La presse, 6 octobre 1984, E. Arts et spectacles
[" ET SPECTACLES LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 OCTOBRE 1984 .LA PETITE BOÎTE FRANÇAISE.OU L'ON MANGE BIEN SHvé ou 2063, n» Victoria (C«ntr»-vW», 844-1624 \u2014 ANDRÉ MELANÇON ET «LA GUERRE DES TUQUES» Un parti pris pour les enfants Depuis une douzaine d'années.André Melançon fait dos films destinés spécialement aux enfants.Avec La Guerre des niques, il ambitionné d'élargir son auditoire: il aimerait bien que les adultes prennent eux aussi plaisir aux jeux des enlants.LUC PERREAULT_ «.l'ai toujours été perçu comme un cinéaste qui fait des films pour les enfants, me confiait le réalisateur cette semaine.C'est un gros défi pour moi de sortir an film dans une salle ou il ne passe pas seulement les fins de semaine.Je me souviens quand La Guerre des boutons était sortie à L'Elysée.J'avais 25 ou 2(> ans.On allait voir le film seul ou en famille.Ce n'était pas seulement un film étiqueté pour enfants.J'aimerais que le même phénomène se reproduise avec La Guerre des tuques.Même si ça peut paraître prétentieux, je sais que ncui adultes sur dix qui !e verront vont s'amuser pendant une heure et demie.» À en juger par les réactions lors de la premiere, mercredi, il semble d'ores et déjà acquis que le pari est tenu.On a rarement \\u en effet un film québécois réussir à rallier aussi facilement les spectateurs do tous les âges.Ce film est d'ailleurs le promier d'une série do neuf lon^s métrais, laquelle série porte justement le litre de Contes pour tous.Énumérant toutes les chances que ce premier film avait obtenues dès le début, le producteur Rock Demers était fier d'annoncer, le soir de la premiere, que sept pays en avaient déjà acheté les droits.h n'\\ a pas que la chance qui peut expliquer ce succès C'est le résultat d'un long processus.Il y a plusieurs années déjà que Rock Demers s intéresse à ce scénario coi c u ai; départ comme une seri» en trois episodes pour la télévision par Danyèle Patenaudc et Roger (.'antin (dcix cinéastes qui ont en commun avec Melançon la passion des films pour enfants).Le choix de Charlevoix Melançon avail lu une premie re ébauche de ce scénario et en ;n ait perçu les qualités.Une deuxième version que Deniers lui avait donnée a lire était déjà, rapporte t 11.beaucoup plus pleine de vie.Duc Minh Vu, Julien Eiie, Maripierre Arsenau-D'Amour et le chien Lucy «Je travaillais à l'époque sur un autre projet.«Même si m ne le real ses pas, m'avait dit Rock Demers, accepterais-tu de travailler 1 scénario?» J'ai accepte de travailler une douzaine de journées intensives sur une période ileux ou trois mois avec Da-nyèle et Roger.Entre chaque rencontre, on travaillait chacun de notre côté.» Même dans su forme finale, le sr énario une fois porté à l'écran aurait donné des résultats très différents du film actuel si plan de tournage n'avait pas été complètement chambarde à quoi ques jours d'avis «On devait tourner à Terrebonne, la premiere semaine de fé vrïer, explique le réal'sateur.Tout était prêt.Finalement, pour des raisons financières, ça été n mis à la dernière semaine de lévrier.Dix jours avant le debut du tournage, on s'est rendu compte qu'on n'aurait pas le temps de fi- nir le film dans la neige: il aurait fallu le finir dans la boue.D'où la décision de tourne»* dans la re gion de Charlevoix C'était une grosse décision de la part de Rock.En deux jours, on a trouvé les locations.La location principale se trouvait près du village de Saint-trbain.à peu près à un demi-mille de l'endroit où se tourne Le Temps d'une paix.» Ce vois'nage avait donné à Melançon l'idée\u2014 un peu pjr boutade \u2014 d'intituler le film Le Temps d'une guerre.Farce que toute l'histoire de Luc et de Sophie se déroule le temps d'une guerre.PAGE E 20 MME YVETTE BRIND'AMOUR Le public a besoin d'être touché 11 y a quelques mois, alors que je conversais avec Albert Si il la ire dans un petit café (te la rue Saint Denis, je lui avais demande: » Quelles sont les personnes que tu admires le plus dans le métier';La réponse vint rapidement: «Jean Duceppe et Yvette Brind'amour.parce qu'ils connaissent leur métier et leur public.Ils savent très bien ce que le public attend d'eux et IN lui ont toujours donné satisfaction.C'est la raison pour laquelle ils ont si bien réussi là ou d'autres ont échoué.» RAYMOND BERNATCHEZ_ Dans un petit salon attenant au Théâtre du Rideau Vert, Yvette Brind'amour est confortablement installée dans un fauteuil et elle attend.Détendue, dégagée, une cigarette aux lèvres, elle attend patiemment la premiere dune série de questions.Elle est bien rompue à ce cérémonial.La saison qui debute cette semaine, avec l'automne, a été précédée de tant d'autres au tomnes.qu'elle n'a pas à rougir du travail accompli.Je la regarde et je la revois au Théâtre Félix Le< 1ère, le soir de la premiè- JEAN-PIERRE FERLAND ANDROGYNE re du spectacle théâtral de Jean Plat et Françoise Dorin.Une entrée remarquée.Des centaines de regards rives sur elle.Vêtue simplement, elle dégageait néanmoins un je ne sais quoi de majestueux.Une reine, une reine du théâtre souriante.Voilà ce qu'elle était ce soir-là.Ce soir-là et le jour de notre rencontre dans le petit salon du Rideau Vert, line grande dame vraiment, chaude et un peu distante à la fois.Elle raconte les débuts de ce liideau Vert de son théâtre.«En 1S48, je ne pouvais plus jouer.L'Équipe de Pierre Dage-nais avait été dissoute.J'aurais bien aimé faire partie des Compagnons de Saint-Laurent du Père Legault mais il n'aimait pas tellement les tètes d'affiche et comme à l'époque je faisais beaucoup de radioromans j'étais une vedette à ses yeux.Il n'y avait plus qu'une solution.Ré- unir des gens et former une troupe.«Je n'aurais jamais cru, à l'époque, que cela durerait si longtemps.Mercedes Palomino et moi ne voulions que monter un seul spectacle.Et comme il fallait un nom pour la troupe, ne fusse que pour une seule représentation, nous lui en avons trouvé un.Le Rideau Vert.Le rideau pour le rideau de scène et le vert pour l'espérance.Ce n'était pas plus compliqué que cela.«Cette première piece, Les Innocents, nous l'avons précise ment jouée à la salle des Compagnons, un ancien temple prostestant.La pièce ayant eu du succès, nous eh avons monté une autre, KMX Labrador, une comédie très bien faite et noiiN ne nous sommes plus arrêtée* Nous jouions un peu partout, au Gésù, au petit Théâtre Anjou, chez les Compagnons, au Monument National.PAGE E 5 suivant l'amour Il fallait beaucoup croire en l'amour pour le sortir d'un champ de Framboisiers et le porter jusqu'aux bras d'An-drogyne.Il fallait beaucoup d'amour pour en faire une vie.Jean-Pierre Ferland a toujours su parler aux femmes parce qu'il a su pailer d'amour et le chanter.JEAN BEAUNOYER Les féministes l'attendent encore dans le détour.Elles l'ont attendu très longtemps, un peu trop longtemps.Il a eu le temps de reconnaître Androgyne et d'y voir une nouvelle femme et un nouvel homme chez lui et les au très.Quand il raconte que la vraie Androgynie c'est tout l'un et tout 1 autre, homme et femme à la fois, Ferland se laisse dépasser par le sujet.C'est d'ailleurs un peu le propre de la poésie: «Je n'ai compris Jaune, que deux ans après».Et voilà qu'on reprend tout depuis le début et qu'on repense les relations entre femmes et hommes.Ferland a touche juste Depuis les hommes de taverne jusqu'aux discours de salon, on > arrive fatalement.Qui est Tar zan?Qui est Jane?Personne n'est sur de rien mais tout le monde veut d l'amour.Ferland l'a toujours su, l'a toujours magnifié et à 50 ans, il en reparle avec de nouveaux mots: «A combien d'amours a-ton droit?Combien de fois peut on aimer sans foffenser?J'ai voulu me taire avant de me l'entendre dire».On n'écrit plus de pareilles phrases, on ne porte plus ses beaux habits pour les rendez-vous, mais allez donc voir si la galanterie est passée de mode.Si en suivant le fil de l'amour, Ferland n'a pas plonge dans d'éternelles préocupations.Comme la passion, la possession, le quotidien, la souffrance et la solitude.Ferland a écrit Androgyne au moment même ou il se retrouvait seul pour la premiere fois de sa vie.Revu et corrigé complètement à quatre reprises, cet album est devenu un appel à l'amour qui est venu.Ferland est amoureux.Ce n'est pas un potin, c'est sa nécessité, sa vie.sa musique, ses planches et son projet: «La solitude, c'est aussi le succès tout seul».Parce qu'Androgyne c'est un monstre selon lui mais c'est aussi l'ouverture.Un peu comme l'amour qui n'en finit jamais.«A 50 ans, l'amour ce n'est pas pareil.A 20 ans.30 ans, 40 ans.50 ans c'est toujours différent.Moi j'ai cessé d'avoir peur de vieillir quand une femme m'a laissé pour un homme de 65 ans.Non pas ça! Mais j'avais vu les femmes changer, il y a 20 ans Elle^ sont folles depuis très peu d'années et nous vivons la décennie des plus grands cocus.Les femmes n'ont plus confiance aux hommes et il faudra se remettre debout .Dans 20 ans, ce seront les femmes qui seront cocues» PAGE E 8 ROCK DEMERS \u2022t CINÉMA PLUS présentant ^7 an iïlm dm ANDRÉ MELANÇON .6BflWf.\u201e LA fill^ïï-aison de se faireww «CBst pas une raison tk*m% lat«r|»r*t*a par NATHALIE SIMARD ST DENIS STE CATHERINE 1112115 |T DENIS JARRY 3885677 PUCE L0N6UEUIL 579 ,'461 BERRI 4 \u2022 i E 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 OCTOBRE 1984 BERTRAND GAUTHIER DANIEL SYLVESTRE LITTERATURE LIVRES POUR ENFANTS Une journée dans la vie de Zunik Un album sort de l'ordinaire parmi les bons livres pour enfants offerts cet automne par la ANDRÉ NOËL maison d'éditions La courte échelle: Zunik, l'histoire d'une journée et d'une nuit dans la vie d'un petit garçon avec son père ci la blonde de celui-ci.Plutôt que de faire dans le conte à l'eau de rose ou le récit abstrait, susceptible d'intéresser seulement les parents.Bertrand Gauthier décrit en quelques pages les scènes de fou rire, de tendres se, do colère et de mauvaise humeur qui ponctuent la vie familiale.Accumulant bêtises et gentillesses, Zunik est un enfant comme tous les autres.11 saute à pieds joints dans les fia ques de boue, mange des biscuits avant son pâté chinois et, au petit matin, inonde le lit des grandes personnes de ses jouets.Quand son père le sermonne, il a le sens de la répartie et n'hésite pas à clamer qu'il aime mieux sa mère.Mais comme le disait Musset, «le plaisir des disputes, c'est de faire la paix» et, aussitôt épuisées, les chamailleries font place aux câline-ries.Daniel Sylvestre nous avait habitués à un coup de crayon in cisif, sinon agressif.Ici.les hauts et les bas du quotidien sont rendus avec un humour doux et mordant à la fois, ce qui nous change des dessins mièvres d'un trop grand nombre d'albums.On ne peut s'empé cher de rire devant certaines illustrations, dont une seène délicieuse où le père et le fils s'amusent à se faire peur mutuellement devant l'écran de télévision.Bref, la vie ordinaire racontée d'une façon.qui sort de l'ordinaire.ZUNIK, texte de Bertrand Gauthier, illustré par Daniel Sylvestre.La courte échelle.AU PLAISIR DE LIRE Les bonheurs durables de l'imaginaire Que de bonnes heures passées à lire, que de découvertes avec cette collection appelée Pavillons.Depuis 1915, ehaque année voyait surgir un ou deux livres.Les auteurs: de tous les pays du monde, traduits de la bonne manière par de grands traducteurs comme Georges Belmont ou Dominique Aury.Et chaque fois, sur la couverture de ces livres, on voyait «Collection Pavillons».Voilà qu'on réédite les dix-neuf meilleurs litres de cette série.Dans un format petit, maniable, et assez solides pour qu'on puisse les conserver longtemps Allons y voir.Salinger: Un jour rêvé pour le poisson banane.L'un des pre miers récits de celui qui marquerait toute une génération d'écrivains américains.Une nouvelle manière d'écrire, toute en decontraction.C'est la courte histoire d une madame dans un hôtel au bord des flots, et d'un monsieur qui se suicide avec nonchalance.I ne révélation.Nous en fûmes tous épatés, je m'en souviens très bien, on parlait de Salinger dans les chaumières et au fond des campa gnes non encore élect ri fiées.J'exagère peut être un peu, après tout.Kt ce récit est accompagné de huit autres, sembla bles, tous farfelus et brillants.Un régal.Après cela, Salinger continua d'écrire, /'Attrape coeur, Fanny et Zoey, et nous découvrîmes une Amérique nou velle qui pourtant était la nôtre: nous la reconnaissions, page après page, sourire après souri re.C'était bien.Salinger! C'est alors que cet horrible individu décida de ne plus écrire, tel Rimbaud, se retira près d'ici dans une ferme où je ne vous conseille pas d'essayer de le voir, et voilà pour lui: la fuite est une solution, sans aucun doute, reste à savoir pour qui, et si l'on est digne d'elle.Dans le cas de Salinger, la réponse est oui.Mais quel dommage pour nous, les lecteurs! Avec lui.on ne perdait pas de temps en confusions psychologiques de second ordre ni en théories fumeuses.Droit au but.dès les premières lignes: nous étions littéralement dans le texfe.et nous y restions.Scott Fitzgerald.Il n'y a pas si longtemps, je lisais le recueil de ses nouvelles inédites, paru che/ Belfond.