La presse, 20 septembre 1980, C. Arts et spectacles
[" DANSE: SAISON 1980-81 C 10 FABIENNE THIBEAULT Profession, chanteuse ¦ < aw* -y g sn&am «H V «S H ¦53 » Fabienne Thibeault n'a jamais donné beaucoup de spectacles.Au Québec du moins.Depuis cinq ans, depuis qu'on Ta découverte à la Chant'Aoùt.depuis la sortie de son premier disque qui fut immédiatement porté aux nues, on ne Ta vue.à Montréal, que deux ou trois fois.A PÊvèché d'abord, une salle qui ne faisait pas plus de 250 places, puis un soir ou deux à l'Outre-mont, en octobre 78.Fabienne vend plutôt des disques.Et ses chansons tournent constamment à la radio.Partout.Au AM comme au FM, peu importe le «son» de la station.En Europe c'est autre chose.Depuis deux ans, depuis Starma-nia \u2014 «Les uns contre les autres», «Le monde est stone» et «La serveuse automate» ont été les trois chansons de l'opéra-rock qui ont le mieux fonctionné en France \u2014 depuis le succès qu'elle a remporté au Palais des Congrès, les Français l'ont adoptée.Le printemps dernier, elle faisait d'ailleurs salle comble au Théâtre de la Ville, une salle importante à Paris, et s'attirait photo Denis Courville d'ailleurs d'élogieuses critiques.Fabienne a fait beaucoup de télévision aussi et retournera d'ailleurs en Europe, à la fin de l'hiver, pour y donner une autre série de shows.Ici, pendant ce temps, il n'y avait pas de travail.On l'écou-tait à la radio, on achetait ses disques, mais elle ne donnait pas de show, les salles étaient rares, l'industrie dans le creux de la vague, les producteurs excessivement prudents.Le chêne et le roseau «Le public est beaucoup plus exigeant, beaucoup plus dur ici PAGE C 8 te Quatuor Fitzwilliam.V PIERRE LABELLE POUR RIRE C8 AS ET SPECTACLES CAHIER C LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 SEPTEMBRE 1980 NICOLE GARCIA Jouer avec Resnais Nicole Garcia, vedette féminine de Mon oncle d'Amérique traversait l'Atlantique pour la première fois il y a trois semaines.Elle venait à Montréal où le film d'Alain Resnais était URGE DUSSAULT présenté dans le cadre du Festival des films du monde, puis à New York où personne ne l'attendait mais qu'elle tenait à voir avant de retourner en France.Inconnue du grand public il y a cinq ans, la voilà vedette d'un film qui obtenait au dernier festival de Cannes le grand prix du jury.Un film dont on parle beaucoup et qui prendra l'affiche mercredi prochain dans l'une des cinq nouvelles salles du cinéma Berri, rue Saint-Denis.Nicole Garcia n'est pas ce qu'on pourrait appeler une star.Plutôt timide en interview, elle n'a pas les réponses toutes prêtes des vieux routiers.Elle réfléchit avant de parler, puis s'emballe, veut tout dire en même temps, se reprend, s'arrête, repart, se tait brusquement.On la devine sincère et inquiète.Comédienne de théâtre, elle ne pensait pas au cinéma.Mais des metteurs en scène comme Jacques Rivette.Bertrand Taver-nier, Laurent Heynemann.Payant vue jouer, lui ont proposé des rôles.Elle a accepté.Resnais aussi était allé la voir jouer .sur scène.«Je crois que Resnais ne tourne qu'avec des gens de théâtre: il leur trouve, je pense, un imaginaire plus disponible que celui d'.un acteur très doué pour le cinéma mais qui amène tout le temps un peu le même personnage.Et puis.je ne sais pas.» Comment travaille Resnais?«Tout est écrit, précisé, jusqu'à la grosseur des plans.Quand on a lu le scénario, on a tout vu le film.Tout est là.auoiî PAGE C 18 5s m MHS -s ri &04 V photo Robert Mailloux UN EVENEMENT Notre saison musicale est à peine commencée que déjà s'y inscrit l'un des événements majeurs de ces dix nouveaux mois de musique: l'intégrale des 15 Quatuors à cordes de Shostakovich joués par le jeune Quatuor Fitzwilliam, de Grande-Bretagne, en cinq concerts,à raison de trois quatuors par programme, et ce à compter de demain soir, au Pollack Hall de l'université McGill.CLAUDE GiNGRÂS Cette première montréalaise est une présentation du Ladies' Morning Musical Club, notre grande société de musique de chambre, qui fait exception à ses habitudes en ajoutant à ses traditionnels concerts du jeudi après-midi cette série du soir à laquelle un public plus vaste pourra avoir accès.L'initiative du LMMC sera d'autant plus appréciée par les fervents de musique de chambre que notre autre société qui s'y spécialisait, Pro Musica, a modifié sa formule cette saison au point de devenir méconnaissable.L'intégrale Shostakovitch est un événement à plus d'un titre.Elle coïncide avec le cinquième anniversaire de la mort de l'illustre compositeur soviétique.Elle est présentée par des musiciens qui ont travaillé ces oeuvres avec l'auteur, venu spécialement en Grande-Bretagne pour les entendre jouer sa musique.Le Fitzwilliam est î'un des très rares groupes, sinon le seul, à présenter actuellement l'intégrale Shostakovitch en concert; il ne le fait d'ailleurs qu'occa- sionnellement, ce qui donne à cette présentation montréalaise encore plus d'envergure.Par ailleurs, le Fitzwilliam est le seul groupe à avoir enregistré les 15 Quatuors de Shostakovitch.Ce qui était considéré jusqu'à présent comme une «intégrale» \u2014celle du Quatuor Borodine.parue en 1968, et disponible ici sous étiquette Seraphim (deux coffrets de trois disques chacun ) \u2014 ne contenait que onze quatuors, pour la simple raison que Shostakovitch.à ce moment-là, n'avait composé que ceux-là.L'intégrale du Fitzwilliam comprend les 15 Quatuors que le compositeur avait terminés à sa mort.Elle a été faite pour la marque britannique L'Oiseau-Lyre, propriété de la Decca de PAGE C 5 =» ^ Dès Vendredi les Wujrrtuglées S'Odéon Berri ! ! W C 2 ?RADIO-TELEVISION.