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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1981-06-22, Collections de BAnQ.

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[" 25 cents MONTRÉAL, LUNDI 22 JUIN 1981, 97e ANNÉE, no 147, 66 PAGES, 4 CAHIERS i \u2022 C'est la seconde fois seulement au cours de ce siècle qu'un parti obtient à lui seul la majorité absolue en France.Le Parti socialiste de François Mitterrand aura 284 sièges, près de 300 si on ajoute ses alliés radicaux de gauche, soit une quarantaine de plus que la majorité absolue, page B 8 DÎS MAINTENANT téL2W81fi 1 VICTOIRE INATTENDUE DE VILLENEUVE AU GRAND PRIX D'ESPAGNE pages 2 et 3 Les Alouettes l'emportent 21-17 contre Ottawa page 5 MUNR0 PUÉ?REVOIR L'AUTO DE QUÉBEC DROITS DE PÊCH DES INDIENS Poursuites possibles contre certains agents de police page A 4 LES CADRES SUPÉRIEURS FRANCOPHONES LE FÉDÉRAL MOINS OUVERT QUE LE SECTEUR PRIVÉ QUINZE MOIS DANSHINE PRISON PÉRUVIENNE Kathleen Guimond, de Chicoutimi, et Lyne Durand, de Québec, sont rentrées hier au pays après avoir passé quinze mois dans la prison péruvienne de Chorrillos.page B 3 LA A « é A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 JUIN 1981 ¦ La révolte du sénat manque de révoltés! OTTAWA (PC) \u2014 La fameuse «révolte du Sénat», qui devait mettre en danger le projet gouvernemental de rapatriement d'une constitution amendée à Londres, n'a finalement pas réussi à apeurer bien des gens.Dans la «déclaration d'indépendance», lue par le sénateur Jean-Paul Deschâtelets, il y avait neuf libéraux, un conservateur, deux indépendants et un créditiste.Ces «B» devaient redonner au Sénat sa vraie vocation, c'est-à-dire celle de s'occuper des intérêts des régions, sans suivre la discipline des partis.On avait parlé d'une «rébellion libérale», issue de réunions secrètes de conspirateurs.Les «insurgés» devaient «traverser le parquet du Sénat» pour siéger comme indépendants.Surpris L'un des plus surpris d'apprendre qu'il était au nombre des «13» fut le sénateur Mark Bonnell, de l'Ile-du-Prince-Ëdouard.11 protesta aussitôt auprès de ses collègues de sa loyauté envers le Parti libéral, soulignant qu'il n'était pas du tout un dissident et qu'il voterait en laveur de la résolution constitutionnelle du gouvernement Trudeau.M.Deschâtelets dut admettre qu'il n'avait jamais parlé de cette affaire à M.Bonnell.Il avait accepté la liste des «13», sans poser de questions, du sénateur libéral Dan Lang et du sénateur indépendant Hartlarid Molson.Il n'avait pas, non plus, parlé au sénateur Ed Lawson, qui déclara qu'il ne faisait pas partie des dissidents.Réunions secrètes Quant à la sénatrice Florence Imman, nommée dans la liste des «13», elle tint à préciser qu'il n'y avait jamais eu de «réunions secrètes».Âgée de 90 ans, Mme Inman informa ses collègues que la seule raison pour laquelle elle voulait changer de siège était parce qu'elle souffrait d'arthrite et quelle éprouvait de la difficulté à se rendre à son siège actuel, situé au milieu des bancs du gouvernement.«J'obéis à ma propre conscience, commenta-t-elle.J'ai toujours été comme cela.Ce n'est pas nouveau pour moi.» Le sénateur Donald Cameron, lui.se proclame un libéral indépendant qui.tout en faisant par-tic» du groupe des «13», n'a pas l'intention de siéger au milieu des dissidents.Philosophe, M.Deschâtelets n'en croit pas moins: «Je pense que le choix que nous avons fait est important.Ce n'est pas facile pour des libéraux qui ont été membres du parti depuis si longtemps de dire un jour «Maintenant, je veux ma liberté».l \u2022 \u2022 \u2022 r « \u2022 \u2022 NOTES POLITIQUES Relations France-Québec: intimité et discrétion \u20224 » > t .Le gouvernement du Parti québécois a l'intention de laisser savoir «délicatement» à la nouvelle administration socialiste française qu'il désire continuer à avoir des relations marquées au coin de la discrétion afin de ne pas indisposer et énerver inutilement le gouvernement canadien.Officiellement, on désire que la France continue à pratiquer une «politique de non-ingérence mais de non-indifférence» comme ce fut le cas lors du septennat du président défait Valéry?Giscard d'Estaing bien que l'oni s'attende à Québec à des relations beaucoup pius «chaleureuses» et à une nouvelle dimension des accords de coopération avec l'administration socialiste.C'est ce que LA PRESSE a appris au moment même où le ministre des Affaires intergouvernementales.Claude Morin, entreprend à compter du 23 juin un voyage officiel de trois jours en France.Ce court périple de M.Morin constituera le premier contact officiel du gouvernement du Québec avec les autorités gouvernementales françaises depuis l'élection du président n ¦ * 4 Anglais 4 semaines intensives 4 heures par jour ou semaines: 2 soirs par semaine 10 GALOIS écofe de langues 1410, rue Stanley (métro Peel) 844-5060 depuis 1965 ^Jj^ socialiste François Mitterrand, et ce à peine deux jours après les résultats du deuxième tour des élections législatives.D'ailleurs, au cours d'une entrevue qu'il a accordée à l'influent quotidien français «Le Monde», le premier ministre René Lévesque a déclaré qu'il avait l'impression que la nouvelle administration française, pour le Québec, cherchait «à maintenir une sorte d'intimité naturelle alors qu'il s'agit davantage d'un respect normal diplomatique, à l'égard, de l'ensemble canadien».Il faisait alors allusion au contenu des messages de remerciements qu'avait fait parvenir M.Mitterrand à lui-même et a Pierre Trudeau après son élection à l'Elysée.Mais il est cependant bien évident que le Québec est mieux placé que jamais pour accélérer les «relations privilégiées» qui existent déjà entre les deux gouvernements, en mettant principalement l'accent sur les dossiers économiques, a déjà indiqué à LA PRESSE, au cours d'une conversation.