La presse, 11 novembre 1981, G. Informations générales
[" La entend se pencher sur ses pratiques syndicales En proie à des tensions permanentes, la CEQ a décidé de se pencher sérieusement sur ses pratiques syndicales.PIERRE VEMMAT_ «Nous ne sommes pas plus que d'autres à l'abri de la tendance au repli sur soi et de celle qui veut que Ton s'occupe de nos affaires d'abord et du reste après», peut-on lire dans un document de consultation ayant pour thème «définir nos pratiques syndicales» la CEQ fait actuellement circuler dans ses rangs, afin de préparer son congrès d'orientation de juin 1982, alors que l'on tracera les grandes lignes de l'action de la centrale pour les prochaines années.En fait, le document d'orientation que le conseil général de la centrale veut voir débattre dans toutes les instances va plus loin.Il parle même de «tensions permanentes» et de «difficultés de mobilisation».# Bien que contesté par certains éléments de la centrale qui, sous le couvert de l'anonymat, l'ont adressé à LA PRESSE avec une dénonciation malheureusement non signée, le document n'essaie pas d'escamoter le problème: «Au cours des années 70, nous avons réussi, non sans difficulté, à maintenir une cohésion suffisante pour mener des luttes qui nous ont permis de faire des gains sur le plan des conditions de travail, de la sécurité d'emploi, des salaires, quelques pas dans le sens de la démocratisation de l'école, de l'amélioration des conditions des travailleurs en général et des femmes en particulier, etc.Cependant, les tensions permanentes qui se manifestent dans les débats des différentes instances de la CEQ depuis quelque temps et certaines difficultés que nous rencontrons quant à la mobilisation risquent de nous affaiblir alors que nous devons faire face à des attaques constantes contre nos conditions de travail, contre les services publics en général et contre les droits syndicaux», lit-on dans le document de 48 pages.Comment expliquer ces tensions permanentes?Le document, endossé par le conseil général, y va de certaines explications: «Le fait qu'historiquement la CEQ ait été à l'abri du maraudage pour la très grande majorité de ses membres explique sans doute en partie que nous ayons développé moins que d'autres centrales le sentiment d'appartenance; et le fait que les luttes de reconnaissance syndicale aient été menées par les générations qui nous ont précédés peut nous faire perdre de vue, à certains moments, le prix inestimable d'une organisation syndicale.» On cherche donc à développer certains moyens de corriger la situation.Par exemple, on désire que la CF.Q développe des liens permanents avec «les usagers des services publics», mais du même souffle, on affirme qu'il n'appartient pas aux parents seuls, d'orienter l'école, «qui est un service public, un instrument social».On désire donc que les travailleurs, «parents ou non», puissent se faire entendre dans le système scolaire.On souhaite également que la CEQ recherche l'unité d'action entre les centrales, les syndicats indépendants et les organisations syndicales «dans les domaines ou nos intérêts se rejoignent» , conscients toutefois qu'il s'agit d'un travail long et patient entre les différents groupes et que la construction de l'unité n'est pas une simple question de bonnes intentions.Enfin, le document préconise que la CEQ organise un débat sur son organisation syndicale, tenant compte prioritairement des éléments suivants: \u2014 l'organisation du travail; \u2014 les lois du travail; \u2014 les mécanismes démocratiques de participation à l'intérieur de différentes possibilités de regroupements syndicaux; \u2014 les relations intercentrales; \u2014 le niveau de services à fournir aux membres.ce The Gazette» journal du matin Le quotidien The Gazette demeurera un journal du matin et ne sera pas livré l'après-midi, même temporairement, pour parer le ralentissement de travail des pressiers.M.Robert McConnell, l'éditeur de The Gazette, a effectivement déclaré hier que la direction du journal n'avait pas eu à prendre de décision sur la possibilité de livrer l'après-midi puisque les presses ont tourné normalement hier matin, les pressiers n'ayant pas continué leur «grève de zèle».Il n'est pas dit par contre qu'une telle décision ne sera pas prise à l'avenir advenant un autre ralentissement de travail des pressiers.Comme on le sait la livraison du seul quotidien anglophone de Montréal a été passablement perturbée samedi et lundi lorsque les 90 pressiers et employés d'imprimerie, membres du Syndicat international des employés d'imprimerie et des communications graphiques, ont entrepris un ralentissement de travail pour appuyer leurs négociations.Les pressiers, dont la convention collective est échue depuis le 30 juin, sont en conciliation depuis six semaines.Ils ont rejeté à 95 p.cent les offres patronales de 37 p.cent d'augmentation réparties sur trois ans et demandent des hausses salariales de 54 p.cent sur deux ans.Le salaire annuel moyen des pressiers est d'environ $30,000.Armand Barqueire devra payer une amende de $ 10,000 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 11 NOVEMBRE 1981 CAHIER G Le cardinal Léger reçoit Mérite de la Fondation Veian Ce n'est qu'à une seule accusation, et non à plusieurs que l'agent de voyages Armand Barqueire, avait reconnu sa culpabilité, le 20 octobre dernier, dans un litige l'opposant à l'impôt fédéral.Pour cette seule accusation, lui reprochant de ne pas avoir déclaré au fisc quelque $79,000 de revenus encaissés sous la table (et non $179,000, incidemment) le prévenu a été condamné à $10,000 d'amende.Mais, d'autre part, il devra solder la totalité de l'impôt éludé, soit $24,758.Avant le prononcé de la sentence, le procureur 4u ministère fé- déral avait effectivement souligné le fait que la non-émission de formules T-4 à certains employés aurait permis à ces derniers d'éviter de payer leurs redevances sur les sommes qu'il avaient ainsi encaissés sans que l'impôt en soit averti.Finalement, il ressort de ces mêmes remarques de Me J.P.Falardcau, que M.Barqueire n'aurait pas fait de dépôts d'argent dans plusieurs banques de l'état de New York, mais plusieurs dépôts dans la même banque de
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