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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1981-10-20, Collections de BAnQ.

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[" AVANT TOUTE RENCONTRE TRUDEAU PRESSÉ LES PROVINCES SON JEU De gauche à droite, devisant avant leur rencontre d'hier.Bill Bennett (Colombie-Britannique), Brian Peckford (Terre-Neuve), Allan Blakeney (Saskatchewan) et René Lévesque.page A 4 m.photo FC ¦ Y- fi \u2014_L 25 cents MONTRÉAL, MARDI 20 OCTOBRE 1981, 97e ANNÉE, no 248, 88 PAGES, 4 CAHIERS # PRÈS TOUS LEURS FANS ONT ENVIE DE LEUR DIRE CLOUTIER Tél.- ^8 384-4990 SERGE PARENT, PHARMACIEN 1221 EST, RUE FLEURY ™?n?/ Livraison ?jours Les Expos ont subi l'élimination hier en dernière manche du match décisif contre les Dodgers, comme dans un mauvais rêve.Si 36,000 personnes ont assisté au match, il y avait certainement, à travers le pays, des milliers de gens rivés à leur téléviseur ou leur radio.La saison a pris fin sur une note amère, mais les Expos ont gagné l'admiration de leurs partisans.\u2022 15 pages de textes et de photos LE GRAND RÊVE REPORTÉ À 1982 photo PA AUX DEFILES DE MILAN LA POPULARITÉ DES FEMMES Tout sur la fourrure pages Cl et C2 pages C4 à C7 HÔPITAUX DE MONTRÉAL OBSTÉTRIQUE: CINQ SERVICES À FERMER Il s'agirait des hôpitaux de Bellechasse, Fleury, Lachine, Ste-Jeanne-cfArc et Verdun.page A3 ARTS ET SCIENCES L'UN DES SIX PRIX DU QUÉBEC: RENÉ POMERLEAU, 50 ANNÉES DE RECHERCHE Les autres lauréats: Jean-Pau! Riopelle, Benoit Lacroix, Gilles Archambault, Jean Papineau-Couture et Pierre Lamy.page A 9 GRÈCE SOCIALISTE ATTENTISME PRUDENT AUX USA MAIS MOSCOU OFFRE UN TRAITÉ NUCLÉAIRE BILATÉRAL pageC 10 photo Paul-Henri Talbot tffeHlïOMMiN! 1 kMtobm'terre'fois SOMMAIRE Annonces classées: B 9 a B 15 Arts et spectacles \u2014 Informations: A 9 à A 1 1 Oécès, naissances, etc.s 3 16 Économie: B 1 à B 8 | Editorial: A 6 Ètes-vous observateur?: R 1 2 FEUILLETON: B 1 ï Horoscope: B 10 Le monde: B 19, C 10 Mots croisés: B 13 Mot mystère: B 13 Quoi faire aujourd'hui: A 12 Télé-câble: A 9 Télévision: A 1 1 \u2014 Horaires: A 12 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1 à C 9 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées: 30 Contoct: 15 à 24 Mots croisés: 30 VTélévision: 10 EDIT0 UNE ÉCOLE AU MILIEU DE SES ADVERSAIRES PAR JEAN-GUY DUBUC page A 6 iist Ckefr.noua,, vol Àrtàê/Lêfa, Wm^mM dewùi,.Un réseau complet et efficace de BUREAUX IMMOBILIERS CERTIFICATS DE PLACEMENT GARANTI o ctas fou* compétitifs PLACE VILtE-MARIE/86'-l681 CENTRE COMMERCIAL FAIRVIEW 695-5230 SHERBROOKE (819) 565-1933 i t I A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 OCTOBRE 198) Centrcride OBJECTIF $1 5,400,000 15 Cenbraide $7,755,000 TUES RUES DE MONTRÉAL BARAT, chemin (?) D'abord ouverte sous le nom de place Barut, celle voie reçut je nom de chemin Burat le 21 septembre !*!'-'!».en l'honneur de Madeleine-Sophie Barat (1779-1865), fondatrice d'une communauté religieuse, la Société du Sacré-Coour-de -Jésus Axe est-OUesl a partir d'Atwater, au nord de Sherbrooke.ARTHUR-BUIES, place (1959) et rue (1964) \\ la mémoire de l'écrivain pamphlétaire, journaliste et aventurier montréalais Arthur Huies (1840-1901), compagnon du curé Labelle.^rand colonisateur des Laurent ides.La rue se trouve dans Taxe est-ouest a partir de \"Saisit Donat.au nord de Notre-Dame, tandis que la place croise Ontario, a l'est de Beaurivage ANGUS, rue (1963) Jadis connue sous le nom de rue Clora, ( \u2022\u2022il.- voie rappelle le financier d'origine écossaise (arrive au Canada en IH',7) Richard Blad worth Angus , 1831-1922).Il fut l'un des fondateurs, ?