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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1981-07-18, Collections de BAnQ.

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[" MÉTRO ET AUTOBUS SECONDE HAUSSE LE NUCLÉAIRE AU PRE-SOMMET ai.Nos pages sur le Sommet, SPORTS LES ROUGH RIDERS SURPRENNENT LES ALOUETTES: 33-31 page F 1 u u 1 Le 1er août, le passage en espèces sera de $0.75 et le carnet de 15 billets coûtera $9; le 1er septembre la carte mensuelle sera à $19.page A 3 I HUILES USÉES À LASALLE: 2 MILLION page A 3 75 cGnts ft S r Ante MONTRÉAL, SAMEDI 1 8 JUILLET 1981, 97e ANNÉE, no 170, 1 66 PAGES, 1 1 CAHIERS *«v?lllaf territoires de l'édition nationale Montréal Trust Chê-y- urns \u2022 X9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés.¦ Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 ».Port de retour garanti.* TARIFS D'ABONNEMENTS ÉDITION NATIONALE LIVRAISON A DOMICILE: lundi ou samedi $2.10 Lundi ou vendredi $1.50 Samedi seulement 0.85 ?TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON À DOMICILE : Lundi ou samedi $1.75 Lundi au vendredi $1.25 Samedi seulement 0.75 * Tarif» différent* pour let rouies motorisée» TARIFS D'ABONNEMENTS PAR COURRIER (Surface) CANADA Lundi ou samedi Lundi ou vendredi Samedi seulement ÉTATS-UNIS ET Lundi ou samedi Lundi ou vendredi Samedi seulement 13 26 $37.00 $74.00 $24.00 $43.00 $13.00 $26.00 PAYS ÉTRANGERS 13 26 $72.00 $145.60 $52.00 $104.00 $20.80 $41.60 52 $141.00 $96.00 $52.00 52 $291.20 $208.00 $3320 INFORMATION GÉNÉRALE 2857272 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DÉ TRAVAIL 285-7383 ANNONCES CLASSÉES Commande! 285-7111 fctuttfiouyMeetfftàlTV, Pour changer 285-7205 dwlv**ciuvndf*fi9So16S30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Ttté-Prestt 285-7306 VûxarKei, voyogtt 285-7265 Carrières «t profesiiois, nominations 285-7320 COMPTABILITÉ Grandet annonces 285-6892 AnnorKtt clattéet 285-4901 Pour voue abonner, not bureaux sont ouverte de 7h à 18H (samedi : 7h à 15h) 285-6911 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 JUILLET 1981 m, y.A 3 La carte autobus-métro qui coûtait $16 lors de son lancement en avril 80, coûtera $19 le 1er septembre.HAUSSE SENSIBLE DU TRANSPORT EN COMMUN Un passage 75 le carnet $9 et la CAM $19 4 r Pour la deuxième fois cette année, la Commission des transports de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM) a décidé de majorer sensiblement les tarifs du transport en commun.A compter du 1er août, le coût du passage en espèces passera à SO.Tô et le carnet de tickets s'élèvera à $9 pour 15 billets.Au 1er septembre, la CAM augmentera de $2 pour atteindre ia somme de $19 par mois.MICHEL GIRARD Au sujet des étudiants et des personnes âgées, le prix du passage en espèces demeurera le même qu'actuellement, soit $0.25.Cependant, le carnet de tickets renfermera à compter du 1er août seulement quatre billets au lieu de cinq.Mais le prix restera à $1.La CAM.pour cette clientèle, coûtera, dès le 1er septembre.$1 de plus, passant ainsi de $7 à $8 par mois Comparativement au prix actuel de $0.65, le passade en espèces en atteignant $0.75 augmentera donc de 16 p.cent.Celui du carnet de tickets (15 billets pour $9 au lieu de 16 billets S8) subira une hausse de Tordre de 20 p.cent.La CAM pour les adultes sera augmentée de 12 p.cent.Et dans la catégorie «étudiants et personnes âgées», ia hausse du carnet de tickets s'élève a 25 p.cent.Rappelons que la dernière augmentation décrétée par la CTCUM remonte au 1H janvier, soit il y a à peine sept mois.Selon M.Guy Jeannotte, porte-parole de la CTCUM, les augmentations de tarifs surviennent depuis quelques années à tous les sept ou huit mois.Cette dernière augmentation de tarif s'explique, selon la CTCUM, par la présence de deux facteurs principaux: une indexation des salaires des employes qui est plus élevée que prévue et la forte augmentation des taux d'intérêt bancaire.L'indexation des salaires grugera $8,8 millions de plus tandis que l'augmentation des taux d'intérêt bancaire entraînera une dépense additionnelle de $6 millions.Toujours selon la CTCUM, la nouvelle majoration des tarifs devrait rapporter dans les coffres de la commission environ $12,3 millions dont $5,8 millions des voyageurs et $6,5 millions de la part du gouvernement du Québec.Le Rassemblement des citoyens de Montréal, par l'intermédiaire du conseiller Michael Fainstat, a vivement dénonce hier cette nouvelle hausse des tarifs du transport en commun sur le territoire de l'Ile de Montréal.M.Fainstat trouve aberrant la décision des dirigeants de la CTCUM: «C'est là un acte méprisant à Pendroit de tous les citoyens de la ville de Montréal», a-t-ildit.Il a déploré avec vigueur le fait que les élus municipaux n'aient aucun pouvoir sur la CTCUM.«Les dirigeants de cet organisme peuvent voter des augmentations de tarifs comme bon leur semble.C'est aberrant.Il faut que le gouvernement du Québec change au plus vite les statuts de la CTCUM de manière à permettre aux élus de la ville de Montréal d'avoir leur mot à dire à l'intérieur de cette superstructure,» a-t-il conclu.Dépôts garantis Les dépôts garantis de la Fiducie du Québec.Un choix judicieux qui garantit un rendement élevé.\u2022 taux d'intérêt garanti, de la date d'émission du certificat jusqu'à son \u2022 aucuns frais d'administration.\u2022 choix de la durée du dépôt et de la fréquence du paiement des intérêts.\u2022 possibilité d enregistrer les dépôts à un régime échéance, Tau* su|et a changement sans préavis Institution inscrite a la Regie 90 à 179 jours Dépôt initial minimum: 5000$ d'èpargne-retraite.\u2022 non encaissables avant terme sauf en cas ùe décès Nos conseillers se feront un plaisir de vous fournir plus d'informations.Venez ou téléphonez.de l'Assurance depots du Quebec montréal Complexe Desiardins (514) 281 8840 1-800 361 6840.poste 8840 laval Place Val des Arbres (514)668-5223 1 800 361 3803 Fiducie 0 du Québec QUEBEC (418) 653-68H SHERBROOKE (819) 566 5667 CHICOUTIMI .418) 549 5/46 ) 1.1 UNE CATASTROPHE Pas 150,000 mais millions de gallons d'huile dans la nature Le ministère de l'environnement du Québec a recon nu, hier, ù la suite des révéla tions de LA PRESSE, que le-déversements illégaux cPhuile -usées survenus il y a deux ans sur les anciens terrains de La Salle Coke, cette charbonnerii \u2022 de LaSalle acquise par Gaz M< tropolitain en octobre 11)78.on t atteint des proportion .JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ \u2014 - - \u2014- - \u2014 \u2014 \u2014- - .- \u2014 - \u2022 ans.arrive à Montcbello fort d'un près tige éblouissant et muni d'un mandat populaire qui pourrait à moyen terme peser lourdement sur l'évolution politique euro péenne.Il voudra expliquer à ses nouveaux partenaires le modèle socialiste par lequel il entend relancer l'économie française.Ses voies sont évidemment aux antipodes de celles qu'a empruntées le tandem Reagan-Thatcher, sur la foi des théories monétaristes de Milton Friedman: lutte sans merci a l'inflation au prix d'une augmentation du chômage et d'une croissance économique avoisinant le point zéro.Dans ses relations officielles, le nouveau president français a la reputation de se révéler plutôt glacial.Il faudra plusieurs des bonnes blagues de Reagan pour le dégeler, d'autant plus qu'il ne parle (pie laborieusement l'anglais, langue de travail du sommet.Les blagues sont toujours moins réussies lorsqu'elles vous sont chuchotées a l'oreille par un interprète au moment ou déjà totil le monde s'est esclaffé.Pour sa premiere participation a une grande conference internationale.M.Mitterrand voudra s'affirmer sans doute et on dit qu'il a la capacité intellectuelle pour le faire.L'éternel nouveau venu.C'est devenu un cliché de si gnaler, à chaque sommet annuel, que le premier ministre italien est un nouveau venu dans le club.Depuis la dernière guerre, le chef de gouvernement italien est toujours un nouveau venu qui n'a guère le temps d'imprimer une direction quel conque a son économie nationale avant de s'effondrer.Son influence, a la table des Sept, ne correspond donc pas habituellement à la place qu'occupe l'Italie dans le groupe, avec un produit national brut qui dépasse de plus de 150 milliards celui du Canada.En pleine crise inflatio-niste, l'Italie comptera principalement sur ses partenaires des Communautés économiques européennes pour tirer son épingle du jeu.Arrivé au pouvoir il y a à peine quelques semaines, le premier ministre Giovanni Spadolini, 56 ans.est le premier chef de gouvernement italien non social démocrate.Il se retrouve a la tete d'une invraisemblable coalition de cinq partis politiques et certains analystes italiens disent a la