La presse, 26 mars 1982, Cahier A
[" ! LE CANADIEN PERD UN EXCELLENT MATCH LES ISLANDERS LES PLUS FORTS pages 2 et 3 GRETZKY FRANCHIT LE CAP DES POINTS page 4 _1 CONTAMINÉES PAR UN PESTICIDE LES ANGUILLES DU FLEUVE FRAPPÉES INTERDIT EN ALLEMAGNE L'interdit dont le gouvernement ouest-allemand frappe la vente des anguilles canadiennes, contaminées par un pesticide, ne manquera pas d'occasionner un manque à gagner sérieux pour les 200 pêcheurs d'anguilles du Saint-Laurent et du lac Ontario, en plus de remettre en cause le rôle du système fédéral d'inspection.page A 3 Photothèque LA PRESSE 25 cents \\ HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 35' MONTRÉAL, VENDREDI 26 MARS 1982, 98e ANNÉE, NO 72, 68 PAGES, 4 CAHIERS vous eoavez.pourvotr©1 argeht.et plus w Photothèque LA PRESSE La rupture du dernier lien colonial entre la Grande-Bretagne et le Canada est survenue hier, lorsque le Parlement britannique a adopté le projet constitutionnel canadien.Si la nouvelle a suscité un soupir de soulagement à Ottawa, les Québécois, en revanche, vont être invités par leurs dirigeants à manifester massivement leur opposition à l'accord constitutionnel.page A 5 GÉLINAS PRÊT À REPARTIR DÈS SEPTEMBRE page C 1 photo Real St-Jean.LA PRESSE photo Jean Goupil, LA PRESSE L'industrie \u2022¦¦.«.y \u2022 \u2022- \u2022' au Quebec Il y a neuf ans, Richard Germain était employé de bureau à la police de la CUM; aujourd'hui, à 33 ans, il se décrit avec fierté comme le «roi» des sex shops du Québec.Dans ce dernier article de sa série sur l'industrie du sexe au Québec, François Berger relate la façon dont Richard Germain a bâti son «empire».page A 8 7~ L'ECONOMIE LE TAUX PRÉFÉRENTIEL PASSE À 17% page B 1 CISJORDANIE: NOUVELLE FLAMBÉE DE VIOLENCE page B 6 SALVADOR: LES GUÉRILLEROS ATTAQUENT LE CONSEIL CENTRAL page B 7 LE NICARAGUA ET CUBA PRÊTS À NÉGOCIER AVEC LES USA page B 6 Veut OMS ia vote; Annonces classées: C 4 à C 10 Arts et spectacles: A 12 à A 17 Décès, naissances, etc.: C 11 Economie: B 1 à B 5 Etes-vous observateur?: C 6 FEUILLETON: C 5 Horoscope: C 7 Jardinage: C 10 Le monde: B 6 Météo: A 2 Mots croisés: C 8 Mot mystère: C 8 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: B 8 Télé-câble: A 13 Télévision: A 16 \u2014 Horaires: B 8 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 TABLOÏD SPORTS > Bandes dessinées: 18 Mots croisés: 18 < EDFTO CONFLIT LACHINOIS, PROBLÈME QUÉBÉCOIS PAR JEAN-GUY DUBUC _page A 6y Les certificats de DEPOT GARANTI du Trust Général le modejd^pargne d\\in Intérêt s \u2022 Taux d'intérêt élevé \u2022 Sécurité du capital et des intérêts \u2022 Aucun coût \u2022 Taux d'Intérêt garanti \u2022 Souplesse dans le paiement des intérêts 1 Conseillers financiers à votre ffetK service Intérêts versés annuellement.Période de 2 ans Dépôt minimum 500*.D'autres certificats à des taux différents sont offerts pour des périodes allant de 30 jours à 5 ans.y Taux sujets a confirmation.^^^^^ TRUST GENERAL Montread/Unlverttty: 1100.University.87!-7200 ntréai/PIccc VHle-Marie: Galerie des Boutiques, 861 -8383 Outremont: I.Vincent rflndy.739-3265 Vou» pouvez obtenir notre depttant c* notre carte d« Urua done nos succursale* de courtage ImmobiBec rrwtltutfon Inscrite à le règle de rassurance-dépots du Québec Membres de b Société dassurance-depôts du Canada.