La presse, 28 novembre 1981, D. Arts et spectacles
[" V Ji FREUD SADE ET PASOLINI D20 GUENETTE: L'ART DU MONOLOGUE D 10 LOUISE PORTALl À travers! la nuit Après nous avoir donné un premier spectacle de chansons il y a un peu plus d'un an, la comédienne Louise Portai, qui en a fait un disque qui ne sera disponible que dans quelques mois, nous revient avec un tout nouveau spectacle où elle compte bien démontrer qu'elle est fermement décidée à faire aussi carrière comme chanteuse.DENIS LAVOIE «La première fois (à l'Imprévu et au Vol de nuit), je l'ai fait comme ça.parce que j'avais le goût de le faire.Là, je ne deviens pas établie, mais ce n'est pas une passade d'actrice», d'expliquer Louise Portai.ET SPECTACLES CAHIER D LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 28 NOVEMBRE 1981 UNE RÉTROSPECTIVE Françoise Sullivan 40 ans de carrière Après quarante années de création, Françoise Sullivan en est à l'étape fatidique de la rétrospective.C'est l'heure parfois difficile où l'artiste jette un regard en arrière sur un pan de vie meublé d'expériences et d'oeuvres diverses.Devant ces trois salles du Musée d'art contemporain où les travaux de peinture, de sculpture, de danse et d'art conceptuel se côtoient et se rejoignent dans une unité surprenante.Françoise Sullivan n'a pas l'impression de tourner à jamais une page importante de sa vie.GILLES TOUPIN «Une rétrospective, dit-elle, c'est bien sûr une chose qu'on fait une fois dans sa vie.En un sens c'est triste mais d'un autre côté ça me sert de tremplin pour un nouveau départ.» Depuis l'école des Beaux-Arts et sa rencontre avec Borduas en 19il jusqu'à ses récents «Tondos» qui la font renouer avec la peinture après une dizaine d'années consacrées à des activités conceptuelles, Françoise Sullivan a souvent donné l'impression de louvoyer et de se disperser dans de multiples formes d'expression.Ce rassemblement de ses travaux de quatre décennies nous prouve au contraire aujourd'hui qu'il n'en est rien.Des croquis de chorégraphie, qui ouvrent l'exposition, aux «Tondos» en passant par les sculp- tures et certains témoignages photographiques d'actions diverses, Sullivan n'a au fond jamais cessé d'utiliser les figures de la spirale et du cercle.Des fils conducteurs thématiques également relient toutes ces manifestations.«Les formes circulaires me touchent tout particulièrement, confie-t-elle.Il y a un côté magiquf au cercle, une plénitude ou une ouverture sur le rituel qui m'attire.» De tous les signataires du Refus Global qui ont poursuivi leurs démarches artistiques jusqu'à aujourd'hui, Françoise Sullivan est la seule qui ait quitté les sentiers battus de la peinture et de la sculpture pour s'aventurer dans les chemins des récentes avant-gardes.C'est une autre des grandes constatations que nous vaut cette rétrospective.«Borduas fut très important pour moi.J'ai toujours su que je voulais être une artiste.Mais dans la confusion de la jeunesse, je ne savais pas quoi faire.Borduas m'aida à clarifier mes aspirations.Je me suis tourné du côté de la danse en me disant que je reviendrais à la peinture plus tard.La danse a ainsi toujours occupé une place importante dans la carrière de l'artiste.En 1916.elle délaissait ia peinture pour se consacrer totalement à cette discipline.«Il n'y avait rien en danse à Montreal, raconte-t-elle.Je suis allée vivre à New York où j'ai étudié avec Franziska Boas.Il m'a fallu oublier toute ma formation classique, réapprendre les mouvements simples, me défaire de tout le manniérîsme de la danse qui était en moi depuis l'âge de 9 ims.Ça a été très difficile.» Françoise Sullivan fut sans doute l'une des premières au Québec à faire sortir la danse des théâtres pour la porter dans la rue et dans la nature.El quand on lui demande pourquoi, elle répond un peu candidement que c'est parce qu'elle trouvait ça beau.Un retour aux Beaux-Arts Mais il y eut, après une courte période d'inactivité entre 1956 et 1959 ou elle s'occupa de sa jeune famille, un retour aux Beaux-Arts.Françoise Sullivan ne revint pas, comme elle Pavait cru, à la peinture.C'est la sculpture qui, comme d'une conséquence normale de la danse, l'accapara totalement.