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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
La presse plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1984-03-31, Collections de BAnQ.

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[" ?MONTRÉAL 31 mars 1984 volume 2 numéro 13 s* LETTRES QUÉBÉCOISES DANS LE MONDE pages 4 et 5 pages 2 et 3 Paradoxes Pour chaque 20$ de disques consommés par les Québécois, 15$ vont à l'achat de disques américains, nous apprend Pierre Racine dans son reportage en pages 2 et 3.Des enfants de huit ans dévorent Michael Jackson et Boy George faisait, mercredi, un malheur à son arrivée à Montréal.Pourtant: la veille, l'Orchestre symphonique de Montréal triomphait à Genève.Au début du mois, c'était Ginette Reno è l'Olympia de Paris.BROUE, après Toronto et Vancouver, entreprend une carrière aux États-Unis.Moins connu : la littérature québécoise sort de son ghetto et se fait connaître un peu partout sur la planète, nous révèle Andrée Ferretti en pages 4 et 5.On ignorait, par exemple, qu'un livre comme Menaud, maître-draveur, s'est vendu à 62000 exemplaires dans le seul petit pays qui s'appelle la Bulgarie; que des cours sur la littérature d'ici se donnent maintenant dans les universités sur tous les continents.Ainsi va le paradoxe de la vie culturelle québécoise en cette fin du vingtième siècle.D'un côté, le big business de la culture américaine envahit notre radio et nos écrans, grands et petits.De l'autre, les Québécois, outre qu'ils exportent de plus en pius leur production culturelle, se révèlent les gens du monde occidental qui affectionnent le plus leurs propres vedettes locales, note Pierre Racine.La marginalité culturelle, par rapport aux grands circuits commerciaux, ne cesse d'étonner par ses contrastes.Ainsi, Sudbury, ville ontarienne dotée d'une université qui parle français, n'a même pas de librairie francophone.En même temps, le milieu vit une expérience théâtrale exceptionnelle, dont nous parle Judith Messier, en page 7.Sur la scène étrangère, Jean Lapierre, de Rome, jette un regard cette semaine sur le processus de nomination des grands commis de l'État en Italie, processus d'autant plus spécial que le pays fait face régulièrement à un changement de régime.Son reportage en page 8.Enfin, en pages 9, 10 et 11, un dossier sur Hong Kong.Jules Nadeau étudie le problème posé par la remise de l'île à la Chine par la Grande-Bretagne.L'opération provoque des fuites de cerveaux et de capitaux dont ont déjà commencé à profiter des provinces comme l'Ontario et l'Alberta.Pierre Godin, de retour de l'île, note que le Québec commence à peine à s'éveiller à cette richesse potentielle.La Rédaction HONG KONG f] UNE FUITE DE CAPITAUX VERS.LE QUÉBEC?^ pages 10 et 11 00 O) CO ce < CO 5 UJ < -J < QC Z o 2 CO L'EMPIRE DES SENS Serge Grenier jeux Advance to Boardwalk Tous les Packman du monde n'empêchent pas les bons vieux jeux d'autrefois de bien se vendre.Le Parchesi.les Serpents et les Échelles?Peut-être pas.Mais le Clue, le Risk et le Monopoly, certainement.Surtout le Monopoly, l'ancêtre de tous les jeux financiers, imaginé en 1929, en pleine crise.Rappelez-vous votre terreur: un de vos adversaires a construit des hôtels sur Boardwalk et Park Place.Vous souhaitiez aller en prison \u2014 et passer trois tours \u2014 plutôt que de risquer le coup de dés fatal, celui qui vous coûterait 2 000 $ de loyer.De quoi se plaindre à la Régie.C'était pas mal moins cher sur Baltic.Il existe plusieurs éditions nationales du Monopoly, la française, par exemple, où Boardwalk est devenu les Champs-Elysées.Mais de version québécoise, je n'en connais point.Marvin Gardens s appelle-rait-ii Cité-Jardin?Que seraient les verts?Laurier, Bernard et Prince-Arthur?Combien pour quatre maisons sur Saint-Denis?De quelle couleur serait la Plaza Saint-Hubert?Les Galeries d'Anjou?BO.Railroad serait-il, quelle malchance! Via Rail?La rue Ontario tirerait-elle sur Bal-tic?Et après toutes ces années, remporteriez-vous encore le deuxième prix de beauté (11 $)?(langue À chfal donné Les proverbes sont bien commodes, il y en a toujours un qui fait notre affaire.À plus forte raison lorsqu'on le cite de travers.Jamais deux font trois.À beau partir qui s'en va loin.Prendre des vessies pour des antennes.Mettre la chèvre avant les choux.Bonnes nouvelles, pas de nouvelles.Entendu l'autre jour une représentante de l'Association des restaurateurs répéter qu'il ne fallait pas tuer l'oeuf aux oeufs d'or.Les chiens aboient, les Arabes passent.L'animateur radio-phonique Claude «Individu» Poirier est une source intarissable de chfal.Il est du genre qui ae lance à bras perdus et, j'imagine, à corps raccourci.Il prend les choses avec des pincettes au lieu du traditionnel grain de sel.Il annonce l'heure-J pour l'heure-H.On en entend aussi de bien bonnes ô la télé.Ainsi, à une chanteuse qui ne s'était pas «exécutée» depuis belle lurette (belle luette?), l'animateur qui disait.