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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1982-05-01, Collections de BAnQ.

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[" FALKLAND: WASHINGTON RANGE DU BRITANNIQUES Expliquant la décision des États-Unis de prendre parti pour la Grande-Bretagne dans la crise des Falkland, le président Reagan a déclaré que l'Argentine avait eu recours la première à l'agression armée dans cette dispute, et que Washington ne pouvait accorder son appui à une telle manoeuvre.page B 1 YOKO TSUNO: LELOUP À L'ENCONTRE DU PÉRIL JAUNE Roger Leloup et une Yoko Tsuno québécoise page C 1 ^Montréal Trust /./ ; >:.'.: w.tiUÙi *k*nt bt#i muai \"| $ MONTRÉAL, SAMEDI 1er mai 1982, 98e ANNÉE, no 101,204 PAGES, 11 CAHIERS SHELL ET GULF SE RETIRENT Le ministre Marc Lalonde page Ail CANDIDATURE A LA DIRECTION DU PLQ ROGER-D.LANDRY DÉMENT RUMEURS page A 6 photo Robert Mailloux, LA PRESSE \"WflWTi1 r \u2022 .-y - & à PLESSISVILLE \"K - PARLA RÉCESSION ¦ Frappé comme bien d'autres par la récession qui étouffe Plessisville, M.André Caouette, qui a perdu son emploi après 44 années de service, répare, pour survivre, wmm des bâtons de golf.page E 1 LA FERMETURE DE LAURA SECORD SOMMAIRE j Annonces classées: D 2 à D 21, Fl 1 à F 21 Arts et lettres: B 5, C 1 à C 24 \u2014 Cinéma: C 16 Bandes dessinées: Z 10 Bricolage: D 4 Carrières et professions: Z 1 à Z 9 Décès, naissances, etc.: F 24 Économie: A 11 à A 19 FEUILLETON: F 13 Jardinage: D 6 Le monde: B 1 à B 3, E 7 Loisirs et récréation: Y 15 Quoi faire en fin de semaine: C 20 Restaurants: C 25 à C 28 Sciences: Z 12 Sports: F 1 à F 9 Télévision: B 4 Télé-câble: E 5 Timbres: Z 11 Vacances-voyage: Y 1 à Y 16 Vivre aujourd'hui: E 1 à E 4 UN COMME MOURIR r8r-Cf 4U£ MS oui! Pius/'euQ-S, -Tout ve même/ page A 2 EDFFO L'IDÉOLOGIE DE LA CEQ PAR JEAN-GUY DUBUC MATCH photo UPI LE PLUS IMPORTANT DES NORDIQUES.MAIS BILLY SMITH SE DIT PRÊT page A 6 J^Pq9es F 1 et F 2 K chances de devenir ^^^^^ JULs^^ chaque mois plus jeu instantané jusqu'à 10 000$ ts de 100 000$ - .oterie qui t des millionnaires dimanche LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 1er MAI 1982 BRICOLAGE Louis Thivierge explique comment fabriquer des tiroirs pour les comptoirs de cuisine.page D 4 JARDINAGE Paul Pouliot démontre les avantages des annuelles à croissance rapide.page D 6 MUSIQUE L'OSM à New York: 2, billets vendus page C 6 LOISIRS Les Montréalais sont invités aux «Retrouvailles d'Arlequin», au centre Claude-Robillard.\u2014 Projets des étudiants en «Design-Environnement».SCIENCE Le Dr René Maier, biochimiste, poursuit présentement des recherches sur l'arthrose, une maladie fort répandue qui s'attaque aux articulations.page Z12 m photo P.-H.Talbot, LA PRESSE Dr René Maier PLEINS FEUX Pierre Vincent: Le premier ministre Mauroy a su toujours répondre clairement.Gilbert Lavoie: «On n'a pas le temps de s'arrêter pour réfléchir.» Marie-Josée Drouin: La récession s'accentue et on a conservé les habitudes de consommation des années 60.Louis-Bernard Robitaille: La guerre des «deux» cultures à Paris.Albert Juneau: Le mouvement pacifiste, un cri du coeur contre l'absurdité.Maurice Jannard: Dans la mainmise sur l'Arctique, les peuples du Nord s'intègrent mal à la vie industrielle.Marc Laurendeau: Le manifeste du PLQ définit des balises pour le leadership.pages A 7 à A 9 CHRONIQUES Yves Leclerc: Quelle façon de traiter du texte! page A 8 Lysiane Gagnon: Un coup bas aux syndicats.page A 9 VACANCES-VOYAGE Vous cherchez un endroit pour passer des vacances reposantes, loin des foules et dans un environnement où vous aurez vraiment l'impression de vous évader?Allez à l'Ile-du-prince-Edouard, écrit François Trépanier dans le cahier Vacance-voyage.Vous aimez la pêche, la mer et ses horizons lointains?Lisez son excursion de pêche avec son fils Nicholas.C'est peut-être ce qui vous convaincra de prendre cette destination cette année.pages Y 1, Y 2, Y 3 or Faire de la planche à voile à Tlle-du-Prince-Edouard?i .Pourquoi pasl Certaines avaient 40 ans de service.photo Robert Mailloux, LA PRESSE APRÈS 65 ANS DE FONCTIONNEMENT Fermeture de Laura Secord 95 employés congédiés La tête basse, le coeur lourd, trop brisées pour s'exprimer autrement que par le silence, elles sont sorties après avoir récupéré leurs effets personnels, leurs payes de séparation et.un «petit USA BINSSE_ souvenir» de l'employeur.Elles laissaient derrière elles 10 ans, 15 ans, 20 ans et jusqu'à 40 ans de leur vie.Après 65 ans de fonctionnement, c'était hier le départ définitif des 95 employés de l'usine de confiserie Laura Secord, en majorité des femmes, qui fermait ses portes à Montréal ainsi qu'elle l'avait an- noncé en janvier dernier.Rires nerveux, larmes retenues, elles sortaient seules ou en petits groupes, lentement, un peu égarées.Notre présence sur la rue Vi-ger les heurtait manifestement.Même si elles avaient été «psychologiquement» préparées, le coup est dur.Peu trouvent les mots pour exprimer ce qu'elles ressentent au fond.«Ça tremble en-dedans, après toutes ces années qu'on a laissées là.Certaines de mes compagnes pleurent à l'intérieur (où se dérouie une petite cérémonie de départ).Maintenant, je ne sais pas.La compagnie a fait ce qu'elle a pu, mais il n'y a pas de travail nul- le part.C'était une grande famille et pour nous c'est un peu comme mourir.».Malgré la formation d'un comité de reclassement, seulement une dizaine (selon le ministère du Travail) ont réussi à se trouver un autre emploi.D'ailleurs le mandat du comité a été prolongé afin d'aider ces gens à se placer et comme l'indiquait hier le vice-président de Laura Secord, Jean-Paul Poirier, «il y aura quelqu'un de disponible pour aider les employées dans le besoin».Une dizaine d'employés conservent leur emploi à l'usine qui deviendra un centre de distribution.Selon M.Poirier, «tout ce qui était possible a été fait» pour les employées.Les employées de cette institution qu'était devenue Laura Secord se sont rendues hier matin à l'usine pour la dernière fois.Une heure plus tard, elles repartaient leurs chèques en main: la paye de la semaine, le chèque de séparation (entre $325 et $425 par année de service), leurs bons d'épargne du Canada (soit en certificat ou en argent), leur dossier d'emplois, un ensemble de crayon et plume avec leurs initiales en guise de souvenir et.une petite provision du chocolat dont elles ont contribué à faire la renommée.Construction: entente dernière minute Une entente de principe est intervenue hier soir, à quelques minutes de l'expiration du décret dans l'industrue de la cons-truction,entre le cartel FTQ-cons-truction-Conseil provincial international et l'Association des entrepreneurs en construction du USA BINSSE_ Québec, entente qui accordera aux 90,000 travailleurs de