\\ olci, dans la collection Pavillons, les deux recueils des nouvelles qui le rendirent célèbre.C'est intitulé Cn diamant gros comme le Rit?et Le Garçon riche.A eux deux, ces livres réunissent donc trente nouvelles de Fitzgerald.C'est une somme, de celui qui fut un des plus grands écrivains américains \u2014 je ne suis pas loin de dire, le plus grand.Ce genre de livres qui ne bougent pas, au cours des années, et qu'on peut lire et relire comme on écoute une pièce musicale très pure et sans âge: indubitable.Anthony Burgess: L'Orange mécanique.Graham Greene: Voyages avec ma tame.Pas mal non plus, n'est-ce pas?( était la première fois que Burgess faisait sérieusement parler de lui, avec ce roman sur la violence de notre société, et dont le titre ne devait rien aux agrumes, le mot orange venant tout droit dans ce cas précis, d'Orang qui signifie homme quelque part en Malaisie.Quant à Voyages avec ma fanfe, c'était la demie re fois que Graham Greene écrivait un roman comique, dans ce style pince-sans-rire qui lui est si particulier.On n'oubliera pas de sitôt les voyages et la tante en question: une forte femme, au caractère net.au gosier en pente et aux réparties parfois vitrioli-ques.¦ Dino Buz/ati.Alors là, le chef-d'oeuvre absolu existe, nous l'avons rencontré, il se nomme Le Désert des Tartares.Le sujet.«Nous attendons une invasion, qui n'en finit pas d'arriver.La guerre aura-t-elle lieu?» Voilà tout.Mais c'est traité de manière telle, que l'on peut parler de roman d'action (il ne s'y passe rien de spectaculaire), de suspense (on sait très bien que rien n'arrivera), de conte philosophique (il n'y a pas la moindre trace ni vétille de thèse, à propos de rien) et d'envoûtement, surtout d'envoûté ment.Nous ;n compagnons un soldat dans cette forteresse bâtie aux confins du désert, nous \\ pénétrons el y vivons comme lui.les yeux tournés vers l'horizon de sables, d'où surgiront les Tartares.C'est beau comme l'art, le vrai.Tellement, que Julien Gracq fut impressionné, et se souvint de ce livre en écrivant Le Rivage fies Serres, pour lequel on lui donna le Goncourt, qu'il relu sa.On voit que les résonnances d'un livre font aussi partie de ses qualités.Le Désert des Tartares est un de ces romans qui mar quent.Ceux qui ne l'ont pas lu ont bien de la chance, car ils peu-' ont encore le découvrir.11 y en a beaucoup, de ces rééditions de chefs-d'oeuvre.Dix-neuf, donc, et il serait bien long de les citer toutes.Evelyn Waugh, cependant, et Mikhail Lermontov méritent peut être une mention particulière.Le premier pour Le cher disparu, ce minuscule roman d'humour macabre dont les scènes se dé roulent à Hollywood mais parmi la colonie anglaise snob et très décadente; le second pour Un h'Tos de notre temps, le portrait d'un certain Petchorine.écrit par 1 un des génies de la littérature dans ce style inimitable des grands Russes du siècle dernier.J.D.Salienger: UN JOUR RÊVÉ POUR LE POISSON BANANE, nouvelles traduite de l'américain par J.-B.Rossi, préface de Jean-Louis Curtis.F.Scott Fitzgerald: UN DIMANT GROS COMME LE RITZ, puis LE GARÇON RICHE, nouvelles présentées par Malcom Cowley, traduites de l'oméri-cain par M.-P.Castelnau et Bernard Willerval.Anthony Burgess: L'ORANGE MÉCANIQUE, roman traduit de I Anglais par Georges Belmont et Hortense Cha- brier.Graham Greene: VOYAGES AVEC MA TANTE, roman traduit de l'italien par Georges Belmont.Dino Buzzati: LE DÉSERT DES TARTARES, roman traduit de l'Italien par Michel Breitman.Evely Waugh: LE CHER DISPARU, roman traduit de l'anglais par Dominique Aury Mikhail Lermontov: UN HÉROS DE NOTRE TEMPS, roman traduit du russe par Alain Guillermou.(Tous dans la collection Classiques Pavillons, chez Robert Laffont, Paris, rééditions 1984.) VÎEMT DE PARAITRE Gabrielle Roy.la Détresse et l'Enchante ment .autobiographie.Boréal Kxpress.Les années de formation de la grande romancière, sa jeu nesse obscure, la dé couverte de son iden MARCHÉ DU LIVRE BANDES DESSINÉES, DISQUES, CASSETTES.455, bout, de Maisonneiivc Est entre Saint-Denis et Berri Face au Terminus Voyageur Métro Berri Palais du Commerce ouvert 7 jours jusqu'à 22 h 00 (514) 288-4350 s»* \u2022 livres neufs et usages \u2022 disques, cassettes \u2022 revues, journaux \u2022 photocopies, 5e \u2022 livres d'enfants \u2022 bandes dessinées \u2022dictionnaires \\< III K)\\s BONS I IN KrSH B.IV l SAt.hS SPÉCIAL FIN DE SEMAINE DE L'ACTION DE GRÂCES OUVERT SAMEDI \u2014 DIMANCHE \u2014 LUNDI De 10 h 00 à 22 h 00 Meilleures recettes de Pol Martin Ord.: 34,95$ Spécial: $1995 Collection Tintin Choix de 23 albums Ord.: 6,95$ Spécial: La Mafia ord.: 15,95$ Le Matou ord.14,95$ Kane et Abel ord.: 14,95$ SPÉCIAL Peu à peu, les masques tombent.Sous le mensonge volubile il y a la vérité rigoureuse de Peter, Jean, Antonia.Pierre-Jean Rémy auteur de plus de 20 romans dont le sac du palais d'été et Orient-Express tito et sa venue progressive à récriture jusqu'à l'Europe de la fin des années 1930.où elle a passé deux années décisives.Lise Harou.Devant Vétang, récit, VLB éditeur.Le passé et le présent d'une femme se télescopent : l'aliénation guette.Le récit met en évidence la fragilité de l'équilibre humain dans un univers où les sollicitations et les contradictions abondent.Monique Larouche-Thibault.Quelle douleur1., roman, Boréal Kxpress.Une voix nouvelle dans la littérature québécoise.L autour, tout en bousculant avec humour les thèmes les plus graves \u2014 maternité, amour, souffrance et mort \u2014, exprime sa tendresse pour les cires el son attachement à la vie.Jocetyn Page, le Pa radis global, récit, VLB éditeur.Le premier récit d'une jeune auteur de Jonquière.locelyn Tagé interroge l'aliénation d'un peht peuple coincé entre famille, religion et patrie.Une écriture qui prend charge de notre révolte et de nos espoirs dans ce qu'ils ont de sublime et de dérisoire.Marie José Thé-riault.les Demoiselles de Numidie, roman.Boréal Ex press.Une initiation à la mer et une célébration de l'amour et de 90S pouvoirs.Premier roman d'une artiste qui a mené de front plusieurs metiers (chanson, danse, édition et critique littéraire) et a qui on doit plusieurs ouvrages de poésie et de prise ChristineL'Heureux.le Dernier Recours, Libre Expression.I n \\ irus (Mit raine la disparition des femmes.Pour assurer la survie de l'humanité, les hommes devront enfanter.Un médecin montréalais, qui est à l'origine du drame, propose d'être le pre mier cobaye de l'expérience.Jean Charlebois.Présent ?, Le Noroît.Le septième recueil du poète Courageuse, ou peut-être naïve, la poésie répond à la vaste rumeur de la violence et de la bêtise humaines.Et, planant au-dessus de tout, ironique, la parole toute crue de l'échange amoureux.Yvon Johannisse.Vers une subjectivité constructive, collection «Positions philo sophiques», L'Hexagone.L'image prestigieuse et auréolée des scientifiques s'effiloche.Cet essai y con tribue: fondé sur la science physique et l'épistémologie, il tente quand même de ri ( upérer la subjectivité.En collaboration.Vouloir la fiction.La modernité.NBJ, Les actes du deuxiè me colloque bissextile de la NBJ.tenu le 21 février 1984.Ce qu'on rend public, non sans complaisance, de la rencontre quasi clan destine et fort exclusive des auteurs de la N oui elle Ba rre du jour et des Herbes\" rouges.t Presses m de FRANCE Les collection»\" .\u2022LeWr0Urtes textes .Les grands ten .L-éducateur .te psYC*ue .Nouvelle ctto .paideia .Que sais-ie?\u2022 Et les autres-\u2022 4474, rue St-u^ du 6 octobre au 3nov 1 ^ AÀ Canada 844-25B7 ctiaiHlHÛU> ÉRICA est attachante, fantaisiste, capricieuse et adorable.ÉRICA?C'est un roman charmant et dangereusement séducteur.1 sfrnk mm JEAN-YVES souçy R Ô M A M ytica) kVv.1 [ÉRICA de Jean-Yves Soucy ^Éditions Libre Expression En vente partout 11,95$ Achetons livres, disques (longs-jeux), cassettes Nous faisons la cueillette pour les quantités importantes.Ouvert le dimanche de 13 h a 17 h Ia'IDEFIfc* LIVRES, DISQUES USAGES 6381, Plaza Saint-Hubert Montreal Tel.495-4575 é LA MYSTIQUE DES SONS MUSICOTHÉRAPIE Week-end sur l'Art de canaliser consciemment le ' pouvoir du son et de la musique pour la croissance psychique et î'auto-guérison.Animé par Maurice Rhéaume (B FA.) Let 20 - 21 octobre à: 'Association gnostique 6977, rue Saint-Denis, Montréal (metro Jean-Tnion) Rens.: 274-8872 Autres week-ends: 27-28 octobre: l'astrologie intuitive du Verseau 3-4 novembre: la sexualité tantrique 10-11 novembre: yoga du réve et voyage astral 17-18 novembre: psychologie ésotérique 24-25 novembre: tarot et kabbale LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 OCTOBRE 1984 L'humour, mode d'emploi E 3 D'abord, saisir le livre entre le pouce et l'index, puis le se couer délicatement jusqu'à ce que tombe l'écrasant mode d'em-ploi.Autrement, il est lourd com nie une blague de M.Mulrone} Je n'exagère pas.M.André Char pentier, non content d'occuper à lui seul une page sur cinq, a cru bon d'assortir le recueil de Dix nouvelles humoristiques par dix tuteurs québécois4 1.d'un axant propos scolaire; 2.d'une biblio graphie de chacun des auteurs de nouvelles; :\\.d'une présentation des dits auteurs; i de leur définition de l'humour; et 5.de citations de Mikhaïl Bakhtine.Vladi (ntr Jankeiévitch et Alphonse Allais.Et si vous doutez encore de la culture de M.Carpentier.sachez qu'il trouvera le moyen de citer encore, en tête de sa propre nouvelle, Andre Malraux et M au rice Blanc hot.L'éditeur (ou M.Carpentier?) a choisi de classer les textes par ordre alphabétique d'auteurs.C'est peut-être une forme d'humour, mais ce n'est pas entière ment efficace.On aurait pu mieux varier, dans l'espace du li \\ re.les genres et les styles.Mais cessons de chicaner.Ces dix non celles font un recueil agréable à lire, de préférence à temps per du.un texte au boulot, un autre avant dodo, les plus courts dandle métro.Chacun établira son palmares, sans doute, mais tout le monde devrait trouver quelque plaisir dans Tun ou l'autre des nouvelles et contes réunis ici Deux sortes d'humour Je ne crois pas que M.Carpentier.dans son avant-propos, ait dit qu'il y a deux sortes d'humour, celui des professeurs et ce lui des autre*-.Dans les cégeps et à l'université, il n'y a pas de quoi rire, parait-il.