La presse, 17 janvier 1981, Le Magazine perspectives
[" CINQ ANS DE LUTTE DES CITOYENS CONTRE «LEUR» INCINÉRATEUR \u2022 t ! I' i LES POLLUÉS INSOUMIS DEUJVKMLOU FETENT LEURVKT il \u2022 \u2022 \u2022 < \u2022 -\"JS i ¦ i 1»i 2 'est sans contredit tout à l'honneur (Je la Communauté urbaine de Québec de s'être dotée, en lc)74, d'un incinérateur pouvant transformer les déchets en vapeur, le seul de ce type présentement au Québec.Elle apportait ainsi un élément de solution à la crise énergétique débutante, la vapeur étant achetée par une usine de papier qui réduit d'autant sa consommation de pétrole.Mais on n'en doit pas moins rendre aujourd'hui un hommage très particulier aux résidents du quartier Limoilou de Québec, eux qui viennent de fêter une victoire populaire durement acquise après cinq ans de courage et de détermination pour mettre fin «i autant d'années d'absurdité.«Car à quoi servait-il de payer pour faire ramasser nos vidanges et les avoir ensuite sur la tête?» demande M.Réal Si rois, magasinier, père de cinq enfants et simple citoyen qui ne tarda pas à s'impliquer dans ce qui devint rapidement une véritable guerre d'usure entre un groupe de citoyens et les responsables politiques de la nouvelle usine «le savais que l'on s'attaquait à un gros morceau, dit-il maintenant, mais il fallait faire quelque chose,.même à certains risques.» Comme plusieurs de ses concitoyens, M.Sirois craignait en effet que les «orages de suie», résultant d'une mauvaise combustion ries déchets et transportés sur le quartier par vent d'est, ne soient dangereux pour la santé.Et pour cause, lui qui avait fait l'expérience sur ses propres perrons que ces particules noires pouvaient traverser deux couches de peinture.Car il y en avait de la suie sur Limoilou, en 1975! De la vraie «neige noire» en été comme en hiver, disent les gens.Il n'y a qu'à se promener dans le quartier et à interroger les résidents ou à lire les journaux de l'époque, pour se rendre compte de ce que cela représentait.Sur les perrons, les rebords de fenêtre, le linge sur la corde, sur les automobiles et dans les systèmes de ventilation, sur les cornets de crème glacée, partout s'infiltraient les particules appelées scientifiquement «les imbrûlés».Et il y a fort à parier que la légende des débuts de l'incinérateur sera très colorée dans quelques années.Par exemple, l'histoire de ce voisin qui a dû laver à trois reprises sa belle voiture blanche par un beau samedi matin.Ou ce chauffeur de taxi qui a appelé la police, croyant à du vandalisme! Ou encore la soeur du curé qui a sali sa belle robe en partant pour les noces! Mais que pouvaient ces petites gens devant «le monstre (Je 25 millions» reçu en cadeau.sans consultation?Eux justement qui toléraient depuis longtemps le brouillard et l'odeur d'oeufs pourris de l'usine de papier, la poussière du port, les éma> / ils* y An 'J: ' Avis Santé et B.en-ètre social Canada considère que le danger pour la santé croît avec lusage-év.ter d inhaler.Avis, bante ™™™nnepaf clgarette_F(xmatKingS,ze \u2022goudron\" 4mg.nicotine.4mg. PSlTT! LES POLLUÉS INSOUMIS DE LIMOILOU FÊTENT PROPOS PÉLf-MÊLE m S Voici, pêle-mêle, quelques propos sur la chronique du même nom, chronique dont la signataire a souvent quelque peine à se dépêtrer.Cette page traite d'environ dix sujets par semaine, multipliés par 52 semaines = 520 par an.On demande à la chroniqueuse de trouver des thèmes d'actualité, qui ne soient pas d'intérêt trop local, car Perspectives va partout, et qui puissent satisfaire la curiosité d'un public dont l'âge s'échelonne entre neuf et quatre-vingt-dix-neuf ans.Avec une échéance de quelques semaines pour la remise des textes, il faut en arriver à ne pas répéter ce qu'ont déjà raconté les quotidiens, tout en variant les sujets, passant des arts aux sports, de la consommation aux sciences, de l'éducation à l'économie.Rien que ça! La chronique Pêle-mêle arrive, semble-t-il, à intéresser le très vaste public auquel elle s'adresse.A preuve, les lettres et les coups de téléphone qu'elle provoque non seulement aux bureaux de Perspectives mais également chez l'auteur, ainsi que dans les services et organismes dont il est question dans les articles.Mes plus fidèles lecteurs, auxquels je voudrais rendre ici un hommage cordial et ému, ce sont mes collègues animateurs d'émissions diverses à divers postes de radio.Que de fois, en circulant en voiture ou en vaquant à des occupations domestiques, n'ai-je pas eu la surprise d'entendre ma prose bellement lue par une chaude voix, mâle en général, prose que ce commentateur traitait comme s'il venait tout juste de l'inventer.Chers collègues animateurs, je voudrais vous dire ici que vous avez ma bénédiction publique et officielle : je serais bien maladroite de vous en vouloir puisque je puise moi-même la plupart de mes informations dans quelques dizaines de documents faits par d'autres (mais moi, je mentionne mes sources.).Un petit mot pour Perspectives, à l'occasion, quand vous serez de bonne humeur, ne serait toutefois pas malvenu.Plus d'un service gouvernemental a appris à ses dépens que Perspectives est un magazine très, très lu.Citons, par i exemple, le ministère de l'Energie et des Ressources: à la suite d'un petit article vantant une publication intitulée les Arbres du Québec, ce ministère a reçu 700 demandes en dix jours, et autant dans les semaines suivantes, obligeant les responsables à faire en vitesse une réimpression du document.La commission de toponymie du ministère des Affaires municipales, peu habituée à tant d'intérêt de la part du public, a vu ses services congestionnés après la parution d'un résumé de ses activités concernant les gentilés : de partout à travers le Québec, des tas de citoyens voulaient savoir comment s'appellent les habitants de leur patelin.Il y a eu aussi le cas de la Société canadienne de protection des animaux : une chronique annonçait aux propriétaires de chats et de chiens que la SPCA leur remettait 35 $ sur réception d'un certificat prouvant qu'ils avaient fait castrer leur animal domestique.Oui mais, détail que j'ignorais, cette offre n'était valable qu'à la SPCA de Montréal.Résultat : la SPCA de Québec a été inondée de demandes auxquelles elle ne pouvait répondre, faute de fonds.Ces pressions ont peut-être décidé certains mécènes ou certains administrateurs à desserrer les cordons de leur bourse.Il n'est pas simple de rechercher, recueillir, classer, choisir, résumer, rédiger et suivre autant d'informations sur des sujets aussi divers: l'auteur de la chronique Pê/e-Mê/e ainsi que ses collègues du magazine Perspectives tiennent à assurer le public lecteur qu'on tâche de répondre vite et bien à toute demande de renseignements supplémentaires sur les thèmes traités dans Pêle-Mêle Mais.de grâce, évitez ce genre de question : « Je voudrais des renseignements sur un article paru il y a environ un an et demi où il était question d'une nouvelle invention pour les amateurs de danse à claquettes.