La presse, 25 octobre 1984, Cahier A
[" MONTRÉAL, JEUDI 25 OCTOBRE 1984, 101 \u2022 ANNEE, N°6, 88 PAGES, 6 CAHIERS \u2022 OTTAWA \u2014 Le gouverne ment Mulroney annoncera vraisemblablement au cours des prochaines semaines la mise en GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa_ vente au secteur privé d'un certain nombre de sociétés de la Couronne Ces! ce qu'a laisse entendre hier le ministre de l'Expansion industrielle et régionale.M.Sin-i lair Stevens, en précisant que les intentions gouvernementales seront connues sous peu.-Nous croyons en la privatisation et nous traiterons de tout cela très rapidement.Je crois que nous aurons quelque (hose a vous annoncer», a dit M.Stevens à sa sortie de la réunion dti Co mité des priorités du cabinet.Le ministre a refusé de préciser quelles sociétés seraient touchées par cette decision.«.Je préfère parler de façon générale pour le moment, mais je pense que si vous attende/ juste un peu je pourrai vous annoncer quelle direction nous prendrons», a-t - il ajouté.La mise en vente do sociétés de la Couronne ét lit l'un des projets du gouvernement Clark en 19711.mais le retour au pouvoir des libéraux avait fait avorter ee plan Le ministre des Finances.M Michael Wilson, a donné quel ques indices sur le même sujet mardi, en admettant que cette question était a l'étude et que Canadair de Montreal était on tête de liste des priorités.Outre Canadair, les sociétés comme De Havilland, Eldorado nucléaire.Teleglobe Canada et même Air Canada sont mentionnées comme étant susceptibles d'être vendues au secteur privé.Depuis quelques jours, les diri géants d'Air Canada se mon La CUM a l'oeil sur la carrière Demix En La Communauté urbaine ™ de Montréal a entrepris des négociations afin d'acquérir la carrière Demix a Montréal-Est, au coût approximatif de $5 mil FLORIAN BERNARD lions, en plus d'une somme encore indéterminée pour les dommages et les prejudices causes a l'entreprise, a t on appris hier, Cette carrière située sur le boulevard Broadway repondrai! aux besoins de la (I'M pour une period'* variant de 50 à «su ans.voii CUM en A 2 Philippines Le président Ferdinand Marcos suspend le chef d'état-major des forces atmees philippines, le général Fabian Ver.accuse d'avoir fait assassiner le sénateur Benigno Aquino.page B 1 Enjeu électoral Le premier ministre Lé-vesque lève le moratoire qu'il avait imposé a ses ministres quant à I enjeu des prochaines élections, ouvrant ainsi la voie à la reprise du débat sur cette question.page A 16 Compromis Le Conseiller au programme du PQ, Jules-Pascal Venne, invite les militants à accepter un « compromis historique » avec le nouveau gouvernement fédéral.page A 17 SOMMAIRE Annonces classées C 10, D 10 a D 16 Arts et spectacles \u2014 Informations.E 1 a E 5, E 7 \u2014 Horaires.B 4.B 5 Deces, naissances, etc.D 17 Economie.C 1 a C 12 Editorial.A 6 Etes-vous observateur?.D 12 FEUILLETON «Elisabeth d Autriche».D 11 Horoscope.D 12 Le monde.B 1 Mots croises.D 16 « Mot mystère ».D 13 Quoi taire aujourd hui.B 4 Télévision.E 1 Tribune libre.A 7 Vivre aujourd'hui.D 1 a D 5 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12.13 Mots croisés.18 30 ANS SUR « MA » VILLE photo Pierre McCann, LA PRESSE La ville a beaucoup changé .ef l'homme s'esf raffiné Le maire Jean Drapeau devenait le 25 octobre 1954 le 37e maire de Montréal.Depuis son accession au pouvoir, le chiffre de la succession a bien peu bougé puisque l'homme est toujours là.À part une brève période de trois ans au cours de laquelle le champion de la salubrité publique a été écarté de l'hôtel de ville, de 1957 à 1960, Jean Drapeau a dirigé d'une main ferme les destinées de Montréal.Pour s'accrocher au pouvoir qui menaçait \u2014 peut-être \u2014 de lui échapper en 1960, l'ex- procureur public de la Commission d'enquête Caron a cru bon de rompre avec ses vieux collaborateurs et de fonder son propre parti, à son image, un parti dont les membres, le répète-t-il souvent, sont l'ensemble des électeurs gagnés à sa cause, un parti où nul n'est besoin de militer.Le Parti civique a-t-il un avenir après Drapeau?Ce sera à voir.En attendant, il donne à l'exemple de son chef l'image de la pérennité, n'ayant jamais perdu une élection depuis un quart de siècle.Au cours des 30 dernières années du règne de Jean Drapeau sur « sa » ville, Montréal a bien changé.Il suffit de regarder des photos d'époque et de les comparer à celles d'aujourd'hui.L'homme qui commande les destinées des Montréalais, lui, n'a guère changé.Son long exercice du pouvoir l'a rendu cependant plus habile et lui a fait éviter les faux pas des toutes premières années.A 68 ans, Jean Drapeau, malgré une attaque qui l'a partiellement paralysé il y a trois ans, témoigne aujourd'hui d'une verve qui ne paraît pas se tarir.À l'occasion de ce 30e anniversaire, LA PRESSE rouvre aujourd'hui l'album-photos de Jean Drapeau et retrace les principaux événements qui ont tissé la trame de ce tiers de siècle.pages A S à A 11 1 trent d'ailleurs favorables a uuv telle initiative.Lors d'une rencontre avec la PRESSE il > a deux semaines, M.Stevens avait déclare que |fj gouvernement pourrait dans certains ras ne céder qu'une partie des actifs de sociétés de la Couronne, de manière a conti- voir MULRONEY en A 2 teléphoto UPC L'ex - premier ministre quitte le Parlement en compagnie du premier ministre, M.Brian Mulroney.Mulroney fait appel à Trudeau ottawa (d'après UPC) \u2014 Lepremiei ministre, M.Brian Mulroney a fail appel, hier, a l'expérience de l'ancien premier ministre.M Pierre Trudeau.a\\aiil d'entreprendre une révision de la politique étrangère et de défense du Canada.Les deux hommes ont eu un entretien privé de 10 minutes dans le bureau du premier ministre, leur première rencontre depuU la victoire des conservateurs aux élections du i septembre.«Il s'est agi essentiellement d'une visite de courtoisie.a de (lare M.Mulroney.«J'ai demandé à Al.Trudeau si je pourrais le consulter de temps a voir TRUDEAU en A 2 LA FRATERNITE RECLAME L'INTERVENTION DE QUEBEC Les négociations sont rompues à la CTCUM Les négociations ont été «temporairement» rompues hier soir entre la Commis sion de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM ) ei la Fraternité des LISA BINSSE_ chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro qui, plus tôt dans la journée, avail réclamé Tinter vention de Québec pour accélérer les négociations.La grève qui parai} se le trans port en commun, à l'exception dos services assures aux heures de pointe, entre aujourd'hui dans sa deuxième semaine.Cet «ajournement sine die«.tel que l'a qualifié le conciliateur.Me Normand Gauthier, est survenu quelques heures après la conference de presse du syn dicat demandant au gouverne ment du Québec d'intervenir pour s'assurer que les conclusions de sa propre commission d'enqueie sur les surnuméraires a la CTCUM \u2014 touchant particulièrement les conditions de travail des membres de la fraternité \u2014 soient appliquées par la CTCUM.Les pourparlers qui avaient repris mardi soir pour la première fois depuis le déclenchement de la grève jeudi dernier, n'auront finalement duré que quelques heures Me Gauthier, sans parler de rupture, a dit qu'il s'agissait d'un ajournement sine die.Cet ajournement n'affecte en rien les services essentiels, qui sont toujours assures.Me Gauthier a dit n'avoir aucune idee du mouvement où les pourparlers reprendraient.Aucune nouvelle date n'a été fixée, mais il a indiqué qu'il ne pourrait tolérer que cet «ajournement» dure longtemps.Le syndicat et l'employeur ont dit hier qu'ils étaient disponibles en tout temps Le ministre du Travail, M.Raynald Frechette, doit rencontrer Me Gauthier aujourd'hui à Montréal pour «examiner les positions des parties, voir les possj bilités de rapprochement ou les ouvertures possibles ».Le minis tre a indiqué hier qu'il n'e'ait pas question que le gouvernement intervienne, pour l'instant.L'impasse dans les discussions serait Imputable à un manque de fonds.La ctcum affirme ne pas pouvoir aller au-delà de ce qu'elle offre, disant qu'elle n'a pas les sommes d'argent nécessaires pour répondre aux demandes syndicales qui visent à réduire la semaine de travail et le temps d'amplitude des chauffeurs d'autobus et operateurs de métro.M.Jim Flynn, president de la Fraternité, a soutenu hier que «l'argent est le nerf de la guer re».! \"s demandes syndicales nécessitent un investissement accru de la (TUl m.voir CTCUM en A 2 A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 OCTOBRE 1984 * 9 \\ \\ » / / t f MULRONEY SUITE DE LA PAGE A 1 nuer d'y jouit un rôle, de pair avec l'entreprise privée.Le ministre estime qu'il serait contre Indiqué de tenner des so ciétes d'Étal déficitaires dans la situation actuelle en raison du chômage élevé, mais ce constat l'incite a retourner plusieurs de oes sociétés au secteur privé lorsque cela est possible Les libéraux, qui ont créé ou qui ont fait l'acquisition de la plupart de cos organismes lors qu'ils étaient au .gouvernement, se montrent prudents devant les intentions du gouvernement.Le critique liberal du Conseil du trésor, M Raymond (iarneau, a declare hier il LA PRES SE qu'il n'a pas d'opposition de principe à la privatisation, mais que le Jugement à porter se fera au mérite des mandats accordes à chacune des sociétés mises en vente.«Si on pense que l'on va privatiser par exemple Canadnir.et la laisser seule compelitionner contre des sociétés italiennes, irancaises ou brésiliennes qui sont largement subventionnée^ par l'État, c'est clair que ni Ca-nadair ni de lla\\ illand ne seront placées dans une position concurrentielle facile.A court terme, elles peuvent l'être, pour un an ou deux, mais des que vous lancez un nouveau projet, le développement d'un avion par exemple, il faut beaucoup de temps, de recherches et de centaines de millions».M.(iarneau conclut donc que tout depend ce que l'on attend de Ces Sociétés.«A court terme, je vois difficilement comment les sociétés qui n'auraient pas de contrats de recherche de la Défense.d'a\\ antages fiscaux ou de laide a la recherche et au deve loppement pourraient survivre».a l il dit.Commentant le cas d'Air Canada, M.(iarneau a declare que tout dépendra du mandat que l'on voudra bien donner à cette sot lété advenant sa vente à des intérêts prives «Si Air Canada restreint ses operations à ses trajets rentables, la compagnie peut faire de bons profits Mais.>i on l'oblige dans le mandat a desservir a perte la Basse Côte Nord ou des endroits éloignés, il faudra Mou ver une formule disant que la société est privée, mais qu'elle est subventionnée pour servir telle ou telle localité.Là.vous tombe/ dans toute la complexité du contrôle des C0ÛtS et de l'applic ation d'une comptabilité qui détermi nent le COÛI des services dans ces régions».M.(iarneau estime que la question qu'il faut se poser est de savoir si le mandat qui avait été confie à ces sociétés lors de leur création, correspond encore aux besoins de la population canadienne en 1984.CUM SUITE DE LA PAGE A 1 La carrière Demix est encore en pleine activité Les ententes actuellement négociées permettraient à Demix de poursuivre ses operations jusqu'en 1987.même si la CL M y ferait parallèlement de l'enfouissement.La Ct'M veut acquérir cette carrière pour \\ déposer les déchets de combustion et les rési dus provenant de l'usine d'épuration des eaux.