-le ministre Claude Morin.Un travail de longue haleine Dans les faits, le travail entrepris depuis un peu plus de cinq ans par Claude Morin risque de porter des fruits très valables dans un proche avenir.Ce dernier, depuis qu'il détient ce portefeuille, a mis beaucoup d'énergie à développer des relations personnelles avec des politiciens de tous les partis politiques français.Et il se trouve justement qu'il compte de nombreux amis personnels dans le gouvernement socialiste dirigé par le premier ministre Pierre Mauroy, ce qui sur le plan diplomatique constituera un avantage énorme pour le Québec.Depuis les «retrouvailles» qui remontent au début des années 1960, et à l'exception d'une brève période sous de Gaulle, le Québec n'aura jamais été dans une position aussi favorable pour donner une nouvelle dimension à la coopération bilatérale qui existe déjà dans de nombreux domaines.Sur la scene internationale, le Québec pourra aussi compter sur un allié sûr pour défendre ses intérêts, comme pour assurer la participation du gouvernement québécois au sein des diffé- rents organismes internationaux, notamment en ce qui concerne les pays francophones.Dans l'entrevue qu'il accordait au journal «Le Monde», M.Lévesque a aussi évoqué la possibilité qu'il demande «un coup de main» à M.Mitterrand, si le projet constitutionnel de Trudeau parvenait à passer, et «dans la mesure où la charte des droits affecterait directement la promotion de la langue française».C'est dans ce contexte particulièrement favorable pour le Québec que M.Morin rencontrera cette semaine au moins trois des nouveaux ministres socialistes, en plus d'avoir aussi des pourparlers avec d'autres leaders de différents partis.Pour sa part, le premier Pierre Trudeau rencontrera le président français, jeudi, à l'Elysée, dans le cadre d'une tournée rapide de quelques capitales européennes en vue de préparer le sommet économique international qui aura lieu à Montebello en juillet.Cahier économique sur le Canada L'Agence économique et financière (AGFI) de Paris vient de publier un cahier spécial de 10 pages, grand format, sur le «Canada, puissance énergétique de l'avenir, qui se cherche de nouvelles structures fédérales».Ce grand reportage sur le Canada où l'on retrouve une vingtaine de textes sur les réalités du Canada a été préparé sous la direction du journaliste canadien Léo Ryan, qui a passé un peu plus de quinze ans en France, ce qui lui a permis également de réaliser de nombreux reportages économiques dans différents pays européens, dont les pays de l'Est.L'AGFI, qui publie le quotidien «Le Nouveau Journal» et dont des éditions sont piéparées pour la Suisse et la Belgique, est considérée en France comme le Wall Street Journal de ce pays.Publié depuis 1911, c'est l'un des quotidiens économiques les plus lu par les financiers et les dirigeants du monde des affaires français et il est utilisé chaque jour par 100,000 d'entre eux.Par ailleurs, Léo Ryan prépare un autre cahier économique qui portera cette fois seulement sur le Québec et qui sera publié le printemps prochain par l'Agence économique et financière.LA CAMPAGNE D'ALLAN LAWRENCE POUR OBTENIR LES DOCUMENTS TASCHEREAU Ottawa ci OTTAWA (PC) \u2014 C'est la vieille affaire Igor Gouzen-ko que le député conservateur Allan Lawrence essaie de déter rer, depuis plusieurs mois, en faisant allusions aux Communes à ce qu'il admet lui-même n'être bien souvent que des rumeurs.«Je ne saispas s'il y a des espions, reconnaît-il, mais je serais très surpris s'il n'y en avait pas.» Pour arriver à ses fins, l'ancien solliciteur général du gouvernement de M.Joe Clark a une fois laissé tomber un mot de code: «nailpolish».À une autre occasion, il a parlé de la possibilité d'un réseau d'espionnage au sein de la fonction publique.À un certain moment, il a voulu en savoir plus long sur d'anciens diplomates, qui auraient été en relation avec l'Union soviétique.Les noms de MM.John Wat-kins, ambassadeur canadien en URSS dans les années 50, et Herbert Norman, ancien ambassadeur en Egypte, ont été signalés, mais sans aucune preuve de culpabilité d'espionnage.ire Gouzenko Le but avoué de M.Lawrence est d'obliger le gouvernement fédéral à rendre publics tous les documents de la commission royale d'enquête Taschereau, mise sur pied après la défection du commis soviétique Igor Gouzenko à Ottawa, en 1945.À la suite de cette enquête, 10 personnes ont été condamnées.Mais plusieurs croient, dont M.Lawrence, qu'on n'a pas mis la main sur tous les espions.Pour M.Lawrence, le gouvernement se doit de rendre publics les documents de la commission Taschereau.Le solliciteur général Robert Kaplan ne partage cependant pas cette opinion.Il répond que des innocents ont été impliqués, sans qu'ils en soient même au courant.Ces documents, en fait, auraient dû être rendus publics 30 ans plus tard, comme c'est la loi, mais le gouvernement Trudeau a décidé, il y a deux ans, qu'il fallait une extension de 10 ans.Autres rumeurs La semaine dernière, M.Lawrence a continué sa campagne aux Communes en rapportant la rumeur selon laquelle M.Leslie James Bennett, ancien officier du service de sécurité de la GRC, avait été recommandé comme policier par M.Kim Phil-by, un agent double du service de sécurité britannique qui a passé à l'Union soviétique au cours de la Guerre froide.M.Lawrence a soutenu qu'il appartenait au gouvernement de déterminer si ces rumeurs étaient vraies et de révéler ce qu'il sait à leur sujet.MM.Trudeau et Kapian Qnt mis M.Lawrence au défi jde prouver ce qu'il dit ou, s'il en est incapable, de se taire.La méthode de procéder de M.Lawrence ne fait pas que déplaire au gouvernement.Le députe néo-démocrate Bob Rae, par exemple, s'est dit révolté par ces rumeurs, qui jettent du discrédit sur tous ceux qui ont travaillé pour leur pays à l'étranger.» Serment d'office La semaine dernière, M.Kaplan a essayé une nouvelle manière pour faire taire M.Lawrence: il Ta accusé de violer le serment d'office qu'il a prêté au moment de sa nomination comme solliciteur général, en H)7î).M.Lawrence a nié, mais M.Kaplan a poussé l'attaque en parlant de la disparition mystérieuse de documents secrets.Il a précisé que ces documents avaient été vus pour la dernière fois entre les mains de M.Lawrence.Ebranlé, M.Lawrence a admis qu'il possédait quelques- livres que M.Kaplan désirait et il a promis de les retourner.Pour M.Lawrence, cependant, il ne s'agit que d'une tactique:de diversion de la part du gouvernement, afin de détourner l'attention du vrai problème, qui est celui des espions qui oeuvrent peut-être à l'heure actuelle au sein du gouvernement.Consommation Consumer and et Corporations Canada Corporate Affairs Canada AVIS LOI SUR LES PRODUITS DANGEREUX COMMISSION D'EXAMEN ATTENDU que son Excellence le Gouverneur général en Conseil par le Décret C.P.1980-3502 du 18 décembre 1980, en vertu de l'article 8 de la Loi sur les produits dangereux, a modifié la Partie I de l'Annexe de la Loi en y ajoutant l'article suivant: \"32.Isolant thermique à base d'urée formaldehyde expansé sur place, servant à isoler les bâtiments ATTENDU que