Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Le Magazine perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (18)

Références

La presse, 1981-02-14, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" EM ma \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 .C\" / , Semaine du 14 février 1981 \u2014Voi?23^o7 * m T I i - V ^ s maléfique à la bouter Page 2 Tous l'épaule à la roue page 6 Une école qui fait son tour du monde le rafle Il y a 60 ans ce mois-ci, au temps de la prohibition, le gouvernement du Québec, au lieu de faire la chasse à la bouteille, a mis la main dessus.a Société des alcools du Québec a 60 ans.Eh oui, cette célèbre et \u2014 ô combien! \u2014 prospère institution remonte à février 1921 lorsque l'Assemblée législative lui prêta vie sous sa première appellation d'origine, soit la Commission des liqueurs du Québec.Au gré des ans et d'une cure de francisation, elle s'appellera Régie des alcools avant de recevoir, en 1971, son appellation actuelle.La S.A.Q.est née dans des circonstances pour le moins singulières.C'est que, voyez-vous, au moment de sa création, toute l'Amérique anglo-saxonne est en guerre: de New York à Vancouver, de Los Angeles à Halifax, en passant par Chicago (légende oblige), les policiers pourchassent inlassablement un hors-la-loi qui leur file constamment entre les doigts pour trouver refuge auprès d'une population complice.Ce hors-la-loi se nomme alcool; cette guerre, c'est la prohibition.C'est dans pareil contexte que le gouvernement libéral d'Alexandre Tasche-reau va décider de faire, lui-même et lui seul, commerce d'un produit maudit, défendu, traqué à des milliers de kilomètres à la ronde.Mais il ne faut pas croire que le Québec n'a pas subi l'influence de ses voisins unanimes dans leur combat.Bien au contraire! Le fort vent prohibitionniste qui soufflait de toutes parts a aussi balayé le Québec.La preuve: début février 1918, le gouvernement de Lomer Gouin, prédécesseur d'Alexandre Taschereau, a pris tout le monde par surprise en adoptant une loi de la prohibition.Ayant de se faire marchand d'alcool, l'État a tenté de nous mettre au régime sec.La Commission des li- queurs est issue d'événements et d'hommes bien déterminés: les événements, ce sont ceux de notre expérience de la prohibition; les hommes, ce sont une poignée d'hommes politiques astucieux et tout pleins de ce courage que les Français appellent culot.En 1918, les mouvements de tempérance peuvent presque crier victoire.Leurs luttes acharnées entreprises dès 1840 ont porté leurs fruits: l'ennemi est coincé, vulnérable, dans ses derniers retranchements.Auparavant, on avait obtenu du gouvernement qu'il instaure un système de permis ou de licences, comme on disait à l'époque, pour réglementer le commerce de l'alcool; malheureusement les autorités n'avaient pas sérieusement veillé à son application (on connaît depuis toujours l'efficacité des tournées d'inspection prévues pour la semaine des quatre jeudis).Par la suite, les partisans de la tempérance conquis par le prohibitionnisme ont fait pression auprès des conseils municipaux pour qu'ils interdisent la vente de l'alcool dans leur territoire.Ce fut un franc succès: au début de 1918, 92% des municipalités avaient frappé d'interdit le commerce de l'alcool.Et voilà que maintenant le gouvernement emboîte le pas et que l'on connaîtra la prohibition totale à compter du 1er mai 1919.L'alcool, cause de tant de naufrages et de noyades contraires à la morale et à la santé de la société, va devoir se résorber.Le temps est à la sécheresse Mais tous ne l'entendent pas ainsi.Chez les débitants, les brasseurs et les distillateurs dont le gagne pain et l'industrie sont en péril, c'est le branle-bas de combat.La résistance s'organise autour de deux argu- Embouteillage et emballage des vins (ci-contre).Laboratoire de contrôle de la qualité (en bas de la page précédente) et façade d'un magasin.ments principaux: la volonté populaire et l'échec (Je la prohibition totale là où elle est en vigueur Dès le départ, on a opté pour une position de compromis: si l'alcool est parfois néfaste (il y a des preuves accablantes!), la bière et le vin ne le sont pas.Le peuple n'acceptera pas qu'on le prive de deux boissons inoffensives qui sont bien près d'être des aliments.Dans la coulisse et sur la place publique, on travaille tant et si bien que le gouvernement Gouin se résout à demander au peuple, par voie de référendum, de trancher l'épineuse question.Le référendum est fixé au 10 avril 1919.Le choix est le suivant: la prohibition totale ou la prohibition mitigée, c'est-à-dire un régime plus souple qui permettra la consommation d'alcools légers dont la bière, le vin et le cidre à faible teneur en alcool, soit moins de 2,52% pour la bière et moins de 6,95% pour les deux autres.A la fin d'une campagne éclair qui verra les (Jeux clans s'opposer surtout par placards et annonces interposés, on en arrive à un résultat on ne peut plus clair avec pas moins de 85% des votants qui se prononcent en faveur de la prohibition mitigée.' est ainsi que, le soir du 30 avril 1919, les quelques clients qui hantent leur établissement favori peuvent se payer un dernier verre, le coup de rétrier, de cette boisson qui, dès le lendemain, devra disparaître pour céder la place aux boissons fortement baptisées qu'on veut lui substituer.L'alcool ne servira plus qu'à des fins religieuses, industrielles et médicales, seules exceptions permises par la loi On trinque PSiTT! TRACES ET PAROLES LA GRANDE RAFLE DE 1921 I Aux Éditions Nouvelle Optique, paraît ces jours-ci un livre de notre consoeur Thérèse Dumesnil, rédactrice en chef adjointe de Perspectives, intitulé l'Écologiste aux pieds nus.Il s'agit d'entretiens avec le grand écologiste Pierre Dansereau, publiés dans la collection Traces et paroles sous la direction de Gilbert Tarrab, qui a signé le premier livre de la collection: le Roc et la Source, entretiens avec lacques Grand'Maison.Paraissent en même temps des entretiens avec Marcel Rioux signés Jules Duchastel.\u2014 C'est M.Tarrab qui vous a demandé d'écrire ce livre sur M.Dansereau?\u2014 M.Tarrab avait l'idée de publier un livre sur M.Dansereau, mais c'est ce dernier qui a suggéré mon nom pour l'écrire.