à Rivière des-Prairies.Le volume annuel de ces résidus atteindra, en 1990, environ 105000 metres cubes, dont 51000 metres cubes do « endres.La carrière est située dans une zone industrielle et commerciale, loin des habitations, à cinq km seulement de la station d'épuration, ce qui constitue un avantage important pour le transport.Elle possède une su-perfie de 3.5 millions de pieds carres et une réserve de pierre d'environ n millions de tonnes métrique^ Au rythme actuel de la production, la carrière pourrait encore être exploitée pendant 11 ans Outre le site, il y a 11 600 pieds c arrés d'espaces de bureaux dans l'immeuble principal, ce qui éviterait d'avoir a construire immédiatement un immeuble pour louer le personnel.La et M n'a pas d'objection à ce que l'exploitation de la carrière Demix se poursuive jusqu'au 31 décembre 1987.puisque la quantité de résidus de la station d'épuration reste limitée et ppourraient être enfouis chez Miron pendant deux ou trois ans.La CUM étudiait depuis le 2lJ septembre 1983 diverses propositions reliées aux déchets et aux boues de l'usine d'épuration.Elle avait d'abord arrêté son choix sur la carrière Ci merits Canada Lafar^e.a Anjou, Montréal et Montreal-Km.mais ce projet avait été écarté en raison de la decision de la Compagnie de poursuivre ses activités sur une grande échelle.Cette carrière possède une réserve de pierre de 15,5 millions de pieds carres, suffisante pour 35 ans encore.La commission permanente de l'environnement de la CUM a approuvé le projet d'acquisition de la carrière Demix et recommande au comité exécutif de faire approuver par le conseil, dans les plus brefs délais, un rè glement à cette fin.Ce règlement pourrait être soumis au conseil des sa prochaine seance statutaire.La Ville de Montreal avait conclu une entente l'an dernier pour l'achat de la carrière Miron.située au nord du boulevard Métropolitain, pour y enfouir des déchets et ériger un quartier domicilaire.TRUDEAU SUITE DE LA PAGE A 1 autre sur des questions relatives aux initiatives de paix et d'autres sujets de cet ordre, étant donne son experience par tlculière dans ce domaine: il m'a assure que cela lui ferait grand plaisir » M Mulroney a soul inné toutefois qu'il n'avait pas demandé à l'ancien premier ministre de parler au nom du gouvernement Stir des sujets relevant de la paix Internationale, ni de prendre la tète du nouvel Institut canadien pour la paix, fondé par M Trudeau 11 l'a exhorté néanmoins à continuer de se prononcer sur ces questions, particulièrement sur les mesures a adopter pour parvenir a l'institution d'une paix durable dans le monde.Il Ta.enfin, félicite d'avoir remporté ie Prix de la paix Albert - Einstein.Le premier ministre a qualifie cette rencontre d-amicale.courtoise et très agréable».Il a souligné qu'il s'était déjà entretenu au téléphone avec M.Trudeau a plusieurs reprises depuis son accession a la tète du gouvernement.Les deux hommes n'auraient pas discuté du résultat des dernières elections, lors desquelles le Parti libéral a vu son effectif réduit a 10 deputes seulement.Quant a M.Trudeau, il s'est refuse a s avancer jusqu'au microphone qui avait été installé dans le hall du Parlement par le personnel de M Mulronev.et il s'est rapidement fraye un chemin a travers la horde de journalistes qui s'étaient massés sur les lieux.Comme on lui demandait des précisions sur ce dont il avait parlé avec M.Mulroney.il s'est contente de repondre: «Je pense que vous feriez mieux d'interroger son secretaire de presse - La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 298 à quatre chiffres 2288 rLAMÉTÉOl DAT! Jtud 25 octobre ,084 AUJOURD'HUI Mm Q Max NUAGEUX AVEC ECLAIRCIES DEMAIN NUAGEUX, POSS AVERSES Québec 43 4 01 Abtt.bi Ovtoovaii Contons de I Eit Mourtcte Quebec LocSomtJeor Ri mou ski .Gaspeut &o»»-Comeou SepMks Canada Victoria Edmonton Regino Winnipeg Toronto Frederic ton HoMo* Chafkmeto^n Som» jaon \tMo» 0\t6 0\t9 0\t8 2\t10 0\t6 -2\t10 0\t6 -2\t8 2\t6 2\t6 2\t6 Mm\tMai 6\t8 2\t2 \u20221\t2 0\t5 6\t13 0\t11 8\t13 5\t9 4\t7 Nuog neige Nuag ecleir Nuog degog Plutôt nuoç Nuog degog Plutôt nuog Nuog degog.Noogeu* Nuog neige Nuog ne»ge Nuog neige États-Unis Boston Buffalo Chicago Miomi New York M.n Mai 11 13 3 13 \u20222 11 23 29 12 18 Mot Ma N Orleans 21 27 Pittsburgh 8 12 S Froncisco 10 23 Washington 13 23 Dallas 10 16 les capitales \tMm Mu\t\t\tMot »\t*\u2022> Amsterdam\t10\t13\tMadrid\t3\t22 Atiienes\t14\t26\tMoscou\t7\t9 Acopvko\t25\t32\tMexico\t12\t25 Berlin\t8\t12\tOslo\t4\t7 Bruxelles\t7\t14\tPons\t0\t16 Buenos Aires\t11\t21\tRome\t12\t22 Copenhague\t7\t15\tSeoul\t10\t?r.Geneve\t9\t17\tStockholm\t3\t7 Hong Kong\t22\t27\tTokyo\t13\t24 Le Caire\t16\t29\tTnnidod\t26\t34 Lisbonne\t12\t25\tVienne\t9\t14 Londres\t9\t14\t\t\t i UN DÉBAT HOULEUX EN PERSPECTIVE Les évêques refusent le dacument sur le rôle des femmes dans l'Eglise OTTAW \\ \u2014 Les évêques catholiques du Canada viennent de rater une* belle occasion de démontrer qu'ils veulent vraiment l'égalité des femmes dans l'Église.JULES BÉLIVEAU_ Telle a été la réaction des quelques femmes qui ont assiste hier, à Ottawa, à un débat sur le rôle des femmes dans l'Église, débat qualifie de pénible par plusieurs et dont la conclusion, selon ces mêmes personnes, fut des plus décevantes.Le débat portait sur le travail du comité - ad hoc» mis sur pied il y a deux ans par le secrétariat de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) pour enquêter sur le rôle des femmes dans l'Église.Il avait plus précisément pour objet de décider du sort de la trousse de» travail conçue par le i omitc et de la recommandation de son utilisation dans les dioceses.C'est le cardinal Eramett Car- ter, qui a en quelque sorte donné le coup d'envoi à l'échange animé auquel se sont livres les évêques: il avait confié à un de ses evéques auxiliaires.Mgr Leonard James Wall, la tache de lire devant l'as semblée des évêques une lettre dans laquelle il exprimait ses réserves au sujet du document de travail proposé par le comité.Tout en accordant s posies additionnels a la direction des écoles, améliorer les services pédagogiques, et rafraîchir les équipements scolaires.L'équation mathématique du ministère de l'Éducation pour determiner le nombre d'enseignants en fonction du nombre de groupes d'élèves lui causait des problèmes d'organisation scolaire pour la rentrée de septembre.La CÉCM a pris encore $2 millions pour payer 50 profs à plein temps, que ne lui accordait pas les régies prescrites par le décret du gouvernement.Le reste tient en partie a des changements de procédure budgétaire comme les sommes affectés a des biens et services res tes en suspens.En outre, la CÉCM avait calculé dans ses revenus un montant pour ainsi dire fictif de $7 millions, soit l'argent qu'elle compte toujours récupé rer en réglant un vieux litige avec le MEQ.i à l i i Cinquième édition du Grand McDon qu'aucun autre document sur le rôle des femmes dans PÉglise ne voit jamais le jour Et il a IttSlS te: «Si cet instrument n'est pas parfait, qu'on le parfasse! \u2022 Avant la tenue du vote, quelques évêques se sont demande à haute voix quelle reputation la présence des représt ntants des médias d'information allait leur faire.L'cveque de Calgary.Mgr Paul O'Byrne.a souligne: -Nous semblons tics compétents pour nous mettre les pieds dans les plats.» Une seule femme Une telle intervention et les appréhensions que l'on devinait notamment chez, plusieurs évoques du Québec n ont pas empêche l'adoption d'une proposition par laquelle le document du comité «ad hoc» a été confie à l'équipe pastorale de la CECC, dont font partie six evéques.cinq autres hommes et une seule femme.Au cours de la conférence de presse qui a suivi l'adoption de cette proposition, la théologienne Elizabeth Lac elle, présidente du comité «ad hoc», a deplore que les evéques.maigre le voeu exprime en ce sens par quelques* uns d'entre eux.n ait pas pu entendre ses explications pendant le débat.«J'accepte généralement les règles de procédure d'une assemblée, a-t-elle dit.mais cela ne m'empêche pas de voir dans cette épreuve une expérience très représentative de la place qu'occupent les femmes dans l'Église.» Mme La celle a souligné par ailleurs que.malgré la lecture injuste du document faite par certains évêques (la trousse ne fait en aucun endroit la promotion du contrôle artificiel des naissances, a-t-elle noté à titre d'exemple) et malgré sa profonde deception, il lui reste un espoir: que les femmes, puisqu'elle sont aussi l'Eglise, réagissent, écrivent, fassent quelque chose.Le président et éditeur de LA PRESSE, Roger D.Landry, et l'animateur radiophonique Georges Springate sont passés derrière le comptoir, hier midi, pour servir la clientèle du restaurant McDonald situé au 1 ouest, rue Notre-Dame, dans le quartier des affaires.Jean Béliveau et Serge Savard, des Canadiens de Montréal, la chanteuse Géraldine Doucet et plusieurs autres personnalités ont aussi participé à campagne du Grand McDon, destinée a recueillir des fonds pour le Manoir Ronald McDonald.photo Robert Nadon, LA PRESSE CTCUM SUITE DE LA PAGE A 1 «Si la Commission n'a pas d'argent, c'est Québec de faire en sorte que le transport public .tout comme le transport prive, bénéficie de ses largesses.C'est Québec qui a l'argent » Personne n'était optimiste hier soir.Les représentants pa tronaux ont quitte les lieux sans faire de commentaire M Flvnn, lorsque les négociateurs syndicaux ont quitté Me Gauthier quelques minutes plus tard, a, lui aussi, refuse de faire des commentaires II a reconnu que les discussions avaient atteint une étape cruciale.M.Jean-Jacques Bouvretlc.directeur général de l'exploitation à la CTCLM.ne pense pas qu'une intervention du gouvernement résoudra les problèmes de fond qui doivent être régies entre les parties.La commission d'enquête présidée par M.Jean Guy Clément \u2014 commission commandée et payée «$50uooo» par le gouvernement \u2014 concluait en decern bre l!W3 que la gestion du personnel a la CTCUM laissait A désirer.Les trois commissaires étaient unanimes dans leurs con elusions: avant d'implanter un système d'employés à temps partiel a la CTCUM, il faudrait avant tout résoudre le problème de la gestion du personne I et, par ricochet, I organisation du travail notamment des chauffeurs d'autobus et operateurs de metro.Selon cette commission, les chauffeurs effectuent une jour née de travail supérieure à la normale et n'ont pas suffisant ment de repos pendant la journée.Leur temps de conduite de vrait être diminué.«Mes 4 000 membres sont en grève pour faire appliquer les conclusions de cette commission d'enquête.Ils respectent le- re gles du jeu et font leur part en assurant les services essentiels.C'est a votre tour maintenant de faire votre part, en vous assu rant que ces conclusions soient mises en applications » Centraide UN GRAND PAS VERS L'OBJECTIF - $16,000,000 \u2014 15 \u201414 \u201413 $ 11,690000 \u2014 il 24 octobre A -Kauai / Dans le but de permettre aux donateurs de prendre connaît' sance des organismes financés par Centraide, et par conséquent d'être informés de l'utilisation de sommes qui lui sont confiées chaque année, LA PRESSE vous présentera, chaque jour du mois d'octobre, un organisme aidé financièrement par Centraide Montréal.RESSOURCE.LOGEMENT VILLERAY ¦ Ressource Logement Ville ray s'adresse a tout individu ou groupe, particulièrement aux plus démunis du quartier, aux prises avec des problèmes de logement et d'environnement.Fournit une assistance téléphonique, offre un soutien aux dé marc lies légales et organise des séances d'information.Sa responsable est Mme Anne Thi bault.Ressource-Logement Villeray est situé au 326, rue Gounod, Montréal.Au télépho ne, 270-6701.