À tel point qu'aujourd'hui c'est une oeuvre forte et quasi inconnue de sculpteur que la rétrospective du Musée d'art contemporain nous fait découvrir.Toutes ces constructions métalliques, élaborées ici à l'aide de morceaux de métal rouillé tirés du lit de la rivière Richelieu, ont une présence inouïe.Les oeuvres, composées à la manière de tableaux expressionnistes, dénotent une robustesse et une originalité d'invention peu commune chez nous.Sullivan a souvent tendance à penser ses oeuvres comme des tableaux où les diverses sections sont juxtaposées sur un même plan.Reste que cela n'enlève pas à ces oeuvres remarquables leur autonomie formelle et leur grande modernité.D'une façon encore radicale, l'artiste donnera un grand coup de barre en 1967 dans sa conception sculpturale.Elle délaissera le lyrisme et l'expressionnisme de ses constructions précédentes pour s'engager dans une sculpture plus géométrique.Mais c'est surtout PAGE D 26 > « L'ELISIR D'AMORE » @perm comme divertissement «EH Après Madama Butterfly et la tragédie.l'Opéra de Montréal propose rire, humour et tendresse avec L'EIisir d'amore, de Donizetti, comme deuxième production de sa deuxième saison.CLAUDE GINGRAS «Le premier show que j'ai présenté portait sur l'amour.Cette année c'est un voyage à travers la nuit, en 22 chansons-personnages présentées comme autant de séquences de films.La mise en scène fait que ça coule».«Des fois c'est moi dans ma plus simple expression, alors qu'à d'autres moments je ine transforme en Beau Matou et en Rock'n Roll Singer».«Le show d'il y a un an et demi était plus mauve, alors que cete fois c'est plus rock, plus humoristique et plus visuel».«L'an dernier c'était plus moi.Cette fois, c'est moi à travers plusieurs personnages.C'est ma vision à moi des choses de la nuit.En effet, les gens de nuit vivent des choses que les gens ordinaires ne vivent pas, sauf dans leur tête.Ils vivent leurs fantasmes».«Alors que le premier show avait été écrit en une quinzaine de jours, celui-ci s'est établi en un an», précise encore la comédienne-chanteuse.Très sûre d'elle, et forte de ses dix ans d'expérience de comédienne et d'auteur, (Louise Portai PAGED 10 PIERRE CHAGNON Un râle d'arriéré mental au TNM L'oeuvre prend l'affiche mardi soir, 20h.salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Comme à l'accoutumée, il y aura sept représentations; celles-ci s'échelonneront jusqu'au 14 décembre.L'EIisir d'amore est le type même de l'opéra considéré comme divertissement, genre dont les constituants sont bien connus : une intrigue à la fois amusante et touchante, facile à comprendre, des personnages simples et sympathiques, en somme un spectacle de théâtre léger, agrémenté d'une musique habilement tournée, extrêmement agréable, faite d'airs, duos et ensembles irrésistibles et de refrains qui restent dans l'oreille au sortir de la salle.Comédie sentimentale, opéra bouffe par certains aspects, L'EIisir d'amore n'est pas, ainsi qu'on peut le lire chez certaines «autorités», un «opéra-comique».Utilisée à propos de L'EIisir d'amore, l'expression est une mauvaise traduction de l'anglais «co-mic opéra», c'est-à-dire «opéra bouffe».L'EIisir d'amore n'est d'ailleurs que partiellement un PAGE D 2 MARTIAL DASSYLVA Dans Un reel ben beau, ben triste, la pièce de Jeanne-Mance Delisle que le Théâtre du Nouveau Monde présente jusqu'au 23 décembre, Pierre Cha-gnon interprète le rôle de Gerald, l'arriéré mental de cette curieuse famille abitibienne, la famille Mo-rin, dont plusieurs des membres vivent dangereusement, avec, en tête de liste, le père que l'on accu- sera d'inceste avec l'une de ses filles.