qu'il était déterminé raconte le Dr Gaboriault.J'ai quand même été surpris de sa participation aux Jeux olympiques, je me suis dit.lui il nous réserve de grandes surprises.» Pour sa part, le gouvernement du Québec a décidé d'organiser une journée Gaétan Boucher, probablement à la fin mars.Le ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, M.Guy Chevrette a expliqué qu'il y aurait certainement un dîner officiel et une cérémonie à l'Assemblée nationale.Après la prostitution, le trafic des stupéfiants Une des personnes récemment impliquées, en compagnie d'un policier d'Ottawa, dans un réseau de prostitution de luxe opérant dans l'Outaouais.est maintenant reliée à une affaire de stupéfiants.Francine Saint-Jacques, 28 ans, est accusée de possession de 269 grammes de cocaïne dans le but d'en faire le trafic.MARIO ROY Déjà, le 11 janvier dernier, l'es c ouade des stupéfiants s'était intéressée aux arrestations de Francine Saint-Jacques et de son compagnon, le policier Brian Te-kacz.de la Sûreté municipale d'Ottawa.Ces résidents d'Ayl-mer furent alors accusés de proxénétisme.Trois autres arrestations avaient été réalisées en rapport avec les activités de l'agence Christina Kscort qui se chargeait, notent les rapports de police, d'organiser des « parties » parfois fort luxueuses dans des hôtels de Hull.Cette fois, la jeune femme a été appréhendée rue Jean-Talon, à Montréal, alors qu'elle se trouvait dans une Lincoln Continental en compagnie de Vincenzo Créa.L'arrestation a eu lieu dans la nuit du 31 décembre et les policiers ont trouve dans la voiture une arme ainsi que la cocaïne et une balance de précision.À l'issue d'une enquête préliminaire instruite devant le juge Roger Vincent, de la Cour des sessions, Francine Saint-Jacques a été citée à son procès, fixe au 19 mars prochain.La drogue maintenant en sécurité Devant le juge Vincent, des membres de l'escouade des stupéfiants de la police de la Cl M ont notamment eu 1 occasion de décrire les règles qui assurent désormais la sécurité de la chambre forte réservée aux pièces à conviction.De nouvelles règles stipulent notamment que la présence de deux personnes est nécessaire pour accéder aux stupéfiants qui y sont conserves Entre-temps, le 2t février, la Cour des Misions de Hulï doit se pencher sur le cas du policier Te-kacz.À l'emploi de la police d'Ottawa depuis 1975.on le soupçonne d'avoir utilise les privilèges inhérents à sa fonction pour «filtrer» la clientele de l'agence Christina Escort Ce qui n'a pas empêché la Gendarmerie royale du Canada et la Sûreté du Québec de remonter la filière.CAHIER SPÉCIAL PUBLIÉ LE SAMEDI 25 FÉVRIER 1984 A 4 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 21 FÉVRIER 1984 Johnson se rend à Ottawa pour « l'intégrité du système de santé du Québec» Ql ÊBEC (PC) - Le minis-tre des Affaires sociales.Pierre-Mire Johnson, expliquera aujourd'hui à Ottawa la position de son gouvernement sur ]e p^.jet de loi C -1, étudié par le comité de la Chambre des communes sur la sanir Le projet de loi fédéral entend garantir la gratuité et l'universalité des soins de santé au pays, en pénalisant par exemple les provinces qui imposent la surfacturation.Pour le gouvernement du Québec, ce projet chambarde l'organisation des rapports enirc les niveaux de gouvernement et constitue une menace sérieuse à l'intégrité du système de santé du IJuëhet De son côté, le président directeur général de la Regie de l'as surance maladie du Québec.M.J.-Auguste Ifockle, a fait connaître hier ses inquiétudes face au projet de loi C-8, « Les problèmes relies à la sur facturation et aux frais modéra leurs, dans les autres provinces, peuvent être facilement réglés par des amendements aux lois actuelles sans pour autant que l'on remette en question tout le système, \u2022 a-t-il souligne dans un communiqué.Le retrait M.Mockle s'inquiète \u2022 d'une éventuelle erosion des pouvoirs du Québec en faveur du gouvernement fédéral » par ce projet de loi dont il a demandé le retrait.Il a expliqué que le projet de loi semble vouloir retirer au Québec des « pouvoirs qui jusqu'à présent lui ont permis de faire de son régime un régime modèle ».« Si le projet de loi devait être maintenu dans sa forme actuelle, le régime québécois d'assurance-maladie y perdrait inévitablement de sa souplesse administrative et de sa faculté d'adaptation aux besoins de la population.\u2022 « De plus, a-t-il ajouté, l'intervention accrue du gouvernement fédéral dans I elaboration d'une politique de santé pancanadienne pourrait entrer en conflit avec celle du Québec.\u2022 Par ailleurs, la Fédération des médecins spécialistes du Québec croit que si le rôle du gouvernement fédéral est de contribuer au financement des services et soins médicaux, il doit le faire en recherchant deux objectifs: redis tribuer les fonds publics pour assurer un partage équitable et reconnaître que les besoins ne sont pas ressentis de la même manière dans toutes les provinces Les motifs Comparaissant hier devant le comité, le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, M.Paul Desjardins, a indiqué que le projet de loi sur la santé, présenté par le ministre Monique Bégin, refuse de reconnaître les véritables problèmes de tout le s>sterne «en s'atta-quant uniquement aux pratiques ostensibles », soit la surfacturation et l'imposition de frais modérateurs.¦ Si la surfacturation existe, a souligné le docteur Desjardins, c'est pour le même motif que l'imposition des frais modérateurs : l'insuffisance du financement public » Pour la FMSQ, il ne faut pas conclure que.là ou la surfacturation n'existe pas.au Québec notamment, le financement est adéquat.« C'est bien uniquement, a rappelé le docteur Desjardins, parce que la surfacturation a été interdite dans un climat socio politique particulièrement douleu-reux et perturbé, celui de cet automne 1970 dont il n'est pas utile de rappeler le souvenir, que les médecins spécialistes québécois ne peuvent y recourir.» Les spécialistes du Québec ne semblent pas du tout apprécier les mesures de contrôle et de représailles qu'entend prendre le ministre Bégin pour faire respecter la loi que le Parlement s'apprête à voter.« Ce n'est pas rechercher l'amélioration de la santé des citoyens d'une province où la surfacturation est autorisée, a lancé le docteur Desjardins, que de sévir en réduisant d'autant la contribution fédérale au financement des soins.» Cette loi, estime les spécialistes québécois, si elle devait être adoptée telle que proposée, n'apportera aucune solution réelle aux problèmes.« Bien au contraire, ce serait plutôt à leur exacer bation qu'elle pourrait contribuer», soulignent-ils.Responsabilités Le docteur Des jardins a ensuite indiqué que la responsabilité constitutionnelle de concevoir, de planifier et de fournir les services de santé appartenait aux provinces.« Le rôle du Parlement fédéral dans la prestation des soins et des servrres de santé au Canada, a-t-il dit, est essentiellement celui de contribuer au financement.» Pour les spécialistes, les sommes d'argent qui sont perçues directement par les établissement hospitaliers, en sus des budgets publics, sont utilisées pour la prestation de services.« Il n'y a pas là, selon eux, de détournement ou d'usage impropre.» Le projet de loi fédéral, a confié le docteur Desjardins, devrait davantage s'attaquer à l'attitude qui consiste à diminuer les budgets de fonctionnement dans les hôpitaux.«La réduction des lits hospitaliers, la compression des servi ces et la fermeture des blocs opératoires, n'emportent-elles pas des conséquences tout aussi graves pour l'accessibilité des Canadiens à des soins adé quats?», at il dit.Les effets bénéfiques du projet de loi fédéral contre la surtarifi cation des soins de santé se fe ront surtout sentir dans les provinces anglophones, tandis que le Québec écopera des conséquences négatives du projet de loi, a commenté hier, d'autre part.l'Association pour la santé publi que du Québec, qui regroupe plus de 300 intervenants en santé communautaire.Dans une lettre adressée à Mo-nique Bégin, l'association demande le retrait partiel du projet de loi sur la santé publique.Chambardement Selon l'association de la santé communautaire.ce seront les ^ provinces anglophones qui béne ficieront des danses positives du projet de loi.telles l'élimination de la surtarifi» ation et des dépassement! d'honoraires, puisque le Québec n'a aucun problème dans ce dossier.Le projet federal, par ailleurs, risque de chambarder l'organisation des services de saute au Que bec.C'est du moins l'opinion de la Fédération des Centres locaux de services communautaires (CLSC).Selon les CLSC, le projet de loi C-3 remet en question nombre d'acquis des se: \\ [ces sociaux et communautaires et plusieurs programmes de santé mis t»n place depuis 10 ans Le projet de loi pourrait s'avérer discriminatoire à l'endroit de certains groupes démunis de la population québécoise, selon la Fédération des CLSC.LE CHOIX DU LIBÉRAL GUY PRATT NE SERAIT QU'UNE FORMALITÉ Les candidats du PQ dans Marie-Victorin ne sont pas légion ¦ C'est le dimanche 1K mars que le Parti liberal du Québec ratifiera officiellement le choix de Guy Pratt courait son candidat en vue de l'élection partielle rendue nécessaire dans le comté de Marie Victorin par la demission de l'cx-ministre péquiste Pierre Marois Les libéraux du centre ville de Longueuil n'auront apparemment guère d'autre choix que celui de plébisciter l'ex-curé de la paroisse Notre-Dame de Fatima et fils de celui qui présida pendant plus d'un quart de siècle aux destinées de cette ville de la Hive sud de Montreal.La nouvelle de la candidature de M.Pratt à l'assemblée de mise en candidature du PLQ a appremmont eu l'heur de décourager toute autre velléité de candidature d'éventuels aspirants au point où le» choix de ce dernier n'apparaît plus maintenant que comme une simple formalité.La situation est beaucoup moins claire pour le Parti québécois de la même circonscription ou les aspirants candidats ne sont pas lésion.Bien au contraire.Jusqu'à maintenant, seul le conseiller au programme et membre de l'exécutif national.Jules-Pascal Venne, a manifesté un certain intérêt pour la candidature péquiste dans ce comté traditionnellement répu- L'AN DERNIER TROPHEE HABITAS te comme un bastion du PQ depuis 1976.Absences majeures La partie apparait d'autant plus difficile pour le PQ dans ce comté voisin de celui du pre mier ministre René Lévesque que deux des principaux représentants locaux du PQ dans cet le ville de banlieue ont déjà fait part de leur volonté de quitter l'arène politique.Dans Marie Victorin, lex représentant local de l'ancien ministre Marois.Pierre Thibodeau, a déjà suivi v.n ancien patron sur la voie du retour à l'anonymat alors que le porte-parole du député de Tail-Ion.Rene Levesque.Louis-Marie Dube.a déjà remis sa demission.Ces deux personnalités, profondément implantées dans le milieu, bien au fait de la com plexite administrative a Québec et particulièrement bien placées pour attirer l'attention des députes lo( aux sur les problèmes locaux, constituaient pour d'éventuels candidats aux (lections des antennes exceptionnelles lors des campagnes électorales.Leur départ crée un vacuum politique local important qui contribuera certes à placer techniquement nez à nez les futurs candidats du PQ et du PLQ.\u2022 \u2022 \u2022 Grand nombre d'indécis Le dernier sondage ^ur l'opi- nion publique réalisé auprès de l'électoral canadien (Gallup) démontre de façon significative que les électeurs du pays de meurent indécis dans une très grande proportion quant aux possibilités pour les trois partis fédéraux en presence de résoudre de façon convenable quatre problèmes cruciaux I ai effet, plus de 40 p.cent de l'électorat demeure sceptique face aux libéraux, aux conser valeurs et aux néo-démocrates quant à leur capacité de proposer des programmes législatifs susceptibles de régler les problèmes de l'inflation, du chôma ge.des affaires internationale^ et de l'assurance maladie La mission de paix de Pierre Trudeau indique par ailleurs que le Parti libéral du Canada a contribué à l'assurer d'un appui important au sein de la population.Sur le rôle que le gouverne ment canadien joue sur le plan des relations internationales, le PLC reçoit l'appui de de 'M p.cent des 1 052 personnes Interrogées.Le Parti conservateur de Brian Mulroney.ne récolte que 21 p.cent Mais il y a tout de même dans ce domaine 38 p.cent d'indécis, alors que dans les autres secteurs ce pourcentage atteint plus de 40 p.cent.Ce sondage démontre aussi que les libéraux de Pierre Trudeau ont maintenu des points importants en refusant aux pro vinces d'imposer un ticket modérateur pour les soins de santé, c'est-à- dire 1 assurance-mala die.Avec un pourcentage d'indécis de l'ordre de 41 p.cent en ce domaine, les libéraux arrivent bons premiers avec une confiance de l'électorat de l'ordre de 27 p.cent alors que les conservateurs atteignent 22 p.cent.Situation économique Sur le plan économique cependant, les conservateurs se clas sent nettement en avant des li béraux.En effet 27 p.cent des électeurs interroges estiment qu'un gouvernement du PC se rait mieux placé pour résoudre les problèmes de l'inflation.Les libéraux ne récoltent à cet égard que 22 p.cent.Il y a ce pendant 44 p.cent d'indécis.Le PC a réalisé à cet égard une nette progression.Les deux formations politiques, lors dun sondage réalisé en lîW2.