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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1980-01-05, Collections de BAnQ.

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[" LES RETRAITÉS FASSENT A L ATTAQUE RAGE 2 LA VALLÉE DES AVALÉS RAGE 8 ri .Km \"S PAR SERGE VIAU Pour les grands médias, les personnes âgées, c'est charmant, voire amusant.Pour la plupart des gens, c'est sympathique et un peu attendrissant.Pour d'autres, c'est encombrant.Mais, pour tout le monde, les vieillards ne sont que des retraités, c'est-à-dire, en somme, des gens qui ont fait leur temps, qui ont cessé d'être actifs, et qui tournent et retournent le sablier, au coin du feu, en attendant patiemment que la mort vienne les faucher.Des joueurs de cartes ou de dames, et des tricoteuses.Pourtant, la situation qui est réservée à une majorité d'entre eux est un des scandales tranquilles et méconnus de notre société.Les personnes âgées vous le diront d'ailleurs elles-mêmes, si vous savez gagner leurcon-fianOe et si, ne craignant pas de passer pour de «vieux chiâleux» ou de «vieux malcommodes», elles osent s'ouvrir devant vous pour parler de leur condition humiliante.l'ai rencontré trois de ces jeunes vieillards, les trois mousquetaires du troisième âge! Leur énergie et leur détermination m'ont étonné, l'ai été renversé par leur lucidité, et par leur combativité, l'ai été touché et choqué par le portrait brutal de l'âge d'«or» qu'ils m'ont esquissé à grands traits.Il en est ainsi entre les hommes: il leur faut des raisons plus ou moins précises pour se rencontrer, des prétextes pour se parler, des situations pour se comprendre et pour se rapprocher.C'est tout cela qui nous a été fourni à l'occasion de la préparation du lancement, le 22 octobre dernier, d'un manifeste: le deuxième manifeste de l'A.Q.D.R.L'A.Q.p.R., c'est l'Association québécoise pour la défense des retraités et préretraités.Le manifeste, dont l'impression venait tout juste d'être achevée, et dont la réalisation a été possible grâce à l'assistance de la faculté d'Education permanente de l'université de Montréal, a pour thème exclusif la situation des personnes âgées par rapport au logement et aux services auxquels elles peuvent avoir accès.Ce manifeste a été précédé d'un premier, réalisé dans des conditions semblables et lancé en 1977, et qui portait sur la situation économique des retraités.Les propos que m'ont tenus mes trois mousquetaires n'avaient vraiment rien à voir avec la sérénité du troisième âge, l'art d'être grand-père ou l'angoisse existentielle devant la mort! Non.Nous avons discuté de choses plus sérieuses, qui touchent plus directement les personnes âgées: la réalité économique, sociale et politique des retraités.Nous avons aussi beaucoup parlé de l'A.Q.D.R., cet organisme de défense que les retraités se sont donné et dont ils travaillent actuellement à parachever la* mise sur pied.Jean Gaudreau (67 ans), président de l'Association, m'en a brossé l'historique.Un des objectifs de la faculté d'Education permanente de l'université de Montréal en 1972 était d'ouvrir ses portes au milieu et de mettre à son service des ressources humaines, intellectuelles, techniques et financières.C'est dans ce contexte qu'a été donné un premier programme de cours de préparation à la retraite, qui a rassemblé près de 400 personnes à Rosemont, en 1975.Cette première réflexion a engendré différents comités, dont l'un s'est mis en frais de faire une évaluation de la situation économique des personnes âgées: c'était le comité du manifeste, véritable point de départ de l'A.Q.D.R.La faculté d'Education permanente fournit alors les personnes ressources et les fonds nécessaires à la réalisation, à l'impression et à la diffusion du manifeste, tiré une première et une deuxième fois à 5000exemplaires.Mais pourquoi un tel manifeste?Comme le dit Claude De Mestral (76 ans), secrétaire de l'A.Q.D.R.: «Une des grandes contributions de la faculté d'Education permanente, dans l'appui qu'elle a donné aux retraités et à l'A.Q.D.R., a été de mettre l'accent sur le besoin de la recherche.Si vous allez présenter des revendications au gouvernement, il faut prouver qu'elles sont valables, chiffres à l'appui! Avec nos deux manifestes, nous avons maintenant de quoi convaincre le gouvernement de la justesse et de la nécessité de nos revendications.» «Mais l'idée de la recherche vient surtout des personnes âgées elles-mêmes, poursuit lean Gaudreau.Nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas nous fier à des statistiques gouvernementales.Ce ne sont pas les gouvernements qui vont se vanter du fait que les retraités vivent dans des conditions épouvantables!» Les conditions de vie de la majorité des retraités sont en effet très peu reluisantes, comme le démontrent les deux documents de l'A.Q.D.R.Le manifeste de 1977 révélait cette statistique scandaleuse: au Québec, 63 p.c.des personnes âgées vivent sous le seuil de la pauvreté! Cette statistique concerne donc plus de trois cent mille vieillards sur le demi-million que compte le Québec.Et selon le tréso- rier de l'Association, Albert Adam (73 ans), cette situation ne cesse de se détériorer.«Il y a trois ou quatre ans, dit-il, une personne âgée était sous le seuil de la pauvreté de quelque 400 dollars par année, en moyenne.Aujourd'hui, d'après nos propres calculs à partir des tout derniers chiffres de Statistique Canada, cet écart est passé de 400 à plus de 1000 dollars par année!» «La question du revenu est primordiale pour les retraités, enchaîne Robert Bureau, de la faculté d'Education permanente.Mais il faut aussi souligner la contradiction de notre système économique et politique, dans lequel les riches s'enrichissent et les pauvres s'appauvrissent toujours de plus en plus.Il y a une répartition inégale du revenu quelque part! En septembre dernier, nous avons eu une session de travail très importante, au lac Beauport; notre comité du revenu a établi cette correspondance: pour 70 p.c.de retraités qui n'étaient pas syndiqués quand ils travaillaient, il y en a 63 p.c.qui tombent sous le seuil de la pauvreté à leur retraite.C'est pas clair, ça?La retraite n'opère pas de miracles.Quand tu as vécu toute ta vie avec un petit salaire, dans des conditions de travail non syndiqué, ce n'est pas étonnant qu'à la retraite tu te retrouves parmi les deux tiers des personnes âgées qui vivent sous le seuil de la pauvreté.Ça ne fait que refléter un vécu de 40 ans sur le man hé du trav ail!» ^^^^ PRENDRE EN MAIN Des chiffres, c'est bien beau, mais ça ne change rien à rien si c'est destiné à être déposé et oublié sur une tablette, même dans un bureau ministériel.Selon Albert Adam, l'ex-minis-tre Monique Bégin disait aux représentants de l'A.Q.D.R.: «Les personnes âgées ne réclament rien.Que voulez-vous qu'on leur donne?» Voilà la clé du problème: revendiquer, faire valoir ses droits, oser lutter.Mais encore faut-il s'organiser.Revenons à l'A.Q.D.R.«En juin 1978.raconte lean Gaudreau, le Parti québécois a organisé le colloque «Vieillir au Québec».Mille délégués \u2014 des personnes âgées \u2014 s'y sont présentés.A la plénièrc du 11 juin, ces délégués ont rejeté à 90 p.c.la proposition de la création d'un appareil gouvernemental pour les retraités, c'est-à-dire d'une sorte de conseil québécois du troisième âge semblable au Conseil du statut de la femme.Nous n'avons pas besoin des technocrates du gouvernement, nous ne voulons pas d'un organisme tampon entre les personnes âgées et les ministères.Les délégués ont donc adopté la proposition des gens du comité du manifeste: créer une association autonome et représentative des retraités et des préretraités de tout le Québec.Trois mois plus tard, en septembre, nous décidons de commencer à travailler à notre deuxième manifeste sur le logement et les services, dont nous venons de faire imprimer 15000 exemplaires.«En octobre 1978, un monsieur de Ra-vinel, Hubert de son prénom, adjoint du ministre Marois, produisait un document en vue de la création d'un Conseil québécois du troisième âge, en dépit de la résolution votée le 11 juin! Eh bien, nous l'avons bloqué, ce projet! Par le passé, nous avons toujours eu la naïveté de croire que des formules toutes faites nous viendraient d'ailleurs, alors que c'est à nous-mêmes de trouver des formules de rajeunissement.Les technocrates ne nous ont donné que des formules de vieillissement, des formules de mort! Il nous faut des formules vivantes, et c'est nous qui allons les créer!» L'A.Q.D.R.s'est peu à peu structurée, à partir des gens de la base, des quartiers, des paroisses.Chaque coin du Québec est représenté par une «table régionale», et la structure est couronnée par une «table provinciale».Si le second manifeste a été tiré à 15000 exemplaires, grâce à une subvention, le besoin dépasse déjà ce premier tirage: l'Association rejoint plus de 20000 personnes au Sague-nay-Lac-Saint-|ean, à Montréal, à Québec, dans les Cantons de l'Est, dans rÔutaouais.Depuis un an, ses représentants parcourent la province, «comme des pèlerins qui vont porter la bonne nouvelle, qui vont porter un message d'espérance», ainsi que le disent Jean Gaudreau et Albert Adam.Dans chaque région, les premiers contacts se font d'abord avec les gens qui oeuvrent dans les modules pour personnes âgées des C.L.S.C.C'est en collaboration avec ces gens que l'A.Q.D.R.organise des réunions publiques et entre directement en contact avec la population des retraités et préretraités.Par ailleurs, tous les moyens sont mis en oeuvre pour sensibiliser et regrouper les personnes âgées: grandes assemblées, mini rol- 2 - 5 janvier 1980 «LES TECHNOCRATES NOUS ONT DONNÉ DES FORMULES DE VIEILLISSEMENT, DES FORMULES DE MORT! IL NOUS FAUT DES ^TES,ETCESPmNOUSQUI ALLONS^ LES CRÉER!» Photo Gilles Savoie i loques, assemblées de cuisine, rencontres individuelles.