\u2014 Vous le connaissiez donc?\u2014 Je le connais depuis quelques années, mais je connais sa pensée depuis plus longtemps encore.)e fais partie du conseil d'administration du Conseil québécois de l'environnement et, pendant trois ans, nous y avons siégé ensemble.\u2014 C'est dire que l'écologie vous intéresse.\u2014 L'environnement et l'écologie, oui, depuis de nombreuses années.J'ai écrit maints articles sur ces sujets, dans Perspectives notamment.Je me définis d'ailleurs comme écologiste amateur.Je dis bien amateur, par opposition à militante (je n'aime pas ce mot, à cause de sa saveur belliqueuse).\u2014 Comment avez-vous procédé?\u2014 J'ai d'abord hésité à accepter pareil défi.Vous savez que \\' Encyclopedia Britannica considère M.Dansereau comme un pionnier de l'écologie mondiale.C'est donc à la trace de cet homme considérable que je devais aller.Il y avait de quoi avoir un peu peur.Mais comme c'est lui qui m'avait proposée.Mon but étant de lui donner la parole, je me suis d'abord nourrie de sa parole: j'ai relu systématiquement ses ouvrages, de vulgarisation à tout le moins, plus ses nombreux articles publiés ici et là.J'ai essayé de trouver les grands thèmes de sa pensée et de retracer ses engagements.C'est à partir de ces thèmes que j'ai décidé de diviser le livre en six chapitres: biographie (enfance, études); sa pensée sur l'éducation; sur le monde des scientifiques; sur son engagement politique; sur l'écologie proprement dite; sur l'écologie politique.THÉRÈSE DUMESNIL \u2014 Et comment abordiez-vous chaque entretien?\u2014 En partant de ses écrits \u2014 une phrase, un jugement \u2014, sorte de confrontation avec sa pensée des années 60 et même avant, et de là, relance de sa pensée vers l'avenir.\u2014 C'est donc plus que de la simple interview.\u2014 Comme j'ai des opinions sur l'environnement et l'écologie, je n'étais pas nécessairement d'accord sur tout ce qu'il disait.Alors j'ai poussé la discussion.C'est devenu une sorte de confrontation, de dialogue.C'est dire que je me suis impliquée.\u2014 Ensuite il a fallu ordonner tout cela.\u2014 Le livre étant divisé en six tranches, nous avons eu six entretiens de trois heures.Dix-huit heures d'enregistrement.Il a fallu faire des choix.Un premier, de contenu d'abord, soumis à M.Dansereau, qui a émondé un peu.Puis j'ai fait une première rédaction en essayant de conserver le style entretien plutôt que le style exposé magistral.J'ai remis le tout à M.Dansereau, qui a apporté quelques précisions.Ce fut ensuite la dernière rédaction, sur laquelle éditeur et interviewé sont tombés d'accord.\u2014 Et vous?\u2014 Un auteur n'est jamais satisfait, mais il faut bien un jour remettre son travail.\u2014 Est-ce un livre d'accès facile?\u2014 Oui, c'est un livre pour le grand public.Il ne s'agit donc pas d'un livre scientifique au sens strict du terme: il s'agissait pour moi de présenter l'homme et son oeuvre.Je l'ai fait avec d'autant plus de satisfaction que le sujet m'intéressait et que de plus j'ai beaucoup d'affinités avec M.Dansereau.Est-ce parce que nous sommes nés tous les deux un 5 octobre (à une génération d'intervalle, à peu près) ?\u2014 C'est votre premier livre?\u2014 Oui, même si je considère que ce n'est pas un «vrai» livre, c'est-à-dire un livre qu'on écrit tout seul.Un vrai livre, j'en ferai quand j'aurai le temps.JEAN BOUTHILLETTE une dernière fois au bon vieux temps de l'abondance et des joyeuses libations sans frein: «A la bonne vôtre!» 1er mai 1919.La prohibition mitigée entre en vigueur.Passent les jours, les semaines, et puis les mois.Le commerce de l'alcool a bel et bien pris fin.Outre les quelques distributeurs à qui l'on permet de desservir ceux qui bénéficient d'une exemption à la loi, il n'y a plus personne qui puisse vendre autre chose que des alcools légers.Mais, comme on pouvait s'y attendre, le trafic, lui, s'installe.Et rapidement.Première étape: l'approvisionnement.Les adeptes de la distillation et leurs installations de fortune se multiplient; l'alambic illicite se répand, comme la fièvre, à la ville et à la campagne.Il existe toujours, par ailleurs, des alambics qui fonctionnent en toute légalité dans des distilleries dont les produits sont destinés à l'exportation: il arrive cependant que des caisses s'égarent en cours de route et ne franchissent pas la moindre frontière.Fuites inévitables à l'enseigne de la discrétion et de profits alléchants.Il ne faut pas oublier non plus les esprits prévoyants qui peuvent puiser à même les réserves accumulées avant le 1er mai fatidique.Deuxième étape: la vente.A cette étape-là, comme à la première, trafiquants et consommateurs ne sont pas à court de stratagèmes.Dans les buvettes reconverties aux alcools de «tempérance», il n'est pas rare que la bière dégage mystérieusement une forte odeur de whisky.Dans les arrière-boutiques et chez des particuliers aventureux naissent des buvettes clandestines au comptoir bien garni.Dans les pharmacies, le nombre de patients porteurs d'ordonnances prescrivant un petit remontant augmente subitement de façon appréciable.e hors-la-loi court toujours et personne n'en est dupe.Surtout pas les policiers auxquels il incombe de faire respecter une mesure que l'on sait impopulaire.Eux aussi opèrent discrètement.Les autorités pourraient, à l'américaine , lâcher les forces de l'ordre contre celles de la dive bouteille, les faire se heurter de plein fouet; elles ne le feront pas.Quelques mois à peine après l'entrée en vigueur de la prohibition, les hommes politiques parlent même ouvertement de fiasco.En novembre 1920, le nouveau Premier ministre Alexandre Taschereau se dit d'avis que, le remède prohibitionniste étant de toute évidence inefficace, il faut lui en substituer un autre.Les heures de la prohibition québécoise sont comptées; le compte à rebours de la création de la Commission des ligueurs a commencé.Pour mener à bien la réforme, Tas- chereau fera équipe avec le trésorier de la province, Walter Mitchell, celui-là même qui a parrainé la Loi de la prohibition.Ce qu'ils cherchent, c'est un moyen efficace de contrôler véritablement le commerce de l'alcool.C'est dans cet esprit qu'ils travaillent et échaîaudent leur projet M OUI 9t Parade aux Flambeaux En Faveur de la BIERE ET DU VIN CE SOIR