La presse, 31 mai 1980, Cahier A
[" f ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M 75 75 CENTS DOO ® GO ?/GO ?DOO SD 00 es Do MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI 1980, 96e ANNÉE, no 129, 320 PAGES, 15 CAHIERS L'EVACUATION DE NOTRE-DAME: UN SUCCÈS GRÂCE À DES DIZAINES DE MONTRÉALAIS TOUS LES MALADES DE RETOUR À L'HÔPITAL LUNDI L'évacuation de 600 patients de l'hôpital Notre-Dame suite à l'incendie qui s'est déclaré dans le service de stérilisation du pavillon Lachapelle s'est déroulée d'une manière parfaitement orchestrée hier matin.A l'hôpital Saint-Luc où la plupart des malades ont été transportés, tout s'est fait dans l'ordre et les travailleurs de nuit ont accepté spontanément de rester sur place.Les malades interrogés par les journalistes n'ont eu qu'éloges à l'endroit du personnel hospitalier.La plus importante évacuation d'un hôpital montréalais a donc été non seulement un succès sur toute la ligne, mais aussi une preuve de la solidarité entre malades et la population.Nos informations en pages A 14 et A 15 Plusieurs citoyens sont venus spontanément aider à l'évacuation et au transport de 500 patients de l'hôpital Notre-Dame, hier matin.Photo Pierre McCann X f Photo René Picard _ Roberto Durait, le chef de bande page D 1 LE PAPE EN FRANCE Un premier message d'amour Au cours de sa première journée de voyage en France, le pape Jean-Paul Il n'a fait que deux ou trois allusions aux problèmes actuels et a plutôt loué avec satisfaction le bouillonnement des idées et des initiatives de l'Eglise catholique française.Il a aussi repris la question de Jésus à Pierre: «M'aimes-tu?» qui, selon lui, prend une dimension d'autant plus grande à notre époque que nous nous demandons si la haine ne l'emportera pas sur l'amour, la guerre sur la paix.pages A 9, A 10 4 SOMMAIRE Annonces classées: D 16 à D 21, El àE8, F7àF21 Arts et Lettres: C 1 à C 21 Bandes dessinées: \u2022\u2022 18 Bricolage: A 18 Carrières et professions: 1 à 17 Décès, naissances, etc.: F 23 Économie: B 1 à B 6 Êtes-vous observateur?: E 6 FEUILLETON Holocauste: E 1 Gastronomie: C 23 Le cruciverbiage d'Aral: F 8 Jardinage: A 19 Le monde: A 12, A 13 Loisirs et récréation: \u2022 15 Mots croisés: \u2022\u2022 18 Nos amies les bêtes: F 10 Quoi faire la semaine prochaine: C 1 8 Restaurants: C 22 à C 24 Sports: D 1 à D 14 Timbres: \u2022\u2022 19 Vacances-voyages: \u2022 1 à \u2022 16 Vivre aujourd'hui: F 1 à F 3 EIÏIT0 Trudeau veut des progrès rapides par MARCEL ADAM page A 6 ¦ - ÎO GROS LOTS DE MILUON uper Lot - A 2 Une ce ligue des droits politiques du Québec» prendra la relève du Regroupement pour le Oui MONTREAL (PC) \u2014 Le Regroupement pour le Oui, dont le premier ministre René Lévesque a dit qu'il a représenté «une extraordinaire mobilisation d'énergie et de bonne volonté», est dissout.Au cours d'une dernière réunion, hier, quelque 300 membres ont été unanimes pour décider d'assurer une relève sous la forme d'une sorte de «Ligue des droits politiques du ¦C ¦¦iiiiinV FRANÇOISE CÔTE_ Cette relève prendra la forme d'une organisation dont il s'agit de déterminer les structures et qui sera complètement «en dehors à la fois du gouvernement du Québec et du Parti québécois», a précisé le premier ministre Lévesque.Cet organisme pourra fonctionner comme un mouvement d'éducation permanente du nationalisme québécois d'une part et, d'autre part, assurer une forme de surveillance de ce qui va se passer dans les prochaines négociations constitutionnelles.C'est à l'unanimité que l'on a décidé d'établir cette sorte de ligue de défense des droits politiques du Québec, a dit M.Lévesque qui a précisé que c'est le sociologue et militant de la Ligue des droits de la personne, M.Maurice Champagne-Gilbert, qui a proposé cette initiative et qui doit, avec deux ou trois au- tres personnes, mettre le mouvement en marche.Le comité du Regroupement pour le Oui était le comité référendaire national pour l'adoption de la souveraineté-association, qui a eu des ramifications dans tout le Québec avec des milliers d'autres regroupements rejoignant plus de 300,000 personnes.Il s'était voulu non partisan et avait dans ses rangs des hommes politiques de différentes allégeances comme l'ancien chef de l'Union nationale, M.Rodrigue Biron, qui a participé à la réunion hier.Le premier ministre Lévesque a dit que la réaction de la majorité des gens qui ont oeuvré dans le Regroupement pour le Oui est que ce fut une expérience enrichissante.«Ils se sont extraordi-nairement enrichis par l'expérience qu'ils ont vécue; ils sont les éléments les plus dynamiques dans leur milieu».Pour sa part, le représentant du Méoui a annoncé que ce groupe de jeunes entend poursuivre et même élargir ses activités en cherchant à atteindre les jeunes travailleurs et les jeunes ruraux.Plusieurs ministres ont assisté à cette réunion, dont le ministre d'Etat au Développement économique.M.Bernard Landry, qui, exprimant une opinion personnelle, a dit que même si le premier article de son credo est la démocratie, il continue de croire ¦Vy- Le premier ministre Lévesque que la souveraineté-association demeure la meilleure solution non seulement pour le Québec mais aussi pour le Canada.Il estime que, pour l'instant, il faut laisser les fédéraux mettre leurs cartes sur la table.«L'essentiel de la proposition du fédéralisme renouvelé, c'est sûr que ce n'est pas de nous qu'il va venir, c'est de ceux qui en parlent depuis quelques années», dit M.Landry tout en ajoutant qu'évidemment, le cabinet des ministres aurait à se prononcer lors de sa réunion en fin de semaine à Pointe-au-Pic.Pour sa part, le premier ministre Lévesque a souligné que le Regroupement pour le Oui n'a pas abordé cette question des négociations constitutionnelles prochaines.«Aucune indication n'a été donnée sur ce qui devrait être fait avec Ottawa,» dit M.Lévesque qui, par ailleurs, estime qu'il faut veiller à maintenir les droits que le Québec possède et même élargir sa marge d'autonomie.Il s'est déclaré prêt a donner «une chance au coureur», disant des promesses de changements constitutionnels du premier ministre canadien Pierre Trudeau: «C'est une promesse de premier ministre, il faut voir si cela se tient».Outre des ministres comme le Dr Camille Laurin et MM.Pierre-Marc Johnson et Yves Béru-bé, il y avait aussi des personnalités du monde artistique, dont Gilles Vigneault, le soprano Colette Boky, l'écrivain Madeleine Ferron-Cliche et plusieurs autres.Il ressort des échanges avec les participants à cette dernière réunion du Regroupement pour le Oui que, comme l'a dit M.Lévesque, le soir du référendum après la victoire du Non, tous pensent «à la prochaine fois».Modifications à la loi des alcooSs QUEBEC (PC) \u2014 Différentes modifications seront apportées à compter de demain, dimanche, à la loi des alcools du Québec, rappelle le ministère québécois de la Justice.C'est ainsi qu'à compter du premier juin, une personne d'âge mineur pourra être admise à un café-terrasse jusqu'à 20h à condition qu'elle soit accompagnée de ses parents et qu'elle ne consomme pas de boisson alcoolique.De plus, des pénalités plus sévères entreront en vigueur à l'endroit des exploitants d'un permis d'alcool qui permettraient la présentation de spectacles donnés par des mineurs.Enfin, c'est à compter du premier juin que la nouvelle Régie des permis d'alcool remplacera la Commission de contrôle des permis d'alcool comme organisme habilité à entendre toute demande se rapportant à l'exploitation d'un permis d'alcool.Toutes les demandes pendantes devant l'ancienne Commission sont automatiquement transférées devant la Régie.Tous ces changements font suite à l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les permis d'al- cool, adoptée par l'Assemblée nationale le 21 décembre dernier.LOTO 6/36 Les six numéros gagnants sont: 6\u201414 \u2014 20 \u2014 21 \u201422 \u2014 34 complémentaire: 15 MINI-LOTO Le billet numéroté 103980 donne $50,000 INTER-LOTO 1 er numéro mobile 618 gagne $50 2e numéro mobile 5581 gagne $250 3e numéro mobile 02881 gagne $2,500 Les trois numéros suivants (non décomposables) gagnent $25,000 chacun: 835528 434589 171332 062138 (decomposable) gagne $250,000 LA ROUSSIN LAVAL m SITE EXCEPTIONNEL AU BORD DE L'EAU MAISON DE STYLE EN BETON 5 MODÈLES DISPONIBLES IMMÉDIATEMENT \u2022 Construction a Tèpreuve du feu et des bruits.\u2022 20 minutes du centre-ville \u2022 Près future station de métro.\u2022 Piscine, marina, tennis itinéraire: Par l'autoroute 13 (Mirabel), sortie boul Somson ouest, prenez le rang du bord de l'eau, roulez vers Laval-sur-le-Loc (1 mille) et surveillez notre enseigne.heures d'ouverture: Lundi au vendredi: 1 Oh a.m.à 1 8h p.m.et samedi, dimanche, 1 3h p.m.à 18h p.m.^ \"V^ La thnooski Gaspésfe 9-Comoau Sopt-llos m mo.AUJOURD'HUI 23 Nuageux avec éclaircies 25 Nuageux avec éclaircies 25 Nuageux avec écUircies 23 Nuag.avec averses, orage 20 Nuag.avec averses, orage 23 Nuag.avec averses, orage 20 Nuag.avec averses, orage 18 Averses, orage, vent mod.18 Ennuagement, averses 18 Nuageux et averses 15 Ennuagement, averses DEMAIN Passages nuageux Dégagement partiel Dégagement partiel Nuag.avec éclaircies Nuageux Nuageux avec éclaircies Nuageux Nuageux, périodes ensol.Nuageux et averses Nuageux, périodes ensol.Nuageux et averses New York Washington Bi>ston Mm.Moi 15 23 20 27 12 22 Chicago San Francisco Mm.18 10 Max.27 19 Nlle-Orléans Miami Min.25 Moi.29 vers les capitales Canada Colombie-Britannique Albocfo Nuageux Couvert Capitales Victoria Edmonton 8 2 Ma 16 13 Amsterdam\t14\t18\tLondres\t7\t16\tStockholm\t10\t18 Athènes\t18\t28\tLe Caire\t21\t37\tSydney\t\t Berlin\t11\t17\tLisbonne\t12\t20\tTokyo\t19\t27 Bruxelles\t6\t17\tMadrid\t9\t20\tTunis\t\t Casablanca\t\t\tMoscou\t9\t20\tVienne\t12\t21 Genève\t8\t11\tParis\t9\t17\tVarsovie\t\t Hong Kong\t26\t27\tRome\t14\t15\t\t\t vers les\tplag\tes\t\t\t\t\t\t Acapulco\t27\t35\tBermudas\t21\t26\tNassau\t\t29 Mexico\t15\t29\tBarhade\t26\t31\tRio de Janeiro\t\t LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI 1980 13! CARNET AMÉMCAÎN Les six fugitifs au Yankee Stadium YANKEE STADIUM, N.Y.\u2014 Alors qu'ils franchissaient angoissés les contrôles de police et d'émigration imposés par les militants révolutionnaires iraniens, ne sachant si leurs faux passeports survivraient à l'examen, aucun des six fugitifs américains à Téhéran s'imaginait que, quatre mois plus tard, ils inaugureraient en compagnie de leurs hôtes canadiens la première partie de baseball entre les Blue Jays de Toronto et les Yankees de New York.Mais les six étaient là, hier soir, pourtant, au coeur du stade, loin d'une crise qui s'éternise, adulés par une foule de Newyorkais qui, depuis un mois, ne se péroccupent guère, sinon même pas du tout, de ce qui se trame en Iran.L'ambassadeur canadien Kenneth Taylor, l'idole de la diplomatie canadienne en Amérique, était là lui aussi, timide, accompagné du leader de l'opposition aux Communes, M.Joe Clark, et de Pex-ministre des Affaires étrangères, Mme Flora MacDonald.Depuis trois mois que Ken Taylor inaugure ce genre d'événement, il accepte ces honneurs avec une modestie «typiquement canadienne», alors que le ministère des Affaires extérieures à Ottawa, souhaiterait qu'il retourne plus vite dans l'obscurité.Mais de tout ce cirque commercial, ce qui impressionnait le plus hier soir, c'était de retrouver au sein de la délégation canadienne les héros anonymes du coup canadien en Iran.M.et Mme John Sheardown, officiers de l'immigration, chez qui logèrent pendant plus de trois mois quatre des six otages.Le sergent Gauthier, grâce à qui l'ambassade de Téhéran put fermer ses portes sans qu'un seul Iranien ne soupçonne quoi que ce soit.Roger Lucy, le premier secrétaire, sans lequel les renseignements nécessaires à l'émission de faux passeports n'eurent pu être recueillis de la bureaucratie iranienne.Après les hymnes nationaux, tous retournèrent à leurs sièges, à l'anonymat.Le seul absent de cette cérémonie typiquement newyorkai-se était l'ambassadeur canadien à Washington, M.Peter Towe, qui préféra se tenir à l'écart, ne prisant guère, depuis janvier dernier, l'exubérance des Américains face à Taylor et au Canada.Hier soir, au Yankee Stadium, la crise des otages n'existait plus.Les six diplomates américains, qui posèrent aussi anonymes que leurs 53 collègues toujours prisonniers des militants khomeinystes.se retrouvèrent pour la dernière fois, avant de repartir vers de nouveaux postes à l'étranger.C'est au fond le paradoxe de ce pays que d'alterner de l'indifférence à l'angoisse en moins de temps qu'il n'en faut pour marquer un «home run».La Quotidienne Tirage d'hier 3 SEUL?SEULE?Ensemble, vous pourriez former un couple heureux.Ne laissez pas la solitude empoisonner votre vie.AGISSEZ! \\tHisttcii.r une agence sérieuse et efficace vous accueillera avec compréhension et discrétion.Pour un rendez-vous sans obligation: 861-0488 Agence de rencontres \\* * filter e^o, Nt k*.i phi M md Lê bontm* tt trop boçBê pour U cotrfif ou hasard interUnion Montreal 388-5761 wu'c *orf* «c\"« tor**/.*oi»t» cppe» c .rf SOC TE rtCOMM pov w **rvt -*c role w e-\\C't*Kr c 'ov't ecu.'* «\u2022 w tH L A PRESSE - et celles des ter «.casde la P fltll Assoc.ee et de Reuter Tous droits de reproduction des information.pJttSSS^iTmtt ZjlK TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE: L M ou samedi $175 Lundi ou vendredi $1.25 Samedi seulement 0.75 INFORMATION GENERALE REDACTION PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL 285-7272 215-7070 285-7100 285-7383 ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE par courrier Conada lundi ou samedi Lundi ou vendredi Samedi seulement Nombrt dv Mteieej 13 26 52 $37.00 $74.00 $148.00 $24 00 $48 00 $96.00 $1300 $26 00 $52 00 ETATS-UNIS \u2014PAYS ÉTRANGERS par courrier Lundi ou samedi Lundi ou vendredi Samedi seulement 13 26 52 $55.25 $110 50 $22100 $34 45 $6190 $137.80 $20 80 $4160 $83.20 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 v*<:' *****: ' ' - J-«-i-> ' - >^>>>.V.Tutline B \u2014 APPLE II y i » è * * t Outline D COMPUCORP OMEGA Lorsque vient le temps de choisir un ordinateur personnel, que ce soit pour gérer vos affaires, pour vous assister dans votre profession ou pour des fins pédagogiques ou de loisir, il faut passer chez Compucentre.Notre personnel de ventes se fera un plaisir de vous aider à choisir le système qui vous conviens.Que ce soit votre premier or- dinateur ou que vous pensiez à ajouter des modules à un système que vous possédez déjà, Compucentre a en magasin les marques les plus prestigieuses de matériel et de logiciel.Parmi nos modèles les plus populaires, vous trouverez Apple II, T199/4, HP-85 et Compucorp (un excellent système de traitement de mots et de gestion des affaires).Les succursales de Compucentre sont situées à la Place Bonaventure et à la Place Ville-Marie.Un personnel amical vous y attend pour vous ouvrir les portes du monde fascinant des ordinateurs.Les ordinateurs font maintenant partie intégrante de la vie courante des années 80, et c'est chez Compucentre que vous trouverez le système qui vous convient.Compucentre Promenade 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pas renouvelable, pourrait faire la prochaine campagne électorale sur ce blocage constitutionnel, réclamer un nouveau mandat et revenir à la charge avec son projet de souveraineté-association.Et celui-ci pourrait être d'autant mieux accueilli cette fois-là que le Canada anglais pourrait avoir perdu sa ferveur à l'égard de la réforme constitutionnelle pour retourner à ses préoccupations habituelles: le chômage et l'inflation.Dans sa lettre d'invitation à ia conférence préliminaire du 9 juin, M.Trudeau dit à M.Léves-que que tous les gouvernements concernés doivent au plus tôt donner aux Canadiens «des raisons de croire en notre capacité de changer rapidement ce qui peut l'être, si nous voulons (qu'ils) nous accompagnent fidèlement sur la voie longue et plus ardue d'une réforme globale de la constitution».La manoeuvre est habile.Elle tend à forcer M.Lévesque à faire la preuve de sa bonne foi et à inciter le Canada anglais à ne pas se rendormir parce que le danger, n'ayant pas été éliminé le 20 mai, pourrait renaître avec plus de force.Il appert que le gouvernement Lévesque jouera un rôle plus actif que ne l'avaient laissé croire les déclarations de MM.Lé- vesque et Charron la semaine dernière.Il serait à mettre au point un dossier formé des réclamations formulées par les gouvernements antérieurs et peut-être aussi de plusieurs éléments du rapport Pépin-Ro-barts et du livre beige du Parti libéral, comme l'avait laissé entendre M.Lévesque.M.Trudeau a dit son désir de mettre à contribution MM.Clark et Broadbent afin de présenter une position fédérale commune lors des négociations.Dans une entreprise de cette nature il est indispensable que tous les partis politiques soient associés étroitement à l'élaboration de la position constitutionnelle de chaque partie prenante.Aussi M.Lévesque serait bien avisé d'impliquer les parlementaires de tous les partis dans le dossier québécois.Ce serait d'autant plus convenable et réalisable que le dossier du gouvernement sera largement constitué des réclamations faites par ces partis quand ils étaient au pouvoir.M.Trudeau a dit souhaiter qu'au cours des prochaines négociations les provinces ne s'adonneront pas au marchandage en revenant sans cesse avec de nouvelles revendications.Et au sujet du Québec il espère que le gouvernement soumettra une liste spécifique des conditions qui lui rendraient le fédéralisme acceptable si elles étaient agrées.À cet égard il faut rappeler que dans le passé le mécontentement de M.Trudeau à l'égard du Québec prenait surtout sa source dans le fait que celui-ci ne fixait pas de limite à ses revendications et qu'on n'était jamais sûr qu'une concession n'entraînerait pas une autre réclamation.Depuis quelques années d'autres provinces ont adopté cette tactique qui con- duit à la négociation permanente et à l'extinction des pouvoirs du gouvernement central si celui-ci n'y prend garde.Si le Québec détermine une fois pour toutes ses revendications, il n'est pas dit pour autant qu'il aura gain de cause sur toute la ligne.Mais sa position sera prise au sérieux, surtout si elle a l'appui de tous les partis de l'Assemblée nationale.Alors les négociations auront des chances d'aboutir si tous les gouvernements font de même, et si la détermination, la bonne foi et le sens du compromis raisonnable ne font pas défaut chez les parties.Mais toutes ces conditions peuvent-elles être remplies?On peut douter que des gouvernements soumis aux aléas du jeu électoral soient capables du désintéressement et du courage nécessaires dans une entreprise aussi difficile.Le Québec et l'Ontario sont à la veille d'échéances électorales.Comment les gouvernements de ces provinces pourraient-ils l'oublier pendant ces négociations?Ce n'est pas pour rien que MM.Lévesque et Davis favorisent des négociations ouvertes au public.Conscient de ce problème, M.Trudeau n'écarte pas la possibilité qu'une assemblée constituante doivent prendre éventuellement le relai quand il s'agira de négocier l'épineuse question du partage des pouvoirs.Peut-être est-il nécessaire de s'en remettre aux seuls hommes politiques pour la première étape afin de réaliser le plus tôt possible les réformes qui font plus ou moins le consensus à ce jour.Quant au reste, je doute qu'on puisse éviter de recourir à une assemblée constituante.MARCEL ADAM \\ TeuveAu c&hwr un qb-gai'm vu pç> _ on ! m \\ioijoNS ! Droits réservés Tout le monde est important: il s'agit de s'en convaincre Pour l'Iran les otages peuvent toujours attendre Jeudi, dans une cour intérieure de la rue Saint-Paul, à Montréal, on chantait: «Tout le monde est important.» À quel-\\\\ ques kilomètres de là, à Saint-\u2022 ¦ Hubert, des étudiants anglophones et francophones se préparaient à la guerre: pour terminer le référendum à coups de pierre ou de chaises.Ce n'est pas encore aujourd'hui que «le pays va être en fête.» Cet affrontement d'étudiants, à la suite d'un référendum encore très frais, peut prendre l'allure d'un fait divers: ce n'est pas la première fois que des étudiants se disputent et que des groupes ethniques s'opposent l'un à l'autre.Des batailles de rue, ça existait au temps de mon enfance, dans les rues de l'est de Montréal ou dans les coins plus durs de Verdun.Mais aujourd'hui, ces batailles deviennent symboliques: elles représentent un pauvre sens de la défaite ou de la victoire, elles illustrent un symbole et perpétuent l'opposition.Surtout, elles manifestent la haine et le rejet des autres.Ce n'est pas le temps de s'alarmer.Mais espérons qu'il se trouve des parents et des professeurs capables de faire comprendre à ceux dont ils sont encore responsables que la démocratie a d'autres moyens que la guerre pour s'exprimer et que la haine n'a jamais convaincu personne d'une seule idée noble.Plusieurs observateurs avaient prévu que la violence pourrait éclater au lendemain du référendum.On a assez de l'entendre dans la bouche de plusieurs; il faudrait tenter d'éviter les gestes.Dans ce sens, le thème de la fête du 24 juin prend de nouvelles dimensions: «Tout le monde est important» doit bien signifier que chacun mérite au moins le respect.On dirait que le comité de la fête veut directement interpeler ceux de Saint-Hubert ou d ailleurs qui ont choisi pour slogan des termes de mépris.Il est possible que le 24 juin pourra panser quelques plaies, pour nous rappeler ce que nous sommes, pour nous élever au-delà des divisions et nous réunir dans la fête sinon dans l'option.Pour cela, il faudra éviter quelques écueils qui paraissent, encore cette année, vouloir absolument s'imposer.