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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1979-12-15, Collections de BAnQ.

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IE n ilffl mm V, C \u2022: \u2019ïi'.; .: .v -T- Tl & n : tSF * X3> S'! f '¦\"A V % .cH I ; \u2022f VC i 75 CENTS MONTRÉAL, SAMEDI 15 DÉCEMBRE 1979, 95e ANNÉE, no 293, 216 PAGES, 9 CAHIERS i LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE i ABONNEMENT.LUNDI AU SAME DI $.1 7rj 9 Le caucus réclame Trudeau i / t I I I dra vraisemblablement sa décision au début de la semaine.Cette décision du caucus, presque aussi improbable dans certains milieux hier matin que la défaite, la veille, du gouvernement Clark aux Communes, a été précédée d\u2019un long suspense.Peu avant midi, M.Trudeau s\u2019est adressé aux députés et leur a fait savoir qu\u2019il demeurait «disponible pour servir le pays».Il a ensuite quitté la salle de réunion, rapidement, avec pour seul commentaire public: «Je dois me ren- \u2014Voir TRUDEAU, page A 2 par Gilbert LAVOIE dënotre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA \u2014 Après dix heures de discussions animées, et quasi assurés de la disponibilité de leur chef démissionnaire, les députés libéraux fédéraux ont adopté tard hier soir une motion unanime priant M.Pierre Elliott Trudeau de conserver le leadership du parti.sujet.Le président du caucus national des députés, M.Jacques Guilbault, fera alors part aux membres de l\u2019exécutif du voeu exprimé hier soir.On leur soumettra également douze télégrammes expédiés par les dirigeants des douze fédérations libérales du pays, qui expriment aussi un appui majoritaire (une ou deux dissidences seulement) à M.Trudeau, et lui demandent de revenir sur sa décision.Il a été impossible hier soir de savoir laquelle ou lesquelles des fédérations étaient dissidentes sur ce point.L\u2019exécutif national fera alors connaître son opinion à M.Trudeau, qui ren- « I a y.' ; %< e % s v'tV.T1.SC >z:': » % % K m ¦v \u2022 Hier, il s\u2019est dit «disponible pour servir le pays» $ V m i m % m \u2022v c > ' % I Crosbie suspend la hausse des taxes , 'H f >.»v:; y ~\u2019En dépit des réserves émises avec force par certains membres du caucus, dont MM.Lloyd Axworthy (Winnipeg-Fort Garry) et Art Phillips (Vancouver centre) qui .auraient préféré l\u2019élection d\u2019un nouveau leader, la totalité des députés s\u2019est ralliée à 22h40 à la motion présentée par un partisan déclaré de M.John Turner, le député Ken Robinson, d\u2019Etobicoke-Lakeshore.«Tout le monde s\u2019est levé simultanément .je n\u2019ai vu personne demeurer assis», a re-1 6' g M y ;v A ¦ 4 - 37.r?S A : ' m John CROSBIE n'avait guère le choix.%.\u2014 pages A 8 à A 12 page A 8 photo PC r i \u201c i : Un Dustin Hoffman qui dérange et irrite iQueL±aire-E avec 1 7 millions! Ide tonnes ! \u2019 de fumier?I Le jugement de IcrCouMupreme Une analogie; lavée David et Goliath I Reste à savoir jusqu\u2019où ira lie Québec i .- Arts et Lettres: B 1 àB25 \u2014Heriires: B 12 Bsndes dessinées: *14 Bricolage: C 18 Brldgi: *15 Carrières et professions: **1 à **14 Décès, naissances, etc.: C 21 Échecs: *15 Économie: A 13 à A 19 Éditorial: A 6 Êtes-vous observateur?: D 15 FEUILLETON -\u2014Sophia Loren: D 17 Gastronomie: B 31 Grille des mordus: D19 Hauts couture: D 26 Horoscope: *14 Jardinage: C 19 Le monde: A 20, A 21 Météo: A 2 «Mot-mystère»; *14 Mots croisés: *14 Nos amies les bâtes: D 21 Petites annonces: D 11 à D 27 Pleins feux: A 7, A 8 Quoi faire la semaine prochaine: D 8 Radio et télévision: D 8 Religion: D 17 Restaurants: B 26 à B 32 Sciences: **16 Sports: C 1 à C 13 \u2014Canne et fusil: C13 Timbres: *15 Vacances-voyages: *1 à *16 Vivre aujourd'hui: D 1 à D 5 \u2014Monsieur Popote: D 5 S i m ri £v .-3 ¦ : 1 * eg m - g 1 \u2022 \u2022 \u2022 ! Avare de son temps, Dustin Hoffman ne court pas après les entrevues.Toutefois, il a accepté de rencontrer Serge DUSSAULT à New York, à l\u2019occasion de la sortie de son dernier film, « Kramer vs Kramer», que I on verra bientôt à Montréal.Si Hoffman est un perfectionniste qui irrite et dérange Hollywood, c\u2019est aussi un artiste qui voudrait que l\u2019on «travaille» un film comme les écrivains et \u2014 page D 28 i B ; i i les sculpteurs travaillent leurs oeuvres.Selon lui, l'acteur devrait refuser de se cantonner dans un rôle de simple interprète et apporter son acquis personnel sans lequel il ne pourra qu\u2019être faux et jouer faux.Des analyses de Louis FALARDEAU, de notre -bureau de Québec, et Marc LAURENDEAU,! 5 notre collaborateur spécial.La loi 82 a été\": l adoptée à Québec tôt hier matin.\t\u2022 : pages A7 et A22 C >\u2022 ' LeFloré se sent voulu à Montréal # «% \u2014 page B 1 88e m I m Corinne Côté-Lévesque en toute franchise % m ¦ ' Ai K': A j - Qui est Ron LeFlore, la nouvelle acquisition des Expos de Montréal?Un voltigeur qui vole les buts et court les millions?Le prochain leader de la faction noire des Expos?La différence entre le rêve et la réalité d'un cham- page D, ;t« 8 O O O photo J.-Y.Létourneau, LA PRESSE m i: m r - £ i Si pionnat?Avant tout une image, répond Jean p BEAUNOYER qui l\u2019a rencontré durant sa lof courte visite à Montréal.Nommé conseiller au ÉfS Comité national de la prévention de la délin-Bé quance par le président Carter, LeFlore s'a-HjS mène à Montréal avec la ferme intention de 8$ s'impliquer dans la vie sociale des Montréa-I* lais et d'être de ceux qui donneront un preKc mier championnat aux Expos.«Ici, j'ai l'im-¦| pression d'être voulu», a-t-il confié à notre fc.reporter.jf.>'\u2022 V) & ?< /: É 3: ;'v m \u201c'll IS IA e X * ' \" ^'^1 1$ At -\u2014 page C 1 v.> - n - \u2022 ¦?> a âS&Sià & .( ¦ïl i ! - nF~\u20190 vr Si :V\" & Va :V i ft '\u2022*: H I m-n PB».-;; WE \u2014 i 8 1 m A V vZ 6 A.::': ¦ i $.I * i i 6# à: T* w \" JE t X y z > j f.\",y ma >- y «i i » & V S, i m 8 m S ï Comment donc un village de 2,800 âmes peut-il être le centre d\u2019un événement d'envergure mondiale attirant quelque 55,000 personnes par jour pendant douze jours?À 60 jours des 13e Jeux olympiques d'hiver à Lake Placid, c\u2019est là une question angoissante.Dans une série dé six reportages, commençant aujourd'hui, Richard CHARTIER nous fait faire une visite préolympique du petit village des Adirondacks et de cette région qui s\u2019apprête, pour la deuxième fois en 48 ans, à occuper le premier rang du sport mondial.Aujourd'hui, une esquisse historique de la vocation sportive de Lake Placid.m 'MA ik Vbt&'JVr.