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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1981-08-22, Collections de BAnQ.

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[" AVORTE/ ÉDUCATION SEXUELLE VOUS ÊTES HYPOCRITES, DIT PAULINE MAROIS À «PRO-VIE» ET AUX ce PARENTS CATHOLIQUES page E 1 VANDALISM- A L'HUMOUR LE DOC LABELLE ««SOIGNE» STATUES page e 3 \\ m tL- i -, I:.BU» LAFLEUR EST BLESSÉ AU DOS page F 2 ?trûCêGOD /c^DdoidsiiiqceDidœ 75 C©lltSf MONTRÉAL, SAMEDI 22 AOÛT 1981, 97e ANNÉE, 00200, 1 90 PAGES, 11 CAHIERS 85 CGfltS, territoires de l'édition nationale a** \u2022t\u2022 ¦ \u2022 \u2022 i ¦ i ¦\u2014\u2014 iiini'i^ik L'irritation provoquée dans certains milieux par les absences répétées du premier ministre Trudeau gagne le caucus libéral du Québec.Lors de leur réunion de septembre, les députés libéraux se proposent d'insister pour que le gouvernement les informe des mesures qu'il entend prendre afin de sortir le pays du marasme économique.page a 10 photos Michel Gravel, LA PRESSE LES CONFIDENCES DE LA BELLE GINA ET DU TENDRE LINO pages C 8 et CIO «LES ANNEES LUMIERE» DE TANNER: UN FILM MAGNIFIQUE °c TRAVERSE UNE DURE PÉRIODE page B 1 / Autres informations en page C 18 y/s à m s t 1 T POUR DEFENDRE LA LIBYE KADHAFI EST LE RAPPORT KENT SUR LES QUOTIDIENS par marcel adam page a 6 mu Annonces classées: D 2 à D1 5, F 1 1 à F 22 Arts et Lettres: C 1 à C 25 Bandes dessinées: Y 10 Bricolage-.D 4 Bridge: Y 1 1 Carrières et professions: Z 1 à Z 1 8 Décès, naissances, etc.: F 25 Economie: B 1 à B 7 FEUILLETON: F 15 Gastronomie: C 27 Horoscope: Y 10 Jardinage: D 6 Le monde: F 10 Loisirs et récréation: Y 8 Mots croises: Y 10 Quoi faire en fin de semaine: C 23 Télé-câble: E 5 Télévision: E 4, E 5 Restaurants: C 25 à C 28 Sciences: Y 12 >rts: F 1 à F 9 PRET A RISQUER UN CONFLIT MONDIAL ¦ La Libye est prête à défendre la zone de 200 milles formant le golfe de Syrte contre toute invasion américaine éventuelle, même si le prix devait en être une troisième guerre mondiale, déclare le col.Khadafi à Addis Abeba.page F 10 LES ENIGMES DE SATURNE VOYAGER 2 APPORTERA PREMIÈRES RÉPONSES MARDI v page B 8 e Dk)t()(|Li( tttt -4-¦1 ILYA 9 GROS LOTS BONIS DE 1 MILLIONS À LA SUPER LOTO LES 3 DERNIERS GROS LOTS BONIS TIRES LE 30 AOÛT' *en plus des millions et des lots habituels à chaque tirage uperLot la seule loterie qui fait des millionnaires A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AOÛT 198| « m \u2022 4 4 f i 4 \u2022 m I \u2022 Lévesque définit ce qu'il entend par le rapatriement «pur et simple» de la constitution QUEBEC \u2014 C'est vrai que le gouvernement du Québec accepterait, comme un moindre mal, un rapatriement pur et simple de la constitution.Mais contrairement à ce qu'avait prétendu le ministre des Affaires intergouvernementales Claude Morin, ce «pur et simple» signifie un rapatriement accompagné d'une formule d'amendement acceptable au Quebec.LOUIS FALARDSAU de notre bureau de Quebec C'est la précision qu'a apportée le premier ministre René Lévesque, jeudi, alors qu'il donnait une conférence de presse à Sayabec.Mais pour bien comprendre la situation, il faut rappeler les faits.Mercredi matin, M.Lévesque interrogé sur sa rencontre, la veille, avec l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Ottawa, Lord Moran, répond aux journalistes qu'il lui a dit que si Londres recevait finalement le projet Trudeau, il espérait qu'au moins on refusera le projet de Charte des droits pour ne donner suite qu'à ce qui est «acceptable, c'est-à - dire le rapatriement pur et simple».Quelques heures plus tard, les journalistes demandaient au ministre Claude Morin, à l'occasion d'une conférence de presse, ce que le oremier mioistre entendait par «rapatriement pur et simple».Le ministre, après avoir reconnu qu'il n'en avait pas discuté avec son chef, s'est quand même dit certain que cela voulait dire rapatriement sans formule d'amendement.Il a même prétendu qu'il n'y avait pas de nouvelle là et que ça avait été dit des dizaines de fois.Mais M.Lévesque devait donner une version toute différente lors de son passage à Sayabec.Pur et simple veut dire «avec une certaine formule d'amendement».Et nous en avons déjà accepté une, devait ajouter M.Lévesque, rappelant que l'accord des Huit réalisé tout juste après la dernière élection, contenait la formule d'amendement dite «de Vancouver».Le premier ministre en a profité pour reprendre un refrain habituel, disant que les journalistes avaient fait une nouvelle avec rien, ce qui se voit fréquemment en août alors que l'actualité fournit peu de matière â nouvelles.Si effectivement M.Lévesque a dit à Lord Moran que le Québec se résignerait en dernière analyse à accepter un rapatriement assorti de la formule d'amendement de Vancouver, c'est vrai qu'il n'y a pas là matière à nouvelle puisque cette concession est connue depuis le 16 avril.Mais, outre qu'il n'est pas évident pour qui n'est pas premier ministre que «pur et simple» signifie «accompagné de la formule d'amendement sur laquelle les huit provinces contestatrices se sont mises d'accord lors de leur réunion du 16 avril à Montréal», M.Lévesque semble oublier que c'est son ministre des Affaires intergouvernementales qui a induit les journalistes en erreur en donnant à cette expression destinée à une certaine célébrité une signification toute autre.LE PLQ DOIT CHANGER D'ATTITUDE SELON ALAIN COUSINEAU Les libéraux auront maintenant recours aux sondages d'opinion SAINTE-ADELE (PC) \u2014 C'est en se fixant le mandat de doter le Parti libéral d'un système de mise en marché et d'une stratégie politique que le nouveau directeur général du Parti libéral, M.Alain Cousineau, a accepté son poste.«J'en ai parlé avec M.Ryan et je l'ai convaincu que le parti devait changer son attitude», a expliqué M.Cousineau à l'issue d'une réunion de deux jours des hautes instances du PLQ dans un hôtel des Laurentides.Selon le nouveau directeur libéral, M.Ryan a su doter depuis 1978 le parti d'un programme substantiel et même d'un véritable projet de société.«La substance est là mais maintenant il faut réussir à vendre le message et c'est pourquoi je suis là», a-t-il dit.Alain Cousineau Quelques mois avant l'élection d'avril dernier, M.Ryan avait affirmé devant les journalistes que son parti n'avait pas besoin de sondages pour connaître l'opinion publique et n'avait pas besoin des journalistes pour rejoindre la population.«Notre attitude face à la pn s-se va changer et M.Ryan a réalisé qu'un sondage peut servir à connaître l'opinion publique et à mesurer l'efficacité de notre action», a dit M.Cousineau.M.Cousineau jouit d'une vaste expérience du secteur du marketing en dépit de son jeune âge.Il était depuis cinq ans doyen de la faculté d'administration à l'Université de Sherbrooke et a mené une chaude lutte au ministre du Revenu, M.Raynald Frechette, lors de l'élection d'avril dernier dans la circonscription de Sherbrooke.Auparavant, M.Cousineau avait obtenu un diplôme en sciences commerciales de l'Uni- versité Laval de Québec et un doctorat en marketing, communications et psychologie sociale de l'Université d'Illinois.Il a également fait sa marque dans les affaires comme président de SODE^Q-Estrie en plus de siéger au conseil d'administration de plusieurs entreprises.Une de ses premières tâches, après avoir démissionné de son poste universitaire, sera de recruter deux adjoints spécialisés: un directeur du marketing et des communications et un directeur de la recherche.M.Cousineau entend aussi mettre en place un comité de stratégie qui veillera à ce que le PLQ ne se fasse plus prendre au dépourvu à ia suite d'une rapide évolution de la situation politique.Ryan: toute hausse des tarifs à l'Hydn constituera une nouvelle «taxe cachée SAINTE-ADELE \u2014 Le parti libéral s'opposera vigoureusement à toute hausse des tarifs d'Hydro-Québec parce que, estime Claude Ryan, ces augmentations ne constitueraient rien d'autre que de nouvelles «taxes cachées».PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec Dans le parterre d'un hôtel des Laurentides, au son du chant des petits oiseaux et des cris des corneilles, le leader libéral, qui ne s'était toutefois pas départi de son veston gris, a rendu compte des deux jours de réunions de son parti.Il a montré que le temps du purgatoire était bel et bien terminé pour les libéraux.Après avoir assumé de la manière la plus effacée possible Stock 1306 CITATION 1981 HATCHBACK 2 portes Prix suggéré $8975 Extérieur brun métallisé, intérieur beige, 4 cylindres, 4 vitesses, tout servo, sièges baquets, console, radial à flanc blanc, roue Rallye, dégivreur électrique, radio AWFM, miroirs sport etc., bas millage.SUPER OFFRE Stock 131 MALIBU 1981 4 PORTES Prix tuggéré $9551 Extérieur brun métallisé, intérieur beige, automatique, tout servo, dégivreur électrique, radio, radial blanc, enjoliveurs de luxe, tapis, moulures latérales, etc.Bas millage.SUPER OFFRE 7 7 777 777 la défaite d'avril tout au long de la courte session du printemps, les 42 députés libéraux se préparent donc à passer résolument à l'attaque contre le gouvernement Lévesque,dès la rentrée des parlementaires la semaine prochaine.C'est au cours de la commission parlementaire chargée d'étudier un changement de statut pour Hydro-Québec, que le PLQ tirera son premier boulet dans le camp péquiste, en dénonçant les intentions du gouvernement de «mettre la main sur Hydro*.Le jeu Pour le leader libéral, le jeu du gouvernement dans cette affaire est simple: s'il parvient à contrôler Hydro-Québec, il pourra par la suite augmenter les tarifs d'hydroélectricité selon son bon vouloir, et pourra ainsi éponger une partie des dettes sans cesse croissantes de l'Etat.