-é- la presse Plus de 300 000 kilos d'aliments avariés saisis par la CUM en 1983 Les Inspecteurs de santé et d'hygiène de la Com mu nauté urbaine de Montréal on! saisi et détruit plus de 300000 ki Ins de nourriture avariée el con FLOR1AN BERNARD ta minée au cours des derniers douze mois sur le territoire métropolitain.\u2022 Ces saisies uni ele laites au cours de r>9K operations de sur veillance et de confiscations.\u2022 Un total de 267 poursuites ont été inscrites devant les tri bunaux.\u2022 les contrevenants ont été condamnés a près de (80000 d'amendes.Ce nombre élevé de poursuites indique la vigilance dont oui fait preuve les inspecteurs de la CUM en 1983.Chacune des !)?:> plaintes qui ont été formulées auprès du service oui donne lieu à une enquête En outre.17 seances d'information ont été données à des manipulateurs d'aliments sur le territoire de la Cl M.A la fin de décembre 1983 il y avait 12959 établissements reliés a la nourriture dans les 28 villes de la CUM, dont 2 77(i res taurants et î 768 salles a mander, sans compter î)87 cafété- rias et 182 bars laitiers Un outre, les inspecteurs de la CUM ont la juridiction de quelque w 000 véhicules qui \\ ranspor tent des aliments.C'est la malpropreté générale des établissements qui a amené le plus grand nombre de poursuites judiciaires, soi; 122.Il y a eu en outre 22 poursuites reliées à la presence de rongeurs et de vermine dans les établisse ment s de même que 2m poursui- tes découlant de rebuts mal gardés et dégageant des odeurs malsaines Malgré l'enquête de la CECO, il y a quelques années, et les poursuites qui en ont découle.12 poursuites ont été intentées en 1983 contre des personnes qui ont vendu des viandes ne por tant pas les sceaux d'approba tion requis par la loi, de même que 11 poursuites reliées a la protection inadéquate des vian- des, soit durant le transport, soit durant l'entreposage.En 1983 l'approvisionnement en lait sur le territoire de» la CUM était assure par W 131 fer mes laitières produisant chaque jour quelque 2 (MM) 000 de litres Les médecins-vétérinaires ont effectue 11 865 inspections à la source a la suite desquelles ils ont exigé la correction de 1 %0 situation»- d'insalubrité.Mutilé aux parties génitales Un homme de I ans s'est retrou vé a l'hôpital, hier, après avoir été atrocement mutilé aux parties génitales par cinq inconnus qui l'ont enlevé a la pointe d'un couteau, sur le chemin Barrette, à Jolie!te.L'état du blessé est cependant satisfaisant, selon les policiers.L'homme déambulait dans la rue lorsque quatre hommes et une femme l'ont forcé a monter à bord d'une «grosse voiture».On Ta ensuite amené dans un chalet ou.selon la police, on i a dépouille de son argent après lui avoir tailladé les organes génitaux.La Sûreté du Québec poursuit l'enquête.Chine comparaît Kosario Chine, !ni mis à la poursuite de mon fils et j'ai couru derrière eux.ajoute le pere Pendant qu'ils battaient Sergio, j'ai tiré le tournevis que j'ai toujours dans la poche de non pantalon, .le les ai frappé dans le ventre, ils m'ont bousculé un bref instant puis ils se sont écroules au sol ».Peu de temps après, les policiers sunt arrives au garage des Petracione.Les malfaiteurs ont été conduits, l'un à l'hôpital Hôtel-Dieu, l'autre à l'hôpital .Jean-Talon.Le premier a pu quit ter après avoir ete traité, tandis que l'autre était decode a son arrivée au centre hospitalier.L'agent Raymond Bellemare, de la section des homicides de la police de la CUM, a indique que les enquêteurs n'ont pu établir si le vol était le mobile du crime.Des accusations de voies de fait seront portées contre les agrès-seurs et il y aura une enquête du coroner.UNE AFFAIRE DE «CONFESSION» Policiers acquittés d'avoir rossé un automobiliste Deux policiers de Sainte Marthe sur le Lu , les :outs Yves Beaudoin et Andre Brouillette, accusés de s'être li vrés à des voies de fait sur un automobiliste afin de lui soutirer une «confession » sur une folisse declaration concernant le vol de son auto, viennent d'être acquittés par le juge Bruno C\\ r LEOPOLD L1ZOTTE Apres avoir scruté toutes 1rs circonstances de cette affaire re montant au il novembre 1981, le magistrat en vient à la conclusion que les blessures dont s'était plaint Richard Brousseau en ren trant chez lui après linterroga toire policier, pouvaient aussi bien être le résultat de l'accident dans lequel il aurait ete implique la veille, que de lav erse de i OUps (certains de garcette électrique » qu'il a voulu attribuer aux accu ses.Le médecin qui l'av ait t raite a l'hôpital, cette même soiree.avait lui même soumis dans son rapport d'examen que les ecchymoses relevées sur le corps de Brousseau pouvaient être le résultat d'un capotage aussi bien que de coups de poing ou de pied Jeté en cellulle après avoir ete moleste pendant plusieurs minutes, selon ses dires, Brousseau n'aurait écrit que la phrase suivante « Seigneur Dieu, sors-moi d'ici, car tu sais que je ne suis pas coupable.».Cette confession pour le moins mitigée aurait alors mis les policiers en colère, et ils en auraient confectionne une de leur cru.Le juge Cyr n'avait cependant pas la tache facile puisqu'un jeune homme avait par la suite re connu effectivement sa eulpabili te» a l'accusation d'avoir pris sans permission Pauto de Brousseau dans les heures précédant sa de couv eite en bordure de la route Mais le tribunal, sans se pro noncer sur l'authenticité de cet aveu, souligne que ce n'aurait pas été la premiere foi, de toute façon, qu'un innocent se soit ainsi accuse d'un délit pour tirer un ami d'un mauvais pas.Le juge Cyr souligne également l'intervention du pere de la victime, qui.accompagne de son fils, est revenu au poste pour pr«> poser un marche aux policiers, marché qu'ils ont refuse S'ils ne portaient pas plainte contre son fils, pour méfait public, lui-même ne porterait pas plainte contre eux à la Commission de police du Québec et ne provoque rait conséquemment aucune pu blicité dans les journaux autour de l'incident.Invoquant donc d'une part les déclarations antérieures incompatibles ou contradictoires des principaux témoins de la poursui te.face aux versions vraisembla bles, possibles et même proba bles de deux patrouilleurs de Sainte Marthe, U juge Cvr con dut que l'accusation n'a pas été prouvée hors de tout doute rai sonnable.Kl le est donc re jetée sans plus.«BOURSOUFFLE» GAGNON DE CHICOUTIMI Un autre chef de motards est éliminé L'ambition secrete des Hell's Angels de prendre le contrôle des bandes de motards à travers le Québec serait-t-elle encore» une fois a l'origine de l'assassinat à l'aide d'une bom be du nouveau president du groupe El Conquatcheros survenu dans la nuit d'hier, au centre-ville de Chicoutimi ?ANDRÉ CÉDILOT Bien que les policiers ne dis posent pour l'instant que de peu de renseignements pour etayer cette hypothèse, il n'en reste pas moins qu'Orner Gagnon, alias Boursou/77e, 29 ans.est le troisième haut dirigeant de clans rivaux des Hell's Angels à être tue au cours des sept der niers mois.Les deux autres sont Daniel Savoie, 31 ans, des Ouf laws de Joliette, et Réjean Gil bert, 32 ans.des Atomes de Sherbrooke.Au moins 16 autres porte-couleurs de petits groupes de motards qui ne sont pas associés aux Hell's Angels ou a l'une de leurs nombreuses filiales épar pillées aux quatre coins de la province ont été tués au cours des trois dernières années Cette guérilla meurtrière n'a évidemment qu'un seul but monopoliser le lucratif commerce de la drogue-Ce désir ardent des Helis a d'ailleurs coûté la vie à leur chef Yves Buteau et à celle d'un motard de l'Ontario, à la fin de Tété 83.Le leader d'un clan ami.Daniel Burque 31 ans.des Dragons de Saint Hyacinthe, a lui aussi eie liquidé de six balles dans le corps, le 9 avril dernier.En tout, cette guerre sans merci que se livrent les différents groupes de motards a fait plus de quarante morts depuis 1980.Et elle est loin d'être finie, si l'on en croit les spécialistes de la lutte au crime organisé de la Gendarmerie royale du Canada et de la Sûreté du Quebec.Les Hell's .disent-ils.voudraient même étendre leur mainmise partout au Canada.Lors d'un sommet qui a eu lieu à la mi-mars à White Rock, en Colombie Britannique, les membr»>s les plus influents de ret te redoutable organisation auraient évoqué la possibilité d'élire un president .mondial ! Le gang des EJ Conquafche-ro.s .qui existe depuis près de 18 ans, est le seul des quatre groupes de motards de la region du Saguenay Lac Saint Jean à n'avoir pas été trop ebranié par les retentissantes enquêtes de la CECO.à la fin des années 70.-A la même époque, les /\u2022;/ Con-quatcheros ont été au centre d'une lutte à finir avec les Missiles, qui maintenaient dés relations étroites avec la mai-son-mere des Hell's Angels, à Montréal.Les Missiles, affirment les policiers de Chicoutimi., sont aujourd'hui presque complètement disparus de la carte.Les El Conquatcheros compteraient encore aujourd'hui de 75 à 90 membres répartis un peu partout dans région.Contrairement aux autres motards, la plupart d'entre eux ont des eiô-plois.Orner Gagnon, qui a été assassine hier, ira* aillait à l'Ai-can.Il était president du club depuis deux ou trois mois seulement.Gagnon.dont le nom avait été mentionné lors des audiences de* la CECO, roulait dans la rue Begin, à Chicoutimi.lorsque sa camionnette a explose, vers l h 10.La déflagration a été telle qu'on a retrouvé des morceaux de chair et de métal à plus de 306 pieds des lieux.Des experts tentent actuellement de déterminer la nature de l'engin explosif.Celui-ci, croit-on, avait été placé directement sous le siège de la victime Selon les premiers résultats de l'enquête, Gagnon avait participé la veille a une dégustation de vins et fromages.Il serait retourné dans le centre-ville, après avoir depose sa concubine a leur domicile de la rue Champ Elysée, à Chicoutimi.vers 23 h 30.On dit que sa nomination a la présidence des EJ Conquat cheros ne faisait pas l'objet de contestations internes tl est peu probable*, de toute façon, que Ton sache un jour le veritable mobile de l'attentat.Il ne reste plus grand chose de la voiture d'Orner Gagnon, alias Boursouffle, chef des El Conquatcheros.photo PC EN PLUS ET EN MIEUX DU MARDI AU SAMEDI la presse LE CAHIER SONDAGE GALLUP A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 OCTOBRE 1984 Sociétés d'État: Stevens trouve certains salaires très excessifs \u2022m r % OTTAWA \u2014 Certains présidents do sociétés d'État ont îlrs revenus «très excessifs « et le gouvernement Interviendra sous fJMi pour contenir leur appétit, a dit hier le ministre de l'Expansion Industrielle et régionale, M.Sinclair Stevens GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa « Noos aurons des choses à dire très prochainement au sujet des société^ d'État et de leur personnel », a lancé M Stevens a l'issue d'une réunion du comité des priorités du cabinet.