étaient sur un pied d'égalité ave< 19 p.cent.En ce qui regarde les problèmes du chômage, les conserva teurs rejoignent les aspirants de 30 p.cent de l'électorat alors que le PLC obtient un maigre 20 p.cent.Les indécis à ce chapitre se situent à 43 p.cent.lors d'un sondage précédent sur cette quest ion les lii>» ratix obte naient un appui de 19 p.cent, les conservateurs is p.cent et les indécis étaient de 19 p.cent, Selon des informations re cueillies auprès de différents observateurs do la scene politique, ces chiffres peuvent s'expliquer par le fait que les électeurs ne connaissent pas les programmes politiques qui se ront proposes par le PC, le PLC et le NPl) lors de la campagne électoral»' prévue pour cet au tomnt CETTE ANNEE | TROPHÉE domus POUR L'EXCELLENCE DU CONCEPT CATÉGORIE «Unîtes d'habitations mu It i familiales* AU GALA DES DOMUS DE L'EXPO-HABITAT 1984 Le Sanctuaire du Mooi-Rov.ii eu le teul ensemble résidentiel «i ¦voh remporté COS dru* importantes distinctions r etic Nations .\u2022 i.t direction de l'Assoc idtiun pn»v in< ult» drs Constructeurs »l Habilitions du Ouebft .region \\V»ritr«\\il métropolitain, pour l'extraordinaire \\u< ces de leur premier E&po-Habitat.au Palais des Congres SI vous avez été VICTIME D'UN ACTE CRIMINEL et si vous vous sentez lésé(e) ou négligé(e) par la Justice ou la Société et si vous consentez à exposer votre cas au cours d'un reportage télévisé sur laide aux victimes de crimes: téléphonez au Service de l'information de Radio-Canada \u2014 entre 9h et 17h du mardi au vendredi et demandez Mme Daoust au (514) 285-2520 (à frais virés, si vous appelez de l'extérieur de Montréal).ON APPUIE VOTRE ENTREPRISE 3V6C des services de gestion ic sancruaiQC du mont-royal MM) C Ml MIN Of M ON.MONTRÉ M Ht ; 7*tt-bOUÛ.il>r préférence sut reiutei-vous) CPG Les REER - CPG des FIDUCIAIRES0 c'est pour les gens comme vous.Intérêts payés annuellement Sans frais minimum 500 S.Nous vous offrons aussi: \u2022 Fonds épargne garantie (sans fraisi \u2022 Fonds actions (Urns minimes I \u2022 Fonds obligations (frais minimes) Taux sujet a changement i AN Apptlti noui.L.« tranMCttont \u2022X\".iv«n« %\u2022 fair* par telephone 12S3 ate McG« Cmtoge Metro McC\"\" (S14)87S-33S1 LC THUtTOI lâ lANOUf pfr»A»» ¦s > s 1 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 21 FEVRIER 1984 A 5 « À MOINS D'ÊTRE CHARLATAN » M est impossible de promettre des emplois à tous les chômeurs MARC LALONDE Les 24 chauffeurs de Monique Bégin OTTAWA \u2014 Le ministre des Finances, M.Marc Lalonde, a indiqué, hier aux Communes, qu'à moins d'être charlatan, il était impossible de prorneître, dès demain matin, des emplois à tous les chômeurs canadiens.PIERRE APRIL de lo Presse conodienne Accusé par le leader néo-démocrate en Chambre, M.Ian Deans, de n'avoir rien prévu dans son dernier budget pour trouver du travail aux chômeurs, le ministre Lalonde a laissé entendre qu'aucun gouvernement ne pouvait promettre des emplois à tous les Canadiens en chômage.« Nous faisons tout ce que nous pouvons, a-t-il dit.mais nous devons reconnaître que le gouvernement fédéral, qu'aucun gouvernement, ne peut garantir, demain ou même le mois prochain, un emploi à chacun des Canadiens en chômage.Il faudrait être un charlatan.» M.Lalonde a souligné ensuite que son gouvernement prenait toutes les mesures nécessaires pour accélérer les activités économiques dans le secteur privé pour favoriser la reprise et, du môme coup, diminuer le chômage.« Les mesures budgétaires touchant les petites entreprises, a-t-il ajouté, devraient nous permettre d'atteindre un plus haut taux de création d'emplois.» Du temps Selon le ministre Lalonde, tout est mis en oeuvre pour diminuer le chômage.« Il nous faudra du temps, a-t-il lancé, et je regrette cette situation tous les jours.» Après avoir accusé le député néo-démocrate de faire de la dé magogie et de la rhétorique, le ministre a rappelé que les dépenses additionnelles de près de $500 Selon Marc Lalonde, Ottawa fait tout ce qu'il peut pour combattre le chômage.féléphotu Pc millions du gouvernement fédéral prévues dans le dernier budget \u2022 visaient essentiellement les personnes le plus dans le besoin ».« Nous dépenserons $250 millions pour les personnes âgées de plus de 65 ans, a souligné M.Lalonde, $150 millions pour les jeunes chômeurs et les programmes fiscaux rétabliront l'équité entre les personnes qui sont employées par des entreprises et celles qui travaillent à leur propre compte.» Pour le ministre des Finances, il est faux de prétendre que son dernier budget n'en a que pour les plus favorises «Ce que nous tentons de faire, a-t-il dit, c'est d'atteindre un objectif de réparti tion équitable des opportunités au sein de notre société.» Quant aux accusations lancées par le critique financier du Parti conservateur, M.John Crosbie.concernant l'exactitude des pré visions économiques contenues dans le dernier budget, le minis tre Lalonde les rejettent du revers de la main.Le président Reagan, a répliqué M.Lalonde.a déposé ses pro près projections de la performance de l'économie américaine et ce qu'il prévoit pour 198.\").1986, 1987 et 19SK est un taux de croissance identique à celui qui est prévu pour 1»' Canada, à savoir 4 p.cent.« Maintenant, si on s'imagine, a-t-il ajouté, qu'on peut garantir, avec une assurance absolue, que ces chiffres seront ceux que l'on verra en 1988.je crois qu'on rêve en couleurs.\u2022 I Le ministre de la Santé nationale, Mme Monique Bégin, est en train de devenir une véritable légende sur la Colline parlementaire.Elle embauche, dit on, plus que n'importe quel autre de ses collègues du cabinet.Bonne nouvelle pour les chô meurs à la recherche d'un emploi ?Pas nécessairement.Mme Bégin embauche beaucoup parce qu'elle congédie beaucoup.ou qu'on démissionne souvent dans son entourage La rumeur veut qu'elle ait eu pas moins de 24 chauffeurs différents depuis son entrée au cabinet en 1976.Exagérations de journalistes dira-t-on ?Ce sont les chauffeurs des autres ministres qui répandent la nouvelle.Une chose est certaine : Mme Bégin a eu au moins quatre chauffeurs différents au cours des deux dernières années.Son chauffeur actuel est en poste depuis à peine trois mois ; il lui reste huit autres semaines à travailler avant d'avoir droit à l'assurance chômage.On peut imaginer son stress Les amis de Mme Bégin lais sent entendre que le fort taux de roulement de personnel dans son bureau est dû au fait qu'elle travaille beaucoup.La version des chauffeurs diffère quelque peu : le ministre, raconte-ton, a des sautes d'humeur fréquentes et tout à fait particulières.Elle n'est pas rancunière pour un sou, font remarquer certains de ses amis.Mais quand elle se fâche, elle n'y va pas par quatre chemins.Les anecdotes à son endroit ne manquent pas.La plus répandue veut qu'un de ses chauffeurs, à bout de patience, Tait abandonnée un jour avec son automobile à mi-chemin entre Montréal et Ottawa II aurait fait de l'auto-stop pour revenir à Ottawa, .et s'y mettre à la recherche d'un nouvel emploi Une autre rumeur veut qu'un chauffeur exacerbé ait stoppé son véhicule sur un pont entre Hull et Ottawa, et ait lancé la clef de contact dans les eaux de la rivière des Outaouais.Il est difficile de faire la part des choses entre tous ces racontars.Il faudrait demander à Mme Bégin.Mais la terreur qu'elle inspire, précisément à cause de ces rumeurs, fait que bien peu de gens se hasarderaient à lui poser la question.Peut-être écrira-t elle un jour ses memoi res.Ignore un jour.courtise demain Il est parfois frustrant d\" s'appeler Marcel Léger ces temps ci à Ottawa.Déterminé à lancer le Parti nationaliste sur la scène fédérale aux prochaines élections, M.Léger s'amène dans la capitale pour toutes le grandes occasions, afin d'y fai re entendre le point de vue de son parti.Mais voilà, personne ne l'écoute La semaine dernière, il a con voqué une conférence de presse, bien en règle, avec communi que de presse etc.pour réagir au budget du ministre Lalonde.Trois journalistes ont répondu à son invitation, dont deux anglophones unilingues qui n'ont pas compris un traître mot de ce qu'il a raconté, et qui n'ont pas osé lui poser des questions en anglais.La séance a tout de même été animée, grâce à la présence d'un représentant de Télé-Métropole qui a lancé quelques questions au chef intérimaire du PN.Toujours aussi volubile, M.Léger a donné de longues réponses aux questions Mais Télé Métropole n'a pas fait de reportage sur la conference de presse Le chef du Parti nationaliste peut se consoler en pensant à l'avenir.Ignoré aujour'hui, il sera probablement un objet de curiosité aux prochaines élections fédérales, surtout parmi les media anglophones qui se rueront aux portes pour suivre, analyser, décortiquer sa cam-pagne.C'est une recette assu rée.tout ce qui sent le Parti québécois devient tout à coup fascinant en période d'éle lions, sur la scène fédérale.Heureusement que M.Léger était titulaire de l'Environne nient pendant ses années au cabinet Levesque il a appris a être patient.Postes rentables Un vrai bon gestionnaire que ce M.Michael Warren, presi dent de la Société canadienne des Postes | Tout enthousiaste, il a annonce, la semaine demie re, que le déficit (le son organisation fondait comme du beurre au soleil.« Grâce à ses mesures de res triction des frais généraux et des heures supplémentaires et à ses programmes de stimulation de la productivité, la Socié té canadienne des Portes a vu fondre son déficit, qui est passé à près d'un milliard de dollars à $300 millions en un peu plus de 24 mois ».Dommage qu'il n'ait pas jugé approprié de rappeler que la ré duction de son déficit est aussi et surtout due à la hausse des COÛtS d'affranchissement.Le timbre à $0 32 nous vient de M Warren, il ne faudrait tout de même pas l'oublier.GILBERT LAVOIE A la recherche de chômeurs illégaux OTTAWA (PC) \u2014 Un liste contenant les noms, les numéros d'assurance so ciale et d'autres informations personnelles sur quelque 446 chômeurs a été remise à la commission scolaire de Peterborough, en Ontario, par le ministère fédéral de l'Emploi, dans le but de repérer des étudiant^ qui recevraient illégalement des prestations d'assurance chômage.Le ministère, après avoir été informé de cette pratique lundi par des journalistes, a immédiatement ordonne d'y mettre fin, a précisé M.Ron Bull, un relationniste du ministère fédéral de l'Emploi, à Toronto.Le députe conservateur de la circons cription de Peterborough, M.Bill Domm, a qualifie la distribution de cette liste «d'invasion dans la vie privée » et soutenu qu'elle constituait possiblement une illégalité en vertu de la loi sur la vie privée, une loi interdisant au gouvernement de divulguer à un tierce personne des informations personnelles sur des individus.On ignore si le ministère a des raisons de soupçonner certaines des i ai personnes de frauder le kou\\ornement ou s'il va à la pêche.audio centre Une excellente cuisine, un magnifique décor, des prix raisonnables voilà la D'OUVERTURE LUXMAN un système dont l'apparence est digne de sa qualité sonore.Un système audiophile ayant une réputation de qualité et fi< «2£» Base «n boit de rote \u2014 model* PD 290 QUAD Tobl.RX d« o o o Bang&Olufsen AMP.modèle 303 Découvrez tons les plaisirs d'un menu qui propose les meilleurs plats italiens et les grands classiques de la cuisine internationale.\\ on s aimerez aussi le décor \"Jardin\" de la ( 'asa Bella qui en fait nu des plus beaux restaurants de Laval.lrous goûterez aussi les prix raisonnables de la ( iis adultes prix spéciaux pour les enfants Versatilité musicalité qualité YAMAHA Haut-parleur $ 4 Q O >fl modèle 203 IjWWt Pour les adeptes de la puissance $998.p 200 ?r~ _ .r2 =j o an O C O O Plotin* T^chnks Amp.modèle A 400 ?.nana DQoQOOOOQQQO Q A Amp mod.640 PM Syntofwtotvur mod.TV 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fortuit, un sévère gel en Floride, a facilement poussé la hausse des prix au-delà de ce niveau.