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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1980-05-30, Collections de BAnQ.

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[" K NOTRE-DAME Comme en 67 Les organisateurs des Floralies intérieures se seraient estimés heureux s'ils avaient accueilli 80,000 visiteurs au cours des 13 jours qu'a duré l'exposition.Or, l'événement a attiré pas loin de 300,000 personnes.Les Floralies extérieures qui commencent demain connaîtront-elles le même succès?Sans aucun doute, si l'on se fie aux réactions de Martha GAGNON qui a visité l'île Notre-Dame hier et a eu l'impression de revivre la belle aventure de l'Expo 67.page A 5 S'IL N'Y A PAS DE CHANGEMENTS À LA CONSTITUTION D'ICI UN AN Trudeau craint un regain du PQ OTTAWA \u2014 A moins d'un déblocage dans le renouvellement du fédéralisme canadien la menace souverainiste québécoise reviendra rapidement et avec une force accrue.Tel est le message sans équivoque que le premier ministre Trudeau a fait parvenir mercredi aux neuf premiers ministres du Canada anglais en les invitant à une séance exploratoire d'un jour en vue de la relance\" des négociations constitutionnelles.La rencontre aura lieu le 9 juin à 10 h à la résidence offi- PAUL LONGPRÉ de notre bureau d'Ottawa cielle du premier ministre, dans la capitale fédérale.Dans une lettre séparée au premier ministre Lévesque, M.Trudeau reconnaît par ailleurs implicitement que «la balle est maintenant dans le camp fédéraliste», selon l'expression utilisée par le premier ministre québécois au soir du référendum.«Les Québécois, écrit M.Trudeau, ont choisi majoritairement la voie de la fidélité au Canada.Ils ont rejeté la souveraineté-association aussi bien que le statu quo.Et selon vos propres termes, ils ont décidé de donner «une autre dernière chance» au renouveau dans le cadre de la fédération canadienne.» Et M.Trudeau utilise une formule diplomatique pour indiquer au premier ministre Lévesque qu'il se doit d'aborder ces pourparlers dans un esprit constructif: «Cette \"autre dernière chance\", il nous appartient à tous, du côté provincial comme du côté fédéral, de ne pas la rater», voir TRUDEAU, A 2 photo Michel Grave).LA PRESSE MONTRÉAL 25 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M .75 L'évacuation la plus massive dans l'histoire de Montréal a été effectuée, ce matin, par les pompiers qui ont déménagé environ 600 patients de l'hôpital Notre-Dame où un incendie, qui avait éclaté dans une buanderie, s'était propagé dans des secteurs occupés par les malades.Selon les autorités, l'incendie n'a fait aucune victime.Moins d'une heure après le début de l'incendie, vers 6h, cinq alertes avaient été données et des ambulances de même que des voitures de patrouille provenant de tous les coins de la ville avaient convergé sur les lieux.Au-delà de 150 pompiers ont combattu l'incendie.Vers 8h 10, les pompiers, qui avaient réussi à pénétrer dans le sous-sol d'où se dégageaient des flammes et une colonne de fumée, étaient maîtres de la situation.Vingt-cinq autobus de la CUM ont été appelés à la rescousse pour aider à l'évacuation.Toutes les rues avoisinantes étaient bloquées mais les autobus ont pu se frayer un chemin, avec l'aide d'une escorte de motards de la police.Tous les patients ont été relogés à l'hôpital St-Luc.où tout le personnel a été mobilisé pour la circonstance.Plusieurs patients, interrogés par les reporters, ont déclaré qu'ils relevaient d'une intervention récente, dans certains cas, remontant pas plus loin que vendredi.Les patients ont signalé, qu'en dépit de l'épaisse fumée dégagée par le foyer, il n'y a eu aucune panique et que l'évacuation s'est effectuée dans le calmé et l'ordre.photo Pierre McCann.LA PRESSE VAL-D'OR Dernier espoir: une caméra miniature C'est sur une caméra miniature, expédiée hier de Washington, que les secouristes fondent leur dernier espoir de localiser deux des huit mineurs emprisonnés vivants, la semaine dernière, par un affaissement de terrain dans la mine d'or de Belmoral, à Val-d'Or.page A 3 .c'esTZéBéVoc W M.MGZAvr SON > ÉDÎT0 Un processus qui démarre de travers par Marcel ADAM page A 6.Tout le monde est important! « \u2022 \u2022 \u2022 .« ».4 \u2022 ' ** i êeûp SOMMAIRE Annonces classées: C 4 à C 12 Arts et spectacles \u2014Informations: B 6 à B 10 \u2014Horaires: B 10 Bandes dessinées: A 1 2 Décès, naissances, etc.: C 13 # Economie: B 1 à B 5 Éditorial: A 6 Etes-vous observateur?: C 7 FEUILLETON Holocauste: C 5 Horoscope: A 1 2 Jardins et maisons: C 1 1 La mode du jour: C 9 Le monde: A 10 Météo: A 2 Mot mystère: A 1 2 Mots croisés: A 1 2 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: B 10 Radio et télévision: B 9 Sports: D 1 à D 10 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1 à C 3 > SPOKES La RIO déblaie le terrain peur le combat Ali-Holmes page Dl mMMU DANS «LA PRESSE» Dur an- le chef qui se bat ir son monde i ¦ : \u2022 1 ai I n Le comité organisateur de la fête nationale du Québec a donné hier, dans le Vieux)Montréal, le coup d'envoi des festivités qui se dérouleront à l'occasion du 24 juin dans tous les coins de la province.Au nombre des nombreuses personnes invitées à cette «répétition générale», on remarquait Gilles Vigneault, qui a interprété la chanson-thème de la fête, «Tout le monde est important», et, dans un geste symbolique, a planté un chêne.Le président du comité, M.Claude Himbeault, a insisté sur l'importance pour tous les Québécois de se retrouver 2g page A3 et de fraterniser) le 24 juin, £ M * ¦ ¦ i LW (0 o 1 Ç.û V ft f - «a* DECOUVERTE IMPORTANTE A SHERBROOKE Un procédé pour produire des fibres d'amiante qui [ne sont pas toxiques page A 2 La CSN encore déchirée page B11 Pour un meilleur financement hypothécaire TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Télephonez-nous et demandez le poste 3000 Montréal 866-9641 Outremont 739-3265 Sept-iles 968-1830 Québec 668-0630 Chicoutimi 549^490 Lèvis 833-4450 Alma 668-3391 Trois-Rivieres 379-7230 Rimouski 724-4106 Hull 771-3227 Rivière-du-Loup 862-7286 Ottawa 238-4900 Filiale à Sherbrooke - Sherbrooke Trust 75.Wellington nord 563-4011 Place Belvédère 563-3447 Carrefour de I Estrie 563-3331 \u2022 A 2 Trudeau veut obtenir des changements la co titution d'ici six mois OTTAWA \u2014 Le premier ministre Trudeau voudrait obtenir des changements à la constitution d'ici six ù 10 mois pour éviter de donner des armes au Parti québécois lors des pro- GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa chaînes élections et pour profiter de l'intérêt momentané du Canada anglais.Au cours d'une conférence de presse à Ottawa hier, il a précisé que ce délai ne devait pas être pris à la lettre mais qu'il visait à démontrer qu'on ne pouvait attendre encore plusieurs années.C'est en mois plus qu'en année qu'il faut compter, a-t-il dit.Faisant allusion a la leitre qu'il expédiait le même jour aux premiers ministres provinciaux.M.Trudeau a noté qu'en parlant d'urgence il avait à l'esprit des changements très rapides.«C'est en raison du gouvernement du Parti québécois qui, si on a pas débouché dans moins d'un an, dira: je vous l'avais bien dit le fédéralisme n'est pas renouvelable a lancé le chef libéral.II fera ses élections là-dessus et demandera un nouveau mandat sur le fait que nous ayons pas avancé».Si par contre M.Lévesque et ses collègues des autres provinces étaient prêts à dire «donnons-nous 3 ans», ce serait différent, surtout s'il acceptait de ne pas en parler lors d'une éventuelle campagne électorale, lance-t-ii un peu à la blague.L'autre raison qui pousse M.Trudeau à agir avec célérité est la passion très passagère du Canada anglais pour les questions constitutionnelles.Dans le passé, a-t-il dit, le Canada anglais à fait preuve d'une ferveur loin d'être «époustouflante», si bien que, faute de progrès visibles il perdrait intérêt et demanderait qu'on «délaisse le jeu de bloc» pour en venir aux vrais problèmes tels que le chômage et l'inflation.Cependant, M.Trudeau ne croit pas en l'utilité d'une constituante puisque le temps est trop limité et qu'il faudrait des années pour mettre un tel appareil sur pieds.«D'ailleurs, dit-il, énormément de choses peuvent être changées à l'intérieur du cadre actuel.» Selon lui, certaines questions telles que le rapatriement font déjà l'unanimité alors que d'autres sont sur le point de la faire, par contre la constituante ne trouverait pas de solutions aux divergences sur les questions linguistiques.Lp sujet qui est vraiment compliqué et qui a dans le passé été «la pomme de discorde» est le partage des pouvoirs, a souligné M.Trudeau.La question fondamentale est de savoir qui nous servons et quel pouvoir doit prévaloir en cas de conflit dit-il.Se défendant de prôner l'octroi de pouvoir «arbitraire» à Ottawa, il affirme que «l'intérêt national doit prévaloir», ericas de désaccord entre les divers gouvernements.«Le reste est plomberie», dit-il.Le premier ministre fédéral estime que les provinces ont raison de dire que la chambre haute doit représenter les intérêts ré- gionaux comme le soutient la Colombie-Britannique.«Ils ne veulent pas émasculer le pouvoir fédéral puisqu'ils participeront aux décisions de cette façon».Par ailleurs, il comprend aussi M.Lougheed de vouloir décider directement en Alberta.II rt'est pas question que les décisions d'Ottawa ne soient prises «que sous l'oeil bienveillant du grand frère provincial» dit-il.Reprenant en quelques sortes les propos tenus par ses ministres au cours des derniers jours, M.Trudeau affirme ensuite à TRUDEAU Suite do la page A 1 M.Trudeau fait valoir à M.Lévesque que ses homologues des autres provinces ont manifesté au cours du débat référendaire «une volonté de changement qui permet de croire que certaines choses deviennent possibles qui ne le furent pas auparavant».«Nous serions impardonnables, en conclut-il, de ne pas profiter de l'occasion historique qui nous est offerte de réaliser certaines réformes réclamées depuis des années.» La voie qui mènera à une réforme globale sera longue et ardue.«Nous devons au plus tôt leur donner (aux Canadiens) des raisons de croire en notre capacité de changer rapidement ce qui peut l'être», souligne M.Trudeau, en s'excusant de «n'avoir malheureusement A L'UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Découverte d'un procédé qui rend l'amiante inoffensif QUEBEC \u2014 Le ministre de l'Energie et des Ressources, Yves Bérubé, a annoncé hier qu'un procédé permettant de rendre inoffensives les fibres d'amiante sans en altérer les propriétés avait été mis au point à l'Université de Sherbrooke.GILLES GAUTHIER de notre bureau de Quebec Il a expliqué que les effets nuisibles des fibres pour l'être humain peuvent être réduites de façon très substantielles et d'une façon simple par l'action d'un produit chimique, soit un sel phosphorique.Cependant, le président de la Société nationale de l'amiante.M.Daniel Perlstein, rejoint à Thetford-Mines.a précisé à LA PRESSE que s'il s'agit bien d'une découverte des plus importantes, elle se situe encore au niveau de la recherche scientifique et plusieurs expériences devront être poursuivies avant son application sur le plan industriel.Selon M.Perlstein, ce ne sera pas avant plusieurs années que les travailleurs et les utilisateurs de l'amiante pourront en bénéficier.Le ministre Bérubé a également fait savoir qu'étant donné l'importance de cette découverte, une demande de brevet, qui pourra s'étendre à plus de 10 pays, a été faite.Les résultats des travaux qui ont amené à la mise au point du procédé, conduits depuis trois ans dans le cadre du programme de recherche sur l'amiante de l'Université de Sherbrooke, viennent d'être communiqués à la conférence internationale sur l'amiante, qui se tient cette an- née à Turin en Italie, par le professeur Jacques Dunnigan.Ce dernier assumait la direction du programme à Sherbrooke jusqu'à sa récente nomination au poste de directeur général de l'Institut de recherche et de développement de l'amiante, mis en place et financé par le gouvernement du Québec et l'Association des mines d'amiante du Québec.Les travaux étaient financés par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, qui avait accordé un octroi annuel de $100.000, renouvelable pour trois ans, et par le ministère des Richesses naturelles du Québec, qui a accordé $55,000.Selon M.Bérubé, une telle découverte «démontre hors de tout doute que le Québec assume maintenant de façon pleine et entière le leadership que visait à lui conférer la politique québécoise de l'amiante, autant au niveau santé qu'au niveau industriel ».Sur le plan scientifique, M.Perlstein a précisé que le procédé consiste à imprégner les fibres d'un gaz qui en modifie la surface.iMors que, jusqu'en 1977, on pensait que la «géométrie» des fibres les rendaient toxiques (ce que croient encore les chercheurs américains), on a depuis émis l'hypothèse, notamment au Québec et dans certains pays européens, du rôle de leur composition chimique en surface.L'équipe de M.Dunnigan a poursuivi ses recherches en ce sens et les constatations suite aux expériences sur les cellules vivantes (à l'aide de rats notamment) ont permis non seulement de vérifier l'hypothèse mais de trouver remède à la toxicité.LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI * Minimum: 7 Maximum: 23 Ensoleillé passages nuageux au Québec DEMAIN Quelques averses RÉGIONS\tMin.\tMa.\tAUJOURD'HUI\tDEMAIN ; Abitibi\t5\t23\tQuelques averses\tAverses plus froid Outaouait\t7\t23\tKnsol.pass, nuageux\tQuelques averses Laurentidet\t7\t23\tKnsol.pass, nuageux\tQuelques averses Cantons do l'Est\t5\t20\tKnsol.pass, nuageux\tQuelques averses Mauricio\t3\t18\tKnsol.pass, nuageux\tQuelques averses ' Quebec\t5\t20\tKnsol.pass, nuageux\tQuelques averses Lac-Saint-Joan\t3\t1»\tKnsol.pass, nuageux\tQuelque» averses Rimoutki\t4\t17\tKnsoleillé\tKnnuagement Gaspôsio\t4\t17\tKnsoloillé\tKnsol.pass, nuageux Baie-Comeau\t4\t17\tEnsoleillé\tKnnuagement : sopt-iiot\t4\t17\tKnsoleill»\tKnnuagement au Canada Colombie-Britannique ¦ Alborta Aujourd'hui Knsoleillé Nuageux Copitdei Victoria Edmonton 8 3 Moi 18 16 pu recueillir l'avis» du Québec lors de la tournée des capitales provinciales effectuée récemment par le ministre Jean Chrétien.Alors que le premier ministre Lévesque a promis à l'avance de révéler à la presse la teneur des discussions, M.Trudeau souligne: «Je crois comprendre que la grande majorité des premiers ministres étaient d'avis que notre rencontre serait plus productive si elle se tenait à huis clos.Pour cette même raison, je suggère que notre réunion soit réservée aux premiers ministres.» Dans sa missive aux neuf autres premiers ministres, M.Trudeau les remercie d'avoir exprimé aux Québécois, au cours de la campagne référendaire leur «désir de les voir se joindre aux autres Canadiens pour rebâtir les fondations de la confédération et récrire l'enten- te qui régira notre avenir et celui de nos enfants».«En confirmant l'unité du Canada, notre génération lègue un bien précieux à nos descendants.Mais ce geste nous crée à tous une importante obligation, en même temps qu'il nous offre une chance historique.«Nous avons la chance de briser l'impasse qui a drainé nos énergies, freiné le progrès du pays et qui nous a fait douter de notre capacité de régler des questions fondamentales aux yeux de tous les Canadiens.«Nous avons l'obligation d'exploiter le nouveau climat favorable créé par les résultats du référendum pour démontrer que nous pouvons non seulement chercher à réaliser, mais réussir à effectuer les changements revendiqués si clairement par toutes les régions du pays.» Et le premier ministre Tru- deau lance un avertissement sévère aux premiers ministres du Canada anglais: «Il nous incombe à titre de chefs de gouvernement de tenir notre promesse de modifier sans tarder la constitution du pays.Autrement, nous savons tous que la menace que nous venons d'ec'ar-ter surgira de nouveau, rapidement, et avec encore plus de force.» La réunion exploratoire de Sussex Drive visera à trouver un terrain d'entente sur «les grands principes et sur le processus à adopter» en vue de renouvellement du fédéralisme.La refonte globale est une entreprise de longue haleine, mais le premier ministre Trudeau fixe tout de même à ses collègues un objectif partiel à court terme, soulignant la nécessité de donner aux Canadiens «une preuve tangible de progrès» au cours des prochains mois.son tour qu'il faut accepter que le gouvernement fédéral à au moins pour mission de protéger le marché commun canadien comme entité économique.Les provinces par leurs démarches et leurs conflits mettent cela en péril dit-il, en donnant comme exemple la liberté de circulation des capitaux et des personnes qui sont soumises à des entraves.Il ne faut pas que les provinces pensent que limiter le pouvoir de dépenser d'Ottawa signifie qu'on pourrait aller jusqu'à une abdication de sa souveraineté explique M.Trudeau.Opposition Interrogé sur la participation des chefs de l'opposition lors des prochaines conférences, le premier ministre a indiqué qu'il ne saurait en être question le 9 juin.Cette rencontre est restreinte aux premiers ministres dans le but d'établir les principes et la démarche à adopter.Lors d'une réunion avec M.Clark et Broadbent la semaine prochaine, il tentera cependant de voir s'ils partagent la conception du gouvernement sur les droits fondamentaux ainsi que sa définition du fédéralisme.Dans un tel cas la chose sera possible dit-il, mais on ne peut régler nos différends devant les provinces.Reconnaissant que la «balle était dans le camp d'Ottawa» M.Trudeau a tout de même précisé que les provinces se devaient d'établir clairement leur position.Le Canada reçoit son premier Aurora Le ministre Lamontagne aux commandes de rAurora téléphoto UPC GREENWOOD, N.