« Les salaires n'ont rien d'alarmant dans la plupart des cas.a t-il ajoute.Ce sont les bonis, les cumuls de fonctions, les avantages sociaux et les fonds de pension qui sont inquiétants.C'est l'en semble de ces revenus qui est parfois très excessif», a dit M.Stevens.Il s'est dit surpris que le gouvernement précédent ait jugé nécessaire de mnclure de telles ententes Visiblement embarrasse par cette remise en question des politiques libérales antérieures, le chef de l'opposition, M.John Turner, s'est montre avare de commentaires H a explique qu'il ne s'était pa - penché sur cette ques tion pendant son bref séjour au pouvoir.«SI certaines sociétés d'État tout concurrence à l'entreprise prix ce.je crois qu'elles doivent aussi lui faire concurrence au chapitre des salaires ».a dit M.Turner.Selon lui, cela esl nécessaire pour attirer les personnes compétentes à la tète de ces sociétés.* C'est une question de jugement dans chacun des cas », a t-il conclu.Députés alarmés Pour le depute d'Hochelaga-Maisonneuve, M.Edouard Desrosiers, cette comparaison avec l'entreprise privée ne tient pas «C'est exagéré! Les entreprises privées versent des salaires moindres mais arrondissent les revenus de leurs presidents avec une participation aux profits», dit M.Desrosiers.« Je îîc me souviens pas d'avoir vu de semblables salaires (huis le secteur pn\\c ».at il dit au cours d'une conversation téléphonique.NOS CONCURRENTS SONT NOS MEILLEURS VENDEURS Commeno z pai visltei les autres projets de condominiums.Quand vous examinerez ensuite le Sanctuaire du Mont-Royal, supériorité éclatante sautera aux veux.v\\ Quel que suit le point de vue: emplacement, architecture, qualité de Id construction, aménagement intérieur, ensoleillement, trais de condo.rapport qualité/ prix, investissement.le Sanctuaire du Mont-Royal l'emporte haut la main.y V le sancîualQe au mont-royal Phase iii.131 nouvelles residence?dune qualité incomparable dans un environnement incomparable.Occupation: cte 1985.1, 2 et 3 chambres à coucher, de 1 030 a 2772pica net \u2014 prix variant de 99 500 S à 296 500$.Penthouse*.2238pica net et plus \u2014 à compter de 360 000$.BUREAU DfS VENTES; 6000 chemin DEACOn/mONTRÉ Al.Tft.: 738-6000.(De preference sur rendez-Vous* Pour son collègue de Duver nay, M.Vincent Delia Noce, « cette situation est anormale, ,1e ne crois pas que le président d'une société d'État doive gagner trois fois plus que le premier minis tre », dit-il.«Je m'en tiens a un domaine que je connais, celui du pétrole, poursuit M.Delia Noce.Fetro Canada a acheté des stations de BP en les payant trop cher, poulies fermer par la suite «A titre de simple contribua ble, cela m'irrite et me coûte deux cents par litre », dit il en faisant allusion à la taxe spéciale imposée par l'ancien ministre des Finances pour payer cette acquisition Pour le députe liberal de La\\ aides Rapides.M.Raymond Gar neau, la question est complexe et doit faire l'objet d'une revision en profondeur.« Il faut voir si les presidents des sociétés d'État doivent aussi siéger aux conseils de leurs filiales et obtenir une rémunération pour le faire », dit-il.Cette pratique est courante dans le secteur privé et le gouvernement devra s,- donner une politique en ce domaine, explique M Garneau.Pour M.Garneau, « il est aussi étonnant de constater que certains presidents de sociétés d'État, dont M.Pierre Juneau, de Radio-Canada, gagnent beaucoup moins que leurs homologues du secteur prive ».Et pourtant.De son cote, le directeur de la recherche au Conference Board du Canada.M.Jim Frank, s'est étonné que le gouvernement Mul-roney soit surpris des salaires verses aux dirigeants de sociétés de la Couronne Il existe des salaires encore plus élevés (huis le secteur privé.Les presidents d'Impérial Oil, de Shell Oil et rie Gull Canada ont respectivement gagné, l'an dernier.Sali; !.>().v.s::i et $(i23075.Toujours selon M.Frank.M.A.J.de Grandpré, president du conseil de Bell Canada, a reçu l'an dernier $658000 et M.Walter Light, president du conseil de Northern Telecom.Suoinmi Comment choisir le ni tic i « « « « La Société canadienne des postes offre quatre services pour la livraison des colis.Tous fiables et sécuritaires.C'est le délai de livraison prévu qui les distingue et qui détermine le choix que vous effectuerez.Quand on a besoin du service ordinaire.Poste aux colis Très économique quand le facteur temps n'est pas prioritaire.Preuve de ip?' U livraison avec assurance et envoi c.r., r ™ en option.La livraison prend habituel- lement de 1 à 5 jours, mais elle peut prendre jusqu'à 10 jours sur les longues distances (d'une extrémité du pays à l'autre) ou pour atteindre des localités reculées.Quand on veut un service rapide.Expédition de colis de in Classe Une fa^on de combiner vitesse et économie.L'expédition des colis se fait par les moyens de transport normaux les plus rapides.Preuve de livraison avec assurance, envoi c.r., preuve de livraison (Poste certifiée) et d'expédition (Courrier recommandé), en option.Poids maximum: 30 kg.La livraison prend habituellement de 1 à 3 jours, mais elle peut prendre jusqu'à 7 jours sur les longues distances (d'une extrémité du pays à l'autre) ou pour atteindre des localités reculées.Quand on veut un service plus rapide.Expédition de colis par Livraison exprès I-es colis de Livraison exprès sont exjvdiés par les moyens de transport les plus rapides et livrés 12 heures par jour, 7 jours par semaine, dans les grands centres.(Ailleurs, le destinataire est averti par téléphone de passer prendre son colis.) Preuve de livraison avec assurance, envoi c.r, preuve de livraison et preuve d'expédition, en option.Poids maximum: 30 kg.La livraison prend de 1 à 2 jours entre les grands centres et de 3 à 4 jours sur les longues distances ou pour atteindre des localités reculées.y a t.Quand on veut un service très rapide.Messageries Poste prioritaire Les Messageries Poste prioritaire offrent leur services à partir de plusieurs bureaux de poste au pays.Services de ramassage offert dans certaines villes.Preuve d'expédition, signature sur réception et assurance, comprises dans \\z tarif.Poids maximum: 20 kg.Livraison le lendemain dans la plupart des villes canadiennes.Service de messagerie à destination des États-Unis, en 24 à 48 heures.Service international, en 48 à 72 heures.SOCIÉTÉ CANADIENNE DES POSTES On prend de l'avance.Enseignement obligatoire du français et de l'anglais Il y a eu peu de changements dans l'opinion publique au cour> des cinq dernières années louchant l'enseignement obligatoire de l'anglais dans le Canada français et l'enseignement obligatoire du français dans le Canada anglais II y 8 toujours une majorité de gens favorisant ces mesures.L'enseignement de l'anglais dans les régions francophones a, aujourd'hui comme en 1979, l'appui de v:; p.cent des Canadiens, il y a cependant moins de e,ens maintenant qu'eu l!)7!» (54 p.cent et 56 p.cent respectivement) favorisant l'enseignement obligatoire du français dans les régions OÙ prédominent les anglophones.Les Québécois sont ceux nui approuvent le plus l'enseignement de l'an«lai- dans les régions francophones (92 p cent) et du français dans les régions anglophones (85 p.cent).Mais en Ontario, en Colombie Britannique et dans les Prairies, la plupart ('es gens favorisent l'enseignement obligatoire de l'anglais, mais seule ment une minorité favorise l'enseignement obligatoire du français.Les résultats du sondage sont fondés sur 1 057 interviews, a do micile.de personnes 18 ans et plus, entre le 30 août et le premier septemhre In échantillon de cette ampleur comporte une marge d'erreur ne dépassant pas | p.cent !!) fois sur 20.La question posée était la suivante «Croyez-vous, oui ou non.que (le françaisl'anglais) devrait être une matière obligatoire au même titre que la lecture, récriture et l'arithmétique à tous les niveaux des écoles primaires d'expression (anglaisetraneaise) au Canada ?» \tLe français dans les\t\t\tL'anglais dans les\t\t \técoles anglaises\t\t\técoles françaises\t\t \t\t\tSans\t\t\tSans \tOui\tNon\topinion\tOui\tNon\topinion Dans l'ensemble -1984\t54%\t43%\t3%\t73%\t24%\t3% Dans I ensemble - 1979\t56\t42\t2\t73\t25\t3 Selon les région.1984\t\t\t\t\t\t Atlantique\t65\t35\t1\t78\t20\t3 Québec\t85\t11\t4\t92\t6\t2 Ontario\t46\t50\t3\t69\t27\t3 Prairies\t26\t71\t3\t55\t42\t3 Colombie-Britannique\t39\t59\t2\t63\t33\t4 À noter que le total des pourcentages peut ne pas être égal a 100 à cause\t\t\t\t\t\t de l'élimination des fractions\t\t\t\t\t\t LE COSTUME PUREIAINE VIERGl S.n if FAIT EN ITALIE ET GRIFFE «295 seulement 402 -HOMM\u20ac ' 2160, rue de la Montagne, suite 402 Montréal, Québec H3G 1Z7 Tél.: 849-9151 lundi au vendredi 9 h 30 à 18 h samedi: 10 h à 16 h LIQUIDATION-H ¦ { ¦n ENJOLIVER VOTRE DEMEURE POUR NOËL O PERSONNE NE VEND À MEILLEUR PRIX QUE MORRIS qui vous offre les plus bas prix de la meilleure qualité à Montréal.Luminaires valant de 100 à 1900s, création* Tiffany, maintenant offert* a prix réduits de 39 à 900» > < M H MORRIS a obtenu l'inventaire de la FAILLITE DE «LA MAISON DE LAMPES TIFFANY INC» une des plus importantes compagnies ou Canada à fabriquer des lampes Tiffany suspendues.Tiffany de table, de pièces électriques et de panneaux de verre fini au plomb avec feuille de cuivre, et elle tient a liquider des centaines à des prix SPECIAUX.Venei à notre centie d'éclairage aujourd'hui et choisissez la vôtre parmi la plus vaste sélection jamais offerte au public montréalais.AUSSI: GRAND CHOIX D'ABAT-JOUR EN TISSU CADEAU (Valeur jusqu'à 10$ sur présentation de cette annonce GRATUIT à notre centre, un par famille)._ MORRIS 9172, boul Sf-Laurent 1 (entre L «gendre et Chabanel) Ouvert du lundi au samedi inclusivement de 9h à I7h _________LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 75 OCTOBRE 1984 Lloyd Francis ambassadeur au Portugal g OTTAW \\ (PC) \u2014 (\" S Des \\wh, nous aurions pu Identifier des étapes, baliser la route vers la souveraineté; envisager l'élargissement des pouvoirs eons titutîonnels et preparer lac cession progressive du Québec a la souveraineté.Nous aurions pu établir des objectifs à moyen terme comme de très nombreux partis so-ciaux-démocrates ont su le faire.Nous avons choisi plutôt une voie exaltante mais combien plus difficile: celle de convaincre nos concitoyens de faire le choix crucial, définitif et absolu de la souveraineté en bloc C'était la voie royale du vo lontarisme et de la passion politique.A la fin des années soixante, nous avions raison de croire que c'était rapidement possible.Le mouvement était là.La génération de la revolution tranquille allait prendre la gouverne en main tandis qu'un vaste mouvement de libération essaimait partout à travers le monde.Nous avions choisi le moyen qui avait si bien réussi à d'autres pays: la voie référendaire.Quelque cinquante pays n'avaient-ils pas accede, dans les années précédentes, à leur indépendance à la suite d'une consultation populaire! Nous avions mal perçu a I époque que le contexte québécois et nord-américain était fort différent Nous avions oublié que la grande majorité de ces indépen dances furent octro>ees par les métropoles et que le facteur de mobilisation nationale fut négligeable Mans la plupart dos .as les référendums ftirent financés et organisés par la métropole.Le contexte et l'opinion publique internationale accélérèrent le mouvement de