Ralliement à 8 heures Tous sont invites a s'y joindre \u2014 Spatial* ment les ouvriers et les soldttc de retour EN FOULE au MARCHE STJACQUES ET AU coin des rues coin des rues Amherst et Ontario St Denis et Sic Catherine Cette fois-là, le «ouï» l'emporta ! La période de gestation sera de courte durée: le discours du Trône de janvier 1921 renferme des engagements non équivoques sur la nécessité d'une réforme, sans toutefois entrer dans les détails.Début février, les documents sont prêts et le gouvernement divulgue la nouvelle politique qu'il met de l'avant: il va créer un monopole d'État dont relèveront tous les aspects du commerce des boissons alcooliques.Une seule exception à la règle: la bière, qui demeure entre les mains des puissantes et influentes brasseries.L'idée du monopole n'est pas entièrement nouvelle: le système fonctionne en Suède depuis nombre d'années et a même déjà été étudié, en 1912-1913, par une commission d'enquête québécoise.Les déboire^ récents ont contribué à ce que cette idée refasse surface et devienne politique officielle.Les choses ne vont pas traîner.Oh que non! Présentée en Chambre le 9 février, la Loi concernant les liqueurs alcooliques recevra la sanction royale le 25 février, soit deux semaines plus tard.Le débat est animé, les opinions partagées.Les journaux se montrent enthousiastes, sceptiques ou carrément hostiles.Les opposants politiques et ceux dont les intérêts immédiats sont en jeu y vont de leurs objections: «Et la liberté du commerce?» \u2014 «C'est une loi immorale qui ouvre la voie au favoritisme.» \u2014 «Il faut appliquer la loi actuelle avant de l'abroger.» Le gou- vernemcnt reste imperturbable, ne déroge pas à son projet initial, ou alors si peu.A posteriori, il est étonnant de constater que, de tous les aspects qui ont fait l'objet de discussions, on a très peu parlé de l'aspect purement financier.Et pourtant le commerce dont on projette de s'emparer est très lucratif.Mais non, on parle presque exclusivement de moralité publique et de tempérance.Il est vrai que la loi confie à la Commission des liqueurs la tâche de veiller à la mise en place, à l'application d'une réglementation très poussée qui encadre tout le commerce de l'alcool.Mais dans la presse et au cours des débats parlementaires, on passe l'aspect financier presque sous silence.Les moeurs avant les sous! Il est certain cependant que ces messieurs du gouvernement ont bien senti qu'il s'agissait d'une affaire en or pour le trésor public.Que l'on se soit préoccupé d'ordre et de moralité n'empêche pas que l'on ait entrevu les monceaux de dollars que cela allait rapporter.Pendant que les gouvernements prohibitionnistes voisins s'obstinaient à faire la chasse aux bouteilles sans jamais les attraper, nos gouvernants ont astucieusement tendu leur filet et les ont raflées toutes.pour de bon.Ils ont réussi, les premiers en Amérique du Nord, une rafle de grande envergure qui s'avérera très profitable, sans parler de la presque disparition, avec les années, de l'alcool de contrebande ou frelaté, la légendaire robine bon marché mais traîtresse.La Commission des liqueurs va prendre forme dans les faits en mars 1921.Les cinq commissaires récemment nommés vont se mettre à l'oeuvre sans tarder.Ils vont s'employer à trouver des locaux pour leurs entrepôts, un à Montréal et un à Québec, et pour leurs comptoirs.Puis, ils vont créer un fonds de commerce en acquérant vins et spiritueux ici et à l'étranger.Le 1er mai s'ouvrent les premiers comptoirs qui, peu à peu, vont se répandre par toute la province, sauf dans les municipalités qui maintiennent la prohibition locale.Ce phénomène durera encore de nombreuses années, jusque dans les années 50 où il commencera à s'estomper.Chez nos voisins et un peu partout dans le monde, l'entreprise nouvelle suscite un grand intérêt.L'exemple sera même suivi assez rapidement par certaines provinces canadiennes, dont la Colombie-Britannique, autre maillon faible de l'Amérique prohibitionniste, et plus tard (après 1933) par divers Etats américains.Sur le continent, c'est au Québec que s'est accomplie la métamorphose réussie de la bouteille maléfique en bouteille-taxe, ce à quoi peu de gouvernements sauraient rester indifférents JACQUES GAGNÉ CRAVEN -A\" épécia/e douce CRAVEN MA\" la première famille de cigarettes douces Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage-éviter d'inhaler Moyenne par cigarette- la vie nous concerne La Société canadienne de la Croix-Rouge OFFRE SPÉCIALE Paquetde100 différents timbres du monde entier pour seulement 0.25$ CANADA O0ONTOMETRE 2\" » 5\" A celte oltre spéciale, nous aioutons gratuitement une liste de timbres présélectionnés ainsi qu'un odontomètre De plus, nous soumettons A votre approbation une sélection de timbres-poste authentiques.RÈG.100 TIMBRES OU CANADA (1 paquet) 1.00$ 100 TIMBRES DES ETATS UNIS (1 paquet) 100$ SPECIAL: les 3 paquets pour 1 50$ CENTRE PHILATÉLIOUE DE QUÉBEC INC 298.DE LA COURONNE QUEBEC.OUE.G1K6E3 TEL.: 529 4412 L'ATELIER DE L'ÎLE, A VAL DAVID Le graveur Adriano Lambe (ci-contre) et locelyne Bélanger, aquafortiste et coordonna trice de l'Atelier.\u2022\u2022y f 7 \u2022> 0/ c 1> 3 û ¦o 3 0 I C il 0 al-David.La route 117.f Clic, clic, clic.clac! Le petit voyant vert triangulaire du clignotant de ma Volvo vient de se ramener automatiquement.Les pneus crissent maintenant sur la neige d'un petit chemin de traverse.