-E.(PC) \u2014 Les forces canadiennes ont pris livraison, hier, du premier Aurora, qui sera suivi de 17 autres d'ici l'automne 1981.Ce Lockheed CP-140, valant environ $50 millions, est arrivé à la base de Greenwood, en Nouvelle-Ecosse, où l'attendaient le ministre de la Défense, M.Gilles Lamontagne, et l'amiral Robert Falls, chef d'état-major.Il en coûtera au Canada quelque $1.03 milliard pour ces patrouilleurs à long rayon d'action: $900 millions pour les avions et $120 millions pour un centre de formation et d'entretien à Greenwood.Les 18 Auroras remplaceront les 26 Argus, dont le premier est entré en service il y a 22 ans.Contrairement à l'Argus, qui était fait au Canada, l'Aurora est fabriqué aux Etats-Unis.Mais des sous-contrats de $585 millions doivent être accordés à des firmes canadiennes.Le ministre Lamontagne a dit des Auroras qu'ils «ont créé plus de 2,500 emplois qualifiés additionnels dans les industries canadiennes de l'aéronautique et de l'électronique, avec possibilité de procurer des emplois jusque dans les années 1990».Comme autre avantage, a ajouté M.Lamontagne, il y a le transfert du savoir-faire de haute technologie à l'industrie de ce pays.La Quotidienne Tirage d'hier 4-2-5 PENDANT LA CAMPAGNE REFERENDAIRE Vaugeois accuse Ottawa d'avoir «chloroformé» les Québécois TORONTO \u2014 Le ministre des Communications et des Affaires culturelles du Québec, Denis Vaugeois, estime que la publicité fédérale utilisée durant la récente campagne référendaire au Québec «frise le scandale».RHÉAL BERCIER de notre bureau de Toronto Et à l'occasion du conseil des ministres extraordinaire qui a lieu en fin de semaine, il a l'intention de présenter à ses collègues «un rapport complet» sur ce «matraquage publicitaire» parrainé par Ottawa.«On a bombardé les Québécois de toutes parts.L'on a agi sur les consciences.Ottawa a utilisé du chloroforme en exploitant les faiblesses des Québécois et, ceci, à un rythme infernal.» Au cours d'une entrevue à LA PRESSE, M.Vaugeois n'a pas caché son amertume devant cette «attaque sournoise» faisant observer que lui-même avait pris des engagements de respecter les règles du jeu, de sorte que la publicité gouvernementale québécoise a été réduite à son minimum durant la campagne référendaire qui a précédé le vote du 20 mai.Les réactions Et cette décision n'a pas été très populaire auprès de ses collègues.«Et en fin de semaine, je vais me le faire rappeler.On va me tomber sur le casque.» M.Vaugeois a déclaré qu'il appartiendra au conseil des ministres ou au chef du gouvernement de déterminer si ce document sera rendu public, «mais c'est vraiment bouleversant».«Au lieu de nous envoyer l'armée, l'on a agi sur les consciences.Et du matériel avait été commandé il y a un an.Je me demande ce que le pamphlet «Non.Merci» a eu comme effet sur la consommation d'alcool.» Le ministre est à Toronto pour faire le point avec son collègue des Communications de l'Ontario, J.W.Snow, sur la plupart des dossiers qu'ils ont en commun et poursuivre des pourparlers avec des fonctionnaires sur des sujets qui touchent la téléphonie, la câblodistribution et les échanges culturels.«Après la défaite, comme on s'est engagé à le faire, on prend le collier, sans rancoeur, sans amertume.Et dans le domaine des communications, l'Ontario constitue la province la plus proche du Québec sur le plan constitutionnel.» Egalement, le ministre est venu étudier de nouvelles façons d'accélérer la coopération culturelle entre les deux provinces.«Cette coopération diminue avec la France et la Belgique, pour ne donner que ces deux exemples; par contre, elle s'intensifie constamment entre le Québec et l'Ontario.Ça déborde», a résumé M.Vaugeois.Saskatchewan\tKnsoleillé\tHegina\t4\t18 Manitoba\tNuageux\tWinnipeg\t8\t20 Ontario\tNuageux\tToronto\t19\t28 Nouveau-Bruns wick\tEnsoleillé\tFredericton\t6\t21 Nouvcile-Ecosse\tKnsoleillé\tHalifax\t7\t19 Ile-du-Prince-Edoua rd\tKnsoleillé\tCharlottetown\t4\t16 Terre-Neuve\tNuageux\tSaint Jean\t3\t13 si vous partez aux États-Unis New York Washington Boston Amsterdam Athènes Berlin Bruxelles Casablanca Genève Hong Kong Acapulco Mexico Min.Moi.\t\tMin\tMoi.\t\tMin.\tMoi.11 23\tChicago\t17\t27\tMit-Orleans\t20\t32 17 29\tSan Francisco\t10\t19\tMiami\t\t29 11 22\t\t\t\t\t\t capitales\t\t\t\t\t\t \u2014 13\tLondres\t_\t13\tStockholm\t\t19 \u2014 24\tLe Caire\t\u2014\t\u2014\tSydney\t\t16 \u2014 12\tLisbonne\t\u2014\t18\tTokyo\t\t2a \u2014 12\tMadrid\t\u2014\t18\tTunis\t\t21 \u2014 19\tMoscou\t\u2014\t18\tVienne\t\t21 \u2014 11\tParis\t\u2014\t16\tVarsovie\t\t22 \u2014 27\tRome\t\u2014-\t20\t\t\t plages\t\t\t\t\t\t 29 35\tBermudes\t21\t24\tNassau\t19\t2.1 14 2S\tBarbade\t26\t31\tHio de Janeiro\t24\t32 la presse LA PRESSE es publiée pa* la PRESSE LTEE.7.rue Sa.ntJacques.Montreal M2V 1K9 Seule le Presse car.ad.enne eil eutor.see a diffuser les Informations de - LA PRESSE - et celles de.merV.r.t t!L S As.oc.ee et de Reuter Tous dro.ts de reproduct.on des .nformat.on.par .c! ^e.a lTprIsSE non.eVa TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE: Lundi ou somed.$1.75 Lundi ou vendredi $1.25 Somed.seulement 0.75 ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE Nomb'f d« wn.onrt por courber Conodo 13 26 52 Lundi ou samedi $37.00 $74.00 $148 00 Landi ou vendredi $24.00 $48.00 $96 00 Samedi seulement $13 00 $2600 $52 00 ETATS-UNIS - PAYS ÉTRANGERS Nembrt à% iwnoinet par courrier: 13 26 52 Lundi au somedi $55.25 $110.50 $221.00 Lundi ou vendfed.$34.45 $61.90 $137 80 Somed.seulement $20.80 $41.60 $83 20 INFORMATION GENERALE 285-7272 REDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7383 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-71 11 Pour changer 285-7205 ou rendrsd 9*c I6r.30 GRANDES ANNONCES De'aillonts 285-7202 Nationol, Tele-Presse 285-7306 Voconces, voyage* 285-7265 Corneres et professions, nominations 285-7320 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces clossees 285-6901 Pour tous gtnm d'ooonnemenh.nos buctovi sont euvsttt Ih o 1% ( Jorneé : 8n à 16n| 285-6911 1 f s LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 MAI 1980 A 3 M M fi fi fi fi fi i \\ 11 ¦ « M fi fi fi fi fi fi ?fi S / : fi y î % ¦v % V ¦> I .* > « fi fi / / / / > t V \u2022V S < % \\ «.* II A 4» L'avenir de Loto-Québec Afin de profiter au maximum des possibilités innombrables que lui offre l'imprimante reliée à l'ordinateur dans chaque kiosque de vente de Loto-Québec, la société d'Etat pourrait lancer de nouvelles loteries actives sur le marché, quitte à abandonner les loteries passives d'ailleurs vouées à une mort lente.Cette affirmation vient du président actuel de Loto-Québec, Me Jean-Marc Lafaille.Troisième président de la machine à sous du ministre des Finances, après Maurice Custeau (1970 à 1976) et Paul-André Michaud (1976-1977), Me Lafaille n'a pas eu la vie facile depuis son retour à Loto-Québec, même s'il était bien armé après un stage comme secrétaire général de la société et un séjour dans les Maritimes à titre de président-fondateur de la Société des loteries de l'Atlantique.En effet, il a dû piloter la société d'Etat pendant une phase marquée de transformations profondes qui, selon certains \u2014 et j'en suis\u2014, allaient ralentir considérablement son rythme de croissance.Même le président Michaud avait témoigné publiquement de ses craintes devant les changements que préconisait le ministre Jacques Parizeau.On connaît très peu de fabricants de produits de consommation qui auraient pu en effet transformer radicalement leur système de distribution tout en évitant une baisse considérable des ventes, du moins pendant la période de transition.Loto-Québec y est parvenue, et c'est tout à l'honneur de son président et de son équipe.0 Economie de $15 millions Le système de distribution mis en place par des prédécesseurs du Parti québécois nuisait considérablement à l'image de la société.Les revenus faramineux des distributeurs, entre $100,000 et $250,000 selon Me Lafaille, et avec le strict minimum d'efforts, ont été ramenés à des revenus plus normaux de l'ordre de $32,000 ou $33,000.Me Lafaille affirme que malgré l'augmentation importante du personnel de la société, cette dernière a pu réaliser des économies additionnelles de 5 pour cent (ou $15 millions) avec l'actuel système qui repose sur des permanents et les clubs sociaux.Ces économies lui ont permis de verser trois pour cent de plus que prévu au ministre sous forme de dividendes, tandis que la différence permettait de moderniser les opérations de Loto-Québec, notamment l'achat des imprimantes.De toute manière, dit Me Lafaille, le rapport Jacques Gilbert préconisait lui aussi des changements importants, mais il suggérait d'étaler leur mise en place sur une plus longue période de temps.Me Lafaille cite d'autres chiffres.Même si les frais d'exploitation ont doublé entre 1976 (dernière année des distribu teurs aux super-profits) et 1980 pour atteindre $69,45 millions, ils ne représentaient que 21,8 pour cent des recettes brutes, comparativement à 23,21 en 1976.Et la distribution comme telle ne représentait plus en 1980 que 6,8 pour cent des revenus bruts (en incluant des déboursés de $8 millions pour l'informatique, $3 millions pour l'amortissement et $1,4 million pour les intérêts y reliés), comparativement à 7,8 pour cent en 1976 et un sommet de 8,2 pour cent en 1973! ÊÊÊÊ POUR DAIGLE ET LEGARÉ Les failles du système Le système actuel comporte évidemment ses faiblesses.Me Lafaille reconnaît par exemple que des détaillants manquent de certains produits à l'occasion, mais il affirme que cette faille sera comblée dès qu'on profitera au maximum des possibilités de l'ordinateur par l'instauration d'un système «in-line».Pendant que des détaillants manquent de certains produits, d'autres en ont trop, d'où, nouveau problème: les retours.Loto-Québec compte avec 16,000, et il suffirait que chacun d'eux retourne un livret de 10 billets «mini» par semaine pour que la société enregistre un manque à gagner de $450,000 par année.On comprend donc que Loto-Québec cherche par tous les moyens à s'assurer d'un meilleur contrôle sur les billets.Tant que la machine ne sera pas parfaitement rodée, elle étouffera occasionnellement dans les pentes.De nouveaux produits?Comme tant d'autres Québécois, Me Lafaille attend avec impatience l'attitude qu'adoptera le ministre Parizeau face à d'autres formes de paris, comme les casinos et les paris hors piste sur courses de chevaux, car elle pourrait grandement influencer l'avenir de Loto-Québec.Or, si le ministre devait opter pour une solution qui implique l'utilisation à outrance des loteries, Me Lafaille sera prêt à relever le défi en instaurant des variantes de la Quotidienne et de la 6/36.Chose certaine, dans son optique, l'avenir est aux loteries actives, avec une augmentation des ventes de 35 à 45 pour cent, contre seulement 5 à 10 pour cent pour les loteries passives.En parvenant à maintenir un taux de croissance \u2014 aussi minime soit-il \u2014 pour les loteries passives, en les rendant plus attrayantes aux yeux des parieurs, Loto-Québec «réussit quelque chose que les autres loteries d'Etat n'ont pas réussi», pour reprendre les mots de Me Lafaille.Même la «Super» pourrait éventuellement disparaître, devant l'engouement des consommateurs pour les loteries qui exigent une participation de leur part (exemple, la 6/36) ou leur indiquent sur-le-champ s'ils gagnent ou non un prix (exemple, la Quotidienne ou l'Instantanée).Evidemment, si le ministre Parizeau devait mettre tous ses oeufs dans le même panier, Loto-Québec devra songer à une expansion.Il faudra engager du personnel additionnel, et il faudra le loger.Or, Loto-Québec est actuellement à l'étroit dans ses locaux utilisés au maximum.La solution?Elle passe, selon Me Lafaille, par la construction d'un deuxième édifice, au-dessus du parking du siège social.Mais il restera toujours une crainte, ancrée dans le cerveau des sociologues: jusqu'où la société peut-elle aller sans dépasser les bornes de la décence?C'est à peu près la seule question à laquelle Me Lafaille ne peut offrir de réponse.du moins pour l'instant.Même la rapacité d'un ministre des Finances doit avoir ses limites.Me Hébert blanchi Me Maurice S.Hébert, dont la comparution pour possession et trafic de drogues avait fait grand bruit, il y a deux semaines n'a plus à faire face à aucune de ces accusations, depuis hier.Le criminaliste montréalais de 55 ans avait été appréhendé à sa rentrée à son appartement de «La Cité», quelques minutes après qu'une jeune femme partageant son appartement, Andrée Marquis, et un jeune homme dans la trentaine, eurent eux-mêmes été arrêtés par l'escouade des stupéfiants de la police de la CUM.L'avocat n'avait aucune drogue sur sa personne, mais dans l'un de ses vestons, dans un placard, on avait trouvé une certaine poudre blanche que l'on avait cru être de la cocaïne.En cour, il avait été accusé non seulement de la possession de cette petite quantité, mais également d'avoir participé à la possession et au trafic d'un stock plus considérable, avec Mlle Marquis et Pierre Lalime, le «courrier» de l'histoire, semble-t-il.Mais hier, devant le juge en chef adjoint Rhéal Brunet, un T chimiste, M.Pierre Murray, prenait littéralement tout le monde par surprise en déclarant que la «poudre blanche» n'était effectivement pas de la cocaïne, comme présumée, et n'en contenait même pas.Au surplus, l'avocat de l'accusé faisait savoir que le gilet dans lequel celle-ci avait été trouvé n'avait pas été porté par son client depuis plus d'un an, en raison de son embonpoint.Et cette première accusation était rejetée.Quelques secondes plus tard, nouvelle surprise.Le procureur de la Couronne, Me Claude Parent, faisait savoir à la cour que l'enquête policière, qui s'était continuée depuis la comparution du trio, avait permis aux agents de conclure que Me Hébert n'avait jamais eu connaissance des transactions qui avaient pu se faire à partir de son appartement, et que, con-séquemment, il n'y avait pas participé.Quant à son amie et à Lalime, on le sait, ils ont tous deux reconnu leur culpabilité dès leur comparution, et c'est le 3 juin que seront prononcées leurs sentences.la presse On le dernier espoir dans une caméra miniature VAL-D'OR (d'après CP) \u2014 Une caméra miniature a été expédiée hier à Val-d'Or, de Washington, et les secouristes espèrent qu'elle permettra de localiser deux des huit mineurs emprisonnés vivants la semaine dernière par un affaissement de-terrain à la mine d'or Belmoral.Un porte-parole de la Sûreté du Québec, M.Claude Gagnon, a précisé que la caméra de 9 centimètres allait être descendue au niveau de 60 mètres, où Ton croit que se trouvent les deux hommes, Guy Daigle, 28 ans et Gilles Légaré, 32 ans.Mais, a-t-il ajouté, un troisième boyau devra être percé depuis un tunnel situé au niveau de 30 mètres.«Nous n'avons pas encore entrepris de percer le boyau, parce que nous attendons les instructions du caméraman», a déclaré M.Gagnon.Le spécialiste et son appareil doivent être amenés à Val-d'Or par un appareil du gouvernement du Québec.Il s'agit du dernier espoir qu'entretiennent les secouristes de déceler la présence de Daigle et Légaré, auxquels on ne donne plus qu'une chance sur mille d'être encore vivants.Un microphone a été descendu à deux reprises au niveau de 60 mètres hier, mais les résultats ont été fort décevants: la première fois, il n'a perçu que des suintements d'eau, et la seconde, il a été ramené à la surface recouvert de boue.