blague qu'il devrait bien faire l'été.Ex-journaliste et professeur d'histoire.M.Spadolini a dirigé pendant un peu moins de deuv ans le Parti républicain italien ,ui détient deux pour cent des sièges au parlement.Trop de succès nuit.Depuis quelques années, le chef du gouvernement nippon s'amène à la table des Sept avec le complexe de l'élevé brillant qui a trop bien réussi et qui suscite l'envie des cancres.Tokyo a prévu l'orage en réduisant ré- ccmmenl volontairement ses exportations de voitures.Il y a fort à parier (pie ses partenaires se baseront sur cette manifesta tion de bons sentiments pour forcer davantage l'ouverture du marche nippon a leurs propres productions, en réduisant les barrières non tarifaires derrière lesquelles le Japon regarde passer la tornade sur les autres économies capitalistes.Le premier ministe Zenko Suzuki, 70 ans.est tout-à-fait représentatif de la gérontocratie conservatrice qui se maintient en selle au pays du Soleil levant.Depuis un an aux commandes de la formidable machine nippone ( près de 1 | peur cent de la richesse collective du club), pa r suite de la mort de Masayoshi Oh ira qui était l'hôte du sommet il y a deux ans.M.Suzuki est originaire d'un petit village de pêcheurs et s'est montre jusqu'à maintenant réceptif au problème du dialogue Nord-Sud.Le doyen des sommets.Fort d'un nouveau mandat populaire, le chancelier ouest-allemand Helmut Schmidt, 63 ans.esi le doyen des sommets économiques.Il se maintient au pouvoir depuis moins longtemps que M.Trudeau, mais il n'a pas comme ce dernier subi d'éclipsé.Liberal au plan social, conservateur au plan économique, Hel mut Schmidt a entretenu des relations privilégiées avec Pierre Trudeau et Giscard d'Es-taing.Son premier contact avec le nouveau president socialiste a démontre entre les deux hommes une communion de vues sur la plupart des questions internationales de l'heure.Au sein du bloc européen, la RFA de M Schmidt affiche de loin le meilleur record économique.Sa croissance réelle a cependant chute de l,5en îiiTiKi 1,8 en 1980.Paris et Bonn ont annonce leurs couleurs récemment, declarant toutes deux que la politique des taux d'intérêts île la Federal Reserve Bank était une priorité brûlante dans les discussions du sommet d'Ottawa.Tout comme Ottawa, les gouvernements français et allemands ont été forcés ces derniers mois de relever leurs propres taux d'intérêts, a leur corps defendant.(y- ¦ ¦ «fi-.\\ m r Çv * : Zenko Suzuki Giovanni Spadolini Margaret Thatcher Ronald Reagan i ?i i \u2022XL r mï ,111- .4*>J* Pierre Trudeau vit un des moments les plus riches de sa carrière.pour éviter un exode massif d'investissements fatal a la position de leurs monnaies respectives La dame de fer.Portée au pouvoir en mai lï)7îi par la vague néo-conservatrice qui s'est manifestée dans plusieurs pays occidentaux.Margaret Thatcher.55 ans.arrive a un bien mauv ai.S moment .tu sommet d'Ottawa pour faire valoir ses vues avec toute l'autorité dont elle s'est révélée capable depuis qu'elle a accede a la tete des lories britanniques Ses politiques ««monétaristes» destinées a relancer une économie affligée d'un taux négatif de croissance ont crée chez elle un taux de chômage de 7.1 pour cent et une inflation de plus de 15 pour cent qui ont déclenche tout récemment une v ague inouïe de violences sociales.Impuissante a renier la question irlandaise et les malaises raciaux à domicile, la ««Dame de fer», comme on la surnomme, laissera fort probablement a Ronald Reagan le soin de défendre leurs \\ ui»s politiques communes Le jour de Trudeau.Très a l'aise dans ces reunions internationales où les échanges se font à visière levée.Pierre Trudeau, a (il ans, vit ces mois-ci un des moments les plus riches de sa carrière politique.A Tokyo, il v deux ans.il avait du céder la place à Joe Clark qui.incidemment, s'était fort bien tire d'affaires.Mais cette fois, il a pu on hestrer le grand jeu au (ours d'un chassé-croisé de mis sions internationales et il présidera le sommet au moment où se convictions ont le plus de chance de faire une percée.Auréolé d'un prestige international, il est le doyen des chefs de gouvernement a la table de Montebello, M.Trudeau défendra deux principes: la nécessité d'une concertation plus suivie des politiques nationales et la mise sur rails de négociations globales Nord-Sud.La barque des démocraties industrielles a etc suffisamment secouée pour que les réflexes d'isolationismes s'atténuent.Investissant au moins s?millions dans l'organisation du sommet d'Ottawa (peut-être la note sera t-elle beaucoup plus élevée quand on aura fait tous les i omptes).M.Trudeau n'a rien ménagé pour en faire un succès A son av is.ce type de rencontres, sans remplacer le rôle es-tiel des Lîrandes institutions internationales, constitue la forme la plus adaptée de diplomatie dont le monde a besoin présentement.11 mese à fond sur la dynamique de groupe et croit pardessus tout a l'humanisation des relations internationales qui peuvent facilement s'embourber dans de lourdes bureaucraties.Rendant hommage à Valéry Giscard d'Estaing, l'initiateur de ce type de rencontres.M.Trudeau les a déjà définies comme «un acte d'imagination politique».'ÏS.I p ¦ Helmut Schmidt Francois Mitterrand La 8e roue du coche Tout comme les trois mousquetaires étaient qtiatre, les Sept des sommets économiques sont huit.Les partenaires européens du club des riches ayant cede une partie de leur souveraineté politique au Parlement européen, le président des Communautés européennes, depuis le sommet de Londres, en 1977.participe aux délibérations du groupe.Gaston Thorn, 52 ans, Luxembourgeois, a succédé en janvier a Roy Jenkins ù la présidence de la CEE.Il n'est pas pour autant un nouveau venu sur la scene internationale.Il a déjà occupé le fauteuil de la présidence de l'Assemblée générale de PONU et il a assumé à trois reprises la présidence du conseil des ministres des Communautés européennes.Il est reconnu comme un fédéraliste invétéré dont le rêve serait de voir les pays européens céder progressivement une part de plus en plus importante de leurs souverainetés nationales pour créer un véritable gouvernement européen.¦ % DIALOGUE NORD-SUD m m relance Or butte Thatcher Maigre les efforts soutenus du premier ministre Trudeau, la relance du dialogue Nord-Sud à l'occasion du Sommet d'Ottawa apparaît gravement compromise.Déjà appuyé par le chancelier Helmut Schmidt et le president Gaston Thorn Comme huitième membre du club des Sept, le président de la CEE se trouve dans une position d'observateur-participant.Son poids politique est important, mais il n'a pas comme ses vis-à-vis à justifier des politiques nationales.Sa situation peut paraître ambiguë, mais elle traduit en fait parfaitement l'idéal de concertation que les sommets économiques tentent si péniblement d'imposer dans les démocraties industrielles.François Mitterrand, qui partagent sur cette question brûlante les vues du premier ministre canadien, ce dernier s'est trouve un allié de poids en la personne du nouveau premier ministre japonais.M.Zenko Suzuki.Selon le premier ministre nippon, les relations entre les pays industrialises et les pays en voie de développement doivent se trouver en tète de l'ordre du jour du sommet.11 est impossible, a-t-il déclaré récemment, de mainte- nir la paix dans le monde sans combler le fosse qui sépare toujours ces deux mondes.L'élection en France du socialiste Francois Mitterrand est v enue servir également les vi-sées de M.Trudeau.Le président français s'est engage à accroître son budget d'aide au Tiers-Monde, souhaitant que ce dernier devienne pour les pays industrialisés un partenaire au sens complet du mot.Cela suppose des négociations globales sur les institutions financières vers un nouvel ordre économique mondial.Même s'il n'est pas prêt a s'engager à augmenter son aide au développement, en raison de son déficit budgétaire, le chancelier Schmidt a souscrit pleinement à la politique française.Les espoirs Nord Sud sont cependant menaces par un front solide entre Londres et Washington.Ki.pleine crise économique et sociale, le premier ministre Margaret Thatcher manifeste peu d'intérêt ces temps-ci au développement international.Lors d'un tête-à-tête avec le président Reagan, il y a deux semaines, en preparation du sommet, le premier ministre Trudeau s'est bute a un mur d'incompréhension.Reagan part de la prémisse suivante: une é< onomie américaine forte ne peut que bénéficier a l'ensemble de la planète, y compris aux pays du Tiers-Monde.