cette industrie des hausses salariales de 10% (avec un minimum horaire de $1.25 la première année) et de 10% (avec un minimum horaire de $1 la deuxième année).Le gouvernement a décidé de prolonger sans modification le décret d'un mois afin de permettre aux parties de consulter leurs instances respectives.C'est grâce à l'intervention personnelle du ministre Pierre Ma-rois, de son adjoint parlementaire Robert Dean, au travail du médiateur Raymond Lebeuf et celui du Service de conciliation du ministère que cette entente a pu être réalisée.Rappelons que M.Lebeuf, nommé la semaine dernière par le ministère pour tenter de rapprocher les parties, avait présenté son rapport mardi dernier, rapport qui avait été refusé par l'Association patronale parce qu'elle considérait que les hausses salariales proposées étaient exagérées, surtout pour la deuxième année puisque le médiateur accordait une augmentation minimum horaire de SI.20.Le salaire horaire moyen dans l'industrie est de $14.En mars dernier, après quelques essais infructueux de négocier avec les différentes associations syndicales, l'Association patronale avait décidé de mettre un terme aux négociations et demander au ministre de prolonger le décret de deux ans.Les négociations dans la construction, qui devaient débuter en février, n'avaient jamais vraiment démarré puisque les associations syndicales n'arrivaient pas à s'entendre sur une coalition pour fins de négociation.Rappelons qu'aucune de ces associations n'a obtenu la majorité lors du dernier maraudage.Ce n'est qu'il y a deux semaines que la FTQ-construction et le Conseil provincial international se sont finalement entendus sur un cartel de négociation, écartant du même coup la CSN-construction, la CSD et le Syndicat de la Côte-Nord.Ce regroupement de circonstance représente 70% des travailleurs de l'industrie.Les autres associations syndicales, même si elles n'ont pas participé aux pourparlers de dernière heure, de- vront également soumettre cette entente de principe à leurs membres.La prolongation d'un* mois retarde d'autant le droit de grève et de lock out.RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE es» publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 ».Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert de 7h a 1 8h (samedi : Bh30 a 1 3h) RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grondes on nonces Annonce s closteet 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commonots 285-7111 du lundi ou vendredi 9h à 17k Pourchonoer 285-7205 du lundi ou vtndredi % a 16h30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 Notional, Tele-Presve 285-7306 Vacances, voyage; 285-7265 Ccrrieres it professions, nominations 285*7320 [M MÉTÉO- AUJOURD'HUI: Min.: 6 Max.: 20 Ensoleillé DEMAIN: Peu de changement LOTO 6/36 Les six numéros gagnants sont: 1 \u20143 \u2014 20 \u2014 28 \u2014 34 \u2014 36 complémentaire: 32 mise-tôt: 5 \u2014 9 \u2014 12 \u2014 34 MINI-LOTO Le billet numéro 780546 rapporte $50,000 PROVINCIAL Le numéro gagnant du grot lot de $500.000 est 6914108 - INTER-IOTO A.Numéros mobiles: 1er numéro 69294 donne $2,500 2e numéro 7141 donne $250 3e numéro 771 donne $50 B.les trois numéros suivants (non décomposoblos) donnent $25,000 chacun: 498897 601289 285553 C.Pour le gros lot de $250,000, le numéro (decomposable) est: 524647 La Quotidienne Tirage d'hier 0 05 Québec Abitibi 3 Outoooois 6 Lovrentioes 3 Contons del\" Est 3 Mounao 3 Québec 3 Loc-Soint-Jeon 3 Rimouski 1 Gaspésio 1 Boie-Comeau 1 SepMles 1 Canada Min.Victoria 5 Edmonton 0 Regina 6 Winnipeg 7 Toronto 7 Frederictort 2 Halifax 4 Charlottetown 2 Saint-Jean 2 19 Ensoleillé 20 Ensoleillé 17 Ensoleillé 18 Ensoleillé 17 Ensoleillé 18 Ensoleillé 17 Ensoleillé 11 Ennuogement 7 Nuageux 11 Ennuogement 9 Nuageux États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York Min.6 3 8 21 12 Max.13 19 21 28 24 Nlle-Orléani Pittsburgh San Francisco Washington Dallai 15 18 19 7 15 Ma*.28 24 27 19 21 Les capitales 13 Averses 12 Part.nuag.18 Ensoleillé 18 Ensoleillé 16 Part.Nuag.12 Ensoleillé 12 Ensoleillé 8 : Port.nuag.8 Min.Moi.Amsterdam 3 10 Athènes 10 18 Acopulco 21 33 Berlin 3 9 Bruxelles 3 8 Buenos Aires 16 19 Copenhague 4 9 Genève 3 16 Hong Kong 20 21 Le Caire 21 28 Lisbonne 12 24 Londres 5 19 Madrid Moscou Mexico Oslo Paris Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidad Vienne Min.7 7 14 0 6 4 10 4 17 22 7 Mai.23 17 28 8 15 19 20 7 23 26 11 y r \u2022 A3 La circulation automobile sur l'autoroute des Laurentides a été interrompue durant plusieurs minutes, hier, vers 16h30, par une manifestation réunissant 300 à 400 personnes, ce qui n'a pas manqué de provoquer un embouteillage monstre.PIERRE GINGRAS_ Organisée par le Comité des chômeurs de Ste-Thérèse, la manifestation qui s'est déroulée dans le calme, sous l'oeil bienveillant de la Sûreté du Québec, a cependant donné lieu à des scènes d'hystérie collective de la part de nombreux automobilistes impatients et cela tient presque du miracle si aucun accident ne s'est produit.En effet alors que le peloton de tête formée par les voitures LE MAIRE DE BOISBRIAND «Ottawa se rit de nous» Nolan Filiatreault est visiblement satisfait de l'allure de la manifestation.Il est le seul maire de la région qui en plus de donner son appui ouvertement aux manifestants, a tenu à participer à la démonstration de ces chômeurs dont la plus grande partie habite sa viile.«Le gouvernement fédéral ne fait rien pour enrayer le chômage.Pourtant, comme l'ont réclamé l'ensemble des maires du Québec au cours de leur dernier congrès, il serait possible d'exiger de la part des constructeurs d'automobiles un contenu canadien important.Cela vaut aussi pour les importations japonaises.Ainsi nous aurions plus d'usine d'assemblage au pays.» Pour M.Filiatreault, cette manifestation devrait faire réfléchir les gouvernements.«Quand les ouvriers descendent dans la rues, c'est le signe que le système est en danger» dit-il.Le maire s'en est ensuite pris au ministre fédéral des Transport, M.Jean-Luc Pépin, à qui il reproche son inertie dans le dossier de l'aéroport de Mirabel.