À toujours vouloir éviter de parler de la Saint-Jean, on fausse l'origine de la fête, on se coupe des sources et Ion renie le passé.Dommage qu'une fête qui se veut nationale s'efforce de perdre la mémoire aussi brusquement.On veut mettre l'accent sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur le spectacle plutôt que sur le rassemblement.Pourtant, il y a encore bien peu de temps, on criait de toutes les façons qu'il fallait cesser d'être spectateurs, qu'il fallait passer à l'action et bâtir sa fête, non pas seulement à Montréal mais dans tout le Québec, qu'il fallait se réunir pour fraterniser et non s'isoler devant sa télé.Il semb'e-rait que tout cela ne soit plus vrai.C'est possible.Mais il faudrait éviter de condamner ce que les autres ont fait dans le passé pour ne pas se faire condamner par d'autres l'an prochain.Il paraît que Radio-Canada transmettra le spectacle en direct des Plaines d'Abraham.Vraiment, pour célébrer la survivance d'un peuple, on pourrait trouver un lieu qui rappelle de meilleurs souvenirs.À moins que ce soit pour donner un nouveau nom à ces Plaines de souffrance.Même là, on trouve difficilement le goût de célébrer.Car le «Je me souviens» signifiera plus la vengeance que la persévérance.Et le «Tout le monde est important» aura un goût de fiel.JEAN-GUY DUBUC Les otages américains sont prisonniers de l'Iran depuis le 4 novembre dernier.Les saisons se suivent sans apporter de solution à une situation à laquelle les Américains, M.Carter en tête, ne se résignent pas, tandis que les Iraniens, de leur côté, ne sont pas pressés.À la fin de février, des optimistes parlaient d'une fin prochaine.Ces prévisions ont été déjouées.L'optimisme était fondé en partie sur l'impression que les étudiants qui ont occupé l'ambassade américaine de Téhéran ne représentaient rien, qu'ils ne bénéficiaient d aucun support dans la population.Cette estimation s'est révélée fausse.Quand on revoit les déclarations de l'imam Khomeiny remontant à plusieurs mois on s'aperçoit qu'hier, pas plus qu'aujourd'hui, il ne parlait des otages américains.On lui a attribué fréquemment des opinions qu'aucune déclaration textuelle de sa part ne venait soutenir ou infirmer.Dans son plus récent message au Parlement iranien, il ne parle pas des otages.Il invite son monde à se montrer vigilant autant vis-à-vis des influences émanant des pays communistes que des puissances occidenta- les.Cela non plus n'est pas nouveau.Ce langage, il le tenait au mois de février.Le Président Carter semble attendre du Parlement la remise en liberté des séquestrés.Il ne peut pas faire autrement, parce que les Iraniens eux-mêmes ont dit que toute initiative devrait venir de cette instance.Étrange parlement, composé surtout de théologiens, au milieu desquels un «laïc» comme Bani-Sadr est très minoritaire.Les indications sur ce que pourrait être l'avenir proviennent surtout de bulletins publiés par des groupes d'activistes.C'est ainsi que des zélateurs persistent à demander que les Américains soient traduits devant les tribunaux sous l'accusation d'espionnage.Par ailleurs, certains parlent ouvertement d'une sorte de troc en vertu duquel les otages seraient remis en liberté, moyennant le transfert à l'Iran de tous les avoirs du shah et le déblocage des sommes gelées par les banques à la demande du gouvernement américain.De l'argent contre des vies humaines?Ces pensées répugnent.Et si le Président Carter était acculé à un troc pareil comme au seul recours qui lui reste pour sauver les siens, il regretterait sans doute de n'avoir pas consenti à «confesser», comme l'Iran l'exigeait, quelques fautes passées de son gouvernement (plus exactement de ses prédécesseurs) comme l'admission qu'effectivement Washington a imposé le shah en 1953.Les États-Unis ont tout de même perdu un peu de l'avantage moral qu'ils détenaient dans cette affaire pénible, depuis le coup de force avorté du 1 er mai.Cette faille n'a pas échappé à la Cour internationale de La Haye qui, pour le reste, donne formellement tort à l'Iran.Pour le Président Carter et sans doute pour l'opinion publique également, l'Iran est une blessure beaucoup moins supportable que l'invasion russe de l'Afghanistan.Le caractère particulièrement corrosif de l'attaque iranienne contre l'honneur américain, l'échec de toutes les missions parties à la recherche dune solution raisonnable, l'excitation naturellement liée à la campagne électorale font que si Khomeiny croit avoir l'éternité devant lui, l'impatience américaine peut encore prendre des formes qui ne seront rassurantes pour personne.GUY CORMIER 4 A A SUR L'ACTUALITÉ Le gouvernement péqwisteJS sera un négociateur coincé % i- \u2022 \u2022 \u2022 .¦ Au moment où le gouvernement Lévesque s'apprête à négocier le renouvellement du fédéralisme, même théoriquement sur la base de l'égalité, on doit se demander si cette ronde de pourparlers n'est pas, d'une certaine manière, piégée contre lui.Advenant un blocage des négociations, le premier ministre fédéral, M.Pierre Elliott Trudeau, et ses homologues provinciaux pourraient blâmer le gouvernement péquiste pour avoir fait échouer l'entreprise de renouvellement.La prochaine élection provinciale se ferait alors sur le thème suivant: donnons une chance au Parti libéral du Québec comme négociateur.On constate, bien sûr, que tel n'est pas le scénario auquel le premier ministre Trudeau s'attarde publiquement.Il affirme plutôt, à l'intention du Canada anglais et pour démontrer sa bonne foi, qu'un piétinement des discussions sur le renouvellement du fédéralisme fournirait directement des munitions au Parti québécois pour sa prochaine campagne électorale.Tel est d'ailleurs le déroulement qu'espèrent certains stratèges péquis-tes mais rien ne nous assure que les événements se passeront comme ils le désirent.Tout ceci veut dire que le gouvernement péquiste n'a pas une très grande marge de manoeuvre au cours de ces négociations.Il ne peut guère prendre l'initiative du jeu et il doit attendre les propositions de ses interlocuteurs dans une attitude d'ouverture.Devant des concessions mineures, il ne pourra frapper le poing sur la table ou surenchérir avec une liste d'exigences plus fortes.Il devra se résigner à accepter, pour cette fois, en autant que les modifications visées ne comportent pas un inconvénient grave et clair pour le Québec dans l'avenir.Le gouvernement péquiste, avant de mobiliser l'opinion publique québécoise contre Ottawa, aura une évaluation très délicate à effectuer.Par ailleurs, s'il accepte les offres, il fait la preuve que le fédéralisme peut fonctionner et il se trouve pris au piège.Faut-il croire pour autant que le Parti québécois devrait retourner le plus tôt possible dans l'opposition et approfondir, étoffer son projet d'indépendance pendant que le Parti libéral du Québec ferait le véritable et ultime test du fédéralisme renouvelé?C'est là une idée qui s'accrédite de plus en plus chez certains militant péquistes: ils souhaitent qu'on laisse le Parti libéral du Québec s'embourber dans des négociations constitutionnelles stériles ou produisant des fruits dérisoires pour le Québec.Pendant ce temps, le Parti québécois se regénérerait dans l'opposition et reviendrait ensuite au pouvoir plus fort que jamais.Défait sur le premier article de son programme En bonne logique parlementaire, le gouvernement péquiste a été défait sur une des principales propositions qui justifient son existence, voire même le premier article de son programme concernant la souveraineté-association.M.Joe Clark fut renversé aux Communes sur des questions beaucoup moins fondamentales.Mais, fort heureusement, le ministre Claude Mo-rin avait fait inscrire un autre objectif (à l'article 10 du chapitre 2) dans le programme péquiste: «Promouvoir le plus possible l'autonomie du Québec au cours de la période restant à passer sous le régime politique actuel».Techniquement cela atténue les choses.Même s'il peut paraître straté-giquement adéquat, le retour du gouvernement péquiste dans l'opposition, surtout s'il devait se faire rapidement, comporterait des inconvénients graves pour la société québécoise.Le Parti libéral du Québec, sous la direction de M.Claude Ryan, ne s'est donné absolument aucun programme économique et social.Tout ce que le chef du PLQ a laissé entrevoir c'est qu'il fallait mettre un terme au changement, qu'il était temps de consolider les acquis.Bref une attitude philosophique de droite.II faut tout de même un projet social plus précis pour assumer la direction d'une province.Loin d'avoir épuisé son programme A cet égard, le Parti québécois a mis en vigueur plusieurs des réformes qu'il avait proposées à la population (assurance-automobile, zonage agricole, loi anti-scabs, etc.) mais il est loin d'avoir épuisé son programme.Une arrivée rapide de l'équipe de M.Ryan au pouvoir donnerait non seulement lieu à une grande improvisation mais aussi au freinage de réformes déjà engagées.Que deviendrait, en effet, le projet de santé et sécurité au travail sous l'administration d'un parti qui a déjà reçu aussi explicitement l'appui du Conseil du patronat?Que deviendrait la Charte du français, que le chef du PLQ, M.Claude Ryan, s'est engagé à rouvrir?Que l'élection vienne le plus tard possible En réalité, il est possible que le Parti québécois n'ait guère le choix et que la population ait à décider, lors de la prochaine élection provinciale à caractère post-référendaire (par l'effet d'entraînement), qui de, MM.Ryan ou Lévesque serait le meilleur interlocuteur face au Canada anglais pour les négociations de la dernière chance afin de renouveler le fédéralisme.Mais il vaut sans doute mieux que cette élection vienne le plus tard possible, pour le Parti libéral du Québec, dans un congrès d'orientation, articule un véritable programme social et pour que le Parti québécois, au contact des négociations, ait le temps de réfléchir sur son option souverainiste.Faudra-t-il abandonner celle-ci?On ne voit guère pourquoi.L'idée de souveraineté-association pourrait être conservée, non seulement comme carte de re- change pouvant retomber sur la table en cas d'échec des négociations, mais aussi comme autre vision de l'avenir du Québec, comme alternative si les accommodements du fédéralisme s'avéraient impossibles ou néfastes.Mais le Parti québécois a toute une réflexion à faire sur le contenu de son option, ses mécanismes de fonctionnement et sur les raisons qui ont fait que les jeunes de 18-20 ans n'ont pas appuyé le oui autant que ceux de 20 à 35 ans.Le gouvernement péquiste n'a pas su mobiliser une bonne partie de sa clientèle naturelle.Le Parti québécois deviendra-t-il plus étapiste, selon la démarche qu'avait d'abord suggérée M.Claude Morin, ou tiendra-t-il désormais à «appeler les choses par leur nom», comme le proposait récemment M.Louis O'Neii.Les instances de la formation auront à en décider au cours des prochains mois.m téiéphoto PC Les premiers ministres Lévesque et Trudeau montrent un certain sourire lors de la conférence fédérale-provinciale à l'automne de 1978.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI 198Q ¦ Avant la conférence de «l'autre ! i dernière chance.» Il y a plusieurs bonnes raisons qui poussent le premier ministre Trudeau à forcer dans les plus brefs délais l'accouchement d'un début de fédéralisme renouvelé, la première étant que la position de force dont il jouit depuis le référendum québécois pourrait fort bien se révéler éphémère.Il a donné une de ces raisons dans sa lettre d'invitation aux premiers ministres du Canada pour la rencontre exploratoire du 9 juin: ne pas rater la chance historique de «rebâtir les fondations de la confédération et récrire l'entente qui régira notre avenir et celui de nos enfants».II leur faisait savoir que sans cela, la menace du sourainisme québécois, qui vient d'être momentanément écartée, «surgira de nouveau, rapidement, et avec encore plus de force».En conférence de presse, jeudi, M.Trudeau s'est fait plus politique.Il y a à Québec, a-t-il dit, en substance, un gouvernement péquiste qui ne manquerait pas d'utiliser comme ballon électoral une autre pénible séance de piétinement constitutionnel.Il faut bien comprendre que dans l'esprit des fédéralistes, ceux d'Ottawa et ceux de Québec, la bataille référendaire a été une sorte d'élection «primaire» en vue du renversement du gouvernement Lévesque.Livre beige?Non merci L'aspirant-premier ministre Claude Ryan avait manifesté le désir que les pourparlers constitutionnels ne soient entrepris qu'après les prochaines élections québécoises, puisque le gouvernement Lévesque ne peut à son avis négocier de bonne foi le renouvellement d'un fédéralisme auquel il ne croit pas.Il y avait là un message très clair à ses partenaires fédéraux du parapluie du «non», mais le message n'a pas été retenu.Le premier ministre Trudeau a préféré miser sur le traitement de choc que la campagne référendaire a constitué pour la population canadienne.Au Canada, devait-il préciser jeudi, l'intérêt pour la réforme constitutionnelle n'est jamais «époustouflant ni soutenu».La «chance historique», a-t-il fait valoir, vaut pour «six à dix mois et non six à dix ans.» Sans prêter aux fédéralistes d'Ottawa des intentions machiavéliques, il est clair qu'on veut à tout prix éviter d'avoir à entreprendre des négociations avec le Québec sur la base du «livre beige» de M.Ryan.Même si elle ne remet pas en cause le lien fédéral, comme le faisait la thèse de la souveraineté - association maintenant répudiée, la 4 4 i réforme proposée par le PLQ v£ beaucoup trop loin dans le sens de la décentralisation pour pouvoir se concilier avec les exigences du «gouvernement central fort» de M.Trudeau.Séparatisme économique Profiter du choc post-référen->\" daire, pour le gouvernemen} Trudeau, c'est aussi dénoncer comme une forme insidieuse de souveraineté-associaton les revendications économiques de l'Albertain Peter Lougheed et du Terreneuvien Brian Peckford, Deux ministres qui ont l'oreille du premier ministre Trudeau et qui ont, ces jours derniers, dorv né une idée de l'esprit dans lef quel le gouvernement allait fa4rè face à ce front de revendication^ jugées à Ottawa tout aussi «séparatistes» que celles dû Québec.Le président du Conseil du tr£ sor, M.Donald Johnston, a parlé de revendications régionalisiez excessives mettant en danger le marché commun économique canadien.Le ministre de l'Energie, M.Marc Lalonde, qui se bute ces temps-ci aux provinces productrices au sujet du prix du*4 pétrole domestique, a sorti un; argument-massue qui fera san> doute mouche dans les prochains débats constitutionnels.«Nousj sortons d'un référendum, a-t-ili dit, au cours duquel nous avons! combattu fermement pour la: cause d'un Canada uni.Nous avons infligé une défaite à ceuxî qui voulaient la souveraineté \\ avec l'association économique.* Nous n'avons pas livré cette \\ dure bataille pour obtenir la ^ souveraineté économique avec I l'association politique.» t i Avant d'avoir rencontré les premiers ministres provinciaux J pour fixer le cadre et le contenu J de la prochaine ronde de négociations, M.Trudeau refuse d'in- ï diquer quelles seront ses priori- J tés.Il répète ce qu'il a toujours j affirmé avant ces sortes de con- 4 férences: Tout est à négocier* pourvu que soit sauf le fédéralis- * me canadien.Le moins que l'ont puisse dire, c'est que la formule n'a pas fait merveille jusqu'ici En février 1979, il y avait quatorze points sur la table.On s'est] entendu en principe sur deux* points mineurs, le consensus' s'est quelque peu élargi sur quel ques autres et l'éphémère gouvernement Clark n'a pas eu le j temps de remettre la machine en marche.Réussira-t-on à faire démarrer les négociations pour de bon?A juger sur le fond des questions, rien ne permet l'optimisme.Mais il ne faut pas oublier qu'il y a eu depuis la dernière panne sèche deux élections fédé* raies, l'une néfaste et l'autre faste pour M.Trudeau, un pr.e-J mier ministre albertain plébiscité sur la question de l'autonomie énergétique et un référendum québécois sur la souveraineté-association.Tout cela fait que lorsque s'ouvrira cet été ou cet automne la conférence de «l'autre dernière chance», selon l'expression humoristique et désabusée de René Lévesque, il y aura autour de la table otite chefs de gouvernement ayant rendez-vous avec l'histoire.Au rythme où s'améliore la situation de la femme dans la Fonction publique fédérale il faudra près d'un demi-siècle avant que celle-ci ne détienne une proportion des postes comparable à son importance numérique dans la population.Cette année, par exemple, on a embauché plus de femmes que d'hommes dans les postes de haute direction de la machine administrative.Elles n'étaient que 40 à ce niveau et elles sont maintenant 50.Les hommes sont encore détenteurs de 1,289 postes, soit 96,3 pour cent.Selon les données du dernier rapport de la Commission de la fonction publique publié cette semaine, les femmes sont à toutes fins pratiques absentes de certains secteurs d'activités et gravement sous - représentées dans la plupart.Ainsi, parmi les postes scientifiques et spécialisés elles ne comptent que pour 21 pour cent des effectifs.Dans la catégorie technique elles sont 10 pour cent des employés.Par contre, elles récoltent encore 70 pour cent des emplois de soutien administratif.Dans l'ensemble, la fonction publique d'Ottawa compte 92,000 femmes, soit 34 pour cent des LES FEMMES DANS LA FONCTION PUBLIQUE Un demi-siècle de patience 266,000 fonctionnaires du gouvernement fédéral.De ce nombre, environ 10 pour cent gagnent plus de $19,000 par année alors que la majorité se situe plutôt entre $10,000 et $16,000 par année.Encore aujourd'hui elles se retrouvent surtout dans les emplois dits féminins, sciences infirmières, bibliothéconomie, secrétariat, sténographie et autres positions de ce type.Par ailleurs les hommes détiennent tous les postes de dentistes, 94 pour cent des postes d'architecture et d'urbanisme, 90 pour cent des postes de médecins.99 pour cent des postes de gestion, 98 pour cent des postes de navigations aériennes et 1,6 pour cent des postes de sténo-dactylo.Même au ministère de la Santé et du Bien-être de Monique Be gin, il n'y a que six femmes parmi les tenants des 114 postes de cadres supérieurs, alors que 20 ministères et agences ne comptent aucune femme au nombre des membres de la haute direction.Ce tableau peu reluisant de la situation de la femme dans l'administration gouvernementale ne décourage pas la seule fem- me qui siège à la Commission de la fonction publique, Mme Anita Szlazak.On ne peut être satisfaite du progrès relatif obtenu dit elle, mais on avance.Le recrutement s'accélère, note la Commission, puisque Tan dernier 49 pour cent des nouveaux fonctionnaires étaient des femmes alors que celles-ci n'occupent que 31 pour cent des postes.De plus, 43 pour cent des promotions ont été accordées à des femmes, ce qui dépasse également leur participation à la Fonction publique.Une ombre au tableau cependant, reconnaît Mme Szlazak, les femmes quittent leurs emplois, en beaucoup plus grand nombre que les hommes.Le taux de départ était de 47 pour cent l'an dernier, ce qui se rapproche de leur taux d'entrée dans l'appareil gouvernemental.De nombreuses mesures ont été prises pour que les femmes aient accès à tous les postes et puissent poser leur candidature avec des chances égales.On a mis sur pied des cours de formation et de perfectionnement et ouvert lesjurys de sélection aux femmes, mais cela n'est pas suffisant.D'autres proposent maintenant d'accorder des périodes d'absence aux femmes (jusqu'à 5 ans) pour qu'elles puissent élever leurs enfants et retourner à leur emploi.On songe également à faciliter la réinsertion des fonctionnaires dans les services gouvernementaux d'une autre ville advenant que le conjoint soit tenu de déménager.Discrimination Au-delà de cette exclusion des femmes de certains emplois il existe une autre forme de discrimination qui.bien que repérée depuis longtemps, ne fait que commencer à être combattue par la loi et les syndicats.Il s'agit du droit au même salaire pour l'accomplissement de tâches comparables.L'hiver dernier un premier groupe d'infirmières du service fédéral des pénitenciers obtenaient gain de cause auprès de la Commission des droits de la personne qui déclaraient qu'on exerçait de la discrimination envers le personnel féminin de ces institutions.Ces infirmières viennent d'être suivies par un contingent beaucoup plus important de 3,000 femmes qui consi- déraient leur traitement injuste Il y a quelques jours, la Com- J mission des droits de la personne reconnaissait que ces 3,000 employées faisaient aussi l'objet de discrimination de la part de* l'employeur (l'Etat fédéral) et i que le Conseil du trésor devait} négocier avec le syndicat pour i leur accorder un traitement I comparable à celui des hommes.Ces rajustements salariaux pourraient coûter quelque $7 millions en rétroactivité à Ottawa et encore davantage si le syndicat entreprend une analyse systématique des conventions collectives.L'égalité des femmes dans la Fonction publique semble progresser plus vite lorsqu'elles décident de faire jouer la force syndicale.Il leur reste maintenant à faire jouer leur force politique au parlement.S'il est lent d'effectuer des changements dans l'appareil administratif, le conseil des ministres pourrait au moins nommer une proportion égale de femmes dans les postes où il a le pouvoir de le faire.Ce sont les ministres qui nomment les juges, les membres des commissions gouvernementales, les directeurs des sociétés d'Etat et une foule d'autres fonctionnaires, à eux de lancer le mouve-* ment. A 8 /- ft « \u2022 I ¦ 1 \u2022 » ft * I c I I « » I i i i \u2022 i I \u2022 i i i \u2022 ¦ ¦ ¦ ¦ i t i s I > I ft I t t ( I I a ¦ s \u2022 I * « 1 ft \u2022 ' l * \u2022 -, ¦ \\ i : x » t l I t 1 « * t ! ¦ « i r SUR L'ACTUALITÉ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI 1980 CONFLIT CECM-ALLIANCE Maladresse et intransigeance Alors que la Commission des écoles catholiques de Montréal et ses professeurs en grève