décolonisation Au Québec, nous ne pouvions compter sur aucun de ces Stimulants extérieurs.Tout au contraire notre intégration à l'économie nord américaine, notre niveau de vie et l'impact rationnel que ces éléments ont sur les comportements politiques allaient ériger un tel mur de contraintes objectives que» notre volonté allait s'y briser.Il y avait aussi une autre cou trainte.celle de la durée.Le choix du n férendum impliquait une mobilisation massive et intense de l'opinion publique et faisait appel à toute une symbolique de mots et d'impasses collectives Mais quelle que soit la grandeur d'une cause, on ne peut indéfiniment espérer maintenir un tel état de mobilisation générale.In jour ou l'autre la tension devait se relâcher et la vie quotidienne reprendre son cours.Sous l'effet conjugué de l'échec référendaire, de l'usure du pouvoir et de la crise économique, des préoccupations plus réelles et plus immédiates revenaient à l'avant-scene politique et ( orollairement la question nationale telle que nous l'avions posée rétrogradait Mais la crise économique n'a pas seulement eu comme effet de ramener tout le monde sur le plancher des vaches, elle a aussi engendre une prise de conscience profonde de lu terrible Complexité des problèmes poses à nos sociétés modernes.Et ce n'est pas l'effet du hasard si au Québec, comme partout en Occident, les grands projets collectifs ont subi un recul certain.Bien sûr.nous n'avons jamais affirme que l'accession du Québec à s.i souveraineté allait comme par magie régler d'un seul coup tous nos problèmes.Nous avions toujours mis de l'avant que la sou voraineté allait nous donner les instruments collectifs nous permettant de solutionner nos problèmes.Tous les efforts que nous avons accomplis ces dernières années, des colloques aux documents d'appui en passant par la publication du dernier Manifeste du Conseil executif, allaient dans ce sens Mais là n'est pas le problème Toute consultation populaire sur une question aussi cruciale que la souveraineté impose sa propre logique en réduisant le choix entre deux projets globaux de société et de par ce fait même commande des simplifications.Les gens sentent consciemment ou Instinctivement qu'il n'\\ a pas de projets de société miracle et que l'avenir des sociétés ne se réduit pas a des formulations globales.Nous devons durement réaliser, après seize ans d'efforts où tant des nôtres ont usé leur santé et leur espoir, que le moyen exaltant de l'accession a la souveraineté par la voie royale du référendum ou d'une consultation électorale est iMi panne Cela n'est pas du.comme certains OU certaines peuvent le prétendre, à notre manque de volonté, ni à notre manque de courage.Nous nous sommes butes à des contraintes liées au contexte nord américain, a l'impossibilité de maintenir une mobilisation collective et au recul des grands pro jets collectifs.Désormais nous devons, en maintenant notre objectif, prendre toute la mesure des contraintes et apprendre à identifier de nouvelles voies Que faire' Quels jalons, quelles étapes fixer?Comment s'assurer que le projet d'un Québec SOUVe rain va se poursuivre'' Il n'y a pas de réponses absolues à ces questions.La poursuite du projet est in timement liée a l'évolution même de l'ensemble de la société (juebé colse.obsèdes par l'aspect politique de la souveraineté, nous avons eu le sentiment que le Québec n'a pas progressé Ft pourtant, depuis vingt ans et depuis 1976 le pays reel a fait des bonds de géants.î n terme économique d'abord, que ce soit au niveau de la creation d'en treprises québécoises publiques et privées, que ce soit au niveau financier où la part de l'épargne contrôlée par des firmes québécoi ses a augmenté de 150 p cent de puis 1977.que ce soit au niveau de l'autosuffisance agricole La liste est fort longue Nous n'avons qu'à regarder l'ennuierai ion des 200 plus grandes entreprises a i ontrô le québécois, publiée récemment dans l'hebdomadaire Finance pour constater toute l'ampleur du che min parcouru De même le Québec a raffermi sa solidarité nationale.Il y a de ces phénomènes qui.sans pour autant être éclatants, n'en sont pas moins cruciaux.Au-delà des partis politiques la solidarité dont notre société a fait preuve sur les questions du nid de corbeau, do la Caisse de Dépôts, de l'intégrité de nos systèmes scolaire et de santé, vaut bien n'importe quelle liturgie nationaliste Ces solidarités traduisent aussi l'expression d'un nouveau nationalisme moins politique, moins symbolique, moins tourmenté mais plus serein et assure Ce qu'il Importe de noter c'est que notre affirmation nationale S'arrime a des forces et à des structures sociales et économiques qui non seulement sont ia a demeure mais qui sont en progression.Le projet québécois ne se réduit pas a des elans spontanés et affectifs qui peuvent disparaitre au gré des humeurs et des fluctuations d'une opinion publique.Il s'inscrit dans l'évolution historique du Québec et pénètre dans toutes les ramifications de notre société Mais on constate une contradiction majeure.Le progrès du pays réel ne s'est pas exprime en termes constitutionnels, il y a un décalage dans le temps qui est en grande partie du à la façon dont le débat sur la question nationale a été présente: la polarisation entre le projet du statu quo constitutionnel et celui de la souveraineté ne correspond pas a l'évolution présente du Québec Ce que nous de vons retenir do l'analyse de la situation politique des années 80, c'est que notre société est prête a une nouvelle entente avec le Canada, non pas sur la base de la souveraineté dans son absolu, mais sur la base d'un consensus québécois plus large.Ce consensus inclurait la reconnaissance des principes suivants: que le Québec forme une société distincte et une communauté nationale.Cela devrait se traduire au niveau de la formule d'amendement par le droit à l'auto détermination et par l'élargissement du droit de retrait avec pleine compensation financière, et au terme du partage des pouvoirs par la récupération de ce qui forme la trame essentielle d'une société à savoir l'ensemble des politiques sociales.C'est là bien sûr pour nous et pour d'autres un compromis historique.Depuis le rapatriement de 1982, la position constitutionnelle du Québec s'est artificiellement affaiblie à cause de nos divisions internes.Nous avons I urgence responsabilité de faire en sorte dans l'année et les mois qui viennent que le Québec s'affirme clairement comme société distincte et comme communauté nationale De même que le pays réel a progrès sé.le Québec politique doit lui ans si progresser.Pour ce faire, nous devons départisaniser le débat constitutionnel.Nous devons rechercher ce qui fait consensus autour de la question nationale et presenter des objectifs et un projet sur ce qui rassemble les Québécois au-delà des partis et non pas sur ce qui les divise.Four nous, souverainistes, ce sera une étape vers la souveraineté et pour certains de nos compatriote- ce sera l'aboutissement et le point final de !a question natio nale.Ce sera tout autant un pari qu'un compromis historique Voila le vrai beau risque.L'histoire, le progrès et l'avenir départageront les deux conceptions du compromis.Apres la reconnaissance du Québec comme nation avec ses at tri buts, nous serons alors en mesure de reprendre le débat sur la souveraineté sans être constamment ramené à des questions de stratégie et de technicallté Car il ne faudrait pas oublier que la stratégie référendaire a eu comme effet, à cause justement de son aspect brutal de cassure, de concentrer le débat sur les moyens et non pas sur la finalité.Cette distinction est cruciale pour des sociétés comme !.notre, qui ont peu de marge de manoeuvre.Notre survit ance et notre avenir son! lies ,j notre capacité de nous ajuster aux contraintes et sont surtout liés à noire capacité de produire et d'élargir des consensus nationaux.Dans le contexte international, il y a de moins en moins de place pour les peuples qui n'ont pas le sens de l'histoire et du possible, qui ne savent pas de chiffrer les priorités et procéder rationnellement au bon choix au bon moment.Il y a aussi peu de place pour les petits pays qui n'ont pas le sens de ia patience et la certitude sereine et indomptable de la réalisation d'un projet de société Attitude du public face aux personnes handicapées Monsieur Jean-François Bertrand Ministère des Communications Québec Monsieur le ministre.Le gouvernement du Quebec a.depuis quelques années, instauré plusieurs politiques dans le but de venir en aide aux personnes handicapées et de favoriser leur integration dans la société.Ces politiques ne peuvent cependant avoir les ef* fets posait s escomptés s; le gouvernement du Québec et les orga nismes qui en dependent se refusent a prêcher par l'exemple et à modifier leur comportement face aux personnes handicapées.Au nom de Kéroul.une corporation sans but lucratif qui s'occupe de développement touristique pour les personnes handicapées, nous voulons par la présente vous faire part d'un incident sérieux survenu récemment entre monsieur Paul Rioux.agent d'information à Ke roui et Radlo-Qtlébec qui démontre manifestement, à notre avis, que cette société d'État a à l'endroit des personnes handicapées une at tituue et un comportement qui vont à rencontre des politiques mises de Pavant par le gouvernement du Québec.Le 10 septembre dernier, madame Sylvie Grandmaison.recher ehiste de l'émission Tele Services de Radio-Québec, demandait à monsieur Andre Leclcrc.directeur général de Kéroul, de lui suggérer le nom d'une personne handicapée ayant une bonne expérience en matière de vovagos.dans le but de participer a une émission qui porterait sur les reactions et le comportement du public face aux personnes handicapées qui voyagent.A la suggestion de monsieur Le-< 1ère, monsieur Paul Rioux, agent d'information à Keroul.qui possède une solide expérience en la matière et qui a beaucoup voyagé à travers le Québec et même en Europe, communiquait avec madame Grandmaison et a< c optait de participer a l'émission du 27 septembre 1984.Quelques jours plus lard, madame Grandmaison avisait monsieur Rioux que l'orientation de l'émission prévue pour le 27 septembre avait été modifiée et qu'en conséquence sa présence n'était plus requise.Madame Grandmaison avait semble-t-il décidé de faire l'émission avec madame Johanna Ménard.ex-coordonnatrice de projet che/.Kéroul.qui a realise 1 été dernier pour ce dernier organisme une excellente étude sur les besoins, les attentes et les goûts des personnes handicapées en ma tiere de vo> ages Quelques jours plus tard, mon sieur André Let Un apprenait de madame Johanne Ménard les véritables motifs du changement d'attitude de Radio-Québec a l'endroit de monsieur Paul Rioux Ce dernier, au dire de madame Grand-maison, avait certains problèmes d'élucution qui le rendaient incapable de donner une Interview à la télévision.Pries de s'expliquer.madame Grandmaison et monsieur Marshall Johnson, directeur des programmes a Radio-Québec.n'ont eu d'autre choix que d'admettre la véracité de ce'te information.Nous estimons que le comportement de Radio-Québec a l'endroit de monsieur Paul Rioux est injuste et qu'il constitue un autre exemple malheureux de l'attitude traditionnelle rétrograde adoptée par le public face aux personnes handicapées Nous croyons véritablement que monsieur Rioux maigre ses problèmes d'élocutlon aurait été beaucoup mieux en mesure, a tra vers les expériences qu'il a vécues lui-même au cours de ses voyages, d expliquer aux téléspectateurs le comportement du public face aux handicapes qui voyagent, qu'une personne non handicapée qui n'a pas vécu cette expérience.En votre qualité de ministre des Communications, nous faisons appel à vos bons services et escomp-tonns que vous ferez, les démarches appropriées auprès de Radio-Québec afin qu'un semblable incident no puisse se repeter.Leo BELLERIVE Vice-président de Kéroul inc.Leur mission sociale \u2022 Ut \u2022ov* ceff* rvbrtqvé ovx t LA PK£SS£.la tonehhn \u2014t i dorvertf NMcrfr» tiùbkmoot leurs \u2022 LA PffESSf ne t'tiyaji pa» à publier tout*» Je* Jetfre* f^vm, ni è hiimi, momrtcrirt ou outre » dNwWWtl non mubèJK \u2022 l W*vr oteumo VonHèro r\u2014pmnêobiBH d* m* mpèniam \u2022 Terni mi cehmmè* «* fWour.LA PffBSff f# roeorveIt droit demrémm* Itt \u2022 Si yinXi écrit* à M) mrrhkté, à doublé inHiUgnê.