|e pense que c'était cJans votre journal.» Si un article vous intéresse, découpez-le et datez-le, vous aurez ainsi une référence précise.On a beau écrire « pêle-mêle », on a besoin quand même de quelques indices pour se démêler! Henriette Major nations de plusieurs cheminées locales et le véritable dépotoir à ciel ouvert qu'était devenue la rivière Saint-Charles?Comme d'habitude plusieurs se résignèrent, croyant que rien ne pouvait changer.Mais c'était un abus de trop.Une pétition se mit aussitôt à circuler, recueillant S (XX) signatures en moins de deux mois.«Quand tout le monde est poigne par les tripes, c'est là qu'ils agissent», de dire Mme Marie Boutin, qui avait expérimenté la force de l'action collective un peu auparavant lors de la résistance des parents de toute la province au projet de dossier scolaire cumulatif du gouvernement.Lt tout le monde ensemble, ça peut tasser n'importe quelle montagne.Si on reste tous sur nos balcons à gueuler parce qu'il y a de la cendre et de la poussière, ça n'arrangera rien.Il taut s'occuper de nos affaires!» Et c'est ainsi que le feu de l'incinérateur se communiqua de maison en maison jusqu'à la fondation, le 5 octobre 1975, du Mouvement environnement Limoilou (Mel).Commence alors une guerre en deux temps deux refrains.D'abord les mesures juridiques: mise en demeure pour fermer l'incinérateur; demandes répétées au ministre Victor Goldbloom, alors responsable des Services de protection de l'environnement, d'entreprendre des injonctions et poursuites pénales; invitation aux 4()(XX) électeurs d'aller à la Cour des petites créances.Le premier refrain se fait alors entendre: «Prouvez-nous scientifiquement que l'incinérateur est responsable».Ce qui est fait cependant l'année suivante par une commission d'enquête, seul véritable résultat de cette première bataille.«On a vu jusqu'à quel point les gens peuvent tout endurer sans rien dire, déplorent Mme Boulin et M.Si-rois, et jusqu'à quel point ils ont peur de s'impliquer ouvertement, ne serait-ce que pour signer une pétition.Certains craignaient que l'argent des modifications vienne de nos poches.Des femmes refusaient de signer la pétition sans la permission de leur mari.» Au cours d'une assemblée publique à laquelle un seul des hommes politiques invités se présente, M.Armand Trottier.président de la Communauté urbaine de Québec et.par surcroît, ancien p'tit gars de Limoilou, les résidents apprennent tout de même que les modifications coûteront un million de dollars.Et le second refrain s'installe pour le reste des débats: «Donnez-nous le temps d'effectuer les modifications et d'obtenir du gouvernement une subvention.» En outre, le fonctionnement de cette usine directement importée d'Europe était pratiquement inconnu ici.L'affaire s'annonçait longue.La persévérance des «pollués insoumis» est donc éprouvée depuis déjà deux hivers noirs quand, enfin.des renforts arrivent.Un comité de citoyens fraîchement mis sur pied, le Mouvement d'action populaire Li moilou (M.A.P.L.) leur ouvre toutes grandes les portes d'un de ses sou^ comités (il n'y a pas que les problèmes de pollution dans le quartier) avec toutes les ressources disponibles, dont un permanent à mi-temps.Il était temps! Lettres, téléphones, réunions, tracts, pétition (signée par 26 orga nismes du milieu) reprennent donc de plus belle jusqu'à la montée au Parlement, en mai 1977, chacun muni de son masque antipollution «Ce fut notre premier vrai gain, de s'exclamer Réal Sirois.Le miniM: Marcel Léger et le député Raymond Gravel, nouvellement élus, furent les premiers hommes politiques à s'intéresser réellement à notre pro blême.» Et rarement un député et un ministre ne furent autant talonne pendant les trois ans qui suivirent! Appels téléphoniques au minis tère de l'Environnement chaque joui de pollution, conférences de presse campagnes antipollution, cartes de Noël «spéciales» aux élus: chaque occasion était bonne pour rappel» que le monstre pollue toujours! «M fallait les obliger à émettre une oi donnance, explique M.Paul Ouel-let, permanent du comité de citoyens, et il y a tout lieu de croin que le gouvernement aurait préféré régler la question à l'amiable avec les maires.» Enfin émise en avril 1978.l'ordonnance doit cependant être prolongée un an au-delà de son échéance, sous les rugissements des citoyens exaspérés, vu la lenteur à mettre en place la solution.Mais la véritable bonne nouvelle vient lorsque M.Raymond Gravel annonce, en septembre 1979, une subvention d'un million de dollars réservée exclusivement à la modification de l'inci- Màrie Boutin et Réel Sirois: deux pionniers de U lutte antipollution (en haut).Après là fête populaire, visite du monstre apprivoisé. Le gaz naturel peut jouer un rôle important dans l'économie du paysr \u2022 développer notre industrie et chauffer nos maisons \u2022 généraliser son usage perm étiral'expansion du secteur industrie.1 dans tout le pays de l'est a l'ouest En consommant du gaz naliirel canadien, .nous gardor : nos petro-doHars au Canada Les importations de pétroîe ont atteint -,4 milliards l'an dernier, ce qui a nécessite l'exportation du même montant en devises \u2022 le gaz nature' canadien est plus efficace et meilleur marché, il sert de combustible dans nos maisons et est ir dispensable a ''expansion de notre industrie Pour notre part, chez TransCanada Pipelines, nous .sommes cor./aincus que les pétrodollars canadiens \u2022 doivent être dépenses au Canada C'est pour cette raison que nous nous efforçons d'acheminer a ur, plus grand rompre de Canadiens du gaz naturel et de les aider g bénéficier de ses avantages ,> LE GAZ NATUREL- SOURCE D'ENERGIE PROPRE ET EFFICACE QUI ASSURE NOTRE CROISSANCE ECONOMIQUE.Une société canadienne au service des Canadiens.LE GAZ NATUREL CANADIEN-ENERGIE D'AUJOURD'HUI ET DE DEM AIN .1 \u2022 - CC timbres .OO différents^.