«Ce sont de nouvelles taxes cachées, et nous nous y opposeront farouchement.Hydro-Québec a été créée pour offrir aux citoyens les meilleurs services d'électricité au meilleur coût possible, non pour devenir un instrument de manipulations servant à camoufler l'état désastreux des finances de la province.» Les libéraux se proposent également de boxer les ministériels à propos de leurs «flamboyantes promesses» aux futurs propriétaires de maison.Selon Claude Ryan, l'engagement péquiste en matière d'habitation est loin de répondre aux espoirs suscités pendant la campagne électorale, «sans compter que le gouverne- ment ne fait rien pour les milliers de gens aux prises avec des hausses de taux d'intérêt.» La SHQ Toujours en matière d'habitation, mais dans un autre ordre d'idées, les libéraux ont promis hier qu'ils continueront de réclamer une enquête publique sur la Société d'habitation du Québec.Lors de la commission parlementaire sur la vérification des comptes publics, il compte accabler à nouveau le gouvernement Lévesque, en révélant de nouvelles facettes du désormais célèbre «scandale de la SHQ».Enfin, lors de la commission parlementaire qui étudiera le droit de grève dans les secteurs public et para-public, les libéraux se disent prêts à appuyer toute initiative gouvernementale qui visera à supprimer les abus des dix dernières années: «Le droit de grève dans ces secteurs ne doit être utilisé qu'en tout dernier recours».Les libéraux se sont nommé un nouveau porte-Gratton, ce dernier se désinté- parole en matière de relations de travail en la personne du député de Jean-Talon, M.Jean-Claude Rivest, qui remplace Michel ressant de plus en plus de la politique depuis la défaite de son parti en avril dernier.Les partielles Invité en conférence de presse à commenter le résultat des élections partielles fédérales de Spadina et Joliette, M.Ryan a dit y déceler un message clair à l'intention du fédéral.«Le climat économique actuel crée un pro fond mécontentement dans la population.Aussi, l'attitude d'Ottawa au sujet de la Cons titution déçoit énormément les gens.» M.Ryan s'est par ailleurs ré joui de constater, «à la lecture des journaux», que René Lévesque se rapproche de la position libérale en matière constitutionnelle, notamment en ce qui concerne le rapatriement de la constitution assorti de dispositions permettant d'instaurer une formule d'amendements.LOTO 6/36 Les six numéros gagnants sont: 1 \u2014 3 \u2014 8\u201419 \u2014 24 \u2014 36 complémentaire: 29 PROVINCIAL Le numéro gagnant du gros lot de $500,000 est 1391757 INTER-LOTO A.Numéros mobiles: 55962 6341 057 B.Les trois numéros suivants (non decompo tables) donnent $25,000 chacun: 392775- 332718 ri 247019 C.Pour le gros lot de $250,000, le numéro (decomposable) est: _415082_ SOLDE D'ÉTÉ 50% 4/VDRE StfAONœHAUTE FOURRUR* 7116, rue Saint-Hubert, Métro Jean-Talon 271-7788 M * -1 ».» X I I _ .- __ I ir © 11 m (r m ® rm iç Chevrolet Oldsmobile 5363, St-Denis, sortie nord du métro Laurier 279-6301 Moi j'ai fait mon choix JMthoiti All** (go tl »'\u2022\u2022 '«tcoolr* un pi'irmm qui \u2022 CO\"*fcpond *ia.m«r.t \u2022 rr.i p* au t#rvJ'tC> ?il h«» a 2* h»t 288-2303 \u2022a, nacee cw«rr « nAG< memo DESTINATION SERVICE Montréal et sa banlieue TÉLÉPHONE: 342-2060 Appelez Eaton pour la réparation rapide de téléviseurs, machines à laver, sèche-linge, cuisinières, lave-vaisselle et appareils de réfrigération.Nous réparons les appareils Viking Eaton ainsi que la plupart de ceux de marques connues.Plan d'entretien prolongé.Vente 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nuageux\tHegina\t13\t27 Part, nuageux\tWinnipeg\t15\t28 Ensoleillé\tToronto\t15\t26 Ensoleillé\tFredericton\t13\t26 Ensoleillé\tHalifax\t14\t24 Ensoleillé\tCharlottetown\t13\t23 Ensoleillé\tSaint-Jean\t8\t18 eee \tMa.\tMax.\t\tM*.\tMax.\t\tMa.\tMax.Boston\t13\t24\tMiami\t24\t32\tPittsburgh\t11\t26 Buffalo\t14\t27\tNew York\t17\t26\tSan Francisco\t13\t21 Chicago\t13\t26\tNlle-Orléans\t23\t32\tWashington\t16\t27 vers les capitales\t\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam\t10\t20\tHong Kong\t28\t32\tOslo\t11\t18 Athènes\t23\t33\tLe Caire\t21\t32\tParis\t13\t20 Berlin\t13\t17\tLisbonne\t16\t25\tRome\t16\t29 Bruxelles\t7\t18\tLondres\t11\t19\tSéoul\t23\t27 Buenos Aires\t7\t24\tMadrid\t13\t29\tStockholm\t15\t18 Copenhague\t14\t15\tMoscou\t14\t22\tTokyo\t22\t28 Genève\t12\t26\tMexico\t13\t22\tVienne\t17\t27 vers les plages\t\t\t\t\t\t\t\t Acepulco\t24\t34\tBermudes\t27\t30\tSan Juan\t26\t32 Barbade\t26\t30\tNassau\t23\t32\tTrinidad\t22\tw mm 32 la presse LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Samt-Jocques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Preste Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE ¦ et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 ».Port de retour garanti.4 TARIFS D'ABONNEMENTS EDITION NATIONALE LIVRAISON A DOMICILE: Lundi ou samedi $2.10 Lundi eu vendredi $1.50 Samedi seulement 0.85 ?TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON À DOMICILE.Lundi ou tomedi $1.75 Lundi ou vendredi S125 Samedi seulement 0.75 * Tonfx différents pour Us rouit» motorisées TARIFS D'ABONNEMENTS PAR COURRIER (Surface) Hmèni* CANADA 13 26 Lundi ou somedi $37.00 $74.00 Lundi ou vendredi $24.00 $48.00 Somedi seulement $13.00 $26.00 ÉTATS-UNIS ET PAYS ÉTRANGERS MoewfcPG de 13 26 Lundi ou somed; $72.10 $145.60 LurxJi ru vendredi $52.00 $104.00 Samedi seulement $20 $0 $41.60 52 $148.00 $96.00 $52.00 52 $291.20 $206.00 $83 20 INFORMATION GÉNÉRALE RÉDACTION PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL ANNONCES CLASSEES Commandes - \" : \u2022 I \u2022 ¦\"* s , !:\u2022:>:x,\u2022.:>;.1 1000 VOITURES '81 INSCRITES POUR LA \"COUPE DES PRIX\" LES JOURS LES MOINS CHERS DE L'ANNEE AU CENT 9 Une course infernale, du lundi 24 au jeudi 27 août inclusivement, de 9h à 22h, au Centre Laval (boulevards StMartin et Le Corbusier, sortie 8 de l'autoroute des Laurentides) Échanges acceptés, financement sur place, livraison immédiate Tirage d'une voiture neuve parmi tous les acheteurs Nombreux prix de présence Présenté par 5 concessionnaires GM de Laval: Bonaventure Chevrolet Oldsmobile, Bourassa Pontiac Buick, Durand Pontiac Buick, Lalonde Chevrolet Oldsmobile et Salois Chevrolet Oldsmobile. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AOÛT 1981 r.Deux ou trois petites choses N.B.\u2014 Deux ou trois petites choses avant de partir en vacances.Des petites choses de rien du tout, sans aucun rapport entre elles, pour le plaisir de parler, et celui d'écrire aussi.Justement, parler pour ne rien dire est le thème de la première de ces petites choses, et ce n'est pas tout à fait pur hasard.Un ami d'enfance Une fois tous les trois ou quatre ans j'ai rendez-vous avec mon seul ami d'enfance.On se retrouve à midi, un jour de semaine dans un restaurant de la rue Saint-Denis.Et bien sûr, au moment de se quitter, il me dit: «On devrait s'appeler plus souvent, ne pas attendre trois ou quatre ans.» On est allé à la petite école ensemble.On est arrivé à Montréal par le même avion, il y a vingt ans.Il connaît ma mère, je connais la sienne.\u2014 As-tu des nouvelles?Comment vont tes parents?Marié, deux enfants, il mène une vie rangée dans un bungalow de Ville Brossard.Il est fonctionnaire, comme sa femme.\u2014 Toi?Toujours dans les sports?Tiens, il ne me lit pas.De fait, je l'imagine mieux lisant «Le Devoir» que «La Presse».Il a toujours été rigoureux dans ses idées et sérieux dans ses préoccupations.\u2014 T'intéresses-tu à ce qui se passe au Moyen-Orient?.C'est un timide qui parlerait de n'importe quoi pour ne pas avoir à parler de lui.On a donc-parlé du Moyen-Orient.Et de ses enfants, des miens, de mon exfemme, des taux d'intérêt, de bicyclette, d'un ami commun.Mais tout de même, il y a des limites: on n'a pas osé parler de la température.Il y a eu aussi des silences.Un en particulier dont je me souviens, le genre de silence qui prend au dépourvu comme une trappe ouverte dans un couloir sombre.Après quelques secondes en chute libre, on s'est accroché en même temps à la même branche, et quand il m'a demandé: «Et toi mon vieux, qu'est-ce que tu deviens?», j'allais justement lui poser la même question.\u2014 Bon, alors on se rappelle hein?Promis?Bientôt?On ne s'est pas dit ce qu'on était devenu.Ce sera pour un autre jour.Il était un peu pressé, il avait rendez-vous, comme la dernière fois d'ailleurs, je m'en souviens, il y a trois ou quatre ans.Mais je vais le rappeler, c'est sûr.Dans trois ou quatre ans.D'ici là il va s'en passer des choses au Moyen-Orient.Attention, attention! Des faux billets de $20 sont actuellement en circulation à Montréal.Ils sont si bien imités qu'il est impossible, même pour un oeil très averti, de distinguer entre un vrai et un faux.Seul le test de l'eau deJavel vous permettra d'y voir clair.Faites tremper vos billets de $20 dans un bain d'eau de Javel pure.Si au bout de 24 heures il reste un cerne jaunâtre à la place de la tète de la Reine, c'est un faux.Par contre si le papier devient complètement blanc et vierge des deux côtés, alors rassurez-vous, c'était un vrai.Et puisque nous parlons de contre-façon, signalons que des faux autobus de la CTCUM sont également en circulation dans les rues de Montréal Les voyageurs qui embarquent par mé-garde dans ces autobus sont conduits de force à Drummond- HUES EUES DE MONTRÉAL\" BÉCHARD, rue (1962) Préalablement nommée ruelle ReeveS/ cette voie rappelle Théodore Béchard, un des patriotes de 1837-1838.Axe ouest-est à partir de Sicard, au sud de Sainte-Catherine.* * * BELVEDERE CIRCLE (1927) Nom descriptif très explicite puisque cette voie en forme de cercle sur le mont Royal donne une très belle vue d'une grande partie de Montréal, du fleuve et de la banlieue.Préalablement nommée Trafalgar Circle.* * * BENNET, avenue (1896) Nom donné par William Bennett lorsqu'il déposa un premier plan de lotissement d'une partie de son domaine.Le tronçon au sud de Notre-Dame s'appelait rue Roscani avant le 18 décembre 1962.Axe sud-nord croisant Notre-Dame à l'est de Pie-IX.* * * BLAISE-PASCAL, avenue (1970) A la mémoire de Biaise Pascal (1623-1662), mathématicien, physicien, philosophe et écrivain français à qui l'on doit les lois de la pression atmosphérique et de l'équilibre des liquides, le calcul des probabilités et la presse hydraulique.Axe est-ouest à partir de la 28e avenue, au sud de Mau rice-Duplessis, dans le quartier Rivière-des-Prairies.m * * BLAKE, rue (191 1) Jadis nommée avenue Dominion, cette voie honore l'avocat et homme politique canadien Edward Blake (1833-1912).Axe est ouest à partir de Georges-Va-nier, au nord de Notre-Dame.Vente aux Enchères D'OBJETS RARES Samedi 29 août 1981 Inspection à partir de 10 heures jusqu'au début de l'encan Mobilier ancien, bijoux de succession, lampes tiffany, superbe selection de tapis noues main.Collection de pièces canadiennes, horloges splendédes, ivoires, porcelaines de Dresde.Meissen.Royal Vienna, belle sélection d'importantes peintures à l'huile de J.H Jenkins.W.T.Richards, montres de gousset en or et en argent, argenterie de service, gong oriental ancien.Grandes sculptures de bronze, mobilier de salle a manger ancien Hepplcwhite.lustre de cristal de grande classe, banquette en chêne pour hall d'entrée, table à dessus pivotant, miroirs, tables de réfectoire, louche ancienne en argent, rare style géorgien, bol à punch vénitien du XIXe siècle.Vase avec pied de lampe Satsuma ancienne, lampe signée Tiffany, vitrines, tables d'appoint, véritable horloge grand-père, service a thé.boîte à musique, service de table en porcelaine.De nombreux articles ont clé consignés pour cet encan, sans minimum ni réserve.Salle avec air conditionné pour votre confort.Tous les articles vendus durant cet encan sont assujettis à une prime de 10' I payable par l'acheteur et faisant partie intégrante du prix de vente.Consignations encore acceptées.