ï! se dit prêt à «écouter» ce que les autres auront à dire sur le sujet, mais il favorise plutôt un accroissement des investissements prives dans les pays en voie de développement et une hausse de l'aide sous forme de prêts, ce qui ne cadre pas avec les négociations globales envisagées par le trio Schmidt-Mitterrand Trudeau.Le commissaire au développe ment des Communautés européennes, M.Fdgard Pisani.ne se gêne d'ailleurs pas pour accuser Washington de «donner une priorité évidente au redressement de sa position dans l'affrontement Est-Ouest et de s'or ganiser pour tirer le meilleur parti possible du desordre économique et monétaire mondial».11 pourrait tout de même se produire un certain marchandage lors de l'établissement de l'ordre du jour, demain soir.Washington pourrait accepter de parler du dialogue Nord-Sud si les autres leaders acceptent de discuter, par exemple, de la question du commerce avec l'URSS.Reagan tient a cette question, mais les Kuropeens n'y tiennent pas.Pas plus que le Japon ni le Canada.Devant l'altitude peu engageante des Américains, le presi dent des Communautés européennes.M.Gaston Thorn, a suggère récemment une manière efficace de faire passer le message à Washington.Ce serait une erreur de la part des Etats-Unis, a-t-il dit.de réduire leur aide au Tiers Monde, car l'Occident ne peut que bénéficier politiquement des répugnances de l'URSS dans ce domaine.Et il concluait: «Le Tiers-Monde a besoin de nous, mais nous avons aussi besoin de lui». A o LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 18 JUILLET 1981 RENCONTRE SCHMIDT-TRUDEAU AVANT L'OUVERTURE DU SOMMET Bonn et Ottawa s'uniraient pour commercialiser le réacteur CANDU OTTAWA (PC) \u2014 Le Canada et l'Allemagne songent à unir leurs efforts pour commercialiser le réacteur nucléqire canadien CANDU sur les marchés internationaux.Le secretaire d'Etat aux Affaires extérieures.M.Mark Mac-Guigan a dévoilé hier que des «pourparlers étaient déjà en cours entre les deux pays» au cours d'une séance d'information qu'il donnait à l'intention des journalistes sur les discussions entre le premier ministre canadien, M.Pierre Trudeau et son invité, le chancelier allemand Helmut Schmidt.A sa sortie (Pun déjeuner de travail avec M.Trudeau au 24 Sussex, M.Schmidt lui-même a fait allusion a cette possibilité en soulignant qu'il y avait «une place immense à l'amélioration dans les relations entre nos deux pays et ceci surtout dans le cas de projets conjoints».Il devait poursuivre en identifiant «l'industrie en général», «l'énergie en particulier» et aussi «l'industrie nucléaire en particulier» comme des secteurs possibles où les Canadiens et les Allemands pourraient faire cause commune.Au cours de leur déjeuner au 21 Sussex, MM.Trudeau et Schmidt ont surtout discuté de la préparation du sommet économique des pays industrialisés qui débute demain au Château Montebello.Alors qu'il s'adressait aux journalistes après cette rencontre, le chancelier allemand a suggéré trois grands objectifs pour le sommet.Premièrement, que les participants apprennent à se connaître et à se parler pour ensuite être plus en mesure de faire face de façon coordonnée aux crises internationales.En second lieu.discuter discrètement et en profondeur des problèmes politiques et économiques du monde et, finalement, éviter le piège des mesures protectionnistes restreignant le commerce international.Coopération Mais, comme l'ont souligné MM.Trudeau et Schmidt à leur sortie du 21 Sussex, «le Canada et l'Allemagne ont fait preuve d'une grande coopération au cours des dernières années».Le premier ministre canadien a même fait remarquer que les investissements allemands au pays avaient triplé depuis trois ans, tout en exprimant le sentiment «que nous pouvons encore faire mieux».D'ailleurs, la cordialité des relations entre le Canada et l'Allemagne, ainsi qu'entre le premier ministre Trudeau et le chancelier Schmidt, transpirait de façon bien évidente lors des cérémonies d'accueil sur la colline parlementaire hier malin.Bien plus que la garde d'honneur, le tapis rouge, les hymnes nationaux ou les salves de canons, les mots de bienvenue de M.Trudeau ont reflété l'intensité de l'amitié entre les gouvernements et les deux hommes «Un des amis les plus fiables du Canada», «un des hommes d'Etat les plus distingués du monde», «un solide pilier du sommet» sont autant de phrases utilisées par M.Trudeau pour décrire le chancelier allemand.Celui-ci a d'ailleurs bien rendu les hommages que venait de lui rendre le premier ministre canadien en parlant de «mon cher Pierre» et en évoquant l'exemple de Terry Fox «qui a donné à nous et au monde un exemple impies sionnant de détermination qui devrait nous inspirer».Les vrais débuts de Reagan sur la scène internationale WASHINGTON (AFP, Reu-ter) \u2014 En participant au Sommet de Montebello, Ronald Reagan, ancien acteur devenu président des Etats-Unis, va faire enfin, à 70 ans.ses vrais débuts sur la scène internationale.La septième rencontre annuelle des chefs d'Etat ou de gouvernement des sept principaux pays industrialisés du monde occidental tirera une grande partie de son intérêt de la «performance» du nouveau président des Etats-Unis, et de la force de conviction qu'il déploiera devant des partenaires qui ne partagent pas tous ses points de vue.Mais ni le charme personnel de l'ancien cow-boy de cinéma, ni les formules diplomatiques habiles du communiqué final, ne pourront sans doute régler complètement les nombreuses divergences de vues entre les Etats-Unis et les six autres pays.On a déjà tout dit, bien avant le Sommet, sur les problèmes que les taux d'intérêt élevés pratiqués aux Etats-Unis suscitent pour les autres nations industrialisées de l'Occident, surtout celles qui, comme la France socialiste, placent la stimulation de l'emploi avant la lutte contre l'inflation.A ce propos, le Sénat américain a défait hier, par 53 voix contre 40, une suggestion du Parti démocrate visant à persuader M.Reagan de donner à ses partenaires l'assurance qu'il allait s'employer a réduire les taux d'intérêts américains.Les républicains avaient accusé les démocrates d'avoir voulu, par cette résolution, embarrasser le président au Sommet de Montebello.Son auteur, James Boren, a affirmé toutefois qu'elle ne constituait qu'un rappel à M.Reagan qu'il était grand temps qu'il agisse pour réduire des taux d'intérêt qui ne nuisent pas seulement aux entreprises américaines elles-mêmes, mais affectent la capacité des Allies de participer à la défense du monde occidental, sur laquelle les Etats-Unis insistent tant.OTTAWA \u2014 Prisonnier du château de bois rond de Montebello, le président français s'est vu refuser hier par les organisateurs du sommet économique la possibilité de rencontrer pendant deux heures lundi le leader néo-démocrate et vice-president de l'Internationale socialiste Edward Broadbent.PAUL LONGPRÉ de notre bureau d'Ottawa La rencontre entre Mitterrand et Broadbent est compromise Des règles de sécurité très strictes confinent pour trois jours à compter de demain les leaders des sept principales démocraties industrielles au domaine de Montebello transformé en forteresse pour la circonstance.Par voie diplomatique, le president français a tout de même demandé aux autorités canadiennes de lui permettre d'avoir un entretien de deux heures avec M.Broadbent, à 17h lundi, lors d'un temps mort entre les pourparlers des Sept et un diner d'Etat.Les organisateurs du sommet ont tout bonnement refusé, alléguant que ce serait créer un précédent qui viendrait compromettre le caractère hermétique des rencontres entre les leaders des pays participants au sommet.«Qu'est-ce qui empêcherait alors Margaret Thatcher d'avoir à Montebello des entretiens avec Peter Lougheed», auraient fait valoir hier une personne autorisée au bureau du premier ministre Trudeau.Il se trouve que le président français a peu de temps à disposer, ayant accepté de rencontrer mardi soir le premier ministre Lévesque avant de s'envoler pour Paris.Il lui faudrait comprimer les deux entretiens et il préférerait, selon l'ambassade française, profiter des deux heures qui sont libres lundi à son agenda pour avoir des échanges avec le leader néo-démocrate canadien dans sa suite du Château Montebello.Dans l'entourage de M.Broadbent, on est peu porté à accepter les arguments des organisateurs du sommet.On est plutôt d'avis que le premier ministre Trudeau agit avec mesquinerie en refusant à son hôte français une requête qui ne risque pas de porter ombrage au sommet ni d'en compromettre la sécurité.