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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1981-11-23, Collections de BAnQ.

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[" GREY: SUITE POUR LES ESKIMOS Les Eskimos d'Edmonton ont confirmé leur supériorité sur les autres équipes de la Ligue Canadienne en effaçant un déficit de 19 points pour finalement l'emporter 26-23 aux dépens des Rough Riders d'Ottawa.pages 1-4, 12-13 6-1 CONTRE BOSTON GAIN DES NORDIQUES page 5 Ex Hwll 8 ^ I 25 cents MONTREAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1981, 97c ANNEE, no 277,64 PAGES, 4 CAHIERS photo Pierre Côté.LA PRESSE ISOLEZ VOTRE MAISON LAINE ISOLANTE SOUFFLÉE Tél.2704W 3EIA DANS photo PC page A 4 S LEGISLATIONS LINGUISTIQUES Le premier ministre ontarien reconnaît aussi que la charte n'accordera rien de plus aux francophones de sa province.photo UPC ELÏÏTO UN BUDGET SUPPLÉMENTAIRE QUI EN DIT LONG PAR MARCEL ADAM page A 6 > SOMMAIRE Annonces classées: B 9, B10 C7àC 11 Arts et spectacles \u2014 Informations: A 1 2, A 13 Carrières et professions: B 3 Décès, naissances, etc.: B 6, B 7 Économie: B 1 a B 3 Editorial: A 6 FEUILLETON: C 9 Le monde: A 5 Méteo: A 2 Quoi faire aujourd'hui: A 1 4 Télé-câble: A 1 2 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées: 16 Mots croisés.- 16 < BREJNEV EN RFA DISCRÉTION ET MANIFESTATIO REAGAN MENACE DE SUSPENDRE 400,000 FONCTIONNAIRES 300,000 À AMSTERDAM LES PACIFISTES DESARMENT PAS Ji'ÉOŒNDMH! POUR PLUSIEURS, LA BAISSE DES TAUX ARRIVE TROP TARD page B 1 100,000 PERSONNES CONTRE LES TAUX D'INTÉRÊT H La pluie et !e froid n'ont pas empêché les Canadiens de manifester samedi contre les taux d'intérêt élevés et les politiques du gouvernement Trudeau.Ils étaient près de 100,000 à répondre à l'invitation de la Coalition contre les taux page A 2 d'intérêt.photo UPC LONGUE-POINTE photo PC Wymoulfi \" lllttMllt CHRYSLER PLYMOUTH LTEE M»** 7150, boul.LANGE LIER (coin Bélanger) TÉL.: 256-5092 TÉL.: 256-5092 A IMI'I Hl\\l. A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1981 wmt TAUX D'INTÉRÊT ET POLITIQUES ÉCONOMIQUES 100,000 personnes sur colline parlementaire OTTAWA < PC) \u2014 Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont envahi la colline parle- i \u2022¦a Les leaders ont évalué à plus i de 100,000 personnes, la foule de manifestants qui a envahi la colline parlementaire pour protester contre les taux d'intérêt élevés et les politiques économiques du gouvernement Trudeau.Des protestataires surtout inquiets pour l'avenir mentaire, samedi a Ottawa, pour protester contre les taux d'intérêts élevés et les politiques économiques du gouvernement Tru-dea u.MICHEL C.AUGER_ Selon les organisateurs, plus de too.odo personnes ont brave la pluie et le froid et répondu à l'invitation de la Coalition contre les taux d'intérêts qui avait organisé la manifestation.Les délégations des syndicats étaient, de loin, les plus nombreuses.Le président du Contres du travail du Canada (CTO Dennis McDermott, et le president de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) Louis Laberge.agissaient comme maître de cérémonie de ce rassemblement devant l'édifice du Parlement.Le president du CTC, M.McDermott.a fustigé les politiques économiques dti gouvernement fédéral et a compare le cabinet fédéral à «une bande de dindes».«Nous n'acceptons plus le paternalisme et les politiques économiques lunatiques de ce gouvernement.Quand on pense que le ministre des Finances avait dit que nous n'aurions plus raison de venir manifester après avoir vu son budget», a lance M.McDermott.Le president de la Conference dos syndicats nationaux (CSN) Norbert Rodrigue, a soutenu que les travailleurs n'accepteraient jamais de «se laisser habituer aux politiques économiques et aux taux d'intérêts élevés de ce gouvernement».Lutte Il a invité les travailleurs de tout le Canada à continuer la lutte contre ces politiques économiques et a faire aussi pression sur les gouvernements provinciaux pour qu'ils cessent d'appliquer, eux aussi, ces politiques économiques désastreuses.Pour le president de la Centrale de l'enseignement du Québec (CKQ).Robert Gaulin, le gouvernement Trudeau a pris parti pour les riches et contre les pauvres.