«Ottawa se rit de nous.Les 32 maires de la région ont pourtant réclamé le transfert des activités de Dorval vers Mirabel comme cela est prévu depuis de nombreuses années.Mais le dossier traîne toujours.Et pendant ce temps, les chômeurs sont de plus en plus nombreux dans la région.» Yves Mailloux des manifestants s'est immobilisé devant les usines de la General Motors de Boisbriand pendant dix minutes, plusieurs dizaines d'automobilistes vexés de voir ainsi leur élan ralenti, n'ont pu contenir leur impatience.Ils ont donc utilisé le terre-plein central pour dépasser les manifestants à très vive allure, plusieurs voitures côte à côte à la fois.D'ailleurs plus d'une personne fut très près d'être happés au passage.Pour sa part la Sûreté du Québec qui, aux dires des représentants du Comité avait décidé de tolérer dix minutes d'interruption de la circulation, s'est contentée de détourner les automobilistes circulant sur cette partie de l'autoroute vers la route 117.La congestion dans le secteur s'est donc maintenue un long moment après la fin des 45 minutes qu'a duré la manifestation.Aucun agent n'est cependant intervenu pour interrompre l'action des manifestants auxquels s'étaient joints des chômeurs de la Pratt and Whitney de Longueuil et de plusieurs usines de la région de St-Jérôme.La manifestation n'avait pas pour but de souligner le premier mai, la fête des travailleurs, ont tenu à préciser les organisateurs.30% de la main-d'oeuvre de Boisbriand en chômage Selon le représentant du Comité des chômeurs de Ste-Thérèse, M.Réal Labelle, la manifestation avait pour but de protester contre le chômage qui frapperait plus de 37,000 personnes dans les Basses Laurentides et à Laval.Selon M.Labelle les chômeurs de la région qui représentent près de 30 p.cent de la main-d'oeuvre active, veulent ainsi inciter les divers gouvernements à agir dans le domaine de l'automobile notamment en exigeant qu'une part du contenu soit de fabrication canadienne.Ils veulent de plus que la région soit déclarée «zone désignée» par le gouvernement fédéral.Actuellement 1,700 travailleurs delà General Motors sont en chômage de même que 275 employés de la Kenworth.Près de 50 p.cent de cette main-d'oeuvre est résidante de Boisbriand.On sait que les membres du Comité qui regroupe principalement des personnes mises à pied par la GM et l'usine Kenworth avaient brûlé il y a deux semaines une auto japonaise devant l'hôtel de ville de Boisbriand afin de protester contre les importations de voitures de ce pays.Le député péquiste du comté de Groulx, Elie Fallu, le maire de Boisbriand, M.Nolan Filiatrcaut, et le président de la Chambre de commerce locale, M.Michel Gagné ont tenu à participer à la manifestation et faisaient tous partie du peloton de tête de la manifestation.Canadair innove dans autre chose que l'aéronautique Photo Armand Trottier, LA PRESSE Des centaines d'automobilistes ont été bloqués sur l'autoroute à cause de la manifestation.Le conditionnement physique sur les lieux de travail n'est plus l'apanage exclusif des Japonais ou des Chinois de la République démocratique populaire.Aux États-Unis, par exemple, pas moins de 1200 entreprises mettent un gymnase ou tout au moins un programme de conditionnement physique à la disposition de leurs employés.Au Québec, la chose est plus rare.A l'arrivée de M.Jean-Guy Boisvert chez Canadair, en novembre 79, aucune entreprise québécoise, soutient-t-il, ne se préoccupait vraiment du conditionnement physique de ses employés.Du centre Aérobic à Canadair M.Boisvert était bien connu à cause du centre Aérobic et de ses satellites qu'il a contribué à lancer et qui ont permis, en huit ans, à pas moins de 29 000 personnes de se familiariser avec le conditionnement physique.Mais il voulait aller plus loin; à l'été 79, il mettait au point un programme de sensibilisation à l'intention des dirigeants d'entreprises, afin de les amener à se préoccuper un peu plus de la santé physique de leurs employés.Canadair a été la première à manifester de l'intérêt tant pour le programme de M.Boisvert que pour l'homme lui-même! Et c'est ainsi que depuis deux ans, conditionnement physique, loisirs, santé, sécurité, alimentation et motivation au travail sont à Canadair la responsabilités de M.Boisvert.Favorisé par la conjoncture M.Boisvert reconnaît que la conjoncture prévalant chez Canadair lors de son arrivée favorisait la mise en place d'un tel programme.D'abord sur le plan purement psychologique.Après avoir connu un autre de ces creux de vague cycliques (le personnel était passé de 10 000 à 1200 en quelques années), l'entreprise se préparait à réembaucher (ie personnel passera de 1200 à 6( en 12 mois! ) en prévision de la construction du Challenger.Tout portait à croire que les nouveaux employés seraient en général jeunes et c'est en partie par le conditionnement physique que M.Boisvert comptait les intégrer à l'entreprise.Les faits lui ont donné raison.En deuxième lieu, l'obtention d'un contrat de la Lockheed Aircraft Corp.pour la fabrication des grandes ailes de l'avion de patrouille sous-marine Aurora (Orion en version américaine) allait permettre d'implanter le conditionnement physique en milieu de travail pour cette équipe particulière.Devant l'augmentation des maux de dos et la fréquence des courbatures à la fin de la journée de travail chez les employés qui devaient se glisser (puis en ressortir, ne l'oublions pas) jusqu'au fin fond de l'aile pour y poser les derniers rivets, le syndicat demandait à M.Boisvert de concevoir un programme susceptible de mettre fin aux courbatures.Depuis plusieurs mois maintenant, 15 minutes avant d'entreprendre son travail, l'équipe des ailes du Aurora participe à une mise en train dirigée par des moniteurs choisis dans le groupe.Les résultats sont probants: finies les absences imputables aux maux de dos, finies les courbatures après le travail! Et maintenant les employés des autres secteurs de Canadair veulent profiter de l'expérience-pilote.Le programme mis en place par M.Boisvert, tant pour le conditionnement physique que pour la motivation, se matérialise avec l'étroite collaboration du syndicat.On comprend donc mal pourquoi un dirigeant d'une centrale syndicale prétendait, lors d'un récent colloque, que Canadair mettait ses employés en forme pour mieux les exploiter.D'ailleurs, en mariant le conditionnement physique à la motivation, comme il l'a fait dans le cas de la campagne «Canadair surveille sa ligne» lancée afin d'alléger tant la ligne des employés (trois tonnes et demie) .que celle du Challenger (185 livres), M.Boisvert n'a rencontré aucune réticence de la part du syndicat.Un programme global Outre l'expérience particulière de l'équipe Aurora, Canadair offre à ses employés un programme complet de mise en forme sous surveillance médicale, un service alimentaire adapté à ceux qui suivent des régimes, un gymnase réservé aux pilotes et aux cadres de l'entreprise, une piste de jogging, et un programme de loisirs qui, en 1981, a permis à 4457 personnes de participer à pas moins de 44 activités, pour un taux de participation de 63 pour cent! M.Boisvert reconnaît que tout le monde, entreprise comprise, profite de ce programme qui, tout compte fait, ne coûte pas une fortune.L'année dernière, le programme de conditionnement physique et de loisirs aura coûté quelque $150 000 à Canadair.Pour les loisirs proprement dits, comme les ligues de balle-molle et de volleyball, les employés auront investi quelque $90 000; à