«L'Atelier de l'île, tu ne peux pas le manquer.C'est à l'arrière d'une maison au toit bleu», m'avait dit Michel-T.Tremblay.T pour le distinguer peut-être de l'autre.L'Atelier de l'île, qu'il a fondé en 1974, est devant moi.Un chien blanc, imposant, est enchaîné.C'est froid.Une odeur de résineux flotte dans l'air.Un petit pont.Le murmure des chutes.Sous le givre des fenêtres, on retrouve la roue de la grande presse.Ici, à l'Atelier de l'île de Val-David, au nord de Montréal, des artistes s'adonnent au beau métier de l'estampe sous presque toutes ses formes: eau-forte, relief et bois gravé, lithographie.On savait qu'à Val-David, autour de la Butte-à-Mathieu d'abord, puis ensuite avec les Créateurs associés, les métiers d'art s'épanouissaient.Les céramistes façonnent l'argile, les orfèvres sertissent ou polissent, les ébénistes chantournent, les tisserands filent, dévident et teignent.On savait que Val-David était devenu une sorte de port culturel.Artisans et artistes qui ont fui la ville ont trouvé ici une population accueillante, de grands espaces et surtout le temps de vivre et de faire.Savait-on cependant que ce vent champêtre de création avait atteint les graveurs?Comme quoi, l'air frais fait école! Sur les bords de la rivière du Nord, à l'Atelier de l'île, on dessine et l'on encre sur des pierres calcaires, on taille dans le bois dur, on incise et creuse les plaques de cuivre qui seront soumises à la morsure de l'acide ou à l'émulsion de la photogravure.Ils sont une vingtaine d'artistes, membres de ce centre de production.Parmi eux: Marcel Carrier, René Derouin, Gilles Boisvert, Roland Pichet, Francine Beauvais, le peintre Guy Montpetit, le sculpteur Pierre Leblanc, le céramiste Claude Ver-mette, le cinéaste Jacques Giral-deau, locelyne Benoît.Tous ont la clef.En échange d'un abonnement mensuel, ils peuvent venir travailler ici vingt-quatre heures sur viingt-quatre.Le résultat: des «images-tirages» délicates et raffinées.Des images comme les délicieux délires végétaux de Jocclyne Bélanger et les planches où sont inscrits les paysages «autres» de Michel-T.Tremblay.Ces derniers respectivement coordonnateur et animateur de ce lieu autogéré qui permet bien des regroupements féconds.Mes hôtes.Les pionniers de l'atelier.Clic.Le magnétophone se met en marche.Nous buvons du thé.L'artiste Gilles Boisvert entre.Il a quitté»» Ne laissez pas votre argent s'envoler en fumée! Un moteur mal réglé peut brûler beaucoup de carburant inutilement et, de nos jours, l'essence est trop précieuse pour qu'on la gaspille.Vous avez donc tout intérêt à conserver votre voiture en bon état le plus longtemps possible.Et dans ce domaine, le détaillant Texaco s'y connaît.Il est en mesure de vous offrir des programmes d'entretien peu coûteux et très efficaces qui prolongeront le rendement de votre voiture et vous feront économiser, à la longue, argent et énergie.Par exemple, le programme \"Vidange d'huile et changement de filtre'' comprend aussi une inspection générale en 12 points qui va du radiateur au différentiel en passant par la transmission, la servo-direction et le cylindre principal de frein.Vous pouvez aussi faire effectuer la mise au point de votre voiture grâce au programme \"Vérification en 15 points\" où notre spécialiste vérifie le moteur, le système d'allumage, l'alimentation électrique du moteur, la soupape VFC, le carburateur, etc.Ces deux programmes vous permettront sûrement d'économiser de l'essence et peut-être même de prévenir un problème coûteux.Surveillez donc les offres spéciales affichées au cours de l'année dans nos stations-service et vous verrez que.NOUS Y GAGNONS TOUS A MIEUX UTILISER L'ÉNERGIE.ITEXACO GRAVURE A L'AIR PUR il y a déjà près de trois ans son grand atelier du boulevard Saint-Laurent à Montréal pour les sapins de Val-Mo-rin.«Cela fait tout un changement», commente-t-il.Gilles Boisvert a travaillé aux plans du nouvel agrandissement de l'atelier.On le voit ici, l'entraide n'est pas un vain mot.Chacun fait sa part.Il y aura bientôt beaucoup plus de place pour la lithographie puisqu'une salle vient d'être aménagée à cette fin et sera inaugurée officiellement le samedi 21 février, de 2 à 7, et le dimanche 22, de 1 à 5.Invitation à tous de visiter en même temps l'atelier et la petite salle d'exposition où se tiendra une expo-vente des oeuvres des membres, à prix spécial.Première question.Ce n'est pas la première fois qu'ils l'entendent.Où est l'île ?«Tu es passé sur un premier pont sans le voir», s'exclame locelyne.- «Avec la fonte des neiges, la rivière grossit et là, tu vojs que c'est une île», ajoute Michel.île ou presqu'île, qu'importe, l'atelier, lui, c'était au départ la maison de Michel-T.Tremblay.Ce dernier, de retour en 1974 de Paris où il a pu perfectionner son art à l'atelier prestigieux de William Hayter, atterrissait à Val-David.«Tout cela a donc commencé dans ma maison.)e travaillais l'eau-forte et je donnais des cours sur cette technique, se souvient-il.Des artistes comme jocelyne et Indira Nair sont venus travailler avec moi.À ce noyau initial d'autres se sont ajoutés.Nous avons donc bâti l'atelier où nous sommes présentement, à l'arrière de ma maison au toit bleu.Un atelier actuellement agrandi à nouveau.C'a été une progression naturelle.» D'une affaire personnelle, l'atelier devient une corporation sans but lucratif en 1978.C'est une corporation gérée en un conseil d'administration par ses membres, habitant la région.En 1978, l'atelier reçoit des subventions de fonctionnement du ministère des Affaires culturelles, subventions auxquelles s'ajoutent celles versées cette année par le Conseil des arts du Canada, qui subventionne sept ateliers de gravure au Canada Les subventions, avec la contribution des membres, couvrent les frais de l'atelier qui se définit avant tout comme un ensemble de services favorisant à chacun la re- cherche et l'expérimentation graphiques, puisque beaucoup n'étaient pas graveurs au départ, et aux es-tampiers l'exercice de leur métier.L'Atelier de l'île, c'est donc presque tous les matériaux de base fournis, une banque d'information sur la gravure et sur les tirages de l'atelier, sur les points de diffusion de l'estampe.C'est un service d'approvisionnement de matériel.Ce sont aussi des stages d'initiation à l'eau-forte et à la lithographie, stages intensifs durant l'été ou échelonnés sur de plus longues périodes.L'Atelier de l'île, ce sont aussi des stages spécialisés donnés à l'atelier pour des professionnels par des graveurs membres ou par des artistes invités.Des stages spécialisés qui font souvent autorité comme en témoigne l'engouement de tout le monde de la gravure québécoise lors de la venue à Val-David l'an dernier de maîtres et de techniciens hors pair, à l'occasion de la Semaine de la gravure.Adriano Lambe, graveur d'origine argentine, y fit renaître la technique méticuleuse et oubliée du burin, chère notamment au grand Durer, pour le bénéfice de dix-neuf estam-piers présents, lesquels furent quelquefois cueillis à l'arrêt d'autobus par Michel-T.Tremblay et locelyne Bélanger.On en profita pour convier des groupes d'écoliers à visiter l'atelier.Peu de temps après, le graveur japonais Toru Iwaya y donnait une démonstration de cette technique aussi rare qu'exigeante qu'est la manière noire.Comme le nom l'indique, la technique rend possibles d'étonnants clairs-obscurs.Côté technique, l'Atelier de l'île se défend en diable.L'accent y est en Cilles Boisvert à la presse lithographique (ci-contre); Toru l wj y «i, spécialiste de la «manière noire», et louis Pelletier.