«Le Trudeau de la société juste est coupable de trahison au profit des multinationales et des banques», a ajoute M.Gaulin.Le président de la FTQ, Louis Laberge, a averti les gouvernements que la lutte des travailleurs canadiens ne faisait que commencer et a promis qu'ils reviendraient manifester aussi souvent qu'il le faudrait pour que les politiques économiques du gouverne-ment changent.Minute de silence Mais la journée a été assombrie par un accident tragique qui s'est produit samedi matin lorsqu'un autobus rempli de manifestants a fait une embardée sur la Transcanadienne près de Villeroy, a quoique (i.\") km au sud-ouest de Québec.L'accident a cause la mort d'une femme « i fait une dizaine de blesses graves.Quinze autres personnes ont souffert de blessures légères.A la suite de l'accident, (juin ze autres autobus remplis de protestataires ont rebrousse chemin à cause du mauvais temps et de l'état des routes.Les manifestants ont observé une minute de silence on mémoire de ces personnes (pie M.Laberge a appelées des «martyrs» de la lutte contre les politiques économiques du gouvernement fédéral.Il faisait 1res froid à Ottawa et les manifestants ont allumé de nombreux feux avec leurs pancartes pour se tenir au chaud.Outre les slogans d'usage contre les taux d'intérêt élevés et les politiques économiques du gouvernement Trudeau, on retrouvait des slogans aussi colorés que «Utilisez la solution Via Rail», «Peignez les banques en jaune et en bleu et ferme/les».Les représentants de groupes de femmes, de fermiers, de consommateurs et de personnes âgées ont également pris la parole.OTTAWA (CP) - Les protestât a i l'es \\ émis (le tous les coins du Canada pour participer a la manifestation sur la colline parlementaire a Ottawa, samedi n'e t*aient pas seulenu\\ni en colère contre la politique économique du £ou\\ ernemeni Trudeau, mais également inquiets du son qui les attendait.Voici ce que certains on; répondu quand on leur a demandé ijnur quelles raisons personnelles ils étaient venus manifester.\u2022 Camille Morin, :;7 ans.de» Cha-teauguay: «.Lai une maison, une femme et trois enfants.Les um.\\ d'intérêt élevés me happent t » ti plein Iront, .l'ai peur de perdre ma maison \u2022\u2022 \\ Denis Saint-Pierre, qui es! un des cinq hommes a avoir participe au «Marathon du désespoir», une course a pied depuis St.Catharines (Ont.) jusqu'à Ottawa a de- clare, pour sa part, que ses paiements hypothécaires avaient subi une hausse de Sô p.c.Les Canadiens, dit-il, sont en train de tout perdre.» l'n autre coureur.Garr> Marr.de St.Catharines a dit: -Mes parents sont tous les deux a la retraite et ils viennent (le perdre leur maison.Dans un pays aussi riche que le Canada, lout va mal quand les gens en sont réduits a abandonner leur maison pour survivre.» Da\\e Bovd.un étudiant de 22 ans d'( Mtav.a.a reçu une formation de technicien en ohm himie «Je n'ai aucun espoir de trouver lin emploi et de faire une carrière, dit-il.Il n\\\\ a pas d'emploi même pour les gens instruits, alors, a quoi bon étudier?».Henri Masse, un t ra\\ aillent* de l aimante a Asbestos a répondu.quant a lui: La manifestation n'est que le debut d'un mouvement cpii ira en s \"amplifiant.Nous reviendrons.Nous n'avons pas encore dit notre dernier mol.» Pour Heather Gillette.23 ans.de Dresden.Ontario, ou la plupart des employés de la compagnie National Hardware viennent d'être mis à pied, «les patrons et les travailleurs de celle entreprise sont dans le même bateau et doivent apprendre a collaborer entre eux sans quoi tous périront en même temps.» Quant a Velma Coulter.5!l ans.de Wallaceburg.