ûndu±tzL£± Smfiixz une.galerie 5500 rue Paré, à l'ouest de Décarie 737-5343 737-8653 ville.Selon la Chambre de commerce de l'endroit, c'est le seul moyen d'attirer des touristes dans leur charmante petite ville.Petit conte 11 était une fois une princesse ravissante, avec des yeux de biche, des cheveux de lin, les oreilles menues, le pied bien tourné, lu peau.ah la peau de la princesse!.Vint à passer une sorcière très méchante qui dit en voyant la jeune fille: «Wouâehe, pas encore Cendrillon!.Pas encore cette petite imbécile qui va perpétuer pendant des siècles les stéréotypes de la féminité.» Et la vilaine sorcière changea en citrouille le Tampax de la princesse.Vive les vacances Je ne me souviens plus où je suis allé en vacances l'année dernière, mais pour ce qui est de cette année, je pars demain matin, à bicyclette.Je vais au Luxembourg où je suis l'invité spécial du Grand Duc Lucien et de son épouse la Grande Duchesse Germaine.Vous dites?Vous dites que c'est déjà au Luxembourg que j'ai passé mes vacances l'été dernier?Vous dites que j'ai déjà écrit cette chronique-là.à peu près à la même époque l'an dernier?.Mais que le Grand Duc >'appelait alors Maurice et son épouse Georgette?C'est bien possible, savez-v-ous.Et il n'y a rien d'étonnant à cela puisque voilà bientôt dix ans que j'écris la même chronique.Il n'y a que les noms qui changent.Cette crhonique donc, la même, exactement la même, vous reviendra dans cinq semai nés.Salut.Du courrier retrouvé au dépotoir TORONTO (PC) \u2014 On a trouvé aux endroits les plus inattendus du courrier confié à des services de livraison durant la grève postale, y compris dans un dépotoir du nord de TOntario et au 18e trou d'un terrain de golf de Mississauga, Ont.«Nous en trouvons un peu partout, a déclaré M.Edward Ro- worth, porte-parole des Postes.Ce que nous craignons, c'est d'en être blâmés quand ce sont ces services qui en sont responsables.» Jeudi, des joueurs de golf à Mississauga, juste à l'ouest de Toronto, trouvaient environ 100 articles postaux.Plus tôt dans la journée, on trouvait dans des boites postales de Bramalea et de Brampton des factures de Bell Canada en assez grand nombre pour remplir 25 sacs.Mercredi, on trouvait 2,000 exemplaires de la livraison d'août du Life Magazine de Toronto dans un dépotoir de Cache Bay, Ont.PRODUITS INC \\\\T ?\\\\ AU AU UT AU UT AU UT AU UT AU UT AU UT Le nouveau dispensateur à savon WILMAR de conception moderne et fonctionnelle, répond sûrement et économiquement à vos besoins.\u2022 NE SE BOUCHE PAS \u2022 SE REMPLIT FACILEMENT \u2022 NE DÉGOUTTE PAS \u2022 RÉSISTE AU VANDALISME Pour industries, hôpitaux, hôtels et bureaux d affaires.Le chargeur 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qu'a décidé hier le juge Thomas Meagher de la Cour provinciale, après qu'un médecin eut déclaré hier dans on témoi-gnagequ'il avaitdes raisons de croire que l'accusé souffrait de troubles mentaux.Le médecin avait fait passer un examen d'une demi-heure à Oison dans une cellule de la GRC avant sa comparution en cour.Oison, un travailleur de la construction à son compte, devra comparaître de nouveau en cour le 18 septembre.II est accusé du meurtre de Judy Kozma, une adolescente de 14 ans dont le corps a été découvert le 25 juillet dernier près de Wae-ver Lake.L'enfani portait les narques de 19 coups «le couteau.Elle est l'un des dix enfants disparus ou assassinés dans cette région depuis quelques mois.la THERmDPnrnPE Le système de chauffage d'aujourd'hui N'attendez pas une autre majoration de l'huile, appelez-nous aujourd'hui.0 ?Oui Non ?Oui Non LE GOUVERNEMENT Y CROIT: c'est pourquoi il donne S800 à ceux qui adoptent ce système.* LES CONSOMMATEURS AVISÉS LE CROIENT: c'est pourquoi depuis 4 ans des centaines de nos clients sont passés du système à l'huile à la pompe thermique.* Ces clients ont échappé à des hausses du coût de l'huile de 35% par an.* Ces clients réaliseront chaque année des économies de chauffage allant jusqu à 50%.* Ces clients ont choisi non seulement un système de chauffage très économique mais aussi un système qui durant tout l'été climatisera leur maison.0 ?Oui Non NOUS AUSSI NOUS LE CROYONS: c est pourquoi nous sommes le plus gros vendeur de thermopompe au Québec.C'est pourquoi nous vous offrons une garantie exclusive sur nos installations.À partir d'un système à l'huile* Membre de la Corporation Depuis 195 j Centre d'économie en chauffage TURCOTTE INC.No 1 : Pour les ventes de pompes à chaleur au Québec Carrier Téi, 527-7584.OU 655-9967 Pour Sherbrooke 565-0906 I A 6 # LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 AOUT 1981 PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER LEMELIN éditeur la presse ROGER-D.LANDRY président-directeur général \u20224 JEANSISTO éditeur Bd total YVON DUBOIS MARCEL ADAM directeur de I infonnation éditorialiste en chel i i i » t Le rapport Kent sur les quotidiens *«\u2022 En août 1 980 la disparition simultanée de deux quotidiens quasi centenaires, la «Tribune» de Winnipeg et le «Journal» d'Ottawa, à la suite d'ententes entre les chaînes Thomson et Southam, suscitait une profonde inquiétude dans divers milieux préoccupés par l'avenir de la presse quotidienne au pays, et incitait le gouvernement à instituer une Commission royale d'enquête sur la situation.Le rapport de la Commission Kent est bien construit et bien rédige, riche de suggestions souvent étonnantes par leur originalité et dans certains cas par leur irréalisme.La description de la situation de la presse canadienne au pays et l'analyse des causes qui l'ont produite est remarquable.Mais les conclusions pessimistes que les commissaires en tirent pour l'avenir paraissent être davantage le fruit de l'intuition que le résultat d'une constatation de faits réels, véritables et concluants.La commission appréhende davantage les inconvénients possibles de la concentration qu'elle n'en établit la réalité.La Commission Kent reconnaît que la crise actuelle de la presse quotidienne a été causée par plusieurs facteurs socio-économiques irrésistibles qui ont produit des effets identiques dans tous les secteurs industriels et commerciaux: la tendance au regroupement des entreprises les plus viables et la disparition des autres.Mais après avoir fait ce constat, elle déplore le phénomène de la concentration, qui a pourtant sauvé plusieurs journaux, regrette que le gouvernement fédéral ne l'ait pas empêché, lui recommande de le stopper et même de démembrer partiellement certaines chaînes, notam- ment celle de Thomson, la plus puissante et, à ses yeux, la plus nocive.Pourtant elle reconnaît que les journaux d'aujourd'hui n'ont jamais été meilleurs, qu'il n'a pas été prouvé que les patrons des chaînes intervenaient dans l'information pour la court-cir-cuiter au nom de leurs intérêts financiers.Elle vante même le comportement de la chaîne Southam.Je ne dis pas que la commission a tort de s'inquiéter, avec beaucoup d'autres, des dangers potentiels du phénomène de la concentration, de dénoncer les fermetures brutales de journaux pour des motifs essentiellement cupides, de déplorer que certaines chaînes appartiennent à des conqlomérats industriels qui sont en situation de conflits d'intérêts nuisibles a la liberté de l'information et au crédit de la presse, etc., et d'en saisir l'opinion publique.Ce qu'on reproche à la Commission c'est un manque de cohérence entre son analyse de la situation et les conclusions pessimistes qu'elle en tire, et l'irréalisme, voire la naïveté de plusieurs de ses recommandations.Comme, par exemple, compter sur le gouvernement pour rappeler à leurs devoirs et responsabilités sociales les propriétaires de chaînes qui se soucient plus du profit que de la qualité de l'information.Si encore le gouvernement fédéral était lui-même exemplaire en matière d'information, s'il n'était pas un des gouvernements occidentaux les plus cachottiers, s'il n'avait pas à l é-gard des journaux en général et des journalistes en particulier un profond mépris, peut-être pourrait-on s'en remettre à lui pour veiller à ce que les journaux s'acquittent au mieux de leur responsabilité sociale.Mais comme la pauvreté de l'information politique tient largement aux entraves créées par le gouvernement lui-même, aura-t-on l'imprudence de s'en remettre à lui pour rendre meilleurs ces journaux qui l'embarrassent déjà plus qu'il ne peut le supporter et qui, à ses yeux, servent beaucoup moins l'intérêt public que les médias électroniques qui ont sa prédilection?La Commission Kent se montre beaucoup moins sévère et pessimiste au sujet du phénomène de la concentration au Québec, qui a permis à certains journaux de survivre, qui n'a pas entraîné de censure politique ou financière, ni dépeuplé les salles de rédaction.Pourquoi?Parce que, dit-elle, le Quebec «dispose de certaines barrières qui lui sont propres: société » .1 sans cesse sur la défensive?primauté des valeurs collecti£ ves, mobilisation relativement facile de l'opinion, influence de$ syndicats, État volontiers interventionniste».'