-Si ce moment sur la lithographie.C'est ainsi qu'on vient d'acheter, pour les nouveaux aménagements, nombre d'équipements.Une presse à lithographie est installée dans une salle réservée à cet effet.Des pierres sont en place.Cela ne doit pas nous faire oublier l'eau-forte qui est un peu le «bébé» de l'atelier, du moins la première technique que l'on y a pratiquée.En eau-forte, on le sait, la plaque de zinc ou de cuivre qui servira à l'impression des estampes est creusée à l'aide de divers acides et encrée à l'intaglio.On y applique aussi la méthode d'encrage au rouleau développée à Paris à l'atelier d'Hayter et rapportée à Val-David par Michel-T.Tremblay.Les membres \u2014 ou compagnons selon la tradition ancienne du métier \u2014 vous expliqueront que le relief est aussi à l'honneur.Sur la majestueuse presse à bras dont la grande roue est devenue le symbole graphique de l'Atelier de l'île, René Derouin a complété l'édition, remarquable, de sa Suite nordique sur bois gravé.C'est une ode aux grands espaces dont le souffle n'a rien à envier aux vents du nord ! Cette Suite nordique, triptyque de grand format, a été choisie parmi 4 200 gravures au récent «World Print Three», compétition internationale de très grande envergure, et fera partie d'un portfolio ultra-sélectif diffusé dans les principaux musées d'Amérique, d'Europe et du Japon.René Derouin, le compagnon, de même que Claude Vermette, de Sainte-Adèle, Roland Pichet, de Saint-Sauveur, et la grande majorité des autres artistes de l'Atelier de l'île habitent tout près.L'atelier, ils l'ont à portée de la main.Ensemble, ils ont mis leurs ressources en commun.«L'atelier, ce n'est toutefois pas une imagerie ou un style que l'on partage», prévient Gilles Boisvert dont la thématique sociale de ses images n'a rien d'apparent avec le lyrisme de Michel-T.Tremblay.Du reste, on vient de partout pour y travailler.C'est ici nue l'Américaine Bonnie Baxter a choisi d'oeuvrer.C'est ici qu'il y a deux ans une Australienne est venue travailler neuf mois afin de mieux connaître la technique des rouleaux telle qu'enseignée par Tremblay.Dix membres de l'atelier viennent de créer des gravures originales pour illustrer le disque de Dominique Tremblay, la Scouine.Depuis trois ans, dans le cadre du marché des métiers d'art de Val-David, l'atelier a animé des journées «gravure».«Nous multiplions les contacts», d'expliquer locelyne Bélanger, qui est aussi présidente du regroupement des Créateurs associés de Val-David.Une cinquantaine d'artistes, d'artisans, de musiciens, de poètes qui misent sur l'union des efforts.Calculé au prorata de la population pour ce village de 2 500 habitants, c'est l'équivalent de 50 000 créateurs habitant Montréal.«Village culturel», Val-David est aussi une des toiles de fond du film la Toile d'araignée tourné par le cinéaste imagier \u2014 compagnon de l'atelier \u2014 Jacques Giraldeau.Il y décrit un milieu favorisé et protégé, nid douillet pour les créateurs.Un environnement qui donne à tous ces individualistes le goût de faire, sans trop de dissensions.Un microcosme.À Val-David, artistes, artisans, joailliers se voient, s'engueulent, se critiquent, s'échangent des tuyaux, blaguent.Ce sont cette interdisciplinarité et cette stimulation que l'on retrouve à l'Atelier de l'île, ouvert à tous les professionnels de l'image.\u2014 Moi, et ce n'est peut-être pas ton cas, de lancer Michel-T.Tremblay à Gilles Boisvert, le fait de vivre à la campagne m'influence beaucoup.Quand je dis que cela m'influence, je ne veux pas dire que parce que je vis à la campagne je fais des paysages; mais il est certain que la nature et le milieu te travaillent à la longue.\u2014 Cela joue peut-être sur l'état d'esprit mais pas forcément sur l'image, de conclure Gilles Boisvert qui habite Val-Morin depuis presque trois ans.Une chose est certaine: ici, je ne me sens pas isolé.Et Montréal est proche.La conversation se poursuit.Et clac.le magnétophone qui tournait \u2014 on l'avait oublié \u2014 s'arrête.Blagues, discussions, encore du thé.Salutations.La Volvo.Le petit pont.La petite route.Le clignotant.La route 117 et l'autoroute.Les péages.Cette fois-ci en revenant, le petit pont, je ne l'ai pas manqué.À l'Atelier de l'île de Val-David, les estam-piers sont pourtant loin d'être des insulaires! RENÉ VIAU LA PLUS GRANDE EXPOSITION JAMAIS ORGANISÉE AU CANADA Pèlerinage Van Gogh-Gauguin à Toronto «V I deviendra fou ou laissera les impression-¦ nistes loin derrière lui», dira en 1886 le ¦ peintre Pissaro, à qui rhéo Van Gogh pré-JL sente son frère Vincent, qui vient d'arriver à Paris.Pissaro ne pouvait mieux pressentir.Van Gogh se suicide à Auvers en 1890.Ivre de lumière, il laisse une peinture tourmentée, aux couleurs de rage.Jusqu'au 22 mars, l'Art Gallery of Ontario de Toronto présente une exposition intitulée «Vincent Van Gogh et la naissance du cloisonnisme ».C'est tout un événement, par son envergure et la façon dont les lendemains de l'impressionnisme y sont traités et surtout par la valeur artistique des oeuvres inédites qui y sont présentées.Valeur monétaire, aussi : plus de 250 LES IRIS (1890) Vincent Van Gogh.Huile sur toile, 92 x 73,5 cm.Rijksmuseum, Amsterdam (ci-dessus).AUGUSTINE SEGARORI AU CAFE LE TAMBOURIN (1888).Vincent Van Gogh.Huile sur toile, 55,5 x 46,5 cm.Rijksmuseum, Amsterdam (en haut).MISERES HUMAINES (1889).Paul Gauguin.Huile sur toile, 73,5 x 92,5 cm.Prêt d'Ordrupgaaro Samlingen, Copenhague. avec autant de goût c'est étonnant.