¦ MM.Schmidt et Trudeau Téléphoto PC Le Sommet en bref Chrétien rencontrera des journalistes britanniques H la* ministre de la J ustice, Jean Chrétien profitera du Sommet d'Ottawa pour mousser certaines positions constitutionnelles.Du moins c'est ce que laisse entendre la rumeur.M.Chrétien a en effet invite un groupe de journalistes britanniques à le rencontrer, au cours d'un diner spécial, durant le déroulement du Sommet.Un porte-parole de M.Chrétien affirme toutefois que celui-ci n'a pas l'intention de se livrer à quelque forme de lobbying que ce soit auprès des journalistes britanniques sur la question constitutionnelle.IL a joute que M.Chrétien n'est qu'un des six ministres canadiens à avoir formulé une telle invitationa aux journalistes étrangers.Ce dîner aura lieu dimanche soir.Une biographie flatteuse pour Trudeau ¦ Une biographie flatteuse du premier ministre Trudeau, le décrivant comme un homme très dévoué.« vif d'esprit, aux propos intelli-gents et mordants» est actuellement distribuée aux centaines de journalises presents a la conférence au Sommet d'Ottawa.Les pro-gressistes-conservateurs ne se sont pas fait faute d'ironiser sur le fait que l'argent des contribuables est utilisé pour améliorer l'image du premier ministre.Un député de l'Ile-du-Prince-Edouard a soulevé la question aux Communes, hier, mais n'a pu obtenir l'unanimité nécessaire à un débat.M.Tom MacMillan a demandé si l'esprit de dévouement de M.Trudeau s'était surtout manifestée en 1979, quand, après avoir exprimé l'intention de démissionner, il avait profite de la défaite du gouvernement conservateur pour mener de nouveau ses troupes à la victoire à la tête du Parti libéral.L'OCDE ne sera pas présente ¦ L'économiste canadienne Syïvia Ostry ne pourra représenter l'Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE) au sommet d'Ottawa, du fait que cet organisme, contrairement a la Commission des Communautés européennes, n'a pas été invité en qualité d'observateur.Pourtant, les analyses que Mme Ostry a presentees le mois dernier, à titre de chef du département d'économique et de statistique de l'OCDE, devraient servir de toile de fonds aux discussions des sept chefs de gouvernement.Lors de sa dernière réunion à Paris, Mme Ostry avait présenté des documents montrant que les problèmes complexes de l'économie occidentale sont tels que«tOUte notion de solution simple peut être très dangereuse pour les nations sur le plan économique.» ATTACHEE DE PRESSE DU PREMIER MINISTRE LÉVESQUE «Un job de fou, mais absolument passionnant» QUEBEC \u2014 «Une job» de fou, mais absolument passionnante.» C'est ainsi que Gratia O'Leary, attachée de presse du premier ministre René Lévesque, décrit l'emploi qu'elle cessera d'occuper au milieu de la semaine prochaine.LOUIS FALARDEAU de notre bureau de Québec Elle devait partir hier, après sept ans de bons et loyaux servi- ! ces auprès du chef du Parti québécois puis du premier ministre, mais comme M.Lévesque a dû | reporter le début de ses vacances pour rencontrer François ! Mitterrand à Ottawa, mardi, elle a accepté de «faire» ce dernier événement avec lui.Unr ujob» de fou?Oui, reconnaît-elle lors d'une entrevue qu'elle a accordé à LA PRESSE, jeudi, après avoir un peu hésité («Je n'ai jamais fait va! »).En raison surtout de la disponibilité constante qu'implique son travail de responsable des relations entre le premier ministre et les journalistes, et qui fait que ses horaires sont a peu de choses près ceux de son patron.Le pire, dira-t-elle, ce ne sont pas les très longues journées de travail, la navette continuelle entre Montréal et Québec, les voyages, les trop rares week-ends libres, les trop courtes vacances.C'est plutôt la disponibilité absolue qui fait qu'elle ne peut planifier ù l'avance l'emploi de ses moments libres, qu'elle ne peut même pas acheter, le matin, un billet de spectacle en étant certaine de pouvoir y aller le soir.Santé de fer Mais c'est surtout un travail qu'elle a passionnément aimé et que sa santé de fer luia permis d'accomplir sans trop de difficulté et avec compétence.-Suivre Lévesque pendant sept ans.vivre tout près d'un homme exceptionnel et à un des moments les plus importants de l'histoire du Québec, vivre au coeur de l'action la progression de cet idéal de l'indépendance Mme Gratia O'Leary.qui est le mien depuis vingt ans.ça ne peut être que passionnant.«Ça m'a permis, poursuit-elle, de rencontrer des gens passionnants et de vivre des situations.Le voyage en France, en 77, quand on a vu tout ce que les Français ont fait, ça ne s'oublie pas.Se retrouver dans un salon Téléphoto CP de Matignon, pour une séance de travail, il n'y a pas de quoi être blasée.» Agée de 3!) ans, mère de deux garçons de 20 et 21 ans, Mme O'Leary s'est mariée très jeune à Walter O'Leary, un des pionniers du mouvement indépendantiste au Québec en tant que fondateur des «Jeunesses patriotiques», dans les années 30, un mouvement séparatiste qui compta jusqu'à 7,000 membres.«L'engagement nationaliste de Walter, explique-t-elle, a beaucoup influencé le mien.Ça l'a aidé aussi à accepter plus facilement la vie que je mène depuis sept ans.Mais comme on ne vit pas que d'engagement politique, il y a aussi le fait que nous avons développé l'un envers l'autre un grand respect pour nos occupations respectives.Je ne lui ai pas demandé la permission, je l'ai avertie que j'avais reçu cette offre et que je l'acceptais.» Expérience positive Elle juge que son expérience avec les journalistes a été dans l'ensemble positive.Ce n'est pourtant pas toujours facile de maintenir de bonnes relations entre un premier ministre, lui-même ex-journaliste, et qui a donc beaucoup d'idées sur le métier, et des hommes et des femmes qui, en plus de ne pas être sans défauts, veulent sur tout savoir ce que le patron ne veut pas dire.«Je me suis imposé une règle de base, une régie d'éthique, dans mes relations avec la presse: ne jamais mentir.Et je m'y suis tenue, ajoute Mme O'Leary.De plus, j'ai toujours pris le temps de réfléchir avant de réagir à un article particulièrement faux ou injuste.Ce qui fait que je n'ai jamais fait de colère et que je ne me suis brouillée avec personne.» Etre attachée de presse, ça veut dire repondre à toutes les questions et requêtes des journalistes, aussi farfelues qu'elles puissent être.C'est aussi veiller à ce qu'ils puissent travailler dans les meilleures conditions possibles, ce qui n'est pas simple, particulièrement lors des voyages.«J'ai dû jouer à la mère assez souvent, même si je n'en avais pas particulièrement la vocation.Ça se tient tout ça.il y a des fois où ça faisait partis du métier.» Ce qui l'amène a raconter l'histoire absolument incroyable d'un journaliste qui, au depart d'un voyage, lui confie qu'il s'agira de son baptême de l'air.Voyant qu'il est paniqué, elle lui dit, à la blague, pour le détendre: «Tu me tiendras la main pendant le décollage.» Mais le pauvre reporter prend l'offre au sérieux et répond simplement: «Oui.mai> on s'assoiera à l'écart.» «Je l'ai fait.S'il y a une chose qui est importante dans la vie, c'est bien les êtres humains.Tu peux pas refuser de tendre la main et encore moins de la tenir», conclut-elle en riant.Préfet de discipline D'autres fois, la «mère» a dù se transformer en préfet de discipline.Au cours du voyage en France de 77.un général français, qui avait eu la mauvaise idée de laisser son képi sur les bagages empilés à côté de l'autobus des journalistes, se l'est fait voler.Plainte des Français aux agents de la SQ qui suivent Lévesque.Ils s'adressent alors à MmeO'Learj puisque tout laisse croire qu'un journalist*, est coupable.Elle y va donc de son petit laïUS, dans lequel elle insist\" sur le fait que le pau\\ re général doit payer de sa poche son magnifique couvre-chef et qu'il vaut plusieurs centaines de dollars.L'appel aux sentiments fera son effet, mais ce n'est pas un journaliste, mais bien un employe du gouvernement, qui ira, tout penaud, lui remettre le fruit de ce qu'il croyait être un innocent larcin.Il y a eu aussi dos moments difficiles, au cours de ces sept années.Ce sont généralement les périodes où ça allait mal pour son patron.Son accident, «qui a etc pénible à \\i\\re car ça l'a beaucoup affecte».La période des négociations dans la fonction publique.La défaite au référendum aussi, évidemment.«Mais le plus dur a été l'automne qui a suivi.Tout allait mal, il fallait constamment raisonner pour se con\\aincre que ça n'allait pas si mal que ça.» Mme O'Leary est intarissable quand elle parle de René Lévesque dont il est superflu de dire qu'elle est une inconditionnelle.«C'est un patron exceptionnel.C'est un homme gentil, délicat, pas du tout mysogine.Il ne donne jamais d'ordre, demande tou- jours les choses gentiment, très, très poliment.Et en même temps, par une qualité qu'il a et que je n'arrive pas à nommer, il nous inculque le sentiment qu'il faut lui donner ce qu'on a de mieux.On n'a pas envie d'être ordinaire, encore moins médiocre, mais de se dépasser toujours, d'être au-dessus, d'être mieux.Il me fascine encore après sept ans.On ne vit pas souvent ça.» Besoin de recul Ce n'est donc pas à la suite d'un désaccord quelconque qu'elle le quitte.