Ça a pu marquer M.Noel Audet, qui bâtit une his toire autour d'un pauvre petit jeu de mots, ou M.Gilles Pellerin, qui propose un plat remake de la légende du père Noé M.André Belleau s'en tire mieux, qui a la plume bien aiguisée et qui a la sa gesse d'économiser l'encre.Pour s'amuser dès le départ, et autrement ciue par sympathie pour le bel et tort do ces mes- sieurs-dames, on pourrait commencer par l'histoire de M.Fran- < « is Barcelo, Tous des imbéciles.En detix mots : une maladie tue les gens les plus Intelligents; à l'université, un professeur s'inquiète que m>ii tour ne vienne pas plus vite.Celle de M.Jean-Marie Poupart n'est pas mauvaise non pius : un écrivain lit des extraits de son oeuvre devant pu LITTERATURE- HOWARD BUTEN, ROMANCIER Un clown amoureux I Hurt n'a pas marché 1res Tort aux États Unis.En France, plutôt bien.Le titre > est peut être pour quelque chose : Quand j'avais cinq ans, je m'ai nié*.C'est donc un enfant qui parle, un enfant de huit ans.il appelle Gil, il est né dans une famille juive de Detroit.Amou DIX SOI Mil IS 111 MORISTIQt IS r\\k im\\ u iii kstjl i hi « Ois blic; il nous refile entre parenthèses ses commentaires.Bernard llaller avait fait quelque chose du genre, la Sonate à la lune, je crois, mais la recette reste utilisable.Le plus agréable de tout cela, en fin de compte, c'est de retrouver dans un genre qu'ils ne pratiquent pas tous habituellement (ou alors, involontairement), des auteurs qu'on réussit tout de même a reconnaître, pour la plupart, sans effort.Et je me dis que si les admirateurs de Mmes Madeleine l'erron.Yolande Ville-maire et Pauline Hancy (un bijou d'écriture en passant, que cette Danse des atomes et des né buleusi s ).de M.VictorLévy Beaulieu et des autres déjà nom mes \u2014 si tous ceux la 56 jettent sur cet ouvrage collectif, ça de vrait faire un bon succès de li bra i rie.R.M * Les Quinze, éditeur.REGINALD MARTEL reux de Jessica, qui le lui rend bien.Or, les adultes ne compren tient rien aux amours d'enfants, à leurs mots et à leurs gestes.On séparera donc (iil et Jessica, le premier ira dans une institution psychiatrique pour enfants Avec un peu de chance, il ne de\\ tendra pas fou complètement Ce résumé ne dit rien de l'extraordinaire saveur du roman, et guère plie, de sa dénonciation radicale de la bêtise des adultes.1 auteur.Howard Baton, était à Montréal cette semaine.Comme son livre, l'écrivain n'est pas banal.Grock le Grand A l'université du Michigan, il s'intéresse à l'étude de la langue chinoise et aux religions et philo sophies d'Orient.Mais il ne s'intéresse pas à l'université.Il aimerait entre» dans la marine marchande, voguer vers Taiwan.Apres la lecture d'un article sur les clowns, il veut aussi s'inscrire à une école spécialisée, pour travailler un jour dans un cirque.L'école répond plu- vite que la marine, il y va.«Les clowns, je les détestais.Et je les déteste» encore .le voulais devenir un clown différent des autres.Comme (Jrock.le clown suisse mort il y a un quart de siècle Ce lut le seul vrai clown de tous les temps.» Après l'école, refusé dans les grands cirques commi Bamum & Bailey, Howard Buten trouve du travail dans de petits cirques de Style européen Deux ans plus tard, il tente sa chain e dans les coffee /nuises i»t les cabarets.Mais (ii ne marche pas.Le clown écrit depuis l'âge de l.s ans.nos romans, in premier, «m deuxième ; ¦ De la merde, Vient de paraître aux [y Éditions Pierre Tisseyre Le journal intime de Louise Maheux-Forcier LE SABLIER m \u2022 : Si 292 pages 14,95$ en vente dans toutes les bonnes librairies Howard Buten évidemment Kn 1970, il commence le troisième, qu'il récrira sept lois est relui qu'il prelere.toujours inédit, parce qu'illisible, prétend-il.Kn 1974, il cherche toujours a faire son numéro de clown et il essuie des relus partout.«Et puis j'allais pas bien.Une petite affaire de coeur, de crève coeur.Il fallait dont faire autre chose.On the road «Alors je suis devenu bénévole auprès d'enfants que je croyais débiles, mais qui étaient en lait des psychotiques aUtistlqueS.Je sui- tombé amoureux d'eux mais en même temps, le spectacle de clown a commencé a marcher.J'ai du aller souvent en Californie, mais je n'avais pas le goût de quitter ces enfants : je ne pouvais pas exister sans eux.l'en dant la navette, j'ai écrit Burt, accepté par le premier éditeur.Une grosse maison, mais pas de publicité, pas de distribution, «.le n'aimais pas Los Angeles.le suis aile a New York ou mon clown Bulle marchait.En rayonnant depuis New York, j'ai fait 34 États.Parce qu'il a quelque experience auprès des enfants autisti- ques, il est invité à s'inscrire à un programme de doctorat en p\\\\ chologie.lue invitation exceptionnelle, puisqu'il n'a pas de diplôme.Pendant ce temps en France, son livre commence à marcher.Il y va.pour en faire la publicité.Des rencontres, dont celle d'une photo Robert Nodon, LA PRESSE Française dont il devient amoureux.C'est maintenant la navette Pari4- New York, jusqu'au moment où i) entreprend un stage avec des enfants, au sud de Paris.Il décide d'y rester.Par leurs gestes \u2014 L'autisme, c'est quoi?«Je ne sais pas, » \u2014 Il y a tout de même des théories?«Il y en a plein, justement.Je crois tout et je ne crois rien.En tout cas.j'étudie tout : les théo ries psychanalytiques, behavio ristes.gestaltistes nu neurophysiologiques.J'ec ris actuellement un bouquin de synthèse.La future théorie sur l'autisme, ce n'est rien de tout ça.C'est quelque chose d'autre.Pour y arriver, il faut claquer ensemble toutes les théo ries et en faire sortir la vapeur, pour trouver une petite- idée non velle.Peut être pas.«Ce que je sais sur les enfants autistiques, c'est que je les aime.> \u2014 Mais il faut.communiquer.Les gestes, les paroles, rien ne semble reçu?.««La communication se fait par gestes.Pas les miens, je n'en fais pas.Les leurs.Je reçois leurs gestes.Le seul moyen de comprendre \u2014 comprendre, entre guillemets \u2014ce qui se passe chez quelqu'un, c'eM de le trouver, ce quelqu'un, en soi-même.Ce n'est pas toujours facile, ni évident Ma these, c 'est qu'il y a un autis tique clans chacun de nous ou presque.Et la qualité de communication entre l'autistique et soi sera proportionnelle à la découverte de cette partie de soi.» Je m'ai tué Howard Buten a écrit Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué par ce qu'il ne comprenait pas que les gens puissent dire : je ne comprends pas ies enfants.«Tout le monde, après tout, a été un en fants.(Je sais bien que ce que je dis est banal.) On oublie son enfance parce qu'il faut l'oublier.Et parce qu'on oublie, ça devient ' la façon de fonctionner en socié- «Je veux dire qu'on n'a pas le£j droit, socialement, de rester enfant.De jouer les jeux de l'en?\" fant.de parler comme lui II faut te conformer.Tu nais, et ton metier d'enfant c'est de grandir donc de changer, donc de quiKérlT des (hoses.Tout ce que tu fais, il vient un moment où ça cesse d'être bien.Donc, tu n'es jamaj^ bien.Tu es c omdamné a priori.« \u2014 J'aimerais que vous me par lie/ du lan^a.iîe du héros.«Ce roman, c est une histoire un peu autobiographique.Moi je suis un bourgeois du Midwest^ juif depuis trois generations Le langage, c'était un peu notre argot d'enfance, mes copains et moi.Pour l'écrire, c'est autre chose Comme le roman est censé être écrit par un enfant, il a fallu fabriquer, artificiellement, un style exprès.Si J'ai ais écrit vraiment comme un enfant de huit ans.je ne sais pas trop ce que ça aurait donne.«Kn américain, j'ai fait de Gilbert, le héros, un champion d orthographe, pour éviter les fautes mignonnes et précieuses.En français, il faut dire que la traduction est merveilleusement faite.Je dis chapeau à Jean Pierre Carasso.il a fait un boulot impossible.» * Collection Point-Virgule, Editions du Seuil.«s* RAJEUNIR.La seule façon de renverser le processus de vieillissement, c'est de faire I expérience du champ unifié de toutes les lois de la nature.MAHAWSHI MAHESH YOGI Entrée libre Renseignements 288-6921 Conférence d information sur le programme de MÉDITATION TRANSCENDANTALE a Montréal: dimanche 7 oefot \u2022 i3rM0 et morr.redi tO octobre a 20 h au Pavillon Place Duduis de IUOAM.800.de Maisonneuve est.local P-3715 (métro Brrn-de Montigny) Dimanche 7 octobre à 20h a I école La Mennais 6521.rue St-Denis.À Joliotte: mercredi 10 octobre a 20h a \u2022 école Barthélémy \u2014 Joliette 1120, rue Lépme (entrée par Mathias Teller) À St-Jean: mercredi 10 octobre a 20h au CEGEP St- Jean, local A-321 VENTE D'INVENTAIRE ^rÏÏeTaÎÏÏtTe À travers mille aventures, une page d'histoire échevelée.Valéiien.enfant de la «génération sans guerre» s'invente un destin de périls et de péripéties.Pour le plaisir de vivre.De la drôlerie à l'émotion : un itinéraire lumineux à travers notre époque.SELECTRIC STANDARD àpartird.ELECTRIQUE J / J) SEL.Il non corr.à partir de Remis*! à neuf \u2022gaiement disponibles à partir de 5TA TECHSEL INC.5S5, boul.Dorchester ouest, suite 700 879-1410 wn.auven.8h30à 17h si iOO«s MÊME LE DIMANCHE LIVRES 100000 LIVRES NEUFS ET USAGÉS 100000 titres AflO/ TF S 0/ différents réduits de TTW /Oaf V /O VENTE et ACHAT I i -d?S o 2 o 0 C m PAYONS ARGENT COMPTANT Liquidation de livres et disques Ici X m < LU > z o < g 5 Ouvert 7 jours par semaine lOh à 22h même le dimanche.COLISÉE DU LIVRE INC.1700, rue Berri Palais du Commerce Metro Berri Téi, 845-0222 û c 5 > 5 z liquidation de disques uv E 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 OCTOBRE 1984 CHRISTINE L'HEUREUX LITTERATURE uand les hommes ont les enfants Les critiques auront beau dire et écrire ce qu'ils voudront, en bien ou en mal.sur son premier roman Le dernier recours.Christine L'Heureux ne veut pas être «dérangée\" par leurs jugements, et elle s'est lancée dans son second avant même JEAN-PAUL SOULIÉ que le premier ne soit en librairie.Kl le aime beaucoup le titre quelle a déjà trouve - La crème sure est éternelle - et a écrit un certain nombre de pages.«C'est une histoire de mariages, beau coup moins compliquée que mon premier.J'ai commencé tout de suite pour ne pas être dérangée par les critiques».Cette fuite en avant est un moyen comme un autre d'exorciser les mauvais génies des lettres, les pourfendeurs sans pitié d'écrivains debutants.Pourtant Christine L'Heureux n'en est pas réellement à ses premieres armes.Elle a été critique de variétés et de disques pendant trois ans.elle avait participé avant à l'a venture de la revue Mainmise, et elle a publie deux essais L'orgasme au féminin et La première fois.Aujourd'hui, elle dirige une maison d'édition de livres pour enfants.La courte échelle, ou elle a publié un texte.Les vacances de Noël Ces expériences littéraires n'en ont pas encore fait un écrivain aguerri.Elle se considère toujours comme un p»»u «insécure».Elle ajoute en riant: «Je ne suis pas assise dans le fond de ma garde-robe, mais je ne suis pas très sûre.» Ce qui ne l'empêche pas d'avoir des positions très per sonnelles sur bien des sujets LIBRAIRIE LE NOUVEL ATHANOR VENTE PRÉINVENTAIRE 15,50% rabais sur tout le stock du 8 au 20 octobre 3979, rue St-Denis, Montréal 843-8746 Christine est féministe, oui.mais.Pas toujours d'accord avec les féministes.Son grand rire, qui éclate à tout instant, fait place au sérieux.Elle explique.\u2022 Par exemple, je ne suis pas anti porno, la pornographie ne m'a jamais scandalisée, elle a même fait partie de ma vie à une certai ne époque».Provocation?Certainement pas.Christine est simplement curieuse de ce que les femmes peuvent avoir comme fantasmes.I ne liberté à conquérir pour elles On s'est beaucoup penché sur I eux des hommes, pourquoi pas sur les leurs.«Les femmes ne le*> ont jamais exprimés.Je suis curieuse de ce quelles peuvent avoir comme fantasmes sexuels».En fait, elle se considère bien plus pro-fantasmes que proporno.Pour elle, la misogynie, .est le mépris des hommes pour les femmes, et.honnêtement, elle considère que le féminisme devient trop souvent le mépris des femmes pour les hommes.Mais ou une ancienne élève des religieuses et des Franciscains de Longueil a-t-elle bien pu aller pécher de telles idées\"' Elle est maintenant dans une belle trentaine épanouie.Elle a des amies, quelques unes, mais vit et travaille généralement dans un milieu d'hommes.Elle se souvient de son passage du monde des femmes les soeurs - à celui des hommes - l'Externat Classique de Longue 11.«Il y avait bien la chapelle entre la section des filles et celle des gars, niais la discipline était tellement plus souple que chez les religieuses! » Est-ce que ses anciennes institutrices ont lu son premier roman?Comédienne à ses heures.Christine croise pudiquement les mains sur ses genoux, baisse les yeux.