«Nous avons l'impression que les deux hommes ne peuvent pas être vivants», a déclaré M.Gagnon, «mais il existe toujours une dernière chance.» Les secouristes espèrent qu'il y a encore suffisamment d'air dans le tunnel où l'on pense que les deux hommes étaient occupés à forer lorsque la tragédie est survenue.Mais les deux boyaux percés à cinq pieds l'un de l'autre ont révélé que la poche d'air anticipée était sensiblement plus petite qu'on ne l'avait cru.Mardi, pourtant, les secouris- tes avaient entendu des coups et un appel au secours dans le voisinage de l'endroit où Daigle et Légaré avaient été vus pour la dernière fois.Le forage avait toutefois dû être reporté de près de 24 heures à cause des tonnes de boue et de glaise qu'il fallut éliminer avant de pouvoir installer la foreuse.Entre-temps, les efforts déployés pour atteindre cinq autres mineurs qui se trouvaient dans une poche d'air au fond de la mine de 150 mètres de profondeur sont toujours enrayés par l'eau qui se déverse depuis quatre jours dans la rampe d'accès au niveau de 105 mètres.Les secouristes ignorent à quel moment l'écoulement se ralentira suffisamment pour leur permettre d'enlever la glaise et la boue afin de procéder à îa décompression de la poche d'air.Enfin, un huitième homme n'a pas été retrouvé au niveau 75, où il avait été vu peu avant l'effondrement.M.Raymond Landry, un des survivants de l'effondrement de la mine, attend avant de retourner dans la mine.* \"-.MU LA FETE SE PREPARE 4 Le 24 juin, tout le monde sera important photo René Picard L'oeuvre de Michel Pellus, peintre québécois, que l'on verra reproduite en milliers d'affiches à l'occasion de la fête nationale.«Ça fait bien trois cents ans Qu'on se connaît, qu'on s'attend Et j'amène mes amis Pour fêter îe pays.» Ce couplet de la chanson «Tout le monde est important», on l'entendra beaucoup dans les semaines à venir puisqu'elle est la chanson-thème de la fête nationale du Québec.Elle anne richer_ accompagnera les festivités dans tous les coins de la province.Le comité organisteur de la fête du 24 juin met l'accent, cette année, sur la qualité plutôt que sur la quantité des festivités.Le coup d'envoi a été réussi grâce à un soleil radieux et c'est sous les ballons bleus, blancs et jaunes, les banderolles, sous les parasols, dans la musique et les chansons qu'on a pu se rendre compte de la volonté évidente de faire, cette année, une fête mémorable.A ce propos, le président du comité, M.Claude Ilimbeault, a loué l'énergie déployée par les 15 comités régionaux et les 50,000 bénévoles et plus associés à divers organismes sociaux.«Tout le Québec sera en fête le 24 juin, a-t-il déclaré, tout le peuple québécois se célébrera dans les villes et les villages des quatre coins du Québec.Tout le monde se retrouvera, fraternisera en cette journée qui, historiquement et légitimement nous est consacrée.» Gilles Vigneault était là aussi, sa voix accompagnant les agapes des nombreux invités, et il a planté un chêne, geste symbolique entre tous.Des enfants-clowns ont dansé la gigue spon- tanément.Les discours n'ont pas été trop longs et on a dévoilé en toute simplicité l'oeuvre du peintre québécois Michel Pellus conçue d'après la thématique de la fête nationale et qui sera repro- ! duite en milliers d'affiches.Une nouveauté cette année à la fête des Québécois: le comité organisateur a décidé de sensibiliser les enfants davantage.«Il est de première importance que tous les enfants participent à leur manière, dans leur environnement quotidien à la fête nationale, a déclaré le président, qu'ils y apportent leur spontanéité et leur jeunesse.» C'est grâce à la collaboration du ministère de l'Education et d'une équipe de pédagogues que dans chacune des écoles du Québec, les enfants de la maternelle et de l'élémentaire, du premier et du deuxième cycle, recevront un document conçu spécialement pour eux.Il y aussi l'agenda qui est un élément nouveau, imaginatif, qui suggère des trucs, des idées, des moyens simples d'organiser un projet de fête.Le thème choisi cette année et qu'on pourra lire partout sur des affiches, des macarons, des vignettes, est: «C'est la fête au pays, tout le monde est important.» Le président a d'ailleurs souligné l'importance d'inviter à cette grande fête tous «les Québécois de coeur».Il y aura toute une panoplie d'objets directement reliés à la fête.Outre ceux que nous avons déjà nommés on trouvera des disques, des feuilles de musique, des ballons, des cerf-volants, des «t-shirts», des plaques d'auto, des boutonnières, des serpentins et des flûtes.Le député Yannakis subit son procès pour parjure Acquitté il y a déjà un bon moment des accusations de corruption qui avaient été portées contre lui pour avoir accepté divers pots-de-vin de l'ex-ur- léopold lizotte baniste Roger Gagnon, le député libéral fédéral pour Berthier-Maskinongé, Antonio Yannakis, a commencé à subir un autre procès, hier, devant le juge John d'Arcy Asselin.Et, cette fois, pour s'être parjuré à deux reprises, en septembre 1974, alors qu'il témoignait lui-même dans le cadre de la préenquête menée par le juge André Chaloux, sur cette affaire.Dans un premier temps, il avait alors déclaré n'avoir appris qu'après que tout cela eut sorti dans les journaux que sa secrétaire avait changé des chèques signés par Gagnon.Il avait également dit qu'il n'était pas au courant des chèques ainsi signés par sa secrétaire, depuis devenue son adjointe administrative, Mme Fernande Meunier.Le premier témoin interrogé hier par le procureur de la Couronne, Me Fernand Côté, devait précisément être l'ancien urbaniste, qui a déclaré avoir remis plusieurs chèques de $500 et un de $990 à Yannakis, en glissant le tout dans le tiroir de son bureau, à Ottawa.Geste que le député accueillait avec un «sourire».Sauf une fois, alors qu'il avait hoché la tête pour signifier que ce n'était pas assez.Le témoin soutient qu'il s'est alors dirigé vers les toilettes pour parapher un autre chèque, presque du double.C'est toutefois dans des enveloppes scellées qu'il lui faisait ces remises.Gagnon révèle aussi qu'au cours de nombreuses rencontres avec l'accusé, par la suite, celui-ci avait tenté de le convaincre de dire en cour, s'il y était cité, que tous ces chèques lui avaient été donnés contre argent liquide, parce que, chaque fois, il était pris dans la capitale sans argent de poche.Contre-interrogc par le procureur du prévenu.Me Gabriel Lapointe, le témoin affirme que c'étaient plutôt là des contributions à la caisse électorale du député, qui lui avait bien donné certains renseignements sur les projets d'initiative locale.Mais il ne s'agissait surtout pas, selon ses dires, de récompense pour cela.Quant à la secrétaire de Yannakis, Mme Meunier, elle dit que c'est effectivement son patron qui lui a remis ces chèques, par la suite.Sous enveloppe?Elle ne peut en être certaine.Mais, dans presque tous les cas, tous étant faits à l'ordre de «Caisse», elle les a déposés dans son propre compte de banque, en les endossant de son nom (sauf dans un cas où elle aurait utilisé par erreur celui du député) avant d'en transférer le produit dans le compte des dépenses électorales du représentant de Berthier-Maskinongé.Elle explique qu'ancienne employée de banque, elle savait que celles-ci, à l'époque, prenaient une quinzaine de jours avant d'escompter les chèques provenant de caisses populaires, et c'est pour que cet argent soit plus rapidement à la disposition de son patron qu'elle agissait ainsi.Un autre de ces chèques a été échangé, incidemment, par une dame Lamirande tandis qu'un autre a été déposé à la banque par Mme Yannakis.La défense fait d'ailleurs une double admission à ce sujet.En fin de séance, un policier produit par ailleurs des découpures de journaux pour démontrer que les média n'ont effectivement parlé de cette affaire que quelques jours après le début de la préenquête du juge Chaloux où Yannakis devait être témoin. A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 MAI 198i i « I «.% \\ \\ \\ N ! i À A «.4 s 3 i ! I i I I % I t t 1 % I ft ft ft ft ft ft ft % ft « ft « ft ft t « ft Elections scolaires les mises en candidature lundi \u2022ftj>» S: \u2022 a % t » i I h i i * * ] i ft Les mises en candidature pour les postes de commissaires et de syndics d'écoles auront lieu le 2 juin entre 12h et 14h.Environ le tiers des postes de commissaires et de syndics de toutes les commissions scolaires du Québec, sauf celles de l'Ile de Montréal, deviennent vacants et le président d'élection de chacune des commissions scolaires à l'obligation de procéder à des élections.Dans les commissions scolaires de l'Ile de Montréal, tous les postes de commissaires deviennent vacants et il y aura scrutin pour tous les postes où il y aura plus d'un candidat.Pour pouvoir poser sa candidature à un poste de commissaire ou de syndic, il faut: 1) être ^âgé d'au moins 18 ans; 2) être citoyen canadien; 3) n'être frappé d'aucune incapacité légale; 4) être domicilié dans la municipalité scolaire depuis au moins six mois avant le jour de la mise en candidature.De plus, il n'est pas nécessaire d'habiter le quartier où l'on pose sa candidature comme commissaire, il suffit d'être domicilié dans la municipalité scolaire.Rappelons que le commissaire ou le syndic d'écoles a pour mandat d'administrer les écoles en tenant compte des besoins et des aspirations du milieu.C'est le moyen de participer aux décisions importantes qui seront prises dans un avenir rapproché sur le rôle et la qualité de l'école.Les parents Avec l'adoption de la loi 30, les membres du comité de parents doivent élire un représentant des \u2022 parents au conseil des commissaires.Pour ce faire, avant le 1er juin, le secrétaire-général de chaque commission scolaire (ou le secrétaire-trésorier), doit convoquer les délégués des comités d'école pour procéder à l'élection de ce représentant des parents.Soulignons que le représentant des parents est aussi membre ex-officio du comité exécutif.Son mandat est de 12 mois.Il a les mêmes privilèges, droits, obligations et responsabilités qu'un commissaire, à l'exception du droit de vote.Il peut cependant présenter des propositions au conseil des commissaires et au comité exécutif.Avec l'entrée en vigueur, le 1er mars 1980, de la loi 71 (qui modifie à nouveau la loi sur l'instruction publique), le représentant des comités de parents au conseil des commissaires reçoit la même rénumération que les commissaires membres du comité exécutif.Le tiers de cette rénumération est versée à titre de compensation pour les dépenses inhérentes à la fonction.Qui a droit de vote?Tous les citoyens qui votent normalement aux autres élections, (provinciales, fédérales) ont droit de vote dans le quartier où ils résident, qu'ils soient propriétaires, locataires, parents ou non d'enfants d'âge scolaire.D'ailleurs, la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec entend promouvoir la participation aux élections scolaires du 9 juin.Durant les prochains jours, des dépliants et des affiches disant «Voter, c'est facile, encore faut-il y penser.» rappeleront aux gens que «ce droit de vote, bien plus qu'un droit de parole, constitue un devoir envers les enfants».Le mandat des commissaires est de trois ans et il est important de bien les choisir.Le Mouvement scolaire confessionnel se lance dans la lutte i 4 : i : t : : ft ft « t i i » é t t i i I A l'approche des élections scolaires qui auront lieu le 9 juin, le Mouvement scolaire confessionnel se lance en grande dans la bataille pour «maintenir et revaloriser le système scolaire confessionnel actuel», profitant de l'occasion pour décocher des flèches empoisonnées aux MADELEINE BERTHAULT gouvernements du Québec «contrôlés par certaines élites matérialistes de type libéral ou de type socialiste depuis le début des années 60».Dépliants, publicité payée à la radio et à la télévision, pleines pages avec photos dans certains quotidiens, le Mouvement scolaire confessionnel ne néglige rien pour convaincre les citoyens que «voter pour des commissaires compétents, vraiment chrétiens ^t respectueux de l'enfant, c'est voter l'école authentiquement québécoise, c'est voter l'école qui n'acceptera pas de devenir une arme au service d'un certain fanatisme syndical, politique, athée, ou au service de la subversion idéologique».A cet idéal on oppose une vision décadente de l'école qui «formera des fanatiques et des .politisés, si on vote pour des commissaires fanatiques et politisés».D'ailleurs, des 16 commissaires (sur 18) qui se représentent cette année à la CECM, le Mouvement scolaire confessionnel n'en appuie que 13.En effet, trois commissaires (Robert Sauvé, Madeleine Néron et Jimmy Di Genova) qui ont voté en faveur du changement de statut pour l'école Notre-Dame-des-Neiges, ne bénéficieront pas cette fois-ci de l'appui du MSC.C'est ce qu'on a pu apprendre hier au cours d'une conférence de presse «publique».Rappelons que le MSC est la coalition de 21 organismes catholiques allant de l'Association des parents catholiques aux Chevaliers de Colomb, en passant par le Cercle des fermières, le Chapelet en fraternité, le Mouvement eucharistique, le Mouvement des Cursillos, etc.Plusieurs de ces groupes figuraient sur la liste des requérants qui avaient demandé une injonction contre le livre et la pièce de théâtre «Les fées ont soif».Soulignons enfin que le Mouvement scolaire confessionnel fera campagne intensive à la CECM, ainsi que sur les territoires des commissions scolaires de Jérôme Le Royer, Sault-Saint-Louis, Verdun, Sainte-Croix et Bald-win-Cartier, toutes sur l'île de Montréal.i *1 ublicité sympathique: Bergeron est acquitté ! Robert Bergeron qui dirigeait une imprimerie et une ^agence de publicité connues sous *les noms de Empress Inc.et de Promotions publicitaires Bel-mont Inc., a été acquitté, mercredi après-midi, de l'accusation d'avoir fraudé le public d'une somme de $276,000 en 1977 et 1978, avant donc que la Commission d'enquête sur le crime organisé ne dirige ses recherches du côté de ce que l'on a appelé le .«vaste racket de la publicité ' sympathique».*\" Selon les accusations portées contre le prévenu et qui ont toutes été rejetées par le juge Mau-£TÏce Allard, c'est lors de la solli-\\ citation d'annonces pour les re-i vues de l'Association des inspec-\\ teurs en hygiène du Québec, soit 5 «Le Sourd québécois» et «Scout-* Jeunesse» que ces fraudes Savaient été prétendument J commises.I Souffrant d'un cancer de la k S * » i \u2022 > t photo Michel Gravel, LA PRESSE Devant le pavillon du Québec, la Grande-Hermine.Le bonsai: un arbre fascinant Le bonsai est un arbre fascinant.De toutes les plantes exposées aux Floralies intérieures de Montréal, ce sont probablement eux qui ont le plus impressionné les visiteurs.Ces arbres minia- PIERRE GINGRAS tures qui sont souvent très âgés, plus de 100 ans dans certains cas, demeurent cependant très peu connu des amateurs de plantés.On ignore par exemple que le bonsai (il faut prononcer avec le son «s») n'est pas une plante d'intérieur.Et croyez-le ou non, certaines espèces d'arbres poussant à l'état sauvage au Québec peuvent très bien convenir à la création d'un bonsai, notamment le genévrier, quelques espèces d'arbres fruitiers et certains bouleaux.Un art japonais C'est aux guérisseurs chinois qu'on doit la création des premiers bonsai, il y a environ 4,000 ans.Ils jugèrent plus pratique de transplanter près de leurs demeures les plantes médicinales dont ils avaient besoin plutôt que d'en faire la cueuillette en haute montagne.Fait intéressant, ces arbres qui poussaient dans des conditions climatiques très difficiles étaient habituellement très petits.Il suffisait alors de les tailler régulièrement pour les empêcher de grandir normalement.Si les Chinois cultivent aujourd'hui un bonsai d'un style très particulier, ce sont les Japonais qui.il y a moins de 200 ans, firent de cette pratique un art.D'ailleurs, si le bonsai est aujourd'hui répandu à travers le monde, il est surtout cultivé au Japon où on le considère même comme un investissement.En effet, selon M.Lloyd Mey-da qui était conférencier hier au colloque sur le sujet au Jardin botanique de Montréal, le Japon organise plusieurs fois par année des encans où des bonsai de grande valeur sont offerts au public.Souvent, ce sont des hommes d'affaires qui sont acheteurs et à des prix qui dépassent parfois les $25.000 pièce.Essentiellement, le bonsai est un arbre dont on contrôle le développement normal en taillant ses racines et ses feuilles régulièrement.L'éthymologie du mot signifie d'ailleurs: cultiver un arbre dans un pot.Aujourd'hui les styles de bonsai de même que les espèces utilisées pour leur création sont très nombreux.Les plus populaires demeurent cependant le pin et l'érable japonais.L'entretien de cet arbre miniature doit être minutieux et son arrosage, par exemple, doit être quotidien.Arbre d'extérieur, le bonsai suit le même rythme biologique que n'importe Les bonsai au Jardin botanique C'est le Jardin botanique qui héritera de tous les bonsai, plus d'une centaine, actuellement exposés aux Floralies.On ne sait encore cependant si le public aura le loisir de pouvoir les admirer sur place.Fait intéressant, le Jardin botanique possède déjà près de 200 spécimens de bonsai développés par un spécialiste depuis plusieurs années.Toutefois, malgré la grande beauté de certains d'entre eux, le public régulier du jardin n'a pu les examiner qu'une fois, au cours d'une exposition.Selon le directeur de la Société de bonsai de Montréal, M.Robert Riopelle, l'attitude du jardin serait attri-buable au fait que ces bonsai sont relativement jeunes, donc de peu d'attrait pour le public.Signalons que ceux qui veulent se lancer dans la culture de ces arbres miniatures ont intérêt à devenir membre de la société dirigée par M.Riopelle ou de faire appel à ses services.L'adresse de la société est la suivante: CP.632, Place d'Armes, Montréal, Que.H2Y 3H3.lequel autre arbre.Si c'est un arbre fruitier, il donnera des fleurs au printemps, des fruits l'automne et son feuillage se colorera avant de tomber au sol avant l'hiver.La saison froide, il faudra le conserver à une température voisine de 1° C.Un bonsai ne doit pas être exposé à l'intérieur durant plus de quelques heures.Où s'en procurer?Chez quelques fleuristes à Montréal, à partir d'environ $25.Toutefois, aux Etats-Unis et dans certaines villes canadiennes (Toronto) on peut acheter des graines sélectionnées ou encore un très jeune plant.Cependant, si on ne peut s'acheter un bonsai mature, il est possible d'en créer de toutes pièces.Il suffit dans ce cas de trouver en forêt, ou mieux encore, en montagne ou sur une falaise, un arbre dont ia croissance aura été ralenti à cause d'un milieu de vie difficile.La transplantation s'effectuera alors avec grand soin, tôt au printemps, et l'arbre sera planté dans un grand pot.Ce n'est qu'au cours de la deuxième année de croissance en pot qu'on pourra couper environ le tiers de ses racines et de lui donner par la taille des feuilles et de ses branches la forme qu'on veut obtenir dans le futur.Votre bonsai atteindra alors sa forme définitive après quelques années de soin.Mais si vous l'entretenez convenablement il pourra partager toute votre vie et même celle de vos descendants. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 MAI 1980 PAUL DES MARAIS président du conseil d'administration la presse ROGER LEMELIN président et éditeur FERN AND ROY vice-président exécutif JEAN 8ISTO éditeur adjoint TVON DUBOIS directeur de l'information MARCEL ADAM éditorialiste en chef Un processus qui démarre de travers Il y a quelque chose de malsain dans la manière fébrile et maladroite avec laquelle le gouvernement fédéral a relancé le processus de réforme de la fédération canadienne.Dès le lendemain du référendum, le premier ministre Trudeau envoyait son ministre de la Justice faire une visite éclair des premiers ministres provinciaux pour recueillir leurs vues sur la meilleure façon de donner suite à leur volonté de changement.M.Trudeau voulait profiter du climat de bonne volonté créé par le référendum québécois pour mettre immédiatement en marche l'entreprise réformiste.En même temps il montrait aux Québécois qu'il ne s'était pas engagé à la légère à leur endroit et qu'il prenait au mot les neuf premiers ministres provinciaux qui s'étaient compromis durant la campagne référendaire.Mais, dans sa précipitation, M.Trudeau a commis une erreur de tact en traitant le gouvernement québécois cavalièrement.Alors qu'il était encore sous le choc de son cuisant échec, il envoie un émissaire lui demander comment il entrevoit la réforme du régime qu'il vient de combattre corps et âme.Et quel émissaire lui envoie-t-il?Le ministre Jean Chrétien, celui qui fut avec le ministre André Ouel-let l'exécuteur des hautes oeuvres du camp du «non», celui qui a porté les attaques les plus vulgaires et les plus blessantes à l'endroit du gouvernement péquiste.Abasourdi, désorienté, on comprend que celui-ci n'ait pas voulu recevoir immédiatement ce foudre de guerre métamorphosé en dange de la paix.C'est par des fuites que le gouvernement Lévesque apprit ensuite qu'on avait fixé sans lui la tenue, le 9 juin, d'une rencontre préli- minaire des premiers ministres au Lac Harrington, pour y fixer le cadre de la révision constitutionnelle qui doit s'amorcer avant la fin des travaux des Communes, en août.Le gouvernement Lévesque a perduson référendum mais il n'a pas démérité pour autant dans l'estime des Québécois.C'est faire un mauvais calcul que de le bousculer en prétextant la volonté de ces derniers de voir les choses changer rapidement.Les circonstances exigent de la diplomatie, de la bonne foi et de la bonne volonté de la part du gouvernement central qui doit être exemplaire à cet égard.C'est en bonne partie parce que ces vertus ont souvent fait défaut dans le passé que la méfiance est devenue la règle dans les rapports entre les deux ordres de gouvernement.Vue sous cet angle la révision constitutionnelle démarre sous de bien mauvais auspices.La semaine dernière le chef de l'opposition, M.Joe Clark, disait aux Communes que le sens de l'unité nationale dépend autant de la façon de gouverner que de la constitution.«Le succès de la réforme, ajoutait-il, dépendra donc d'un respect véritable des autres partenaires de la confédération.» Et M.Clark mettait en garde contre les attitudes qui créent un climat d'affrontement, sapent la confiance et rendent la coopération impossible.Le lendemain on commençait par traiter le gouvernement québécois sans ménagement.Quelques jours plus tard les ministres Donald Johnston et Marc Lalonde prononçaient des conférences qui devaient soulever des controverses.Le premier dénonçait les «régionalismes excessifs» et réduisait pratiquement les aspirations du Québec au respect du français à travers le pays, cependant que le second accusait sans les nommer certaines provinces de détruire à leur manière le fédéralisme en inversant le projet péquiste: la souveraineté économique avec l'association politique.Et M.Trudeau s'élevait ensuite contre ceux qui se rabattent sur la décentralisation pour résoudre la plupart des problèmes du pays, ajoutant que «ce n'est pas la bonne voie».Tout cela avant même que les premiers ministres ne se soient réunis pour fixer le cadre de ces négociations destinées à résoudre non seulement le cas du Québec, mais aussi le problème des aspirations régionalistes, dont Tune des composantes majeures est la décentralisation économique.Ce qui inquiète c'est moins le contenu même de ces propos que la manière avec laquelle le gouvernement Trudeau aborde cette ronde de négociations que l'on veut décisive.S'il est vrai que M.Trudeau veut réformer la fédération et que pour y arriver il est prêt à tout négocier ou presque, n'est-il pas élémentaire de commencer par afficher un esprit d'ouverture et de compréhension, par éviter d'antagoni-ser les provinces en s'opposant d'avance, publiquement et de façon sommaire ou caricaturale, à leur façon de concevoir le Canada de demain?Pour mener à bien une entreprise aussi difficile, il faut au départ être imbu de cet esprit de compromis dont M.Trudeau aime souvent dire qu'il est une marque distinctive de l'histoire canadienne.Il lui reste à démontrer que cet esprit ne lui fera pas défaut au moment où se joue l'avenir du pays.MARCEL ADAM L'affaire Cazavan soulève des questions l£S DEMo/SFÂùe?VE BOOLEVAKP L'actuel président et directeur général de la CDP (Caisse de dépôt et placement), M.Jean Campeau, n'occupe ce poste que depuis février alors que son prédécesseur, M.Marcel Cazavan, démissionnait en janvier pour «des raisons personnelles».Ce poste est important puisqu'il consiste à gérer le fonds de retraite de la population dont l'actif dépasse $10 milliards.Pour établir une politique de gestion de ce fonds dans l'intérêt non pas du gouvernement mais des contribuables, qui seront les futurs pensionnés, le président-directeur doit être le plus possible indépendant des influences gouvernementales, en particulier celles du ministère des Finances.Or M.Cazavan a été remplacé par M.Campeau, ancien haut fonctionnaire du ministère des Finances.Bien sûr, l'intérêt des contribuables peut coïncider avec celui du gouvernement.Mais souvent il n'en est pas ainsi puisqu'un fonds de retraite exige une politique de placements qui produise le meilleur rendement possible, alors qu'au contraire les prêts au gouvernement se font à des taux préférentiels.On peut ergoter sur la question et prétendre que si le gouvernement emprunte à de meilleurs taux d'intérêt de la CDP c'est autant de moins que les contribuables auront à payer en impôts.L'expérience prouve le contraire, puisque les facilités d'emprunt encouragent les gouvernements à dépenser.Quoi qu'il en soit, le public a droit de demander et de savoir pourquoi on paie à M.Cazavan, démissionnaire, son salaire ($72,000) d'ancien président pour agir à titre de «conseiller spécial».Le président occupe le poste d'autorité décisionnelle alors que le conseiller, spécial ou non, ne l'occupe pas.Pourquoi alors payer les deux au même salaire?Si M.Cazavan est en pleine forme et peut travailler à plein temps pour la CDP au même salaire, pourquoi a-t-il démissionné?Si le poste de «conseiller spécial» est si important qu'il mérite le salaire du président, pourquoi ne l'a-t-on pas créé depuis quinze ans?Quel que soit l'aspect sous lequel on envisage la question, on arrive toujours à la même conclusion: M.Cazavan a été forcé de démissionner parce que sa politique de gestion ne coïncidait pas avec celle du gouvernement, qui voit apparemment dans la Caisse de dépôt un réservoir de liquidités d'accès facile et à des taux avantageux pour ses emprunts de plus en plus considérables.Le ministre Parizeau doit répondre à ces questions de l'opinion publique.Car on ne paie pas à ce salaire un conseiller spécial sans bonnes raisons.Même si le Québec n'est pas une province comme les autres.IVAN GUAY ***Çâ êt#e AvecCAsserrë 8ago erre er,.er; coM^eA/ry 'i/ûùs m ï 'eNtevez v'iASouctief VOVo.on tear vqa peau ap(2èS /; .1 17 Droits réservés L'enquête sur les relations CECM Après la visite du Président Portillo La nomination par Québec d'un enquêteur chargé d'étudier la nature et l'étendue des problèmes de relations de travail à la Commission des écoles ca-tholiquesde Montréal (CECM) est une décision pour le moins surprenante.Quels faits nouveaux prétend-on découvrir par cette enquête qui ne seraient pas déjà connus du ministère du Travail?Il n'est pas question ici de mettre en doute la crédibilité de l'enquêteur qu'on a désigné.M.Lucien Bouchard, qui a négocié pour le gouvernement dans le secteur public, est sûrement capable de remplir une telle tâche.Tout simplement, on voit mal l'utilité de celle-ci à un moment où la priorité devrait être donnée aux moyens de sortir de l'impasse et de rouvrir les écoles.Ne perd-on pas ainsi un temps précieux?Que la CECM ait commis des erreurs ou ait fait preuve, à un moment ou l'autre, d'un manque de souplesse dans la négociation, c'est non seulement possible, mais probable.Mais, pour l'Instant, ce qui compte c'est de mettre fin à un conflit qui met en péril l'année scolaire des enfants de la métropole.Jusqu'à preuve du contraire, on est en droit de présumer que les autorités scolaires montréa- laises se sont cramponnées de bonne foi aux positions qu'elles ont défendues.Elles avaient d'ailleurs en cela l'appui de l'Association des directeurs d'école de Montréal et de la Fédération des principaux du Québec.Bien plus, on retrouve dans l'équipe de négociation patronale une ancienne vice-présidente du syndicat des enseignants, devenue depuis directrice d'école.Dans une lettre au directeur général de la CECM, en date du 9 mai, le conseil d'administration de l'Association des directeurs d'école de Montréal recommandait expressément de rejeter le rapport des conciliateurs.La Fédération des principaux du Québec, dans un télégramme au ministre de l'Éducation, exprimait, trois jours plus tard, le même point de vue.Or, le rapport subséquent du médiateur Yvan Blain n'apportait que des correctifs mineurs à celui des conciliateurs.Les directeurs d école étant ceux qui ont à vivre avec une convention collective et à l'appliquer quotidiennement, il était difficile à la CECM d'ignorer leurs recommandations.Au surplus, si la CECM n'avait pas été de bonne foi, comment aurait-elle pu non seulement accepter mais demander que son conflit avec le syndicat de ses enseignants soit tranché par un arbitrage aux conclusions exécutoires?Pour toutes ces raisons, encore une fois, on voit mal comment une enquête sur la façon dont la CECM conduit ses relations de travail peut vraiment faire avancer le débat.Le syndicat, dans cette affaire, réclamait, on le sait, un autre type d'intervention de la part de Québec.Il demandait qu'un tuteur ou un administrateur soit substitué à la CECM avec pouvoir d'accepter, en son lieu et place, le rapport des conciliateurs ou celui du médiateur.Pourquoi un tuteur ou un administrateur si celui-ci, au départ, est lié par un mandat de signer tel projet de convention bien précis?La CECM a mené sa bataille au nom de la qualité des services scolaires.Si le gouvernement est convaincu que cette qualité serait mieux préservée par le rapport des conciliateurs (ou celui du médiateur), qu'il l'impose simplement par une loi d'exception.Il en prendra alors toute la responsabilité.Il apparaîtrait bien préférable, toutefois, et plus respectueux de l'autonomie de la CECM, de confier toute l'affaire à l'arbitrage (avec réouverture préalable des écoles).VINCENT MINCI - » La visite du président du Mexique au Canada (Ottawa et Toronto) n'a pas apporté à tous des consolations.Si les résultats de cette visite ne sont pas en tout point à la hauteur des espérances, la faute n'en revient pas au Président José Lopez Portillo, mais à certaines illusions.Le Mexique est un important producteur de pétrole.Le Canada devant importer 350,000 barils par jour, il va sans dire que le pétrole mexicain offre de l'intérêt.Rappelons, comme l'écrit Jean-Marie Chevalier dans le «Nouvel enjeu pétrolier», que «le Mexique est le premier pays qui, dès avant la Deuxième Guerre mondiale, réussit à s'affranchir victorieusement de la domination des sociétés étrangères».Ce souci de se donner une politique bien à soi ne pouvait nullement embarrasser Ottawa, qui, sous les libéraux notamment, par l'élan donné à Pe-tro-Canada, n'a pas caché qu'il souhaitait établir une politique vraiment canadienne de l'énergie.Comment se fait-il, dès lors, que comptant obtenir du Président Portillo des livraisons de 100,000 barils par jour, le Canada doive se contenter de la moitié, soit 50,000 barils?Le Mexique n'ignore pas la valeur de l'atout que constituent ses réserves pétrolières.Oui n'exploite pas en ce moment pareil avantage?Le visiteur a déclaré, par ailleurs, que sa mission n'est pas de travailler à l'amélioration du niveau de vie des Canadiens.En échange d'un pétrole qui n'est pas exactement donné (à $33.50 le baril), le président veut que son pays bénéficie de l'avance technologique du Canada, dans le domaine nucléaire notamment.Il ne demande pas aux Canadiens de lui vendre des usines, clefs en main, mais de montrer aux Mexicains comment réaliser des installations hautement spécialisées.Bref, en échange de produits pétroliers, le Mexique veut partager les secrets canadiens de fabrication.Fournisseur exigeant, le Mexique se montre également un client sévère.Tout compte fait, le président du Mexique ne raisonne pas différemment des dirigeants canadiens qui s'opposent à ce que le Canada soit considéré par ses partenaires commerciaux (européens et américains) comme un simple pourvoyeur de richesses naturelles.Certaines informations (publiées parle Devoid laissent entendre qu'Ottawa a tout fait pour que le président du Mexique ne mette pas les pieds dans notre province, malgré le désir très vif de Québec d'emmener le visiteur à la baie James.Si, effectivement, un interdit a été prononcé à rencontre du Québec, on a le choix des explications.Agacé depuis toujours par les efforts du Québec pour acquérir une personnalité internationale, Ottawa a-t-il trouvé dans les résultats du référendum un encouragement à mettre un point final à une controverse incessamment renouvelée?Ou faut-il penser que l'omission du Québec au programme n'est qu'un épisode de plus dans la chronique des frictions presque quotidiennes entre les deux capitales?Sur tout cela nous serons fixés très bientôt.Quoi qu'il en soit, cet escamotage n'est pas seulement regrettable pour le gouvernement Lévesque; il est déplorable pour Montréal, ville à «vocation