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 SEPTEMBRE 1980 DEUX GRANDES SÉRIES Gagner sa vie avec plaisir Vous pensez peut-être, comme certains de mes envieux collègues, que le métier de chroniqueur de télévision est un jardin de roses.Etre payé pour regarder la télé, c'est le pactole, non?Non.Parce que vous qui regardez la télé pour vous divertir et parfois vous informer, vous avez ce privilège que je n'ai pas toujours, celui de changer de canal au moindre ennui.Entre le moment ou vous avez tourné le bouton et la fin de l'émission, je gagne ma vie bien péniblement.Le métier comporte d'autres aléas: ça fait des années que je me demande, sans jamais pouvoir trouver de réponse satisfaisante, pourquoi des téléromans comme Le clan Beaulieu ou Chez Denise sont si populaires.J'ai un ami qui explique sans sourciller que c'est parce que le monde est stupide.Moi, je suis trop optimiste pour croire à une explication aussi unidimentionnelle.Tout ça pour vous dire que parfois, je gagne mon argent avec beaucoup de plaisir.Ces jours-ci par exemple, où je sors d'une semaine de quasi-ravissement avec Shogun, et où je m'apprête à regarder demain soir le troisième épisode de Bouquet de ronces à Radio-Québec.Pourquoi certaines séries sont-elles si délicieuses?Prenez Shogun qui finissait hier soir et que nous verrons sans doute traduit à l'un de nos réseaux l'an pro- chain.Ce n'est pas une série sans défauts, loin de là.Le majeur, c'est, pour ceux qui ont lu le livre de James Clavell, que toutes les machinations politiques encore plus emberlificotées qu'une partie d'échecs ont disparu de la série télévisée.Cela découle sans doute de deux problèmes: la télévision s'accomo-de mal des abstractions et la machiavélisme de Toranaga et compagnie, avec ses stratégies LOUISE COUSINEAU de feintes, de demi-vérités, de déplacement de pions entraînant tel résultat, à la condition que la tour de l'autre ait changé de place, tout cela aurait été sans doute trop complexe à visualiser.L'impact de la langue Il y a aussi le problème de la langue, que le réalisateur de Shogun a résolu (ou n'a pas résolu, selon le point de vue) de la seule manière possible: les acteurs japonais parlent leur langue (sauf la belle Mariko, qui est bilingue de toute façon et parle même latin dans le livre).Ils auraient parlé anglais, personne n'y aurait cru et l'impact dramatique serait mort à la première phrase.Les sous-titres agacent tout le monde.Les faire parler petit nègre (genre melcle-di chemises pietés) aurait aussi tué la série.Ils parlent donc japonais, ce qui finalement augmente l'identification du spectateur au capitaine Blackthorne qui ne comprend pas non plus .immédiatement ce qui se passe.En dépit de cette barrière linguistique, Shogun m'a tenue en haleine toute la semaine.Le Japon du 16ièrne siècle avec ses raffinements, sa cruauté, ses coutumes exotiques, nous n'avons quand même jamais vu ça à la télé.En dehors des documentaires et des films japonais, ce pays est toujours apparu comme l'ennemi barbare et sanguinaire.Voilà qu'à travers une série qui a le génie d'emprunter sa méthodologie au western et son charme aux grandes histoires d'amour, deux qualités qui retiennent l'attention générale, des gens qui ne lisent jamais vont découvrir une civilisation.Bouquet de ronces n'a pas l'exotisme du Japon féodal et de la pratique du karma.Mais le voyage qu'il nous propose n'est pas moins passionnant, puisqu'il s'agit d'une exploration des dangers inhérents à la famille nucléaire.L'intrigue tourne autour de l'amour déraisonnable d'un père pour sa fille.«Un seul être nous manque et tout est dépeuplé» écrivait Racine, et voilà que Peter, à qui sa fille échappe, va provoquer des événements terribles.Ce père possessif va être le révélateur de tout un tas de sentiments et de comportements qui auraient dû rester cachés.La série est construite en courtes scènes qui font continuellement des parallèles ou des oppositions entre ces vies qui s'emmêlent.Les mots ordinaires transcendent le quotidien.Le choix des acteurs a été fait avec un soin particulier: Prudence, la femme-enfant, a les joues rondes et la bouche gourmande, adorable et agaçante tout à la fois, déjà terriblement sûre de son pouvoir.Peu à peu, le personnage de la mère sera mis en évidence, complexe et fascinant.La télé nous présente rarement les femmes dans cette lumière, où la recherche instinctive du pouvoir et de l'identité passe obligatoirement par la soumission à un homme.Les histoires de famille à la télé n'ont pas toutes hélas cette beauté de forme.A la différence des romans-savon traditionnels, Bouquet de ronces souligne que les problèmes se règlent rarement de façon satisfaisante.La famille étant une institution très remise en questions à notre époque, cette série a le don de nous montrer pourquoi.mm s ¦ \u2022 ¦*» -X :.-¦\u2022>:¦.-«fini ' î r Richard Chamberlain, le héros de «Shogun»._LÎTTÉSimjRE_ AU PLAISIR DE LIRE Un sorcier nommé Genevoix C'est toujours la même chose: quel-qu'un»meurt, et la machine des souvenirs se met en marche, avec le ronronnement de la nostalgie.Camille me téléphone: «Tu sais, Genevoix est mort \u2014 Ah \u2014 C'est tout?\u2014 Tu sais qu'il n'avait pas été très gentil pour moi?» Mais déjà, je suis parti pour les souvenirs, je gamberge, je jongle.Et son dernier livre, intitulé Trente mille jours, qui est sur' ma table depuis trois semaines, je le prends, je l'ouvre.Je ne le lâche plus.Le pouvoir de l'écriture, le voilà.Cet homme (à lui ne plaise) m'a insulté lorsque j'étais enfant.Et salement.