«Je n'ai malheu reusement plus aucun contact avec les soeurs.Je ne sais pas.hélas, ce qu'elles vont en penser».Le sujet de son roman est pour le moins spécial.Un virus entraine la disparition des femmes de la surface de la terre.Les hommes devront se débrouiller poui sauver l'espèce, en attendant qu'un vaccin soit découvert, si c'est possible.Seule une Jem me pouvait trouver ça.Débrouillez-vous les gars! Toute l'affaire a débuté par une commande.D'ailleurs, Christine L'Heureux prétend que jamais elle n'aurait commencé à écrire un tel livre si un biochimiste, Gilles Bleau ne lui avait pas demandé d'écrire une nouvelle pour accompagner un ouvrage qu'il préparait sur la contraception masculine.L'ouvrage scientifique a avorté, la nouvelle est devenue roman, à mesure que s'accumulaient les informations sur le sujet.Encore une fois, la réalité dépassait ou rejoignait la fiction.Et Christine L'Heureux, après coup, décomrait des arti cles de journaux qui confir maient toutes les hypotheses de son ami biochimiste .et de son imagination.De son s,.jour de deux OU trois ans à Mainmise - «Au début, je faisait la vaisselle et la cuisine, j'étais une femme.» - elle dit que ca a été une période très importante de sa vie C'est Jean Basile qui l'a incitée à écrire.Puis qui l'a engagée au Devoir.«Il a une grosse responsabilité dans ce que j'ai fait».La fin de son roman, elle l'a de couverte un matin, en se laissant flotter au fil de la Rivière Bouge.Au départ, c'était la mort du hem qui était prévue.Elle n'a pas pu s'y résoudre.«L'eau, c'est l'imaginaire, l'inconscient, la spiritualité.pent être».Le rire a disparu.Il est question de chose éminemment sérieuses 'Hommes et femmes vivent sur des planètes séparées, ^ans communication.Mais il y a des rapports quelque part une raison d'être à leur existence el une réconcilia tion.Il faut sortir des préjugés».Sans entants - «C'est un choix de femme d'en avoir ou pas.et je trouve qu'il faut être inconscient quelque part pour avoir des enfants» - Christine L'Heureux fait des livres d'enfants.Là encore, pas de contradictions.D'ailleurs le propriétaire de la maison d'édition n'en a pas lui non plus.Ça leur donne un regard neuf.Et Christine L'Heureux parle avec enthousiasme de ses collections de cet automne, de ses illustrateurs.«Pour la première fois, je travaille plu- ue cinq ans dans une boite! C'est passionnant!» Elle a travaillé deux ans et demi sur Le dernier recours.Plus un an avec Carole 1.evert, de Libre Expression, son éditeur.Une experte] ce extraordinaire pour une éditrice: se plier joyeusement aux conseils dune autre éditrice.L'exercice lui a plu.Son prochain roman est déjà sur le métier.è la JLtfuuïïe Flammarion Université Les plus GRANDS CHEFS-D'OEUVRE de notre siècle en une Collection Des GRANDES OEUVRES en histoire, en philosophie, en phychologie.en économie, en sociologie.Des GRANDS PENSEURS tels que Sartre, Gandhi, Bergson, Kant, Althusser.Lagache.Des PETITS FORMATS économiques, pratiques, soignés, LA COMÉDIE MUSICALE al r ¦ ¦ n Votre librairie flammarion Université .\u2022 / .¦.*n> 1243 University 866-6381 de Marc Hamilton 30 personnages joués par: Jean RÉGNIER/Yvan GUÉRETTE Claude ZALAC/Pierre BÉDARD Jean el MORET Louisa VANZIN'Arletto TORREGROSA ¦ LAGARDE À L'AFFICHE les jeudis, vendredis, samedis et dimanches 20 h Billets en vente maintenant aux comptoirs Ticketron et Télétron 288-3782 ^ Polonaise 57, Prince-Arthur est res.844-1010 ttfc «S CENTRE DE MÉDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE (CMTC ACUPUNCTURE) 177, BOULEVARD SAINT-JOSEPH EST 0 COURS D'INTRODUCTION À L'ACUPUNCTURE par M.MASSIMO di VILLADORATA RENSEIGNEMENTS: 849' théâtre acte3préwnt* d.PETER HANDKE LA CHEVAUCHEE SUR LE LAC DE CONSTANCE Jusqu'au 28 oct.20h Jardin intérieur du Cégep de Maisonneuve 3800, rue Sherbrooke Est, métro Pie-IX réservation 6)82-1114 $ mot te \u2022 $mash green h au musée smash 928 est.ste Catherine (metro bern) du K> au 28 octobre a 21 30hrs du mercredi au dimanche incl présente par .theatre 3 [réservations: 288 5188 l 5274461 LA FAMILLE MALENFANT.la trouue avec Dam«tl« F.« r>aoc K»noçr«ome M*h*l Dtmti» j*u expliquer également par d autres raisons Les comédiens étaient souvent impliques dans des téléromans et n'arrivaient au théâtre que lorsque la transmission en direct était terminée.Les iivu< devait parfois patienter plus dune heure dans la salle avant le lever du rideau.Nous avons exige des comédiens qui travaillaient chez nous qu'ils arrivent à l'heure prévue.Nous sommes également les premiers, je lois, à avoir mis su»' pied un système d'abonnement annuel.«Le répertoire de.s deux premières saisons fut constitué de comédies lé £êres.Puis, peu à peu.nous avons glisse des pièces plus difficiles.» Un public fidèle Ou en est le Rideau Vert 25 ans après avoir assumé la relevé du Stel-a?!.e Kideau Vert est un theatre fans histoire dans le on- ou il n'a jamais traverse de crise grave Le Rideau Vert retrouve chaque année un public fidèle, un public qui est secoué de temps à autre Ce lut not a m nu ni 'e cas lorsque Les Belies Soeurs de Prembla> prirent l'affiche du theatre m la rue Saint-Denis, il y a pn»s de 15 J&s déjà Trembla} n'avait jamais ère monté au theatre institutionnel et a pièce créa un veritable état de hoc dans le milieu théâtral montréalais tu JjLe Rideau Vert offre 100 places et lSm dernier de so a 90 p Cent des sièges avaient été Oi cupés.Ci public, de HUeiie .c-«M( lu » (ii la population est-il \u2022îonsiiiue ' \"Le toutes les caniches de la société, estime Mme Brind'amour C'est la raison pour laquelle les pieces que illius sélectionnons reflètent tOUS les «Jaurès.» Le Rideau Vert propose, pour la saison si s;> une comédie, L.\\ lii/e sur la banquette arrière, de Bernard Siade, adaptée par Jean x Yvette Brind'amour Claude Carrière.L'auteur a conquis Broadway plusieurs fois avec des pro ductions telles Romantic comedy, Tribute, Same time next year, special occasions.Mettant en vedette Léo [Hal.Louise Turcot et Lénie Scot fié, elle a débuté le 2 octobre et se terminera le Suivra.Albertine, en cinq temps, la dernière création théâtrale de Michel Tremblay co-produite avec le Centre National des Arts.Puis un Pirandello, Chacun sa vente.En eo production avec Le Trident, le Rideau Vert enchaînera ensuite avec Une jouméi particulière, d'Ettore Scola et clôturera -ii saison avec L'Éducation de Rita de Willv Uussel.¦F Comedies, création, classique, étude de moeurs Plusieurs volets Tout sauf l'ennui «Je suis ouverte à tout, précise celle qui veille depuis tant d'années sur la direction artistique du Théâtre.Mais je tiens a ce qu'il \\ ait toujours à ce qu'un texte raconte une histoire.Une histoire avec des êtres humains Le public a besoin d'etre touche, (pie ce soit avec une oeuvre divertissante ou une oeuvre plus exigeante mais la pire chose qui peut se produire au ihéâtn ' est l'ennui, ennuyer le pu blic.«Ceux (p;i préfèrent les choses faciles sont souvent ceux qui ont eu une photo René Picard, LA PRESSE mauvaise expérience au theatre 01 frez-leur un bon drame et ils marcheront tout autant sj le travail est très professionnel, très à point, avec une bonne distribution, à tous les niveaux, mêmes pour les petits rôles secondai res.Sinon vous risque/ de perdre le spectateur.Quand il porte attention à un détail, c'est dangereux-Yvette Brind'amour affirme que le oublie montréalais est très intelligent et 1res exigeant.Beaucoup plus que le publie parisien, il n'accepterait pas que de jeunes comédiens sans forma tion tiennent des rôles secondaires, comme cela se fait à Paris, par exemple.«Les gens ont vu de plus en plus de théâtre, ils sont interesses et par faitement capables de juger et com prendre ce qu'ils voient.C'est un public formé.» Apres avoir consacré toutes ces années au Rideau Vert, songe telle à s'«n eloigner un jour.L'idée ne sem ble même pis l'avoir effleurée.De toutes les tâches quelle exerce.qu'elle est la plus pénible'.' Le choix du répertoire pour la prochaine sai son.Avec tous (es manuscrits qu'il faut lire et les voyages à effectuer pour voir ce qui se fait ailleurs.Mme Yvette Brthd'amour est toujours cm bailee par ce qu'elle fait.«Vous savez on ne peut pas se lasser, le theatre ça se renouvelle chaque année Les brasseurs de la bière ^hfjcje vous invitent à 7k CKAc273 jerries LES PRODUCTIONS BEAUMONT LA NOCE ROBERT DUPARC GASTON CARON * JEAN-PIERRE CHARTRAND MARTHE MOQUETTE * MiCHEL DAIGLE * DANIEL GADOUAS * NATHALIE GADOUAS MARC GÉLINAS * VINCENT GRATON * LOUISE LAPARÉ * VÉRONIQUE LE FLAGUAIS MARC LEGAULT * YANNICK LEGAULT * GASTON LEPAGE * HÉLÈNE LOISELLE * NADINE MARCHANO JEAN-MARIE MONCELEI * JULIE.PARKER * LIONEL VILLENEUVE L'ORCHESTRE DU LAST CALL TRIO vmm* LORRAINE PINTAL «« LUC GILBERT m MARTIN FERLAND FRANÇOIS LAPLANTE ECLAIRAGES LUC PRAIRIE JULES PAQUIN DANIELLE HOTTE A LA SALLE DE L'ÉGLISE SAINT-LOUIS-DE-FRANCE 3767.m BERRI.(com m pres oe la m ST-DENiS » MARDI m VENDREDI 20 h 30 SAMED117 h 21 h Billet 15$ RESERVEZ VOTRE TABLE 845-5211 En vente au guichet de fîKH E 3767.rue Bern 845-521; et aux comptoirs IÏCKETRCN O N Montreal SHfRBFOOKf îlï Stationnement entrées rue Ciiemer et rue Roy 4 DISTRIBUTION ORIGINALE] COMPAGNIE DE TOURNÉE I MICHEL COTE MARCEL GAUTHIER MARC MESSIER SEPTEMBRE OCTOBRE 3-4-5 11 au 14 18 au 31 VALLEYFIELD PALAIS MONTCALM (Québec) THÉÂTRE ST-DENIS NOVEMBRE 1e' au 18 22 au 25 27 au 29 THÉÂTRE ST-DENIS PALAIS MONTCALM (Québec) CENTRE NATIONAL DES ARTS (Ottawa) GRANBY DECEMBRE V En collaboration avac I 1 CKAC*73 1 20 au 23\tLAVAL 1 25 au 27\tST-JEROME 1 29 au 30\tST-THERESE_ 1 et 2 6 au 9 GRANBY PALAIS MONTCALM (Québec) urifr comédie de .MEUNIER \u2022 JEAN-PIER RUEL ?LOUIS SÀIA \u2022 M* 1CEL GAUTHIER \u2022 MARC ANTE L CÔTÉ 1ER- ES rocurez-uouA GUY MIGNEAULT MARCEL LEBOEUF PATRICE L'ÉCUYER SEPTEMBRE 20-21\tST-ADELE 23\tRIGAUD 25-26\tST-AGATHE 27\tTHETFORD \tMINES 29\tLA POCATIERE \u2022 OCTOBRE\t 3\tLA MALBAIE 4-5\tSHAWINIGAN 6-7\tST-AGATHE 10-11\tPAPINEAU- \tVILLE 12 au 15\tST-MARIE \tDE BEAUCE 17\tMONTMAGNY 18\tACTON VALE 19-20-21\tVAUDREUIL 24\tAMQUI 26-27\tCHANDLER 29\tGASPE 31\tMATANE NOVEMBRE 2 RIMOUSKI 4 MONT-JOLI 7 BAIE COMEAU 9-10 SEPT-iLES 14-15 DEUX-MONTAGNES 16 PLESSIVILLE 17 DONNACONA 22-23 ALEXANDRIA, i ONTARIO) 27 au 30 CENTAUR MONTRÉAL ,(en anglais) DECEMBRE' 1- au 16 CENTAUR MONTRÉAL _____(en anglais) \\ E 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 OCTOBRE 1984 Pierre Curzi Roger Larue dans En attendant Godot do Samuel Beckett eft.Mise en scène: Jean Salvy Decors et costumes Mérédith Caron Henri (.«housse OMNIBUS PfiÊSÇNTE «r» « \u2022 * Jean Leclerc Du S septembre au 27 octobre Du lundi au samedi 20h30 Relâche le dimanche Billet: 8S ESPACE LIBRE 1945, FULLUM RES.: 521 -4191 Le Café de la Place Place des Arts Guichets.514 842 2112 Redevance de 0,75 $ sur tout billet de plus de 6 $.40 SHOWBIZ MONTRÉAL LTÉE présente w t F w » \u2022 A Nous avons le regret d'annoncer à notre distingué public que.dû à un conflit de travail, les représentations de la pièce \"L'AVARE\" ne pourront avoir lieu.Nous espérons cependant pouvoir les reprendre plus tard au cours de la saison.A tous ceux qui sont détenteurs d'un billet pour une de ces représentations, vous recevrez prochainement par la poste, un avis vous donnant les renseignements nécessaires pour le remboursement.Nous sommes vraiment désolés.7 de Jean Poiret mise en scène Richard Niquette Avec 1 Réal Giguère i Elizabeth LeSieur \u2022 Josée Cusson Thérèse Morange i Dipne St-Jacques \u2022 Robert Lavolt I Madeleine Pageau \u2022 Richard Niquette DERNIÈRE CE SOIR 20h Théâtre ARLEQUIN 1004.rue Ste-Cathenne es» Renseignements 286-2943 /t production SMOWBlZ MONTRÉAL l TÉE en âccO'CL êvit.it Théâtre du Chsnal-du Moine Présenté en collaboration avec: cims 84 ouest, rue Ste-Catherine ENFIN DE RETOUR À MONTRÉAL Du 23 au 27 octobre rip A WËÈÊÈÊÊÈ^ CKAc273 mise en scene avec ^ Claude Paul Claude Vincent Dominique MAKER SAVOIE MICHAUD BIL0DEAU GUAY decors costumes éclairages Marcel François Luc DAUPHINAIS BARBEAU PRAIRIE ÏÏF Théâtre Maisonneuve Guichets 514 842 2112 PIqpû rlûC Arte Redevance de 0,75 $ i laUC UCO Ml lO sur tout billet de plus plus de 6 S CO M E D « UN SUR SIX » 16 octobre au 11 novembre Un sur six de Ron Clark et Sam Bobrick trad, et adaptation: René Dionne Avec: Jean-Marie Lemieux Reynald Robinson Yves Bourques Ginette Chevalier Marie-Ginette Guay Décor, costumes et éclairages: Bernard Pelchat Mise en scène: François Tassé Prix: 12 $ - 14 $ Représentation, du mardi au samedi inclus: 20h dimanche représentation: 14:30 h Billets en vente 1450.Ste-Cathenne est com Plessis metro Beaudry Guichet lun.au sam.Renseignement: 521-4650 Frais de service 050$ par billet Ticketron: 288-3651 Tele-tron; 288-3782 Visa/Master Card Frais de service LIVRAISON A DOMICILE: 288-3782 seulement $2 00 par livraison les productions Jean-Marie Lemieux Inc.