Ç} LEUR VICTOIRE nérateur-cauc homar Ironiquement, elle provenait des surplus d'exploitation des stationnements de la Ville de Québec via le Fonds consolidé de la province! La gestion de l'incinérateur est confiée en janvier 1980 à la compagnie Montenay, firme française spécialisée dans ce genre d'entreprise et, victoire! quatre mois plus tard, une étude des Services de protection de l'environnement démontre que le niveau de pollution a été abaissé à cinq fois sous les normes admises.Sauf que le quartier connaît encore quelques retombées pendant l'été.«Même si le problème est techniquement réglé, conclut le MA.PL.il y a toujours risque de pollution si les responsables décident d'aller au-delà des capacités de l'incinérateur, ce que surveillera désormais notre Comité de vigilance!» «Ce sont les citoyens qui ont réglé le problème, dit aujourd'hui Mme Pierrette Petit, chef de cabinet adjoint du ministre Léger.Ms ont été ce que le ministre a appelé plus tard ses six millions d'inspecteurs.Mais on dirait que les choses se règlent plus rapidement avec l'entreprise privée.Ainsi l'usine de papier Reed, autre importante source de pollution dans le quartier, n'eut besoin que d'une seule ordonnance, même s'il lui a fallu débourser 1/2 million de dollars.» Après cinq ans de ténacité exemplaire, il semble donc que les résidents de Limoilou peuvent respirer comme tout le monde.Aussi se sont-ils permis de chanter Gens de Limoilou, c'est notre tour, lors de la grande fête populaire de l'automne dernier qui les a conduits, par un beau dimanche après-midi, à planter un arbre devant le fameux incinérateur.Histoire de lui signifier qu'on l'aura toujours à l'oeil et de sensibiliser les citoyens à la campagne provinciale du Front (Taction populaire en réaménagement urbain (Frapru) dont le thème était justement «Des quartiers où nous pourrons rester».Histoire aussi de remettre à six des leurs, les Marie Boutin, Real Sirois.Raymond Pageau.Albert Therrien, Gisèle Renaud et Paul Ouellet, un diplôme pour leur participation significative à cette lutte.«Car si nous n'avions rien fait, disent-ils maintenant avec la certitude de l'expérience, il y aurait toujours autant de pollution sur Limoilou qu'en 1975.» Histoire encore de se rappeler que tout n'est pas fini, qu'il n'y a pas que la pollution à combattre et que le comité de citoyens est là pour les aider à défendre leurs intérêts.Histoire, enfin, d'appuyer les gens du Plateau Mont-Royal, à Montréal, aux prises eux aussi avec leur incinérateur, rue des Carrières, et de leur dire que c'est possible d'accéder au grand air! MARCEL ARTEAU OFFRE SPÉCIALE Paquet 6% 100 différente timbres du mondt enlItf pour le me n t 0.255 < : AN Al l A L4Vn A *i\u2014| y \u2022 .i .il ODONTOMÉTRE2\"*5\" À cette otfre spéciale, nous atoutons gratuitement une liste de timbres ore-sélectionnés ainsi qu un odontomôtre.Do plus, nous soumettons a votre approbation une sélection de timbres-poste authentiques.p£Q 100 TIMBRES DU CANADA (t paquet) 1.00$ 100 TIMBRES DES ETATS-UNIS (1 paquet) 1.00S SPÉCIAL: les 3 paquets pour 1.50$ CENTRE PHILATÉLIOUE DE QUEBEC INC.298.DE LA COURONNE QUÉBEC.QUE.G1K6E3 TEL : 529 4412 partout dans le monde Themes: sports.peintures.Olympiques.Russie des t7ara r>tr Commandez cette magnifique collection gratuite aujourd'hui.Nous vous enverrons aussi d'autres timbres pour approbation: achetez-en ou nonet retournez le reste.gardez les 65 timbres gratuits! QUEBEC STAMP CO.LTD CP.7300.Québec.Que .Canada G1G 5E7 t258 6*)* Rut fsv A NUS DEUX RONALD REAGAN LES FEMMES ET L'ACTION SOCIALE Répartis partout à travers la province, les 35 000 membres de l'Association féminine d'éducation et d'action sociale (Aféas), comptent s'attaquer cette année à la pornographie et à la pollution des cours d'eau.Ces femmes s'occuperont aussi d'éducation des adultes, de la réforme du droit de la famille, de la violence familiale, de la loi de la protection de la jeunesse, des loisirs des femmes et des questions d'environnement.Faire partie de l'Aféas, c'est s'impliquer dans les problèmes les plus criants de notre temps.Pour se renseigner ou s'inscrire, s'adresser au cercle de sa paroisse ou téléphoner au secrétariat général: (514) 866-1813._ LE PAYS DES MERVEILLES Les travaux de mise en oeuvre du parc d'amusement de type Disneyland vont bon train à Maple (Ontario) au nord de Toronto.Aussi, les représentants de la Commission dans la région se préparaient-ils à une vaste opération de recrutement Des centaines de Canadiens travaillent déjà à la construction de ce projet de 108 millions de dollars appelé «Canada Wonderlands mais, une fois la phase I du projet terminée en mai prochain \u2014 les phases II et III devraient être complétées en 1984 \u2014, environ 170 employés per manents et 2 500 travailleurs saison niers devront être embauchés par l'intermédiaire des centres d'emploi du Canada pour exploiter le parc.En 81, la phase I du parc sera exploitée de mai à octobre seulement; mais, si l'on se fie aux plans, la plu-pari des attractions seront utilisables à longueur d'année une fois les autres phases terminées.Les propriétaires prévoient 20 (XX) visiteurs par jour en semaine et jusqu'à 40 (XX) par jour pendant les fins de semaine et les congés.On estime que chaque visiteur dépensera en moyenne 20$ par jour.CULTURES AMÉRINDIENNES L'exposition les Culture* amér/n diennes présentée au Musée du Québec jusqu'au 15 mars 1^81 se veut une rétrospective des neuf aires culturelles amérindiennes présente^ sur le territoire québécois: les Abé-naquis, les Algonquins, les Attik < meks, les Cris, les Murons, les Mu macs, les Mohawks, les Montagnais, les Naskapis.L'ensemble de l'exposition illustre les particularités et Vo riginalité de chaque culture amérindienne La préparation de cette manifesta lion a été faite en collaboration ave le Centre culturel mohawk de Kah- FEtE-MELE HENRIETTE MAJOR LES LOTERIES D'AUTREFOIS Les loteries, ce n'est pas d'aujourd'hui qu'elles existent.Si l'on songe que, sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV, les administrateurs recouraient, pour se procurer des fonds, à toutes sortes d'expédients, entre autres au jeu de hasard, il n'y a vraiment rien de nouveau sous le soleil! Dans un ouvrage intitulé Faits.cu-rieux de l'histoire de Montréal, l'historien E.