\u2019F.M 4.V .4 : H 8B «KZ#! I \u2014 page C 6 www t; i- y: h » t \\ * À ' ¦ f > ,u'- r > r .o V- 1 M A i 'x **' , v- 1 ;U A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1 5 DÉCEMBRE 1 979 FESTIVITÉS DE NOËL 'X le carnet américain ambassadeur en Chine, répond au portrait-robot du conservateur idéal.LA QUOTIDIENNE Un militariste aux allures de joueur de tennis, un capitaliste aux discours modérés, un anti communiste qui ne déclencherait pas une guerre atomique au moindre soubresaut, il est aux yeux des républicains, en décembre 1979, ce que Jimmy Carter fut aux démocrates en 1976.Bush ne doit rien à personne, contrairement à Reagan ou à Connally, il n\u2019est pas non plus un «outsider» de Washington car il fut l\u2019un de ses patriciens, et puis il dirige l\u2019une des meilleures équipes de conseillers qu\u2019un candidat à la présidence puisse recruter.Mais pour qu\u2019il puisse prendre la tête dans cette course que domine toujours Reagan (qui soit dit en passant jouit de la force artificielle des ultra-conservateurs et des indécis), George Bush doit séduire dans ses rangs les néo-conservateurs, ceux-là qui, aux Etats-Unis comme au Canada, aspirent à cette stabilité des années 50 alors que «tout semblait être à sa place».Il cultive donc un électorat fragile et inquiet qui se refuse aux choix catégoriques que leur imposent les autres candidats du genre «il faut réduire nos aspirations», «le pétrole est une ressource qui s\u2019épuise», «l\u2019inflation n\u2019est contrôlable que par des modifications radicales de l\u2019american way of life», «nos budgets militaires sont excessifs», etc.Pour maintenir sa lancée, Bush doit en outre éviter de faire peur aux ultra-conservateurs et se garder l\u2019appui des modérés.Ni Reagan, ni Connally n\u2019ont à résoudre ce dilemme car plus la campagne progresse plus leur conservatisme réjouit seulement celui des vrais réactionnaires.De tous les candidats républicains, Bush est donc celui que les démocrates redoutent le plus.Car qu\u2019ils s\u2019appellent Carter ou Kennedy, ils sont à la conquête du même vote.Et puis Bush jouit d\u2019un sens de l\u2019humour aiguisé.Alors que deux journalistes de l\u2019hebdo newyorkais Village Voice qui demandait récemment qui serait son vice-président s\u2019il gagnait l\u2019investiture républicaine, George Bush répondit: Elle devra avoir les qualités d\u2019un président fort et éclairé.» Peu de candidats montrent autant d\u2019agilité.Tirage d\u2019hier à Val Morin dans les Laurentides'1 22 DÉCEMBRE - 2 JANVIER 0-7-5 1 I LOTO 6/36 1 ¦** i Les six numéros gagnants sont: \u2019 JEAN PELLETIER A : T (le notre bureau de Washington 3-4- 15-20-26-36 i : Complémentaire: 31 George Bush: le p®rfrS !/ i >' c ¦î ¦M.Guy H.D'Arcy M.Jacques Vallée M.Antoine DesRoches Journaliste de carrière M DesRoches a également la t un stage de trois ans en relations publiques et une année en Afrique pour le compte de i Unesco à litre de conseiller spec/ai en information li a accede a i administration de LA PRESSE en 1972, d abord a titre do Directeur de l Expansion, puis à celui de Directeur des Relations publiques qu J occupe présentement II a été nomme secretaire de la Direction en août 1978 II est également Président dos Editions La Presse depuis juin 1978.Ces fonctions font partie de la nouvelle structure Originaire de Hull M D Arcy est diplômé en Sciences politiques de I Université d'Ottawa (1960) lia acquis une expérience générale des domaines du personnel et des relations de travail dans divers secteurs de I industrie textile, industrie chimique, industrie pharmaceutique, mètallurqie et construction II a été directeur du personnel chez Campeau Corporation (Société canadienne d amenagement immobilier) jusqu en mars 1979 alors qu'il a été nommé Directeur du personnel et des Relations du travail, poste confirmé dans la nouvelle structure Diplômé de l Ecole Polytechnique de Montreal (1967).M Vailee a ete ingénieur de projets chez Bombardier.Llee.de 1967 a 1970 Entré a LA PRESSE en 1970.il a d abord été adjoint technique au Directeur de la production, puis a été nomme Directeur de la production en 1975 II devient Directeur des Opérations et coiffera les services de la Production, de la Recherche et du Développement, et des Immeubles A 1 i A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1 5 DÉCEMBRE 1 979 Lévesque refuse la proposition du syndicat :\"d Le conflit d\u2019Hydro ne sera pas étudié en commission parlementaire t ; w I t< Z sz ¦ >,\u2022 :à i \\ * Al % M I > 1 '\u2022 Entre-temps, la grève se pour- , suit à Hydro Québec, et il en ser^ ; ainsi précise-t-on, tant que le gouvernement Lévesque n\u2019aura pas donné au syndicat la seule garan- ' tie exigée: la mise sur pied d'une commission parlementaire qui sera appelée à entendre ses do-';! léances et éventuellement à statuer sur leur bien-fondé.Le gouvernement n\u2019a pas l\u2019intention de se rendre à la demande du syndicat d\u2019Hydro-Québec et de convoquer une commission parlementaire pour étudier le conflit qui y perdure.Selon le premier ministre René Lévesque, il serait inutile à ce stade-ci des négociations de convoquer une commission parlementaire, et cela risquerait même de retarder le règlement de la grève.Il a souligné également que la session parlementaire tire à sa fin et que le menu législatif est assez chargé.Ce qui s\u2019impose, de dire M.Lévesque, c\u2019est que le syndicat des 13,000 techniciens de cette société d\u2019Etat soumette le rapport des médiateurs à ses syndiqués.«C\u2019est presque sans précèdent qu\u2019on n\u2019aille pas au vote sur les offres après le rapport de médiation», a-t-il fait remarquer.Le premier ministre a précisé de plus qu\u2019Hydro-Québec a accepté le rapport de médiation, à la condition qu\u2019il y ait règlement, et que le télégramme qu\u2019il a reçu du président du syndicat, M.Claude Morisseau, propose un moratoire, dont la durée n\u2019est pas spécifiée cependant. f f w C\u2019est donc massivement que les représentants régionaux ! syndicat ont décidé de rejeter le,, rapport des médiateurs et de s\u2019attaquer indirectement, via un ' moratoire, au gouvernement.f m Un médiateur à k CTRSM f ¦ .JU I 1 Fonction publique et un syndicat1 affilié à la CSN.Le principal litige concerne les' chauffeurs d\u2019autobus de Métropm\" litain-Sud qui désirent voir recort-'1 naître leur ancienneté.A la suite de la nomination d\u2019un médiateur, la CTRSM a décidé de .lever le lock-out qu\u2019elle avait décrété mardi dernier contre les chauffeurs du réseau.En conséquence, le service a., repris normalement aujourd\u2019hui.* depuis 7 heures, sur tous les circuits du réseau Métropolitain-.Sud.s\u2019adjoindre toute personne qu\u2019il jugera utile pour en arriver le plus rapidement possible à une solution au problème.On sait que la situation à la CTRSM est fort complexe depuis l\u2019intégration du réseau privé Métropolitain-Sud au réseau public de la CTRSM.Il y a en effet trois groupes syndicaux distincts qui aspirent à représenter l\u2019ensemble des chauffeurs d\u2019autobus de la Commission, soit la Fraternité canadienne des cheminots, employés de transport et autres ou-\u2022 vriers, le Syndicat canadien de la Le ministre du Travail et de la Main-d\u2019oeuvre du Québec, M.Pierre-Marc Johnson, a nommé hier un médiateur, M.Viateur Larouche, pour arbitrer le conflit à la Commission de transport de la Rive sud de Montréal après que les parties se soient engagées à ne pas exercer de moyens de pression pendant la durée du mandat du médiateur.M.Larouche qui est directeur de l\u2019Ecole des relations industrielles de l\u2019Université de Montréal, commencera immédiatement son travail de médiation et il pourra /I m m « m g y ' » >: i Me Bonin est nommé procureur-chef de Sa Couronne à Montréal i tr i 8 photo Pierre McCann.LA PRESSE Fausse bombe à Westmount i La découverte hier dans le quartier Westmount de ce qu'on croyait être une bombe constituée de 1 5 bâtons de dynamite a créé un branle-bas, à la police de la CUM.C'est un éboueur, M.Jacques Bélisle, qui a donné l'alerte, peu après 14 heures, alors qu'il a aperçu le