} I f A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 26 MARS 1982 SI LE CONTRAT RESTE EN VIGUEUR JUSQU'A ECHEANCE Les TUA prêts à ouvrir les négociations avec Ford Les Travailleurs unis de l'automobile au Canada sont prêts à ouvrir les négociations avec la compagnie Ford du Canada plus tôt que prévu mais à la condition que la convention collective actuelle ne soit aucunement modifiée avant la fin du contrat en septembre prochain.LISA BINSSE Robert White, le directeur canadien des TUA et vice-président international, a expliqué hier lors d'une conversation téléphonique que la compagnie Ford était le premier fabricant d'automobile au Canada à demander des négociations anticipées mais elle n'a toujours pas réagi à la condition exigée par les TUA.Le syndicat est tout à fait disposé à ouvrir les négociations en juin, au lieu de les débuter à la mi-juillet comme ce serait normalement le cas, mais en autant que Ford accepte que le contrat actuel reste en vigueur.D'ici juin, le syndicat a demandé un échange d'information technique portant sur les coûts de main-d'oeuvre, la productivité et toute la question d'approvisionnement.Les TUA ont choisi juin parce que le syndicat a besoin de temps pour préparer ces négociations et surtout que la conférence des négociations du front commun de l'industrie de l'auto- mobile canadienne se tient en mai à Toronto où l'un des sujets à l'ordre du jour sera toute la question des concessions que les trois grands de l'automobile pourraient réclamer au Canada.Rappelons que les travailleurs américains de Ford et Chrysler ont déjà accepté d'ouvrir leurs conventions collectives et de faire certaines concessions pour conserver leurs emplois, menacés de plus en plus à cause du marasme que connaît cette industrie.Au Canada, la position des TUA est très claire: pas d'ouverture de convention collective avant l'échéance de celle en vigueur.De plus, toute entente devra tenir compte des problèmes de l'industrie au Canada et des conditions des travailleurs canadiens.Par ailleurs, dans un télégramme au premier ministre Pierre Trudeau, M.White réclame du gouvernement canadien qu'il agisse unilatéralement pour limiter l'entrée des véhicules japonais au Canada à compter du 1er avril à moins que le Japon n'accepte les restrictions proposées récemment par Edward Lumley, ministre d'Etat pour le commerce international.Rappelons que M.Lumley déclarait récemment à la suite des pourparlers avec les Japonais à Tokyo que les propositions canadiennes de restrictions avaient été accueillies avec une certaine froideur.AUTOS ASSEMBLEES ET VENDUES AU QUÉBEC Le syndicat réclame l'abolition de la taxe de vente QUEBEC (PC) \u2014 Le directeur québécois des Travailleurs unis de l'automobile.M.Claude Ducharme, a lancé hier un appel pressant au gouvernement du Québec de mettre tout en oeuvre pour conserver et encourager l'industrie de l'automobile et sauver ainsi les emplois sérieusement menacés.Dans une rencontre avec la presse, il a expliqué que son groupe allait proposer au gouvernement Lévesque d'abolir la taxe de vente pour une période de temps sur toutes les voitures assemblées à General Motors et vendues au Québec.Très inquiets de la situation précaire qui prévaut à l'usine d'assemblage de General Motors à Sainte-Thérèse, les TUA estiment qu'il est urgent que les gouvernements d'Ottawa et du Québec adoptent des mesures immédiatement afin de relancer l'industrie au Québec.M.Ducharme et ses collègues des TUA devaient d'ailleurs rencontrer hier le premier ministre Lévesque et les ministres Bernard Landry et Rodrigue Biron afin de les sensibiliser au problème et les pousser à agir.Deux évadées de la Maison Tanguay Deux détenues de la Maison Tanguay, Ginette Bourassa âgée de 23 ans et Maryse Thé-riault âgée de 28 ans, se sont évadées mercredi soir en sautant le mur de la prison pour femmes.Ginette Bourassa mesure 1,58 mètre, pesé 52 kilos, a les yeux