«C'est dit-elle, parce qu'à ce moment-ci de ma vie, j'ai besoin de recul, de réfléchir, de penser, de regarder les choses d'une autre façon.Je prends un temps d'arrêt.Ils font ça dans les universités.C'est normal.» Bile n'a pas d'autre emploi en vue.ni envie d'écrire ses mémoires ou quoi que ce soit sur son experience.«Des fois je me dis quand même que j'aurais dû te nir mon journal.» Son seul projet est un long voyage en Europe avec son mari, à l'automne.Elle ne part pas non plus parce quelle désespère de voir un jour se faire l'indépendance.«L'idée a fait beaucoup de progrès depuis 20 ans et même depuis cinq ans, pense-t-elle au contraire.C'est moins folklorique et artisa-nal que dans les premières années, mais il fallait dépasser cette phase pour que cet idéal devienne réalisable.Je ne suis pas une nostalgique de ces années.«Le référendum a été un choc difficile car on le voyait comme un point tournant possible, l'événement qui allait tout déclencher.Mais c'est peut-être une erreur que de croire qu'il y a une heure, un moment, où tout change.Quand on regarde l'histoire on voit que ce n'est pas comme ça que ça se passe.C'est plutôt une évolution, un travail en profondeur.C'est ça la démocratie.Je l'ai appris beaucoup au contact de Lévesque.» Son remplaçant n'a pas encore ete designé.L'ampleur de la tache fait peur.Les journalistes, qui la regretteront, souhaitent qu'on trouve quelqu'un d'aussi honnête et efficace. A 9 ET FINANCE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 JUILLET 1 98 1 Mobil entre dans la lutte et offre $7.7 milliards pour Conoco La deuxième compagnie pétrolière américaine, Mobil Oil, a fait une entrée fracassante dans la lutte de titans pour le contrôle de Conoco, hier, en déposant une offre de $7.7 milliards.CLAUDE PICHER L'entrée en scène de Mobil met fin aux spéculations qui ont tenu les milieux financiers améri-cains (et internationaux, puisque les acteurs en présence ont tous une dimension multinationale) en haleine depuis quatre jours; mais, du même coup, elle soulève de nouvelles complications et ne diminue en rien le suspense qui entoure le dossier.Les enjeux en cause sont considérables: peu importe qui remportera la bataille, il est déjà acquis que l'achat de Conoco constituera la plus importante transaction de l'histoire.La direction de Mobil avait déjà manifesté, au début de la semaine, son intérêt pour Conoco, annonçant même qu'elle était en pourparlers avec des grandes institutions financières pour obtenir une ligne de crédit La compagnie a effectivement annoncé, hier, qu'elle avait conclu les arrangements nécessaires pour obtenir, aux Etats-Unis et sur les marchés internationaux, une ligne de crédit de $(> millia rds.L'offre déposée hier par Mobil vise à acheter 43.5 millions d'actions de Conoco, ce qui représente un bloc de 51 pour cent, au prix unitaire de $90, payable-comptant, et, dans un deuxième temps, à acquérir les lî) pour cent restants en échange d'actions de Mobil.De celte façon, Mobil débourserait près de %\\ milliards comptant, et remettrait des titres évalués à $3.7 milliards aux actionnaires de Conoco.Deux autres multinationales sont sur les rangs pour acquérir Conoco: les groupes Seagram et DuPont.Fusion Mobil a annoncé que si son offre est acceptée, son intention est de fusionner les deux compagnies.Malgré cette fusion, toutefois, Mobil demeurera au deuxième rang des pétrolières américaines, avec un chiffre d'affaires consolidé de $92 milliards, contre SI 10 milliards pour le géant indiscuté de ce sec leur, Exxon.Parmi les questions que soulève le geste de Mobil, trois sont particulièrement intéressantes: d'abord, l'attitude qu'adoptera le gouvernement américain; le président de Mobil.Rawloigh Warner, estime que sa proposition ne va pas à l encontre des dispositions anti-trust en vigueur aux Etats-Unis; pourtant, le ministère américain de la .Jus-tice a averti tous les intervenants, la semaine dernière, que les offres d'aehat de Conoco risquaient de tomber sous le coup de la loi anti-trust.Quelques heures a peine après l'annonce de l'offre de Mobil, Washington faisait d'ailleurs savoir que le dossier sera scruté dans ses moindres détails.Deuxièmement, les cartes pourraient être davantage brouillées par une éventuelle intervention de Texa co dans le dossier.Texaco, à l'instar de Mobil, ne cache pas son intérêt pour Conoco.Enfin, même si l'intervention de Mobil porte un dur coup a Seagram (dont l'offre la plus récente n'est définitivement plus dans la lutte) et à DuPont (dont les action naires, selon plusieurs analystes financiers américains, commencent à montrer des signe.- de lassitude), rien n'interdit de penser que l'une ou l'autre ne prépare pas une nouvelle contre-offensive.Seagram a \\ atégori-quement refusé d'émettre le moindre commentaire, hier, sur l'offre de Mobil.Quant au presi- dent de Conoco, Ralph Bailey, il a émis une laconique déclaration affirmant que l'offre de Mobil sera étudiée lundi.M.Bailey s'interroge aussi sur les possibles violations de la loi antitrust.Conoco (l'ancienne Connecticut Oil and (ras Company) est la neuvième compagnie pétrolière américaine, et le deuxième producteur de charbon du pays.La compagnie a réalisé en liJSOun chiffre d'affaires de .SIS milliards.La compagnie a été l'objet d'un assaut particulièrement vigoureux de la société albertai-ne borne Petroleum, il y a quelques mois.Dome voulait mettre la main sur une des filiales de Conoco, la Hudson's Bav Oil & Gas (HBOG), mais s'est heurtée à une résistance farouche de la direction de Conoco.Les Alber-tains ont alors contre-attaque en achetant un bloc substantiel de 2'1 millions d'actions de Conoco, qui n'a pu récupérer ses propres titres qu'en cédant la HBOG à Dome.Intervention de Seagram Cette aventure était â peine terminée que le groupe montréalais Seagram, le plus important distillateur en Amérique du Nord, entrait dans le ha I en déposant une offre de $1.4 milliard, visant à acquérir un bloc de 25 pour cent dans Conoco, au prix de $70 l'action: l'offre était immédiatement repoussée par la direction de la compagnie américaine, et Seagram revenait aussitôt à la charge avec une offre de $2.(> milliards, por tant sur 32 pour cent des aérions à $73 l'unité.Une nouvelle fois.Conoco faisait des pieds et des mains pour s'opposer aux visées de Seagram.Tout cela se passait il y a trois semaines.Or, dans un tel cas, ce sont les actionnaires.et non les directeurs de la compagnie, qui ont a prendre la décision de conserver ou de vendre !eur> titres.L'offre de Seagram était, à l'époque, très attrayante: trois semaines plus tôt, les titres de Conoco s'échangeaient aux alentours de $55 sur le parquet de New York.La direction de Conoco, opposée à Seagram, a alors entrepris des pourparlers avec des compagnies «amies», dont le puissant groupe DuPont et le géant pétrolier Texaco.Coup de théâtre A peine deux semaines après l'offre de Seagram, coup de théâtre: DuPont et Conoco annoncent qu'ils ont conclu une entente de .$7.v, milliards.DuPont se portera acquéreur des titres de Conoco, à un prix unitaire de $87.50: DuPont versera $3.1 milliards comptant, et le reste sera payé en actions, chaque actionnaire de Conoco recevant 1.0 action de DuPont pour une action de Conoco.La surenchère s'est poursuivie cette semaine, lorsque Seagram a offert $85 l'action pour 51 pour cent des actions en circulation, ce qui représente un déboursé de $3.8 milliards.A premiere vue, cette offre peut sembler moins intéressante que celle de DuPont: touutefois, l'offre de DuPont a perdu un peu de moi attrait lorsque ses titres se sont mis à reculer.D'autre part.Seagram offrait du bel argent sonnant.(.:{ milliards comptant, Mobil, près de$t milliards.L'ÉCONOME QUI Sr Comment Madame Butterfly sut rîr l'Amérique 'mn A 5h du matin, le 20 novem-™ bre 1935.les deux parents jdu bébé qui venait de naitre Kii-'\u2022chiro Toyoda et Shotaro Ka-îmiya, a 250 km de Tokyo, prétendaient, comme Perrette et son pot au lait, arriver sans encombre à la ville.\u2022 Tous deux voulaient en effet exposer à Tokyo le premier véhicule jamais assemblé au Japon: les temps étaient durs et le choix s'était fixé sur un camion plutôt que sur une voiture.Heureusement, le convoi qui amenait le nouveau-né.ou qui espérait lui faire faire ses premiers pas, s'était muni de pièces de rechange, car au passage d'un col montagneux le moteur fut pris d'emphysème et cala.Quatorze ans plus tard, afin d'éviter la faillite, la Moyota Motor Company cherchant à obtenir un prêt pour sauver sa difficile situation financière, s'adressa à un consortium dirigé par la Rank of Japan.Tentative audacieuse La tentative était des plus audacieuse, le président de cette dernière institution, un nommé Naoto Ichimada.