ce décret interdit l'annonce, la vente et l'importation d'isolant thermique à base d'urée formaldehyde expansé sur place, servant à isoler les bâtiments.ET ATTENDU que le Décret C.P.1980-3502 a été soumis à une Commission d'examen sur les produits dangereux établie en vertu de l'article 9(2) de la Loi et composée des membres suivants: M© Jacques Lamoureux.président Dr Robert Sutherland Benjamin Lu PRENDRE NOTE que: La Commission fera enquête sur la nature et le caractère du produit auquel ledit Décret s'applique et pour donner à toute personne intéressée par le décret la possibilité de comparaître devant la Commission afin d'y présenter des preuves et d'y formuler des observations.Si vous êtes une personne intéressée par le Décret C.P.1980-3502 et désirez formuler des observations ou présenter des preuves devant la Commission, avis de cette intention doit être donné au président de la Commission d'examen d'ici le 26 juin 1981 à: Jacques Lamoureux Président 276.rue St-Jacques ouest Pièce 727 Montréal (Québec) H2Y 1N3 Une copie d'un tel avis doit également être signifiée d'ici la date susmentionnée à: W.J.Manuel Ministère de la Consommation et des Corporations Direction du contentieux 22© étage.Aire 4 Place du Portage I Hull (Québec) K1A 0C9 et Peter Turner Hackett.Campbell.Turner.Bisionnette & Bouchard.Avocats 314.Main Cowansville (Québec) J2K 1J5 La Commission tiendra une audience le lundi 29 juin 1981.à 10h dans la pièce 304 de l'immeuble Lisgar.au 116.rue lisgar, Ottawa (Ontario).Elle acceptera toutes observations ou preuves écrites du demandeur, le ministère de la Consommation et des Corporations, ou de toute personne Intéressée par le décret et qui a signifié un avis de la manière mentionnée ci-dessus.La Commission tiendra également d'autres audiences qui débuteront à compter du mardi 4 août 1981.à un endroit qui sera annoncé au cours de l'audience du 29 juin prochain, en vue de recueillir les preuves orales et toute preuve écrite supplémentaire de la part des parties susmentionnées.Toutes les parties devront soumettre un résumé de l'exposé et de la preuve qu'elles comptent présenter, en indiquant îa durée approximative de leur preuve orale, à Jacques Lamoureux.président de la Commission d'examen, ainsi qu'à W.J.Manuel et Peter Turner(auxadressesmentionnées).d'ici le lundi 27 juillet 1981.Canada \u2022 's LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: 15 Maximum: 22 Nuageux avec averses, risque d'orages au Québec RÉGIONS Mk La Quotidienne Tirage de samedi 4-7-5 DEMAIN Dégagement partiel Abitibi Outooucris Laureotides Cantons de l'Est Maurici* Québt* Lac-Saint-Jeon Rimouski Gatpétto Bai*\u2014Comtou Sept-llet m«.AUJOURD'HUI 20 Nuag., averses disp.22 Nuageux et averses 20 Nuageux et averses 22 Nuageux et averses 20 Ënnuag.et averses 22 Nuageux et averses 20 Ennuag.et averses 16 Néb.croissante 16 Néb, croissante 16 Néb.croissante 16 Néb.croissante DEMAIN Dég.partiel Dég.partiel Dég.partiel Nuageux et averses Nuageux et averses Nuageux et averses Nuageux et averses Averses Averses Averses Averses ».».au Canada Colomb** Britannique Alberto Averses Part, ^uageux Cepitolet Victoria Kd mon ton Min.10 8 Max.18 18 \tAujourtOnii\tCoptaltt\tMin.\tMax.Saskatchewan\tEnsoleillé\tRegina\t8\t23 Manitoba\tAverses\tWinnipeg\t10\t22 Ontario\tAverses\tToronto\t14\t24 Nou veau-Brun s wick\tNuageux\tFredericton\t14\t26 Nouvelle-Ecosse\tNuageux\tHalifax\t14\t21 llc-du-Prince-Edouard\tNuageux\tCharlottetown\t14\t24 Terre-Neuve\tAverses\tSaint-Jean\t8\t16 I si vous partez s* aux Etats-Unis \t«Ain.\tMax.\t\tMin.\tMax.\t\tMot.\tMax.Boston\t16\t24\tMiami\t26\t31\tPittsburgh\t15\t27 Buffalo\t16\t25\tNew York\t17\t26\tSan Francisco\t15\t31 Chicago\t14»\t26\tNlle-Orléans\t24\t34\tWashington\t24\t31 vers les\tcapitales\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam\t\t15\tHong Kong\t28\t33\tOslo\t7\t14 Athènes\t20\t30\tLe Caire\t20\t37\tParia\t11\t19 Berlin\t11\t26\tLisbonne\t17\t26\tRome\t14\t25 Bruxelles\t15\t20\tLondres\t12\t19\tSéoul\t21\t29 Buenos Aires\t3\t15\tMadrid\t16\t32\tStockholm\t10\t16 Copenhague\t10\t14\tMoscou\t16\t30\tTokyo\t12\t16 ( Irnève\t5\t18\tMexico\t\u2014\t\u2014\tVienne\t7\t15 vers les\tplages\t\t\t\t\t\t\t Acapulco\t25\t33\tBermudes\t22\t30\tSan Juan\t25\t32 Barbarie\t25\t32\tNltNflU\t23\t29\tTrinidad\t24\t* 31 la presse LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la\" Presse Canadienne est autorisée choses à fair .Né le 2i mai 1958, Williams est l'enfant unique d'un couple d'enseignants, aujourd'hui à la retraite, qui vivent au nord-ouest d'Atlanta, dans un quartier noir de la classe moyenne.Williams n'avait que 11 ans quand il a ouvert une station de radio à basses fréquences, le poste WRAJ.Il était apparemment un excellent animateur.En 1979, Williams a abandonné ses études à l'université pas parce qu'il était incapable de les réussir, mais parce que cela l'ennuyait.Il s'est plutôt lancé à son compte dans la couverture des nouvelles.Il se servait d'un appareil radio sophistiqué pour suivre les communications entre policiers et pompiers et se trou vait souvent le premier sur les lieux d'un crime ou d'un accident pour prendre des photos qu'il vendait ensuite au plus offrant.Williams n'avait été arrêté qu'une seule fois il y a cinq ans avant son arrestation d'hier.Il avait alors été accusé de se servir illégalement de phares et d'alarme de police qu'il avait installés sur sa voiture pour se rendre plus rapidement sur les lieux d'accidents.En mai dernier, deux jours avant que l'on ne découvre le cadavre de Cater dans la rivière Chattahoochee, Williams avait été vu sur le pont qui traverse la riviere et emmené par la police m 4 BE \u2022 m K8M8 phoro UPi Williams, qui avait été interrogé trois fois par ies enquêteurs d'Atlanta, a été arrêté au domicile de ses parents hier.au poste local où il fut interrogé, puis relâché.Quelque temps après, soit les 3 et 4 juin, la police locale et la Sûreté fédérale avaient interrogé Williams une nouvelle fois.L'interrogatoire avait duré une douzaine d'heures.Williams avait été ensuite libéré.Sa libération n'avait pas été bien reçue par la police fédérale.Hier, le commissaire Lee Brown a ordonné l'arrestation de Williams, nuis n'a pas voulu dire ce qui avait enl raîné une telle décision prise à la suite d'une rencontre entre le procureur du district et les représentants de l'équipe spéciale de policiers qui enquêtent sur la série de meurtres à Atlanta.Signalons que depuis près d'un