pers et les cheveux bruns.Elle était accuser de vol a main armée.Maryse Thériault mesure 1.67 mètre, pesé 68 kilos, a les yeux bruns et les cheveux noirs.Elle était détenue sur mandat du coroner.Les policiers de la Sûreté du Québec recherchent également une dénommée Johanne Marso-lais, âgée de 24 ans qui est en liberté illégale de la même institution.Elle mesure 1,58 mètre, pèse 55 kilos, a les yeux pers et les cheveux bruns.Marsolais purgeait une peine de quatre ans de prison pour vol avec violence et complot.Toute personne pouvant fournir des renseignements sur les allées et venues de ces trois dames, est priée de communiquer avec la SQ à 395-4155 ou à 395-1120.MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: -2 Max.: 3 NUAGEUX AVEC NEIGE SE CHANGEANT POSSIBLEMENT EN PlUIE DEMAIN : PEU DE CHANGEMENT La Quotidienne Tirage d'hier 5 8 4 Québec\t\t\t \tMin\tMoi\tAufovrd'hvi Abitibi\t10\t-5\tNuogeui, netge Outoouois\t0\t3\tNv/igeyi, neige lourentides\t-4\t0\tNuogeui, neige Cantons de l'Est\t0\t3\tNuogeui, neige Mowrkie\t-4\t0\tNuogeui, ne»ge Québec\t-2\t3\tNwogeuJt, neige Loc-Soint-Jean\t-5\t-3\tEnnuogement, ne»ge Rimouifci\t-2\t3\tNeige Gaspésie\t-2\t3\tEnnuogement, neige Boie-Comeau\t-4\t2\tEnnuogement, neige Sept-lles\t-4\t2\tEnnuogement, neige Canada ÈÊâm\t\tMit*\t Victoria\t4\trr\\a ¦ 13\t Edmonton\t-13\t\\\t Recjino\t-16\t-2\t Winnipeg\t-13\t-3\t Toronto\t0\t2\t Frederkton\t-5\t6\t Holifa»\t-2\t3\t ChorloHetown\t-3\t3\t Saint-Jean\t-6\t3\t États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York 3 0 2 23 3 Mai 13 12 12 31 8 Nlle-Orléans Pittsburgh San Francisco Washington Min.18 2 7 5 Moi.24 17 15 17 Les capitales \tMin.\tMoi\t\tMin\tMo* Amsterdam\t1\t12\tMadrid\t3\t13 Athènes\t3\t9\tMoscou\t-4\t4 Acopulco\t20\t30\tMexico\t13\t29 Berlin\t0\t11\tOslo\t1\t4 Bruxelles\t1\t12\tParis\t8\t13 Buenos Aires\t22\t30\tRome\t4\t16 Copenhague\t4\t9\tSéoul\t0\t6 Genève\t3\t8\tStockholm\t1\t5 Hong Kong\t17\t18\tTokyo\t5\t11 Le Coire\t14\t20\tTrinidad\t25\t32 Lisbonne\t13\t21\tVienne\t2\tft Londres\t6\t15\t\t\t ANJOU ET MONTREAL-EST A L'ÉCOUTE DE TOUTES PROPOSITIONS Seuls les citoyens peuvent maintenant stopper la fusion Face à l'éventualité de plus en plus probable de l'annexion pure et simple de Pointe-aux-Trembles à Montréal, les villes d'Anjou et de Montréal-Est viennent de faire savoir au maire Maurice Vanier qu'elles sont disposées à étudier favorablement toutes les propositions susceptibles de régler les problèmes financiers des Pointeliers, dans le but d'éviter par tous les moyens la fusion à la métropole.FLOR1AN BERNARD_ Le maire d'Anjou, M.Jean Corbeil a déclaré à LA PRESSE que ces propositions n'écartent aucune mesure, y compris la mise en commun de services intermunicipaux, le prêt de services, l'inté- gration de services et même, s'il le faut, en dernier ressort, la fusion pure et simple des trois villes en une seule entité municipale.Cette proposition arrive toutefois à un moment critique.En effet, hier soir, à la majorité (quatre contre trois), les membres du conseil municipal de Poin-te-aux-Trembles ont adopté le règlement de fusion à Montréal.Ce règlement sera maintenant soumis au registre des électeurs.S'il y a moins de 500 citoyens qui s'opposent, le règlement sera automatiquement adopté et la fusion suivra ipso-facto.S'il y a plus de 500 opposants, le conseil devra alors tenir un référendum au cours duquel tous les citoyens seront appelés à se prononcer.Quoi- qu'il en soit, avec l'adoption en première instance du règlement de fusion, hier soir, le processus est irrévocablement engagé.Seuls les citoyens pourraient maintenant stopper