La presse, 22 novembre 1982, Cahier A
[" COUPE GREY ET ESKIMOS Le chef conservateur Joe Clark a tout fait pour se gagner l'appui des Québécois hier soir, lors d'un dîner-bénéfice de son parti à Montréal.Il a pris la défense de Quebecair et de la Caisse de dépôt et de placement en fustigeant le projet de loi S-31 et s'est porté à la défense du Québec dans le dossier constitutionnel.Toutefois, en refusant, semble-t-il, d'être présenté aux participants par Brian Mulroney, M.Clark a prouvé que les querelles internes du parti au sujet de son leadership étaient loin d'être terminées.pages A4 et A 5 pholo UPC ACTON BLESSE page 5 OILERS 7 NORDIQUES 9 page 3 photo Pierre Coté.LA PRESSE 'il Ë^r r Y SAINTE-JUSTINE CELEBRE SES 75 ANS LA FETE w.'\"\"\"^BW^^\"\"111\" i** \" v \u2022\u2022*¦*' < v DES ENFANTS: UN TRIOMPHE ! Au cours des deux jours qu'il vient de passer en Sicile pour présenter son réquisitoire contre la mafia, le pape Jean-Paul II semble avoir gagné son pari si Ton en juge par les réactions enthousiastes des foules auxquelles il s'est adressé: redonner l'espoir à un peuple enclin au fatalisme.page B 11 < APPLEBAUM-HÉBERT GIFLE RADIO-CANADA > PAR JEAN-GUY DUBUC page A 6 Annonces classées- B 3, B 5 à B 9 et sports.14 Arts et spectacles \u2014Informations- - A 9 à A 11 \u2014Cinéma.B4 Carrières et professions - - \u2022 - B 2 Décès, naissances, etc.- - \u2022 B 10 Économie.B 1 à 3 3 Éditorial.A6 Étes-vous observateur?- - - - B 6 FEUILLETON.B7 Horoscope.B6 Jardinage.B8 Le monde.B 12 Météo.A 2 Mot mystère.B 9 Quoi faire aujourd'hui.B 4 Télévision.A 9 \u2014Télé-câble.A 9 Vivre aujourd'hui.Cl TABLOÏD SRÛBTS Mots croisés.18 Bandes dessinées.18 L'ÉCONOMIE, UN SACRÉ FOUILLIS, LANCE REAGAN À LA «BLAGUE» I Cette petite phrase, prononcée samedi matin par le président Reagan alors qu'il effectuait un test sonore à la radio, a soulevé une vive controverse et continue de susciter maintes hypothèses quant à 'évolution de la crise économique, page B 12 lu (/> w ce < 4) «o O a.o o a UN EMBARRAS DEPUES CINQ A LE ROYAL CLIPPER POUR LA AI IL A.page A 3 4, i A 2 Nouveau syndicat pour les cultivateurs?¦ L'Association des cultivateurs du Québec, nouvelle centrale syndi-le dans le secteur de l'agriculture, serait elle sur le point de voir le ;our?C'est la question que Ton se pose suite aux propos livrés hier par M.Rock Bédard, producteur d'oeufs de la région.De l'avis de M.Bédard, plus de douze représentants de syndicats indépendants ont déjà manifesté leur intention de créer une nouvelle centrale.«Ce n'est pas que nous voulions détruire l'Union des producteurs agricoles (UPA).mais nous considérons qu'en formant une autre centrale, les cultivateurs seraient alors mieux représentés », de dire M.Bédard.De 1,500 à 2,000 agriculteurs, selon M.Bédard, seraient prêts à joindre les rangs de la centrale qui deviendrait l'Association des agriculteurs du Québec (ACQ).Non au corps de police à Pointe-du-Lac ¦ Les citoyens de Pointe-dll lac près de Trois-Rivieres se sont prononcés par voie de référendum, en fin de semaine, contre la constitution d'un corps policier pour leur municipalité.Quelque 97 p.cent des citoyens se sont objectés à ce que les dirigeants de Pointe-du-Lac se dotent d'un corps policier.En ertu de la loi 48, Pointe-du-Lac s'était vue récemment contrainte de se doter d'un corps policier dès janvier.Un marin fait une chute de 14 pieds ¦ Grièvement blessé à la tête, un marin ontarien âgé de 34 ans reposait samedi à l'hôpital de Riviere-du-Loup après avoir été évacué d'urgence par un hélicoptère de la Garde côtière d'un cargo en route pour le lac Erie Le porte-parole de Transports Canada, M.Armand Cloutier.a indiqué que l'homme originaire de Port Arthur, mais dont l'identité n'a pu être immédiatement divulguée, avait fait une chute d'une hauteur de 11 pieds à bord du minéralier « Algo Soo », un navire qui avait pris une cargaison de minerai de fer à Port-Cartier quelques heures plus tôt.Le blessé a été placé à bord de l'appareil qui l'a ensuite transporté jusqu'au quai de Rivière-du-Loup, où attendait une ambulance.11,633 cigarettes par année ¦ Les Arnéru ainv .alors que Jean-Baptiste Caseault.?ans, faisait chauffCi de la vieille huile sur sa cuisinière.Enfin, l'élément destructeur a aussi réclamé la vie d'un homme de 28 ans, Pierre Le-gault.un resident de Rivière-des Prairies mort par asphyxie La journée de samedi s'est également révélée fatale pour David Hebrard.19 ans.de Pincourt, qui a été fauché par une automobile alors qu'il marchait vers son destin sur la route 2-20.ainsi que pour Gino Pouliot.un bambin de 4 ans qui s'est noyé en tombant dans le Lac de la Retenue a \\nge-Gar- dien.comté de Montmorency.Un guide vacances sur la Floride _____t le samedi 27 novembre dans (Ja pre Dr- A 4 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 22 NOVEMBRE 1982 Les conseillers de Clark se sont encore pris à leur piège Encore une fois, les conservateurs du Québec ont perdu, hier soir, une excellente occasion de démontrer que le parti n'était pas aussi divisé que certains le prétendent entre les clans de Joe Clark et de Brian Mulroney.Un autre incident mettant en évidence les querelles internes entre le leader actuel et Brian Mulroney, à qui on prête l'intention de vouloir remplacer M.Clark, est A.E.LePAG E llllllllllilllllllllll SERVICES IMMOBILIERS COMMERCIAL Les SERVICES IMMOBILIERS COMMERCIAL A.E.LEPAGE présente UN SÉMINAIRE SUR LES PLACEMENTS IMMOBILIERS À ABRI FISCAL La plus importante firme en placements immobiliers à abri fiscal invite les investisseurs éventuels ayant un revenu taxable de plus de S50.000 et les aviseurs financiers à un court séminaire s adressant aux investisseurs immobiliers à abri fiscal.SUJETS PRINCIPAUX: \u2022 Ce qu'est de l'immobilier à abri fiscal.\u2022 Le comment et le pourquoi d'un M.U.R.B.\u2022 Comment choisir le M.U.R.B.approprié.\u2022 Avantages d'investir dans l'immobilier à abri fiscal.Dates: Mercredi 24 novembre 1982 Heure: 20 heures Emplacement: Hôtel Bonaventure, 1, Place Bonaventure, Montréal Inscription: Composez (514) 842-5011.Ext.2312 Prière de s inscrire tôt car les places sont limitées.survenu à l'occasion du dîner bénéfice réunissant plus de 1,000 personnes dans un hôtel du centre ville de Montréal.Joe Clark a en effet refusé personnellement que le président de l'Iron Ore le présente comme conférencier à cette manifestation partisane.C'est ce qu'a affirmé Brian Mulroney, hier soir, alors qu'il était interrogé par des journalistes à ce sujet, avant de prendre part, en compagnie de son épouse, à ce banquet à $175 le couvert.Par ailleurs, selon les informations recueillies par LA PRESSE, c'est le président de ce dîner, Claude Dupras.vice-président national du «CP fund\" qui avait demandé à M.Mulroney de préparer un texte de présentation, et ce avec les meilleures intentions du monde.Mais compte tenu de la tournure des événenements, M.Dupras a cependant nié avoir pris cette initiative.Un texte généreux Selon M.Mulroney, qui dit ne pas comprendre l'attitude de «son chef», le texte qu'il avait préparé était «généreux et chaleureux».C'est avec étonnement qu'il a appris, par une personne proche du leader et qui lui avait demandé de préparer ce discours de présentation, que M.Clark n'était pas du tout satisfait du contenu.M.Mulroney a refusé d'identifier cette personne.Joe Clark et les membres du personnel de son entourage au- raient souhaité beaucoup plus de la part de M.Mulroney.Ils auraient voulu que ce dernier dissipe toutes les équivoques à la veille du congrès national du parti qui aura lieu, en janvier, à Winnipeg.C'est à cette occasion qu'un vote sur le leadership de M.Clark sera pris.Il est loin d'être assuré, estiment certains, qu'il réussisse à obtenir le 66 pour-cent du congrès de février 1981, après la perte du pouvoir.Et ce, même si les derniers sondages Gallup donnent une intention de vote de 17 p.