étant d'opinion, disait-on, que le Japon n'avait pas besoin d'une industrie automobile nationale et que si l'on voulait des voitures, il suffisait de les importer.Et Seisi Kato, maintenant devenu president du conseil d'administration de Toyota Motor Sales, raconte comment il s'y prit, à cette époque, pour accueillir les dirigeants des banques du consortium qu'il avait invités à un club de golf accoté aux pentes du Mont Rokko.Naturellement l'équipée se fit, au depart d'Osaka, sur une Toyota, modèle 1919.Et naturellement aussi, la Toyota, qui, 30 ans plus tard apprendra à grimper allègrement les sommets de vente de tous ses concurrents, cela, une nouvelle fois à mi-côte, laissant pantois les banquiers dont l'on recherchait l'aide.L'affaire finit tant bien que mal, non sans que les banquiers exigeassent la création d'une entreprise réparée pour les ventes, ce qui fut fait: la Toyota Motor Sales Co.Ltd.naquit en juillet 1950 et Seisi Kato en fut nomme le directeur de la publicité et des ventes à tempérament Progression des ventes Vingt, ans après la sortie du pre mi cm* véhicule apparaissait le millionième, en juin 1 î)f>2.Dix-ans encore c'était le dix-millio-nième (1972), cinq ans.et on atteignait les vingt millions.Il ne fallut finalement que 3 ans à Toyota pour arriver au trente millionième véhicule l'an dernier, année qui vit l'industrie automobile japonaise dans son ensemble devenir la premiere au monde devant les États-Unis, ayant produit 11 millions de véhicules en un an.contre 9 millions pour Détroit.Seisi Kato raconte sa vie.une vie tout entière qui se confond à celle de Toyota et dont il a été, avec Shotaro Kamiya l'artisan du succès foudroyant.Au début, raconte-t-il, les compagnies japonaises d'automobiles avaient conclu des ententes techniques avec des constructeurs étrangers pour assembler leurs modèles au Japon: Nissan, pour les Austin britanniques et Isuzu, les Hillman Minx du même pays.Hino, lui, montait la 1CV Renault française.La 1ère vraie japonaise Toyota, cependant, avait décide d'aller seule de l'avant, (après l'échec de négociations favorables), en vue de fabriquer une voiture 100 pour cent japonaise: ce fut la «Crown», première voiture de tourisme entièrement japonaise.C'était en 1955: on croit rêver.Deux ans plus tard (août 1957), dans le port de Los Angeles.Seisi Kato, flanqué de Miss Japon et d'une délégation de dirigeants de Toyota accueillait la première Crown, première voiture japonaise à toucher le sol des Etats-Unis.Mme Bufferfly savait se rappeler.Elle dut d'ailleurs, à nouveau verser bien des larmes et Kato raconte, avec franchise, que «la réalité fut que les dix premières PLUS HAUT NIVEAU EN 33 ANS L'inflation atteint Les prix à la consommation ont fait un bond de 1.5 pour cent en juin ce qui signifie une avance des prix de 12.8 pour cent par rapport à l'année dernière.FRÉDÉRIC WAGNIERE L'inflation a ainsi atteint un niveau qui n'a été dépassé qu'en 194$ et en 1917.Au mois de mai, l'inflation avait fléchi à 12.3 pour cent de 12.6 pour cent le mois précédent.Cela fait maintenant six mois que l'inflation est de plus de 12 pour cent.La cause principale de cette fausse était une augmentation de 4.5 pour cent des prix pétro-fters.Les prix de transports ont augmenté de 2.3 pour cent, soit une hausse de 19.5 pour cent par rapport ù l'année dernière.Les prix des aliments ont connu une hausse de 1.8 pour cent alors que les prix de tous les autres biens et services ont augmenté de 1.5 pour cent.D'avril à mai, les prix des aliments avaient baissé de 0.5 pour cent.Répondant à des critiques à la Chambre des communes, le ministre d'Etat au Développement social, Jean Chrétien, a déclaré que l'inflation devrait baisser au cours de l'été alors que les Canadiens consomment davantage de fruits et de légumes domestiques.Le marché des obligations a tout de suite réagi à cette mauvaise nouvelle.Les cours ont baissé et la vente des dernières obligations fédérales s'est encore ralentie.Enfin, la position du premier ministre Trudeau sera affaiblie lors du sommet économique de la semaine prochaine.Le Canada est le seul des sept pays dont l'inflation est plus forte maintenant qu'il y a un an.Il n'y a rien d'étonnant à cela, étant donné que les autres pays ont rapidement transmis les hausses des prix internationaux du pétrole à leurs consommateurs.Alors que les consommateurs canadiens doivent subir de nouvelles hausses presque tous les mois, les Américains, Japonais et Européens peuvent actuellement bénéficier de la stabilité des prix pétroliers sur le marché international.\u20228 p*c» Le premier ministre aura aussi plus de peine à faire accepter la thèse que le chômage est en train de devenir un problème plus lancinant que l'inflation et que les Etats-Unis doivent modérer leur politique monétaire qui a entraîné des taux d'intérêt record.Par région, c'est à Saint-Jean au Nouveau Brunswick que la hausse a été la plus forte, atteignant 2.3 pour cent, et à Win-nieg, avec 2.2 pour cent.A Montréal et a Québec, la hausse a été de 1.1 pour cent et 1.3 respectivement.L'augmentation la plus faible était à Ottawa où elle a pourtant atteint 1.2 pour cent.années d'efforts de Toyota aux Etats-Unis n'avaient été rien d'autre qu'une suite d'humiliations et de frustrations, avec à peu près rien pour nous soutenir que la brûlante ambition de réaliser ce rêve des rêves».Ce fut donc avec une fierté legitime que Kato.qui avait lui-même effectué d'innombrables voyages aux Etats-Unis pour activer les ventes, adressa un télex de félicitations au président Makino de Toyota-USA, lorsque, après 19 ans de lutte.Volkswagen s'inclinait devant sa rivale, comme première voiture importée.Les voyages de Seiki Kato aux Etats-Unis ne furent pas toujours de tout repos et il mêle le lecteur, avec une sensibilité qui étonne: à des péripéties délicates.Pearl Harbour C'est ainsi qu'un jour d'épais brouillard, l'avion Philadelphie-Atlantic City (où se tenait le Salon de l'industrie des pieces d'automobile) dut faire demi-tour et les passagers être conduits à destination en taxi.C'était en 1952 et le Japon n'avait pas encore fait oublier Pearl Harbour.De fait.Kato et son collègue partageaient leur taxi avec un Américain et un Canadien qui s'étaient, sans doute, après le demi-tour de l'avion, donné du courage au bar de l'aéroport.Toujours est-il que la conversation s'annonçait joyeuse jusqu'au moment où l'Américain s'apereut que ses deux compagnons du taxi étaient japonais: son attitude amicale se glaea d'un coup, au point que Kato, sans trop réfléchir, lui demanda pourquoi.C'est alors qu'il se fit répondre que deux de ses fils avaient été tués par les Japonais, comme Marines stationnés à Pearl Harbour: «A chaque fois que je vois le visage d'un Japonais, grogna-t-il d'un air sombre, l'envie me prend, quel qu'il soit, de lui réduire la cervelle en bouillie.».Un silence de mort s'abattit sur le taxi et, note Kato, la route fut longue vers notre hôtel.A peine son collègue et lui-même poussaient-ils un soupir de soulagement dans leurs chambres, qu'ils réalisèrent que.dans leur désarroi, ils avaient laissé dans la malle arrière du taxi, la valise qui contenait tous leurs papiers < v : Seisi Kato importants y compris leur argent.Mais allez donc retrouver un taxi à Philadelphie!.Le lendemain, résignés d'avoir à expliquer à Tokyo leur mésaventure financière (l'on était en 1952).ils se rendirent au Sulon en cause pour tomber pile sur le passager canadien qui avait partage le taxi avec eux.Naturellement, ils lui racontèrent leur déconvenue, pour s'entendre répliquer: «Ne vous affolez pas, les gars, votre valise se trouve dans la chambre de cet Américain.vous savez celui.» et qui repondit le soir même à leur coup de téléphone dans un esprit tout autre que la veille.«Chaque année le S décembre (anniversaire de l'attaque de Pearl Harbor par le Japon), ajoute Kato.je revois la face sombre de cet Américain, puis son large sourire lorsqu'il nous rendit notre valise.» MY YEARS WITH TOYOTA par Seisi Kato traduit du japonais en anglais par Thomas I.Elliott, et publié par Toyota Motor Sales Co.Ltd., Tokvo Le soussigné avait été invité au Japon comme francophone par le groupe Toyota en 11*73 à titre de journaliste du Quebec, avec trois autres confrères anglophones représentant trois autres provinces du Canada: plus que du marketing, c'était de la délicatesse bien japonaise. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 JUILLET 1981 La pire année pour La Tuque LA TUQUE \u2014 Malgré les efforts des organisateurs des 24 Heures de La Tuque pour créer un air de fête à travers la ville, on sent partout une morosité et une lourdeur.et les effets combinés de la grève de 13 mois des 1,500 travailleurs forestiers, de la fermeture temporaire, annoncée hier, de la John Lewis et de la Scierie de La Tuque, de-problèmes rencontres par la Caisse d'Entraide économique de La Tuque et de l'ambitieux projet Le Carrefour de La Tuque, financée par la CEE pour des promoteurs locaux, ont littéralement abasourdi une population vieillie par l'exode de ses jeunes.REJEAN TREMBLAY (envoyé special de LA PRESSE) «C'est la pire année de La Tuque depuis 30 ans», soutient l'homme d'affaires Gaston Fortin, un des gros employeurs de la ville.«Ces 13 mois de grève ont affecté gravement l'économie de la ville: même si la grève devrait normalement prendre fin en fin de semaine, nous en subirons les contre-coups pendant longtemps; 250 de ces grévistes étaient des résidants de La Tuque qui ont dû diminuer leur train de vie: la grève des travailleurs forestiers a affecté toutes les petites entreprises qui faisaient affaire avec la CIP: qu'on prenne l'exemple de Du-mont Transport qui montait la nourriture dans les camps, des quincailleries qui fournissaient les pièces de rechange.des restaurants comme le mien qui accueillaient les travailleurs en week-end».Eloignée de tous les centres urbains du Québec.La Tuque est située à mi-chemin entre le lac Saint-Jean et Trois-Hivières: «Nous sommes peut-être plus affectés que d'autres par la crise de l'énergie», reprend M.Fortin: «Avant, les chasseurs et pêcheurs de Montréal ou Trois-Rivières pouvaient venir dans nos forêts à toutes les semaines: mais avec la montée en flèche du prix de l'essence, on s'aperçoit que les voyages sont espacés et choisis.» La série de reportages de TVA sur le manque de liquidité des CEE a frappé La Tuque de plein fouet puisque la Caisse finançait le Carrefour, un centre à bureaux et à petits commerces, qui voulait être un symbole des forces vives locales.Les promoteurs comptent sur la location de plusieurs bureaux à des services gouvernementaux pour rentabiliser à long terme leur projet.Le maire de La Tuque, M.Lucien Filion.admet lui aussi que la ville vient de traverser la pire année de son histoire: «J'espère seulement que la vente de la CIP au Canadien Pacifique marquera un tournant: nous sommes dans le creux de la vague, normalement, les choses devraient se replacer au cours des prochains mois avec le règlement de la grève et la réouverture des usines», explique le coloré maire qui demandera un renouvellement de mandat en novembre après 20 ans passés à la mairie de la ville.«Mais la population est inquiète et se montre souvent passive; c'est une ville à bas de laine, pas nécessairement d'entrepreneurs; La Tuque subit la décision prise il y a des années de ne pas fournir un cégep à notre ville; nos jeunes doivent s'exiler pour compléter leurs études.et nous les perdons; mon propre fils enseigne maintenant à Gaspé.» Effectivement, le commissaire industriel de La Tuque.M.Fernand Lavoie.s'il affiche un optimisme de bon aloi, admet que 45 p.cent de la population de La Tuque est âgée de 50 ans et plus: «C'est très difficile de faire de la prospection industrielle dans de telles conditions; il nous faut d'abord vendre La Tuque aux La Tuquois avant de vouloir la vendre au reste du monde», affirme-t-il.Heureusement, il semble que le tourisme se maintienne au beau fixe dans les terrains de camping de la Haute-Mauricie; mais il s'agit d'un tourisme familial qui dépense avec parcimonie les sous épargnés pendant l'hiver.La puissance du maire Filion et de son gérant municipal, M.Léo Archambault, est toujour écrasante à La Tuque; personne ne se sent la force d'affronter le duo de face; mais sous le couvert du «off the record», plusieurs jeunes hommes d'affaires, plusieurs jeunes professionnels, soutiennent avec ferveur qu'il sera impossible de relancer La Tuque tant que l'équipe du maire Filion dominera la ville et ses institutions: «Le défaitisme qui étouffe La Tuque depuis quelques années prend naissance à l'hôtel de ville: il nous faudrait absolument arriver à battre Filion aux prochaines élections pour balayer cet esprit négatif», ont affirmé des hommes qui venaient tout juste de serrer la main du maire.On est bien prêt à entreprendre une sous-campagne électorale.mais on hésite à plonger jusqu'au cou, au cas où.Mais la relève se fait rare; la relève, elle est dans les cégeps et les universités de Trois-Riviè-res, Québec et Montréal.Et il y a malheureusement de grandes chances qu'elle ne revienne pas à La Tuque Tembec relancerait Rayonier à Port-Cartier La firme Tembec prendrait en charge la relance de l'usine Rayonier Québec à Port-Cartier, moyennant des investissements de l'ordre de $150 à $200 millions répartis sur 3 années, a fait savoir F.A.Dottori, président de Tembec.M.Dottori a confirme, dans un communiqué de presse, que des pourparlers étaient actuellement en cours entre sa firme et la multinationale ITT.tout en précisant que l'usine Rayonier pourrait reprendre ses activités à la fin de l'année prochaine.ITT avait brusquement mis fin à ses opérations sur la Côte-Nord, le 11 septembre 197b, après avoir investi $320 millions dans une usine de pâte à papier employant 1,300 travailleurs.Les paliers de gouvernements fédéral et provincial sont également impliqués dans ce dossier, comme l'ont assuré le ministre d'état au développement économique, M.Bernard Landry, et le député fédéral de Manicouagan, M.André Maltais.Tembec Inc.est une entreprise établie au Québec, siège social à Montréal et usine à Témiscaming.et qui est la propriété d'intérêts ontariens et québécois.Selon le communiqué de presse, Tembec a réussi à s'implanter au niveau mondial comme producteur de pâte dissolvante au bisulfite et de pâte à usages spéciaux.L'usine fait la mise en marché de ses produits à l'échelle internationale et ces derniers sont utilisés, entre autres, dans la fabrication de rayonne de cellophane et de papiers photographiques.Pour l'exercice financier en cours, Tembec compte réaliser des ventes de $100 millions.L'acquisition de Rayonier Québec à Port-Cartier permettrait à Tembec d'accroître sa production de pâtes à dissoudre d'ici deux ans, soit à une époque où la demande de ses produits sera pressante et où le marché connaîtra une pénurie de produits à base de résineux.Une fois terminée, la relance de l'usine créerait 5,000 emplois directs et indirects dans la région de Port-Cartier, a estimé M.Dottori.Le communiqué de presse a de plus précisé qu'en se basant sur son expérience d'exploitation, de mise en marché et de fabrication ainsi que sur la technologie qu'elle emploie, Tembec croit que les problèmes techniques qui ont affecté l'usine de Port-Cartier peuvent être réglés.LiUaSCOLESL (PC) \u2014 Cours des denrées transmis par le ministère fédéral de l'Agriculture: Bourre: Commission car.dienr.edei industrie laitière, prix d achat.No 92.$3 76 le kg; Mo 93 $3.78 le Kg; prix dt vente.$3.78; prix de Qros moyen aux détaillants.$1.73-$1.89 la Ib.Fromage cheddar: blanc.$1 748.coloré.$1 751 Poudre de lait écréme: No 1.sacs de 25 kg.$2 28 le kg pour nourrissage.$1 40 à $1 45 le kg; lait de beurre en poudre: $1.80 à $1 .90; pour nourrissage: $1.25 à $1.30 le kg.petit lait en poudre: $0 37 a $0 44 le kg; petit lait de nourrissage: $0.30 à $0 32 le kg Oeufs: prix moyens des grossistes aux détaillants, boite d'une douzaine.A-extra-gros.$1.30%o; A-gros.$ 1.24V,,.A-moyens.$1.13%»; A-petits.$0.89V.o Prix de gros aux distributeurs, étaolis par la Fédération des producteurs avicoles du Québec A-extra-gros.$1 29; A-gros.$1.22; A-moyons.$1 1 1 ; A-petits.$0.87; A-trcs-petits.$0 44.Pommes de terre, prix de gros I.P.E.$8.50 à $9.00 les 50 Ib; $4.00 à $4.25 les 20 Ib; $2.00 à $2.1 Oies 1 0 lb N -Fi .$8.CO à $8 50 tes 50 Ib; $3.75 à $3 90 les 20 Ib: $1.90 à $2.i 0 les 1 0 Ib; Québec nouvelles.$5 50 à $6 00 les 50 Ib; $1 75 a SI 80 les 10 Ib Lm dqllaîlZZ MONTRÉAL \u2014 Le dollar américain par rapport à la devise canadienne était en hausse hier de 1 7-1 GO a $1 2069 et la livre sterling on baisse de 53-100 a $2 261 7.NEW YORK \u2014 Le doliar canadien par rapport à la devise américaine était on baisse de 1 1 -100 à $0.8286 et la livre sterling do 7-10 à $1 8740.EN BREF Des vois en limousine ¦ Un adolescent de 15 ans, spécialiste des vols à main armée, qui utilisait des limousines louées pour fuir les lieux du crime parce qu'il était trop jeune pour obtenir un permis de conduire, a reconnu sa culpabilité, hier â Los Angeles.