À première vue, il n'y a rien d'alarmant à ce que les prix à la consommation en janvier soient de 5.3 pour cent plus haut qu'il y a un an; sauf que cette hausse des prix pourrait conduire à des hauses de salaire excessives.L'inflation n'est pas simplement la hausse des prix: c'est une course folle, où les prix et les salaires essayent de ne pas se laisser dépasser par l'autre.Depuis quelques mois, une trêve fragile s'est établie entre employeurs et employés.Si l'équilibre est romou.l'économie canadienne, au lieu de poursuivre sa croissance, pourrait rapidement se retrouver sur une voie de garage.Dans ces circonstances, tant les employeurs que les syndicats doivent s'efforcer de poursuivre des buts qui correspondent à la réalité économique.La hausse des salaires peut être à la fois une cause et une conséquence de l'inflation.On le comprend bien, car les travailleurs n'admettent pas volontiers que leurs revenus soient rognés par la perte du pouvoir d'achat de la monnaie.Quand l'inflation est à la hausse, ils exigent même des augmentations de salaire substantiellement plus fortes que l'inflation qu'ils craignent pour l'avenir.Cette anticipation peut à son tour provoquer une hausse des coûts dans les entreprises et la hausse des prix que les travailleurs craignaient à l'origine.Si l'on veut éviter que les revendications syndicales ne retombent dans ce cercle vicieux, il faut que les salariés n'aient pas à craindre une nouvelle flambée des prix à la consommation.Au cours des deux dernières années, le salaire moyen au Canada a augmenté moins rapidement que les prix.Cette situation était acceptable aussi longtemps qu'il y avait une désescalade de l'inflation, mais si l'inflation menace de devenir plus virulente, le danger est grand de voir des demandes salariales qui soient à leur tour inflationnistes.Dans son budget, le ministre des Finances, M.Marc Lalon-de, maintient un encadrement des prix qui dépendent directement du gouvernement fédérai, mais fait confiance à la négociation collective pour déterminer les salaires.Cette confiance repose entièrement sur la bonne volonté des deux côtés de la table des négociations.Comme on l'a vu avec le gel dans les vergers en Floride, la hausse des prix échappe en partie à la volonté des Canadiens.Il n'en est.toutefois, pas de même pour les salaires.C'est ainsi en grande partie à la table des négociations que se décide le taux d'inflation des années à venir.Il faut espérer que les syndicats comprendront l'enjeu et qu'ils ne chercheront pas à obtenir des avantages qui tiennent davantage de la tradition ou du rêve que de la réalité économique.De leur côté, les employeurs devront profiter des augmentations de productivité soit pour accorder des hausses réelles de salaire, soit pour maintenir leurs prix bas et concurrentiels.Ils peuvent ainsi donner aux négociations salariales un climat de réalisme qui n'a pas toujours régné ces dernières années.Si une telle attitude est adoptée de part et d'autre, une hausse fortuite du coût de la vie n'entraînera pas inévitablement une accélération de I inflation.Frédéric WÀGNURI Le Liban des borgnes et des aveugles Quand on tombe dans un trou on n'en sort pas en creusant davantage, écrit le New York Times Le jugement s'applique autant à l'action du président Gemayel du Liban qu'au comportement de (administration Reagan dans la région.Pour préserver un prestige entamé, pour couvrir le départ sans gloire des «marines», peut-être même par dépit Washington commande à ses navires de guerre ancrés au large de Beyrouth de cracher le feu «Aucun bombardement, écrit Adeed Dawisha dans le New York Times, ne parviendra à cacher le fait que la Syrie et ses alliés sortent victorieux de I affrontement.Amine Gemayel n exerce qu'une présidence symbolique; l'armée libanaise, dont les conseillers américains ont été les mentors, n'existe plus; les «marines» sont devenus un embarras.» Ils sont devenus un «embarras».Mais ce jugement, qui n'est pas faux, appelle néanmoins une réserve.Il n'est pas démontré que, sur le plan intérieur, en cette année d élections, M Reagan ne tire pas quelques dividendes d'une décision visant à mettre les «boys» à l'abri de quelque fâcheux accident.L'opinion américaine reste toujours aussi réticente, depuis le Vietnam, vis-à-vis des guerres extérieures Les États-Unis, cédant à la tentation de l'isolationnisme, vont-ils maintenant se désintéresser du Liban et lâcher le malheureux Gemayel, leur allié comme ils ont dû se désintéresser du Vietnam?Ou vont-ils laisser les Israéliens les relayer, comme semble l'indiquer l'intervention de l'aviation israélienne à l'est et au sud de Beyrouth?Si toutes ces opérations ne se soldaient pas par des massacres, on se croirait en pleine comédie.Après les massacres dans les camps de Sabra et Chatila, les Israéliens se sont retirés pour laisser à la Force multinationale (dont les Etats-Unis font partie) le soin de protéger la vie des civils.Or, ils reviennent! Gemayel.se montrant incapable de défendre le traité de paix avec Israël, qu il a lui-même signé le 17 mai, on pourrait estimer que l'accord étant devenu nul et non avenu par défaut du gouvernement de Beyrouth, les Israéliens ont maintenant les mains libres et qu'il leur revient à eux seuls de choisir les moyens de défendre leurs intérêts.M.Shimon Peres, chef de l'opposition au Parlement d'Israël, a tenu à Toronto en fin de semaine des propos sur le sujet qui laissent l'impression que.dans sa pensée, le traité reste valable dans quelques-unes de ses parties.M Peres ne paraît pas s émouvoir grandement du départ des Américains (et des Italiens), pas plus qu'il ne semble prêter aux Syriens des dessins inavouables.Si on a bien compris son propos, les Syriens veulent «contrôler» le Liban et non «l'occuper».Mais 1 alliance États-Unis-Gemayel-Israël ne visait-elle pas, elle aussi, à contrôler le Liban et non à I occuper?«M, Amine Gemayel est un chef d État sans État», écrit Éric Rouleau dans le Monde, dont l'analyse rejoint la lucidité des commentateurs américains.C'est ce même analyste qui avait prédit dès octobre dernier (le Monde diplomatique que jamais Damas n accepterait ce qui lui apparaissait comme un «diktat israélo-américano-phalangiste ».L'échec d3 cette «troïka» est patent, si on peut user d'un mot russe pendant que Washington voit la main de Moscou derrière tous les avatars de sa politique au Moyen-Orient.Guy CORMIM Reprise (Tous droits réservés) Marcel Adam Le dénouement inévitable de la crise manitobaine Une dépêche de la Presse Canadienne annonçait hier que la Société franco-manitobaine (SFM) envisage de porter d'ici peu, en Cour suprême, la question des droits des francophones si les Conservateurs poursuivent leur obstruction parlementaire.Il semble que le gouvernement néo-démocrate de Howard Pawley soit lui-même résolu à retirer le projet de loi 115 concernant la mise en application des dispositions constitutionnelles relatives à la langue française, si l'opposition conservatrice dirigée par Gary Filmon continue à paralyser la législature.En prenant les devants et en recourant aux tribunaux, la SFM ferait une fleur au gouvernement Pawley: elle lui éviterait l'odieux de faire marche arrière sous la pression de l'opinion publique.Parce que tout indique que le gouvernement est dans un cul-de-sac: refusant de voter la motion de cloture, l'opposition conservatrice fait la session buissonnière depuis dix-sept jours et ne semble pas à la veille de reprendre les travaux parlementaires.Non seulement le projet de loi 115 est-il dans l'impasse, l'appareil législatif ne fonctionne plus et bientôt l'activité gouvernementale pourrait aussi en être affectée sérieusement.Commencée il y a huit mois, la crise linguistique, après avoir connu un peu de répit à la fin de l'automne, a repris de plus belle après les Fêtes, avec le dépôt de ce projet de loi qui, pourtant, constitue un recul substantiel par rapport à l'entente qui avait été conclue en mai 1983 entre le gouvernement et la SFM.Dans ce contexte de guerre civile froide, dont le Parti conservateur manitobain est en quelque sorte le fer de lance d'une forte majorité de la population (67%, selon un récent sondage) recoupant la clientèle des trois partis provinciaux, on voit mal comment le gouvernement Pawley pourra se déprendre du piège parlementaire dans lequel il est enfermé et mener à terme son projet.Le gouvernement a beau être moralement dans son droit de défier la majorité afin de restaurer dans ses droits constitutionnels la minorité francophone, il n'est pas dit qu'il peut pour autant surmonter la volonté déterminée de la majorité.Il s'agit, bien sûr, d'une réaction mal avisée, injuste, mesquine, peut-être raciste dans une certaine mesure.Mais ce n'est pas cette réaction, inévitable et prévisible, qui m'étonne, c'est plutôt le fait que le gouvernement Pawley et la Société franco-manitobaine ne l'aient pas prévue, non plus que ceux qui ont encouragé cette démarche qui s'avère aujourd'hui un échec.Les événements des huit derniers mois, qui ont dressé la majorité anglophone contre la minorité francophone, empreint d'hostilité et de rancoeur les rapports entre les deux communautés et rouvert les vieilles blessures mal cicatrisées, cette crise qui ne semble pas vouloir se résorber renforce ma conviction qu'il eût mieux valu faire résoudre encore une fois par la Cour suprême le problème qu'avait soulevé son jugement de 1979.On sait que par ce jugement la Cour suprême déclarait ultra vires la loi statutaire de 1890 qui faisait de l'anglais la seule langue officielle du Manitoba, en négation des dispositions de l'article 23 de la loi constitutionnelle de 1870.La Cour suprême étant appelée une seconde fois à préciser la portée de son jugement de 1979, la procédure fut interrompue lorsque le gouvernement, qui redoutait de devoir traduire les 4,500 lois adoptées depuis 1890 et de se retrouver temporairement dans un chaos juridique, conclut un accord avec la SFM, lequel stipulait notamment que les droits ac quis du français et le droit à certains services additionnels en français seraient enchâssés dans la constitution du Manitoba, et que un dixième des lois seraient traduites dans un laps de dix ans.Les deux parties croyaient avec raison faire un bon marché: le gouvernement s'évitait des ennuis juridiques et des déboursés extrêmement onéreux, les Franco-Manitobains faisaient des gains substantiels dans la reconnaissance concrète de leurs droits.Mais elles se montraient irréalistes en croyant que la population avait évolué et accepterait mieux aujourd'hui la dualité que ses aïeux du siècle dernier.Le recours à la voie parlementaire appelait un débat public qui eut pour effet de réveiller les vieux démons, de faire remonter à la surface les vieux préjugés, d'alerter tous ceux qui redoutent la reconquête du Canada par les «frogs», avec la sournoise complicité du «French power* qui sévit à Ottawa.Il était inévitable que le processus parlementaire, fondé sur la discussion publique et l'arbitrage majoritaire, conduisit à la crise et à l'impasse dont nous sommes témoins aujourd'hui.Ce qui ne serait sans doute pas arrivé si on avait laissé au système judiciaire le soin de rétablir les francophones dans leurs droits.En vertu d'un processus qui, par définition, n'excite pas les passions.Le jugement de 1979 n'ayant pas provoqué de crise, un autre jugement tirant les conséquences du premier n'aurait probablement pas fait beaucoup plus de vagues.Les francophones n'auraient évidemment, de la sorte, pas ajouté un iota à leurs droits constitutionnels originaux.Mais peut-on espérer plus qu'une restauration quand on compte pour moins de 5% de la population?POINT DE VUE Contre le projet de loi C-3 Ayant été associé de façon ininterrompue depuis 1969 à l'administration du régime d'assurance-maladie, tout d'abord à titre de membre du conseil d'administration de la Regie, puis d'administrateur et maintenant de président-directeur général, je ne puis rester indifférent au débat qu'a suscité le dépôt à la Chambre des communes du projet de loi C-3 sur la santé.Le Québec ne saurait contester l'objectif premier de ce projet de loi qui vise à éliminer la surfacturation et les frais modérateurs, permettant ainsi une plus grande accessibilité des services à tous les Canadiens.C'est ce même objectif' qui a présidé à l'élaboration de notre propre regime d'assurance-maladie en bannissant tout recours à la surfacturation et aux frais modérateurs.Cependant, ce même projet de loi semble par certains au- _____I très objectifs devoir retirer au Québec des pouvoirs qui jusqu'à présent lui ont permis de faire de son régime un modèle.Le régime québécois d'assurance-maladie a été instauré en 1970 avec la contribution d'intervenants de tous les milieux et dans le respect du partage des pouvoirs admis