«Le problème numéro un, c'est l'isolement, dit Claude De Mestral.Un très grand nombre de retraités vivent seuls, souvent en chambre \u2014 25 p.c.des chambreurs, à Montréal \u2014 coupés de leur famille, coupés de leurs amis, sans télévision et même sans radio, dans des taudis dont ils peuvent a peine payer le loyer.Ce sont ces personnes que nous voulons aller chercher, que nous voulons aider et que nous voulons pousser à s'organiser.Des groupes comme les clubs de l'âge d'or pensent surtout à divertir les gens, sans songer à venir en aide à leurs besoins physiques.Ces groupes sont satisfaits si les gens jouent aux cartes et au bingo.C'est très bien d'apporter ce côté récréatif.Mais la plupart des personnes âgées ne font pas partie de ces groupes, elles ne les connaissent même pas, et elles restent isolées.» «L'objectif fondamental de l'A.Q.DR., ajoute M.Gaudreau, c'est l'amélioration des conditions de vie des personnes âgées.Nous voulons que notre panier de provisions soit suffisant.Nous voulons pouvoir nous loger décemment.Nous voulons des services de santé, des yeux améliorés, des oreilles améliorées, des jambes améliorées.Un revenu supérieur de 10 p.c.à 15 p.c.au seuil de la pauvreté Albert Adam, lean Gaudreau et Claude De Mestral (de g.à dr.), respectivement trésorier, président et secrétaire de l'Association.est la première revendication pour laquelle nous nous battons.Ce sont les mêmes gouvernements qui fixent le seuil de la pauvreté et qui nous versent des pensions inférieures à ce seuil, après tout!» «Les H.L.M.ne répondent pas vraiment à nos besoins, dit encore M.Adam.On isole les personnes âgées dans ces bâtiments-là, de manière à ce qu'elles ne soient pas au courant de ce qui se passe à l'extérieur et qu'elles ne puissent pas réclamer ce à quoi elles ont droit.Les H.L.M.sont très mauvais pour le moral.Ce sont des ghettos.Il faut que les gens puissent continuer à rester chez eux, mais dans des meilleures conditions.Notre association vise à regrouper des retraités et des préretraités; c'est une bonne chose parce que nous rapprochons deux générations qui sont déjà loin l'une de l'autre.» L'A.Q.D.R.a obtenu sa charte en mai dernier.Mais il est important de souligner que c'est au printemps prochain qu'aura lieu le congrès de fondation de l'association.C'est alors que les représentants de toutes les régions du Québec se réuniront pour élire un exécutif permanent, voter les règlements et adopter une structure définitive, en plus de lancer officiellement un ensemble de revendications minimales essentielles.Comme le disait si bien Albert Adam, avec son fort accent français qu'il n'a pas perdu depuis plus de trente ans qu'il est au Québec, le véritable drame des retraités et plus particulièrement des plus pauvres d'entre eux est qu'ils sont les travailleurs qui ont bâti le Québec d'aujourd'hui et qu'on rejette comme les pièces usées d'une machine.C'est aussi ce qu'exprimait Robert Bureau, de la faculté d'Education permanente: «La retraite est un phénomène produit par notre système économique et social qui, du jour au lendemain, met au rancart tous les travailleurs, tous ceux qui ont produit toute leur vie durant pour la société.Cette mise au rancart se fait sans égards à leurs besoins.Aujourd'hui, il n'y a plus de solidarité familiale qui puisse prendre en main les retraités.C'est essentiel de préparer les gens à leur retraite, si on veut leur venir en aide.Mais il ne faut pas oublier que la préparation à la retraite ne génère» pas de reve-j Q nus pour les personnes âgées.11.5 janvier I980 -3 PSjTT!_ 300 ans d'histoire, 300 ans d'actualité Une vingtaine de rues seulement sillonnaient Montréal à l'époque de la Nouvelle-France.L'acte de naissance de la plupart d'entre elles remonte à 1672 quand le sulpi-cien François Dollier de Casson, assisté de l'arpenteur Bénigne Basset, traça et baptisa les premières voies de Ville-Marie.Selon l'annaliste Edouard-Zotique Massicotte, Montréal est précisément la seule ville de l'Amérique du Nord fondée au XVIIe siècle qui a l'heureuse fortune de posséder, malgré les incendies survenus au cours du temps, les documents officiels qui fournissent tous les renseignements désirables sur le bornage des premières rues.Si les rues portaient un nom, celui-ci n'était connu que par tradition orale.Et il va sans dire qu'on ne voyait pas encore de numéros sur chaque immeuble.En revanche, les intendants émettaient des ordonnances sur les «bouchons», ces rameaux de verdure que l'on Rue de la Commune, dans le Vieux-Montréal.Avant 1818, cette artère s'appelait «rue de la grande rivière».suspend au-dessus de la porte d'un cabaret, en guise d'enseigne.Un bouchon «est un signe qu'on met à une maison pour montrer qu'on y vend du vin à pot.Il est fait de lierre, de houx, de cyprès et quelquefois d'un chou.» (Ordonnance de l'intendant Bochart Champigny, janvier 1690.) Puis cette autre ordonnance de l'intendant Claude- UN PETIT COUP DE LEMON TIML.ET VOTRE RHUME EN PREND UN BON COUP! Lemon Time de Buckley est un médicament efficace.Il décongestionne le nez bloqué, réduit la fièvre et combat la douleur.Ajoutez de l'eau chaude.Buvez tranquillement.Et vite, vous vous sentez soulagé.Lemon Time est un médicament citronné chaud auquel votre rhume a peine à résister.LemonBme Médkament citronné chaud pour le rhume =51 I ÛL ïi Thomas Dupuy, en novembre 1726: Tous ceux «qui vendront vin, eau-de-vie et autres boissons à petites mesures seront tenus de pendre à leur porte une enseigne ou tableau avec bouchon de verdure.fait de pin ou d'épinette ou autre branchage de durée qui conserve sa verdure en hyver».(Communication de M.André Archambault, rôtisserie Au poulet doré.) Par contre ces plaques aux coins de rues et ces numéros sur chaque immeuble qui nous paraissent tellement naturels et utilitaires à présent mirent des siècles avant d'être jugés nécessaires, souligne Bernard Stéphane dans son Dictionnaire des noms de rues.Quant au numérotage des rues des villes du Québec, il semble s'inscrire dans une tradition qui remonte à un décret napoléonien du 15 pluviôse an XIII (4 février 1805), dont nous reproduisons ici les articles IV et V.Article IV.La série des numéros sera formée des nombres pairs pour le côté droit de la rue et des nombres impairs pour le côté gauche.Article V.Le côté droit d'une rue sera déterminé, dans les rues perpendiculaires ou obliques de la Seine, par la droite du passant se dirigeant vers la rivière et, dans celles parallèles, par la droite du passant marchant dans le sens du cours de la rivière.(On apporta à cet article un changement sur la détermination de la droite d'une rue perpendiculaire ou oblique au cours de la Seine pour laquelle il semble que l'on ait plutôt choisi la droite du passant s'éloignant de la rivière.) Quoi qu'il en soit, les juges de paix de Montréal, lors d'une session du 17 mai 1817, ordonnèrent l'affichage des noms des 132 rues que comptait la future métropole du Canada.Et les maisons commençaient déjà à porter des numé- ros.Enfin, signalons que par un règlement du 29 septembre 1905 le Conseil municipal de Montréal proclama «que la Ville soit divisée en deux par la rue Saint-Laurent».Pourquoi précisément cette voie?Certaines de nos villes se scindent en secteurs est et ouest comme autrefois les seigneuries et paroisses, dont elles faisaient partie, en «côte d'en bas» et en «côte d'en haut».Or de nos jours encore, par-delà les siècles, ce point de jonction coïncide parfaitement.Si on ne peut affirmer être en présence du même phénomène à Montréal, il est certain que le «chemin Saint-Laurent», comme on appelait cette voie dès 1720, fut la seule artère perpendiculaire au fleuve, hors de l'enceinte de la ville, pendant tout le régime français.L'une des 2150 voies de Montréal se nomme aujourd'hui rue de la Commune.Cette artère du Vieux Montréal rappelle l'ancienne commune, ou prairie communale, affectée à l'usage commun des habitants de Montréal pour y faire paître leurs bestiaux le long du fleuve.On sait qu'une commune est un corps politique distinct d'une municipalité ou d'une fabrique, et que des syndics administrent ce territoire au nom de leurs commettants, qui n'en ont qu'un droit d'usage.\u2014 Histoire ancienne que tout cela! me direz-vous.\u2014 Que non! A preuve le projet de loi n° 190, libellé «Loi sur la commune de la seigneurie d'Ya-maska», que présente actuellement devant l'Assemblée nationale le député de Vanier: M.lean-Fran-çois Bertrand.Cette loi a pour objet de proclamer les «communistes» de la seigneurie d'Yamaska copropriétaires indivis de leur commune, autorisant par le fait même les Président et Syndics à «consentir et signer tout acte de vente et de transmission de propriété».Une jurisprudence issue en droite ligne du régime seigneurial semble donc continuer de s'exercer sur des portions de territoire québécois! \u2014 Combien reste-t-il de cas semblables?m'a demandé Thérèse, ma compagne de travail à qui j'ai fail part de ma découverte.