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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Vivre aujourd'hui
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1982-09-17, Collections de BAnQ.

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[" I AUJOURD'HUI CAHIER B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 SEPTEMBRE 1982 Encan d'art de Val Racine: une tradition bien implantée Cécile Brosseau (collaboration spéciale) Pour la quatrième année consécutive l'Encan d'art de Val Racine a tenu ses promesses en permettant à une douzaine d'artistes-artisans de faire connaître leurs travaux et au public de se procurer des pièces intéressantes à des prix plus que raisonnables.En dépit de la conjoncture économique et du mauvais temps (le samedi), plusieurs centaines de personnes ont participé à cette fête culturelle.Rappelons que cet encan d'art a adopté une formule d'animation peu commune.A partir du samedi midi les personnes intéressées peuvent examiner les objets qui seront en vente le lendemain.A l'extérieur, une séance de raku où les gens peuvent décorer eux-mêmes une pièce déjà biscui-tée, connaît une grande popularité.A l'intérieur de l'école désaffectée où les pièces sont exposées et où l'encan se déroule, des musiciens et des chansonniers se relayent tout l'après-midi et toute la soirée, pour la plus grande joie des spectateurs.Un comptoir de produits naturels: jus de fruits, et salade servie dans du pain pica, tenu par François et Michèle connaît la faveur du public.L'encan d'art, c'est donc plus qu'une vente-exposition, c'est un événement suivi de près par des collectionneurs venus des quatre coins du Québec, c'est aussi une fête de famille.Cette année, les organisateurs avaient fait appel à un jury qui avait pour tâche de donner une mention à l'ensemble de la production affichant la meilleure qualité de même qu'à la pièce la meilleure, ou qui lui semblait telle, de chaque artisan ou artiste.En rappelant les débuts de l'Encan d'art dont elle a été l'instigatrice, Lyne Ribard.graveur membre du jury, constatait une évolution certaine de la recherche dans les oeuvres présentées cette année.Philippe Dagenais, designer, Mme Monique Bourque du comité culturel de Mégantic et Cécile Brosseau complétaient ce jury.La mention d'honneur est allée à André Samson photographe, quoique le jury ait beaucoup apprécié également les oeuvres de Denis Palmer, eaux-fortes et aquarelles.Le pionnier Gaétan Fraser Si je me suis entretenue quelques minutes avec chacun des treize artistes-artisans présents, j'ai tenu à visiter l'atelier de Gaétan Fraser et à causer un peu plus longuement avec lui.Ce pionnier Test dans tous les sens du terme.Après des études au cégep de Sainte-Foy et un stage chez Jean Vallières, il met sur pied un atelier de céramique au cégep de Ro-semont puis il décide de monter son propre atelier.Il s'installera d'abord à Saint-Adrien-de-Ham pour trouver enfin à Val Racine le coin de terre qui lui convient.Il déboise, il bûche, il construit puis il produit tout en formant des apprentis.Dans la région, on a surnommé Fraser «le moine».Il ne boit pas, ne fume pas, il n'est pas très causant.Pourtant, avec moi, il a été d'une extrême amabilité.Sous l'écorce un peu rude, on devine une sensibilité à fleur de peau.«On.ne peut pas raconter n'importe quoi, à n'importe qui.Je ne tiens pas aux relations superficielles, je préfère établir des contacts en profondeur, forcément, le nombre de personnes avec qui tu peux fonctionner est très limité.Ici, à Val Racine où je suis établi depuis cinq ans, je demeure toujours l'étranger.J'ai cru, au début, à l'entraide.J'avais rendu service à un bonhomme de par ici, je lui avais consacré une journée.A un moment j'ai eu besoin de conseils pour les fenêtres de l'atelier.Je suis allé le trouver et je lui ai demandé s'il viendrait me donner quelques heures, quitte à les lui remettre d'une autre façon.Ce fut un non catégorique» raconte-t-il d'un air résigné.Ce refus d'aide ne l'a pas empêché de communiquer avec d'autres artisans.Cette année, si la production en céramique de Gaétan Fraser était moins abondante, une série d'expériences avec des verriers et des ébénistes la rendait fort différente.Lampes alliant céramique et bois, vitraux mariant verre et céramique ont été fort appréciés.Fraser ne cache pas qu'il tra- m m m WW **\"+~ » V ., .* ».Allyson Simms maintient la qualité de sa production.Ses cache-pots ont spécialement retenu l'attention cette année.Celui-ci est en porcelaine striée de rose, l'encolure très libre est de gris nuancés.vaille sept jours par semaine.A travers ses occupations professionnelles, Gaétan a développé une obsession: la récupération.«Je suis scandalisé de voir étalé tant de gaspillage à tous les niveaux.Pour moi, cela devient un motif social, j'essaie de sensibiliser à ramasser plutôt que de tout jeter.Il faudra bien en arriver à organiser le recyclage, et sérieusement» conclut-il.Ajoutons que Fraser est membre fondateur et directeur de l'association Encan d'art de Val Racine.Du verre d'art à la sculpture sur bois Trois verriers, Raymonde Brousseau, Rosaire Janson et Joseph Davis ont présenté à Encan d'art une production impressionnante.Janson et Brousseau travaillent ensemble.Il ont tous deux une formation solide.Quant à Davis, diplômé en mathématiques, il décidait, après avoir rencontré un verrier hongrois, de se consacrer à cet art.Après deux ans d'apprentissage, il ouvre son propre atelier.Il était bien évident que la plupart des participants à l'encan n'avaient aucune idée de la valeur des vitraux et des lampes Tiffany présentés ce jour-là.L'art du verre a été longtemps ignoré au Québec.Pour apprivoiser le pu- blic, les verriers auraient peut-être avantage à présenter l'an prochain des pièces de dimensions plus réduites.Christiane Gauthier m'a réconciliée avec la sculpture sur bois.Depuis quelques années le marché a été tellement saturé d'imitations des Bourgault que le profane ne sait plus où est la qualité.Christiane transforme le pin ou le tilleul en de jolis tableaux miniatures.Son inspiration, elle la puise dans la nature et dans la vie quotidienne.Elle enseigne les arts plastiques, fait du dessin et de la céramique.Un jour, elle a reçu en cadeau des gouges (outils à sculpter) depuis elle travaille le bois et réussi fort bien à nous toucher.André Philibert est peintre.Il a fait les arts graphiques et les Beaux-arts à Montréal.Il a exposé entre autres endroits au Centre culturel canadien à Paris.Il travaille l'acrylique et l'huile avec autant de bonheur.Les 25 et 26 septembre, on pourra voir plusieurs de ses oeuvres au Centre culturel de Scottstown.Allyson Simms, une habituée d'Encan d'art a travaillé au ralenti cette année pour plusieurs raisons.Ses pièces de céramique ou de porcelaine, qu'il s'agisse de cache-pots ou d'assiettes gravées ont toujours la même qualité.La réputation d'André Samson et de Diane Lacroix, photographes n'est plus à faire.Ils traitent avec mm Gaetan Fraser est un pionnier dans tous les sens du terme.Il a déboisé, bûché, puis construit son atelier où il travaille sept jours par semaine.Potier de métier, il aime s'adonner à la recherche en collaboration avec d'autres artisans.Cette année, à Encan d'art, à Val Racine, il a marié le bois à la céramique et allié le verre à la céramique.un égal bonheur les scènes domestiques, les paysages ou la grâce d'un papillon.Denis Palmer voyage beaucoup, toujours un crayon à la main.Il travaille surtout l'aquarelle et l'eau-forte.Son oeuvre m'a semblé vraiment originale.Linda Fresse a eu beaucoup de succès avec sa peinture sur soie.Pièces murales ou blouses ont été fort goûtées du public.Lucie Làrkin, aussi loin qu'elle se souvienne, a toujours bricolé.Inscrite en Relations humaines à l'université, elle rencontre un ébéniste et trouve sa voie.Elle fait son apprentissage et travaille en groupe.Depuis, elle a construit son propre atelier et travaille sur commande.Mme Isabelle porte si bien ses 70 ans quelle les avoue spontané- ment.Elle semblait fort heureuse de se joindre à tous ces jeunes artistes-artisans.Quand on pratique un métier depuis plus de cinquante ans on ne craint pas d'afficher sa marchandise.Le bel ouvrage de la doyenne d'Encan d'art 82 a suscité l'admiration du public.Ses nappes en lin ou en dentelle, ses I couvertures et catalognes de lit de I même que ses courte-pointes ont fait envie à plusieurs et contenté quelques clientes.En tant que commissaire pri-seur (encanteur) François beau-lieu a été égal à lui-même, c'est-à-dire fort agréable et Lyne Rivard s'est révélée une excellente animatrice.Quant aux musiciens bénévoles, regroupés autour de M.Jacques Julien, ils ont prouvé que le talent et la qualité ne sont pas les privilèges des télévisions, quelles qu'elles soient DEPUIS VINGT-NEUF ANS AVEC L'UNICEF Danny Kaye vit d'amour, d'émotion et de jeunesse Depuis 29 ans, Danny Kaye éprouve tant de joie et de plaisir à aider les enfants du mon* de entier, que son seul souhait pour les 30 prochaines années, c'est d'être encore en vie et de continuer à travailler bénévolement pour l'UNICEF.ULY TASSO_ Ce presque septuagénaire qui paraît vingt ans de moins que son âge avec son visage frais, ses cheveux roux et son sourire prompt, trahit le secret de sa jeunesse lorsqu'il affirme: «Trop d'entre nous passons notre temps à tuer l'enfant en nous.Beaucoup d'adultes oublient qu'ils ont été des enfants et beaucoup d'enfants grandissent trop vite.» Ce qu'il faut faire?«Ne pas être embarrassé d'agir comme un enfant.» Il se moque de l'oncle respecté que des parents ont surpris faisant des grimaces qui amusaient follement leur enfant, et qui a repris son attitude digne et raide en les voyant pour déclarer d'un ton pompeux au bébé qui n'y comprenait rien: «Quand tu grandiras, tu auras une bicyclette.» , Le célèbre comédien, lui, a su dialoguer avec des enfants du monde entier, quelle que soit leur langue, en trouvant les gestes qui viennent du coeur, «car les enfants sont les mêmes partout, timides, maladifs, agressifs.Ils ont un radar dans la tête et sentent si vous les aimez vraiment ou si vous prétendez les aimer».«Venez avec moi autour du monde» Danny Kaye, lui, les aime tellement ces enfants affamés, malades et sans abri, qu'il lance spontanément: «Je voudrais vous prendre par la main et vous emmener avec moi autour du monde pour vous les montrer ces enfants-là.Je souhaite que vous puissiez les voir plusieurs années plus tard afin de vous rendre compte de ce photo Paul-Henri Tolbot, LA PRESSE Danny Kaye, entouré de Roger D.Landry (à droite), président et éditeur de La Presse, parrain de l'événement Danny Kaye, et de Charles Dutoit, directeur artistique de l'Orchestre Symphonique de Montréal.qu'ils sont devenus», poursuit cet ambassadeur de l'UNICEF, de passage à Montréal où il était con- férencier hier au déjeuner bénéfice qui a attiré plus de 500 convives au Château Champlain, valant à l'UNICEF près de $20,000 de profit.Le comédien qui se dit «père de 40 millions d'enfants» parle de ceux qu'il a connus malades et couverts de plaies et qu'il a re- ft trouvés des années plus tard grands et forts, grâce à l'action de l'UNICEF.«De tels moments sont ma récompense», dit-il.¦ Car l'UNICEF ne sert pas qu'à recueillir de l'argent pour les enfants.Elle sauve leur vie en leur fournissant la science et la technologie pour guérir leurs maladies, les éduquer et rendre leur eau potable.Danny Kaye rappelle que l'UNICEF, créé en 1946, a toujours été un fonds international de secours d'urgence qui n'a pas cessé de parer aux dévastations et aux catastrophes, «jour après jour, mois après mois, année après année».Ce «bénévole par excellence», selon l'expression de Roger Landry, président et éditeur de LA PRESSE, fait l'éloge des centaines de gens qui consacrent leur vie à améliorer celle des enfants.' Et lorsqu'un homme , à Agra, en Inde, suggère de laisser les choses comme elles sont, parce que c'est la manière de Dieu de contenir l'explosion démographique, il fulmine: «Pourquoi ne vous croisez-vous pas les bras quand votre enfant tombe malade?» A son avis, plus on fait, plus on voit ce qui peut se faire et c'est ce qui le motive.Il n'admet pas qu'on manque de générosité en prétextant la récession.«C'est triste pour la conscience; quand quelqu'un est dans le besoin, il faut trouver le moyen de l'aider».Bien qu'il se décrive comme un soldat de L'UNICEF, toujours prêt à partir, Danny Kaye admet qu'on ne peut pas vivre seulement d'émotion et d'amour.«J'aime parfois pratiquer mon métier», dit-il.Comme il aime faire la cuisine.Son cheval de bataille: «Les becs de canard».On n'en attendait pas moins d'un Danny Kaye! UNICEF-Québec a profité du passage de Danny Kaye pour re-\" mettre le premier trophée qui porte son nom à Will Millar, auteur d'une chanson créée pour l'YTNTrar.i?TUNICEF.m B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 SEPTEMBRE 1982 TÉLÉ-GÀBLE > i ¦ » n li Les émissions à ne pas manquer -y- TVSQ31 - 15 i 12:00 KARTING Championnat provincial de karting, 1ère ronde en classe nationale et internationale.TVSQ 26 - 20 TÉLÉ DES JEUNES TVCQ 24 17:30 07:30 08:00 08:15 08:30 09:00 10:00 10:30 11:00 11:30 12:00 12.30 13:00 13:15 13:30 14:00 15:00 15:30 16:00 16:30 17:00 17:30 19:30 HISTOIRE D'ANTOINE Le tigre qui a perdu ses rayures.TOPINO Au périt jour, la péniche accoste.Hannibal ne veut plus quitter ses nouveaux omit.Tous trois débarquent.MUSTI MIREILLE ET ARSENE LAPIN Marionnette avec un bas (souris).MLLE CLÉ DE SOL On apprend à reconnaître des sons provenant du corps humain ou de renvironnement.TOURENVILLE Nous visitons la maison de la poste.GLOBULE ET ROBINET Globule et Robinet se voient obligés de déménager, pourquoi?AM ST RAM GRAM Emission pour les entais de À a 6 ans qui a pour but de favoriser le développement de l'enfant.SERVICE SECRET Panne de moteur.COURT MÉTRAGE «Faroun, le petit clown».«La petite tille et les ciseaux».SCIENCE ATOUT La série «Science atout» s adresse aux leunes de 8 a 15 ans et cherche à répondre aux questions qu'ils se posent.FAIS DODO Reprise de 1915 MAG 26 Reprise de 1900 Magazine hebdomadaire conçu pour les jeunes et leurs parents Y sont annoncées et commentées les octivites artistiques et sportives.LA CLE DES CHAMPS Découvrons la jo«e de vivre avec les plantes.MUE CLÉ DE SOL Les enfants apprennent la notion de «hauteur de sons» et miment la chanson «Marianne s en va au moulin».ENFANT DU THÉÂTRE Les enfants deviennent directeur ou directrice d'école chargé(e) de choisir un nouveau professeur.FANTAISIE BULGARES MIREILLE ET ARSÈNE LAPIN Marionnette a game (à main).MINI-FEE Reprise de 18:30 COUREURS DES BOIS La marmotte.GOOD STUFF RADIO-VIDÉO SANTE ET CHIROPRATIQUE Jean-Pierre Bélair et deux spécialistes discutent de la chiroprati-que et des maladies du 20e siècle.TVSQ 31-15 TÉLÉ DES SPORTS 07:00 LA BONNE HABITUDE Le conditionnement physique avec la collaboration de Kino-Ouébec.07:15 COMMUNIQUÉS 07:30 LA BONNE HABITUDE Voir 7h00 07:45 COMMUNIQUÉS Voir 7hl5 08:00 LES COURSES À BLUE BONNETS Présentation des courses du mercredi.08:30 LA BONNE HABITUDE Voir 7h00.08:45 COMMUNIQUÉS Voir 7M5 09:00 SOCCER Championnat provincial senior 1982.Match opposant les équipes de Lachine et Vasco de Gamo.11:00 CAMPING CARAVANING Attache de remorquage et freins électriques.12 00 AUTOMOBILE Voir encadré.(1ère de 3) en classe nationale et internationale.13:00 BOXE AMATEUR Championnat) canadiens intermédiaires de boxe amateur.15:00 BASKETBALL Voir encadré Eliminatoires de la Ligue collégiale de basketball AAA.Demi-finales 16:30 TENNIS DE TABLE Diane Bourdages vs Mariann Domonicos.17:00 LA BONNE HABITUDE Voir 7h00 17:15 COMMUNIQUÉS Voir 7hï5 17:30 LES COURSES À BLUE BONNETS Présentation des courses du jeudi.18:00 LE DERNIER DROIT 18:30 SOCCER Championnat provincial senior 1982.Match opposant les équipes de Lachine et Vasco de Gamo 20:30 TENNIS Grand prix junior de tennis de la Voie Lactée.Cette semaine: Froncis Camaraire vs Darren Goldberg.22:30 CHASSE ET PÊCHE Le rechargement des cartouches; comment et pourquoi?Les types de poudre et leurs résultats.23:30 LES COURSES À BLUE BONNETS Voir 17h30.00:00 BOXE AMATEUR Voir 13H0O 02:00 BASKETBALL Voir I5h00.03:30 TENNIS DE TABLE Voir 16h30.04:00 AUTOMOBILE Voir 12h00 05:00 SOCCER voir 9hoo.Henry Barras, directeur artistique de l'animation a la Place des Arts, nous parle de la saison théâtrale du Café de la Place 82-83.«La ruée vers l'art», ce soir à 21h00 au canal VTVAQ29.__ Pour les régions qui reçoivent 30 canaux ou plus TVRQ 25 19:30 CONFÉRENCE DE RAY VINCENT: Le sujet de cette semaine: «Allez-y, foncez».V à Pour les régions qui reçoivent 21 canaux TVSQ 31-15 15:00 BASKETBALL Championnat collégial AAA, semi-finale Ces emissions sont presentees aux abonnes des systèmes de càblcdistnbution faisant partie du Reseau lnter-Vis:on Cablevision nationale 270-6161 Telecàble Videotron 656-2111 Telecàble de la Rive Sud 833-1920 Câblovision Haut Richelieu 346-1127 Transvision Rive Sud 655-6300 Telecàble des Mille Iles 471-2710 |7s] ou |20| s'adresse aux obonnés qui reçoivent 21 canaux; 24 \\2à/ ou 31 s adresse aux abonnes qui reçoivent 30 canaux ou plus.A QUEBEC: «Sports et Loisirs» est diffuse au canal 29.«Enfants et jeunesse» ou canal 26 et «Cours»» au ccna' 25 < Les Télé-informations La Presse: 24 heures par jour sur le cable J MARCHÉ aux PUCES du Vieux Port OUVERT AU PUBLIC POUR L'AUTOMNE du jeudi au dimanche de 10hOO à 23h00 ENTRÉE GRATUITE Encan tous les dimanches à compter de 14h 849-1937 MARCHÉ AUX PUCES DU VIEUX PORT Rue de la Commune au pied de Place Jacques-Cartier Vieux Montréal Les agents de conservation lancent un ultimatum au gouvernement québécois Le ministère de la Fonction publique a jusqu'à la fin du mois pour déposer ses offres monétaire, sinon, les agents de Conservation de la Faune, pourraient bien exercer des pressions visant à inciter le gouvernement à négocier «sérieusement» leur convention collective expirée depuis maintenant 20 mois.RAYMOND GERVAIS C'est ce qu'a déclaré le président du Syndicat des agents de conservation de la faune du Québec, M.Michel Poirier, qui a révélé qu'un comité avait été formé, afin de décider quels moyens de pressions adopter.M.Poirier a dit que les agents de conservation avaient toutefois écarté l'hypothèse de «prendre la faune en otage» comme éventuel moyen de pression.«Si on a choisi ce métier c'est par respect et par amour de la nature; on n'ira pas contre nos convictions», a-t-il déclaré.Le chef syndical a refusé de préciser à quels moyens de pressions les agents songeaient, mais il a dit que le port du jeans, le refus de récupérer le gros gibier tué sur les routes et le fait de ne répondre qu'aux appels urgents, étaient envisagés.Les agents de conservation réclament un salaire équivalent à 90 p.cent de celui des agents de la Sûreté du Québec, soit $27 000 par année, après cinq ans de service.Présentement le salaire maximum d'un agent de conservation est de $22 380.Toujours selon M.Poirier, bien qu'une dizaine de rencontres de deux jours aient eu lieu avec le représentant du gouvernement, pour discuter des clauses normatives, il reste encore plusieurs points en suspens, «la politique du gouvernement tentant d'uniformiser différentes clauses normatives à l'ensemble de la fonction publique, alors que le travail de l'agent de conservation en forêt, est bien différent de celui du fonctionnaire assis derrière un bureau».