par les lois fédérales actuelles.Son évolution s'est faite dans la perspective d'une efficacité toujours plus grande, tant sur le plan administratif que sur le plan de l'allocation des ressources.S'il a pu atteindre une telle excellence, c'est grâce au consensus qui s'est établi entre les deux paliers de gouvernement et qui a permis au Que bec de réaliser sa spécificité en l'absence de normes panca-nadiennes trop contraignantes.Or un tel consensus s'inscrit dans la ligne de pensée du juge Emmett M.Hall qui concluait dans son rapport sur l'examen des services de santé au Canada, publié en 1980: «la continuation du régime des serviees de santé du Canada dépend de la coopération constante des ministères fédéral et provinciaux de la santé».Il s'agit la, de dire le juge Hall, d'une coopération «vitale».L'analyse du projet de loi C-3 m'amène a partager les inquiétudes exprimées par d'autres, face à une éventuelle érosion des pouvoirs du Québec en faveur du gouvernement fédéral et qui pourrait par le fait même remettre en question ia spécificité de notre système de santé Si le projet de loi devait être maintenu dans sa forme actuelle, le régime québécois d'assurance-maladie y perdrait inévitablement de sa souplesse administrative et de sa faculté d'adaptation aux besoins de la population.De plus, l'intervention ac- crue du gouvernement fédéral dans l'élaboration d'une politique de santé pancanadienne pourrait entrer en conflit avec celle du Québec.En effet, l'article 3 risque de mettre en péril la compétence des provinces qui leur était acquise par la Constitution et par l'approche consensuelle adoptée jusqu'à maintenant.En les prhant de leurs pouvoirs de planification et d'organisation des serviees de santé, le gouvernement fédéral nierait du même coup et leurs droits et leur diversité.Pourquoi alors vouloir changer les règles du jeu qui ont fait leurs preuves au Québec?Les problèmes reliés à la sur facturation et aux frais modérateurs, dans les autres provinces, peuveni être facilement réglés par des amendements aux lois actuelles sans pour autant que l'on remette en question tout m s\\ stem» Pour toutes ces raisons, le projet de loi C-3 devrait être retiré.J.Auguste MOCKLE Président-directeur général Régie de 1 assurance-maladie du Québec LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 FÉVRIER 1984 TRIBUNE A 7 LIBRE LÎBBE OPINION « Le NPD trouve le temps Hong » La surprenante faiblesse du Nouveau Parti Démocratique est-elle en train de transformer la façon traditionnelle d élaborer les lois canadiennes en matières économiques et sociales?Ix?s gens de ma génération s'attendent, depuis un quart de siècle, à ce que les idées innovatrices dans ces domaines émanent du NPD et soient i n uite récupérées par le gouvernement libéral ou celui des conservateurs progressistes, tels que MM.Joe Clark ou David Cromhii Le NPD n'a pas été aussi faible dans les sondages depuis 1974.Ici, à Ottawa, on commence à penser que le parti ne sera plus jamais ce qu'il a été.A moins d'un changement de leader.Les projets de réforme de l'ancien directeur de la recherche du parti, James Laxer relancent actuelle ment le débat après un surprenant silence de plu-sieurs mois, malgré des projets de meilleure communication avec l'électoral, manifestés en novembre dernier par M.Kd Broadbent.Le courriériste parlementaire du Droit notait que cette remise en question des politiques du parti par M.Laxer permet au NPD «d'être dans les nouvelles» au moment où les médias ne parlent que de la montée de Brian Mulroney et du départ possible du premier minis tre Trudeau.Le silence relatif du NPD en a surpris plusieurs depuis quelques mois En novembre, le caucus néo-démocrate indiquait que l'absence de contenu de M.Mulroney serait autant dénoncé que les projets de loi Libéraux.La visibilité des Néo-Démocrates n'a guère épaté, de ce point de vue, durant la session d'automne.En novembre, dans une longue entrevue au Toronto Star, le leader Ed Broadbent déclarait alors que les députés étaient moins présents aux réunions des comités moins importants des Communes.Ils «travaillaient» davantage leurs comtés.M.Broadbent lui même passerait la moitié de son temps à visiter les circonscriptions en danger de passer aux conservateurs.La cote de popularité du parti n'a pas été aussi basse depuis l'échec retentissant du parti aux élections de 197t.ou même le leader.David Lewis, avait été défait dans son comte En décembre de chaque année, depuis 10 ans, les sondages accordaient au parti la cote de popularité suivante: 1983, 15%; 1982.21%; 1981, 22%; 1980, 20%; 1979, 23%; 1978, 18%; 1977, 19%; 197(i.16%; 1975.19%; 1974, 16%.Le parti compte effectuer son propre sondage pour analyser ce qui ne va pas, disait M Broadbent.et un spécialiste de la communication directe par courrier i\\e< des secteurs précis de l'éta torat a été embauché.C'est la santé de \\1.Broadbent qui fait problème.Deux interventions chirurgicales au dos depuis octobre ont passablement ralenti son rythme de travail II s'est transformé en courant d'air.Au lieu de revoir de fond en comble les politiques du parti, comme le souhaite James Laxer, beau coup de gens préféreraient que le leader explique mieux les positions actuelles néo-démocrates.Le parti semble avoir renoncé à remporter le moindre siege au Québec Les Québécois v perdraient cependant, peut-on penser, si le NPD perdait la moitié de sa deputation: en matières sociales et économiques, ce parti a joue un rôle de défenseur des plus démunis.Que faire?L'image du leader qui communique avec clarté son message en 30 secondes au bulletin de nouvelles de Bernard Derome ou Jacques Morency doit être retenue (\"est de cette façon que les leaders politiques marquent des points.Ed Broadbent n'a jamais impression né de ce point de vue Ses partisans rejettent le vedettari.it et considèrent dangereux ce type de résumé-capsule pour les besoin 'les médias électroniques Pourtant, on ne peut s empêcher de noter (pie parmi les néo démo crates les plus visibles ces temps ci.l'ancien procureur-général de la Saskatchewan Ko> Keunanovv et le fils de David Lew is.Stephen, ont ce talent de résumer clairement leurs pensées pour communiquer la position du parti Hauts fonctionnaires et analys tes politiques à Ottawa commen cent à se dire qu'un gouvernement conservateur majoritaire dirige par Brian Mulroney ne forait pas grand place à des politiques sociales.Une remontée des \\eo Démocrates dans l'Ouest et en Ontario empêcherait la victoire conservatrice d'être trop écrasante.Cette remontée du NPD parait requérir une visibilité plus soutenue dans les médias de masse.La santé de M.Broadbent fait problême.Pour les Québécois, la seule question doit-elle alors uniquement être son successeur parle t il français Jacques BENJAMIN directeur département de communication I acuité des Arts Université d'Ottaua Le recrutement des Grands Frères i.n référence à l'article signé Nicole Beatichamp paru dans LA PRESSE du 6 février et qui souligne la pénurie de bénévoles chez les Grands Frères et Grandes Soeurs de Montréal.Je voudrais témoigner que les méthodes pratiquées par cet organisme pour recruter et sélectionner ses membres bénévoles me paraissent inappropriées à sa finalité et ont quelque^ fois pour effet de décourager les bonnes volontés.En effet, les volontaires qui se portent bénévoles dans ce mouvement sont motivés à faire le don de leur amitié a un jeune de famille monoparentale et sont animés à l'idée lie donner gratuitement ce qu'ils ont eux-mêmes reçu dans leur jeunesse Ces motivations impliquent que les responsables et permanents des Grands Frères et Grandes Soeurs de Montréal soient avant tout des hommes et des femmes de coeur, ouverts et accueillants, animés par un haut esprit de service.Malheureusement, les candidats bénévoles se heurtent plus souvent qu'autrement a des fonctionnaires des services sociaux et sont immédiatement confrontés avec une lourde machinerie administrative et paperassière.Après avoir rempli un long questionnaire qui devrait recevoir a priori un accueil bienveillant et suffire à un premier triage et à une présélection des candidatures, le volontaire se heurte au contraire Les Églises et l'écologie De ce temps-ci, les médias d'information nous apprennent qu'à la suite de l'Êglise-Unie, les chefs des grandes Églises entreprendront de faire de leurs fidèles des écologistes convaincus: après l'économie, l'écologie.Le mouvement écologique a toujours existe dans l'Kglise.Francis d Assise en est un des adeptes tes pins sympathiques, et son Cantique du Soleil n ste un bijou classique d'amour de la nature.Mais il n'a pas inventé l'écologie: 2000 ans avant lui.dans le Cantique de la Creation (Dan 3, 58-80) les trois jeunes gens louaient Dieu .«pour les pluies et rosées, les mers et ri- vières, les oiseaux et toutes les bêtes» Mais alors que François et Daniel louent Dieu pour sa créa- tion, certains écologistes font presque de la création un Died.(.) 11 doit être épuisant d'être pasteur d'Église de nos jours: toujours trouver de nouvelles choses à faire aux fidèles, de nouvelles croisades où les enrôler.Mais la tâche n'est pas plus facile pour les chrétiens: être toujours contre ceci ou cela, faire campagne pour ceci ou cela, et trouver quand même le temps d'élever une famille et de gagner sa vie.C'est à croire que la foi chrétienne est devenue une série d'activités à saveur socio-politico-écologique.Et l'amour de Dieu dans tout cela, la recherche de la transformation intérieure par l'Esprit Saint?(.) Simone BORDELEAU La Sarre RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est pobl.ee par LA PRESSE LTEE, 7, rue Soin» Jacques, Montreal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de « LA PRESSE \u2022 et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations partirulièfes à LA PRESSE sont également reserves.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le service de» abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7b à 18h.RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grondes annonces Annonces cknsees 285-7070 285-7100 285-6892 2S5-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 6u Ivndi ou vendredi 8h a 17S Pour chancer 285-7205 du lund' ou vendredi % a 16*30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National.Ttîé-frttst 285-7306 Voconces, voyages 285-7265 Comerts et professions, nominations 285-7320 à la suspicion systématique des fonctionnaires chargés d'examiner les dossiers de candidature.En effet, les questionnaires font d'abord l'objet d'une vérification systématique et routinière de toutes les références qu'ils contiennent avant même l'entrevue de se lection, et le candidat Grand Frère a d'abord l'impression que les tra casseries administratives ne font que commencer Devant ces méthodes bureaucratiques et policières cm la psychologie est singulièrement absente, il n'es! guère étonnant que certains candidats bénévoles prennent peut et soient amenés a se désister rapidement.Dans un tel climat, on se demande en effet quels rapports éducatifs durables l\"s futurs Grands Frères peuvent-ils espérer établir avec leur futur «Petit frère» quand on leur refuse a priori la confiance» qu'eux-mêmes sont tout prêt d'accorder a leur futur protégé et a l'organisme qui les patronne.Il ne s'agit évidemment pas d'accorder une confiance aveugle au premier venu, mais quand on se donne la peine de répondre consciemment à un questionnaire de huit pages, on esl en droit d'attendre de la part de l'organisme recruteur une attitude ouverte et avenante et être assuré de passer ensuite l'entrevue de selection dans un climat de confiance mutuelle Dans le cas contraire, on entre inévitablement dans le cercle vicieux et pernicieux de la méfiance, et c'est sans doute pourquoi en me désistant on m'a refusé platement de me rendre mon questionnaire de candidature pourtant confidentiel et qui n'avait d'autre objet que de permettre mon admission a l'Association des Grands Frères et Grandes Soeurs de Montréal.Il est infiniment regrettable qu'une attitude de suspicion systématique s'allie de cette façon à des méthodes de recrutement bureau cratiques déjà rigides et très lourdes pour décourager certains futurs bénévoles des Grands Frères et Grandes Soeurs de Montreal, car des jeunes de famille monoparentale se trouvent ainsi privés d'un support éducatif qui leur serait sans doute très précieux Un candidat Grand Frère décu Jean G.ROGER ingénieur géologue Montréal Un bon coup de barre J'ai lu avec beaucoup d'intérêt la lettre du Dr Prudhomme dans la Tribune libre de LA PRESSE du 1er février 1981 au sujet de l'avor-tement sur demande Quand il se dit contre parce que nul ne peut disposer de la vie d'une autre personne, j'en