présumé engin explosif dans une poubelle, près du 4866 Sainte-Catherine ouest.Une trentaine de policiers ont alors isolé le secteur, puis demandé l'intervention des experts de l'escouade technique Arrivés sur les lieux, les agents André Koudsey et Doug Hurley n'ont pas tardé à récupérer le machin suspect.Celui-ci, il faut le préciser, ressemblait à la perfection à un véritable engin, avec l'inscription «explosif» inscrite sur 1 5 bouts de bois enveloppés dans du papier brun.Le tout était relié à un double système d'horlogerie et à un détonateur.D'après les policiers, ces fausses bombes sont généralement utilisées lors de conflits de travail.On en avait trouvé une en tout point semblable, lors de la récente grève au Canadien National.Me Jean-Pierre Bonin a été nommé hier, par le gouvernement provincial, procureur-chef de la Couronne pour le district de Montréal.Il succède à ce poste à Me Pierre Verdon, qui devient sous-ministre associé de la Justice, en charge de la direction générale de la sécurité publique.Me Verdon remplace lui-même à ce poste M.Paul Benoit, qui a pris sa retraite.Agé de 35 ans, Me Bonin était, au cours des dernières années, celui qui dirigeait plus particulièrement le travail des représentants du ministère public devant les Assises et il avait lui-même plaidé devant les jurés plusieurs causes fort importantes.« ' & » gSB & Me Jean-Pierre Bonin m Enfin un endroit intéressant pour A l\u2019achat de fouets m )- V o jouets qui stimulent l'intérêt de l'enfant tout en l\u2019amusant, o Choix et exclusivités à partir de la naissance o Personnel qualifié.v A M , I ^ ; r -¦* r I *3 m Maison des Jouets éducatifs M g i Métro Jean-Talon 71 16 A, rue Saint-Hubert, Montréal sa 279-5898 m M M a D i -j 1 a par jjaur! « «U Î ¦>.¦ SB ; 1 : Montréal: Complexe Desjardins: (514) 281-8834 De l'extérieur, sans frais: 1-800-361-6840, poste 8834.Nouvelle succursale de Laval: Place Val des Arbres: (514) 668-5223 De l\u2019extérieur, sans frais: 1-800-361-3905 Complexe Centre-Ville, Sainte-Foy: (4181653-9270 De l'extérieur, sans frais: 1-800-463-4792 X* 66 J O 99 & i Mi, 6» TAUX D\u2019HYPOTHÈQUES I fc 11 % et 12% \u20192 n ri ^ : ' v le l ; I g J 1 ¦ «î h ! » (5 ans) û *.HEURES D'OUVERTURE: Lundi au jeudi: 2h p.m.à 9h p.m., vendredi fermé Samedi et dimanche lh p.m.à 5h p.m.r- La Fiducie du Québec.pour un choix de modes d'épargne -y- .* rî it * - Domaîne de I'IIe Raton l\t.lavai lomaine de I*Ile Raton \\ h i il i VSLr ¦oui L r-«iOiA, Pour s\u2019y rendre, prenez l\u2019autoroute 13, puis le boul.Samson ou encore l\u2019autoroute des Lour en tides puis le boul.Lévesque jusqu'à la Promenade des îles.i U y MS] desjardins 4540 Promenade Raton île Raton, Que.Ttt: 688-8440 : MONTREAl 9 tes® ¦ l*B H > r< A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 15 DÉCEMBRE 1 979 éditorial PAUL DESM-IRAIS president du conseil d administration ROGER LEMELIN président et éditeur auaas 1 YVON DUBOIS directeur de I information MARCEL ADAM éditorialiste en che1 JEAN SI8TO éditeur adiomt FERNAND ROY vice-président exécutif Les conséquences du non au pluralisme cile: comment former des commissions scolaires neutres responsables de quelques écoles sur un immense territoire?Comment faire pour ouvrir des écoles pour de petits nombres d\u2019élèves dispersés?C\u2019est en s\u2019appuyant sur l\u2019interprétation juridique la plus stricte qu\u2019une majorité de commissaires de la Commission des écoles catholiques de Montréal a choisi de refuser le statut d\u2019école pluraliste à l\u2019école Notre-Dame-desNeiges.En agissant ainsi, la CECM nie l\u2019autorité du Comité catholique du Conseil supérieur de l\u2019Éducation, refuse l\u2019interprétation du ministre de l\u2019Education, contredit la volonté de la majorité des parents de l\u2019école et se délie de l\u2019engagement qu\u2019elle avait pris auparavant.C\u2019est beaucoup.Un tel geste ne peut qu\u2019avoir des conséquences sérieuses.Il est vrai qu\u2019il existe une certaine anomalie dans le fait qu\u2019une école non confessionnelle soit administrée par une commission scolaire confessionnelle.Le président de la CECM soutient que cette anomalie empêche radicalement la déconfessionnalisation de Notre-Dame-desNeiges.En fait, il faudra une interprétation officielle pour savoir si une telle administration serait anticonstitutionnelle.C\u2019est l\u2019aspect juridique de la question.Il y a une autre dimension importante dont il faut bien parler, puisque nous vivons, au Québec, en contexte chrétien: c'est le combat qui s\u2019engage, sur un ton passionné, entre des croyants, catholiques engagés au nom de leur foi.Parce qu\u2019il faut bien retenir ceci: l\u2019option de foi anime tous les combattants, ou presque, de cet affrontement.tions sur la compétence et l\u2019autorité morale du Comité catholique, sur le pouvoir des parents, sur la responsabilité de la paroisse, sur ces structures où les croyants se regroupent.Il faut même s\u2019interroger sur le pouvoir d\u2019une commission scolaire sur une communauté paroissiale.On sent bien que les structures actuelles sont déficientes si les juridictions reconnues n\u2019ont aucun pouvoir.La défense des institutions démocratiques est à la base de la liberté de foi.Une autre conséquence: il faut trouver le moyen concret de respecter ceux qui veulent, pour leurs enfants, une école qui ne serait pas confessionnelle, sans pourtant les pénaliser.Certains peuvent croire que le fait de rendre plus difficile l\u2019accès à l'école neutre ou à l\u2019exemption d\u2019enseignement, religieux peut convaincre les parents de choisir la structure confessionnelle: c\u2019est avoir une étrange opinion des hommes d\u2019aujourd\u2019hui pour penser ainsi.Les chrétiens hésitants sont plus sollicités par l\u2019ouverture d\u2019esprit que par les rigueurs qu\u2019on leur Le Comité catholique est composé d\u2019un évêque, de prêtres, de religieux et de laïcs engagés.On peut faire des procès d\u2019intention à tous ces gens et déclarer que ce sont de mauvais catholiques, des prêtres obnubilés par le pluralisme dont ils veulent se faire les apôtres, etc.Mais on peut également supposer que ces catholiques ont une vision de l\u2019éducation chrétienne défendable, valable, respectable.De l\u2019autre côté, la CECM regroupe des commissaires qui sont, en grande majorité, des catholiques préoccupés de défendre leur foi.C\u2019est au nom d\u2019une même foi que l\u2019on se bat.La première conséquence fâcheuse de ce débat se trouve dans cette division de croyants, de gens sincères et engagés, qui se condamnent mutuellement au nom d\u2019options diverses.Une deuxième conséquence: la nécessité d\u2019utiliser des interprétations juridiques pour défendre une option de foi et surtout pour l\u2019imposer.Il va de soi que le problème ne peut se trouver qu\u2019en de rares endroits du Québec: le pluralisme est le fait des grandes villes, les seules, d\u2019ailleurs, qui ont des commissions scolaires officiellement confessionnelles.On sait, de plus, que la grande majorité des parents désirent l\u2019école confessionnelle pour leurs enfants.Plus que cela: tous les efforts des dernières années, ajoutés au^ résolutions du Parti québécois, tendant à changer la structure des commissions scolaires, n\u2019ont rien donné.C\u2019est pourquoi le ministre de