« ¦ % » M il t I B b h COMMANDEZ PAR TÉLÉPHONE Nouveau service rapide eî efficace 85-6984 Economisez temps et argent en commandant voa livret dee Éditions La Preste par telephone.Vous n'avez qu'a composer le numéro 285-6964, donner votre numéro de 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crise actuelle».PROPIQ.qui regroupe 3,500 propriétaires immobiliers principalement à Montréal, Québec et Trois-Rivières, a crié haro sur «l'interprétation confuse des lois provinciales 57 et 12 (abolissant certaines surtaxes reliées à la propriété d'édifices locatifs), qui ont entraîné plus de 40,000 demandes de révision de prix de loyers devant la Régie du logement».Selon le président de PROPIQ, M.Jules Ma-roist, le gouvernement doit «et de manière urgente», établir un moratoire pour arrêter la Régie d'accorder des jugements (généralement favorables aux locataires) en vertu de la loi 57.Selon M.Maroist, en effet, la Régie accorderait des diminutions de loyer beaucoup plus importantes que les diminutions accordées aux propriétaires par l'abolition de la surtaxe.Le seul responsable Par ailleurs, M.Maroist a affirmé que le seul responsable de la crise actuelle dans l'industrie du logement locatif était le gouvernement du Québec, auteur d'un contrôle restrictif des loyers.M.Maroist a ajouté que le nombre de logements locatifs complétés et mis à la disposition des Québécois était passé de 23,000 en 1976 à 1,000 en 1981.«Les politiques actuelles d'habitation et leur application par la Régie ùv logement n'ont eu pour seul effet que de décourager l'investissement du secteur privé dans la construction de logements locatifs, et par conséquent d'aggraver la crise actuelle.«Quand on constate que la Régie se refuse à considérer le coût de financement d'un immeuble comme partie intégrante de son coût d'opération en limitant les effets des hausses d'intérêt dans le prix des loyers, il est à se demander si les ministres vivent dans le même monde que nous», a lancé M.Maroist.Subventions Le président de PROPIQ a reproché au gouvernement de s'adonner à la subvention de logements locatifs tout en restreignant l'initiative de l'entreprise privée, à une époque où selon lui «un logement subventionné coûte $45,000 contre approximativement $24,000 pour celui mis en chantier et administré par l'entrepreneur privé».«Il faut donc s'interroger sérieusement sur le bien-fondé du contrôle gouvernemental et de Pintervention bureaucratique dans le marché de l'habitation», a-t-il ajouté.EN BREF Trois-Rivieres: surplus de $844,000 ¦ L'administration municipale de Trois-Rivières vient de terminer son exercice financier par un surplus de $844,474.Les dépenses ont atteint $27,4 millions tandis que les revenus ont atteint $28,2 millions.Ces revenus supplémentaires proviennent principalement des en-lieux de taxes sur les immeubles publics et des intérêts de placements à court et moyen terme.Cet excédent a permis d'accroître le surplus cumulatif à $1,7 million dont une somme de $750,000 sera versée au prochain budget, soulageant d'autant les contribuables.La dette obligataire de Trois-Rivières s'élève à $30,2 millions et représente un peu plus de 6 p.cent de la valeur imposable au rôle.Saint-Côme: refus de payer les taxes ¦ Les contribuables de Saint-Côme refusent depuis des mois d'acquitter leur compte de taxe d'eau, ce qui a placé la municipalité dans une situation délicate, entraînant ù court terme une tutelle de la Commission municipale de Québec.Les citoyens agissent ainsi parce que le coût de construction d'un réseau d'égoût et d'aqueduc a largement excédé les prévisions originales.Cette construction ne devait pas excéder $385 par citoyen, mais la facture finale s'élève à plus de $800 per capita.C'est la hausse des taux d'intérêt qui est en partie responsable de cette majoration.Le maire Lionel Venne a adressé une demande d'aide spéciale au gouvernement du Québec.La MRC Mitis blâme le ministre Léonard ¦ Les dirigeants de la municipalité régionale de comté de la Mitis ont blâmé le ministre des Affaires municipales, Jacques Léonard, à la suite de son refus de permettre aux MRC de disposer à leur guise des fonds du programme fédéral de développement communataire (PDCC).Le conseil d'administration de la MRC estime qu'il s'agit d'une mesquinerie qui prive les municipalités d'avoir un moyen non détourné de présenter des projets.Le ministre Léonard exige, de son côté, que tous les projets réalisés en vertu de cette aide fédérale reçoivent tout d'abord l'approbation du gouvernement du Québec.Les proprios et la loi 57 ¦ Le président de l'Association des propriétaires d'immeubles du Québec, M.Jules Ma-rois, a dénoncé la décision du gouvernement de permettre des rajustements de loyer découlant de la loi 57 sur la réforme fiscale.La Régie du logement est actuellement saisie de plus de 40,000 demandes de révision suite à cette autorisation.M.Marois est d'opinion que la loi 57 a des effets catastrophiques sur l'ensemble de la fiscalité et qu'elle se caractérise par son incohérence d'interprétation devant la Régie du logement.La population des municipalités ¦ Le Bureau de la statistique du Québec vient de compléter le dénombrement de la population pour chacune des municipalités.Ce dénombrement comporte le recensement de l'ensemble des agglomérations, y compris les territoires non désignés, les villages nordiques et les réserves indiennes.Une quarantaine de localités n'ont aucune population.Une vingtaine d'autres ont moins de 50 habitants.Selon ce dernier relevé, la population de Montréal s'établit à 1,020,900 personnes.Celle de Laval est de 202,300 personnes et celle de Québec de 176,000.C'est Longueuil qui vient au quatrième rang avec une population de 132,900.Les populations de Sherbrooke, Chicoutimi et Trois-Rivières sont respectivement de 73,900, 59,900 et 50,000 habitants.Congrès d'orientation ¦ Le Parti civique de Longueuil, dont le chef est le maire Marcel Robidas, tiendra samedi un congrès d'orientation dont les conclusions serviront à dresser le programme politique de ce groupe en prévision des élections municipales du 7 novembre prochain.C'est la première fois, dans l'histoire de Longueuil, selon les hautes instances du PCL, qu'un parti politique municipal convoque une réunion de ce genre.On y traitera divers aspects de l'administration municipale tels que l'économie, l'urbanisme, le socioculturel, les loisirs, l'écologie, etc.Le congrès se déroulera à compter de 8h30 au cégep Edouard-Montpetit, entrée rue Gentilly.L'un des conférenciers invités est M.Guy Bourassa, politicologue et professeur à l'Université de Montréal.On s'attend à la présence de plus de 300 personnes. B 3 AUJOURD'HUI POUR CETTE CHRONIQUE, VEUILLEZ ADRESSER VOS LETTRES COMME SUIT: «QUOI FAIRE AUJOURD'HUI» LA PRESSE, 7 RUE ST-JACQUES, MONTRÉAL H2Y 1K9 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 SEPTEMBRE 1982 CONFÉRENCE ¦ Le mouvement communautaire «Les amateurs du chauffage au bois de la Rive-Sud» tient une soirée d'information pour le gens de Laval le 17 septembre, à 19h, à la salle André-Mathieu du collège Montmorency, 475, boulevard de l'Avenir.RÉUNIONS ¦ Le centre interculturel Monchanin, 4 917.rue Saint-Urbain, dans le cadre de son «Forum interculturel hebdomadaire» portant sur les personnes âgées dans diverses cultures, orgnise une rencontre avec des personnes âgées l'Amérique latine, le 17 septembre, à 20h.Le tout se déroule en français.Entrée libre.Renseignements complémentaires: 288-7229.¦ La Société Japon du Canada tient une épluchette de blé d'Inde le 19 septembre, au Manoire de Clarenceville.Coût: membres.15 $; autres.17 $.Départ à 14h30 de la station de métro Papineau.Renseignements complémentaires: Mme Gisèle Desjardins.725-1 185 (le soir); Mme Olivette Michaud.524-0718 (le soir); Mlle Adèle Roy.331-0070.¦ Par l'audition de musiques de divers pays et le visionnement de diapositives, le musicien québécois Richard Boucher raconte son intérêt pour les autres peuples, le 17 septembre, à 20h, à la Maison Internationale de la Rive-Sud, 2 465, boulevard Lapinière, à Brossard.Renseignements complémentaires: 656-4723 ou 656-5275.¦ L'Association provinciale des personnes seules invite les personnes seules de moins de 40 ans à un souper-rencontre, suivi de danse, au 3 660, rue Saint-Denis (station de métro Sherbrooke), le 17 septembre, à 19h30.La carte de membre est exigée, mais on peut se la procurer sur place au coût de 10 $.Entrée pour le souper et la danse: 5 S.Renseignements complémentaires: 270-1280.¦ L'Atelier humain tient une soirée de rencontre et de communication, le 17 septembre, à 20h, au 7 225, rue Saint-Denis (près de la rue Jean-Talon).Renseignements complémentaires: 277-1008.RANDONNÉES ET ACTIVITÉS PHYSIQUES ¦ Le YWCA, 1 355 ouest, boulevard Dorchester, offre aux femmes, au coût de 5 $ un atelier de culturisme et d'haltérophilie, les 18 et 19 septembre, de 9h à midi.Renseignements complémentaires: 866-9941, poste 21.¦ L'école Macdonald-Cartier de Saint-Hubert organise un week-end d'activités physiques dont lè point culminant sera la course Terry Fox, les 18 et 19 septembre.Demain: conférences-forum données par des professionnels de la santé et des tests d'évaluation physique seront offerts.Frais de participation, 2 $.C'est au 7 445, chemin de Chambly, à Saint-Hubert.Renseignements complémentaires: Claude Four-nier.678-1070.¦ Le club social et sportif Second Souffle invite le public à participer à une randonnée pédestre, à Glen Mountain, les 18 et 19 septembre.Invitation spéciale à la dernière séance d'initiation au canotage, les 18 et 19 septembre.Renseignements complémentaires: 381-8458.¦ L'association Amitié-Sport organise une randonnée à vélo à l'Assomption, le 19 septembre.Rendez-vous au centre commercial Repentigny, à 9h30.Renseignements complémentaires: Colette, 331-4764; Gisèle, 737-8380; Fabienne, 744-1721; Blanche, 337-3087; Pierre B.661-7786, poste 307; Pierre P., 271-7051 ou 667-0347.¦ L'école de plein air DAHU organise de randonnées et d'exploration des volcans du Mexique, du 26 décembre au 9 janvier.Accessible à toute personne en bonne forme.Renseignements complémentaires et inscriptions: 484-2519.SOIRÉES DE DANSE ¦ Le Club des diplômés universitaires (Graduates' Club) tient une soirée de gala pour personnes célibataires, séparées ou divorcées, le 17 septembnre, à 20h30, au Château Champlain, salle Viger.Renseignements complémentaires: 737-8489 ou 277-9812.¦ Carrefour-Rencontre organise des soirées de danse sociale pour personnes seules tous les vendredis, à 20h30, à l'hô-tel-motel Le Pavillon.365, boulevard Laurier, à Saint-Basile-le-Grand.Renseignements complémentaires.467-4394.DIVERS ¦ La Mission catholique chinoise tient un bazar les 17, 18 et 19 septembre, de 11 h à 21 h, au 979, rue Côté (coin Viger).On y trouvera des objets d'art et d'artisanat chinois, des vêtements, un marché aux puces, des mets chinois.Renseignements complémentaires: 843-3339.¦ Le Service des loisirs communautaires de Saint-Léonard tient un marché aux puces le 18 septembre, à partir de 8h du matin, sur le terrain de l'Aréna Saint-Léonard, 5 300, boulevard Robert.¦ Le Marché aux puces du Vieux-Port organise, avec la collaboration de vedettes du monde des sports, une vente à l'enchère, le 17 septembre, à 19h.Le Marché aux puces du Vieux-Port demeure ouvert jusqu'au 3 octobre, du mercredi au dimanche, de 10h à 23h.¦ Le Module de gestion et intervention touristique de l'Université du Québec à Montréal, en collaboration avec l'Association touristique régionale Richelieu Rive-Sud, organise un rallye-automobile les 18 et 19 septembre, afin de sensibliser les étudiants aux attraits touristiques de la région du Richelieu.¦ Pour les fins du tournage du film Le Fuffian, avec Lino Ventura et Claudia Cardinale, une véritable course MIDGET est organisée le 18 septembre, à l'autodrome Laval, 7 980 est, boulevard Lévesque.Le public est invité à y assister.Début à 14h, samedi et dimanche.¦ Le CLSC du Richelieu, à Richelieu organise des rencontres visant à soulager les personnes souffrant du mal de dos.à partir du 20 septembre, à 19h30.Le Dr Ruben D'Urbano, 658-7561 ou 460-4417.¦ La section internationale du YMCA prépare une exposition de photographies portant sur le travail accompli par le YMCA dans la communauté, à l'occasion de la célébration de son 70e anniversaire.A cette fin, elle recherche de vieilles photographies représenant l'engagement des gens dans la communauté, l'entraide, la participation aux cours et aux programmes.Faire parvenir ses photos (en donnant ses nom et adresse) au YMCA International, 70e anniversaire.Anna Ca-puto, 5 550, avenue du Parc, Montréal H2V4H1.¦ Place Vermeil, centre communautaire pour personnes âgées, demande des bénévoles pour effectuer des visites à domicile d'ans le secteur centre-sud.Renseignements complémentaires: 1 581, rue Alexandre-de-Sève.527-2324.¦ Les artisans intéressés à participer au Salon des artisans de Saint-Léonard, les 25, 26 et 27 novembre, sont invites à s'inscrire avant le 20 septembre.Des formulaires d'inscription sont disponibles au Service des loisirs communautaires de Saint-Léonard.Renseignements complémentaires: 321-7630.DÉVELOPPEMENT PERSONNEL ¦ Guijek, institut pour la santé intégrale présente ses cours d'automne: tai-chi, relaxation, méditation, responsabilité personnelle pour une santé intégrale, massage néo-reichien, toucher thérapeutique, au 1 718 est.rue Laurier.Renseignements complémentaires: 845-5081.¦ L'Institut de yoga intégral invite le public à une démonstration de hatha et â une visite de ses installations, le 17 septembre, de 14h à 17h.Début des cours, le 20 septembre.Renseignements complémentaires: 279-8931.¦ Des séances de yoga sont offertes aux Loisirs au 5 900, rue Pierre-de-Cou-bertin.Inscriptions jusqu'au 18 septembre.France.254-7279 ou Rollande.352-1329.¦ Le Centre Saint-Pierre.1 212, rue Pa-net.offre aux couples une série de huit rencontres portant sur la communication.Les réunions auront lieu le mardi, à 19h30.à partir du 21 septembre: Monique Venne ou Nicole Métayer.524-3561.¦ Un atelier de croissance et créativité 3era animé par Nicole Trudel, psychologue et psychothérapeute, ainsi que par Raymonde Hachey, ergothérapeute.les 24, 25 et 26 septembre: 387-5521.¦ Le Centre de la pensée moderne de Montréal, 3 818, boulevard Saint-Laurent, offre des cours d'astrologie, de cosmogonie, de lecteur des lignes de la main, de numérologie, de relaxation, de Tarot et de yi-king: 849-8749 ou 849-8974.TELE HÛMEBES Midi 12:00 CD News (D Magazine O O Midday News CD The Doctors GD The Noon Report CD WWNY News (D Tic Tac Dough fir CNN Headline News O© U The Flintstones (De La philatélie (S)r Noon at ten il r \u20acS Family Feud G) The Stationary Ark \u20acD The Electric Company 12:10 CD Across the Fence O TI race Bonanza 12:15 O Auiourd'hul midi IS O 091 Le monde CD (40) Le 10 vous informe 12:25 OO CD Le Teléiournal CD A la ferme 12:30 O O CD O CD Allô Bou BOU CDfXO®)r(M) Young and Restless oooio(40) Ciné-Quiz \u2022La main au collet » CJ O Wok with Y an CD CD r Search for Tomorrow CD OU r CD Ryan's Hope CD c Les Ailes de l'espérance CD Puise 12:30 CD CD \u20ac3 Téléservice CD Realities (99) Les Jeux de 20 heures 13h 01:00 4 O O'L ilr © Ail my children CD CD r Days of Our Lives CD Let's Make A Deal CDC Les communiques CO The Alan Thicke Show CBGO Pierre Nadeau rencontre CD Witness To Yesterday (99) Au théâtre ce soir 01:30 O O GD O CD Au jour le leur CD (D Œ) ® r As the , World Turns O 02) Carol Burnett and Friends CD Adventures in History 14h 02:00 COO O Take 30 from CD CD r O CD (il Another World CD OX r© One Life to Live CD Talking Film 02:30 BQ CD © CD Téléfeuilleton CD O O Coronation Street CD Pitfall CDC D'un point à l'autre CD O O Rendez* vous du mercredi CD Over Easy I5h q3 * 00 OOOt(B (40) Gros Pkm CD CD CD (S) r Guldlna Light CD O O Life at Stake CD Cartoons O dD The Alan Thicke Show CD CD (23) r \u20acE> General Hospital CD Victory Garden (99) Mémoires de Fronce' 03:30 OO(DO CD Woody le Pic O O O t CD (40) Adèle CDC German Diary \u2022 Chronique allemande G) Cope W LlliaS/ Yoga and You ÇD Mr.Roger's Neighborhood 16h 04:00 O O CD O CD Bobino CD Beverly Hillbillies O O (40) Gronigo et Cie CD OO Do it for Yourself CD Battle of the Planets O O t Les Champignoles CD Wheel of Fortune O il Definition CD (Dr Charlie's Angels CDC Mireille et Arsène Lapin Cffiir John Davidson Show CD Let's Make a Deal © se Ottawa Life il r People's Court CD O CD La Vie sur terre CD Scooby Doo O Pas se-part out O O Sesame Street 04:30 O O CD O CD Bof et Compagnie CD The Wallons OOOtCD (40) Cinéma sur demande «Les Filles de Joshua Cabe» CD O O Canadian Reflections (D (il r The Little House on The Prairie CDGilligan's Island O (il The Price is Right CDC Télé-Armenia CD Family Feud CD Flintstones 17n 05:00 OO CD Histoire d'hier et d'aujourd'hui CD O King of Kensington O CD The Price is Right GD Starsky and Hutch >*^r\\ \u2014 e* \u2022 \u2022 \u2022 ««4 \u2022 \u2022 {jj 1116 UÏHII» Hillbillies CD Here's Lucy CDr The Jeffersons CD CDU Cinéma de 5 heures «Les détraqués» (S)r Hour Magazine 3D se Vanier vous Informe O Leave It to Beaver O Sesame Street O Mister Rogers a> Electric Company (99) Spécial Jeunes 05:15 (99) Croaue-vacances 05:30 CD The Muppets CD O Three's Company CD Mort Real People CD The Brady Bunch CD Laveme and Shirley OÛ2)M*A*S*H CDr CNN Headline News CDC Starting again ûme Ottawa Life (U)sc Projections U t © Happy Days Again : 18:30._>¦ Ldansr PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) \u2014 Le Ballet National du Canada.Programme-.«Na-poli»: 20:00.Lthéâtre PLACE DES ARTS (Salle Port-Royal) \u2014 «Les Sunshine Boys», de Neil Simon: 20:00.CAFÉ DE LA PLACE (Place des Arts) \u2014 «jugement», de Barry Collins: 19:30, 22:00.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84 ouest, Ste-Catherine) \u2014 «Pied de poule», de Marc Drouin et Robert Léger: 20.00.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (1297, Papineau) \u2014 «Mon homme», de Suzanne Aubry, Elizabeth Bourget et Maryse Pelletier: 20:30.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100 est, Av.des Pins) \u2014 «Tournez la plage», de Claude Poissant: 20:00.CAFÉ MOLIÈRE (1200, St-Hubert) \u2014 «Prête pas prête, j'y vas», aeve Denise Guénette: 20:30.CAFÉ NELLIGAN (558 est, Dorchester) \u2014 «Phantasmes dans le caviar», de Micheline Bourday: 20:00.