.UM Tout cela est vrai, sauf en CflS qui concerne l'intervention djfi l'État qui, si je ne m'abuse, n'eslj intervenu qu'une seule fois ppurj dissuader Paul Desmarais d'jfrj cheter le «Soleil».Ce qui mon-J tre qu'au fond c'est la vigilaneçj des individus, des journalistes et 1 des groupes sociaux qui est la* meilleure garantie de la liberté' d'expression et d'information.I C'est apparemment ce qui marvl que au Canada anglais.Le goi> { vernement peut-il vouloir plus [ que les citoyens une presse If- j bre et de qualité?Si oui, il y a là î quelque chose de contre-nature [I qui empêchera que ça se réali- î| se.MARCEL ADAM \u2022 ii M I Un sondage très peu probant < 4 Les représentants des huit provinces opposées au projet constitutionnel de M.Trudeau ont exulté en apprenant cette semaine les résultats d'un sondage qu'ils avaient commandité conjointement à la grandeur du pays.Les réponses aux questions posées vont nettement, selon des proportions variables mais toujours majoritairement, dans le sens souhaité par les commanditaires.Les Canadiens ont fait savoir notamment, à l'occasion de ce sondage, qu ils souhaitent que les changements constitutionnels se fassent au Canada et soient l'oeuvre de Canadiens; que les premiers ministres du Canada et des provinces tiennent des rencontres pour tenter d'en arriver à un accord; qu'on maintienne un régime de type fédéral, etc.Soixante pour cent des personnes interrogées ont aussi exprimé l'avis que le geste de M Trudeau risquait de diviser le pays.Par contre, cinquante-quatre pour cent d'entre elles admettent qu'elles n'ont pas du tout suivi de près la discussion sur cette question, contre seulement 1 7 pour cent qui disent s'y être intéressées d'assez près.On doit reconnaître que les opposants au projet Trudeau ont la satisfaction un peu facile.Le moins qu'on puisse dire, en effet, de ce sondage, c'est qu'il prête à confusion.Le ministre Jean Chrétien a noté, pour sa part, que les questions des sondeurs n'ont porté que sur les procédés et aucunement sur la substance de l'initiative fédérale.On rétorquera avec raison à M.Chrétien que dans un cas comme celui-là.la forme est aussi importante que le fond.C'est dans sa forme surtout d'ailleurs que le projet Trudeau viole l'esprit du véritable fédéralisme.Mais, il aurait tout de même fallu poser des questions plus directes.Aucune des questions, par exemple, n'a porté sur la pertinence du geste du premier ministre canadien.Au surplus, comme l'ont noté quelques experts en matière de sondages, il est à se demander si la façon qu'on a employée pour procéder aux interrogations n'était pas un peu malhonnête.Plusieurs des questions étaient extrêmement suggestives.On les posait de telle manière qu'il était bien difficile pour la personne interrogée d'apporter une autre réponse Que celle qui était désirée.Par emple, comment pouvait-on ne pas répondre affirmativement quand on vous demandait s'il n'était pas souhaitable que la future constitution soit le fruit d'un consensus entre les autorités provinciales et les autorités fédérales.De toute façon, il serait surprenant que M.Trudeau porte beaucoup d'attention à ce relevé d'opinion, du moins pour l'instant.VINCENT PRINCE i/ûcs Avez p&e&v \\ Ç4 F/HT rtûivs V i s» ¦ ! m Droits réservés MHS LA PBESSE ANGLOPHONE n Extraits d'éditoriaux puisés dans les journaux de langue an glaise et traduits parla Presse Canadienne.Vive la démagogie Il y a quelques mois le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, avait découvert qu'avec un mélange de bonne vieille démagogie et d'appel convaincant au nationalisme modéré qui est celui des Québécois depuis l'époque du premier ministre Maurice Duplessis, il pouvait faire lever un gâteau électoral qui avait menacé de tomber à plat sous le poids de la défaite référendaire sur la question de la souveraineté-association.Mais ayant tiré du feu au second mandat, M.Lévesque et le Parti québécois sont retournés au fourneau politique avec de nouvelles recettes.C'est pourquoi des rédacteurs de manifestes péquistes se préparent à la conférence du parti qui aura lieu en décembre, en supputant une fois de plus quel degré d'indépendance politique veulent les Québécois et comment on pourrait les persuader de ne pas, pour la seconde fois, refuser une forme quelconque de cette indépendance.Mais les propositions pratiques qu'ils avancent à ce sujet demeurent remplies d'ambiguïté.Tout comme pour le référendum, il est toujours impossible de déterminer si l'objectif du parti est une autonomie provinciale plus grande déguisée en indépendance, ou une indépendance véritable frottée d'une vague « association» avec le reste du Canada.Le document de travail sur lequel le PQ se penche actuellement dit que les étapes essentielles vers l'indépendance sont a) la victoire dans une élection où la souveraineté sera en jeu, et b) la ratification du résultat de l'élection par voie de référendum.Mais le président du programme du parti, M.Pierre Harvey, dit qu'il existe un important noyau de dissidence qui préférerait laisser tomber le référendum et agir entièrement sur le résultat des élections.Pour sa part, Mme Louise Harel, vice-présidente du PQ, déclare être en faveur d'un retour à la politique de 1974: tenir une élection, légiférer sur des pouvoirs souverains et, selon la réaction d'Ottawa, négocier ou tenir un référendum sur une déclaration unilatérale d'indépendance.Aucune de ces propositions ne semble annoncer des résultats plus limpides que l'attitude ambiguë que les Québécois ont adoptée au cours de la dernière année en rejetant le oui au référendum tout en réélisant le PQ.L'idée 9e laisser une telle décision reposer uniquement sur les caprices démagogiques du système électoral actuel, où une différence de quelques points dans le vote populaire suffit à produire une victoire retentissante, ne fait que propager la confusion.En somme, cela équivaut à vouloir détruire la nation sur une double ambiguïté.\u2014 Le 10 août.\u2022The Halifax Chronicle-He-ald* Que le bon sens l'emporte Il a été encourageant d'apprendre que le Stade olympique RM__r_4 de Montréal n'aura peut-être jamais le mât et le toit escamotable conçus par l'architecte français Roger Taillibert, et qu'il n'aura peut-être même jamais de toit.Il est certain que la plupart des révélations faites par M.Lucien Saulnier, président de la Régie des installations olympiques (RIO), étaient aussi déprimantes que d'habitude.Les estimations de coût, pour achever le toit escamotable et le mât qui le supporterait, selon la conception première, continuent de monter, et en sont maintenant à environ $172 millions.Et les ingénieurs continuent de découvrir de nouveaux problèmes structuraux.Ce qui est plus encourageant, c'est la souplesse dont ont fait preuve M.Saulnieret ses associés, et le fait qu'ils sont disposés à considérer des solutions de remplacement, y compris un toit partiel ou pas de toit du tout.Il y eut un temps où le gouvernement et même M.Saulnier semblaient prédisposés favorablement en faveur du plan initial.Mais M.Saulnier, finalement, examine les projets ambitieux du maire Jean Drapeau avec ce calme réfléchi qui fut tellement important dans les années 60, alors qu'il était le brasdroitdu maireà l'hôtel de ville, et que le métro de Montréal, de même que Terre des Hommes, étaient en voie de préparation.Ce genre de froide réflexion a malheureusement fait défaut au cours des années 70, quand M.Saulnier n'était plus là et que M.Drapeau réalisait seul ses rêves olympiques.M.Saulnier et ses associés ont certainement raison d'examiner de nouveau, en se basant sur cinq ans d'utilisation du stade, les avantages et les inconvénients d'avoir ou de ne pas avoir de toit.Pendant que les ingénieurs étudient les solutions de remplacement, la RIO elle-même se penchera de nouveau sur les implications financières d'une utilisation permanente du stade, et sur les effets qu'aura le toit ou son absence sur la bâtisse et sur son chauffage.Ça commence à être un peu rassurant de voir M.Saulnier au gouvernail des Olympiques, même si c'est six ou huit ans trop tard.\u2014 Le 10 août.«The Montreal Gazette» Une affaire de contrôle Le ministre des Transports, M.Jean-Luc Pépin, a cédé à l'Association canadienne des contrôleurs de trafic aérien.Il a consenti à la création d'équipes chargées d'enquêter sur le bien-fondé des affirmations de l'association, selon lesquelles la sécurité des airs aurait été mise en danger par la grève illégale des aiguilleurs aériens des Etats-Unis.Les contrôleurs aériens, dont un grand nombre refusaient de diriger les avions dans l'espace aérien américain, sont retournés au travail.La sécurité des Canadiens était censée être en jeu, mais ce qui était en jeu, en fait, c'était l'appui du syndicat canadien à la grève illégale du syndicat américain.Les contrôleurs ont eu un comportement extrêmement choquant, mais c'est surtout le gouvernement qui est coupable, pour les avoir maintenus dans une position où ils pouvaient avoir un tel comportement.M.Pierre Trudeau, peu de temps après qu'il eut été pour la première fois élu premier ministre, avait déclaré que les grèves n'auraient jamais dû être permises dans le secteur public.Il a continué à l'affirmer, sans jamais rien faire pour régler la situation.En 1975, après une des nombreuses grèves de la poste, il avait déclaré à la télévision nationale qu'il était nécessaire «d'en arriver à d'autres moyens que la méthode de la grève pour s'assurer que les employés des postes avaient un salaire raisonnable, parce que la grève contre le gouvernement est une grève contre le public, et cette grève ne comporte pas la même limite que dans le secteur privé, où si on va trop loin on peut causer la faillite de la compagnie.Dans le cas du gouvernement, il est impossible de le mettre en faillite, parce qu'il doit imprimer plus d'argent ou en emprunter.Et chacun sait qu'il y a quelque chose là qui ne va pas, et chacun sait que je le répète depuis sept ou huit ans».Il y a six ans de cela, et le premier ministre Trudeau n'a encore rien fait pour mettre fin aux grèves dans le secteur public.Cet été 23 millions de Canadiens ont payé de vastes sommes d'inconfort, de crainte et d'argent pour répondre aux exigences injustifiables de 23,000 employés des postes et de 2,200 contrôleurs aériens; et rien ne laisse prévoir la fin de tout cela.M.Trudeau a souvent attaqué férocement les Américains pour ce qu'ils ont fait au Canada,, même si ce qu'ils ont fait a contribué à la prostérité du Canada.Mais peut-être pourrait-t-il acr.cepter une importation américaine de plus: un peu de la fer-, meté qu'il a fallu à M.Reagan: pour interdire les grèves dans le' secteur public.\u2014 Le 13 août.