se sont écrits de longues pages, dans les journaux,sans pour autant arriver à se corn-' prendre, il serait bien illusoire que le public y retrouve son latin.On parle beaucoup de «capacité» d'un enseignant à occuper un poste quand le sien .est aboli faute d'élèves.La CECM assure qu'elle ne veut pas voir n'importe qui enseigner n'importe quoi.L'Alliance des professeurs réplique que les balises déjà inscrites dans la con- » I < i s ¦ ¦ f I t f « ¦ ¦ I i I i i f « f 4 1 a ¦ ¦ » ¦ I \u2022 vention provinciale et les règles suggérées par le conciliateur sont suffisamment étroites pour assurer la compétence.Mais comment en est-on arrivé à ce blocage sur la compétence?Rappelons d'abord que les négociations avec les enseignants se font en deux temps: d'abord, provincialement, où la CEQ (et l'association protestante) représentant tous les enseignants des commissions scolaires établissent avec les représentants de ces commissions scolaires (par leur fédération) les règles gouvernant les conditions de travail des quelque 70,000 enseignants de la provin- S ce.La sécurité d'emploi, la tâche, l'ancienneté, les griefs, les salaires, etc.sont des points qui sont négociés provincialement.Mais pour répondre aux exigences des employeurs locaux, que sont les commissions scolaires, et des \" syndicats locaux, il reste à négocier, dans chaque milieu, une quinzaine de points selon des modalités propres à ces milieux.Ces questions vont des congés sans solde aux sanctions disciplinaires, en passant par le calendrier scolaire et les objets de participation.Mais on discute également, au niveau local, les règles de distribution des tâches et les critères et procédures d'affectation, de mutation et de réaffectation des enseignants.Et c'est ici qu'on touche des points chauds.Les enseignants veulent le plus possible colmater les brèches qui permettraient des décisions arbitraires de la part de leur employeur.Celui-ci, la CECM, veut se garder suffisamment de garanties pour que le placement des enseignants tienne compte de certaines particularités.Or, jusqu'ici, il n'était pas question du facteur «capacités» quand on devait replacer un enseignant ailleurs, dans une autre matière, dans une autre école.Il est bien arrivé, ici et là.qu'un enseignant se retrouve, par la force des choses, à enseigner » ¦ ¦ i > ¦ ¦ ¦ i \u2022 j » ¦ ¦ \u2022 i i i i ¦ i t i t » i ?i \u2022 t ¦ ¦ ¦ ¦ a t t « i i t i I t i t \u2022 % % 9 ft une matière qui ne l'attirait pas particulièrement ou pour laquelle il n'était pas très bien préparé.En incluant les «capacités» au nombre des critères dont on doit tenir compte lors des déplacements de professeurs, la convention provinciale n'en donne aucune définition, ne prévoit aucune contrainte: à chaque commission de s'entendre avec ses enseignants.Or, la CECM assure qu'elle gère des écoles qu'on ne retrouve nulle part ailleurs et qu'elle doit prévoir des «capacités» particulières pour ses écoles de grands handicapés, de sourds, de musique, etc.Là-dessus, il ne semble pas que l'Alliance fasse trop de problème.Elle a déjà suggéré six types de postes différents pour les enfants spéciaux, et la formation d'un comité paritaire pour régler des pro blêmes particuliers.Par contre, quand la CECM énumère les «capacités» qu'elle requiert pour l'enseignement à tous les niveaux et ù un grand nombre de postes, l'Alliance constate qu'elle dévalue les divers brevets et permis d'enseignement.Celui qui a un diplôme d'enseignement de la musique ou de l'éducation physique, un diplôme spécialisé au préscolaire ou en sciences, risque de ne plus être apte à enseigner sa matière parce qu'on y aurait ajouté telle ou telle autre exigence.La CECM et ses principaux craignent surtout qu'un détenteur de diplôme général d'enseignement donnant droit d'enseigner toutes les matières à tous les niveaux ne brigue un poste pour lequel il n'aurait aucune préparation particulière.On voit mal un tel enseignant se lancer dans le programme le plus compliqué de sciences ou de mathématiques s'il enseignait la géographie en secondaire trois! Mais la CECM craint que par le jeu de l'ancienneté un enseignant n'en arrive à faire un choix aussi étonnant.Ou qu'elle-même ne soit obligé de l'y forcer, faute de mieux.C'est ce genre de problèmes qu'on évoque en négociation, c'est ce genre de drames qu'on voit pointer au bout de chaque clause! Et pourtant, l'enseignant qu'on déplace doit d'abord choisir un poste dans sa matière, dans son champ, puis selon l'expérience acquise, avant de choisir «du nouveau».Quel enseignant sera assez fou pour se donner le mal de longues préparations et réapprentissage de matière, tout en risquant un grief pour incompétence?La maladresse Dans cette négociation dramatique qui a mis 101,000 élèves des écoles françaises de la CECM à la rue pendant plusieurs jours à l'approche des examens, on peut sans doute blâmer les deux parties.Mais une mention spéciale doit aller à la CECM qui a démontré une curieuse méconnaissance des relations de travail.Que l'Alliance ait brandi sa menace de grève (parfaitement légale) deux reprises n'a rien de surpn nant.A moins d'un mois de la f< i de l'année et de l'expiration de h convention en cours, les ensei gnants voyaient leur force d \u2022 pression s'amenuiser.Qu'elle ait suspendu cette grr ve à deux reprises, d'abord à 11 nomination d'un conciliateur, puis à la nomination d'un médi;-teur, démontre au moins que l'Alliance ne désirait pas cette grève à tout prix.Que la menace de grève ait encore été brandie, au cours d\" la médiation, rien de plus nor mal: la médiation ne suspendait pas le droit de grève.Que des dirigeants de l'Alliance se soient déclarés fermés à tout compromis ne signifie pas nécessaire ment que les négociateurs ne pouvaient aller plus loin.Luc Larivée, président de la CECM Rodrigue Dubé, président de l'Alliance Or, quand la CECM a constaté qu'un avis de grève était encore en cours et que M.Dubé disait ne pas reculer sur certains principes, elle a quitté la table de médiation.Ni plus, ni moins.Un précédent en relation de travail, assure le ministre Pierre-Marc Johnson.Mais pendant la médiation, la CECM continuait à polir ses offres finales et globales.Une fois «débarrassée» de la médiation, elle expédiait ses offres à chacun de ses enseignants, persuadée d'avoir trouvé la solution-miracle.Il faut bien mal connaître la mentalité syndicale pour espérer que les membres accepteront ce que leurs négociateurs ont refusé.Prenant une semaine à se remettre de l'échec des offres finales, la CECM entend les suggestions de certains et demande à l'Alliance de soumettre le tout à l'arbitrage.Là encore, il faut méconnaître les mécaniques (et peut-être la simple psychologie) pour croire que le syndicat se rendrait à cette demande.«Le conciliateur a déjà tranché dans le vif de nos priorités, expliquait le président de l'Alliance, on n'est tout de même pas pour aller se mettre la tête sur le billot et qu'un arbitre tranche encore plus mince ce qui nous reste.» (On sait qu'il y a trois semaines l'Alliance acceptait le rapport de conciliation que refusait la CECM.) Enfin, mardi, la CECM refusait le rapport du médiateur spécial, tout comme elle avait refusé de retourner s'asseoir à sa table pour tenter de trouver une solution.Sans doute ne demande-t-on pas à des commissaires élus pour trois ans d'être des experts en relations de travail, pas plus qu'en quoi que ce soit, d'ailleurs.Mais on peut s'étonner grandement qu'appelé à gérer un personnel qui dépasse les 10,000 personnes, un tel employeur se montre si maladroit.Certes, l'inflation verbale de l'Alliance qui s'en est prise au président de la CECM et à ses options politiques, à l'idéologie «extrémiste» des commissaires vus comme un «groupe marginal» n'a probablement pas incité la commission à la conciliation.D'autant plus que les deux parties étaient conscientes que bien des yeux les surveillaient: la Fédération des commissions scolaires d'une part, la CEQ et ses syndicats d'autre part.De quoi soutenir l'intransigeance.Le facteur «capacité» étant une nouveauté dans les conventions collectives, chaque groupe voulait s'assurer qu'il s'appliquerait à son avantage.Que le gouvernement ait nommé un enquêteur devient finalement un soulagement pour tous.sans pour autant régler le problème dans l'immédiat.UNE CONSTATATION DES ARCHITECTES centres de nos villes doivent toys être refaits Il s'est tenu à Québec, cette semaine, un congrès pas comme les autres.Pour la première fois, en effet, l'Ordre des architectes du Québec a pris, devant l'opinion mondiale, le risque de faire son examen de conscience relatif au développement urbain du territoire, et, d'une manière générale, à la qualité du patrimoine architectural ancien et nouveau.C'était le congrès international sur la conservation, la réhabilitation et le recyclage.Le tableau urbain présenté aux architectes et aux fonctionnaires étrangers, n'a pas brillé par sa perfection, loin de là.Le président d'honneur, M.Denis Vaugeois, ministre québécois des Affaires culturelles, l'a reconnu très franchement.Comme dans un aveu libérateur pour lui, il a souligné que les centres de nos villes, pas seulement celui de Montréal peu s'en faut, ceux de Québec et de Trois-Rivières, entre autres, également , sont «brisés, massacrés et sacrifiés».Cela, on s'en doute, se voulait être un bon traitement de choc pour ceux qui croient encore qu'en matière de développement urbain Montréal est le nombril du monde et le Québec en général un modèle international.Le ministre Vaugeois, dans son intervention clé, et bien d'autres Intervenants renseignés à cet égard, ont expliqué à leurs collè- gues que les Québécois ont.con sciemment ou non, dilapidé un patrimoine immobilier d'une exceptionnelle qualité en faveur d'un exode massif vers la périphérie.Les belles rangées de demeure de pierre victorienne et plus anciennes encore ont été trouées, dévisagées, banalisées, a-t-on fait valoir, sans que cela ne provoque trop de regrets ni de remous politiques.Le ministre de la Culture a été forcé de reconnaître devant tous, à son regret du reste, qu'avec des ressources patrimoniales beaucoup plus modestes que Montréal la ville de Toronto a fait des «miracles de redéveloppement urbain central» et que des villes de la Nouvelle-Angleterre, telle Boston, ont donné un exemple digne de mention.Il a dit que !a ville de Montréal marque maintenant un retard considérable, si considérable qu'il y a même lieu de s'interroger sur la possibilité d'une renaissance.Comment en sommes-nous rendus là?Le membre du gou- vernement a en partie rejeté la responsabilité sur la Société fédérale d'hypothèques et de logement dont les politiques de prêts, «une sale besogne», ont favorisé l'étalement inconsidéré.Il a soutenu que l'appui artificiel, par l'Etat fédéral, au prix de l'essence automobile, d'autre part, a fait rater au Québec, comme aux autres provinces, l'occasion, par le maintien des habitudes de transport automobile traditionnelles, l'occasion d'amorcer une concentration nouvelle des zones urbaines.D'autres intervenants ont soutenu que le gouvernement du Québec lui-même n'est pas sans taches puisque sa propre société de prêts hypothécaires, la Société d'habitation du Québec, n'a jamais tenté, depuis sa création, d'intéresser les classes moyennes à se réapproprier les parties centrales des villes.Cette société aurait même abandonné aux autres autorités, malgré la souveraineté québécoise en affaires municipales, tout le champ de l'expérimentation résidentielle qui ne concerne pas la stricte aide sociale directe aux défavorisés.Chaque autorité, on le soupçonne, doit certes avoir sa part de responsabilités.Mais en écoutant les architectes étrangers faire part de leurs réussites dans l'aménagement de leurs propres villes, il est apparu que, pour réussir en ce domaine, il fallait l'existence préalable d'une volonté générale et concertée, chez les citoyens ordinaires, de partager l'espace commun, et qu'il fallait également la reconnaissance, par les populations scolarisées, des avantages pratiques d'une meilleure concentration de la vie urbaine.Le ministre québécois a dit constater, pour sa part, qu'un certain nombre de Québécois, ont maintenant commencé à posséder cette volonté du partage urbain.Mais, comme tant d'autres participants, il n'a pas caché que l'attrait de ce «rêve des champs verts de banlieue» est encore bien attirant.Il a dit devant ses hôtes, pour le souligner, que le récent refus du corps professoral de la faculté d'Architecture de l'université Laval, d'accepter l'offre de son ministère de se reloger dans un lieu privilégié, près de la Place Royale centrale, et de réaliser ainsi un intéressant projet de recyclage des entrepôts de la ville historique, est significatif.Cettafin de non-recevoir des professeurs d'université indique ainsi pour lui jusqu'à quel point les élites scolarisées, celles qui devaient être les plus éveillées à la nécessité de consolider les villes, se désolidarisent de leurs semblables et perçoivent trop les quartiers centraux comme des lieu devant être abandonnés aux marginaux.Les architectes étrangers pa- Le pouvoir, le chêne et les idées neuves La politique charrie bien des paradoxes: le parti dont la raison d'être était la question nationale va sans doute axer son action sur des questions d'ordre social, alors que le parti qui avait toujours prétendu que l'économie avait plus d'importance que la constitution semble se spécialiser presque exclusivement \u2014 jusqu'à présent du moins \u2014- dans le dossier constitutionnel! Résultat du gros brassage provoqué par le référendum: au Parti québécois, la composante social-démocrate prendra d'autant plus de relief que l'objectif de la souveraineté doit être mis en veilleuse, tandis qu'au Parti libéral, la présence d'un Claude Ryan féru de questions constitutionnelles, de même que la victoire au référendum, oriente de plus en plus le parti vers ce genre de dossiers.L'unique souci du parti, depuis le congrès de leadership du printemps 78, fut en effet de déterminer une position en matière constitutionnelle: ce fut le livre beige, publié en janvier dernier.Mais le peuple ne vit pas que de constitution.Quel est au juste le programme de gouvernement de ce parti dont le chef réclame des élections au plus vite et dont toutes les énergies convergent vers la prise du pouvoir?.Interrogé à ce sujet au lendemain de sa victoire référendaire, M.Ryan a répondu que les commissions d'étude de son parti allaient bientôt se remettre à la tâche d'élaborer un programme politique.mais l'on devra sans doute se contenter de la sanction d'un conseil général plutôt que du congrès, de préciser le chef libéral.Depuis l'accession de ce dernier à la tête de leur parti et d'ici aux prochaines élections (si elles ont lieu à l'automne), les militants libéraux n'auront donc pu se prononcer sur rien d'autre que sur l'option constitutionnelle: le dernier congrès du parti a en effet été exclusivement consacré, du début à la fin, au livre beige.Tout ce qu'on sait de l'orientation actuelle du PLQ, c'est ce qu'en a dit, mais à titre personnel, M.Ryan.Ce dernier s'est parfois attardé durant la campagne référendaire à évoquer «les valeurs traditionnelles» mais le plus souvent en termes plutôt philosophiques.La seule indication concrète qu'il ait fournie, c'est à l'émission «Noir sur blanc», lorsque, parlant des «valeurs familiales», il a laissé entendre que la tolérance actuelle en matière d'avortement allait trop loin.C'est l'exemple qu'il a spontanément choisi pour illustrer ce qu'il entendait par un retour à certaines valeurs familiales.Le PQà un carrefour Pour se maintenir au pouvoir et pour garder une certaine cohésion dans ses rangs, le PQ n'a plus qu'une solution: mettre en relief ses dossiers gouvernementaux et ses réalisations à caractère socio-économique (assurance-auto, zonage agricole, réforme du code civil, protection des consommateurs, santé-sécurité au travail, nationalisation de l'amiante, etc.).De là à dire que le parti glissera vers sa gauche, cependant, la marge est grande.Car le PQ a toujours été bien davantage, à la base, une coalition de nationalistes qu'un parti social-démocrate.La plupart de ses militants ont un dénominateur commun, celui d'être souverainistes, mais les idéologies, en son sein, vont du eentre- raissent avoir donné raison au ministre québécois.Les expériences de réanimation urbaine intéressantes, là où la vie est redevenue riche par la coexistence des fonctions multiples, comme à Boston par exemple', doivent effectivement leur réussite à cette volonté des citoyens de réaliser les réaménagements pour eux-mêmes, pour leur propre bénéfice.La grande expérience de restaurations de la Place Royale de Québec, et, jusqu'à un certain point, celle de la Place Jacques-Cartier à Mont- droit au centre-gauche.Sans compter l'usure normale du pouvoir.Tous les partis politiques ont une chose en commun: le goût irrépressible et le besoin insatiable du pouvoir, le désir absolu de se maintenir au pouvoir, ou d'y revenir.C'est pourquoi les militants libéraux ne s'irriteront pas de ne pas avoir été consultés, le cas échéant, sur le programme de leur parti, si leur nouveau chef réussit à les ramener glorieusement au pouvoir.Et c'est pourquoi les péquistes.aussi déçus soient-ils des résultats du référendum, n'auront guère tendance à se remettre en question ni à faire éclater la coalition d'intérêts divers qui leur tient lieu de parti à l'heure où l'objectif qui en constituait le ciment s'éloigne à l'horizon.La justification morale \u2014 la «rationalisation» à posteriori du désir de pouvoir \u2014 est d'ailleurs déjà trouvée: c'est le PQ, plus «naturellement» voué aux intérêts exclusifs du Québec, qui peut le mieux négocier le renouvellement du fédéralisme.(Cela sera d'ailleurs sans doute l'un des thèmes de la prochaine campagne électorale.) Les chênes du 24 juin Mais d'ici là, il y aura au moins une saison dans nos vies.L'été s'installe, lourd, humide, avec encore des restes de brises de printemps, et lentement le Québec commence à basculer du côté des plages du Maine.«Faute de printemps, dit un souverainiste déçu, on pourra au moins vivre un été.» Cette semaine dans le Vieux Montréal, il y avait toutes sortes d'événements qui se déroulaient et qui faisaient courir mille et une idées nouvelles dans la ville ensoleillée: les multiples rencontres des sociétés d'universitaires sur les campus universitaires, des contingents de profs en congrès qui humaient rue St-Denis l'air doux des vacances.Le premier festival de créations de femmes (1) au Théâtre expérimental des femmes, rue Notre-Dame: de la musique, de la parole, des jeux, de l'imaginaire et puis la liberté.Et il y avait, toujours dans le coeur du Vieux Montréal, la fête qui s'en venait.La fête, laquelle?Mais la nôtre, celle du 24 juin, celle des Québécois pour le «oui», des Québécois pour le «non», des Québécois pour l'annulation et des Québécois qui ont oublié d'aller voter: «C'est la fête au pays, tout'l monde est important», dit le nouveau slogan du Comité de la fête nationale, qui lançait jeudi dernier, dans une orgie de ballons bleus et blancs, cette joyeuse opération annuelle, au son d'une belle chanson-thème et d'une autre chanson, celle de Vigneault: «J'ai planté un chêne au bout de mon champ.».Instinct ou prémonition, le Comité des Fêtes avait décidé \u2014 bien avant le 20 mai \u2014 déjouer sur le thème du chêne durant ces Fêtes et d'inviter la population à en planter.C'est Vigneault qui en explique le sens: «Le chêne est signe d'enracinement, de patience et de ténacité.Planter un chêne c'est laisser à tous ce message: j'y étais, j'y suis.j'y resterai.» Après cela, il n'y a plus rien à dire: tout est dit en ces mots-là.