l\u2019Éducation, M.Jacques-Yvan Morin, remet aux calendes grecques ces change-, ments et espère bien trouver une façon de respecter la liberté religieuse de chacun sans bouleverser la vie de tout le monde.Si la structure catholique ne peut intégrer des écoles pluralistes, les solutions sont rares.On est loin d\u2019une solution pour une principale raison: il est malheureusement rare qu\u2019un débat religieux se fasse dans l\u2019objectivité de la charité.impose.Il faut donc offrir, à défaut d\u2019écoles pluralistes où croyants et indifférents reçoivent un égal traitement, des écoles neutres à ceux qui les demandent.Les catholiques ont le devoir de veiller au respect des autres.Mais ce sera diffi- Une autre se situe dans le sort futur des institutions démocratiques de notre système: les catholiques ne peuvent sûrement pas les bafouer.Il faut donc se poser de nouvelles ques- Jean-Guy DUBUC bloc-notes '4% Front anti-iranien ?L'accueil réservé dans les capitales européennes aux propositions du secrétaire d'État américain, Cyrus R.Vance, en vue de la formation d'un front commun contre l'Iran, n'a pas été négatif.Mais il est non moins évident que personne n'éprouve une envie irrépressible de se mouiller, surtout pas de se compromettre le premier.Certes, la violation du statut diplomatique et le recours aux otages comme méthodes de négociation sont unanimement condamnés sans appel.Mais les États-Unis voudraient une coopération plus active.Dans une interview au réseau CBS, M.Zbigniew Brzezinski, l'un des conseillers les plus écoutés du Président Carter, a décrit les étapes d'une réplique graduée à l'Iran.Escalade, en quelque sorte?C'est peut-être un mot qui convient.La partie la plus tourmentée de cette interview a trait à I embargo sur les produits alimentaires.M.Brzezinski affirme à plusieurs reprises qu'un embargo sur l'expédition de nourriture à l'Iran ne figure pas dans la liste des priorités du gouvernement américain.Les réponses auraient été plus claires, si le journaliste de la télévision avait demandé à son invité s\u2019il est vrai que les dockers refusent toute expédition vers l'Iran, comme le veut une rumeur qui persiste depuis plusieurs semaines.Congrès souhaitent ouvertement que soient «punis» les amis et alliés qui manquent d'entrain à suivre les États-Unis dans la voie des représailles, la Maison-Blanche, par la voix de ses représentants autorisés, s'interdit tout blâme.C'est peut-être une façon de prendre acte d'indiscutables réticences vis-à-vis de la formation d'un front occidental anti-iranien.Les réserves et hésitations des alliés seraient-elles surmontées plus aisément, si les sanctions étaient d\u2019abord «dédouanées» par les instruments dont dispose l'ONU?La partie n\u2019est pas gagnée d'avance.À cause de l\u2019opposition probable de l\u2019URSS.Mais aussi parce qu\u2019il s'agirait pour l'ONU d'un changement d\u2019orientation.La résolution du 4 décembre condamnait les prises d 'otages mais non l'Iran.Les États-Unis, selon certaines sources, pourraient validement invoquer le chapitre 7 de la Charte pour obtenir des sanctions très sévères.Mais beaucoup de puissances, et non des moindres, ne sont pas disposées à juger (pour la condamner) la révolution iranienne.Les États-Unis s'installeront-ils seuls dans la crise?Ils n\u2019auront même pas à s\u2019y résoudre, si Khomeiny, comme beaucoup le pensent, continue à se détruire lui-même.V ( Of Z , Z /Z FAur S'A TT^Dpe A 7 SPFcmeOlAt'&F Des À fSé&AUX.P.-' \u2022 m ;i ( i >< JC V - 7 a* -m: \u2022 r- 1 !» !! « / I 7 : i \\ - ài ;Zi g m 9k WÊrnM H** ;gj ?a s Même si certains membres du Guy CORMIER Droits réservés Dans la presse anglophone La portée d'un arrêt de cour pénitenciers sont des usines pro-ï E près à transformer en robots.- B apathiques ou en dangereux acti-; F vistes les prisonniers condamnés J à l\u2019isolement en cellule.«Il est f| difficile de trouver les mots qui,, g exprimeraient avec assez de vérité les conditions pénibles qui sont celles de nombreux déte-.nus» qu\u2019on place en isolement pour maintenir la paix dans les-prisons, a déclaré M.Ron Stewart dans un rapport déposé aux! Communes.Beaucoup de prisonniers sont> placés en régime cellulaire pour leur propre protection, ou parce: qu\u2019ils troublent l\u2019ordre dans la prison.Mais ils doivent supporter la saleté, l\u2019ennui et le mam ; que d\u2019exercice qui accompa-% gnent cet isolement, de dire M.( Stewart.\t; Cette critique est justifiée, tout comme la suggestion de l\u2019enquê-j teur selon laquelle on devrait, donner aux détenus isolés des; choses constructives à faire\u2014\u2018 des inscriptions à des cours paY correspondance, par exemple,; ou des programmes d\u2019entraînement et des exercices physiques?adéquats.\t?Les responsables du service; correctionnel disent qu\u2019ils exat mineront les effets des pratiques-courantes sur les prisonniers.* Cette étude est justifiée, et le; service correctionnel devrait» être plus sympathique qu\u2019il né?semble l\u2019être aux propositions?visant à instaurer des program-\u2019 mes pour humaniser les prison» et les rendre plus viables etl moins déprimantes pour les dé-% tenus.\t: M.Max Yalden, commissaire aux langues officielles du Canada, semble parler deux langues \u2014 et nous ne voulons pas faire allusion à l\u2019anglais et au français.M.Yalden, dont la tâche est de faire en sorte de maintenir les droits linguistiques dans la fonction publique et dans les rapports du public avec le gouvernement fédéral, a déclaré récemment devant un comité des Communes que l\u2019apprentissage d\u2019une langue seconde dans la fonction publique était d\u2019une valeur plus que discutable.Trop souvent les fonctionnaires fédéraux apprennent une deuxième langue aux frais du public, a-t-il dit, mais n\u2019ont jamais l\u2019occasion d\u2019utiliser leur nouveau savoir linguistique.Un grand nombre de diplômés des cours de langue seconde sont désignés à des emplois où ils n\u2019ont pas besoin de la langue seconde, de sorte qu\u2019ils oublient rapidement ce qu\u2019ils ont appris.Cela devraitéclairerM.Yalden sur deux choses: l\u2019efficacité des cours de langue offerts par le gouvernement, et l\u2019absurdité du système en général.M.Yalden, pourtant, ne semble pas le comprendre.Parlant devant le même comité des Communes, le même jour, il a déclaré qu\u2019il était essentiel que le gouvernement continue d\u2019offrir aux fonctionnaires des cours de langue seconde.Il n\u2019a pas dit, cependant, à quelles fins.