ce chapitre, la contribution de l'entreprise est de 30 pour cent et celle des employés de 70 pour cent.MEURTRE DU JEUNE PHILIPPE ASSUIED Remise de l'enquête du coroner en l'absence du témoin principal fixé au Tz^mai referendum Le coroner Maurice Laniel a fixé au 6 mai prochain * l'enquête relative à la mort du £ jeune Philippe Assuied, 14 ans, battu à mort le 21 janvier dernier dans un immeuble désaffecté du boulevard Saint-Laurent, près de la rue Sainte-Catherine.La décision prise à la suite de la brève comparution d'un témoin important dans cette affaire, Sandi Chisholm, une femme, est justifiée par le fait que le té- o t o on o o CL moin principal, Claude Therrien, 17 ans, est toujours activement recherché.Le coroner Laniel a cependant affirmé que la prochaine audition aurait lieu même si Therrien n'avait pas été retrouvé d'ici là.Par ailleurs, Yves Mailloux, 23 ans, qui comparaissait également hier, devra revenir devant le coroner vendredi le 7 mai.Mailloux est détenu comme témoin important en rapport avec la mort d'Yvon Cossette, abattu à bout portant à la porte de son domicile jeudi dernier.Signalons que les enquêteurs cherchaient encore hier à élucider les circonstances du meutre d'un autre homme dont le cadavre ensanglanté a été découvert dont le cadavre a été découvert jeudi après-mîdi dans les ruines d'une maison incendiée.La victime dont l'identité n'a pu être établie a eu la gorge tranchée.C'est lundi, le 17 mai que les résidents de Pointes-aux-Trembles seront appelés à se prononcer sur une éventuelle annexion à Montréal.Hier, en fin d'après-midi, au cours d'une réunion spéciale, la date de la consultation populaire a été arrêtée.Le scrutin aura lieu de 9h à 19 h.On se rappelle que mardi et mercredi dernier, 1,231 personnes s'étaient rendues à l'hôtel de ville pour signer le registre afin de permettre la tenue d'un référendum à ce sujet.Le conseil avait donc le choix de retirer son projet de règlement ou de consulter ses électeurs.Plus tôt au cours des derniers jours, le maire d'Anjou, M.Jean Corbeil, avait incité les Pointeliers à s'opposer & l'annexion, non sans soulever par la suite des protestations de la part des élus de Pointes-aux-Trembles.PROCÈS DE L'AGENT VERMETTE DE LA GRC » » » ¦ * t » > > Mieux vaut suivre les déclarations de Kaplan que la chronique judiciaire » \u2022 V % \u2022 i I » I S S t t Si les reportages effectués __sur le déroulement du procès de l'agent Claude Ver-mette, accusé d'avoir subtilisé les listes de membres du parti LEOPOLD LIZOTTE_ québécois, en 1973, semblent quelque peu décousus ces jours-ci, c'est évidemment à cause de l'interdit de publication qui frappe les audiences lorsque les jurés sont écartés de la salle dès que les avocats soulèvent un point de droit qui n'est pas de leur ressort.i Et comme les objections foi- sonnent, ce qui provoque des arguments et des réparties prolongées, ces messieurs-dames en sont presque réduits à ne revenir au Palais que pour attendre pendant des heures dans une chambre sans fenêtres, prendre une marche de collégiens sur le Champ-de-Mars, et aller luncher ensemble à l'heure du midi.Fort heureusement que pour le public, il y a , à Ottawa, le solliciteur-général du Canada, Me Robert C.Kaplan, qui semble définitivement attentif à tout ce qui se passe devant le juge Claire-Barrette Joncas, et qui, deux fois en quarante-huit heures, a fait son 1 petit commentaire quotidien sur l'affaire.Mercredi, il a établi une relation qui ne manquait pas d'être directe, entre les retombées judiciaires clairsemées de la Commission Macdonald, et les accusations portées conte M.Vennette et ses compagnons.Jeudi soir, il est allé beaucoup plus loin et.plus vite, en faisant une autre déclaration à la Presse Canadienne, qui a été publiée simultanément à Toronto, à Montréal, et sans doute un peu partout au pays, sur les résultats de recherches prétendument inu-tiltj faites dans les locaux de la G.R.C.dans les heures précédentes, en ajoutant un commentaire de son cru sur le témoin dont les déclarations avaient provoqué ces fouilles .Mais hier, M.Kaplan , qui ne se présente en cour 4.11 que par deux avocats interposés, n'a pu s'entendre rappeler par le magistrat qui préside le procès, qu'on ne doit pas dévoiler au public ce qui se passe hors la présence du jury.Quant aux journalistes, eux, ils se le sont fait dire une autre fois, et ils n'ont conséquemment même pas le droit de révéler si les interventions répétées du sol- liciteur-général, même si elles ont été faites à la distance d'Ottawa, ont fait ou non l'objet de protestations ou de requêtes de la part de l'une ou de l'autre partie.Leur discrétion va même être mise à une plus dure épreuve encore.Normalement, en fin de procès; ils auraient pu livrer au public l'essence de ce qui, par exemple, a été longuement débattu hier.Mais le juge leur a recommandé instamment de laisser tomber, lors de ces conjpte-ren-du^retardés, et peut-être de ce fait, devenus un peu caduques-,certaines précisions qui auraient pu encore avoir texture croustillante, à ce moment-là.Tout ce qu'on peut donc rapporter de la journée d'hier, c'est que les douze hommes et femmes qui étaient en attente depuis 9h.30 a.m.ont été appelés en cour vers I5h.30, et qu'il ne leur a fallu occuper leurs sièges que pendant 2 minutes et quelques., le temps d'accepter, avec un sourire figé, les excuses du juge Barrette-Joncas, évidemment embarassée devant aurant de déplacements inutiles ir ces gens, en si peu de jours A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1er MAI 1982 POUR INTÉRESSER LES ÉTUDIANTS Le CSE souhaite un visage différent pour l'école secondaire Il faut refaire au plus tôt le visage des écoles secondaires, qui ne répondent plus aux besoins des élèves: on y constate un fort taux d'absentéisme, une prolifération des inadaptés scolaires, du vandalisme, de la violence, des échecs.MARIO FONTAINE Ce triste bilan, c'est le Conseil supérieur de rÉducation qui le dresse, dans un avis rendu public hier.Et pourtant, soutient l'organisme consultatif, il ne serait pas nécessaire de bouleverser les structures pour résoudre le problème mais simplement de mettre en oeuvre un certain nombre d'améliorations simples et efficaces.«C'est sans doute que les choses simples et de bon sens ont de la difficulté à être appliquées, en particulier dans le milieu scolaire», de dire le président du Conseil, M.Claude Benjamin, qui déplore la situation actuelle.Une situation guère reluisante à ses i| yeux, notamment parce que les élèves ne se sentent pas à l'aise i dans leurs écoles.Les écoles se détériorent de façon lamentable, ce qui n'arriverait pas si les élèves y trouvaient un milieu de vie tout autant que de formation, selon lui.Sortir, en quelque sorte, du carcan des grilles horaires et des autobus scolaires et faire en sorte que l'enfant soit bien à l'école.Des exemples: pourquoi s'étonner que ces longs adolescents encombrent les corridors alors qu'ils n'ont tout simplement pas de chaises sur lesquelles s'asseoir, les locaux de classe étant verrouillés entre deux cours.Pourquoi participeraient-ils à la vie de l'école alors qu'ils n'ont rien à dire sur ce qui les touche directement comme le choix de leurs cours, les règlements ou les enseignants.