\u2022!» I8S0 du Canadien Pacifique, et president de la Banque de Montreal de 1910 à DU.La voie m* trom e à proximité des usines Angus, soit dans l'axe ouest-est a partir de Frontonac.au nord do Rachel.ALLARD, rue (1925) En souvenir de Mur Charles Allant, qui fut sacre évéquo après avoir été secrétaire de Mgr Mé-dard Kmard.premier évêque de Valleyfield.Noms precedents: avenue Beattie et avenue Beau-séjour.Vxe sud nord a partir du boulevard de la Vérendrye.à l'ouest do Jolicocur.JOS.-MONTFERRAND, parc ( 1960) En l'honneur de Joseph Fabre, dit Montferrand (1802-1864), homme fort canadien célèbre, ne «\u2022t décédé .i Montréal, et dont la force, I.'.milité et l'honnêteté sont légendaires.Ce terrain de jeux de 2.it acres est borné par le boule vard de Maisonneuve et l«'s nus Sainte I atherine, Frontenac et du Havre La Quotidienne Tirage d'hier 9-8-8 rLAMETKJ LOGEE AUX HABITATIONS JEAN-TALON APRÈS UNE ATTENTE DE DOUZE ANS Mabel Brisson voudrait que l'on change le nom la rue Durocher Mabel Brisson a 75 ans.Elle ne s'en cache pas, elle les parait.WON LABERGE Je l'ai rencontrée hier aux Habitations Jean-Talon juste avant l'inauguration officielle de l'édifice.«Je ne peux pas vous parler pour l'instant, parce que la cérémonie va commencer bientôt.Si vous voulez, on se parlera après», m'a-t-elle dit.Le temps que les personnalités politiques invitées aient terminé discours et nomenclature du travail effectué dans le domaine du logement pour personnes âgées et Mabel Brisson est revenue.Nous n'avons pas parlé de sa vie privée: «ça n'intéresserait personne», confie-t-elle.Nous avons parlé des Habitations Jean-Talon du 7255 de la rue Durocher et d'un édifice semblable qui aurait dû être construit à l'angle des rues Bloomfield et Jean-Talon.De l'édifice qui n'a jamais été construit, Mabel Brisson dit que c'est avec le curé de la paroisse que le gros du travail avait été fait jusqu'au moment où la ville de Montréal a décidé que le terrain n'était pas assez vaste pour un immeuble de plusieurs logements.«Il y a de ça peut-être cinq ans.(,'a nous a bien déçus d'apprendre que nous n'aurions pas notre immeuble.Puis, le projet des Habitations Jean-Talon a été dévoilé pour notre plus grand bon-heuret je suis heureuse d'y être enfin.» Mabel Brisson est heureuse de s'y retrouver parce qu'elle habitait seule dans un logement du quartier Parc Extension.Elle s'y sentait bien mais les ressources financières commençaient à manquer.«Ça doit faire presque 12 ans que j'attendais ce jour.J'habite ici depuis juillet derniet et je ne m'en plains pas.Y'a peut-être le nom de la rue qu'on devrait changer.Je ne sais pas pourquoi mais le nom de la rue Durocher, je n'aime pas beaucoup.Vous devriez peut-être lancer un concours dans votre journal pour que les gens en trouvent un autre», demande-telle.Comme je peux rien lui promettre, disons seulement que son idée est lancée.Mme Brisson habite un trois pièces et demie.«C'est confortable et assez grand pour mes besoins.Et assez grand aussi quand vient le temps d'y faire le ménage.Parce que vous savez, à nos âges, on n'a plus la résistance qu'on avait.Mais enfin, je suis en sécurité et tranquille à part ça.Presque pas de bruit dans cet photo Jean-Yves Létourneau, LA PRESSE Mabel Brisson, 75 ans, une légende dans le quartier Parc Extension.Il lui aura fallu douze ans d'attente pour occuper un logement de la ville de Montréal.Aujourd'hui, son réve est réalisé, elle vit calmement dans son trois-pièces et demie des Habitations Jean-Talon.Peu de voisinage, elle profite des visites d'une locataire pour échanger et prendre le thé.immeuble et les autres locataires sont comme moi: aussi tranquille.» Outre le nom de la rue qu'elle n'aime pas beaucoup, Mme Brisson déplore que les enfants qui viennent en visite monopolisent parfois l'ascenseur.