\u2014 Le 27 novembre The St.Catharines Standard On a parlé de grande victoire de la démocratie suite aux jugements unanimes que vient de rendre la Cour suprême du Canada dans le cas de la loi 1 01 du Québec et dans celui de la loi de 1890 au Manitoba.Dans les deux cas, le plus haut tribunal du pays a statué que les provinces concernées n\u2019avaient pas le droit, en vertu de la constitution, d\u2019imposer l'Unilinguisme au niveau de la législation et des tribunaux.situation survient si tard qu\u2019il a davantage valeur symbolique qu'autre chose, du moins dans l'immédiat.Il y a d\u2019autres secteurs, au Manitoba, où le respect du français touche de plus larges couches de la population et s\u2019impose conséquemment de façon plus immédiate.Il n\u2019est pas question, il va de soi, de minimiser ainsi la portée du dernier jugement de la Cour suprême.Même si le tort est réparé bien tardivement, il faut se réjouir que finalement il l'ait été.Et il faut souhaiter que les autorités manitobaines voudront donner suite à cet arrêt de cour dans des délais raisonnables.On a droit, en effet, à s\u2019attendre de leur part qu elles fassent montre de beaucoup de bonne volonté, même si, en même temps, nous devons reconnaître qu elles ne sauraient mettre très rapidement en place l\u2019infrastructure nécessaire à la réalisation d'une pareille réforme.Et c'est un domaine où on ne gagnerait rien à rabâcher le passé en termes trop agressifs.L\u2019attention doit plutôt se porter sur l'avenir et sur les moyens de tirer le plus de profit possible d'un déblocage qui ne saurait être que progressif.Les francophones aussi, il ne faut pas l'oublier, ne sont pas nécessairement prêts à s'embarquer du jour au lendemain dans une réforme aussi radicale.Celle-ci exigera la coopéra- tion de tous et pourra se réaliser d'autant plus facilement que, de part et d\u2019autre, on voudra respecter les susceptibilités et les problèmes de l'autre.Mais, encore une fois, si la reconnaissance des droits du français à l\u2019Assemblée législative et devant les tribunaux du Manitoba doit être accueillie avec beaucoup de soulagement, il ne faudrait pas oublier que, pour l'ensemble des Franco-Manitobains, d'autres préoccupations garderont toujours la préséance en ce qui concerne la préservation de leur langue et de leur culture.À cet égard, ils continueront sûrement d\u2019insister, par exemple, en premier lieu, sur un réseau d\u2019écoles françaises dont ils pourraient avoir la pleine maîtrise.Le français à l'école a fait de grands progrès au Manitoba, surtout depuis l'adoption de la loi 113 votée sous le règne du premier ministre Ed Schreyer.Malheureusement, cette loi ne reçoit pas toujours l\u2019application généreuse qu\u2019avait prévue son auteur, notamment parce que les francophones ne contrôlent pas les commissions scolaires chargées de la construction des écoles et de leurs affectations.Pour les Franco-Manitobains, donc, l'urgence Se situe probablement davantage au niveau d\u2019une lutte pour l\u2019obtention de commissions scolaires qui leur soient propres.L'absence de français est da- vantage ressentie également pour l'ensemble de la communauté franco-manitobaine à des paliers comme ceux des services de santé, des services sociaux, des services culturels et sportifs, de certains services municipaux et provinciaux comme la voirie, le transport, etc.Si le Franco-Manitobain moyen est rarement impliqué dans les questions de législation et de tribunaux, til a régulièrement l'occasion, au contraire, de faire appel aux services que je viens de mentionner.En d\u2019autres termes, il y a dans ces secteurs des injustices dont la réparation comporterait un sens encore plus profond pour l'ensemble de cette minorité.Celle-ci, comparée à la minorité anglophone du Québec, a encore beaucoupdedroitsàreconquérirsi l\u2019on veut que la citoyenneté canadienne ait le même sens partout au pays.: Il est vrai que ces jugements sont réconfortants pour les minorités qui sont appelées à en bénéficier.Il ne faudrait tout de même pas en exagérer l'importance dans un sens ou dans l'autre.Quand le premier ministre René Ujévesque, par exemple, y voit urne insulte à sa province, il oublie que, dans la pratique, le fait français triomphe déjà presque à cent pour cent devant nos tribunaux et âi l\u2019Assemblée nationale.Il n'y a d\u2019ailleurs qu\u2019une section de la loi t01 qui est déclarée «ultra vires».¦ De même, quand M.Georges Forest, de la région de Winnipeg, donne l\u2019impression qu'il vient de remporter le plus grand triomphe qu'ait jamais connu le groupe francophone de sa province, il oublie un certain nombre de réalités.Il n'est pas secondaire, certes, que le français soit enfin reconnu devant les tribunaux et à l'Assemblée législative de la province, mais le redressement de la l t Pour le moment, il est intéressant de noter que le gouvernement du Manitoba semble vouloir donner suite au jugement de la Cour suprême, en dépit des immenses difficultés que la chose comporte.Sans chercher à le bousculer outre mesure, il devrait maintenant être possible de compter sur sa coopération pour respecter toujours plus pleinement la dualité culturelle que l\u2019histoire et la constitution imposent à notre pays.Selon une enquête des systèmes correctionnels fédéraux les The Sault Slatl Vincent PRINCE (Traduction de la Presse Canadienne^; »*\u2022 S > A 7 pleins fsCLES SUR U ACTUALITE «as: MONTRÉAL, SAMEDI 1 5 DÉCEMBRE 1 979 * Le budget Crostoie ©t la défait© du gouvernement Clark DiBifflsE (BTwcsmwm tactiques ©imft pu contribuer au dénouement atténuent la portée de cette réussite doivent être apportées.Cette baisse des besoins d\u2019emprunts s\u2019explique en effet par deux facteurs, dont aucun ne peut prétendre constituer une pédale douce à l\u2019emballement de la machine gouvernementale.Tout d'abord, une hausse des impôts de $26 milliards en quatre ans et ensuite une passe-passe comptable, qui permettait de réduire les besoins d\u2019emprunts en utilisant l\u2019argent versé au Régime des rentes du Canada ou les intérêts non versés aux détenteurs d'Obligations d\u2019épargne du Canada; de l\u2019argent qu\u2019il aurait fallu rembourser un jour.Toutes les prévisions de revenus fiscaux contenues dans le budget présupposaient par ailleurs qu\u2019Ottawa réussirait à convaincre les provinces de le laisser imposer les taxes à l\u2019énergie qu\u2019il désirait.Or la réaction des provinces indique que rien n\u2019était moins sûr.On se retrouvait donc avec un budget dont l\u2019un des éléments centraux, les prévisions de recettes, était tout à fait hypothétique.Les outils fiscaux que le gouvernement Clark avait choisis pour augmenter ses recettes, en grande majorité des taxes indirectes, sur l\u2019essence, le tabac, l\u2019alcool, étaient par ailleurs régressifs et sont loin d\u2019etre compensés par le crédit à l\u2019impôt sur l\u2019énergie.Ils devaient donc toucher plus les gagne-pc-tits que les biens nantis, puisqu\u2019ils fument autant, boivent autant et brûlent la même quantité d\u2019essence.D\u2019une certaine façon, ce sont donc les plus défavorisés qui risquaient de faire les frais de la crise énergétique et de la croisade antidéficit du gouvernement conservateur.Remède de cheval Cette ponction fiscale de plusieurs milliards serait survenue par ailleurs à un bien mauvais moment.L\u2019économie, malade, affaiblie par les problèmes de sa voisine américaine, a besoin de stimulants.Le ministre Crosbie lui-même est sombre dans ses prévisions: un taux d\u2019inflation de 11 pour cent l\u2019an prochain.une croissance d\u2019à peine un pour cent, un chômage qui redépassera le cap des 8 pour cent, donc plus de 10 au Québec.Pourtant face à ces urgences, le budget n'offrait que peu de stimulants.Au contraire, les mesures fiscales annoncées par le ministre Crosbie auraient eu un effet inflationniste (que lui-même admet) et auraient ralenti inévitablement la croissance économique.Un remède qui peut tuer le cheval! Même si l'on doit admettre qu\u2019une partie de ces effets fâcheux était inévitable, car il était nécessaire de hausser les prix de