\u2014 - «Provincetown playhouse, juillet 1919, j'avais 19 ans», de Normand Chaurette: 22:00.CAFÉ-THÉÂTRE QUARTIER-LATIN (4303, St-Denis) \u2014 «Prévert Side Story», avec Marc Gallier: 20:00.LA POLONAISE (57 este, Prince-Arthur) -\u2014 «Vendredi soir», de Ghyslain Tremblay et Jean-Pierre Bergeron: 20:30.CENTRE D'ESSAI CONVENTUM (1237, San-guinet) \u2014 «Je t'haime Mona Moure», de Rachel Moisan et André Boulanger: 20:30.THÉÂTRE DE L'ENTREPÔT (7050, Av.Victoria.Suite 210) \u2014 «Les grands départs de Jacques Languirand: 20:30.THÉÂTRE MALENFANT (734, St-Jecn-Baptis-.te, Terrebonne) \u2014 «Souffrance que j'ai du fun», de André Montmorency et Pierre Légaré:\" 20:30.CENTRE NATIONAL DES ARTS (Ottawa) \u2014 «Périclès», de Shakespeare: 20:00.THÉÂTRE DU BOIS DE COULONGE (Sillery, Québec) \u2014 «Un sur six», de Clark et Brabrick: 20:30.THÉÂTRE DE LA FENIÈRE (Ancienne-Lorette, Québec) \u2014 «Les filles de Jean Marsan», avec Gisèle Gallichan: 21:O0.L'IMPRÉVU (Hôtel Iroquois, 446, Place Jacques-Cartier) \u2014 Perron: à compter de 20 30 ARLEQUIN (1004 est, Ste-Catherine) \u2014 Gilles Vigneault: 20:30.L'AVANT-SCÉNE (111 ouest, Laurier) \u2014 François Malo, Michael Waytiuk: 20:15, 22:30.LE BORDUAS ( 1257, Amherst) \u2014 Claire Trem-Wcy, Mario Crète et Pierre Renaud: 20:00.CAFÉ-THÉÂTRE QUARTIER-LATIN (4303, St-Denis) \u2014 «J'ai besoin d'être drôle», avec Ro-gean Martin: 22:15.OUIMETOSCOPE (1204 est, Ste-Catherine) \u2014 «Hors cadre», mise en scène de Françoise Tes-sier.Musique de Réjean Dugal: minuit.DEUX PIERROTS (104 este, St-Paul) \u2014 Daniel Blouin et Louis Alary: 20:00.LA MANSARDE (3225 este, boul.Gouin) \u2014 Rock «n» Bovs: 20.30.LE ST-VINCÉNT (410, St-Vincent) \u2014 Desjardins, Renaud et Pierre Biais: 20:15.L'AIR DU TEMPS (191 ouest.St-Paul) \u2014 Mike Gauthier: à compter de 17:00.Ensemble de Billy Robinson avec Charles Ellison: 6 compter de 21:30.RISING SUN (286 ouest, Ste-Catherine) \u2014 Ellen Mcliwaune: 21:00.ZOOBAR (97 est, Ste-Cataherine) \u2014 Bob Wash Quartet: 21:30.CLUB NUBIA (2112 ouest, Ste-Catherine) \u2014 Reggae avec JR.Eexpress- 23:00, 1:00.LE JAZZ BAR (169 est, Ontario) \u2014 Glen Blod'ey, saxophoniste: à compter de 21:30.GRAND CAFE ( 1720, St-Denis) \u2014 Jazz en fusion: 20:30.CAFÉ LE FRIDOLIN (4295, St-Denis) \u2014 Mario Giroux et André Duchesne: 20:30.CLUB DES MUSICIENS (1500 este, de Maison-neuve) \u2014 Boss Brass, Rob McConnell et ses musiciens: 21:30, 23:30, 1:00.LA UCORNE (2075, St-Laurent) \u2014 Alain La-montogne: 21:00.CAFÉ INSTANTANÉ (102.St-Georges, LaPrairie) \u2014 Renée Claude: 21:00.THÉÂTRE MOLSON (10, Chemin des Patriotes, St-Charles-sur-Richelieu) \u2014 Peter Prin-gle: 20:30.LA BELLE ÉPOQUE (19, boul.St-Laurent, St-Timothée) \u2014 Lucille Dumont: 21:00.JONAS EN HAUT (209, boul.des Laurentides, Laval) \u2014 Claude Landré: 21:00.AUDITORIUM D'ALMA (Aima) \u2014 Monique Vermont et Jean Faber: à compter de 20:30.J t î B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 SEPTEMBRE 1982 L'OLP DEMANDE LE RETOUR DE LA FORCE MULTINATIONALE Israël refuse de retirer ses forces de « Beyrouth-ouest malgré l'appel des USA ! d'après AFP,Reuter,UPI,AP Après 24 heures d'hésitation, j ™ les Etats-Unis ont brusque-! ment et brutalement condamné, hier, la nouvelle intervention israélienne au Liban et exigé le re-» trait «immédiat» des troupes israéliennes de Beyrouth-ouest.! Qualifiée de «violation claire de Taccord de cessez-le-feu auquel \u2022 Israël est partie prenante», cette ! action israélienne «totalement injustifiée», affirme le communiqué ; de la Maison Blanche, est «contraire aux assurances» fournies par le gouvernement Begin au gouvernement américain.Quant à l'Organisation pour la J Libération de la Palestine ( OLP ; ), en sus d'une intervention directe de M.Yasser Arafat, elle a accusé Israel d'avoir violé les «accords Habib» et demandé le retour [ de la force d'interposition ( USA, France, Italie ) pour protéger les camps des réfugiés palestiniens et ; leurs habitants.«Ce qui se déroule ; actuellement à Beyrouth est un - défi lancé par M.Begin aux Etats-Unis, à la France et à l'Italie, a déclaré M.Arafat, à Rome, avant son départ.Je me demande jusqu'à quand la communauté internationale aceptera ainsi d'être défiée et de demeurer silencieuse».I En revanche, à la suite de sa ré-\\ union extraordinaire, le gouvernement israélien a rejeté la requête de Washington et fait savoir que ! les forces israéliennes resteraient ; ; à Beyrouth-ouest jusqu'à ce que \u2022 -l'armée libanaise soit capable de ) ) maintenir l'ordre dans ce secteur.I JDéjà, avant la réunion du cabinet, ; ; le ministre de la Défense, le général Ariel Sharon, avait informé l'émissaire américain, M.Morris Draper, du fait que la situation avait changé et qu'il ne pouvait or-î donner à ses troupes de se retirer.«Nous avons encore une fois sauvé le Liban pour vous», lui a-t-il souligné.Le communiqué israélien précise que les forces israéliennes se ! Sont emparées de positions à Beyrouth-ouest «afin d'empêcher les » ¦ i a i a * i I ¦ t 9 ¦ ¦ ¦ ¦ i \u2022 a a a a ¦ ¦ t ¦ a a ¦ > * a a \u2022 ¦ \u2022 i a a a î » ¦ a a » a j » i i a \u2022 a i ¦ a I » I I 1 ¦ a ¦ a ¦ B) a ¦ a i I ¦ » a » a a a a a f « ar ¦ t a a ft ¦ ¦ i risques de violence, d'un bain de sang et d'anarchie».Reprenant le thème développé, au courant de l'après-midi, par le premier ministre Begin qui avait assuré que l'OLP avait abusé la force multinationale d'interposition et laissé à Beyrouth-ouest un grand nombre de combattants, le communiqué précise que 2000 maquisards palestiniens, dotés d'un matériel moderne et d'armes lourdes, se trouvent encore dans Beyrouth-ouest, en violation flagrante de l'accord aux termes duquel 8000 de leurs coreligionnaires avaient évacué Beytouth en août.Le porte-parole du gouvernement israélien s'est refusé à indiquer implicitement que la décision du cabinet équivalait à un rejet de l'exigence américaine d'un «retrait immédiat» de Beyrouth-ouest et n'a pas voulu préciser la date de l'évacuation de Beyrouth-ouest par les troupes israéliennes, se bornant à expliquer que le cabinet souhaitait qu'elle intervienne «le plus vite possible».Entretemps, le Liban a demandé, hier soir, au Conseil de sécurité de lancer un appel au retrait immédiat et sans équivoque des forces israéliennes de Beyrouth, en attendant leur évacuation totale, avec les autres forces étrangères, du territoire libanais.Quant au secrétaire-général de l'ONU, M.Javier Perez de Cuel-lar, il a exprimé «sa profonde préoccupation» devant «l'avance des forces israéliennes à Beyrouth-ouest, qui est contraire au processus de retrait envisagé».Le Conseil a décidé de siéger en public et déjà, circule un projet de résolution condamnant Israël.D'ailleurs, le raidissement américain contre Israël avait fait suite aux protestations du premier ministre libanais Chaffic Al Wazzan.La sévérité de cette action à retardement, a laissé entendre le porte-parole du Département d'Etat, Schmidt veut des élections anticipées BONN (AFP) \u2014 Le chancelier Helmut Schmidt souhaite le recours à des élections législatives anticipées pour mettre fin à la crise politique en RFA qui paralyse depuis plusieurs mois l'activité de son gouvernement de coalition socialo-libéral, a-t-on appris de bonne source à Bonn.En évoquant pour la première | fois hier soir lors d'un entretien en tête à tête avec le chef de l'opposition chrétienne-démo-I crate, M.Helmut Kohi, cette possibilité, M.Schmidt, estiment les observateurs, a voulu forcer la main à son partenaire libéral, qui manifestement attend les résultats des élections régionales de Hesse, fin septembre, et de Bavière, début octobre, pour résilier la coalition gouvernementale avec les sociaux-démocrates.Le chancelier est en effet maintenant convaincu, après les propositions de réduction drastique des dépehses sociales avancées par le ministre libéral de l'Economie, M.Otto Lambs-dorff, que les libéraux de M.Genscher ne veulent plus rester dans son gouvernement jusqu'à l'échéance normale des prochaines élections législatives de 1984.M.Schmidt pourrait lancer, ce matin, dans une déclaration devant le Bundestag, un appel aux trois partis politiques représentés au Parlement, SPD, CDU-CSU, FDP, pour les inciter à accepter la solution d'élections législatives anticipées.Si les chrétiens-démocrates acceptent cette suggestion, la voie constitutionnelle est toute tracée.Le chancelier pose la semaine prochaine la question de confiance devant le parlement, confiance qui lui est refusée.Il demande ensuite au président de la république, le chrétien-démocrate Karl Carstens, la dissolution du parlement dans les 21 jours, ce qui permettra aux électeurs ouest-allemands de retourner aux urnes dès le mois de novembre prochain.Hier soir, on ignorait toutefois les intentions des chrétiens-démocrates.De leur côté, les libéraux qui craignent de ne plus être représentés au parlement fédéral en cas d'élections anticipées, veulent à tout prix éviter en ce moment un retour devant les électeurs.Yasser Arafat présente un cadeau au maire communiste de Rome, Ugo Veterer lors d'une visite à la mairie.s'explique par la colère du président Reagan devant le non-respect des assurances qui auraient été données à Washington par le gouvernement Begin après l'attentat qui a coûté mardi la vie au prési-dent-élu M.Béchir Gemavel.A ce sujet, les Phalangistes ont décidé de proposer M.Amine Ge- mayel, le frère de Bechir Ge-mayel, comme candidat à la présidence de la Republique aux nouvelles élections qui devraient être organisées le 23 septembre prochain.Agé de 40 ans, il est le frère aîné de Bechir dont il n'a pas le passé militaire de chef de milice.C'est un député et un homme d'affaires.En attendant, les forces israéliennes qui ont occupé la plupart des points stratégiques de Beyrouth-ouest, après de durs combats avec les forces de gauche, ont stoppé leur progression, mais tout laisse prévoir un assaut proche contre les dernières zones de résistance.Varsovie accuse Solidarité d'avoir refusé le dialogue d'après AFP,Reuter La propagande des autorités polonaises a marqué un point contre l'opposition «souterraine» avec l'annonce, hier, devant la Diète, que le gouvernement avait tenté d'établir des contacts avec les dirigeants de Solidarité dans la clandestinité.C'est le général Czeslaw Kiszczak, ministre de l'Intérieur, qui, dans une déclaration à la Diète, a révélé que ses services s'étaient efforcés «avec tous les moyens à leur disposition», à partir du mois d'avril, «d'établir des contacts avec les gens de la prétendue clandestinité».Selon le général Kisczczak, cette initiative a été prise par «l'intermédiaire de personnes de bonne volonté à la direction de l'Eglise, ainsi que de catholiques laïques».Elle visait particulièrement, a-t-il précisé, M.Zbigniew Bujak ( président de la section Solidarité de la région de Varsovie ), Bogdans Lis ( membre du praesidium de la direction régionale de Gdansk ), et Wladyslaw Frasy-niuk ( président de la section de Wroclaw ) qui sont tous trois membres de la Commission provisoire de Coordination ( TKK ).Elle était assortie, a souligné le ministre de l'Intérieur, d'une «garantie» que le gouvernement n'exigeait pas à l'avance que ces conversations aboutissent à un résultat positif.Cette initiative, a-t-il poursuivi, n'a eu pour résultat de la part de l'autre partie «que le silence» ou «des formulations, dont certaines récentes, témoignent d'un manque total du réalisme indispensable dans l'évaluation de la situation d'avant le 13.décembre 1981» et, comme demie-\" re réaction, «des incitations à manifester».Le ministre de l'Intérieur n'a pas été plus précis sur les différents aspects de cette offensive de charme en direction des responsables de Solidarité qui ont toujours affirmé rechercher le dialogue, notamment en juillet quand ils avaient suspendu toute action de protestation, et accusé les autorités de s'y dérober.Toutefois, dans certains milieux susceptibles de servir d'intermédiaires entre le pouvoir et Solidarité, on avait fait état, au mois de mai, d'une volonté affirmée en public par le général Kiszczak de pouvoir s'entretenir avec M.Bujak, en lui offrant toutes garanties de sécurité.Cette offre avait été jugée à l'époque, dans les mêmes milieux, insuffisamment concrète et précise quant aux intentions du pouvoir pour avoir quelque chance de succès.Pour l'immédiat, la déclaration du général semble viser les gouvernements occidentaux et, plus directement, sans doute, certaines personnalités modérées que le pouvoir aimerait se rallier, et qui soupçonnent les autorités de ne pas faire tout ce qui est possible pour tenter de réaliser «l'entente nationale».Argentine: Bignone limogé sous peu?BUENOS AIRES (AFP) \u2014 Le président de la république argentine, le général Rey-naldo Bignone, devrait être relevé de ses fonctions avant la fin de l'année, affirme à la une le quotidien conservateur «La Prensa».Selon l'éditorialiste Jésus Iglesias Rouco, «certains des principaux chefs de l'armée de terre» auraient décidé que leur commandant en chef «ou un autre militaire» remplacerait le général Bignone à la tête de l'État.Cette décision, écrit le journaliste, est «peut-être» déjà connue des chefs de la marine et de l'armée de l'air.Le quotidien «La Nueva Pro-vincia» de Bahia Blanca (600 km au sud-ouest de Buenos Aires) a écrit de son côté que le général Bignone a menacé lundi dernier de quitter la présidence si l'Argentine n'acceptait pas la levée mutuelle des sanctions financières anglaises et argentines.Ghotbzadeh est exécuté en Iran Sadegh Ghotbzadeh à la dernière séance de son procès.d'après AFP,UPI,Reuter Avec l'exécution de M.Sadegh Ghotbzadeh, ancien ministre iranien des Affaires étrangères, condamné à mort et fusillé dans la nuit de mercredi à jeudi à Téhéran, disparait l'une des personnalités marquantes de la lutte contre le régime du chah et des premiers mois de la République islamique.M.Sadegh Ghotbzadeh, dont l'arrestation pvait été annoncée le 10 avril dernier, a été reconnu coupable d'avoir été «réfractaire aux ordres de l'imam Khomeiny et d'avoir répandu la corruption sur terre».Le verdict du tribunal révolutionnaire de l'armée, qui a ordonné mercredi son exécution, a jugé ces «crimes» passibles de la peine de mort.Dès son arrestation, il avait été immédiatement présenté comme l'organisateur d'un vaste complot visant à prendre le pouvoir en assassinant l'ayatollah Khomeiny, en tuant les principaux responsables du pays et en occupant les points stratégiques de Téhéran.Le 19 avril dernier, l'ancien ministre faisait des aveux diffusés par la télévision, dans lesquels il reconnaissait les principales charges retenues contre lui et mettait en cause le numéro 2 de la hiérarchie chiite iranienne, l'ayatollah Kazem Chariat-Mada-ri.Ce dernier était dépouillé de ses titres religieux par les autorités à la suite d'une vaste campagne publique qui devait culminer avec son repentir télévisé diffusé le 2 mai.Depuis, selon les autorités, il vit en résidence surveillée dans son domicile de Qom, la ville sainte.Le procès de M.Ghotbzadeh s'était achevé le 22 août après trois jours de débats.Sa condamnation et son exécution ont été annoncées, hier, par la radio officielle iranienne qui a précisé qu'il avait été fusillé mercredi soir.L'ancien président iranien Bani Sadr, en exil à Paris, a déclaré que la mort de l'ancien ministre des Affaires étrangères tient plus du «règlement de comptes» que de l'exécution d'une condamnation infligée par un tribunal impartial.L'ancien président a estimé, en effet, que le décalage d'un mois entre la fin du procès et l'exécution, mercredi soir, de M.Ghotbzadeh prouvait que la mort de l'ancien conseiller de l'ayatollah Khomeiny avait été décidée à l'issue d'une lutte d'influence au sein du régime et que la «tendance dure» l'avait finalement emporté.HDÉFËGHES DEUX DIPLOMATES koweïtiens, dont l'un a été tué, ont été victimes hier d'attentats à Madrid et à Karachi.Le premier secrétaire de l'ambassade du Koweït à Madrid, Sayed Hassan Najeeb, a été tué et son chauffeur blessé par un individu qui s'est dit Palestinien.L'assaillant a dit qu'il avait reçu l'ordre de tuer l'ambassadeur, mais s'était trompé de cible.À Karachi, le vice-consul du Koweït, Hamad Al Jutaili, a été légèrement blessé à un bras lorsqu'un inconnu a ouvert le feu sur sa voiture.LE MINISTRE argentin de l'Économie, Jorge Wehbe, a annoncé l'adoption d'une série de mesures destinées à réactiver l'économie, augmenter les revenus des salariés, lutter contre l'inflation et développer les exportations.Il a également indiqué que la dévaluation du peso pour le mois de septembre s'élèverait à 11 pour cent.Un prix maximum a été fixé pour le pain et le lait et la vente de viande bovine a été interdite deux jours par semaine dans les restaurants.AUX PAYS-BAS, le parti libéral a fait savoir hier qu'il refusait d'entrer dans une coalition gouvernementale avec le parti du Travail (socialiste), la plus importante formation politique du pays.Il a signifié ce refus au médiateur chargé de former un gouvernement à la suite des élections législatives anticipées de la semaine dernière.L'attitude des libéraux reflète leur volonté de former le gouvernement avec les chrétiens-démocrates (CDA) qui partagent leurs vues en matière économique et acceptent l'éventuelle implantation de missiles américains en sol néerlandais.LES PRÉSIDENTS du Mexique et du Venezuela, redoutant une guerre entre le Honduras et le Nicaragua, ont entrepris une offensive pour diminuer la tension entre les deux voisins d'Amérique centrale.Ils ont adressé des lettres conjointes au président Reagan, au président hondurien Roberto Suazo Cordova et au chef de la junte sandiniste nicaraguayenne, Daniel Ortega.Les deux présidents préconisent des mesures urgentes pour désamorcer la crise en mettant fin aux incidents frontaliers entre les deux pays.UNE BOMBE a explosé hier soir au passage 'Tune patrouille des forces de sécurité dans un groupe d'immeubles de Falls Road, à Belfast, où jouaient des enfants.Un jeune garçon a été tué et six personnes ont été blessées, dont trois membres des forces de sécurité.Par ailleurs, au moins 12 personnes ont été arrêtées depuis mardi soir dans des quartiers républicains de Derry, en Irlande du Nord.La plupart travaillaient à la préparation des élections de l'assemblée consultative régionale, qui doivent avoir lieu le 20 octobre.LE PREMIER ministre René Lé-vesque a fait parvenir un télégramme de sympathie au président du Liban Elias Sarkis relativement à la mort du président élu Béchir Gemayel.M.Léves-que «déplore cet événement tragique qui s'ajoute à cette violence dont la population libanaise a déjà trop souffert».LA CHINE a demandé hier à tous les peuples «épris de justice» de s'opposer à la vacance du siège du Cambodge à TONU afin de ne pas faire le jeu du Vietnam.Pékin, comme le Japon et les pays de l'Asean, soutient les mouvements de résistance antivietnamiens au Cambodge, notamment les Khmers rouges.L'assemblée générale doit statuer une nouvelle fois sur le cas du siège du Cambodge à sa prochaine session.RUDOLF HESS, l'ancien dauphin d'Adolf Hitler, est actuellement soigné dans un hôpital de Berlin-Ouest pour «une pleurésie» et son état est considéré comme sérieux, selon des sources bien informées.