- millions de dollars.On n'avait jamais rien vu de pareil.C'est, en fait, la plus grande exposition jamais organisée au Canada.Pour la voir, il faut faire la queue aux portes du musée après s'être procuré à l'avance des billets qui indiquent une date et une heure précises.Comme à New York lors de la grande rétrospective Picasso! La moitié des tableaux \u2014 il y en a 145 en tout \u2014 sont signés Gauguin ou Van Gogh.Il en a coûté, en assurance seulement, 650 (XX) $ pour les faire venir.Dans les couloirs de l'Art Gallery of Ontario on se frotte déjà les mains de satisfaction.L'exposition dont le coût total approche le million et demi de dollars, rapportera plus en retombées économiques indirectes à la ville de Toronto que celle des trésors de Toutankha-mon.Présentées à ce même musée, les somptuosités funéraires du jeune pharaon ont attiré dans la Ville Reine 780 187 visiteurs, générant des retombées de 26 millions de dollars Avant d'être peintre, ce Néerlandais visionnaire qu'était Van Gogh fut tour à tour marchand de tableaux, professeur, libraire, étudiant en théologie, évangéliste.A Paris, à l'académie Cormon, il rencontre Paul Gauguin.Une singulière amitié liera les deux hommes qui n'avaient en commun que la force de leurs convictions esthétiques.Autour de ce noyau, avec Emile Bernard, Toulouse-Lautrec, Louis Anquetin, tous rencontrés à l'académie Cormon, dans les cafés de Montmartre, à Pont-Aven (en Bretagne) ensuite à Arles au coeur de la Provence, à Anvers et même en Martinique, une même ferveur s'instaure.On veut aller plus loin.Dépasser l'impressionnisme.Van Gogh, Gauguin mort dans la misère aux îles Marquises, Toulouse-Lautrec miné par l'absinthe connurent ries destins tragiques.Ils choquèrent le bourgeois.«Je suis deux choses qui ne peuvent être ridicules, écrivait de lui-même Gauguin, peintre incompris: un enfant et un sauvage.» Avec d'autres artistes moins connus: Anquetin, Paul Sérusier, Jacob Meyer (Je haan.Maurice Denis et Charles Laval, ils auront recours dans leur art à des motifs simplifiés dont les contours précis sont au service de couleurs exacerbées.«Vous voyez cette ombre bleue.Eh bien, n'ayez pas peur de mettre sur votre toile le bleu le plus pur qui soit pour la reproduire », conseillait Gauguin à Sérusier.Avec ces peintres, l'art va devenir de plus en plus abstrait.« Ce groupe, en fait celui de Pont-Aven, préfigure l'art du XX'* siècle On ne se contente plus d'observer et de transcrire la nature, comme l'ont fait les impressionnistes.L'art devient avec eux l'expression d'une vision intérieure », nous explique Pierre» Oesjar-dins, professeur d'histoire (Je l'art à l'université (Je Montréal ?AVIS Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage \u2014 éviter d'inhaler Moyenne par cigarette \u2014Formats King Size & régulier: \"goudron\" 7mg.nicotine .7mg.partout dans le monde Aidez à défendre les droits humains \"Devenez membre d'Amnistie Internationale\" Amnistie Internationale 1800 ouest, boul.Dorchester #401 Montréal, Québec H3H 2H2 Tél.: (514) 931-5897 11 VAN GOGH-GAUGUIN Fortement appuyé par une longue tradition de mécénat surtout privé, ce musée bien nanti qu'est l'Art Gallery of Ontario (dont le budget approche celui du musée d'Art moderne de New York) ne fait rien à la légère.On sait y « mousser» une exposition.Et pas n'importe laquelle.Le grand peintre anglais Turner, l'automne dernier, y faisait courir les foules.Van Gogh nous est présenté sous un jour nouveau : celui de pionnier du « cloisonnisme ».Cette manière picturale inspirée par la technique (Ju «cloisonné» en céramique allait (Jonner aux oeuvres ici présentes une grande force d'évocation de même que l'influence, sur ces artistes partageant le même credo, de l'art primitif et japonais Cette approche, développée par les longues recherches du conservateur de l'exposition, Mme Bogomila Welsh, a valu à cette dernière une notoriété mondiale.C'est donc sans la moindre réserve que les musées les plus renommés et les plus prestigieux collectionneurs à travers le monde ont offert les toiles.Ainsi, le Musée Mbright-Knox, rie Buffalo, a dû s'in- AU CIRQUE FERNADON, L'ECUYERE.Toulouse-Lautrec.Huile sur toile, 98 x 67 cm.Art Institute of Chicago (ci-dessus).BATEAUX SUR LA PLACE DE SAINTES-MARIES-DE-LA-MER (1888).Vincent Van Gogh.Huile sur toile, 64,5 x 81 cm (en haut).cliner.laissant partir son fameux Christ jaune (1889) de Gauguin qu'on s'était pourtant bien promis de ne pas prêter avant la grande rétrospective du centenaire de la mort de l'artiste prévue en 2003.Le Rijk-museum Van Gogh d'Amsterdam, où sera montrée l'exposition après Toronto, a, à lui seul, prêté 37 toiles, les plus beaux et les plus célèbres Van Gogh de sa collection la plus considérable au monde de cet artiste.L'occasion est donc providentielle et risque de ne plus jamais se reproduire.C'est avec un oeil où se mêlent admiration et envie que les amateurs montréalais feront le «pèlerinage» à Toronto Déjà, à l'Art Gallery of Ontario, on prépare une présentation sur «Gauguin sculpteur».A quand notre tour ?RENÉ VIAU EEtE-MÊLE I J HENRIETTE MAJOR_ Le temps du carnaval D'après la tradition, le carnaval dure depuis l'Epiphanie jusqu'au mercredi des cendres.Les trois derniers jours sont appelés «jours gras».Dans les villes au climat doux comme La Nouvelle-Orléans, Rio de Janeiro ou Nice, le carnaval évoque des costumes colorés, des danses dans les rues, des batailles de fleurs.Dans notre belle et froide province, le carnaval se déroule dans le froid et on fait ce qu'on peut pour se ré- chauffer.Les trois derniers jours où l'on faisait bombance avaient reçu des surnoms bien terre à terre chez les Nantais.Le dimanche gras s'appelait la Saint-Goulard, le lundi gras le Saint-Pansard, et le mardi gras la Saint-Dégobillard.Une des raisons pour lesquelles on s'empiffrait autrefois pendant le carnaval, c'est qu'en raison des restrictions très sévères imposées durant le Carême il fallait finir les restes qui ne se seraient pas conservés: viande, beurre, oeufs, où consommation abondante de nourritures riches et grasses.Trop, c'est trop ! Le conseil d'administration de la Société des alcools du Québec a mis sur pied un comité de lutte contre l'abus de l'alcool.Ce comité a entrepris de contacter d'autres organismes déjà impliqués dans la lutte contre l'abus de l'alcool et a aussi demandé aux syndicats de participer à l'élaboration d'un programme.Le Syndicat du personnel technique et professionnel a été le premier à répondre à cette invitation en présentant, en octobre, un mémoire sur l'abus de l'alcool, ses causes et ses traitements, et qui soumet des recommandations à la Société des alcools.Parmi ces recommandations, mentionnons la mise sur pied de campagnes d'information, de programmes de recherches et de programmes d'aide directe aux employés aux prises avec un problème d'alcoolisme.