*Un beau rôle, dira Pierre Cha-gnon du personnage de Gérald.Une belle tranche de steak.Tu en sors après chaque répétition en tremblant, car l'écriture de Jeanne-Mance Delisle est parfaite: aucun élément de trop et une progression dans la tension qui aboutit au meurtre accidentel de Pierrette, la plus vieille des trois filles Morin par son frère, Gérald dit Ti-Fou».Et Chagnon ajoute: «Le personnage de Gérald charrie un archétype de mongol qui, personnellement, ne m'intéressait pas à donner tel quel.Il est beaucoup plus que cela.C'est d'une certaine façon une chambre d'écho à tout ce qui se passe dans la maison et autour de lui.«En ce qui concerne le développement mental, Gérald en est resté au stade de l'enfant de cinq ou six ans.Et par ailleurs, toute la violence existant à l'intérieur de la famille Morin et dans chacun de ses membres, c'est lui qui la prend.Il n'est pas foncièrement méchant, mais chaque fois, ce sont les autres qui s'en servent.Et dans ce sens-là, Gérald fait en quelque sorte partie des meubles.C'est une «chose» à laquelle on a fini par s'habituer, parce qu'on n'avait pas beaucoup le choix, et dont on s'inquiète dès qu'on ne l'entend plus hurler ou entrer en crise.» PAGE D 8 il 4 photo Pierre McCann Les interprètes: Claude Corbeil (Dulcamara), Robert Savoie (Belcore), Norma Burrowes (Adina), Jon Garrison (Nemorino) et Marie-Danielle Parent (Giannette).Patrick Segal a séduit des millions de lecteurs avec \"L'HOMME QUI MARCHAIT DANS SA TÊTE\" Il vous offre maintenant son premier long-métrage Les Films Mutuels présentent- fa Huit 'Ensoleillée UN TÉMOIGNAGE O'ESPOIR ET DE COURAGE & BERRI 1 15 ?55 4 35 6 15 7 55 9 35 ST-DENIS - STE-CATHERINE 288-2115 s. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 28 NOVEMBRE 1 981 BIGRAS ET CORDELIER La rencontre avec Ici mère Julien Bigras, psychanalyste inorthodoxe de par chez nous, est déjà fort connu pour ses talents littéraires, qu'il jouxte avec intelligence et grande sensibilité à sa formation psychanalytique.Ce qui nous avait donné, entre autres, «L'enfant dans le grenier» (Hachette), l'excellent «Psychanalyste nu» (Laffont), «Katy, of course» (Mazarine) et «Le choc des oeuvres d'art» (Hurtubise HMH).Quant à Jeanne Cordelier, GILBERT TARRAB collaboration spéciale on se souvient de l'impact qu'avait eu sa «Dérobade» (Hachette), ici et ailleurs, et que j'avais personnellement beaucoup appréciée.Elle est aussi l'auteur (je n'ose écrire «Tauteuse, ne sachant pas encore si on dit auteuse comme on dit, maintenant, écrivante) de «La passagère» (Mazarine), que je n'ai hélas pas encore eu le temps de lire.On pouvait donc s'attendre qu'a eux deux (mais faudrait-ii plutôt dire: a elles deux 9 Pourquoi le ûpm masculin doit-il nécessairement l'emporter sur le féminin0 A moins de trouver dorénavant une expression neutre, à mi-chemin entre le masculin et le féminin, pour faire plaisir à tout le monde, quand de tels cas apparai- Jeanne Cordelier tront ! ) une oeuvre forte voit ie jour.Et c'est en effet ce qui est arrivé.Mais je le signale tout de go: âmes sensibles, s'abstenir .Les auteurs dédicacent leur livre à leur mère: venant d'un Bi-gras, cela vous met déjà ia puce à l'oreille.Dès son avertissement, qui est une lettre à l'éditeur, B»-gras nous trace les grandes lignes de son projet avec Cordelier, qui consiste à mettre au grand jour\u2014 à accoucher \u2014 «l'enfant bafoué, humilié et marqué au fer rouge dans son corps et dans son être» (p.7).Bigras et Cordelier nous entretiennent, sous forme d'une correspondance entre les deux auteurs, des processus psychiques les plus primaires et les plus archaïques qui se puissent concevoir entre une mère et son fils, entre une mère et sa fille.Ce qui, nécessairement et obligatoirement, ne va pas sans toucher à ce qui fonde ces rapports pour un psychanalyste, c'est-à-dire les relations incestueuses.Sujet tabou par excellence, mais que Bigras et Cordelier, par une espèce de tour de passe-passe dont ils ont le secret, arrivent à nous faire avaler sans que nous éprouvions, à aucun moment, un sentiment de résistance