la fusion.C'est pourquoi, au cours des prochaines semaines, les villes d'Anjou et de Montréal-Est entreprendront une vaste campagne auprès des dirigeants municipaux de Pointe-aux-Trembles afin de les amener à envisager une autre solution que celle de la fusion à la métropole.Fusion désastreuse Le maire Jean Corbeil a déclaré hier que la fusion à Montréal serait désastreuse, autant pour les Pointeliers que pour les banlieusards en général.Il a dit qu'une fois Pointe-aux-Trembles annexée à son territoire, l'administration Drapeau-Lamarre multipliera les démarches dans le but de mettre la main sur les autres municipalités de l'est de l'île de Montréal, surtout Montréal-Est qui restera sans défense, étant devenue une enclave dans le territoire montréalais.«Nous sommes prêts à étudier toutes les propositions de Pointe-aux-Trembles \u2014 a conclu le maire Corbeil \u2014 afin d'empêcher cette fusion à Montréal».Les efforts d'Anjou et de Montréal-Est recevront l'appui des trois partis politiques de Pointeaux-Trembles qui s'opposent à la fusion avec Montréal, de même que l'appui des trois conseillers dissidents de l'équipe Vanier qui ont voté, hier, contre le règlement d'annexion.Nouveau contrat de travail entre LA PRESSE et ses journalistes Le journal LA PRESSE a signé hier soir une convention collective avec ses journalistes, membres du Syndicat des travailleurs de l'information.Ce nouveau contrat de trois ans, rétroactif au 1er mai 1981, viendra à échéance le 30 avril 1984.MADELEINE BERTHAULT De nouvelles clauses touchant la sécurité et la santé au travail font maintenant partie de la convention à la suite de l'installation commencée en mai 1981, du système de VDT (écrans cathodiques) à la salle de rédaction.Par exemple, chaque année, les employés devront passer un examen de la vue aux frais de LA PRESSE.Toujours au chapitre des clauses normatives on peut souligner que les congés de maternité ont été sensiblement améliorés, passant de 16 à 20 semaines, pour lesquelles l'employée reçoit à son retour 40 p.cent de son salaire à condition qu'elle demeure à l'emploi de LA PRESSE pendant six mois.Le congé de maternité peut être prolongé par un congé sans solde de six mois.De plus, un journaliste ayant au moins cinq ans d'ancienneté peut prendre un congé sans solde pour ressource-ment d'au plus six mois.Quant aux augmentations consenties aux journalistes, elles représentent 41,6 p.cent de la masse salariale, réparties sur les trois ans que dure le contrat.À ce sujet, le président du STIP, Marc Doré, a souligné que le syn- dicat «a assoupli ses positions sur les taux du temps supplémentaire et que les membres ont accepté de se serrer la ceinture pour la durée de la convention en n'insistant pas pour obtenir les ces concessions ont été faites dans mêmes salaires que la plupart des le but «d'alléger le fardeau finan- journalistes des autres quoti- cier de LA PRESSE et de lui per- diens».mettre de passer au travers d'une Et Marc Doré d'expliquer que situation économique difficile».Les journalistes ont signé hier une nouvelle convention collective avec LA PRESSE.Dans Tordre habituel, on reconnaît: Maurice Jannard, secrétaire du Syndicat des travailleurs de l'information; Marc Doré, président du STIP; André Souchon, directeur du personnel et des relations de travail à LA PRESSE, ainsi que Gilles Cardin, son adjoint.photo Yves Beauchamp, LA PRESSE LE GESTE DU MAIRE DESCARY QUALIFIÉ DE COURAGEUX Les maires d'accord avec le principe de la non-permanence des fonctionnaires Même s'ils ne sont pas prêts à aller aussi loin que le maire Guy Descary de Lachine en décrétant