mois, le «meurtrier» d'Atlanta n'a pas trappe.li s'a^iî de la plus longue période sans crime depuis le début de la série.RIEN À VOIR AVEC CELUI DE 68 500,000 Montrée renouent avec le dé De retour après 12 ans d'absence, le défilé de la Saint-Jean a fait salle comble hier après-midi à Montréal.Plus d'un demi-million de personnes ont formé une haie d'honneur de cinq milles et demi de longueur des deux côtés de la rue Sherbrooke, entre Atwater et Viau.Quinze chars, une quinzaine de vedettes du spectacle et 3,000 figurants ont paradé devant cette assistance entre I3h et 15h30.Il faisait beau, le monde était de bonne humeur et aucun incident I n'est venu marquer ce défilé, qui contrastait abondamment avec le précédent, celui de 1968, alors que Pierre Trudeau, sur le point de devenir premier ministre du Canada, était demeuré seul sur l'estrade d'honneur, les autres invités ayant fui devant les projectiles de toutes sortes lancés par des manifestants en colère.Hier, pas de Pierre Trudeau.Mais une centaine de manifestants ont tout de même emboîté le pas au défilé, réclamant la libération de Paul Rose.Quelque 130 policiers étaient sur place; ils n'ont pas eu à intervenir.Contraste Si l'humeur de la foule contrastait avec celle de 68, on pouvait en dire autant du défilé lui-même.Les 15 chars avaient tous été conçus par Claude Lafortu-ne, le créateur de «L'évangile en papier», sous le thème «Les forces vives du Québec».Les textes que l'on pouvait lire sur les chars étaient de Gilles Vi-gneault.Ils parlaient de «gens d'aventure», de «gens de mer et de vent et gens de pêcheries», de «dompteurs de rivières», de «gens de voyageries».PIERRE BEUEMARE PAUL ROY Les personnages de Latortune, eux, ressemblaient à ceux de son «Evangile en papier».Mais cette fois-ci, les feuilles en étaient d'aluminium.Et la foule a généralement aimé.On a parlé d'originalité, de talent.mais il se trouvait plusieurs nostalgiques qui avouaient une préférence pour POURQUOI PAYERPtUS CHER?OU MANUFACTURIER AU CONSOMMATEUR RôsidmtUI et commercial REVETEMENT DE MAISON Corniche $57°° du carré 9.2 m Horizontal *6950 du carré 9.2 m Vertical $705° du carré 9.* m Produits de bâtiment Àlcon Porte-patio 4 modèles Jl Aluminium inc 677-3023 521-4745 Nouvelle fenêtre coulissante à triple vitrage les chars d'antan sur lesquels on pouvait voir du vrai inonde.Hier, le vrai monde, les Denise Filiatrault, Yvon Deschamps, Diane Dufresne, Juliette Huot, «Youppi», Jean Béliveau.les musiciens de fanfares et les figurants ont fait le trajet dans des voitures découvertes ou à pied.«J'ai trouvé ça formidable»», de confier une dame dans la cinquantaine.\u2014 «Autant que les anciens défilés?» \u2014 «Ah non.les anciens étaient meilleurs, les chars étaient plus vivants, mais je suis sûre que monsieur La fortune a fait son gros possible.In beau travail.» Quelques-uns ont trouvé que les chars se ressemblaient un peu trop mais, de souligner une philosophe, «c'est probablement moins dispendieux de même, après tout, c'est nous autres qui paye ça».En fait, l'organisation de la parade a coûté $550.000, la Corporation de la Fête nationale déboursant environ $100,000, la balance étant assumée par les 19 commanditaires.Le goût de recommencer Du côté des organisateurs, on jubilait une fois que tout fut terminé.Interrogé à savoir si le défilé allait redevenir une tradition, Jean Fournier.le directeur de cette année, a dit que la réponse ne lui appartenait pas, «mais quand tu remplis la Place des Arts, t'as le goût de recommencer».Denise Maltais, porte parole de la Corporation de la Fête nationale, a pour sa part émis l'opinion qu'avec le succès obtenu cette année, il est fort probable que le défilé soit repris l'an prochain.Mais peut-être avec plus de participation.«C'était difficile de revenir après VI ans d'absence», explique-t-elle.Le dernier char est entre au «terminus»» Viau à 15h:50, presque en temps Les participant s ont été reçus brièvement au centre Pierre-Charbonneau, après quoi 75 autobus les ont conduits chez eux.Ils étaient un tantinet fatigues.Une douzaine d'entre eux ne se sont d'ailleurs pas rendus au bout du trajet.Les chars, eux.sont ailes dormir dans le \\ ieux Port où ils serviront de décor lors du «show» de demain soir.Mous offrons un service de I heure sur développement et impression de vos films photos couleurs.Réimpression de vos négatifs en 20 minutes.Format 110-126-35 mm (C-41) Spécial: Apportez cette annonce, vous recevrez un film gratuit avec chaque 'J?veloppement et impression de tilît-s photos couleurs.OFFRE VALABLE JUSQU'AU 1er JUILLET 61 / Le c! >ix des activités comprises au program nie de la Fête nationale n'a pas toujours suscité l'unanimité, d'autant plus que certaines activités pouvaient être discutables, surtout dans l'esprit de ceux qui ont essuyé un refus pour leur projet.En revanche, il faut reconnaître que dans certains cas, le choix a été des plus heureux parce que l'activité perdure.Un exemple?Le «Rallye historique de Montréal» rédigé en lï)77, perfectionné en 1978, et qui, quatre ans plus tard, s'avère toujours le moyen le plus populaire et le plus instructif de visiter le Vieux-Mont.real.même pour des adultes.C'est avec fierté que les concepteur du «Rallye historique de Montréal» peuvent voir quasi hebdomadairement, à cette période-ci fie Tannée, des milliers ci*1 jeunes en visite historique dans le Vieux-Montréal avec en main: l'outil de travail préparé a !'époque du début de !a démocratisation de la Fête nationale.li faut dire que le document est for! bien conçu.En plus de faciliter la visite touristique, il s'avère un outil pédagogique indiscutable, propre a sensibiliser ies enfants au patrimoine historique de Montreal, et à éveiller leur attention devant les caractéristiques architecturales de l'époque.Ce «rallye 2 d'ailleurs été adapté depuis pour les vieux quartiers de Québec et Trois-Rivieres, et rien n'empêcherait les comités organisateurs régionaux d'en préparer de semblables pour des lieux à propension historique, comme par exemple La Prairie.Saint-Hustache.Longu^uil, Lachine, etc.Je suis convaincu qu'un grand nombre de Québécois apprécierait la possibilité de mieux connaître l'histoire de ces villes au riche pa.