(1) Ce festival est commencé depuis une semaine/ mais il vous reste jusqu'à vendredi soir prochain inclusivement pour aller v puiser, vous les femmes, toutes les femme et vous les hommes libères, de nouvelles façons de voir les choses et la vie.Tous les après-midi il y a des ateliers et tous les soirs un spectacle.On en reparlera.réal sont en train, on l'a indiqué, d'être faites pour les autres, pour les touristes venus d'ailleurs.Il y a risque, ainsi, que ces quartiers rénovés à grands frais deviennent des musées et cHa, pour les gens d'ici, constituerait, de l'avis de tous, une perte sociale considérable.Ce serait une chance ratée de rétablir les milieux civilisateurs après cette étonnante pause «d'incubation» que la dernière génération est allée faire dans les champs périphériques.V LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 31 MAI 1980 A 9 FRANCE Jean-Paul 9 tient premier jour discours protocola CE N'EST QU'AUJOURD'HUI QU'IL LIVRERA SON MESSAGE PASTORAI PARIS \u2014 Malgré deux ou trois courtes allusions à des problèmes actuels, Jean-Paul II s'est abstenu, au cours de sa première journée en France, de propos musclés, tels qu'il en avait eus au cours de son voyage aux Etats-Unis \u2014par exemple sur le célibat des prêtres, la légalisation de l'avortement, etc.Comme il avait parlé, avant son départ de Rome, de la «crise de croissance» de l'Eglise de France et qu'il y a eu, dans un passé récent, certains malentendus entre le Vatican et la France, on s'attendait à des déclarations de sa part sur ces sujets.On s'était trompé sur ses intentions, puisque tous ses discours ont été totalement positifs.Une visite spectaculaire Cette première journée de son voyage a été manifestement moins pastorale que protocolaire.Et, bien que la foule ait été finalement nettement moins nombreuse et un peu plus réservée que prévu, on peut dire qu'il s'est agi de la visite officielle la plus spectaculaire et majestueuse qu'ait connue la capitale française depuis des dizaines d'années, alors que toute l'avenue des Champs-Elysées, le boulevard Saint-Germain, les abords de l'hôtel de ville et de Notre-Dame avaient été depuis midi interdits à la circulation.Vu l'importance des dispositifs de sécurité, la visite a plutôt mal commencé.Un pneu éclate au décollage de l'avion à Rome: une heure de retard sur le programme.C'est finalement à 17 h 00 que son avion se pose à Orly.Accompagné d'une suite de 23 personnes \u2014 parmi lesquelles Mgr Casaroli, son «ministre des Affaires étrangères», et Mgr Marcinkus, son imposant «garde du corps» américain \u2014, le pape apparaît à la portière de l'avion, descend les marches et, comme il l'avait fait dans ses précédents voyages, se prosterne pour embrasser le sol français.Accueilli par le premier ministre Raymond Barre, Jean-Paul II monte presque aussitôt dans un hélicoptère blanc, orné d'un petit drapeau aux couleurs du Vatican.Quelques minutes plus tard, il se pose Place Georges-Clemenceau, à mi-chemin entre l'Etoile et la Place de la Concorde.Cette fois, ce sont le président et Mme Giscard d'Estaing (cette dernière habillée de noir comme la plupart des autres personnalités officielles féminines) qui lui souhaitent la bienvenue.La garde républicaine \u2014 que le pape passe en revue, puisqu'il est «chef d'Etat du Vatican» \u2014 exécute les deux hymnes nationaux.Puis les deux hommes montent dans une voiture découverte et descendent lentement l'avenue, sous les acclamations de la foule.Place de la Concorde attendent déjà la plupart des 92 évê-ques français, une bonne partie des ministres, les présidents du Sénat et de l'Assemblée, etc.Discours de bienvenue assez bref du président Giscard d'Estaing, qui souligne notamment la sympathie de la France pour «le pays dont vous venez, la courageuse Pologne», ainsi que le caractère exceptionnel de cette visite, «la première qu'un pape ait faite spontanément depuis près de 800 ans».Une façon de passer sous silence l'invitation de Napoléon à Pie VII, lors du couronnement de 1804, et qui s'était pratiquement faite à la menace des baïonnettes.Lisant son texte en français \u2014 qu'il prononce presque parfaitement, mais avec lenteur \u2014 le pape a adressé un salut très remarqué «aux autres confessions chrétiennes, aux confessions judaïque et islamique».S'il a rendu hommage au rôle \u2014- politique, culturel, humanitaire \u2014 joué par la France dans le monde, il a cependant fait une discrète allusion aux devoirs du gouvernement et de l'Etat: «La loi civile, a-t-il dit, doit contribuer à favoriser la vie et l'élévation des esprits».Mais le moment n'était pas au reproche.En direction de l'Eglise française, le pape a au contraire souligné avec satisfaction «le bouillonnement des idées et des initiatives», la recherche et la réflexion des catholiques face à «un monde en changement».Puis ce fut la traversée de Paris dans une voiture officielle découverte.Devant lui, assis à côté du chauffeur, son «gorille», Mgr Marcinkus.A côté de lui, le cardinal-archevêque de Paris, François Marcy.Une lente traversée, qui passait devant l'Assemblée nationale, empruntait le boulevard Saint-Germain et obliquait en direction de Notre-Dame, peu après le boulevard Saint-Michel.A Notre-Dame A Notre-Dame, malgré la modernisation et la simplification du cérémonial, ce fut quand même le moment de la magnificence et des grandes pompes.Après avoir salué les quelque 15,000 invités groupés à l'extérieur, sur le parvis, Jean-Paul II pénètre dans la basilique \u2014 remplie de personnalités officielles\u2014 salué par les grandes orgues qui exécutent «Tu es Pe-trus».Puis, revêtu des ornements, il célèbre le Te Deum, célébration de joie qui se termine par l'exécution d'un très beau Magnificat.Parmi les personnalités officielles, les catholiques pratiquants se joignent par la suite à la foule extérieure pour la messe, concélébrée par les quatre cardinaux français.Dans son homélie, Jean-Paul II reprendra la question de Jésus à Pierre, qui LOUIS-BERNARD ROBITAILLE vient d'être citée au moment de l'Evangile: M'aimes-tu?«Cette question, a-t-il dit, prend une dimension d'autant plus grande à cette époque où nous nous demandons si la haine ne l'emportera pas sur l'amour, la guerre sur la paix, la destruction sur la construction.» Nouvelle allusion politique discrète: «Cette question s'adresse aussi aux Etats et aux sociétés.«Ecouterons-nous cette question?» Avec le retard initialement pris, la nuit tombait sur Paris lorsque le pape, après un long entretien avec les religieux de Notre-Dame, a quitté la basilique pour l'hôtel de ville, tout à côté.Une foule plus dense, plus démonstrative également.Selon une règle protocolaire en vigueur, on ne sait pourquoi au Vatican, le pape ne doit pénétrer dans aucune mairie (sauf celle de Rome).C'est donc au haut des marches de l'hôtel de ville, où il était reçu par le maire Jacques Chirac, que Jean-Paul II s'est adressé de nouveau à la foule, plus particulièrement aux Parisiens.M.Chirac avait salué la parenté entre Paris et Rome, villes jumelées, comparables par leur importance historique.Le pape, qui avait déjà fait trois séjours dans la capitale française, a rappelé que cette ville «avait vécu toutes les grandes heures et les vicissitudes connues par ce pays».«Dans ma patrie d'origine, a-t-il ajouté, on sait aussi ce qu'on doit à Paris.» Sur la Seine Au terme de cette première journée, finalement assez peu riche en contenu \u2014 mais où il y avait malgré tout de l'émotion et de la beauté\u2014, les responsables officiels avaient imaginé une charmante conclusion.C'est ainsi que le pape et sa suite ont pris place, à côté de l'hôtel de ville, dans un bateau qui a lentement descendu la Seine, vers 22 h, en direction du quai de l'Aima, non loin de la Nonciature, où loge le pape pendant son voyage.Mais, avec des rencontres prévues avec des religieux, une messe en banlieue «rouge» pour les travailleurs émigrés, une rencontre avec les jeunes, une grand-messe en plein air «pour le peuple de Dieu» et d'autres manifestations, c'est à partir de demain matin que commence vraiment la visite pastorale du chef de l'Eglise catholique.Sans parler du message qui s'adressera à la communauté internationale, lundi matin, devant l'Unes-co.Beaucoup moins de monde que prévu sur le chemin du pape PARIS \u2014 Les catholiques français manquent-ils d'enthousiasme?Le grand déploiement et la parfaite organisation du service d'ordre ont-ils découragé les bonnes volontés?Ou alors sommes-nous vraiment à l'époque où le véritable événement se passe à la télévision?En tout cas, s'il y avait du monde aux Champs-Elysées et sur tout le parcours, il y en avait nettement moins que prévu.D'Alsace et de Bretagne, deux régions très pratiquantes, des trains spéciaux qui avaient été prévus ont été annulés.Les responsables de la police s'attendaient à tout et au pire: ils ont presque été déçus par la facilité de leur tâche.15,000 policiers Il y avait 15,000 policiers sur pied de guerre.Rien n'avait été laissé au hasard: les immeubles du parcours, et même les égouts avaient été vérifiés.De la place de l'Etoile à l'hôtel de ville \u2014 c'est-à-dire tout le centre de Paris \u2014 la circulation avait été interdite depuis midi, et un cordon de barrières métalliques mis en place sur plusieurs kilomètres.On redoutait tellement la cohue que la psychose a fini par être communicative: soit par crainte de la bousculade, soit parce que les déplacements dans le secteur étaient compliqués, beaucoup de gens sont restés chez eux.Il faut dire que la télévision faisait une concurrence sévère à la rue.Avec un déploiement de 25 caméras, sur des voitures, à bord d'hélicoptères, une batterie de journalistes et une vingtaine d'heures de retransmission directe d'ici à lundi matin, la deuxième chaîne de télévision garantissait un spectacle total.La moitié de ce qui est prévu en deux semaines sur la chaîne concurrente, pour cette autre «grand-messe»: les internationaux de tennis de Roland-Garros.Le pape boudé ?Les catholiques français ont-ils boudé la visite du pape?Peut-être pas, mais en comparaison avec le Mexique ou l'Irlande, tous les commentateurs ont noté, outre l'affluence réduite, un enthousiasme plutôt modéré.Mais c'est en fait demain que Jean-Paul II subira son vrai test de popularité, avec les deux réunions de «masse»: la messe en plein air au Bourget et la rencontre avec les jeunes au Parc des Princes, le temple du football à Paris.Certains, en tout cas, peu nombreux il est vrai, ont marqué leur désapprobation, non pas tellement devant le principe même de la visite que devant l'importance qu'on lui a accordée au niveau officiel.La France, doit-on le rappeler, vit sous le régime sacro-saint de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.Dans certains cercles laïcs, on a reproché au président de la République de s'afficher aussi ouvertement avec le représentant de l'Eglise catholique.«Il aurait dù prendre exemple sur le chef de l'Etat mexicain, en pareille circonstance.» On se souvient que le président Portillo avait officiellement ignoré la visite de Jean-Paul II.Cette protestation a été reprise à son compte par le Parti socialiste, héritier pour une bonne partie de la vieille tradition laïque.Si certains représentants du PS ont participé à la visite à titre individuel, et si son chef, François Mitterrand, devait se rendre à la réception de l'Elysée, au cours de la matinée aujourd'hui, par contre cette formation politique s'est officiellement abstenue lors des cérémonies, hier, à Notre-Dame.Ironiquement, on pouvait voir dans la basilique de Notre-Dame une délégation tout à fait officielle du Parti communiste et de la CGT, la centrale syndicale proche du PCF.Par goût de la provocation et pour protester contre un déferlement général d'enthousiasme dans les médias, le journal «exgauchiste», Libération, avait décidé hier d'attaquer à fond et avec virulence.Un dossier spécial et très critique à l'intérieur.Et en couverture, dans un cadre violet, un grand titre: «Vade retro papanas! » Avec cette mention: «Sentez ici le journal est en odeur de sainteté: toutes ses pages sont parfumées à l'encens».Et c'était vrai ! Jean-Paul II à son départ de Rome.Le Vicaire du Christ baise la terre de France à son arrivée.* mt#' m Le pape prononçant l'homélie à Notre-Dame devant 15,000 fidèles et dignitaires.téléphotos AP A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI 1980 Le pape projette se rendre au Chili SANTIAGO DU CHILI (AFP) \u2014 Le pape Jean Paul II projette de se rendre au Chili à la fin de 1981, une fois réglé le différend argentino-chilien sur le canal de Beagle, dans lequel le Vatican sert de médiateur, a indiqué hier Mgr Eladio Vicuna, évêque de Puerto Mont (sud du Chili).Les négociations entre l'Argentine, le Chili et le Vatican se déroulent de manière positive, a précisé Mgr Vicuna.Jean-Paul II fait l'éloge du peuple français PARIS (AP) \u2014 Répondant à Pal-locution de bienvenue du président de la République, Jean-Paul II s'est adressé ainsi à la France: «Je suis profondément heureux de te visiter en ces jours, et de te montrer mon désir de te servir en chacun de tes enfants.Le message que je veux te livrer est un message de paix, de confiance, d'amour et de foi.De foi en Dieu, bien sûr, mais également, si je puis m'ex-primer ainsi, de foi en l'homme, de foi dans les merveilleuses possibilités qui lui ont été données, afin qu'il en use avec sagesse et dans le souci du bien commun pour la gloire du créateur.«À tous les fils et à toutes les filles de cette grande nation, à tous, le pape offre ses voeux les plus cordiaux, au nom du Seigneur.La France symbolise pour le monde un pays à l'histoire très ancienne, très dense aussi.Un pays au patrimoine artistique et culturel incomparable, dont le rayonnement n'est plus à décrire.Combien de peuples ont bénéficié du génie français, qui a marqué leurs propres racines, et constitue encore pour eux un motif de fierté en même temps, on peut l'affirmer, qu'une sorte de référence.Le rôle de la France se poursuit dans la communauté internationale, au niveau qui est le sien, mais avec un esprit d'ouverture et un souci d'apporter une contribution à la fois aux principaux problèmes internationaux et aux situations des contrées moins favorisées.Au cours des mes précédents voyages j'ai pu constater la place qu'elle tient toujours sous d'autres cieux.Mais plus qu'w l'ampleur des moyens mis en oeuvre, forcément limités, c'est à son peuple qu'elle doit sa place, à des hommes et des femmes héritiers de sa civilisation.» Après s'être dit touché de l'accueil qui lui était réservé, Jean-Paul II a insisté sur le fait que son voyage a un caractè- 1 tous les jours dans « la presse Marc Sauvageau, de Brossard, est Tun des porteurs de LA PRESSE qui a obtenu d'excellents résultats lors du concours «La saison du Youpping est arrivée».C'est à ce titre que LA PRESSE lui demanda de tirer les noms des 56 premiers gagnants de notre concours «Cherchez la balle» qui lui s'adresse à nos lecteurs.Il reste 472 prix à gagner lors des 11 prochains tirages.Participez souvent! Vous conservez vos chances lors de tous les tirages puisque le courrier est cumulatif.A > 4F Les gagnants d'une bicyclette CCM 10 vitesses: \u2022 Mme Thérèse Dupuis d'Auteuil \u2022 Claude Meunier de L'Assomption \u2022 M.Bertrand de Montréal Les gagnants d'un appareil-photo Polaroid «One step»: \u2022 Laurier Tranchemontagne de Rigaud \u2022 Paul Callaghon de Montréal \u2022 Louis Robert de Montréal-Nord Les gagnants d'une paire de billets pour assister à une partie des Expos (niveau 300): Gérald Jette de St-Laurent Thérèse Leclair de Carignan Hervé Pelletier de Shawinigan-Sud Miche! Bourbeau de St-Hubert J.P.Daigneault de St-Eustache François Marrison de Pointe-Claire Coutu Ranger de Montréal Jean Méthot de St-Bruno M.Bertrand de Montréal Julie Boucher de Montréal Claudette Arbour de Longueuil Suzanne Méthot de Beloeil André Des Lauriers de Lachute Lucien Aubin de Montréal Gaétan Lévesque de Pointe-aux-Trembles Raoul Guérard de St-Eustache Louise Champagne de Montréal Florida Dupuis de St-Bruno Marie-Rose Favreau de Laprairie Fleurette Desautels de Montréal Mme G.Lejossec de Montréal L.Gravel de Lachenaie Alain Desfossés de St-Jovite Daniel Girouard de Pointe-aux-Trembles Desneiges Lavallée de Lachine \u2022 Marc-André Thibodeau de Longueuil \u2022 M.Bertrand de Montréal \u2022 Mme Elvire Breden de Châteauguay \u2022 B.Daoust de Montréal \u2022 Marcelle Millette de Farnham \u2022 Michel Girard de Montréal \u2022 Jean Malchelosse de Laval \u2022 Jean Simard d'Anjou \u2022 Louis Lefebvre de Verdun \u2022 Diane Miller de Montréal \u2022 Gisèle Aussant de Laprairie \u2022 Nicole Merciari de Montréal \u2022 Mme Lise Payant de St-Laurent \u2022 Germaine Boisvert de Montréal \u2022 Thérèse Pelletier de Rongi \u2022 Claude Marbonne de Montréal \u2022 Richard Parisien de Lasalle \u2022 Régean Paquette de St-Lazare \u2022 Bernard Gignac de Repentigny \u2022 Lise Lauzon de Montréal \u2022 Sébastien Labelle de Blainville \u2022 Jeannine Bouchard de Vimont \u2022 Lorraine Petit Clerc de St-Bruno \u2022 Marie-Pierre Bastien de Montréal-Nord \u2022 Jeannine Laflamme de Laval re «pastoral avant tout, pour visiter et encourager les catholiques de France, un voyage qui veut également traduire mon estime et mon amitié pour l'ensemble de la population, et je pense ici, en particulier, aux membres des autres confessions chrétiennes, de la communauté judaï* que et de la religion islamique.Jean-Paul II a ensuite adressé un salut particulier aux «chers catholiques en France».«Vous m'avez invité à constater que la foi y est toujours vivante, jeune, dynamique, que la générosité ne manque pas chez vous.Elle se traduit même par un bouillonnement d'initiatives, de recherches, de réflexions.Il vous faut en effet aborder des problèmes souvent nouveaux, ou tout au moins des problématiques nouvelles.Les «Rabats blancs» fêtent leur tricentenaire La semaine dernière, réception à l'hôtel de ville de Montréal et signature du Livre d'or de la ville.Demain, messe solennelle en l'église Notre-Dame de Montréal, présidée par Mgr Paul Grégoire, en présence du prononce apostolique, de plusieurs autres évê-ques, de plus d'une soixantaine de prêtres et JULES BÉLIVEAU d'au moins 70 représentants de communautés religieuses d'hommes et de femmes.Les «Rabbats blancs» ont 300 ans! Les «Rabats blancs», tout le monde l'aura compris, sont les Frères des Ecoles chrétiennes, fondés en France par Jean-Baptiste de La Salle en 1680.L'événement mérite assurément d'être souligné.Combien d'écoliers masculins du Québec et du Canada, depuis l'arrivée de ces religieux à Montréal en 1837, ont-ils reçu d'eux leur éducation primaire?Les frères au rabat blanc, guère tapageurs de nature \u2014 comme le voulait leur fondateur \u2014 seraient probablement bien en peine de dire combien d'élèves ils ont eus dans chacu- ¦¦ ¦ ¦¦¦¦ £\u2022 \u2022 ¦ ¦ .Saint Jean-Baptiste de La Salle, fondateur des Frères des écoles chrétiennes.ne des villes du Canada où ils se sont établis.Mais ils peuvent être certains que d'autres, les «anciens» du Mont-Saint-Louis, du Collège de Longueuil, de l'Académie de Québec, de l'Académie d'Ottawa ou de l'Académie De-La-Salle de Trois-Rivières, se rappellent avec nostalgie le nom, le visage, le dévouement, la patience et \u2014 pourquoi pas?\u2014- les manies de tel ou tel frère.Des anciens élèves n'oublient pas, non plus, leurs éducateurs de Beauharnois, de Sorel, de Lévis, de Saint-Jean-d'Iberville, de Chambly, de Lachine et d'une bonne dizaine d'autres villes du Québec où les F.é.c.ont exercé leur apostolat.Les disciples de Jean-Baptiste de La Salle, toutefois, n'ont pas concentré toute leur action au Québec et dans quelques-unes des autres provinces canadiennes.Ils sont, disent les chiffres, présents dans 82 pays répartis dans les cinq continents.De fait, les Lasalliens sont aujourd'hui, de par le monde, au nombre d'environ 10,540, dont 742 au Canada.Mais ils étaient près de 17,000 dans le monde et environ 1,400 au Canada en 1964 et 1965.Aucune relève La relève, totalement inexistante, est actuellement la plus grande misère des Frères des Ecoles chrétiennes du Canada.«Si la disparition possible des grands éducateurs populaires et désintéressés que furent les frères nous menace \u2014 et elle nous menace \u2014 y a-t-il quelque chose à faire pour parer à temps une telle éventualité?» demande un de ces religieux.Personne, semble-t-il, n'a de réponse à cette question.En 1980, un peu plus effacés qu'auparavant du fait qu'ils sont moins nombreux et plus âgés, également parce qu'ils ne portent plus depuis 15 ans la soutane ecclésiastique et leur fameux rabat blanc et, enfin, parce qu'ils sont plus dispersés qu'avant dans un système scolaire davantage sécularisé, les Frères des Ecoles chrétiennes du Québec envisagent toutefois l'avenir avec sérénité.Et c'est le plus joyeusement possible qu'ils comptent célébrer le tricentenaire de leur communauté, se rappelant avec fierté des plus illustres de leurs prédécesseurs, tel le frère Marie-Victorin et, bien sûr, celui qu'ils appellent leur «génial fondateur», saint Jean-Baptiste de La Salle.chez >?F^rkAvenue C'EST LA SEMAINE 65 CHEVETTE DISPONIBLES POUR LIVRAISON IMMÉDIATE PRIX VARIANT DE VENEZ NOUS RENCONTRER DÈS LUNDI MATIN ET VOYEZ POURQUOI : On ne sort pas à pied.« \\ Park Avenue Chevrolet- Olds Cadillac V 725-9811 5000 Jean-Talon Est \\ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI1980 A 11 La CSN évite un autre déchirement et retourne à la Commission de Sa santé QUEBEC \u2014 Déjà passablement divisée par la grève de ses employés permanents, qui perdure, la CSN a évité de justesse de tomber dans un piège qui l'aurait divisée irrévocablement entre travailleurs du secteur public et du secteur privé et aurait pu lui être fatal.C'est finalement par 510 voix à 331, soit un vote d'environ 60 pour cent, que les délégués ont voté pour le retour de la centrale à la Commission de la sécurité et PIERRE VENNAT de la santé au travail, d'où elle s'était retirée dernièrement suite à des pressions en ce sens de la Fédération des affaires sociales.Les syndiqués du secteur public, en effet, du moins ceux des affaires sociales, qui forment un bloc de quelque 80,000 membres à la CSN, menaient en effet la lutte contre la participation de la centrale à cette instance, surtout parce que dans le domaine hospitalier, où la CSN est majoritaire, on refuse de participer à un organisme «paritaire» avec l'Association des hôpitaux et qu'on préfère, de beaucoup, lutter pour la santé-sécurité via des comités syndicaux de sécurité.Une revendication du secteur privé Mais les travailleurs du secteur privé, affiliés à la CSN, et nettement minoritaires non seulement face à la FTQ (ou la CSD dans certains secteurs) en ce qui regarde le nombre de syndiques, mais encore face à l'ensemble des travailleurs du secteur privé (le taux de syndicalisation n'y est que de 25 pour cent), voulaient, eux, y participer.La demande de retourner à la commission a été formulée par le président du Syndicat national de l'amiante, Ovila Lemay, qui, avec les militants de son syndicat dont Nazaire Paquet, qui est également intervenu dans le débat, ont mené la dure lutte contre l'amiantose au Québec.Ils avaient l'appui de leur fédération, la Fédération de la métallurgie, le secteur où l'on constate le plus de maladies industrielles au Québec avec l'industrie chimique.Le président de la Fédération de la métallurgie et des produits chimiques, Sylvio Gagnon, a reçu l'appui de son collègue de la CSN-construction, Yvon Leclerc.Les travailleurs de la construction, le secteur le plus meurtrier en fait d'accidents du travail au Québec, désirait, lui aussi, un retour à la commission.L'un des deux représentants de la CSN à la commission était justement Florent Audette, vieux routier du syndicalisme dans la construction, l'autre étant Etienne Chiasson, le président du comité sécurité-santé de la centrale.Enfin, les travailleurs du papier, pour la plupart, favorisaient le retour à la commission, de même que plusieurs conseils centraux, comme par exemple celui du Haut-Richelieu.La FAS avait l'appui de militants communistes (ceux venus au micro oeuvraient d'ailleurs dans le secteur hospitalier) ainsi que du Conseil central de Montréal.Risque de division Le débat, si la résolution avait été battue, risquait donc d'opposer irrévocablement les gens du secteur privé au public, les travailleurs du public, comme l'a dit Ovila Lemay, estimant nécessaire d'être à la commission pour faire valoir leur point de vue et, de toute façon, y trouver une source importante de données et être au courant des projets patronaux et gouvernementaux dans ce secteur.Bref, «aller jouer la partie sur le terrain», aller présenter son point de vue, s'affronter même, mais être «présent».La présidente de la Fédération nationale des enseignants québécois, Francine Lalonde, qui songe à un retour comme vice-présidente de la centrale, et dont les membres jouent un rôle important dans le secteur public, a senti le danger et s'est prononcée pour la participation à la commission.