«L'école doit avoir une image différente, il est urgent de donner aux élèves le goût de vivre à l'école secondaire», résume Mme Vézina-Parent, membre du CSE.Le Conseil ne propose pas de solution simple, unique, mais plutôt une mosaïque d'avenues souvent ^'application aisée, à condition que chacun retire ses oeillère et accepte d'élargir sa vision de l'école.Travailler ou étudier?Le Conseil supérieur de l'Éducation a parallèlement publié, hier, une volumineuse étude (634 pages) intitulée «Après l'école secondaire: étudier ou travailler.Choisit-on vraiment?» Ses deux auteurs (le ministère préfère souvent utiliser les présumés néologismes auteure ou autrice.) y autopsient ce moment charnière de la fin du secondaire, où les élèves choisissent entre le marché du travail \u2014 ou du chômage \u2014 et la poursuite des études.On y constate tout d'abord que les élèves du secteur général ont plus de chance de poursuivre des études que ceux du secteur professionnel.Une vérité de La Pa-lice, puisque le professionnel est défini comme terminal dès le départ.D'autres aspects de l'étude étonnent toutefois davantage.On y déplore par exemple que les filles décident moins souvent que les garçons de poursuivre des études au collégial, surestimant le risque d'échec possible et sous-estimant les bénéfices à retirer d'une scolarité plus poussée.Il faut «faire un effort soutenu pour désexiser l'orientation scolaire et professionnelle à l'école secondaire», recom-mande-t-on notamment, sans mentionner que les deux sexes se retrouvent en nombre égal au niveau collégial et qu'il y a désormais plus de filles que de garçons à l'université.L'étude propose une série de mesures pour que le jeune devienne plus autonome quand vient le temps pour lui de déterminer son avenir.Parce qu'on constate une grande indécision chez bon nombre d'entre eux, plusieurs s'engageant dans des études supérieures sans même trop savoir ce qu'ils veulent.LA NOTE DE PASSAGE DE 60 P.C.AUX EXAMENS Le courant de contestation s'est amplifié à Montréal Ils étaient des centaines d'élèves d'écoles secondaires dans les rues de Montréal, hier, à manifester leur opposition au fait que, l'an prochain, les notes exigées pour réussir seront de 60 p.cent et non plus de 50 p.cent comme c'était le cas depuis plusieurs années.MARIANE FAVREAU Profitant du beau temps, le mouvement amorcé mercredi dans les polyvalentes du nord de la ville et qui s'était amplifié jeudi, avec une longue marche vers les bureaux du ministère de l'Education, a pour ainsi dire «bourgeonné» hier.Des mouvements de débrayages ont été signalé dans plusieurs parties de la CECM et une dizaine d'écoles secondaires ont été touchées par ce mouvement printanier.Les jeunes ont utilisé une tactique bien éprouvée: un groupe d'une école «empêche» les autres d'entrer et tous se rendent à une autre école en faisant du chahut pour inciter leur confrères à quitter leur cours et à les suivre.Généralement, le tout se fait sans trop de peine mais on a signalé hier quelques cas de vandalisme: on brise des carreaux de porte pour la débarrer et pénétrer dans l'école.Ce fut le cas notamment à l'école Stella Maris.A Joseph-François Perreault, les manifestants ont investi la ca-fetaria et c'est la direction qui a renvoyé tous les élèves chez eux.Il en a été de même dans d'autres écoles où la direction, par mesure de sécurité, a préféré donner congé.A la poly Pierre-Dupuy, par contre, les élèves de l'école n'ont pas suivi sauf exceptions.Et fait remarquable, signale une mère qui était à l'école à ce moment, les élèves ont fait une sorte de haie pour protéger plantes et décorations pendant que des intrus envahissaient l'école.Un* père d'élève d'une autre école s'est plaint à LA PRESSE de la faiblesse des directeurs qui plient devant les jeunes: «Faut-il faire sortir tout le monde parce que quelques-uns manifestent?Et qui respectent la liberté de ceux qui veulent travailler?Sur quoi se base-t-on pour prendre ces décisions?» A la CECM, on explique que chaque directeur d'école est maître de la situation et que sa première règle est d'éviter tout danger pour ses élèves.C'est donc pour éviter toute violence, par mesure de sécurité, qu'on peut décider de fermer l'école.,1 Au milieu de l'après-midi un groupe d'environ 500 élèves a abouti devant l'immeuble de la CECM rue Sherbrooke est, pour faire connaître sa protestation aux autorités.Par aileurs, à l'école Emile-Nelligan où un groupe a débrayé, des élèves voudraient déposer une revendication écrite à la direction.Enfin, des représentants du ministère ont expliqué aux jeunes que des représentants écoliers seront appelés à rencontrer les autorités pour discuter de la question.Rappelons que dans la région de Québec, un mouvement semblable avait perturbé les écoles le mois dernier sur la question des notes de passage.Il s'y joignait cependant la contestation d'une nouvelle grille-horaire qui n'avait 1l'heur de plaire ni aux élèves ni aux en-seigants.Une souscription pour la construction du siège social de l'UPA L'Union des Producteurs agricoles du Québec (UPA) a découvert une nouvelle formule pour contrer la hausse excessive des taux d'intérêts: la souscription populaire.En fait, en caricaturant un peu, c'est la solution que cette centrale syndicale a mise de l'avant pour financer près de la moitié des $ 6,51 millions que coûtera la construction de son nouveau siège social dont l'occupation est prévue pour septembre prochain à Longueuil.Il s'agit probablement de la première fois au Québec qu'une centrale syndicale demande à ses membres une participation financière volontaire pour la construction d'un édifice.La campagne de souscription volontaire bat son plein présentement dans le milieu agricole et on Syndicat des professeurs du Collège de Rosemont ON NE NÉGOCIE PAS AVEC DES TERRORISTES! \u2014 La menace d'un holocauste collectif de 17 000 travailleurs du secteur public et parapublic, de même que la rançon d'un demi-milliard réclamée d'ici une semaine par l'état-patron de concert avec la chambre de commerce aux 300 000 travailleurs de ces mêmes secteurs, représentent un acte sans précédent de terrorisme politique à grande échelle auquel toute personne soucieuse de l'avenir de nos institutions syndicales autant que démocratiques, a le devoir impératif de s'opposer avec la dernière énergie! \u2014 Le syndicat des professeurs du collège de Rosemont affilié à la fédération nationale des enseignants du Québec-CSN, met en garde et dénonce toute tentation ou velléité de nos dirigeants syndicaux d'aller négocier quoi que ce soit avec ces TERRORISTES! \u2014 S'ils s'avisaient malgré tout de le faire, qu'ils sachent d'ores et déjà qu'ils auraient à rendre compte de leur TRAHISON! Nous ne les avons pas élus pour qu'ils aillent négocier la dégradation de nos conditions de travail.