-sé.D'ailleurs, un projet similaire a été préparé pour le parc La Fontaine, dont on célèbre aujourd'hui le 80e anniversaire.Ce long préambule m'amène à dire que les meilleurs projets que peut accepter le Comité organisateur de la Fête nationale s'avèrent sans contredit ceux qui durent ou ceux qu'on pourrait adopter dans d'autres coins de la province.Pensons par exemple à cette idée merveilleuse du Groupe d'âge d'or de la Pointe Saint-Charles qui a décidé de faire revivre en l'église Sa;nt-Jean de ce quartier montréalais la cérémonie du mariage telle qu'elle se déroulait en 1921, donc il y a 60 ans.Pour l'occasion, les organisateurs tenteront de décorer l'église de la même façon qu'on la décorait à l'époqae.tout en invitant los participants à la cérémonie a revêtir des costumes d'époque lorsque la chose sera possible, lui plus, pendant la pu ;se chantée suivant la liturgie Quand la Fête' nationale se perpétue de Saint-Jea 1, plusieurs couples qui célèbrent cette année leur soixantième anniversaire de mariage (ou qui sont sur le point de le faire) seront invités à renouveler leur promesse de mariage.Et pour étoffer l'événement, les organisateurs souhaiteraient qu'on communique avec eux afin de leur transmettre les différentes traditions en vigueur au; début des années 20.Pour les participants immédiats, la journée n'en sera que plus chaleureuse, et sans doute inoubliable aussi.Il existe probablement, à la grandeur du Québec, des dizaines de projets, disons «thématiques», qui pourraient être repris dans chacune des grandes régions.On pourrait même les cataloguer, les préciser, afin de faciliter la tâche des organisateurs.Certains diront que ces fêtes stéréotypées et répétées annuellement risqueraient d'être monotones avec le temps et ils auraient raison Mais je ne pense pas que la célébration des traditions vienne nécessairement en opposition avec la spontanéité.Un dosage bien pensé des fêtes traditionnelles et de fêtes de quartier pourrait contribuer à stimuler la participation de certaines couches de Québécois qu'un envol de ballons, un défilé de bicyclettes ou des clowns plus ou moins drôles n'emballent pas nécessairement.Un bijou de «Plume» l m Le dernier numéro de «Plume» (journal interne de Loto-Québec) contient un billet amusant sur les gauchers, et je vous le livre intégralement: «Les gauchers sont, à n'en pas douter, une des minorités les plus malmenées sur cette terre.À tort, car les raisons de se consoler sont nombreuses: quand la NASA se mit à la recherche de candidats de qualité exceptionnelle pour le poste d'astronaute.2ô pour cent des élus étaient gauchers, une proportion supérieure de 250 pour cent à la probabilité statistique! De plus, les gorilles, ces prodigieux animaux, sont en majorité gauchers.Et tout le monde les respecte! «Il faut être soi-même gaucher pour réaliser les sévices que nous imposent nombre d'instruments, parmi lesquels ouvre-boîte, aiguisoirs, caméras, montres, jeux de cartes, tire-bouchons, etc.Chacun sait que.'le mot latin «sinister», devenu «sinistre», signifie «gaucher».Combien de fois un individu «maladroit» est-il qualifié de «gauche»?Pis encore: la tradition de donner les cartes à partir de la gauche au poker a été instituée pour que les durs à cuire puissent conserver leur main de tir (la droite, pour ne pas la nommer) disponible en toute éventualité.Les gauchers otit quand même survécu à cet ostracisme.» Pourquoi vous avoir communique ce billet?Parce que, évidemment, je suis.gaucher! Les foulées québécoises Lachine Le 24 juin On y sera.y serez-vous?, .La course à pied, ^> -rs un sport, y une victoire-, une fête ?MnciuVxx I A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 JUIN) 981 (Selon CP et UPC) \u2014 Le gouvernement d'Ottawa pourrait reprendre les pouvoirs qu'il a délégués en 1923 au Québec en matière de pèches relativement aux droits de la communauté autochtone.En outre, il n'est pas impossible que des accusations soient portées contre des agents de la Sûreté du Québec en rapport avec le second raid survenu samedi matin à la réserve Restigouche.C'est ce qu'a laissé entendre durant le week-end le ministre fédéral des Affaires indiennes.M.John Munro, qui est parti de son domicile de Hamilton avant-hier pour se rendre en toute hâte au coeur même de la réserve .aux prises avec les autorités québécoises.\u2022 C'est d'ailleurs à partir de la réserve que le ministre Munro ; est entré en communication avec le bureau du premier ministre Lévesque où on l'aurait assuré » qu'aucune nouvelle intervention r policière n'était prévue.- Des journalistes lui ont alors rappelé que Québec avait donné une assurancesemblableven-l dredi.«Je ne suis pas inquiet ce .soir, a rétorqué M.Munro.Je devrais peut-être l'être, mais je ne le suis pas.» Il a aussi bavarde longuement avec le chef de bande des 1.400 Micmacs, M.Alphonse Metallic, ainsi qu'avec plusieurs autochtones pour les prier de demeurer calmes en dépit de la tournure dramatique des événements.Des Indiens lui ont demandé si le fédéral était prêt à les défendre dans l'hypothèse d'un nouveau raid policier: «Si cela signifie que nous allons envoyer des chars d'assaut et de l'artillerie, non, je ne crois pas que ce soit la réponse», a repris M.Munro.Ce à quoi M.Del Riley.président de la Fraternité nationale indienne, a répliqué: «Si tel est APRÈS UN DEUXIEME RAID DE LA SQ A LA RÉSERVE DE RESTIGOUCHE Ottawa pourrait reprendre des pouvoirs au Québec et poursuivre des policiers CAUGHNAWAGA Man ifs de solidarité le cas, nous allons faire appel à la communauté indienne de tout le Canada pour venir nous aider» Raid de 5 heures Ce second raid en moins de 15 jours a été lancé tôt samedi matin par 500 policiers de la SQ et agents de la conservation de la faune qui, cachés derrière un écran de fumée, ont saisi une quarantaine de filets de pêche au saumon appartenant aux Indiens de Restigouche.Durant cinq heures Restigouche a été assiégée par quarante voitures de police, deux autobus, un camion poids lourd, pendant que tout autour circulaient plusieurs navires, dont un armé et blindé, ainsi que deux hélicoptères.L'agent Bertin Barrette, porte-parole de la SQ à Rimouski, a expliqué qu'on s'est également servi de bombes lacrymogènes et de balles de caoutchouc pour permettre la saisie de tous les filets.Quelques tirs auraient cependant atteint un bateau de la police et un hélicoptère, mais les choses auraient pu tourner au pire sans le secours des policiers autochtones de la réserve qui ont empêche les leurs d'utiliser des armes de fort calibre.Le chef Metallic refuse le fait que le gouvernement québécois interdise aux Indiens de pécher le saumon à leur guise.En fait, le Québec exige que les Indiens se limitent à tendre