«C'est nouveau pour eux, j'imagine, comme ce l'était pour nous au début.» \u2022 Aux Habitations Jean-Talon, il n'y a pas encore de loisirs organisés, la salle commune n'étant pas fin prête.«Ce n'est que la deuxième fois que j'y viens.La première, c'était en passant et aujourd'hui pour l'inauguration officielle de l'édifice.J'ai l'impression qu'ils attendent que le gouvernement fournisse l'argent pour l'achat de tables et de chaises.En attendant la salle commune, on ne se voisine pas tellement.Après, il y aura des bingos et des parties de cartes.Peut-être de la danse aussi.» Mabel Brisson, qualifiée par certains de légende du quartier Parc Extension, n'aime pas qu'on aborde la question du prix de son logement.«On ne sait jamais, il se pourrait que certains d'entre nous ne soient pas contents d'apprendre le montant qu'un tel paie pour se loger.Alors, nous avons une convention: Ne jamais parler de cette question., embarrassante.» Les Habitations Jean-Talon ont coûté $2,1 millions aux gouvernements fédéral et provincial.La ville de Montréal en assure l'administration via son Office municipal d'habitation.Les 63 logements de l'édifice sont répartis sur six étages.57 de ces logements ont une chambre à coucher cependant que les six autres en comptent deux.Chaque logement est doté d'un balcon et d'un espace de rangement.Saisie de $2 millions de haschisch à Piedmont La brigade des stupéfiants de la police de la Communauté urbaine de Montréal, assistée des hommes de l'inspecteur Pierre Lamarre de la Gendarmerie Royale du Canada, a réussi vendredi soir dans une maison de Piedmont dans les Laurentides une saisie de haschisch solide évalué entre $1,5 et $2 millions.RAYMOND GERVAIS Cette saisie fait suite à une autre survenue à Saint-Jude-sur-le-Richelieu le 20 juillet, où les hommes du capitaine Henri Mar-chessault avaient saisi 673 livres de marijuana.A la suite de cette dernière saisie, un dénommé Jean-Pierre Lebel âgé de 30 ans, connu des policiers de la CUM, était mis sous enquête.Après presque trois mois de travail, les efforts des enquêteurs ont porté fruit et, vendredi dernier, les policiers procédaient à la saisie de 505 livres de haschisch et à l'arrestation de trois personnes dans une maison située au 735 rue Principale à Piedmont dans les Laurentides.Les individus arrêtés ont été identifiés comme étant Jean-Pierre Lebel, Roger Courval âgé de 34 ans et Camille Morin âgé de 52 ans.Ces deux derniers ne possédaient jusqu'à présent aucun antécédent judiciaire.m Ces personnes devront répondre à des accusations de conspiration, de possession de stupéfiants et de possession de haschisch dans le but d'en faire le trafic.Le haschisch présenté sous la forme de 110 gâteaux d'environ 5 livres chacun était destiné au marché montréalais et provenait du Liban.Le haschisch se vend présentement près de $3,000 la livre sur le marché noir et encore beaucoup plus lorsqu'il se vend au gramme.AUJOURD'HUI : MINIMUM : 4 MAXIMUM : 8 NUAGEUX DEMAIN: PEU DE CHANGEMENT Québec Abitib; Outoouais Laurentides Contons de l'Est Mauricie Quebec Loc Saint-Jean Rimooski Gaspésie Baie Com eau Sept Iles Canada États-Unis 4 Nuag.neige fondue 8 Nuag.poss.averses 4 Nuag.neige fondue 6 Neige fondue 8 Nuag.neige fondue 6 Ciel variable 5 Ciel variable 4 Nuageux 4 Nuageux 4 Nuageux 4 Nuageux MIN MAX MIN.MAX Boston M 17 Nik- Oceans 14 25 Buffalo -2 8 Pittsburgh 3 16 Chicago 5 21 San Fronscisco 10 23 Miami 18 26 Washington 10 21 New York 3 14 les capitales -7 -8 -8 Victoria Edmonton Regino Winnipeg Toronto 1 11 FrecJericton -3 