\u2014 )'ai justement posé la question à l'ordinateur du Bureau des statistiques du Québec, qui en a eu le sifflet coupé! lui ai-je répondu.De toute évidence la commune, brave fille, n'a pas fini de nous dévoiler ses secrets.Edouard Doucet 4- 5 janvier 1980 Cordélb APRÈS J.A.MARTIN PHOTOGRAPHE, JEAN BEAUDIN TOURNE UN AUTRE FILM D'ÉPOQUE i à \u2022_ |*| i i f t r* \u2022 I* * par Marie-Odile Vézina Le 10 mars 1899, dans le petit village de Sainte-Scholastique, là où se trouve aujourd'hui l'aéroport international de Mirabel, était pendue, en môme temps que son supposé amant et complice, Samuel Parslow, une jeune femme de 32 ans, Cordelia Viau, accusée et reconnue coupable du meurtre de son mari, perpétré un an et demi plus tôt.Ce jour-là, la justice humaine condamnait à mort deux innocents, et des quatre coins du monde étaient arrivés des hommes \u2014 les femmes n'étant pas admises au «spectacle» \u2014 qui avaient chèrement payé leur place pour assister à cette double pendaison.Soixante-dix-sept ans après cet événement, le 15 novembre 1976, Pauline Cadieu*, encore inconnue du grand public, mais ayant derrière elle de longues années d'expérience juridique et journalistique, publiait un livre, la Lampe dans la fenêtre, fruit de quinze années de recherches assidues, qui démontrait hors de tout doute l'innocence de Cordelia Viau et de Samuel Parslow, en s'appuyant sur des documents inédits, des lettres, des témoignages et une reconstitution rigoureuse des événements.Contrairement à ce que pensait l'éditeur de Mme Ca-dieux, le livre devint en quelques semaines un des rares best-sellers V \u2022y 4 «.f I Le metteur en scène Jean Beaudin et la comédienne Louise Portai ont vécu en communion intense le tournage de Cordelia.5 janvier 1980 - 5 Cordelia québécois.Il faut dire que l'évocation de l'affaire Viau réveillait chez bien des Québécois le souvenir de conversations qui, pendant très longtemps, ont alimenté les soirées de nos grands-parents et noirci les colonnes de plus d'un journal.Quelque temps après la parution de la Lampe dans la fenêtre, le cinéaste Jean Beaudin, de l'Office national du film, celui-là même qui avait réalisé /.-A.Martin, photographe, eut envie de porter à l'écran l'histoire de Cordelia Viau.Selon une habitude qui s'est avérée heureuse, il écrivit le scénario en collaboration avec Marcel Sabourin.Une jeune comédienne, Louise Portai, qui exerce le métier depuis longtemps mais qui, jusqu'à maintenant, n'a jamais été une très très grande vedette, fut choisie, parmi un nombre incroyable d'autres comédiennes ayant passé une audition devant Jean Beaudin, pour incarner le personnage de Cordelia devant les caméras.Sa vie de femme, sa vie d'artiste, en furent transformées.«Quand Jean m'a appelée pour me dire que j'avais le rôle, raconte Louise Portai, je lui ai dit: «Je suis bien contente.Tu vas voir, on va faire une belle vue ensemble!» On s'est rencontré plusieurs fois.On parlait de toutes sortes de choses.On faisait connaissance.Un jour, il m'a dit: arrête de travailler le rôle en apprenant le scénario, ce n'est pas la peine, 1 tu es Cordélia!» EUX FOIS EXONÉRÉE Le 14 février prochain aura lieu la première de ce fameux film.Comme le dit si bien Louise Portai et comme l'a exprimé avant elle Pauline Ca-dieux: «Cordélia Viau peut enfin dormir en paix!» Que ce soit par le livre \u2014 nouvellement réédité par Libre Expression dans une présentation inspirée du film \u2014 ou par l'oeuvre cinématographique de lean Beaudin ou par l'extraordinaire interprétation de Cordélia que donne Louise Portai à l'écran, le grand public saura que la jeune femme qui a été pendue le 10 mars 1899 était innocente et condamnée pour protéger le vrai coupable, un personnage haut placé socialement.Cette réhabilitation posthume de Cordélia se fait toujours, c'est presque incroyable, malgré les autorités.Car le dossier officiel de l'affaire Viau est toujours «gelé» au ministère de la Jus-tice à Ottawa! Parce qu'elle a travaillé dans l'administration juridique, Mme Cadieux, par un concours de circonstances qu'elle refuse d'expliquer et l'on comprendra pourquoi, a pu consulter ce dossier; ce qui lui a permis, évidemment, d'au-tnentifier ses recherches personnelles qui concluaient à l'innocence de Cordélia.l'ai eu le privilège d'être la première journaliste à voir, en projection privée, le film de lean Beaudin.)e ne suis pas critique de cinéma.Comme vous, j'appartiens au grand public.Et, lean Beaudin l'affirme: «Ce ne sont pas les critiques qui font le succès d'un film; le grand public est le seul juge!» Au-delà de la réhabilitation d'une jeune femme injus- tandis que se déroulait devant moi l'histoire de Cordélia.Elle ne m'était pas inconnue pourtant cette histoire: en 1976, j'avais lu la Lampe dans la fenêtre et en avait fait la critique pour un magazine; en 1977, chez elle, près de Matane, j'avais longuement interviewé Mme Cadieux, qui m'avait raconté sa vie, une vie semblable à celle de Cordélia puisque ponctuée par de graves injustices.J'ai aimé le film de lean Beaudin, reconstitution d'une époque, d'un 25 Cigarettes King Size tots Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Moyerne par cigarette \"goudron\" 1 mg.nicotine 01 mg.tement tuée, le film Cordélia marque, je pense, un immense pas dans l'évolution du cinéma québécois.)'ai vu, moi, un film de très grande qualité qui peut se comparer aisément aux productions américaines ou françaises.Ou d'ailleurs.|e ne sais pas bien comment on décrit un film.)e sais seulement que pendant près de deux heures j'ai été clouée dans mon fauteuil, les yeux rivés sur un écran, passionnée par ce que je voyais, croyant à ce que je voyais, animée par de multiples émotions passé qui nous appartient, qui nous ressemble, d'une société qui a été la nôtre à une certaine époque, tout cela à travers une histoire de femme.Je ne vous parlerai pas des magnifiques images, de la justesse de la mise en scène, des décors, des costumes, du rythme de ce film.Je pense que Jean Beaudin est un très grand cinéaste.Avec /.-A.Martin, photographe, qui a été primé au festival de Cannes il y a trois ans, Jean Beaudin a transporté le cinéma québécois dans 33 pays.C'est un drôle de curieux de bonhomme, Jean Beaudin.grand, la mine sympathique, qui se livre au début avec un peu de méfiance, mais qui.quand il sent de bonnes vibrations avec quelqu'un, s'ouvre de l'intérieur.Il travaille dans le cinéma depuis treize ans.Comme tous les gens de sa génération, il n'a pas de formation cinématographique acca-démique, dirais-je.Il a appris sur le tas.Engagé à l'O.N.F.dans la section des films d'animation pour remplir je ne sais plus quelle fonction secondaire, il s'est doucement taillé sa place pour devenir réalisateur de films de fiction, il a tourné un certain nombre de court métrage.«J'ai fait, dit-il très simplement, des choses extrêmement médiocres et même carrément mauvaises.» El puis, il y a eu /.-A.Martin.Puis maintenant, Mfli JMV Cordélia._______ ONTRER LA BÉTISE HUMAINE Jean Beaudin est un cinéaste de femmes.Comprenez par là qu'il préfère tourner des histoires de femmes.«D'ailleurs, dit-il, je communique plus facilement avec les femmes qu'avec les hommes.Avec les femmes, la réciprocité est plus facile à atteindre.» C'est aussi un cinéaste, s'il faut absolument le cataloguer, de films d'époque.C'est lui qui le constate, tout en le niant.«/.-A.Martin se passe à la même époque que Cordelia.C'est un hasard.Mais j'aime bien faire des films dont l'intrigue se situe dans le passé.Ainsi, ils vieillissent moins vite.«J'ai eu envie de transposer l'histoire de la Lampe dans la fenêtre en film, raconte Jean Beaudin, pour montrer la bêtise humaine.La démarche politique que comportait inévitablement l'histoire, puisqu'il s'agit d'une histoire vraie, m'intéressait moins que de montrer l'injustice dont une femme était la victime.Je crois d'ailleurs que les femmes sont encore aujourd'hui victimes d'injustices sociales même si elles ne sont plus pendues.» Pauline Cadieux me l'a dit, lean Beaudin me l'a répété, le seul crime qu'ait jamais commis Cordélia Viau de son vivant c'est d'avoir aimé passionnément la vie et de l'avoir montré ouvertement.Elle était trop en avance sur son époque, cette jeune femme-là.Fille et femme d'ouvriers, couturière de métier, elle aimait fré- auenter des gens plus cultivés, 'une classe supérieure à celle dont elle était issue.Elle tenait chez elle des soirées'musicales, invitant de jeunes avocats ou autres «professionnels».Elle aimait rire, chanter, monter à cheval, ce qui pour une femme, en 1890, était extrêmement déplacé.Elle était marginale.«Notre société n'aime pas les marginaux», constate lean Beaudin.6- 5 janvier 1980 «J'ai voulu respecter le travail de Pauline Cadieux, raconte-t-il encore.Avec une histoire comme celle-là, on aurait pu tomber dans le voyeurisme, le sensationnel.» Que Jean Beaudin se rassure: son film est d'une sobriété extraordinaire, ce qui n'empêche pas une grande intensité émotive.C'est pourtant un film qui n'a pas été facile à tourner.Il nécessitait en premier lieu une distribution gigantesque.