-Z.Massicotte nous apprend que les loteries ne turent pas exploitées par les autorités seulement, mais également par le public, qui en fit la rage de toute une époque.C'est ainsi qu'au registre des audiences du tribunal de Montréal, à la date du 15 mars 1712, Léonard |us- siaume dit Saint-Pierre, soldat de la compagnie de M.de la Forest, poursuit le sieur Nicolas Perthuis, boulanger.Il prétend que l'habit de «pinchina» qui lui est échu pour son lot dans une loterie organisée par Perthuis devait valoir 108 francs, mais qu'on l'a trompé.Le tribunal donna raison au plaignant et Perthuis fut condamné à payer 5 francs d'amende, applicable aux pauvres de l'Hôtel-Dieu de Montréal.Quelques années plus tard, soit vers 1768 ou 1769, il fut également question de créer pour rebâtir la cathédrale de Québec incendiée durant le siège, une grande loterie de d ix mille billets d'une valeur totale de vingt mille livres sterling.(Plume) nawake et des emprunts de pièces ont été effectués auprès du Musée de Pointe-Bleue, du Musée des Abé-nakis d'Odanak, de la Société de développement des Naskapis, du Conseil de bande des Hurons, ainsi que des prêts de photographies des Archives nationales du Québec, du Museum of the American Indian (New York), du Peabody Museum (Salem, Mass.) et du ministère des Affaires indiennes et du Nord.EMPLOI ET ORDINATEUR La Bourse d'emploi est une agence de rencontres entre l'employeur qui offre un emploi et l'em- Eloyé qui en recherche un.L'outil de ase est l'ordinateur.On peut fournir plus de 3 500 critères à l'appareil, et chaque individu peut être «défini» au moyen de 65 spécifications différentes, qui sont énumérées sur une liste comprise sur la formule d'abonnement.Si, à tout hasard, vous ne pouvez vous situer dans les «standards établis», on ne s'en fait pas un problème; on rajoute les vôtres, en espérant que l'employeur soit à la recherche d'une personne répondant à votre «signalement».Bien qu'il n'en coûte rien aux candidats (et que la candidature ainsi que les résultats restent confidentiels), les compagnies membres se voient obligées de débourser la somme de 500$ par année, de même qu'un léger supplément par candidat choisi et «élu».Bourse d'emploi de Montréal, 1110 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, Que.H3A 1C8.Tél.: (514) 849-4125.(Magazine Informatique et bureautique) LA SAINT-VINCENT Les amateurs de bon vin voudront célébrer la Saint-Vincent.Le saint patron des vignerons est un diacre espagnol de Saragosse, qui fut martyrisé à l'époque des persécutions de Dioclétien.Son corps fut dépecé par ses bourreaux et ses membres jetés à l'eau (vers 304 après ).-C ).Il est enterré à Avila, où l'on peut voir, en bas-relief sur son tombeau, les principaux épisodes de sa vie.On le représente toujours une grappe de raisins à la main.C'est ainsi qu'il figure sur les vitraux de la cathédrale de Chartres.Il est fêté le 22 janvier.(L'Lncyclopédie des boissons, Denoël).DEQUIMPERLÉ AU QUÉBEC A Quimperlé, en Bretage, on pêche le saumon dans deux rivières: l'Ellé et la Laïta Un pêcheur de l'endroit a trouvé un moyen d'augmenter ses prises: l'hameçon amélioré à l'aide d'un bout de caoutchouc souple découpé qui donne l'illusion d'ailes d'insecte en mouvement.Mlle Marie Kerguéno, qui tient un magasin d'accessoires de chasse et de pêche dans la ville de Quimperlé, est la seule dépositaire de cet hame- çon très particulier.Des pêcheurs de saumon viennent de partout en acheter; on vient même du Québec, paraît-il, pour acheter l'hameçon quimperlois et plus d'un pêcheur québécois a eu à s'en féliciter.Avis aux Québécois en vacances dans les parages de Quimperlé! L'adresse: Mlle Marie Kerguéno, 8, place des Ecoles, Quimperlé.LE CONDUCTEUR PARFAIT_ Si on vous demandait: «Etes-vous un bon conducteur?», la réponse serait sûrement: «oui, bien entendu!» Il existe un bon moyen pour vérifier si une personne conduit bien.C'est de passer les tests d'évaluation professionnelle que la Ligue de sécurité du Québec offre aux conducteurs.Ces tests, qui sont donnés aux routiers et aux chauffeurs de camion dans le cadre d'un programme pour les parcs motorisés, durent 2 heures et demie et coûtent 45$.Ces tests d'évaluation professionnelle n'affectent en rien le permis de conduire.Ils sont valables seulement pour une évaluation personnelle de la conduite automobile d'un individu, et sont disponibles uniquement sur réservation.Ce sont ces tests qui détermineront le gagnant (ou la gagnante) du concours du Conducteur parfait de l'année, organisé par le Bureau d'assurance du Canada et la Ligue de sécurité du Québec.Ce concours a pour but premier de prouver qu'au Québec il y a de bons conducteurs et que sur les trois millions d'individus qui possèdent un permis de conduire, les fous du volant ne sont que l'exception.La date limite d'inscription est le 1er mars 1981.Le gagnant sera déterminé par tirage au sort et devra, pour mériter le trophée et le montant de 1 000$, passer avec succès les tests d'évaluation professionnelle de la Ligue de sécurité du Québec.Partez gagnant, devenez le conducteur parfait de l'année au Québec.Renseignements: (514) 482-9110.SOULAGEZ VOTRE RHUME DE POITRINE AVEC LA POMMADE WHITE RUB DE BUCKLEY.Massez la région endolorie avec White Rub.Cette pommade médicamenteuse à base de crème de beauté est non grasse et ne tache pas.Elle est efficace et son action se fait sentir rapidement.Elle stimule la circulation, aide à décongestionner et calme la douleur.Essayez-la.White Rub .i de Buckley.Dans les petits pots, les meilleurs médicaments.FRICTION buckley WHITE RUB ~neT» Lançai votre colecbon avec le Globe AM.la Statue de la Uberté.t*Aig*e américain.Abraham Lmcom.la Ooche de la liberté, et beaucoup d'autres! 