«Nous sommes patients de t entendre.» Inoubliable aussi, cette actrice connue qui affirmait: «J'ai déjà fait de lad lib.comme on dit en anglais.» Mais rien ne battra ce commentateur sportif qui s'était écrié: «Le voilier file à toute vapeur.» restaurant; Le Texmex Le bon vieux Pam Pam de la rue Stanley, là où il s'en mangea du Forêt Noire, a fini par rendre l'âme.En lieu et place, un nouvel établissement, Carlos et Pepe, qui sert le Texmex, c'est-à-dire la cuisine mexicaine telle qu'on la pratique au Texas et en Californie.Un client qui se promettait un bon petit repas bien épicé, eut la malencontreuse idée de demander au garçon comment il se faisait que le menu était rédigé uniquement en anglais.Réplique de l'employé: «French Canadians don't like Mexican food.» Le client promit un chien de sa chienne à l'arrogant personnage, avala d'un trait sa margarita et s'en fut rue Crescent, à La Ta-queria.goûter une cuisine mexicaine plus authentique, plus brûlante, mais certainement moins amère.manifestations) Rue Sherbrooke La plupart des consulats étant installés dans le Qolden Square Mile, quoi de plus normal pour les contestataires que de défiler rue Sherbrooke et ce, même si le pays objet de leur ressentiment n'entretient pas de délégation consulaire à Montréal.La plus importante depuis deux ans: les pro et anti-Sharon qui s'étaient rencontrés \u2014 sans s'affronter \u2014 aux abords du Ritz-Cariton lorsque le ministre israélien y avait séjourné.La moins notable: au creux de l'hiver, une manif pour (ou contre?) le Kampuchea.Il fallait qu'ils l'haïssent, Pol Pot, pour scander des slogans à moins 30.Le Salvador a mieux marché.Le Liban?pas mal du tout.L'Arménie?Un beau succès Le Chili?Out.?LE BUSINESS DE LA CULTURE Trois disques sur quatre vendus au Québec sont made in USA CM our parler de culture québécoise, Pierre Boivin, pdg de la maison de production Kébec Disque, m'avait convié à un petit déjeuner à un Holiday Inn dans le giron du «West Island » montréalais, bien loin de Natashquan.Le temps que le maître d'hôtel, un rabougri au teint blafard sorti tout droit d'une pièce de Sheakspeare, nous demande avec un accent albertain délicieux «Do you wish to have breakfast?* et nous discourions déjà sur la grandeur de la civilisation québéco-américaine: \u2014 Quels sont les disques qui vendent le mieux en ce moment au Québec?\u2014 Michael Jackson et «Culture Club» me répond Boivin dans un français impeccable, à demi suspendu à un jus d'orange (sic) Tang d'une coloration douteuse.\u2014 Les Américains sont-ils en train de bouffer la chanson québécoise?Boivin me jette le regard du professeur qui toise l'étudiant en classe retardée.Je n'avais pas réalisé, à ce moment, que le disque québécois est en passe de devenir un morceau de folklore.Un naufragé dans une mer ou la sonorité apatride du techno-pop et Duran-Duran (un groupe britannique) abasourdissent jusqu'à l'annihilation tout ce qui flotte.La culture québécoise?Y a pas de quoi en faire une tartine! Sur chaque 20 $ que consacre annuellement le Québécois moyen en achats de disques et cassettes, environ 15 $ vont se perdre dans la chanson «made in America», une partie en royalties que gobent une nouvelle génération de Californiens et New-Yorkais.le walkman au cou.entre deux séances Pierre Racine de break-dancing, des êtres à demi réels que l'on voit gueuler en un anglais abâtardi dans les video clip que Télé-Métropole diffuse abondamment dans ses émissions-jeunesse.«La culture c'est une business», me dit Denis Bergeron de la maison Trans-Canada, un des gros producteurs et distributeurs de disques au Québec.«Ça ne coûte rien à Télé-Métropole de faire passer un vidéo clip de Michael Jack- son.Lorsqu'il s'agit d'un chanteur québécois, il faut payer des frais à la Guilde des musiciens: c'est pas assez rentable.» Rentabilité Ce qui est rentable par contre pour les disquaires, un commerce qui est contrôlé ici par une majorité d'anglophones (la chaîne Discus), c'est cette masse informe de jeunes entre 17 et 24 ans qui constitue le gros de la clientèle, et Le phénomène Boy George % - j ¦ \u2022 /i t ?i « La chanson québécoise est vouée à une mort certaine» GUY LATRAVERSE qui injecte plus de 60 millions $ chaque année dans l'«industrie du plastique» de détail.En effet, selon un sondage Crop, la musique la plus écoutée au Québec est la musique populaire (entendre ici rock, new-wave et dans une moindre mesure western, ce sont les termes mêmes utilisés par Crop.): 49 p.cent des répondants préféraient cette musique en 1979.En 1983 ce pourcentage saute à 61 p.cent.Et qui écoute cette musique?95 p.cent des jeunes entre 15 et 17 ans vénèrent ce haut lieu du hit parade, 84 p.cent des jeunes entre 18 et 24 ans.Une jeunesse qui, entre deux cours d'histoire sur le patrimoine culturel québécois, court chez Ed Archambault, juste en face de l'Université du Québec à Montréal, pour se procurer le dernier Billy Joel.Parodie?Pas du tout.Claude Menard qui travaille depuis des années chez «Ed» confirme: «Ici on a toujours poussé le disque québécois; pourtant il est nettement en déclin et ne constitue plus que de 20 à 25 p.cent de nos ventes.» Les gros vendeurs chez «Ed»?Toujours la même rengaine: Boy George, Culture Club.Lionel Ritchie, Billy Joel et, bien sûr, Michael Jackson, ce métis androgyne dont la voix d'eunuque a remplacé les biceps de Maurice Richard.Mort certaine «La chanson québécoise est vouée à une mort certaine.» Ces paroles sont celles de Guy Latra-verse, l'homme de spectacle probablement le plus respecté au Québec.«Au niveau du spectacle, ce que l'on constate en ce moment c'est la montée de l'humour.L humour c'est le désespoir d'un peu- A.Michoel Jock son: aussi populaire ki qu'ailleurs pie, ça va être notre façon de mourir: en riant.» La culture québécoise?Pas de quoi pavoiser! Le cinéma en est un autre exemple.Selon Danielle Co-chard du Conservatoire d'art cinématographique de Montréal, les trois films qui ont connu le plus grand succès aux guichets auprès du public québécois cos dernières années sont E.T., Star Wars et Raiders of the lost arch.Du côté francophone, trois productions françaises: Les Uns et les autres.La Cage aux folles et Le Tambour.Le genre de film le plus prisé?La.pornographie, un créneau dominé par les producteurs américains et français.