«Sur le plateau, raconte Jean Beaudin, pour certaines scènes, nous étions parfois 200 à 250 personnes.Même s'il n'a pas été toujours facile, le tournage a été merveilleux.Il régnait une atmosphère d'une densité extraordinaire.» Jean Beaudin cherche toujours à travailler avec des gens chez qui il retrouve des affinités.Les personnes qui composaient l'équipe technique de Cordelia sont, à quelques exceptions près, les mêmes qui ont travaillé au tournage de j.-A.Martin, photographe.«Pour incarner le rôle de Cordelia, explique le cinéaste, j'ai fait passer au moins une centaine d'audition.En fait, ce sont plus que des auditions, ce qu'on appelle en jargon du métier, des screen test, des bouts d'essai sur pellicule.J'ai choisi Louise Portai parce qu'en plus de son talent réel j'ai tout de suite senti des affinités entre elle et moi.Même chose pour Gaston Lepage et Pierre Gobeil qui, eux aussi, donnent une interprétation bouleversante des rôles de Parslow et du mari.» Jean Beaudin attend avec impatience et anxiété l'accueil que le grand public fera à Cordelia.«Evidemment, dit-il, comme tout le monde, pour moi le film que j'ai le mieux réussi c'est toujours le dernier.Mais on ne peut jamais prévoir ce que sera la réception d'un film.» Même s'il n'est pas encore sorti en salle, Cordelia est pour Jean Beaudin de l'histoire ancienne.Déjà, il monte d'autres projets de films.«Mais, explique-t-il, chaque fois que je termine un film, j'ai une peur atroce qui s'installe en moi, l'impression incontrôlable de ne plus jamais pouvoir arriver à bâtir un scénario, à diriger des comédiens, à monter une mise en scène.Et puis, dès qu'un projet commence à se concrétiser, la peur s'en va.Au Québec, c'est difficile de tourner beaucoup de films.Idéalement, j'aimerais en faire un par an.» En attendant le 14 février prochain, Jean Beaudin a déjà réussi à faire plaisir à une petite grande dame: Pauline Cadieux.Au premier visionnement du film, elle était si émue qu'au bout de dix minutes elle a dû sortir de la salle de projection.Quelques jours plus tard, aux côtés de Louise Portai, profondément troublée, les larmes aux yeux, elle a regardé jusqu'au bout les images d'une Cordelia Viau ressuscitée.A la fin du film, elle a dit à Jean Beaudin et Louise Portai: «C'est tellement cela!» Le plus beau compliment q que recevra jamais Jean Beaudin.r 5 janvier 1980 -7 AOTSDEUX L'AYATOLLAH KHOMEINY LES MIRAGES DE LA VALLÉE DE L'OKANAGAN \" TEXTE ET PHOTOS GASTON CARON Les fruits ont un langage bien particulier lorsqu'on les mange au figuré.On peut chanter la pomme et se faire traiter de poire; exhiber une prune sur le front ou avoir l'air d'un beau raisin mais, au coeur du fruit, on frappe toujours un pépin ou un noyau pour nous en rappeler les origines.Et si Adam au paradis s'était laissé tenter par une patate (peut-être frite!) au lieu d'une pomme fameuse, peut-être qu'on ne se serait pas retrouvé tout nu dans la rue avec cette vilaine connaissance du bien et du mal collée à la pelure.Ce fut notre première récolte selon la Sainte Histoire.Et c'est depuis ce temps paraît-il que nous devons travailler à la sueur de notre front afin de mériter les fruits de notre labeur et nous méfier sans cesse de deux maladies chroniques de nos sociétés capitalistes: le chômage et le surmenage.Contre le second, l'aspirine est encore le meilleur remède en plus de garder le lit pendant quelques semaines de plus.Contre le chômage, l'important est de ne pas trop compter sur les «appareils» gouvernementaux; garder plutôt un bon moral et une attitude normale et, si possible, se trouver un travail parallèle ou clandestin, payé «par-dessous la couverte».Il y en a toute une gamme: la peinture aux numéros à cinq cennes du numéro, la chasse aux vers de terre à trois cennes du gros ombilic, le piochage de betteraves à 50 dollars l'acre, la cueillette des fraises à treize cennes le cassot ou des Plus de 1000 Québécois el Québécoises se joignent aux rangs des cueilleurs chaque année.pommes à quarante cennes le panier.Il y a aussi la récolte des balles de golf, des bouteilles vides ou des champignons et, pour les plus audacieux, la collecte des banques de l'Oratoire ou des banques provinciales, mais c'est un peu plus risqué car on peut se faire couper son chômage.Pour plusieurs travailleurs parallèles qui ne touchent pas l'assurance-chômage, la solution sera de s'expatrier de plein gré dans la vallée de l'Okanagan en Colombie britannique.6 DE PORTEURS A CUEILLEURS DE FRUITS On l'appelle la «petite Californie»; non pas à cause de son esprit d'avant-garde ou de sa grande créativité mais plutôt eu égard à son climat chaud et sec (presque désertique) qui favorise la croissance de nombreux arbres fruitiers.On y trouve aussi cactus en abondance, serpents à sonnette, coyotes et sable chaud.Elle est située à environ 250 milles à l'est de Vancouver et s'étend du nord au sud, de Ver-non jusqu'aux frontières de l'Etat de Washington sur une distance d'environ 150 milles.Envahi par les touristes en été, ce désert irrigué et parsemé de lacs (Okanagan, Osoyoos, Vaseaux, Skaka) accueille également une tout autre sorte de visiteurs: les cueilleurs de fruits et de légumes.En effet, à partir de la mi-juin, de nouvelles figures apparaissent dans le décor, surtout des jeunes entre 16 et 25 ans, des deux sexes et qui iront s'éparpiller sur le chapelet de fermes et de vergers qui jalonnent toute la vallée.Des cerises jusqu'aux pommes et aux raisins, en passant par les pêches, les prunes et les poires, c'est-à-dire de juin à novembre (et certains aînés resteront tout l'hiver), on entendra parler français dans l'Okanagan.Plus de 1000 Québécois(es) s'y rendent cha-# que année en espérant y amasser un* petit magot et pour se payer du bon temps sous un climat qui permet dé coucher à la belle étoile.Ça ne fait pas toujours l'affaire des red necks qui trouvent que les Québécois(ses) sont un peu trop fêtards, indisciplinés et instables; et puis pour qui se prennent-ils ces Cod damn separatists pour venir bousculer leur culture superconservatrice avec des accoutrements indécents (no shoes, no shirts, no service), des allures désinvoltes et une joie de vivre outrageante^ Mais ce sont les mêmes qui cueillent vos fruits.Messieurs, et qui remplissent vos poches de billets verts en échange de votre mépris.Les meilleurs alliés des Québécois, ce sont encore les Amérindiens: les minorités fraternisent.Ici, on peut rencontrer des gens d'un peu partout, y compris des voyageurs étrangers, sans permis de travail et qui peuvent faire une halte «payante» dans la vallée avant de continuer l'aventure.Peter est d'origine tchécoslovaque, de nationalité suédoise et il vient de passer quelques années en Amérique du Sud.Il était au Nicaragua lors des combats entre forces sandinistes et troupes du gouvernement Somoza.Il travaille ici pour payer son retour en Suède.Shey et Penny viennent d'Angleterre et se gagnent ici un voyage au Mexique.Ils travaillent sous de faux noms afin de ne pas alerter l'Immigration et se taire expulser du pays.Chris est reparti en Allemagne, il n'aimait pas la cueillette.Jessy vient de l'Inde, encore quelques années au Canada et il pourra retourner chez lui avec une petite fortune.Benoît est professeur de mathématiques en France et, en attendant la rentrée, quelques semaines de travail au grand air lui feront du bien.De tous ces travailleurs itinérants, ce sont les Québécois qui sont en force ici.Il n'y a qu'à entrer au Reopel (hôtel de la place), à Oliver, n'im- 8-5 janvier 1980 \\ porte quel jour de la semaine pour sentir l'atmosphère de la brasserie du ,:oin et se mettre à Taise.D'allure différente, les Québécois(es) se reconnaissent entre eux sans se connaître: «Salut, travailles-tu dans le coin, te cherches-tu une place?» \u2014 «Y a des prunes à ramasser sur la I7ième Road, mais y a pas de cabines.» Là, c'est bien imyoïtant parce que si le farmer n'a pas de cabines pour loger les cueilleurs, cela veut dire: dormir sous la tente, pas d'eau chaude, pas de poêle, pas de réfrigérateur; le pique-nique continuel, en fait! Ça devient vite inconfortable, surtout lorsque tu travailles de huit à neuf heures par jour durant les grosses chaleurs de juillet à monter et descendit» des échelles, ou lorsqu'arrivent les froides nuits d'octobre.C'est donc la course aux cabines et on accepte souvent de gagner un peu moins mais d'être logé agréablement.En général, il n'y a pas beaucoup de cabines disponibles et l'éventail va du poulailler déserté même par les poules jusqu'à la maison de campagne prêté pour la saison.Le plus souvent, il faut avoir de bons «tuyaux» ou effectuer une recherche intensive pour avoir des conditions de travail convenables.La plupart des Québécois sont arrivés ici sur le pouce, certains en auto ou en camionnette; les uns pensent gagner leur voyage dans le sud en quelques semaines et ne travaillent qu'une semaine sur deux; il faut bien «tripper» un peu sinon on risque de prendre le travail au sérieux.D'autres se rendent compte que ce genre d'ouvrage ne leur convient pas et ils iront se mettre sur le bien-être à Vancouver ou sur le champignon autour de l'île.Il y a les réguliers des