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de pouvoirs psychiques incroyables.Dès l'âge de deux ans, Tenzin Gyatso, né de paysans (6 juillet 1935), fut reconnu comme la réincarnation du Dalaï-Lama décédé quatre ans plus tôt.A cinq ans, Tenzin devient le quatorzième Dalaï-Lama.Il dut attendre d'avoir quinze ans avant d'assumer, au Tibet, les pleins pouvoirs politiques.C'était au début de l'invasion chinoise.Neuf ans avant l'exil en Inde, avec quelque 100000 Tibétains.Depuis, il ne quitte sa patrie d'adoption que pour de courts voyages en Thaïlande, au Japon, en Europe et jusqu'en U.R.S.S.En 1979 il a parcouru 22 villes américaines.* * * Le chef spirituel ne croit pas en un Dieu tout-puissant qui contemple sa Création du haut des cieux.Dieu est en chacun.A chacun de se sauver LE SHAMPOOING MÉDICAMENTEUX TEGRIN UN REMÈDE EFFICACE CONTRE IES PELLICULES TENACES.T Tfegrin est spécialement conçu pour combattre les pellicules les plus tenaces.D nettoie d'abord la chevelure puis, son agent médicamenteux* entre en action pour remédier au problème des pellicules.De plus, il pénètre vos cheveux et les fait paraître en santé, débarrassés de toute pellicula Même entre les shampooings.imUSEZTEGMN.CEST UN BON REMEDE.\u2022Tfegnn contient de l'extrait de goudron, une substance médicalement éprouvée qui aide à élimine.les pellicules les plus tenaces.Sa Sainteté le XlVe Dalaï-Lama et Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal, au cours d'une cérémonie interreligieuse à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde et Saint-lacques.10 lui-même.En matière de salut, impossible de sauver les autres.On peut seulement aider les autres à se sauver eux-mêmes.Le Bouddha (Vie siècle av.).-C.) affirme que «tout dépend de l'homme» et qu'i.lçest entièrement libre de suivre ou pas toute autorité spirituelle, y compris la sienne.Concernant la mort, les Tibétains ont développé depuis longtemps toute une théorie de la réincarnation: à la mort, l'énergie libérée passe par une série d'étapes (décrites dans le «Livre des morts» tibétain) la conduisant à reprendre la forme d'un nouvel être pour continuer son évolution.La forme de notre prochaine réincarnation est déterminée (karma) par le cheminement accompli dans la présente vie.Pour le Da-iaï-Lama, on revient dans cette vie autant de fois qu'on a besoin pour atteindre «l'état (lu Bouddha», appelé nirvana.C'est là où tout est relié à tout.Là où on a fini de régler toutes ses dettes.Là où on a fait le tour des expériences à vivre ici.Alors cesse le cycle des réincarnations.On passe ailleurs, dans une autre réalité, une autre dimension spatio-temporelle.«Tout est énergie» a écrit Einstein dans sa célèbre équation sur la relativité (E=Mc2).Pour les Tibétains, «c'est la pensée qui dirige l'énergie», expliquant ainsi comment, par simple concentration mentale, on peut en arriver à faire bouger des objets à distance.Pour eux, ha mort n'existe pas vraiment: ce n'est que le moment où l'énergie matérialisée en une personne quitte cette forme pour en prendre une nouvelle.Aux yeux du Dalaï-Lama, toutes les religions cherchent à former de meilleurs êtres humains.Au mieux, affirme-t-il, la religion est un instrument pouvant aider au contrôle de notre esprit.Mais elle ne saurait être indispensable car «la sagesse est une qualité essentiellement humaine».A chacun de choisir sa propre voie, «celle qui lui convient le mieux, pré-cise-t-il, puisque l'important consiste à purifier son coeur et à dégager un esprit positif, capable de développer le plus noble potentiel de la race humaine ».En parlant, le maître spirituel fait bien attention de distinguer le cerveau (bràin) de l'esprit (mind): il croit que les savants occidentaux feront d'importantes découvertes sur les capacités et la nature de l'esprit humain.Il respecte la science occidentale (il aurait lu le livre où F.Ca-pra compare mysticisme oriental et physique nucléaire Tao of Physics) mais il en éprouve les limites.«Si la science prouvait à 100% que la réincarnation n'existe pas, lança-t-il malicieusement un jour, je l'accepterais.» Il travaille ardemment à l'union de l'Ouest et de l'Est, de la science et de la conscience.Il souhaite le mariage de la technologie occidentale tournée vers la transformation extérieure avec la pensée orientale, axée sur le développement intérieur.Le confort physique et la paix de l'esprit.* * * «Croyez-vous que nous connaîtrons une Troisième Guerre mondiale?» La question tombe dans un silence II me regarde, un peu étonné II réfléchit.\u2014 «|e ne sais pas.répond-il calmement.Nous avons effectivement le potentiel de tout faire sauter.Tout dépend de l'état d'esprit de chacun.Sans paix intérieure chez les individus, il n'y a pas de paix extérieure possible sur le plan international.» Le temps passe, l'enchaîne avec La grande question sur le but de la vie sur Terre.Un instant, son visage s'illumine.«Le bonheur, qu'il répond traversé par un éclat de rire.Nous sommes ici pour le bonheur.Tout le monde cherche à être heureux.C'est bien normal.Certains croient trouver le bonheur dans l'argent, d'autres dans le pouvoir, d'autres dans l'amour.Et chacun est plus ou moins heureux de trouver plus ou moins le bonheur.En tant que bouddhiste, je m'intéresse surtout au bonheur permanent.A ce bonheur qui ne dépend ni de l'humeur du temps ni de celle des gens.Tout le monde peut arriver à cet état.» Pour ce faire le Dalaï-Lama propose «la voie du milieu».Celle qui n'exige pas de se retirer seul eh montagne: au contraire elle se pratique à chaque instant du quotidien, au milieu des siens et des autres.Pour atteindre au nirvana il s'agit simplement de développer le dieu qui dort en chacun.Le secrétaire vient de se lever.Déception.Je n'aurai pas le temps de demander au Dalaï-Lama quand il espère retourner au Tibet, ni ce qu'il pense de Khomeiny, de Jean-Paul II, de la pilule et du maire Drapeau au'il a rencontré en privé.Croit-il ans la vie extra-terrestre?