internationale», comme aiment à le proclamer ses édiles.En outre, l'intérêt des nôtres pour le Mexique, ses artistes, ses architectes, son cinéma, n'est pas d'hier.Il faut voir tout ce que Toronto a su tirer du passage du Président Portillo dans ses murs! GUY CORMIIR \u2022 » LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 MAI 1980 La compagnie Bell Canada devrait épargner l'âge d'or Présentation du Conseil d'Action Sociale du Forum des Citoyens Agés de Montréal à l'audience publique du C.R.T.C.concernant la demande d'augmentation des tarifs de Bell Canada.Le Conseil d'Action Sociale du Forum des Citoyens Agés de Montréal regroupe différents organismes de personnes âgées de la région métropolitaine pour travailler à l'amélioration des conditions de vie des personnes âgées.Le Conseil d'Action Sociale du F.C.A.s'oppose à l'augmentation des tarifs de Bell Canada pour les personnes âgées.Voici les principales raisons d'ordre économique, physique, psycho-social qui motivent cette position.1° Situation économique Bell Canada demande une hausse de 23% des tarifs de téléphone.La majorité des personnes âgées ne pourront assumer cette nouvelle hausse de tarifs sans couper sur d'autres biens essentiels.Un bon nombre de personnes âgées ont un faible revenu.Le Québec comptait en 1978 environ 500,000 personnes âgées de 65 ans et plus, soit 7.8% de la population totale.De,ce nombre, plus de 315,000 personnes (63%) reçoivent en totalité ou en partie le supplément de revenu garanti qui s'ajoute aux prestations de la Sécurité de vieillesse.Autre-riient dit, en 1980, 63% des per- sonnes âgées ont un revenu mensuel de $340.15 pour une personne seule et de $628.62 pour un couple.Soulignons le fait que près de la moitié des citoyens âgés du Québec (46.4% en 1971) vivent sur le territoire de la C.U.M.Le revenu moyen des retaités étant inférieur à celui de la population totale, nous croyons que cet écart va s'accentuant compte tenu que les pensionnés n'ont pas bénéficié des augmentations reliées au coût de la vie généralement accordées aux salariés.Voyons maintenant comment peut s'établir le budget des personnes à faible revenu.Logement: Une enquête effectuée eh 1971 auprès des citoyens âgés du quartier centre-sud de Montréal relevait que le logement représentait 36% de leurs dépenses totales.Ce pourcentage a sûrement augmenté au cours des dernières années.Alimentation: Toujours selon l'enquête citée précédemment, près de la moitié du revenu des personnes âgées (48%) est consacrée à l'alimentation.La majeure partie des revenus étant consacrée au logement et à l'alimentation, la marge de manoeuvre est bien mince pour ce qui reste: vêtements, téléphone, transport, loisirs, et une augmentation de 23% du compte de téléphone représente une dépense supplémentaire difficile à rencontrer.* \u2014 Recherche sur les conditions de vie de personnes âgées dans Le prix Yvette-Rousseau Le samedi 17 mai dernier avait lieu la remise des prix aux lauréats du prix Yvette-Rousseau.Pour cette occasion Yvette Rousseau, sénatrice, m'avait personnellement invitée à assister à cette fête.Je me retrouvais donc comme le chirurgien qui après avoir ramené à la vie son patient, est convié à une réunion de famille pour célébrer l'heureux événement.On se souvient en effet que le prix Yvette-Rousseau a été relancé en juin 1977.A l'époque on avait choisi de lui donner un statut légal en en faisant un organisme sans but lucratif incorporé selon la troisième partie dç la loi des compagnies.Il nous a fallu une foi de charbonnier pour réussir cette relance, fondée sur la bonne volonté, le bénévolat et bien des promesses.Aujourd'hui, le patient a grandi et il se porte bien.Il a été pris en charge par quatre organismes: l'Association Féminine d'Education et d'Action Sociale, l'Association des Femmes Chrétiennes, la Fédération des Femmes du Québec et le Cercle des Fermières.Il bénéficie de plus du support du Mouvement des Caisses populaires Desjardins.Il a déjà à son crédit une publication: «Un Forum de la pensée féminine au Québec».Cette publication contient les textes gagnants pour l'année 1979.Cependant, malgré sa bonne santé, un danger menace Pat-teinte des buts et objectifs du prix Yvette-Rousseau.Ce prix a été mis sur pied pour amener une prise de conscience des problèmes de l'heure et y apporter des éléments de solution en suscitant un dialogue entre les hommes et les femmes afin qu'ensemble ils soient en mesure de bût}r une société meilleure.N'ayant pas été membre du jury, je n'ai pas à évaluer les textes; cependant, j'ai constaté que les femmes qui se sont mérité les premiers prix appartiennent à un groupe privilégié de notre société ne représentant pas plus de 2% de la population.Mais qu'advient-il des femmes qui composent l'immense majorité de la population?Ces femmes n'ont-elles rien à dire?J'en doute, car le témoignage le plus éloquent recueilli lors de la période de questions qui a suivi le colloque provenait de l'une d'entre elles.D'autre part les récipiendaires ont donné dans les textes primés un témoignage de vie qui mérite toute notre attention, mais sans pour autant contenir des solutions globales aux problèmes de notre société actuelle, parce que trop subjectifs.Aussi, les réflexions recueillies à cette occasion auprès de quelques hommes m'ont permis d'appuyer ma première constatation: les textes ne permettent pas d'établir une réflexion et un dialogue entre les hommes et les femmes sur des solutions possibles et des recommandations.Maintenant que le prix Yvette-Rousseau bénéficie d'un soutien politique et économique, j'ose espérer qu'il atteindra la maturité nécessaire pour en faire un forum d'où pourront jaillir l'Etre humain, où l'Amour et la Paix pourront se développer.Pour atteindre cet objectif, il faudra peut-être repenser la mise en marché, l'identification de la clientèle, les réseaux de distribution, les critères de sélection, les catégories ou que sais-je encore?Les femmes se sont dotées d'un instrument, veulent-elles réellement l'utiliser?Comme chirurgien de cette opération, i.e.comme présidente du Comité de la relance 1977, je le souhaite de tout coeur.Pierrette BARITEAU-CAMBRON Boucherville La défaite l'ébranlé Aujourd'hui, Ie21mail980,ma déception est très profonde et je sais combien elle est partagée par un nombre considérable d'autres Québécoises et Québécois.J'aurais cru qu'un grand mouvement de solidarité aurait permis à notre peuple de sortir victorieux de ce référendum et ainsi d'amorcer cette fière démarche vers la souveraineté.Mais non, ce ne fut malheureusement pas le cas.Ce que j'ai pu constater à regret c'est un peuple divisé, qui ne se tient pas, un peuple qui est encore mené par la peur et qui n'a pas confiance en ses propres possibilités.Oui, j'avoue que le lendemain j'étais un peu moins fière d'être Québécoise.Mais pour ce qui est de mes convictions politiques, sachez qu'elles sont encore plus fortes et que j'en suis encore plus fière qu'auparavant.Et ce dont je suis sûre, c'est qu'un jour ou l'autre elles se concrétiseront, c'est inévitable.France GARIÉPY étudiante Saint-Laurent Précision sémantique C'est avec regret que je le fais, mais je me dois d'écrire cette lettre, même si je doute fort que vous la publiez.Voici presque chaque lundi, vous publiez la lis-, te des accidents mortels du week-end et presque inévitablement, vous nous racontez que telle ou telle personne a perdu la vie quand elle a été (tenez-vous bien) «frappée» par un véhicule quelconque.J'ai encore relevé cette faute grossière dans l'édition d'hier (19 mai) de LA PRESSE, mon journal préféré.A ce que je sache, les véhicules motorisés n'ont ni bras ni jam- \u20144-«- bes avec lesquels ils peuvent frapper.Chacun sait, et même un écolier le moindrement soucieux de bien écrire et de bien parler son français, sait que dans pareille circonstance c'est le mot «heurter» qu'il faut employer.Alors qu'en haut lieu on s'occupe donc de voir à faire corriger pareil état de chose.Qu'une fois pour toutes en pareille circonstance, on supprime ce fautif mot frapper et qu'on le remplace par le mot qui convient, soit «HEURTER».le quartier centre-sud de Montréal, 1972.L'équipe de recherche de Place Vermeil sous la direction de Louis Trudeau, sociologue.2° Situation physique et psychosociale Le phénomène du vieillissement est parfois accompagné d'incapacités physiques (maladie, handicap) chez certaines personnes.Cependant, il y a avantage, autant pour les individus que pour la société, à maintenir à domicile les personnes âgées.Alors, le service téléphonique n'est pas seulement un service utile mais essentiel.Voyons quelques situations qui montrent sa nécessité.Pour assurer une sécurité aux personnes isolées, plusieurs services téléphoniques bénévoles, nés du désir de répondre aux besoins du milieu, ont été mis sur pied: «Boujour Aujourd'hui», «Télé-Bonjour», «Allo, j'écoute», etc.En plus de remédier à l'isolement, ces services permettent de prévenir certaines situations pénibles ou d'y remédier.Le service téléphonique contribue aussi à assurer les services requis en cas d'urgence: maladie, accident.C'est une sécurité de savoir que lorsqu'on est mal pris, on peut atteindre Télé-Mé-dic, le service d'ambulance, etc.Après une période d'hospitalisation, le service téléphonique permet aussi de faire appel aux services de maintien à domicile du quartier sans quoi le retour à la santé peut être compromis.De plus, alors que les rigueurs de notre climat ajoutées aux limites physiques rendent plus difficiles les déplacements, le service téléphonique permet de se ravitailler en plaçant une commande téléphonique à l'épicerie du coin.Enfin, notons que dans notre contexte métropolitain, la solitude est souvent le lot des personnes âgées.Alors que pour les raisons déjà évoquées (argent, santé, climat) les sorties se font plus rares, le téléphone est un moyen de communication avec les parents et amis permettant d'éviter l'isolement et les problèmes qui en découlent.COMPTE TENU de la situation physique et psychosociale des personnes âgées, NOUS CONSIDERONS que le service téléphonique est un service indispensable pour elles, COMPTE TENU de leur situation financière, NOUS CONSIDERONS que la majorité des personnes âgées ne peuvent payer davantage pour le service téléphonique, c'est pourquoi NOUS DEMANDONS que les personnes âgées soient exemptées de l'augmentation des tarifs de Bell Canada.LE CONSEIL D'ACTION SOCIALE DU FORUM DES CITOYENS AGES DE MONTREAL Albert MENARD, président.Mort aux sondages J'en ai soupe de me faire casser les oreilles par tous ces faux sondages.Au moins, s'ils reflétaient la vérité, mais loin de là, les marges d'erreurs sont tellement considérables que je n'ai plus aucun doute sur l'incompétence ou la partisanerie de sondeurs tels que IQOP et CROP.À voir les résultats des sondages, on a l'impression que ces firmes ont une liste de noms de péquis-tes et qu'ils interrogent plutôt ces gens, de là leurs fausses prédictions.J'aimerais bien savoir comment ces sondeurs, pour ne pas dire ces «sondeux», s'y prennent pour arriver à des résultats aussi erronés?Aux dernières élections partielles, ils prédisaient des «nez-à-nez» un peut partout, lorsque l'on sait que la majorité dans Prévost a été d'au-delà de 12,000 voix, et dans Maisonneu-ve, au-delà de 4,000.Quant au référendum, le oui était suppo-sément en avance.Que de mensonges, que de mensonges! La loi devrait interdire tout sondage en temps d'élections.C'est d'autant plus inacceptable que ces sondages sont faits avec l'argent des contribuables.Le P.Q.a dénoncé l'orgie de dépenses des fédéraux dans la publicité référendaire.C'est pourtant ce même gouvernement qui a fait un référendum qui nous a , coûté au minimum 14 millions.Il est temps que ces blagues cessent.A bas les sondages et à bas le gaspillage de fonds publics.M.BOÙRQUE Montréal Priorité est accordée dan» cette page aux lettres brèves, d'intérêt général, se rapportant à des articles parus dans LA PRESSE Les correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiés.L'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se reserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: m Tribune libre; LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Armes, Montréal, H2Y 3M h Pourquoi M.Davis veut-il rencontrer M.Claude Ryan?Depuis maintenant dix ans, la souveraineté-association est pour moi le but ultime à atteindre si le peuple québécois veut survivre en tant que nation plu tôt que d'en arriver un jour à ne former qu'un ghetto francophone au sein du Canada.Tous les adversaires du oui se sont réjouis et ont fait de belles promesses sur le renouvellement du fédéralisme.Malgré tout, je suis convaincu qu'il sera à peu près impossible de négocier à une table où siégeront onze personnes ayant toutes des intérêts différents, et où chacun tentera de «tirer la converte sur son bord».Vingt-quatre heures après la victoire du non, il me paraît étrange, sinon suspect, d'entendre le premier ministre de l'Ontario déclarer qu'il devra rencontrer M.Ryan, afin d'obtenir certains éclaircissements à propos du Livre beige, alors qu'il y a quelques mois à peine, il se déclarait en accord avec ce même livre.Comment alors avoir foi dans les belles paroles que nous ont susurrées les tenants du non tout au long de la campagne référendaire?Sans vouloir chercher d'excuses à cette défaite du oui, il faut bien avouer que lés forces en présence étaient inégales.Alors que les Québécois auraient dû pouvoir discuter entre eux du pour et du contre de la souverai- «Ht, ' .y.neté-association, leur province a été assaillie par des forces fédéralistes venant de l'extérieur, que ce soit d'Ottawa ou de Toronto.(.) Les gens ont ia mémoire courte.Dans les mois et les années qui viennent, il faudra leur rappeler les belles promesses des ténors du non, autant ceux du Québec que ceux des autres provinces, afin que les Québécois puissent prendre conscience du cul-de-sac vers lequel le fédéralisme se dirige.Vive le Québec libre! Guy FILIATRAULT Saint-Laurent Feu la rue Arnoldi On m'apprend que récemment la Section de toponymie de la Ville de Montréal a jugé bon de changer le nom de la courte rue Arnoldi, à vrai dire un cul-de-sac, située entre les rues Paré et Jean-Talon et débouchant du côté est du boulevard Décarie, en celui de Namur.On peut imaginer que la Ville veut ainsi rationaliser son réseau routier car on aperçoit la rue Namur poursuivre sa voie dans le même axe à quelques milles de là, vers Test.J'ai pour la Belgique la plus profonde estime et ma femme y est née, mais ça n'a pas grand-chose à voir avec l'histoire, grande ou petite, de Montréal.J'aimerais rappeler par con- tre que la rue honorait le souvenir du Docteur Daniel Arnoldi.premier président du Collège des médecins et chirurgiens de la Province de Québec en 1847 et dont l'actuel Collège aime à honorer la mémoire avec un portrait qui orne son bureau.De même le nom de la rue évoquait le souvenir de Charles Arnoldi, mon grand-père, ancien trésorier de la Ville de Montréal.J'aimerais bien savoir quelle autre raison a pu motiver ce changement qui surprend.Ou pense-t-on donner le nom d'Arnoldi à une autre rue?André Arnoldi au nom de famille Arnoldi Sainte-Rose de Laval Aux amis d'Israël Monsieur Michel M.Solomon, Rédacteur en chef.Regards sur Israël.Cher Monsieur, Devant les événements tragiques qui ont frappé plusieurs des vôtres à Hébron, je tiens à vous dire combien je partage votre douleur et celle de tous les amis d'Israël.Avec vous, je prie le Seigneur pour qu'il accorde sa paix à cette region qui nous est si chère.Il nous faut espérer qu'au-delà des haines et des divisions meurtrières, les hommes apprendront à se reconnaître comme des frères, dans le respect mutuel, la compréhension et l'amour.Recevez, cher Monsieur Solomon, l'expression de mes sentiments les meilleurs.Et permettez-moi de saluer bien cordialement les lecteurs de «Regards sur Israël.Paul GRÉGOIRE/ Archevêque de Montréal Précisions sur l'Irak moderne Dans son très intéressant reportage sur l'Irak (La Presse du 28 avril 1980, p.A14), M.Robert Pouliot souligne un fait très significatif concernant le rôle de ce pays arabe pétrolier au sein du monde arabe durant ces deux dernières années en particulier.