-cent pour les conservateurs.Un appui inconditionnel Dans ce contexte, M.Clark et son entourage auraient voulu que M.Mulroney, hier soir, annonce qu'il appuyait le chef de façon inconditionnelle et qu'il n'était pas question pour lui de demander un congrès de révision du leadership.Mais comme d'autres candidats éventuels, notamment en Ontario, désirent aussi avoir un congrès au leadership, Brian Mulroney ne pouvait s'engager à ce point avant de connaître les résultats du congrès de Winnipeg.M.Mulroney ayant refusé de modifier son texte.Joe Clark a tranché lui-même la question.Il a décidé qu'il serait présenté par un partisan fidèle, le député de Juliette à la Chambre des communes, Roch Lasalle.Mais deux autres personnes voulaient aussi avoir l'honneur de ¦ présenter le chef, ce qui a aussi laissé un froid.Il s'agissait du président de l'Association provinciale, Robert Brunet et du président national, Peter Blaikie.Ces deux personnalités du parti se sont même fait damer le pion pour le discours de remerciement.Cette autre tâche honorifique a été confiée à la candidate du PC dans Louis-Hébert, Suzanne Duplessis.A chaque fois que le chef conservateur vient au Québec, c'est un vent de panique qui souffle sur la permanence d'Ottawa, car on craint que Joe Clark ne s'enfarge dans les embûches tendues par ses adversaires, les pros Mulroney.Hier, encore une fois, les conseillers de Clark sont tombés dans leur propre piège.Cuisine des Fêtes 3 cours par Henri Bernard Repas de Noël 23 ou 24 ou 25 novembre Réveillon 30 novembre ou 1er ou 2 décembre Buffet chaud et froid 7 ou 8 ou 9 décembre Renseignements et prospectus 843-6481 2015, rue d« U Montagne, tuile 610.Montreal r ilnstitut CliPflff CT1 Permit d'enwlRnement cM§ernard 6tfMun\"\u2014,k UN COUP I) 9 EIL AU LE PRET-A-PARTIR! OEUR AVEC ¦ i wÊÊ T s s.' ÊL v > v LES MILLE ET UN PRÊT-À-PARTIR EN VACANCES D'AIR CANADA Le Prêt-à-partir d'Air Canada pour la Floride, c'est un coup de soleil au coeur de l'hiver.Il a déjà commencé à éblouir des milliers de gens avec toutes sortes de projets de vacances.Le Prêt-à-partir, c'est une formule de vacances unique, inventée par Air Canada.En vol et au sol, Air Canada s'occupe de tout.Et de vous.Le Prêt-à-partir d'Air Canada, 'C'est la Floride bien hA., - .4 .organisée: avions, hôtels M,ami â comp,er de Tampa acompter de et auto de location.La solution des voyageurs sans souci.viiarni a compter de Tampa a compter d 244$ 226$ aller-retour de Montréal.MIAMI MABOULE MIAMI LA HOULE MIAMI ÇA ROULE Le séjour le plus fou et le moins cher à Miami Beach.Le motel Tahiti et des milles de plage.On fournit la chaise longue.Et c'est gratuit pour les enfants de moins de 12 ans, pourvu qu'ils partagent la chambre de leurs parents.Un séjour de rêve au Château By the Sea sur la plage de Sunny Isle.Avec deux vastes 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PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 NOVEMBRE 1982 A 5 1,200 convives au souper-bénéfice Clark cherche à gagner appui des Québécois Les conservateurs se sont présentés comme le prochain gouvernement fédéral et se sont portés à la défense des Québécois hier soir, au cours d'un souper-bénéfice qui leur a rapporté $150,000.Ils étaient quelque 1,200 qui avaient versé chacun $175 pour participer à ce souper-causerie au Reine-Elisabeth et avoir la chance de serrer la main soit à Joe Clark, soit à sa femme Maureen McTeer.Sans compter tous ceux qui se sont fait cajoler par Brian Mulroney, qui ne cachait même pas son rôle de prétendant.PIERRE VENNAT_ Le chef conservateur, pour qui l'échéance du congrès de Winnipeg, en janvier prochain, est encore plus importante pour l'avenir de son leadership que les prochaines élections fédérales, qui n'auront peut-être lieu que dans deux ans, a tout fait pour se gagner l'appui des Québécois.C'est ainsi qu'il s'est porté à la défense de Québecair et de la Caisse de dépôt et de placement, en fustigeant le projet de loi S-31.C'est ainsi également qu'il s'est porté à la défense du Québec dans le dossier constitutionnel et a réaffirmé qu'il veut modifier les institutions pour les adapter aux changements qu'a connu le pays.Selon lui, la réforme constitutionnelle ne fait que commencer et il est essentiel que le Québec fasse partie de la nouvelle constitution et qu'il ait vraiment le sentiment d'appartenir à la famille canadienne.Pour le reste, M.Clark a servi sensiblement le même discours qu'il y a quelques semaines devant la Chambre de commerce, si ce n'est qu'il a affirmé que la Maureen McTeer est venue saluer Brian Mulroney, hier soir, au cours du souper-bénéfice du Parti conservateur, à Montréal.Commission d'enquête MacDo-nald sur l'économie est coûteuse et inutile, d'autant plus que la situation économique du pays qu'elle prétend étudier aura complètement changé quand elle aura remis son rapport dans trois ans.Les conservateurs, de répéter M.Clark, veulent changer la balance du pouvoir.Notre plus grand défi, a-t-il répété, c'est de changer la balance du pouvoir pour qu'elle soit plus loin de l'Etat et plus proche du secteur privé.«C'est la meilleure façon de créer des emplois permanents et de favoriser la croissance dans un pays comme le Canada».«Nous avons traité le Québec comme un égal.Les libéraux trai: tent le Québec comme un ennemi.«Certains libéraux disent que nous devrions appuyer dans le soi-disant intérêt national, la politique économique libérale.«D'abord, ce n'est pas une politique économique, c'est une campagne de progagande.Ces porte-paroles sont les mêmes qui nous ont demandé d'appuyer leur politique constitutionnelle.Nous ne-sommes pas ici pour aider les libéraux à détruire le Canada.Nous somes ici pour empêcher la des truction du pays.Nous sommes ici pour lancer le pays sur le chemin du renouveau.» Le goût du sangribleu L'opération publicitaire des conservateurs a été menée de main de maître.PROPOS SUR LE PROJET DE LOI S-31 Ouellet invite Pierre Lortie à s'expliquer publiquement (PC) \u2014 Le ministre André Ouellet, parrain du projet de loi S-31 visant à empêcher qu'une province ne détienne plus de 10 pour cent des actions dune société de transport inter-provincial ou international, invite le président de la Bourse de Montréal, Pierre Lortie, à s'expliquer publiquement relativement aux propos qu'il a tenus, vendredi soir dernier, devant les caméras de Radio-Canada.M.Lortie a alors prétendu que lors d'une réunion au printemps dernier entre les représentants des quatre bourses canadiennes \u2014 Vancouver, Toronto.Calgary Montréal \u2014 leurs présidents s'étaient vu présenter un document planifié par certains milieux d'affaires anglophones et qui plus tard devait devenir le projet de loi S-31, présenté au Sénat.A cela le ministre Ouellet réplique: «Je ne sais pas de quoi parle M.Lortie, s'il y a eu une réunion c'est à mon insu.» «La Caisse de dépôt vous savez elle a été rayée de la .ne peut plus faire de transactions à la bourse de Toronto parce qu'elle ne suit pas les règes du jeu.M.Lortie qui est responsable de la bourse de Montréal, je ne sais pas dans quelle position il se trouve.» a-t-il dit.«Il devrait, en tout cas .il devra expliquer son comportement .il est évident qu'il laisse la Caisse de dépôt agir d'une façon incorrecte», d'ajouter le ministre Ouellet.Mauvaise manière Au cours de l'entrevue télévisée, M.Lortie a indiqué avoir dit aux présidents des autres bourses canadiennes qu'il s'opposait au projet de loi.«Vous me demandez si les actionnaires du Canadien Pacifique sont heureux de voir arriver un actionnaire important, je dis non.parce qu'ils ne pourront plus fixer et faire certaines démarches sans se soucier du point de vue des actionnaires», a poursuivi le président delà Bourse de Montréal.Or, la Caisse de dépôt et de placements du Québec possède 9,7 pour cent des actions du Canadien Pacifique, soit 7,5 pour cent de son porte-feuille garni de $15 milliards.En outre, en vertu d'une entente, Power Corporation qui détient déjà quelque 10 pour cent des actions ordinaires du CP pourrait porter son pourcentage à 15 pour cent dès qu'une autre société en possédera au moins 10 pour cent.C'est ce qui avait amené la semaine dernière le ministre des Finances Jacques Parizeau à lancer que le projet de loi S-31 s'attaquait à la fois à la Caisse de dépôt et aussi à M.Paul Desmarais, président de Power Corp.?El «sp0ken english» L'ANGLAIS PARLÉ CONVERSATION INTENSIVE POUR CEUX QUI DESIRENT : \u2022 Apprendre l'anglais de tous les jours.* Le parler plus couramment et avec plus de souplesse.PETITS GROUPES (5 à 7 participants) 5 67 participants par niveau \u2014 MAXIMUM à tous les niveaux.Conversation dirigée par des moniteurs qualifiés d'expression anglaise.SANS GRAMMAIRE \u2014 MÉTHODES (CONVERSATION PRATIQUE) * Axée sur la conversation pratique de tous les jours.