\u2014 Quant au gouvernement actuel qui renie aujourd'hui sa propre signature apposée en 1979 au bas des conventions collectives, par laquelle il s'engageait formellement à respecter de façon intégrale et jusqu'à son terme ce contrat de travail, où trouvera-t-il désormais l'appui et la légitimité pour se scandaliser et dénoncer: \u2014 Le «non respect des conventions» par les fédéraux, \u2014 La «trahison» par les neuf autres provinces du front commun contre Ottawa, \u2014 Et la volonté de Terre-Neuve de «réouvrir» le contrat d'électricité des chutes Churchill?CERTAINEMENT PAS CHEZ LES 300 000 «TABARNACOS» DE LA FONCTION PUBLIQUE ET PARA-PUBLIQUE POUR QUI CE GOUVERNEMENT EST EN VOIE DE DEVENIR UN ¦¦*mmw 1H ¦4 I m SYNDICAT PROFESSEURS DU COLLÈGE D (position adoptée par rassemblée générale RGSEM0NT le 28 avril) .\\ r estime que l'objectif de S3 millions sera atteint d'ici un an.L'objectif fixé pour chacun des % 52,000 membres de la centrale est de $ 100 alors que ses 225 employés et les divers élus des 30 fédérations affiliés sont invités à offrir $ 500.Quel argument a ton servi aux agriculteurs pour obtenu leur appui?« Si nous devons emprunter $ 3 millions de moins pour l'édifice , cela signifie une économie d'intérêt de Tordre de $ 12 millions sur 30 ans»,dit le secrétaire général de l'UPA,M.Jean-Claude Blanchette.photo Real St-Jean, LA PRESSE Le coût du nouveau siège social de l'UPA sera défrayé pour près de la moitié par une souscription populaire dont l'objectif est de $3 millions.EN INFORMATIQUE Le Québec sous-développé doit réagir rapidement Non seulement le 3e congrès annuel de l'Association de la recherche en communication du Québec qui s'est terminé hier soir à Montréal a-t-il suscité un grand intérêt, mais il a permis à ses quelque 175 participants de se sensibiliser à cette nouvelle réalité dans laquelle nous nous engageons Le centre de rencon- tres distinguées .201 5, rue D ru mm on d, suite 908 Montréal, Québec, H3G 1W7 Lundi au vend: )2r> a 21h; vam.: 10hal7h , 849-9291.Rinkz-voui gratvit alter ego «un autre soi-même* Le choix d'un partenaire compatible dépend directement de la compétence de l'agence que vous choisisses.Lundi au vendredi de 9h à21h 288-2303 (Métro McOill) 625, av.P reside ni -K enne dy, 4f étage, Montréal imperceptiblement: la révolution de l'information.Après deux journées de travail excessivement chargées (avant-hier, 26 conférences ont été prononcées dans le cadre de trois sessions de travail) que peut-on retenir de ces assises?D'abord une évidence: le Québec est terriblement en retard dans ce domaine et il est impératif qu'il réagisse rapidement s'il ne veut pas que s'accentue son état de sous-développement.Si on reconnaît le caractère urgent de la situation, on est cependant conscient que le contexte économique défavorable dans lequel nous nous trouvons ne facilitera certes pas l'affirmation des choix politiques qui devront nécessairement être faits.Pourtant, comme l'a dit Roger Jauvin, qui a présidé le groupe de travail qui a préparé un rapport de conjoncture sur la recherche et le dé- veloppement en communication au Québec, il faudra réagir tout de suite faute de quoi le Québec risque de devenir un immense csecteur mou».Sur le plan économique, par exemple, on estime qu'il faut absolument que les différents partenaires économiques reconnaissent que la télématique est un véritable «pôle de croissance».On recommande à cet effet de favoriser le développement de ce secteur de telle sorte que soient ainsi maximisés les effets positifs sur l'emploi et les gains de productive té.L'Etat a évidemment un rôle important à jouer en tant qu'agent de développement économique et on l'invite à adopter différentes mesures incitatives (fiscalité, capital de risque, politique d'achats, etc) qui permettront la croissance de ce secteur.Fonds F.C.A.C.pour l'aide et le soutien à la recherche BOURSES DE RECYCLAGE \u2022 ES ¦- Garantie 30 |OVM ou arQvnt rtmi* livraison même journée VERRES ^CONTACT j BAUSCH 1 OCOUS &LOMB lÂDimm JftGQUtô TELLICQ o.od opticien d'ordonnances 8415, rue Saint-Denis (métro Jar r y) 381-5311 \u2014387-1575 Le Fonds F.C AC.met sur pied un concours de bourses de recyclage conçu à lintention des personnes qui sont disposées à entreprendre des tâches de recherche après avoir interrompu leur activité scientifique pour se consacrer à un travail de nature différente: éducation de leurs enfants, administration, etc.Ces bourses permettent aux bénéficiaires de faire un stage d'une durée de six mois a un an dans rétablissement de recherche de leur choix, situé en milieu industriel, universitaire ou gouvernemental.NOMBRE ET VALEUR DES BOURSES Quinze bourses dune valeur maximale de 18 000$ peuvent être attribuées pour ! année 1982-1983.ADMISSIBILITÉ 1.Les détenteurs d'un diplôme de 2e ou de 3e cycle qui ont déjà obtenu un poste de chercheur, mais qui auront assumé des fonctions n'impliquant pas une responsabilité de recherche depuis au moins 3 ans à la date d'entrée en vigueur de leur bourse.OU Les détenteurs d'un diplôme de 2e ou de 3e cycle qui auront obtenu leur dernier diplôme depuis au moins trois ans à la date d'entrée en vigueur de leur bourse et qui n'ont jamais occupé un poste supposant une activité de recherche.2.Les candidats doivent être citoyens canadiens ou immigrants reçus et résider au Québec depuis au moins un an.DATE LIMITE: 15 juin 1982 979.rue de Bourgogne 4e étage Sainte-Foy (Québec) G1W 2L4 Tél.: (418) 643-3862 ?Services aux étudiants des universités du Québec LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1er MAI 1982 \u2022 A \u20ac PROJET DU GROUPE D'ANIMATION URBAINE «Il va falloir apprendre à jouer tous ensemble» ¦T I De la ville de Montréal qu'il considère une des plus, sinon la plus intéressante d'Amérique du Nord, Marc Pouliot rêve de faire, d'ici cinq ans, avec l'aide de ses concitoyens, des entreprises du secteur privé et de la bonne volonté des édiles,un lieu privilégié, où les autochtones s'amusent fermeté rencontrent volontiers et où ils partagent.à quelque palier de la société qu'on se situe, loisirs et activités culturelles.« On se dit souvent fiers d'être Montréalais, dit Marc Pouliot, le dynamique directeur du Groupe d'animation urbaine de Montréal,qui met la dernière main à une spectaculaire exposition de photographies, mise en marche au cours de l'automne dernier et qu'on pourra voir dès le 10 mai prochain.