leurs filets 72 heures d'affilée par semaine.Les Indiens de Restigouche ont bloqué la route de leur réserve à la police provinciale hier.Les Indiens sont en conflit avec le gouvernement du Québec à propos de leurs droits de pèche sur leur territoire.alors que les Micmacs tiennent à pécher six nuits par semaine.C'est ce même conflit qui est à l'origine du raid du 11 juin dernier réalisé par quelque 275 policiers, raid qui a provoqué du reste une douzaine d'accusations contre des autochtones.Celui du weekend a fait quelques blesses mineurs et a incommodé certa i ns membres de la presse chargés de couvrir l'événement.Le ministre Lucien Lessard, ti ni la ire des Loisirs, Chasse et Pèche, a toutefois réitère par voie de communiqué que la dureté de la position gouvernementale est due au refus des Micmacs de négocier un accord avec son ministère, offre faite vainement la semaine dernière.Les troubles de Restigouche ont eu des répercussions aux alentours de Montréal où des membres de la réserve de Caughnawaga ont tenu les poli ciers en alerte par diverses manifestations de solidarité avec les Micmacs de Restigouche.Ainsi, ils ont bloqué durant uni-heure environ le pont Mercier, une première l'ois vers minuit hier et la deuxième vers 13h.Dès policiers de la Sûreté du Québec et ceux de la CUM (poste 21 à LaSalle) ont revu des appels à la bombe, entre autres au pont Mercier, qu'on venait de bloquer à l'aide d'un autobus, et après avoir recueilli des signatures pour fabriquer une pétition d'appui aux Micmacs.Les routes 132 et 138 ont aussi été paralysées quelque temps en début d'après-midi, au moment où le défilé de la Saint-Jean battait son plein sur la rue Sherbrooke.v*1 m 'II*' fi AIR CANADA VOUS OFFRE CE QUI SE FAIT DE MIEUX V: I i 1 -routd 178-3989 357-8344 .BROSSARO 7515 M* Tuctetrag 656-1710 J0UETTE 759-8 110 SAINT-HYACINTHE 2760.ree loir U\\t 773-5667 TRACK Sorti S?5 lOoteMi'ie fctlM Cette offre prend fin le 20 juillet 1981 Prix selon la liste suggérée par le fabriquant \"Selon la marque, la qualité et l'usure Vendez un vieux pneu pour chaque Michelin neuf acheté 770 rue Notre-Dame ouest 861-1611 1 025 Jean-Talon est 271-3551 51 50 Jean-Talon ouest 731-781 1 6000 rue Sherbrooke est 254-6006 1 200 boul.Curé Labelle 688-6263 3352 Montée des Sources 683-2844 3435 boul.Taschereau 678-8080 » 5»., A, il ça rassure i \t \t\u2022 384-4581\tt \u2022 TROIS RIVIERES\t 1255 bool le* HIW\t\u2022\u2022 £ 377-2921\ti A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 JUIN 1 981 i » EDITORIAL PAUL DKSM A H AIS president du conseil d'administration ROGER LEMELIN éditeur ROGER-D.LANDRY président-directeur général JEAN SISTO éditeur adjoint Y VON DUBOIS directes de l'information MARCEL ADAM edilonaliste en chef L'arrêt de la construction du gazoduc La société Trcns-Québec et Maritimes a suspendu la semaine dernière ses travaux pour prolonger le gazoduc au Québec Ce pipeline qui achemine le gaz naturel de l'Cuest doit être prolongé iusqu à QuéDec et éventuellement jusqu'à Halifax.Les travaux sont actuellement arrêtés à Saint-Lazare et le tronçon reliant cette municipalité à Boisbriand doit traverser le Lac des Deux-Montagnes pour alimenter .eau montréalais et descent vers Trois-Rivières.Mais pour la deuxième année consécutive le projet est interrompu.L'an dernier on ne s'entendait pas sur le tracé.Les agriculteurs ne voulaient pas que le gazoduc traverse leurs terres et ils ont fait appel aux instances gouvernementales.Les divers ministères concernés et leurs offices (Agriculture, Zonage agricole, Environnement, Travaux publics, etc.) ont été alertés.Comme toutes ces instances sont autant de petits fiefs jaloux de leur autorité respective, on a perdu pour toutes fias utiles un an pour résoudre le problème.Cette année ce sont les soudeurs (une quarantaine) qui ne veulent pas accepter les salaires du Décret de la construction lequel prévoit S1 4.07 l'heure pour cette catégorie de travailleurs, alors que le même travail est payé S1 7 l'heure ailleurs au Canada.A première vue on pourrait dire que l'entêtement d'une quarantaine de soudeurs va priver plus de 1 0,000 citoyens dès cet hiver de l'utilisation du gaz naturel et les obliger à utiliser du mazout beaucoup plus coûteux.Sans compter évidemment qu'ils seront privés de la subvention de SSOO du fédéral pour convertir leur système de chauffage du mazout au gaz naturel.Il y a surtout le fait que cette suspension des travaux va priver le Québec cette année d'un investissement de quelque S1 00 millions qui aurait créé près de 500 emplois.Cependant, si l'on examine un peu moins superficiellement cette Question, les soudeurs apparaissent moins les auteurs que les acteurs de cette crise.On ne doit pas oublier que sous prétexte d'éliminer la corruption dans l'industrie de la construction, à la suite de l'enquête Cliche, le gouvernement a imposé sa propre *corrupt;on» qui est en I occurrence la bureaucratie.L'industrie de la construction est maintenant totalement réglementée et les salaires sont fixés par un Décret.On est passé d'une extrême à l'autre: de la loi de la jungle à la jungle des lois.Tout le monde se perd dans le réseau des réglementations, que les bureaucrates ont tissées comme des araignées autour des problèmes.Tout ce qu'on a réussi à faire c'est évidemment de compliquer les problèmes.Au point qu'il est devenu de plus en plus difficile de trouver des ouvriers compétents dans certains métiers, telle la menuiserie par exemple.En outre, on a fait du Québec, sous prétexte de protège les travailleurs, une chasse gardée et un marché captif.C'est pourquoi les salaires des soudeurs établis par le Pipeline Agreement pour le reste du Canada ne sont pas acceptés au Québec où règne le Décret jusqu'à son renouvellement en 1 982.Cette rigidité qu engendre la réglementation dans une industrie qui exige plus que toute au- tre une grande souplesse, illustre une fois de plus l'inefficacité du dirigisme de l'État en matière économique.C'est ce qui explique pourquoi le ministre du Travail, M.Pierre Marois, n'a pas résolu le problème et s'est contenté d'inviter comme un prédicateur les parties en présence à «négocier de bonne foi».C'était des paroles oiseuses et hypocrites puisqu'il savait que la pierre d achoppement était le Décret.Mais qu'importent les répercussions économiques, on ne changera pas le Décret, comme il l'a affirmé.Pourtant ce nouveau retard dans les travaux compromettra davantage la politique énergétique de son