À quoi ressemblent donc les goûts des Québécois en matière d'activités culturelles et de loisirs?Crop a posé la question à des milliers de Québécois, de toutes les régions, pour le compte de la Société de développement des industries de la culture et des communications (Sodicc) en 1983.Comme première activité préférée, notre homo quebecus met le sport sur le piédestal de notre culture; près de quatre Québécois sur dix.des hommes surtout, se nourrissent avant tout du pain des performances sportives.Si la lecture vient au deuxième rang, elle est surtout le fait des femmes qui lisent trois fois plus que les hommes.Et que lit la Québécoise?Des revues qui traitent de tout sauf d'actualité et des romans.Ce que l'on sait cependant c'est que globalement les Québécois lisent de moins en moins de livres (une baisse de 5 p.cent en quatre ans); d'ailleurs un Québécois sur deux ne lit à peu près jamais de livres, quatre sur dix lisent rarement où ne lisent jamais de revues ou magazines et trois sur dix à peu près pas de quotidiens.Comme si cela ne suffisait pas, plus de 50 p.cent de la population adulte n'a pas fréquenté une seule fois dans les 12 derniers mois une boutique d'artisanat, une librairie ou un disquaire.La télé Bien sûr la télévision demeure une des activités culturelles chéries des Québécois; 11p.cent de ceux-ci placent d'ailleurs cette activité au premier rang de leurs préférences dans l'échelle du «loisir culturel».Plus de 30 p.cent des Québécois sont d'ailleurs rivés sur leur petit écran plus de trois heures par jour, soit 1 000 heures par année.i i ?Que regardent ces téléphages?Des téléromans.A Radio-Canada les trois émissions les plus regardées du public sont, en ordre d'importance: Le Temps d'une paix.Terre humaine et Pc ivre et sel.Même situation à Télé-Métropole où on a même ajouté cette année un téléroman de plus à la grille-horaire, soit quatre en tout.Le «canal 10» prend par ailleurs du terrain, globalement, par rapport à Radio-Canada au niveau des cotes d'écoute.En un an, la part du marché de la station de la rue De Sève est passée de 22 à 25 p.cent alors que pour la même période celle de Radio-Canada n'a monté que d'un point de pourcentage, soit de 23 à 24 p.cent.Les émissions d'informations, elles, sont en régression.La belle époque du Format 60 où Pierre Nadeau hypnotisait de son charme plus d'un million de téléspectateurs, c'est terminé.Une émission prestige comme Le Point par exemple (Radio-Canada) avait chuté dramatiquement à 157 000 spectateurs en début février; cette émission, animée par Simon Duri- vage et Denise Bombardier poursuivrait d'ailleurs sa chute libre actuellement.Ce qui ne veut pas dire qu'il faille faire son deuil dans un proche avenir de l'information télévisée.Ce qui se passe, c est que ce type d'émission devient de plus en plus un phénomène marginal dans l'esprit du téléspectateur moyen plus féru des intrigues de Peau de banane (un téléroman télédiffusé par Télé-Métropole) que de la politique américaine au Moyen-Orient.Bien sûr les deux émissions favorites à Radio-Québec, Télé-Service et Pierre Nadeau rencontre (toujours lui!) sont en fait des émissions d'information, mais Radio-Québec constitue en soi une chaîne de second ordre, prisée par une minorité de la population, soit environ 4 p.cent du public.Bouffeurs de spectacles Malgré ce tableau peu flatteur du comportement des Québécois face aux activités culturelles qui semble démontrer une indifférence générale des gens face à leur propre culture et une propension marquée vers le loisir facile (les Québécois, indique le rapport de Crop, préfèrent par exemple, et de loin, le jogging et le camping à l'écoute de la musique.) il reste du moins que nous détenons le championnat mondial toutes catégories des «bouffeurs de spectacles».Selon Guy Latraverse, «il y a plus de gens au Québec qui s assoient sur des bancs de théâtre que sur des bancs d arena En fait il y a plus d un million de personnes qui se déplacent chaque année pour aller voir un spectacle.Chose intéressante, les gens de Québec se déplacent deux fois plus que les Montréalais».Même dans les petites villes de 30 000 ou 40 000 habitants confirme La-traverse, on tient l'affiche deux ou trois jours avec des vedettes locales, un phénomène unique au monde; ça veut dire qu'il y a 15 p.cent de la population qui se déplace.En France dans une ville comme Lyon (plus de 500 000 citoyens) une vedette locale ne déplace pas un chat.Il ne faut pas pour autant crier au miracle.Il n'y a que le tiers (35 p.cent) des Québécois par exemple qui sont allés voir une pièce de théâtre au cours de l'année 1983.Parmi les 65 p.cent de gens qui ne s'y sont pas rendus, un tiers invoque carrément le manque d'intérêt, et deux fois plus d'hommes que de femmes invoquent cette raison parmi les «boudeurs».Quant au concert, cela n intéresse vraiment qu'une poignée d'inconditionnels: 14 p cent de Québécois ont assisté à un tel spectacle l'année dernière.Quel genre de spectacle va voir alors notre homo quebecus?Ce sont les artistes de musique populaire que le spectateur québécois adule avant tout.L'an passé, plus du tiers des Québécois ont assisté au moins une fois à ce genre d'événement qui draine en recettes probablement plus de 50 millions $ par année au Québec.Cependant, comme c'est le cas pour l'achat de disques, ce sont des jeunes de 15 à 17 ans (89 p.cent) qui constituent le gros de cette assistance.Et les «vieux»?Mais que font donc les «vieux» au Québec?Ils mangent de l'écran cathodique et écoutent de la musique.Quel genre de musique?Si l'on excepte la musique populaire qui attise surtout I engouement de la jeunesse, c'est la musak\u2014 la musique d'ambiance ou de centres commerciaux si vous voulez \u2014 qui prend le