\u2022 fHért d'aététêér vos Jtttntt comme surf \u2022Tribune tort», LA PtfUt, CF.4100.Pioxé tTArm*.MeenVeol.MY 3A4I.C'est avec un vif intérêt que j'ai lu la série -La vie qu'on attend» parue récemment dans LA PRESSE.Je demeure cependant ties in quiète de l'acceptation que l'on y fait de la personne handicapée physique, intellectuelle ou sense rielle.Kn affirmant que le futur enfant handicape doit être «avor le- parce qu'il diminue la qualité de vie de ses parents, l'on dit clairement que l'enfant handicape et même l'adulte handicapé derange nos habitudes de vie et que par consequent il doit être éliminé de notre environnement.in tel point de vue se réclame de \\ .îleurs de v ie i res matérialistes et superficielles Au lieu d'aCCUSOr la personne handicapée de nous de ranger dans notre façon de vivre, ne pourrait on pas penser qu'elle joue un role unique dans notre \\ ie celui de relativiser nos valeurs et de nous remettre profondément en question comme personne humai ne Lorsqu'une pesonne handica per surgit dans nuire vie.nous en sommes remues profonde ment Elle nous oblige I tendre vers l es sentiel à nous emondof du super ficiel .Four ma part j'ai plusieurs bons aml(e)s sourd(e)s et handicàpé(e)s physiques.Rien sur ils dérangent mon sens de l'efficacité et men rythme accélère de vie.Je pour rais blâmer leurs parents de les avoir mis au monde Mais au con traire Je les en remercie car grace à eux j'ai pu avoir accès au meilleur de moi-même et j'ai pu faire grandir mes richesses intérieures POUT moi la personne handicapée devient un element positif, res ponsable de ma croissance personnelle.A chacune de celles que je connais j'ose dire merci d'etre sur ma unite.Kilos sont précieuses dans ma vie car elles m'obligent a être vraie, sincere, entière.Kn ce sens je crois qu'elles iouent une mission sociale Capitale.Loin d'être cause de mon malheur, elles contribuent a mon bonheur un bonheur bien simple.Non celui de posséder beaucoup, de bien parai* tre mais celui de les accueillir in conditionnellement a cause de la v ie qui les anime et des beautés intérieures qui les caractérisent.Josette LeFrançois, Ph.D.Professeur Université de Montréal Dans n'importe quelle organisation efficace, il existe des liens or ganlsatlonnels pyramidaux qui font en sorte que seule l'excellence peut atteindre les echelons les plus élevés.Le bon fontionnernont de cet ensemble exige que le centre décisionnel soit place au sommet pour que les décisions prises puis sent avoir le maximum d'efficacité.Pour cela, nous devons tenir compte des besoins de l'ensemble organisationnel et non des partie u larités d'un échelon donné, parce que tout compromis se fera au détriment de l'ensemble et.à long terme, il conduira à l'effondré ment.Les sociétés mode mes constituent le plus bel exemple de cette forme d organisation ou.le conseil des ministres se situe au sommet de la pvramide hiérarchique.Mais, un peuple n'est pas une structure orgaiûsatlonnelle capable de fonctionner a une perfection parfaite et c'est pour cela qu'il se trouve en évolution plus ou moins évidente Et, c'est cette evolution qui fait en sorte que les partis poli tiques qui n'évoluent pas au même degré que la société s'élimine du pouvoir OU ils sont marginaux quand leur évolution est très avancée.L'histoire nous démontre que des hommes politiques ont pu prendre le commandement de leur peuple pour diriger son évolution et atteindre de longues périodes de prospérité, farce qu'une société en évolution a surtout besoin de politiciens capables de diriger le peuple vers le chemin de ses aspira tions.La société québécoise, quant à elle, ne peut pas s'empêcher d'être en évolution constante.Pondant les dernières décennies, selon moi.deux politiciens ont pu diriger le peuple du Québec durant son évolution: Maurice LeNoblet Duples sis avec sa «coopération, oui.assi milation.jamais, et Jean Lesage durant la révolution tranquille Quant à René Lévesque.il a manqué l'occasion le lendemain du référendum parce qu'il devait, selon moi, accepter le verdict du peuple du Québec et diriger son evolution à l'intérieur du système fédéral canadien.Aujourd'hui, les partis politiques québécois et canadiens, par des sondages scientifiquement effec tués, apprennent la volonté saison nière du peuple et ajustent leurs politiques de façon à plaire à la majorité de l'électoral.Un gouvernement qui se permet de gouver ner de la sorte ne devrait même pas existé, parce qu'à l'intérieur de chaque ministère, les fonction naires pourraient effectuer les sondages et dépenser l'argent des contribuables selon les directives de la population.Autrement dit.de cette façon, ce n'est pas le gouver nement qui gouverne mais les per sonnes qui constituent l'échantillon aléatoire de la population choisi par ta personne qui effectue le sondage en question.Le peuple du Québec, à ce stade ci de son évolution, est a la recher che d'un homme politique capable de monter au sommet de la pyra mide hiérarchique de notre société et établir les politiques nécessaires qui feront en sorte que la population suivra le gouvernement et non l'inverse.Je suis convaincu que le peuple du Québec est un grand peuple, capable de réussir de grands exploits, mais seulement s'il est bien dirige Nick PAPIRAKIS Cap-de-la Madeleine L'époque de Duplessis L'historien Michel Rrunet rendait un glorieux hommage a Maurice «Le Noblet» Duplessis (La Presse.Tribune libre* le 15 octobre 19KI).Il affirmait que Duplessis a exercé le pouvoir pour servir ses intérêts et ceux de la province de Québec, et ce.sans se servir du pa tronage De plus, il nous disait que» le -chef-, a laissé a sa mort un gouvernement dynamique qui a permis les réalisations de ia révolu tion tranquille*.Ouf.C'est aberrant de dire de telles choses.Duplessis a offert sur un plateau d'argent l'exploitation des ressources naturelles aux monopoles étrangers.Kn conséquence, ces derniers devaient contribuer à la caisse électorale de It nion natio nale.N'est-ce pas du patronage'* Kt ce n'est qu'un exemple.Le gou vernement dynamique du duples sisme.dont nous pari.ut notre cher professeur émérite, n'a jamais existé.U y a une nuance i m porta n le à faire.Duplessis a laissé un gouvernement qui avait les moyens de devenir dynamique, mais sans l'être.Somme toute, le duplessisme a été l'une des périodes les plus sombres de noire his toi re.Serge ROCHON étudiant en science politique» Université de Montréal Une voie vers l'avenir Depuis la publication d'un sondage realise pour le compte du journal Le Soleil de Québec, il se dégage clairement, de celui-ci.que les Québécois se cherchent «une troisième voie-.Ce même sondage semble indiquer que c'est l'Union nationale qui rencontre désormais les aspirations des électeurs Le grand mérite de ce sondage fut d'établir clairement que la population en a vraiment soupe de ce socialisme servi a la mode du Par li québécois et du Parti liberal du Québec.Les électeurs rechercheraient donc un parti de -la droite-Ce parti doit-il être nécessairement fédéraliste?La question n'ayant pas été posée lors de ce sondage, on ne peut sûrement pas > répondre par l affirmative Du côte fédéraliste, nous v re trouvons donc cette chère l mon nationale.Mais du côté indépendantiste, que retrouvons nous.* Un seul parti politique véritablement indépendantiste: le Parti républicain du Quebec- Ce parti regroupe de véritables indépendantistes in- satistaits et mécontents de la tra bison du Parti québécois.Dans ce parti, nous y retrouvons des inde pendantistes de» -la premiere heu re«.qui ont jadis milite au sein du RIN et du H.N.Plusieurs commentateurs affir ment que devant la déconfiture du PQ.l'idée d'indépendance est maintenant morte au Quebec Quelle erreur, le peuple québécois ne commettra jamais le suicide collectif souhaite, a savoir se fondre a tout jamais dans ce «melting pot» canadien.Devant le fort mécontentement existant envers le Parti québécois et la grande méfiance des gens envers le Parti liberal du Québec, le parti de l'Union nationale représenterait la «troisième voie- possible.Si tel est le cas.le Parti republi cain du Québec serait-il alors la seule voie vers l'avenir?Jean Paul MENARD Représentant officiel du Parti républicain du Quebec Montréal-Nord Une Québécoise déçue C'est sans étonnement mais avec un sentiment de tristesse que j'ai lu l'article rapportant les paroles de Mgr John Sherlock, après la visite du pape.Mes doutes concernant le rôle de la visite papale face a l'unité canadienne se sont concretises lorsque Mgr Sherlock estime que ia tour née du pape» au Canada «fera plus pour l'unité canadienne que tous les discours que nous avons entendus au cours des dix dernières années».Or, en l'espace de seulement onze jours passes parmi nous Jean-Paul II aurait fait de tous les Canadiens des frères unis dans un même idéal qui est de vivre en harmonie dans ce grand pays qu'est le Canada.Pourtant.Jean-Paul IL homme de* grande simplcite.serait lui-même étonné qu'on lui prête autant de pouvoir.Je ne suis pas aveugle et je sais lire entre les lignes À l'insu du Saint-Père, n'aurait-on pas profite de sa venue pour raffermir l'unité canadienne'.' Faut-il conclure que l'histoire se répète et que les pouvoirs religieux et politiques sont de connivence pour satisfaire leurs intérêts'' Si les séparatistes avaient agi de la même façon pour promouvoir leur option, je les aurais dénonces; ils ne mériteraient pas ma confiance Lucienne RENAUD Montreal la presse RENSEIGNEMENTS 215-7272 LA PRESSÉ est public* por LA PRESSE LTEfc, 7, ru* So.nt-Jocque».Monheol M2V IK9 Seul* la Pre; s* Canadienne e*t ou fori*** a diffus** I** information» de \u2022 LA PRESSE \u2022 \u2022t celles de» servKet d* lo Pre* se A%soi-i*c *t dé Rcv'Cf Tout droits d* reproduction de» information» particulier*» o LA PRESSE sont également réserve» \u2022 Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 \u2022 Port de refour garanti ABONNEMENT 285-6911 Le torvke des abonnements *st ouvert du lundi ou vendredi de 7h a 1 8h ANNONCES CLASSEES REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Gronde» annonce» Annonce» cessée» 215-7070 285-7100 285-o892 2854901 285-7111 Me» vendre*»!