\u2022 Avec corrections nécessaires selon les besoins Depuis déjà 10 ans, plusieurs milliers d'anglophones ont participé aux sessions «Le Français parlé» (Spoken French) diffusées par notre Centre à Montréal et dans le secteur ouest de l'île de Montréal (Lakeshore West-Island) Matin 10 hOO- 12 h 30 CHOIX D'HORAIRES Après-midi 13 h 15 - 15 h 45 Soir 18 h 15-20 h 45 DURÉE: 6 semaines, 2 fois par semaine, lundi et mercredi ou mardi et jeudi.*FRAIS DE SESSION 150$ (tous compris) déductible d'impôt \u2022Concernant inscriptions de la semaine du 22 novembre seulement Entrevue de classement et inscription sur rendez-vous seulement du 22 au 27 novembre inclusivement Pour autres remeignements, composez: 844-9396 CCFA LE CENTRE DE CONVERSATION FRANÇAISE ET ANGLAISE CCFA INC.fondé tu I969 (Situé en face de l'université McGill) RKonnu par I* minutée* do I Education S 4 Renault-AMC construirait une usine au Québec D'après CP \u2014 Renault-AMC a l'intention de construire une usine de moteurs en aluminium au Québec l'an prochain, selon le quotidien Le Devoir.Le journal cite des sources non identifiées de la compagnie selon lesquelles une entente de principe serait survenue après plusieurs mois de pourparlers entre Québec et le gouvernement français.La construction de l'usine, qui emploierait 400 travailleurs, commencerait en juin 1983.L'usine serait située à Becan-cour, à mi-chemin entre Québec et Montréal, où la société gouvernementale Pechiney-Ugine-Kulhmann doit construire des installations de production de $300 millions.L'usine d'aluminium fournirait le matériel pour les moteurs Renault du modèle Alliance.Renault est une société également contrôlée par le gouvernement français.Pechiney attend de connaître les résultats d'une deuxième étude de faisabilité avant de donner son accord final.Si Pechiney remettait son projet en question, cela mettrait un terme à celui de Renault-AMC à Becancour.i- Le parti s'était assii'- la collaboration des fabricants de l'apéri tif Dubleuet, du Lac-Saint-Jean, qui ont non seulement distribué leur boisson gratuitement mais également des macarons qui faisaient bien l'affaire des «bleus» que sont les conservateurs: j'ai le goiït du sangribleu.Ce macaron, d'ailleui s, était fièrement aborré par la quasi-totalité des délégués, tandis que le macaron à l'effigie de M.Clark, lui, était beaucoup moins en évidence, ce qui n'a pas empêché l'assemblée de l'acceuillir aux cris de Joe, Joe Pas moins 16 députés conservateurs de l'extérieur 'e la province accompagnaient M.Clark et c'»n J: unique lieutenant québécoi aux S Communes, Roch LaSolle o Quant à M.Mulroney, il n'a pas, n semble-t-il, rencontré M.Cla mais s'est fait filmer par les caméras de télévision en compagnie d'une Maureen McTeer toute souriante.Hier soir, ils étaient 1,200 à avoir le goût du sangribleu!.Québecair : Air Canada ne dit mot l de infections D'après CP \u2014 Air Canada a rel 6 £' ( ommenter e Tin semaine des rapports selon 1 -.quels ,f* ornement fédéral a fî< .mie a la société d'étudier la possibilité d'acheter Québecair.Le quotidien québécois Le Soleil rapportait en fin de s*1 que le gouvernement fédéra! au* \u2022rit demandé à ia société Air Canada d'étudier la possibilité d'acqu.;rir le tnuispo: leur aérien régir.}al Québecair.Québecair, qui a perdu S7.5 millions l'an dernier, survit grâce aux subsides du gouvernement qi'ébérois tu.de :U $15 million: d\\i ins convertibl sans Iroit de voir, lesquelles, si elles étaient convei ties, équivaudraient à B7 p.cent des actions de la sociéf Québec a menacé de retirer son ciide si le gouvernement fédéral n'intervenait pas à son tour.Le porte-parole d'Air Canada, Jean Lepoitiers, n'a voulu ni confirmer, ni contredire les affirmai ions du journal, se conten- Ltant de dire que l'affaire était maintenant entre les mains du ministre fédéral des Transports, Jean-Luc Pépin.M.Pépin, qui doit faire connaître bientôt les plans du fédéral concernant Que-h -cuir, doit rencontrer son ho-, moiogue du Québec, Michel Clair, aujourd'hui à Ottawa.U projet Sans citer de source précise, Le Soleil a soutenu que» l'hypo thèse retenue serait la suivante: Air Canada se porterait acquéreur des actifs de Québecair >ur leur valeur aux livres, soit une somme d'environ $8 millions.En plus la société d'Etat tenterait de revendre les quatre Boeing 737 do Québecair.Achetés l'année dernière, ces appareils n'ont subi encore aucune dépréciation et leur vente ne devrait donner lieu a aucun problème majeur.En vertu de cette hypothèse, Air Canada reprendrait a son compte les liaison Montréal-Qué-bec-Chicoutimi-Mont-Joli-Sept-Iles et Vald'Or, alors que Québecair, sous une forme réduite, continuerait à desservir ses autres routes.La totalité des employés de Québecair pourraient conserver leur poste.M m] des pne*j$ mwER mm ic jtes Chez Goodyear, nous avons tail l'expérience de nombreux hivers canadiens.Cela se voit aux connaissances et â l'expérience du personnel du Centre Go.Cela se voit aussi â notre gamme de pneus d'hiver innovateurs et de qualité de premier choix Au Centre Go, vous pourrez 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9255.boul.Locofdalro 325-3280 ANUNT IC 1022C, l**A.S«*««»-Uvr«ftf 381-2591 LAVA».(fONT-VlAU) 366.boul.éê CHATIAUGUAY 104, rv« d'Anjou \u2022 VKX\u20ac G'ANXMj 8301, bout.Métropolitain 354-7444 MONTt£AL-NOtO Contre A# INiow liant) 667-0210 nSOMttlWwry J28-2833 \u2022 |m| è vwAti 7*» eu* * 5M0 aa 691-3160 ft 11 TOUS LIS MAOASINS.Lundi à renoVodi: 7h30 a.m.à 6h p.m.Som»4i 6* J.m.à 5h p.m.ON S'ATTEND TOUJOURS À PLUS \u2022 COMMUNIQUEZ AVEC NOUS f \u2022 A 6 A LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 NOVEMBRE 1982 ¦ M PAUL DES MARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur : ; 1 f II [ \\i ?\u2022 \\> I \u2022 Applebaum-Hébert gifle la Société Le rapport du comité Applebaum-Hébert, concernant la politique culturelle fédérale, n'est public que depuis quelques jours; et déjà, il soulève des tempêtes et suscite des affrontements.C'est un des moments où notre vie culturelle prend des accents de passion.Pourquoi?Parce qu'il attaque directement certains des instruments les plus imposants de notre structure culturelle, comme Radio-Canada et l'Office national du film.Et il ne suggère pas de petits changements secondaires: il va droit au coeur et recommande des bouleversements complets, appuyés sur des jugements sévères et même accusateurs.Le rapport ne traite pas que de ces institutions: ses recommandations touchent autant les arts visuels et appliqués que le théâtre et l'édition.Mais ces secteurs de la vie artistique ne représentent pas les mêmes budgets que les grandes sociétés d'État.Et leurs activités ne touchent pas une aussi grande partie de la population.Il faut donc s'attendre à ce que ce soit principalement Radio-Canada qui suscite le plus de commentaires.Le comité traite de culture canadienne sans références aux structures politiques ou aux juridictions provinciales.Il faut s'attendre à des remous tumultueux, principalement à Québec.Pour le moment, dans un premier temps, retenons ce qui touche directement le plus grand nombre de Canadiens; c'est Radio-Canada qui est la principale cible.Deux recommandations primordiales: que Radio-Canada renonce à vendre du temps d'antenne pour des fins commerciales; et que Radio-Canada remette toute sa production à l'entreprise privée, sauf pour le secteur de l'information.Pourquoi?Parce que, selon le rapport, la vente de la publicité est reliée à la dépendance des cotes d'écoute.Pour avoir un auditoire, il faut lui donner ce qu'il veut, serait-ce des émissions américaines ou Chez Denise.Si l'on veut offrir un produit de qualité, il faut une autonomie, une indépendance face à la concurrence.Et Radio-Canada ne l'a pas.Le comité reproche donc à la Société d'Etat de ne pas accomplir convenablement sa mission culturelle.Il lui suggère alors de ne s occuper que de programmation et de laisser à d'autres le soin de réaliser ce qu'elle n'a pas su faire.L'accusation est grave.Et bien sûr, en partie méritée: chacun peut dresser sa liste de reproches à Radio-Canada, concernant son choix d'émissions, ses priorités, son horaire, son personnel et bien d'autres faiblesses véritables.D'ailleurs, en présentant une demande pour obtenir une nouvelle chaîne, il y a quelques mois, le président de Radio-Canada reconnaissait implicitement un certain nombre de carences de la programmation actuelle: il y manque trop d'éléments importants pour que l'auditoire soit satisfait du produit.Applebaum-Hébert suggère de tout remettre à l'entreprise privée.Pourtant, cette dernière n'a pas toujours fait preuve de sa supériorité au plan