(L'Équipe).Chauffolie.Chauffolie.C'est le titre du jeu créé par la petite, mais dynamique maison d'édition du Service d'aide au consommateur de Shawinigan.Chauffolie est un jeu éducatif par lequel il est simple d'apprendre à rentalibiser votre système de chauffage par un bon entretien, une isolation suffisante et de bonnes habitudes de consommation d'énergie.Sa simplicité et ses illustrations humoristiques sauront intéresser enfants et adultes.Pour vous le procurer, faites parvenir 2$,taxe incluse,plus 25« de frais de poste aux éditions du S.A.C., 511, 5e rue, local 101, Shawinigan, Que.G9N 1E7.La Saint-Valentin La Saint-Valentin est célébrée à la mi-février.Or à cette même date, on célébrait dans la Rome ancienne les lupercales, en l'honneur des dieux Pan et Junon.Lors de ces fêtes, les filles écrivaient leur nom sur des tablettes d'argile, et les déposaient dans une jarre.Les garçons venaient piger un nom et la jeune fille dont le nom avait été tiré devenait la partenaire du garçon pendant toute une année.Cette coutume a en quelque sorte été reprise par l'Église qui a choisi la Saint-Valentin comme fête des amoureux.Le coton magnifié_ Un nom à retenir: Nicole Gagné.Cette jeune artisane vient de rentrer au Québec après un séjour de quatre ans à Paris où elle a étudié l'art de la tapisserie à l'atelier de Pierre Daquin.Elle produit de très belles tapisseries monochromes, en fil de coton blanc, véritables «soft sculptures».Elle a exposé à Paris à l'église Saint-Germain-des-Prés ainsi qu'aux services culturels de la délégation du Québec.De retour au Québec, elle se prépare à deux événements de portée internationale: une exposition solo au Château-Musée de Dieppe, du 4 avril au 8 juin, et la Biennale de tapisserie de Lausanne, du 20 juin au 4 octobre.A quand une exposition Nicole Gagné au Québec?Les handicapés chez eux L'équipe du Projet d'intervention à la maison sera hébergée cette année par le Centre de formation pour personnes handicapées de Montréal, organisme relevant à la fois de la CE.CM.et du ministère de l'Éducation. Le Projet s'adresse aux parents ayant un jeune enfant handicapé de moins de cinq ans.Son but : leur apporter une assistance à domicile afin qu'ils acquièrent de nouvelles compétences dans leur rôle d'éducateurs d'enfants handicapés.Cette année, 60 familles bénéficieront des interventions d'une trentaine d'étudiants de troisième année de l'Uqam, provenant des modules suivants : enseignement à l'enfance inadaptée, enseignement au préscolaire-primaire (formation initiale et perfectionnement), et, pour la première fois, psychologie.Selon M.Bouchard, l'intégration d'étudiants de disciplines autres que celles rattachées à la formation des maîtres est de toute première importance.(L'Uqam).Allegro!_ Le radiothon est une forme contemporaine de porte à porte utilisée aux fins de recueillir des fonds pour toutes sortes de bonnes causes.La plupart du temps, c'est la douleur qu'on cherche à soulager avec l'argent reçu.Mais pourquoi l'équilibre et la beauté ne feraient-ils pas aussi appel à la générosité?C'est sans doute ce que s'est dit le comité féminin de l'Orchestre symphonique de Montréal en préparant les 32 heures d'antenne au cours desquelles on frappera harmonieusement à l'oreille des auditeurs de CFQR (mf 92,5), du samedi 14 février à midi au dimanche 15 à 20 heures.L'événement lance la campagne de souscription 1981 de l'O.S.M,, dont l'objectif est d'un million de dollars.On s'attend à ce que les propos des nombreux invités, l'envoûtement de la musique diffusée et le tirage de plusieurs prix, dont un voyage pour deux personnes à Vancouver, amène les auditeurs à souscrire quelque 50000$.A la Saint-Valentin, on a le coeur large, n'est-ce pas?Le numéro: (514) 273-6311.On cherche un emblème La Ligue de sécurité du Québec invite les étudiants des écoles secondaires à imaginer un emblème qui deviendra le symbole officiel de sécurité du transport d'écoliers au Québec.Ce concours prendra fin le 16 mars 1901.Les principaux finalistes de chaque catégorie pourront se partager les prix en argent suivants, dons de la société BP Canada, 1er prix: 2r)0$;2e prix: 100$; 3e, 4e, 5e, 6e, 7e prix : 50$ (chacun) La Ligue de sécurité du Québec a fait parvenir à tous les directeurs d'écoles secondaires du Québec des affiches invitant les étudiants à participer massivement à ces concours.Le jury sera composé de représen- tants des 15 organismes membres du Comité d'organisation de la campagne «Sécurité de l'écolier.Prio- rité ».Relais-femmes_' Depuis longtemps les femmes oeuvrant dans divers organismes éprouvaient des difficultés à trouver une documentation pertinente, bien collée à leurs préoccupations et à leurs activités.Elles savaient que ces informations existent dans la région de Montréal, mais de façon dispersée.Après deux ans d'efforts soutenus, un centre de recherche, d'information et de documentation vient d'être mis sur pied.Il porte le nom de Relais-femmes, et il met à contribution l'université du Québec à Montréal, l'université de Montréal et le Conseil du statut de la femme.Sa coordonnatrice permanente est |o-hanne Deschamps, militante syndi- cale qui a déjà été présidente du comité de la condition féminine de la F.T.Q.Relais-femmes tentera de canaliser toutes les recherches existantes ou en voie de réalisation en milieu universitaire ou ailleurs, dans le but de les diffuser et de les mettre à la disposition des groupes de femmes.Dans d'autres cas.Relais-femmes suscitera lui-même des recherches.Relais-femmes.1255, place Philippe, Bureau 701, Montréal, H3B 3G1.Les nouvelles sont bonnes: le Canada a du gaz naturel à profusion.Les importantes réserves dont nous disposons répondent tant à nos besoins intérieurs actuels d'un bout à l'autre du pays qu'à l'exportation Au Canada, cette forme d énergie par excellence suffit à approvisionner les marchés existants Le surplus pourra être exporté vers des marches étrangers.Pour répondre à nos