suis Le problème», c'est que certains pensent qu'un foetus n'est pas une personne.C'est une aberration commo de et populaire L'avortemeni d< meure* un geste violent, lâche, détectable (et illégal, sauf en cer tains cas bien précis comme !'in .este et le v loi).Que les âmes sensibles se rassurent, les lâches dont il est question ici comprennent aussi les mâles qui ont provoqué ces grossesses inappropriées et qui circulent librement.La supposée revolution sexuelle que nous vivons n'est en fait, que l'expression d'un pourrissement de certaines valeurs humaines qui ont permis que nous soyions encore u.les six colonnes ioniques du centre.Il y a vingt ans, on nous faisait le coup avec l'immeuble du Credit foncier et l'hôtel de France qui dis paraissait pour faire place au nouveau palais de justice tout en promettant que l'hôtel serait reconstruit sous peu: ou est il aujourd'hui*' A force de ne conserver qu'une arcade par ci, qu'un clocher par là.Montréal finira par être ce coin d'Europe en Amérique comme le clament si haut certains de nos dirigeants qui laissent les promoteurs la mutiler quand ils ne le font pa > eux mêmes Kilo le sera pas à cause de son charme mais bien à cause de son aspect de cite bombardée ou seulement quelques pans de murs auraient survécu.Légère consolation, on construit encore du beau à Montréal, du magnifique même.Le complexe Al-can-Armée du salut, la tour ESSO-BNP, l'immeuble projeté coin Cathcart et University en sont la preuve.Cependant, lorsqu'on met le tout dans la balance et qu'on fait un bilan, on s'aperçoit hélas que depuis déjà trop longtemps.Mont real a cesse de s'embellir, elle ne fait plus que changer.Janko PAVSIC Greenfield Park Les espaces verts M.Jean Guj DubuC En appui à votre editorial du 26 janvier, je vous livre les informations suivantes: La loi du Danemark oblige les promoteurs immobiliers à réserver 35 metres ear res d'espaces verts par appartement sur le site de leur complexe immobilier.En Suède, c'est 27 metres carrés par appartement.A Montreal, qu'est-ce que c'est, je l'ignore, mais à voir les nouveaux complexes qui se construisent, je serais porte a dire que c'est trois ou cinq metres carrés (si ce n'est pas moins), ce qui est le minimum legal.À l'échelle nationale, la Société générale d'hypothèques et de logement obligerait les promoteurs a consacrer cinq metres carres d'espace vert par appartement construit.Vers 1980 ou 1981.par -respect» du promoteur, la loi a été changée le minimum légal est maintenant de 0 m2 par apparie ment.Michael LAUGHREA ^^^^ planDuval Sx 0\u20ac RENOMME! MONDOXli TOUT CE QUE VOUS DÉSIREZ ET PLUS EN 84 C'EST CA CAPLAN-DUVÂL NOS FLEURS SONT ÉTERNELLES BAGAGES Nos conseillers vous prépareront un arrangement floral fleurs de soie ou fleurs séchées et se chargeront de la livraison.Appelez-nous.NOUS OFFRONS UN SERVICE SPECIAL AVEC DCS ÉPARGNES H EXCEPTIONNELLES Grand choix d'attaché-cases de cuir, serviettes, etc.Économisez 50% TABLEAUX ENCADRÉS Reproductions d'artistes mondialement connus ÉCONOMISEZ JUSQU'A 6700.ch Cote-des Neiges (Plaza Cote des Neiges) 735-3633 GaplanDuvd Sa*s frais 1 800-361 -6482 5800, boul.Cavendish (Mail Cavendish) 489-5761 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 FÉVRIER 1984 Comtois meurt flammes 1.Cette photo traduit bien la fureur des flammes I960 _ Décès à l'âge de 55 ans du peintre Paul-Emile Borduas à Paris, où il vivait depuis quatre ans.1959 \u2014 L'arrêt de la produc-tion du chasseur Arrow force la société torontoise A.V.Roe à mettre à pied 14 000 employés.1952 \u2014 Dick Button gagne un deuxième titre olympique en patinage artistique.1951 \u2014 Félix Leclerc gagne à Paris le Prix du disque 1951 pour sa chanson Moi mes souliers.1948 \u2014 Début du coup de Prague, en Tchécoslovaquie, qui se terminera par la formation du gouvernement Gottward, à majorité communiste.1939 \u2014 Un incendi' détruit l'hôpital de Montréal-Est; les 72 malades sont évacués.1922 \u2014 Un dirigeable de l'armée américaine s'écrase en flammes; on dénombre 34 morts, mais on parvient à sauver 11 personnes.1916 \u2014 Début de la célèbre bataille de Verdun.1897 \u2014 Quarante-trois immigrants canadiens, sont de retour du Brésil, où ils s'étaient rendus à cause d'une tromperie.1980 \u2014 La Californie est frappée par une vague d'inondations qui font 32 morts et des dégâts de $355 millions.1977 \u2014 Fin de la grève à l'UQAM.Elle aura duré quatre mois et trois jours, la plus longue grève universitaire en Amériaue.1973 \u2014 La chasse israélienne abat un avion de ligne libyen au-dessus du Sinaï.Cent seize personnes perdent la vie.1972 \u2014 Début de la visite historique du président américain Richard Nixon en République populaire de Chine.1970 \u2014 Un Coronado de la société Swissair, s'écrase après une explosion imputable aux terroristes palestiniens.On dénombre 47 morts.1969 \u2014 Deux morts et une dizaine de blessés dans un attentat à la bombe dans un supermarché de Jérusalem.1965 \u2014 Assassinat au cours d'une assemblée à New York de Malcolm X, le leader du mouvement nationaliste noir.1961 \u2014 L'ONU préconise le recours à la force pour empêcher la guerre civile d'éclater à l'ex-Congo belge.L'ESCALADE DE LA MONTAGNE EN TEUF-TEUF Le maire Martin explique pourquoi il a violé les règlements COmme beaucoup de bruit s'est fait sur la promenade du maire Martin en automobile, jusqu'au sommet de la monta gne.hier (22 février 1915) après-midi, en dépit du règle ment qui défend aux automobi listes l'accession du Mont-Royal, voici ce que le maire déclare : \u2014 Je ne suis pas allé là-haut pour le vain plaisir de violer les règlements.J'y suis allé parce qu'une affaire urgente m'y ap ¦ Semaine nationale du journal en classe Complexe Detjardint \u2014 LA PRESSE participe activement à cette semaine consacrée à l'utilisation que l'on fait des quotidiens dans nos écoles.La fort populaire exposition itinérante « Cent ans d'imprimerie \u2022 sera évidemment de la partie.En outre, LA PRESSE publiera quotidiennement une série d'activités à faire à l'aide du journal.Jusqu'au 24 février inclusivement.fVJEBEC \u2014 Le lieutenant-x^rgouverneur du Québec, M.Paul Comtois, n'a pu échapper aux flammes qui ont détruit avec une extrême rapidité, la nuit dernière (21 février 1966)/ la luxueuse résidence de Bois-de-Coulonge, en banlieue de Québec.Mme Comtois a été sauvée de justesse par le gardien de nuit.M.Adrien Soucy, tandis que deux invités, M.et Mme Mac Stearns, de Sherbrooke, ont été forcés de sauter d'une fenêtre du deuxième étage pour échapper au sinistre.Selon les premières informations, l'incendie a pris naissance dans le vestibule de l'entrée principale et s'est propagé avec une telle rapidité à la vieille construction de bois que les pompiers de Sillery n'ont eu aucune chance de porter secours à M.Comtois qui s'était retiré dans l'un des petits salons du manoir, résidence officielle du lieutenant-gouverneur de la province.Le chef des pompiers de Sillery, M.Gérard Tobin, a dit à un journaliste que M.Comtois avait été aperçu sur un balcon du deuxième étage, mais qu'il était par la suite retourné à l'intérieur de l'immeuble.On pense que le lieutenant gouverneur a vainement tenté de porter secours à Mme Comtois, laquelle était déjà en sécurité à ce moment.pelait et qu'ensuite j'avais avec moi de* étranger*».J'y retournerai quand j'aurai d'autres affaires.« On a dit que seul le duc de Connaught avait eu l'autorisation de gravir la montagne en automobile.Mais cette autorisation, il l'obtint du maire de Montréal et si je puis donner l'autorisation au duc de monter sur la montagne en auto, je puis me la donner à moi-même.« J'ai rencontré trois cavaliers qui ont sembié proférer des paroles insultantes à mon adresse.Si je les avais entendues, ces paroles, j'aurais fait arrêter ces trois cavaliers, apparemment les auteurs de tout ce bruit.» Épilogue L'affaire ne devait pas en rester là.Un des cavaliers dont il est fait état, en l'occurrence Sam Thompson, maître-cocher et secrétaire de la Société des cochers de place, décida de porter l'affaire devant les tribunaux en déposant une plainte auprès du recorder Geoff non.Tant et si bien que le 25, le maire Medéric Martin dut se présenter devant ce dernier et plaida non coupable.M.Paul Comtois.La fille de Mme Comtois.Mireille, a dû être hospitalisée, souffrant de brûlures aux mains et au visage.Elle a été blessée en s'échappant du brasier.Mireille Comtois qui, en effet, ne s'est échappée que difficilement du brasier, a dit à son frère Jean avoir entendu une explosion avant d'apercevoir des flammes au début du sinistre de la nuit dernière.Son frère Jean a déclaré à un journaliste que Mireille avait même précisé que cette explosion aurait fait voler des vitres en éclats et ouvrir violemment les portes de la luxueuse residence.Mireille, qui est âgé de 35 ans, a divulgué ces renseignements à son frère du lit de l'hôpital où elle a été transportée peu de temps après le début de l'incendie.Selon ce qu'elle a ajouté, elle était en train de lire dans sa chambre lorsque l'explosion secoua le vieil édifice.Elle quitta rapidement sa chambre, mais déjà le hall d'entrée était rempli d'une épaisse fumée Au premier étage, au pied de l'escalier principal, elle a dit avoir aperçu un « grand trou » dans le plancher et des flammes qui s'en échappaient.Le système de chauffage de l'historique demeure était logé au sous-sol, tout juste sous l'escalier du premier.(.) Comme une boîte d'allumettes C'est à 12 h.05 du matin exactement que le feu éclata.La rési dence officielle des lieutenants gouverneurs, située à un demi-mille environ de toute voie de circulation, ne prit que quinze minutes en tout à se transformer en brasier.Le manoir, construit uniquement de bois, flamba comme une boîte d'allumettes.(.) La residence de Bois-de-Cou-longe, détruite par un premier incendie en 1860, avait été reconstruite en 1862.Jusqu'en 1865, ce manoir servit aux différents gouverneurs généraux du Canada.Il fut alors cédé À la province de Québec et, quelque temps avant l'incendie de cette nuit, avait été complètement rénové.M.Comtois, qui était âgé de 70 ans au moment de sa mort, avait été nommé lieutenant-gou\\t r neur du Québec le 6 octobre 1961, après avoir passé quatre ans dans le cabinet Diefenbaker en tant que ministre des Mines et des Relevés techniques.(.) Il avait épousé Mlle Irène Gill, et en avait eu cinq enfants : Pierre, Odette, Yves, Mireille et Jean.m DE |l; Univers De la Terre à la Lune: est-il possible de faire ce voyage?\u2014 Un professeur américain aurait inventé une fusée géante pour atteindre notre satellite.Ce texte est démesurément long, compte tenu des critères retenus pour cette page.Mais devant l'intérêt que suscite l'astronautique, et la pertinence d'un texte qu'on jugeait sans doute farfelu au moment de sa parution, le 21 février 1920, nous avons jugé bon de faire exception à la régie et de vous Je présenter en entier.UN professeur de physique américain, le Dr Robert H.Goddard.de l'Université de Clark, se propose de construire une fusée qui permettrait de franchir la distance de la Terre à la Lune, soit environ 240,000 milles, en 48 h.58 minutes, ou à peu pris» Quelle serait cette fusée, quel serait son poids, comment se rait-elle mue?Autant de questions qui doivent tout d'abord Intéresser.L'illustration fantaisiste que nous publions ci-contre de la fusée projetée répond en quelque sorte à ces premières questions.La fusée à double carapa ce d'acier aurait à peu près la forme du sous-marin de Jules Verne (forme de cigare); son poids serait d'environ 2,000 livres et sa longueur de 200 pieds; un appareil gyroscopique la maintiendrait en équilibre, c'est-à-dire qu'elle ne pourrait tourner à la façon d'un boulet de canon ou d'une balle de fusil rayé.A l'intérieur, tout un aménagement \"ad hoc\": chambre du pilote, quartier des voyageurs, lits, tables et chaises comme dans un transatlantique, réservoirs d'oxygène pour entretenir la respiration, dynamos, chauffage et éclairage électriques, vi vres concentrés, réservoirs d'eau, etc., lancement sur rouleaux en double série angulaire.Comment serait mue cette gigantesque machine?Un savant aviateur français, M.Esnault Pelterie, estime que la force nécessaire pour propulser cet appareil, qu'il suppose d'un poids de 2,000 livres environ, devrait atteindre 4,760,000 chevaux vapeur.Or, le professeur Goddard propose de propulser sa machine au moyen d'une série de charges à déflagrations successives.M.Esnault-Pelterie fait très justement remarquer qu'aucun explosif connu n'est assez puissant pour produire cette force continue.Le radium peut-être, pourrait accomplir cet exploit, mais où prendre ce radium, dont il faudrait au moins 400 livres, quand