«Bien sûr, 3u'il répond d'emblée.Nous boud-histes croyons que la vie peut prendre des milliers de formes dans des milliers d'univers.» * * * De retour dans l'auto, à moitié content.Que s'est-il passé?Pourquoi des réponses si longues dans une entrevue si courte?Ces journalistes avaient-ils raison qui, au sortir d'interviews avec le Dalaï-Lama, avaient l'impression curieuse de n'avoir pas tout à fait contrôlé l'entrevue?Et pourquoi ne pas nous avoir fait une petite démonstration de ses pouvoirs?Nous roulons dans le coeur de Montréal.En plein lundi matin.Exceptionnellement le soleil inonde toute la métropole.Nous avons l'esprit clair, l'oeil vif et le coeur joyeux.Sans avoir rien bu, rien mangé, rien fumé.Le monde est «stone».L'illumination ne serait-elle rien d'autre que cet état dans lequel on appréhende directement la réalité, sans médium, ni filtre ni distortion?Sa présence continuait de se faire sentir.La démonstration était à retardement.On est alors parti travailler.Chacun de son côté «Avant l'illumination, dit un proverbe zen, l'homme ramasse du bois et fait du feu.Après l'illumination, l'homme ramasse du bois et fait du feu » Mais tout est changé CABANA Canadiens découvrent nouvelle façon de se garder au chaud.Le radiateur portatif Kero-Sun de conception révolutionnaire, conçu pour diminuer le coût du chauffage.Economique: Ces radiateurs sont spécialement conçus pour la maison.Contrairement aux systèmes de chauffage central conventionnels qui donnent un rendement du combustible de 45 à 65%, ces radiateurs sont efficaces à 99.9%.Le kérosène est facile à obtenir et très économique.Pratique: De plus, ces radiateurs sont faciles à faire fonctionner et possèdent des dispositifs de sécurité éprouvés.Il suffit « 1960 Kero-Sun.Inc.d'appuyer sur une manette pour allumer le radiateur portatif Kero-Sun.En quelques minutes, une chaleur pénétrante envahit toute la pièce, sans fumée ni odeur.Sans risque: Si l'appareil est heurté, un mécanisme d'arrêt automatique éteint la flamme instantanément.Vous pouvez également utiliser un radiateur portatif Kero-Sun à votre chalet, dans l'atelier, le sous-sol, le garage ou sur la véranda.C'est l'auxiliaire indispensable en cas de panne d'électricité.Pour obtenir, partout au Canada, le nom du dépositaire Kero-Sun le plus près, composez sans frais: 1-800-361-1441.KEROSUN -ThtDmjcior RaflanMO' La chaleur à la portée de la main.Omn.105 Omni 85' Omni IS' LA TRAVERSÉE DU LAC SAINT-JEAN uel meilleur moment que celui de la pleine lune pour une expédition photographique nordique ! Ce vendredi matin-là, branle-bas.Après plusieurs heures de préparation, tout y est Ginette Beaulieu, Roger Marchand et moi montons à bord de la camionnette qui va nous conduire à Saint-Hehri-de-Taillon, au Lac-Saint-Jean, notre point de départ, où notre attelage de 10 chiens nous attend.14h30, départ.Destination, Rober-val.Droit devant, à quelque 40 km.Après trois quarts d'heure de route, la bonne brise du départ se transforme en vent d'ouest de 65 km à l'heure.On estime la température réelle à -45°C (-20 à l'échelle Fahrenheit).La visibilité fortement réduite par la poudrerie (environ 100 m) porte aux illusions d'optique.Les chiens hésitent à laisser la terre: ils longent la pointe Taillon.Roger court devant, les encourage.La distance à parcourir n'est pas vraiment longue dans des conditions idéales.Aujourd'hui, cependant, c'est autre chose.En plein mi-lie.u de ce désert de 1280 km2 de glace, de neige et de vent, il faut se fier à la boussole.On \"est inquiet.Heureusement, les chiens ont un instinct remarquable: ils sentent le risque et marchent droit, sans arrêter ni dévier.En avançant vers Roberval, il y a de plus en plus de grandes plaques de glace lisse et transparente.Les bêtes progressent difficilement, ayant peu de prise sur la glace, et un fort vent de face les repousse par moment La nuit tombe.A 18h30, nous apercevons deux points lumineux tout près.Ce n'est qu'après 3 km que nous découvrons que les lumières sont en fait celles qui éclairent la cour à bois de la scierie de Roberval.A19 heures nous touchons la rive.Les bêtes sont dételées.Rien ne sert de retourner sur le lac cé soir, la tempête fait rage et la lune est cachée.Après quelques moments, les chiens, calmés, reçoivent chacun une ration d'environ 1 kg de croquettes humides.Bientôt ils sont couchés, à leur manière: en boule, le nez enfoui dans la queue touffue: Cette nuit, on ne les entendra pas.I Au matin, le ciel est dégagé, mais | le vent est encore fort.DansTavant-midi, nous quittons Roberval et naviguons vers le village de Saint-Prime en longeant Pointe-Bleue.La nuit qui suit est claire et froide.A 21 heures, les bêtes sont de nouveau attelées pour le retour.Parve- .-V- ¦ \\ J>SL photos nus au milieu du lac nous arrêtons l'attelage pour prendre quelques photos.Cette clarté lunaire donne aux éléments une dimension nouvelle, profonde et étrange.Impression nordique que l'on découvre souvent dans le regard des chiens esquimaux et dans leurs chants: longs hurlements sauvages et mélancoliques.Vers 3 heures du matin, nous sommes à Saint-Coeur-de-Ma-rie, notre point d'arrivée.Nous avons parcouru 130 km en deux jours.Ce genre d'expédition exige un type de chien bien différent de celui que l'on retrouve dans les compétitions de chiens d'attelage, par exemple.Différent quant au poids, à la musculature et au dressage même de la bête.Tous de type nordique, parfaitement adaptés au froid, nos chiens sont sélectionnés à partir de qualités physiques et psychologiques qu'exigent les expéditions de longue distance.Prenons Gros-Loup, pur-sang ma la mu te âgé de six ans, pesant environ 45 kg.Ancien chien de tête, il est sans doute le plus résistant.Un autre de même taille, Grizou, mélange de malamute et d'elkound, est remarquable pour sa sensibilité à comprendre les commandements.Le chien de tête actuel, Suliment, pur-sang husky de 35 r.1J 12 kg, répond aux ordres youk (à gauche) et dji (à droite), conduisant ainsi sans défaillance le reste de la meute.Le vaillant Saul ne lâche jamais et la belle Bleue est fringante comme il n'y en a pas.Chacun joue son rôle dans l'attelage.L'important, après avoir choisi le bon type de chien, c'est tout simplement de les intéresser.L'efficacité d'un bon attelage est pour la plus grande partie due à son «musher» (conducteur).Il est indispensable que les chiens vous aiment et aiment leur travail.Une bonne communication avec les bêtes, des relations amicales rendent le dressage facile et évitent les morsures ou autres problèmes du genre.Ces bêtes sont des fauves, ne l'oublions pas.Les bagarres éclatent souvent.Il faut être prêt à séparer les opposants qui règlent leurs différends à coups de dents.