Âgé de 88 ans, Hess a été conduit de la prison de Span-dau, où il est l'unique prisonnier, à l'hôpital militaire britannique.Il avait été condamné à la réclusion à vie en 1946 par le tribunal international de Nuremberg pour «crimes contre la paix».DES PROGRÈS importants ont été réalisés dans les discussions sur le renouvellement de l'accord sur les bases militaires américaines aux Philippines, in diquait-on hier soir à l'issue de rencontras entre le président Marcos et les dirigeants américains.Les deux pays sont convenus d'entamer dès avril prochain les négociations à ce sujet.Les USA utilisent deux grandes bases aux Philippines en échange d'une aide de $100 millions.Plusieurs parlementaires américains ont vivement critiqué ces derniers jours la situation des droits de l'homme aux Philippines, mais le président Reagan a réservé un accueil chaleureux à M.Marcos et à son épouse.L'AMITIÉ entre l'Inde et l'URSS jest un facteur de paix et de stabilité dans le monde, a souligné hier Mme Indira Gandhi, premier ministre indien, qui entreprend lundi une visite officielle d'une semaine à Moscou.Mme JGandhi a ajouté qu'il était important dans le monde d'aujourd'hui «d'avoir des échanges de ,vues avec des amis et d'essayer de comprendre les points de vue réciproques» W , MONTRÉAL, VENDREDI 17 SEPTEMBRE 1982 Le Sud au Nord Pour un deuxième vendredi de suite, de jeunes journalistes africains nous parlent, dans ces pages, d'eux et de nous.Ce sont les finissants de deux écoles africaines de journalisme, le Centre d'études des sciences et techniques de l'information (CESTI) de l'Université de Dakar au Sénégal et l'École supérieure internationale de journalisme de Yaounde (ESIJY) de l'Université de Yaounde au Came- B 5 roun, originaires de 10 pays d'Afrique au sud du Sahara.Ils constituent le dixième groupe que le Programme de formation des communicateurs africains (PFCA) de l'Université de Montréal reçoit depuis 1972 pour le compte de l'Agence canadienne de développement international (ACDI).Certains se spécialisent en presse écrite, d'autres en radio, d'autres, enfin, en télévision.Ceux qui se spécialisent en presse écrite nous ont fait voir, la semaine dernière, des aspects peu connus de la réalité africaine.La semaine prochaine, ils nous diront leurs impressions sur nous, nos institutions, nos habitudes de vie.Aujourd'hui, ils participent à une réflexion sur l'un des points très importants des relations Nord-Sud: l'aide internationale.L'aide internationale: un écran de fumée?Ont participé à cette table ronde: M.Paul Bélanger, directeur général de l'Institut canadien d'éducation des adultes.M.Maxime G.Dessoh, journaliste du Bénin.M.Albert Edou Essono, journaliste du Gabon.Mme Mahoua Konaté, journaliste de la Haute-Vol ta.M.Hubert Leroux, conseiller juridique de Bell Canada International.M.Mademba Ndiaye, journaliste du Sénégal.M.Lévi Nzéalé, journaliste du Cameroun.Mme Francine Osborne, journaliste à La Presse.M.Louis Sabourin, président sortant du Centre de développement de l'OCDE.M.Aider Kader Sanankoua, journaliste du Mali.M.Mario Cardinal, journaliste à Radio-Canada, agissait comme animateur.Les photos sont de M.Jean-Paul Konseibo, de la Haute-Volta.M.CARDINAL: Je ne sais pas s'il est possible de poser la problématique de l'aide aux pays en voie de développement.Je me garderais de le faire, elle va peut-être ressortir au cours de notre discussion.Je me contenterai simplement, ne serait-ce que pour amorcer la discussion, de dire qu'en 1982 de façon relativement superficielle il y a des choses qui nous frappent, des chiffres qu'on trouve constamment, c'est que chaque jour il y a 15,000 enfants qui continuent à mourir de faim, de malnutrition dans les pays en voie de développement, que chaque jour il y a 25,000 personnes qui meurent de l'une ou l'autre des 37 ou 38 maladies transmises directement par l'eau contaminée, il y a 800 millions de personnes qui vivent dans la pauvreté la plus totale à travers le monde, 800 millions de personnes dont l'espérance de vie est de 12 ans, dont le budget individuel quotidien est de Tordre de 20 à 25 cents, et pendant ce temps-là, au Nord, on y consomme 87% de l'énergie mondiale, on produit 90% de tous les biens de consommation; on dit qu'aux États-Unis il y a 30 millions d'obèses (on retient le cas des États-Unis mais on pourrait aussi bien extrapoler au niveau du Canada ou des pays européens).Deux constatations toutes récentes: les pays en voie de développement n'étaient pas au Sommet de Versailles et on les a très peu entendus à la Conférence du Fonds monétaire international à Toronto.Or, pour lancer la discussion, je rappellerai simplement qu'au lendemain des Indépendances, l'aide se voulait une assistance technique pour permettre justement aux pays nouvellement indépendants de se survivre, de tenir le coup, de se développer; aujourd'hui, quel genre de constat faisons-nous?Pour faire ce constat, et c'est ma première question, pourquoi l'aide existe-t-elle depuis les Indépendances, ensuite, je pense qu'on pourrait aborder la nature de cette aide des pays industrialisés aux pays en voie de développement et enfin, une question que l'on pourrait formuler de la façon suivante: est-ce que l'aide après 20 ou 22 ans d'existence a favorisé le développement?M.NDIAYE: Je crois que poser la cause de l'aide revient systématiquement à remonter très loin, enfin à voir qu'en ce qui nous concerne, nous autres, pays africains, nous sommes sortis d'un système colonial, c'est-à-dire qu'à partir pratiquement du 15e siècle jusqu'en 1960 nous avons vécu sous domination étrangère, ce qui fait que finalement, le développement endogène de l'Afrique a été perturbé, le contact avec l'Occident a occasionné, dès le départ, des bouleversements structurels au niveau des sociétés traditionnelles.Je ne sais pas si, sans la colonisation, l'Afrique serait plus développée ou pas mais en tout cas, au moins, la forme de développement serait différente.Au fond, rien n'existait qui pouvait nous permettre, en 60, d'avoir un développement harmonieux, peut-être.Cela se traduit, notamment, du point de vue agricole.Les gens n'ont jamais cultivé pour se nourrir.On a été obligé, avec la colonisation, de cultiver pour l'exportation; au fond on a cultivé pour la traite, on a cultivé pour l'Occident.L'Occident avait par exemple besoin d'arachides en ce qui concerne le Sénégal, finalement on a été obligé de suivre cette voie, si bien qu'après les Indépendances, nous nous sommes trouvés immédiatement en situation de demandeurs par rapport au reste du monde.Je crois qu'à partir de ce moment, tout le processus qui continue jusqu'à présent était mis en place avec toutes les conséquences qui découlent de cela.M.CARDINAL: Est-ce que ce point de vue est partagé par l'ensemble des collègues africains autour de cette table?M.NZEALE: Oui, moi je dirais que mon collègue Ndiaye oublie peut-être un aspect du problème; il oublie le côté culturel.La colonisation a défait l'Afrique de sa culture.()r,le développement, ce n'est pas seulement le développement économique, c'est aussi le développement culturel.Je crois même qu'à la base de tout développement économique, il y a d'abord l'aspect culturel qui est fondamental: avoir son identité.M.EDOU ESSONO: Je veux aussi abonder dans le même sens que mon camarade camerounais.Comme il le disait tout à l'heure, la colonisation n'avait pas favorisé un développement des langues nationales africaines, ce qui d'ailleurs est quelque chose de très important parce que, en fait, le peuple africain \u2014 j'ai eu à plusieurs reprises à le dire \u2014 poursuit, sans le savoir, l'oeuvre de la colonisation, c'est-à-dire que nous poursuivons l'assimilation que l'administration française avait bien voulu installer chez nous, c'est-à-dire nous identifier au peuple français, ce qui faisait que, au lendemain des Indépendances, on n'avait pas, dans certains États africains d'aujourd'hui, on n'avait pas de cadres qui pouvaient relever l'administration coloniale.M.CARDINAL: Diriez-vous maintenant que l'aide technique \u2014 l'assistance technique \u2014 qui a été donnée aux pays africains au moment de l'Indépendance contribuait à perpétuer cette situation?M.EDOU ESSONO: D'une certaine façon, oui.Si nous nous référons par exemple aux nations asiatiques comme le Japon, le Japon a bien accepté la technologie occidentale sans pour autant perdre son identité culturelle.Or, pour l'Africain, il n'était pas question de conserver son identité culturelle; prenons le cas des anciennes colonies portugaises en Afrique, l'Angola notamment.Si vous prenez le nom d'un Africain de l'Angola, il vous est difficile d'accepter qu'à travers ce nom, c'est un Africain.Vous avez José Edouardo dos Santos, ça n'a rien d'africain alors que, moi par exemple, j'ai un prénom français ici mais il y a quand même un petit nom africain qui m'identifie quand même.Donc, moi je pense que le fait qu'on voulait nous assimiler, c'est-à-dire nous faire perdre tout ce qu'on avait d'africain, nous a maintenus, après le départ du colonisateur, dans une situation telle qu'on aura toujours recours à eux.Ça c'est l'oeuvre de l'assimilation qui continue après les Indépendances.M.DESSOH: Je crois que des raisons économiques expliquent notre position de demandeurs perpétuels en ce sens que la puissance coloniale avait 3 mm fit m S I I V Mme Mahoua Konaté, M.Louis Sabourin et M.Albert Edou Essono en quelque sorte spécialisé chacun des pays colonisés dans des productions de culture qui ne répondaient qu'à ses besoins et sur ce plan, il faut dire que chaque pays africain avait en quelque sorte à produire une culture bien déterminée.Pour prendre des exemples concrets je dirai que le Bénin par exemple était spécialisé dans la production de palmiers à huile, le Sénégal, dans l'arachide, etc., ça fait qu'au moment des Indépendances de 1960, chacun des pays se retrouvait pratiquement dans une situation vraiment délicate.Il n'était pas possible de prévoir un développement endogène harmonieux à partir d'une seule culture qui, du reste, ne répondait pas aux priorités de développement du pays en question.En d'autres termes, le développement du pays était extraverti.Evidemment, pour les puissances coloniales, c'était en quelque sorte la manne parce que non seulement ces pays anciennement colonisés constituaient une sorte de chasse gardée pour elles, mais encore des débouchés, ce qui leur permet d'avoir un marché très facile.M.NZEALE: J'ajouterais quelque chose sur la nature de cette aide-là, sur son bien-fondé.Moi je pense que 22 ans après les Indépendances africaines, l'aide continue à cause de quelque chose que je peux appeler une erreur historique de la part des anciens pays colonisateurs parce qu'après la Deuxième guerre mondiale, les États-Unis ont élaboré un plan, le Plan Marshall pour relancer les économies des pays européens dévastés par la guerre.En Europe, il existait un contexte préétabli historique, humain, culturel et même industriel qui était adapté à l'esprit de développement tel qu'entendu par les États-Unis.Après les Indépendances africaines, l'Europe a pensé à une assistance aux pays africains, peut-être dans l'esprit bien fondé de promouvoir le développement mais c'était pensé sans, cet aspect que j'ai appelé tout à l'heure préétabli.La mentalité africaine n'était pas pareille à la mentalité européenne après la Deuxième guerre mondiale, si bien que le terrain était différent.L'Europe avait; beaucoup plus pensé économie et avait oublié le côté humain du développement, ce qui fait que les aides qui ont pu être apportées aux pays africains après les indépendances n'ont pas pu aboutir comme on l'avait escompté.Conséquence, on continue encore à demander.Mme OSBORNE: Quand on parle des raisons pour lesquelles il y a l'aide à l'étranger, on peut aussi constater que les pays du Nord ont définitivement avantage à ce que les pays du Sud continuent à être demandeurs parce que, par exemple à la réunion du FMI et de la Banque mondiale, je parlais au directeur canadien de la Banque mondiale qui me disait que l'an dernier, les contrats de la Banque mondiale se sont chiffrés à 80 millions pour le Canada, alors, 80 millions, c'est quand même pas mal d'argent qui est allé aux firmes canadiennes, qui a donné du travail à des Canadiens.Alors, l'aide à l'étranger, c'est quelque chose qui est peut-être pas aussi gratuit qu'on voudrait le faire paraitre au niveau politique et puis, à ce niveau-là, le fait que les pays du Sud soient demandeurs, c'est une situation qui fait l'affaire de bien des pays du Nord.M.CARDINAL: Au fond, c'est tout le problème de l'aide liée.Mme OSBORNE: Pas nécessairement.L'aide de la Banque mondiale, quand même c'est pas la même suite à la page B 7 La coopération arabo-africaine un modèle sud-sud peu convaincant L'Arabie Saoudite a prêté au Mali 5 millions de dollars pour la construction de la mosquée de Bamako, en 1975.Pour financer un projet d'élevage et un forage de puits, le Niger a reçu également 5 millions de dollars.La même année, le Congo a bénéficié d'un prêt koweïtien de 3 millions de dollars pour la construction du chemin de fer Congo-Océan.Chaque année, enfin, Tripoli, Alger, Ryad, Bakdad.reçoivent des étudiants africains munis de bourses arabes.Jean-Paul KONSEIBO_ Phénomène plutôt récent, l'aide des pays arabes producteurs de pétrole aux pays africains, intervient dans plusieurs secteurs d'activité du continent noir.Il faut remonter aux années 70 pour constater la naissance de ce qu'on considère généralement comme un exemple de coopération sud-sud.On sait que-depuis 1960, Israël, l'ennemi juré des Arabes, s'ac- tive énergiquement en Afrique.Sans grands moyens financiers, il pratique avec succès sur les terrain une coopération technique: développement des activités agricoles et promotion du secteur militaire.En 1971 cependant, le vent tourne et l'Organisation de l'unité africaine (OUA) déplore l'occupation israélienne des territoires arabes.La guerre d'octobre 1973 précipite le rapprochement arabo-africain car POUA vote le soutien aux pays arabes et le boycott d'Israël qui perd progressivement ses amis.C'est alors l'époque de l'euphorie des rapports arabo-africains.Le même mois cependant, première hausse du prix du pétrole.En moins de trois mois, le prix du brut est multiplié par quatre.Du côté des régimes africains, c'est la catastrophe.Les Arabes, qui, à leur 6e sommet à Alger en novembre, avaient apprécié le comportement des Africains, volent à leur secours en mettant en place des mesures destinées à contrer les effets de la crise: \u2014 disposions spéciales pour assurer l'approvisionnement normal des pays africains en pétrole.\u2014 principe de la création de la Banque arabe pour le développement en Afrique; \u2014 aide aux pays du Sahel frappés à la fois par la sécheresse et la crise de l'énergie; \u2014 création en 1974 du Fonds spécial arabe d'aide à l'Afrique pour compenser les effets de la hausse du brut.Aujourd'hui une grande partie de l'aide arabe est canalisée par des fonds d'interventions ou d'investissements.Elle s'exerce également sous forme d'aide bilatérale publique et de contribution à l'aide multilatérale.Dans ce mouvement de transfert de fonds, les pays arabes africains non producteurs de pétrole et les pays à forte population musulmane sont les mieux lotis, car le ipobile religieux est souvent à la base de l'aide arabe.Dernièrement en revanche, la crise de demande du pétrole et la baisse de la production et des recettes qui en résulte a créé un phénomène tout nouveau: l'aide des pays arabes producteurs de pétrole à leurs alliés africains ne fait que baisser.En cette période de crise généralisée et d'instabilité politique, les émirs du pétrole préfèrent d'ailleurs investir dans les pays occidentaux.Certains chefs d'Etats africains, Julius Nyéréré en tète, avait vu juste en déplorant très tôt la façon de faire de leurs amis arabes: aide jugée insuffisante, en réalité, et conditions de prêt peu avantageux atteignant dans certains cas 6% d'intérêt.Les régimes africains en place actuellement oseront-ils pour autant tourner le dos aux Arabes et chercher secours ailleurs?Rien n'est moins sûr.L'assemblée générale du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale tenue à Toronto le 6 septembre dernier a recommandé l'austérité aux pays du Tiers-Monde notamment.Face à l'al-lourdissement de la dette et à l'insolvabilité de certains pays en développement les grands argentiers qui voient leur système ébranlé n'ont pas trouvé d'autres solutions que la reduction de leurs prêts.Les chefs d'Etat africains seront confrontés à coups sûr à des problèmes encore plus aigus.Le système économique dans lequel ils se sont engagés le sobligent en effet à tendre la sébile ou à disparaître.Est-il possible tout de même d'envisager une coopération arabo-africaine autrement plus fructueuse que celle en vigueur de nos jours?Sans doute.Les populations arabes et africaines aspirent à la solidarité.Elles ont besoin de s'entendre pour constituer un rapport de force sud-sud susceptible de se mesurer aux forces de domination exercées par le Nord.C'est dans ces conditions seulement qu'elles pourront contrôler leui s resources et orienter leurs choix conformément à leurs intérêts et à leurs besoins de développement: l'Afrique dispose de réserves impressionnantes de matières premières minières et d'immenses potentialités agricoles.Le monde arabe a beaucoup de pétrole et d'argent.L'exploitation conjointe de toutes ces ressources en vue d'un échange sur des bases égalitaires ne peut que profiter à tous.En fait que constate-t-on aujourd'hui?Les émirs arabes qui régnent en maitre, absolus sur leurs sujets exploitent à leur profit cette ammne pétrolière.Ils prêtent de temps en temps quelques pétro dollars à des régimes africains le plus souvent corronv pus et inefficaces qu s'en servent pour s'engraisser et consolider leur pouvoir.Tant que les véritables orientations ne seront pas définies, l'aide arabe, à l'instar de celle des pays occidentaux, continuera à accentuer la dépendance et le sous-développement de l'Afrique, obligeant la population à rembourser ce qu'elle n'a pas «Jnangé».jj i B 6 à Le Sud au Nord LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 SEPTEMBRE 1982 Les femmes voltaïques bravent la réalité Les inégalités dont souffrent les femmes et les filles dans la société africaine ont fait l'objet d'un colloque tenu à Dakar en décembre dernier.Conscientes du problème, et décidées à les faire disparaître, les Africaines ont attiré l'attention des gouvernements sur les situation et revendiqué l'égalité d'accès à MAHOUA KONATÉ LE TRANSFERT DES TECHNOLOGIES qui cela profite il?l'éducation.Participer au développement de leur pays est le souci majeur de toutes ces femmes.Quelle est la situation de cette femme africaine?Le sujet est vaste.Mais, prenons un cas, celui de la femme en Haute-Volta.En Haute-Volta, 5% des filles sont inscrites dans les écoles, et la moitié peut-être arrivera en fin de cycle primaire.Malgré les multiples voix qui s'élèvent chaque jour dans le monde entier pour décrier la situation combien inacceptable de la femme, il demeure des dispa-riatés qui s'estompent difficilement.Jusqu'à présent les filles en âge scolaire sont maintenues à la maison pour les travaux champêtres.Au niveau de l'éducation, il existe une déperdition qui ne manque d'influer sur l'espérance de vie scolaire des enfants.Même si aujourd'hui les taux d'inscriptions ont augmenté, n'empêche que les déséquilibres qualitatifs demeurent, et qu'une réelle discrimination en fonction du sexe limite l'accès de la fille à l'enseignement.Faut-il alors s'attaquer aux mentalités?C'est la seule chose qui s'impose, et la femme voltaïque l'a compris.Les métiers dits d'hommes sont de plus en plus acceptés: dans la police, elles sont assistantes.À la Douane, elles occupent des postes de responsabilité.L'époque où l'on croyait que seuls les hommes avaient leur place dans certains corps de la Fonction publique est révolue.Les filles ne s'amusent plus, on les voit obtenir de bons résultats scolaires.Ceci n'est que le début du commencement quand on sait que la Haute-Volta a 90% de sa population analphabète.Des efforts sont consentis pour enrayer le mal.L'U.N.E.S.C.O.