plus d'ampleur parmi la «vieille» génération (55 ans et plus) au Québec.En fait c'est le seul type de musique qui a connu une progression marquée ici depuis quatre ou cinq ans! Y a-t-il quelque chose de positif qui puisse donner espoir à nos pauvres intellectuels dans cette fresque où Michael Jackson et Mémère Bouchard prennent presque toute la place?Oui.Les Québécois, nous apprend le dernier rapport de Crop, fréquentent de plus en plus les bibliothèques Une nouvelle conscientisation culturelle émergerait-elle enfin?Peu probable.Si les Québécois vont plus souvent à la bibliothèque ce n'est pas parce qu ils lisent plus, mais bien parce qu'ils ont moins d'argent.Il était une fois la culture québécoise.r.i r C c 3 n r C n c > z c C ( LECTEURS DISENT.s 05 C0 CL < 5 LU < CO < LU CL o CO L'alcool au Japon À la suite d'un article d'Hu-guette Laprise de Tokyo sur certains aspects de l'alcoolisme au Japon (PLUS, vol.2, no 10), le Consul général du Japon à Montréal, M.Hideo Kakinuma reproche à I auteure d'avoir «généralisé» à l'ensemble des Japonaises la propension vers l'alcoolisme qu'elle a observée chez certaines.M.Kakinuma note que chaque société « a ses bons et mauvais côtés», mais il accepte mal que Laprise ait choisi de ne « montrer (que) les aspects négatifs du Japon et de les grossir hors de toute proportion ».Il suggère en conséquence à notre collaboratrice «d'essayer d'atténuer les différences entre nos deux cultures au lieu de les amplifier ».Un soleil nommé Galarneau Pendant plusieurs jours, rémission CBF Bonjour a fait ses beaux matins sur la première chronique de Philippe Barbaud portant sur le parler des gens d'ici.Le texte de Barbaud (PLUS, vol.2, no 10) rappelait les origines québécoises et françaises du terme populaire Galarneau pour désigner le soleil.Le météorologue Alcide Ouellet a \u2014 gentiment, cela va de soi \u2014 contesté l'interprétation de Barbaud.Des auditeurs ont donné raison à notre chroniqueur et, parmi les lecteurs, nous recevons une .ettre de Fernand Godbout, père de Jacques, auteur du roman Salut Galarneau1.M.Godbout confirme que le grand-père maternel de Jacques, M.Daoust, né à l'île Perrot, utilisait le terme Galarneau pour désigner le soleil, ce qui lui a inspiré le titre de son roman.Le courrier général envoyé à PLUS doit être adressé au 44 ouest, Saint-Antoine, Montréal, Québec A2YIA2.Il y a encore quelques années à peine, il était habituel dans les milieux littéraires et universitaires québécois de se demander si notre littérature était vouée au régionalisme ou si elle pouvait prétendre à l'universalis-me.Plusieurs affirmaient que la réalité dont nous rendions compte dans nos oeuvres et le langage dans lequel nous l'exprimions nous étaient trop particuliers pour toucher le lecteur étranger.Et ils concluaient que pour accéder à une diffusion internationale, il fallait les expurger de tout contenu qui faisait une référence trop explicite à notre culture nationale.Ce n'est que peu à peu.lorsque certaines oeuvres de nos écrivains les plus «régionalistes» turent couronnées par des prix étrangers prestigieux, qu'elles furent traduites en plusieurs langues et qu'elles se vendirent à des dizaines de milliers d exemplaires sur les marchés internationaux, que l'on commença à comprendre qu une oeuvre n'est pas universelle au départ, quelle le devient dans la mesure où elle est diffusée dans le monde.Déjà, au début des années soixante, notre grand poète national.Gaston Miron.devenu, depuis, célèbre dans le monde entier, récipiendaire en 1981 du grand prix français de poésie, le prix Guillaume-Apollinaire, avait compris ce phénomène.Il expliquait pourquoi, lorsqu'un poète sicilien.Vittorini, par exemple, parle du petit cyprès qui tremble au vent de son village natal, on considère qu'il fait de la poésie universelle, alors qu on dit de lui-même qu il est régionaliste.lorsqu'il évoque le petit sapin qui tremble a Sainte-Adèle.C'est parce que.disait Miron, Vittorini appartient à un pays et à une culture millénaires déjà connus du lecteur que son poème inspire l'imaginaire de celui-ci.Tandis qu'en 1960.avant Leclerc et Feriand.avant Lesage et Johnson, avant Bourgault et Lévesque.Andrée Ferretti MODESTEMENT Le livre québécois en voie de se répandre partout \u2022 > - avant De Gaulle, Sainte-Adèle était un «non-lieu» dans l'esprit du lecteur étranger, parce que le Québec et la culture québécoise n'existaient pas encore dans la conscience du monde.Le printemps dernier, dans la revue française Livraisons, dans un numéro entièrement consacré à la littérature québécoise, Gaston Miron développait à nouveau ce thème.Il disait: «Il n'y a pas de f Gaston Miron, prix Guillaume-Apollinaire 1981, le grand prix de la poésie française: «Il n'y a pas de petite littérature.Il n'y a que des littératures sous-drffusées.» petite littérature.Il n'y a que des littératures scus-diffusées.Quand cette littérature qu'on appelle québécoise sera connue, elle étonnera le monde.Il y a maintenant dans le monde un nouvel imaginaire qui est l'imaginaire québécois.» Selon Gaston Miron, c'est en effet dans la mesure où elle est originale et autonome que la littérature québécoise apporte quelque chose à l'ensemble des littératures mondiales et qu'elle se rapproche d'elles.Ainsi, c'est depuis qu'elle révèle notre identité spécifique, exprimée par le regard singulier qu'elle porte sur toutes choses, sur nous-mêmes et sur les autres, que notre littérature nous inscrit dans un réseau d'échanges culturels qui nous ouvre le monde et au monde, d'une part.Mais c est aussi depuis que le monde peut, parce que le Québec est désormais sur la carte, se la représenter comme l'expression d'une