ÏÏF j.B.Priestley, un monstre sacré de la littérature anglaise LONDRES \u2014 tJ.B.Priestley, un grand raconteur et un grand personnage», «le bon vieux ronchonneur s'éteint», «adieu au bon compagnon».«J.B., la voix de l'Angleterre»: la presse britannique ne s'j est pas trompée.Ce n'est pas seulement un homme de lettre qui vient de dis paraître a l'âge de 89 ailS, dans son village de Stratford-upon-Avon.c'est un des derniers monstres sacrés de la littérature anglaise.Bernard BESSERGUK agence Fronce-Presse__ Bonhomme, extraverti, accent provincial, tour a tour jovial et grognon, avec sa carrure solide et sa téte de «pomme de terre avec des sourcils» comme il le disait lui-même, J.B.Prîestlej était tout le portrait de l'Anglais brusque et excentrique.Prenant volontiers un air de M.Tout-lo Monde, fumeur de pipe, franc-parler et opinion sur tout, il dissimulait, comme son contemporain (ieorge Orwell, un mélange paradoxal de radicalisme et «le nostalgie d'une époque révolue.celle d'avant la Grande Guerre.Le monde semble avoir oublie l'étendue de sa renommée d'autrefois.Kn 1915, de retour de Moscou, Priestley pouvait af-firmer être l'auteur étranger le plus populaire d'Union soviétique.Il est \\ rai que ia critique étrangère a toujours eu plus d'égards pour lui que celle de son propre pays C'est son refus de s'en tenir à domaine délimité qui a fait la grandeur et peut-être aussi le malheur, aux yeux de la critique, de John Boynton Priestley, écrivain au talent indiscutable.Romancier, dramaturge, essayiste, critique, librettiste, jour naliste.personnage de radio: cette pol\\ \\ aleiice \u2014 pourtant bien dans la lignée de Shaw, de Wells et de Chesterton \u2014 lui a valu d'être snobé par les intellectuels, et il a pu céder, vers la fin de sa vie, à une certaine amertume à l'égard de PEstablish-men littéraire.Il reste que Priestley a atteint un degré de popularité rare parmi les écrivains en Angleterre.Né le 13 septembre 1891 à Bradford (nord de l'Angleterre), fils d'un instituteur socialiste dont il gardera toute sa vie les sympathies radicales, J.B.Priestley s'était destiné encore jeune à une carrière littéraire.Rescapé de guerre de 1911 où fut blessé à trois reprises, il publia quelques essais critiques et un roman d'épouvante.Puis, en 1928.sous le coup de l'émotion provoquée par la mort subite de sa femme, il se mit à écrire «The Good Companions* («Les bons compagnons»).Ce roman dans la tradition de Charles Dickens, publié en 1929 et réédité régulièrement depuis, ra < otite de façon picaresque et quelque peu sentimentale, les heurs et malheurs d'une troupe de comédiens ambulants.Mondialement acclamés, «The Good Companions*, étaient, selon les propres termes de Prestley, «long téve éveillé», dont la rédaction fut «une évasion de l'anxiete et de la tension provenant de circonstances tragiques.» Plus soli de, et préféré de critique, fut «Angel Pavement» («Ruelle de l'ange».1930), roman dont le cadre est la City de Londres la il la et dont le succès fut presque aussi considérable.En 1932, Priestley se lança dans une car*; rière d'homme de théâtre avec -Dangerous Corner» («Vira-; ge dangereux»).première d'une trilogie de pièces sur le thème du temps.S'inspirant du livre de J.W.Don ne «An Experiment With Time» («Une expérience avec le temps»), lui-même base sur les idées du philosophe P.D.Ous-pensky.Priestley trouva dans ce thème la matière d'un théâtre expérimental qui constitue, pour beau » oup, la partie la plus durable de son oeuvre.S'ensuivit, bon an mal an, un débit régulier de textes, de pie ces, de livres en tous j genres \u2014 plus d'une centaine \u2014- qui ne tarit qu'avec sa vie.Rival de Churchill De célébrité qu'il était, la Deuxième Guerre mondiale fit de J.B.Priestley, comme chroniqueur à la radio, un personnage d'envergure nationale.Au plus fort des bombardements allemands, ses émissions rivalisaient de popularité avec les discours de Winston Churchill.Des mil lions de Britanniques se sentaient rassurés par ses causeries au* coin du feu ou, de voix chaude et boui**v rue dans son accent typique du Yorkshire;^ il traitait de la pluie et du beau temps, du menu détail de la vie anglaise.Tenace dans ses convictions, qu'il exprimait avec humoufjJJJ Priestley résista àlegy tentation d'une c&t3£ rière politique.PoUgE lui, un écrivain se de-ii-vait de garder son ifl?dépendance.Néa moins, il fut.dans 1 années 1950, l'un dëC?fondateurs du Mouvgjj ment pour le désarmement nucléaire (CND).i Il acquit, et sans doute cultiva, une r& putation de «rouspéteur», ne cachant pas son peu de goût pou» certains aspects (13 monde moderne^ Dans un livre sue l'Amérique, «Journey Down A Rainbow* (1955).il inventa l'expression «admass», ce* qui signifiait pour lui «tout ce système de productivité à outrait; ce, plus l'inflation plus ia consommation, plus la publicité, plus le marketing.**» Sa renommée fut largement éclipsée par les «jeunes révol; tés» des années soixante, mais il refusa les honneurs, se qualifiant de «gauchiste avec un brin d'anar-chisme».En 1983, un product teur avisé de la télévision demanda à la ro mancière Beryl Bain bridge de reprendre,*»' 50 ans après, l'itinéraire que Priestley avait suivi dans son livre célèbre « English Journey» («Voyage anglais»), qui décrit la vie en Angleterre \\ pendant la crise économique des années trente.Sur les images de villes comme Walsall, Stoke-on-Trent et Bradford, durement frappées par le chômage, les téléspecta teurs ont pu entendre la voix de Priestley, poignante d'à-propos, lisant des extraits de son reportage d'une autre époque.Dans sa dernière in terview, accordée à la BBC en prévision de son 90e anniversaire.J.B.Priestley avait I parlé de l'immense plaisir que le métier d'écrivain lui avait donné.«Je l'aurais J exercé même sans l être payé», avait-il » déclaré.Son dernier \\ message: «Simple- S ment ceci: tâchez'de \" vous amuser autant J que vous le pouvez^* essayez de profiter dK la vie autant que v + FLASH CUBE .- VEN.12 et SAM.13 oct.- 21 h 30 Billets 7.50$ en avance.8.50$ a la porte 1 Bill«ts Tick«tron «t au Club Soda 5240 .iv flu Parr fc^^^\u2014 R«nt 270-7B48 ¦ImTM \u2022al 16* SIS1 ENSEMBLE PHILIP \u20224 i (5 LASS 15 personnel f-céîeneruKAB INNEMENT GRAIU11 rapide \u2022 pratique \u2022 efficace TARIF Avec votre carte de credit.CHOISIR VOTRE REPRESENTATION Prerr^re sontame Af JE UDF UJ-i Mil 20ti MER 20r JEU \u2022 4t jEU I9t> LUN Ô50 î4 :t 3930 \u2022- iqknez vous au PM)| SPECIAL 26.50 21 5C -7 !9n saw 2th3C I3f»30 DiW ?0n 30 00 JEUD I9h 6b0 :.o oo 2500 ?sema ne VAR Vf 20» EU I9n .i£U 2lhj0 JEuo: 2^30 VtfJ SAM 390* 24.00 6 G 32 50 6-sO 3900 32.5C Formez un groupe de 15 personnes et profitez de rabais importants Partons ensemble! r Réservez votre siège immédiatement I Oui! *e pars avec ,es Grands Explorateurs L'abonnement annuel: 1 spectacle GRATUIT en vous abonnant maintenant Retournez au: Théâtre Arlequin 1004 est.Ste-Catherine Montréal.Québec H2L 2G2 Renouvellement Nouvel abonne Theatre Arlequin Salle Andre Mathieu Laval College Mane-Victor-n.Mil-Nord Veuillez me faire pat venir _ _ abonnement(s) au prix de S___pour un montant total de S- Ci-jomt mon cheque .Comptant- ] VisaN0___ Mastercard N° Nom Adresse Ville__ THÉÂTRE ARLEQUIN L American Express N° Cane, datedexpiration .Signature_____ Code postal Représentation choisie jour heure Tel 'es L'UNIVERSITÉ POP VI.MHZ l.J» '06 \\ I 4\\y »\u2022 V .- F I Métro Place des Am 318 o., SttCatherint.161-5851 Billots on vente ou guichet de 9h à 22h L'ÉVÉNEMENT D'AUTOMNE 84 DE RETOUR 12 AU 17 DÉCEMBRE, 21 H «LfJ thow de Tonnée» FrtUkin# Grimaldi, R.C.\u2022Performer qui comble ses fans» Martin Smith, U Journal de MH «Narcisse sons son drame» Rohft Lévtay, u Dovok «Michel lemieux réinvente le spectacle avec 'solide sabd'» Joan Boounoy*, LA PRESSE «It's different impressive and an artistically honest piece of WOrk» Martin Siborok, Tho Gaxottm BILLETS EN VENTE MAINTENANT Une production ARTISTES & ASSOCIES et MUSIQUE PERFORMANCE Awec la collaboration do Radio Qaebac ÎÏÏ TOURNÉE NATIONALE AUTOMNE 84 London Waterloo Seattle Vancouver Gala de l'ADISQ Calgary Calgary Edmonton Winnipeg Toronto TOURNÉE QUÉBÉCOISE - DÈS LE 12 NOVEMBRE DE RETOUR À MONTRÉAL DU 12 AU 17 DÉCEMBRE E 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 OCTOBRE 1984 Les 11.12 et 13 octobre WAYNE PRUE le 14 octobfe EASTERN LINE À VENIR les lundis soir «BIG BAND » le 15 octobre VIC YOGEL (16 musiciens) le 22 octobre DENNY nHRISTIANSnN L'IMPROVISATION A L'ARCANE MOW OfMNGrE w mtt mm et en collaboration avec L'OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA ET CINÉMA INTERNATIONAL CANADA LTÉE invitent 350 personnes à la Première du film de JEAN BEAUDIN fut w-i w«i W ¦ IHIIVUM (18 musiciens) Invité spécial de New York PEPPER ADAMS A NE PAS MANQUER du 16 au 21 octobre du Club Blue Note de Toronto GEORGE OLIVER + GANG BUSTER le meilleur spectacle de Rythm & Blues au Canada mettant en vedette LES MEILLEURS MUSICIENS DE TORONTO le Film le plus chaudement applaudi au Festival des Films du Monde.le jeudi 18 octobre à 20 heures au cinéma Dauphin ¦ i.e concours debute le 1- octobre pour se terminer 10 8 octobre ¦ Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible aux Bureaux de Avant Première 11 :.3 valeur des prix offerts est d'environ 1620$.MARIO A/S Avant-Première 524.rue Cherrier.Montréal, Que.H2L1H3 Non mittETRDN 2707848 ' 5240, av.du Parc arts et spectacles c'est la culture misera la portée de tous clans La Presse Deux soirées parsemées d'étoiles Jeanne Moreau Superstar LA PLACE PRESENTENT DANIEL LAVOIE TENSION Hùm La Guerre des étoiles Une production de ML R F Inc et Binds Au quah«r.du SPfCTRUM fotis les tours de *0f> | Hh et les iou»s oe sstctactet iwsqu a ?h - El a tous tes comptoirs DCMTRON t ?frais de service, o « 318 0 Sle Catherine Metro Place des Arts int.861 5651 La Guerre des étoiles Version française de Star Wars de George Lucas.Engins spatiaux, gadgets électroniques, trucages étonnants, images fascinantes, séquences spectaculaires.une réussite du genre science-fiction Ce soir, 20h00 w Jeanne Moreau Superstar Étoile du cinéma, Jeanne Moreau se livre avec sincérité, chaleur et humour au jeu de l'interview mené par Jacques Boulanger.Réalisation: Henriette Grenier.Aux Beaux Dimanches, 19h3Û Les Insolences d'une caméra Alain Stanké présente les meilleurs moments des Insolences d'une caméra, une série hilarante très populaire de 1962 à 1967.Aux Beaux Dimanches, 20h50 \\ L'Amante anglaise Une oeuvre psychologique de Marguerite Duras inspirée d'un drame policier authentique survenu en France le 8 avril 1966.Distribution: Hélène Loiselle, Gilles Pelletier, Benoît Ginrd Voix de Jean Fontaine.Réalisation: Paul Blouin.Aux Beaux Dimanches, 21h50 La télévision de Radio-Canada Vous méritez ce qu'il y a de mieux LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 6 OCTOBRE 1984 E 15 LES BALLETS JAZZ AU MAISONNEUVE Vicente Nebrada et la touche latino-américain V.ceiite Nchiiidu est venu à Montréal ci»i été pour cho régra|mfer Trbp/ques sûr la mu sique de /-.itin American sinfo- nette Jo Morton Gould.On verra l'oeuvre à Montreal .« compter de mercredi à la salle Maisonneuve, dans m programme comportant Bad Hood de l'Américain Ulys ses Ddve et deux autres oeuvres par d«s Québécois: Germinal d'lro lembeck (musique électro nique je Vincent Dionne) et So metlmtS Yvllow de Charles Mat ihicu Iruneile (sur une musique de Chirk Corea).Au ours d'une pause dans les répétitons au\\ studios de la rue Ste Catherine ouest, Nebrada, qui paile l'anglais à toute vitesse et ave un fort accent latin, a consenti a causer quelques ins tan's ce son travail.Essentiellement, .1 a \\oulu évoquer la «latinité»» inhérente à la musique, qui dale (1rs .unices 10, \u2022 La musique n'est pas très dif tic ili*.Je U connais depuis des années et il\\ a longtemps que je voulais la ne quelque chose la dessus.