à travers différent programmes, multiplie les chances d'égalité d'accès des femmes et des jeunes filles à l'éducation.Certes les obstacles demeurent mais à coeur vaillant rien d'impossible.Face à l'immense majorité de leurs consoeurs qui croupissent dans la misère, l'injustice et même l'exploitation, la femme voltaïque a choisi de braver la réalité, de s'intégrer pour pouvoir corriger l'ordre des choses.Elle est omniprésente dans les divers secteurs d'activités sociales.En campagne, pendant la saison des pluies, les femmes voltaïques participent à tous les travaux champêtres.Très tôt le matin, courbées sur leur houe, elles rivalisent de zèle à côté de leurs maris.De véritables robots S'occuper de la famille, participer à la production n'est pas aisé quand on sait que tout se fait presque à la main.Les corvées d'eau sont les plus fatigantes.Un enfant dans le dos, une jarre d'eau sur la tête constituent des scènes quotidiennes.Pas de repos, et de peur d'être taxées de fainéantes, certaines femmes malgré une grossesse avancée continuent d'aller aux champs.Le soir, elles en reviendront avec le fagot de bois pour le repas.Elles apparaissent comme de véritables robots aux yeux des autres femmes d'Europe qui peuvent tout grâce à des machines.Elles sont au courant des derniers gadgets qui sont hors de leur portée.Lorsqu'on leur dit que dans le monde quelque part il y en a qui peuvent laver leur linges à la machine elles ne sont pas envieuses mais restent songeuses quand même.Au début, dans le commerce, elles ne sont occupées de la vente des épices, des articles de ménage, des pagnes et de la poterie.Elles le font le plus souvent après les travaux champêtres.Généralement, ce sont les jours fériés de leur calendrier qui sont consacrés à ces sortes d'activité.Devenues aujourd'hui de véritables femmes d'affaires, elles concurrencent avec les hommes.Elles sont à tous les niveaux: médecine, import-export, chef d'entreprise.Il y en a qui sont diplômées.Mais c'est l'infime minorité.Et pourtant, celles qui n'ont que leur savoir-faire ne sont pas pour autant défavorisées.Représentées dans tous les secteurs de productivité, les Voltaïques semblent ces dix dernières années décidées à rattraper le plus tôt possible les hommes ou même les dépasser.Le vide que constitue les pays du Sud dans le monde actuel, dans la bataille de la technologie n'est plus un secret pour personne.Le continent africain en dépit de ses multiples richesses naturelles (or, uranium, zinc, bauxite, pétrole, énergie solaire, etc.) occupe l'arrière scè- JUSTIN COULIBALY ne dans le domaine technologique.Alors, la faim, la maladie, les taux de mortaltié les plus élevés sont les conséquences d'une telle situation.Quelle solutions?Les cris d'alarme des représentants du Sud à diverses rencontres internationales aux fins de bénéficier des technologies en cours dans le spays industrialisés ont abouti au nouveau vocable de «transfert des technologies».Ce nouveau système a-t-il pu tirer le spays récepteurs d eleur retard technologique?Non.Parce que tout simplement ce transfert loin de viser des problèmes de développement réel concourraient plutôt à résoudre les crises enregistrées par les pays industrialisés.En effet selon Michel Gauquel «l'accroissement des échanges internationaux, les besoins en matières premières des pays développés ainsi que de plus en plus leur recherche de nouveaux marchés pour leurs produits finis, ont obligé de fait ces pays riches à transférer sinon leurs connaissances technologiques, du moins la partie quinquaillerie de leur technologie.» Poursuivant, il a-joute, «ce transfert de technologie s'est beaucoup fait sous la forme des ventes d'usines prêtes à fonctionner.Le pays qui achète ne connaît donc rien du fonctionnement des principes technologiques, n'a même pas de techniciens capables de réparer, d'améliorer le système» (conf.Québec science-janvier 1978 p.52).Ces citations qui illustrent de façon claire le caractère du transfert des technologies du Nord vers le Sud, expriment sans conteste les obstacles d'une telle voie pour industrialiser le continent.Ainsi dans le concept des Nordistes, il a été toujours question de transférer des industries de transformation de certains produits locaux.C'est le cas des industries textiles dans certains pays producteurs de coton tels que la Haute Volta, le Tchad, Huile Lessieur au Sénégal, la So-suhv (société sucrière de Holte Volta).Ces différentes entreprises généralement financées par les sociétés multinationales n'ont aucun intérêt immédiat pour les pays réceptifs.Bien au contraire! Les cadres supérieurs viennent très souvent des pays donnateurs et perçoivent des salaires largement au dessus du coût de la vie.La main d'oeuvre y est bon marché.En effet compte tenu des conditions désastreuses de l'agriculture, c'est par centaines que les jeunes désertent les champs pour trouver du travail dans de telles entreprises.Mais pour quel salaire! moins de 150 dollars par mois.De tels exodes ruraux ne manquent d'aggraver le déséquilibre alimentaire avec des moyens déjà catastrophiques dans la plupart des pays africains.Comment mettre en valeur les terres aux fins d'une autosuffisance alimentaire avec des moyens rustiques nécessitant des jeunes bras si ces derniers désertent la campagne?Voilà un autre aspect de ce transfert des technologies.Alors que faire?Fuir la technologie?Ce serait refuser d'affronter les multiples problèmes dérivant de notre monde contemporain.D'importantes innovations ont été réalisées en biotechnologie.Grâce à cette science, on sait désormais découper en deux un embryon de veau ou d'agneau de quelques jours (au stade de la cellule); et transplanter le jumeau parfait ainsi obtenu chez une vache adoptive.Ce qui permettrait de multiplier les meilleurs rejetons, voire doubler le rendement d'un cheptel.Tou- jours grâce à la biotechnologie, deux sociétés ont mis au point un procédé permettant d'enrichir fortement le manioc en protéines en faisant travailler des levures.L'année dernière un laboratoire Californien a réussi une manipulation génétique sur le manioc, le rendant résistant au virus des «mosaïques» africaines.N'est-ce pas là des technologies qui, si elles sont développées sur le continent africain parviendront à solutionner beaucoup de ces maux qui ont pour nom: la faim, les maladies, etc.Cela est sans conteste.Mais n'est-il pas légitime de se demander comment?«En matière de science et de technique, 35% des travaux de recherche sont encore actuellement exécutés dans les 25 pays les plus développés économiquement.Ces pays possèdent en général de 100 à 300 scientifiques et ingénieurs par 10,000 habitants, alors que dans la trentaine des pays les plus pauvres, on en compte à peine quelques centaines par milliers d'habitants» (Québec science août 1977).En présence d'une telle réalité, il ne serait pas exagéré de conclure que l'indépendance technologique de l'Afrique n'est pas pour demain, car en cette matière, on ne connaît nulle part une association de bienfaisance technologique.Le bloc socialiste: une aide insuffisante et peu efficace 0.1% de leur PNB, tel est le montant financier de l'aide apportée aux pays en voie de développement par les pays du groupe socialiste (l'URSS, la RDA, la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, la Pologne, etc.).Une part visiblement dérisoire et qui reste stagnante.GAOUSSON TRAORE Tout comme celle des pays occidentaux, l'aide consentie par l'Est aux pays africains, reste insuffisante.Ce constat s'explique par le fait que l'aide en question n'est pas liée aux besoins des jeunes États qui doivent d'abord assurer l'autosuffisance alimentaire.L'aide porte sur plusieurs domaines dont le plus important concerne la formation de cadres Cette formation se fait de plusieurs façons.La premiere méthode consiste en une formation massive de spécialistes nationaux pour les besoins en agriculture, en industrie, de la science et de la culture.L'assistance, quant à elle, vise la spécialisation d'un personnel.Ainsi dans les universités soviétiques de milliers d'étudiants africains poursuivent leurs études, notamment à l'université Patrice Lumumba, du nom de l'ancien premier ministre du Congo Léopold-ville (aujourd'hui Zaïre).D'autres étudient dans les instituts soviétiques.La quasi-totalité de ces étudiants bénéficient - d'une bourse octroyée par l'URSS.Chaque année des milliers de bourses d'études sont envoyées dans les pays africains «progressistes», même «modérés».Cependant les grands bénéficiaires sont les pays acquis à la cause du «marxisme-léninisme», tels l'Ethiopie, le Congo, l'Angola, le Mozambique et des États comme le Mali qui ont de bonnes relations avec l'URSS.Certains États reçoivent des bourses soviétiques mais les rejettent pour des motifs purement idéologiques ou tout simplement parce qu'ils déprécient la formation donnée dans les pays de l'Est.La seconde méthode consiste à former des spécialistes sur le continent même.Ainsi dans certains pays à régime socialiste, des établissements d'enseignement secondaire et des centres de formation professionnelle ont été construits ou sont en voie de construction.Des enseignants et des experts soviétiques y dispensent des cours.Tous ces efforts déployés par l'URSS dans le domaine de la formation, n'arrive pas à promouvoir le développement des États africains.Car l'URSS ne participe pas à la mise sur pied d'infrastructures permettant d'intégrer ces cadres.Outre la formation, l'Union soviétique concentre aussi son effort dans le domaine de l'assistance militaire.Cela ne date pas d'aujourd'hui.Déjà en 1955, l'Egypte avait reçu une aide militaire, dans tous les pays à orientation socialiste de type soviétique, plusieurs conseillers militaire soviétiques apportent leur concours dans l'encadrement des armées nationales.Il semble que c'est dans ce domaine que l'URSS investit le plus.Déjà, avant l'indépendance de certains pays, on retrouvait des spécialistes soviétiques aux côtés des mouvements de libération.Ainsi, l'aide apportée aux mouvements de libération (MLPA en Angola, Frolimo au Mozambique, PAIGC en Guinée Bissau) a permis à ces derniers d'arracher l'indépendance de leurs pays respectifs.À travers cette aide, l'Union soviétique vise certains objectifs.Par exemple son attachement à la formation des cadres est une manière de faire une certaine propagande du régime socialiste et par conséquent gagner le maximum d'intellectuels à l'idéologie marxiste-léniniste aux couleurs soviétiques.Mais il faut noter aussi que l'URSS cherche à renforcer sa position sur la corne de l'Afrique, à la Méditerranée (Libye, Algérie), au littoral atlantique (Angola) et vers le sud de l'Afrique (Mozambique).Sur le plan économique elle a aussi besoin tout comme les occidentaux d'un continent qui regorge de richesses.Parallèlement à l'URSS, les alliés est-européens de Moscou s'intéressent aussi à l'Afrique.Parmi eux, c'est la RDA qui fournit une aide accrue aux pays africains «militants» et même autres.Sur le plan économique, les Allemands de l'Est fournissent des matériels électriques, assument dans certains États des charges économiques, administratives et techniques.Des tâches militaires en Ethiopie, Libye, en Namibie aux côtés de la SWAPO, le seul mouvement nationaliste namibien reconnu par l'OUA et l'ONU.Beaucoup d'étudiants africains poursuivent leurs études en RDA.Des bourses leur sont offertes par l'État allemand.Dans le domaine de la santé, la RDA opère dans plusieurs pays du continent africain.Ce rôle joué par la RDA en Afrique, est dû au fait que ce pays est plus nanti que ces autres frères du bloc socialiste, l'URSS mise à part.Mais ces derniers reçoivent aussi des étudiants africains dans leurs instituts et universités.Au total, l'apport des pays de l'Est, concerne le domaine de la formation et de l'assistance militaire.L'aide financière et la mise en place de vraies infrastructures de développement dont l'Afrique a besoin, font cruellement défaut.L'aide militaire perpétue l'exploitation Les pays en développement qui constituent 75% du marché mondial des armements ont acheté en 1981 pour près de six milliards de dollars d'armes américaines et presque autant en matériel militaire soviétique.Déjà en 1979, si l'on en croit M.Claude Cheysson, devenu depuis ministre français des relations David MBENG-EKEKANG extérieures, «les dépenses d'armements dans le Tiers-Monde représentaient deux fois et demi la totalité de l'aide que recevait ce Tiers-Monde.» Dans le paysage tourmenté et apocalyptique des guerres et des conflits qui embrasent l'Asie, l'Afrique, le Moyen et le Propche-Orient, nul doute que la tendance aujourd'hui est à la hausse.Lorsqu'on sait que pour l'ensemble de ces pays se pose encore avec acuité le problème de la satisfaction des besoins alimentaires, sanitaires etc., voilà qui a de quoi faire \u2014 horrriblement \u2014 rêver.Il est certes facile de dire que les budgets ainsi dégagés, «l'aide» ainsi octroyée ne répond qu'à la demande des pays concernés.Mais une telle générosité sur un secteur non essentiel pour les peuples contraste singulièrement avec la parcimonie ou carrément l'égoïsme dont font preuve les nations nanties pour financer des projets spécifiques de développement dans les secteurs de l'agriculture ou de l'industrie par exemple.Qu'on en juge: «Pour la seule France, les dépenses militaires de coopération ont fait un bond en avant.Les chiffres du budget 1978 étaient en augmentation de 15% par rapport à ceux ce 1977.Et les autorisations de programmes pour le dépenses des armées nationales ont été multipliées par 10 passant de 12 à 120 millions de francs.»(1) «Instrument essentiel de la politique étrangère», les ventes d'armes conventionnelles américaines vont très certainement atteindre «un nouveau record de 20 milliards de dollars cette année.»(2) Les chiffres en ce qui concerne l'URSS, principal concurrent des États-Unis talonneraient ou dépasseraient les sommets américains.C'est dire.C'est dire qu'une telle frénésie, que pareille course-poursuite ne peut pas ne pas cacher des visées bassement économiques.Un nouveau moyen d'exploiter les plus pauvres.«Une politique ne pouvant qu'enfoncer un peu plus les peuples dans la misère économique et sociologique.» Les chiffres en tous cas sont éloquents et situent assez les véritables objectifs poursuivis par les marchands de canons: réalisations de bonnes opérations financières et perpétuation d'une domination qui a des tentacules dans tous les secteurs de la vie économique, politique et social des pays bénéficiaires.Ce sont des préoccupations de profit qui guident les fournisseurs d'armes.Ainsi M.Michel Debré, ancien ministre français de la défense reconnaissait-il que la vente d'armes assure un «meilleur équilibre de la charge, l'accroissement des quantités produites, donc l'amortissement des frais fixes sur les séries plus longues, une meilleure balance des paiements et des marchés extérieurs.»(3) En 197(>, les ventes d'armes ont payé en France 20% de ses importations pétrolières.Dresser ici la liste, fut-elle sommaire, des revenus que retirent les marchands d'armes de leurs ventes dans les pays du Tiers-Monde serait tout simplement fastidieux.Signalons simplement qu'entre février 1975 et juillet 1977, les ventes américaines des services techniques militaires, ont rapporté 2, 4 milliards de dollars.(4)- Bref, le prix que les nations en développement paient pour s'équiper en armements peut aussi bien se chiffrer en dollars, en francs, en livres, en territoires et en bases concédés pour le plus grand bien des vendeurs.Et au dam des peuples miséreux souvent mis au pas par l'arsenal qui est sensé les protéger ou les délivrer.Mais de qui?(1) In Croissance des jeunes nations no 493 de mars 1978.(2) In Le Monde diplomatique, janvier 1982, pp.16-17.(3) In Le Monde diplomatique, octobre 1978.(4) In Le Monde diplomatique, décembre 1978, page 11. IA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 SEPTEMBRE 1982 à B 7 Le Sud au Nord .L'aide internationale: un écran de fumée?suite do la page B 5 chose que l'aide du gouvernement canadien qui est liée à 80%.où il y a certaines normes très strictes qu'il faut respecter mais quand même la Banque mondiale n'a pas les mêmes critères au niveau de chaque pays mais le représentant canadien me disait qu'une partie de son rôle à lui, c'est de voir à ce qu'une partie des contrats soit effectuée par des firmes canadiennes.M.DESSOH: Je crois que des raisons économiques expliquent notre position de demandeurs perpétuels en ce sens que la puissance coloniale avait en quelque sorte spécialisé chacun des pays colonisés dans des productions de culture qui ne répondaient qu'à ses besoins et sur ce plan, il faut dire que chaque pays africain avait en quelque sorte à produire une culture bien déterminée.Pour prendre des exemples concrets je dirai que le Bénin par exemple était spécialisé dans la production de palmiers à huile, le Sénégal, dans l'arachide, etc., ça fait qu'au moment des Indépendances de 1960, chacun des pays se retrouvait pratiquement dans une situation vraiment délicate.Il n'était pas possible de prévoir un développement endogène harmonieux à partir d'une seule culture qui, du reste, ne répondait pas aux priorités de développement du pays en question.En d'autres termes, le développement du pays était extraverti.Evidemment, pour les puissances coloniales, c'était en quelque sorte la manne parce que non seulement ces pays anciennement colonisés constituaient une sorte de chasse gardée pour elles, mais encore des débouchés, ce qui leur permet d'avoir un marché très facile.MM.Mario Cardinal et Mademba Ndiaye M.NZEALE: J'ajouterais quelque chose sur la nature de cette aide-là, sur son bien-fondé.Moi je pense que 22 ans après les Indépendances africaines, l'aide continue à cause de quelque chose que je peux appeler une erreur historique de la part des anciens pays colonisateurs parce qu'après la Deuxième guerre mondiale, les États-Unis ont élaboré un plan, le Plan Marshall pour relancer les économies des pays européens dévastés par la guerre En Europe, il existait un contexte préétabli historique, humain, culturel et même industriel qui était adapté à l'esprit de développement tel qu'entendu par les États-Unis.Après les Indépendances africaines, l'Europe a pensé à une assistance aux pays africains, peut-être dans l'esprit bien fondé de promouvoir le développement mais c'était pensé sans cet aspect que j'ai appelé tout à l'heure préétabli.La mentalité africaine n'était pas pareille à la mentalité européenne après la Deuxième guerre mondiale si bien que le terrain était différent.L'Europe avait beaucoup plus pensé économie et avait oublié le côté humain du développement, ce qui fait que les aides qui ont pu être apportées aux pays africains après les indépendances n'ont pas pu aboutir comme on l'avait escompté.Conséquence, on continue encore à demander.Mme OSBORNE: Quand on parle des raisons pour lesquelles il y a l'aide à l'étranger, on peut aussi constater que les pays du Nord ont définitivement avantage à ce que les pays du Sud continuent à être demandeurs parce que, par exemple à la réunion du FMI et de la Banque mondiale, je parlais au directeur canadien de la Banque mondiale qui me disait que l'an dernier, les contrats de la Banque mondiale se sont chiffrés à 80 millions pour le Canada, alors, 80 millions, c'est quand même pas mal d'argent qui est allé aux firmes canadiennes, qui a donné du travail à des Canadiens.Alors, l'aide à l'étranger, c'est quelque chose qui est peut-être pas aussi gratuit qu'on voudrait le faire paraître au niveau politique et puis, à ce niveau-là, le fait que les pays du Sud soient demandeurs, c'est une situation qui fait l'affaire de bien des pays du Nord.M.CARDINAL: Au fond, c'est tout le problème de l'aide liée.Mme OSBORNE: Pas nécessairement.L'aide de la Banque mondiale, quand même c'est pas la même chose que l'aide du gouvernement canadien qui est liée à 80%.où il y a certaines normes très strictes qu'il faut respecter mais quand même la Banque mondiale n'a pas les mêmes critères au niveau de chaque pays mais le représentant canadien me disait qu'une partie de son rôle à lui, c'est de voir à ce qu'une partie des contrats soit effectuée par des firmes canadiennes.M.SANANKOUA: Il y a plusieurs formes d'aide bien sûr, par exemple, si je prends le cas des pays arabes, on peut situer leur aide dans un contexte bien précis: ils nous aident pour favoriser une religion par exemple.Je veux dire que toute aide est intéressée, dans une certaine mesure.Il y a aussi le cas de certains pays comme la Suède, ou la Norvège, qui se permettent d'aider des pays pour se donner uniquement bonne conscience sur le plan international.Il y a des aides comme ça, je veux dire que toute aide est un peu intéressée.Il y a aussi le cas de certains pays comme le Japon qui ont comme objectif de promouvoir