( hitario.elle a dit ceci: «Quand j'ai acheté ma maison, il y a neuf ans.le taux d'intérêt était de degrés et même plus à l'échelle de Kich-ter.Un tremblement de terre de cette amplitude est l'équivalent du séisme qui a frappé San Fernando en li)71 causant la mort de 65 personnes et faisant plus de $500 millions de dommages.Mme McNally a bien souligné le fait que son évaluation n'était pas une prédiction, mais le résultat d'une analyse des seismes passés et actuels.Selon le professeur, qui fait également des recherches à Cal-tech et à l'Université de Santa Cruz, les secousses sismiques se produisent souvent en série pendant une période s'étendant sur 30 à 12 mois et dans des régions souvent très éloignées de l'Etat.L'étude dont elle parle a été faite pour le compte de la U.S.Geological Survey à qui elle fut remise il y a deux semaines.Depuis octobre 197!) alors qu'un tremblement de terre atteignait 6.(5 à l'échelle de Richter a frappé l'Impérial Valley, quatre autres séismes ont frappé l'Etat.On s'attend donc à ce qu'il s'en produise un autre, plus intense encore, au cours des six à neuf prochains mois._ «Tenez-vous bien, nous allons quitter la route» VILLEROY (PC) \u2014 Ils étaient 'Js passagers, la plupart des fonctionnaires fédéraux de Levis, assis confortablement dans un autobus de la compagnie Deshaies qui.après avoir fait une halte a Saint-Nicolas pour avaler un café, se dirigeaient vers Ottawa peu avant sept heures, samedi matin.Ces gens allaient se joindre à des milliers d'autres pour protester dans la capitale nationale con- ANPRÉ BELLEMARE tre la hausse des taux d'intérêt, le chômage, les taux hypothécaires.Une neige mouillante tombait et recouvrait la route 20 d'un tapis blanc et Conrad Vermetle, un jeune homme de Lévis.jette un coup d'oeil par la fenêtre et dit à sa copine Suzanne: «Eh, ce n'est pas beau, la route est recouverte .de neige, ça parait glissant», avant de s'asseoir sur son siege à cette heure matinale.Puis soudainement, quelques instants plus tard, le chauffeur du véhicule.M.René Soulières.de Deschaillons, âgé d'une quarantaine d'années, lance à ses passa gers: «Tenez-vous bien, nous allons quitter la route.» Dans le temps de le dire, le gros autobus d'une capacité de 51 passagers se retrouvait lés roues en l'air après avoir dérapé et capoté en bordure de la voie rapide à la hauteur de Villeroy.environ 80 kilometres a l'est de Québec, sur la rive sud.«Ne me demande/, pas de décrire l'accident, tout cela s'est passe tellement vite.Je ne sais pas comment j'ai fait mais j'ai réussi à sortir rapidement par une fenêtre», raconte M.Vermetle quelques heures plus tard dans la salle d'urgence du Centre hospitalier de l'Université Laval, à Sainte-Foy.M.Ver mette n'est pas blessé et il attend avec d'autres compagnons des nouvelles de passagers plus malchanceux qui reçoivent les premiers soins.L'ambiance est lourde dans la salle d'urgence, chacun cherchant à en connaître plus long sur le sort d'un tel ou d'un tel.L'accident, selon les premiers rapports, a causé la mort d'une femme de Lévis et occasionné des blessures plus ou moins graves ù une quinzaine d'autres.Dix-huit autobus avaient quitté Lévis vers cinq heures et trente ce malin du 21 novembre a destination d'Ottawa pour permettre à ses occupants d'aller grossir les rangs de la manifestation dans la capitale nationale.«On a senti qu'on allait déraper.J'étais assis au milieu de l'autobus et j'ai vu que nous commencions a verser sur le côté.Les gens ont nardé leur calme.Puis, on s'est retrouvé dans un petit ravin, les roues en l'air», ajoute M.Vejrmettc qui parait le moins affecté nerveusement du groupe.Près de lui, Eddy Bergeron montre un pansement à la main gauche, enflée et endolorie.«Je me suis fait mal a la main en aidant d'autres passagers à sortir.Pendant l'opération, personne ne s'est trop lamenté.J'ai crié à un moment donné «pas de panique, j a rien la» et tout s'est bien dérou- lé», raconte-t-il d'une voix plus nerveuse maintenant.Cet autre jeune homme a dit qu'il ne blâmait nullement le chauffeur.«Le plus à blâmer dans tout cela ce sont les autorités qui n'ont pas cru bon d'étendre du sel ou du calcium sur la chaussée rendue glissante par la neige qui tombait depuis le debut de la nuit» ajoute-t-t-il en tenant sa main tremblotante.Un autre jeune.Conrad Labonté, le responsable du groupe, s'appuyait sur des béquilles en raison d'une blessure à une jambe.