entité socio-culturelle globale.En témoignent la multiplicité et la qualité des cours universitaires, des essais, des revues et des articles consacrés à son étude et à sa diffusion, non seulement en France et dans les autres pays francophones, mais dans plusieurs pays d'Europe, en Amérique latine, aux États-Unis et, évidemment, au Canada.Les nombreuses invitations adressées a nos* écrivains pour qu'ils participent à des colloques et des congrès internationaux et pour qu'ils effectuent des tournées de conférences manifestent également l'intérêt culturel de plus en plus vif et soutenu porté à la literature québécoise par les publics cultivés de divers pays.Enfin, la traduction en différentes langues d'une quantité importante d oeuvres de plusieurs de nos auteurs et leur publication à des tirages parfois impressionnants sont la preuve la plus tangible et la plus intéressante de I universalité de notre littérature et de son pouvoir de séduction.De Sao Paolo à Copenhague Depuis 1978, la littérature québécoise est régulièrement enseignée dans les universités de Sao Paolo et de Rio de Jane.ro.Les cours donnés s'inscrivent dans les programmes destinés à renseignement des littératures d expression française.Chaque année plus nombreux, ils sont donnes par des professeurs brésiliens dont on peut admirer la compétence en lisant le dernier numéro de la revue Études françaises publiée par l'Université Laval.Entièrement consacré à la littérature du Québec vue du Brésil, il a été conçu et réalisé par le professeur et écrivain québécois d'origine haïtienne, Maximilien Laroche qui est le principal artisan de notre presence au Brésil.Tous rédigés par des spécialistes brésiliens de notre littérature, les articles projettent sur elle un éclairage critique qui transforme notre propre vision des oeuvres étudiées.De plus, un programme de traduction de nos plus belles oeuvres vient d'être élaboré.La traduction de L'homme re-pailléde Gaston Miron est en voie d'achèvement et une maison d'éditions en a acheté les droits.Notre littérature débordera ainsi bientôt les cadres universitaires pour prendre place aux devantures des librairies.Ailleurs en Amérique latine, m'ont dit Maximilien Laroche et Jean-Yves Collette de l'Union des écrivains québécois, c'est avec le Costa Rica, la Colombie et le Mexique que nous entretenons les relations les plus fréquentes et les plus suivies: cours d'été, tournées de conférences, participation à des colloques et des congrès.Par exemple, en octobre 82, dans le cadre d'un accord culturel entre le Canada et le Mexique, trois écrivains québécois ont participé à un colloque tenu à Guanajato.Ce fait, de prime abord, insignifiant, revêt, pourtant, une grande importance.En effet, sauf en ce qui concerne la France, partout où nous sommes maintenant connus, notre implantation a commencé à se faire par la création de liens d'amitié entre nos écrivains et ceux rencontrés lors d'échanges internationaux.À ce chapitre, il faut louer l'admirable travail accompli par la revue Libertéett particulièrement, par son directeur, Jean-Guy Pilon.Chaque année, depuis 1972, il organise La rencontre internationale des écrivains Québécois à laquelle des écrivains de tous les pays sont invités à venir discuter avec les nôtres des problèmes qui sont communs à tous les écrivains du monde et à exposer comment, selon les contextes historiques et culturels, ils se posent, se résolvent ou ne se résolvent pas.Chaque année, à cette occasion, des écrivains é-trangers découvrent notre littérature et quelques-uns s'éprennent d'une ou de plusieurs de nos oeuvres qu'ils cherchent ensuite à faire connaître dans leur pays respectif.C'est souvent sur ces bases que s'est fondée la diffusion de notre littérature en pays étrangers.Aujourd'hui, elle est présente partout.En Italie, l'Université de Bologne qui possède un département autonome d'études québécoises, décerne même, depuis deux ans, le t Paul-Marie Lapointe, au centre, alors qu'il recevait le prix du Intornatinal Poetry de la poésie étrangère doctorat d'État aux étudiants qui présentent une thèse sur un aspect ou l'autre de la littérature québécoise.Ailleurs, à Rome, à Milan, à Turin et dans quelques villes de moindre importance, c'est dans les instituts de langues et de littératures étrangères qu'est dispensé son enseignement.De plus, chaque année, plusieurs revues, dont Francia et Francofonia, font paraître un numéro consacré à l'étude et à la critique de notre littérature.Quelques essais écrits par des spécialistes italiens ont été publiés depuis 1977.Les plus remarquables sont ceux de Mme Franca Marcato Falzoni qui analysent les oeuvres de Anne Hébert et de Hubert Aquin, et ceux du professeur Pasquale Jannine à qui Ion doit des études sérieuses sur quelques traits particuliers de notre littérature.Enfin les Italiens qui s'intéressent aux oeuvres québécoises peuvent lire les meilleures dans leur langue.En effet, plusieurs de nos bons auteurs ont été traduits: Gabrielle Roy, Yves Thé-riault, Marie-Claire Biais, Anne Hébert.Gaston Miron, Réjean Du-charme, Roland Giguère, Paul-Marie Lapointe, par exemple.Il faut aussi mentionner les innombrables conférences données, chaque année, par nos écrivains, dans ce pays, de même que les tours de chant de nos chansonniers, les expositions de livres et de tableaux, la présentation de nombreux documentaires sur le Québec.Il faut également souligner la publication par la Délégation du Québec à Milan d'un bulletin hebdomadaire, tiré à un millier d'exemplaires.Québec aujourd'hui qui offre au public italien du monde universitaire et des centres culturels des informations sur les aspects et les événements d'intérêt