«Mais, dans le fond, nous sommes très possessifs avec nos richesses.Portés à les garder pour nous autres.».MADELEINE PUBUC On se rappelle que c'est au Groupe d'animation urbaine de Montréal dont Madame Marie-Josée Drouin est la présidente,qu'on doit des réalisations telles que «L'histoire du soldat» de Stravinski donnée par l'OSM dans les parcs de Montréal au cours de l'été dernier ainsi que l'exposition sur le quartier St-Henri,présentée au Musée des arts décoratifs.Et l'enthousiaste directeur,qui a ajouté, au cours des années à sa formation initiale de psychologue, l'expérience de nombreux voyages à l'étranger et celle de collaborateur de l'architecte Phil-lys Lambert ajoutera: « J'ai vu presque toutes les grandes vilies du monde.Je les ai regardées avec des yeux d'homme conscient de l'importance pour chacune de conserver ses richesses afin de les partager mieux avec les autres- .J'ai vu les San Franciscains décorer leur ville, la peindre, la garder impeccable; j'ai entendu les gens de la Nouvelle-Orléans qui n'ont qu'un vieux quartier qui soit vraiment intéressant le vanter comme si c'était la fin du monde.Plus près de nous, j'ai vu; au cours des deux dernières années, les Ne-wyorkais, stimulés par la campagne «I love New-York», reprendre goût à leur ville et faire des efforts inouïs pour lui redonner une allure plus propre et plus accueillante.Jouer ensemble «Ici, il va falloir apprendre à sortir de nos pantoufles,à jouer ensemble.Dans les rues, dans les parcs, sur les places publiques.Il va falloir que l'art cesse d'être éli-tiste, confiné dans les musées ou les grandes salles de concert qui coûtent trop cher à bien du monde.Et amener à Montréal, une ville qui mérite d'être connue, les gens de l'extérieur: les banlieusards qui s'ennuient dans leur cour arrière, les congressistes du monde entier, les touristes qui pourront se vanter d'être venus nous voir.» On rencontre Marc Pouliot dans son bureau de directeur du Groupe d'animation avec quelques-uns de ses collaborateurs dont la majorité sont bénévoles.L'exposition «Le Montréal des Montréalais» dont il veut nous parler a réussi à intéresser pas moins de 3000 citoyens et on vivra avec elle,tout au cours du mois de mai.Composée de photographies prises par des Montréalais de tous âges dans leur propre ville,l'exposition va connaître un coup d'envoi spectaculaire le 10 mai prochain,au Carré Phillips.Au cours de cette journée du lundi, la circulation sera fermée entre 19 heures et 21 heures le long de la rue Ste-Catherine, entre les rues Crescent et Bleury et aux vitrines de tous les magasins et boutiques, 400 photographies sélectionnées par un jury de spécialistes seront exposées et les spectateurs seront invités à voter pour désigner quinze finalistes.Tous les dimanches, jusqu'à la fin du mois,entre 14 heures et 17 heures, on fermera également la rue Sainte-Catherine aux automobiles.De plus, une animation sans pareille se fera,tout au long de la gigantesque exposition, avec des jongleurs, des clowns, des musiciens.« La rue appartiendra aux Montréalais, dit Marc Pouliot.Ce sera la fête et ça ne fait que commencer.» Le Groupe d'animation urbaine de Montréal, nous explique la présidente, Marie-Josée Drouin, c'est un organisme à but non lucratif formé de citoyens soucieux de sensibiliser les gens à mieux jouir des ressources de leur ville,que ces ressources soient extérieures: parcs, places, quartiers ou qu'elles soient culturelles: musique, chant, danse, théâtre, animation.* L'idée, précise Madame Drouin, n'est pas nouvelle.Elle existe dans plusieurs villes d'Amérique et d'ailleurs.Ici, elle est née chez les membres du YMCA.C'est cet organisme qui, d'ailleurs, commanditait, l'été dernier, «L'histoire du soldat».Depuis janvier,cependant, le Groupe d'animation urbaine est devenu autonome.Il compte sur le secteur privé et sur les citoyens pour sa survivance.» Au cours de l'été, d'autres réalisations organisées par le Groupe d'animation urbaine viendront forcer les Montréalais à sortir de leur coquille.Avec «Le Montréal des Montréalais»,ils ont déjà commencé à le faire.Tout en constituant un document concret sur la vie d'une ville grande et riche et qui vit à l'heure des années 80.Le crime S'«Ocean»Express» Policiers disculpés La Commission de police du Québec vient de déclarer non fondée une plainte contre des policiers du service de police de la CUM, soulignant que dans les cir-constancee, «il est indiscutable que les policiers ont usé du droit qui appartient à tous les citoyens, celui de se défendre contre une attaque à leur intégrité physique».La plainte avait été portée par M.Gerald Samson contre l'agent Vital Renouf et ses collègues à la suite d'altercations qui eurent lieu le 28 mars 1981 en fin d'après-midi.Les policiers s'étaient rendus sur la propriété de M.Samson après qu'un automobiliste effrayé eut fait appel à leur protection.L'automobiliste se baladait avec sa famille, décida de rebrousser chemin et pour ce faire engagea son véhicule danf l'entrée de M.Samson pour exécuter sa manoeuvre de retour.C'est.alors que M.Samson, jugeant ce geste intolérable, courrut jusqu'au véhicule, ouvrit la portière et s'empara des clés.Lorsque les policiers intervinrent, M.Samson se fit agressif, saisissant l'un des agent à la gorge.L'agent signifie à M.Samson qu'il le met sous arrêt.Une bousculade s'ensuivit et l'autre agent appelle des collègues à l'aide.L'altercation reprend au moment où deux autres agents arri- vent dont l'un va immédiatement porter secours à ses collègues.Mais M.Samson, un homme costaud, a toujours le dessus.C'est alors que l'agent Renouf saisit une lampe de service et que dans la bousculade un coupatteint M.Samson à la tête.D'où la plainte.On souligne que l'un des policiers a lui aussi été blessé et qu'il fut obligé de rester 22 jours sans travailler.Dans leur rapport, les commissaires notent finalement qu'il ne fait aucun doute que l'agent Renouf a agi légalement dans les circonstances et qu'il était fondé, selon la loi, d'employer la force nécessaire pour maîtriser M.Samson.RIMOUSKI \u2014 Officiellement, je suis à Rimouski et demain à Matane pour assister à un colloque régional sur l'information.J'ai accepté l'invitation des organisateurs de venir adresser quelques mots à mes confrères du Bas-du-Fleuve, comme depuis deux ans j'accepte à peu près toutes les invitations du même genre, principalement dans les écoles et dans les cercles de presse régionaux.Et chaque fois je leur fais le même show: le gars gêné, mal à l'aise devant un micro qui ne sait pas trop quoi dire.Je crois que c'est un bon show parce que, effectivement, je suis un gars gêné.Mais c'est un shov/ quand même et je commence à être tanné du personnage même si c'est le seul que je puisse jouer avec quelque vraisemblance.Bref, j'avais déjà décidé de mettre fin à ma carrière de guignol quand j'ai reçu cette invitation de Rimouski et Matane.Comme toujours dans ces cas-là, la voix était flatteuse et pressante: \u2014 On aimerait vous revoir, M.Foglia, ça va être le fun, rien de formel, promis., Mais moi je n'avais vraiment pas envie.