dans le monde entier, il y en a à peine quelques onces?Quoiqu'il en soit, supposons que le propulseur de la fusée puisse être mu par le radium et que la machine parvienne à progresser vers la Lune, la question du voyage serait-elle résolue?.Rien de nouveau Disons, d'abord, que la question d'un voyage à la Lune n'est pas nouvelle; elle est même très ancienne Lucien de Samosate, un rhéteur et philosophe grec qui vivait vers l'an 150 en Syrie, l'avait déjà imaginé; mais ce n'était qu'un produit de son esprit railleur et de sa verve satirique.Cyrano de Bergerac, le héros de Rostand, et qui vivait en France en 1640, si il fut bon poète fut aussi un philosophe hardi: il a, dans son \"Autre Monde\", fait un voyage imaginaire aux régions de la Lune, du Soleil et dans le royaume des Oiseaux.Enfin, Jules Verne est venu, qui a été le plus notoire parmi les cent écrivains qui contèrent les péripéties d'un voyage imaginaire de la Terre à la Lune.La Science muette Mais la Science, elle, qu'a-t-elle fait, qu'a telle dit à ce sujet, depuis des siècles?La Science plus circonspecte, pas du tout railleuse et poursuivant un tout autre but que les romanciers, la Science, toujours, est restée muette.Pourquoi aurait-elle parle, pourquoi aurait-elle protesté, puisque, jusqu'à maintenant, tous ceux qui ont \"voyagé dans la Lune\" n'avaient pas voulu se prendre au sérieux, et n'avaient donné libre essor à leur imagination que pour plaisanter, comme Lucien de Samosate, ou pour amuser tout en semant son oeuvre de renseignements scientifiques précieux, comme Jules Verne.Aujourd'hui, il en est tout autrement, car il semble que le professeur de l'Université de Clark se prenne réellement au sérieux; la Science se décide donc à parler, et tout de suite elle déclare que ce voyage de la Terre à la Lune est impossible, quel que soit le désir qui puisse hanter les habitants de la Terre de visiter la planète mystérieuse qui s'intéresse à nous, puisqu'elle consent à nous éclairer la nuit, en empruntant sa lumière du Soleil.Parmi les savants qui déclarent impossible le voyage de la Terre à la Lune se trouve M.Camille Flammarion, dont l'imagination a pourtant fort voyagé dans les astres, depuis quelques année*, mais qui a souvent envisagé hypothèse de ce voyage aérien réel, toujours en la rejetant finalement.Il est plus que sceptique, quant à la possibilité d'un succès même partiel du moyen offert par le professeur Goddard, et on peut être sûr que si celui-ci s'introduit dans sa fusée, M.Flammarion ne l'accompagnera pas.Formules mathématiques Le grand astronome français ne nie pas que dans le domaine \u2014 Alors, comment demande t-on à M.Flammarion, vous ne pensez pas d'aller dans la Lune avant de mourir?\u2014 Ni même après ma mort, répond l'astronome, en souriant.\u2014 Alors, nous n'irons pas dans la Lune?\u2014 Pour le moment n'y songeons-pas.Mais le grand astronome, tout en restant sceptique vis-à-vis du projet Goddard, ne prétend fixer, de ce côté, aucune limite à la Science: \u2014 \"Je ne dis pas que, plus tard, dans plusieurs siècles, dans deux ou trois mille ans, peut-être, on n'enverra pas une fusée qui contournera la Lune et reviendra s'écraser sur la Terre.Je crois même qu'on y arrivera; mais, pourra-ton introduire un individu dans la fusée, et cet individu parviendra-t-il vivant jusqu'à la Lune?Ceci, c'est une autre question, plus délicate encore que la première, et que je ne me charge pas de résoudre\".Ici, il importe de considérer notre atmosphère comme milieu de progression de la fusée, le grand froid des espaces interplanétaires et le climat de la Lune.Il est évident que la température s'abaisserait à mesure de la progression de plus en plus accélérée de la fusée, et qu'elle descendrait bientôt à 458 degrés au-dessous de zéro! Contre cette formidable difficulté et pour la combattre, qu'offre le projet Goddard?La seule protection d'un espace vide (vacuum) entre les crmxsco+e théorique, tout soit possible, \"Jadis, dit-il, quand je travaillais avec Le Verrier, je me plaisais à réduire toutes les difficultés par des formules mathématiques, et mon maître me disait souvent: \"Il n'y a rien de plus sûr, en effet, que les formules mathématiques.Mais c'est comme le moulin à café, tout dépend de ce que l'on met dedans.Si on met des pierres dans le moulin, il ne broiera certainement pas le grain brun et odorant que nous aimons tant.\" De la théorie à la pratique, il y a loin, souvent; ici, dans le sujet qui nous occupe, il y a un abîme, et si nous voulions forcer la figure de rhétorique, nous dirions même plusieurs abîmes, car en réalité, les obstcles sont aussi nombreux qu'insurmontables.Les obstacles Il y a d'abord le poids du véhicule et la force formidable qu'il faudrait pour propulser l'appareil; il y a encore l'impuissance des explosifs connus; et en supposant que le radium puisse accomplir cet exploit, il faudrait savoir où trouver ce radium qui n'existe pas en quantité suffisante dans le monde entier, du moins d'après ce que nous en connaissons actuellement.A moins que les esprits de sir Oliver Lodge et de Conan Doyle fassent office de chevaux.vapeur! Mais ne réveillons pas les morts.parois de l'enveloppe de la fusée.Cela, d'après l'inventeur, serait suffisant pour neutraliser lu froid atmosphérique, comme celui des espaces planétaires.En théorie, c'est très bien imaginé, mais en pratique, il faudrait voir! Et dans la Lune, si le professeur Goddard ou d'autres y parvenaient, pourraient il y vivre, même s'ils y arrivaient vivants?La Lune, on le sait, est un astre mort, glacé, depuis longtemps: nul habitant de la Terre n'y pourrait descendre sans être suffoqué instantanément.On a bien essayé, en ces derniers temps, de découvrir sur notre satellite quelque trace de végétation, et des observations tendent à nous faire supposer qu'il y en a en effet; mais nous ignorons absolument qu'il y ait des habitants dans la Lune; nous sommes même certains qu'il n'y a pas, là-haut, d'êtres comme ceux qui habitent la Terre ou qui approchent même de leur nature.Qu'irait donc faire là-bas, le terrien audacieux qui penserait aller visiter \"l'homme dans la Lune\"?Vitesse et attraction Un mot, maintenant, de la vitesse de la fusée et de l'attraction de la Terre et de la Lune.Cette vitesse de la fusée est estimée entre 5000 et 6000 milles à l'heure.Si cette vitesse n'est pas modérée, en arrivant à la Lune, la fusée et tout ce qu'elle contient seront tout simplement vo-latisés.Mais supposons qu'on arrange tout le mécanisme pour Quand Jules Verne imaginait que, dans le voisinage de la Lu-son canon et son boulet véhicule, ne, la vitesse de la fusée soit à il savait bien, en admirable sa- peu près nulle ou diminuée à vant qu'il était, que ce projet ne l'extrême; serons-nous plus pourrait réellement réussir, mê- avancés?me que pour une bien moins Pour échapper à l'attraction moindre distance que celle qui terrestre, la fusée devrait con-nous sépare de la Lune.Il décïa- server sa grande vitesse jusqu'à rait lui-même qu'il ne fallait pas une distance de 213,000 de la Ter-y songer sérieusement \"pour la re; passé ce point, c'est-à-dire à bonne raison que par force 27,000 milles de la Lune, c'est d'inertie, il (le contre-coup) l'attraction de celle-ci qui se fe-écraserait les voyageurs au dé- rait sentir, force formidable à part, aussi douillettement enfer- laquelle il serait impossible mes fussent-ils dans leur bou- d'échapper, même en faisant letî \" machine en arrière, et l'on vien- Plus tard, peut-être.| drait s'écraser sur l'astre mort, Le contre-coup au départ, ne serait peut-être pas aussi violent dans la fusée Goddard, mais bien d'autres difficultés se présentent, en dehors de celles que nous avons indiquées plus haut.Rien ne sert de partir à point; il si toutefois on ne devait pas tourner indéfiniment autour de notre satellite, ou encore le contourner simplement, comme le prévoit M.Flammarion, pour revenir s'écraser sur la Terre.Décidément, nous n'irons pas faut savoir si et comment on ar- dans la Lune.Pour le moment, rivera.du moins, n'y songeons pas! A 9 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 FÉVRIER 1984 EU Ml SIS FEUX SUR L'ACTUALITE NOUVELLES FRONTIÈRES DU « SHOWBIZZ » QUÉBÉCOIS La fin du nationalisme \u20143\u2014 Dans la période entourant l'avènement du Parti que bécois au pouvoir, en 1976, le Québec aura connu une ferveur patriotique qui se manifestait surtout en termes de création musicale.Les groupes folklori- ques n'avaient jamais connu de meilleurs jours, le groupe Beau Dommage pulvérisait tous les records de ventes on chantant le «quotidien» du Québécois, Chailebois chantait encore le Québec et la chanson retrouvait ses racines.« La chanson québécoise a tout juste 20 ans », notait Gilles Vlgneault et il faut croire qu'elle devait passer par cette crise d'identité.Elle a grandi, depuis, et pour emprunter le style imagé de Vigneault.di sons qu'elle éprouve actuellement le besoin de quitter la maison.Mais pour ce faire, il faudra consentir à certaines concessions pour affronter le vaste monde.JEAN BEAUNOYER photo Robert Nodon, LA PRESSE Robert Chcrlebois chante maintenant le « body building».« Ma façon d'aimer le Québec c'est de le chanter ailleurs.Le temps est fini de se regarder le nombril et de se trouver beau et de dire que l'on s'aime », confiait récemment Fabienne Thi beault.À l'heure de l'offensive vidéo et de la production d'émissions de variétés par satellite, la chanson nationaliste n'a plus aucun sens.Diane Dufresne en registre à Londres un album dont l'enveloppe musicale ressemblera au «son» Michael Jackson.Robert Charlcbois chante le body building el tout le monde cherche un succès comparable à celui de Men whiUmt hat qui a vendu des millions d'exemplaires de Safely Dance.Personne ne joue la carte du Québec.Kn France, Diane Tell anime une émission de variétés au MIDEM en s'exprimant exclusivement en anglais.Le ministre péquiste Bernard Landry incite les artistes québécois à percer le marché international, en anglais ou en français, peu Importe, et les groupes de la relevé se produisent majoritaire ment en anglais.« En France, je veux qu'on me considère comme une chanteuse française», affirmait (ii nette Reno.-11 n'y a plus ce préjugé favorable au Québec, notait Fabienne Thibeault.Maintenant, ce qui compte, ce sont les réussites individuelles.» Ici même au Québec, la situation a évolué à une incroyable vitesse et le Québec a du mal à se réajuster aux nouveaux moy- ens de communication du show-b/zz international.« Il nous faut maintenant compétitionner avec les Michael Jackson, The Police et tous les vidéos qui nous viennent de l'étranger.C'est ce qui attire les jeunes et nous enlève notre clientèle », affirment les producteurs québécois.Et le retard du Québec, qui n'a pas produit dix vidéos clips valables jusqu'à maintenant, pourrait être désastreux pour l'industrie.Heureusement que la CRTC permettra, au prin temps, l'établissement d'un canal vidéo comparable au MTV américain.Cela devrait enfin permettre la rentabilité de productions de vidéos canadiens qui souffrent actuellement d'un manque de débouchés.Là est tout le problème.Et pourtant, un groupe comme Spectra-Vidéo a tout le matériel nécessaire pour produire des spectacles ou des vidéos clips, le passeport indispensable pour réussir à atteindre le marché International.Mais Spectra-Vidéo, se bute encore à une industrie locale qui ne s'est pas adaptée aux nouvelles réalisations internationales.Produire pour qui et à quel prix dans ce petit marché québécois?Il faut voir ailleurs.Alain Simard, qui représente le groupe, parle d'un projet conjoint entre le Québec et la France, d'une émission de variétés transmise par satellite.Un autre projet a trait à la diffusion d'émissions télévisées québécoises en France, à l'intérieur d'un format qui ressemblerait à TVFQ qu'on peut synthoniscr ici sur le câble « Ce qui nous manque, résume Simard, c'est une vitrine.» Mais il faut bien admettre que la réciprocité avec les Français, en matière de télédiffusion, est une belle aberration.Nous achetons des émissions françaises, nous coproduisons à grand frais, mais en retour nous obtenons bien peu.Encore et toujours une ques tion de gros sous, de transactions financières qui impliquent souvent plusieurs pays et qui laissent, finalement, bien peu de place au nationalisme romantique d'antan.DEMAIN: Sortir du Québec photo Robert Nodon, LA PRESSE Pour Fabienne Thibeault, «le temps de se regarder le nombril est fini».il \u2022 « 1 f.I ' vW y i ' ' /, il » l » /it » I I I I I I I I \u2022 I I I I \u2022 I I I I I I I I \u2022 I I I I I I I \u2022 I I I I I I I I ( I 1 I I I I t » I I \u2022 I I I I I I \u2022 I I f I I I I I ! I i l \u2022 I I I I ' I I I I I I I I I I I » \u2022 -1 Diane Tell a animé, au MIDEM.