trois dernières années qui peuvent toucher jusqu'à cinq dollars l'heure; les décidés de la première année prêts à tout pour accumuler les dollars: cueillir des pêches à l'heure, des bleuets à la livre, des tomates pour la «cannerie» ou des patates pour le salaire minimum.En fin de compte, le «pickeur» reste un travailleur sous-payé, mouvant sans arrêt, cherchant les conditions les plus avantageuses, et les producteurs ont le beau jeu car la main-d'oeuvre est assez abondante (bien que, cette année, on ait manqué de cueilleurs pour les cerises car la saison était précoce), inorganisée et prête à accepter les pires conditions lorsqu'elle n'a pas le choix.On est ici Moincé entre ailleurs et nulle part tant qu'on n'a pas assez d'argent pour aller plus loin.Pour justifier des salaires de crève-faim, le fermier peut toujours évoquer des dépenses élevées de c himiques et d'irrigation et le prix «ridicule» qu'il recevra pour ses fruits.En réalité, c'est la «cannerie» et le packing house qui ont le beau jeu car ils ne paient les producteurs qu'une fois la saison terminée (souvent cela peut traîner jusqu'en janvier).Alors si le marché est bon, les fruits se vendent bien et les profits sont satisfaisants, le revenu du producteur sera proportionnel.Sinon, merci et à l'année prochaine.Et au bout de la ligne, c'est le «pickeur» qui paye la note.Beaucoup s'en retournent désillusionnés, écoeurés, d'autres en profitent ?our s'amuser, rencontrer un tas de gens de passage dans la vallée et découvrir des affinités diverses.Et puis les sérieux ou les chanceux amasseront suffisamment d'argent pour réaliser leur projet.Ceux qui résistent le plus longtemps, ce sont les habitués de la vallée, ceux qui sont sur la route depuis des années et pour qui l'aventure est un mode de vie qu'ils assument entièrement.-ri 1 < les meilleur** qui n'ont pas la bonne fortune de loger dans des m abines» doi.vent partager l'inconfort des tentes.Pierre est parti de Montréal depuis deux ans, il a travaillé en Alberta pour le CN, puis il est venu dans la vallée avant de partir pour la Californie à bicyclette.Alexis, alias Merlin, alias François, 16 ans, amasse de l'argent pour aller s'établir en Polynésie avec 150 autres bâtisseurs de rêve.Sylvain et Denis sont partis de Sherbrooke à bicyclette pour aboutir dans l'Okana-gan après avoir abandonné leurs bécanes à Sudbury.Daniel s'en va au Costa Rica après trois mois dans la vallée.On parle du Mexique, du Guatemala, de la Colombie, de l'Inde et d'ailleurs.Certains se rencontrent, se retrouvent car les chemins de l'aventure se recoupent toujours.Il y a aussi des belles filles convoitées, des gars affamés, des freaks à plumes ou à poils, avec ou sans chien, avec ou sans argent, sans travail ou en attente de trouver mieux dans ce paradis infernal.On profite de l'eau, du soleil, de ce pays plein de surprises, de cette nature escarpée, inhabituelle et qui vous remplit le regard de joie.Et le temps qui coule vers le creux de la vallée, vers le sud rêvé, vers l'hiver au chaud; mais en attendant: des! Qj pommes, des poires, des prunes.Li i ,\\ Dégustez des crêpes avec votre sirop =-Bec Hive.Le sirop de maïs dore Bee Hive.Un excellent produit de la Cie.St.Lawrence Starch, les fabricants de l'huile de maïs St.Lawrence.peispectives est publié i haque semaine par Perspe< lives liu 231, rut» Saint-laïques.Montréal P.Q.H2Y IM6 lél 282 2224 Président et directeur général |ean~A.Dion Rédacteur en chef lean Bouthillette Rédactrice en chef adjointe ï hérèse Dumesnil Rédacteurs Edouard Doue et Isabelle I efrançois Secrétariat Liliane Bitursi Françoise loannidès Gisèle Payant Directeur artistique Pierre Legault Chef de la fabrication Muhel Brunette Graphiste lean-Man Martin Président Charles d'Amour Vice-président ( iiiy Pépin Secrétaire ( îaston Vachon Trésorier Dems | acassp ISSNCMrtO 7'M) Service de la publicité Dira teur générat/vValter Trudeau.231, rueSt-Jacques, Montréal.P.Q.H2Y 1M6 Tél.282-2 i(>6 Gérant des venfeybenis Kelly 36 King Street east (4th fluor) Toronto, Ont.M5C ICS Tél.363-0064 ) 5 janvier 1980 -9 \u2022 « \u2022.La rééducation par Téquitation Au manège de la ferme La Chabraque, à Verchères, vient de commencer une expérience inusitée, pour ne pas dire presque sans précédent, dans le domaine de la rééducation au Québec.Un groupe de six hémiplégiques adultes, hommes et femmes, participent à un programme dirigé d'équitation d'une durée de 30 semaines.Sport et loisir, cette activité est en même temps un moyen d'améliorer le sens de l'équilibre, la musculature, la souplesse articulaire, la coordination motrice.Fruit d'une collaboration établie cet été entre la maison Lucie-Bruneau, établissement montréalais pour hémiplégiques, et M.Jean-Claude Dupuis, psychologue et professeur-chercheur aux sciences de l'éducation de l'Uqam, l'initiation se fait à l'aide de physiothérapeutes, de psychologues, de travailleurs sociaux, de moniteurs d'équitation ainsi que d'un médecin.Une expérience à suivre.( journal de l'Uqam) Les souvenirs d'Alfred Latiberté Le destin d'Alfred Laliberté est peu commun.Né en 1878 dans la région des Bois-Francs, il eut une étonnante carrière qui lui valut, en plus d'une grande renommée, le titre de «sculpteur national».On lui doit de nombreux monuments publics, et ses sculptures se retrouvent dans la plupart de nos musées.Il a laissé au total 925 sculptures, dont la célèbre série de bronzes sur les coutumes, les métiers et les légendes d'autrefois.Oeuvre considérable qu'il a sculptée avec une énergie digne de celle de ses ancêtres défricheurs.En plus de son oeuvre de sculpteur et de peintre, Alfred Laliberté a laissé une oeuvre écrite considérable, qui est restée inconnue jusqu'ici.Dans Mes souvenirs, on découvre non seulement un être profondément attachant, mais aussi un conteur authentique.Avec sensibilité et humour, Laliberté parle de sa vie, de son oeuvre et de ses amis, qui furent parmi les artistes les plus importants de son époque.(Editions; Boréal Express, prix: $8.75.Les femmes et le Sénat Montréal, ville de congrès Fêtes populaires et groupes ethniques En 1976, Montréal a accueilli 347 congrès et 38 expositions commerciales.C'est le record de tous les temps pour la métropole.Toutefois, on prévoit qu'en 1980 on dépassera largement cette performance.Bien sûr, la mise en chantier du Palais des Congrès y est pour quelque chose, surtout pour les congrès de plus de 3 000 participants.Rappelons que, présentement, la durée moyenne des congrès internationaux est de quatre jours et que chaque participant dépense en moyenne 90 dollars par jour.Trois étudiants finissants de l'Institut du tourisme et d'hôtellerie du Québec, Anne Viau, Suzanne La Barre et Alain Provençal, travaillent Erésentement à l'élaboration d'une rochure regroupant les fêtes populaires et les activités sociales, sportives et culturelles des principaux groupes ethniques de Montréal.Toute personne pouvant leur fournir des renseignements ou désirant collaborer à l'élaboration de cette brochure peuvent communiquer avec eux.Anne Viau, tel: (514) 674-0223 et Suzanne La Barre (514) 728-0905.LURELU Lurelu est un magazine pour tous ceux qui s'intéressent à la littérature pour la jeunesse.Il contient des compte rendus de publication récentes, des articles de fond sur la littérature pour les jeunes, des interviews avec des auteurs et des illustrateurs.Ce magazine, dont l'abonnement ne coûte que trois dollars par année, sera très utile aux parents, éducateurs, moniteurs, bref, à tous ceux qui ont à coeur l'avancement de la culture chez les jeunes Québécois.Lurelu: 445 Saint-François-Xavier, Montréal.ÉTUDIANTS ADULTES Selon une enquête menée en 1976 par le Bureau de recherche de la faculté de l'Education permanente, les étudiants adultes inscrits aux divers programmes offerts à l'université de Montréal se rangent dans une proportion privilégiée de la population québécoise.Ainsi, dans la présentation du rapport annuel de cette faculté paru récemment, le doyen Guy Bourgeault dévoile quelques statistiques tirées de cette enquête dont la publication est prévue pour l'an prochain.Ces chiffres indiquent que 78 p.c.de ces étudiants adultes détiennent déjà un diplôme d'études universitaires ou postsecondaires.En grande majorité, ces étudiants sont des cols blancs et 83,3 p.c.d'entre eux déclarent que les activités de leur travail constituent l'objectif premier de leur retour aux études.64.5 p.c.des étudiants adultes réguliers attendent «d'une façon certaine ou probable» de la réussite de leurs études une augmentation de leur salaire ou encore une promotion dans leur travail.Selon les chiffres, cités par le doyen Bourgeault, 64.7 p.c.de ces étudiants-travailleurs voient le coût de leurs études défrayé en totalité ou en partie par leur employeur.