â cinq accusations de vols a main armée L'adolescent, décrit comme remarquable ment Intelligent, a admis sa culpabilité à cinq des 11 vols à main armée qu'on lui reprochait.Ces vols avaient été commis en 32 jours.La justice a remis le prononce de la sentence au 3 août.Il est passible de neuf ans de prison.Le jeune voleur a dépensé $1.000 des $8,589 volés au cours de ces vols à louer des limousines.Le reste a été dépensé en chambres d'hôtel de grand luxe et en voyages à Hawaii et à Las Vegas.Encore du malathion ¦ Cinq hélicoptères ont accéléré hier le processus d'épandage du pesticide malathion sur les régions californiennes infestées par la mouche fruitière méditerranéenne.Les autorités ont affirmé hier que la moitié des 153 milles carrés infestés ont déjà été aspergés.Elles estiment que le processus devrait être terminée demain, au cours de la journée.Plusieurs épandages seront toutefois nécessaires pour mettre totalement fin à la menace que représente cette mouche pour les fruits et légumes qu'elle transforme en une infecte bouillie.Lors des premiers épandages, au debut de la semaine, les hélicoptères ont dû rebrousser chemin à de nombreuses reprises, leurs pompes hydrauliques étant mises en panne par le pesticide trop visqueux.Il aimait le risque M Un garçonnet de i l ans, reconnu pour aimer le risque, a in \\ ité ses amis a jouer à 'a roulette russe en sa compagnie puis s'est flambe la cervelle d'un coup de feu.Joey Glass, de Pasadena en Californie, jouait avec un revolver de calibre .38, jeudi, quand Trent Pyland et Sergio Te-ran.tous deux âgés de 13 ans.se sont joints à lui. A 14 JBCQNOMIE ET FINAWCEi LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 18 JUILLET 1981 Dominion Textile investira $35 millions au Québec Dominion Textile Inc.investira $35 millions dans quatre de ses usines du Que-bec, au cours des trois prochaines années, afin de moderniser ses installations et de réduire les coûts de production.Subventionné à raison de $3.5 millions par le ministère canadien de l'Expansion économique régionale, le programme d'immobilisations de Domtex vise surtout à réduire la consommation d'énergie.La majeure partie des investissements touche les trois usines de Valleyfield, où l'entreprise dépensera $23 millions d'ici à 1983 pour l'installation de nouvelles machineries qui augmentera l'automatisation de la production.La filature de Salaberry augmentera sa production de 25 pour cent à la fin du programme.Le pal de réduire la consommation d'énergie.A Richelieu, Domtex investira $11.6 millions dans l'usine de tissage qui produit du «dénim» depuis juillet 1979.La nou- nombre de nouveaux i velle machinerie por-emplois atteindra 15.tera la capacité de Dans les deux autres usines de Valleyfield.le programme aura comme effet princi- Service de dépannage gratuit de Avis La compagnie de location de voitures Avis Canada Inc.a décide de mettre gratuitement à la disposition des automobilistes de Montreal et Toronto un service de dépannage sur quelques grandes artères de ces villes.Depuis vendredi.Avis a mis en circulation des camions- dépanneurs, aux heures de pointe, sur le boulevard Métropolitain.Décarie, Côte-de-Liesse et la route Transcanadienne.à Montréal (sur les autoroutes 101, 127 et 27.à Toronto).production de l'usine à 8 millions de mètres de tissu (de 60 pouces de largeur) par année.La nouvelle production de «denim» remplacera le tissu actuellement importé par les fabricants canadiens de vêtements.Le projet de Richelieu créera 21 nouveaux emplois.DROUIN, PAQUIN ET ASSOCIÉS LTÉ IfiTapis Métropolitain r /A mmm.Jean H.Mabardi Drouin, Paquin et Associés Ltée.partie intégrante Currie.Coopers et Lybr Ltée.conseillers en a< nistration, est heure dannoncer la nomina de monsieur Jean H.bardi à titre de conseiller principal de la firme.Ingé-.nieur diplômé de I École Polytechnique de Montréal, détenteur dun MBA de I U-niversité McGill et membre de l'Institut des Conseillers en Administration du Québec, monsieur Mabardi compte 1 3 années dexpé-rier.ce en gestion financière et contrôle de gestion dans l'entreprise privée et publique y compris six ans d'expérience en consultation avec notre firme.Cette nomination reflète la croissance de notre firme et la contribution de monsieur Mabardi à la croissance de nos services dans le secteur des services en gestion financière offerts à nos clients.Les bureaux de monsieur Mabardi sont situés à Montréal.LES TAUX D'INTÉRÊT Cette Le semaine *e*noine dernière\t\t TAUX D'ESCOMPTE\t19.04\t19.09 TAUX PRÉFÉRENTIEL\t20\t20 BONS DU TRÉSOR\t\t Canada, 3 mois\t18.79\t18.84 Québec, 3 mois\t19.24\t19.25 DÉPÔTS BANCAIRES\t\t 1 mois\t16%\t16% 3 mois\t16Vî\t16% 1 an\t16V4\t15% 5 ans\t153/4\t15% DÉPÔTS DE FIDUCIE\t\t 1 mois\t17V2\t17% 3 mois\t17V2\t17V2 1 an\t17V4\t17V4 5 ans\t16V4\t16V4 OBLIGATIONS\t\t Canada, 1-3 ans\t16.91\t16.60 3-5 ans\t16.43\t16.03 5-10 ans\t15.94\t15.54 plus de 10 ans\t15.73\t15.34 Québec, 5 ans\t17.65\t16.95 20 ans\t17.25\t16.50 Ontario Hydro, 20 ans\t16.76\t16.37 TAUX HYPOTHÉCAIRES I 1 an 1 3 ans 1 5 ans\t183/4 18% 183/4\t18% 18% 18% TAUX D'ESCOMPTE U.S.\t14\t14 TAUX PRÉFÉRENTIEL U.S.\t20Vî\t20Vi (Taux communiqués par Tassé & Associés)\t\t prélarts LUNDI, LE 20 JUILLET SEULEMENT SAHS 12 Jfsq Di u*sa 99 CIRAGE m Z Ui tv: BE Très oe// Lar9eur: ^â/\"c pi t'Si cOoie 99 et 99 du mm eux au&U » TAPIS Métropolitain H JC iMTtltOft * 'tâVlt» il CANàO* MONTREAL 6855 ttt.ru» i*on- Tolon (Entra l« boul.lan^*\\xr et Ln Golenf.d'Anjou) 254-4574 BROSSARD 1 875, n>« Panama (coin Tcm h«rrau a l*Ml du Pon» CSompkrin) LASAIXE 1580, ru« Dollard (fo«J lSjH i \\ If nil t ^^^^^ - US STAMPS ; 842-2424 AVOCAT 1-5 ans d'expérience Bilingue 866-8511 HYDRO-QUEBEC Domaine de «INFORMATIQUE INVESTISSEURS DEMANDÉS $25,000 et plus Jeune compagnie dynamique et en plein essor Information: M.Jacquet 282-1241 \u2022ntr* 9h »t 5h p.m.«A» Rona DROUIN, PAQUIN ET ASSOCIÉS LTÉ Georges Lafond Pierre Bolduc Hydro-Québec annonce la nomination de M.Georges Lafond c.a., au poste de vice-président Finances en remplacement de M.Edmond A.Lemieux qui a quitté l'entreprise.Licencié en sciences commerciales, M.Lafond est entré à Hydro-Québec en 1965 comme trésorier adjoint.Il est devenu trésorier d'Hy-dro-Québec en 1968 et il assume également la responsabilité de trésorier pour la Société d'énergie de la Baie James et Hydro-Québec International.Hydro-Québec annonce, par la même occasion, la nomination de M.Pierre Bolduc au poste de trésorier.Diplômé en génie, M.Bolduc est entré à Hydro-Québec en 1965.De 1972 à 1979, il a été directeur adjoint Programmation et Contrôle des coûts à la Société d'énergie de la Baie James.M.Bolduc était trésorier adjoint d'Hydro-Québec depuis 1979.Au 31 décembre 1980, Hydro-Québec se classait au premier rang des entreprises industrielles et commerciales du Canada en ttfmes d'actif etde revenu net.\u2014 André J.-R.Boudreau Drouin, Paquin et Associés Ltée, partie intégrante de Currie, Coopers et Lybrand Ltée, conseillers en administration, est heureuse d'annoncer la nomination de monsieur André J.-R.Boudreau au titre de conseiller principal.Diplômé en sciences (physique) de l'Université de Montréal, détenteur d'un MBA de l'université McGill et membre de l'Institut des Conseillers en Administration du Québec, monsieur Boudreau est responsable de notre pratique professionnelle auprès du secteur des services de la santé et des services sociaux.Ses bureaux sont situé à Montréal.Henri Drouin Marchands Ro-Na Inc.annonce l'élection de son nouveau président au Conseil d'administration; M.Henri Drouin.L.Sc.C.d'Amos.M.Drouin.39 ans, obtenait en 1964 sa licence en sciences commerciales aux H.E.C.Il faisait, en 1965, l'acquisition d'une quincaillerie d'Amos dont le chiffre d'affaires atteignait à peine les 250,000$.En 1981.1e complexe commercial Drouin-Allard Inc.aménagé depuis 1974 dans un nouveau local d'une superficie de 32.000 pi.car.comprend une immense quincaillerie Ro-Na.un important centre de decoration et de couvre-planchers, en plus dune boutique do sports Podium.L'ensemble de ces commerces réalisera un volume j de vente dépassant les trois mil-I lions de dollars En plus de s occuper active-'ment de son commerce M.' Drouin a toujours oeuvré au sein 1 de nombreuses associations so-i ciales et civiques d'Amos, il fut ! même Président du Club Lions I et de la Chambre de Commerce.Il fait aussi partie de plusieurs associations d'affaires d'envergures nationales L'essor que connaît Mar-chands Ro-Na Inc.ces dernières années, ne peut que se continuer, stimulé par l'expérience et le dynamisme de son nouveau, jeune Président "]
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