gouvernement qui veut accroître rapidement l'utilisation du gaz naturel au Québec.Le ministre Marois est pris dans le carcan de son Décret qui, assez ironiquement, étrangle autant le gouvernement que l'industrie de la construction.Car le ministre Marois n'a pas plus de scrupules financiers que le ministre des Finances Pari-zeau.D'ailleurs une hausse de $3 l'heure aux soudeurs ne les aurait placés pour quelques mois qu'au même salaire horaire que les députés qui jouissent en plus de confortables pensions indexées pour se prélasser dans «le Salon de la race».Il va sans dire que les frais de ce nouveau retard du gazoduc seront finalement payés par les citoyens-consommateurs.Bien sûr, la majorité d'entre eux sont consentants puisqu'ils ont réélu leur «bon gouvernement».Mais les autres, y compris le Vérificateur général, qui ne croient pas cette affirmation gratuite comprendront que cet imbroglio du gazoduc démontre à nouveau que le séparatisme économique n'est pas possible, et que le marché canadien doit être libéré des barrières provinciales artificielles.Les salaires dans la construction, par exemple, doivent pouvoir fluctuer d'un océan à l'autre selon la loi de l'offre et de la demande et non selon la loi d'un décret provincial.IVAN GUAY Un certain déshonneur autour du départ de Masse cHec nooç en francs.La démission de Gilles Masse, quittant avec autant de fracas que d'amertume la présidence de la Fraternité des policiers, ne peut paraître comme un incident isolé.Elle se situe dans un contexte explosif, elle se déroule de façon peu démocratique et elle laisse prévoir des jours sombres pour les citoyens de la Communauté urbaine de Montréal.D'abord, il est décevant qu'un président soit obligé, ou presque, d abandonner une tribune où ni le système de son ni les membres de rassemblée ne lui permettent de s'exprimer.Il est déjà difficile de s'entendre dans des conditions normales: on ne peut espérer parvenir à des échanges civilisés dans des contextes anormaux.Quelque 500 policiers ont I décidé de pousser leur prési-I dent à la porte.Sans le forcer, ils lui ont laissé peu de choix: démissionner ou tenter de les convaincre de la valeur de son action.Mais l'heure n était pas à la raison: il a dû démissionner.Ces policiers reprochent à leur président de ne pas obtenir, du Conseil de sécurité, de leur direction ou même de Québec, tout ce qu'ils croient mériter.Pourtant, on ie sait, on a déjà dit que Gilles Masse était très agressif, très exigeant et même parfois excessivement exigeant.Les policiers le portaient en triomphe alors que plusieurs observateurs considéraient qu'il prenait plus la part de sa Fraternité que de la population.Bref, Gilles Masse a souvent été le défenseur des policiers face à des citoyens qui lui faisaient le reproche d'aller trop loin.Aujourd'hui, on lui reproche de ne pas aller assez loin.On l'accuse de faiblesse et de mollesse.Il semble que, chez les policiers, on ne pardonne pas à Gilles Masse d'avoir voulu, au moins depuis une couple d années, transmettre une nouvelle image du policier.On lui reproche d'avoir créé des liens avec la population comme dans un bulletin spécial sur la violence, plutôt que d'avoir entretenu la violence.Le cas devient classique: les membres du syndicat exigent davantage de leurs représen- tants, en dehors des contextes normaux de négociation, au-delà des contextes sociaux, sans égard au reste de la population.Le même chef de syndicat paraît se situer à l'extrème-gauche de la société alors que des membres l'accusent de défendre la droite.De plus en plus, les chefs de gauche sont dépassés par leur gauche.C'est probablement ce qui se passe à la Fraternité.Ce qui ne signifie pas que toutes les demandes des policiers soient nécessairement excessives: mais ce qui signifie que des policiers sont prêts à renier choses et personnes pour parvenir à leurs fins.La façon dont Gilles Masse doit quitter la Fraternité n'est pas honorable.Mais ce n'est pas Masse qui doit, malgré les apparences, porter la marque du déshonneur.Quant à nous, du peuple-victime, on n'a qu à bien se tenir.À moins que le Conseil de sécurité nous donne une preuve de son efficacité et de sa crédibilité.JEAN-GUY DUBUC Droits réserves Le Conseil de du c'est quoi?Voici un large extrait des notes utilisées par M.Aimé Gagné, président du Conseil de presse du Québec, Jors du colloque sur le Conseil de presse du Québec organisé par la Fédération pro-fessionnelle des journalistes du Québec à Québec, le 6 juin dernier: AIME GAGNÉ_ Le Conseil de presse du Québec est le seul organisme au Québec mandaté, à la fois par les journalistes et par les médias, pour assurer et pour défendre le droit du public à l'information.Cette responsabilité n'est pas celle des journalistes ni celle des médias, car tous deux ont des préoccupations différentes.Leur première responsabilité est de rechercher, de recueillir la nouvelle et, ensuite, de la diffuser, de la meilleure façon possible dans le respect du droit du public à être informé.Je pourrais ajouter qu'il en est de même des syndicats de journalistes.Il m'apparait qu'ils peuvent difficilement s'ériger en défenseurs du droit du public à l'information, car les objectifs qu'ils poursuivent sont d'un tout autre ordre.Bref, seul le Conseil de presse est vraiment mandaté et qualifié pour défendre et protéger le droit du public à l'information, car il n'a pas d'autres intérêts à faire valoir.Il existe un autre volet au mandat que les journalistes et les médias ont conjointement confié au Conseil de presse, celui de protéger la liberté de presse, c'est-à-dire le droit pour toute la presse \u2014 journaux, périodiques, radio et télévision \u2014 d'informer le public et de commenter les événements sans être menacée ni entravée dans l'exercice de sa fonction par des interventions de personnes, d'organismes, de groupes ou, encore, de l'Etat.Toutefois, cette liberté n'est pas l'apanage des journalistes, ni des propriétaires ou des directeurs d'agences d'information: elle existe uniquement dans l'intérêt du public lecteur, auditeur ou téléspectateur, intérêt que le Conseil a été spécifiquement chargé d'assurer.Avant d'aller plus loin dans mes remarques, qu'on me permette d'attirer votre attention sur le fait que le Conseil est un organisme privé, non gouvernemental, entièrement autonome, et même indépendant de ses organismes constitutifs.Aucun d'entre eux ne peut lui donner d'instructions, ni influencer ses décisions, ni