de la qualité.Elle n'a pas souvent dépassé ce que la Société d'État savait faire.La télévision a déjà connu une grande époque, une espèce de période dorée, où les téléromans étaient vrais et intelligents, où les Beaux Dimanches respectaient leurs spectateurs, où les affaires publiques renseignaient ceux qui voulaient comprendre, où l'on s'amusait sans en être gêné, où la créativité servait à dire la vie et à exprimer une vérité.On a parfois l'impression que c'est bien loin tout ça.Et on voudrait bien y revenir.Mais tout retirer à Radio-Canada à cause d'un relâchement ou d'un ensemble de faiblesses, c'est une punition excessive.On ne peut facilement accepter que ce lieu de spécialisation, ce milieu de travail, cet édifice coûteux, ce personnel nombreux, que tout l'ensemble soit subitement anéanti.Il y a là une solution de désespoir.Plus que cela: en donnant toute production à l'entreprise privée, il y a Un risque trop grand qu'on ne peut se permettre.Qu'on l'oblige à plus de respect et de rigueur, d'accord, en ce sens, une plus grande part faite à l'entreprise privée serait sûrement stimulante en production.Mais présentement, la culture canadienne n'a pas les moyens de se priver des possibilités de Radio-Canada.De même, les Canadiens n'ont pas les moyens, en pleine période de crise économique, de se priver des $135 millions qu'apporte la publicité à la télévision d'Etat.On peut songer à mieux la régir, à s'en libérer davantage, à même réduire son temps d'antenne.Mais on n'a pas, présentement, à la traiter en principal ennemi, comme si elle était un mal en soi et la cause de la médiocrité de certaines productions ou de la faiblesse de la programmation.Il y a sûrement moyen d'améliorer le contenu des émissions de Radio-Canada sans avoir recours aux moyens extrêmes que propose le comité fédéral.On peut y parvenir avec un brin de réalisme et une once d'humilité.Applebaum-Hébert en sert une bonne dose à l'auguste Société.Jean-Guy DUBUC Attitude sensée La réaction du président de la Fraternité des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM), M.Jacques Bigeault, à la lettre du président de ce dernier organisme, M.Lawrence Hannigan, est fort encourageante.Il accepte, en effet, de poursuivre avec les représentants de ce dernier, la discussion des questions relatives au protocole de retour au travail de ses membres.À ce que Ion sache, les négociations sur le protocole de retour au travail n'étaient pas rompues et, sauf erreur, le re-' cours à l'arbitrage dans un cas comme celui-là aurait été quelque chose d absolument inhabituel.D'ailleurs, l'expression «protocole de retour au travail» sonne ici de façon assez étrange puisque les chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro étaient déjà au travail quand les parties se sont entendues sur les clauses de la nouvelle convention.On avait l'impression que les dirigeants du syndicat étaient prêts à recommander à leurs membres de recourir encore à la grève au besoin si la CTCUM refusait de référer toutes les questions relatives au protocole à l'arbitrage.Un précédent communiqué syndical, en effet, parlait d'un grave malaise chez les membres qui n'ont pas encore touché leurs nouveaux salaires et les arrérages prévus à la convention, et laissait entrevoir d'autres perturbations dans le transport en commun à Montréal, à moins que la CTCUM ne règle enfin le protocole ou accepte de tout référer à l'arbitrage.La nouvelle position syndicale est plus sensée.Il y a sûrement moyen de s'entendre sans l'intervention d'un tiers sur l'identification et les moyens de régler la grande majorité des problèmes survenus pendant la période qu'on appelle en jargon du métier celle du «vide juridique».Il s'agit de la période s'écoulant entre la fin de l'ancienne convention et la signature de la nouvelle.En théorie, durant ce laps de temps, l'employeur n'est lié par aucune obligation envers ses employés.Les principaux problèmes reliés à ce «vide juridique» ont trait au paiement de deux jours perdus durant la grève de janvier; au congédiement de trois syndiqués que l'employeur a accusés d'avoir arraché des micros sur une quarantaine de rames de métro; à la suspension de quelques changeurs qui avaient refusé de verser des remboursements à des déten-teu/s de la CAM; aux mises à pied temporaires de 130 employés (ces employés ont tous été repris), etc.Il serait surprenant que la CTCUM invoque ce «vide juridique» pour se soustraire à tout grief qui aurait pu être soulevé pendant ce temps par les syndiqués.On voit mal, en particulier, qu'elle puisse s'entêter à refuser l'arbitrage dans le cas des trois congédiements et des trois suspensions.L'affaire du non-paiement des chauffeurs à l'occasion de la grève des gens de l'entretien et des employés de bureau, à la mi-janvier, doit aussi entrer dans cette catégorie, il serait à souhaiter, en tout cas, qu'un tiers soit appelé à décider si le lock-out décrété alors contre les chauffeurs était justifié.Vincent PRINCE JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information MICHEL ROY éditorialiste en chef (Tous droits réservés) Ivan Guay Sidbec : le prix excessif d'un symbole politique (Collabora f um spéciale) Le gouvernement Lévesque a tenu récemment une commission parlementaire sur l'avenir de la sidérurgie Sidbec.La tenue de cette commission avait pour prétexte de connaître l'opinion pu- 1VAN GUAY_ biique sur ce que devrait faire le gouvernement de cette société d'État, qui est en faillite virtuelle.Mais la raison véritable de cette commission était de de gagner du temps.Et quand le gouvernement gagne du temps, les contribuables perdent de l'argent.Le gouvernement reporte depuis des mois la décision qu'il avait promis de prendre concernant Sidbec.Bien sûr, il est actuellement embourbé jusqu'aux aisselles dans un conflit syndical avec ses 310,000 employés et il ne veut pas combattre sur deux fronts à la fois en s'aliénant les électeurs de la Côte-Nord et tous ceux pour qui Sidbec est un élément indispensable pour devenir «Maîtres chez nous», selon le slogan de la Révolution tranquille.Il est donc urgent d'évaluer avec réalisme la situation de Sidbec et d'agir en conséquence, si l'on ne veut pas que l'écononmie du Québec continue de s'étioler.La société Sidbec a été créée en 1964 sous le gouvernement Le-sage, structurée par Tachât de Dosco en 1968 sous le gouvernement Johnson-Bertrand, développée en sidérurgie intégrée par la création de Sidbec-Normines sous les gouvernements Bouras-sa et Lévesque.Depuis 18 ans l'État a ainsi investi plus de S616 millions dans Sidbec, et celle-ci n'a jamais fait de profits, sauf $10 millions en 1974.Les déficits, au contraire, s'accumulent à un rythme accéléré.Par exemple, de 1977 à 1982, soit la période qui jouissait d'un «bon gouvernement», le déficit annuel total de Sidbec est passé de $28.3 millions à $151 millions prévus pour cette année.La direction de Sidbec prévoit même un déficit de quelque $500 millions pour les cinq prochaines années dans les opérations minières de Sidbec-Normines.Sans compter les pertes dans les opérations manufacturières (Contrecoeur, Montréal, etc.) qui ont été de $146 millions depuis 1968.Il y a donc lieu de s'inquiéter et de sortir au plus tôt du roma-tisme économique de la Révolution tranquille.Malheureusement, beaucoup trop de Québécois sont moins attachés à la réalité économique qu'au symbole nationaliste que représente Sidbec.Pour eux il n'est donc pas question de corriger cette erreur économique et de vendre Sidbec au secteur privé.C'est ainsi qu'un professeur des Hautes Etudes commerciales (HEC) M.Claude Duguay.préconise le recours à la cogestion, à la formule coopérative ou toute autre méthode pour assurer la survie de Sidbec.Pourtant ce professeur reconnaît que «la faiblesse (de Sidbec) est inhérente à l'entreprise publique, trop dépendante des fonds de l'État: le vrai patron est le gouvernement, plus particulièrement le ministère de l'Industrie et du Commerce.» Comment peut-on être conscient de l'inefficacité de la gestion publique dans une économie de marché et préconiser pour la survie d'une entreprise entièrement subventionnée par l'État la cogestion ou la formule coopérative?Le professeur des HEC veut-il faire de Sidbec un super-Tricofil?Le nationalisme romantique est évidemment incompatible avec le réalisme économique, qui n'a pas encore, hélas! de racines profondes chez les Canadiens français.Il n'est donc pas étonnant que