«The Globe and Mail Ombre menaçante Les répercussions de la grève des postes vont se faire sentir pendant longtemps et vont projeter une ombre menaçante sûr l'avenir de la société d'Etat qw doit assumer le mois prochain les tâches administratives pré£ sentement assumées par le mi^ nistère des Postes.C'est à peu près ce qu'a dit M.Jean-Claude Parrot, président du Syndicat des employés des, postes du Canada, dans des déclarations étonnamment belli queuses, quand il a annoncé fin de la grève.Après avoir ga»* gné sur la plupart des points exi-.gés par le syndicat pendant les , négociations prolongées, on aurait pu attendre de lui qu'il soit plus conciliant.Dans les circonstances, le fait, qu'il ait déclaré que «la longueur et la substance de ces difficiles négociations n'augurent pas biert1 en faveur de meilleures rela'-1 tions syndicales» ressemblait à une menace mal dissimulée.Les critiques gratuites qu'il a .exprimées au sujet de M.Mi-\" chael Warren, qui dirigera là*' nouvelle société postale, étaient' particulièrement inquiétantes.Une quasi-victoire, semble-t-il, ne suffit pas.Il aurait fallu à M.Parrot une reddition complète.({j «The Calgary Herald» t ! (-m.mmmmm** I HŒîS A 7 SUR L'ACTUALITE LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 22 AOÛT 1981 En annon cant son intention de ne pas s'opposer au rapatriement pur et simple de la Constitution, le gouvernement Lévesque envoie aux oubliettes une stratégie qui avait été celle du Quebec depuis deux décennies.Traditionnellement, le premier ministre québécois avait toujours refusé le rapatriement pur et simple, de crainte que le Canada anglais ne considère désormais l'affaire réglée par ce changement symbolique et ne soit plus intéressé à une négociation sur le partage des pouvoirs.Pour s'être objecté en 1976 au projet de M.Pierre Elliott Trudeau, qui voulait alors rapatrier d'abord la Constitution et procéder ensuite à sa modification, M.Robert Bourassa, premier ministre du Québec à cette époque, s'était vu carrément tourner en dérision par son homologue fédéral, qui Pavait dépeint comme un amateur de «hot dogs», inapte à comprendre certaines évidences.Aujourd'hui, M.Bourassa doit s'étonner de la position prise par le gouvernement Lévesque et surtout par son ancien haut fonctionnaire aux Affaires intergouvernementales, M.Claude Mo-rin.On sait avec certitude depuis avril dernier que le cabinet Lévesque a modifié sa position quant au rapatriement pur et simple de la Constitution.A l'issue de Pavant-dernière rencontre des premiers ministres opposés au plan Trudeau, le gouvernement québécois fraîchement réélu avait laissé entendre qu'il s'opposait toujours énergique-ment à la méthode employée par Ottawa, à la formule d'amendement proposée et à la Charte des droits (qui empiète, selon lui, sur les pouvoirs des provinces) mais qu'il consentait à ce que s'accomplisse le rituel symbolique du rapatriement du texte constitutionnel.Presque officieuse et fort peu remarquée (sans doute à cause du choc post-electoral) au début, cette prise de position est devenue éclatante cette semaine: M.René Lévesque l'a confirmée mardi à Lord Moran, ambassadeur de Grande-Bretagne au Canada, au cours d'un entretien particulier.Pourquoi ce changement d'attitude?MM.René Lévesque et Claude Morin donnent à cet égard des explications différentes.Le 24 mai dernier, le premier ministre Lévesque affirmait que l'opinion canadienne avait évolué, qu'elle était maintenant plutôt favorable au rapatriement et qu'une telle mutation avait amené le Québec à accepter ce compromis historique.Pour justifier ce virage, M.Claude Morin, ministre des Affaires intergouvernementales, soutient qu'il n'est plus nécessaire pour le Québec de bloquer le processus de rapatriement pur et simple, puisque d'autres provinces désirent maintenant des changements profonds dans la répartition des pouvoirs.Reste à savoir si ces changements désirés restent les mêmes que souhaite le Québec.Certes, RAPATRIEMENT PUR ET SIMPLE Québec epte pour le jeu diplomatique plutôt que la résistance farouche Depuis la crise pétrolière de 1973, chacune des réunions Jde POPEP a réussi à ébranler \u2022 les marchés financiers, en rai-ison de l'incertitude qui plane îquant au prix du pétrole et à la j sécurité des approvisionne-» ments.Cette semaine, toutefois, !la réunion spécialsdes représen-; tants des pays producteurs de pétrole à Genève a suscité enco-i re plus d'inquiétude au sein i même de POPEP.Le coeur du débat a porté sur \u2022le niveau et l'unité des prix au Isein de l'OPEP.Depuis longtemps, l'Arabie séoudite produisant plus de 40% du pétrole de l'OPEP tente d'amener ses partenaires de l'OPEP à s'entendre \u2022sur un seul prix pour le pétrole.ÎDepuis janvier 1981, le prix officiel moyen se situe aux environs ;de $35.00 U.S.($42.00 Can.) mais 'plusieurs pays, par exemple le Nigeria, l'Algérie, la Libye, ont des alliances existent, avec l'Ouest pour que les ressources naturelles demeurent sous contrôle provincial, pour que la Charte des droits ne vienne pas dicter les politiques scolaires et linguistiques d'une province, mais il faut se demander ce qu'entendent les provinces par «changements profonds» et comment ils comptent résoudre, par exemple, le problème de l'aliénation culturelle des francophones et la question de l'union économique canadienne (telle que proposée par MM.Trudeau et Chrétien).On doit reconnaître cependant que, même s'il n'existe pas de vision cohérente, émanant des premiers ministres provinciaux, quant à ces fameux «changements profonds», les chefs de gouvernement provinciaux en étaient arrivés, en septembre dernier, à trouver entre eux un dénominateur commun sur un certain nombre de propositions (qui furent toutes refusées par M.Trudeau).MM.René Lévesque et Claude Morin valorisent tous deux la formule d'amendement dite de Vancouver, qui semble avoir fourni un contexte favorable à leur acceptation du rapatriement pur et simple.Cette formule d'amendement permettrait aux provinces de ne pas être affectées par des modifications constitutionnelle* qui ne leur conviendraient pas: il s'agirait d'une forme d' «opting oui».M.Claude Morin, notamment, y voit une formule avantageuse et moins stérile que le strict droit de veto.Cette concession du Québec, l'abandon de ses objections au rapatriement pur et simple, a sans doute contribué à préserver le front commun des provinces, l'a empêché de se refroidir.Dans cette Affaire, le Québec a renoncé à son pouvoir de blocage et préféré consolider ses alliances avec les autres provinces.Il a opté, en somme, pour la stratège diplomatique plutôt que la résisstanee farouche.En cinq ans, M.Trudeau aura au moins obtenu cela.Le rapatriement pur et simple pose cependant des problèmes.Il ne s'agit pas uniquement, comme M.Morin le dit en faisant image, de transférer un v ieux papier.Rapatrier, en droit, ce n'est pas simplement faire traverser l'Atlantique à un vieux parchemin.La Grande-Bretagne se désaisit de son droit de modifier la Constitution canadienne.Mais cette démarche, selon les juristes experts en ce domaine, est indissociable de la création d'une nouvelle formule d'amendement.Car le pouvoir qu'on retire à Londres, il faut bien l'attribuer à quelqu'un.La modalité d'amendement doit donc être définie.Même si la Constitution nouvellement rapatriée devenait une loi canadienne (et non une loi fédérale, comme le signale fort justement M.Morin), il faudrait qu'Ottawa et les provinces s'entendent d'avance sur une formule d'amendement.Présen- tement M.Trudeau et les premiers ministres provinciaux sont loin d'avoir la même formule en tête.Sans une formule d'amendement définie d'avance, une offensive unilatérale reste toujours possible, une fois effectué le rapatriement pur et simple.A cet égard, le sondage Gallup commandé par huit provinces dissidentes ne démontre rien de nouveau.Les chefs de gouvernement provinciaux ont omis de poser une question explicite sur l'évaluation que font les Canadiens de la démarche de M.Pierre Trudeau et d'autres sur le contenu de son projet.On apprend donc que 90% des Canadiens souhaitent que les amendements soient faits au Canada et que 88% des répondants souhaitent une reprise des négociations entre Ottawa et les provinces.Détail interei'-ant: on découvre que 77% des Canadiens croient que toute modification dans la répartition des compétences constitutionnelles devrait obtenir le consentement des provinces.En somme, on aurait aimé connaître le verdict auquel en arrive la population sur la valeur du contenu du projet Trudeau et sur l'opportunité de sa méthode.Rien n'est directement révélé là-dessus.La considération la plus significative à retirer de ce sondage demeure que les Canadiens souhaitent que l'impasse soit résolue conformément à l'équilibre véritable des forces dans ce pays.photo PC Le ministre Claude Morin, à Parrière-plan, à gauche, et le premier ministre René Lévesque signant des autographes pour des Québécois en visite, lors de la récente conférence de Victoria.Un inventaire de l'avenir Y/esLeclerc (collaboration spéciale) La librairie porte un nom un peu ambitieux «les Outils planétaires».On y retrouv e, en français, en anglais et éventuellement en d'autres langues, le plus possible de tout ce qui se publie à travers le monde sur l'avenir, autant du côté de la science officielle que des marginaux et des contestataires.A l'étage au-dessus se trouve le bureau ou Jean Roy.en plus du travail de traducteur qui lui permet de gagner sa vie, dirige SERA (Société d'étude et de réflexion sur l'avenir), l'organisme qui groupe au Québec la majorité des gens qui s'adonnent a la prospective dans divers domaines.SKUA, qui a entrepris depuis quelques mois de faire un inventaire détaillé des chercheurs dans ce domaine, ainsi que de ceux qui font de la recherche de nointp Mais avant de parler de l'inventaire, il faut dire un mot du personnage fascinant qu'est .Jean Roy.Je l'ai connu il y a une bonne vingtaine d'années, philosophe autodidacte en sandales et col roulé, écrivant des ouvrages qui ni moi ni personne d'autre à ma connaissance ne lisait.Marginal, déjà passionne par les frontières entre la science traditionnelle et des domaines moins «sérieux» comme l'ESP, Pésotérisme, l'environnement.Des choses qui allaient devenir à la mode quelques années plus tard, mais qui, dans le milieu bohème du Montréal d'alors, faisaient étrange.C'est le même Jean Roy que j'allais retrouver plus de six ans plus tard très actif en politique: un des élus surprises du RCM au Conseil municipal, et candidat défait du Parti québécois dans Saint-Louis.Il y a deux ans, par hasard, je le rencontrais sous une autre incarnation: à l'Université de Montréal, ou il collaborait aux travaux du (troupe Gamma de prospective, et souhaitait créer une sorte de réseau informel des gens qui.chez nous, s'intéressent à ce genre de theme.L'an dernier, à la Conférence mondiale sur