-Eh bien, sa tendresse, sa gentillesse, sa bonté n'ont jamais fait le moindre doute pour moi.Chaque livre de Genevoix fut une fleur de mon plaisir de lire.Miracle de l'écriture (la-bonne-la-vraie) qu'elle dissipetout malentendu, et renvoie précisément l'image exacte de son auteur.JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Maurice Genevoix a toujours vécu au bord de la Loire, dans deux villages; un gros: Chàteauneuf (où je fus pensionnaire deux ans) et un petit: Saint-Denis-de-l'HÔtel (où je travaillai une année).Comment il a acheté sa maison, aux Vernelles de Saint-Denis, c'est ainsi que commence son livre de souvenirs.C'est un bon commencement.Parce que Genevoix, c'est l'amoureux de cette région, belle à pleurer, et dont tous ses livres parlent.La Loire, fleuve inspiré qui serpente entre les encombrements de ses îles de sable, et parfois traître, le sable, j'y ai perdu un ami, noyé; les robiniers, arbres aux branches piquantes et aux feuilles vite jaunies, qui se mirent dans les ruisseaux; la forêt, la forêt d'Orléans où traînent encore des sangliers, et la forêt de Sologne, bourrée d'étangs, de faisans, de lièvres et de braconniers.Tout cela sort de chaque page de Genevoix, vivant, vibrant, sensuel, odorant, juteux.C'est une merveille, il faut bien le dire aux amoureux de la nature.La meilleure illustration du pouvoir de Genevoix?Un jour, à Paris, un ami que té- \u2022 cois, avocat depuis devenu célèbre, me fait part de son désir: il sait que j'ai vécu aux bords de Loire, et voudrait aller voir la Sologne.Je m'étonne.Alors il me parle de Genevoix, de son roman Raboliot: il sait tout sur la Sologne.Et notre voyage, mémorable, est comme une retrouvaille du pays d'enfance.Tout de même, quel philtre, l'écriture, efrquel sorcier, que Genevoix! Il aura donc vécu trente mille jours, à-peu près.Une vie d'homme.Et cette autobiographie survole le tragique, le comique, le vide et le plein, sans jamais appuyer; légère, douce, tendre.Toujours, l'on est complice.Cet homme nous rend meilleurs en nous donant à lire.Qu'il soit blessé, gravement, dans les inj-fectes tranchées de la guerre de quatorze et s'en sorte avec un courage incroyable, ou bien qu'il raconte ses efforts presque comi-J ques pour avoir le prix Concourt, on marche.On se laisse prendre à tous coups, dans le respectable comme dans le ridicule.Parr.ce que toujours survient, et revient, cette sagesse des campagnards, héritiers des souches têtues et des rythmes saisonniers, amoureux du vent et des pierres, cette sagesse qui ramène Genevoix chez lui, aux bords de Loire, c'est-à-dire au centre du monde, là où tout n'est qu'ordre, et beauté.Trente mille jours.Pour rencontrer, évidemment, les plus grands: Proust.Claii; del, Valéry, au fait: tout le monde, puisque Maurice Genevoix sera membre de l'Académie, et secrétaire perpétuel de «l'auguste dame» comme dit la pompe habituelle.-Alors, chacune de ces rencontres, et chaque anecdote, ce sont de petits morceaux de tendresse, des gouttes de désabus juste-pour-dire, des onces de finesse.Un plat parfait, saupoudré ce qu'il faut.A la fin, trente mille jours ne semblent pas assez.% Maurice Genevoix: TRENTE MILLE.]01 rHS.279 pages.Editions du Seuil, Paris.1980.(HABOLIOT, roman, prix (ioneourt 1925, a cité édité chez Grasset, Paris, et existe en livre de poch.i.4.¦A 4* LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 SEPTEMBRE 1980 BROCHU ET MARCOTTE Des A propos de Nicole Bros-sard.«Elle écrit un roman au présent, présent qui est un mixte paradoxal de solipsisme intemporel et de pratique matérialiste (production signifiante).» André Brochu, professeur et critique et auteur, dans l'ordre qu'il vous plaira, écrit cela à Gil- les Marcotte, professeur et critique et auteur, même incise.Il écrit cela et bien d'autres choses, le plus souvent autour de la littérature, ou en plein dans ce lieu peut-être, ou autour du hockey \u2014 le recours au lexique philosophique est alors moins apparent \u2014 et de ces choses qui nous s en forme de correspondance mènent d'une saison à l'autre de nos ans et de nos vies, vacances, travaux, lectures et voici encore, insistante, la passion littéraire.Les compères ont donc bien choisi le titre, ou alors c'est leur éditeur: la Littérature et le reste.Comme un acte de foi mais on peut voir que la foi est à l'occasion fragile, que la littérature pourrait bien appartenir au reste, pour peu que la lassitude, ou l'impatience, s'écarte de sa commune mesure.Ils écrivent, ils s'écrivent des lettres.N'y cherchons pas la spontanéité épistolaire de qui ne craindrait que l'indiscrétion des lecteurs de demain ou d'après-demain.«Le monde intellectuel ment, monu-mentalement», écrivait Jacques Prévert qu'on ne cite sans doute pas souvent dans les discours sur le mont Royal.La littérature, c'est le mensonge; ici, le dialogue prolonge ce mensonge, le REGINALD André Brochu prolonge à tel point que le fait littéraire se résout en anecdote (une théorie littéraire, une autre, ma foi.) et c'est une vérité indiscrete qui apparaît, celle de ces deux hommes qu'une génération sépare, ou réunit, chacun portant en son cartable sa batterie de valeurs, en quête d'un combat singulier qui est un aimable divertissement.Le plaisir manifeste des échanges Brochu-Marcotte, je l'ai partagé, comme lecteur, sans la moindre arrière-pensée (ouais?) mais sans m'intcrdire, à l'occasion, un petit sourire en coin.Ce sourire, je n'avais qu'à le cueillir dans la barbe de Marcotte, que le jargon ébouriffé de Brochu n'abuse