«N'eut été, écrit-il, le rôle de Bagdad pour contrer les Accords de Camp David à l'occasion de deux conférences panarabes depuis l'automne 1978, les remous que traverse maintenant le Moyen-Orient auraient probablement fait éclater le monde arabe en deux camps adverses, pour et contre le traité de paix séparé.» L'initiative de l'Irak a été, en effet, d'une importance capitale en vue de faire avorter les tentatives américano-sionistes qui visaient à diviser le monde arabe pour mieux l'assujettir.Non seulement les négociations américano-israélo-égyptiennes ne cessent de s'enfoncer dans une impasse mais encore le régime de Sadate connaît un «superbe isolement» tant à l'intérieur de l'Egypte qu'au sein du monde arabe et dans le groupe des pays non-alignés.Il importe, ici, de remarquer que l'Irak n'a ménagé aucun sacrifice en vue de préserver la cohésion arabe autour de la cause palestinienne.D'importantes aides financières et économiques sont parvenues aux pays GUY MORGAN# L'ancien et le moderne à Bagdad arabes les plus démunis, initiatives politiques contribuant au règlement des litiges entre pays arabes, etc.Tous ces efforts devaient d'ailleurs aboutir tout naturellement à l'émergence d'une attitude commune arabe destinée à préserver le monde arabe des divisions internes et des menaces extérieures.Il s'agit de la Charte nationale arabe qui a été proposée le 8 février dernier par l'Irak et qui a été déjà approuvée par la quasi totalité des pays arabes y compris l'OLP.Mais cette attitude irakienne visant à unir les pays arabes et à les empêcher d'entrer dans la danse des deux superpuissances est loin d'être conjoncturelle.Dès 1947, le parti Baath qui est actuellement au pouvoir à Bagdad s'était prononcé pour une politique indépendante des deux blocs (communiste et capitaliste), s'affirmant ainsi comme étant réellement le précurseur du non-alignement.Quant à la rumeur que certaines forces obscures iraniennes ont fait circuler, il y a plus d'un mois, et qui prétend que des responsables irakiens auraient rencontré le conseiller du Président Carter en matière de sécurité nationale, elle relève plutôt de ['«intox».Contrairement à l'Iran qui a maintenu jusqu'à il y a à peine quelques semaines ses relations diplomatiques avec les Etats-Unis, l'Irak refuse toujours de renouer ses relations diplomatiques (rompues depuis la guerre israélo-arabe de juin 1967) avec les Etats-Unis tant que ce pays n'aura pas changé d'attitude à l'égard du monde arabe et plus particulièrement à l'égard du problème palestinien.Mais ceci n'empêche pas l'Irak de se méfier aussi de l'URSS et de dénoncer sans ambiguïté l'intervention de cette autre superpuissance en Afghanistan.Enfin contrainement à ce qu'avance M.Robert Pouliot concernant la prétendue rencontre entre des dirigeants irakiens et Brezinsky, cette rumeur a fait l'objet de nombreux démentis irakiens.Dans la revue gouvernementale «L'Irak aujourd'hui» du 5 mars dernier, tout un éditorial sous un litre fort significatif «Des mensonges inutiles» compare cette rumeur à celle que les sionistes et les Américains ont fait circuler lors du sommet des non-alignés de La Havane en septembre dernier et prétendant qu'il y aurait des soldats cubains en Irak.A cette époque, l'on voulait, il est vrai, empêcher l'élection de l'Irak à la présidence du prochain sommet des non-alignés.Mais ce ne fut là que peine perdue puisque ce pays arabe réellement non-aligné a été élu à la présidence du prochain sommet des non-alignés qui se tiendra à Bagdad en 1982.L'exemple irakien nous montre ainsi que la meilleure façon d'être proarabe c'est de n'être ni prosoviétique, ni proaméricain, c'est-à-dire d'être réellement non-aligné.Abdelkader BENABDALLAH (PH.D.) Président du Cercle arabe d'étude et d'Information au Canada I i t z ¦ - ; B 1} r f t J 3 - 2 l ¦ 4 - \u2022 a fl ¦ l i > a » t I > i : - i .c - J.i , s ! ¦ - 4 1 i t I i i 1 .11 \u2022 \u2022 \u2022 i al il £ orfj 39V \"A s* r ¦ ma\t: \t \t nié\t\u2022 \u2022 \t\u2022 \u2022 > )è\t\u2022 \t\u2022 nerf\t¦ \t\u2022 \t 4\t\u2022 \u2022 *\t\u2022 \u2022 \u2022 * \u2022 11\t n s\t\u2022 \u2022 * ioM\t\u2022 \u2022 y.n\t \u2022 \u2022 I IB! t A 8 SUR L'ACTUALITÉ ¦y V qui règne dans les milieux cubains de la « Little Havana » à Miami.Ici, on n'a pas encore digéré la Baie des Cochons et dans la jungle toute proche des Everglades, de petits groupes de fanatiques réinventent, du vendredi au dimanche soir, leurs rêves de défiler en vainqueurs à La Havane.Mais, hélas pour eux, la réalité est toute autre.en dépit de ce sillage profond creusé par l'exode sauvage avec tout ce qu'il comporte de traumatisme, de désespérance et de déchirures.Certes, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond a Cuba mais ce serait faux de croire ou de laisser croire que le régime instauré par Fidel Castro en 1958 vacille sur ses bases ou qu'il ait même perdu l'adhésion de la très grande majorité de la population.L'envers du décor démontre tout simplement que le Cubain ne remet pas en.cause les grands principes de la Révolution mais qu'il en a parfois ras-le-bol d'un quotidien difficile.Absentéisme et passivité Cela se traduit bêtement par des poussées de lièvre qui se con- Castro, le regard perdu vers la côte de Floride.CUBA 80: L'EXODE SAUVAGE Téléphoto PA «Si la liberté de quitter l'île était totale, Castro se retrouverait seul avec sa petite clique.» Fraîchement débarqué de Mariel, un ancien fonctionnaire du gouvernement, interprète au ministère des Relations extérieures.M.Angeio A.vitupère contre le régime cubain devant les caméras de la télévision américaine à Miami.L'affirmation passe difficilement la rampe car elle masque mai la hargne du nouvel exilé désireux surtout de faire chorus avec la mentalité anticastriste crétîsent dans un absentéisme chronique, une passivité qui tend à l'absurde et une désinvolture, voire un «je m'en foutisme» désopilant.Or, paradoxalement, le succès de la Révolution en est la cause.Car l'essentiel étant maintenant acquis, le Cubain rêve du superflu et voudrait laisser aux autres la fatigue des grandes traditions héroïques.L'exemple le plus frappant: si les Cubains acceptent, avec gentillesse de vous parler de leurs difficultés et même, avec franchise, de leurs erreurs, un mutisme absolu entoure l'engagement de Cuba en Angola et en Ethiopie.Par contre, ils sont intarissables sur leurs réussites patentes, notamment l'éducation et la santé, les deux points forts du régi- nfc i\u2014 .vtw\u2014.¦\u2022\u2022Vf-.¦\"¦*.V V \\ ¦1* Hi Jk M$ ^ H> ?r ?r r \u2022* x Sx LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 MAI 1980 L'un des points forts du régime: l'éducation.me et la véritable vitrine de la Révolution.Dans ces domaines, en effet, la Révolution cubaine a sorti Cuba du sous-développement.Les chiffres sont plus qu'éloquents.A Cuba aujourd'hui, il n'y a plus d'analphabètes et l'objectif du régime est d'amener la population la moins instruite à un niveau comparable à la 6e année au Québec.Sur une population de 10 millions d'habitants, plus de 145,000 étudiants fréquentent l'université.Cet enseignement obligatoire et gratuit à tous les niveaux (seul l'uniforme est à la charge des parents; livres, instruments scolaires et nourriture sont fournis par l'Etat) permet à Cuba, dans ce domaine, de caracoler allègrement en tête du peloton des pays du tiers monde.L'accès à la santé totalement gratuit Quant à la santé, l'accès est là aussi totalement gratuit et couvre entièrement les besoins de toute la population en dépit d'un appareillage qui n'entend d'ailleurs rivaliser avec les critères des pays riches.Avec 1 médecin pour 1000 habitants, Cuba peut aisément plastronner.Il n'en demeure pas moins que globalement Cuba demeure un pays sous-développé qu'on doit simplement découvrir et analyser en l'insérant dans un contexte caraibéen et en fonction des paramètres de la Caraïbe même si la qualité de la vie et le respect de la dignité humaine sont largement supérieurs par rapport à son environnement immédiat.À Cuba, en effet, mendiants, cireurs de souliers, prostituées.bref « l'exotisme » particulier aux autres îles de la Caraïbe ont disparu du paysage.Effort d'autant plus méritoire que Cuba s'était arrogé, au cours des années 50, du titre peu flatteur de «lupanar des Amériques >» et de pied-à-ter-re de la Mafia.Il n'est pas étonnant que les «gusanos» se soient fait traiter de «drogués et autres corrompus sexuels».Les failles sont visibles Ceci posé, les failles n'en sont pas moins visibles.En dépit des efforts gigantesques pour assurer un développement diversifié, l'épine dorsale de l'île demeure encore la production de la canne à sucre et le gouvernement, entre autres difficultés, n'arrive pas à combler les besoins de la population en logement et en.nourriture.Certes, à Cuba, on mange mais juste le strict nécessaire.Ce régime alimentaire, s'il ne fait pas vibrer les palais, s'avère d'une certaine efficacité car la malnutrition y est pratiquement inconnue.Mais la monotonie des menus et la fausse rareté \u2014 tout est exporté \u2014 de nombreux produits (tomates, laitue.) finit par donner aux gens l'envie d'aller manger ailleurs.Surtout qu'en prime, il faut faire la queue pour tout et donner libre cours à une «débrouillardise».Quant au logement, en dépit des loyers extrêmement bas, il fait cruellement défaut et force des familles entières à s'entasser dans les moindres réduits.Un effort manifeste est tenté dans ce domaine surtout dans les régions avoisinantes de La Havane où on construit à tour de bras.L'esthétique y est certes négligé mais le confort minimum est garanti.Mais il est illusoire de toujours demander à des jeunes qui veu- Téléphoto UPI Cette jeunesse.le véritable avenir de la Révolution cubaine.lent fonder un foyer d'attendre ou de cohabiter avec les parents et les grands-parents dans un espace limité; ne peuvent acquérir une voiture que par le rêve parce qu'à de rares exceptions (médecins, grands fonctionnaires.) l'achat d'une automobile à Cuba est strictement interdite aux particuliers.Il est vrai qu'ils ont le loisir de contempler, en faisant la queue pour prendre un «guagua» (autobus) déjà bondé, l'un des rares musées de l'automobile en fonctionnement réel.Coupés de la vraie réalité mondiale Demander à des jeunes de toujours rêver, cela finit par créer un appel vers une satisfaction et les projeter hors du morne quotidien.D'autant qu'ils sont coupés de la vraie réalité mondiale et ne la reçoivent qu'à travers le prisme d'une presse et d'une télévision qui ne véhiculent que la vérité du parti.Ce qui faisait dire à un jeune Cubain qu'avec le Granma, le peuple cubain n'aurait jamais su que Napoléon était parti visiter Waterloo.En fait, beaucoup plus qu'une aversion politique, la grande majorité des participants à l'exode sauvage de ce printemps 80 aura voulu fuir une certaine lassitude engendrée par les lourdeurs de la société cubaine.En attendant, la question se trouvera, une fois de plus, posée à savoir si cette lassitude et ces lourdeurs sont inhérentes au modèle communiste même tempéré par le caractère caraibéen ou font partie intégrante de l'héritage du sous-développement.La réponse devra être très vite formulée par les dirigeants de la Révolution cubaine qui détiennent encore l'immense avantage de garder encore la confiance de la grande majorité de leur peuple mais ne pourront pas toujours se réfugier dans des discours enflammés pour faire oublier qu'un certain Vendredi saint ce fut la ruée à l'ambassade du Pérou.Car tantqu'il y aura des étoiles, il y aura toujours des.vers de terre.\u2014FIN\u2014 LES 53 OTAGES AMERICAINS La Maison-Blanche espère que le parlement iranien trouve lui-même une issue à l'impasse WASHINGTON \u2014 Les 53 otages américains toujours détenus par les militants iraniens ne défraient plus la premiere page des journaux ni les manchettes télévisées, la Maison-Blanche s'étant résignée JEAN PELLETIER de notre bureau de Washington depuis un mois à espérer que le parlement iranien trouve lui-même une issue à l'impasse.En face de la Maison-Blanche, au centre de l'élipse.un énorme sapin orné de 53 rubans jaunes témoigne toujours de la crise, mais seuls les touristes qui attendent à la queue leu leu de visiter la résidence présidentiel- le, y prêtent une quelconque attention.Cette indifférence apparente n'est toutefois que de surface.La crise iranienne préoccupe toujours autant le président Carter et le département d'Etat, et si l'on s'avoue à court de stratégies c'est parce qu'en réalité l'administration Carter a conclu que pour l'instant du moins, le temps jouait en sa faveur.M.Carter et son secrétaire d'Etat, Edmund Muskie, considère toujours en effet qu'en atténuant l'importance de la crise des otages sur l'ensemble de la politique étrangère américaine, ils désamorcent la stratégie des dirigeants iraniens«qui souhaitent tenir les Etats-Unis en échec le plus longtemps possible afin de masquer les carences domestiques de leur gouverne- ment et de soutenir l'unité nationale du pays.L'ennui de cette politique «d'indifférence» c'est qu'elle cadre mal dans le contexte électoral américain.Dans six mois on se rendra aux urnes pour l'élection d'un président et si par malheur la crise iranienne n'était pas alors résolue le président Carter tel un pigeon d'argile deviendrait une cible facile pour son adversaire républicain, le gouverneur Ronald Reagan.Dans ce contexte il est évident que si pour l'instant la Maison-Blanche affiche une attitude réservée et conciliante, il est inévitable que d'ici la fin de juillet elle devra prendre de nouvelles initiatives dont il ne faut pas exclure l'option militaire.Jimmy Carter qui pour la première fois hier retournait vraiment sur les hustings dans le cadre des primaires de l'Ohio, est en train de mûrir une nouvelle offensive diplomatique auprès des dirigeants iraniens, offensive qui directement et indirectement nécessitera l'intervention vigoureuse (c'est ce qu'il espère) des alliés européens.Au cours des dernières semaines le président des Etats-Unis s'est affairé par voie de consultation à la mise en place d'un réseau visant à inciter ses collègues du sommet des Sept à Venise à l'occasion du prochain sommet une position unanime au sujet de la crise iranienne.Il s'agit de faire adopter aux pays européens l'équation sui- vante: la solidité de l'Alliance atlantique se joue sur plusieurs fronts.Celui militaire d'abord, de l'énergie ensuite et du Moyen-Orient enfin.Quelles que soient dès lors les réserves des Neuf face à une Amérique indécise bousculée par le Kremlin et une révolution en Iran, l'Alliance atlantique ne peut adopter une attitude confuse et morcelée face à l'Iran.Il en va de son prestige et de sa survie.Le seul recours des Etats-Unis (si l'on exclut l'hypothèse précaire d'un nouveau sauvetage) se limite aux sanctions économiques.Or, les pays européens se refusent d'engager le pas aux Américains dans cette voie jugeant qu'ils en seront les premières victimes.La Maison-Blanche estime toutefois qu'une approche mitoyenne mais réso- lue pourrait être orchestrée de telle sorte que le nouveau parlement iraniem, l'ayatollah Kho-meiny et le président Bani-Sadr sentent bien l'unanimité et la détermination de l'Occident dans la recherche d'une solution juste et rapide à cette affaire.Pour l'instant, si la crise des otages traverse une vague creuse aux Etats-Unis et dans le monde, elle émergera à nouveau au lendemain du sommet de Venise à la fin de juin.D'aucuns dans les milieux diplomatiques s'attendent à ce qu'à défaut d'un accord, le président Carter acculé à l'action sous la pression de son électorat tente alors seul une nouvelle approche.Les alliés sont conscients de ce dilemme et le redoutent malgré leur animo-sité et leur profonde méfiance face à Jimmy Carter. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 MAI 1980 J I i \u2022 # A 9 En vigueur jusqu'au 31 mai ou jusqu'à épuisement de la marchandise \"Kenmore répond vraiment bien à tous mes besoins, c'est une valeur sûre sur toute la ligne! \"Je recommanderais bien Kenmore parce que tous leurs appareils électroménagers sont fiables, faciles d'entretien et surtout robustes.Comme ils sont d'apparence sobre, ils ne se démodent pas et durent longtemps.Depuis que je suis \u2022 \"meublée\" en Kenmore, j'en ai eu plus que pour mon argent.\" Mme Larochelte.propriétaire d un déshumicificateur Kenmore.est photographiée ici avec notre modèle 89 200 Rabais $25 Déshumidif icateur 20 chop.Kenmore, à prix de réclame 199 Rég.$224.98 Un déshumidificateur Kenmore vous permettra de combattre l'excès d'humidité dans votre demeure.Ce modèle enlève jusqu'à 20 chopines E.-U.(9.5 L) par jour.Empêche les portes de se coincer, les tuyaux de suinter et les outils de rouiller.Rend un sous-sol humide confortable.L humidistat maintient le degré d'humidité désiré.Arrêt automatique en cas de débordement.Dégivreur arrête le compresseur en cas de formation du givre.Voyant lumineux avertissant que le réservoir doit être vidé.Avec raccord tuyau d'arrosage permettant l'écoulement.477 489 200 DL.\u2022\u2022Comme montré à la page 35 de notre catalogue Réclame mi-saison et pour toute sa durée.Capacité variant selon l'emplacement, grandeur de maison, circulation et accumulation de chaleur.La quantité d'humidité retirée est basée sur une température de 27 C et une humidité relative de 60%.Kenmore.seulement chez Sears! 