4 Halifax -2 0 Charlottetown -2 6 Saint-Jean M»N MAX Aujourd'hui 3 U 3 0 0 \tMIN\tMAX\t\tMIN\tMAX Amsterdam\t7\t11\tMadrid\t20\t23 Athènes\t21\t25\tMoscou\t1\t4 Acapuko\t25\t32\tMexico\t11\t25 Berlin\t7\t10\tOslo\t2\t9 Bruxelles\t6\t13\tParis\t10\t15 Buenos Aires\t9\t17\tRome\t21\t23 Copenhague\t6\t10\tSéoul\t27\t34 Genevo\t7\t21\tStockholm\t3\t14 Hv/nq, Kong\t24\t26\tTokyo\t10\t19 Le Caire\t18\t30\tTrinidad\t24\t32 Lisbonne\t19\t23\tVienne\t8\t15 Londres\t7\t13\t\u2022\t\t Beau et frais r ¦ ¦ I Perspicaces comme vous l'êtes vous avez déjà deviné que ': 1 j'allais vous parler de la température.Puisque mes confrères du sportif ne parient que de cela depuis une semaine, je ne vois pas pourquoi je me gênerais.Je vais vous parler de température et de quoi parlerais-je d autre quand J ai passé mon week-end à regarder tomber la pluie.Si les joueurs de baseball qui sont payés $500.000 et plus par année se permettent de rester à l'abri quand il mouille, je ne vois pas pourquoi moi, au salaire où je suis paye, je n'en ferais pas autant.Je vais- vous parler de la température.Plus exactement de sa représentation dans l'imaginaire sportif: comprenez, que je | vais vous parler de «dame Nature».Dame Nature par Ici, dame Nature par la.88 fois durant le match qui n'a pas eu lieu dimanche j'ai entendu cette expression à la radio et à la télévision et même dans le bouche d'un anglophone de mes voisins qui m'en a donne cette mélodieuse version: ' \u2014 Damn Nature n'est pas très joulie aujourd houi.Je me permets, en passant, d'attirer l'attention des linguistes sur le hasard qui a fait qu'en français «dame» veut dire femme, alors qu'en anglais «damn» veut dire maudit.Mais est-ce bien un hasard?Selon l'interprétation du Dr.Paul-Emile Schlooss, que vous connaissez sans doute, on a déjà beaucoup trop dépensé d'argent et d'énergie dans la fabrication de dictionnaires anglais-français.Selon Paul-Emile, il s'agirait en fait de la même langue, seule la prononciation est légèrement différente.Et de citer des exemples comme «damn» et «dame», «dumb» et «d'homme» et aussi doubidoubidou qui se dit exactement de la même façon dans les deux langues, comme d'ailleurs dans toutes les langues, à l'exception des Espagnols qui disent «olé».\u2014 Pourtant, «petite cuillère» et «little spoon» c'est pas ben ben pareil, a-t-on déjà objecté au Dr.Schlooss.\u2014 C'est vrai, mais c'est une exception, a-t-il répondu avec la superbe de ceux qui savent.Mais revenons à «dame Nature».Connaissez-vous au moins l'origine de cette expression?Je gage que vous ne saviez pas qu'une certaine Lucienne Nature a effectivement vécu au début de ce siècle dans les Cantons de l'Est ou elle faisait le commerce itinérant des parapluies.Les cultivateurs qui la saluaient au détour des chemins de campagne se faisaient invariablement répondre: \u2014 Bonjour, bonjour, vous m'excuserez de ne pas m'attarder.mais je me dépèche, je crois bien qu'il va mouiller.Même s'il faisait grand soleil a ce moment-là.il finissait toujours par pleuvoir un jour et Lucienne Nature s'est acquis ainsi une belle réputation de météorologue en plus de donner son nom à l'expression que l'on sait.Ce qui est amusant, c'est qu'on dise «dame» Nature.Lucienne n'était pas précisément une dame au sens où ce mot implique une certaine respectabilité.Lucienne passait pour être de moeurs légères, et du côte d'Acton Vale on l'appelait plus volontiers Lulu-la-morue que madame Nature.Bref voilà ce qu'auraient dù vous raconter les commentateurs de la T.V.et de la radio dimanche après midi, s'ils avaient été moins incultes.Si incultes qu'à les entendre invoquer dame Nature ici et dame Nature là toutes