pas.Nos compères sont civilisés.Ils mettent beaucoup en oeuvre, le jeune*et le moins jeune, le nationaliste et le moins nationaliste, l'incroyant et le moins incroyant, l'homme d'humeur et l'homme d'humour, pour se rejoindre dans l'arène d'une certaine rationalité \u2014 ou serait-ce pour y dépasser l'au-tre?Alors qui, croyez-vous, écri- ra: «.je maintiens que l'oeuvre ne serait pas ce qu'elle est, c'est-à-dire littérature, sans cette disposition essentielle à signifier l'infini»?Il y a d'important dans ce livre, et qui dépasse le diverti-sement sans le nier, des pages de critique sur Sartre qui apportent sur la Nausée un éclairage saisissant, un éclairage d'ici.Le mérite en revient principalement à André Brochu, qui hélas! a oublié qu'un grand public (enfin, un certain public) aurait peut-être aimé que son langage scientifique fût traduit; à Gilles Marcotte aussi, après tout, qui y manifeste plus qu'il ne le voudrait peut-être un talent pour l'esquive que tempère un talent pour l'écoute.Des images de la Crise Dans une chansonnette à la mode il y a quelques années, un personnage se berçait sur la galerie, attendant avec impatience que l'autoroute vienne raser les lieux et lui offrir à la fois le prétexte et l'obligation d'aller ailleurs, sans doute au bout du monde.Dans le roman de Bruno Drolet, le Bois de lune, l'autoroute a déjà rasé tout un village.Il n'en reste rien, sinon les souvenirs d'enfance du petit Femand, qui a connu la crise économique des années trente.Ce que raconte l'auteur, ou plutôt ce qu'il fait raconter aux personnages qu'il met en scène, dans une langue populaire mais dont la transcription n'est pas toujours heureuse, c'est la vie quotidienne d'une population vivant du bois mais qui n'en vit plus puisque le chômage est quasi universel.Plus que d'un roman, il s'agit d'un récit fait d'une séquence de tableaux: réunion du conseil municipal, palabres chez le cordonnier, fêtes familiales de Noèl et du Nouvel An, campagnes électorales, etc.Le lien entre tout cela est assez ténu: à part le personnage du cordonnier.Ti-Jean, et à un moindre degré les parents de Fernand, il ne se trouve personne pour donner à toutes les scènes une certaine cohésion.Rien sinon le regard émerveillé ou simplement étonné de l'enfant, qui apprend la vie à travers celle des autres et leurs travers.Ce récit ressemble à un pèlerinage dans les hauts lieux de l'enfance.Ce n'est pas rien mais ce pourrait être .mieux.Le souci de la vérité, sans doute, a paralysé l'imagination de Bruno Drolet.Ainsi le Bols de Lune vaut-il surtout par sa qualité de document ethnographique.Mais sous cette forme, le document est anachronique, même s'il n'est pas sans charme.André Brochu et Gilles Marcotte, LA LITTERATURE ET LE RESTE (LIVRE DE LETTRES), 192 'mues.Collection Prose exncte, Quinze, Montréal, WHO.Bruno Drolet.LE BOIS DE LUNE, 232 pages.Pleins Bords, Juliette, 19H0. C 4 r » » » » » : - ft i f t I t i LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 SEPTEMBRE 1980 Attention cowboys méchants! r r r Édition de grand luxe tirée à 250.exemplaires numérotés de I à CCLf et 20 exemplaires additionnels, marqués H.C.réservés à l'artiste et à l'auteur du livre.- n \u2022 1 - .\".C * L'édition comprend plus de 64 reproductions en couleur et 60 reproductions en noir et blanc.Chaque exemplaire est accompagné de deux sérigraphies en.couleur, signées et numérotées par le peintre.Le prix est fixé à $1,500 et environ soixante exemplaires sont encore disponibles.Four le dessinateur Hermann, le monde se divise en deux.C'est net, il y a ceux qui font le mal et ceux qui le combattent ou inversement ceux qui font le bien et ceux qui le combattent.La séparation est claire, pas de moyen terme, les bons sont beaux et les méchants laids.Les bons font toujours le bien et les méchants jamais.Les personnages, de par le destin qui leur est assigné, ne vivent jamais dans le doute.Leur position par rapport au monde est tranchée au couteau.Pas de déchirement pour eux, pas de drame intérieur ou de tiraillement tragique, pas d'alternative, pas de demi-mesure.Ils savent ce qu'ils ont à faire.Le hic, c'est que le lecteur commence à le savoir lui aussi.______ GILLES RACETTE collaboration spéciale Cotte vision simpliste et manichéenne du monde est à l'origine de l'oeuvre de Hermann et en est le moteur.Très utile quand il s'agit de départager les clans et les rivalités mais assez gênant quand on essaie de mesurer la complexité des caractères.Hermann a derrière lui une oeuvre volumineuse.Depuis ses débuts dans la bande dessinée en 1963, il a accumulé dessins pardessus dessins, albums par-dessus albums, toujours à peu près dans la même optique.Retenons qu'il a signé 13 Bernard Prince, 2 Jugurtha, 8 Comanche et son dernier-né Jérétniah (3 albums jusqu'à maintenant).Il a surtout travaillé avec Greg, son scénariste, mais voilà qu'avec Jéré- miah Hermann s'affranchit et décide de faire à la fois le scénario et le dessin.Quand on ouvre le premier album de cette série, on se dit: «Tiens, enfin voilà Hermann qui se décide à faire autre chose que du western.» Les quatre dessins de cette première page nous montrent les conflits raciaux aux USA, les dangers qui guettent la civilisation, le Black Power.Puis c'est la guerre civile et l'extermination par la bombe atomique.Les deux derniers dessins nous montrent les résultats de l'anéantissement et le retour en force de la nature qui recouvre tout.C'est tout, quand on tourne la page on est en plein western! Adieu la science-fiction.On assiste à un retour à la terre, mais quel