l'avenir à Toronto, avec notamment l'appui du directeur de la prestigieuse association et revue Futuribles de Paris, Hugues de Jouvenel.il était l'un des promoteurs de l'idée d'une association québécoise de prospective.En même temps, des universitaires que je rencontrais me chantaient les louanges de ses talents comme traducteur spécialise.Il n'est pas le premier à être fasciné par les possibilités de la prospective, et il l'admet d'ailleurs volontiers: «Il y a déjà une dizaine d'années, note-t-il, il y a même eu un projet d'établissement d'INRS (Institut national de recherche scientifique) en prospective.» Pour l'instant, c'est lui qui a «repris le flambeau», et malgré, ou à cause de.son pa>sé peu conventionnel, et pour le moins varié, il faut le prendre tout à fait au sérieux.J'ai déjà parlé ici du succès du premier symposium organise par SERA en mars dernier.L'actuel projet d'inventaire en est une suite logique.Le projet, mené à bien par deux jeunes universitaires sur une période de six mois, consiste à compiler un bottin des individus et des organismes qui font des recherches soit sur l'avenir (technique des «scénarios» ou analyse system ique).soit sur des secteurs de pointe qui sont généralement considères comme «porteurs d'avenir»: aérospatiale, informatique, nucléaire, pétrochimique, biochimique, etc.A partir d'avril, donc, ils ont établi une liste des secteurs, des institutions, des entreprises, des individus à recenser.Divisée grosso modo en trois catégories: gouvernement, université, entreprise privée.Quelque 500 questionnaires a remplir ont ete envoyés, et une centaine de réponses ont été revues, malgré l'été et la grève des postes.Que cherche-ton.au juste?«11 y a une frontière difficile à préciser, note Marcel Dubé.un des deux responsables, entre d'une part la prospective et ^experimentation sociale» à laquelle se livrent des groupes et des communes, et la recherche sur l'avenir (forcement à moyen et long terme) et la planification à court terme qui se fait dans beaucoup d'industries et de services d'Etat.Heureusement, jusqu'ici, nous n'avons eu à éliminer aucune candidature.mais ça pourrait se produire.» Et qu'est-ce que ça donne comme résultat?Pas forcément de surprises, jusqu'ici du moins.Sauf peut-être une étonnante qualité des chercheurs dans un domaine qu'on pourrait croire «pauvre», et une «mine» inconnue qui est le Groupe de prévision technologique de Polytechnique, dont tout le monde semblait ignorer l'existence.Par ailleurs on constate l'absence presque totale de praticiens de la prospective sociale.Soit qu'ils n'existent pas ou peu.soit qu'ils n'ont pas été rejoints: souvent, ils sont classés selon leur spécialité propre, économie, sociologie, psychologie, sciences politiques.«Au fond, c'est un monde de pionniers, encore peu organisé, et qui n'a pas de définitions strictes ni de structures», note Marcel Dubé.Ceci se termine donc non pas par un appel au secours (faut pas charrier), mais par du moins un message de rappel (ou d'appel) à ceux qui n'ont pas été touches, ou qui n'ont pas repondu: l'inventaire sera un outil précieux pour les chercheurs, et il le sera d'autant plus que ceux-ci y seront inscrits en plus grand nombre.Ils peuvent le faire en touchant SERA au 3579 de Bullion.Montréal.Avant octobre, car il n'y a pas que les journalistes qui ont des «deadlines».Des tensions au sein de I exigé des primes dépassant souvent par cinq dollars ou même plus, le prix officiel moyen.Pour sa part, l'Arabie séoudite a cherché à instaurer une plus grande discipline au sien de l'OPEP en haussant de façon importante son niveau de production et en maintenant ses prix à $32.00 U.S.(S38.00 Can.) donc en deçà du prix officiel moyen.C'est ainsi que les Séoudiens produisent aujourd'hui 10,2 millions de barils de pétrole comparativement à leur niveau de production «normal» de 8,5 millions de barils par jour.Ils ont volontairement et délibérément créé un surplus sur les marchés pétroliers internationaux.Ces surplus ont engendré des pressions à la baisse sur le cours des prix du pétrole et plusieurs pays membres de l'OPEP ont dû couper leur prix ou encourir des annulations dans leurs contrats.Même des pays ne participant pas à POPEP, le Mexique par exemple, ont baissé leur prix.Cette décision essentiellement politique de la part des Séoudiens pour unifier les prix engendre malheureusement une certaine complaisance dans plusieurs pays consommateurs de pétrole.Les inventaires sont élevés, les prix se stabilisent et on est tenté de conclure trop rapidement que ce scénario continuera de se dérouler pendant plusieurs années.Des tensions sérieuses se sont manifestées au sein de l'OPEP à Genève, et l'Arabie séoudite a réussi à façonner une solution de compromis qui ne menace pas sérieusement la stabilité de l'économie internationale.Toutefois, le sprix augmenteront et, pour ce.les Séoudiens devront sûrement réduire leur niveau de production.Le ministre du pé trole de l'Arabie séoudite, Zaki Yamani s'est dit prêt récemment à ramener la production de son pays à son niveau normal de 8,5 millions de barils par jour et même à 6 millions de barils, si cela s'avérait nécessaire pour assurer l'unité des prix au sein de POPEP.Une telle décision réduirait le surplus mondial de pétrole et les inventaires détenus par les pays industrialisés.En plus, il faut se souvenir que trois fois au cours des huit dernières années, des embargos ou des hausses marquées dans les prix sont venus perturber le marché pétrolier international.lad conflit Israélo-arabe, la question palestinienne, le débat aux EtatsjJnis sur la livraison?des systèmes AWAC aux Séoudiens, les tensions régionales, les troubles internes dans divers pays du Moyen Orient pourraient à nouveau donner lieu à des coupures de production, des arrêts de livraison ou des hausses de prix.L'avenir est loin d'être certain.En outre, même si les prix du pétrole de l'OPEP se sont ramollis, le pouvoir d'achat des membres du cartel s'est accru en raison de la hausse dans la valeur du dollar américain.Selon une étude récente du Massachusetts Institute of Technology, la montée de la devise américaine fait en sorte que les pays de POPEP peuvent, avec 13% moins de dollars qu'en janvier 1980, se procurer la même quantité de biens et services.Bien sûr, leur pouvoir d'achat vis à vis des exportations américaines n'a pas changé mais les pays de POPEP se procurent près des trois quarts de leurs importations du Japon, de l'Allemagne, de la France, de l'Italie et des autres pays industrialisés.Depuis six mois, la valeur de la devise américaine a augmenté de 18% par rapport au Deutschmark, de 22% par rapport au franc français et de 24% par rapport à la lire italienne.Les membres de POPEP ont donc pu s'adapter plus facilement à l'évolution incertaine du marché pétrolier.La faiblesse du marché pétrolier reflète évidemment la volonté expresse de l'Arabie séoudite.En même temps, la récession américaine a réduit sensible ment la croissance dans la demande pour le pétrole.L'élimination du contrôle sur les prix du pétrole américain a aussi incité à l'exploitation plus poussée aux Etats-Unis et à l'adaption de mesures de conservation plus efficaces.Ces tendances laissent présager une croissance moins rapide de la demande à l'avenir.Il reste que même si la demande n'augmente pas d'ici 1990, les projections indiquent que le monde non-communiste, incluant l'OPEP, consommera entre 53 et 56 millions de barils de pétrole par jour.Malgré les espoirs que soulève la production de sources conventionnelles ou non-conventionnelles, la production du monde non-communiste, excluant l'OPEP, se situerait probablement aux alentours de 26 millions de barils par jour en 1990.L'écart de 27 à 30 millions de barils par jour devra être comblé par l'OPEP.Il est trop facile aujourd'hui de se complaire et de croire à une baisse soutenue des prix, en termes reels.Si on épouse cette thèse, trop de projets seront annulés ou ralentis puisqu'on anticipera que le prix obtenu pour un baril de pétrole ne suffira plus pour rentabiliser des investissements nouveaux.De même, la recherche de substituts au pétrole et de mesures d'économie d'énergie ralentira.Ainsi, presque certainement, la production du monde non-communiste serait plus faible que prévue et notre dépendance de l'OPEP se serait accrue.Il ne suffit pas de se fier aux tensions possibles au sein de POPEP.Il est impératif d'inscrire les tendances récentes du marché pétrolier dans un contexte à plus long terme et plus large.Autrement c'est notre propre sécurité que nous menaçons.Au Canada, en particulier, nous tardons trop à nous adapter.Marie-Josée Drouin est économiste, directeur général de l'Institut Hudson et membre du conseil d'administration du Trust Général \\ \\ A 8 SUR L'ACTUALITÉ SUITE AU RAPPORT KENT oserait uer quatrième Plus do dix années se sont écoulées depuis la publication du rapport Davey qui.dans son étude sur le phénomène de la concentration de la presse au Canada, recommandait principalement au gouvernement fédéral de réglementer les fusions ou acquisitions d'organes d'information en vue de freiner cette mdance que l'on considérait déjà comme irréversible.Dix années au cours desquelles, loin de se résorber, la concentration des entreprises de presse a pris une telle ampleur que le gouvernement d'Ottawa a senti la nécessite, en septembre dernier, à la suite de la fermeture simultanée du «Ottawa Journal» et du \u2022 Winnipeg Tribune», d'instituer une Commission royale d'enquête afin d'examiner la situation dans l'industrie des quotidiens au Canada, en particulier en ce qui a trait à la concentration de la propriété et du contrôle de cette industrie.Mardi de cette semaine, la Commission Kent a rendu public son rapport dans lequel, en plus de brosser un tableau de la situation decla presse écrite au Canada, elle formule sept recommandations qui devraient prendre la forme d'une Loi sur les journaux afin «d'assurer à la presse canadienne la liberté qui est essentielle au règne de la démocratie d'un océan à l'autre».Constatant que la dernière décennie fut marquée par des changements intenses dans l'industrie de la presse \u2014 (mainmises, fusionnements, ententes et fermetures de journaux) \u2014 la Commission reprend en quelque sorte l'analyse que faisait le Comité Davey et affirme qu'il n'y a aucune raison de croire que la concentration ait atteint sa limite.Plus encore, les commissaires Thomas