majeur dans les domaines politique, économique, social et culturel du Québec.Le Québec et sa culture donnent également lieu à de nombreuses activités en Belgique.La radio diffuse nos chansons du matin au soir et la télévision nous a acheté quelques émissions.Les librairies tiennent nos livres en stock, particulièrement ceux édités par des maisons françaises.Il n'est dès lors pas étonnant d apprendre que l'Université de Liège s'est dotée d'un centre d'études québécoises et que de nombreux étudiants font des mémoires de maîtrise sur notre littérature.M.Jean Cléo Godin du département d'études québécoises de l'Université de Montréal qui a enseigné à quelques reprises à Liège, m'a dit qu'il avait constaté un intérêt considérable des Belges pour notre littérature.Infiniment plus grand, a-t-il précisé, que l'intérêt des Quéoécois pour la littérature belge.C'est également M.Godin qui m'a renseigné sur l'accueil réservé à la littérature québécoise dans les pays de l'Est et dans les pays germaniques où elle fait l'objet de plusieurs essais et articles de revues et de nombreuses traductions.Par exemple, Le libraire de Gérard Bessette a connu un énorme succès en Tchéchoslovaquie.Il y a aussi eu une traduction de Me-naud, maître-draveur, en Bulgarie, qui s'est vendue à 62,000 exemplaires.Parmi nos auteurs les plus traduits et les mieux vendus, il faut nommer Yves Thériault, Anne Hébert, Jacques Ferron, Gaston Miron, Michèle Lalonde, Fernand Ouellette, Jacques Brault, Juan Garcia, pour les pays de l'Est.Dans les pays de langue allemande, la plupart des auteurs déjà cités ont été traduits.On peut ajouter à la liste, les noms de Roch Carrier, Madeleine Ferron.Gilles Vigneault.Enfin, il m'apparaît intéressant de signaler la parution à Darmstad, en 1968, d'une traduction de Nègres blancs d'amérique de Pierre Vallières.Dans ces pays, la littérature québécoise n'est toutefois pas inscrite au programme régulier des universités.Seul l'institut romaniste de l'Université de Vienne, grâce à l'initiative du professeur Fritz Peter Kirsch, dispense quelque cours à l'intérieur du programme des études françaises.Mais là ne s'arrête pas le tour du monde de la littérature québécoise.Nos oeuvres commencent même à envahir les pays Scandinaves.Et nos auteurs également.Gaston Miron en revient, rapportant dans ses valises journaux, brochures et revues qui présentent à leurs lecteurs des analyses sur le Québec, sa culture et sa littérature.Il n'a même montré un manuel scolaire danois destiné aux élèves du secondaire, dans lequel sont présentés et étudiés quelques morceaux choisis tirés des oeuvres de vingt-cinq de nos écrivains.À Odense.Aarhus, Copenhague au Danemark, à Uppsala en Suède, à Bergen en Norvège, les universités sont dotées de bibliothèques riches en oeuvres québécoises et elles dispensent régulièrement des cours.Mais dans les pays Scandinaves, comme dans ceux de l'Est et ceux de langue allemande, la présence québécoise est souvent occultée par l'entretien d'une confusion entre les termes de littérature québécoise et de littérature canadienne.Dans ces pays où les échanges se font surtout avec le Canada, on perçoit souvent le Canada comme une totalité homogène et uniforme.Et les diplomates canadiens, en place, ne font rien pour clarifier la situation.Comme ils sont géographiquement et politiquement plus proches du Québec, on pourrait croire que le Canada et les États-Unis connaissent et lisent davantage notre littérature.Il n'en est rien, là comme ailleurs, ce sont les publics cultivés qui s'intéressent à nos oeuvres.Il faut toutefois dire que celles traduites en anglais et publiées par des maisons d'éditions canadiennes deviennent de plus eni plus nombreuses, des départements d'études québécoises existent également dans quelques universités canadiennes.Aux États-Unis, la littérature québécoise est enseignée sporadiquement, principalement dans les universités de la Nouvelle-Angleterre.Toutefois, m'a dit Jean-Yves Collette.l'Union des écrivains québécois multiplie, depuis deux ans, les initiatives pour tenter d'établir des liens plus nombreux et plus étroits avec les Américains.Ainsi, dans la seule année qui s'achève, elle a organisé quatre tournées de conférences, deux dans l'est et deux dans l'ouest.Par ailleurs, la Délégation du Québec à Los Angeles, accomplit, semble-t-il.depuis quelque temps, un important travail d implantation auprès de multiples groupes culturels.Il faut, enfin, rappeler qu'en 1976, notre poète Paul-Marie Lapointe recevait le prix International Poetry Forum, décerné chaque année, à Pittsburg, aux meilleurs poètes étrangers.Et la France Voilà notre marché le plus naturel, pensons-nous.Car en France, nous ne nous attendons pas à ce que nos oeuvres soient seulement connues et étudiées par les élites intellectuelles.En France, nous voulons qu'elles soient vendues.Or, le marché du livre français, le plus solidement structuré du monde, est quasi impénétrable Auteurs, éditeurs et distributeurs québécois qui.grâce à des millions de dollars de subventions attribuées tant par le fédéral que par Québec, en ont tenté l'expérience, sont tous revenus bredouilles.Seuls, jusqu'à maintenant, nos auteurs publiés directement par les grandes maisons d'éditions françaises, particulièrement lorsque leurs oeuvres ont été couronnées par les grands prix, Goncourt, Gallimard, Femina, etc., trouvent place avantageuse sur les rayons des librairies et atteignent des chiffres de vente intéressants.Toutefois, ce succès recèle un danger de perte d'identité.En effet, ces oeuvres sont souvent présentées comme françaises dans les catalogues des éditeurs et dans leur publicité.Si nous voulons