retour! Chariots, chevaux, colts, cowboys et tout le tralala du western traditionnel.Oh! On voit bien par moments que Hermann a des doutes (tiens) et qu'il parsème ses dessins de quelques éléments qui nous renvoient à un passé technologique mais cela reste dans le domaine de l'artifice.On croyait se retrouver dans un futur utopique et écologique, on se retrouve dans la bonne vieille poussière des chevaux deux siècles auparavant.Faut croire qu'avec Hermann, plus ça change plus c'est pareil.Hermann déploie une énergie folle pour nous faire croire à son histoire mais il est bien difficile de le prendre au sérieux.Ses personnages sont aussi limpides qu'avant et ses décors n'ont guère changé si on les compare avec ceux de Comanche, un western sans prétention qui se présentait franchement comme un western.Un peu comme pour la femme bionique, il y a des forces qui se perdent quelque part.Tant de mouvements et de violence (il s'y connaît ce Hermann en violence inutile) pour des causes futiles.C'est Superman déployant son super arsenal pour récupérer la sacoche d'une vieille dame.Alors inutile de raconter à quoi tient l'histoire de Jérémiah, ce bon petit garçon aux prises avec une horde de méchants cowboys avides.Il y a bien son ami Kurdy Malloy qui aurait pu avoir une certaine crédibilité mais Hermann a vraiment exagéré ses traits de caractère et l'a même affublé d'un casque de l'armée muni d'une plume d'indien! Un tour de force.'TJ3S Krepr-gvi.T.MKs IDE LASERÏâDDB_.Le western est un monde pas aussi tranché que voudrait nous le faire croire Hermann.C'est un monde qui offre des possibilités narratives très riches sur un fond de decor presque mythique.Il y a certes mieux à faire que cela.JEREMIAH: LA NUIT DES K A PACKS, par Hermann.EDM, 48 pages JEREMIAH: DU SABLE PLEIN LES DENTS, par llcnh:}iui.EDl-3, 46 pages.\u20221KUKMÏAH: l.KS HERITIERS SAU-VAGES, par Hermann.EDI 3,48 pages * Dans le cadre des activités culturelles du Salon du Livre de Montréal, un grand concours de bandes dessinées est ouvert à tous 1rs Québécois.On a divisé les participants en trois catégories d'âges: 10-14, 15-19 et 20-30.Les concurrents doivent produire leur oeuvre en noir et blanc, d'un minimum d'une page et d'un maximum de deux, sur une grandeur maximum de II \" x 17\".Pour plus d'information, communiquer avec Sté-phan Bureau, 523-5233, 1\tL'espace d'une vie\tBarbara Taylor Brandford\tBelfond\t5 2\tLe monde selon Garp\tJohn Irving\tLe Seuil\tc 3\tLa troisième vague\tAlvin Toffler\tDenoel\t3 4\tToilettes pour femmes\tM.French\t.iMo 11\to 5\tPrincesse Daisy\tJudith Krantz\tSélect\t5 6\tLes lits à une place\tFrançoise Dorin\tFlammarion\to 7\tLes bons sentiments\tM.French\tLaffont\t3 8\tTim\tCo'.îeen McCullou^h\tBelfond\t1 9\tL'empire contre-attaque\tDonald F Glut\tLes presses de la Cite\to 10\tPays perdu et retrouvé\tGerald Robitaille\tHéritage\t1 Les listes nous ent été qracieusement fournies par les librairies suivantes Oussault Guerm.Martin (Jonette) et Sons et Lettres Notre dernière colonne indique le nombre Ce sciâmes - best-seller» eti \"nue titre Préface: R.H.Hubbard t : Texte: Claude A.Bouchard Éditions Lécha.Inc.¦ .\u2022 v' \u2022 Wmë -\u2014 tu, y*.' -j t^.j^a^T LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 SEPTEMBRE 1 980 Dmitri Shostakovitch.UNE PREMIÈRE MONTRÉALAISE Les 15 Quatuors de Shostakovitch en concert Suite de la page C 1 Londres, et a paru en sept disques disponibles séparément.Les sept disques viennent d'être groupés en un coffret qui paraîtra ici prochainement.(Par suite du passage récent de la Decca (étiquette London en Amérique) au consortium PolyGram, la distribution canadienne de la marque L'Oiseau-Lyre est actuellement en réorganisation.Il est donc possible que, pendant encore un certain temps, on ait de la difficulté à se procurer les disques de l'intégrale Shostako-vitch-Filzwilliam.) CLAUDE GINGRAS Le geste du Ladies' Morning Musical Club de présenter une telle intégrale Shostakovitch est pour le moins hardi et illustre encore une fois les très hautes préoccupations d'ordre artistique \u2014 quel que soit le risque au plan financier \u2014 qui animent cette société sans laquelle notre vie musicale ne serait plus la même.La musique de chambre, de par sa nature, n'attire qu'un public spécialisé et nécessairement restreint.A plus forte raison la musique de chambre de Shostakovitch, dont le nom est encore, et pour un nombre éton- namment grand de mélomanes, associé à une musique «moderne», c.-à-d.«rébarbative * et, dans le cas présent \u2014 comme s'il y avait allitération entre le nom lui-même et le produit \u2014 à quelque chose de « lugubre» ou de «barbare».Il est indéniable que la musique de chambre de Shostakovitch forme un univers marginal et encore difficile à pénétrer, surtout les derniers quatuors, où l'auteur incorpore certains éléments d'atonalité et sur lesquels, comme chez Beethoven pour les oeuvres ultimes, plane l'ombre de la mort et de l'éternité.C'est l'aspect le plus secret, le plus intime, d'un compositeur qui, loin des musiques dictées par le régime (symphonies populaires, oratorios patriotiques), avait trouvé là le refuge où exprimer vraiment ses préoccupations d'ordre esthétique et spirituel.La musique de chambre de Shostakovitch.et plus particulièrement ses 15 Quatuors à cordes, est un monde vers lequel il faut aller.Cette présentation montréalaise est donc un très grand événement.Souhaitons qu'un auditoire nombreux réponde à cette invitation qui, sans aucun doute, ne se répétera jamais.Les programmes Pour sa présentation-concert