Ça a été chorégraphié avant, mais l'orchestration est bonne et c'est de la musique amusante.Ça augmente l'éclectisme du répertoire.» Les danseurs confiaient avoir eu.au débit, quelque difficulté i suivre son anglais, niais se sont habitues ej aiment visiblement l'humour iu'U sait injecter au tra\\ ail en Itudio.\u2022C'est intéressant de travailler avec cettei compagnie, parce que leur entrlinement est classique mais qifpn peut expérimenter d'autres Vices.Mais quand on a moins de temps \u2014 comme trois semaines, dans ce cas ci \u2014 alors je travaille avec plus de plaisir, je mange moins et je dors moins! » Ne au Venezuela et maintenant Citoyen américain.Nebrada était venu a Montreal en 1977 avec le Ballet international de Caracas dont il était le directeur artistique.Il n'est d'ailleurs pas inconnu iii comme chorégraphe puis qu'il a donne antérieurement des oeuvres au Ballet national de To rontôde même qu'au Royal Win nipeg Ballet.Pour cette dernière compagnie, c'est Nos \\ a/ses.\u2014 que la compagnie de Caracas avait presentees ici.11 a repris l'oeuvre pour ('Australian Ballet et le fera pour le Ballet national d'Espagne et.\u2022 mi janvier prochain, pour le Baliet de Dusseldorf.Il mentionne aussi, pou le Ballet national du Canada, un pas de deux crée durant la saison 81 82 par Veronica Tennant et Raymond Smith: Por-trait of Low and Death sur une musique de (iranados, et L'Oiseau de Feu.Il est à nouveau rappelé à Caracas, où on inaugure un théâtre «aussi gros que la Place des Arts ici» et qui sera le siege d'un opera, d'une compagnie de balh ! et de deux orchestres.«Ils veulent une compagnie de 60 danseurs qui va danser les classiques comme Giselle ainsi que des oeuvres contemporaines.Il y a tellement d'argent qui est sorti du pays que maintenant, Us veulent en récupérer! Vaut mieux que les gens viennent en vacances au Venezuela maintenant et dépensent dans le pays.Le dollar coûte trois fois moins que ce qu'il coûtait il y a trois ans.» Le recrutement des danseurs sera plus difficile s'ils doivent taire le répertoire classi- Vicente Nebrada au travail.que, pane qu'il faut donner la priorité aux Latino-Américains En partant de Montréal, il se rendait au Brésil pour régler la production d'Orfeo ed Euridke de Gluck \u2014 qui comporte davantage de chorégraphie mais ou il indiquera aussi aux chanteurs les mouvements de scène.Vu que la première est pour le 10 octobre, il ne sera pas à Montréal pour voir Tropiques, mais comptait se rat- traper lors du passage des Ballets Jazz soit à San Juan soit a New York.Depuis Tannée dernière parti culièrement, les Ballets Jazz ne sont guère à Montréal.Leurs soirées au théâtre Maisonneuve s'inscrit dans une série de spectacles aux Etats-Unis et, il y a quel- ques jours, à Puerto Rico.Ils seront a Ottawa (le 12 o< t.), Quebec (23et 24), BaieComeàu (2«).Car leton (28), Kimouski (29), Joliettc (2 nov.) et possiblement St Pierre et Miquelon (les W et 1).Ils partent le 6 novembre pour deux semaines en Israel (Tel Aviv, Jérusalem.Haifa, Bersche va) ainsi qu'en en France (notamment Nice, Lyon et deux se photo Jean Yves Létourneau, LA PREfiK maines autour de Paris) eî .-m,i du COMPLEXE desjardins 11© BASILAIRE 1 288 3141 PdtsA \u2022\u2022¦\u2022\u2022\u2022'\u2022*\u2022*\u2022*\u2022\"\u2022*\u2022\"\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022*\u2022*\u2022\"\u2022*\u2022*\u2022\"\u2022*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022 \u2022*\u2022'\u2022\"\u2022*.*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022*.*\u2022'\u2022 \u2022\u2022.\u2022_\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 ¦^^\u2022\"» ^.^l^l \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022#« \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 >t»t*t»>*t>itt>tlt*t*a«t»t«t»t> He might bftir I \\ you LE CINEMA: SAM.DIM.LUN.12.35, 2 50, 5.00, 7.10, 9.20.SEMAINE 7.10, 9.20.LE CINEMA WÉSTWOUNT SQUARE 931 2477 ?^IRRECONCILABLE DIFFERENCES' EST UN FILM RAVISSANT.» Voire coeur est mis aux arrêts.Le meilleur film de Ryan O'Neal depuis \u2022What'*.L'p.Doc».«Trois bravos .pour Shelley Long.Une magnifique comedienne \u2014 Certainement en nomination pour un Oscar » Par Collins.CBS Morning News» J \u2022 \"#**«¦:?\u2022 « Pétillant, hilarant et brillamment * rendu par le superbe jeu de Shelley Long et R\\an O'Neal Drew Barrymor : est * étonnant » POUR TOUS ^«WUHam Wolf.Gannett Newspapers.Leur jeune fille de 10 ans leur intente un divorce.\u2022 .PAT BENAJAR FREDDlfc MERCURY LOVERBOY RONNIE TYLER ADAM ANT .JON ANDERSON BILLY SQUIER GIORGIO MORODER Mpgun »a» jnpneo mo«ow » SfUriUNfll P*« «SI SPECTACLES RÉGULIERS DÈS VENDREDI 12 OCTOBRE h tient des grands films policiers des années 40.» Roger Ebert.Chicago Sun T»mes 18 ANS \u2022 ttiQUlUt 2>» KKtl UnUb'OAUliD sMVfS .¦ 8 j / m \u2014o F FAIRYIEW SAM 12.45, 2.55, 5.05, 9.10, WM.LUN.12.45, 2.55, 5.05, 7 15.9.25 SEM.7 15, 9.25.LOEWS: SAM.12 30, 2.45, 5.00, 9.10.DIM.o JEU 12.30, 2.45, 5.00, 7 15.9 35, SAM DERNIER SPECTACLE 11.50.LA CITE: SAM.DIM LUN.1 00, 3.00, 5.00, 7 00, 9.00 SEM 7.00, 9 00 KENT: SAM DIM LUN.1.10, 3.10, 5.10, 7.10, 9.15.SEM.7.10,9.15.LOEWS 2 |©| LaCité 2 A ST CAT MfrliUC O 061 *37 Pffl 3575 «*v OU PARC 844 9470 CLINT EASTWOOD FAIRVIEW 1 KENT 2 '«A*S CAN S 52 «97 80*5 6TOO SKNHW.'JHf O 488 9703 lUNTi- .*C tv ENEVfVE BU.\u2022 PALACE: 12.30, 2.40, 4.50, 7.00, 9 10.SAM.DERNIER SPECTACLE 11.15.PALACE 2 898 ST CATHf RtNC O 888 W MtUAl L'ENFER DE LA V Bronson à son meilleur! ver.fran.de THE EVIL THAT MEN 00' LAVAL* SAM.DIM.LUN.1.00, 2.40, 4.20, 6.00, 7.45, S30.SEMAINE 6.00,7.45,9.30.SAM.DERNIER SPECTACLE 1 l.D.LAVAL 2 CÉNTHt I AVAL 688 7776 A1S La folie faisant pâlie de notre être ,-Olfc MOTION ru nnu s 4 «au Utr ttV \u2022 *.\u2022» - *» ¦¦ \u2022 »\u2022 LOEWS: 12.50, 2.40, 4.25, 6.10, 7.55, 9.40.SAM.DERNIER SPECTACIE 11.30.DORVAL SAM.DIM.LUN.1.05, 3.05, 5.05, 7.05, 9.05.SEMAINE 7.05, 9.05.«Brillant.un des rares films américains actuels qui soit piquant à «ouhoSt.» ! Ron Bote, TORONTO STAR « Splendide.Geneviève Bujold est plus hilarante que jamais.Elle campe un de ses meilleurs personnages.» Joy Scott, GLOBE & MAIL LOEWS 3 DOR/Al 2 954 sr CA1HCRIM 0 B61 7437 PU l ?«> AvF OOA'Ai 631 8586 14 ANS PALACE: 12.40, 2.25, 4.10, 5.55.7.40, 9.25.SAM.DERNIER SPECTACLE 11.10.& PALACE3 698 St CATHERIN! O 866 6991 McT.'Lt uikttf Aù milieu de la nuit, quand GAGNJJ*rhmionm.* il n'y a personne d'autre.PASSEZ UNE SOIRÉE EN COMPAGNIE DES GREMLINS SafŒMUNS & AND AIM I \u2022 \u2022 e e < LA LÉGENDE DE Imttrf TOUCHSTONE FILMS present r une production BRIAN CRAZFR M ni.de RON HOWARD \"SPLASH\" m TOM HANKS - DARYL HANNAH - H'CENF LEVY c JOHN (ANDY ta it m de Freddie JOHN THOMAS LENOX 0«.4uede LEI Hfil DRIDCE rh>n 543825209089 72011? E 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 OCTOBRE 1984 CINÉMA CANADIEN POUR LA GUERRE DES TUQUES Dix-huit acteurs choisis parmi 3 000 enfants André Melançon Dans ce petit village de Charlevoix, les vacances de Noel s'ouvrent sur un projet qui tranche a\\ec l'esprit normal des Fêtes: taire la guerre.L'idée a germé spontanément dans l'esprit de Jacques, le fidèle compa gnon de Lue.Ce dernier, chef in Conteste de la gang, a \\ ite lait de *e l'approprier.On edietera donc des lois et on se divisera en deux Croupes.L'enjeu: le butin de guerre provenant de chaque par ïicipant.Que le meilleur l'em porte donc! Luc n'aura pas de problème à former son armée: Ti-J acques, naturellement.Maranda el sa précieuse motoneige.Chabot, le garde du corps erincheux.et les jumeaux Leroux qui se tiennent toujours ensemble comme les Dupondt.Le problème, c est l'autre groupe.Tout le monde veut être photo Michel Grove!, LA PRESSE SUITE DE E 1 Finalement, pendant le tournage, le producteur décidait que ce se rait La Guerre des tuques.Me lançon n'est pas satisfait a cent pour cent du titre qui fait peut être trop référence à La Guerre des boutons.Mais pourquoi ne !'c rail on pas aussi référence à La Guerre des étoiles ou La Guerre du feu.se demande-til?L'action et l'intimité Le choix de la région de Charlevoix a contribué à modifier le projet en profondeur La location principale qu'on avait retenue a Terrebonne avait l'allure d'un paysage apocalytique, À cause de la beauté du site de Saint-Urbain, on a décide plutôt de jouer à fond sur la sérénité du décor e! sur son allure majestueuse Le découpa ge initial fut donc complètement ni is de côté.C'était toujours le même scenario, precise Mclan-çon, mais c'était devenu vrai- ment l'histoire d'un groupe d'enfants qui prend possession d'un territoire.Le choix des enfants s'est et feçtué à partir d'une tournée des écoles de la région de Montréal.Au total, le réalisateur et la di rectrice du casting (Danyèle Pa-tenaude) ont vu :\\ 000 enfants parmi lesquels lurent choisis les 18 acteurs principaux.Les deux jumeaux posaient un cas particulier.On fit appel à la réalisatrice Diane Létourneau qui venait de faire une recherche intensive sur ce sujet en vue d'un projet à TON F par la suite refusé.La réalisatrice avait dans ses cartons les coordonnées de huit paires de jumeaux qui rencontraient les exigences d'âge et de sexe des personnages.Le choix final devenait donc beaucoup plus facile.Le réalisateur craignait qu'à la premiere apparition du château de neige dans le film, il ne parais se au spectateur trop invraisabla ble à cause de ses proportions gigantesques.C'est pour cette raison qu'il a mis dans la bouche de François-lcs-lunettes (dont le rôle est tenu par un enfant d'origine vietnaniienne) un texte qui le fait paraitre mégalomane.«Dans ma tête, explique Melan- çon, c'était 'eau Drapeau parlant du stade olv mpique.» Avec La Guerre des tuques, il dit avoir réussi la synthèse entre deux courants jusqu'ici sépares dans son oeuvre: les films d'ac tion (comme Les Six doigts cfe la main) et les films axes sur l'inti mité des enfants (comme Zigzags).«J'ai un parti pris pour les en fants.reconnait-il.Lors d'un colloque sur les films pour enfants à Rome, j'ai eu ia surprise de ma vie quand on m'a demande pour quoi je ne montrais pas la famille dans mes films.En Europe, on ne conçoit pas que des enfants puis- sent être laisses a eux mêmes comme je les montre dans mes films, (est i rai que je n'\\ montre pas beaucoup d'adultes.Je préfère me centrer sur ce que vivent les enfants.Ce n'est pas que je me sens plus patient avec les enfants.C'est seulement que.au départ, j'aime beaucoup travailler avec eux.Je sais qu'une séquence va marcher sur l'écran quand, au moment de la tourner, j'ai eu du fun.Je prends beau coup de plaisir à jouer avec les enfants.A la hase avec eux, il y a une complicité.Le même principe vaut également dans mon cas pour les comédiens professionnels et l'équipe technique.Je pense qu'il faut arriver à ce qu'il n'y ait pas de boss sur un plateau, que les rapports ne soient pas des rapports de force mais de complicité.Un tournage, c'est un voyage Tu pars en voyage, tu te don nés un but et tu essaies que ce soit le plus riche possible.» Un petit poème en chair et en os avec Luc.Pierre, son rival, se retrouvera donc seulement avec Jean-Louis, son ami inseparable \u2014 moins inséparable pourtant que le gro^ vieux Saint Bernard de Pierre - et François ies-lu-nettes qui.lui.a choisi l'autre camp dans l'espoir de réaliser son rêve fou: bâtir un immense château de neige avec des cré-naux.des sorties secretes, un système d'alarme, et tout un tas de choses secrètes, comme il dit, destinées à mettre l'armée adverse en déroute.Malgré les provocations de Luc-, les ennemis restent pourtant de glace.Il manque vit élément catalyseur qui mettra le feu aux poudres, un casus belli.C'est alors qu apparaît Sophie.la nouvelle voisine de Pierre.Elle et sa plus jeune soeur décident de joindre les rangs de l'armée de Pierre.Elle veut donner une leçon à Lue.ce fanfaron qui s'attaque à des plus petits que lui.François les-lunettes va donc pouvoir réaliser son rêve.On va bâtir un château et l'armée qui l'occupera le dernier jour des vacances sera déclarée gagnante.Une critique de LUC PERREAULT_ Voilà, dans ses grande lignes, le sujet de La Guerre des tuques.On sent bien (tue le réalisateur Andre Melançon a ete séduit par ce scénario fertile en rebondisM ments qui lui permettait, par ailleurs, d'étudier la psychologie d'un groupe d'enfants laisse^ a eux mêmes le temps de brèves vacances.L'intégration de tous ces elements s'avère parfaite ment réussie et le film dans son ensemble constitue un des meilleurs (sinon le meilleur) diver tissements que le cinema québé cois nous ait jamais donné.