conserver notre autonomie tout en occupant peu à peu le marché français, m'a dit le journaliste et écrivain Jean Royer qui connaît bien tous ces problèmes, nous devons développer, d'une part, des politiques de coéditions.La co-édition permet de conserver intacte l'identité québécoise de l'auteur, tout en favorisant sa diffusion en France par un éditeur qui en connaît toute la structure et les mécanismes.D'autre part, nous devons savoir que la France ne s'intéresse qu'aux bons produits et que nous ne devons chercher qu'à exporter ceux-là.Pour en faire la promotion, nous devons être sur le terrain.Il suffirait de quelques personnes compétentes qui travailleraient là-bas de façon constante et en s'associant avec les nombreuses petites maisons d'éditions, plutôt qu'avec les géants comme Hachette, Le Seuil.Gallimard et autres Flammarion, pour que d'ici quelques années nous jouissions d'une distribution valable et stimulante pour nos auteurs.Ceci est d'autant plus réalisable que les Français nous réservent un accueil privilégié.Loin d'être exhaustif, ce tour du monde de la littérature québécoise n'a rendu compte que des itinéraires les mieux connus.Il aurait fallu parler des nombreuses foires internationales auxquelles nous participons et où s'établissent des échanges culturels et commerciaux de plus en plus fructueux.Il aurait fallu parler de nos débuts d'échanges avec les pays d Asie et d'Afrique.?œ o m > r~ 00 > m g 03 > D 00 (O * \u2022 2 René Viau Atravers la jungle des droits d'auteur, le refrain entonné l'automne dernier par l'auteur-compo-siteur Luc Plamondon pourrait bien être repris en choeur par tous les créateurs qui, au pays, tentent tant bien que mal de vivre de leur art.La rengaine en est maintenant connue.«À quand la refonte tant attendue de la loi des droits d'auteur?», de reprendre à l'unisson, auteurs, artistes visuels, écrivains, paroliers et compositeurs, danseurs, photographes, designers, réalisateurs de films, illustrateurs, graphistes, recherchistes et documentalistes.Le projet de loi est toujours attendu.À 1ère des communications omniprésentes qui du vidéodisque à la vidéo-cassette, de même que ces enregistrements de toutes sortes «à la maison», à la télévision payante ont bouleversé nos habitudes de spectateurs jusqu'aux programmes informatiques et logiciels en passant par les technologies avancées au laser et au satellite, la loi des droits d'auteur de 1924, promue en pleine rage du cinéma muet, sort tout droit de chez l'antiquaire.Vivement, un sérieux dépoussiérage s'impose! L'artiste et le businessman La nouvelle loi aura-t-elle un préjugé favorable à I égard des créateurs comme le souhaite Francis Fox, ministre des Communications?Ce dernier, de concert avec le ministère fédéral de la Consommation et des Corporations chargé de l'application de cette loi, devra 3 orchestrer une mélodie tout à fait J5 spéciale.^ La loi devra tenir compte, sans J fausse note, des intérêts en pré-^ sence.D'un côté ia voracité des industries de la culture: les édi-^2 teurs; l'industrie du disque et du q spectacle de même que celle de la ^ radio et de la télédiffusion.Face à < elles: les pressions des créateurs * qui réclament leur part du gâteau gj auteurs, artistes: compositeurs et uj les agents qui les représentent de |3E même que les syndicats qui les re-z groupent et les sociétés chargées 2 de la perception du droit d'auteur Ce n'est pas tout.À cela, il faut 3 ajouter les effets de toute politique gouvernementale dans le domaine des arts, de la culture et des communications; les impacts négatifs sur le commerce international tou- r~ C/) > m g > 33 0) CD 2 LE 23e SALON DU CAMPING Pour vous donner la piqûre du camping PUBLIREPORTAGE S CO rx < 5 LU < CO -J < LU oc CO* 3 -J û.amper ne veut plus nécessairement dire dormir deux-trois jours sous la tente, manger des hot-dogs grillés sur un feu de charbon-qui-prend-instantanément, puis boire sa bière à proximité d'autres campeurs à la radio hurlante jusqu'aux petites heures du matin, faire trempette dans l'eau boueuse d'un lac artificiel ou d'une piscine à l'eau super-désinfectée au chlore, se promener sur une herbe d'où l'on a rasé les arbres, aller faire son lavage corporel après avoir attendu % heure en ligne, s'asperger d'un produit anti-ma-ringouins, se foutre encore à l'eau, évitant le crawl afin de ne pas frapper des pieds ou des mains les autres nageurs presque collés à vous et plier bagage en disant: «Ouf! on est bien mieux chez soi!» Non, camper peut vouloir dire autre chose.Vouloir dire autre chose à l'unique condition d'être bien renseigné! Et le Salon du camping 84 n'a d'autre fonction que celle d'accueillir et d'informer le public amateur des loisirs au grand air, afin que l'été qui vient en soit un de respiration, d'immersion de tout l'être au sein d'une nature sauvage apprivoisée.Du 30 mars au 8 avril 1984, dans la vaste hall d'exposition de la Place Bonaventure.de midi à 22 h 30 tous les jours, environ 250 exposants seront là pour vous renseigner et vous donner un avant-goût de l'été qui vient.Un été qui pourrait bien vous administrer la piqûre du camping Cette année, rien n'a été omis afin que le 23e Salon du camping laisse des traces en vous.Ses organisateurs l'ont voulu pratique et heureux.Vous n'avez jamais campé de votre vie, vous préférez la chambre d'hôtel?Une surprise vous attend peut-être à la Place Bonaventure.Vous y apprendrez que le ministè- re du Loisir, de la Chasse et de la Pèche met à la disposition des amateurs de plein air 50 terrains de camping, dans des milieux naturels de qual'té.En effet, de la mimai à la mi-septembre, pour 5$ à 12$ par jour, selon les services disponibles, près de 6000 emplacements vous seront accessibles dans les parcs, les réserves et les autres territoires gérés par ce ministère.Du camping aménagé sur le bors d'un lac au camping rustique (goûter à ce type de camping, c'est peut-être, avoir accès à une forme de thérapie gratuite), du camping-safari au canot-camping, du camping en montagne au camping à cheval (des vacances-à-cheval.un rêve réalisable: c est l'Association Québec à Cheval qui vous le dira au Salon!), du camping-vélo au camping-spéléo, il y en a pour tous les goûts.Pour vous guider dans Tachât de votre équipement Mais ce n'est pas tout d'avoir accès à de beaux sites et de savoir quoi faire en camping! Encore faut-il pouvoir se rendre aux sites en question, dormir dans une tente.