demain matin que leurs villes n'embaucheront plus de permanents, la grande majorité des maires interrogés par LA PRESSE, hier, sont favorables au principe d'abolir les «tablettes» dans la fonction publique municipale et de réduire les coûts des services municipaux.Les maires trouvent également que le maire Descary a posé un geste courageux, voire même «révolutionnaire», et qu'il devra s'attendre à une lutte très serrée de la part des syndicats, non seulement celui des cols bleus de Lachine, mais aussi de îa par des grandes syndicales.FLOR1AN BERNARD Un porte-parole officiel de l'Union des municipalités du Québec a déclaré que le geste de Lachine s'inscrit dans un contexte général d'économie difficile et qu'il reflète sûrement la pensée de plusieurs contribuables surtaxés.Sans porter un jugement sur le cas particulier de Lachine, l'UMQ estime que les administrations municipales devront trouver des moyens d'assurer une gestion plus saine des finances publiques.Le maire Yves Ryan de Montréal-Nord est le seul qui a émis un commentaire un peu différent de celui de ses collègues.Même s'il reconnaît qu'il est immoral de voir 3 hommes à rien faire autour d'un camion, il soutient qu'il est également immoral de ne pas assurer la permanente d'emploi à un fonctionnaire.Cependant, M.Ryan est d'accord avec le principe d'établir un plafond variable de fonctionnaires dans les conventions collectives.Il soutient en outre que ce plafond doit être renégocié à chaque renouvellement de convention collective.Il faut aussi selon M.Ryan trouver le moyen d'accroître la productivité des fonctionnaires municipaux.Permanence à renégocier Le maire Sarto Desnoyers de Dorval a déjà réduit de 121 à 104 le nombre des cols bleus de sa ville, ce qui lui a valu 4 mois de grève.Il est donc d'accord avec le principe mis de l'avant par le maire Descary, quoiqu'il trouve un peu radicaux les moyens utilisés pour le mettre en vigueur.M.Desnoyers soutient que la permanence des emplois municipaux doit être renégociée périodiquement, au même titre que les autres clauses d'une convention collective.Pour le maire Jean Corbeil d'Anjou \u2014 qui est également président de la Conférence des maires de banlieue \u2014 le moyen utilisé par Lachine pour réduire le nombre de ses fonctionnaires est quelque peu révolutionnaire, mais il part d'un bon principe avec lequel les contribuables sont d'accord.Tout le monde cherche les moyens de résoudre la crise économique qui frappe le Québec \u2014 a dit M.Corbeil \u2014 et celui de Lachine n'est pas plus odieux que celui de Québec qui entend exercer des coupures dans la fonction publique.M.Corbeil a aussi rappelé que le service de police de la CUM a lui-même donné le ton, il y a quelques mois, en réduisant de 100 personnes ses effectifs.Le président de la CUM et maire d'Outremont, M.Pierre DesMarais II a qualifié de «nouveau» le principe mis de l'avant par Lachine.«Je n'ai pas à le commenter, car c'est une affaire locale et ça regarde l'administration de Lachine» a dit M.DesMarais.Il a toutefois ajouté qu'en matière de relations de travail, tout est négociable, y compris la permanence d'emploi.A Drummondville, le gérant de la ville, M.Claude Boucher a déclaré que la clause de non-permanence existe déjà dans un certain nombre de conventions collectives.Cette ville a récemment effectué 13 congédiements parce qu'il n'y avait plus de neige à enlever.M.Boucher est donc très favorable au principe que défend l'administration municipale de Lachine.A Québec, le maire Jean Pelletier attendra d'avoir étudié attentivement le dossier de Lachine avant d'émettre un commentaire