( Forum ) Apprendre à protéger l'environnement Ceux qui s'intéressent à la qualité de l'environnement seront heureux d'apprendre qu'il existe divers documents audio-visuels sur la récupération et le recyclage.Il s'agit de films ou de diaporamas destinés soit aux écoliers, soit au public en général.On peut les emprunter ou les louer.La liste en a été publiée dans le bulletin de liaison du Regroupement des récupérateurs à la source du Québec; l'adresse, 2101, rue Bennett, Montréal 1, tél.: (514) 259-4223.Avant 1929, les femmes canadiennes n'avaient pas accès au poste de sénateur.Cinq femmes de l'Alberta se sont battues pour faire rectifier cette injustice.La Cour suprême du Canada ayant rejeté leur requête, elles s'adressèrent au Conseil privé d'Angleterre qui annula la clause de v l'Acte de l'Amérique du Nord bri-tannique selon laquelle les femmes n'étaient pas considérées comme des personnes.La première femme sénateur a été nommée en 1930; son nom, Cairinne Wilson.A quand la première femme canadienne Premier ministre?Dorénavant, les releveurs de compteurs du secteur Drummondville.région Richelieu, sauront comment se comporter face à ce qui devrait être le meilleur ami de l'homme, le chien, mais qui, souvent, n'est pas le meilleur ami des releveurs de compteurs.Ils ont subi (le mot n'est pas trop fort) une séance de familiarisation avec un maître dresseur-éleveur.En une seule année, trois releveurs de compteurs, sur les six actuellement en service au secteur, se sont fait mordre par des chiens.© Toute morsure nécessite une injection contre le tétanos habituellement administrée dans une clinique d'urgence.De plus, il arrivç fréquemment que la gent canine s'en prenne aux bas de pantalons et aux chaussures qu'on doit ensuite réparer ou remplacer.jusqu'ici, le seul moyen de défense des releveurs de compteurs consistait à aveugler momentanément le chien agresseur en lui envoyant dans les yeux un liquide inoffensif contenu dans une canette aérosol.(Hydro-Presse, mi-novembre 1979) 10-5 janvier 1980 \u2022J Entre les deux mon cœur balance! GwFOURNIER LE MYSTÈRE DE LA CROIX Le mystère entourant les étranges ruines cruciformes qui s'élèvent au milieu de la jolie bourgade d'Hochelaga, à mi-chemin entre le fleuve et la montagne, persiste toujours malgré l'importante découverte faite cette semaine dans les débris de la pierre angulaire.Menaçant de tomber depuis si longtemps, celle-ci s'est effondrée sous le regard médusé d'un groupe de touristes venus de Pointe-Bleue et de l'Ancienne-Lorette pour admirer ces vestiges du passé.On a trouvé parmi les débris des coupures de journaux illisibles, des documents qui constitueraient les plans de cette gigantesque croix d'environ 200 mètres de hauteur, ainsi que des pièces métalliques qui ont déjà dû servir de monnaie d'échange.Elles portent des chiffres arabes ainsi que l'effigie d'une reine qu'on a déjà repérée à plusieurs dizaines d'exemplaires lors de fouilles archéologiques antérieures.D'autres pièces avaient été exhumées il y a plusieurs années lorsqu'on mit au jour les galeries souterraines se trouvant sous la croix.Des pièces avaient été découvertes dans une sorte de coffre métallique muni d'un tiroir ingénieusement divisé selon les dénominations des pièces et surmonté d'un voyant dont on n'a jamais pu imaginer l'utilité.C'est la même reine qui parait les cuillers d'argent déterrées en grande quantité à une centaine de mètres au sud de l'espèce d'immeuble cruciforme.Les archéologues qui essaient de déchiffrer les documents de la pierre angulaire se demandent si les ruines cruciformes ne faisaient pas à l'époque partie d'un immense complexe royal qu'aurait habité la reine en question.Il semble assez invraisemblable que des particuliers aient possédé tant de choses à l'effigie d'une reine qui n'aurait pas habité les lieux.L'hypothèse des archéologues est renforcée par les dimensions remarquables des fondations mises au jour dans tout le secteur.La plupart mesurent de 50 à 100 mètres de longueur, parfois plus, et supportaient probablement des casernes abritant les gardes royaux.Les ruines qu'on croit toujours être celles d'une croix sont peut-être tout simplement celles d'une tour de garde.Au sommet, le regard embrasse des dizaines de kilomètres à la ronde et aucun attaquant n'aurait pu parvenir au complexe royal sans être aperçu à l'avance.Selon cette hypothèse, le tunnel qu'on a découvert sous le labyrinthe des galeries et passant sous la montagne aurait donc constitué un chemin secret pour couvrir une fuite précipitée de la souveraine.D'autres passages similaires furent découverts un peu partout dans le même secteur.La plupart étaient pourvus de solides tiges d'acier tout à fait parallèles.La distance entre les tiges correspond à celle qui sépare les roues réunies par un moyeu, mises à jour dans d'autres fouilles.De là à conclure que des chariots pouvaient circuler sur ces tiges à l'intérieur des couloirs souterrains, il n'y a qu'un pas que ne veulent pas franchir les archéologues s'ils n'ont pas d'autres preuves de l'évidence de pareille hypothèse.Plusieurs questions restent en suspens: qui tiraient les chariots?Comment réussissait-on à aérer les tunnels?Comment pouvait-on les éclairer?Où a-t-on mis la terre et le roc déplacés pour les creuser?Une hypothèse considérée comme farfelue veut que notre montagne soit composée de ces résidus de creusage tout comme la colline s'élevant dans l'île en face de Caughnawaga.Même s'il semble incroyable qu'on ait pu déplacer de telles masses de terre et de roc, il y a d'autres exemples de travaux aussi étonnants.Les Inuit rapportent qu'il y a dans leurs territoires des barrages de pierre concassée de plusieurs milliers de mètres et des Montagnais affirment que des ruines dont la hauteur dépasse nos ruines en forme de croix nuisent toujours au débit de la rivière Manicouagan.Un de nos historiens les plus en vue, le professeur Gros-Louis, de Stadaconé, dit que la tradition orale veut que des Blancs aient planté une croix en mettant pied à terre à Hochelaga il y a des millénaires.Il a toujours prétendu que nos ruines cruciformes sont les vestiges de cette fameuse croix.S'il dit vrai, il a sûrement fallu qu'un jour tous les arbres d'Hochelaga se transforment en hommes blancs pour qu'on érige une croix à ces dimensions! LECHAMBORD Au goût franc et généreux.LE PICA Au goût \"picotant\".Dans les épiceries licenciées et magasins de la S.A.Q.Chambord et Pica, deux autres bons vins Secrestat à prix populaires.Chambord 375 ml (carafe)/750 ml 1l(carafe)/4l Pica 375 ml/750 ml 21 SECRESTAT TABLES D'ÉQUIVALENCES Température du four Ustensiles métriques Celilut (X) 190 m m m 160 100 1N (f) 275 300 325 350 375 25 ml 50 ml 75 ml 100 ml 125 ml 150 ml 175 ml 200 ml 225 ml 250 ml 50 ml 125 ml 250 ml 1 ml 2 ml 5 mi 15 ml 25 ml 220 240 200 270 425 450 475 525 Mesures de masse 211 454g 1 MCI 1 livre Mesures de volume 5 ml 15 ml 20 ml 1 c.à the 1 c.à so«ie 1 Abréviations 0 M I ml gramme kUoframme IRrt millilitre 107 timbres du monde entier 107 timbres du monde entier, y compris des timbres commémoratifs, personnages célèbres et autres sujets intéressants; tous différents pour tOt seulement Plus d'autres collections en approbation.Gardez ceux que vous voulez acheter, retournez le reste.Annulez ce service n'importe quand.Postez m à: DeptPEU, WILLIAMS STAMP CO., ST.STEPHEN, H.S.E3L 2X6 5 janvier 1980-it On dirait que ce n'est plus notre tour,» GUY O u o o PAR MONIQUE ROY La Petite Fleur de Sidney Bechet referme un à un ses pétales.Il est dimanche soir, il est bientôt minuit.«A déjà.» Fade-out.La voix unique se tait jusqu'au prochain dimanche, jusqu'à la prochaine rencontre.C'était le Cabaret du soir qui penche.C'était l'Oiseau de nuit.C'était Guy Mauffette.Un moment privilégié dans l'histoire de la radio qu'encore aujourd'hui une foule d'auditeurs et auditrices regrettent.Le Cabaret du soir qui penche: quatre heures de chansons et de musique, entrecoupées des textes de Guy Mauffette, poèmes tendres, mélancoliques, d'un lyrisme parfaitement accordé au climat affectif de la journée.Echo magique au quotidien.Bulle iridescente s'envolant lentement vers l'absolu, laissant derrière elle un soupçon d'espoir.Pourquoi et comment?Pourquoi s'est arrêtée cette merveilleuse alliance entre un animateur et son public et comment ce magickn des mots, des images, des émotions, cet alchimiste extraordinaire s'est-il retrouvé sans micro?Du dimanche soir, le Cabaret est passé au samedi soir, devenant ainsi les Samedis de l'oiseau de nuit.Même qualité, même magie.On revient ensuite au dimanche, mais l'après-midi, c'est les Dimanches au long cours.Durant ces déménagements successifs, le public suit Mauffette.Un jour, on annonce que quelqu'un d'autre fera l'émission.On entend toutes sortes de rumeurs, puis, on n'entend plus rien.Que s'est-il passé?Rien que d'ordinaire.Rien que de quotidien.«l'ai fait ces émissions pendant une quinzaine d'années.A un moment, j'ai été fatigué.Extrêmement.Vidé.Donner, donner, donner tout le temps.Quatre heures d'émission, ça prenait 20 heures de préparation.Les disques ne se plaçaient pas tout seuls.)e créais des enchaînements, des climats.Il y avait des traditions et les gens aimaient ça.|e ne prenais jamais de vacances et, si je quittais, j'enregistrais mes émissions.)'ai eu besoin d'aller respirer, de refaire le plein, d'emmagasiner, d'engranger.Ça n'a pas été bien reçu.» Par qui?A Radio-Canada, on n'a que des bons mots pour Mauffette.que des éloges, bien qu'on admette qu'il ait, par moments, «charrié».Il ne le nie pas mais trouve qu'on a grandement exagéré sa légende d'homme difficile, d'homme exigeant.«C'est une fausse légende.Les gens vous figent dans la légende.