¦¦¦¦HHB en France et en anglais, une émission photo Denis Courville, LA PRESSE \\ I » i i i i i t \u2022 \u2022 i i i i » i i i » i » « I i I i i i i < i ! ! I I I I I \u2022 I I » I LE FRANÇAIS AU MANITOBA La guerre des nerfs prend de l'ampleur WINNIPEG \u2014 La sonnerie convoquant les députés au vote a retenti toute la nuit au Parlement de Winnipeg après que néo-démocrates et conservateurs soient restés sur leur position sur ia question des droits des 30 000 francophones de la province.DENIS LESSARD LE RETOUR DU SLOGAN « MAÎTRES CHEZ NOUS » Une marque « d'immobilisme politique », selon Bourassa de la Presse canadienne Hier, néo-démocrates et conservateurs ont poursuivi la guerre des nerfs qui depuis six semaines a paralysé le Parlement provincial une journée sur deux.Depuis jeud, la salle de l'assemblée est vide, et il semblait improbable, hier, que les conservateurs envisagent d'ici peu de retourner au travail.« Le NPD est divisé en privé sinon publiquement », de lancer à l'issue de la réunion de son caucus le chef conservateur Garry Filmon.Selon lui, le gouvernement n'a pas osé mettre une motion sur la table lors du congrès annuel du NPD en fin de semaine « parce qu'il n'est pas sûr de son unanimité\".Porte-parole du mouvement Grassroots, l'ex-fonctionnaire Grant Russel était présent hier au caucus tory, soutenant toutefois par la suite que son groupe se gardait de donner un ton partisan à ses activités.En revanche, à la sortie du caucus néo-démocrate, M.Andy Anstett, leader du gouvernement en Chambre, a soutenu que le gouvernement « est prêt à des changements de substance » dans son projet linguistique tout en répétant qu'il n'était pas question de reculer sur les principes.« On est prêt à attendre, c'est à eux de décider s'ils respectent le système parlementaire », a lancé M.Anstett.Ministres « en maudit » Toutefois deux ministres francophones du gouvernement Pawley semblaient fort insatisfaits des conclusions de la réunion de leur parti.\u2022 Je suis trop en maudit, je ne peux pas parler\", a lancé le ministre de l'Environnement, M.Gérard L'Écuyer De son côté, le ministre de la Santé, M.Gérard Desjardins, tempêtait contre le président de la Chambre, le néo-démocrate Jim Walding qui refuse toujours de sommer les tories à rentrer en Chambre.« Quant à moi ça fait longtemps qu'on aurait dû le changer, désormais c'est trop tard », a-t-il lancé.À mesure que l'impasse dure en Chambre il semble de plus en plus évident que c'est au niveau juridique que se dénouera l'impasse.Interroge hier, le président de la Société franco-manitobaiae, M.Léo Robert, a commencé par tempérer les propos du conseiller juridique de la SFM, M.Rénald Guay, et du vice-président, M.Rémi Smith, qui admettaient que la SFM songeait à aller devant les tribunaux afin de dénouer l'impasse.« Si on n'est pas capable de régler cela au Parlement, si la route est bloquée, on tentera de régler cela en cour, on n'aura pas d'autre choix », a soutenu M.Robert, précisant toutefois que la décision n'était pas encore prise.En décidant d'aller devant les tribunaux la SFM enlèverait une épine du pied du gouvernement qui pourrait se sortir de l'imbroglio politique.\u2014^ Robert Bourassa hier devant des étudiants de l'Université Laval.téléphoto PC QUEBEC \u2014 Le chef du Parti libéra! du Québec, Robert Bourassa, serait heureux de livrer la prochaine élection générale sous le slogan de «Maîtres chez nous», a-t-il déclaré hier au cours d'une conférence de presse impromptue.« J'ai confiance de gagner ces élections, parce que les élee- BERNARD RACINE de la Presse canadienne teurs ne voteront pas pour des slogans, ils voteront pour ia crédibilité économique.Je ne pense pas qu'avec l'indépendance dans leur programme, le PQ aura une crédibilité économique.» M.Bourassa, qui répondait à un journaliste qui lui avait demandé de commenter le fait que le premier ministre René Lévesque avait ressorti le slogan de « Maîtres chez nous \u2022, a ajouté qu'il était surpris que M.Lévesque retourne à un moto vieux de 18 ans.C'est une marque d'immobilisme politique, a-t-il dit Auparavant, en s'adressant à un groupe d'étudiants de l'Université Laval, M.Bourassa avait affirmé ne pas pouvoir accepter la déclaration du minis tre des Finances, Jacques Pari-zeau, rapportée dans le magazine français « Le Point », selon qui un Québec indépendant aurait plus facilement traversé la crise économique.« Nous ne pouvons pas accepter le fait qu'avec un dollar québécois dévalué, comme le disait le ministre des Finances, la situation économique aurait été plus facile au Québec, \u2022 a-t-il dit.À tilre d'exemple, M.Bourassa a cité le Mexique qui a dévalué sa monnaie de (>0 p.cent pour se retrouN er quelques mois plus tard au bord de la faillite et forcé de recourir au Fonds monétaire international.Pour M.Bourassa.il est absolument essentiel que le Québec soit politiquement stable et ce n'est pas la séparation économique ou une monnaie québécoise qui pourraient lui permettre de relever le défi.« Pour une raison bien simple, a expliqué le chef du PLQ.C'est que nous sommes ouverts économiquement, nous exportons 40 p.cent de notre production, nous empruntons des sommes énormes, des milliards de dollars aux États Unis.» « Avec une monnaie québécoise nous aurions à rembourser des dettes qui ont été faites par les différentes institutions québécoises en dollars américains.Comme la monnaie serait dévaluée, ça augmenterait le remboursement de dettes de même que les intérêts, » a-t-il opiné.C'est là un exemple parmi plusieurs qui démontre le risque d'opter pour une formule comme celle-là au moment même où un tiers de la jeunesse du Québec vit dans l'insécurité économique la plus complète, a dit M.Bourassa.Abordant la question du chômage ehez les jeunes de 18 à 21 ans, le chef libéral a reproche au gouvernement Lévesque d'avoir investi des millions dans des entreprises comme Québe-cair ou la Société nationale de l'amiante qui ne créent aucun emploi additionnel.Ne manquez pas le lundi 27 février 1984, le cahier «100 ANS DE SPORT» | In :i hier A.100 ans de w Revivez les grands événements sportifs d'hier et d'aujourd'hui dans le cahier «100 ANS DE SPORT».Ce cahier historique retracera l'évolution des différents sports au til des 100 dernières années. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 FÉVRIER 1984 A 10 ARTS ET SPECTACLES Des annonces qui frappent juste Mercredi dernier, CFCF, le canal 12, publiait dans LA PRESSE une page complète de publicité « La station de télévision numéro un à Montréal ».Je contemplais l'annonce lorsqu'un de mes collègues s'arrêta pour me demander : « Est-ce vrai ?» Le canal 12 n'a pas menti.Son annonce spécifie qu'il s'agit de l'écoute hebdomadaire totale des adultes (18 ans et plus) dans le marché central de Montréal.11 n'est pas question de l'auditoire total, qui comprend aussi les jeunes de deux ans et pluv Cette écoute se répartit ainsi : CFCF obtient 12496000 heures d'écoute, soit une part de 23 p.cent de l'écoute totale.CBFT et CFTM obtiennent chacun 22 p.cent, et CBMT un mince sept p.cent.Première constatation : si le marché des stations anglophones de Montréal était réparti aussi également que celui des deux stations francophones.CFCF ne pourrait pas se vanter d'être numéro un.Car en divisant 30 pour cent (l'addition des 23 et sept p.cent allant aux deux canaux anglophones) en deux parties égales, CFCF et CBMT se retrouveraient toutes deux à 15 p.cent.Mais, en réalité, le canal 12 attire plus de trois fois plus de spectateurs que le 6.Et si le 2 et le 10 se démarquaient autant que le 6 et le 12, l'une des deux stations francophones dominerait facilement le marché.11 faut également savoir que le marché de la télévision à Montréal est biaisé en faveur des stations anglophones, même si la majorité de la population desservie est francophone.C'est que les francophones regardent la television en anglais.Tandis que les anglophones ne regardent pas la télé en français.Les chiffres de BBM là-dessus sont éloquents : sur 100 heures d'écoute de télé, les adultes francophones passent 32 p.cent à CBFT, 31 p.cent à CFTM.15 p.cent à CFCF et trois p.cent à CBMT.Chez les anglophones, la fréquentation des stations françaises est à un p.cent, tandis que 39 p.cent des heures vont à CFCF et 16 p.cent à CBMT.Si on regarde un tableau de la fréquentation des stations commerciales anglophones qui peuvent être captées à Montréal (les nôtres, les stations américaines et la station d'Ottawa CJOH qui nous parviennent via le câble), on constate qu'elles vont chercher 49 p.cent de la part d'écoute.Presque la moitié, quoi.11 fut un temps où les diffuseurs francophones vivaient dans la tranquille assurance que la barrière de la langue était suffisante pour garder la clientèle francophone.Mais les temps ont changé.Et une des hypothèses les plus intéressantes est que les spectateurs ont été « libérés » par les progrès de la technologie.Avant l'arrivée des télécommandes au fauteuil, la force d'inertie gardait bien du monde plus longtemps au même canal.Rappelez-vous comme c'était compliqué de se lever, de tourner la roulette, et surtout d'ajuster les oreilles de lapin pour capter l'image d'une autre station.Aujourd'hui, les foyers francophones sont de plus en plus câblés et.« convertis ».Le convertisseur avec commande au fauteuil vous permet de vous échapper dès l'apparition des publicités et d'aller faire un tour d'horizon de la programmation.Et de vous brancher ailleurs si le coeur vous en dit.En ne faisant marcher que vos doigts.La fidélité était donc directe ment proportionnelle à la paresse.Les francophones regardent de plus en plus des films et des grandes series en anglais L'automne dernier, un James Bond, For Your Kyes Only, présente au canal 12, s'est classé parmi les émissions en tête du palmarès à Montréal.The Day After a également connu beaucoup de succès.Et pourtant cette dramatique sur l'holocauste nucléaire n'était accessible qu'aux abonnés du câble (nos stations anglophones ne transmettaient pas l'émission en simultané et il fallait pouvoir capter un des deux canaux d'ABC).Le 10 tourne la page Parlant d'annonces, j'espère que vous avez vu dans LA PRESSE de samedi dernier les deux remarquables pages de public ité de Télé-Métropole.En page A 13, une page de droite, tout est blanc, sauf le centre, où l'on trouve trois mots : « Tour nons la page.».Et à la page suivante, bien centré au milieu du blanc, un « C'est parti », avec en dessous Télé-Métropole Inc.Un chef d'oeuvre d'efficacité.On voulait bien sur marquer la fin du conflit de travail des techniciens qui a dure plus de 15 mois.Période durant laquelle les auditoires de TM ont chute dangeureusement.On ne peut que souhaiter que cette sombre page de relations de travail soit définitivement tournée à Télé-Metropole.Même s'il est permis de douter que les blessures se cicatriseront rapidement, le conflit ayant dure trop longtemps.On peut souhaiter également que la qualité d'inspiration qui a guidé Télé-Métropole dans la rédaction de cette annonce se manifeste également dans la programmation.Telesat pourra augmenter ses tarifs de plus de 8 p.cent HULL (D'après PC) \u2014 D'ici la fin de la présente décennie, les prix que les Canadiens paient pour les services de téléphone et de télé payante seront affectés par la décision rendue hier par la Commission canadienne de la radio télévision et des télécommunications d'accorder à Telesat Canada des hausses de tarifs bien supérieures aux quatre p.cent dont le ministre des Finances, M.Marc Lalonde, parlait dans son budget de la semaine dernière.Disant reconnaître le « caractère spécial » de Telesat, la Commission a accordé à l'opérateur de satellites des hausses de tarifs qui sont supérieures au double du quatre p.cent proposés par M.Lalonde la semaine dernière.Ainsi, les tarifs mensuels des clients des satellites Anik C de Telesat s'établiront maintenant à entre $76 613 et $120 967, comparativement à entre $68 100 et $107 500 présentement.Telesat a également obtenu des augmentations de 5,5 p.cent en juillet 1985, ainsi qu'en janvier 1986, 1987, 1988, 1989 et 1990.La décision rendue hier intervient à la suite d'audiences tenues à la fin de l'an dernier au cours de laquelle Telesat avait déclaré être aux prises avec de trop nombreux règlements l'empêchant d'être compétitive sur les marchés internationaux.Telesat appartient conjointement au gouvernement fédéral et aux compagnies de téléphone.r: Ottawa subventionne un nouveau système télidon à Radio-Canada OTTAWA (PC) \u2014 Le gouvernement fédéral fournira quelque $6 millions à la Société Radio-Canada au cours des trois prochaines années pour lui permettre de poursuivre