«J'étais coincé entre le sieue et la tablette à bagages.J'ai pu me dégager mais il y en avait d'autres qui ne pouvaient bouger et on a dû attendre l'arrivée des ambulanciers pour les tirer de là.Ils souffraient trop pour les toucher.Un moment, j'ai eu peur que le feu prenne mais j'ai vu le chauffeur éteindre les lumières et tout ce qu'il y avait d'électricité dans l'autobus», a-t-il dit.Des autobus retournent Une dizaine d'autres autobus suivaient le véhicule des victimes et tous les chauffeurs se sont arrêtés sur les lieux de l'accident pour porter secours aux malheureux.Devant l'état de la route et craignant le pire eux aussi, ils ont décidé de rebrousser chemin et de retourner a Lévis.«Il \\ avait 18 autobus remplis de manifestants mais je ne sais pas combien se sont rendus jusqu'à Ottawa», a expliqué M.Labonté. LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1981 la presse A 3 LE CINQUIÈME CETTE ANNÉE À MONTRÉAL autre cm Un autre pompier montréalais, le cinquième cette année, os: mon en combattant un incendie, dans la nuit de samedi a dimanche PAUL ROY Gaston Leblanc avail w ans et comptait -.\"> ans de service et occupait le rang de capitaine.Marie et père de cinq enfants, il habitait Rcpentigny et travaillait au poste 25, rue Drummond.Il a péri enseveli sou^ l'effondrement de la façade d'un immeuble de trois étages qui abritait le restaurant Steak-O-Rama, au tu.-) (ie la rue Bleury, au nord de la rue Sainte-Catherine.L'effondrement est survenu a la suite d'une violente explosion, peu de temps après \\r début du sinistre, autour de minuit.Neuf autres pompiers oui été blessés au même moment mais, des hier, huit d'entre eux avaient regagné leur domicile.Le neuvième, Richard Gagnon, liîi ans.également du poste 25, repose dans un état qualifié de sérieux» a l'hôpitdal Sainte-Jeanne-d'Arc.Enseveli lui aussi, il a été blessé aux jambes et a subi diverses coupures.Risques L'incendie, qui a débuté peu avant minuit et qui '-tail sous con- photo Pierre Côté, LA PRESSE Le chef Luberge tenant le casque du capitaine Leblanc, mort au travail dans la nuit de samedi à dimanche.trôle vers 2h30, a complètement détruit l'immeuble qui.outre le restaurant, comprenait des bureaux en rénovation.Les flammes ont débuté à l'intérieur du «steak house », qui avait terme ses portes à 22h.On en ignorait toujours la cause hier, les policiers-enquêteurs refusant de s'y aventurer a cause» des risques de nouveaux effondrements.Ce n'est qu'aujourd'hui, avec l'équipement et le soutien nécessaires, qu'ils comptaient se rendre jusqu'au lover.En attendant, l'accès à l'édifice a été complètement bloqué, un cable de 12.000 volts brise s'y trouvant.Des édifices adjacents, dont des bureaux appartenant à la Banque Toronto Dominion, ont ete légèrement endommagés par l'eau.Et les forts vents qui soufflaient samedi ont inspiré des craintes aux pompiers en plus de leur compliquer la tache.Spectateur Le secteur où a eu lieu l'indencie étant abondamment fréquenté, particulièrement le samedi soir, une foule de plusieurs centaines de spectateurs, dont de nombreux visiteurs venus assister au match de la coupe Grey et arborant des macarons de leur équipe de football favorite, s'est rapidement massée sur les lieux.Et la circulation \\ a été complètement paralysée pendant plusieurs heures Publicité de Bell: faire des sous comme ailleurs photo Pierre Côté, LA PRESSE Comme plusieurs de ses locataires, Raymond Blain a passé une bonne partie de la journée d'hier au «Jardin des beignet», observant les flammes qui dévoraient un immeuble lui appartenant, rue Beaubien, à l'intersection de la 10e Avenue.La bâtisse abritait sa quincaillerie «Rona» de même que 16 logements, dont le sien.On peut apercevoir M.Blain en compagnie de son fils Serge, derrière la vitre du restaurant, à droite du pompier.Pour la deuxième fois en huit ans, Raymond Blain a tout perdu Pour la deuxième fois en huit ans, Raymond Blain a tout perdu hier matin: commerce, logement, meubles, vêtements.Et PAUL ROY il s'en est fallu de peu pour que toute sa famille et plusieurs.de ses locataires n'y passent.Un violent incendie, qui s'esi declare vers les 7hl5, a complètement détruit sa propriété de deux étages, rue Beaubien, à l'intersection de la 10e avenue, à Rosemont.L'immeuble, complètement re- construit après un premier incendie survenu en !!)