|e n'ai jamais été pris au sérieux, l'ai toujours souffert de ma réputation d'enfant terrible, de fantaisiste, avec tout ce que cela comporte d'égo-centrisme, d'erratique.)e suis un fil de plomb avec un plomb au boutte.l'ai toujours eu ma discipline à moi, mon horaire à moi, mon sérieux à moi./ dit it my way.Aimez-vous mieux un gars difficile qui fait quelque chose ou un gars facile qui ne fait rien?Personne ne veut se mouiller, personne ne vous protège.Si c'est un succès, c'est eux, si c'est un four, c'est vous.Bien sûr.j'ai l'air fautif.» Trois ans plus tard, il a toujours l'air fautif et est devenu terriblement frileux.«)e suis un cavalier seul.)'ai peut-être de la difficulté à travailler en équipe.Ma personnalité déborde peut-être un peu.l'ai voulu à cette époque faire mon chemin de Damas.|e suis peut être un peu bagarreur mais j'ai toujours assumé.et obéi.Je pense être un gars lucide.Ai-je eu le délire de la persécution?On m'a fait voyager du dimanche soir au samedi soir, puis au dimanche après-midi, on sabotait mon courage, j'entendais des va-t-en.va-t-en.)'ai demandé un jour: ça prend combien de temps pour arrêter une émission comme celle-ci?On m'a répondu: deux semaines.» Et toc.Alors qu'il avait froid, qu'il avait besoin qu'on lui dise qu'il était beau et fin et irremplaçable (oui, tous les gens qui travaillent seuls éprouvent à un moment ce terrible et infantile besoin), on lui dit précisément le contraire.A Radio-Canada, lean Desmarais, directeur adjoint à la programmation radiophonique, se souvient de l'époque Mauffette comme d'une belle époque.\\A BOITE A CHANGÉ.«Il avait son bureau dans la tour et mes rapports avec lui étaient excellents.C'était un perfectionniste, un artisan.Il aimait travailler dans de petites boîtes.Quand il est revenu d'Ottawa où il faisait son émission, il s'est heurté à des contraintes, des exigences de grande boîte.Il ne pouvait avoir la clé de la discothèque ou autres choses du genre.A l'époque, j'ai pensé qu'il quittait V comme cela parce que nous ne répondions pas à ses demandes, aujourd'hui je crois que c'était plus profond, une angoisse.l'aimais bien avoir Mauffette ici, c'était stimulant pour les jeunes qui travaillent ici.Pour moi aussi.» Tout le monde l'aimait.Tout le monde l'aime mais le problème, de dire Paul-Marie Lapointe, directeur de la programmation radiophonique, «c'est qu'on ne peut engager tous les gens qu'on aime.Mauffette parti, d'autres sont venus, avec une nouvelle approche, de nouveaux thèmes.La boîte a changé, est devenue une grosse machine.On ne peut mettre les gens à la porte.» C'est l'évidence même et il s'agit d'autre chose.Il s'agit d'écouter attentivement et assiclûment la radio AM-FM-d'Etat-privée et de se demander si «cette nouvelle approche» est si neuve que cela et si un animateur comme Guy Mauffette est dépassé.Il a été doublé sur la gauche, sur la droite par des gens plus jeunes, plus sûrs d'eux, qui ont effectivement un nouveau son.Est-ce mieux?Au strict point de vue technique, la radio s'améliore constamment.Quant au reste.La radio d'Etat FM, d'excellente qualité, se spécialise dans la musique dite sérieuse et le jazz et les émissions dites culturelles.La radio d'Etat AM, surtout informative, s'adresse à tout le monde, c'est-à-dire à personne.La radio privée semble, elle, s'adresser à deux catégories bien typées: l'ado- < lescent et la ménagère.On assomme l'un avec une musique aliénante, on endort l'autre au sirop à doses massives.Au milieu de tout cela, la «vieille \u2022 radio» n'aurait-elle pas sa place?12-5 janvier 1980 L'hiver dernier, pendant quatre mois, Guy Mauffette a poussé une pointe du côté de CICL-FM, où il s'est senti «comme une bille dans un jeu de bagatelle».Au départ, c'était un pari difficile et lean-Pierre Coallier, qui venait de reprendre CIEL, est le premier à l'admettre.«CIEL était déficitaire, on repartait à neuf avec une équipe nouvelle.On a engagé Mauffette à nos conditions, comme un animateur normal, pas comme une vedette.» A toutes fins utiles, on remettait à Mauffette des feuilles où étaient dactylographiés les titres des disques à présenter, disque*, qu'il ne choisissait pas, avec, tous les trois ou quatre disques, une flèche indiquant l'endroit où le maître devait improviser, avoir du génie instantané.«C'était une commande très difficile.» C'est Jean-Pierre Coallier qui le dit.Le résultat a été une émission boiteuse, qui ne satisfaisait ni l'animateur, ni l'auditoire, ni la direction de CIEL.Coallier a alors approché Guy Mauffette pour CFGL, mais avec les mêmes paramètres.L'été dernier, Roland Saucier, président de CFGL.était certainement sincère quand il affirmait: «Monsieur Mauffette a une place ici » Oui, mais laquelle?Bien qu'il s'en défende avec force manières, |ean-Pierre Coallier est un sentimental doublé d'un féroce homme d'affaires.Immédiatement, les cartes sont sur la table, dans un décor résolument moderne.«Nous, la radio privée, n'avons pas de subventions fédérales, nous sommes comme Steinberg.La musique évolue, la technologie évolue.Il y a une nouvelle façon de s'adresser aux gens.Ce ne sont pas les mêmes préoccupations qu'il y a 20 ans.» Tentative d'interruption.«Laissez-moi parler, ici c'est une dictature!» Compris.«Ici, c'est un commerce.Ce n'est pas une question de rentabilité, mais de survie.Nous sommes à la merci des goûts du public.Si la ligne ne plaît pas, on change Ce qui est important, c'est notre son au bout de la ligne.|e dois remplir les promesses de réalisation de mon poste, le ne suis pas subventionné.|e suis le seul qui diffuse uniquement en français.(Une pause.Une musique angélique passe.) Moi, mon rêve c'est de la belle radio pour tout le monde.Y a-tu du monde qui écoute ça?|e suis multimillionnaire, sur ma montagne, je passe une semaine de Ferré, une semaine de nouvelles.L'idéal.(Pause.Musique angélique.) Mais, il y a 22 autres stations qui attendent la petite gaffe, le petit faux pas.» La loi de la jungle des cotes d'écoute, de l'efficacité, des ratings.Comment réconcilier l'irréconciliable?Et Guy Mauffette dans tout cela?Aujourd'hui, il a 64 ans, est bien vivant et s'habitue plutôt mal à son élat de chômeur difficilement classi- fiable.Aujourd'hui, il dit: «|e pourrais peut-être m'adosser au mur de chez Eaton et vendre des crayons.avec ma médaille de l'Ordre du Canada.» Heureusement que pour lui tout recommence, tout commence chaque matin, chaque minute.Les années ont passé sans entamer sa faculté de communiquer l'émerveillement, même si, certain soir, l'émerveillement.Il n'est pas désenchanté, il est parfois tourmenté, souvent triste, toujours anxieux.«Je suis là à me demander ce que je vais faire plus tard quand je serai grand.» Les années ont passé et il a toujours son allure d'adolescent timide, avançant sur la pointe des pieds.La grande passion de sa vie a été la radio et.en consultant les livres de Pierre Page, on peut se rendre compte à quel point il est présent dans l'histoire et la vie de la radio.Il a débuté à la radio dans l'Heure provinciale et Le Curé de village, dans les années trente.En 1937, il a commencé à faire de la réalisation, notamment des radiothéâtres et, en 1939, il réalisera Un homme et son péché, et ce pendant cinq ans.Il a conçu la formule de la Rumba des radioromans et J'ai un coeur à chaque étage, au début des années quarante.C'est également lui le concepteur de Baptiste et Marianne, en 1951.En 1960, c'est le Cabaret du soir qui penche qui durera jusqu'en 1973.Il a joué au théâtre (son premier rôle fut celui d'Armand Duval dans la Dame aux camélias, au théâtre His Majesty's, en 1933), au cinéma rte Père Chopin, le Curé de village, /es Lumières de ma ville), et à la télévision.Il n'a jamais été totalement à l'aise à l'écran, comme s'il n'arrivait pas à transposer son univers poétique qui s'accommodait davantage des possibilités multidimensionnelles de la radio.Et aujourd'hui?Félix Leclerc, l'aller ego des beaux jours, le Félix d'autrefois n'a-t-il pas écrit que la meilleure façon de tuer un homme est de l'empêcher de travailler?Aujourd'hui.Guy Mauffette a fait le tour de l'isolement et ne s'est trouvé aucune disposition particulière pour la retraite ou les réunions de l'âge d'or.Il a la nostalgie de la radio ancienne, «quand elle était vivante», mais il n'est pas déphasé pour autant.Pas senile, pas prêt à accrocher ses patins «Je n'ai aucune agressivité et j'essaie de ne pas avoir d'amertume, l'apprends encore à \\ i\\ re » Aujourd'hui, poète à la sensibilité déchirée, il vit souvent avec angoisse son état de chômeur.«On dirait que ce n'est plus notre tour.» Lui manque le souffle de la communication.La radio est-elle à ce point évoluée, inventive, géniale, provocatrice pour se permettre de se passer de sa présence»?Avons-nous les moyens de le laisser s'éloigner, solitaire, ne comprenant pas très bien les raisons do cet exil forcé « p Le Regime Amaigrissant Ayds nous a aidé à maigrir et à rester minces sans sauter de repas.\" Liz et Joanna Lawrence sont mère et fille.Elles desiraient toutes les deux maigrir, mais sans bouleverser leurs habitudes alimentaires et sans sauter de repas.C'est pourquoi elles choisirent de suivre un régime en s'aidant des cubes Ayds.Liz: \"J'avais besoin de perdre à peu près sept livres, mais sans me priver des repas quotidiens en famille.Et, justement, le régime Ayds m'aide à consommer de plus petites portions et à ne pas avoir envie des aliments qui font engraisser.