À lui seul, le jeu des jeunes acteurs mérite !e detour L'interprétation dans l'ensemble est très juste ton a d'ailleurs post synchronise toutes les voix).Mais quelques tët\"s particulière ment pittoresque^ se détachent.Je songe en particulier à Duc GENEVIÈVE BUJOLD «J'ai pas ma gang ici.» Un film américain tourne à petit budget ($750000) fait un malheur à Los Angeles depuis la fin août.Son titre: Choose Me.In titre prédestiné.Geneviève Bujold y tient le role dune animatrice de radio du genre Mme Sexe.Nancy Love.Super-compétente en ondes.Lamentable dans sa vie privée.Une sorte de Dr ,1e-kyll & Mrs.Hyde, l'tiorreur en moins.LUC PERREAULT S .Au moment de la presentation du film à Montreal lors du Festival des films du monde, la comédienne s'était faite très discrete.Pas question d'accorder d'entre vues.On m'a dit par la suite que le cocktail de presse donne par le producteur avait été un succès: Bujold enfin était devenue visible.Hélas, je n'y étais pas.Cette fois, je la tiens au bout du fil.Je reconnais la voix (pas tellement changée, d'ailleurs, depuis la dernière entre\\ ue qui date de douze ans).Mais l'américanisation de Genevieve a laissé des tracer.Apres avoir trébuché sur un mot.au debut de la conversa-lion, elle me fera vet aveu: «J'ai l'air d'hésiter: c'est parce que je pense en anglais » Choose Me l'a définitivement remise en selle.File me raconte comment.Depuis son dernier film tourné il y a deux ans.Mon s ignore.Bujold vivait bien tranquille dans sa maison de Malibu ave- sa petite famille.Son fils Emmanuel a maintenant quatre ans et demi.Son plus vieux.Mathieu (16 ans), habite également avec eux.Pour le moment, sa vie gravite autour d'eux, le plus jeune en particulier qui ne va pas encore à l'école.Toute une responsabilité, comme elle le tait remarquer, et qui ne Jajssc pas beaucoup de temps à la mere pour s'occuper de sa propre ionne Séduite par Rudolph ' Un jour, le téléphone sonne.C'est son agent (Sue Mengers) qui la supplie littéralement de rencontrer Alan Kudolph.«Il est venu me voir.On a passé deux heures très agréables.Puis il m'a rappelé.Il était toujours dans le même mood: tranquille, -gentil et en même temps intelligent.Il a l'air bien dans sa peau {puis heureux.Il m'a parlé du \u2022film, m'a dit que je serais bien et Jque je regretterais que le tourna-Jge se termine J'ai dit: wow! il -est peut-être un peu prétentieux.^Mais il disait vrai! J'ai été sédui-Ate par Rudolph et j'avais le goût «.de faire ce film.» Le premier jour du tournage, pourtant, elle a fait faux bond.! Elle a eu peur.Elle n'était pas prête, expliquora-t elle.Il lui a fallu tout le week end pour se faire a l'idée d'aller travailler.Couper ses cheveux également qui lui allaient alors a mi-dos.Et accepter de vivre loin de son bébé le temps du tournage, c'est-à-dire 21 jours.Mais ses réticences étaient aus-i dun autre ordre.Le tournage devait débute! par la fin du film.Confusément, elle n'était pas d'accord avec- cette fin De fait, on l'a complètement changée.Elle reconnaît avoir beaucoup contribué à transformer son per-, sonnage d'animatrice de radio.Quand je lui fais remarquer que ce personnage lui va bien, elle le reconnaît: «Je suis un peu comme ça dans la vie.J'ai beaucoup de monde qui me téléphone.C'est pas que j'aime tonnaitre les problèmes des gens mais, à ce qu'il semble, les i>rns m'appellent pour me dire ce qui se passe dans leur tete ou dans leur coeur.Je me suis beaucoup sen I de mon imagination pour interpréter le rôle.Mais.oui.c'est ça: je l'aime Nancy Love! - Son cachet sur Choose Me?Elle n'a pas fait ça pour l'argent.«J'avais à peine de quoi payer mon gaz», soutient-elle.Mais ça l'a incitée à enchaîner avec Tightrope parce que Clint Eastwood l'intriguait depuis longtemps.L'expérience de Choose Me Ta cependant marquée davantage.Au point qu'elle se prépare à récidiver avec Rudolph cet hiver.«Je n'ai même pas lu le scénario.Je lui ai dit: ce que tu veux, quand tu veux! » Un drôle de pays Sa partenaire clans Choose Me s'appelle Leslie \\nn Warren.Une New-Yorkaise issue du milieu du théâtre avec laquelle elle a vite sympathisé.Les comédiennes de New \\ ork.selon elle, ont quelque chose en commun avec les Québécoises que n'ont pas les filles de l'Ouest.«Elles ont une espèce de côté coupant mais dans le bon sens.Files ont juste comme un peu plus de colonne vertébrale.Elles ont l'air de penser plus vite.» Elle se dit complètement coupée de la communauté artistique de Hollywood.Elle s'étonne même qu'on pense encore à lui offrir des rôles.Puis, bien sûr.elle s'ennuie du Québec où elle vient malgré tout chaque année passer quelques jours incognito pour rencontrer ses amis et sa famille.«Je ne suis pas une Américaine.Je ne suis pas une Française.Je suis du Québec.J'ai une situation spéciale comme actrice.Je ( Geneviève Bujold, dans « Choose Me ».peux faire une Américaine comme dans Coma et dans Choose Me.Dans T'i^htrope.j'ai changé le nom du personnage de Pearl Thompson en Pearl Thibodeaux J'ai fait mes devoirs.Il y a quelque chose qui se decade de moi.un mélange assez merveilleux mais dont les sources sont définitivement nord est en haut! » Elle évoque la situation actuel le du Québec qui, de la Californie, lui parait plutôt difficile.«Dans un sens, estime-telle, on veut le changement mais on a peur de changer parce qu'on rhque do se tromper.Mais il vaut peut-être mieux se tromper que de s'enliser et devenir fatigué et tanné de quelque chose.» Quand je lui demande si elle a définitivement écarté l'idée de revenil au Quebec, elle me fait part tout d'abord d'un projet d'ouvrir la saison prochaine du Théâtre de Quat'Sous.Puis sa re ponse vient, de plus loin: «L'exil, c'est quand tu ne peux-pas retourner chez toi.Pour moi.C'est différent.Je suis toujours très contente d'aller au Québec mais je suis toujours très contenta de revenir ici.D y a une espèce d'envoûtement ou de sortilège ou quelque chose qui fait que je suis encore ici.Je ne sais pas ce que le futur va m'envoyer mais la Californie est un drôle de pays.T\"es comme forcée de vivre seule ici, avec l'océan Pacifique dans mon cas comme source de force, près que.Ici, youre on your own.Je suis chez moi mais pas chez moi J'ai pas ma gang ici l'as plus de bouée» de sauvetage.T'es obligi e de conquérir l'Insécurité qu'on a tous en soi.Je n'ai pas ma lan gue, je suis coupée.Mais en même temps, je dois aimer ça ou avoir besoin de ça parce que j'y suis encore.Tu peux t > enliser.Mais si l'arrivés à te sortir du sa ble mouvant, t'es sur tes pieds pour un bon bout de temps.» Minh Vu dans le rôle de François, à Mathieu Savard dans ee lui de Ti-Guy la lune», le paci fiste, et a l'inoubliable Daniel Blanchette-de- Victoria\\ iile ( Patrick Saint-Pierre Periz).De vrais petits poèmes en chair et en os' Parallèlement à une intrigue bien menée jusqu'au bout, on notera la finesse dans la description des rapports entre les per sonnages.notamment entre Luc et Sophie, qui deviennent finalement les deux leaders des ai mées rivales.Le scenario a ceci de merveilleux qu'il nous entrai ne sur plusieurs pi>te-.Les enfants découvriront, par exemple, que des rivaux peuvent s'aimer.Que la guerre, c'est bien beau, comme dit Jacques, mais que ce n'est pas une raison pour se taire mal.Si j'en juge par l\"s premieres reactions, il y a fort à parier que La Guerre des ftiques va devenir un film de culte comme le fut il > a 20 ans La Guerre des boutons Ne soyez donc pas surpris s» vous entendez quelqu'un vous demander: «As-tu une pastille, de la gomme, kèkchose?» Erré sist i ble ment.surgira alors l'image de Chabot (Jean-François Leblanc) en train de siphon ner de l'essence dans la vieille grange de La Guerre des tuqm-s.LA GUERRE DES TUQUES, d Andre Melançon, aux Berri 4, Place Longueutî 1 et Villeray.« CHOOSE ME » ET « TEACHERS » Deux comédies : une bonne et une médiocre l'n générique en rose et bleu pastel.Des néons rouges, l'n bar.Teddy Pendergrass chante Choose Me.Baby.Ou sommes nous.' Dans une ville.Une ville qui n'existe pas.l'n décor.A la radio, une psychologue parle d'amour et de sexe avec ses audi teurs.Kl le s appelle Nancy Love.Nancv lan»' est ia voix de la raison.Une critique de SERGE PUSSAULT Nancy Love rencontre un fou qui lui dit : « Je vais rapprendre la folie et l'amour \u2022 La folie, l'amour, c'est le salut.Eve, la patronne du bar.téléphone à Nancy Love.Eve couche avec tout le monde, mais, dit-elle, n'arrive à aimer personne.Dans son appartement, trois peintures de Susan Scott oui expriment l'essentiel de son personnage.Son agressivité, ses peurs Et son incroyable côté fleur bleue.Choose Me.écrit et réalise par Alan Kudolph, est une histoire d'amour.Une histoire d'amour un peu noire, un peu cynique, qui finit par un double suicide rate et un mariage qu'on voudrait reus- SI - Marriage, dit /a mariée, is a sacred thin^ - In a beautiful but sordid way.répond le marie, philosophe Les films d'Alan Rudolph ne ressemblent pas à la majorité de ceux que tourne Hollywood.Rudolph est de ces rares cinéastes américains qui résistent au système et font le cinéma qu'ils aiment.Choose .Me par le ton.le décor, me fait penser au Robert Altman de Come Back to r/ie Five «& Dime.Jimmy Dean, Jimmy Dean.Quoi d'étonnant?Alan Rudolph a ete l'assistant d'Altruan sur The Long Goodbye, California Split et Nashville.C'est lui qui a écrit le scénario de Buffalo Bill and the Indians.Altman a étc le producteurs de ses premiers films.Welcome to L.A., avec Keith Carradine.et Re member M\\ Name, avec Gérai dine Chaplin et Anthony Perkins.Une surréalité Il y a dans Choose Me une sur réalité qui me plaît beaucoup.Les personnages sont vrais, mais d'une vérité essentiellement psychologique, qui n'a rien à voir avec le réalisme plat, superficiel, tout extérieur, dont sont faits la plupart des films médiocres plus ou moins destines à la television.Choose Me repose sur trois excellents comédiens Geneviève Bujold roussit parfaitement à transformer la cere bra le et froide Nancy Love en femme passionnée, délirante, ra vie d'avoir redécouvert son corps.Elle le fait avec une pointe d'humour charmante.Lesley Ann Warren incarne Eve, la nymphomane qui se deso le ne ne pas connaître un bel amour.Un rôle complexe, dont elle se tire à merveille.Keith Carradine compose un étrange personnage, échappé d'un hôpital psychiatrique, un fabulateur se décrivant lui-même comme un «menteur pathologique».En réalité, c'est un rêveur, un poète qui s'invente un passé.C'est par lui que Nancy Love découvre la sensualité.Et Eve.l'amour dont elle a toujours rêve.Choose Me est.à mon avis.Tun des meilleurs films de la saison.le n'en dirais pas autant de Teachers.Parce que Arthur Killer; le metteur en scene du film, manque de courage.Que son film, cherchant à plaire à tout le monde, va dans tous les sens.Essentiellement, Teachers me parait une charge contre les profes seurs qui.depuis des années, ont regardé d'un oeil indifférent le système scolaire américain se détériorer.Les uns par paresse, les autres par lâcheté.Et tous s accrochant à leur sécurité d'emploi en attendant l'heure bienheureuse de la retraite.Est-ce la réalité?C'est possible.Mais Teachers a le ton insinuant d'une dénonciation anony me.Et une façon trop racoleuse à mon goût de vouloir nous distraire : une histoire d'amour poulies mfdinettes (entre Nick Nolle et Jobeth Williams), une douzaine de chansons rock pour les adolescents.Mais il y a dans ce film médiocre deux personnages extraordinaires, interprétés par Richard Mulligan et Royal Dano.Quand ils paraissent sur l'écran, le film change de ton et devient une comédie dont un Milos Eorman n'aurait pas honte.Dano joue un vieux prof qui roupille en classe et meurt sans que personne ne s'en rende compte.Mulligan in carne un malade mental qui, se faisant passer pour un prof sup pléant, se déguise selon les personnages historiques dont il raconte la vie.Ses cours sont les plus vivants et les plus passionnément sui\\ is par les étudiants.Le reste du film, malheureuse ment, n'est pas dans la même veine.CHOOSE ME, d'Aion Rudolph, au York.TEACHERS, d'Arthur Hiller, aux Kent 1, Locw's 1 et Dor val 1 Voir En Primeur en page E 22 * ; * V 1 .t l ; i ¦ * ¦ » ¦ t > à t it* * - ».