décider de ses actes ou, encore, le censurer, et ce, en dépit du fait que ces mêmes organismes l'ont fondé et le financent en grande partie.Cependant, cela ne signifie pas que leurs suggestions ou que leurs observations ne sont pas les bienvenues: bien au contraire, elles le sont.Mais il est important de savoir que le Conseil est tout à fait libre d'en tenir compte ou pas.D'autre part, tel que prévu aux lettres patentes du Conseil, ce dernier s'abstient d'intervenir dans tout conflit de travail.En créant le Conseil, les fondateurs se sont imposé une obligation et ils se sont réservé un droit.a L'obligation: Celle d'assurer la subsistance du Conseil par leurs cotisations annuelles et par la mise sur pied de la Fondation pour le Conseil de presse du Québec, chargé de créer un fonds de plus d'un million de dollars, dont les revenus sont versés directement au Conseil.Le droit: Celui de désigner, au Conseil, douze personnes, dont six sont choisies parmi les membres de la FPJQ et les six autres chez les médias.Nommées pour un mandat de deux ans renouvelable pour un deuxième mandat consécutif, ces douze personnes peuvent être remplacées selon le bon vouloir des organismes constitutifs.Toutefois, ces organismes n'ont pas la liberté ni la responsabilité de choisir et de désigner les représentants du public.Cette prérogative appartient exclusivement aux dix-neuf membres qui forment le Conseil.Une caractéristique du Conseil, et voulue par ses fondateurs, et qui, selon moi, a garanti son autonomie et sa complète indépendance, est le fait que les dix-neuf membres qui le composent siègent à titre individuel et ne représentent aucun organisme ou association.Us ne représentent personne ni ne sont les mandataires d'aucun organisme.Ils n'ont pas à recevoir d'instructions de qui que ce soit, même pas des organismes qui les ont désignés.Ces personnes siègent à titre personnel et elles ne doivent avoir à coeur que les seuls intérêts du public.De plus, elles doivent continuellement faire abstraction de leurs intérêts personnels ou professionnels.Cela est certes trè| exigeant._¦ Je me dois de rappeler que le Conseil de presse du Québec n'est pas un tribunal judiciaire, ni un organe de censure.Il est tout simplement un organisme d'autocritique et d'autodiscipline de la presse puisque, par le truchement d'un tel Conseil, la presse réfléchit sur elle-même en vue de donner une information de qualité au public.N'étant pas un tribunal, il ne jouit d'aucun pouvoir législatif, judiciaire ou réglementaire.Son rôle est essentiellement celui d'un ombudsman de l'information, soucieux de promouvoir les plus hautes normes de l'éthique professionnelle dans la recherche, le traitement et la diffusion de l'information.Il a aussi pour fonction de rendre la société québécoise de plus en plus consciente de ses propres responsabilités pour l'existence et le maintien de son droit à l'information.C'est surtout par le biais de deux comités permanents, de même que par ses interventions publiques, que le Conseil agit et rappelle au public son dnrt à l'information et qu'il protège la liberté de presse au Québec.Chacun de ses comités compte neuf membres venant des trois secteurs formant le Conseil.Le Comité des CAS, qui reçoit les plaintes du public, des journalistes, des médias, comme d'organismes publics ou privés, est toujours présidé par une personne venant du public.Ses membres se réunissent en moyenne une fois par mois.L'autre comité, celui du PROGRAMME, qui étudie les questions concernant la presse en général, les orienta- tions du Conseil ou les grands problèmes du monde de l'information, est présidé par une personne venant du milieu journalistique.Il se réunit selon les circonstances et les tâches qui lui sont assignées.Ces comités sont activement secondés par le secrétaire.A titre de président du Conseil, je fais partie d'office de ces comités.Cependant, généralement, je ne participe pas aux délibérations ni aux décisions du Comité des cas.En effet, je tiens à demeurer neutre pour être ensuite en mesure de faire, à l'occasion, les observations qui s'imposent, ou au cas où il y aurait appel d'une décision du Comité.J'observe la même attitude à l'endroit du Comité du PROGRAMME.Récemment, j'ai assisté à ses réunions plus souvent qu'à l'accoutumée, parce que le comité est en train de travailler sur un document qui me tient à coeur, celui qui précisera ce que le Conseil entend par le «droit du public à l'information».Ce document devrait être rendu public lors de l'assemblée annuelle du Conseil, en septembre prochain.Au cas où vous l'ignoreriez, permettez-moi de vous faire remarquer que les décisions du Comité des CAS engagent tout le Conseil, alors que les recommandations, les réalisations du Comité du PROGRAMME doivent être entérinées par le Conseil.C'est donc par le biais de ses décisions que le Conseil s'acquitte largement de son mandat, ainsi que par les travaux 4e son Comité du PROGRAMME.La publication de ses décisions aide le Conseil à se faire connaître du public et amène ce dernier à être plus exigeant et plus critique de ses médias.Il n'est pas exagéré, me semble-t-il, de penser que ses décisions ne sont pas seulement des signaux d'alerte mais qu'elles se révèlent aussi et surtout corne des points de repère, des balises, des moyens d'avancer, tant pour les médias que pour les : journalistes, le tout au bénéfice du public.Depuis un an, tous les quotidiens de langue française, de même que The Gazette, se sont engagés à diffuser toutes les décisions du Conseil.Pour sa part, la Presse Canadienne a convenu de faire tenir à tous ses abonnés un résumé substantiel de chacune de ces décisions.Un des aspects intéressants du Conseil et qui, sans doute, le distingue de la plupart des autres conseils de presse est le fait que le public y est présent depuis les debuts.Il compte sept représentants du public, y compris le president qui ne doit venir ni du milieu journalistique ni des médias, comparativement aux six représentants nommés par les médias et aux six nommés par les journalistes, en l'occurrence la FPJQ.Depuis quelque temps déjà, nous envisageons de porter à* douze les représentants du public excluant le président, afin de leur donner la parité avec les organismes constitutifs.Puisque le Conseil n'existe qu'en fonction (suite en page A 7) TRIBUNE LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 JUIN J 981 A 7 UBRE MR CANADH
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