la semaine dernière on ait donné un grand spectacle pour sauver la société Québécair de la faillite.Tant que les réactions de la plupart des Québécois seront aussi folkloriques à l'égard de leur économie, celle-ci continuera de péricliter.Il est temps plus que jamais de corriger l'erreur du gouvernement Lesage.Les réalités économiques doivent remplacer les slogans nationalistes.Les 6.4 millions d'habitants du Québec constituent un marché infime qui ne veut faire vivre une sidérurgie intégrée, qui ne peut par ailleurs être concurrentielle sur les marchés canadien et étranger.En outre, une société d'État, par sa structure bureaucratique et ses préoccupations politiques et électorales ne peut pas concurrencer des entreprises privées dynamiques.C'est pourquoi le conseil d'administration de Sidbec, après une analyse sérieuse de la situation, a recommandé au gouvernement de vendre le plus tôt possible les actions de Sidbec au secteur privé, afin que cette société d'Etat cesse d'être un gouffre pour les fonds publics.Un tel gaspillage est très grave pour la petite économie du Québec qui a besoin de toutes ses liquidités et ses énergies pour moderniser sa structure industrielle.Il est très rare qu'un conseil d'administration ait le courage en plus de la lucidité de faire une telle recommandation.C'est précisément ce que soulignait la Chambre de commerce du Québec dans son mémoire présenté à la commission parlementaire sur Sidbec.Il est réconfortant de constater que cet organisme qui regroupe des milliers d'hommes d'affaires canadiens-français ait fait passer le réalisme économique avant le nationalisme romantique.LE PROJET DE RÉFORME SCOLAIRE 3) Bon sens ou idéologie?Enseignant depuis 1.957, responsable de la direction d'une école de la CECM depuis 1963, directeur de l'École secondaire polyvalente Louis-Hi ci V auteur propose aux lecteurs de LA PRESSE une réflexion personnelle sur le Livre blanc de la réforme scolaire.EMILE ROBICHAUD Il existe, depuis un an, à la Commission des écoles catholiques de Montréal, une politique dite «du libre choix de l'école» qui permet aux parents et aux élèves de «choisir» leur école.Il y a maintenant près de trois ans, les commissaires de la CECM ont délégué à leurs directeurs d'école des pouvoirs importants autrefois réservés aux seuls commissaires.Autant d'étapes importantes vers une école plus autonome, plus responsable, plus «personnalisée» et ce sans tout bouleverser, dans le respect d'une saine pédagogie du changement.L'Association des directeurs d'école de Montréal, dans une bro- chure publiée en avril 1980 sous le titre «Des écoles au service des pu-\u2022 blics» réclamait d'ailleurs de tels changements: «Un «projet éducatif» exige la cohésion et le temps nous semble venu de tenter de vivre au secteur public des projets d'écoles cohésives de façon à ce que les énergies des partenaires soient tout entières utilisées en force motrice plutôt qu'en stratégie de négociations».Le Livre blanc veut rendre possible le choix d'école, comme d'ailleurs 11 souhaite au chapitre des conventions collectives, «une certaine stabilité du personnel de l'école et des possibilités réelles pour cette dernière d'affecter son personnel en fonction de son projet éducatif et de ses orientations pédagogiques».On touche ici du doigt la curieuse démarche du ministère de l'Éducation: il veut corriger les lacunes dénoncées lors des consultations faites sur le Livre vert mais, plutôt que de faire confiance à ses partenaires (commissions scolaires, écoles) en leur laissant le temps de mettre à profit les outils qu'il leur donne pour mener leur tâche à bonne fin, le ministère s'empresse de tout bouleverser encore une fois et de créer, de toutes pièces, d'autres problèmes probablement plus graves que ceux qu'il voulait régler.Dans une sorte d'autocritique, le ministère de l'Éducation reconnaît lui-même dans son Livre blanc qu'on lui reproche souvent «des comportements et des attitudes peu propices au dialogue».Par exemple «certaines façons de décider» par-dessus la tète des gens «donnent à penser qu'il ne reconnaît pas vraiment la compétence de ses partenaires et qu'il est porté à disqualifier, à l'avance en quelque sorte, les avis et les représentations des agents du système scolaire et du monde ordinaire en général.» (p.31).Comment dire plus et mieux?Le «monde ordinaire en général» a-t-il déjà réclamé un changement au contrat social aussi important que celui que le gouvernement s'apprête à faire en transformante façon radicale la structure du système scolaire?La population veut-elle améliorer l'école ou transformer la société?S'il s'agit d'améliorer l'école, les solutions que le bon sens et l'expérience «des partenaires» ont inspirées au Livre blanc suffiraient am- plement, comme nous l'avons déjà écrit.Restent la question des structures et la volonté gouvernementale de donner plus de prise aux parents sur le projet éducatif.Cela aussi peut se faire en s'inspi-rant du bon sens et de l'expérience.Par exemple, en améliorant la Loi 71 pour donner au Comité d'école (qui serait formé uniquement de parents) un droit d'approbation sur le projet éducatif de l'école et en incluant dans les conventions collectives, partout où cela s'impose, la nécessité de respecter le projet éducatif de l'école.Ainsi assurés du respect du projet éducatif qu'ils auraient accepté, les parents n'auraient pas à entrer en conflit avec les permanents de l'école chargés, chacun selon sa compétence, de réaliser ce projet éducatif.Parents et permanents de l'école pourraient aussi oeuvrer ensemble dans un Conseil d'orientation dont la composition serait laissée à la décision de chaque école.Quant aux structures, il s'agit d'un suite à la page A 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 NOVEMBRE 1982 Marcel Adam Les apparences '^Jt± et la réalité Jeudi dernier, je soutenais que le système politique de Montréal est déséquilibré, lui qui donne trop de pouvoirs à l'Exécutif et pas assez au Conseil et ne comporte pas les attributs d'un parlementarisme normal.Mais il est plus facile d'en démontrer les lacunes que de le corriger, encore que ses déficiences ne sont pas évidentes à tout le monde puisque c'est peut-être le premier système, depuis cent cinquante ans, qui parait fonctionner aussi efficacement.Cela s'explique du fait que, depuis vingt-deux ans, Montréal est administrée par un Exécutif homogène issu d'un parti majoritaire dont le chef n'a jamais été battu à la mairie.Mais les choses auraient pu et pourraient être éventuellement différentes.Envisageons quelques hypothèses.Par exemple, lors de la dernière élection M.Drapeau aurait pu être élu et un autre parti que le sien obtenir la majorité des sièges au Conseil.Montréal aurait alors eu régime bicéphale, avec un maire d'une couleur investi de larges pouvoirs administratifs, cohabitant avec un Exécutif d'une autre couleur présidé par un homme jouissant lui aussi d'immenses pouvoirs administratifs.Au surplus, ce maire-chef-de-parti-d'opposition aurait présidé les délibérations du Conseil.Imagine-ton pareille incongruité dans un vrai parlement?Ôn voit d'ici les difficultés majeure qu'aurait provoquées cette situation essentiellement conflictuelles.Autre exemple.Le maire Drapeau aurait pu être élu et son parti ne récolter qu'une pluralité de sièges mais non la majorité.Alors de deux choses l'une.Ou bien le parti de M.Drapeau au rait constitué l'Exécutif et Mont réal aurait eu un gouvernement minoritaire; ou bien il y aurait eu un Exécutif bi ou tripartite, c'est-à-dire un gouvernement de coalition.Dans un régime parlementaire normal un gouvernement minoritaire peut être à tout moment, au gré des partis d'opposition.Dans ce cas, ou des élections sont déclenchées, ou le principal parti d'opposition est invité à former un nouveau gouvernement.Même chose quand cesse l'entente interpartisane qui avait donné naissance à un gouvernement de coalition.Or dans le système montréalais ces situations hypothétiques sont inscrites dans sa nature même et pourraient se concrétiser éventuellement.Cependant les crises gouvernementales qu'elles provoqueraient inévitablement ne pourraient être résolues comme dans les systèmes parlementaires normaux parce que celui de Montréal ne possède pas les moyens de le faire.Pour qu'un système politique soit véritablement parlementaire, selon le politologue français Georges Vedel, il doit pouvoir se définir «par un certain mode de relations