l\u2019énergie, il n\u2019en reste pas moins que l\u2019on comprend mal l\u2019absence de mesures compensatoires.On sait que le gouvernement conservateur estime que la croissance, c\u2019est l\u2019affaire du secteur privé.Confusion Les observateurs s\u2019entendent néanmoins pour souligner le courage qu\u2019a manifesté lu gouvernement Clark en prenant une mesure impopulaire, mais nécessaire, celle de hausser les prix de l\u2019énergie.Un choix que le gouvernement Trudeau n\u2019avait pas osé franchir.Ceci dit, on peut se demander pourquoi les éléments de cette politique énergétique se sont retrouvés dans un budget.Cela ne pouvait qu\u2019en affaiblir la portée.Au lieu de percevoir la taxe d\u2019accise et la nouvelle taxe énergétique comme des outils indispensables pour favoriser la conservation de l\u2019énergie, les citoyens n\u2019y ont vu que de pénibles augmentations de taxes.On risque alors de court-circuiter un élément fondamental de toute politique de conservation de l'énergie, la participation et la collaboration du public.La confusion entre énergie et budget comportait également une terrible tentation pour Ottawa, et le gouvernement Clark y a cédé à pieds joints: celle de profiter de la crise de l\u2019énergie pour faire un peu d\u2019argent.Sur les $3.5 milliards que le fisc aurait ainsi récupérés d\u2019ici la fin de l'an prochain.une part indéterminée aurait servi à renflouer les coffres du Trésor fédéral.C\u2019est ainsi qu'un gouvernement animé d\u2019intentions louables.I'autosuffi-sance énergétique et la reprise en main de l\u2019appareil d\u2019Etat, a pu soulever un tollé, soit par maladresse, soit par incapacité de faire passer son message.Dans le cas du contrôle des dépenses, le «clou du budget», l\u2019effort est en effet louable, mais marginal.Pour l\u2019année 80-81 les déboursés devaient atteindre un record de $57.3 milliards, une progression de 10.3 pour cent, soit à peine moins que le rythme d\u2019inflation.Ce résultat somme toute modeste, en soi un aveu d\u2019impuissance du gouvernement à sabrer dans les dépenses, ne se distinguait pas vraiment de la performance libérale.A titre d\u2019exemple, si le ministre Crosbie s\u2019était limité à contrôler les déboursés comme son prédécesseur Jean Chrétien pour les deux dernières années, les dépenses n\u2019auraient été plus élevées que de $002 millions.Prévisions Cette nouvelle approche du ministre Crosbie, à laquelle la campagne électorale n\u2019avait pas préparé la population, tient presque de la mystification.Après avoir promis des réductions d\u2019impôt immédiates de $2 milliards pour soulager le fardeau des familles à revenu moyen ou faible, c\u2019est dans leur poche qu\u2019on décide au contraire d\u2019aller chercher $3.96 milliards en un an! Déficit budgétaire Plusieurs citoyens étaient par ailleurs prêts à se serrer la ceinture, comme le demandait le gouvernement Clark, pour encourager Ottawa dans sa tentative de réduire l\u2019important déficit budgétaire et la dette per capita.La façon dont M.Crosbie se proposait de le faire, en touchant à peine aux dépenses et en puisant largement dans les goussets des contribuables, pouvait cependant difficilement rallier l\u2019opinion publique.Alain DUBUC r AREMENT UN BUDGET fédéral aura-t-il suscité autant d\u2019hostilité.Mais qu\u2019avait donc ce budget Crosbie pour que les partis d\u2019opposition y voient un motif suffisant pour prendre le risque de renverser le gouvernement Clark et déclencher de nouvelles élections générales.Deux erreurs tactiques semblent avoir provoqué cette levée de boucliers presque généralisée face au premier budget conservateur depuis l'époque de Diefenbaker.La première, c\u2019est d\u2019avoir déçu les espoirs que le Parti conservateur avait pu éveiller depuis un an dans une population exaspérée par le poids écrasant de l\u2019Etat et par une situation économique peu reluisante.La seconde, c\u2019est d\u2019avoir inclus les principaux éléments de sa politique énergétique dans un budget.La hausse du prix du pétrole et de la taxe d\u2019accise ont ainsi été incomprises: au lieu d\u2019être perçues comme les premières étapes d\u2019un important choix de société, elles ont été considérées comme des hausses de taxes vexatoires et intolérables.« Antiproposition 13 Au lieu d\u2019amenuiser la présence de l\u2019Etat en réduisant ses dépenses et les impôts, comme il l\u2019avait pourtant promis tout au cours de la campagne, le gouvernement Clark a plutôt choisi d\u2019oublier ses engagements et de faire exactement le contraire: concentrer toutes ses énergies à réduire le déficit budgétaire par une sérieuse augmentation du fardeau fiscal.Paradoxalement, ce que proposait le ministre Crosbie, c\u2019est donc une véritable «antiproposition 13», puisqu\u2019une hausse des impôts équivaut à un gonflement de la présence de l\u2019Etat dans la vie des citoyens.R hypothétiques Quant à la réduction des besoins d'emprunts de $9.9 à $4.8 milliards en quatre ans dont s\u2019enorgueillissait le ministre Crosbie, deux nuances, qui Bap m PS %: 4%.S 4' m 4P I » m V M: %i IS :: 111 VX # # John Crosbie Joe Clark La Corn?suprême dit MOM an Québec et an Manitoba Un jugement qui fait ressortir les contradictions de voir condamner une partie de cette législation par le plus haut tribunal du pays.Ils estiment que cela jette une certaine réprobation sur la Charte du français dans son ensemble.Mais le jugement de la Cour suprême a aussi un autre effet: celui de faire ressortir certaines contradictions du système fédéral.Le tort causé est irréparable De manière flagrante et consacrée par le plus haut tribunal du pays, il apparaît que le Québec est tenu d\u2019assurer une protection linguistique à sa minorité devant les tribunaux ci dans les documents de l\u2019Assemblée législative, tandis que d'autres provinces (l\u2019Ontario, VAl- qu\u2019en termes strictement légaux.Car la décision de la Cour suprême, en conformité avec la tradition judiciaire du pays, interprète rigoureusement le texte de la Constitution canadienne, sans entrer dans des considérations d'éclairage social ou d\u2019opportunité politique des dispositions.Mais il serait présomptueux de croire que le fédéralisme, suite à cette décision, recueillera nécessairement un plus large appui politique au sein de la population québécoise.Le triomphe pourrait n ôtre que strictement formel.Les Libéraux provinciaux et fédéraux, de même que les groupes de pression hostiles à la Loi 101 se réjouissent berta etc.etc.) n\u2019y sont pas le moindrement astreintes.Même en plaçant le Québec sur le même pied que le Manitoba, la Cour suprême peut difficilement laisser entendre que cette solution est équitable.Elle est conforme au texte de loi, simplement.Car le Québec n\u2019aura pu appliquer la partie contestée de sa loi que pendant deux ans; à l\u2019opposé, après 89 ans de suppression du français, la minorité franco-manitobaine a eu le temps de rétrécir jusqu'à la marginalisation.Le tort causé est irréparable.Plusieurs citoyens pourraient conclure que c\u2019est la Constitution qu\u2019il faut changer, plutôt que la Loi 101.On dira certes que la partie écartée de la Charte du français atteignait, en fin de compte, peu de gens.C'est en effet une minorité de gens qui se présente devant les tribunaux et, surtout, qui