des 15 Quatuors à cordes de Shostakovitch, le Fitzwilliam a établi une répartition qui, tout en suivant un certain ordre chronologique, cherche d'abord à former cinq programmes variés, représentatifs et équilibrés dans leur contenu et leur durée.Chaque concert débute à 20h30; le Pollack Hall est au 555 ouest.Sherbrooke.21 septembre: Quatuor no 1.do majeur, op.49 (1938); Quatuor no 1, ré majeur, op.83 (1919); Quatuor no 3, fa majeur, op.73 (1946).23 septembre: Quatuor no 2, la majeur, op.68 ( 1944); Quatuor no 7, fa dièse mineur, op.108 (1960); Quatuor no 5, si bémol majeur, op.92 (1952).25 septembre: Quatuor no 10, la bémol majeur, op.lis (1964); Quatuor no 8, do mineur, op.110 (I96 0); Quatuor no 12, ré bémol majeur, op.133 (1968).27 septembre: Quatuor no 6, sol majeur, op.101 (1956); Quatuor no 11, fa mineur, op.122 (1966); Quatuor no 14, fa dièse majeur, op.142 (1973).29 septembre: Quatuor no 9, mi bémol majeur, op.117 (1964); Quatuor no 13, si bémol mineur, op.138 (1970); Quatuor no 15, mi bémol mineur, op.141 (1974).De plus, lundi soir, 22 septembre, à 2Oh, dans le même cadre, une conférence sur les Quatuors sera donnée (en anglais) par Laurel Fay, de l'Ecole de musique de l'Université de POhio, spécialiste de la musique de chambre de Shostakovitch, dans la salle C-209 de McGill (même entrée que le Pollack).MUSIQUE KARAJAN ET ROSTROPOVITCH Nouvelles versions Il y a dix ans \u2014 1970, l'an-néedu bicentenaire de la naissance de Beethoven \u2014 paraissait un enregistrement du Triple Concerto de ce compositeur réunissant Richter au piano, Oïstrakh au violon et Rostro-povitch au violoncelle, avec Karajan et la Philharmonique de Berlin (Angel, S-36727).La même année, Angel sortait un enregistrement du Double Concerto de Brahms gravé par Ros-tropovitch et Oïstrakh avec Szell et POrchastre de Cleveland (SFO-36032).Dix ans après, Karajan et Rostropovitch nous reviennent dans les deux mêmes oeuvres, mais séparément.Karajan et son orchestre réenregistrent le Triplede Beethoven, cette fois pour Deutsche Grammophon et avec, non pas un trio de vedettes, mais de jeunes musiciens encore peu connus mais dont deux sont certainement promis à de très importantes carrières: Anne-Sophie Mutter, violoniste allemande de 17 ans, et Yo-Yo Ma, violoncelliste chinois, le troisième étant Mark Zeltser, pianiste soviétique maintenant installé dans l'Ouest.Anne-Sophie Mutter, découverte par Karajan, nous fut révélée il y a deux ans par un exceptionnel disque de concertos de Mozart dirigé par ce chef (Deutsche Grammophon, 2531 049), et Mark Zeltser se fit connaître il y a deux ans également par un disque Prokofiev-Balakirev paru chez Columbia (MX 34564).Quant à Yo-Yo Ma, c'est le seul des trois que nous ayons entendu à Montréal: il joua à l'OSM et au Ladies' Morning, deux sociétés qui nous le ramènent d'ailleurs cette saison.Les deux plus célèbres concertos romantiques à plusieurs instruments ont toujours été bien servis par le disque, et les bonnes et très bonnes versions actuelles ne manquent pas.Pour le Triple de Beethoven, la version Serkin - Laredo - Parnas (Columbia, MS-6564), enregistrée en 1962, n'a, à mon goût, jamais été surpassée.Ce disque est un de ces «miracles du moment» comme il en existe peu dans la discographie.Il nous transmet, dans une sonorité qui n'a rien perdu de sa fraîcheur, même après bientôt vingt ans.le plaisir communicatif que trois grands musiciens ressentaient à faire de la musique ensemble au sein d'un grand orchestre (le Triplede Beethoven tient à la fois de la musique de chambre et du concerto).Même le célèbre Trio Beaux-Arts, dans son enregistrement plus récent (Philips, 9500 382), n'a pas cette spontanéité.On retrouve beaucoup de ce plaisir communicatif dans la nouvelle version dirigée par Karajan, laquelle, comparée à l'ancienne (Angel), me paraît plus intéressante, et ce à trois points de vue: le chef d'orchestre obtient de ces jeunes musiciens une vigueur et une cohésion musicale plus grandes que dans le trio à vedettes d'il y a dix ans; il anime un accompagnement orchestral plus agissant; la prise de son est supérieure.L'entrée de chacun des trois solistes, au premier mouvement, pourra surprendre par sa douceur inhabituelle, mais, si on va à la partition, on note que chacune de ces entrées est marquée, justement, «dolce».On remarque aussi que Karajan prend le mouvement lent à une lenteur très.insistante, mais le texte, ici encore, l'y autorise: le mouvement est marqué «largo» et la première entrée de soliste (le violoncelle) est indiquée «molto cantabile».L'analyse de l'oeuvre démontre du reste que ce «largo» sert, en fin de compte, d'introduction au brillant Rondo alla Po/acca final où Karajan, qui possède plus d'années d'âge que ses trois jeunes solistes réunis, montre, sans doute à leur contact, une «jeunesse» que n'avait pas son enregistrement précédent.Concernant le Double Concerto de Brahms, la version Rostrb-povitch-Oïstrakh-Szell mentionnée plus haut comptait parmi les meilleures de cette oeuvre, èt elle n'est pas déclassée.Toutefois, la nouvelle version de Rostropovitch, avec Perlman, eSt une réussite étonnante de la part de musiciens qui, en concert, peuvent être bien inégaux.Leur jeu, ici, est presque toujours rigoureux et musical.A peine Rostropovitch se permet-il certains portamentos et Perlman s'attar-de-t-il complaisamment sur certaines fins de phrase à l'aigu.A cet égard, le jeu d'Oistrakh est plus pur.De même.Szell dirigeait d'une façon plus intéressante que Haitink.Ce sont ces détails, minimes il est vrai, qui me font