besoins industriels, nous avons du prolonger le réseau du pipeline vers l'est jusqu'à Halifax et vers l'ouest jusqu'à l'Ile de Vancouver En consommant du gaz naturel canadien, nous réduisons noire dépendance vis ô vis du pôtrolebrul importé, dont le prix,est assez oievo Co programme ' s'est avéré le meilleur pour los besoins du Canada Son objectif est de contribuer a minimiser la pônurlc actuelle de pétrole TransCanada Pipelines s'engage à donner, a un plus grand nombre de Canadiens, la possibilité d'avoir accès aux abondantes ressources «m» ( ja/ naturel, propre, efficace et économique LE GAZ NATUREL- ILY EN A PLUS QU'ASSEZ POUR LONGTEMPS.S u TransCanada PipeLines | 'ju %orvK,o dr-% C'jriM'jKjri*.LE GAZ NATUREL CANADIEN-ENERGIE D'AUJOURD'HUI ET DE DEMAIN L'INSTITUT DE TOURISME ET D'HÔTELLERIE DU QUÉBEC Une école qui fait son tour du monde 'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (I.T.H.Q.) Vous remarquez que le tourisme et l'hôtellerie se suivent d'assez près pour être identifiés à des soeurs siamoises.Avec une priorité d'intention, bien sûr, pour le tourisme, ce qui ne frustre en rien l'hôtellerie, loin de là, puisque dans la galère économique le panache de l'un fleurit à la gloire de l'autre.Pourtant avant 1968, on songeait moins, au Gouvernement du Québec, à unir les deux entités.Au niveau de la formation professionnelle, entre autres, il n'existait (depuis 1947) qu'une école de métiers où l'on enseignait la cuisine, la pâtisserie-boulangerie, au même titre que l'horlogerie, la coiffure pour hommes et pour dames, etc.Il a fallu la création de l'Institut (1968) et la mise sur pied d'un niveau collégial d'enseignement, c'est-à-dire d'une formation dans les domaines du tourisme et de la gestion d'hôtellerie, pour que, du coup, on constate en haut lieu le poids des conséquences économiques à l'échelle nationale et internationale.L'I.T.H.Q.relève depuis septembre 1979 du ministère de l'Industrie et du Commerce.Quant au ministère de l'Éducation, il voit à contrôler la qualité de l'enseignement.Si on songe que d'ici un an ou deux l'Institut aura revêtu la toge des académiciens et pourra dispenser baccalauréats, maîtrises et doctorats en hôtellerie et gestion de services alimentaires, on se dit que le p'tit a grandi vite.Il s'agit d'un bond considérable.Surtout quand on sait que l'Institut jouit déjà, à l'heure actuelle, d'une belle renommée hors frontières.Là où la Suisse, grâce à son école de Lausanne, a mis près de cent ans à franchir les limites de son territoire, le Québec en a mis.dix! En fait, sans vouloir se hisser sur des échasses, si on considère l'envergure, le nombre de candidats et la diversification de l'enseignement.l'Institut pourrait bien s'avérer la plus grande école d'hôtellerie au monde, à deux pas du carré Saint-Louis, à Montréal.Pour couronner le sundae (qui aspire déjà au titre de glace impériale), un Centre de consultation et un Centre de recherches existent depuis deux ans à l'I.T.H.Q.dans le but de venir à la rescousse des petites et moyennes entreprises québécoises et de stimuler encore davantage l'économie de la province.«Notre budget est de onze millions et demi de dollars par an, confie M.Antoine Samuelli, directeur général de l'I.T.H.Q.Il est entendu que notre mandat, notre mission ai c c £ r a* o © o X a- primordiale, c'est la formation professionnelle.Mais dans un but économique: l'essor de l'industrie touristique.Au gouvernement, il y a des missions éducatives, des missions sociales et des missions économiques.Nous appartenons aux missions économiques.En ce sens que nous ne pouvons pas rester à la traîne de l'entreprise touristique.Nous devons, au contraire, en être le moteur.D'une part, l'Institut doit fournir un personnel apte à remplir les diverses fonctions exigées par le marché du travail, mais, d'autre part, l'Institut doit aussi prévoir les nouveaux courants touristiques et changer les habitudes dans le but d'améliorer ce domaine.Même au niveau des services connexes à l'enseignement, consultation et recherches (qui a toujours représenté l'âme de l'entreprise privée), il ne faut pas perdre de vue l'objectif économico-touristique.C'est notre rôle.» Si M.Samuelli, grand manitou de l'Institut craquant de diplômes en Droit et Gestion, aborde les problèmes dans leur globalité, il a formé néanmoins depuis dix ans un fameux tandem en compagnie de M.Léonard Gagnon, directeur des services pédagogiques et responsable de tous les programmes de formation qui ont fait la renommée de l'Institut au Québec et à l'étranger.\u2014 Il est certain qu'à la base, dit ce dernier, si on vise un «sprint» économique dans l'industrie touristique, il s'agit de former du personnel compétent en tourisme, en hébergement et en restauration, de façon à pourvoir jusque dans les moindres coutures au perfectionnement du personnel en place, au recyclage de la main-d'oeuvre et à la formation d'une nouvelle génération de spécialistes dont la haute compétence répondra aux critères internationaux les plus exigeants.\u2014 Vos professeurs enseignent la cuisine internationale > \u2014 Une cuisine internationale de haut calibre.Et une cuisine qui se tient à la fine pointe de l'évolution.Chaque année, nous ajustons notre enseignement aux nouveaux courants.Alors qu'en France, par exemple, l'enseignement culinaire n'a pas bougé d'une semelle depuis vingt ans.Je pense qu'au moment de la guerre, l'Europe a perdu plusieurs grands chefs au profit du Québec qui les a accueillis.Nous avons pu ainsi mettre au point une cuisine très diversifiée qui, appuyée par une recherche constante, nous permet d'atteindre des sommets enviables.Par surcroît, nous sommes en train d'élaborer une nouvelle cuisine québécoise basée sur nos recettes traditionnelles en même temps que sur les recettes du monde entier que nous adaptons aux produits québécois.\u2014 L'enseignement est très diversifié à l'Institut ?\u2014 L'Institut fournit toujours les*] 1 *^.suspension avant indépern^ améliorant la stabilité.Quel que son » vous verrez les demi-tonnes Datsun ose plus fort et aller de l'avant! Sportfud \\^ wfm* 5ra Le Datsun ^ moins que 7U10O Une puissante économie oc * '^t^ ^ts offrent 20% plus de couple '*
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.