«Il nous faut occuper tous les terrains de lutte, a-t-elle dit.C'est justement parce que nos luttes sont importantes sur la santé-sécurité qu'il faut y être.Dans le secteur public, la CSN est majoritaire et on rencontre nos boss.Il est nécessaire pour Rodrigue conserve la présidence de la CSN Norbert Rodrigue QUEBEC.(PC) \u2014 M.Norbert Rodrigue a été reporté hier à la présidence de la Confédération des syndicats nationaux, de même que ses collègues de l'exécutif MM.Jean-Guy Morin, se- crétaire général, et Leopold Beaulieu, trésorier, ainsi que Mme Gisèle Cartier, première vice-présidente.Ces quatre postes ont été rapidement comblés, faute d'opposants, par le congrès général de la centrale, réuni à Québec depuis le début de la semaine.Il y aura cependant élections aujourd'hui aux deux autres postes de la vice-présidence.M.Pierre Mercille, un permanent de la CSN, fera la lutte au candidat sortant Claude Girard comme deuxième vice-président, tandis que la lutte se fera à trois pour la troisième vice-présidence, MM.Jean-Claude Martel, président du conseil central du Sa-guenay-Lac Saint-Jean, Christophe Auger, de la Fédération nationale des enseignants du Québec, à Trois-Rivières, et Gérard Tailor, adjoint au comité exécutif, tenteront de succéder à M.André L4Heureux, qui démissionne après avoir rempli deux mandats.(PC) \u2014 La société pétrolière Shell a été condamnée hier matin pour avoir contrevenu aux dispositions anti-briseurs de grève du Code du travail.Le juge Bernard Lesage, du Tribunal du travail, a condamné Shell à $40,000 d'amende.Il a également condamné M.Robert Soucy à $5,000 d'amende pour complicité.Voyageur mort de faim BARI, Italie (AFP) \u2014 Un jeune Américain, Patrick Folej (28 ans), domicilié à Naugatuk (Connecticut), est vraisemblablement mort de faim et de fatigue en Italie où il passait ses vacances.Le corps du jeune homme, qui avait été découvert en état de décomposition avancé, le 23 mai dernier, dans une cabane proche de la localité de Bisceglie (Pouilles), a été identifié hier.Selon la police italienne, qui exclut l'hypothèse d'un crime, Patrick Folej voyageait seul en faisant de l'autostop.M.Soucy, un employé à la retraite, avait été engagé en contravention du Code du travail pendant la grève des travailleurs de cette compagnie au début de l'année.L'amende maximale pour une compagnie étant de $1,000 par jour, cette condamnation est l'une des plus fortes jamais imposées en vertu des dispositions anti-briseurs de grève du Code du travail, soit $800 par jour.Les avocats de Shell étudient présentement le jugement et la firme déterminera, s'il y a lieu, de porter la cause devant la Cour supérieure.Shell avait précédemment été trouvée coupable d'avoir refusé de reconnaître les représentants syndicaux; elle en a appelé de cette décision.«Le cours de la justice est parfois lent, mais on peut au moins dire que justice a été faite.» Telle a été la réaction du président du syndicat des Travailleurs unis du pétrole, M.William Butcher, en commentant hier après-midi le jugement rendu contre la compagnie pétrolière Shell et un briseur de grève.nos camarades du secteur privé d'y être.» Le vice-président sortant André l'Heureux, seul membre de l'exécutif à prendre publiquement part au débat, a lui aussi pris position pour la participation.Son intervention, la dernière du débat, suivant celle de Mme Lalonde, furent déterminantes, la brisure entre syndiqués du privé et du public qui aurait été inévitable si la résolution avait été battue, n'aura pas lieu et malgré toute l'agitation contre la loi 17 et la commission menée par certains éléments gauchistes à l'intérieur de la centrale, la CSN retournera siéger à la nouvelle Commission de la santé et de la sécurité au travail, organisme paritaire existant depuis le 1er avril.HOMARDS VIVANTS DU No* S ( 1 à 7 1b Aucun frai» \u2014 ga pour la cuisson.MBJr lb °* uv» PETITS HOMARDS cuits, S099 de 8 à 1S oz, sur commande de 50 lb seulement.ù lb CREVETTES, ar.21-25 SAUMON FRAIS .UPV Prix selon grosseur CHAKGFA PROBLÈME me L'ALCOOL?Si vous voulez être aide, appelez tout de suite à l'Auberge du nouveau POINT DE VUE.Tel.: 514-834-3297 514-834-6793 Conseillers, thérapie, confort, poix et bon air.VISA 5055 ouest, boul.Henri-Bourassa (com du boul.Lauronli«n ) Saint-Laurent 336-3163 3677, chemin Saint-Jean (Blut Heavee Centre d'achats i Dollard-des-Ormeaux 626-7838 3192, boul.Saint-Martin (Facei Hyptroiarcha) Chomedey, Laval 681-6781 < i a V FONDS DU SOUVENIR 1909-1980 Ledimanche8|uin 1980 à 15 heure» Invité d'honneur Maj.gén.CH.Belzile, CM.M., CD.Chef Doctrines et Opérations Terrestres Entrée par chemin St-Charles, Pte-Claire.Départ d'autobus, du terminus central Berri et boul.de Maitonneuve, 13H30 Shell condamnée à $40,000 d'amende 17hOO-17h3Ch Planète Créote 17h30-18h30: À ta recherche de la culture québécoise Planète Créole traite de l'adaptaiion des jeunes Antillais anglophones à un Québec francophone.Il est question de la loi 101, du racisme, des modes de changement et du , maintien du patrimoine déjà acquis.À la recherche de la culture québécoise est une émission spéciale qui veut décrire les points de convergence entre les artistes québécois de nouvelle souche et la société à laquelle ils appartiennent.À la télévision de Radio-Québec mm Càbte8 RADIO'OU EB c'est tout un monde à regarder Sears Moins de 21 ans?Alors participez au concours de photo amateur SEARS 1980 1er prix.un équipement Canon AE1 et une semaine de vacances photo Slylark pour deux aux Antilles.En tout, 75 prix d'une valeur totale de plus de $11,800! 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Chaque photo présentée doit être l'oeuvre originale du participant.Vous pouvez participer au concours jusqu'au 28 JUIN 1980.Tous les gagnants seront avisés le 15 septembre 1980 au plus tard.Où participer?Dans tous les magasins Sears* et dans les bureaux de vente suivants: London, 125 King Street West Regina.1050 Broad Street Halifax, 7101 Chebucto Road \u2022 Saut Dundas.Frederiction et Moose Jaw 1 grand prix national Un équipement Canon AE1 et une semaine de vacances régulières «Photo-Holiday» pour 2 aux Antilles entre le 1er octobre 1980 et le 30 avril 1981 Sont compris et offerts à titre gracieux par le service de voyages de Sears: transport aérien aller-retour de Toronto, sept nuits d'hôtel, transport aller-retour aéroport-hôtel, excursions photographiques avec guide, conseils et instructions.Valeur totale: $2780.2 seconds prix nationaux Equipement de cinéma Canon Eu-mig.Valeur de $555 ch.8 prix régionaux Appareil Canon AF35M avec étui.Valeur de 199.99 chacun** 64 prix locaux Certificats cadeaux Sears de $100 \u2022 Prix de détail suggérés du fabricant Les prix Sears peuvent être plus bas Prix de vente moyen de Sears. A 12 r\u2014 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI 1980 CRISE EVITEE A LA CEE Londres obtient une réduction de sa contribution au budget BRUXELLES (AFP, PA) \u2014 Après plus de lt> heures de négociations acharnées, les ministres des Affaires étrangères des Neuf sont parvenus hier à un accord de principe sur le problème de la contribution britannique au budget de la Communauté économique européenne et de la mise en oeuvre de l'accord sur les prix agricoles et la viande ovine.Le projet d'accord, qualifié de «succès pour l'Europe», devait être entériné dans les 48 heures par les gouvernements de la CEE et tout indique qu'il sera accepté.Déjà les gouvernements belge, danois et français ont approuvé le schéma d'accord, mais il semble que Londres et Bonn ne donneront pas leur accord officiel avant le début de la semaine prochaine.A Londres, on est relativement satisfait et discrètement optimiste.Le Parlement étant en vacances jusqu'à lundi, le premier ministre Margaret Thatcher s'est réservé un week-end de réflexion.Mais les observateurs ne pensent pas qu'elle puisse repousser cet accord «de la dernière chance».Pour sa part, le gouvernement français a indiqué qu'il est disposé à donner son accord au compromis à condition qu'il soit «intégralement accepté» par les autres membres de la communauté.Si l'accord n'est pas confirmé, les mesures conservatoires en faveur de l'agriculture française entreront en vigueur le 1er juin (dimanche), a précisé un porte-parole de l'Elysée.Le schéma d'accord intervenu vise à satisfaire la demande de la Grande-Bretagne en faveur d'une réduction de sa contribution nette au budget de la communauté.La Grande-Bretagne fournit environ $4 milliards à la CEE.mais ne retire en retour que $1,5 milliard des dépenses communautaires.Cela est dû surtout au fait que la G.-B.ne compte qu'une faible partie des agriculteurs qui bénéficient des programmes agricoles de la CEE.Le plan prévoit des remboursements d'environ $1,6 milliard cette année à la G.-B.et de $1,9 milliard en 1981.Dans l'intervalle, la commission de la CEE s'efforcera d'effectuer des changements structurels dans la politique agricole commune en vue de réduire davantage la contribution britannique en 1982.Si ces changements ne sont pas effectués, la Grande-Bretagne obtiendra un autre remboursement en 1982.En retour, la Grande-Bretagne accepterait de lever son veto à la hausse des prix agricoles, ce qui devrait permettre aux huit mil- lions d'agriculteurs européens de bénéficier à partir du 1er juin d'une hausse moyenne de 5 pour cent de leurs revenus.En même temps, l'accord sur l'organisation d'un marché commun de la viande ovine permet de mettre fin à la «guerre du mouton» qui a opposé pendant près d'un an la France à la Grande-Bretagne.Londres libéralisera également sa politique des pêcheries qui refuse le libre accès des eaux britanniques aux autres membres.Les autorités de la CEE n'ont pas révélé le coût de l'accord pour les autres pays, dont sept reçoivent actuellement plus de la communauté qu'ils n'y contribuent.Pour les observateurs, cet accord «n'a fait ni vainqueurs, ni vaincus» et il permettra à l'Europe des Neuf de surmonter l'une des plus graves crises de son histoire.François-Poncet défend la diversité entre alliés WASHINGTON (AFP, PA, UPI) \u2014 Le ministre français des Affaires étrangères, M.Jean François-Poncet, a déclaré hier qu'il était «normal que les points de vue français et américain ne soient pas toujours identiques».S'adressant à la presse à l'issue d'une rencontre de trois heures avec le secrétaire d'Etat américain Edmund Muskie, M.François-Poncet a souligné que «la diversité n'est pas une faiblesse, mais plutôt un point fort» de l'alliance atlantique.L'Europe et les Etats-Unis sont politiquement et géographi-quement dans des positions très différentes, a ajouté le ministre français.Il a estimé que son entretien «amical, approfondi et extrêmement utile» avec M.Muskie avait permis aux deux parties de conclure qu'il existe «une large mesure d'accord et une convergence de vues sur les défis auxquels l'Ouest doit faire face aujourd'hui».M.François-Poncet a indiqué qu'il n'était pas venu à Washington pour «prendre des décisions, mais pour procéder à un échan ge de vues détaillé».L'absence de commentaires de ia part de M.Muskie semblait indiquer que l'entrevue n'avait pas tout à fait dissipé le nuage que la rencontre Giscard - Brejnev à Varsovie a fait passer sur les relations franco-américaines.Le chef de la diplomatie américaine avait vivement reproché à la France de n'avoir pas consulté les Etats-Unis avant ce sommet.Un autre point de divergence semble exister également à propos du problème du Proche - 0-rient.M.François-Poncet a confirmé hier que les pays de la CEE allaient prendre très prochainement une initiative «équilibrée et constructive* qui ne serait dirigée ni contre Israël ni contre les USA.I1 est nécessaire et souhaitable que la voix de l'Europe soit entendue, a-t-il dit, en raison des difficultés dans les négociations israélo-égyptiennes sur l'autonomie des Palestiniens.M.Muskie a déjà indiqué qu'il ne voyait pas une telle initiative d'un très bon oeil.Vernon Jordan a été tiré dans le dos devant ce motel alors qu'il venait de descendre de la voiture.¦=3.Ut tm Israël: Begin prendrait la Défense pour régler l'impasse JERUSALEM (AFP) \u2014 L'impasse de la crise gouvernementale israélienne et l'intérêt international qu'elle suscite devraient amener le premier ministre Menahem Begin à prendre dimanche une mesure qui, de l'avis général des observateurs, ne fera que décaler de peu la fin de son gouvernement.Le premier ministre, selon la radio d'Etat, annoncera qu'il assurera lui-même par intérim la charge supplémentaire de ministre de la défense.La démission du général Ezer Weizman, dimanche dernier, a accentué les dissensions entre les différentes composantes de la coalition gouvernementale.Le Herout (parti de MM.Begin et Weizman) voulait faire passer le ministre des Affaires étrangères Yitzhak Shamir au ministère de la Défense, et nommer comme nouveau chef de la diplomatie israélienne M.Yitzhak Modai, président du parti libéral et actuel ministre de l'Energie.Le parti démocrate y est opposé, «non seulement \u2014 selon l'un de ses membres, M.Hmuel Tamir, ministre de la Justice \u2014 parce que les deux postes-clé reviendraient à des faucons, mais surtout parce que la personne de M.Modai ne convient pas au ministère des Affaires étrangères».La presse israélienne est remplie depuis longtemps de sous-entendus sur le fait que M.Modai consulte des psychana-listes.Le parti libéral de M.Modai n'en exige pas moins le portefeuille des Affaires étrangères, faute de quoi il démissionnera.Quant à MM.Ariel Sharon, ministre de l'Agriculture, représentant des partisans les plus farouches de la colonisation juive et de la répression militaire dans les territoires arabes occupés par Israël depuis 1967, il réclame le portefeuille de la Défense.S'il l'obtient, les démocrates et les libéraux démissionnent.S'il ne l'obtient, les démocrates et les libéraux démissionnent.S'il ne l'obtient pas, il n'acceptera lui-même de rester au gouvernement que si M.Begin prend en charge la Défense.C'est donc très vraisemblablement ce que M.Begin fera, mais les fissures sont si grandes dans l'édifice gouvernemental qu'on ne peut qu'en prévoir l'écroulement dès la prochaine crise.Pour sa part, M.Weizman est revenu à la charge hier en recommandant des élections anticipées dans la mesure où «le gouvernement actuel de M.Begin n'a pas de mandat populaire pour agir de la manière dont il procède», notamment dans les négociations avec l'Egypte sur l'autonomie des territoires occupés.Dans une interview au quotidien Afaariv, M.Weizman réaffirme que même s'il est impossible d'arriver à un accord avec l'Egypte, Israël doit retirer le gouvernement militaire des territoires occupés, de manière unilatérale.Si Israël avait manifesté plus de souplesse, dit-il, l'accord sur l'autonomie aurait été signé avec l'Egypte depuis longtemps.Au Caire, le président Sadate de son côté a déclaré hier attendre une «initiative américaine» qui permettrait une reprise des négociations sur l'autonomie palestinienne interrompues depuis deux semaines.,».' L'ATTENTAT CONTRE JORDAN Les leaders noirs prient Carter de tout faire pour démasquer les coupables d'après UPI et AP Cinq dirigeants noirs américains ont exhorté hier le président Jimmy Carter à remuer ciel et terre afin de jeter toute la lumière sur l'assaut dont a été victime Vernon Jordan, président de la Ligue urbaine nationale.Ezer Weizman et Manahem Begin, les deux grands rivaux de la crise israélienne.téléphoto UPI téléphoto PA Martha Coleman, la femme qui accompagnait Jordan.d'après UPI, AP ET AFP Le premier ministre Pieter Botha a accusé hier le Conseil des Eglises sud-africaines d'avoir distribué $3 millions pour promouvoir l'agitation à travers le pays et il a servi l'avertissement qu'il n'hésitera pas à faire usage de tous les pouvoirs de l'État pour écraser les protestataires hors-la-loi qui ont recours à des moyens anticonstitutionnels.Mais cela n'a pas empêché des milliers d'étudiants de continuer leurs manifestations pour protester contre l'apartheid dans l'éducation.Alors que l'Afrique du Sud est en proie à une vague de protestation anti-apartheid croissante, le gouvernement s'est également livré hier à une impressionnante démonstration de force militaire, pour maintenir l'ordre à tout prix, a-t-on expliqué à Johannes bourg.Ainsi, le plus impressionnant déploiement de matériel militaire jamais vu a été organisé dans 10 villes du pays à la veille de la fête de la république.Au moins 70 véhicules blindés et transporteurs de troupes anti-mines ont défilé dans les rues de Johannesburg, déploiement de force qui a été qualifié de regrettable par plusieurs commentateurs.Au même moment, le premier ministre Pieter Botha, parlant à 1,500 étudiants afrikaners à l'université du Rand, à Johannes bourg, s'en est pris violemment Pendant que la police de Fort Wayne, Indiana, recherche un franc-tireur solitaire qui, selon elle, est l'auteur de la fusillade qui a blessé gravement l'un des plus prestigieux dirigeants noirs des États-Unis, le FBI continue de croire qu'il s'agit d'un complot tramé par plusieurs individus.Alors qu'éclatent les versions les plus contradictoires et que la police de Fort Wayne a écarté hier la possibilité que le drame ait été l'aboutissement «d'une querelle domestique», les leaders noirs américains adressaient le télégramme suivant au président Carter: «Il est de la plus grande importance que l'auteur ou les auteurs de cet attentat soient rapidement traduits devant la justice afin qu'il soit bien clair que notre gouvernement national ne tolère pas un acte d'une telle brutalité contre un homme qui a tant donné de lui-même aux minorités et aux pauvres des Etats-Unis».Le télégramme est signé par Benjamin Hooks, dirigeant de l'Association pour l'avancement des gens de couleur; Cari Hol-man, président de la Coalition urbaine nationale et un ami depuis longtemps de Jordan; le révérend Jesse Jackson, président national de Opération PUSH; Dr Joseph Lowry, président de la Conférence des chrétiens du sud; le maire Richard Hatcher, de Gary, Indiana.Le télégramme poursuit encore: «M.le président, nous vous prions de retourner chaque pierre s'il le faut et nous vous demandons qu'une enquête expédi- Pretoria tive et sérieuse soit conduite par le département de la Justice et le FBI pour démasquer les auteurs de cet acte lâche contre notre ami et collègue Vernon Jordan.Il est important que tout doute soit dissipé afin de décourager la colère et le cynisme parmi ceux dont la foi en notre système judiciaire est déjà affaiblie».Pendant que Vernon Jordan, 44 ans, repose toujours à l'hôpital Parkview Memorial dans un état grave, les policiers recueillent autant d'indices qu'ils le peuvent.Ainsi, un motocycliste qui transportait trois carabines, dont une .30-06, soit du même calibre que celle ayant servi à tirer sur M.Jordan, a été arrêté, interrogé puis finalement relâché.Le porte-parole de la police de Fort Wayne, Dan Gibson, a réaffirmé sa conviction que l'assaut est l'oeuvre d'un tireur solitaire qui a posé cet acte pour des motifs personnels.D'autre part, le chef de police Leon Wolfe croit que Martha Coleman, qui accompagnait Jordan au moment de l'assaut, n'a pas coopéré entièrement avec les enquêteurs.Elle a refusé entre autres d'identifier ou d'indiquer où réside l'ami avec qui elle se tient habituellement.Alors que l'émoi persiste à la suite de cet attentat, un incendie s'est déclaré hier dans les bureaux de la Ligue urbaine nationale de Miami, dont le leader est justement Vernon Jordan.Cinq personnes, intoxiquées par les fumées ont été hospitalisées.Un suspect, un Blanc, a été aperçu rôdant sur les lieux quelques minutes auparavant.Églises de financer l'agitation et montre ses muscles au Conseil des Eglises, depuis longtemps l'un des plus acerbes critiques de la politique apartheid du gouvernement.Il a déclaré qu'en 1978, environ $3,2 millions ont été reçues de l'étranger et ensuite canalisés par le truchement du Conseil des Eglises à différents mouvements et entreprises ne visant qu'un but: promouvoir l'agitation en Afrique du Sud.De violentes manifestations organisées par des étudiants non blancs se sont quand même propagées hier à plusieurs autres villes d'Afrique du Sud.Ainsi, la police a dispersé à coups de matraque des groupes d'étudiants métis, indiens et africains dans la ville de Natal où ils s'étaient introduits dans un magasin départemental, saccageant les comptoirs et fracassant les vitrines, tout en harassant les clients.Il y a eu plusieurs arrestations.Dans la ville d'Imtata, des étudiants ont incendié plusieurs classes dans une école primaire anglicane.La police est intervenue mais les manifestants ont refusé de se disperser.La police a également dispersé un rassemblement de jeunes métis à Noordgesig, près de Johanness-bourg, tandis que dans la péninsule du Cap, des incendies criminels ont détruit deux bâtiments à Elsies River, ville où deux lycéens ont été tués par balles par la police mercredi.D'ailleurs, un autre jeune homme de 22 ans a été blessé hier, atteint par un jet de pierres.Le boycottage des cours dure maintenant depuis cinq semaines.Le gouvernement est accusé entre autres de consacrer un budget quatre fois plus élevé aux blancs qu'aux lycéens non blancs. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI 1980 A 13 LEMQNDK PDEEFÊCSHES LA PLUS puissante centrale syndicale du Salvador a décléché hier une grève natioale pour protester contre «l'oppression» du gouvernement contre les groupes de gauche opposés à la junte et réclamer de meilleurs salaires.Hector Recintos, secrétaire ¦général de la Fédération natio-Lnale des travailleurs salvado-' riens, qui groupe une trentaine j, de syndicats, a dit que les arrêts de travail toucheraient les centrales électriques, l'industrie de fia pêche, les transports, Tali-Ljnentation et le textile ainsi que mes principaux ports.LE PARLEMENT espagnol a repoussé hier une motion de non ^confiance présentée par les socialistes avec l'appui des communistes.Le vote a été de 166 à 152, avec 21 abstentions et 11 ^députés absents.Il aurait fallu 3i,176 voix pour renverser le premier ministre Adolfo Suarez.L'opposition reprochait au gouvernement centriste son incapacité à enrayer le terrorisme politique, à réduire l'inflation et le 1 chômage et à appliquer l'autonomie régionale.LA VEUVE de Mao Tsetoung, i Mme Jiang Qing, a été rendue responsable officiellement hier de la mort, il y a 13 ans, du dernier empereur de Chine, Pu Yi, devenu jardinier en Chine populaire.L'accusation a été lancée au cours d'une cérémonie funéraire tenue à Pékin à la mémoire du Pu Yi.Un responsable du parti communiste chinois a déclaré que Pu Yi était mort victime des persécutions de la ligne ultra-gauchiste menée par Lin Piao, Jiang Qing et compagnie durant la révolution culturelle.LES CANDIDATS au Prix Nobel de la paix sont au nombre de 66 cette année et parmi eux figurent le président Jimmy Carter, le pape Jean Paul II et le roid'Espagne Juan Carlos, a révélé hier à Oslo le directeur de ^l'institut Nobel.La candidature de Carter a été proposée par le président égyptien Sadate et le premier ministre israélien Begin pour son rôle de médiateur lors des accords de Camp David.autorités gouvernementales et militaires que soient données des garanties à tous les groupes politiques pour les élections générales du 29 juin qu'il estime menacées.Les autorités affirment cependant que la situation est calme en Bolivie et que leur seule préoccupation est l'attitude de M.Suazo.POUR PROTESTER contre un coup d'Etat militaire qu'il juge .imminent, l'ancien président de 4a Bolivie, M.Hernan Siies Sua-:ZO a entamé hier une grève de la faim.Selon lui, le commandant en chef de l'armée, le général Luis Garcia Meza, fomente ce coup.M.Siles Suazo exige des EXPULSION de deux diplomates est-allemands en poste à Paris.Ils ont été déclarés persona non grata et priés de quitter la France.Ils sont accusés d'être impliqués dans une affaire d'espionnage survenue il y a quelques mois.Un Français avait communiqué à diverses reprises des renseignements touchant à des intérêts économiques essentiels de la France liés notamment au problème du pétrole.Depuis deux ans, il entretenait des relations avec ces diplomates.LE CONSEIL de sécurité de l'O-NU a prolongé de six mois le mandat des «casques bleus» stationnés sur les hauteurs du Golan entre Israël et la Syrie depuis 1974.Cette nouvelle prolongation a été approuvée sans débat, sur la base du rapport du secrétaire général Kurt Wald-heim.La force de l'ONU comprend des contingents canadien, autrichien, finlandais et polonais avec un effectif total de 1,289 soldats.L'IRAN s'est plaint hier que des réactés, des hélicoptères et des blindés irakiens ont attaqué sa frontière occidentale, donnant lieu aux plus violents affrontements entre les deux pays depuis un an.L'armée iranienne prétend avoir détruit trois chars et deux postes-frontières irakiens au cours des combats.Les hostilités ont pris une telle ampleur que les dirigeants au ministère de la Défense ont jugé opportun de consulter l'ayatollah Khomei-ny et le président Bani-Sadr.L'ACCIDENT biologique survenu en URSS en avril 1979 aurait fait un millier de morts.C'est ce qu'a affirmé hier devant une sous-commission de la Chambre des représentants des USA un écrivain d'origine soviétique, Mark Popovsky.Selon lui, une violente explosion dans un centre de recherches sur les armes biologiques et bactériologiques avait répandu un nuage de germes d'anthrax sur la ville de Sverdlovsk, dans l'Oural, qui compte un million d'habitants.- SUPER SPECIAL PIONEER SUPER SPÉCIAL PIONEER PIONEER ENSEMBLE COMPRENANT: le récepteur AM-FM Pioneer modèle SX-680 de 60 watts RMS total mm J ¦ S*M -»¦ .-y, Arf-.-.-.« «.c M W: \u2022 ¦ \u2022: < .\u2022:\u2022 -% \u2022 mm \u2022 ENSEMBLE COMPRENANT: \u2022 le récepteur AM-FM Pioneer modèle SX-1980 de 540 watts RMS total \u2022 le tourne-disque Pronoer * modèle P1-200 à entraînement direct SPÉCIAL TEAC magnétophone à cassettes A-103 U Pleurage et scintillement .08% Réponse de fréquences 30 Hz à 16,000 CR02 M.T.l.*259 50 -1 A *l m * Magnétophon© ft boWnes do Teac * Pleurage et scintillement 0 06% * Réponso aux fréquences * 25 Hz à 28.000 Hz Bobines 10 ' (Prix ftpéoaJ M.T.L.|$9395o 2335 est, rue Bélanger (coin des Ecores) 721-1106 téléphoto UPI Le premier ministre Ohira avait à peine entamé sa campagne en vue des élections à la chambre haute japonaise qu'il a dû être hospitalisé à Tokyo pour «épuisement».Réfugiés cubains sauvés par les garde-côtes d'après UPI et AP Une tragédie qui aurait pu coûter la vie à 200 réfugiés cubains a été évitée hier grâce à la garde côtière américaine qui a porté secours au bateau en détresse.Le bâtiment de 12 mètres, habituellement utilisé pour la pêche aux crevettes, voguait vers la Floride et était déjà à 35 milles des côtes cubaines lorsque l'eau commença à s'y infiltrer et il menaçait de couler, sous le poids de sa cargaison humaine.Un hélicoptère des garde-côtes décela le Bam Bini en détresse au cours d'une ronde de surveillance.La petite embarcation était déjà touée par un autre bateau du pont maritime, le Carrie Jill, transportant lui-même entre 150 et 200 réfugiés.Aussitôt, une vedette rapide, le Dallas, fut dépêchée sur les lieux pour mettre fin à une situation qui aurait pu tourner à la catastrophe.Incidemment, 89,654 Cubains ont déjà émigré aux Etats-Unis depuis la mise en place du pont maritime entre le port de Mariel et la Floride, depuis le 21 avril dernier, selon des chiffres révélés hier à Key West.Ce flot est loin d'être terminé, puisque les officiers américains d'immigration s'attendent à ce que 20,000 autres réfugiés arrivent d'ici deux semaines, portant le grand total à au moins 110,000.Les autorités américaines soulignent qu'au moins 300 autres bateaux américains attendent dans le port cubain de Mariel et que jusqu'à maintenant, 1,480 vaisseaux de toutes tailles se sont amarrés à Key West, malgré les risques de saisie à la suite de l'interdiction de faire la navette entre Cuba et les Etats-Unis notifiée aux capitaines par les autorités américaines, à la suite d'une décision en ce sens du président Carter.Jusqu'à maintenant, 700 embarcations ont été saisies, ce qui a provoqué un tollé de protestations de la part de leurs propriétaires, pour la plupart des pêcheurs.Plusieurs d'entre eux ont de nouveau dénoncé hier ce geste du gouvernement américain lequel les empêche de gagner leur vie, disent-ils.Aussi, dans un geste de solidarité, une quarantaine ont protesté avec véhémence hier à Key West et ils ont promis qu'aux prochaines élections, ils voteront contre Carter.D'autre part, l'agitation persiste dans certains camps de réfugiés aux USA.Ainsi, à Fort Chaffee, Arkansas, 19,000 d'entre eux ont de nouveau protesté hier contre la lenteur des autorités américaines à les reloger à travers le pays.Des Cubains vivant déjà aux Etats-Unis, en visite dans le camp, ont réussi à les apaiser.Le Sunshine Skyway, un pont construit de piètres matériaux CLEARWATER, Floride (PA) \u2014 Des défauts de construction et des matériaux de mauvaise qualité sont autant responsables de l'effondrement du pont Sunshine Skyway, en Floride, que le coup porté par le navire dans le tablier du pont.C'est ce que prétend l'ingénieur Arthur Goodale, qui a participé aux travaux de construction du pont.Selon M.Goodale, le pont n'aurait pas dû s'effondrer sous le coup du «Summit Venture* et ce n'est pas le seul choc causé par le navire qui a provoqué son effondrement.Le pont se serait effondré un jour ou l'autre.On se souvient que le 9 mai dernier, un navire a frappé le tablier du pont au cours d'un violent orage et trente-cinq person- nes ont perdu la vie lorsque le pont s'est effondré.L'ingénieur Goodale a fait ces révélations à un journaliste du Clearwater Sun.Le journaliste a interrogé deux autres ingénieurs de l'Etat qui ont inspecté les travaux.Selon eux, les piliers nord du pont ont été construits différemment des piliers sud, mais ils avaient la même force.Toutefois, selon Goodale, ces piliers n'étaient pas ancrés assez profondément dans l'eau du côté sud, et ils étaient presque entièrement en béton, contrairement aux piliers en acier du côté nord.On a fait des changements de dernière minute pour économiser une centaine de milliers de dollars, a déclaré l'ingénieur qui était responsable de la construction des piliers nord.:-.-ma £V .J_ JACQUES DUVAL VOUS DIT QU'AVEC TRÉVI C'EST GARANTI NOUS INSTALLONS NOS PISCINES NOUS-MÊMES \u2014 PAS DE S0US-C0NTRACTEUR Et c'est pour cette raison que le service et la qualité sont tellement renommés.e*i« Ai PISCINE CREUSEE INSTALLATION COMPRISE piscine complète filtre de luxe pompe thermoplastique sable à filtre coping exclusive fond ciment échelle marche d'échelle aspirateur boyau 1 '/» manche télescopique puise à feuilles test kit cordon sécurité bouées crochet de câble crochet de mur chlorinateur de luxe drain principal retour écumoire commercial ancrage d'échelle support à manche F à partir de $4.995 97// w w ¦ PISCINE HORS TERRE 16-18-20 et 24 pieds de diamètre MUR ET STRUCTURE, GARANTIE 10 ANS 7T7^ -C« \u2022 \u2014».v aspirateur test kit filtre de luxe échelle sécurité \u2022 manche télescopique \u2022 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Lachapelle, vers 7h, hier matin APRES LA PLUS IMPORTANTE OPERATION D'EVACUATION D'UN HÔPITAL Lundi, tout devrait être rentré dans - * t I Lundi, presque tout devrait être rentré dans Tordre.Déjà, vers midi, hier, 225 des 500 patients évacués \u2014 l'hôpital en compte 901 \u2014 avaient regagné leurs chambres aux étages supérieurs tandis que le personnel de l'hôpital Notre-Dame s'affairait à effacer toute trace de fumée des murs et planchers du pavillon Lachapelle, construit au début des années 60.PAUL ROY_ Pendant ce temps, le vent qui rentrait à pleine portes et fenêtres diluait lentement mais sûrement la fumée encore contenue dans Pair des étages inférieurs.Les 275 patients acheminés vers d'autres hôpitaux voisins, principalement Saint-Luc et Hôtel-Dieu, y passeront le week-end mais seront de retour lundi sur la rue Sherbrooke.Lundi également, rouvriront l'urgence et les cliniques externes.Restera le service de stérilisation du matériel opératoire, où a débuté l'incendie, à rebâtir.Le bilan de la plus importante opération d'évacuation d'un hôpital montréalais: un succès sur toute la ligne.Le tout a débuté vers 6h, hier matin.En faisant sa ronde, un gardien constate un début d'incendie à l'intérieur du service de stérilisation, à côté de la cuisine, au deuxième sous-sol du pavillon Lachapelle.Il tente de maîtriser lui-même les flammes avant de se voir contraint d'appeler à l'aide.Au bout de quelques minutes, on sonne l'alarme.Quatre minutes plus tard, un premier contingent de pompiers fait son apparition.Bientôt, ils seront autour de 150.Gestes spontanés Vers 7h30, l'incendie sera circonscrit mais l'évacuation débutée plus tôt continuera, la fumée étant grimpée aux étages par le système de ventilation.L'opération se déroule dans le calme et avec une précision chirurgicale.Spontanément, entendant à la radio que «leur» hôpital brûlait, plusieurs employés sont venus prêter main-forte.Se sont aussi joints à l'opération, des bénévoles, des étudiants en médecine, des résidents internes en grève depuis quelques semaines.De relater le Dr Gilles Gaudreault, directeur général de Notre-Dame: «Nous avons obtenu une très grande collaboration de tout le monde, policiers, pompiers, la CTCUM qui nous a fourni une vingtaine d'autobus, la population.les autres hôpitaux nous ont tous offert leur aide, même sur la Rive sud.» Outre les autobus de la CTCUM, une cinquantaine d'ambulances d'une dizaine de compagnies et des automobiles privées ont servi au transport des malades.«Notre plan d'urgence ordre à l'hôpital Notre-Dame a fonctionné de façon absolument intéressante, c'est une question d'éducation permanente ici.a noté le Dr Gaudreault en conférence de presse.A l'embauche, chaque employé reçoit des instructions.» Les patients évacués qui n'ont pas fait le voyage vers Saint-Luc ou l'Hôtel-Dieu sont demeurés quelques heures dans des salles et corridors d'autres pavillons.Des employés et des bénévoles fourmillaient autour d'eux, servant même café et petits déjeuners.Service fermé La cause de l'incendie de même que l'étendue des dommages ne seront vraisemblablement pas connues avant quelque temps.Ce que l'on sait, c'est qu'il n'y avait personne dans le service de stérilisation quand le gardien y a pénétré à 6h du matin.Ce service n'ouvre pas avant 8h.On sait aussi que les dommages y sont considérables mais qu'une partie de l'équipement qu'il contient serait récupérable.Quant aux coûts de l'évacuation comme telle, encore impossibles à chiffrer, une partie était couverte par l'assurance.L'hôpital a dû faire appel à quelques compagnies privées pour nettoyer et faire le ménage du local ravagé.Autres incendies Le Dr Gaudreault a par ailleurs admis que deux autres petits incendies sont survenus à Notre-Dame au cours des dernières semaines mais qu'il n'y avait même pas eu de quoi appeler les pompiers.Interrogé à ce sujet, l'inspecteur en chef Maurice Lessard, du service des incendies de Montréal, a indiqué que de tels petits débuts d'incendie étaient fréquents dans les hôpitaux et écoles.M.Lessard a également précisé qu'en aucun moment le service des incendies n'a recommandé aux administrateurs de Notre-Dame d'équiper l'hôpital de gicleurs automatiques, comme le laissaient entendre d'aucuns, hier matin.Un hôpital qu'on construirait aujourd'hui devrait comporter un tel système, a-t-il souligné, mais dans le cas d'une structure plus vieille, la dépense de $5 millions en serait nettement exagérée.Bébés Contrairement à certaines affirmations entendues également, la quarantaine de bébés de la pouponnière n'auraient pas été évacués.Tout au plus quelques mères seraient descendues avec leur nouveau-né dans les bras.Nous en avons d'ailleurs rencontré un.Nous ne pouvons toutefois pas vous le présenter parce qu'à trois jours.il n'avait pas encore de nom.En route vers Saint-Luc! Une vingtaine d'autobus de la CTCUM de même qu'une cinquantaine d'ambulances et des automobiles privées ont servi au transport de 275 patients de Notre-Dame vers d'autres hôpitaux.LE PERSONNEL NÉCESSAIRE ÉTAIT LÀ Le pavillon Lachapelle, le plus populeux de l'hôpital Les autorités de l'hôpital Notre-Dame avaient mis au point un système d'appel pyramidal pour rassembler le personnel en cas d'urgence, mais hier, elles n'ont pas eu à s'en servir.«À un moment donné, il y avait même trop de monde», a confié en conférence de presse le directeur de l'institution, le Dr Gilles Gaudreault.L'hôpital embauche 4,300 personnes.Le pavillon Lachapelle, où s'est déclaré l'incendie, est celui qui abrite le plus grand nombre de patients, soit environ 600.Ce sont des patients requérants des soins aigus en majorité.Ce pavillon est le plus récent, ayant été construit au début des années 60.C'est une structure de huit étages reposant sur un sous-sol à trois niveaux.Le service de stérélisation, où s'est déclaré l'incendie, est situé au deuxième niveau du sous-sol.Le pavillon Deschamps, où se sont réfugiés plusieurs patients évacués, en abrite pour sa part autour de 200, principalement des malades chroniques.La centaine d'autres patients de Notre-Dame se répartissent à peu près également entre les pavillons Mailloux et Louis-Charles Si-mard.Dernièrement, on avait annoncé que 125 lits additionnels allaient être ouvert à Notre-Dame cet été, grâce à une subvention du ministère des Affaires sociales.Hier, le Dr Gaudreault a indiqué que ce projet allait toujours se réaliser.(photo P.-H.Talbot, LA PRESSE) Le directeur général de Notre-Dame, le Dr.Gilles Gaudreault. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI 1980 -JWP0RMM?KBîS St-Luc reçoit 190 patients t et tout va » m comme un charme i «fi*,** \"m Hôpital Hct/e-Dame A l'hôpital Saint-Luc, où environ 190 patients de No-\"tre-Dame ont été transférés aux * petites heures du matin, l'opération d'accueil s'est déroulée comme un charme.Une heure après l'arrivée massive des malades, ceux-ci avaient déjà tous été relogés dans des chambres, leur identification était complétée et ils avaient été vus par un médecin.Hier midi, le personnel de Saint-Luc a été en mesure d'offrir le dîner à tout le monde sans aucun problème.Selon un porte-parole de l'hôpital, Line Danis, tout le monde, personnel cadre et syndiqués, s'est donné la main comme Jamais pour réussir cette oeuvre humanitaire.A tel poin qu'en fin d'avant-midi il n'existait plus aucun signe visible, dans les couloirs de l'hôpital, de l'opération qui venait d'être menée.Interrogée par LA PRESSE, Mlle Danis a raconté que la plupart des malades étaient arrivés vers 7h30 en autobus et avaient immédiatement été dirigés vers l'urgence.A ce moment-là, les malades ne portaient que leur bracelet de l'hôpital Notre-Dame et il a immédiatement fallu procéder à leur identification, ainsi qu'à la détermination de leur maladie.Cette opération, au total, n'a pris qu'une heure.Par la suite, les malades ont rapidement été logés dans plus d'une centaine de lits des ailes 9e ouest, 6e centre et 3e ouest qui étaient libres en raison de l'approche des vacances d'été.Quant aux autres malades, ils ont pris la place de «cas électifs» et de «courts séjours» qui ont été annulés pour la journée.L'urgence de l'hôpital n'a jamais été fermée, mais on a par contre avisé les gens qui devaient se rendre en clinique externe de remettre leur visite.Selon Mlle Danis, il n'a pas été nécessaire, sauf une dizaine d'appels, de faire entrer du personnel supplémentaire, le personnel de nuit ayant accepté de continuer de travailler de concert avec le personnel de jour qui arrivait graduellement.L'hôpital Saint-Luc a accueilli toutes sortes de malades, que ce soient dans le domaine cardiologique ou gynécologique.Il y avait également des malades chroniques et on a dû compléter deux cas d'^vortement en cours d'opération au moment où l'incendie s'est déclaré à Notre-Dame.Hier après-midi, on rapportait qu'aucun malade n'avait gravement souffert du déménagement même si le travail le plus difficile à accomplir, selon Mlle Danis, a été d'identifier avec le plus de précision possible le type de maladie dont chacun souffrait.Les responsables de Saint-Luc indiquaient hier qu'ils étaient en mesure de garder les malades de Notre-Dame le temps qu'il faudra, mais déjà, hier après-midi, l'opération de retour des malades à Notre-Dame avait commencé.Voilà à quoi ressemblait le devant de l'hôpital Notre-Dame, un peu avant 8h, hier matin.i^^^^^^^^^m 'à^m ¦«\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014-\u2014\u2014\u2014_____.____ (photo René PICARD, LA PRESSE) I Une activité parfois fébrile, mais pas de panique.(photo René PICARD, LA PRESSÉ) LA BONNE HUMEUR POUR DEUX VIEUX AMIS - «Je ne sors pas sans ma copine» 1 Quand les infirmiers se sont présentés à la chambre de Mme Rosalma Tourigny, 70 ans, hier matin, ils se sont fait répondre tout sec: «Je ne sors pas sans ma copine! » PAUL ROY j La copine en question, c'était Mme Maria Moore, 78 ans.«Ils m'ont lâchée et sont allés la chercher», relate Mme Tourigny.Et comme un service en at- Mme Rosalma Tourigny, 70 ans tire un autre, Mme Moore s'est empressée d'offrir à son amie de monter avec elle à bord de son lit roulant.C'est ainsi que les deux femmes ont quitté le 6e étage de l'hôpital pour aller respirer l'air pur de la rue Sherbrooke.Plus tard, on les a rentrées dans une salle, avec d'autres patients.Quand nous leur avons parlé, en milieu d'après-midi, les deux femmes partageaient toujours le même lit et ne semblaient pas s'en plaindre.Mais Mme Tourigny était triste: «Ils auraient bien pu me laisser brûler.Ça fait 10 ans que je suis malade.j'ai peur de la souffrance mais pas de la mort.Même que tous les jours, je demande au bon Dieu de venir me chercher.» Quelques larmes commencent à couler sur son visage.Elle les essuie discrètement.Dans une autre salle, l'atmosphère était toute autre.Même que MM.Sylvio Modérie et Henri Montpetit avaient l'air pétants de bonne humeur, sinon de santé.«Mon âge?24 ans.heu, pardon, 80 ans.hi! hi! hi!» M.Modérie n'entendait décidément pas à pleurer hier matin.Opéré la veille pour une tumeur à la vessie, il affirmé être descendu à pied du 7e avec son ami, M.Montpetit, 70 ans.«Il y en a qui sont venus au devant de nous mais je leur disais: occupez-vous de ceux qui sont plus mal pris.» Et M.Montpetit.qui doit lui aussi subir une intervention à la vessie, d'acquiescer.Les deux hommes viennent de la région de Lachu-te.Tous deux n'ont que des éloges à faire à l'endroit du personnel de Notre-Dame.