lit les projets de loi.A côté des dispositions sur la langue de l\u2019école et sur la francisation des entreprises, cela parait bien marginal.Mais il ne faut pas sous-évaluer l\u2019importance des symboles.Lors de la crise des Gens de l\u2019air, même si peu d\u2019éventuels passagers étaient directement concernés par la langue employée dans les aéronefs et les tours de contrôle, des milliers de citoyens ont appuyé, par principe, la position des pilotes et contrôleurs francophones contre le gouvernement fédéral, Air Canada, CATCA et CALPA.Ici l\u2019analogie avec David et Goliath prenait tout son sens.to au programme péquiste) sans voir invoquer contre lui des objections techniques basées sur la Constitution; il ne peut faire la lumière sur la Crise d\u2019octobre car Ottawa et la GRC refusent de transmettre des documents significatifs (tandis que la police de la CUM se réfugie derrière la protection des sources); de même le Québec ne peut se donner visage aussi massivement français que l\u2019Ontario est anglais, sans se voir braquer sous le nez la lettre de l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique.Rigueur intellectuelle et démagogie Dans le cas de la Loi 101.il est possible que les intentions du gouvernement péquiste aient été moins limpides qu\u2019à l\u2019égard du contrôle des corps policiers sur son territoire ou de la nationalisation d'Asbestos.M.Camille Laurin savait certainement qu\u2019il s\u2019aventurait sur un terrain miné en proposant, dans le chapitre 3 de la Loi 101, des dispositions d\u2019une validité légale douteuse.Il prenait alors un pari qui lui permettait de jouer gagnant à tout coup; soit voir sa législation confirmée et revêtue ainsi d\u2019une image de légitimité, soit la voir condamner et faire ainsi une démonstration des inégalités du Pacte confédératif.A cause de la présence de ce calcul, l\u2019on devra se montrer plus exigeant pour le gouvernement péquiste et le pousser à la rigueur intellectuelle, pour qu\u2019il s\u2019abstienne d\u2019utiliser le jugement de la Cour suprême de manière démagogique.Les tribunaux, dans un jugement d\u2019interprétation de la constitution ne peu-ventqu\u2019essaverd\u2019êtrelesplusfidèlesposi-bles à la vision de la société qu\u2019ont tenté d\u2019exprimer, à une certaine époque, les Pères de la Confédération.Notre tradition juridique ne leur permet pas de vraiment faire évoluer la situation.Ainsi, sans le vouloir, les tribunaux cristallisent certains enjeux de la campagne référendaire sur le statut politique du Québec.8§| Marc ÜLAURENDEAU (collaboration spéciale) un N CONSTATE que le gouvernement Lévesque se heurte plus souvent qu\u2019à son tour aux interdictions formulées par l\u2019appareil judiciaire.Que ce gouvernement veuille nationaliser la compagnie Asbestos, qu\u2019il tente de faire examiner par sa propre commission d\u2019enquête les aspects systématiques des activités policières illégales en territoire québécois ou qu\u2019il essaie de faire du français la seule langue officielle des tribunaux et de la législature, de telles initiatives sont bloquées par les décisions de juges des tribunaux supérieurs (qui, coïncidence, sont nommés par le fédéral).Au seuil d\u2019une campagne référendaire, l\u2019on ne doit pas mésestimer l\u2019impact de ces échecs sur l\u2019opinion publique.Le gouvernement péquiste en vient à assumer la position de David affrontant Goliath.Au sein de la population, particulièrement s\u2019il s\u2019agit d\u2019une collectivité qui a subi une certaine domination éco-r nomique et culturelle, le courant de sympathie se forme presque naturellement autour du petit, de celui qui ose \u2018 affronter, muni d\u2019un simple lance-pierres, le géant cuirassé et bien armé.Une victoire en termes strictement légaux Lorsque le député libéral fédéral de Westmount, M.Donald Johnston et les éditorialistes de la Gazette affirment que le jugement de la Cour suprême est une victoire pour le fédéralisme, voire même pour le Canada, cela n\u2019est vrai O ::v k;ïy 1 t -x » # \u2019¦ % en guerre S' h -a - $ par Gilles FAQUIN de notre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA \u2014 Loin d'etre abattu, le premier ministre Joe Clark s\u2019est engagé, hier, à livrer bataille sur son propre terrain tout en accusant l\u2019opposition d\u2019avoir provoqué des élections par pur opportunisme politique.Le chef conservateur, qui a l\u2019habitude de se défendre par de longues circonlocutions, s\u2019est montré sous son meilleur jour en donnant la performance la plus brillante qu\u2019il ait effectué depuis de longs mois.En conférence,de presse à Ottawa il s\u2019est fait tour à tour incisif, moqueur et énergique pour défendre son bilan.Nullement ébranlé par ceux qui critiquent son parti en lui reprochant de ne pas avoir tenu ses engagements de la dernière campagne électorale, le chef conservateur soutient que la réalité est toute autre.«Nous avions promis de réduire les dépenses du gouvernement, nous l\u2019avons fait.Nous avions promis de réduire le déficit de l\u2019Etat, le processus était engagé par le budget.Nous avions promis la liberté d\u2019accès à l\u2019information gouvernementale, un projet de loi a été déposé en priorité à ce propos.» Continuant un certain temps de citer des exemples, M.Clark lance enfin, «je pourrais continuer comme ça pendant des heures.» Certaines mesures proposées par son parti étaient cependant liées au budget, de préciser le chef conservateur, il est évident que les crédits d\u2019impôts à l\u2019énergie ou aux intérêts hypothécaires étaient de celles-là.La responsabilité retombe sur les épaules de l\u2019opposition qui a défait le gouvernement pour marquer son désaccord avec ces mesures, explique M.Clark.Pour le parti gouvernemental, le budget constituait un tout qui devait être adopté ou rejeté dans son ensemble, on ne peut, par exemple, percevoir la taxe sur l\u2019énergie et s\u2019abstenir ensuite de verser les crédits d'impôts à ce titre.Se disant «furieux» d\u2019être obligé de livrer une campagne électorale inutile, M.Clark s\u2019est aussi montré agacé par le temps perdu à expliquer des politiques déjà connues.Les électeurs devront faire un choix entre un parti qui sait faire face à la réalité même si elle est difficile et un autre qui se cache la tête dans le sable», estime M.Clark.Le référendum Selon le premier ministre du Canada, il est «dommage» que le pays soit plongé dans des élec- lions générales pendant la campagne pré-référendaire.Cela amènera de la confusion et fera certainement du tort à la cause fédéraliste, croit-il.Il pourrait cependant y avoir un bon côté pour son parti, poursuit M.Clark, puisque cela lui donnera l\u2019occasion de démontrer qu\u2019il est «le seul parti qui propose le renouvellement du fédéralisme».La population se rendra aussi à l'évidence qu'on ne peut gouverner, en des temps difficiles comme ceux que nous vivons, sans obtenir une majorité parlementaire, espère-t-il.Il est tout à fait nornal que sous présentions des projets de loi qui ne plaisent pas aux partis d'opposition mais nous avons été élus pour ça, tranche,-t-il.Comme on lui souligne que son budget de mardi risque d\u2019être impopulaire.M.Clark affirme qu'advenanl la réélection de son parti il compte présenter le même document à peu de choses près.