les 30 secondes, ils faisaient penser aux primates aborigènes du centre de l'Australie en train d'implorer le Grand esprit des intempéries.J'ai remarqué également qu'à mesure que les conditions atmosphériques se dégradaient, le degré de parenté des commentateurs avec la nature changeait également.Dame Nature est d'abord devenue mère Nature, et un peu plus tard, ils ont même parlé du Père du Meuble sans que je comprenne très bien le rapport.Puisque les conditions atmosphériques jouent un rôle si important dans le sport, il serait sans doute non que les rédacteurs sportifs reçoivent à l'avenir une formation de météorologues.Je doute cependant qu'ils s'y retrouvent avant longtemps entre les cumulus et les strato-nimbus.A la réflexion je crois qu'il serait plus simple de donner une formation sportive aux météorologues.Et j'entends d'ici Mme Jocelyne Blouin commenter le circuit de Rick Monday hier après-midi; «La balle traverse actuellement une zone de haute pression, un vent glacial du nord nord-ouest balaie le >tadc en rafale, température sous la normale pour la saison, sauf sous les bras de Jim Fanning, 102° Fahrenheit.Les météorologues devront toutefois se méfier: la température dans les stades obéit à des perturbations anarchiques qui défient souvent les lois de la nature.N'a-t-on pas vu hier, dans notre sorte de silo réfrigéré, conçu surtout pour la conservation des plantes potagères les plus frustres, genre poireaux, navets et courges, n'a-t-on pas vu hier fleurir un gros cactus mexicain sur la terre presque gelée de ce monticule?Sang artificiel pour des Témoins de Jéhovah LA NOUVELLE-ORLEANS, Louisiane (AFP) \u2014 Du sang artificiel, utilisé pour la première fois aux Etats-Unis, a permis à cinq Témoins de Jéhovah qui refusaient une transfusion de sang de survivre à une opération chirurgicale qu'ils devaient subir, a rapporté hier le Dr Kevin Tremper, de l'Université de Californie à Los Angeles.Le résultat de cette expérience a été communiqué hier à la Nouvelle-Orléans au cours dune réunion de l'Association américaine des anesthésistes (American Society of Anesthesiologists).Le sang artificiel utilisé est une substance chimique à consistance de soupe appelée «Fluosol» qui peut convoyer de l'oxygène partout où il est nécessaire.Son ingrédient principal est le perfluorodécalin.Il contient également du fluor, une substance toxique, et doit donc être utilisé avec précaution Le «Fluosol» est fabriqué par la firme japonaise «Green Cross Corporation» et a été testé sur environ ttOO patients dans ce pays.«Il ne remplace pas le sang mais sert de remplaçant temporaire quand il y a un manque de , globules rouges», a indiqué le Dr Tremper qui a ajouté que le «Fluosol» pouvait être congelé puis préparé pour son utilisation en quelques minutes.Le Dr Tremper a également précisé que les particules du «Fluosol» sont 70 fois plus petites que les globules rouges et peuvent donc convoyer de l'oxygène là ou le sang ne le peut pas à cause par fois d'une maladie entraînant un ressèrement de certains vaisseaux sanguins.Les cinq malades, qui devaient subir une opération pour, cause de saignement interne dû à des hernies, ulcères ou tumeurs, ont été traités en Californie.Ils ont reçu chacun Ml centilitres de «Fluosol» avant leur opération que quatre ont bien supportée.Le cinquième est mort en raison de pertes de sang indépendantes de l'administration du sang artificiel.photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE Les policiers exhibent fièrement le lot de haschisch saisie à Piedmont, vendredi.TENTATIVE D'EMPOISONNEMENT 10 ans à Lacroix H ^,ER5R0.°!CE
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