(Comme chez le loup, une hiérarchie stricte règle la vie de la meute.Il est bon de la respecter.) Au travail, ce genre d'accident est plutôt rare.Bêtes de trait, les chiens sont attachés la plupart du temps, aussi sont-ils contents de partir à l'aventure.Ce goût de l'exploration et de la découverte du territoire lie bêtes et humains, et c'est cette complicité indispensable qui assure \\e succès d'une expédition.TEXTE ET PHOTOS GUY OUELLET Jr.\\ .\\ ê , %v a peur instictive du four à fusion, cet infernal dragon qui bouffe des BJ.u.à 1 200 degrés C, l'artisan doit apprivoiser la matière, apprendre à la «sentir», à la contrôler au bout de la canne, à la façonner, et, pour cela, discipliner son souffle, trouver les gestes exacts.«Au début, on souffle ce que le verre veut bien nous laisser souffler.» lean Vallières a quitté son atelier.Ee four à fusion continue de rugir: il n^ s'éteint presque jamais parce qu'il faut une semaine pour le réchauffer.Les pièces façonnées aujourd'hui passeront la nuit dans le four à recuisson: un lent refroidisse- ment détruira les tensions internes qui les rendent trop fragiles.Demain matin, l'artisan pourra les évaluer d'un oeil critique.Pour l'instant, le voici attablé devant une bouteille de vin blanc.Longuement, il m'entretiendra de ses difficiles débuts et de son contact privilégié avec la matière.Ah! la gaucherie de la première cueillette! Derrière une volute de fumée, il prend un regard amusé, presque attendri, comme s'il allait évoquer une bourde de jeunesse.Il sourit, il rit.Il se revoit, je le vois, saisissant la canne à souffler comme un harpon pour la plonger profondément dans le verre en fusion il suffisait pourtant d'effleurer la matière pour l'enrouler au bout de la tige.«La première fois qu'on voit le verre en fusion, on se sent dérouté: on le cherche en un point précis du four alors qu'il est partout.Cette masse liquide, de la consistance du miel, est rougie à blanc; on la sait plus que chaude mais on ne perçoit aucun bouillonnement.C'est cette matière qu'il faut apprendre à «sentir».Et puis le jour où l'on a réussi une cueillette convenable, ce qui est passablement long, il faut souffler dedans.On s'imagine alors qu'il faut y mettre tant de souffle qu'on en fait un ballon mince comme une feuille de papier, qui ne peut plus servir à rien.» Un jour, les efforts de l'apprenti seront récompensés.La matière, comprise et complice, deviendra source de plaisir: «Manipuler le verre, c'est aussi plaisant que faire de la poterie.La seule chose frustrante au début, c'est de ne pas pouvoir le toucher.Entre nous, il y a toujours un instrument: la canne ou les fers.Mais ce que je trouve extraordinaire, c'est de le façonner avec son souffle.Et de découvrir la faiblesse et la force de ce matériau: un moment donné, il se laisse souffler comme ça; l'instant d'après, il refuse net.Enfin, cette matière sensuelle qui bouge et ondule constamment, qui est toujours en train de vouloir s'étirer, se gonfler, est belle, brillante, transparente et.propre.» D'abord influencé par la céramique, il recherchait les teintes foncées mais, rapidement, il se laissa séduire par la transparence.Il travaille aujourd'hui avec des pastels qui laissent libre cours à la lumière.Au rythme de 15 à 20 piè< es par jour, il a déjà produit des milliers d'objets aux lignes dépouillées, étonnamment modernes, dont la moitié circule en dehors du Québec, de Vancouver à Halifax en passant par Fort-Chimo.Sa production, à 80% utilitaire, comprend des coupes, des verres à boire, des assiettes, des bols, des pichets, des lampes et des chandeliers.De temps à autre, il s'offre le luxe d'une sculpture «complètement flyée».Dans les galeries de Québec, il a exposé des cruchons avec des ailes et des coupes à jambes, seins et queue de diable.Il se retrouve dans ces moments de folie créatrice: «Parfois, je fais des choses que je ne peux pas justifier, que je ne vendrai même pas, mais qui me sont nécessaires.Il faut faire des choses qui sortent de l'ordinaire de temps à autre, des choses complètement capotées, qui nous font tellement plaisir qu'on va se vider complètement pour tirer le maximum de son matériau, peu importe ce qu'il adviendra.» e verre artisanal doit son âme aux menues imperfections qui l'habitent: une bulle accrochée au bon endroit, un dégradé de couleur dont on a su tirer parti, une forme inattendue.Il faut savoir compter avec le hasard et l'inspiration.«Mes plus belles pièces, dit-il, sont le fruit de l'inspiration spontanée.Ça se passe très vite.Un moment donné, je dis à mon assistant: prépare-toi on va faire quelque chose de spécial.On appelle ça nos pièces à mille piastres.» Il arrive aussi qu'une pièce, commencée banalement, s'annonce soudain exceptionnelle.L'autre jour, il tenait comme ça une coupe hors de l'ordinaire, belle de forme et de couleur, avec un filet bleu qui se transformait en nuage dans le haut.Il se dit qu'il ne fallait prendre aucun risque et qu'il valait mieux la réchauffer une dernière fois avant de la finir.En approchant du four, il heurta l'acier et crac! la coupe fut en miettes.Il ne lui restait plus qu'à subir sa propre colère.Rater une pièce au début, ça n'est pas trop grave, mais c'est le plus souvent à la fin que les accidents se produisent.La mise au pontil constitue une étape particulièrement délicate.Ayant atteint la forme et la taille souhaitées, la pièce doit être détachée de la canne à souffler.Il faudra d'abord la fixer à une tige d'acier coiffée de verre en fusion qui la retiendra jusqu'à la fin des opérations.Signée puis mise en marché, elle portera encore au milieu de la base une marque que les connaisseurs interrogent avec soin.Plus ou moins grosse, la marque du pontil dit beaucoup sur l'habileté technique de l'artisan, lean Vallières, lui, aime étonner les gens du métier avec ses petits pontils.Il faut dire que cet artisan qui se destinait d'abord à la chimie avant de se mettre à jouer avec l'argile puis le sable, a parcouru un bon bout de chemin depuis ce jour de 1977 où, pour la première fois, il se retrouva dans son atelier.Il avoue: «Ça n'a pas été drôle de partir! Premièrement, je ne savais pas souffler et c'a pris un bon bout de temps avant que je puisse sortir des pièces vendables.Ensuite, le verre était inconnu.Les gens regardaient, ils trouvaient ça beau, mais ils n'osaient pas acheter.» Aujourd'hui, Jean Vallières vit bien de son métier.Il ne voit surtout pas pourquoi il en serait autrement.Pourquoi l'artisan devrait-il être condamné à la pauvreté?Pourquoi ce travailleur autonome qui exerce un métier honorable, mettant ses outils et ses connaissances à contribution, n'aurait-il pas droit à une juste rémunération?A mille lieues de ces intellectuels de l'art que l'on forme en milieu universitaire et «qui vont bientôt devoir engager des petits nègres pour tenir leurs pinceaux», il s'est fait une famille chez les souffleurs du monde entier.