entre l'Exécutif et le Parlement: responsabili té politique, question de confiance, droit de dissolution.» Jugé à cette aune, le système montréalais n'est parlementaire qu'au tiers: la question de confiance ne peut y être posée et le Conseil n'a pas non plus le droit de dissolution.Ainsi, dans l'hypothèse d'un gouvernement Drapeau minoritaire, l'opposition majoritaire ne pourrait le cas échéant prendre un vote de défiance pour renverser le gouvernement et aller au peuple.Peut-être pourrait-on tenter de former un nouvel Exécutif chaque fois qu'il y aurait impasse, mais le résultat pratique serait le même: crise politique permanente et paralysie administrative.Dans le mémoire qu'elle présentait à la Commission Champagne\u2014dont le rapport devait inspirer les réformes de 1961 et 1962\u2014la Ligue d'action civique, par la voix de son porte-parole Jean Drapeau, avait proposé l'introduction de la question de confiance.La LAC avait assorti cette pratique de certaines précautions afin d'éviter les abus.Avant de voter la défiance, une motion d'introduction devait d'abord être soumise à l'approbation des deux tiers de tout le Conseil\u2014et non des seuls membres présents; si cette première motion était adoptée, ou le Comité exécutif retirait la proposition litigieuse et les choses rentraient dans l'ordre, ou il poursuivait son dessein et il était alors l'objet d'une motion de défiance.S'il était renversé, le président, c'est-à-dire le maire, devait arbitrer: ou il ordonnait une élection générale, ou il proposait\u2014ou invitait à le faire le Conseil\u2014une liste de conseillers devant former le nouvel Exécutif.La Commission Champagne n'a pas retenu cette proposition.Probablement parce qu'elle tranchait trop radicalement avec la tradition.On peut penser aussi qu'elle voit mal comment, dans la pratique, un maire-chef-de-parti-gouvernemental, au surplus président du Conseil, aurait pu arbitrer objectivement une telle crise.Le fait que le maire de Montréal soit élu au suffrage universel complique singulièrement l'évolution du système montréalais vers un parlementarisme plus accordé à nos moeurs politiques.Au début des années 60 le Législateur n'a pas voulu suivre la recommandation de la Commission Champagne, qu'avait auparavant proposée la LAC, de priver le maire de ses pouvoirs administratifs pour ne lui laisser qu'une fonction de représentation et de surveillance des intérêts généraux de la cité.C'est compréhensible.Avec un si vaste soutien populaire, comment peut-on faire du maire un simple maître des cérémonies ou un inaugurateur de chrysan-tèmes?Mais le problème c'est d'adapter les fonctions d'un maire qui a le poids politique d'un président de république, à un régime qui s'inspirerait du parlementarisme britannique.Le poids politique du maire de Montréal est si grand, en fait, qu'il a jusqu'ici inhibé les gouvernements qui pouvaient être tentés de modifier le système de manière à introduire un peu plus d'équilibre dans les rapports de force de la politique municipale.A 7 N.B.Priorité est accorde* dans cette page aux lettres d'mteret general se rappariant a des articles paru» dan.lA PRESSE Lu concision ett recommandée Le% correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom.adresse et numéro de telephone LA PRFïSf ne s'engage pas a publier foutes les lettres reçues, ni a retourner les '.étires, manuunts ou auhet documents non publie» l'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur LA PRESSE se reserve te droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible $i passible écrire a la machine, a double interligne Prière d'adresser vos lettres comme s.nt » Tribune libre-.LA PRESSÉ.CP 4200.suce Place d'Armes Montreal.W2V 3M I Le projet Laurin de réforme scolaire suite de la page A 6 choix de société: veut-on supprimer les structures intermédiaires telles qu'elles existent dans notre tradition démocratique?Si oui.il serait me semble t il inopportun d'utiliser une réforme scolaire pour opérer un changement aussi fondamental dans le contrat social.Reste la question de ta gestion proprement dite de l'école.Ici encore, le bon sens le plus élémentaire voudrait que l'on n'impose pas à des écoles que l'on veut «différentes».un même mode de gestion! Ce serait nier une évidence: la gestion est un outil, un moyen et non une fin en soi.La réforme Laurin risque de s'échouer sur l'écueil de la participation comme celle de Paul Gérin-La-Joie s'est échouée sur celui de la polyvalence.Faire de la participation une fin, c'est verser dans le «morale me social* pour reprendre l'expression, fort éclairante, de l'ancien directeur des H.EC.M Pierre Laurin, qui ajoutait que «le mode de gestion doit s'inspirer d'une analyse de la situation qui nous confronte plutôt que d'obéir aux préceptes d'une idéologie».L'école est un service de première ligne, elle n'a que faire des structures lourdes, conflictuelles qui minent les énergies et découragtnt les meilleures intentions Il nous faut absolument faire l'économie d'une autre réforme ratée: nous ne pouvons pas nous permettre d'autres erreurs comme celles que nous essayons actuellement de corriger.À qui les parents désirent-ils confier la responsabilité de l'éducation de leurs enfants: à une directrice, un directeur ou à un conseil d'adminis tration?À quel niveau veulent ils que *c fasse le jeu politique: à l'école ou à la commission scolaire?Quelle doit être la fonction première de l'école et de son directeur: la fonction politique ou la fonction éducative9 La société doit-elle progresser par petits pas ou par «bonds en avant»?Autant de questions que le Livre blanc nous oblige à nous poser.Et auxquelles il faudra répondre à haute voix si la démocratie a un sens pour nous.CLAUDE BRUNET, NOTRE CONSCIENCE S'il n'en tenait qu'à moi, Girerd serait le caricaturiste de l'année pour avoir compris, croqué et traduit de façon saisissante la profondeur du drame que vit la société québécois»' Incapable de garantir en tout temps les services hospitaliers à ceux qui ont la malchance d'être malades, le gouvernement pour ne pas jeter de l'huile sur le feu probablement en est réduit à se cacher derrière Claude Brunet pour défendre les quelques onces de légitimité qui restent encore à la notion de loi dans une société pourtant «démocratique» et «civilisée».La puissance de cette caricature n'a d'égale que la volonté, le courage et la détermination do cette figure héroïque qu'est Claude Brunet.Le message de sa lutte amené sous les yeux de notre conscience individuelle et collective la difference entre une société barbare et une société civilisée; entre un gouvernement moralement responsable de l'application de la loi de façon égale pour tout le monde et un gouvernement ravalé à l'état de paille par certaines machines syndicales: entre un syndicalisme constructif et un syndicalisme dégueulasse, implacable et Imposteur parce qu'il prétend encore, en imposant des traitements aussi inhumains aux malades, défendre les droils de ceux-ci à des soins et services de santé de meilleure qualité! Quelle vaste farce! Le crachat que la machine syndicale a lancé à la figure de Claude Brunet en essayant de le ranger dans une complicité avec le monde patronal et en l'accablant d'épithétes les plus injurieuses ne trompera personne.Cette tactique n'est pas nouvelle.J'ai personnellement goûté à ce tabac dans les années 71-72 pour avoir osé dire publiquement que les Intentions réelles du front commun et des auteurs du document: «Ne comptons que sur nos propres moyens», mèneraient le Québec à l'anarchie.On se souvient de la suite des événements Cette fois, l'appel a été entendu.Des humanistes s,, sont levés en disant OUI à Ciaude Brunet.OUI au droit de chacun d'etre malade et d'être soigné adéquatement dans des institutions de santé pour lesquelles nous avons payé et payons encore très cher; NON à la violence faite aux malades! L'action de Claude Brunet, la puissance de sa volonté et sa force de caractère mises en relief par son état physique diminué me rappellent singulièrement l'un des poèmes les plus puissants de la littérature française Nous le devons à Victor Hugo.Pour nous tous, pour le gouvernement, pour le syndicalisme québécois et pour ceux qui se sont le\\ es et se lèveront enfin pour apporter appui et réconfort à la cause des malades, ce poème est d'une brûlante actualité.Il s'appelle: «La conscience.» Je rappelle le dernier vers: «Et l'oeil était là qui regardait Cain».Yvon VALCIN Lac Beauport La Coalition a besoin de votre encouragement Au début de novembre, Claude Brunet, président du Comité provincial des malades, déposait une demande en injonction pour empêcher les syndicats de la F.A.S.