la mise au point d'un service national de télétexte basé sur la technique Télidon.C'est ce qu'a annonce, hier, le ministre des Communications.M.Francis Fox, en même temps que l'octroi d'un contrat de $1 million à la société Norpak de Kanata, près d'Ottawa, pour la recherche et le développement de matériel télétexte.La mise au point d'un service national de télétexte par Radio-Canada fait suite au projet pilote Iris qui a pris fin en décembre dernier.La société Radio-Canada entend donc offrir un « magazine » de télétexte comprenant des nouvelles, la méteo, des informations communautaires et un service d'avis public pour les groupes sociaux, linguistiques ou culturels TURANDOT DÉBUTE CE SOIR Galvany remplace Payer-Tucci Claude Gingras Ce soir, 20 h.salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, c'est la première de Tu-randot, de Puccini, troisième production de la saison de l'Opéra de Montréal.Nous avons consacré au sujet un article de présentation samedi dernier.Au moment de mettre sous presse, nous avons appris que le soprano dramatique autrichien Elisabeth Payer-Tucci, du Metropolitan Opera, qui faisait ses débuts au Canada, est tombée malade.Elle sera remplacée pour toutes les représentations par le soprano américain Mari sa Galvany.Celle-ci a interprété Turandot à plusieurs reprises depuis 1980, notamment à Cincinnati, Hart ford, Baltimore, Calgary, Vancouver et Miami, a fait savoir l'Opéra de Montréal.Elle a également chanté au Metropolitan, au New York City Opera, ainsi qu'à Seattle, à la Nouvelle-Orléans, Washington et Cincinnati.Mme Galvany a fait ses débuts à l'opéra en 1969.Comme toujours, rideau à 20 h très précises.Les trois actes durent respectivement 32, 42 et 34 minutes, et il y a deux entractes de 20 minutes chacun.Le spectacle se termine à 22 h 30.Des 14 productions de l'Opéra de Montréal à ce jour, Turandot est celle qui réunit le plus grand nombre de participants, soit 217 (chanteurs solistes, choristes, figurants et instrumentistes d'orchestre).Suivant la formule établie, il y aura sept représentations (dans ce cas-ci, jusqu'au 14 mars).Chin Kim et le Trio Borodine Deux concerts complètent le programme musical de la semaine.Les deux font partie des séries de concerts gratuits des réseaux français et anglais de Radio-Canada, enregistrés en public et radiodiffuses en différé.ri Le Trio Borodine : Luba Edlina (piano), Rostislav Du-binsky (violon) et Yuli Turovsky (violoncelle) : concert vendredi soir, salle Claude-Champagne.Jeudi, 20 h, Pollack Hall de l'université McGill, les amateurs de violon réentendront Chin Kim, gagnant du deuxième prix au 16e Concours international de Montréal de juin dernier (il n'y eut pas de premier prix).Chin Kim, Coréen de 26 ans, jouera la Sonate en sol mineur de Schubert, la Fantaisie op.47 de Schoenberg, un Caprice de Saint-Saëns, un Nocturne de Chopin arrangé par Nathan Milstein \u2014 avec Kyoko Hashimoto au piano \u2014 et deux oeuvres pour violon seul : Partita en ré mineur de Bach et sixième Sonate de Ysaye.Vendredi soir, 20 h également, salle Claude-Champagne de l'Université de Montréal, on réentendra le Trio Borodine qui.Tan dernier à pareille date et au même endroit, donnait une audition inoubliable du Trio op.67 de Shostakovitch.Créé en 1976 par trois musiciens russes émigrés en Occident : Rostislav Du-binsky, violoniste, sa femme Luba Edlina, pianiste, et Yuli Turovsky, violoncelliste, le Trio Borodine jouera, cette fois, le Trio op.50 de Tchaikovsky et le Trio op.99 de Schubert.Le Trio Borodine a enregistré le Tchaikovsky, le Shostakovitch et les Trios de Schubert et de Brahms pour la marque britannique Chandos.Je commenterai ces enregistrements prochainement dans une chronique de disques du samedi.Les Disciples : un nouveau chef Les Disciples de Massenet, chorale montréalaise de 75 membres, ont un nouveau directeur : il s'agit d'une directrice, Marjorie Tanaka, née en Colombie et habitant Montréal de puis quelques années.Mme Tanaka remplace Claude Létourneau, dont elle était l'assistante.Sous la direction de leur nouveau chef, les Disciples chanteront les célèbres Sept Paroles du Christ de Théodore Dubois le soir du Vendredi saint, 20 avril, à la basilique Notre-Dame.Par ailleurs, un communiqué nous apprend la création d'un nouveau choeur, que dirigera M.Létourneau, et qui est à la recherche d'altos, de ténors et de basses.Pour renseignements : 337-8360, 721-3363 ou 661-0233.Tournée de l'OJQ L'Orchestre des Jeunes du Québec fera une tournée de dix municipalités de l'île de Montréal du 1er au 22 mars, grâce à une subvention de $10000 du Conseil des Arts de la Communauté urbaine.Les détails concernant cette tournée seront dévoilés demain et paraîtront dans nos pages jeudi.L'Orchestre Symphonique de Montréal, actuellement occupé à la préparation de Turandot, reprendra ses concerts mardi et mercredi prochains.Ce concert double (série « Air Canada ») marquera la rentrée de Charles Dutoit, absent de Montréal depuis plusieurs semaines.La série « Debut », qui présente de jeunes artistes en concert le samedi soir au Pollack Hall, annonce la tenue d'auditions, le vendredi 9 mars, en vue de sa programmation 1984-85.On a jusqu'au 28 février pour s'inscrire.Pour renseignements : 878-9680.Un concert au profit de l'Hôpital de Montréal pour enfants sera donné le dimanche 4 mars, 15 h, à l'église Saint-Jean-Baptiste, par l'Orchestre Civique des Jeunes de Montréal et les Petits Chanteurs du Mont-Royal et les chorales de la Christ Church Cathedral et de l'église St.Matthias.Au programme : le célèbre Requiem de Mozart.La Société de Musique contemporaine du Québec nous informe que le guitariste cubain Leo Brouwer, annoncé pour le concert du 8 mars, s'est décommandé.Il sera remplacé par la pianiste Christina Petrowska.L'Ensemble de la SMCQ est maintenu au programme.Dix-sept formations locales participeront au cinquième Festival choral de Montréal, qui aura lieu à la salle Jean-Deslau-riers (anciennement le Plateau), 3710, Calixa-Lavallée, les vendredis 9, 16, 23 et 30 mars, à 20 h chaque soir. LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 21 FEVRIER 1984 À PRO MUSICA Le « miracle » Beaux-Arts TRIO BEAUX-ARTS \u2014 M«nah«fr Ptammv Ittfdoro Cohen (vtoéon) mi Bwnard QfmnhOKmm (v«oionc««a) »o».Mi* Mai d» la Pwot dM Arts Sooftt* Pro Mua*- km4 Mo- Progrj Trio *n soi Trio «nia «mur (1914) Rav* Tno no 2.m m bâmol 09?9(opi00) Sctiutan CLAUDE GINGRAS On se dit : Encore le Beaux-Arts .comme s'il n'y avait que lui ! Et le programme ?Toujours les mêmes compositeurs : Haydn ou Mozart comme entrée en matière.Pun ou l'autre des deux Trios de Schubert.V Archiduc ou le Ravel, ou bien Dvorak ou Brahms.La feuille de route fait routine.À la réalisation, ce qui chez d'autres serait, justement, routine, devient, chez le TBA, perpétuel renouvellement.La passion que ces trois musiciens apportent à tout ce qu'ils font, et ce à chaque instant, produit chaque fois une sorte de miracle.Il n'y a pas une mesure qui.sous leurs doigts, ne soit habitée d'une pensée totale et communicative.C'est le « miracle \u2022 Beaux-Arts.II s'est produit de nouveau hier soir.Je l'ai senti, seul dans mon coin.Mais j'ai senti, aussi, que l'auditoire y était sensible : par son silence agissant et par l'ovation unanime, debout, qui a suivi le Schubert, et qui fut telle que Pressler annonça, du piano, un « bis » : le Rondo final « all'ungarese \u2022 d'un Trio en sol majeur de Haydn.Messieurs Beaux-Arts ont ouvert leur programme avec un petit Mozart, partition sans problème qu'ils jouèrent avec une exquise simplicité ( bien qu'au plan strictement technique on ait noté quelques très légers écarts d'intonation chez le Les Anglais raffolent de Yes Minister LONDRES (D'après AP) \u2014 La reine Elizabeth ne le manque que rarement.Margaret Thatcher en raffole au point qu'elle a écrit elle-même un épisode où elle tenait un rôle.La Chambre des Communes se vide souvent quand il passe au petit écran.Cet objet de curiosité est le feuilleton Yes Minister, d'Anthony Jay et Jonathan Lynn.f§ a 18 ANS Uduhci) Il 4* [a Ë3J NAUGHTY NETWORK violoniste Cohen, là comme plus tard, à la toute fin du Schu bert).Un petit Mozart inoffensif on apparence.Et pourtant, quelle dimension il avait ! Suivit, le célèbre (et unique) Trio de Ravel.Le groupe l'avait joué ici en 1974, en 1977, en 1981.et probablement même avant.Le contrôle du mouvement et des sonorités, la densité de la pensée, dépassaient tout ce que j'ai entendu dans le passé, chez lui et, bien sûr, chez les autres.C'est à se demander à quels sommets nous amènera le Beaux-Arts la prochaine fois qu'il jouera le Ravel î Après l'entracte, le très long Trio en mi bémol de Schubert (pourtant joué sans la reprise au premier mouvement ) nous transporte dans un tout autre monde, celui de la plus totale sérénité.J'entends encore, pendant que j'écris ces lignes, le simple mais génial thème au violoncelle ( l'incomparable Bernard Greenhouse) sur des accords répétés du piano, qui domine .'Andante et reviendra au finale, et qui est certainement l'une des plus grandes trouvailles mélodiques du compositeur.Interprètes au sens le plus noble et le plus complet du terme, les musiciens du Beaux-Arts transmettent à celui qui les écoute cette « paix de l'âme » que Schubert a chantée mieux que quiconque DUCEPPE les* d de Paul OSBORN v^-GILBEOT LEPAGE ROGLH L£ Rfl .HÉLÈNE LOiS&LE' BÉATRICE pfCAfft>-_ c >LivE-rTt TH (EiAULT ,st-TURC0T y^^VILLENEUVE CKAC 973Cesoirà20h.f> Théâtre Port-Royal CTO Place des Arts VOTRE GUIDE DES MEILLEURS SPECTACLES EN VILLE CINÉMAS UNIS MICHAEL CAM JOSEPH BOLOGNA LA CITE: Sam 7.30.9.30 CLAREMONT Sam 7.00.9 00 ¦¦rnTTTTTrnraaaaal T* fcl LOCWS: 13 00 5 35.f -MHf J;i3i,l'hi>-1 |wj 3 55 5 55.7 55.10 00 5038 SMfRBROOKf O 486 0*73 VINOÔMJ LOEWS 1 |©| LaCité 2 9S4 ST CATHCRINt O 861 7437 (>Hi 3575 AV OU PARC 8*4 9470 18 ANS NISI epardieu PAtfSCN: 12 05.2 00.4 00.5 50.7 45.9 40 LAVAL mm 6 00.7 50.9 40.Le PARISIEN 4 LAVAL 4 480 SI CATMfRiN» 0 866 M56 CCN1RI k AVAi 688 7776 (XAVIER GALABRU \u2022 JUGM>T C A RM! I ini»v fui ni: la m -sis i » a - PARISIEN: 12.45.2 55.5.05.7 20.9 35 GtEENFItLD sam.6 00.7 50.9 40 LAVAL: sam.7.15.9.15 VERSAILLES: sam.6 00.7 50.9 40.Le PARISIEN 1 I GREENFIELD PARK 1 480 ST CATMf RiNf o 866 3858 PL GAEEMFalLO \"AAK 6716129 sa LAVAL 5 VERSAILLES 1 CtNTar lavai 688 7776 PlACf vtHIMIfl 353 7880 RADibSON COLERE DESTRUCTEUR OUI »Ul VI RIM IM UN ' ICTEUR] Le PARISIEN 2 480 SI CATM* rt racammondeo 100%.» \u2014 L C«affui A.SON OfAiANG.f \u2022 Un film tor l'omit* coma» il m pavt tn cxrthvr qa'anfrr dawi fammat.» \u2014 Sary* Dtn\u2014vH.LA MtîiSt 12.15.2 15.4.10, 6.05.8.00, 9.55 Dolby stéréo ou York souloment YENTL i YORK: 12.00, 2.25, 4.50, 7.15, 9.40.FAliVÏCW: MlGZaŒZâ] 6.30,9.05.Ic-o YORK FAIRVIEW 1 W87 ST CATHERINE O 937-8978 GUV TRANS CAN S S3 697 8005 14 ANS11 En nomination POUT 1 1 Oscars.Induant \u2014 MEILLEUR FILM FAIRVIEW, LA CITE \u2022! LE CINEMA: som 7.15, 9.40 LOEWS: 12 00, 2.20, 4.45.7.10.9.40.LAVAL Mtn.7.00, 9.20.LOEWS 2 954 .t l ATMf RiNI O 8617437 »>t{i LAVAL 1 CENTRE i Aval 68877763575 LaCité 1 FAIRVIEW 2 «V OU **ARC a44 9470 LE CINEMA TRANS CAN S 52 697 8095 WESTMOUNT SOuARf 931 2477 Woody nA/?rP Mia Allen Farrow OXOft »! NOMINATION POUR POUR TOUS 8 OSCARS T^TafyBpi1 7QMM nnrDtxBvsTEjgoi STUFF 1.00,4.30,8.00 h PALACE 1 698 ST CAT m mini o 866 6991 Mcmii s5 SO Aiiliniali (14 à 17 mm).$5 00 baWt (13 mm at mam) $2 50 Aç» dO drt Cmamo» Jmt $2 00 ha ipaod àt mm aaaaaj daNAontt WoaawPAUCE PLACE VILLE MARIE CINEMA 1 866 0689 12 15, 2.00.3.50,5.40.7.30, 9.20.IMPERIAL i© M30 6UUMV 288 7102 N» I! y a bien d'outrés chose qua le ski o foire dons la | IMTOHAl Sam 6 15, 8 00.9.45.DORVAL Sam.7.30, 9.30.LAVAL: Sam 6 00.7.45, 9.35.LAVAL 3 k PALACE 5 698 ST CATHERINE O 866 6991 McCAl 5 05,7.15, 9.25.2.10, 00, 00, 6 00.8 00, 10.LOEWS 3 jomn OUVi» iravolta ni a ton jo**« 954 $t Catherine o 861 M37 peel LOEWS 4 964 ST CATHtftff* o 861 M37 PlEl 12 00, 2 20, 4 40.o 7.10, 9.45 h PALACE 3 THE MOW ^JlV^ 12 05.150.698 st catherine O 866 6991 Me gai 3.35,520,7.10.9.00 12:05, 2:00, 3:55, 5:55, 7.55, 9:55.LOEWS 5 954 SI CAIHfRJNf O 861 7437 «fl POUR K w\\i i IHSNEYS NEVER CRY 'WOLF On réclame aussi des pellicules plus sen sibles.Le prix d'admission, pour chaque séance, est de $2.Entrée libre pour les rencontres et discussions, qui doivent se dérouler dans le hall de la Cinémathèque.6 a> Lèvon Sayan et les Concerta Premier Ltée présentent CJMS en collaboration avec 1280 Mere, jeudi 22,23 fév.20h Billets: 11,50 $, 13, 50 $, 16,50 $, 18,50 S en vente aux guichets de la PDA Salle Wilfrid Pelletier Place des Arts tr 4 842 2112 0.t.CATHERINE DEMEUVE PHILIPPE NOIRETi k>- vaFRicaih mjm tmw
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