Kent.Laurent Picard et Borden Spears croient même qu'elle so poursuivra de plus belle, a moins' d'une intervention vigoureuse de l'Etat-législateur.De l'avis des trois commissaires, la propriété et le contrôle de la plupart des journaux sont concentrés sous des intérêts qui débordent large ment le milieu journalistique et ceci a un effet délétère sur la liberté de la presse.En conséquence, la Commission estime donc qu'il est essentiel d'avoir une loi qui permette à la presse de «s'affranchir de l'affaiblissement dû à l'emprise d'intérêts commerciaux hétérogènes» de telle sorte qu'elle puisse s'acquitter de ses obligations envers le public et contribuer ainsi à «la vitalité et la cohésion de l'ensemble du pays sur le plan politique, économique, social et intel- lectuel».Sans pour autant recommander la désinstégration complète des chaînes de journaux, la Commission Kent n'en suggère pas moins de mettre un terme à toute nouvelle concentration et va même jusqu'à suggérer que des chaînes se départissent de certains de leurs journaux dans un délai de cinq à dix ans.C'est le cas notamment de la chaîne Thomson à qui la Commission Kent recommande de se départir ou de son quotidien national, le «Globe and Mail», d'ici à cinq ans ou, si elle préfère, des 39 autres quotidiens qu'elle contrôle un peu partout au pays.D'autres dessaisissements de quotidiens sont aussi recommandés comme, par exemple, les journaux du groupe de presse Irving, au Nouveau-Brunswick.Cette proposition, qui a littra- lement semé la consternation chez les éditeurs de journaux du pays, (le président du groupe Thomson a même déclare, jeudi, qu'il contesterait la cons-titutionnalité de toute législation fédérale basée sur les recommandations de la Commission Kent) est évidemment beaucoup plus radicale que ce que recommandait, en 1970, le sénateur Keith Davey qui préconisait la mise sur pied d'un Conseil de surveillance de la propriété de la presse, lequel devait jouer un rôle analogue à celui du Conseil de la radio-télévision canadienne, mais sans avoir cependant le contrôle sur le contenu.En refusant de se doter de mécanismes régulateurs comme le lui suggérait le rapport Davey, le gouvernement fédéral a indirectement contribué à la détérioration de la situation.Aussi, même si les recommandations de la Commission Kent apparaissant à certains comme excessives, elles n'en constituent pas moins une démarche courageuse pour freiner la concentration.On constate toutefois que la Commission Kent accorde en quelque sorte un statut particulier au Québec ou, en dépit du fait que la presse écrite y est concentrée dans une très forte proportion de 95,9 pour cent, elle ne recommande pas aux trois chaînes existantes (Desmarais -Francoeur et Péladeau) de se départir de leurs intérêts dans les journaux qu'ils contrôlent.La Commission estime, en effet, que le problème de la concentration ne se pose pas de façon aussi aiguë, ici.puisque, dit-elle, aucune des trois chaînes n'a fermement en main le marché régional.Pourtant, même si la Commission s'élève contre le fait que plusieurs journaux appartiennent à un conglomérat, «le pire aspect de la concentration», estiment les commissaires, elle ne LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 22 AOÛT 1981 va toutefois pas jusqu'à recommander que le groupe Desmarais, qui contrôle LA PRESSE, «La Tribune», «Le Nouvelliste» et la «Voix de l'Est», se départisse de certains de ses journaux comme elle le souhaite dans le cas de la chaîne Thomson.La Commission Kent invite cependant le gouvernement d'Ottawa à inscrire dans la Loi sur les journaux, une disposition qui interdirait désormais qu'une société ou un particulier achète un journal si la valeur nette totale de ses actifs de ses autres intérêts dépasse celle de ce journal.En d'autres termes, aucun groupe financier ne pourrait à l'avenir se porter acquéreur d'un journal.Par ailleurs, la Commission Kent fixe les critères qui devraient présider dans tous les cas d'acquisitions de titres.Ainsi, nul ne pourrait posséder plus de cinq quotidiens; le tirage des quotidiens possédés ne devrait pas dépasser 5% de celui de tous les quotidiens du Canada et l'endroit où est publié un journal devrait se situer à au moins 500 kilomètres de tout autre journal appartenant au même propriétaire.Une tentation très forte Même sikelle fait aussi plusieurs autres suggestions qui, quoique discutables dans certains cas, sont néanmoins de nature à accroître l'indépendance rédactionnelle par rapport à l'administration (autonomie accrue du rédacteur en chef, création d'un comité consultatif tripartite \u2014 patrons, journalistes et public) et qu'elle préconise la mise sur pied d'un Comité national des droits de la presse qui exercerait en permanence une fonction de contrôle de la presse, la Commission Kent n'a pas trouvé grâce auprès des principaux ééditeurs de journaux du pays, particulièrement en milieu Le président Tom Kent, lisant un journal de la chaîne Southam pendant le témoignage du président de cette entreprise, Gordon Fisher, à Ottawa.anglophone où les chaînes Thomson et Southam régnent sur des empires qui s'étendent de l'Atlantique au Pacifique.En jetant les hauts cris, ces derniers ont démontré que leur hostilité est directement proportionnelle au degré de contrôle qu'ils exercent sur la presse de ce pa> s.Se (lisant surpris de la véhémence des critiques, le président de la Commission, Thomas Kent, a déclaré que ces réactions rendaient plus evidence encore la nécessité de mettre un terme à la concentration des entreprises de presse.Quoi qu'il en soit, il appartient maintenant au gouvernement fédéral de concrétiser, sous une forme ou une autre, les recommandations que vient de lui faire la Commission Kent.S'il est vrai de dire que le passé est garant de l'avenir, les chaînes de journaux n'ont vraiment pas à s'inquiéter outre mesure: le rapport Kent subira alors le même sort que le rapport Davey dont les recommandations, rappelons-le, étaient nettement plus modérées.Le ministre du Multiculturalisme.Jim Fleming, a indiqué, par ailleurs, quelles étaient les intentions du gouvernement.«Le rapport ne sera pas relégué aux oubliettes», a-t-il affirme en annonçant qu'une commission interministérielle a déjà été constituée afin d'étuder le rapport et faire les recommandations pertinentes au cabinet.Il y a toutefois lieu de s'interroger sur la volonté et l'aptitude du gouver nement Trudeau à s'attaquer impunément au quatrième pouvoir.La tentation d'émasculer le rapport Kent sera sans doute très forte.crise aéronautique américaine fait ressortir des faiblesses canadiennes L'animosité s'est accrue entre pilotes et contrôleurs aériens du Canada au cours des événements entourant le congédiement des contrôleurs américains par le président Reagan.D'autre part, l'IFATCA, Association Internationale des Contrôleurs aériens, risque de s'affaiblir davantage pendant cette crise.Pendant ce temps, bon nombre de pilotes canadiens estiment que la sécurité est très acceptable dans le ciel américain.GAÉTAN LA VOIE Collaboration spéciale Les pilotes canadiens, à l'instar de leurs collègues américains, ont à nouveau l'occasion d'échanger vigoureusement avec les contrôleurs, sans vraiment que le public n'en prenne connaissance.Avant même que la crise n'éclate aux E.-U., opposant l'administration américaine et ses contrôleurs, en mai dernier, le président de la CAL-PA, l'Association des pilotes de ligne, Rooley Cook, servait un sérieux avertissement aux contrôleurs canadiens.Reprochant aux contrôleurs de traîner de la patte dans les tours, le capitaine Cook devait indiquer aux contrôleurs que son association ne pourrait les soutenir indéfiniment.Lors des ralentissements des derniers jours, le ton a monté entre la CATCA et la CALPA.la dernière association accusant l'autre de légèreté.Si la situation à venir amenait les contrôleurs canadiens à déclencher des moyens de pression troublant à nouveau la circulation aérienne dans le but d'appuyer leurs collègues américains, il ne faudrait pas se surprendre de voir éclater une vignurous^ discussion pubh' que entre contW I t pilotes.Abus Q Toronto II Dans les cookpits et les salons aéronautiques canadiens, les pilotes ont beaucoup de reproches à faire aux contrôleurs qu'ils accusent d'abuser de leur pouvoir.Les pilotes estiment que les contrôleurs canadiens multiplient les interventions radio inutiles, compliquent la procédure afin de démontrer que leur travail est fastidieux, compliqué et exigeant.Les contrôleurs, tout spécialement ceux de Toronto, agiraient ainsi afin d'impressionner la firme HAY Associate qui est à évaluer le travail du contrôleur.Cette étude commandée par le Conseil du Trésor et à laquelle collabore la CATCA pourrait permettre aux contrôleurs de valoriser leur fonction à un point tel que ces derniers seraient à même d'exiger un salai-reéquivalent à celui d'un capitaine de Boeing.On sait que les contrôleurs souhaitent depuis longtemps obtenir une sorte de parité salariale avec celle des pilotes d'avion.Les pilotes estiment que la situation se détériore rapidement à Toronto.La vie aéronautique serait moins pénible dans la région de Montréal et de Québec.D'autre part, les lourds règlements du ministère des Transports retiennent l'attention des pilotes d'avion du Canada et ceux-ci n'hésitent pas à déclarer que la situation est de loin meilleure aux Etats-Unis, même pendant le conflit actuel.La clé aéronautique du Canada Pendant ce temps, la Fédération Internationale des contrôleurs aériens risque de s'affaiblir considérablement, n'étant pas capable, jusqu'ici, d'agir fermement devant la volonté américaine de ne pas revenir sur sa décision, qui eut pour effet de congédier des milliers de contrôleurs aux U.S.A.Ce sont précisément les contrôleurs américains sur le trottoir qui avaient le plus d'influence dans cette association et ils sont maintenant sans emploi.Le président de l'IFATCA est Harry Hinshler, ancien vice-président de la CATCA.Devant le peu d'appui du public, les sautes d'humeur en vue des pilotes et faisant face à un renouvellement de convention collective, il sera intéressant de voir jusqu'où les contrôleurs canadiens voudront aller.La CATCA s'est déjà associée aux autorités canadiennes, gardiennes de l'Atlantique-Nord, dans une opération qui vise à évaluer conjointement un certain nombre d'incidents qui se seraient produits récemment dans le ciel canadien.Au Québec, les contrôleurs