(CSN) de mettre à exécution leur menace de grève illégale.Au nom des groupes qui, avec le Comité provincial des malades, forment la Coalition pour les Droits des malades, nous tenons par la présente à exprimer publiquement notre appui sans réserve au geste posé par Claude Brunet pour prévenir la grève illégale dans les établisse ments de santé.D'aucuns prétendront trouver des motivations antisyndicales au geste posé par Claude Brunet et à la pre sente lettre d'appui.Sur ce point, il nous apparaît nécessaire de faire la mise au point suivante \u2014 Les malades et les usagers des services de santé et des services sociaux (ou de tout autre service) ont le droit de prendre les recours que la loi leur accorde lorsqu'on menace d'interrompre les sirvices auxquels ils ont droit.Us n'ont pas Chapeau ! Cher Monsieur Brunei.Je tiens à vous féliciter pour le courage que vous avez manifesté a nouveau lors de la grève des hôpitaux du 10 novembre.Bien que vous passiez votre vie couché, vous vous tenez bien mieux debout que la grande majorité de vos concitoyens qui ont pourtant leurs deux jambes II est malheureux que notre société ne compte pas plus de gens de votre valeur.Je vous encourage à continuer votre action et je tenais, par ces quelques mots, à vous exprimer mon admiration.Yves LAMONTAGNE, M.D.Montréal à tolérer qu'on le* prenne pour otages, quels que soient les motifs de ceux qui le font.\u2014Ce n'est pas être anti-syndical que de s'opposer aux abus des appareils syndicaux.Les vrais ennemis du syndicalisme, ce sont ceux qui poussent les syndiqués à poser des gestes illégaux et injustes.La coalition pour les droits des malades reconnaît volontiers le droit des salariés d'être représentés et d'obtenir des conditions de travail équitables, mais pas celui de défier la loi ou de priver les malade-de soins.Il est à prévoir que les négociations qui s'amorcent donnent lieu à des moyens de pression qui s exercent au détriment des malades et de la population.La coalition pour les Droits des malades a besoin de toute l'aide qu'elle peut trouver pour atténuer l'effet de ces moyens de pression ou pour faire pression sur les gouvernants afin qu'ils prennent leurs responsabilités en cas d'interruption des services.Si vous voulez faire quelque chose et si vous êtes prêt à vous impliquer, vous pouvez rejoindre la coalition aux adresses suivantes: Montréal: Comité provincial des Malades c.p.458 Complexe Desjardins \u2014 842-3991 Québec: MA R.Q.c.p.817 Haute Ville 658-5437 (soir) Rita CAMBRON Secrétaire générale de la Fédération de l'Âge d'Or Jeanne DEMERS Présidente du Mouvement pour le Respect de la Vie Jean-Marc CHABOT Set rétaire général du Comité de Liaison des Handicapés physiques Bernard GUAY Mouvement d'Animation pour le Redressement du Québec Un autre son de cloche Monsieur Claude Brunet président du comité provincial des malades Monsieur Brunet, Ou étlez-vous le printemps dernier, pendant que le gouvernement coupait les services et les postes dans les hôpitaux, et que par ce fait il diminuait la qualité et la quantité des soins aux bénéficiaires?Mais où étiez-vous donc.Monsieur Brunet0 Je vous croyais mort! Je me disais: «C'est pas possible, si on ne l'entend pas protester contre I?tort fait aux malades, c'est qu'il est mort! \u2022 Pourtant, vous revoilà.parti en guerre pour «la protection des malades», dites-vous et contre les travailleuses et travailleurs.Vous demandez une injonction contre les employés (es) pour empêcher une grève de 24 h res.«Il faut protéger les malades», répétez-vous.Que c'est émouvant de vous enten- dre! Plutôt, que ce serait émouvant.m vous étiez plus cohérent dans votre démarche.I particulièrement crédules, il est douteux qu'un homme public puisse convaincre ses électeurs de se serrer la ceinture si l'argent se dévalue chaque jour.Prenons le cas d'une personne qui possédait $5,000 en 1%8 et supposons qu'elle ait pu mettre de côté $1,000 par année depuis environ quinze ans.Elle doit donc disposer d'économies de $20.000 maintenant.Mais la «piastre à Trudeau» s'est dépréciée de 75% depuis qu'il est Premier ministre! De sorte que le pouvoir d'achat de $20.000 (multiplie par 25%, ou 25 cents au dollar) est de $5.000.soit exactement le même montant qu'il y a quinze ans! Le hold-up ainsi perpétré contre le peuple canadien est un véritable «crime contre l'humanité».Ou du moins contre cette partie de l'humanité composée de vieillards économes qui se rendent compte aujourd'hui que seuls dos chiffres s'additionnaient dans leur compte de banque, sans valeurs correspondantes.Aussi bien dire des chiens courants après leur queue.Roger BOURGAULT Saint-Norbert Un compliment bien mérité.En novembre 1981.le gouvernement danois expulsait le diplomate soviétique Vladimir Merkoulov pour avoir servi de pourvoyeur de fonds à des «mouvements pour la paix».Quelques mois plus tôt, en avril 1981.les Hollandais se débarrassèrent de Vadim Leonov.Un soi-disant correspondant de l'agence de presse Tass, il était en fait un agent du KGB servant d'agent de liaison avec des activistes de la «paix».Au cours d'une conversation imprudente avec l'un d'eux, il confiait que «si Moscou décide que 50.000 manifestants doivent descendre dans les rues de Hollande, ils descendront.» Qu'un pacifiste manifestement amateur (puisqu'il commet la bêtise d'afficher son allégeance soviétique) tente de discréditer votre chroniqueur Jean Pellerin.rien de plus normal.En tant que désinformateur.il est impératif de discréditer toute source d'information authentique.En attaquant Monsieur Pellerin.on lui fait donc un compliment bien mérité! E.FADOUL Montreal Pendant que Moscou parle d'éviter l'horreur nucléaire sur le terrain, ses soldats tuent des civils a coups d'armes chimiques.La dissimula tion (cover up) de Moscou est possible parce qu'en Occident les non nètes gens ne sont pas informés.Bravo à Monsieur Jean Pellerin pour son excellente analyse du 19 octobre.Avec 1.000 Jean Pellerin pour assurer la défense de notre planète, la lutte contre la desinformation soviétique serait gagnée et de nombreuses vies de civils sauvées.N KHOURY Montreal Autre coup de force d'Ottawa Quebecair est condamné à mort.Trudeau et son gouvernement ont prononcé la sentence.Depuis quelques années Pépin est comme le ver dans la pomme: il ronge, il ronge, et maintenant Quebecair agonise! Si Ottawa continue à poursuivre sa loi «sénatoriale» tout en favorisant Air Canada.Nordair.et ces jours-ci Rectificatif La lettre intitulée «S/.s/.si.vous êtes une femme», publiée sous cette rubrique le 22 octobre, aurait dù être signée Mario Garié-py et non Marin Gariépy.Nos excuses à l'auteur.Air Ontario en lui attribuant de nouvelles routes en partance de Mont réal, c'est la fin du transporteur québécois.Alors que les Québécois se battent pour garder leurs jobs, l'empereur Pierre Elliott continue sournoisement ses coups de force.habituels.l> Quebec devient ce fromage creusé de «vides» par les politiques d'Ottawa.Les trous dan* le fromage, est-ce ça la rentabilité fédéraliste promise?Que font nos T.\\ insignifiants à Ottawa, à part être bien payés pour trahir le Québec et les Québécois?J'en ai marre de me laisser de pouiller chaque jour un peu plus Edouard OTIS Longueuil RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est pobl.ee por LA PHESSE LTEE.7.rue Sont Jocquev Montrool MTY 1 K9 Seule lo Pre%»e Conodienne e»t ou \u2022 or i see o diffuser le» mtormatiom de ¦ L»* PRESSE.