?:{.abritait sa quincaillerie «liona» et IG logements, dont le sien et celui de sa belle-mère, Mme Barbeau.L'incendie a nécessite cinq alertes c1 l'envoi d'uni» centaine de pompiers dont deux ont été blessés et conduits aux hôpitaux Notre-Dame et Maisonnouve-Rose-mont.L'un a souffert de suffocation et l'autre a été blessé à un pied.Comme leurs locataires.Ray- mond Blain.sa femme et leurs fils Serge, 21 ans, et Andre.19 ans, ont etc réveillés par la sonnerie d'alarme.« Au bout de 10 minutes, ce n'était plus vivable nulle part dans la bâtisse, si l'alarme n'avait pas fonctionne, on serait tous morts», de déclarer Serge, un manteau de son père sur le dos.«Je ne comprends pas que ca se soit répandu vite comme ça, commentait pour sa part Raymond Blain, les yeux rougis par la fumée, ça me dépasse.» A combien s'elexent ses pertes?Si tu m'aimes, mets-le par écrit VANCOUVER (PC) \u2014 Si tu m'aimes, mets-le par écrit.C'çsl le conseil que donne à tous les amoureux Me Heather Fayers, ardente partisane des contrats de mariage.Dans une interview.Me Fayers a affirmé qu'il fallait discuter a peu près de tout, avant le mariage, et le mettre par écrit.C'est ainsi «qu'une femme qui veut continuer a travailler.après I\" mariage, ne doit pas épouser un homme qui désire qu'elle reste a la maison.C'est une question à discuter avant le mariage».«Chaque conjoint doit être pleinement au courant de l'avoir et dos dettes de l'autre, de qui aura la garde dos enfants en cas do sé-para lion et de la pension alimentaire Dans un second mariage, «on veut souvent garder les biens sé parés ou décider si les enfants du premier mariage auront droit à une part de l'héritage du conjoint-.Devant le tribunal, a prévenu Me Fayers, il peut cependant arriver que le juge annule certaines clauses, de sorte qu'il est mieux de eonsuter un homme de loi avant de rédiger un contrat de mariage.«Je ne sais pas trop, peut-être $700,000 pour la bâtisse, plus l'inventaire, probablement une couple de centaines de milliers de dollars d'inventaire.» A-t-il l'intention de reconstruire?««.le ne sais pas.je ne sais plus.on avait la quincaillerie depuis 1957, on avait grossi par étapes.» L'incendie a été déclaré sous contrôle vers 11 h.A cette heure encore, le comptoir «Le Jardin des Beignes».juste à côté, était rempli à craquer.Des locataires de l'immeuble incendié, des parents, des amis, des curieux.Et une nouvelle chômeuse, Mme Chantai Durand, de Saint-Léonard, qui avait le coeur gros.Ça faisait 10 ans que je travaillais à la quincaillerie; lors de l'incendie de 73, je restais même en haut.Quand on avait reparti, je me souviens que Mme Blain et moi on avait travaille des 18 heures par jour.» Mme Durand dit ne pas trop s'inquiéter pour elle-même.«Ce qui m'inquiète le plus, c'est le propriétaire, M.Blain.En 73, il avait été pas mal brûlé, je ne sais pas s'il va repartir une autre fois à zéro, c'est dur une deuxième fois.» Vous avez sans doute entendu l'annonce télévisée qui vient vous rappeler que le parent bien-aimé est aussi près de vous que l'appareil téléphonique le plus rapproché.C'est un message à caractère évidemment émotif, qui produit un effet direct sur le consommateur.Mais cette annonce, comme plusieurs autres de la société Bell-Canada, a amené certains lecteurs de cette chronique à s'étonner du fait que malgré sa position monopolistique, la société Bell sente le besoin de recourir aux media d'information pour promouvoir ses services.La question méritait qu'on s'y arrête.Or, la réponse de Pierre Marion, porte-parole de Bell-Canada à Montréal, s'inscrit dans la plus grande logique économique: si la société recourt