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un coup de feu dans le dos et a été blessé gravement, hier, à Fort Wayne, Indiana, au moment où il descendait de sa voiture dans un terrain de stationnement d'un motel.Le directeur du FBI, William Webseter, a déclaré hier soir que l'attentat est «vraisemblablement l'aboutissement d'un complot» pour faire disparaître le président de la Ligue urbaine nationale et l'une des personnalités les plus influentes du mouvement des droits civils depuis près de vingt ans.M.Webster a ajouté: «L'attentat implique apparemment plus d'un individu qui ont trempé dans un complot prémédité.Tous les indices recueillis jusqu'à maintenant te-nent à démontrer que les coups de feu ne sont pas accidentels.Il nous reste à éclaircir cette histoire dont nous n'avons pas encore la réponse.» Un peu plus tôt, le président Jimmy Carter, qui poursuit sa campagne électorale à Cleveland, Ohio, a dit croire que M.Jordan a été victime d'une tentative d'assassinat.Un porte-pa-roie de la Maison-Banche a révélé que le président a discuté de l'incident avec les dirigeants du département de la Justice et qu'il y a tout lieu de croire à un attentat prémédité.Au moment de l'attentat, M.Jordan, 44 ans, était accompagné de Martha Coleman, 36 ans, une blanche, elle-même directrice locale de la Ligue urbaine nationale.Il a reçu la balle de calibre .30-06 dans le milieu du dos et des fragments sont ressortis en plusieurs endroits de l'abdomen.Transporté à l'hôpital Parkview Memorial, M.Jordan a subi une intervention chirurgicale qui a duré quatre heures et demie, à l'issue de laquelle le Dr Jeff Towles a indiqué que l'état du patient était sérieux, qu'il demeurait optimiste sur ses chances de rétablissement mais que «seul Dieu pouvait dire si le dirigeant noir survivrait».Il a aussi révélé que M.Jordan avait également été atteint par le franc-tireur d'une autre balle qui lui a causé une blessure superficielle à la jambe droite.Cet attentat est venu apporter un nouvel élément d'inquiétude sur la résurgence des troubles raciaux aux Etats-Unis et a semé la consternation.M.Jordan est, avec le révérend Jesse Jackson, de Chicago, l'un des principaux dirigeants noirs de la génération qui a remplacé celle du pasteur Martin Luther King dont l'assassinat, en avril 1968, à Memphis, avait provoqué une série de violentes émeutes raciales, surtout à Washington.M.Jordan était venu à Fort Wayne adresser la parole.Il avait entre autres sévèrement critiqué la politique américaine pour avoir bifurqué abrupte-ment vers la droite ainsi que le gouvernement Carter pour n'avoir pas tenu les promesses qui avaient été faites aux Noirs pendant la campagne électorale de 1976.Le maire Tom Bradley, de Los Angeles, a qualifié cet attentat de «tragique, monstrueux et de profondément troublant», ajoutant que Vernon Jordan, l'une des voix les plus écoutées, est par surcroît le plus ardent défenseur des minorités et des pauvres.Quant au Dr Benjamin Hooks, dirigeant de l'Association pour l'avancement des gens de couleur, il a déclaré à New York que la tendance actuelle vers le conservatisme aux USA ne peut que favoriser le Ku Klux Klan, le nazisme et toutes les formes de la violence.Il a déplus exprimé la crainte que des émeutes raciales n'éclatent dans au moins 40 villes américaines au cours de l'été parmi les Noirs, frustrés précisément par cette montée du conservatisme.La police charge des manifestantes à Salisbury d'après APet UPI La police anti-émeute a chargé à coups de matraque hier à Salisbury des femmes, parmi lesquelles plusieurs portaient un bébé sur le dos, pour disperser quelque 500 manifestantes, devant le parlement du Zimbabwe.Pour la deuxième journée consécutive, les manifestantes ont protesté contre la force nationale de police dirigée par des Blancs, en chantant des slogans et en lui adressant des quolibets, exigeant que la force policière soit désormais sous le contrôle absolu des Noirs et que cesse en même temps la brutalité policière.Des femmes transportaient aussi des affiches réclamant l'emprisonnement de M.Joshua Nkomo, ministre des Affaires intérieures, le rival politique du premier ministre Robert Mugabe en même temps que le responsable de la police.«Nous avons été trop patientes envers cette police réactionnaire.Nous avons été opprimées depuis trop longtemps», criaient-elles.La manifestation a tourné à la violence avec l'apparition de la police au volant de véhicules anti-émeute et de camions militaires.Après avoir reçu l'ordre de se disperser, elles répliquèrent en lançant des pierres et des chaussures.Plusieurs d'entre elles enlevèrent même leurs vêtements.C'est alors que les policiers les refoulèrent à coups de matraque vers un parc voisin, procédant du coup à un nombre indéterminé d'arrestations.Ces incidents sont les premiers à se produire contre la police depuis l'accession au pouvoir de M.Robert Mugabe.d'après UPI, AFP Cinq jours avant les dernières élections primaires de 1980, le président Carter s'est lancé hier en campagne dans l'Ohio, où il a répondu aux attaques du républicain Ronald Reagan et ignoré son rival démocrate Edward Kennedy.En choisissant l'Ohio pour sa première tournée électorale de la campagne présidentielle, M.Carter a opté pour un grand état industriel où il espère infliger à Kennedy sa pire défaite mardi prochain.Les sondages favorisent largement le président sortant alors que la lutte s'annonce plus serrée au New Jersey et en Californie, où Kennedy a concentré sa campagne.M.Carter est sûr de récolter assez de délégués dans les huit Etats qui tiendront des primaires ce jour-là pour s'assurer l'investiture de son parti.Le président a pris la parole devant plus de 10,000 partisans enthousiastes à Columbus, à quelques rues du Capitole de l'Etat où M.Reagan avait harangué plus tôt une foule moins nombreuse estimée à 5,000 personnes.De son côté, le sénateur Ted Kennedy, prenant la parole à Cleveland, en Ohio également, avait une fois de plus réclamé de Carter qu'il participe avec lui à un débat public avant la convention démocrate.II est même allé plus loin en proposant de laisser ses délégués libres de voter pour le candidat de leur choix à la convention d'août prochain à New York, si M.Carter en faisait autant.Mais le président Carter n'a fait aucune allusion à M.Kennedy, laissant les responsables de sa campagne confirmer qu'il n'avait pas l'intention d'accepter un tel débat.Le directeur de la campagne du président, M.Robert Strauss, s'est dit peu intéressé par la nouvelle proposition de Kennedy, convaincu que cela ne servirait aucune fin utile.Il a plutôt exprimé l'espoir d'en arriver à une entente avec le sénateur du Massachusetts avant la convention.La convention devrait être libre de choisir M.Carter, de me choisir ou de choisir une tierce personne, a déclaré M.Kennedy à Cleveland, ajoutant que le Carter fait sa première sortie électorale en Ohio Le président Carter prend un bain de foule à Columbus, Ohio.candidat qui sera investi sera sûr de perdre si le Parti démocrate ne débat pas auparavant d'orientations qui offriraient une «réelle perspective de progrès».Il a réaffirmé qu'il n'avait pas l'intention de se retirer de la course même si Carter refusait le débat et l'emportait aux primaires de mardi prochain.Quant à M.Carter, il a défendu les réalisations de son administration au cours des trois dernières années.Sous un soleil éclatant, en manches de chemise, souriant, le président a déclaré à Columbus: «Je ne suis pas ici pour vous dire que toutes mes décisions ont été justes ou populaires.Mais je vais vous dire ceci: au cours des trois dernières années et demie, nous avons été à l'épreuve du feu.^Nous ne nous sommes jamais esquivés, ni ne nous sommes cachés.» Lançant une nouvelle fois son slogan «Nous avons renversé le courant», M.Carter a souligné que dans un deuxième mandat, il continuerait à agir pour redres- téléphono UPI ser l'économie, créer des emplois et faire respecter dans le monde le rôle de super puissance des Etats-Unis.En soirée, le président devait s'adresser encore deux fois à ses partisans de l'Ohio, notamment dans un dîner à Cleveland destiné à recueillir des fonds pour sa campagne.À l'issue de son premier discours à Columbus, il a parcouru quelques centaines de mètres assis sur le toit d'une voiture pour saluer une foule importante amassée sur les trottoirs.Pékin resserre ses liens avec les USA et le Japon d'après AFP, PA Les visites qu'effectuent cette semaine le président Hua Guofeng au Japon et le vice-premier ministre Geng Biao aux Etats-Unis attestent une nouvelle fois des préoccupations de la Chine en matière de politique étrangère: acquérir du savoir-faire et des équipements des pays développés et maintenir «l'ours polaire» soviétique à bonne distance diplomatique.La politique étrangère de la Chine se concentre sur la satisfaction des besoins de modernisation du pays le plus rapidement possible, et notamment des forces militaires.Ouvertement, Pékin recherche une aide de l'étranger, notamment financière et technique; indirectement, la Chine populaire, par ses initiatives opposées à l'URSS, recherche la paix en Asie de façon que le processus de modernisation ne soit pas interrompu.A Tokyo, le premier minisire chinois a terminé la partie officielle de son voyage en signant un communiqué conjoint avec le premier ministre Ohira dans lequel les deux pays s'engagent à travailler de concert pour as- surer la paix et la stabilité dans la région et au Moyen-Orient.M.Hua Guofeng a aussi clairement indiqué que la Chine ne voyait pas d'inconvénient à ce que Tokyo renforce ses capacités de défense, suivant en cela les incitations de Washington.Il a toutefois précisé en conférence de Dresse que la Chine ne voulait pas se mêler des affaires intérieures du Japon.Quant au lancement récent par la Chine de missiles intercontinentaux, M.Hua a dit qu'il visait à «briser le monopole de l'armement nucléaire exercé par les super puissances et faire face à une menace éventuelle de l'hégémoniste (URSS)».Sur le plan économique, les premiers ministres chinois et japonais ont décidé de poursuivre leur coopération «sur un plan d'égalité et de réciprocité».Pour augmenter le volume des échanges (plus de $6,5 milliards en 1979), les Japonais vont notamment rechercher de nouveaux gisements en territoire chinois, du pétrole dans la baie de Bohai et du charbon dans le Shanxi.En conséquence de MM.Hua et Ohira, les ministres des Affaires étrangères ont signé un accord de coopération technologique et s scientifique d'une durée de deux ans.Il prévoit l'échange d'informations et de personnel et des recherches en commun, notamment dans l'électronique et l'utilisation pacifique de l'atome.A Washington, à l'issue d'un nouvel entretien de M.Geng Biao avec le secrétaire à la Défense Harold Brown, le chef du Pentagone a annoncé que les USA ont donné le feu vert à la vente à la Chine de matériel militaire non offensif.M.Brown a officiellement autorisé les compagnies spécialisées à demander des permis d'exportation d'équipements militaires.M.Brown a toutefois souligné que cette décision «historique» ne devait pas être considérée comme l'amorce d'une quelconque alliance entre Pékin et Washington.Les Etats-Unis, a-t-il précisé, demeurent opposés à la vente d'armes à la Chine, mais ils sont disposés à vendre des avions, et des hélicoptères de transport, ainsi que des camions et des systèmes de communications à la Chine.Plus tôt, hier, M.Geng Biao avait eu un long entretien avec M.Brzezinski sur les grands problèmes internationaux./ d'après AFP et UPI Tandis que le spectre de nouvelles émeutes raciales anti-apartheid pèse sur l'Afrique du Sud, d'importants renforts de policiers étaient dépêchés hier dans les cités africaines et métisses du pays, après les incidents graves de la veille au cours desquels deux jeunes lycéens ont été tués par balles par les forces de l'ordre.De nouveau, hier, il y a eu des manifestations près du Cap et un autre jeune homme de 22 ans a été blessé par un policier qui a tiré sur les manifestants qui jetaient des pierres sur la voiture conduite par une femme blanche.D'autre part, une foule multiraciale réunie à Johannesbourg a réclamé la libération du leader nationaliste Nelson Mandela, emprisonné à vie au pénitencier de Robben Island «avant qu'il ne soit trop tard».Le meeting a permis le lancement d'une campagne en faveur de M.Mandela, ancien président du mouvement de résistance interdit.Tandis que le boycottage des cours reste aussi massif, la situation se complique par le durcissement de deux conflits sociaux.Ainsi, à Durban, 6,000 Nouveaux incidents en Afrique du Sud ouvriers noirs du textile ont été licenciés pour avoir déclenché une grève.Au Cap, le licenciement la semaine dernière de centaines d'ouvriers des abattoirs a pris de l'ampleur hier avec une campagne de boycottage de la viande.On rapporte de plus qu'au Cap, des bandes ont parcouru les rues endommageant 70 autos et 10 autobus.De plus un atelier de meubles a été incendié à Elsies River.Le premier ministre P.W.Botha a donné l'avertissement que l'armée interviendra si nécessaire pour rétablir l'ordre.Mais l'évêque anglican, Mgr Desmond Tutu, a déclaré: «Nous nous acheminons vers un bain de sang, à moins que les autorités ne réagissent rapidement».Il a ajouté que de toute façon Dieu est du côté des manifestants non blancs et que, sans des réformes, le gouvernement essuiera des revers cuisants.LE BRÉSIL a rappelé son officier consulaire de Toronto à cause de sa conduite non conforme aux normes diplomatiques d'un représentant à l'étranger, a déclaré un porte-parole du ministère brésilien des Affaire* étrangères.M.Jacques Guilbaud avait déclaré à une conférence de presse, mercredi, à Toronto, qu'il demandait l'asile politique au Canada parce qu'il craignait pour sa vie s'il rentrait au Brésil.Il avait fait l'objet d'une enquête administrative en février dernier, selon le ministère.VINGT personnes ont été exécutées hier dans le village de Gua-joyo, au Salvador, par un groupe d'hommes qui a pris d'assaut le village.Après avoir occupé la localité, les assaillants, dont on ignore l'appartenance politique, ont amené les 20 personnes sur la place publique et les ont exécutées devant le reste de la population.Un avocat a également été abattu par des inconnus dans un faubourg de San Salvador.LE PREMIER ministre d'Italie, M.Francesco Cossiga, a été sommé par une commission d'enquête parlementaire de se présenter devant elle pour répondre à des accusations selon lesquelles il aurait aidé un extrémiste à échapper à la police.M.Cossiga, qui a nié ces allégations, formulées cette semaine par un membre présumé du groupe extrémiste «Première ligne», actuellement emprisonné, pourrait témoigner dès aujourd'hui.DES MILLIERS d'Ougandais s'étaient massés hier en bordure des rues de Kampala pour acclamer l'ancien président Milton Obote qui est rentré dans la capitale après neuf ans d'exil pour préparer son retour politique.Un dispositif militaire très important avait été mis en place tant à Entebbe, où M.Obote est descendu d'avion, et tout le long de la route jusqu'à Kampala.M.Obote devrait entreprendre une tournée pré-électorale dans le nord du pays la semaine prochaine.DES COMBATS entre miliciens chiites qui soutiennent l'Iran et palestino-progressistes libanais favorables à l'Irak se sont poursuivis hier à Beyrouth.La police estime que 55 personnes ont été tuées et une centaine blessées au cours de trois jours de combats entre ces deux groupes.Un cessez-le-feu aurait été décidé hier soir au cours d'une réunion entre les représentants des deux parties et de la Force arabe de dissuasion.LES TROUPES sud-coréennes ont investi une seconde ville où des manifestations antigouvernementales continuent malgré la présence des soldats.La ville portuaire de Kokpo, à 70 kilomètres au sud-ouest de Kwangju, est à son tour secouée par l'agitation, mais on ne rapporte aucune violence.Néanmoins, les autorités militaires ont bloqué les accès de la ville, lieu d'origine du dissident Kim Dae-jung, et les communications téléphoniques ont été coupées.UN ATTENTAT perpétré en pays basque est responsable de blessures graves à quatre policiers.Une bombe a explosé au moment où passaient les voitures des policiers qui ont été par la suite mitraillés par plusieurs individus.L'incident s'est produit dans un quartier périphérique de Saint-Sébastien, province de Guipuzcoa.Soixante personnes, dont 27 policiers et militaires, ont été tuées dans des attentats en Espagne depuis le début de l'année.LE PRÉSIDENT Sadate s'est absenté hier d'une