- I * i* H I - * ï I LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 OCTOBRE 1984 E 21 René Maki présente «BRAVO! UNE PROUESSE! .UN SPECTACLE CAPTIVANT, PLEIN D'HUMOUR, DE DRÔLERIES ET DE TENDRESSE.» Sente Dtmauli LA PRISSi: «SCÔLA DÉROULE SOUS NOS YEUX LE TAPIS ROUGE DES SENTIMENTS QUI TISSENT L'HISTOIRE, IL FAUT LE VOIR POUR LE CROIRE.» franco Nuovo I.K JOI'RNAI.I>K MONTREAL ».«UN IRRÉSISTIBLE TOUR DE FORCE.SI VOUS NE DEVIEZ VOIR QU'UN SEUL FILM CET AUTOMNE.CEST LE BAL QU'IL FAUT CHOISIR!» Richard Qjïy LE UEV OIR «UN FILM À VOIR À TOUT PRIX!» Frandnc (.rimaldi CBI BONIOt R «UN DÉLICE POUR L'OEIL, LA MÉMOIRE, LE COEUR ET L'ESPRIT» Manon Pcclei DIMANCHE MVTIN .UGIimtMBiltM.«C'est pas une raison ûe se taire MAI» Un film de ETTORE SCOLA \u2022t POUR tous il D'après le spectacle du THÉÂTRE DU CAMPAGNOL Idée.-origjflale de \\ \u2022> .-'Directeur de la photographie: JEAN CLAUDE PENCHENAT RICARDO ARONOVICH Produaeur GIORGIO SI LV AG NI Musqué de: VLADIMIR COSMA BERRI: T««» les jours: 12.30, 2.40, 4.50, 7.10, 9.20.SEM B9 STOWS STE-CATHERINr 2CB21I5 BERRI 1 CARTIER-LAVAL 226 BOUL OES LAURENT1QES 663 5124 AU NORO OU bOUL.CARTIER S TAT I0NNCMEN f GRATUIT A L'ARRIÉRE CARTIER-LAVAL: Ven.7.15, 9.30.Sam., dim., lun.: 12 30, 2.45, 5.00, 7.15.9.30.AUSSI AU CINEPLEX 849-4518 BERRI ton r+>r\\ 12 31.2 40.4 50, 7.10, 9.20.VfcLttAf: Vtn.-7.30, 9T5.Sam, «fcnv, Ion: 100, 2.45.4.30, 6.15, 7 45, 9.3C ION GUWIL Vtn.: 7 00.9 15 Sam .dim .lui».: 1.15, 3 15, 5 15,7 15.9 Vj un film de ANDRÉ MELANÇON Idée ongin* et scénario: DANYÈLE PATENAUDE et ROGER CANTIN Chanson thème interprétée par NATHALIE SIMARD pnxk.it p«r ROCK DEMERS et NICOLE ROBERT, LES PRODUCTIONS LA FÊTE r*c la participation it LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE OU C-'HÉM*, TÉLÉRLM CANADA, LA SOCIÉTÉ RA0IOCANA0A et CFCF inc STUth'S STE CATHERINE 288 2115 VILLERAY l&LONGUEUIL 1 st DENIS jARRY 388 557?place LdNGUEUlL 679-7451 Austi a Rep*>ntigny.Sr Jeon, Joiicrte et S*-Jérôme.¦¦¦\u2022\u2022¦¦\u2022¦¦\u2022I \u2022¦\u2022¦¦\u2022\u2022¦I ¦\u2022¦¦¦¦¦¦¦S \u2022¦\u2022¦\u2022\u2022¦¦¦\u2022¦¦¦¦\u2022¦\u2022\u2022\u2022\u2022I .¦\u2022¦-.>.a.a.aa.a.I \u2022 \u2022 \u2022 1 \u2022 \u2022 * \u2022 I ¦ \u2022\u2022\u2022< \u2022¦\u2022\u2022¦\u2022¦\u2022\u2022a .'¦\u2022\u2022\u2022-i * S Ce film dune grande pudeur SUPERBE, ce dimanche à la au niveau des sentiments, \u201e campagne.Il en résulte un finit par atteindre DES climat beau et sensible qui MOMENTS DEMOTION pénètre totalement le INOUBLIABLES.spectateur.LA FEMME DE L HOTEL Luc PERRAULT - La Presse.Richard GUAY - Le Devoir.Tre* |oli.très agréable, très moderne.Un 1res joli sufet très joliment traite \u2014 a»o« M»fl.i»l Rc» POUR TOUS CE QUE BKRTRAND ADMIRABLE PpTIT TAVERNIER A I CHEF-DOEUVREl 'v 4 \u2022 '-r'.« ' :ai » TAVERNIER A FAIT DE PLUS ACCOMPLI Le Matin.> \u2022 \u2022 »\u2022 \u2022 , , ».\u2022 js> \u2022 * '#',-%' Un film qui est une flambée de vie! UN DÉLICE.DU TRÈS GRAND ART.Le Quotidien - Paris.LE PETIT .UN RÉGAL! EUVREI \u2022 UsÈchdV.P.ri.-M.Cch.ruAwn UNE OEUVRE' GRAND LIMPIDE ET RARE.\u2022 \u201e U/Express.a.\u2022.» ¦ b.*.un Film rx iEa pool UN ENCHANTE- LA QUARANTAINE u MENT CONSTANT.EN «CESSES moiîl- I.'HiimHn.i.L Observateur UN FILM UNIQUE, TAVERNIER! UN MAITRE.Lé Parisien.L'Humanité.FILM INCLASSABLE, Dieu merci.v.s.a UNE VRAIE MERVEILLE.Le Figaro - Magazine.un lilm.d' BERTRAND T^ERNIER Prix de la mise en scène \"CANNES 84\" POUR TOUS 1 ne ¦Hit Ven.: 7:30, 9.30 Som., dim., lun 1 30, 3.30, 5.30, 7.30, 9.30.LE DAUPHIN I BEAUBIEN PRÈS u'IBERVIllfc 721 8060 # e SEM ¦ >\u2022¦¦«¦ I a a a \u2022 < :::::: .>¦¦¦¦\u2022a.aaa.a.t.aa.aaa !\u2022>'\u2022\u2022.Illlllllll i.mi.Il i.\"»\u2022.\u2022.\u2022\u2022>\u2022\u2022 .t.a «a.\u2022\u2022\u2022 \"-»*»^« \u2022 \u2022 \u2022 .\u2022¦¦iiiifMIIII.IIMHI.inuini.t^iiii , .¦IIIIMMHHIUMMIIMIIIMI.IIIMIM.ui>iiiiMiiiilllMIIIIIIIIIIIIIIIIHMIIIIIIMIIi\"«i\"i « ¦ a .a ai i a ¦ \u2022 a i ' a a .ai Rene Mak> présente IE FILM A LE PARFUM DVNE ÉPOQUE DÉJÀ ENFUIE.UN FILM QUI VA RÉVÉLER AU MONDE UN QUÉBEC OÙ LON\\ VIT TRÈS ORDINAIREMENT DES ÉVÉNEMENTS EXTRAORDINAIRES.» LE MONDE 14\tw ' * SS ¦ * ¦\u2022¦ Sr* \u2022 ANS\tAa a Ba a IS« \u2022 > a \u2022 .¦ \u2022 \u2022 ta ai i a a < un am de JEAN-CLAUDE LABRECQUE GILBERT SICOTTE \u2022 ANNE MARIE PROVENCHSR h MONIQUE HERCUJŒ \u2022 AMULETTE GAMHEAU \u2022 CAKÊtEM TREMBLAY \u2022 HOGE LE3EL \u2022 JOHN VOIWAfi Um frorfartoo m OAUVt MM f^AMÇOtS LAMCWTt mmm^L£S FÏUkC VBJO* 4 Ven.: 7.30, 9.30.Som., dim., lun.: 1.30, 3.30, 5.30.7.30, 9.30.LE DAUPHIN 2 BEAUBIEN PRES 0 IBERVILLE 721-6060 sJe SEM cinérnasplus.«>'\u2022»\u2022\"«« i .a < i \u2022 .a \u2022 i aaai ¦ \u2022¦\u2022>« \u2022 \u2022 a \u2022¦ \u2022 a.- .m HLii | e -m M # i m \u2022 ¦ unFunDE et qi me i Cl 'ni iru LLnuUL Lt-LUULII .\\ »¦\u2022 V r .'* \u2022 ¦ - ï Le même jour, à la même heure, dans les mêmes circonstances, dans des lieux différents, uri homme et une femme qui ne se connaissent pas, disparaissent.Fugue ?enlèyement ?suicide ?la police enquête.Locale au début, l'affaire prend soudain une dimension mondiale.Alors l'incroyable histoire de VIVA LA VIE commence.POUR TOUS CHARLOTTE RÂMPLINGl-lMICHEL PICCOLi]-|EVELYNE BOUIXl PÊÂN-LOUIS TRIN^NANT]- ICHARLFS AZNAVCXJR LAURENT MALET - TANYA LOPERT - RAYMOND PELLEGRIN CHARLES GERARD .- -ANOUK AIMEE inril DOLBY STmbo I Ven 7.15, 9 25 Som.dim !un ILJIUI-1 .\u201e ¦ 12 45.2 50.¦HiHiifinl m i soo, 7i5.ARRIVEZ A S1 0£HIS CRÊMA7IE 386-4210 °-W.L'HEURE 7e SEM E 22 LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 6 OCTOBRE 1984 PRIMEUR CHOOSE ME Film américain (1984) écrit et realise par Alan Rudolph Imagos Jan Kiesser.Montage/ Min Goldman Avoc Geneviève Bujold.Ktilh Carradino Losley Ann Warren.Rae Dawn Chonq.Patrick Bauchau.106 mm.York ( ) Eve, la patronne d'un bar, couche avec le premier venu mais est incapable d'&imer qui qhe ( e soit Nancy, à la radie, réconforte et guide les gens qui onl des problèmes d'ordre émotif OU sexuel.Mais sa vie affective est un desastre Mickey, évadé d'un hôpital psychiatri-que.plait aux femme et ment à tout le monde, l'ne comédie un pdOti noire mettant en vedette Geneviève Bujold et Keith Car-radine.GRESYTOKE, LA LÉGENDE DE TARZAN (Groystoke: the Legend of Tarzan, Lord of the Apes) Filftl amoncano-britannioue (1984) de Hugh Hudson Scenario P H Vazak et Michael Auatin.d après Edgar Rice Burroughs Image*: John Alcott Montage Anne V.Coates.MiHique John Scott Avec Ralph Richard-^oj, Ian Holm.James Fox.Christopher Lam-betf.Andie MacDowell.Cheryl Campbell.Ian Charlesor.129 mn Berri 3 Odeoiv Brossard 1 et Jean-Talon (Pour tous).I cur navire a\\ ant fait nan-frage sur la côte africaine.Lord el Lady Clayton meurent et laissent dans la brousse un bébe qui sera adopté par les sïflges.Le bébé grandit, et se sent parfaitement heureux avec les primates.Mais un aventurier belge découvre Tarzan (eh oui! c'est lui! L lui apprend à parler, remmène en Angleterre.Tarzan, septième comte de Greystoke, n'aime pas la \\ le de château.Il retournera à sa brousse.LA GUERRE DES TUQUES Film (jucbocois (1984) d'André Molançon Scénario Danyéle Patenaude.Roger Cantm et Meiançon.Images: François Protat.Montage: Andre Corrfvoau Musique Germain Gauthier Avoc Co Jnc Jouide.Julien Elie.Martpierre Arsenohti-0 Amour.Duc Mmh Vu.Luc Boucher.Gilbert Monctte.Mario Menotte Olivier Monatte, Mathieu Savard; 90 min Vo Rern 4.Villeray o.Odeon Longueuil 1 V angl.- Cinaplex 1 (Peut tous).Pendant les Fêtes, les enfants d'un petit village se divise rit en deux bandes.C'est la guerre.Dim côté, Luc et ses hommes.De l'autre.Pierre, son gros saint-bernard, ses co pains et sa petite amie Sophie qui n'a pas froid aux yeux.L'enjeu : un beau châîcau fort en neige .construit selon les plans de François.Le vainqueur : celui qui, à la fin des vacances, restera maître des lieux.IMPULSE Film .irroncam (1984) de Qraham Baker.Scenario Bart Davi* et Don Canos Duna-way Images: Thomas Del Ruth Montage David Holden Muaiqua '3?iui Chinera Avec Tim Matheson.Meg Tilly.Hume Cronyn.John Karlen.91 min.loew s 3 et Dorval 2 (14 ans) Une jeune danseuse retourne on catastrophe dans la petite ville où elle est née.Sa mere a tenté de se suicider.La jeune femme se rend compte que tout le monde semble avoir perdu la tête La population de cette petite ville, habituellement si pacifique, donne libre court aux instincts les plus cachés, les plus lias, les plus longtemps ro- fbulés.Un jeune médecin, ami de la danseuse, essaie de résoudre Pénigme avec elle INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT (Indiana Jones and the Temple of Doom) Film américain 0 984) .» I ¦ \u2022\u2022¦\u2022al 2e SEM.Pom \u2014 Te*-» Ui ,oor» 1 15 \u2022 3 15 5 15 \u2022 7.15 -9 15 'i-.r*p*»t»n»at»on » MVT> O 11 15 CHRISIW PM-UA THOMPSON it Ad MiTCHEU-SMITH \u2022 JEiHY rVRIGHÏ-EW S10LTZ RICK HORMIS \u2022 HART BOCHliCR RAIOY OUAI0 .rat m uf i :mmrmn ¦ wmmma donkiaudee \u2022'CO [RICO ARTira CAMERC1 CROWE ARïtlOT .VM' */' r-y-rir_- t.U [ POLBY STp^ËDI (DOLBY AU PARIS SEULEMENT) GH^STBUSTERS * IBM ft Présenté en 70MMODS OOL0Y ET8SO PARIS 896 STE CAT H 0 *ANSFIEID 875 188?SQUARE DECARIE 2 2FCARIE SUD HE JEAN TALON 341 ?i90 Danon* \u2014 Mm 7 00 9 00 Som ¦ P»m \u2022 lun 1 00 300 5 00 - 7 00 9 00 à la Place du Canada seulement Adultes 5.50$ Étudiants 14-17 ans 5.00$ Age d'or 3.00$ P.du Conodo \u2014 V«n.7 15-9 1S Sam - Dim - lun 1 15-3 15-5 15- 7 15-9 15 ir.ui r*pr«»*fiH>tion *upp) v*fi.\u2022I um a 1115 pm ) VIA CHATEAU CNAMPLA'N 18, SEM.Km BROSSARD 2 MAIL CHAMPLAIN 465-5906 PLACE DU CANADA iXOSSAID \u2014 Vtn 7.30-9.30 Som.-Dim \u2022 lun 1 30 -3.30 - 5 30 - 7 30 9 30 2.cinéma plus PRESENTE VERSION FRANÇAISE SIEVE SANDOR 2e film: ANDRIA SAVIO «CARNAGE» lai>¦¦¦ MERCIER >\u2022\u2022\u2022\u2022¦¦\u2022\u2022\u2022¦¦¦ (\u2022¦¦\u2022\u2022¦¦\u2022\u2022\u2022¦a iiiiiiiiiiiii IIIIIIIIIIIIIIII1IIIIIIIMIII \u2022¦\u2022¦¦¦¦\u2022\u2022\u2022\u2022¦\u2022\u2022¦\u2022\u2022¦¦¦¦\u2022\u2022\u2022¦¦\u2022\u2022a iiiiiiiiiiiiii>iiliiiiltiilii ¦¦\u2022\u2022¦\u2022\u2022¦\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022¦¦\u2022¦\u2022\u2022\u2022¦\u2022\u2022\u2022¦\u2022\u2022a iiiiiiikiiiiiiiiiiiiiiiiiiii »aaa>*aaaaaaaaaaaaaaai klllilllllllllllllllll iliifimiiiiiiiiiitii ¦ iiiiiiniiiliiiiiliii a «aia.i.\u2022>\u2022\u2022\u2022\u2022-¦¦\u2022\u2022\u2022\u2022 iaaaaaa»aa»naar \u2022 a a < a .a a a\u2022* a ai \u2022 IIIIIIIItlIMIIIIIitllIlli ii flklIIIIIIIIIIIIIIIII'IIMIII \u2022 \u2022 a \u2022\u2022.«\u2022»» \u2022 i a a\u2022a a a¦a a¦a a iiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiii \u2022¦\u2022\u2022a->.i.ai* .*jaf - *,a \u2022 \u2022 f films que j'ai vus cette année.\u2014 ABC-TV GOOD MORNING AMERICA UN DES PLUS INTÉRESSANTS FILMS DE L'ANNEE.POIGNANT.très bien joué.Je vous incite à le voir.\u2014 NBC-TV TODAY SHOW Seul, loin de son pays et de là justice, il n'a que trois jours pour découvrir la vérité sur un meurtre., et la vérité c'est une histoire que vous n'oublierez jamais.A Soldier's 1 POUR TOUS ¦ .«K.IS»; v\".MUM ft Al « M i lillll aaaai la a \u2022 \u2022 i Story a.t .i SEM 6 TRACK 70MM DOLBY STERBOT Adultes 5.50$ Moins de 14 ans 3.00$ Étudiants 14-17 ans 5.00$ Age dor 3.00$ Vofi - Som.- Dim.- Lun 115-410 - 7.00 - 9.45 Mot a k«.: 2.15 - LAISSEZ-PASSER NON ACCEPTES PLAZA ALEXIS NIHON 1 NIVEAU DU MHRO ATWA7ER 935 4?^ 5 158 15 COLUÎ^BIA PICTURES Présentas A NORMAN JEWISON FILM A SOLDIER'S STORY HOWAJU) E.ROLLINS.JR \u2022 ADOLPH CAESAR *1 HERBIE HANCOCK teSîCHARLES SCHUITZ « CHARLES FULLER -~ ?.\"A SOLDIER'S PLAY' \u2022 \u2014 i Tous les jouri.: 1.30 - 3.30 - 5.30 -7.30 - 9.30.\u2014, NORMAN JEWISON ».\u2022 a» aa| .PLAZA ALEXIS NIHON 2 NIVEAU OU MtTNO ATWATER ft35 4?»»rer
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