«Ce qui me fascine dans le monde du soufflage de verre, ce sont les liens qui unissent tous les souffleurs.On ne craint pas d'échanger nos connaissances.Quand on se rencontre, on sort nos diapositives, on étale notre plus récente production, nos outils et nos découvertes.» Loin de craindre la concurrence de nouveaux venus, il clame qu'il y a de la place pour d'autres souffleurs de verre au Québec.Il croit que ce fascinant métier d'art hélas tombé en désuétude, peut renaître de ses cendres.Si, si.Les Américains l'ont aussi redécouvert au début des années 60.Aujourd'hui, leurs collèges et leurs universités l'enseignent.Pourquoi pas les nôtres?NICOLE BEAUMEU Des romans d'amour entre la vie et la mort Nous vous offrons gratuitement «Afin que nul ne meure AVINGT ans, il s'était jure : \"Que par ma faute, nul ne meure.\" Extraordinaire aventure que celle de ce médecin pauvre, sans relations, uniquement possédé par la passion de son métier et qui.en écrivant sa propre histoire, est devenu Tun des hommes les plus célèbres des Etats-Unis et du monde entier, car il est lu aussi bien à Paris, à Montréal, à Berlin, à Moscou, à Tokyo qu'à New York ou à Philadelphie.Dans Afin que nul ne meure.Frank G.Slaughter nous conte le début de sa carrière.Pénible.Interne à l'hôpital de Lake View, il gagne dix dollars par mois.Mal vêtu, les souliers percés, toujours affamé, il est maigre comme un loup.Sa seule crainte : s'évanouir d'inanition ou sentir que sa main tremble quand il fait une intervention chirurgicale.Cest cette vie de médecin pauvre avec ses problèmes, ses cas de conscience, ses drames que vous découvrirez non seulement dans Afin que nul ne meure mais dans tous ses romans.Car le docteur Randolph, c'est lui.Le docteur Warren, c'est également lui, et les héros de ses livres, c'est encore lui.toujours lui.En lisant tous les romans de Frank G.Slaughter, vous comprendrez mieux ce qu'est l'existence d'un médecin, de jour et de nuit au service des malades.Rentré de sa tournée à dix heures du soir, quelle pauvre vie de famille est la sienne! Le jeune docteur Slaughter rcussira-t-il à épouser la jeune infirmière qu'il aime?Vous le saurez en lisant ces romans qui ne sont pas seulement d'extraordinaires documents humains mais aussi de passionnantes histoires d'amour.Pour que vous puissiez vraiment apprécier la collection de Frank G.Slaughter, nous vous offrons gratuitement Afin que nul ne meure dans une très belle edition reliée en chevrain, magnifiquement décorée au luxor.Nous joindrons le deuxième roman de la collection, Non pas la mort mais l'amour.Si vous n'êtes pas absolument enthousiasmé par ces deux volumes, il vous suffira de nous les retourner et l'affaire s'arrêtera là.Mais, si vous désirez recevoir la suite de la collection, vous bénéficierez pour le second volume Non pas la mon mais l'amour du prix spécial de S8.98 (+ frais d'envoi) et Afin que nul ne meure vous restera acquis en cadeau.Puis nous vous enverrons les volumes suivants, à raison de deux livres tous les deux mois environ.Pour ceux que vous déciderez de garder, vous bénéficierez des conditions avantageuses réservées aux amis du Cercle du Bibliophile.Vous n'êtes donc nullement obligé d'acheter toute la collection et vous pourrez faire cesser les envois, à tout moment, par simple lettre, dès que vous estimerez votre collection complete.Mais ne tardez pas à demander votre livre gratuit pour ne pas être déçu.Voici quelques titres de cette collection : Hôpital général \u2022 La Fin du voyage \u2022 Merci, colonel Flynn \u2022 Un médecin pas comme les autres* Docteur Land \u2022 L'Homme au masque blanc \u2022 Le Désir est roi \u2022 Le Miracle est pour demain \u2022 Bois d'ébène* Capitaine Carter \u2022 Opération épidémie, etc.' L'ne édition de grande classe Reliure en chevrain brun grain oasis rehaussée de motifs décoratifs dorés au luxor \u2022 Papier fin \u2022 Tranche file brune et or \u2022 Signet jaune \u2022 Pages de titres en deux couleurs \u2022 Dessins originaux d'artistes célèbres.Cercle du Bibliophile.850 rue de la Reine.CP.1617.Québec.P.O.G1K 7K2 M.-b.ttHOtlK.Va 11 Bon d1 examen gratuit à envoyer au Cercle du Bibliophile, 850 rue de la Reine, CP.1617, Québec, P.Q.G1K 7K2 Oui.j'accepte votre offre de recevoir, pour une lecture gratuite sans obligation d'achat, les deux premiers volumes de la collect ion Frank G.Slaughter.Afin que nul ne meure et Non pas la mort mais l'amour.Siiene suis pas ravi, je vous retournerai votre envoi dans les 10 jours sans rien vous devoir.Autrement, je pourrai conserver gratuitement le premier volume en cadeau de bienvenue et je réglerai seulement le second au prix spécial réservé aux amis du Cercle du Bibliophile, soil SX.98 (+S1.30 dé frais d'envoi).l'ous pourrez alors me faire parvenir les livres suivants de < elle < otlectu m passu>nnante.à rai ion d'un envoi de deux volumes tous les deux mon environ.Je pourrai les t tniwrver au prix avantageux réservé aux amis du Cercle du Bibliophile, son ai tuellemeni %H.9S*par volume (+SI .50 de frais aTenvoi).Il est bien entendu qiieje reste libre de faire < esser les envois à tout moment.I>ar simple lettre.Si je vous retourne ce bon dam les 5 jours, vous me ferei parvenir aussi les é reproductions d'estampes japonaises.SIGNATURE OBLIGATOIRE ipiliriài M MHr Mme I Ut WA 4.\u2022 r ' K Paw i ; PR.t.NOM V; 'AÇO.VAISl NOM AIT VILLI PROV COD* POSTAI I 1 1 I I I I 05 24 30 31 i li drort ét revis* m» un* «i foarhan 4ti cwtawtwtt» éc en cadeau En plus, si vous nous retourne/ votre bon dans les 5 jours, nous IfcJ W vous enverrons 6 magnifiques reproductions d'estampes japo-naises.Elles seront à vous gratuitement quelle uuc soit votre décision de garder ou non les volumes de la collection Slaughter."]
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