officiel.M.Pelletier est vice-président de l'Union des municipalités du Québec.Même attitude de la part du maire Claude Lefeb-vre de Laval qui a l'intention de suivre cette affaire de près et d'en analyser les conclusions.Entretemps, à Lachine, selon le scénario prévu, c'est le lockout depuis hier matin.En conférence de presse le président du syndicat, M.Robert Brunet a déclaré que lui-même et ses collègues sont prêts à mener une lutte très dure afin d'obliger la ville à respecter intégralement chacune des clauses de la convention collective, y compris celle de la permanence d'emploi.Seulement 54 cols bleus sur 134 ont assisté à l'assemblée générale convoquée par le syndicat pour «étudier» l'ultimatum de la ville.De ces 54 participants, 86% ont décidé de rejeter l'ultimatum.Les autres étaient prêts à retourner au travail aux conditions de la ville.Deux femmes périssent dans un incendie n Deux femmes âgées dans la trentaine, ont perdu la vie hier ™ après-midi au cours d'un incendie qui a complètement ravagé leur maison de Randboro, un petit village situé à quelque 35 kilomètres au sud de Sherbrooke en Estrie.Selon les policiers de la Sûreté du Québec à Sherbrooke, au moment où les secours sont arrivés sur les lieux du sinistre, une femme gisait inanimée dans la neige.Elle a été transportée à l'hôpital où elle est décédée peu de temps après son admission.Hier en fin d'après-midi, les policiers de la SQ ont fouillé les décombres afin de retrouver le cadavre de la deuxième personne, mais ont dû interrompre les recherches à cause de la tombée de la nuit.Celles-ci doivent reprendre ce matin.L'identité des personnes n'est pas connue pour le moment.Selon les policiers, les deux dames qui vivaient ensemble venaient à peine d'aménager dans la maison et personne.du village ne les connaissait.1 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 26 MARS 1982 SYSTÈME D'INSPECTION FÉDÉRAL MIS EN CAUSE la presse \u2022 A 3 Les anguilles du fleuve interdites en Allemagne Le gouvernement ouest-allemand a interdit la vente des anguilles canadiennes provenant du Saint-Laurent et du lac Ontario sur l'ensemble de son territoire à la suite de tests démontrant que ces poissons, considérés comme mets de luxe en Allemagne, contenaient des taux excessivement élevés d'un pesticide connu sous le nom commercial de Mirex et soupçonné d'être cancérigène.Ce poisson avait reçu le sceau d'approbation du gouvernement fédéral.PIERRE OINGRAS_ Cet interdit décrété à la mi-février sera responsable d'un important manque à gagner chez les 200 pêcheurs d'anguilles du Qué-.bec et ceux du lac Ontario en plus de remettre en cause, le rôle du système fédéral d'inspection dans ce domaine.À l'heure actuelle, de 400,000 à 500,000 livres d'anguilles gelées, représentant une valeur d'environ $1 million, seraient confisquées dans le port de Hambourg, la porte d'entrée de ce produit en Allemagne.De plus, certains ache-.teurs allemands réclameraient ; plusieurs centaines de milliers de ; dollars aux exportateurs canadiens pour des anguilles vendues mais considérées comme non co- ! mestibles.Jusqu'ici, l'Allemagne, qui importe environ 700 tonnes d'anguilles canadiennes, n'avait jamais exigé que l'inspection tienne compte de la présence de Mirex dans la chair de ce poisson.Au début de février, la secrétaire à la Santé de l'État de Hambourg, Mme Helga Elstnir, décrétait l'examen obligatoire de tous les stocks d'anguilles gelées provenant d'Amérique du Nord.Des test préliminaires effectués sur* deux lots avaient démontré dans un cas une teneur en Mirex
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