préférer la première version, laquelle sonne encore parfaitement bien.Mais la nouvelle interprétation n'en reste pas moins fort recommandable.BEETHOVEN: Concerto pour piano.violon, violoncelle et orchestre en do majeur, op 56 («Tripie Concerto»).Mark ZeJtser.pianiste, Anne-Sophie Mutter.violoniste, Yo-Yo Ma.violoncelliste, et Orch.Phiharmonique de Berlin, dir.: Herbert von Karajan (Deutsche Grammophon, 2531 262; également en cassette).BRAHMS; Concerto pour violon, violo-ceile et orchestre en la rnitieur, op 102 («Double Concerto»; Itzhak Perlman, violoniste, Mstislav Rostropovitch, violoncelliste, et Orch.du Concert gebouw d'Amsterdam, dir.Bernard Haitink (Angel, SZ-37680; également en cassettvi ECKANKAR Un genre de vie.Quel est le but de la vie?Ai-je vécu auparavant?Qu'y a-t-il derrière le voile de la mort?SOIREE D'INFORMATION (Entrée libre) Tous les lundis, 20HOO et tous les dimanches, 14H00 1319 est, rue Sainte-Catherine (métro Beaudry) Montréal 521-6518 À paraître prochainement % nu».comme dans .T\\ll&fi6SL h* ROGER LEMELIN m V TO Les Editions du Jour Dernière parution Les enfants du divorce se racontent Bonnie Robson M.D.traduit par Pierrette Poulin DÛ&*YO*OÊ URAtOHTlNT I $11.00 s: r7 :-i 'm DISPONIBLE MAINTENANT 'W ; ftp J if avec Janine Sutto et Jean La jeunesse -\u2014 Mise en scène: Daniel Roussel_ \u2022___ ¦-1\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 DïcorNiM.mc! Dauphin.iis Caistumev Francois B.irtxau l.cl.iir.^o: Muhyl hViuku Salle André-Mathieu 475, boul.de l'Avenir, Laval Tél.: 667-1610 27 sept.20h30 Billets: $6, $8 \\ 14-15-16-17-18 OCT.à 20:30 ii raoavM 255, rue Ontario est, Métro Berri 9^ BILLETS: Parterre: $7.00 ($5.50*) Balcon: $5.00 ($4.00*) EN VENTE: 5015, RUE BOYER, angle St-Joseph RESERVATIONS: 8492285 x^idiant et Âge d'Or.difficulté à garder Vadim, l'amant, séparé de Vadim, le cinéaste.«Quand un cinéaste est amoureux d'une actrice, il se conduit souvent comme une mère avec son enfant, dit-il.L'enfant peut bien être le plus laid du quartier, mais pour sa mère il est parfait.«Quand on voit quelqu'un seulement avec les yeux de l'amour, on n'est pas objectif.Ainsi, par exemple, Peter Bog-danovich et Cybil Shepherd \u2014 elle est bien meilleure actrice que les gens ne le croient, mais ça ne paraît pas dans ses films.«Quand je travaille avec les femmes avec qui je vis, les femmes que j'aime, j'oublie entièrement sur le plateau que je suis leur amant ou leur mari.Je les fais travailler encore plus fort, parce que je vois leurs défauts.«Au niveau professionnel, cela m'aide de connaître une actrice \u2014 ou un acteur \u2014 très bien, parce que je connais leurs faiblesses, je connais leurs petites réactions setrètes, que même eux ne connaissent pas.Je peux créer une ambiance qui fait ressortir ces petits secrets, et je sais aussi quand il est nécessaire de dissimuler leurs faiblesses.» Une charmante arrogance Grand et un peu chauve, les lunettes perchées sur un nez proéminent, Vadim n'est pas l'image parfaite de l'amant irrésistible.Mais il possède cette assurance tranquille qui donne à ses déclarations même les plus arrogantes un certain charme.Il est d'accord avec un critique qui a écrit que Fonda n'aurait jamais donné une performance digne d'un Oscar, dans Klute, si Vadim ne lui avait pas révélé sa propre sensualité.«Elle a appris à s'accepter elle-même.Quand nous nous sommes connus, elle pensait qu'elle pourrait être une bonne comédienne, une actrice de composition, mais elle riait quand 18 sept, au 18 oct.mardi au sam.20:30h T H E A T R E DES VOYAGEMENTS 5145 boul.Saint-Laurent 274 7985 f\\\\ \\ SK M \\ MICHAEL gaétan charlebois i 18 ANS ADULTES i\\A ! VA; \\ A.- *\u2022 ¦\u2022 \u2022 \u2022*-« t \u2022 * * \\ \u2022 lr u ri v\\ w ! ! 'J: k V v * i « i i A 4 « I LE THÉÂTRE COMME DESSERT ?mmmam 7 7 r » i La Poudrière présente Par métro Ile Ste-Hclène A COMPTER DU 23 SEPTEMBRE EN REPRISE OPÉRETTES D'OFFENBACH «POMME D'API» et «M.CHOUFLEURI» 20 H 30 au café théâtre quartier latin 4303, rue Saint-Denis (métro Mont-Royal) 843-4384 Rclâcht let mordit et m*rcredit.Poule Vcrschelden Pauline Vaillancourt Roland Gosselin avec: Bruno Loplonte Paul Trepanier Paul Berval Aline Blain Au piano: Colombe Pelletier Decors: Guy Beauregard Mise en scène: Jeanine Beoubien RESERVATIONS: 526-0821 Complet le 25 septembre, 2 et 4 octobre CHAKCEX VISA Vit \u2022\u2022\u2022\u2022 tnm 84 ouest, Ste-Oatherine Éii Traduction: Eric KtllMt ^ Mite en scène: JtiW-llilS ROUX Décor: Robtft PrtVOSt Costumes: Adtlt Rtfiaild ÉçJoïrogo: MicM NmI avec JEAN BESRÉ tt: Denise M or ell e, Sylvie Léonard, Robert Paquette, Monique Mercure, Guy Provost, Elizabeth Chouvab'dzé, Paul Savoie, Gabriel Gascon, Claude Prégent, Danielle Bissonnette, Jacques Galipeau.V m?**» 861-0563 Billets en vente maintenant POURQUOI HEPItô GRWUHEMtHT v.S \u2022 ¦ i MOUS l&OHNMtt Renseig\"e 861' ments 7488 ¦ 9 théâtre du rideau vert saison 80 81 - \u2022» \"\"\u2022*\u2022¦» .r\" Le Légataire universel dt» |ean-Franrois Regnard ; mise on scène» : Yvette Brind'Amour Edgar Fruitier Lénie Scoffié Gaétan Labréche ( nmcdif1 H «m v:r.inil iitJliHlf « oinujur «lu XVIIt' m«'< le demi lt»s |m»im'nn.tui'v im 1rs situation', le* plus (oOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOi>^ ^«OOOOOOOOOOOOCOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOmv I JwxLctùM ,,K ,H,,w ,und',,u %J X) MAISONNEUVE .