\" Joanna: \"Je suis mannequin depuis peu.Moi.je voulais perdre quatorze livres.Mais je voulais quand même manger correctement pour garder forme et santé.Et.vraiment, c'est ce que j'apprécie le plus dans le régime Ayds: il m'aide à me nourrir correctement.\" COMMENT LE RÉGIME AMAIGRISSANT AYDS VOUS AIDE.Avant chaque repas, prenez simplement un ou deux cubes Ayds.avec un breuvage chaud et suivez le mode d'emploi du régime d joint.Chaque cube ne contient que 26 calories et pourtant il vous aide à émousser le gros de votre appétit et donc à mieux conrôler votre alimentation.POURQUOI LE REGIME AMAIGRISSANT AYDS VOUS AIDE.Le régime Ayds vous aide à régulariser votre appétit.Il vous aide a résister à la tentation des aliments qui font engraisser.Par conséquent, il vous aide à mieux suivre le régime ci-joint et à ne prendre, à chaque repas, que le _ nombre de calories désiré.Et ainsi, le régime Ayds vous aide à perdre du poids, sans sauter de repas ^ - _ \u2022 \u2022\u2022 V La semaine prochaine A l'occasion du Salon de l'auto, cahier spécial sur l'automobile de demain, par Jacques Duval.De plus, deux reportages sur les leux d'hiver de Lake Placid, en février.Visite du Pape Jean Paul II Pologne plus 225 timbres du monde pour seulement Incroyable collection de 227 timbres dont 27 de Pologne montrant les principaux sites historiques, les monuments, les arts, etc Plus 200 autres timbres d'une valeur au catalogue de S5 Également induse collection de timbres pour examen gratuit Acheté/ ceux que vous désire* (ou pas du tout I et retournez le reste avec votre iémise Envoyez 25c dès aujourdhw a QUEBEC STAMP CO.LTO.CP 7300.Québec Pû Canada GIG 5E7 GRATIS 88 TIMBRES Y COLLECTION DE SS TIMBRES DE CHOIX .Ils sont vôtres gratuitement! Ces 88 trobres des qua tie coins du monde vous seront livres IMMEDIATE MENT en nous envoyant 101 pour la poste.Avec cette collection contenant de pittoresques timbres exotiques, nous inclurons une approbation à bas pru.sans obligation de votie part LOUIS ARPIN CP 240P Ptilçsburi Que 10) 1N0 Inclue; 1 Oc pour has d eipèdiîwn 5 janvier 1980 -13 - 4 in arrière-pi an: boucherie de Sherbrooke, en 191Z (Archives nationales du Québec).Nappe: Du Terroir, Saint-Hyacinthe; planche à pain: Boiserie du Haut - Saint-François, Saint- Adolphe de Dudsweil; couverts: Marco Champagne, Saint-François-Xavier de Brompton. Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec ABLE DES PLATS POUR DE MODESTES ROIS L'Epiphanie, ou le Jour des Rois, est la dernière des grandes fêtes de la période de Noël et du jour de l'an.La tradition chrétienne veut que ce jour ait été celui de l'adoration de lésus par les trois Rois Mages.Au XVIIIe siècle, Mgr de Saint-Vallier, évêque de Québec, attristé par les «réjouissances charnelles» entourant cette fête, donna à ses fidèles le conseil suivant: «Fuyez les compagnies et les conversations des mondains, pour vous occuper à adorer les humiliations, les souffrances et la charité immense d'un Dieu fait homme pour votre salut.Ce sera le moyen de vous conformer à ces trois Rois, que nous devons considérer comme nos pères dans la Foi et dans la religion.» Etaient-ils épuisés par la bombance des Fêtes et par les excès de table?Toujours est-il que des Anciens obéirent à cette requête et firent de l'Epiphanie une fête religieuse familiale.Le roi élu ce jour-là ne devait qu'au hasard la gloire de régner sur sa famille.Les galettes n'étaient pas sur toutes les tables, mais le froid et la neige étaient omniprésents.S'il faut à votre repas, un roi et sa reine, enfouissez, dans deux des balles de neige que voici, un trésor dont la possession transformera le plus humble en souverain d'un jour.BÛCHE À LA VIANDE (notre photo) Aujourd'hui, on apprête le boeuf de mille façons et on le sert en tranches, en hachis, accompagné de sauces ou de crèmes ou encore caché sous le feuilleté d'une pâte.Au XVIIe siècle, on ne songeait habituellement pas à se nourrir des bovins qui étaient plus utiles pour le travail.En 1636, le père Paul Lejeune parle du travail accompli par le bétail: «Nous avons ici des boeufs et des vaches qui nous servent à labourer les terres défrichées.On a, cette année, amené quelques ânes qui rendront de très bons services.Les chevaux pourraient servir, mais rien ne presse d'en amener.» Plus tard, l'aisance venant, on éleva des bovins pour la boucherie.Parmi toutes les façons d'apprêter cette viande, en voici une particulièrement succulente.Préparation: .30 minutes Cuisson: 40 minutes 6 24 INGRÉDIENTS PORTIONS PORTIONS Boeuf haché 450 ml 1,8 kg Oignons hachés 200 ml 460 g Piments verts hachés 50 ml 75 g Beurre 30 ml 125 g ?Pâfe brisée Sauce: Beurre J0 ml 125 g Farine 30 ml 60 g Iornâtes concassées 500 ml 2 1 Sucre 10 ml 40 ml Se/ 4 ml 16 ml Poivre blanc 2 ml 8 ml MÉTHODE FAIRE REVENIR le boeuf, les oignons et les piments, en leur faisant prendre couleur dans le beurre.Egoutter.COUVRIR de pâte le fond d'un moule de 25 x 15 x 5 cm.VERSER le mélange dans le moule ainsi foncé et recouvrir d'une abaisse.CUIRE AU FOUR pendant 40 minutes à 200°C.Sauce: MELANGER le beurre et la farine et les cuire jusqu'à coloration.AJOUTER à ce roux, graduellement et tout en brassant, les tomates et le sucre.ASSAISONNER.LAISSER MIJOTER pendant environ 30 minutes.PASSER la sauce.COUPER le pâté en tranches et servir nappé de cette sauce.*PÂTE BRISÉE \tb\t24 INGRÉDIENTS\tPORTIONS\tPORTIONS Farine tout u>age\t500 ml\t%5 g Sel\t5 ml\t20 ml Poudre à pâte\t20 ml\t85 g Graisse végétale\t60 ml\t170 g lait\t250 ml\t1 1 MÉTHODE TAMISER la farine, le sel et la poudre à pâte mélangés.MÉLANGER les ingrédients secs et la graisse végétale.AJOUTER LE LAIT froid d'un seul coup et mélanger légèrement.METTRE LA PÂTE au réfrigérateur pendant une heure avant de s'en servir.BALLES DE NEIGE Parmi tant de desserts à faire rêver, en voici un, destiné à tous les enfants grands et petits.Pour les enfants, la première neige est un moment inoubliable.Il n'est pas étonnant que, pour leur plaire, des mères aient créé des pâtisseries parlant de neige et de batailles épiques.Un poète, resté enfant, écrivit un jour ces lignes: Quand elle tombe en poussière si fine, que l'on croirait qu'un ange répand de la farine, pour donner des gâteaux à nous petits enfants.Préparation: 40 minutes Cuisson: 2 heures \tb\t\t24\t INGRÉDIENTS\tPORTIONS\t\tPORTIONS\t Beurre\t60\tml\t240\t8 Sucre\t125\tmi\t415\t8 Lait\t60\tml\t240\tml Farine\t250\tml\t510\t8 Sel\t1\tml\t5\tml Poudre à pâte\t10\tml\t40\tml Blancs d'oeufs\t2\t\t3\t Sauce:\t\t\t\t Chocolat non sucré\t50\tml\t200\tml Lait\t440\tml\t18\t1 Sucre\t60\tml\t200\t8 Farine tout usage\t20\tml\t40\t8 Lait\t60\tml\t240\tml faunes d'oeufs\t2\t\t8\t Essence de vanille\t2\tml\t8\tml MÉTHODE BATTRE LE BEURRE en crème et y incorporer le sucre et le lait.AJOUTER les ingrédients secs tamisés.BATTRE LES BLANCS D'OEUFS en neige et les incorporer au mélange.VERSER dans un moule beurré (25 x 15x5cm).COUVRIR d'un papier aluminium et cuire au four, au bain-marie, à 180°G Sauce: FAIRE FONDRE le chocolat avec le lait au bain-marie.DÉLAYER le sucre et la farine dans le lait froid, et ajouter au chocolat fondu.CONTINUER A CUIRE, en brassant, pendant 20 minutes.BATTRE les jaunes d'oeufs.LES INCORPORER au mélange avec la vanille.Au moment de servir, verser cette sauce sur le pouding.N.B.\u2014 Le moule doit être assez profond pour que la pâte, en levant, n'atteigne pas le papier.CRETONS DE LAPIN La recette des cretons est très ancienne, mais quand le lapin remplace le porc ce plat s'en trouve comme rajeuni et transformé.Cette capacité d'adapter, de remettre au goût du jour des choses du passé, comment se fait-il qu'elle ne se soit pas exercée plus tôt sur d'autres domaines de la vie quotidienne?Les meubles anciens, par exemple, témoignent, par les mauvais traitements subis au cours des ans, du peu d'intérêt que les Québécois ont longtemps manifesté pour ces éléments pourtant si précieux du patrimoine.Préparation: 30 minutes Cuisson: 1 heure 30 6 24 INGRÉDIENTS\tPORTIONS\tPORTIONS Lapin (entier)\t7,6 kg\t6.4 kg Gras de lapin ou panne 450 g\t\t1,8 kg Oignons hachés\t350 ml\t850 g Sel\t10 ml\t40 ml Poivre\t5 ml\t20 ml Cannelle\t5 ml\t20 ml Clou de girofle\t1 ml\t5 ml Persil\t1 ml\t5 ml Feuilles de laurier\t1\t4 Eau\t500 ml\t2 1 MÉTHODE DÉSOSSER le lapin et le hacher.HACHER le gras de lapin.FAIRE FONDRE le gras, tout en brassant, et ajouter les oignons hachés, le lapin haché, les épices et l'eau.LAISSER MIJOTER à feu très doux pendant une heure et demie.LAISSER REFROIDIR clans la casserole en remuant de temps à autre.VERSER dans un moule rectangulaire et peu profond, préalablement passé à l'eau froide.METTRE au réfrigérateur.DÉMOULER le lendemain.TABLES D'ÉQUIVALENCES PAGE 11 5 janvier I980 - 15 5* 1B0N ft?** GÂTEAU AUX NOISETTES ET f RAISES \u2014\u2014- Hi pourvous $590 ©Livre loisir Liée 1977 Livres Lotsus lt«re 227Aboul BrunsvirKk Pointe Owe.P.O.H9R 5A1 snnes arases roni cm constaté: Détache* e« postez cette carte des aujourd hui LES FICHES-RECETTES INTERNATIONALES d© T fc^ujuvX^ T^^t .c'est le moyen ^ pratique, moderne, simple et sûr de cuisiner! 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