\\7\\ Pour cHonoer 285-720$ e»MMr*neV**9lio 'é*i30 GRANDES ANNONCES Oefoitoh 285-7202 Notional TeW-rW 285-7306 Votant**, voyage» 285-7265 Corne**» tt prof*»/ >m, nomination» 28i 7320 A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 OCTOBRE 1984 25 octobre 1954 : la victoire du peuple.Premier triomphe.Le soir du 25 octobre 1954, l'avocat Jean Drapeau, encore vert, est acclame par une foule de supporters comme le 37e maire de Montréal.Il a défait pas moins de huit candidats.À l'hôtel de ville, c'est l'euphorie.Archive* la presse « Peuple de ma ville, je salue fa victoire, car c'est vraiment la tienne I » Tels turent lea premiers mots prononcés par Jean Drapeau porte en triomphe à l'hôtel de ville de Montréal, le lundi soir 25 octobre 1954.PENIS MASSE_ Porte étendard de la Ligue d'Action civique, brillant avocat, il avait démontre dans l'enquête publi que sur la moralité, une opiniâtreté qui avait plu au peuple.Âgé de 38 ans seulement, jamais personne avant lui n'avait été appelé à diriger les destinées de la plus grande ville du pays à un âge aussi précoce.Cela faisait cinq ans que le jeune avocat mont réalais avait entrepris, avec la Ligue d'Action ci\\ I que.une virulente campagne do salubrité dans l'administration municipale.Quinze (ours avant l'élection, à point nomme, le juge Francois Caron avait rendu son verdict: il épargnait le maire Camillien Houde.tenait des pro pos mitigés sur le president J.O.Asselin.mais accusait l'administration de la police en particuliei le directeur J.-Albert Langlois, d'avoir toléré le vice commercialisé.Drapeau s'imposait comme l'homme du moment Ce jour-là \u2014 il y a 30 ans aujourd'hui \u2014.il avait défait par une confortable majorité huit autres candidats a la mairie.Un véritable raz-de-marée amenait 28 des 34 candidats de la Ligue d'Action civique à l'hôtel de ville.Parmi cette phalange, quelques noms qui s'illustreront plus tard: Pierre Des Marais, le président de la LAC dont la brouille avec Drapeau amènera la création du Parti civique (en I960) : Lucien Saul-nier et Gérard Hiding qui deviendront, à leur tour, présidents du Comité executif; le Dr Reuben Le vesque.qui se rangera du côté de Des Marais en 1900; et Roger Sigouin, le seul de l'équipe qui de meure encore en poste aujourd'hui.Même le pere du nouveau maire.J.-N Drapeau, courtier d'assurances, triomphe ce soir-là au nombre des Conseillers élus de la LAC et monte sur le podium comme représentant des électeurs de Rosemont-Saint-Kusèbe-Préfontaine.« Peuple de ma ville, je salue ta victoire, ear c'est vraiment la tienne.' » «Tu m'as voulu.tu m'as eu *.avait enchaîné le nouveau maire Avec des dons de devin, il aurait pu ajouter: « .Et pour longtemps.¦ L'avocat Drapeau qui allait, des le lendemain de sa victoire, annoncer à la magistrature qu'il allait pour au moins trois ans abandonner l'exercice de sa profession \u2014 il n'eut jamais par la suite l'occa Slon de plaider devant les tribunaux \u2014.percevait il déjà dans ce moment de triomphe qu'il se retrouve rait encore, trente ans plus tard, sur le même fauteuil ou il monte le 25 octobre 1954, d'un pas un peu hesitant, dans la foulée prestigieuse des Viger.Beaudry.Martin.Houde enfin dont il assume la succession immédiate?Une grande photo signée Gaby orne la ««une» de LA P1ŒSSK du 2f> octobre, sur quatre colonnes \\ l'intérieur de cette edition historique, on présente la nouvelle malresse de Montréal.Marie-Claire Boucher a épousé Jean Drapeau il y a dix ans.au moment ou celui-ci connaissait la défaite pour la Seconde fois.sous l'étiquette du Bloc populaire, cet te fois dans une élection provinciale et dans le comte de .Jeanne Mance.L'épouse du maire, de huit ans sa cadette, a sui \\i, plus jeune, des cours d'art dramatique et a interprété à la radio, pendant deux ans.le rôle de Claire, la soeur de Pierre dans le populaire feuilleton de CKAC, Madeleine et Vierre Maintenant, elle a trois garçons a élever: Pierre.7 ans: Michel.5 ans et François, i ans.Elle s'est entièrement consacrée à ce rôle.Des le lendemain de la victoire, elle confie à la journaliste Laure Hurteau que «rien ne changera pour elle», voulant plutôt sauvegarder ce quelle considère comme ¦ le bien le plus précieux d'un homme son foyer et ses enfants ».Au cours des 30 ans de la vie politique de son mari, elle a on effet joue un rôle 1res effacé.Nationaliste, il est devenu, avec le temps, un fin stratège A ks ans.maire de Montréal depuis 30 ans (si l'on exclut 90s trois ans de «purgatoire», de lî).î7 a IîWiO), Jean Drapeau est encore un nationaliste convaincu Ii n'est cependant pas du type nationaliste vehement et a opte, avec le temps, pour ia moderation.Il a appris à mettre beaucoup d'eau dans son \\ in.DENIS MASSE ,4 On dit, dans son entourage, qu'il applique dans ses rapports avec l'élément anglophone, la même attitude que ceux-ci ont toujours eue à l'égard de leurs partenaires francophones du Quebec, c'est-à-dire les tapes dans le dos.le sourire, les poignées de mains, l'apparente sympathie, ce qui ne l'empêche bas, entre les quatre murs de son bureau, de poursuivre froide ment ses objectifs.Bien avant la loi 101.sans que rien n'y paraisse, des noms de rues, par exemple, ont changé de i anglais au français.Désarçonné par la declaration fracassante du général do Gaulle, au balcon de l'hôtel de ville.en 1967, ii j eu l'occasion le lendemain d'expliquer au chef d'État français, dans une allocu tion d'adieu qui restera un modelé du genre, que la promotion du fait français doit tenir compte du contexte nord-améri-a in et qu'elle doit obligatoirement passer par la bonne eut en U L'on a tendance a oublier qu'avant d'occuper ia scene mu- nicipale.Drapeau a\\ait lato de la politique à la fois sur le plan fédéral et sur le plan provincial.En 1942, en pleine guerre, en core étudiant en droit à l'Université de Montreal, il avait brigué les suffrages dans Outremont, sous l'étiquette du Bloc populaire, dans une élection fédérale complémentaire contre le général La flèche Celui ci venait d'être nomme ministre des Ser vices nationaux de guerre; Dra peau n'avait perdu que par 8000 voix.Deux ans plus tard, ii réci divait.sous la même bannière nationaliste, dans une élection provinciale, dans le quartier Jeanne Mance.Q fut aussi, rappelons le.directeur de l'Action nationale, un groupe de militants nationalistes.Ces détails du passé revendicatif de .lean Drapeau (certains parlent de pêches de jeunesse) ont été expurgés de la biographie officielle du maire que Ton remet sur demande à l'hôtel de ville.Fidèle à son image Rien qu'il se soit écoule 30 ans depuis son arrivée a l'hôtel de ville et que le contexte social ait considérablement évolué au cours de cette période, l'homme qui dirige Montreal a relativement peu changé.Tous les observateurs de la scene municipale, ceux de son entourage, s'accordent a dire que Jean Drapeau est resté le même, fidèle a son Image, à ses principes et à ses object il s La manière a change.La période de trois ans qui l'a tenu hors de l'hôtel de ville, l'a pro fondement marque, comme s'il avait été en pénitence.En reprenant possession du fauteuil du maire, à la tête d'une nouvelle formation politique, il a clairement indique à la presse ia rupture qu'il entendait appliquer avec les habitudes du passe, ce! le- qui lui faisaient naïvement annoncer ses projets et tout dire de l'administration au jour le jour.ïl a souvent confessé quo sa trop grande perméabilité aux organes de presse, durant son premier mandat, lui avait valu sa défaite de 1957.La leçon des cartes Depuis lors, il a isolé son administration et ne laisse filtrer que ce qu'il veut bien, (nie ce qui fait son at faire.Il a mis les médias au pas.Certains disent qu'il est le même homme mais qu'il est devenu, avec le temps et l'expérience, un meilleur stratège.De son père, qui était un passionné joueur de cartes, il a appris à ne pas montrer son jeu.Mais c'est un communicateur-né, qui réussit à vendre facilement ses idées aussi bien auprès des commissions Internationales que devant les autorités provinciales quand il s'agit d'amender la charte de la ville par des mesures qui lui donnent les coudées plus franches.Il sait aussi toucher les cordes sensibles du bon peuple montréalais qui lui adresse de 10000 à 12000 lettres par an et à qui il répond copieusement.Cette correspondance, ce dialogue écrit avec les administrés, lui tient lieu de sondage, at-il coutume de dire Fendant plusieurs années, il a dialogué ainsi au petit écran, le dimanche, avec ses concitoyens.L'idéal des bons Frères Très tôt, à l'école des Frères Maristes qu'il a fréquenté dans Rosemont, il a acquis le sens de l'idéal dispense a l'époque par les religieux enseignants.Il n'a jamais perdu cet idéal profonde ment enraciné chez lui et qui le fait passer parfois pour un rêveur mais qui a conféré a Mont réal la renommée la plus fulgurante parmi les grandes villes du monde.De sa mere, enfin, une personne qu'il a idolâtrée, il a hérité don sens profondement rellgi eux.ii ne manquerait pour rien au monde la messe du dimanche dans sa paroisse de Notre-Dame-du Foyer et il continue de s'ins plrer de la force du Seigneur pour administrer «sa ¦ ville.Homme d'action Dès le lendemain de son arrivée à l'hôtel de ville, en 1954.les éditorialistes du temps avaient noté que le style du maire allait changer.Nous n'étions plus en présence du maire dandy dont le rôle principal consiste a courir les funérailles, les mariages et les jubiles d'or ou d'argent, un entertainer exquis comme d'autres l'avaient etc avant lui.Au contraire.Drapeau s'affirmait comme un maire qui travaille.Il est encore, de nos jours, le premier arrivé à l'hôtel de ville, des 5 h 30 du matin, et l'immeuble est depuis longtemps desert quand il referme la porte de son bureau, le soir.Comme Churchill, il a le don de récupérer rapidement.Quelques minutes d'assoupissement sur sa chaise lui suffisent et le revoilà qui obéit à un ressort magique.1 a Révolution tranquille a passe, l'éruption du FLQ et la c rise d'octobre appartiennent au passe, l'exode des sièges sociaux est consommé et le chômage sévit, mais Drapeau, sur son socle, n'a pas dévié d'une seule ligne du programme qu'il s'était tracé.Sa volonté de changement profond s'est rapidement tournée contre lui « Abattre le régime et changer le système », proposait il en sous titre a la première partie de son livre: .Jean Drapeau VOUS parle.C'était en 1958, quand i! songeait a la poli-t tique provinciale.MARIAN* FAVREAU I Heélu à la mairie l'année sui vante, après une éclipse de trois ans.il gouvernera Montréal -ans beaucoup d'opposition jusqu'à la fin des années soixante.Jusqu'au moment où d'autres reprendront cette idee de changement radical et voudront lap pliquer à l'administration mun-cipale Son premier mandat comme maire (1954-57) fut pénible: moins d'un tiers des conseiller* de son parti sont eius et si l'opposition n'est pa* monolith! que.elle a des appuis à l'Union nationale Drapeau sut renver ser cetfV situation en 19T.0 quand swn nouveau Parti Civique reio -s-^- porta une éclatante victoire contre MS anciens alliés de la Ligue d'Action civique.Dix ans plus tard, un parti d'opposition se met sur pied: le Front d'action politique, te FRAI'.Mais dans la foulée des «événements d'octobre», il sera complètement discrédite.Jean Marchand n'a-t-il pas assuré qu'il s'agit d'une couverture (a front) pour le FLQ?Le maire est réélu avec 92 p.cent des suffrages et son parti balaie tous les sièges au