- et celle» des services de lo Presse Atiooee et de Reuter Tous droit» de reproduction de\\ information* particulière» a LA PRESSE vont également reserves \u2022\u2022 Courrier de la deu«ienc classe \u2014 Enrtgutrement numéro I 400 \u2022 Port de retour garanti ABONNEMENT 28S-6911 Le service des abonnements est ouvert de7ho 18h RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces dentées 285-7070 285-7100 285-4892 285-4901 ANNONCES CLASSEES Commence* 285-7111 dv lvn rWchottMe 285-7205 dw lundi ov vendredi % e 16*30 GRANDES ANNONCES Dttoiiiontt 285-7202 Nottonol Tele-PreiM 285-7306 Voconcet vovoget 285-7265 Comertt »t profetwont normncnoni 285-7320 \u2014i- A 8 La « liste noire » de Diefenbaker était rose et blanche.LA PRESSE, MONTRÉAL, J.UNDI 22 NOVEMBRE 1 Après une semaine de tempête autour de leur «liste, noire» sur les groupes ethniques, les libéraux de Pierre Elliott Trudeau pensent avoir trouvé le bon moyen pour clore le bec aux conservateurs dans cette affaire.Ils ont détruit toutes les listes à une exception près, celle de 1960, la première, compilée sous le régime de l'ancien premier ministre M.John Diefenbaker.Le document a été mis sous clef, et personne n'en verra le contenu.A moins, évidemment, que les Conservateurs n'insistent davantage.L'embarras des troupes de M.Joe Clark est évident.Si la liste est publiée, certaines associations ethniques pourraient fort bien trouver à redire quant aux qualificatifs utilisés à leur endroit par le gouvernement conservateur du temps.Or selon les informations recueillies par LA PRESSE, le document en question, rédigé sous l'ancien ministre Ellen Fair-clow, responsable de la citoyenneté et de l'immigration, comprend une liste «rose» et une liste ordinaire.La liste rose regroupe les associations de même que les publications jugées «communistes» par les fonctionnaires du temps.L'autre liste comprend le reste des associations ethniques.Or il suffit de se souvenir de la grande peur communiste des années 50 et du début des années 60.pour imaginer les jugements portés dans la liste «rose» sur les associations ethnique des immi- grants venant de l'Europe de l'Est par exemple.Interrogé à ce sujet par LA PRESSE, le critique conservateur M.Perrin Beatty a admis que la compilation de cette liste sous le régime Diefenbaker pouvait être considérée comme une «erreur» aujourd'hui.Il a ajouté toutefois que la situation internationale de 1960 et le permettait peut-être de comprendre cette initiative.De toute façon, il a accusé les libéraux de «s'attaquer à un mort» en ramenant M.Diefenbaker dans cette affaire.Utilisée par Ciark?L'hésitation des Conservateurs sur cette question est d'autant plus manifeste que M.Joe Clark a admis la semaine dernière qu'il avait une copie de la liste révisée à son bureau depuis 1979.Est-ce à dire que le bureau du chef de l'opposition a également utilisé l'arbitraire de cette liste confidentielle pour décider de la teneur de ses relations avec les associations ethniques du pays?La réponse officielle du bureau de M.Clark est ambiguë.Un porte-parole a indiqué vendredi que c'est le directeur du service de la correspondance de M.Clark qui avait la liste ethnique en sa possession.A quelle fin l'a-t-il utilisée?«On n'a jamais fait de discrimination à partir de ce document» a répondu le porte-parole du chef conservateur, en ajoutant simplement que lorsque la lettre était adressée à un groupe jugé extrémiste (néo-nazi, communiste etc.), c'est le ton de la lettre qui était simplement «un peu moins chaleureux».Le problème, c'est que le jugement sur l'orientation de l'association concerné venait de la «liste noire».Au moins, M.Clark n'a pas utilisé ce document pour ses cartes de Noël, a conclu le porte-parole.C'est le directeur du programme multiculturel du parti, M.Michel Lamoureux, qui dresse la liste d'envoi des cartes de Noël aux groupes ethniques, à partir des contacts personnels de M.Clark et ses députés avec ces associations, a-t-on indiqué.Accès à l'information Il y a fort à parier que la liste sur les ethnies ne sera pas la seule à passer à la poubelle au cours des semaines à venir.LA PRESSE a appris que le gouvernement a demandé un rapport sur toute liste d'individus ou d'associations existante, pour éviter la répétition de tels incidents.D'ailleurs, les conseillers juridiques du ministère de la Justice avaient bloqué en mars dernier la remise à jour de la liste sur les groupes ethniques.Ils avaient fait valoir que l'accès à l'information gouvernementale et la nomination d'un commissaire à la vie privée interdirait dorénavant la cueillette de telles informations.GILBERT LAVOIE LA MENACE DE GRÈVE PLANE TOUJOURS Les négociations avec Front commun dans une phase intensive QUEBEC-Les négociations entre le gouvernement et le front commun syndical sont entrées dans une phase intensive au cours de la fin de semaine mais la menace d'une grève générale illégale plane toujours en arrière-plan.CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec En effet, malgré des rencontres quotidiennes à toutes les tables de négociations et la volonté des parties d'explorer des hypothèses de compromis au moins jusqu'à samedi prochain, la Fédération des affaires sociales (CSN) a décidé de maintenir la convocation demain de son Conseil fédéral où Ton doit décider de la date du déclenchement d'une grève générale illimitée.Il y a donc une menace réelle sur les pourparlers entre les parties, menace que du côté syndical on qualifie de saine puisqu'elle vise à forcer le gouvernement à déposer de nouvelles offres valables au cours de la semaine.De son côté, le comité de liaison du Front commun des trois centrales doit évaluer samedi le 27 les résultats de cette négociation intensive et déterminer, s'il y a lieu, d'utiliser les mandats de grève dont il dispose.Dans le secteur de l'Education où des votes se te- naient ces derniers jours, on dénombrait 23 syndicats favorables à la grève générale contre 13.C'est à 61 p.cent que les enseignants de la CEQ, de la PAPT et de la PACT auraient jusqu'ici endossé le mandat de grève.L'opération devrait se terminer ce soir.Nouvelles offres Actuellement, à toutes les tables de négociations, on assiste à du déblaiement exploratoire, c'est-à-dire que l'on situe les points jugés essentiels par l'une ou l'autre des parties de manière à s'y attaquer de plein front en faisant des hypothèses de règlement.Celles-ci devraient commencer à être déposées aux tables à compter de demain, du moins dans le secteur de l'éducation.A sa sortie d'une réunion de la table centrale hier, le coordonna-teur de la CEQ, M.Gilles Lavoie, a signalé que le climat des discussions était fort sérieux ce qui indique un certain optimisme.M.Lavoie avait été retardé pendant six heures samedi par une réunion du comité intersectoriel de sa centrale où des groupes de professionnels ont bataillé fort sur des points mineurs.La réunion à la table centrale avait dû être reportée en soirée.Les agents d'information impliqués directement dans les négociations se sont imposés en quelque sorte la règle du «black-out» afin de ne pas compromettre les i i i « 4 à t « \u2022:- » .\u2022 » ¦ » t i f LE CHAMEAU, LE MEILLEUR AMI DE L'HOMME! Le chameau ne craint pas d'afficher son prix! Au contraire! Il faut le voir pour le croire! Le chameau présente une qualité supérieure de construction, un confort légendaire, des qualités économiques irréprochables tant au niveau de sa consommation d'essence que de sa robustesse.sans oublier les avantages du programme de protection de l'acheteur American Motors dont bénéficie le chameau.Une garantie de 12 mois ou 20,(MX) kilomètres, vraiment complète! emparez le prix et les qualités du chameau avec tout autre rial à quatre roues» .vous comprendrez pourquoi le chameau est le meilleur ami de l'Homme! [Venez chez le concessionnaire Renault-AMC et voyez le chameau.pour le croire! Renault 5 \u2022prix (! SEAL 764*1* ±\\ VaSAJLLES SEAL 6 SO.t$0 PLACE VERSAILLES 353 7880 RADISSON RL GREENFIELD E'ARK 671-6129 VERSAILLES 2 Gilles renaud] [ jean yannê] i pour tous WKWWW n'aurez ^Uff?1.jamais autant \\ Si de plaisir A AVOIR PEUR ! ICD 18 ans UNE journée a en taxi ; CAXH» *»T| (> i AU PALACJ J & PALACE 698 ST CATHERINE O 866 6991 McGUl CENTRE LAVAI 688 7776 PALACE S- 12 OS.2 1$.4 13.6 35 I4S PALACf 4: ) CS 3 15.5:25.7:15.«:4S VAN MOtNfc S£M.6 SO.9 00 DOtVAi SE* 6 Si 9 10 LAVAL S£M 6 55 9 1C LAVAL 3 OORVAL 1 VAN HORNE ^^^^K^Ai^3iM0H^^&^^^TM>*^NElGEW3^2^ C'est l'une des comodies Its plus amusautas et Us plus rafraîcMssaiftts des demie* es année s.¦Bruce 1/iriMiamson.P â»0oy LA Cnt mm.225.4*5.5:45.7:25.trOS LAVAI S£M 6 00 7 15 VERSAILLES SEM 6 0S 7 40 BERNARD BLUR kaaPttm Moriaflt ELYSEE 2 35 MRJQN B42 6053 SEM.7:00, 9:00 18 ansi AVENUE SEM.7:20, 9.00 1224 Avr GHEENE 937 274 7 LAVAL 2 CENTRE LAVAL 688 7776 LaCité 2 3575 AV DU PARC 844 9470 VERSAILLES 1 «I LAVAI \u2022* PLACE Vt RSAILLES 353 7880 RADISSON VERSAILLES Il inoubliable ROMY SCHNEIDER LA PASSANTE DU SANS SOUCI PAHÎW: 12:45,3:00,5:15,7:30,9:45 \u2022 LAVAL «M.7KX> P1US 2.FILM AU LAVAL LINO VENTURA I pour 10%» LEsMlSElLUtLES * réalité par Roberi Hossein AUCUN LAlSSO-»AS5a ADULTB $5 50 ETUDIANTS (I4-I7an.) 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