^.m,,.2\\ hfo*; r.,.d,.PL AC E Dt b AKÏS fi«M-rv.itions tfUpht inique Montréal ii)uebn.t H.'X 1/1 Rw**tgr»em*nh: 842-2112 ((((((((((((((((( C ( occc c c c c c c c c c c c c ( ( c ( âKndré-Q&ébdstien PIANISTE CLASSIQUE SAMEDI 4 OCTOBRE 1980 À 20 h 30 Billets : $5.00 - $7.00 Salle André-Mathieu | fi .Guichets ouvertt de 12 h 00 à 21 h 00., du lundi «u nmedi 475.Boul.de l'Avenir Inf.: 667-1610 SAUVE FRÈRES - Centre d «chat» Le Carrefour Laval BOUTIQUE FRANC-JEU - Cantrt d'actvaH Ouvernay TABAGIE BELVEDERE - 56S.bou' SI-Antoine.SI-Jérôme c c c c c c c c c c c c Une production La Comédie Nationale SIMMÂNIA S C* bEtANGER E MONIREA1 de Luc Plamondon, Michel Berger Mise en scène: Olivier Reichenbach Scénographie: Claude Girard Arrangements a, et direction ^C^r musicale: Jimmy Tanaka Solistes: Sylvie Boucher France Castel Louise Forestier Martine St-Clair Jacques Biais Robert Leroux Michel McLean Gilles Valiquette Billets en vente au COMPLEXE DESJARDINS (entrée Dorchester) et à la COMÉDIE NATIONALE (du mardi au sarr, incl.19h30 el 22H30 \u2014 dim.3h et 19h30) Rens.et réservations: 523-1131/522-3106 Ciel mf, 98,5 Comédie Nationale (Le nouveau Patriote) 1450 e$tf STE-CATHERINE Métro Beaudry Les Marionnettes du Fujian de la République populaire de Chine sont de soie, de broderie et de bois, et n'ont qu'un pied de hauteur.PREMIÈRE VISITE EN AMÉRIQUE Marionnettistes chinois au MBA de Montréal Les marionnettes à gaine du Fugian de la République populaire de Chine visiteront Montréal vendredi et samedi les 2b' et 27 septembre, dans le cadre d'une tournée qui les amène pour la premiere fois devant des auditoires d'Amérique du Nord.Les représentations se dérouleront à 20h:*0, dans l'auditorium du Musée des Beaux-Arts de Montreal, et sont sous les auspices du Service d'animation du musée et de Traditions musicales du Monde, en collaboration avec le-» programme des arts d'interprétation de la Asia Society de New York.Le programme qu'ils présentent se compose des pieces suivantes: «Combat de Lei Wan-chun avec le tigre», «Fureur dans la demeure du Mandarin», «Le diable peint une femme», «La préfecture de Da Ming Fu»; le programme imprimé par les soins du musée donne le résumé de l'action de même que le texte du dialogue pour chaque pièce.La troupe ^ui comprend onze membres,est la cinquième géné- ration d'une tradition de marionnettistes à gaine qui fabriquent eux-mêmes leurs marionnettes (soie, broderie, brois de camphrier ou os poli).Ils vivent dans le village de Changzhong dans la province du Fujian, région côtière sud-est de la Chine, connue sous le nom de Fukien avant la standardisation du libellé des noms chinois adoptée il y a quelques années.Les marionnettistes, qui ont entre 20 ans et le début de la quarantaine, transportent tout leur équipement et il ne leur faut que deux heures pour monter le petit théâtre où évoluent leurs marionnettes, d'une hauteur d'environ un pied.(La gaine signifie que le mouvement s'obtient en insérant la main dans la marionnette, qui a parfois aussi des membres articulés.) !1 est dit qu'après chaque représentation, les têtes des marionnettes sont enlevées des corps et rangées séparément, de peur, selon une légende, que les personnages ne s'animent.L*art de la marionnette en Chine précède l'Opéra de Pékin, mais comme à l'opéra, les personnages sont stylisés et symboliques plutôt que réalistes.C'est la couleur, le dessin des costumes de même que les accessoires qui permettent d'identifier les rôles.Ainsi, les empereurs ont des costumes dorés; un phénix désigne une impératrice et les couleurs pastels sont réservées aux jeunes filles et aux étudiants.Le bleu, le vert et le pourpre sont alloués aux officiels.Ceux-ci de même que les guerriers ont souvent des mains articulées leur permettant de porter l'épée, l'étendard ou autres accessoires.¦f Les Marionnettes à gaine du Fujian ont déjà visité l'Australie et l'Europe, mais viennent pour la première fois en Améri que du Nord.La troupe a déjà visité Boston, New York, Washington, Atlanta et autres, et après Montréal, se rend à Berkeley et Santa Barbara et fera un arrêt à Honolulu.J.-P.B. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 SEPTEMBRE 1980 BLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD MUSIQUE C 13 Succès du Festival de Charlottetown r i t PC- Le Festival de Charlotte- pown mi i i,-\"**'-' AVE 00RVAI 631 8586 Cineparc D0LLARD 2 IPAHS CAHAOlf HSf «, SS 684 144?12 15 2:35,4:55,7:15; 9:35.Sam.dernier programme 11:55.LOEWS 5 I® 9S4 STt^ATMBBMU).161-7437 PEEL LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 SEPTEMBRE 1 980 C 15 f NOUVELLEMENT ACCLAME AU FESTIVAL DU FILM DU MONDE POUR TOUS ADOLESCENTS 14-17 ANS: *3.25 AVEC CARTE ET PHOTO (sauf Dollard) UGO TCGNAZZI * UNE .% IRRÉSISTIBLE! J 14 ANS Cage aux Folles ' MO.2:55.4:40,6:25.ISÀBEl LE nUPPCRT L1LI MONORI JANN0W1CKI Le PARISIEN 2 486 ste catherine 0 866 3856 1.10.2:55,4 40.6:25, 810,9:50.SAM DERNIER PROGRAMME 11:30.imrmm MARTA MKZAROS «ZH SttGGIO*J0 ROT»SttTTfOO v.«n« a«.-.* 1:20,3:15,5:10, 7:05,9:00.SAM.DERNIER PROGRAMME, 10:50.Lé PARISIEN 5 486 ste catherine 0 866-38b6 \"Une chef-d'oeuvre de l'érotisme dans la façon du XVIII siècle\".Uns TERRIFIANT IKTRICO/INT *~~ 'ifiant.L AVARE de MOLIEI^^^^S^^^FU^S et JEAN GIRAULT produit par CHRISTIAN FECHNER avec Bernard ME NEZ CiauOeGENSAC Michel GALABRU Guy GROSSO -m Michel MODO \u2014 L'express 18ANS CINÉMAS UNIS LAVAI 'i- KM MX 2 45 J00 nj 130 SIM 715.9)0 Le PARISIEN 4 LAVAL 2 PARISIEN 12 «5.2 55 SOO.7 10.9 20 SAM DERNIER PROGRAMME 11:30.Boxeur et lutteur de OBSESSIONS CHARNELLES services à la Maffia vFd.WITH CAR-»» IMTEMT MAISON: 2:50.6.05.9:20.Obsessions: 1:10, 4:20,7:35.KARIM présente CHATEAU 2
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