leur commerce.M.LEROUX: Est-ce qu'on pourrait faire le même reproche au Canada?Si on peut appeler ça un reproche.DES PARTICIPANTS: «Oui, oui.M.NDIAYE: D'abord en ce qui concerne la spécialisation.Effectivement, je suis tellement d'accord que.on peut prendre deux exemples.Par exemple, le cas du Sénégal.Au Sénégal il y a ce qu'on appelle le Centre national de recherches agronomiques.Dans ce centre, il y a des chercheurs européens, africains, qui travaillent pour l'amélioration notamment des variétés d'arachides et notamment pour le développement des cultures vivrières.Il y a un programme pour ça.Ils avaient fait une demande à la Banque mondiale pour justement permettre aux pays de devenir indépendants du point de vue de l'alimentation.Ils ont eu des problèmes parce que ça ne répondait pas aux exigences de l'Europe.L'autosuffisance alimentaire dans un pays comme le Sénégal, c'est la perte de marché pour la France, de toute façon.Je crois qu'il y a cet aspect.Le second exemple, c'est l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal.Pour l'OMVS, les bailleurs de fonds sont très intéressés.Ils ne se soucient pas du tout, alors, de toutes les conséquences sociales, culturelles que ces barrages vont avoir au niveau de l'environnement, au niveau du pays.Ils sont prêts à financer parce qu'ils y voient un intérêt immédiat.A partir de quand les barrages vont être rentables pour le pays, ils ne s'en préccupent guère.En ce qui concerne le Canada, il faut dire que, au Sénégal en tout cas, on a une conception disons assez positive de l'aide canadienne, mais on soupçonne le Canada de vouloir prendre la place qui lui revient par rapport à sa puissance économique.Je ne sais pas si c'est la position officielle du gouvernement canadien mais j'ai l'impression qu'il se dit que la France considère le Sénégal ou l'Afrique comme une chasse gardée, qu'il est assez puissant pour pouvoir concurrencer ce pays qu'est la France.Evidemment, il y a des zones taboues pour l'aide canadienne.Il y a des trucs qui sont réservés aux Français.Les Canadiens investissent dans l'éducation par exemple.On cons-tuit des lycées, ça c'est visible, c'est palpable au niveau de la population.A Dakar, il y a un quartier qui s'appelle Canada tout simplement parce que toutes les structures sont financées par le Canada.Les gens commencent actuellement à se rendre compte que, finalement, l'aide canadienne parait plus désintéressée que l'aide française: on fait des lycées, on nous fait des écoles de journalisme, on nous aide en ce qui concerne la pêche, etc., les gens voient que ça, c'est concret mais jusqu'à quel point le Canada va-t-il consentir à ce genre de sacrifice qui, au fond, peut-être ne lui rapporte rien actuellement; mais peut-être aussi qu'il cherche des marchés africains à commencer par le Sénégal et ensuite dans toute l'Afrique, et je crois que, au fond, c'est un pays qui se situe dans la même mouvance que tous les pays du Nord: aider mais aussi tirer profit de l'aide qu'on donne aux pays africains.M.SABOURIN: Teihard de Chardin disait que c'est pas toujours où mais d'où l'on regarde qui est important dans la vie et lorsqu'on aborde une question aussi controversée que l'aide à l'étranger, il est bien évident que le point de vue d'un Canadien n'est pas nécessairement à priori, le point de vue d'un Africain.Alors je pense qu'il est très important, pour que nous puissions aborder le sujet de façon cohérente, que nous fassions une distinction dès le départ, sur les dimensions de l'aide.Vous avez, tout d'abord, de l'aide privée dans laquelle sont associées des milliers d'institutions qui n'apportent pas de l'aide seulement à des gouvernements, mais directement à des populations aussi bien en Afrique, en Asie, en Amérique latine et que dans les Caraïbes et vous avez de l'aide publique qui est associée à des programmes divers qui entraînent des transferts de ressources de toutes sortes.Vous avez de l'aide multilatérale, vous avez de l'aide bilatérale qui est aussi M.Maxime G.Dessoh, Mme Francine Osborne et M.Lévi Nzéalé Y bien publique que privée et vous avez finalement, ce qui est très important, des différentes formes d'aides: de l'aide économique, de l'aide financière, de l'aide technique et, finalement, de l'aide sous forme de matières premières, dont la plus importante est sans aucun doute l'aide alimentaire et je voudrais terminer en disant que l'aide aujourd'hui qui occupe le plus gros morceau et dont on parle rarement, aussi bien les donateurs que les récipiendaires, c'est l'aide militaire.Le second point, c'est que le débat sur l'aide, c'est toujours un écran de fumée.C'est un écran de fumée pour les pays industrialisés, pour se donner bonne conscience et faire oublier les véritables problèmes.L'aide, je dois le dire, ce n'est qu'une faible partie, une faible fraction de ce que devrait constituer une analyse sérieuse des rapports Nord-Sud et que les pays industrialisés \u2014 cela va de soi \u2014 se donnent bonne conscience, voulant faire oublier le protectionnisme, les politiques en matière de prix, le désordre monétaire, les politiques énormes sur le plan des transferts de ressources qui perpétuent la domination sur le plan technologique et sur le plan militaire pour assurer cette continuité et, en retour, dans les pays en voie de développement, parler d'aide, c'est faire oublier les véritables problèmes internes dans les pays en voie de développement, les problèmes de domination, de montée de nouvelles bourgeoisies, d'élites, de montée de régimes militaires qui se servent de l'aide pour confirmer leur pouvoir et pour, naturellement, se servir de l'aide pour non seulement confirmer ce pouvoir, comme je viens de le dire, mais pour développer des élites.Je dirais que l'aide, au fond, c'est, aujourd'hui, devenu une institution internationale, ce sont des programmes, ce sont des mécanismes et c'est surtout un esprit qui, dans certains cas, amène une certaine complémentarité de services, de biens, de capitaux, dans un sens très positif alors que dans d'autres cas, l'aide, c'est quelque chose qui crée une dépendance et qui confirme une dépendance entre certains États.Il est impossible à mes yeux de porter un jugement très global sur l'aide.M.BÉLANGER: Je pense qu'à côté de l'aide gouvernementale, économique, il y a évidemment l'aide militaire, cela me paraît en effet très important en termes de flot monétaire tout au moins et aussi l'aide non gouvernementale surtout que maintenant, on assiste, au Canada, à une convergence (dans un langage diplomatique) de l'aide non gouvernementale dans l'aide bilatérale, c'est-à-dire, à toutes fins utiles, une intégration de l'aide non gouvernementale à l'aide bilatérale, ce qui est effectivement une transformation majeure de la politique de l'ACDI parce qu'il y avait là une spécificité de la coopération internationale canadienne à travers les ONG qui risque de se perdre très rapidement maintenant.Je pense aussi qu'on ne peut pas comprendre le problème de l'aide sans le situer d'une façon plus globale et que ce qu'il faut essayer de saisir, c'est que l'aide n'est qu'une partie minoritaire des échanges économiques entre le Tiers-monde et le Canada et que c'est là qu'on replace l'ensemble des morceaux du casse-tête sur la table et qu'on voit ce qui se passe.Les rapports import-export entre le Canada et le Tiers-monde sont des rapports qui sont en termes d'échanges défavorables au Tiers-monde.En 1976 on importait du Tiers-monde pour 1.5 milliards et on exportait au tiers-monde pour 2 milliards.L'année d'après, c'était dans les mêmes rapports mais plus élevés.Je pense que ce qu'il faut, pour nous et pour l'opinion publique québécoise et l'opinion publique canadienne, dans son ensemble, c'est comprendre que l'aide, ça ne peut se saisir que située dans un ensemble plus vaste.Ce n'est pas suffisant de dire que 80% de l'aide de l'ACDI sert à la stimulation du marché de production de biens et services canadiens, encore que c'est vrai: c'est une partie, je dirais presque secondaire des rapports commerciaux entre le Canada et le Tiers-monde.Et si l'on prend le problème du point de vue du Tiers-monde, c'est la même chose.Dès 1955, à la Conférence de Bandung, déjà les pays du Tiers-monde posaient les deux problèmes qui sont demeurés, depuis, les deux thèmes majeurs de toutes les conférences, de la CNUSSED, de l'Assemblée des Nations unies, de la Banque mondiale, c'est la stabilisation du cours des matières premières d'une part et l'industrialisation, c'est-à-dire le problème de la substitution de l'importation par l'usinage, le développement de produits manufacturés dans le Tiers-monde, d'autre part.Mais en 1973, il y eut la création de l'OPEP.Pour la première fois, il y a eu un changement.Tous les débats n'ont pas abouti à un débat réel tant qu'il n'y a pas eu de transformation de rapports de force, c'est-à-dire que tant que des pays producteurs de matières premières du Tiers-monde ne se sont pas organisés par la fameuse création de l'OPEP, Organisation des pays producteurs de pétrole.Et là, ça a changé tout de suite les rapports.Dès l'année suivante, on s'en souvient, c'était la création, à l'Assemblée spéciale des Nations unies, du Nouvel ordre économique international et on sent que les rapports changent.En 1975, 76, 77 on assiste à un ressaisissement des économies occidentales qui disent: on va devoir négocier.Il y a eu une tentative; vous vous rappelez de l'Alliance des producteurs de mines de cuivre, et on sait l'échec, l'effondrement de cette alliance et une tentative au niveau du café.Il y a eu des tentatives à d'autres niveaux et on assiste du côté occidental à une substitution maintenant des produits.L'arachide est coincée par l'affaire du soya des États-Unis, etc.Moi je pense que ce thème-là est majeur dans notre réflexion sur l'aide.Bref, pour me ramasser très rapidement, je trouve qu'il y a une hypocrisie à ne discuter que des rapports Tiers-monde-Canada que par le langage de l'aide, non pas que ce ne soit pas important \u2014 je pense que le Canada est quand même, il faut le reconnaître, un des six pays qui consacre le plus d'argent, proportionnellement à son PNB, à l'aide international c'est tant mieux, sauf que c'est faux de prétendre que ça c'est la caractéristique majeure de nos rapports avec le Tiers-monde parce que la caractéristique majeure de nos rapports avec le Tiers-monde est tout aussi le dépérissement des termes de l'échange commercial entre le Tiers-monde et nous, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de stabilisation de matières premières.M.NZEALE: Mon intervention va se situer à deux niveaux.D'abord une réponse à M.Sabourin.Moi je m'insurge contre sa remarque parce qu'il a posé le problème: à qui bénéficie l'aide dans les pays bénéficiaires de l'aide?Moi je dirai ceci: un régime militaire ou bien la bourgeoisie locale, c'est une fabrication de la puissance qui donne l'aide.L'aide vient simplement pour perpétuer la domination soit de ce régime militaire, soit de cette bourgeoisie locale qui aide la puissance qui exploite à exploiter le pays.Le deuxième point: je pense que le Canada n'a pas meilleure conscience que les autres pays de l'Occident parce que selon un rapport établi au Conseil des Sciences du Canada, il ressort que 60% du total d'aide canadienne au Tiers-Monde est dépensé au Canada, même, pour l'acquisition des biens et services destinés au pays bénéficiaire de l'aide.Ensuite, le président de l'ACDI, Monsieur / _1_ MM.Paul Bélanger et Hubert Leroux Marcel Masse pense que la seule façon de régler «nos problèmes économiques et sociaux, c'est de régler ceux du Tiers-Monde».Vous voyez donc que même quand le Canada vient en aide, c'est en fait pour régler des problèmes intérieurs canadiens.M.SANANKOUA: Il y a une autre forme d'aide qui me semble la meilleure et qui est d'ailleurs nécessaire pour nous autres, c'est la recherche d'une aide qui nous permet de nous retrouver parce que, dans toute cette mouvance, on est en train d'évoluer sans savoir exactement où est-ce qu'on va, nous, Africains.Alors je pense un peu au CRDI par exemple, qui nous permet de voir qu'est-ce qu'on peut faire, qu'est-ce qui est possible, de nous situer par rapport à nous-même.Cette forme d'aide, bien sûr, ne profite pas du tout aux pouvoirs publics et c'est, à mon avis, la tendance qu'il faut encourager.Une aide en faveur de la recherche par exemple en matière d'agriculture; ce qu'il nous faut pour ne pas être dépendants.Cette forme d'aide, à mon avis, n'est pas du tout favorable aux pouvoirs publics.M.NDIAVE: Moi je voudrais dire que, en ce qui me concerne, je suis parfaitement d'accord avec ce que dit M.Sabourin en ce qui concerne l'aide publique.Au fond, je crois que c'est une logique du Nord de maintenir des pouvoirs politiques qui les arrange dans le Sud.Je crois qu'on ne renfloue pas les caisses de n'importe quel état.On renfloue les caisse du Zaïre, on maintient les créatures, la clique de Mobutu au pouvoir parce que je crois que l'Occident a des intérêts stratégiques là-bas.Ensuite je pense que M.Bélanger a lancé aussi un concept très intéressant: le problème de rapports de force.Est-ce que le Nord peut concevoir que les pays du Sud s'unissent dans des structures comme l'OPEP.Je ne crois pas qu'il puisse accepter, aujourd'hui encore, que des gens qui ont du pétrole se réunissent, comme l'OPEP, pour négocier équitablement avec l'Occident.Je crois que le Nord a intérêt à des micro-états comme ça, à des régimes plus ou moins moribonds, à qui il peut dire: nous vous maintenons en place si vous acceptez une certaine conduite, politique, militaire etc.; en retour, nous vous donnons assez d'aide pour vous permettre de renflouer vos caisses parce que vous êtes toujours en banqueroute, de maintenir le peuple un peu à sa place; on est même prêt à demander au FMI de vous injecter encore plus d'argent, mais l'essentiel est que vous vous mainteniez en place; suivez nos directives et nous allons vous aider.M.BÉLANGER: Moi je pense qu'il faut aussi \u2014 et le Canada est un pays intéressant à analyser \u2014 comme disait tout à l'heure M.Sabourin, voir l'aide canadienne du bout canadien.Or, du bout canadien, on s'aperçoit que les critères qui ont géré l'aide canadienne ont très rarement été les objectifs définis de façon autonome par l'interlocuteur.Par exemple, le développement de l'aide canadienne de 1968 à 1975 a été beaucoup plus géré par le triangle conflictuel Ottawa-Paris-Québec que par telle programmation ou telle planification nationale de tel pays de l'Afrique francophone.La mission Chevrier, et ensuite les autres missions qui ont suivi par après, étaient bien plus liées à une problématique interne au Canada (et là-dessus il y une thèse de doctorat de l'Université Laval, qui est sortie l'an passé qui est extrêmement éclairante là-dessus, par un historien africain du Bénin, Michel Oudjaoué, et qui montre que le critère-clé de l'aide jusqu'en 1975 a été bien plus des éléments, non pas économiques, mais politiques internes du Canada qui se reflétaient au niveau d'une politique d'aide, c'est-à-dire la montée d'un certain nationalisme francophone ou québécois et le désiqui-libre de l'aide en Afrique entre les pays anglophones et les pays francophones; donc l'urgence d'injecter très rapidemant et de créer des éléphants blancs comme Thiès, par exemple, que vous connaissez peut-être).Et c'est à partir de 1975 je dirais, que le Canada se réajuste par rapport aux autres pays occidentaux et, avec la mission Asselin en Afrique francophone etc., le Canada recommence à redéfinir en termes de sa propre économie l'aide.On assiste au rapprochement entre l'ACDI et les Affaires Extérieures et entre l'ACDI et le ministère de l'Industrie et du commerce, entre l'ACDI et les politiques d'exportation.Or ça, ça m'apparait pas assez connu de l'opinion publique d'ici, et on demeure trop souvent dans une acceptation de l'aide.Il faut s'interroger à savoir pourquoi, au Canada, le patronat canadien ne s'est pas opposé au fait que, maintenant, le Canada a dé-passsé le point 5% de son PNB pour l'aide.Ce n'est pas encore très élevé par rapport aux normes des Nations-Unies mais c'est quand même très élevé par rapport à plusieurs pays, enfin certainement par rapport à nos voisins du Sud; mais c'est parce qu'il y a eu, non pas un truc machiavélique, mais il y a eu tout au long du développement de l'ACDI un espèce d'ajustement fonctionnel entre les fonds de l'ACDI et cette espèce de bouffée d'oxygène pour l'industrie canadienne etc.M.SABOURIN: Ce que vient de dire M.Bélanger me semble extrêmement pertinent en ce qui a trait à l'Afrique.Le triangle Québec-Ottawa n'a pas beaucoup affecté, le développement des programmes d'aide du Canada ou leur réduction ou leur retrait au Sri Lanka par exemple où le Canada était l'un des premiers pays donateurs.S'il y a un domaine où le triangle n'a pas eu beaucoup d'effet c'est dans le cadre de l'aide multilatérale où véritablement nous avons un rôle extrêmement important à jouer, sûrement l'un des plus importants dans le monde.Et si je prenais l'exemple simplement de l'aide alimentai-su ito à la page B 8 B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 Le Sud au Nord .L'aide internationale: un écran de fumée?suite de la page B 7 re, le Canada est l'un des plus importants, et dans certains programmes, le plus important donateur de la dizaine de programmes d'aide alimentaire qui existent maintenant à l'échelon multilatéral.On se rend bien compte que pour la plupart des pays francophones, l'aide a constitué, dès le début des années 60, la seule source de rapports avec le Canada.Il n'y avait ni commerce, ni échange culturel, ni échange diplomatique.Mais 20 ans plus tard aujourd'hui, où des milliers et des milliers d'Africains sont venus au Canada, où des centaines et des centaines de missions du Canada ont eu lieu en Afrique, la situation est très différente.Avec certains pays, je pense à l'Algérie, il y a des échanges économiques extrêmement importants qui atteignent des milliards de dollars cette année alors que pour votre pays, le Bénin, c'est $16,000 cette année, les exportations du Bénin vers le Canada.Donc, il faut faire très attention de généraliser les échanges entre le Canada et les pays d'Afrique francophone.Mais je tiens à insister là-dessus, avec la plupart des pays d'Afrique francophone, à l'exception des pays du Maghreb et, dans une certaine mesure la Côte d'Ivoire, la notion d'aide est extrêmement importante dans les rapports entre le Canada et les pays africains.Il faut faire très attention lorsqu'on discute de ne pas interpréter une phrase comme étant la pensée de l'autre.Lorsque je dis que certaines aides militaires ont permis à des régimes de se perpétuer au pouvoir, je ne veux pas dire par là que toute l'aide qui a été accordée à des pays en voie de développement a profité uniquement à la bourgeoisie ou uniquement au régime militaire.Je connais une dizaine de projets auxquels j'ai été personnellement associé en Afrique francophone qui ont profité à la population.Je ne veux pas passer un jugement global.Si l'aide était si mauvaise, nos amis africains ne seraient pas ici et nous n'aurions pas la discussion que je sens être importante.Il y a dans l'aide qui a été développée au cours des dernières années, des aspects qui sont extrêmement constructifs alors qu'il y a d'autres aspects qui ont été conçus, dans certains cas et c'est ce que je disais tout à l'heure, pour assurer une certaine forme de dépendance, qu'elle soit technologique, qu'elle soit alimentaire, qu'elle soit industrielle, qu'elle soit financière et finalement, politique, mais