\u2014 Ecoutez, c'est trop loin, ma vieille auto ne se rendra jamais jusque chez vous.\u2014 On peut vous payer l'avion si vous voulez.L'avion!.Prendre l'avion pour aller à Rimouski, ça me fait la même impression que de prendre mon char un dimanche matin qu'il fait beau pour aller chercher un paquet de cigarettes à deux coins de rues.\u2014 Je vous remercie, mais j'ai peur en avion.\u2014 Il y a l'autobus! L'autobus.Prendre l'autobus pour aller à Rimouski ça me fait la même impression que d'aller me chercher un paquet de cigarettes, un dimanche matin qu'il pleut, à pied.\u2014 Non, pas l'autobus! \u2014 Dans ce cas, il reste le train.C'est vrai, il reste encore des trains! J'oublie tout le temps de m'en souvenir.Pourtant, quand je m'en souviens, je n'ai rien oublié de la preniière fois que j'ai pris le train, c'était pour aller à l'école.Ni de la seconde: c'était pour aller voir ma blonde.Ni de la troisième: c'était pour aller faire la guerre.Mais mon plus beau trip de train c'est encore LA PRESSE qui me l'a payé il y a quelques années, en m'envoyant couvrir la Coupe du Monde de soccer en Allemagne, événement qui se déroulait en même temps dans plusieurs villes.Moi, j'étais à Munich, c'était tellement plate que j'ai pris le train pour aller à Hambourg où c'était aussi plate.Alors, j'ai repris le train pour Berlin.pour m'apercevoir finalement que je tripais de plus en plus sur les trains et de moins en moins sur le soccer.Pendant trois semaines, j'ai é-crit mes papiers dans des salles d'attente, j'ai dormi dans le couloir des premières, j'ai aidé des dames à mettre leurs valises dans le filet du haut, et à Stuttgart, j'ai même fumé un join avec un sous-|chef de gare qui m'a remercié en m'embrassant sur la bouche.Bref, quand le gars de Rimouski m'a dit: «Il reste le train.», j'ai répondu OK.Officiellement, je suis donc à Rimouski pour participer à un colloque sur l'information.En réalité, j'y suis parce que je voulais prendre le train.J'ai pris le train dans la nuit de mercredi, l'Ocean-Express qui va jusqu'à Halifax par la vallée de la Matapédia.J'ai pris le train mercredi mais en fait, je ne dors plus depuis dimanche.C'est que je me suis mis à penser à une affaire complètement folle: jamais de ma vie je n'étais tombé en amour dans le train, mais cette fois, j'étais sûr que ça allait arriver.Depuis dimanche dernier que j'y pensais, alors je n'ai pas été surpris du tout quand, mercredi soir, je l'ai trouvé là, côté fenêtres, grande et brune, avec des ongles rouges et des souliers dorés à talons très hauts.Je me suis assis à côté d'elle sans hésiter et nous 9 1 ?j& F 1 n'étions pas arrivés à Saint-Lahi-j bert que la passion nous embtk-[ sait déjà.^ ï \u2014 Vous aimez les trains, màHfe-* moiselle?-M * oui, ah oui, surtout'laj \u2014 Ah nuit.fL___\u2014 lJf , \u2014 Moi, c'est au petit madri,; quand le soleil se lève sur La Po-* catière et que le rail longe le fleuve de si près qu'il s'y mouille.,' \u2014 Ah oui, c'est beau, continuez.ica \u2014 Moi, c'est au petit matin, mademoiselle, quand, dans Trois-Pis-toles endormi entre le train, long j pénis d'acier qui viole ce qui reste* de l'intimité de la nuit.on \u2014 Ah oui, encore, encore.'» Evidemment, c'est le dialogue que je ruminais silencieusement.A voix haute, je n'ai été capable que de lui dire platement: \u2014 Vous allez loin, mademoiselle?.Et elle me répond plus platement encore: \u2014 Non, je descends à Drum-mondville.Ce qu'elle fit.la sotte.C'est aussi à Drummondville qu'est monté mon second compagnon de voyage.Un emmerdeur de la pire espèce, celle qui a quelque chose à vendre.Lui voulait me vendre une carte de membre des «Voituriers Unis du Québec».Avec cette carte, je pourrais obtenir des escomptes chez certairfs commerçants, mais surtout, je pourrais recruter d'autres membres qui, à leur tour, recruteraient, etc., etc.Bref, dans un àn, je serais millionnaire en faisant travailler les autres.\u2014 Mais c'est le principe de Tùp-per Ware! lu.\u2014 C'est ça, vous avez comprjsj A Montmagny, il s'est enfin tjû.A Rivière-du-Loup, il dormait.Quand le soleil s'est levé con\\m£ prévu à La Pocatière, il ronflait lie tabarnak.(avis aux agents .rje Via Rail, vous trouverez son ca.cU-vre dans le wagon B 1611 ,de «l'Ocean-Express» sous les sièges de la troisième rangée, section fumeurs).;\u201e Je serai de retour lundi.en autobus.19C1 le SAINT-MALO MANOIR POUR RETRAITÉS \u2014 Trois (3) repas par jour servis à la salle à manger.\u2014 Vin inclus au souper.t.651-0290 LIQUIDATION 3 JOURS SEULEMENT %e TFieuralie UNE.RETRAITE DE RÊVE (2e et 3e âges) APPARTEMENTS MODÈLES OCCUPATION IMMÉDIATE APPARTEMENTS DISPONIBLES SANS PENSION ET SANS ENTRETIEN, PRIX À PARTIR ÛB mensuel Suites luxueuses (1 xh et 3 Va), (4'/2 sur demande) avec balcon privé et porte-patio.\u2022 3 délicieux repas servis à la salle à manger.\u2022 Soins infirmiers (24 heures).[\u2022 Technicienne en loisirs sur place.Salle de quille, billard, tourbillon, etc.Terrain paysager (200* x 150\").\u2022 Terrasse extérieure, avec B.B.Q.Aucune augmentation d'ici à juillet 83.6880 est, bou!.Goum, Montréal-Nord (près langelier) Informations: (514) 323-7222 ou 327-8923 Agence «Detec of Canada Ltée» PIERRE D.-MASSUE DÉTECTIVE «Autorisé sous l'Acte concernant les agences de détectives du Québec».Licencié par la Cité de Montréal \u2022 investigation \u2022 surveillances \u2022 'filatures \u2022 toutes preuves pour la cour \u2022 infidélité conjugale CONFIDENTIEL \u2014 DISCRETION ASSUREE m 387-8757 .i.\u2022 ¦.» t.\u2022 .\u2022 ., .i% .\u2022_\u2022_\u2022\u2022_.»\u2022_\u2022.\\ \u2022 \u2022 i-1 ¦ ; ¦ - ) \u2022.\u2022 \u2022 \u2022 ' _ 'l____LL__L _ i iViV,'¦'¦*.* ___ DIMANCHE LUNDI MARDI 2 mai 3 mai 4 mai 10hOOà 16hOO 9h00 à 18h00 9h00à 18hOO Manufacturier doit liquider 500 sections d'éléments muraux légèrement endommagés Qf\\0/ 1 ^ sections à 49 $ ou moins chacune jusqu'à 0\\i /O de rabais 100 sections à 99 $ ou moins enacune Venez voir notre grand choix de 8 finis aux couleurs: crème, bourgogne, blanc, brun, teck, noyer, travetain, chêne foncé et chêne clair CI IP M AIE ¦ %J IVI^I^%fciC Passez à notre usine 3737A, chemin de la Côte Vertu Saint-Laurent * 337*8162 L'OUVERTURE DE NOTRE NOUVELLE SUCCURSALE 591 esttboul.HENRI-BOURASSA (à la boucho du métro) (anciennement chex Borde») f&fyfi QU'OHA TOUJOURS DU PAIH A.J cpr/œ, c'e£r
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