cérémonie télévisée à l'Université du Caire parce qu'il n'était apparemment pas d'accord avec le choix des avocats devant être honorés, certains s'étant opposés à la normalisation des relations avec Israël.On avait d'abord expliqué l'absence du président par un «léger malaise», mais le vice-premier ministre Mohieddine a indiqué que M.Sadate ne prisait pas le choix des avocats honorés à l'occasion du centenaire de la faculté de droit.DES NEURTS se sont produits hier soir à Corum, en Turquie, entre groupes armés de droite et de gauche.Les affrontements ont été provoqués par l'attaque d'une librairie et ont donné lieu à la destruction d'une cinquantaine de magasins.Une vive tension règne à Corum depuis l'assassinat mardi de Gun Sazak, leader de l'Action nationaliste (extrême droite).La violence politique a fait plus de 3,500 morts en Turquie au cours des derniers 30 mois. I LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 MAI 1980 Armistice au chevet des malades! Qui fait quoi et dans quelles conditions au chevet des malades?Les nouveaux règlements édictés par le gouvernement québécois sonnent l'heure d'un armistice entre médecins, infirmières et infirmiers auxiliaires qui ont guerroyé pendant six ans sur cette question.Les infirmières soupirent de satisfaction; les auxiliaires jubilent; les médecins applaudissent à la victoire du bon sens et du réalisme.Bien au-dessus de la tête des malades à cause du jargon technique employé, cette querelle interprofessionnelle a culminé lors de la tenue d'une commission parlementaire, en mars 79, pendant laquelle on a épluché les règlements NICOLE BEAUCHAMP d'autorisation d'actes médicaux aux infirmières et les règlements d'autorisation d'actes infirmiers aux infirmières auxiliaires.Plus d'un an après ces discussions ardues, les ministères de l'Education et des Affaires sociales ont modifié les deux règlements de manière à en assouplir l'application, à reconnaître les droits acquis des personnes non-membres d'une corporation professionnelle (ex.les inhalothérapeutes), et à respecter l'intégrité des champs d'exercice des médecins et des infirmières.En fait, cette version finale officialise une situation consacrée par la pratique vécue en éliminant des zones grises et en encadrant la pratique de façon plus sécuritaire.Chaque hôpital désignera, en effet, selon ses besoins et ses ressources disponibles, quels actes prévus sur la liste il est pertinent d'autoriser.Il leur incombe ainsi d'évaluer la formation et l'expérience des personnes visées avant de leur permettre de poser ces actes.On encadrera donc les actes médicaux posés par les infirmières (ex.plâtrer un membre fracturé) et les actes infirmiers posés par les auxiliaires de conditions locales.Quant aux zones grises, c'étaient surtout les faits et gestes des auxiliaires qui dérangeaient les monopoles existants.Celles-ci portent en effet un titre réservé, mais sans avoir de champ d'activités propre dans la dispensation des soins aux malades, de telle sorte que, vu sous un angle légaliste, elles se trouvaient malgré elles à pirater la profession infirmière tout en jouant le rôle de servantes à la fois des médecins et des infirmières.Réunies en congrès à Québec, les auxiliaires ont explosé de joie à l'annonce des nouveaux règlements.«Après 30 ans d'existence, nous nous trouvions à la croisée des chemins, a déclaré Mme Carmen O'Rourke, présidente de la Corporation professionnelle des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec.En nous reconnaissant un champ d'activités, on nous accorde du même coup un statut.C'est un nouveau départ.Nous vivions sous une espèce de tutelle qui minait le climat de travail.La médecine et les soins infirmiers vont donc se rapprocher du malade».Les infirmières auxiliaires, pour l'instant à l'euphorie, analyseront méticuleusement les règlements au cours des prochains jours pour en saisir toutes les implications.Hier, dans le cadre de leur congrès, le Dr Augustin Roy, président de la Corporation des médecins, qui s'était fait un fougueux allié des auxiliaires dans ce dossier, a émis ses commentaires.En substance, il a interprété la portée des règlements pour les auxiliaires dans le même sens que Mme O'Rourke, a acclamé la «victoire du bon sens et du réalisme et non celle d'un groupe d'intérêts sur un autre», et a accueilli avec bonheur la réaction des infirmières.L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, après avoir passé les règlements à la loupe, a en effet exprimé sa satisfaction: «Nous retrouvons dans une forte proportion les garanties essentielles que nous avions exigées du gouvernement lors de la tenue de la commission parlementaire», a affirmé Mme Jeanninc Tellier-Cormier, présidente de l'organisme.Grosso modo, l'Ordre se réjouit surtout des dispositions suivantes: les responsabilités d'encadrement dévolues aux hôpitaux; le contrôle de l'application du règlement d'autorisation des actes infirmiers confié à l'Ordre; le contrôle de l'exécution des actes posés par les infirmières et par les auxiliaires aux mains du directeur des soins infirmiers.Mme Tellier-Cormier se réjouit encore de ce qu'on ait dissipé une autre zone grise, à savoir la portée des gestes des auxiliaires lorsque celles-ci secondent un médecin auprès du malade.Toute une bataille de sémantique avai éclaté pour bien déterminer que «contribuer et participer à un acte» ne signifiaient pas «poser un acte».Toutefois, la présidente de l'Ordre déplore que le législateur n'ait pas retenu l'une de ses recommandations: «Il a incorporé à la liste des actes médicaux, au lieu de les identifier distinctement, des techniciens de soins (ex.injection intraveineuse) qui appartiennent aux infirmières et que celles-ci ont toujours exécutés», a-t-elle dit.aN 11 grande vente DE LIQUIDATION D'INVENTAIRE A NOS 3 SUCCURSALES CI-DESSOUS NB: Ut appareils ne sont pas nécessairement identiques à ceux illustrés.Quantités limitées.A 11 SONY CHAINE AUDIO COMPLÈTE \u2022 Récepteur AM/FM titrée SONY 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amener 300,000 personnes.Les parkings pourront recevoir 7,500 autocars et 75,000 voitures.Avec la protection du pape, la grande préoccupation des autorités françaises est d'assurer la sécurité de la foule.Les graves incidents du Zaïre (9 morts), des foules de Dublin et du Mexique sont dans les mémoires.15,000 membres des forces de l'ordre s'échelonneront sur tous les parcours; 20,000 scouts apporteront leur concours; 28 kilo- mètres de barrières \u2014 record absolu \u2014 seront dressés.Jamais une personnalité n'aura mobilisé un tel dispositif en France.Jamais non plus depuis longtemps, un hôte de la France, n'aura fait autant de déplace ments dans la capitale.Jean-Paul II traversera Paris chaque jour, le plus souvent en voiture découverte, remontera la Seine en bateau le soir.Naturellement c'est la rencon-.tre de Jean-Paul II avec l'Eglise de France qui donne tout son sens à ce voyage, le premier effectué par un souverain pontife en France depuis 1804, si l'on* excepte celui que dut faire Pie VII, en prisonnier de Napoléon.11 Comme aux prix de l'année 1949 ' -1 .1 ¦ ( \u2022 Bas - - UT».' ift- ¦ Ventre du 22 au 31 mai TOUS LES MODÈLES DISCONTINUÉS DOIVENT ÊTRE VENDUS PLUS DE PORTES printemps-été-automne 1980 «il &&4 de rabais sur nos dessus en simili-marbre ET DESSUS EN VELVETEX Bess** COMPLET VESTON laine et polyester grandeurs 36 à 50 pour toutes les tailles Prix ord.jusqu'à M 95 pour \\\\\\\\ ¦.PRIX TRÈS Venez profiter du grand spécial sur nos vanités 50°/« 0 de rabais Le Centre de l'Armoire de Cuisine DE NORMAN WE s 1351 B, AMPÈRE, BOUCHERVILLE TRANSCANADfENNE MONTREAL A92 T PONTTUNN& \\J, 1.-H.-LA FONT AINE AMPÈRE ROUTE 20 QUEBEC Pas de limite \u2022 1250 complets \u2022 Jusqu'à épuisement Tous ces articles sont vendus avec la garantie Harry Gold: Satisfaction ou remboursement.-:-¦-rra MASTER CHARGE VISA harry THE TAILORED MAN' RETOUCHES AU PRIX COUTANT HEURES D'OUVERTURE: LUNDI-MERC.DE 9H A18H JEUDI ET VEND.DE9HA21H SAMEDI DE9HÀ17H 474 OUEST, RUE SAINTE-CATHERINE \u2022 CENTRE COMMERCIAL ROCKLAND Mercredi 9h à 5h p.m.Jeudi, vendredi 9h à 9h p.m.Samedi 9h à 5h p.m.GuleUi-vouf, sur l'e>nse>ign« -Gre>gg- (voyti la cart*) 1351 B, boul.Ampère, Boucherville Tél.: 527-1353 4 A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 MAI 1980 des dentistes réclame une politique de santé dentaire au Québec L'Ordre des dentistes du Québec s'inspire des résultats et recommandations d'une étude sur les effectifs dentaires de la province pour hausser le ton auprès du gouvernement.Il évoque «l'urgence de s'occuper NICOLE BEAUCHAMP de diminuer l'occurrence des maladies dentaires» affectant la population québécoise pour réclamer: \u2022 la création, au ministère des Affaires sociales, d'un comité représentatif en vue de jeter les assises d'une politique précise et cohérente de santé dentaire au Québec; \u2022 l'émergence, dans le secteur public, de services de prévention prodigués par les hygiénistes dentaires à la population adulte et enfantine, via le réseau scolaire et le réseau des institutions des Affaires sociales; \u2022 l'élargissement de la gratuité des soins dentaires, dont bénéficie les enfants de moins de 16 ans et les assistés sociaux, aux jeunes jusqu'à l'âge de 18 ans, aux handicapés et aux personnes âgées de 65 ans et plus.L'Ordre des dentistes du Québec faisait, hier, cette sortie à l'occasion de la tenue des «journées dentaires», une formu- le d'éducation continue au sein de la profession.«Nous nous interrogeons sérieusement sur l'efficacité du système actuel de distribution de soins, sur cette politique de santé dentaire qui brille par son absence.Le rapport final de ('«Opération accessibilité» nous confirme entre autres que la répartition des dentistes en sol québécois laisse beaucoup à désirer», a d'abord déclaré le Dr Jean-Guy Landry, président de l'Ordre.L'étude en question, commandée à trois universitaires en 1976 et fignolée l'automne dernier (une brique de 340 pages), a coûté $125,000 pour ainsi permettre à l'Ordre de s'outiller de renseignements détaillés avant d'in-terpeler le gouvernement.Toutefois, 759 dentistes sur une possibilité de 2,224 ont répondu au questionnaire des re-cherchistes.En dépit de ce faible nombre (le tiers des dentistes), ceux-ci soutiennent que les données recueillies demeurent valables en regard des techniques de la sociologie moderne.«Les questions à caractère financier ont poussé beaucoup de dentistes à boycotter le questionnaire d'enquête», a expliqué le Dr Landry.Quoi au'il en soit, les principales constatations de ce volumineux rapport ne nous apprennent rien de neuf au sujet d'une situation sur laquelle on épilogue RÉCOMPENSE DE 25,000 Pour toute information conduisant à l'arrestation et à la condamnation de ou des personnes qui ont participé à l'attentat de vol a main armée contre des employés de la compagnie BRINK'S CANADA LIMITÉE au Sears Limitée, Centre d'achats St-Laurent, Ottawa, Ontario, approximativement 14:00 heures le 26 avril 1980.Toute personne possédant de telles informations est priée de communiquer avec l'une des personnes suivantes: FORCE DE POLICE Tél.: (613) 236-0311, poste 275 ou BRINKS CANADA LIMITÉE M.Fred Meitin Tél.: (514) 861 -2731, poste 220 Toute communication demeurera secrète et confidentielle.En cas de duplication d'informations ou de disputes, la direction de la compagnie BRINK'S CANADA LIMITÉE sera le seul juge du récipiendaire de la récompense de même que de ia façon dont la récompense pourra être divisée.BRINK S CANADA LIMITÉE 190, rue Shannon Montréal, Québec H3C 2J3 L'ARGENT EST UN PASSE PARTOUT.NOUS VOUS OUVRONS LA PORTE À 90 PAYS.Vous arrivez enfin à destination .en pleine nuit, bien sûr, et votre plus grand désir, c'est de vous retrouver dans votre chambre d'hôtel.Le porteur lève le nez sur votre argent canadien.Le chauffeur de taxi le refuse carrément.Frustrant, n'est-ce-pas'5 DEAK-PERERA vous conseille de changer votre argent, avant votre départ, contre des chèques de voyage et des devises locales.Nous en avons de 90 pays .C'est la façon de vous assurer un bon départ.Deak-Perera Les monnaies du monde s'y donnent rendez-vous.1155, rue Sherbrooke ouest 285-1307 depuis plusieurs années.L'écart s'accentue toujours entre les régions bien nanties et les régions défavorisées sur le plan des effectifs dentaires.Les carences observées relèvent beaucoup plus de l'organisation de la pratique dans les cabinets privés que d'un nombre insuffisant de dentistes.Mais pour l'Ordre, l'absence d'une politique de santé dentaire, qui s'articulerait prioritairement autour de la prévention par l'éducation populaire, entretient les problèmes lorsqu'elle n'en constitue pas la source.D'où la demande de création d'un comité ministériel.En fait, on ferait renaître de ses cendres, sous une autre forme et probablement avec la participation de consommateurs, le comité de santé dentaire disparu en sourdine à force d'affrontements entre les technocrates et les professionnels.Quant à la requête concernant l'organisation de services publics de prévention, le ministère des Affaires sociales a, il y a plus d'un an, annoncé son intention de transférer dans le secteur public ces services dispensés en presque totalité dans les cabinets privés.Entre autres obstacles, on trébuche sur un dossier hautement litigieux: celui d'un projet de décret de l'Office des professions du Québec habilitant les hygiénistes dentaires à exécuter certains actes thérapeutiques.En un mot, qui fait quoi et comment dans la bouche des gens?On se chamaille là-dessus depuis trois ans.L'Ordre des dentistes ne démord pas de son projet de règlement que l'Office des professions a remodelé à la suite des pressions des hygiénistes.L'Ordre exige la reconduction intégrale de son projet pour enterrer la hache de guerre.«Il nous apparaît tout à fait inadmissible que l'on retarde indûment une réglementation de base préconisée par l'Ordre des dentistes, qui lient compte des plus grands principes do la protection du public et de l'accessibilité aux soins dentaires», a dit le Dr Landry.Parlant des composantes d'une politique d'accessibilité aux soins dentaires pour les Québécois, le Dr Landry a finalement signalé «la barrière financière réduisant de façon socialement injuste l'accès à ces soins».Sur ce point, l'Ordre des dentistes s'en remet à l'Etat-Providence pour qu'il élargisse la gratuité des soins.MERCURY CAPRI LA MERCURY CAPRI avec ensemble valeur spéciale' en option La Capri: des avantages à ne pas manquer! Capri: la route du plaisir.Dès l'instant que vous prenez le volant d'une Capri, vous voilà emballé! Et il y a de quoi! Direction à crémaillère, sièges baquets, série complète d'instruments sport.Le tout en série, bien entendu.En série aussi les commandes montées sur la colonne de direction: klaxon, clignotants, sélecteur de faisceaux, essuie-glace/ lave-glace.Qui sait?La Capri et vous êtes peut-être faits pour vivre ensemble.A cause de l'impeccable tenue de route, de l'économie d'essence, des dimensions surprenantes de l'intérieur, de l'élégance des lignes et de la modestie du prix.Tout pour vous servir et tout pour vous plaire! La meilleure cote de consommation pour les 6 cylindres de sa catégorie.La Capri offre la meilleure cote de consommation de carburant de toutes les voitures 6 cylindres de sa catégorie fabriquées en Amérique du Nord.une meilleure cote que celles des Datsun 280 ZX, Monza, Firebird et Toyota Celica.30.2 mi/gai Cote de consommation de Transports Canada pour moteur de 3,3 litres et boîte manuelle à 4 vitesses (cote combinée ville/route).Les résultats que vous obtiendrez ne seront pas nécessairement les mêmes.9,3^/100 km Votre Capri à la première personne! Vous pouvez acheter la Capri telle quelle., et faire ainsi un achat parfaitement avantageux.Ou vous pouvez l'équiper d'une vaste gamme d'options: équipement spécial de sonorisation, toit ouvrant à panneau amovible, suspension sport, siège baquet?en cuir, turbocompres-sion.pour mettre votre Capri à la première personne du singulier! ENSEMBLES \"VALEUR SPÉCIALE\".Les concessionnaires Mercury participants offrent dès maintenant en option pour la Capri des ensembles \"Valeur spéciale\".Citons parmi un de ces ensembles les accessoires suivants: bandes collées contrastantes, glaces teintées, rétroviseur de droite à télécommande (voir notre photo), capitonnage en tissu, groupe enjoliveur intérieur et essuie-glace à balayage intermittent.Renseignez-vous auprès du concessionnaire Mercury.MERCURY Prenez le volant de la Capri chez le concessionnaire Mercury, dès aujourd'hui! Certains accessoires et équipements illustres sont livrables en option moyennant supplément i I "]
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