outragée ou de répulsion scandalisée.En fait, nous nous retrouvons vite fascinés, par la beauté littéraire du texte, d'abord, et, lors d'une deuxième lecture (le livre est court, mais dense: il mérite «ne deuxième lecture, pour lire entre les lignes, cette fois), par l'extrême profondeur de son contenu.Bigras a raison quand il écrit que «dans la transgression de l'interdit, dans cet excès où horreur et jouissance se confondent, dans ce trop-plein ouvrant sur la folie et la mort, n'y a-t-il pas, aussi, ouverture sur ce temps et ce lieu oubliés \u2014 le temps et le Le testament de Georges Bataille Le petit livre de Michel Fe-her «Conjuration de la violence», qui se présente comme une introduction à la lecture de Georges Bataille, est en fait une paraphrase du court traité posthume de Bataille intitulé «Théorie de la religion» JEAN-CLAUDE DUSSAULT Là sont réunis tous les éléments forts'qui occupent la réflexion moderne sur les fondements religieux des sociétés: les problèmes du sacré et de la violence, de la dialectique du mal et de la négation, du rôle des intensités et des codages, de la transgression, de la guerre, de la production excédentaire, de la dépense ostentatoire, de l'édification des empires, etc.Michel Feher suit Bataille pas à pas et montre comment la conscience humaine, échappée à l'im- manence de l'innocence animale, est passée des métamorphoses du sacré à Tobjectivation dans le monde des choses, toujours porteuse de cette tentation de retour à l'Oubli où tout finira par se fondre dans l'indéterminé.On peut dire de Bataille ce qu'il disait lui-même de Hegel, qu'il s'est rendu jusqu'à la limite du pensable, au-delà de laquelle l'esprit sombre dans la folie.L'introduction de Michel Feher nous ramène à cette pensée souveraine et nous rappelle que Bataille avait lui-même fourni, à la fin de sa vie, les clés pour la compréhension d'une oeuvre qui paraissait jusque là éclatée en mille fulgu-rances.Lire Feher pour lire Bataille.CONJURATION DE LA VIOLENCE (Introduction à la lecture de Georges Bataille) par Michel Feher, coll.Croisées, P.U.F.1981.96 p.lieu de l'origine \u2014 où nous étions dans un rapport immédiat avec le corps de la mère ?Et il ajoute: «Ainsi, peut-être, le retour à la mère serait-il un des paradigmes du sacré, comme constituant ia fascination la plus ultime et le plus grave des dangers.» Après «Katy, of course», qui abordait ce sujet, mais de ma- nière différente, lisez donc ce «premier bal» entre la mère et son fils, Joseph, entre la mere et sa fille, Joséphine.Vous comprendrez pourquoi Joséphine pousse ce hurlement: «Maman, ton prix sera le mien.Viens.» PREMIER BAL, par Julien Bigras et Jeanne Cordelier, Hurtubise HMH, 1981, Montréal, 115 pages.A L'OPÉRA DE MONTREAL ccL'Elisir SUITE DE LA PAGE D 1 opéra bouffe.Les ouvrages spé ciaiisés sont formels en ce qui concerne le terme «opéra-comique» (lequel prend du reste un trait d'union).Un opéra-comique doit comporter des passages parlés.Le terme s'applique non pas au caractère de l'oeuvre mais à sa forme.Dans sa version originale, comportant du diaiogue par-lé (remplacé, depuis, par des récitatifs), Carmen, sujei peu «comique» s'il en est, est pourtant décrit comme un opéra-comique.Composé en deux semaines L'EIisir d'amore fut le 4le des quelque 75 opéras de Donizetti.Il date de 1832.L'auteur l'écrivit en l'espace de deux semaines, pour dépanner un directeur de théâtre à qui un compositeur avait fait faux bond (il serait intéressant de connaître le nom de ce compositeur qui avait pourtant promis de livrer son nouvel opéra à une date précise).La rapidité avec la- rire, humour et tendresse Norma Burrowes quelle Donizetti et son librettiste Romani travaillèrent, reprenant un sujet traite l'année précédente par Auber, a produit une oeuvre d'une très grande spontanéité.On pense ici à Rossini.On y pense d'autant plus que son influence est manifeste dans 1' Elisir.En deux mots, L'EIisir d'amore raconte l'histoire