aux talents des Jean Duceppe et des Renée Claude, c'est dans le but de générer des revenus en stimulant la consommation de services d'appoint, afin, en retour, de maintenir le service de base (la liaison téléphonique qui vous relie au reste du monde) au coût le plus bas possible.Et M.Marion cite des chiffres.Pour chaque dollar de revenus provenant du service de base, la société Bell doit dépenser $1.80.En comparaison, pour chaque dollar de revenus provenant du service interurbain, la société ne doit dépenser que 42 cents.Et dans le cas des services optionnels (conférences téléphoniques, etc.), Bell doit investir 68 cents pour générer un dollar de revenus.Devant ces chiffres, on comprend donc mieux pourquoi en matière de publicité, Bell-Canada investit surtout dans les appels interurbains et les services optionnels, comme en font foi les films publicitaires qui passent à la télévision.D'ailleurs, M.Marion ne cache pas que le service interurbain génère près de 50 pour cent des revenus de l'entreprise.Un budget quand même modeste Malgré tout, le porte-parole de Bell-Canada ne croit pas que la société exagère en matière de publicité.Ainsi, pour l'ensemble du territoire de l'entreprise (le Québec et l'Ontario, grosso modo), le budget de 1982 prévoit des investissements de l'ordre de $17 millions (dont la moitié pour promouvoir le service interurbain), ce qui représente 0.38 pour cent du budget de $4.47 milliards de l'entreprise.Et dit-il.ce pourcentage est relativement bas si on le compare à celui d'autres entreprises de services publics.Au sujet des dernières hausses consenties par le CCRT, M.Marion maintient qu'elles n'avaient rien d'exagéré, même si le retour sur l'investissement prévu à 14.5 pour cent peut paraître élevé.M.Marion rappelle qu'entre février 1971 et février 1981, le coût de la vie a progressé de 110.6 pour cent, tandis que l'augmentation du coût du service de base de Bell-Canada s'est limité à 68 pour cent si on inclut la dernière hausse consentie par le CCRT.Pendant la même période, ajoute-t-il, l'alimentation a augmenté de 169 pour cent, le pétrole de 140 pour cent, les tarifs postaux de 141 pour cent, et l'électricité de 124 pour cent.Non seulement, dit-il, les tarifs téléphoniques se sont-ils maintenus sous la courbe de l'augmentation du coût de la vie, mais encore se sont-ils éloignés sensiblement de la courbe d'autres services publics comme les postes et l'électricité.Un toit pour le stade des Yankees?Les amateurs de baseball savent que le sixième match de la Série mondiale, qui devait se dérouler au stade des Yankees de New York le mardi 27, a dû être décommandé à cause de la pluie.Ce n'était pas la première fois qu'un match de série mondiale était remis au lendemain de la sorte et ce ne sera pas la dernière, surtout si les dirigeants du baseball professionnel décident de perpétuer les mini-séries de division adoptées cette année à cause des circonstances exceptionnelles de la saison 1981.Et pourtant, ni les autorités du baseball, ni les partisans des Yankees n'ont entrepris une campagne pour qu'on installe un toit sur le stade des Yankees, alors que si la même situation s'était présentée à Montréal, des milliers de partisans auraient conclu immédiatement en la nécessité de couvrir le Stade olympique.La saison de baseball se termine aussi tard à l'automne parce que les dirigeants du baseball ont prolongé la saison d'une manière indue au cours des dernières années, d'abord en portant le calendrier des matches de 154 à 162, ensuite en ajoutant la série de championnat de division, et enfin, depuis cette année, en insérant la mini-série de division.En moins de deux décennies, le calendrier a de la sorte été prolongé de trois semaines au minimum.Tout ceci pour dire que la décision de couvrir le Stade olympique ne se justifierait pas si elle ne visait qu'à assurer plus de confort aux joueurs et aux partisans des Expos.Et ce sera malheureusement le cas si l'administration de la RIO ne parvient pas à trouver des activités pour occuper le stade couvert pendant la saison hivernale.Douze morts accidentelles au cours du week-end Douze personnes sont mortes de façon accidentelle au Quebec au cours du week-end; la route a fait dix victimes et deux personnes aont péri par le feu dont un pompier.Vendredi, vers 20h20.M.Holland Larivee.