conseil.Une victoire sans équivoque, comme le maire les aimeî Aux élections suivantes.Drapeau et son équipe font face à une opposition plus structurée et mieux organisée: le Rassemblement des citoyens de Montréal.Le RCM recrute alors ses membres dans les syndicats, les comités de citoyens, les quartiers populaires et au Parti québécois Son candidat a la mai rie.le prêtre ouvrier Jacques Couture, obtient 40 p cent des jîfrages.M.Drapeau est réélu avec 55 p.cent des voix, mais l'alerte a été donnée.Il y a plus, is conseillers du RCM entrent à l'hôtel de \\ille.C'est la premiere fois qu'un parti d'opposition organise pénètre ainsi, en nombre, dans le fief municipal de Jean Drapeau et de son discret Parti civique.Mais voila que l'opposition se divise et s'affaiblit: deux anciens membres du RCM lancent le Groupe d'action municipale (GAM).Aux élections de 1978, alors que tombe encore la \u2022 poussière»» des Olympiques, le candidat du RCM, Guy Duquette, n'obtient que 12 p.cent des voix, et Celui du GAM (Je député fédérai Serge Joyal).25 p.cent.Le maire Drapeau en obtient 60,9 p.cent et fait élire 52 des 54 conseiller- Quatre ans plus tard, une fois mis au jour le dossier noir des Olympiques, grâce à l'enquête Malouf.1 Opposition a un peu plus de chance.Quinze conseil- lers du RCM et trois du GAM se taillent une place au conseil.Les candidats à la mairie entament sérieusement ia majorité du maire qui ne recueille que 48 p.cent des voix Le candidat du RCM, Jean Doré, en prend 35 p.cent et celui du GAM, Henri Paul Vignola, 15 p.cent.A la faveur d'une élection partielle, le chef du RCM, Jean Doré, entrait à son tour à l'hôtel de ville, cette année.C'est la premiere fois que siege au conseil municipal un véritable «chef de l'opposition».Depuis sa fondation, il y a 10 ans.le RCM s'oppose au style d'administration de Jean Drapeau.Il a constamment revendiqué que l'Administration informe et consulte les citoyens sur ses projets et politiques Aussi, le RCM considere-t-il comme une victoire la revision du projet Cadillac Fairview à la faveur dune consultation publi que, refusée par la Ville mais organisée par les promoteurs «Simple comme l'oeuf de Colomb», semble dire ici Jean Drapeau, un virtuose de la communication.C'est comme «le coup de la baignoire qui ne desemplit pas».Tout le monde a compris la métaphore par laquelle il expliquait l'autofinancement des Jeux olympiques.Archives la presse De la discorde est né le Parti civique Au commencement était la Ligue d'Action civique.Tne puissante lame de fond, née dans les zones du puritanisme, l'avait portée au pouvoir en 1954.PENIS MASSE_ t'n éditorialiste du temps avait résumé en ces mots la coalition qui avait réuni dans un même élan une poignée d'hoir mes résolus d'en finir avec le vice érigé en système fil Ment réal: « Pierre Des Marais, père, a été la pierre d'ang'e de la Li gue d'Action civique, l'ouvrier de la première heure, l'homme qui Ta bâtie de ses mains; Fax Plante a fourni une documentation inappréciable et un désintéressement qu'on ne saurait trop louer.Jean Drapeau a apporté son habileté juridique et son opiniâtreté.Mais Des Marais fut celui qui organisa tout et qui fi nança tout.» a peine née, la nouvelle Ligue s'était montrée un redoutable adversaire pour les habitués du pouvoir.Il fallait l'abattre.Ce qui fut fait aux élections de 1957, alors que la Ligue sollicitait un second mandai a Québec, Duplessis s'était pris d'inimitié pour Drapeau et s'était juré d'avoir sa tête.On peut dire que l'homme fort de Montréal le lui rendait bien.Aux elections de 1957, l'Union natio nale se déchaîna contre Drapeau ; la caisse du parti mit jus qu'à un quart de millions de dollars pour se débarrasser de Pex-procureur public de l'enquête Caron, même si le candidat à la mairie, l'honorable Sarto Fournier, était un libéral reconnu.L'opération réussit et Drapeau dut purger sa peine hors de l'hôtel de Mlle durant trois an*.Puis, a la veille des élections de i960, le cabinet Lesagë ayant remplacé l'Union nationale, moribonde, à Québec] et le pouvoir semblant a portée de la main pour la Ligue, l'imprévisible se produisit.L'association apparemment indissoluble de Drapeau et de Des Marais, se brisa.Personne ne sut jamais expliquer les véritables motifs de la scission; Drapeau entraîna a sa suite seize conseillers qu'on appela les «drapistes» et de la discorde entre les deux chefs naquit, treize jours plus tard, le Parti civique.Rupture inévitable La brouille des deux D, corn me l'appela l'éditorialiste de la PRESSE, semble avoir eu pour fondement un profond conflit de personnalités à la tête de la LAC.Les deux chefs exerçaient une même autorite, mais de façon très différente, les affronte ments étaient fréquents; la rupture était inévitable.En realite, ce premier secro chage dans la carrière politique de Jean Drapeau ne peut être interprété comme la premiere manifestation d'une opposition à ses idées.C'est Drapeau lui-même qui se sépara de la Ligue, préférant fonder un parti tel qu'il l'entendait Ce parti a survécu depuis près d'un quart de siècle II n'a pourtant ni racines ni structure.Le maire de Montréal et chef du Parti civique se plait à dire que « le parti, c'est l'ensemble des citoyens qui pensent comme nous, qui votent pour nous C'est le seul parti politique où nul n'a be soin de militer. FIÈRE ET FRILEUSE, CRITIQUÉE ET LOUANGÉE, ENTRE LES RÊVES ET LA RÉALITÉ Une grande ville à l'image de son maire Montreal la fiére, assise sur son De comme sur un trône.Montra] aux cent clochers désormais blottis à l'ombre des graids buildings.Montréal la frileuse, emmitouflée dans de loupes avenues souterraines.Critiquée et louangée tour à tour, quitter pois retrouvée tant de Dis.Montréal, t'ne ville à MARIANE FAVREAU l'imagb d'un homme qui 1 «\u2022 porta à bout de bras comme une en tant, elmme un réve, comme un espoir.Jean Drapeau a imprimé sa marque à « sa ¦ ville.Et ce, même si l'entreprise privée et ses promoteurs ont toujours trouvé .Montreal un terrain fertile pou* leurs grandes manoeuvres, Entre le plan Do/ois et l'Opération 20100 logements, entre les «p'tits cMârs* et le métro, il y a plus qu'une évolution technique, c'est un Véritable changement de mentalité que le Montréalais ont vécu.L'ouverture en 1966 du «plus beau metre du monde», alliant la technique française et le savoir faire d'ici, inaugurait un cycle euphorique pour la ville.Déjà, la Place Ville Marie se dressait courue un phare au-dessus de l'ancienne cour du CN, face au récent hotel Reine Eli/a betli qui surmontait la Gare centrale.En nftéme temps que la ville s'élançait en gratte ciel, elle plongeait aussi ses racines sous terre, ses rues et places de venant l'ui des plus grands fiscaux de V e souterraine au mon de.Puis il i eut l'Exposition universelle.Le fleuve revu et corri- La plus réans une lettre qu'il vient de ¦ faire parvenii aux membres du Parti québécois, le conseiller au programme de cette formation politique, .Iules Pascal Venne invite les militants à accepter « un compromis historique ¦ ai le nouveau goin ei neraent conservateur de Hrhwi Mulrone} JACQUES BOUCHARD Plus question donc dans un premier temps de faire un autre dé bat sur rindépendn) \u2022 \u2022 ou la sou veraineté du Québec lors de la prochaine élection Cette prise de position, dont le texte intégral est publié en pane a 7.rejoint essen Utilement les propos tenus par le premier ministre René LéVesque lors du dernier Conseil national et dans son diseoui s Inaugural.C'est après avoir constaté depuis l'échec référendaire de mal de 1980, que le progrès du pays réel ne s'est pas exprimé en 1er me constitutionnel, que m Venne en vient à formuler une nouvelle position que Ton peut qualifier de « fédéraliste *.Ce décalage dans le temps est du en grande partie, selon le con- iller au programme du PQ.à la façon dont le débat sur la question nationale» a été présenté: ¦ La polarisation entre le projet du statu quo constitutionnel et celui de la souveraineté ne correspond pas à l'évolution présente du Quebec ».( le » onstat d'échec de la part de ce membre influent de l'exécutif national créera sans doute beau < oup de remous chez les militants et les Irréductibles de la cause indépendantiste ils seront appelés à dise uter de cette question en janvier prochain lors « d'un autre » Conseil national.« Ce que nous devons retenir de l'analyse de la situation politique des années HO.c'est que notre 50 cieté est prête à une nouvelle entente avec le Canada non pas sur la base de la souveraineté dans son absolu mais sur la base d'un consensus québécois plus large-.Selon ce stratège du PQ, ce consensus inclurait la reconnai sance des principes suivants «que le Québec forme une so ci été distincte Si une communauté nationale Cela devrait se traduire au niveau de la formule d'amendement par le droit à rautodétermination et par l'élargissement du droit du retrait avec pleine « ompensation fi nancière et au terme d'un partage des pouvoirs par la rec opération de ce qui forme la trame essentielle d'une société, à savoir l'ensemble des politiques sociales ».F.n fait, le PO proposera à ses homologues fédéraux une sorte de statut particulier pour le Que bec à l'intérieur d'un Canada fort et uni.Le document signé par Jules Pascal Venne explique: « C'est là bien sûr pour nous et pour d'autres un compromis histori- que.Depuis le rapatriement de 1982, la position du Québec s'est artificiellement affaiblie à cause de nos divisions internes Nous avons l'urgente responsabilité de faire en sorte» dans l'année et les mois qui viennent que le Québec* s'affirme clairement comme société distincte et comme commu nauté nationale.De même que le pays reel a progressé, le Québec politique doit lui aussi progrès ser.Pour ce faire, nous devons départisaniser le débat constitutionnel Nous devons rechercher ce qui fait consensus autour de la question nationale et présenter des objectifs et un projet sur ce 3ui rassemble les Québécois au-elà des partis et non pas sur ce qui les divise.».M.Venne poursuit: « Pour nous, souverainistes, ce sera une étape vers la souveraineté et pour certains de nos compatriotes ce sera l'aboutissement et le point final de la question nationa- le.Ce sera tout autant un pari qu'un comportement historique.Voilà le vrai beau risque.L'histoire, le progrès et l'avenir dé partagera les deux conceptions du compromis ».Après cet enterrement de pre mière classe de l'article un du programme du PQ.M.Venne note du même souffle: « Apres la reconnaissance du Québec com rne nation avec ses attributs!, nous serons alors en mesure de reprendre le débat sur la souveraineté sans être constamment ramené à des questions de stratégie et de technic alité.Car il ne faudrait pas oublier que la stratégie référendaire a eu comme effet, à cause justement de SOD aspect brutal de cassure, de con centrer le débat sur les moyens at non sur la finalité ».RÉDUCTEURS DE VITESSE dans la gamma la plus complète 1326 ou#*t, ru© Notr©-Dam© 3898, ru© Hocheloga 6879 \u2022*?, ru# Jarry 1908, boul des Laurentide* 805, boul.Soïnt©-Foy 937-7423 254-6038 326-0471 668-5330 679-2550 < Clients de 65 ans et plus Rabais de 10% sur presque toute notre marchandise en stock.Aujourd'hui mercredi 24 octobre et jeudi 25 octobre Voilà une offre des plus intéressantes! 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