dans d'autres secteurs, il est bien évident que l'aide a apporté des résultats qui sont très constructifs.Alors, dans des rapports entre des pays en voie de développement et des pays industrialisés, il est bien évident \u2014 et c'est la raison pour laquelle je disais que c'est un écran de fumée, j'appuie beaucoup là-dessus \u2014 c'est que beaucoup de gens qui regardent l'aide par le petit bout de la lorgnette, en concluent que si le Canada accorde de l'aide aux pays en voie de développement, et bien c'est suffisant alors que les problèmes fondamentaux, ce sont des problèmes de protectionnisme, des problèmes de stabilité des prix, des problèmes de transferts technologiques.D'un autre côté, il est bien évident que les pays en voie de développement qui viennent, dans les structures internationales, demander constamment de l'aide, le fond parce qu'ils en ont besoin.Et enfin, il faut bien reconnaître que l'aide est absolument indispensable.Un pays qui peut avoir, dans son territoire, des matières premières, avoir certains mécanismes de transfert qui lui apportent les crédits pour assurer son développement, pourrait peut-être se dispenser de l'aide mais les pays qui n'ont ni épargne, ni ressources, ni cadres nécessaires pour assurer leur développement ont naturellement besoin qu'il y ait des transferts de ressources dans nombre de secteurs.M.DESSOH: Quand un pays industrialisé octroie par exemple une enveloppe financière à un pays quelconque, ce pays essaie toujours de glisser \u2014 je crois que c'est le terme qu'il convient d'employer \u2014 des experts ou des assistants techniques dans le pays qu'il croit aider et ces assistants techniques dépan-dent finalement du budget alloué sous forme d'aide au pays en voie de développement.Cela fait perdre complètement le but que l'aide devrait avoir.Cela dit, j'aimerais faire une réponse à M.Sabourin.Il a soulevé lui aussi un point assez important, mais j'ai été frappé par exemple au Sénégal, par une forme d'aide qui, à mon avis, perpétue la dépendance des pays en voie de développement vis-à-vis des pays donateurs de l'aide alimentaire.M.Sabourin semblait s'en féliciter quelque peu tout à l'heure eu égard au rang qu'occupe le Canada parmi les pays fournisseurs de l'aide alimentaire.Vers la fin de son intervention, disons qu'il a fait une sorte d'acrobatie, quoi, pour remettre en cause ce qu'il avait avancé au début de son intervention.Moi, je crois que l'aide alimentaire n'est pas une mauvaise chose en soi mais on aurait pu l'améliorer en aidant les pays à promouvoir le développement d'une culture qui est censée être la culture de l'aliment de base des pays concernés au lieu de leur fournir chaque année quelques sacs de blé ou de riz ou de maïs.M.SABOURIN: Si vous voulez connaître le fond de ma pensée, je suis assez opposé aux programmes d'aide alimentaire mais je pense qu'on pourrait en discuter, si vous voulez, tout à l'heure.Pour les programmes d'urgence, il va de soi que je suis très favorable.MME OSBORNE: Moi j'aimerais intervenir sur la question de l'effet de l'aide sur la stabilité des régimes.Parfois l'aide a un effet déstabilisateur, en particulier le FMI, quand il accorde des prêts aux pays en voie de développement, impose des tas de conditions (par exemple il va obliger un pays à dévaluer sa monnaie) au niveau du taux d'inflation, du déficit budgétaire, de la balance des paiements qui, à ce moment-là.vont obliger le pays en question à prendre des décisions politiques qui vont se traduire par des coupures de dépenses, coupures d'investissements, coupures de programmes sociaux qui, à ce moment-là, peuvent amener des troubles sociaux, même la chute du régime.Alors, l'aide elle-même peut avoir l'effet tout à fait contraire de ce qu'on pense, c'est-à-dire qu'on aide un pays pour aider un certain gouvernement à se maintenir en place et cela m'amène à parler de ce qui, à mon sens est la critique la plus forte des pays en voie de développement au niveau de l'aide à l'étranger; l'aspect de conditionnante de l'aide.Au FMI, à la Banque mondiale, la plus grande critique est non pas sur la quantité d'aide qui est donné mais sur les conditions qui y sont associées.Et là-dessus, je peux dire qu'après avoir assisté à la réunion de Toronto, il faut prévoir que ces conditions-là ne seront pas assouplies mais qu'elles vont devenir de plus en plus strictes.Alors, là-dessus, je pense que les pays en voie de développement ont beau critiquer et se plaindre de ça, je ne pense qu'il y ait de l'amélioration en vue.MME KONATE: C'est pour répondre à M.Sabourin.Pour lui, l'aide n'est pas synonyme de domination.Je pense que 22 ans quand même c'est trop pour des pays qui veulent venir en aide à des pays nécessiteux.Ces pays sont finalement devenus majeurs pour pouvoir supporter leur avenir et à l'heure où nous sommes, nous nous demandons si le Nord n'a pas intérêt à maintenir le Sud dans cet état de dépendance parce que chaque année, il n'y a que des bilans désastreux qui se dressent et lorsqu'on vous prête à des taux d'intérêt qui ne vous favorisent pas du tout, vous êtes obligés d'emprunter à un taux fixé par le pays donateur et de rembourser plus que ce que vous avez emprunté, au-delà du raisonnable.Alors cette situation.22 ans, je pense que c'est trop.M.LEROUX: Je crois, madame, que le pays qui prête doit aussi emprunter cet argent dans la plupart des cas parce que si l'on regarde les résultats financiers de nos pays soi-disant industrialisés, les déficits s'accumulent et la dette nationale aussi.Ce n'est pas là qu'on doit trouver l'issue.M.BÉLANGER: Je pense qu'au Canada par exemple, l'opinion publique canadienne et québécoise commence à peine à s'organiser pour que dans les processus de décision des gouvernements, il y ait autre chose qui pèse que le lobby des grandes entreprises.Ça commence à peine à s'organiser.Je pense que vous avez vu dernièrement, depuis trois ans, les assemblées générales des banques, ou apparaissent un certain nombre de groupes surtout d'origine religieuse qui commencent à poser un certain nombre de questions sur les investissements dans certains pays du Tiers-Monde, sur le problème de continuation de rapports économiques avec des régimes comme certains régimes d'Amérique centrale ou d'Afrique australe.Pourtant, ce sont des choses qui se passaient aux Payx-Bas et en Suède depuis un certain nombre d'années.Bref, moi je pense que tant qu'il n'y aura pas un rapport de forces, il est clair qu'il n'y aura pas de changement substanciel dans les rapports entre le Canada et l'Afrique, et là-dessus le Québec ne fait pas exception à ce qui se passe dans l'ensemble du Canada.M.NDIAYE: Je voudrais encore revenir sur ce que M.Sabourin a dit.Tout simplement en tant qu'Africains, nous ne pouvons pas être fiers de recevoir une aide alimentaire.Nous ne somme pas fiers de voir dans le Soleil chaque jour que les États-Unis nous offrent du blé, que le Canada nous offre du blé, que la France nous offre ceci, cela d'autant plus que si on avait une politique tant soit peu nationaliste, on pourrait se passer de cette aide alimentaire.Je crois qu'il y a des raisons politiques qui jouent en ce domaine.Et même les rapports de force dont parle M.Bélanger qui, au fond, pourraient nous permettre, à nous, pays du Sud, de nous regrouper en fonction de nos intérêts économiques, même ce regroupement au fond est freiné parce que nous sommes liés politiquement à d'autres états.Mme OSBORNE: Moi j'aimerais mettre un point de vue un peu moins pessimiste que celui de M.Ndiaye à propos des pays africains qui sont toujours en position de se faire imposer des objectifs.Personnellement j'ai eu connaissance de plusieurs négociations de contrats avec des entreprises algériennes ou d'Amérique latine et, je pense qu'il y a évolution dans ce domaine.Dans les pays en voie de développement, il y a de plus en plus de spécialistes, de plus en plus de techniciens et à mesure que le niveau d'éducation progresse, on ne peut plus imposer les objectifs ou décider de ce qui va se faire de façon aussi sustématique.Alors je pense qu'à ce niveau-là, la mentalité est en train de changer et les pays en voie de développement sont en train de prendre conscience que s'ils paient pour un service, ils ont le droit d'avoir ce qu'ils veulent.M.CARDINAL: Je vais passer à M.Leroux qui, justement, a négocié un des contrats les plus importants en Afrique, le réseau Panaftel.M.LEROUX: C'est beaucoup dire parce que je pense qu'il y a des gens ici, autour de la table, qui ont eu l'occasion de voir ce qui se passait et c'est plutôt par curiosité que j'aimerais que nos amis africains nous donnent un peu leur impression sur ce réseau Panaftel.J'étais impliqué, moi, au niveau de la rédaction du contrat qui touche l'ACDI et Bell Canada international et jamais je n'ai eu l'occasion de voir ou de jaser ou de rencontrer des Africains, à savoir si le réseau en question qui traverse tout de même 5 pays a son utilité ou si, comme tout au cours des discussions que nous avons eues aujourd'hui, le projet Panaftel n'a que profité à des intérêts canadiens par les injections de plusieurs millions de dollars en Afrique.M.NDIAYE: Je dois dire qu'en ce qui concerne Panaftel, en tout cas pour le Sénégal, le tronçon a été réalisé.Evidemment, nous voyons tout l'intérêt que nous avons à ce que l'Afrique puisse être indépendante du point de vue des communications; bon, mais est-ce que le tronçon va se continuer jusqu'en Côte d'Ivoire, en tout cas est-ce que le réseau va être fait en entier?M.DESSOH: Tout à l'heure Mme Osborne disait que les conditions d'aide deviennent de plus en plus rigoureuses et qu'elles étaient sur le point de s'assouplir.Cela m'amène à poser la question suivante: qu'adviendra-t-il des pays en voie de développement si, à trme, ils n'arrivent pas à s'acquitter des dettes contractées à travers différents programmes?M.CARDINAL: M.Sabourin, vous pouvez, du même coup, répondre à la deuxième question.M.SABOURIN: L'aide amène-telle le développement?C'est une question qui me semble fondamentale aussi bien sur le plan théorique que sur le plan surtout pratique.Je crois que tous nos amis ici parlent de l'aide en termes de nord-sud mais, moi, au cours des 20 dernières années, je tiens à vous dire que j'ai rencontré beaucoup de pays en voie de développement qui étaient appuyés par d'autres pays en voie de développement.Prenez la Tunisie.La Tunisie a beaucoup plus d'assistance technique dans d'autres pays du Tiers-Monde que le Canada en a.Il y a deux questions qui ont été soulevées, l'alimentation et la dette des pays en voie de développement.L'alimentation, je pense que c'est probablement avec l'énergie, l'un des aspects les plus pertinents dans l'analyse des rapports nord-sud.L'alimentation est en train de devenir un sujet très important dans vos pays, surtout en Afrique parce que la production agricole a baissé de 10% au cours des dix dernières années et la population a augmenté à un rythme extraordinaire, surtout dans les villes.Donc la majorité de ces gens qui vivent dans les villes sont devenus tributaires de producteurs extérieurs.Tant qu'ils étaient dans les régions rurales, ils étaient des producteurs et.dès qu'ils sont devenus urbanisés, ils dépendent de plus en plus de l'extérieur et ce qui est très important, avec la radio, avec la télévision, les communications, le développement des bourgeoisies M.Abdel Kader Sanankoua et des élites locales, les habitudes de consommation ont changé.Enfin, quelques commentaires sur la dette du Tiers-Monde.La dette des pays en voie de développement aujourd'hui est d'environ 500 milliards de dollars mais 11 pays, en commençant par le Mexique avec 80 milliards, le Brésil avec 65 milliards, ensuite le Venezuela, la Corée du Sud et la plupart des pays dits nouvellement industrialisés accaparent 90% de la dette des pays en voie de développement.Alors que la plupart des autres pays, surtout en Afrique francophone, ne représentent que 2%, même pas, de la dette internationale, vis-à-vis des pays occidentaux.Alors 92% d'une dette qui est de plus en plus de nature privée alors qu'il y a 10 ans la dette des pays en voie de développement était de nature publique, c'est-à-dire que c'était de gouvernement à gouvernement.Depuis le recyclage des pétrodollars, la dette est devenue de nature privée, c'est-à-dire que la majeure partie de ces prêts ont été accordés par des banques privées.Il est bien difficile pour un pays comme le Canada ou un pays comme la France ou les Etats-Unis ou l'Allemagne ou l'Angleterre \u2014 ce sont les principaux pays \u2014 de dire à un pays: eh bien! Vous ne nous devez plus rien! Alors qu'est-ce qui s'est passé du côté des dettes publiques?Il y a à peu près 5 ans, lors de la création du Club du Sahel, le Canada a pu dire: nous sommes d'accord pour effacer la dette publique à l'endroit de ce qu'on appelle maintenant les PMA (avant, on les appelait les pays les moins favorisés, maintenant on les appelle les pays les moins avancés).Le Canada a donc pu effacer la dette de ces pays parce qu'il s'agissait d'une dette de nature publique, de gouvernement à gouvernement mais là, nous sommes entrés dans une phase très différente étant donné que ce sont surtout des dettes qui sont de nature privée qui sont en cause, de même que des prêts très importants qui sont faits pour l'équilibre de la balance des paiements par le Fonds monétaire ou pour assurer une forme de développement structurel ou dans des programmes sociaux très importants par la Banque mondiale.Donc, je ne cacherai pas que je suis moins optimiste aujourd'hui face à la dégradtion de la situation financière et qui a des répercussions très importantes sur la plan monétaire et qui place les pays en voie de développement dans une situation de plus en plus difficile.Il va falloir un recours international et ce qui s'est passé à Toronto n'est pas très encourageant.Je sors de la conférence de Toronto je dois dire, plutôt pessimiste en ce qui a trait à l'ouverture de programmes spéciaux qui favoriseraient les pays en voie de développement et je crois que les négociations globales qui sont seules capables d'en arriver à une solution de ces problèmes, me semblent reportées encore à une période lointaine, après ce qui vient de se passer à Toronto.Le Québécois qui prend une tasse de café ou une tasse de cacao chaque matin est loin de s'imaginer les multiples détours et contours suivis par ce cacao avant d'échouer dans sa tasse.Certains consommateurs de ces breuvages ignorent jusqu'à leur LÉVI NZEALÉ provenance.Il sera intéressant pour ceux-la de m'aecompagner dans le circuit qui nous amènera de la culture à la commercialisation du cacao.Apres cette aventure exotique, ils sauront apprécier à sa juste valeur les efforts de plusieurs milliers de planteurs du Tiers-monde qui se sont attelés à la production de ce produit aux usages variés dans les pays développés.Par souci de concision, nous examinerons la production et la commercialisation du cacao au Cameroun.Le Cameroun est l'un des grands pays producteurs de cacao au monde.La culture de ce produit y aurait été introduite vers le début de ce siècle.Aujourd'hui, le cacao occupe des milliers de Camerounais et vient en tète des produits d'exportation.La culture du cacao est une activité pénible et onéreuse.Il faut s'occuper de l'entretien de la plantation douze mois sur douze.Il se fait une seule récolte par an.Après la récolte, il faut nettoyer les cacaoyers \u2014 arbres qui produisent le cacao \u2014 et la plantation.Une plantation non entretenue est vulnérable à l'action des maladies comme la pourriture brune qui s'attaque aux cabosses contenant la fève.Cette maladie peut anéantir la production sur plusieurs hectares.L'exploitation d'une ca- La culture du cacao: une activité pénible et onéreuse aoyère est ensuite onéreuse fait qu'il faut constamment fertiliser le sol par les engrais.La lutte contre les eapsides\u2014 genre d'insectes très voraces \u2014 est organisée à l'échelon national par le ministère de l'Agriculture qui supporte tous les frais.Le Cameroun consacre plusieurs centaines de millions de F CFA (1) à cette lutte.Des insecticides et du matériel d'épandage sont fournis gratuitement aux paysans.Des moniteurs agricoles sont envoyés dans les campagnes pour sensibiliser les agriculteurs aux méthodes modernes de production.Un fléau permanent: le coxage Des personnes morales et physiques sont habiletées à acheter la fève de cacao séchée aux planteurs.Toute transaction faite par une autre personne est illicite.L'achat du cacao au producteur est contingenté par le ministère de l'Economie et du Plan.Chaque période de collecte correspond a une campagne ca-caoyère.La campagne est officiellement ouverte par un décret ministériel.Avant son ouverture, il est interdit de vendre ou d'acheter le cacao.Au début de l'ouverture de chaque campagne, un décret présidentiel fixfc le prix d'achat du kilogramme au planteur.Ce prix varie en fonction de la qualité du cacao présenté.Le paysan fait une seule récolte par an et se retrouve avec une somme d'argent relativement importante.Conséquence: il se livre à des dépenses inutiles.Quelque temps après, il se retrouve à la merci du spéculateur qui use d'une pratique illicite appelée «coxage».Le paysan cède alors au spéculateur une partie de sa future récolte moyennant une certaine somme d'argent.Assez souvent le spéculateur ira lui-même récolter ce cacao encore frais dans la plantation de sa victime.Les pouvoirs publics mènent une lutte sans merci contre cette pratique amorale.Stabilisation des prix d'achat Au début de chaque campagne, chaque organisme ou individu agréé doit déclarer ses inventaires de la campagne précédente.Cette mesure vise à assai-nir les statistiques de la comptabilité nationale.Tout exportateur est tenu d'exporter le quota qui lui revient sous peine de voir son agrément hypothé- qué pour la campagne suivante.Le nombre des exportateurs est réduit par rapport à celui de tous ceux qui assurent la collecte auprès des planteurs.Au-dessus des exportateurs siège sereinement l'Office national de commercialisation des produits de base (ONCPB).Cet organisme public joue un rôle de courtage sur le marché international.Sur le plan intérieur, il a pour mission de stabiliser le prix des matières premières de base à l'instar du café et du cacao.Comme tout le monde le sait, le prix d'achat de ces matières premières aux pays producteurs est fixé par les pays consommateurs.De ce fait, ce prix n'est pas toujours favorable aux pays producteurs.Pour pallier à cette situation de flux et de reflux au niveau des prix, le Cameroun a donc créé l'ONCPB.Son rôle est d'alléger la chute des prix.Il prélève sur les recettes des sommes qu'il redistribuera pendant les années de vaches maigres.Pour cette raison, le prix d'achat du cacao au paysan est allé augmentant au fil des ans, malgré une conjoncture de crise sur le plan international.(1): -O.02FF 11- S,«FF 1$-W0FCFA A Le Sud au Nord L'équipe d'encadrement du Programme de formation des communi-cateurs africains, responsable de la publication de Le Sud au Nord.Direction Jean Cloutier, Directeur du P.F.C.A.Michel Frenette, Directeur adjoint et responsable du stage Commis administratif: Annie Levasseur Service pédagogique (presse écrite) Mario Cardinal Guy Granger Blrahim Moussa Gueye Service technique Benoit Dompierre, Marie Grenier, Pierre Harvey Documentation Denis Gravel En radio, les journalistes africains ont travaillé sous la responsabilité pédagogique de Gilles Proulx et Réjean Brazeau et en télévision, sous celle de Georges Francon.Les émissions de télévision seront présentées sur le canal 9 aux abonnés des systèmes de câblodistribution faisant partie du réseau Inter-Vision: Câblevision nationale, Télécâble Vidéotron, Télécâble de la Rive sud, Télécâble des Mille Iles.