étanche et ayant une bonne circulation d air, pouvoir se faire à manger dans des récipients adaptés au camoing, savoir se diriger en forêt, etc.Au Salon du camping, vous apprendrez qu'il n'est pas nécessaire de dépenser une fortune pour s'équiper, surtout si vous en êtes à votre première expérience.On sait qu'il y a toujours une perte à revendre un équipement de camping, même s'il n'a servi qu une seule fois.Mais saviez-vous que tout équipement ou accessoire de camping peut se louer à partir des ustensiles à la caravane motorisée?«Par contre, si vous décidez d acheter, consultez des gens compétents; ne vous fiez pas aux belles paroles d'un vendeur qui n'a peut-être jamais fait de camping de sa vie!» dit la Fédération québécoise de camping et de caravaning qui sera présente au Salon.Une Fédération qui, d'année en année, vise à conseiller aussi bien les néophytes que les «pro» du camping, les étudiants-sans-le-sou que le couple à la retraite prêt à acheter la caravane de ses rêves.Tout au long de la semaine qui vient, les média d'information, diffuseront par ailleurs des conseils pratiques sur le choix d'un équipement de camping, sur l'utilisation des accessoires, sur les sites multiples qui s offrent aux vacanciers.Et si vous voulez en savoir encore plus, un spécialiste en matériel de camping choisi par la FQCC, présentera à l'intention des nouveaux adeptes \u2014 sous forme de conférence \u2014 des explications techniques sur la manière de choisir son matériel de camping.Vous y apprendrez, entre autres, comment conduire en toute confiance votre caravane: démarrage, virage, doublage, arrêts, marche arrière, rien ne sera laissé au hazard.Côté sac de couchage, vous y apprendrez aussi que l'air en est le principal isolant et que le rôle de la bourrure est de garder en place une couche d air suffisante pour conserver la chaleur.On vous proposera de faire la comparaison entre différentes longueurs, formes et confections (coutures, boudins, fermeture-éclair, tissus de recouvrement, types de confection) de sacs de couchage.Et la tente, la fameuse tente qui donne parfois des migraines au campeur, cessera enfin d'être un problème pour vous! Que vous optiez pour la tente de type familiale (deux adultes et deux enfants) ou la tente de touriste en coton \u2014 150$ à 300$ \u2014 , le Salon vous permettra de toucher, analvser, comparer les différentes tentes qui y seront exposées.Après tout, la tente n'est-elle pas l'un des principaux agents d'une vacance-camping réussie?C est là qu'on y dort, qu'on s'y met à l'abri de la pluie (il nous arrive parfois de ces surprises, au Québec!) et qu on y retrouve son intimité à toute heure de la journée.Une foule d'activités intéressantes Le Salon du camping de Montréal veut que les visiteurs s'amusent aussi! Que leurs yeux, leurs oreilles se réjouissent et qu'ils participent à différentes activités ou concours parfois drôles, mais toujours instructifs.Ainsi le visiteur aventureux pourra mettre son courage à l'épreuve sur le mont-camping, une structure d'une trentaine de pieds de hauteur qui reproduit différents obstacles que l'on retrouve en montagne.Des spécialistes en escalade donneront des démonstrations de cet art pour en- suite nous inviter à escalader, nous aussi, cette montagne de contre-plaqué.Plus loin, des spécialistes en spéléologie nous raconteront leurs riches expériences sous terre et nous indiqueront les plus belles cavernes à visiter en Amérique du Nord.De son côté, Jean Rafa nous amènera à participer avec lui à son sport préféré, la pétanque, sur un terrain spécialement aménagé à cet effet.Par ailleurs, le concours de lancer de vitesse Berkley-Trilene permettra à tous les pêcheurs de faire valoir leur adresse et leur précision de lancer.Un concours qui mènera le gagnant à Las Vegas, au championnat mondial de lancer de vitesse! Et pour le plaisir des yeux: un spécimen vivant du Faucon Pèlerin présenté par le Centre de recherches sur les rapaces MacDonald.Plus de 250 exposants de roulottes, tentes-roulottes, tentes et materiel de camping, tourisme, plein air.chasse et pèche, pourvoyeurs.\u2022 Semaine nationale du Camping Documentation sur le Camping \u2014 Escalade d une montagne de 9 M m (30 i \u2014' Caverne de spéléologie a explorer \u2014 Demonstrations d équipement \u2014 Joutes de pétanque avec Jean Rafa \u2014 Essai 'lu Delta plane Super-aquarium de démonstration de pèche en collaboration avec la revue \"Techniques de Pèche\" avec Daniel Cousmeau et Serge Vincent \u2022 Le Coin du caribou SPORT OKEEFE \u2014 Pourvoyeurs du Nouveau ÛueDec \u2014\u2022 Equipement specialise \u2014 Sentier de nature du Nouveau Ouebec \u2022 Le corn au canard - avec canards vivants et concours d imitation \u2022 Bassin de lancer rapide BERKLEY TRiLENE \u2022 Super spectacle de chiens de chasse dresses de RALSTON PURINA \u2022 Charrp.onnat dappe'
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