âgé de t5 ans, de Saint-Pierre-de-Sorel, a été happé par un véhicule alors qu'il déambulait sur la route 133, à Saint-Pierre-de-Sorel.Samedi, vers thoo, un incendie causait la mort de René Gagnon.âgé de 29 ans, domicilié au 6015 rue Marquette, à Montréal.La victime a péri asphyxiée dans l'incendie de sa demeure.Vers 7h00, Mme Claudette Hébert, âgée de 44 ans.de Levis, est décédée lors du capotage d'un autobus sur la route 20, près de Ville roy.La pire tragédie a être survenue ce week-end s'est produite samedi, vers I6hl5, quand trois personnes d'une même famille ont trouvé la mort dans une collision entre deux véhicules sur la route 265 sud, à Sainte-Sophie, comté de Mégantic.Les victimes sont M.Claude Arehambeault.31 ans, Mme Marise Charpen-tier-Nadon, 30 ans et Alexis Nadon, 5 ans, domicilié à Saint-Victor-de-Beauce.Kncore samedi, vers 17h30.Mme Gilberte Fontaine, âgée de 40 ans.de Val-Racine, est morte à la suite de la perte de contrôle de son véhicule sur la route 243.à Kinsbury.Vers I8h50.Mme Mariette Raymond-Bouchard, âgée de 67 ans, de Saint-Fran-çois-de-Sales.a été happée par un véhicule dans le stationnement de l'église de Saint-Fran-(,'ois-de-Sales.comté de Rober-val.Vers 19h30.un autre piéton était renverse mortellement, cette fois en face du 7550 rue Christophe-Colomb, à Montréal.La victime est Loyla Malacket, âgée de 25 ans, du 7330 rue An-dré-Arsenault, à Montreal.Samedi, vers 22h00, M.Armand Allard, âgé de 59 ans, de Lebel-sur-Quevillon, a péri dans une collision entre deux véhicules sur la route 113.à Canton Bartouille.Un peu avant minuit, un sapeur montréalais, M.Gaston Leblanc, âgé de 49 ans, de Repentigny, trouvait la mort, dans l'incendie d'un immeuble, commercial situé au 1415 rue Bleury, à Montréal.Finalement, hier, vers 9h55, Mable Tremblay, âgé de 20 ans, a perdu la vie à la suite de la perte de contrôle de son véhicule sur la route 175, à Laterrière, comté de Chicoutimi. ; A4 _mïXmmONS NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 23 NOVEMBRE 1981 \u2022 des droits 101 ne ELLE NE COMPORTE RIEN DE PLUS POUR LES FRANCO-ONTARIENS OTTAWA \u2014 Le premier ministre ontarien, M.William Davis, estime que la charte des droits du gouvernement Trudeau ne changera rien a la situation des Franco-Ontariens, mais qu'elle était devenue nécessaire pour contrer les législations adoptees par les gouvernements Bourassa et Lévesque en matière linguistique au Québec.gilbert lavoie de notre bureau d'Ottawa C'est ce qui ressort d'une le!ire envoyée l'hiver dernier par M.Davis a une résidente d'Ottawa.Mme Helen Sallmen, qui Ta remise à LA PRESSE, pour l'aire valoir son mécontentement Lice a l'attitude du gouvernement ontarien dans ce dossier.M me Sallmen a également dévoilé une lettre que lui a lait par venir le Solliciteur genera! de l'Ontario.M.Roy McMurtn le 1.) octobre dernier, soit toul juste avant la conférence constitutionnelle, lettre dans laquelle ce dernier accuse le premier minis! re René Lévesque de manipuler les premiers ministres du groupe des huit pour diviser le pays, et ajoute qu'il faut appuyer la démarche du gouvernement federal, même si, selon lui.la personnalité même du premier ministre Trudeau est nuisible à la recherche de tout consensus.Rien pour les francophones hors Québec Dans sa lettre en date du 20 jan vier81, le premier ministre Davis reconnaît sans hésitation que l'article 23 de la charte des droits n'accordera rien de plus aux francophones de sa province «Cela ne créera aucune oldination supplémentaire a l'Ontario qui a déjà depuis plusieurs années sa propre législation assurant que des programmes éducatifs dans la langue française sont offerts la ou le nombre le justifie.» Il ajoute du même coup: «.!
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