«Très, très, très gentils, de lancer M.Modérie.Ça fait cinq fois que je viens à l'hôpital et ils sont toujours très gentils.mais cette fois, ils ont eu l'occasion de montrer encore plus de gentillesse.» M.Montpetit relate pour sa part qu'il s'apprêtait à aller prendre sa douche, vers 6h, quand il a remarqué la fumée dans le corridor.«J'ai fermé la porte et il n'y a plus eu de problèmes.Moi, je serais resté là, c'est à l'épreuve du feu ces bâtiments-là, on était en sûreté.» te « m 9* ¦ M ¦ (photo P.H.Talbot# LA PRESSE) A la guerre comme a la guerre! Mmes Rosalma Tourigny, 70 ans, et Maria Moore, 78 ans, oeil passé l'avant-midi dans le même lit.(photo P.H.TALBOT, LA PRESSE) MM.Sylvio Modérie, 80 ans, et Henri Montpetit, 70 ans, n'avaient pas le coeur à., pleurer, matin. A 16- Belle d'antan Il eit connu q-j* It Canada ne serait pat I© Canada si lat transportt n'avaient pat facilité son exploration.Hier, dans les met de Montréal, la semaine du Transport mettait bien en évidence les principaux moyons de locomotion utilisés au Canada depuis les année» 1600.Plus de 110 chars allégoriques ont défilé dans le centre-w ville relatant la coloniva-co tion et la société indus-^ trielle canadienne.Du ^folt^ canot au drakkar viking, ¦ * authentique pièce du ~r.w 17ème siècle, en passante par les conteneurs de car-^ go aérien et les g «g an tes- -ques camions.Une façon § comme une autre de ron- -r, dre hommage aux hom- ->'J\" mes et aux femmes quia, oeuvrent dans le trans-£ port.o JZ a ?*4\\ f|j I CONCOURS Règlements de participation: 1.Pour participer au concours «Cherchez la balle», vous n'avez qu'à découvrir, à trois dates différentes, mais dans la même semaine, une des illustrations de la mascotte du concours qui apparaissent tous les jours dans LA PRESSE, à l'exclusion des illustrations apparaissant dans les messages publicitaires.2.Inscrivez sur la formule de participation ou sur un simple fac-similé reproduit à la main les trois (3) dates et numéros de page où vous avez aperçu la mascotte, ainsi que vos nom, adresse et numéro de téléphone et faites parvenir votre formule à l'endroit mentionné dans la reclame.Vous pouvez participer autant de fois que vous le désirez.Cependant, chaque formule de participation doit être envoyée séparément par courrier de première classe, port payé.3.Ce concours débute le 1C mai 1980 et se termine le 29 août 1980.Pour être admissibles au grand tirage, les formules de participation doivent être mises à la poste au plus tard le 23 août 1980 à minuit, l'oblitération postale en faisant foi 4.Il y aura des tirages hebdomadaires, à tous les vendredis à compter du 30 mai 1980, jusqu'au 8 août 1980 et le tirage des grands prix se fera le vendredi 29 août 1980.Les vendredis 20 juin et 18 juillet, les prix suivants seront décernés: \u2014 une (1) paire de billets de saison des Expos de Montréal d'une valeur approximative de $1.000 la paire.\u2014 trois (3) cyclomoteurs Steyr-Puch d'une valeur approximative de $750 chacun; \u2014 trois (3) radios AM/FM magnétophone stéréo à cassettes portatifs AKAI AJ-500-FS/FL d'une valeur approximative de $550 chacune; \u2014 trois (3) ensembles ciné-caméra à développement instantané Polavision de Polaroid d'une valeur approximative de $1,000 chacun (pour ceux qui ont un numéro d'abonné).Tous les autres vendredis où il y aura tirage, les prix suivants seront décernés: \u2014 trois (3) bicyclettes CCM 10 vitesses d'une valeur approximative de $190 chacune; \u2014 trois (3) appareils-photos Polaroid «One Step» d'une valeur approximative de $50 chacun; \u2014 cinquante (50) paires de billets pour assister à une joute des Expos de Montréal d'une valeur approximative de $14 la paire; Enfin, lors du grand tirage du 29 août, La Presse attribuera 10 voyages pour deux personnes, à Daytona Beach, d'une durée dune semaine (7 jours, 6 nuits), incluant le transport aérien aller-retour, l'hôtel et $250 d'argent de po- che par couple, pour une valeur approximative totale de $1,250 par prix.La Presse portera à $500 par couple le montant d'argent de poche des gagnants des voyages dont le coupon-réponse comportera un numéro d'abonné.Les prix devront être acceptées comme tel et ne pourront être substitués ou échangés contre une somme d'argent.5.Avant d'être déclaré gagnant, tout participant dont le nom aura été tiré au hasard parmi toutes les formules admissibles reçues devra répondre correctement, dans un délai limité, à une question mettant à l'épreuve ses connaissances générales.La décision du jury à cet effet sera finale et sans appel.6.Chaque semaine les formules reçues seront cumulées et les gagnants hebdomadaires demeureront éligibles pour le grand tirage du 29 août.7.Ce concours est ouvert à toute personne résidant dans la province de Québec âgée de 18 ans et plus, à l'exception des employés de LA PRESSE, ainsi que les membres de leur famille immédiate, ses agents de publicité et ses fournisseurs de matériel du concours.Les personnes gagnantes, par leur participation au concours, autorisent si requis, LA PRESSE ou ses agents, à utiliser leur nom et'ou leur photographie pour fins publicitaires.8.Aucun accusé de réception ne sera envoyé aux participants.Les personnes gagnantes seront informées de la façon dont elles pourront entrer en possession de leurs prix ou pourront le faire en se présentant à l'adresse suivante: Service de ia promotion .La Presse Ltée 7, rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1K9 9.Tous les droits exigibles quant à ce concours, en vertu de la «Loi sur les loteries, les courses, les concours publicitaires et les appareils d'amusement» ont été payés.Un litige quant à la conduite et l'attribution d'un prix de ce concours publicitaire peut être soumis à la Régie des loteries et courses du Québec.10.La liste des gagnants sera publiée dans LA PRESSE'et pourra être obtenue en faisant parvenir une demande écrite à cet effet, accompagnée d'une enveloppe préadressée et suffisamment affranchie à: Concours «CHERCHEZ LA BALLE» Service de la promotion La Presse Ltée 7, rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1K9 11.Ce concours est assujetti à toutes les lois applicables.la presse NOTE: On peut se procurer une version intégrale des règlements de participation en se présentant à La Presse, 7, rue Saint-Jacques.Gaston Blanchette retrouve sa liberté provisoirement SHERBROOKE (PC) \u2014L'homme d'affaires Gaston Blanchette, de Deauville dans l'Estrie, condamné mardi à 23 mois d'emprisonnement, a recouvré sa liberté à 18h00 hier soir.C'est à 13H00 que laCoura accordé la demande de cautionnement présentée jeudi à Montréal par le procureur de Blanchette.C'est avec la promesse de garder la paix, d'avoir une bonne conduite et de ne pas quitter le Québec que Blanchette a pu sortir du centre de réhabilitation de Waterloo.Jeudi, un banc de trois juges de la Cour d'appel lui avait accordé d'en appeler d'un verdict de culpabilité rendu contre lui il y a une semaine.Il avait été reconnu coupable de conspiration pour l'obtention illicite d'une marge de crédit de près de $6 millions de la Banque provinciale du Canada.s :.v ERRATA Veuillez prendre note des corrections suivantes dans la circulaire «Jours Simpsons au Canada» encartée dans La Presse d'aujourd'hui: Page 3, article 4.Appareil «Weathermatic A».Le prix ord.Simpsons devrait se lire 109.95 et le prix de vente 99.95 Page 8, article 6.Raquette «Slazenyer».Le prix de vente devrait se lire 9.99 Page 8, articles 9 et 10.Housses pour raquettes.Les prix de vente devraient se lire 4.29 Page 8, article 1.Maillot-T avec rayures.Tissu 75% coton 25% polyester et non 50% coton / 50% polyester tel qu'indiqué.Page 12, article 3.Souliers sport Le rabais et le prix ordinaire auraient dus être omis; disponible en brun seulement.Page 17, articles 1 et 2.Lave-vaisselle, veuillez allouer 6 semaines pour la livraison Page 18, articles 1 et 2.Réfrigérateurs, veuillez allouer 2 semaines pour la livraison.Page 19, articles 1 et 2.Cuisinières, veuillez allouer 4 semaines pour la livraison.Page 29, articles 10 et 11.Verre 13 oz et verre à whisky 10 oz; veuillez allouer 1 mois pour la livraison Page 30, articles 1 à 1B.Ensembles de draps, veuillez allouer 1 semaine pour la livraison.Page 35, article 1.Teinture pour bois.Le prix ordinaire devrait se lire 18.98.Page 35, article 1A.Teinture pour bois Le prix ordinaire devrait se lire 16.98 Page 35.article 1B.Teinture semi-translucide.Le prix ordinaire devrait se lire 16.98 Page 35, articles 2, 2A et 20.La description devrait se lire: soies naturelles.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI 1980 Hier, les polyvalentes André-Laurendeau et MacDonald-Cartier, à Saint-Hubert, étaient fermées, question de laisser refroidir les humeurs des quelque 5,000 élèves qui fréquentent ce complexe jumelé.D'un chantage à l'argent de la part de deux élèves de l'école anglaise (MacDonald-Cartier) à l'endroit d'un élève de l'école française, mardi, on en était arrivé, jeudi, à une bataille de cailloux, école contre école.La police a trouvé, dans un coin à l'intérieur, une vingtaine d'instruments genre chaînes et barres qui démontraient certains préparatifs en vue d'un affrontement plus grave.MARIANE FAVREAU Un mandat d'arrestation est émis contre les deux élèves impliqués initialement dans l'affaire d'extorsion d'argent, mais aucune autre arrestation n'est en vue.Tant l'officier de police que la direction de l'école française estiment que l'affaire a pris de l'ampleur spontanément, ce qui n'empêche pas certains groupes d'avoir pris leurs dispositions en cours de route.Le directeur de la polyvalente André-Laurendeau se demande jusqu'à quel point les media d'information ont fait preuve de sens des responsabilités dans les circonstances.M.André Soumis n'est pas loin de croire que leur présence sur les lieux, dès le matin, «comme des vautours aux aguets», a pu attiser les ardeurs des jeunes, conscients de faire les nouvelles.D'autre part, on signale la présence d'autres jeunes qui n'ont rien à faire dans ces écoles et qui ont é*é attirés par les événements du mercredi (qui se sont limités à une sortie massive des élèves, à l'heure du dîner).Le jeudi, même scénario, sauf que les cris et les injures ont été suivis de projectiles: deux élèves ont été légèrement blessés par ces jets.Ces deux polyvalentes occupent un immense quadrilatère entre le boulevard Cousineau et la route 112, et elles partagent le même centre sportif.Chacune compte environ 2,500 élèves et si on y a déjà déploré quelques incidents mineurs, jamais un tel accrochage ne s'était produit depuis leur construction, il y a une douzaine d'années.Une teinte politique?Faut-il voir là un symptôme de l'ensemble du climat de la province à la suite du référendum?Le «Vive le Québec libre» des uns répliquait bien au «Vive le Canada» des autres; «O Canada» se chantait d'un côté et «C'est à ton tour» de l'autre.Les diverses personnes contactées par LA PRESSE n'écartent pas complètement que l'accrochage ait une couleur politique, les jeunes reflétant sans doute les idées de leur milieu.Mais, selon M.Soumis, il ne faut pas aller trop loin dans ce genre d'analyse, qui fait peut-être l'affaire de bien du monde.D'autant plus que la machine à rumeurs n'est jamais inactive autour de ce genre d'événement.L'officier de police raconte que la rumeur voulait, dans ces écoles, qu'il y ait eu viols de jeunes filles, yeux crevés et quoi enco-re: de quoi alimenter les ardeurs \\ guerrières.(Faut-il préciser qu'il n'y a rien eu de ce genre.) Les comités de parents sont intervenus, les directions se sont concertées et l'on compte que la situation reviendra à la normale lundi, alors qu'on rouvrira ces deux écoles.«S'il n'y a rien de fomenté, ça va retomber à rien», assure l'officier de police Trudeau, mais la police de Saint-Hubert garde l'oeil ouvert.Deux «mordus» sont dédommagés par les tribunaux Deux hommes qui avaient été mordus par un chien dans des circonstances différentes, l'un à la cheville, l'autre à la main, ont tous deux obtenus quelques centaines de dollars, hier, comme dédommagement pour leur aventure, l'un dans un terrain de voitures usagées, l'autre à l'arrière d'une station-service.Dans le premier cas, M.Domi-nico Ionnonni, de la rue Cas-grain, s'est vu décerner $800 par le juge Décary, de la Cour provinciale, après avoir réclamé $2,500 pour sa morsure par un berger allemand qui lui avait happé une cheville, au moment où il avait ouverte la portière d'une voiture qu'il aurait voulu examiner pour achat.Même si la Montreal Motor Storage, du boulevard Saint-Laurent, s'est défendu de ce que les voitures qui étaient là n'étaient pas à vendre, le tribunal en vient à la conclusion que si l'on a laissé entrer la victime sur les lieux, on est responsable de ce qui lui est arrivé.Quant à M.Bertrand Ouellet-te, de la rue Renaud, il doit partager avec le garagiste Henri Godon, de Sainte-Rose, les conséquences de sa morsure à la main, pour laquelle il avait réclamé $4,860.Dans son cas, il s'était arrêté au poste d'essence pour faire le plein, mais également pour aller aux toilettes.Celles-ci étant toutefois fermées à clef, il s'était dirigé vers l'arrière de la station, et c'est là que le chien du patron l'avait mordu.Dans les circonstances, le juge Léonce Côté soumet qu'il a été imprudent et a contribué à son propre malheur.Pour lequel il recevra toutefois $635.[Profitez des subventions gouvernementales Réduisez vos coûts de chauffage V w h C \u2022jr\u2014 S I o Isolez votre maison dès maintenant s Pour une »stimotion gratuite composez; 8111 Les polyvalentes André-Laurendeau et MacDonald-Cartier fermées à cause de troubles étudiants LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI 1980 f i» i o I I % | » f I ï I II jbJFQRMATiQNS QÉNÉRALEi A 17 AVANT D'ATTAQUER REAGAN anéantir Teddy Roosevelt, en luttant contre les factions progressistes et réactionnaires au sein de son parti, en vint à la conclusion suivante: «La moitié d'entre eux (les Républicains) souhaitent un retour en arrière et professe un conservatisme rural déterminé à casser les trusts.L'autre moitié reconnaît Tinévitabilité des fusions entre les géants de l'industrie et souhaite y confronter un pouvoir gouvernemental au moins équivalent, capable d'y faire face.» Teddy Roosevelt prononça ce discours il y a 69 ans, en 1911, sans se douter (qui sait?) que son successeur de 1980 Ronald Reagan serait aux prises avec le même dilemme.Jeudi prochain, les dés seront jetés.Ce jour-là les résultats des dernières primaires, celles de la Californie, du New Jersey et de rOhio, auront été compilés et les Américains auront la confirmation de ce qu'ils savent déjà aujourd'hui.L'élection présidentielle du 4 novembre prochain se jouera bel et bien entre Reagan et Jimmy Carter.Les conventions démocrate et républicaine de l'été ne serviront qu'à entériner cette décision.En fait, la campagne présidentielle a sauté le coup de départ, puisqu'elle a commencé jeudi dernier à Columbus en Ohio, alors qu'à quelques blocs de distance l'un de l'autre, MM.Carter et Reagan s'attaquaient mutuelle- ment, courtisant un électorat peu enthousiaste.Dénicher un vice-président Pour remporter l'élection du 4 novembre prochain, Reagan n'a qu'à dénicher «un running mate», un vice-président, représentatif de la gauche et du centre-gauche républicains.11 devra s'agir d'un homme capable de décrocher des appuis de ce bloc totalisant 21% de l'électorat américain, incapables de se résigner à revoter Carter et peu enclins à se ranger du côté de la droite traditionnelle que symbolise Ronald Reagan.Jimmy Carter, pour se voir confier un second mandat, devra pour sa part recueillir l'appui du centre de son parti, en l'occurrence les grandes centrales syn- dicales et la bourgeoisie noire du pays, cette masse d'électeurs en somme qui, n'eût été de l'échec Ted Kennedy, aurait confié à ce dernier l'investiture démocrate.Sans ce bloc capital d'électeurs, Jimmy Carter se retrouvera tel un George McGovern en 1972, appuyé seulement par une faction de son parti, en l'occurrence la gauche.En 1980, sous Carter, le problème se pose dans les mêmes termes sauf qu'il s'agit cette fois du centre démocrate qui, tenté par un Reagan modéré appuyé par un vice-président «libéral», n'aura aucune crainte à «virer capot», abandonnant le Président.Le personnage Anderson pourra séduire D'aucuns reconnaissent en effet que la gauche démocrate.bon gré, mal gré, bien que déçue de la défaite de leur symbole du dernier des frères Kennedy, se résignera à voter Carter.C'est donc dans ce contexte que le Président voit d'un oeil craintif poindre à l'horizon la candidature de John Anderson, candidat présidentiel indépendant.Le centre démocrate, comme la gauche républicaine, risquent d'être séduits par ce personnage politique rafraîchissant.Cette défection, Jimmy Carter en est conscient, coûterait plus cher à son parti qu'aux Républicains.Objectif primordial dès lors des stratèges de Carter, anéantir Anderson dès le départ, il en va de l'avenir de la candidature de Carter.Si le Président remporte cette première manche, il aura tout le loisir de refaire l'unanimité de son parti et de disperser ses effectifs en cercle de défense con- tre les attaques de Ronald Reagan.Or celui-ci, fort de sa victoire triomphale dans la majorité des primaires des six derniers mois, a les mains libres et peut se permettre dès lors de choisir un \u2022 running mate» libéral.C'est sans doute ce qu'il entend faire puisque contrairement à son idole de jadis, Barry Goldwater en 1964, i) refuse depuis le début de la campagne à ne s'identifier qu'aux ultraconservateurs républicains dont il est pourtant le champion.Si Reagan choisit un Baker ou un Busch comme vice-président, il portera un coup fatal à Jimmy Carter sans pour autant s'exposer à une mutinerie au sein de son parti.Goldwater et McGovern se montrèrent fidèles et loyaux envers leur base traditionnelle jusqu'à la fin.Ronald Reagan semble (pour l'instant du moins), décidé à se maintenir une base plus élargie.RÉUNION DU CABINET LEVESQUE Le rapport Malouf au centre des discussions QUEBEC (PC) \u2014 Le rapport Malouf sera au coeur des discussions de la réunion que les ministres du gouvernement québécois tiendront demain et lundi au Manoir Richelieu, à Pointe-au-Pic, dans le coeur du comté de Charlevoix.Le rapport a été remis hier au secrétaire général du Conseil exécutif, M.Louis Bernard, par un représentant du juge Albert Malouf.Le premier ministre, M.René Lévesque, avait déjà promis de rendre le rapport public au plus tard une semaine après sa réception.Le juge Albert Malouf M.Malouf avait été nommé en juillet 1977 à la tête d'une commission d'enquête avec le mandat d'enquêter «sur le coût des Jeux de la 21e Olympiade et sur celui des installations olympiques situées au Québec».Après une enquête qui a duré deux ans et demie, le juge Malouf a remis un rapport de près de 1,000 pages qui couvre quatre volumes.Le rapport contient quatre parties, a expliqué le juge lors d'un entretien téléphonique.Il y a d'abord un résumé de la preuve présentée lors des audiences de la commission d'enquête.Puis, disséminées tout au long du rapport, il y a les observations des commissaires.Il y a ensuite des conclusions concernant chaque section du rapport.Enfin, à la toute fin, il y a les conclusions générales de l'enquête et des recommandations.Histoire C'est le 13 juillet 1977 que le Conseil des ministres chargeait le juge Albert Malouf de la Cour supérieure du Québec, de mener l'enquête sur le coût des Jeux olympiques tenus l'année précédente, en 1976.Le mandat de la commission d'enquête portait notamment sur six points: \u2014 Les causes de l'augmentation des coûts; \u2014 Le partage des responsabilités quant à ces augmentations de coûts; \u2014 Le mode d'organisation et de surveillance des travaux; \u2014 La possibilité de récupérer une partie des sommes d'argent public investies; \u2014 L'existence possible de collusion, de trafic d'influence et de fraude; \u2014 Enfin, les mécanismes de prévention à mettre en place lors de travaux d'envergure pour éviter une répétition de tels dépassements de coûts.Le 24 août 1977, on nommait deux commissaires-adjoints au juge Malouf.C'étaient M.Jean-Guy Laliberté, comptable agréé et vice-président du Crédit lyonnais, et Gilles Poirier, ingénieur directeur des projets à Hydro-Québec.Les travaux de la commission débutèrent le 31 octobre 1977 et un rapport préliminaire a été remis au gouvernement le premier avril 1978.A cause de l'immense tâche à compléter, le gouvernement décida de prolonger le mandat de la commission; il devait originellement se terminer le 31 décembre 1978.RÉFÉRENDUM Le comté de Léger a voté «NON» Le ministre Marcel Léger Contrairement à ce qui avait été dit le soir du référendum, le comté montréalais de Lafontaine n'a pas procuré une majorité de «oui».En effet, le comptage définitif des votes dans cette circonscription représentée par le ministre Marcel Léger indique que le «oui» a été battu par 202 voix, obtenant 49.7 p.cent des suffrages contre 50.3 p.cent en faveur du «non».A moins d'autres changements au rapport définitif du directeur général des élections qui sera rendu public d'ici quelques jours, il semble donc que le «oui» n'a remporté la victoire que dans quinze comtés plutôt que seize.Le score final des 210 bureaux de scrutin dans Lafontaine donne 18,284 votes au «oui» contre 18,486 au «non».Contrairement à une élection où on pourrait assister à une contestation judiciaire des résultats, il ne semble pas que les péquistes de Lafontaine aient l'intention d'agir ainsi.SUPER-CONGRES DE COLLECTIONNEURS DIMANCHE 1er JUIN 1980, à lOhOO HÔTEL SHERATON MONT-ROYAL Nombreux marchands offrant des timbres de pays à travers le monde, pièces en or et en argent, dollars en argent, papier-monnaie, montres de poche, médaillons.SUPER-ENCAN Débutant à 1 3h00.Superbe