\u2014Emission 1: «L'Afrique.la nôtre.la leur» animée par Dussey-nou Diop, le lundi 20 septembre de 21 heures à 23 heures.\u2014Emission 2: «L'Afrique: regards sur le Québec» animée par André Payette, le jeudi 23 septembre de 19 heures à 21 heures.Les émissions de radio seront diffusées les lundis, mardi et jeudi de la semaine prochaine à compter de 14 heures 30 sur les ondes de CIBL-FM (104,5 au cadran).Lundi: un parallèle entre l'industrie touristique de Toronto et celle de Québec.Mardi: «La Beauce, Texas du Québec».| i Jeudi: L'agriculture au Québec. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 SEPTEMBRE 1982 B 9 'to Orchestrez vous-même toute une gamme d'opérations bancaires.n p t mm \u2022\u2022\u2022':x.*\u2022\u2022*\u2022 è I 1 -1 i ii Le service Telébânque est un instrument très pratique! vos à l'heure qui vous convient, jour et nuit, ou presque.* Le clavier Télébanque: pas besoin d'être virtuose.^ » une le service Telébanque est très facile à utiliser.Il vous donne automatiquement accès à plusieurs variations sur un même thème: vos opérations bancaires.ri Effectuer des dépôts J * (espèces ou chèques) ri Faire des retraits J * (jusqu'à concurrence de votre limite hebdomadaire) Jj Régler des factures fi Faire des virements de fonds * \u2022 entre vos comptes ri Recevoir des avances en * * espèces sur votre compte Visa Commerce EXPIRATION m ?suffit d'utiliser votre carte personnel.Renseignez-vous sur ce service vraiment 4tM MONTRÉAL (1155 OUEST, BOUL.DORCHESTER) CÔTE-DES-NE1GES & ÉDOUARD-MONTPETIT HÔTEL R1TZ CARLTON PIE-IX & JEAN-TALON PLACE SHERBROOKE CENTRE COMMERCIAL FAIR VIEW (POINTE-CLAIRE) LES GALERIES MILLE-lLES (ROSEMÊRE) 1445, RUE RORERVAL (SAINT-BRUNO) VICTORIA A CHURCHILL (SAINT-LAMBERT) CÔTE VERTU &.GRIMARD PLAZA CENTENNIAL /c a put i ai imam (DOLLARD-DES-ORMEAUX) 1 -lAUKIsN » ) SAINTE-CATHERINE & STANLEY 1401, CHEMIN CHAMBLY (LONGUEUR.) SHERBROOKE & VICTORIA (WESTMOUNT) SHERBROOKE & AYLMER SHERBROOKE & GRANBY \"GUICHET ACCESSIBLE EN FONCTION DES HEURES D'OUVERTURE ET DE FERMETURE DE L'ÉDIFICE.À l'extérieur du Québec, recherchez l'enseigne Instant Teller, Le service Telébanque est une extension du service Inter-succursales.il mm.\u2022 i ¦ 4 I : t \\ kg - ?f I : r i i i M g CANADIENNE IMPÉRIALE Une lutte à finir Dès le jour d'ouverture du nouveau restaurant de Florent, une lutte féroce s'engage entre ce dernier et Slip-skin.C'est d'abord une guerre des prix.Mais lorsque Slipskin se met à raconter que Florent sert de la viande avariée, celui-ci décide de passer sérieusement à l'attaque.\u2014 110\u2014 Dans les jours qui suivirent, une véritable campagne de salubrité publique s'étendit à travers le quartier.Un dépanneur, ravi de l'aubaine, offrit une bouteille de boisson gazeuse pour chaque douzaine de coquerelles, mortes ou vivantes, qu'on extirpait de sa remise.Monsieur Emile, qui disait travailler pour un de ses oncles entomologiste, conclut une entente secrète avec lui selon laquelle cinq bouteilles de boisson gazeuse équivalaient à une bière.Pendant ce temps, Slipskin continuait de faire le coq chaque matin en passant devant Chez Florent, mais ses belles couleurs avaient un peu pâli sous l'effet de l'insomnie et des sautes d'humeur de sa femme, que la chaleur rendait irritable.\u2014 Et dire qu'il est trop serre-la-cenne pour s'acheter un climatiseur, ricanait Florent derrière son comptoir.4 Quelques jours plus tard, quatre centimètres de coquerelles bruissaient joyeusement dans un grand bassin de tôle recouvert d'un moustiquaire que Florent avait installé dans un hangar.Les reliefs du restaurant maintenaient cette myriade de petits copains dans un enthousiasme qui ravissait monsieur Emile et remplissait Élise d'écoeurement.Un matin, vers six heures, Slipskin fut réveillé far la sonnerie du téléphone.\u2014 Shit! grommela-t-il.I was just beginning to sleep.Il reconnut la voix de Bertrand au bout du fil, mais le pauvre se trouvait dans un état qui l'empêchait d'exprimer convenablement sa pensée.Après avoir essayé pendant un moment de trouver un sens au flot d'onomatopées, d'interjections et de fragments de phrases qui jaillissaient de la bouche de l'aide-cuisinier, il raccrocha, sauta dans son auto et se hâta vers La Binerie.À sa grande surprise, malgré l'heure matinale, un groupe de badauds s'étaient rassemblés devant la vitrine et parlaient avec animation, s'esclaffant, se donnant des coups de coude.Bertrand accourut vers lui, échevelé, le visage défait: \u2014 Oh! boss! boss! c'est é-pou-van-table! Slipskin se fraya un chemin à travers la foule et s'arrêta de vant la vitrine, suffoqué.Une masse brunâtre et frétillante, extrêmement facile à identifier, s'étendait sur les tables, îe comptoir et le plancher de La Binerie.Des coquerelles se promenaient au plafond, exploraient les armoires, grignotaient des miettes de pain, des taches de sauce, une fève au lard, actives, heureuses, omniprésentes.Trois d'entre elles étaient tombées dans un sucrier au bout du comptoir.Après s'être longtemps débattues pour sortir de leur prison, elles semblaient se concerter calmement tout en croquant un grain de sucre.La Binerie fut fermée pendant deux jours.Slipskin publia des annonces dans les journaux pour rassurer sa clientèle, affirmant que la situation était sous contrôle et que d'ailleurs il n'avait pas été la seule victime de cette invasion, tout un pâté de maisons ayant été atteint.Sur ces entrefaites, sa femme, à bout de nerfs, décida d'aller passer quelques semaines de vacances chez ses parents à Magog.\u2014 Un peu de répit maintenant, décida Florent, sinon il va cesser d'accuser la malchance et jeter l'oeil de mon côté.Un soir, en feuilletant La chimie des produits de beauté \u2014 cela lui arrivait de plus en plus fréquemment depuis quelques jours \u2014 Florent poussa une exclamation de joie.\u2014 u'est-ce qui se passe?fit lise.\u2014 Je viens d'avoir une autre idée.A la page 1018 de La chimie, au chapitre intitulé Adjuvants internes de la beauté féminine, un long paragraphe était consacré au sel d'okaloa.\u2022 L'okaloa (Georgium Aubi-nensis) est une plante tropicale qu'on trouve principalement dans les régions centrales de l'Afrique et que la médecine de la fin du XIX*' siècle utilisait abondamment contre diverses affections intestinales.Au terme d'un procédé relativement simple, on obtient de la racine de cette plante une poudre blanche et cristalline, peu toxique, imitant le goût et l'apparence du sel à s'y méprendre.Pris en infimes quantités, disait l'auteur, les sels d'okaloa stimulent délicatement les organes d'élimination et, après quelques semaines, donnent au teint un éclat et une transparence merveilleux.Mais on mettait cependant le lecteur en garde contre l'utilisation abusive de cette substance qui pouvait provoquer des diarrhées, des nausées et même des vomissements, quoique sans conséquences durables.Après deux jours de recherches, Florent réussit à s'en procurer quelques onces, puis, avec l'aide de monsieur Emile, il s'introduisit un soir dans La Binerie et jeta vingt bonnes pincées d'okaloa dans la salière du cuisinier.Les résultats ne tardèrent pas à se manifester.Vers une heure de l'après-midi le lendemain, une vieille dame laissait son diner sur le trottoir en face du restaurant, imitée une demi-heure plus tard par deux autres clients.Des gens commencèrent à se plaindre à Slipskin d'étourdis-sements et de maux de tête.Sur la fin de l'après-midi, un commis de banque le traita de «maudit Juif empoisonneur» et partit sans payer, se tenant le ventre à deux mains.La cuisine de La Binerie perdait en popularité ce que ses toilettes y gagnaient.Slipskin lui-même et son cuisinier, les boyaux tordus par une diarrhée impitoyable, tenaient à peine sur leurs jambes.Vers la fin de la soirée, aucun employé n'aurait osé se mettre une miette de pain dans la bouche.Le cuisinier fut soumis à un interrogatoire stalinien, mais sans résultats, et menaça de démissionner sur-le-champ.Alors Slipskin se tourna vers le déverminateur qui l'avait débarrassé de ses coquerelles et l'accusa d'avoir contaminé la nourriture du restaurant, mais il ne put rien prouver.Le lendemain, comme la situation tournait à la catastrophe, il s'adressa au service de santé municipal.Douze heures plus tard, un inspecteur se nn'n.i>nf-lit T «c molaitûc nui of.pi\\ 111 (iii i,\\ iiiuiui.iv>) vjvii ui fligeaient la clientèle de La Binerie venaient de disparaître.Slipskin soupira de soulagement, mais les beaux jours de La Binerie avaient filé de l'autre côté de la rue, chez son concurrent.\u2014- Could it be that son of a bitch?se demandait-il cent fois par jour en se tordant le cou pour tâcher d'apercevoir ce qui se passait Chez Florent.Mais les expertises effectuées par le service de santé n'avaient rien révélé.\u2014 Tu ne trouves pas que ça suffit, à présent?fit Élise.Florent secoua la tète, l'air buté: \u2014 Aurais-tu oublié, chère épouse de mon coeur, tous les malheurs qu'il nous a fait endurer?Je ne me sentirai pas sa- tisfait avant de lui avoir mis le talon sur la nuque.C'est un bain de sang qu'il me faudrait, un vrai bain de sang.\u2014 Un bain de sang?murmura monsieur Emile, extrêmement frappé par l'expression.Il leva la tête et son regard s'arrêta sur deux énormes boites de sauce tomate posées sur une tablette de la dépense.\u2014 Un bain de sang, reprit-il, et un sourire amusé parut sur ses lèvres.Ce soir-là \u2014 c'était un samedi \u2014 peu après la fermeture, quelqu'un sectionna le fil d'alimentation électrique du restaurant et Florent se retrouva le lundi matin avec cent dix livres de viande avariée.\u2014 Tiens, tiens, Slipskin qui me laisse sa carte de visite.Il se doute de quelque chose.Il faut en finir.Il téléphona à Rosario Gladu et discuta longuement avec lui.Puis ils se rendirent tous deux chez le beau-frère du journaliste, policier au poste 1(>, et la discussion reprit, s'allongea, faillit s'interrompre à plusieurs reprises.Mais elle repartait chaque fois, lentement, péniblement.Florent, les cheveux ébouriffés, le visage en sueurs, défendait la cause la plus importante de toute sa vie.Le policier l'écoutait et secouait la tête d'un air obstiné.Rosario Gladu, un verre à la main, le col défait, se levait à tout moment et gesticulait devant son beau-frère ou alors, les lèvres étirées en un long sourire sirupeux, il se penchait à son oreille et lui susurrait quelques mots en faisant aller mollement ses mains.Vers minuit, un léger relâchement se produisit dans les traits jusque-là durcis du policier.Penché au-dessus d'une table, Florent jetait des chiffres sur un bout de papier, se grattait la tête, recommençait ses calculs, puis, finalement, se tournant vers son interlocuteur, il sortit son portefeuille, compta son argent et déposa une liasse sur la table.L'autre se troubla, prit une longue gorgée de gin.puis brusquement, sans plus de façons, tendit la main et empocha l'argent.\u2014 Il m'a presque égorgé, le câlisse, murmura Florent après s'être affalé dans un fauteuil devant sa femme, mais cette fois-ci je pense que c'est le dernier coup de canon.Le lendemain, Gladu alla rencontrer un de ses bons amis au service des égouts de la ville de Montréal.Il y resta environ une demi-heure, puis repartit, l'air content, pour se rendre chez un marchand d'animaux où il se procura une petite cage métallique.Deux jours plus tard, il recevait un appel de l'égoutier: \u2014 J'ai ce qu'il te faut, fit l'homme.Trois mâles et une femelle.T'apporteras de l'argent comptant.Gladu alla prendre livraison de son achat, puis se rendit chez lui l'entreposer dans une remise.Florent l'attendait, assis sur une pile de pneus.\u2014 Parfait, fit-il en examinant le contenu de la cage.On procède ce soir.Slipskin, ce soir-là, resta à La Binerie longtemps après la fermeture, occupé à faire des comptes, Pair accabié.Un moment, on crut qu'il y passerait la nuit.Florent, les poings serrés jaspinait en faisant les cent pas derrière son comptoir.On avait éteint toutes les lumières du restaurant.DEMAIN Le knock-out LE MATOU COPYRIGHT: Le* tfdilions QucIkt Amérique B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 SEPTEMBRE 1982 Oka: des Amérindiens réclament la tenue de nouvelles élections La Cour fédérale a pris en délibéré, hier, une requête présentée par un groupe d'Amérindiens de la réserve d'Oka, qui souhaitent que soit ordonnée la tenue, chez eux, d'élections en bonne et due forme d'un conseil de bande représentatif.Ce groupe soutient qu'en 1969, d'autres résidents de la réserve ont mis fin à un régime qui prévalait depuis 1795, en tenant un vote à main levée qui avait comme résultat de faire accéder au conseil de bande des chefs «à vie», au pouvoir transmissible de façon héréditaire.Comme il n'y avait pas alors sur place une majorité des électeurs de la bande, ce changement radical a été entériné par une assemblée ne regroupant que 71 personnes.En 1973, le ministère des Affaires indiennes se penchait sur ce problème, mais refusait de changer quoi que ce soit.A la Cour fédérale, les plaignants demandent donc que cette élection soit déclarée nulle et illégale, qu'il soit interdit à ces «chefs héréditaires» d'utiliser une appellation qui ne leur appartient pas en s'identifiant comme la Confédération des six Nations iroquoises; et que de nouvelles élections soient déclenchées sur leur territoire.FOURRURES USAGÉES DEMANDÉES PAYONS COMPTANT manteaux de vison, chat sauvage, loup 3 jour seulement mercredi, jeudi, vendredi HOLIDAY INN., CENTRE-VILLE \"842-61.11.chambre 424 Fourrures-Grizzly l.téc Le turbopropulseur PW-100f fabriqué par Pratt & Whitney, de Longueuil, vient d'être livré à de Havilland Aircraft du Canada pour essai au sol du Dash 8, avion de transport régional présentement en développement.C'est Pratt & Whitney qui équipera le nouvel avion de British Aerospace La firme anglaise British Aerospace a choisi Pratt & Whitney, de Longueuil, pour équiper un nouvel avion à turbopropul-seurs do 64 places dont elle entreprend la construction.GERMAIN TARDIF_ Il s'agit du moteur PVV-124.un dérivé des propulseurs de la famille PW-100, fruit d'une technologie de pointe dont le développement se poursuit activement pour équiper les avions de transport régional d'autres compagnies, notamment le Brasilia (Embraer), le Dash 8 (de Havilland) et PATH 42 (franco-italien).«En août dernier, a rappelé la directrice des relations publiques de P&W, Mme Louise Boutin, nous avons livré à de Havilland Aircraft du Canada le premier moteur de cette famille, ie PW-120 pour son Dash 8, présentement au stade d'essai.L'on s'attend à ce que ce moteur soit certifié vers la fin de 1983».Quant au PW-124 destiné à British Aerospace, son programme de développement sera lancé dès ce mois-ci.Ses premiers essais au banc sont prévus avant la fin de 1983 et la première livraison devrait se faire en 1985.P&W a également annoncé que Transports Canada vient d'approuver son réacteur à double flux JT15D-KC), dans sa version militaire, après la réussite de tous les essais prévus dans son programme de développement.Ce moteur, conçu pour les avions d'entraînement légers, a été retenu par Siai Marchetti pour son monoréacteur S-211.Il intéresse également British Aerospace pour son programme P-164.L'ex-maire Acland: mort naturelle, dit le coroner Letellier HULL (CP) \u2014 «Rien ne permet de prouver qu'il y a un lien entre la mort d'un homme de 76 ans survenue au cours d'un incident où il aurait été prétendument assailli par un policier, à Aylmer».C'est ce qu'a déclaré hier le coroner Charles Letellier.A la suite d'une enquête de deux jours, la conclusion du coroner est donc que le lieutenant-colonel Eric Acland, ancien maire de cette localité, est mort de causes naturelles.D'après les résultats de l'autopsie, la cause de sa mort serait l'emphysème combiné à une broncho-pneumonie.M.Acland avait été admis à l'hôpital, le 29 mai dernier, souffrant d'une fracture à la jambe et de diverses contusions, a la suite d'un incident survenu dans un magasin d'alimentation où un vol venait d'être commis.Selon des témoins, M.Acland aurait été jeté dehors du magasin après avoir refusé de collaborer avec les policiers qui menaient une enquête sur le vol.D'après l'agent Daniel Bour-que, M.Acland se serait agrippé au cadre de la porte, refusant de sortir du magasin.Le policier l'aurait alors empoigné et jeté dehors.C'est alors que l'ancien maire a fait une chute.11 a ensuite été amené au poste de police pour être interrogé, puis transporté à l'hôpital.C'est le fils de M.Acland qui a porté plainte auprès de la Commission de police du Québec estimant que le policier avait fait usage d'une brutalité excessive pendant l'incident.Les tatoués danois déboutés COPENHAGUE (AP) \u2014 Cette femme nue sur votre bras n'est pas de l'art.Du moins pas au Danemark, comme l'a décidé hier un tribunal.Cette décision vient briser les espoirs de 25 tatoués danois qui avaient fait appel à la justice pour annuler une taxe de 22 pour cent frappant les opérations de tatouage, en tant que services.Les tatoués voulaient que les coeurs, les sirènes et autres «à ma mère» soient considérés comme oeuvres d'art ce qui leur permettait d'échapper à l'impôt.Malgré cette décision, les tatoués ont annoncé qu'ils ne renonceraient pas à leurs ornements favoris.Une galerie d'art au cégep Edouard-Mont petit Le Cégep Edouard-Montpe-tit de Longueuil est devenu l'un des rares collèges du Québec et le seul dans la région de Montréal à être pourvu d'une Galerie d'Art.GERMAIN TARDIF_ Elle a été inaugurée cette semaine à l'occasion du vernissage des premières oeuvres de la collection que le cégep a commencé à se doter et qui s'enrichira au cours des années.La présente exposition, qui se poursuivra jusqu'au premier octobre, est constituée de l'Album Corridart dont le college a fait l'acquisition.Cet album contient 12 sérigraphies d'artistes qui ont participé à l'exposition Corridart qui avait été montée en 1976 dans le cadre des Jeux Olympiques pour être, peu après, rapidement démontée par la ville de Montréal qui la qualifiait de « pollution visuelle».L'album avait été créé pour recueillir les fonds nécessaires aux poursuites intentées par certains des artistes participants.La réalisation de la Galerie d'Art et de la Banque d'oeuvres d'art s'inscrit dans le cadre des activités socio-culturelles des Services aux étudiants.Un comité a, par ailleurs, été formé pour monter des expositions et faire l'acquisition d'oeuvres.A ï S'il est un achat avisé à faire cet automne, m m gilet doublé à ceinture BIEN COMPLET! Complet de velours côtelé a40% de rabais pour 2 jours seulement! ill .y- \u2022vx \u2022: \u2022 : ft :?m.Vous ne verrez pas souvent un complet trois pièces pareil à si bas prix! Ce complet est en velours côtelé de pur coton, élégant, chaleureux, confortable.La coupe est impeccable.La confection a été soignée jusque dans les moindres détails.Voyez le veston: devant droit, revers étroits, fente médiane, epaulettes souples, boutons similicuir.et entièrement doublé.De plus, il est muni de poches extérieures et intérieures; il y a même une pochette pour le peigne! La veste doublée est aussi dotée de poches et ie pantalon a fière allure! Le complet apparaît en beige, brun ou gris.Tailles courantes, 34 à 44; quelques courtes et longues dans le lot.C'est vraiment un achat sensé cette saison, surtout à ce bas prix incroyable! Venez à la Baie choisir votre complet dès maintenant! 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