sont portés à lire l'action de Bill Robertson comme étant une opération de noyage de poisson afin d'éviter de nuire aux négociations actuel- lement en cours entre la CATCA et le gouvernement canadien.Il convient d'imaginer que l'ancien vice-président de la CATCA et président de l'Association Internationale ne se montrera pas plus actif qu'il le faut sur le plan international pour ne pas trop risquer sur la scène canadienne.Il importe en outre d'ajouter que les pressions sont très fortes sur les contrôleurs canadiens puisque le Canada jouitd'un privilège tantdésiré des Anglais et des Américains, soit celui de détenir les clés du contrôle de la route de l'Atlantique-Nord.Dans le cadre d'ententes internationales sous le patronage de l'OACI, le Canada ne jouant pas son rôle correctement pourrait être menace de perdre cette fonction qui donne de l'emploi, des ressources techniques et financières, du prestige et une sorte d'autorité morale aux contrôleurs du Canada.S'il fallait que les Américains soient obligés de déployer des avions AWACS sur l'Atlantique-Nord devant une défaillance canadienne, ceci pourrait remettre en cause le rôle des Canadiens au titre de gardien de la moitié de l'autoroute du ciel de l'Atlantique-Nord.La volonté américaine de voler sur l'Atlantique-Nord pendant que celle du Sud est menacée temporairement, contraste avec le peu d'énergie dont semble jouir l'Association Internationale des contrôleurs qui, à Une plut grande animosity régi* tntre pilotes et contrôleur» aérien» du Canada, l'exception de son journal et de sa convention annuelle, n'indique qu'une case postale en Suisse.D'autre part, les contrôleurs français se montrent timides dans le contexte actuel, évitant de gêner le nouveau gouvernement socialiste de François Mitterrand.Quant aux arguments sur la sécurité aux USA, les pilotes canadiens qui ont survolé les cieux américains ces derniers jours estiment qu'elle se porte bien.Les contrôleurs en poste sont plus rigoureux, déterminés à prouver qu'ils maîtrisent la situation, mais pour combien de temps?Les activités aériennes étant réduites et curieusen.^nt à l'avantage de plusieurs transporteurs en difficultés, qui en profiteront pour réduire leurs services et mettre à pied du personnel, le ciel se voit d'autant plus dégagé.Certains occupants de l'espace aérien, souvent les plus dangereux et les plus imprévisibles, ceux de l'aviation sportive, agricole, d'affaires et enfin l'aviation d'usage multiple se font plus rares.Les pilotes de ligne s'en montrent ravis en craignant moins que par le passé l'apparition d'un Cesssna 172 dans leur pare-brise.Les événements aéronautiques aux USA ne seront pas sans laisser de trace au Canada et peut-être des cicatrices.Constater qu'à Toronto, on complique les affaires dans le but de démontrer que l'on est très important et ainsi impressionner une firme qui aura une influence sur la question salariale, jouer avec la porte de l'Atlantique-Nord tant désirée par d'autres pays, démystifier la confrérie aéronautique et réaliser que pilotes et contrôleurs se guettent comme chiens et chats, remettre en question la lourdeur des règlements du ministère des Transports, voilà de quoi occuper la chronique aéronautique.» f i i » i p i A 9 SUR L'ACTUALITE la presse, montreal, samedi 22 août 1981 Missiles américains crise polonaise On sait déjà que les Américains n'ont pas l'intention d'intervenir directement et militairement en Pologne.Ils sont en mesure par contre, d'exercer une forte pression sur l'URSS et d'encourager indirectement le renouveau polonais grâce aux nouvelles armes nucléaires qu'ils doivent déployer sur le continent européen en 1983.Les 108 fusées Pershing 2 et les 464 missiles de croisière donneront en effet une supériorité aux Etats-Unis dans le système général de défense des deux grandes puissances.ALBERT JUNEAU collaboration spéciale Cette situation inquiète avec raison les Soviétiques qui veulent faire échec au réarmement américain, ou du moins arriver à une entente avec les Etats-Unis.Or, il est à peu près certain que si l'URSS optait pour la manière forte en Pologne, les derniers espoirs de négociation entre Washington et Moscou s'envoleraient rapidement.Suivrait vraisemblablement un retour plus ou moins prolongé à la guerre froide, sinon une détérioration du climat de détente qui a bien servi l'URSS jusqu'à maintenant.Ainsi, les nouvelles armes nucléaires américaines constituent un des facteurs importants qui influent sur la stratégie soviétique en Pologne.Mais cet atout, les Etats-Unis doivent le jouer avec le concours des cinq pays concernés: la Grande-Bretagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique et, surtout, l'Allemagne de l'Ouest où toutes les fusées Pershing 2 seront installées.Les Etats-Unis ne pourront implanter leurs nouvelles armes sans le consentement de ces pays.Or, trois d'entre eux, la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne de l'Ouest hésitent.Un vaste mou- vement tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des partis politiques s'oppose à l'implantation des armes américaines.De son côté, l'URSS tente d'exploiter à son avantage les divisions dans le camp occidental.Mais tout comme les Américains, les Européens sont très sensibles à l'évolution de la Pologne, ce qui force les Soviétiques à mesurer et nuancer leur attitude vis-à-vis ce pays.Ainsi, pour les Etats-Unis, l'Europe de l'Ouest et l'URSS, la crise polonaise et le déploiement des euromissiles sont deux questions étroitement liées l'une à l'autre.Deux interrogations viennent alors à l'esprit.1) Comment évoluera la crise polonaise?2) Quelle sera l'attitude des Européens si la situation en Pologne se stabilise?Ne seront-ils pas tentés de prendre distance vis-à-vis la politique américaine?Situation tendue et imprévisible en Pologne La Pologne vit au jour le jour et cette situation risque de durer longtemps.Le 9e congrès extraordinaire du Parti communiste polonais n'aura pas changé fondamentalement le rapport de forces entre les tendances conservatrices et réformatrices.Il a en quelque sorte institutionnalisé les divers courants de pensée qui s'affrontent.Par contre, la ligne du renouveau socialiste qu'incarne le premier secrétaire M.Kania, a été confirmée.Mais aucune politique, aucun programme d'action n'a été défini.Le 9e congrès fut axé sur le partage du pouvoir, la réforme du parti, non sur l'économie et la société.Or, l'après-congrès rappelle les Polonais à de dures réalités: l'économie paralyse.Au cours Cette première génération de fusées Pershing est installée depuis longtemps en Allemagne de l'Ouest.Les Pershing 2, qui doivent les remplacer, font l'objet d'une vive controverse.des six premiers mois de 1981, la valeur de la production a baissé de 12.5 p.c.par rapport à celle de la même période en 1980.La pénurie des produits alimentaires empire et il ne semble pas y avoir d'issue à court terme.Même si le gouvernement polonais disposait des ressources financières nécessaires pour importer les quantités requises d'aliments, il ne pourrait le faire en raison des capacités insuffisantes de transport.Etant donné les difficultés, le processus dans lequel s'engage la Pologne sera long et ardu, s'il n'est pas brutalement interrompu L'URSS tolère cette démarche même si elle comporte beaucoup d'incertitudes.Et à en juger par leurs activités diplomatiques, les Soviétiques semblent vouloir s'en tenir à cette altitude, au moins d'ici à la fin de l'année.Il est toujours question d'une visite de M.Brejnev à Bonn en novembre.De son côté, M.Reagan a annoncé formellement à M.Schmidt que les Etats-Unis sont disposés à entamer les négociations avec l'URSS sur les euromissiles vers la fin de novembre ou le début de décem- bre.Rien de tel ne serait possible si la situation en Pologne se détériorait gravement.Mais au-delà des prochains mois, rien n'est prévisible.Tout peut survenir.La position de l'URSS face à la crise polonaise reste très difficile.L'Europe divisée En décembre 1979, l'Otan adoptait une double résolution: 1) Moderniser l'armement nucléaire américain en Europe, en ajoutant les fusées Pershing 2 et les missiles de croisière qui doivent être opérationnels en 19H3.2) Amorcer des négociations avec l'URSS sur les euromissiles, afin de diminuer le nombre d'armes nucléaires sur le continent.On dit.pour caricaturer, que les Américains soutiennent la première partie et les Européens la seconde.Ce n'est pas loin de la réalité.Les Etats-Unis, sous la nouvelle administration Reagan, avaient manifesté en effet peu d'empressement et d'intérêt à des futures négociations.Ce n'est que sous la forte pression des mouvements d'opposition aux armes nucléaires \u2014 qui peuvent faire le jeu de Moscou à la longue \u2014 que les Etats-Unis viennent tout juste d'assouplir leur position.Les gouvernements européens sont partagés entre la volonté de se défendre, ce qui suppose des armes, et la crainte de la nuclearisation du continent.Peu d'Européens souhaitent voir l'Europe devenir un champ de bataille nucléaire.Compte tenu de la densité de la population, les conséquences seraient catastrophiques.D'un autre côté, les fusées SS-20 soviétiques sont là, braquées sur les forces de l'Otan, qu'elles peuvent neutraliser aisément.Depuis que les républicains sont au pouvoir aux Etats-Unis, le mouvement d'opposition aux euromissiles américains n'a fait que prendre de l'ampleur.La question des armes nucléaires est maintenant au centre de la vie politique des pays concernés.Aux Pays-Bas par exemple, la formation du nouveau gouvernement était bloquée, il y a encore quelques jours, en raison des divergences sur le déploiement des armes américaines.En Allemagne de l'Ouest, dont la posi-1 ion sera déterminante dans le débat, l'opposition continue à marquer des points.Le voyage de l'ancien chancelier Willy Brandt à Moscou et sa rencontre avec M.Brejnev n'ont fait que stimuler les mouvements pacifistes.Néanmoins, il serait étonnant que l'Allemagne fédérale refuse les armes américaines.Si la coalition socialiste-libérale ne résistait pas à la contestation qui se fait sentir même à l'intérieur de ces deux partis, l'opposition chrétienne-démocrate prendrait la relevé et appuierait vraisemblablement la politique américaine.En outre, la position pro-américaine du nouveau gouvernement français à l'égard des euromissiles aura des répercussions importantes, p
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