de la jeune, riche et capricieuse fermière Adina et du jeune, pauvre et naïf paysan Nemorino.Nemori-no aime Adina, qui l'ignore.Le charlatan Dulcamara propose à Nemorino son «élixir d'amour» qui, prétend-il, lui donnera le courage nécessaire pour aborder la belle II s'agit, en réalité, d'un vin de seconde qualité, et l'agressivité qu'il fait naître chez Nemorino indispose à ce point Adina que celle-ci annonce sur-le-champ qu'elle va épouser le rival de Nemorino, le sergent Belcore.Nemorino ne désespère pas: il se procure une deuxième bouteille du fameux magistère et se trouve bientôt assiégé par toutes les filles du village.Jalouse à la vue de ce spectacle, Adina se rend compte qu'elle aimait vraiment Nemorino.Lui.toujours aussi naïf, est convaincu que l'élixir commence enfin à opérer.En réalité, son oncle vient de mourir et lui a légué toute sa fortune.Nos deux tourte- reaux sont réunis et Dulcamara en profite pour proclamer les mérites de son «élixir d'amour».Adina, Nemorino, Belcore, Dulcamara.L'oeuvre comprend un cinquième rôle, moins important : Giannetta, amie d'Adina.C'est elle qui vient annoncer la nouvelle de l'héritage.Le jeune soprano irlandais Norma Burrowes et le jeune ténor américain Jon Garrison, tous deux encore inconnus à Montréal, incarneront le couple Adina-Nernorino.Les rôles de Dulcamara et de Belcore ont été confiés à deux «piliers» de la scène lyrique montréalaise : Claude Corbeil et Robert Savoie.Savoie fera, à cette occasion, ses adieux à l'opéra.Pour le rôle de Giannetta, le directeur artistique de l'Opéra de Montréal, Jean-Paul Jeannotte, a fixé son choix sur Marie-Danielle Parent, gagnante du Concours OSM en 1979 et Prix d'Europe l'année suivante.Exception faite des costumes, que signe le Montréalais Richard Lorain, c'est également à des nou- veaux venus que Jeannotte a confié l'aspect visuel de L'EIisir d'amore.Français tous les deux, et attachés à l'Opéra de Paris, Bernard Arnould a dessiné le décor (unique mais transformable) et Humbert Camerlo a réglé la mise en scène.Contrairement à une certaine tradition selon laquelle l'oeuvre se passe au pays basque, Camerlo a replacé lac tion dans un petit village d'Italie.Autre innovation : Dulcamara apparaît non pas dans un ballon, comme c'est le cas dans la plu-pan des productions, mais dans une machine à vapeur.actionnée à l'électricité.Autre débuts montréalais : ceux d'Alfredo Silipigni, directeur artistique et chef d'orchestre du New Jersey State Opera depuis 11 ans, qui dirigera l'Orchestre Sym-phonique de Montréal, réduit, pour la circonstance, à 60 musiciens.Les choeurs (36 chanteurs) sont préparés, encore une fois, par René Lacourse.Treize figurants complètent un plateau de plus de 50 interprètes.IG Une véritable galerie d'Art dans votre bibliothèque 3 nouveautés Pendant quelques pages, vous croirez lire un véritable roman historique, remontant à l'époque des premiers explorateurs de la Nouvelle-France.Mais bientôt vous trouverez que cette histoire cache de bien drôles d'histoires.I FRANÇOIS BARCELO la tribu ROMAN HI \\ RI M \\SSON Texte MarcelGingras préface: Nairn Kattan ! fO WOTTh Il \\N-PALL 1 \\OOl CM R M ON 10' E Ml Ri 1ER PA1 I -VANIËR BE \\ I 11 MU Texte Michel Beaulieu Jacques Braull S35 DÉJÀ PARUS \u2022 VI \\ 1 II RI \\ PI ERR I \u2022 J, W M \\R( Bill R \u2022 l MBERTO BRUNI \u2022 M IU M 1 \\NOB! PIERRE-GILLI s DUBOIS rexte V vcsThcriaull préface: \\ndre Fortier S35.WDRI MICHEL SI \\M IV ( OSCROVE ( ! M Dl PICHI R Chaque volume contient plus de 80 reproductions couleurs Un cadeau digne de votre amitié EN LIBRAIRIE R à ¦ (514)659-4619 loqûof distribué Mondialnc.par 1977 boul.Industriel Chomedey/Lava! Qoé H7S1P6 514-334-5769 T\" Par l'auteur tfAgénor, Agénor, Agénor et Agénor.Université de Montréal Faculté des arts et des sciences Voulez-vous bâtir un programme d'études selon vos intérêts?Le Mmeur arts et sciences offert aux adultes le so
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