choix de pièces en or et en argent, du Canada et de pays à travers le monde, y compris un dollar en argent original de 1 948 non mis en circulation.Entrée libre Renseignements: 482-3801 Tables pour marchands disponibles \u2022 \u2022 \u2022 ANNONCE SA PREMIERE VENTE de meubles exclusifs de haute qualité.Réductions appréciables sur articles en magasin .20.40% Choix de meubles laqués, rembourrage, etc.1504 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, Québec 937-9178 i i PISCINES COLECO GLENVIEW 15' s800 18' 24' s1,035 15'x24' s1,285 1 ftWM 3 \u2022« 5 lemouc-f»«3m à Ôdby«v* 4MHHÔ 10 CMwr.vib ÉQUIPEMENT INCLUS 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assisteront en personne à cet événement sportif historique.Egalement au programme: Eddie Melo/Fernand Marcotte Billets en vente maintenant.Aux guichets du Stade olympique (514-252-4722) et aux comptoirs TRS du Montréal Trust et des magasins La Baie et Simpson à Montréal, et de Miracle Mart à Montréal, Québec, Sherbrooke.Sorel et Trois-Rivières.Moi, i'manque pas ça! Régie des installations olympiques 2844, bOUl.LE COR BUSIER, Parc industriel.Chomedey.Laval 681-1629 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI 1980 Personne ne devrait être bloqué longtemps dans le téléphérique de la Ronde -> i: Une emballante descente par câble.photo René Picard, LA PRESSE Un prêt en 2heures.ou moins! Nous pouvons vous accorder un prêt personnel jusqu'à concurrence de $10,000 et généralement en deux heures ou moins.Dans n'importe laquelle de nos 117 succursales.LA BANQUE D'ÉPARGNE 'lauxcfebas* C'est avec grand succès que le service de sécurité de la Ronde a procédé, hier, à son premier sauvetage d'un passager du téléphérique.Un sauvetage, bien sûr, simulé, mais qui a bien mis en évidence l'efficacité de la brigade sauvetage \u2014 16 hommes dirigés par Richard Ruel de la Protection civile, ancien pompier à Outremont.On a immobilisé pour la circonstance une cabine à 135 pieds du sol, tout au-dessus du lac des Dauphins.Et l'opération «secours d'évacuation» aura duré en tout et partout une heure et demie.Il faut savoir que le type de bris mécanique que Ton a simulé ne s'est encore jamais produit dans ce manège.Au cours des dernières années, plusieurs pannes sont survenues, mais aucune qui n'ait pu susciter une telle opération.Pour tout dire, une telle panne mécanique ne pourrait se produire que si le câble des poulies qui actionne les cabines s'entremêlait ou bloquait.Cet accident serait d'autant plus inattendu que la résistance des poulies et câbles est vérifiée à l'aide de rayons X.La brigade des 16, comme se plaisent à s'appeler les volontaires qui risquent de participer éventuellement à une telle opération, est essentiellement composée de préposés à la sécurité des manèges.Ils ont trois fois cette semaine répété la même opération à des hauteurs différentes: Une équipe grimpe le pylône le plus proche, se laisse glisser vers,la cabine suspendue et à l'aide de câbles et de ceintures évacuent la nacelle qui ne peut contenir plus de quatre passagers.Jamais le câble ne pourra se rompe.Il pourrait y avoir 25 cabines sur le téléphérique, (chaque cabine peut supporter quatre personnes de 200 livres) que cela n'atteindra jamais plus que le cinquième de la résistance du câble central.Hier, la sécurité de la Ronde a passé son test: elle a formé des techniciens de la «descente par câble».SELON LA COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE La réglementation sur les dépôts et interruptions de services doit changer Dans un mémoire qu'elle vient d'adresser à six ministres et à une trentaine d'organismes, d'entreprises et de groupes communautaires, la Commission québécoise des droits de la personne recommande d'importantes modifications aux règlements concernant les dépôts en argent, ainsi que les interruptions de service pratiquées dans certains cas par les fournisseurs d'électricité, de téléphone, d'eau et de gaz.La Commission souligne notamment que l'exigence systématique d'un dépôt de la part des immigrants, des femmes chefs de famille ou des assistés sociaux, par exemple, est discriminatoire et qu'elle devrait être abolie et remplacée par des critères plus objectifs.De plus, aucune interruption de service ne devrait être effectuée pour défaut de paiement sans qu'on ait au préalable respecté le droit du consommateur de faire valoir son point de vue.Pour éviter, par ailleurs, les problèmes de paiement que connaissent certains consommateurs, la facturation du gaz, de l'électricité et du téléphone devrait se faire régulièrement, à intervalles d'au plus deux mois.Quant au paiement de la taxe d'eau, il devrait pouvoir se faire par versements.Lorsque le consommateur n'a pas les moyens de payer, toute interruption éventuelle devrait être signalée au préalable au Centre de services sociaux de la région, afin que des mesures préventives puissent être mises en oeuvre.En tout état de cause, conclut la commission, aucune interruption de service ne devrait se faire sans que l'on prenne en considération la présence de malades, de vieillards ou d'enfants, ainsi que les conditions climatiques du moment.Trente-deux réfugiés cubains arriveront mardi OTTAWA (UPC) \u2014 Le Canada accueillera mardi prochain 32 réfugiés cubains sur les 300 auxquels il a accepté d'accorder le droit d'asile.C'est ce qu'a révélé, hier, un représentant du ministère de l'Immigration, M.Steve Jeffrey.Le groupe arrivera à bord d'un vol régulier de San José, Costa Rica.On ne sait pas encore s'il sera uniquement composé d'hommes ou si ces hommes seront accompagnés de leur femme et de leurs enfants.Selon M.Jeffrey, on y trouvera des gens appartenant à diverses disciplines et exerçant divers métiers.Le premier groupe comprendra des soudeurs, des conducteurs de camions et des mécaniciens, un radiothérapeuthe spécialisé dans le traitement du cancer, un biologiste et un professeur de physique.Certains resteront â Toronto, d'autres seront dirigés vers différentes villes où le métier qu'ils exercent est en demande.Le Service canadien de l'immigration à Costa Rica a déjà accepté 70 Cubains qui ont fui récemment La Havane avec l'aide de la Croix-Rouge canadienne.Aucun réfugié admis au Canada ne fait partie de ceux qui sont entrés aux Etats-Unis.Tous étaient parmi les premiers 10,000 Cubains réfugiés à l'ambassade péruvienne à La Havane.Le ministre de l'Immigration, M.Lloyd Axworthy, a fixé à 300 le nombre de réfugiés admis au Canada, mais il se pourrait qu'on en accepte plus que prévu._ ^ De gros cubes de glace pour rafraîchir les édifices Des essais effectués par le secrétariat de l'énergie de Travaux publics Canada ont démontré qu'un énorme cube de glace peut être utilisé pour refroidir des immeubles pendant l'été, ce qui pourrait représenter une importante réduction de la consommation d'énergie pour l'avenir.Les essais ont également montré que ISOLEZ PORTES ET FENÊTRES MAINTENANT (TRIPLE VITRAGE) 35% PLUS EFFICACE &\u20ac*XX> \u2022 ESTIMATION GRATUITE SANS AUCUNE OBLIGATION DE VOm PART \u2022 TOUS NOS MATÉRIAUX SONT APPROUVES PAR LA SCHL \u2022 SUJET AUX RABAIS PROVINCIAUX ET FEDERAUX App<?l«ï-nouj pour plwi d informations %Jli LES ENTREPRISES McNAMEE 10382c oueu, bout.Gou.n, ROXBORO 684-8834 ~~ Service l*J«pKor>que d« 74h GRAND dans des conditions prédéterminées, un grand cube de glace peut fournir des niveaux de refroidissement divers à des taux dépassant trois tonnes.Les préposés à ce projet estiment qu'à des taux pareils, un cube de glace d'environ 21 métrés cubes pourrait aisément refroidir une maison de dimension ordinaire pendant tout un été.Lancé au mois de février dernier, le projet «Glacière» est une expérience réalisée par l'université de Carleton dans le but de déterminer la possibilité d'utiliser des cubes de glace isotherme pour refroidir des immeubles du gouvernement pendant l'été.Maintenant que le concept s'est avéré être une réussite, une étude de contrôle va probablement être effectuée afin de déterminer si un cube de glace semblable réussirait à refroidir un immeuble.Le projet «Glacière» présente divers avantages.En plus de refroidir les immeubles, il élimine le besoin d'utiliser des combustibles de type conventionnel sans augmenter les frais d'immobilisations d'un immeuble.D^ plus, la chaleur de fusion dégagée au cours du gel de l'eau constitue un sous-produit susceptible de devenir important puisque cette chaleur pourrait servir à chauffer l'air d'entrée de l'immeuble.La GRC résout en 24 minutes un kidnapping d'ambassadeur simulé OTTAWA (CP) \u2014 L'ambassadeur de la Morovie orientale qui a été kidnappé jeudi a pu regagner sa demeure d'Ottawa, quelques heures plus tard, après l'intervention efficace de la police.Toutefois, les ravisseurs n'ont été ni arrêtés, ni accusés d'enlèvement, ni même jugés.Ils n'ont même pas passé une seule nuit en prison.En effet, l'enlèvement de l'ambassadeur de ce pays imaginaire était un essai de la GRC pour vérifier l'efficacité de l'«Opération feuille d'érable», un système de coordination entre les divers corps policiers mis au point après les événements d'octobre 1970.Après avoir été informés de l'enlèvement, les agents de la GRC et ceux de la police d'Ottawa et de Hull, ont fermé toutes les routes importantes ainsi que les ponts séparant les deux villes en même temps que les deux provinces.Les ravisseurs et l'ambassadeur, tous membres de la GRC.avaient déjà changé d'auto dans un centre d'achat d'Ottawa et traversé à Hull, mais les policiers de Hull, disposant d'une bonne description des suspects mirent la main sur les ravisseurs, 24 minutes après l'enlèvement.Huit jours de prison à un professeur de cégep pour parjure René Martin, un professeur de cégep demeurant rue Lavallée, à Longueuil, a été con-damné à huit jours de prison et à $1,000 d'amende par le juge Rhéal Brunet, pour s'être parjuré quatre fois au cours d'un procès civil où il avait été mis en cause par son épouse.Devant le juge Benjamen Grecnberg, de la Cour supérieure, il avait volontairement fait défaut de déclarer certains revenus, pour 1978-79, alors qu'il avait soutenu ne pas avoir travaillé pendant près d'un an, entre novembre 1977 et septembre 1978.Et ce, selon le juge Brunet, pour se soustraire à certaines obligations familiales.Au prof de 45 ans, le tribunal a reproché son mépris pour l'appareil judiciaire, et il a ajouté: «J'espère qu'à titre d'éducateur, vous n'enseignez pas à vos élèves l'irrespect des tribunaux en leur indiquant que le parjure ne comporte que des conséquences relatives, car vous porteriez certes un lourd fardeau de responsabilités qui vous poursuivrait toute votre vie.» S'il n'acquittait pas son amende, Martin devrait passer trois mois de plus en cellule. A 21 \u2022 - ¦ I ¦y JÊB w v ft*:*?- * ' \u2022 ¦^.v/.J; '.i.\u2022 a M.Aloin l>.yr.«H., ministre fronçai» de la Justice a reçu un dMl.JlfT™ runiv.,,.,.d.Mon,*., en pr.Jnc.d.«.^J \"pSm^ Â'^.io'n internationale des universités.\" COLLATION DES GRADES À L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Peyrefitte devise sur les notions du crime et du châtiment 2 semaines de CIRCUIT EUROPÉEN à prix d'aubaine sous la direction du P.Michael J.McKENNA Grand voyageur et directeur de nombreux pelennoge.A la grandeur du Québec et plus! M699E.U.0\"nS'i,18«*.Irlande Franc* Suits* Italie Vatican Shannon Bwrratty limerick KiMorney Kerry Cork \u2022iorney Woterford Dvbim Lourdes Gavarnw Rom* luc«rne Einsiedeln Zurich AUDIENCE PAPALE Retourner et coupon dès oupurd'hu.for rttour du courrier, *um recevrti uns broaSurt qui vowt four-wro tous 1st déftxb sur cent noubiiabk) tipè runct.^____ ItZfcMèedJ Kcf\u2014 ~T~ ™1 |3.S7ft»Ce*« m j «keM,QMketKK1JS U74JV7 i Cher Père .Varfu \"* fart par>*w «tfrt brxVt c»W I*-.| | Adresse.VMt.| ¦Code.; 6ATTWLAU IPTIOt DEUX- m w L'auteur du «Mal français», M.Alain Peyrefitte, ministre responsable des Sceaux et titulaire de la Justice dans le gouvernement de Raymond Barre, a livré ses réflexions hier sur les notions du crime et du châtiment, à l'occasion de la collation des grades à l'Université de Montréal.pierre bellemare Lui-même décoré docteur honoris causa, en même temps notamment que M.Fernand Seguin, lauréat en 1978 du prix Calinga pour ses talents de vulgarisateur scientifique, le ministre Peyrefitte s'est toutefois abs-tenu de tout commentaire à saveur politique.Sur un ton un peu austère, quoique agrémenté de quelques citations, dont l'une empruntée à l'humour noir de Henri Heine, le distingué orateur, qu'on a voulu honorer pour l'apport considérable qu'il a fourni dans le rapprochement des peuples français et québécois, s'en est donc tenu au thème de la criminalité.Essentiellement, il a soutenu que ceux qui prétendent que l'homme qui naît bon est corrompu par la société sont dans l'erreur; car en poussant ce raisonnement jusqu'à l'absurdité, il en découlerait que les criminels sont les «victimes» et que la société est la mère de tous les crimes.Pour sa part, le «vulgarisateur» Séguin, qui a reçu son doctorat honorifique dans la plus grande humilité, déplore que le fruit de la connaissance, rongé par le ver de l'orgueil, soit en train de provoquer une dégradation de la biosphère «sous nos yeux».Il s'objecte notamment à ce que les peuples consacrent collectivement et annuellement $400 milliards dans leur folle course à l'armement.Il faudra arrêter, dit-il, l'édification d'une nouvelle tour de Babel et retrouver le sel de la vie (lui qui a longtemps animé une émission télévisée intitulée «Le sel de la semaine»).Quelques autres illustres citoyens, dont le peintre Jean-Paul Le-mieux, représenté pour la circonstance par son épouse, ont également été honorés par le recteur de l'Université de Montréal.M.Paul Lacoste, qui a de plus présidé à la collation des grades de plusieurs étudiants et étudiantes de diverses disciplines.M.Peyrefitten en visite privée, doit aussi avoir des entretiens ce week-end avec M.René Lé-vesque, premier ministre, et M.Claude Morin, ministre des Affaires intergouvernementales du Québec.Avec M.Jean Drapeau, maire de Montréal, et, enfin, avec le président de l'Assemblée nationale, M.Clément Richard.Témoin vedette de la CECO condamné à 1 an et à $5,000 d'amende Yvan Deniers, qui eng mars 1976, avait été la véritable «vedette» de plusieurs séances de la Commission d'enquête sur le crime organisé, alors qu'elle étudiait plus précisément les transactions à pression de valeurs mobilières, a été condamné à une année de prison et à $5,000 d'amende, hier après-midi, pour parjure.Le juge Jean-Paul Dansereau qui avait instruit en même temps le procès d'un autre vendeur, Jean Bélanger, a par ailleurs imposé à ce dernier une peine de 90 jours, à être purgée au cours de 45 fins de semaine.Dans les deux cas, les deux hommes seront astreints, au terme de leur incarcération, à une période de probation.Le tribunal a fait une différence entre les deux prévenus en raison des réponses négatives multipliées que Demers avait données aux questions portées par le procureur de la CECO, Me Jacques Bélanger, sur un sujet précis, soit sur le fait que les «loaders», comme lui et Bélanger, ne recevaient que leurs salaires et qu'aucune commission ne leur était versée.Les deux hommes avaient tout d'abord témoigné à huis clos devant le juge Marcel Cordeau, et, par la suite, avaient été amenés devant les trois commissaires, où Demers s'était incidemment fait remarquer par son assurance, sinon une certaine arrogance.Les deux hommes travaillaient précédemment pour Castle Securities, Castle Securities Quebec et Michelin-Forey Inc., notamment dans la vente des actions de AIS Resources Ltd.C'est sur le témoignage du contrôleur et directeur des trois compagnies précitées que le juge Dansereau dit se fonder pour conclure que les deux hommes, en plus de recevoir un salaire de base, bénéficiaient de commissions comme «loaders», dont la fonction était de faire pression sur les clients pour les convaincre d'acheter un nombre additionnel d'actions de AIS.Dans les livres, toutefois, ce sont par des numéros seulement que, à l'époque, ces «loaders» étaient désignés comme récipiendaires des commissions dont ils avaient nié l'existence avec force devant la CECO, même après remarque qu'ils étaient sous serment et qu'ils ne devaient pas oublier les conséquences de celui-ci.Quatre détenus accusés de tentative de meurtre ¦ m Quatre détenus de la prison commune de Bordeaux ont comparu devant le juge Paul Papineau, hier, sous des accusations de tentative de meurtre sur autre prisonnier, Richard Asselin.\u2022 Il y a quelques semaines que l'incident s'est produit, mais comme la victime était demeurée pendant six jours dans le coma, on a attendu d'être fixé sur son état pour traduire en cour les prévenus qui l'auraient assaillie.Il s'agit de Michel Lefebvre, Ronnie McCartney, Robert Zin cas et Marc Jauvin, qui ont tous nié leur culpabilité et choisi un procès devant jury.Dans le cas de Jauvin, dont l'incarcération devait se terminer hier, une demande de cautionnement a été formulée par son procureur.Me André Bois-sonneault, mais l'enquête, à ce sujet, a été reportée à lundi.C'est apparemment en lui portant des coups répétés que les accusés auraient pu tuer Asselin.ÉNERGIE GRATUITE ¦ ECONO-SOL, 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Montreal, tous les secteurs industriels peuvent dorénavant être admissibles aux subventions \u2022 Dans le Montreal métropolitain, seules les entreprises de secteurs industriels à haute productivité et d croissance rapide sont admissibles aux subventions.e Enfin, des subventions a la recherche industrielle sont disponibles dans I ensemble de la Zone spéciale Pourquoi Montréal?Parce que la region de Montréal est le coeur de I activité économique du Québec et parce qu en aidant Montreal, c'est tout le Québec que nous aidons Le ministère de l'Expansion économique régionale.À la grandeur du Québec.et plus.Pour en savoir davantage sur ce programme du MEER.adressez-vous a.La direction de la Promotion moustrteiie Mmrstere de l Expansion économique régionale 800.place Victoria, bureau 3710 Montreal Quebec H4Z 1E8 MEER Gouvernement Government du Canada of Canada Expansion Economique Régionale Regional Economic Expansion > \u2022 \u2022 _ - Matin Dimanche-Matin $ 2°° DE RÉDUCTION SUR PRÉSENTATION DE LA CARTE BINGO DIMANCHE-MATIN JOUEZ AU BINGO AVEC LES EXPOS AU STADE OLYMPIQUE SUR L'ÉCRAN GÉANT A 22 EN BREF Contre la taxe de transport ¦ Le Conseil municipal de Pointe-Claire, dirigé par le maire Dave Beck, a décidé de contester auprès du gouvernement provincial le paiement que la Ville doit verser à titre de contribution à la taxe de transport de la CUM.Selon le maire, Pointe-Claire ne bénéficie d'aucune façon du système de transport en commun de la CTCUM, en dehors de la région de Montréal, et est néanmoins forcée de payer sa part du coût total du système en vertu de la Loi 57.D'ici novembre 1980, la Ville aura payé $2.615,899 cette année pour la taxe du transport.Travaux: le pont Victoria interdit à la sortie nord ¦ Les automobilistes empruntant le pont Victoria sont priés de noter qu'en raison de travaux, une voie sera fermée à la sortie nord du pont, en direction de Montréal, à partir du lundi 2 juin en fin de matinée.Cela affectera surtout, pendant environ deux semaines, la circulation des véhicules à l'heure de pointe du matin.Ces travaux, effectués par Hydro-Québec, consistent en la fabrication de joints sur une ligne souterraine à 120,000 volts et complètent ainsi les travaux de novembre (construction de canalisations souterraines), et janvier derniers (tirage de câble).Distribution de un million de fleurs aux Montréalais ¦ L'opération un million de fleurs, lancée par la Ville de Montréal, a connu un succès éclatant.C'est par m liers que les demandes de fleurs sont parvtnus de Montréalais des différents quartiers.Lundi matin débutera la distribution de ces fleurs, alors que des camions se dirigeront vers trois quartiers de Montréal après avoir pris leur cargaison de fleurs et de terre aux serres de la ville de Montréal.Des camions du service d'incendie seront également sur les lieux pour prendre les fleurs qui serviront à fleurir toutes les casernes de pompiers de la ville.La distribution de ces fleurs se poursuivra au cours des jours de la semaine.Les Montréalais voudront bien prendre note que dans les différents quartiers, les comités de floralies ne prennent plus aucune commande de fleurs.73 p.c.avaient gagné des médailles aux Jeux 76 ¦ Les athlètes des pays qui ont suivi les Etats-Unis dans le boycott des Jeux d'été de Moscou représentent 73 p.c.de ceux qui ont gagné des médailles aux Jeux de Montréal en 1976.C'est ce qu'a déclaré hier le président du Comité olympique international, Lord Kil-lanin.Le célèbre Irlandais a encore une fois déploré que l'on mêle la politique aux sports et a ajouté que le CIO cherchait activement à trouver un site permanent aux Jeux olympiques d'été, peut-être la Grèce, pour qu'une situation comme celle de cette année ne se reproduise plus.Enquête sur la noyade d'un écolier à Ste-Foy ¦ QUEBEC (PC) \u2014 La police municipale de Sainte-Foy a institué une enquête pour déterminer les circonstances qui ont entouré la noyade d'un écolier, survenue mardi dernier à la piscine du Pavillon de l'éducation physique et des sports (PEPS) de l'université Laval.Steeve Laurin, 11 ans, domicilié dans le quartier Les Saules, à Québec, est mort jeudi au Centre hospitalier de l'université Laval, deux jours après avoir été retiré inconscient des eaux de la piscine.Le garçonnet faisait partie d'un groupe de 150 élèves d'une école élémentaire qui s'adonnaient à la baignade sous la surveillance de six moniteurs.Selon les parents, plusieurs versions circulent au sujet de cet accident, dont l'une voulant que leur fils ait séjourné quelque quatre minutes sous l'eau avant d'être sauvé."]
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