«Le budget sera une partie importante de la campagne», note ' M.Clark.Il est de fait, la somme des politiques du gouvernement.Le chef conservateur ne craint pas de perdre d\u2019appuis pour cette raison.Il constate que même s'il y a parfois des divergences entre lui et Bill Davis, le premier ministre de l\u2019Ontario, celui-ci l\u2019a assuré le matin même de son soutien actif.Vi La chute Pressé de dire si tout avait été fait pour que le gouvernement reste en place.M.Clark précise qu'il n'a vraiment cru à la possibilité d\u2019une défaite que jeudi matin le jour même du vote.«Je ne croyais pas que les libéraux feraient cette folie», dit-il.Aucun marché particulier n'a été négocié avec les crédilistes ou les autres formations explique M.Clark, on a battu le tambour pour que tous les députés soient en chambre, il en manquait trois.Flora MacDonald était en Europe à titre de ministre des Affaires extérieures, «elle n'a manqué le Concorde que d'une demi-heure».Alvin Hamilton était à l\u2019hôpital pendant que Lloyd Crouse était encore en Australie où il effectue un voyage officiel, conclut M.Clark, soucieux de démontrer qu\u2019il n'a pas provoqué cette élection.En ce début de campagne M.Clark se montre très confiant d'obtenir une majorité.Nous serons avantagés du fait que plusieurs de nos députés qui ont été ministres sont maintenant mieux connus, dit-il.quant à moi je suis prêt à faire campagne partout même à l'aide «d'un traîneau».M* 3P.V : ïîftf r-' -% A m m- mm photo UPl EBBED ^FGfifijbQfii/ 8Q âêÏÏQd Les Canadiens épargneront $400 miSMons m Les Américains ont «entendu» Clark tomber.WASHINGTON (PC) \u2014 La chute du gouvernement Clark jeudi soir, qui a fait la une des journaux américains dans tout le pays vendredi, a pris les Américains par surprise.Ils s\u2019en sont toutefois vite remis.Les porte-parole de la Maison-Blanche se sont refusés à tout commentaire, bien que l\u2019un d'entre eux ait précisé que l'administration Carter a été mise au courant presque immédiatement de la défaite du gouvernement Clark aux Communes.«Je l\u2019ai entendu tomber d\u2019ici», a-t-il ajouté.Douze sièges au Québec, estime LaSalle OTTAWA (PC) \u2014 Le ministre des Approvisionnements et Services, M.R oc h LaSalle, a déclaré hier que les progressistes-conservateurs remporteraient une douzaine de sièges au Québec aux élections du 18 février.«Nous aurons de bons candidats-surprise, vous pouvez y compter», a-t-il dit.Son parti détient actuellement trois des 75 sièges \u2014M.LaSalle celui de Joliette, le ministre des Sciences, M.Howard Graffety, celui de Brome-Missisquoi, et M.Richard Janelie, élu comme créditiste, celui de Lotbinière.M.La-Salle a fait sa déclaration avant une réunion du groupe des députés conservateurs pour élaborer leur stratégie électorale.Clark à Gaspé GASPE (PC) \u2014M.Paul Arsenal 11, candidat conservateur malheureux aux élections du 22 mai dans la circonscription de Gaspé, a annoncé que le premier ministre sortant, M.Joe Clark, ouvrirait sa campagne électorale à Gaspé, lundi soir prochain.L\u2019assemblée aura lieu à l\u2019auditorium du collège de la Gaspésie à Gaspé.Par ailleurs, M.Arsenault a annoncé dans une interview sur les ondes d'une station radiophonique locale qu\u2019il comptait à nouveau se porter candidat à l\u2019investiture conservatrice dans sa circonscription.Une promesse rhinocéros Le Parti rhinocéros, devant ces nouvelles élections générales, a tenu hier à remercier M.Joe Clark «pour la seule promesse électorale qu\u2019il a tenue».Cette promesse en était une du Parti rhinocéros, à savoir de tenir des élections générales à tous les six mois.Le Parti rhinocéros a donc invité M.Joe Clark à joindre ses rangs.Déjà, huit candidats rhinocéros se sont déclarés inaptes à engager le combat et plusieurs autres candidats se joindront à ces rhinocéros.La première promesse électorale du Parti rhinocéros est la suivante: «Notre campagne électorale sera encore plus drôle et plus grandiose que la dernière».L\u2019horaire des 66 jours OTTAWA (PC) \u2014 Voici les dates importantes des 66 jours à venir jusqu\u2019aux élections du 18 février, qui auront lieu sur la base du recensement des électeurs du printemps dernier.Le dimanche 20 janvier: à compter de ce jour, les partis peuvent faire de la réclame imprimée et radiodiffusée.Le lundi 21 janvier: mise en nomination des candidats de 25 circonscriptions éloignées, surtout du nord.Le lundi 28 janvier: mise en candidature dans les 257 circonscriptions.Du mercredi 30 janvier au vendredi 1er février: revision des listes électorales.Du lundi I février au vendredi 15 février: on peut voter d\u2019avance, sous certaines conditions, au bureau du président du scrutin de chaque circonscription.Du lundi I février au samedi 9 février: les membres des Forces armées et les fonctionnaires à l\u2019étranger votent par la poste.Du samedi 9 février aux lundi et mardi 11 et 12 février: ouverture des bureaux de scrutin, de midi à 8 heures, heu-locales, pour les personnes qüi ne pourront voter le jour des élections.Le samedi 16 février: la réclame des candidats et des partis dans les journaux et à la radio doit cesser à minuit.Le lundi 18 février: jour des élections, de 9h du matin à 8h du soir, heures locales.Pas au bout de ses peines Alors que la plupart des députés fédéraux s\u2019affairaient hier à organiser leurs activités dans le cadre de la nouvelle campagne électorale, le libéral Roger Simmonds attendait les déménageurs qui devaient lui apporter ses meubles de Terre-Neuve.Après avoir remporté l\u2019élection partielle dans Burin-St.Georges en novembre dernier, M.Simmonds a en effet vendu sa maison, en a acheté une autre à Ottawa, et y a fait venir sa femme, enceinte de huit mois.Maintenant, il va retourner à Terre-Neuve, seul, pour tenter de conserver la circonscription qu\u2019il a héritée de Don Jamieson.Lang ne reviendra pas WINNIPEG (CP) \u2014 M.Otto Lang, ancien ministre des Transports, sous le gouvernement libéral, a déclaré qu\u2019il ne se présenterait pas aux prochaines élections fédérales qui auront lieu le 18 février prochain.M.Lang, qui était également responsable de la Commission canadienne du blé, occupe aujourd\u2019hui un poste de directeur à la société Pioneer Grain Ltd.«J\u2019ai pris la décision de quitter la vie politique lorsqu\u2019on m\u2019a offert ce poste, il y a cinq mois, et je n\u2019ai nullement l\u2019intention de changer d'idée,» a-t-il déclaré.M.Lang avait été défait dans le comté de Saskatoon-Humboldt le 22 mai dernier.L\u2019ancien ministre serait prêt, toutefois, à aider les autres candidats au cours de la prochaine campagne.I ¦S: V ¦1 : à, K sm ».-t m.% ; s i\\ £ x àï par Mario FONTAINE de notre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA \u2014 Selon le chef du Nouveau parti démocratique, Ed Broadbent, les Canadiens épargneront près de $400 millions d\u2019ici l\u2019élection du 18 février, du seul fait qu'ils n\u2019auront pas à subir les taxes et coupures du budget conservateur durant ces deux mois.Démonrant que l\u2019attaque est encore la meilleure forme de défense, M.Broadbent a soutenu hier que l\u2019économie canadienne aurait elle-même périclité si les tories n\u2019avaient pas été renversés suruncmotion de blâme présentés?par son parti.Mais le leader néo-démocrate a refusé d\u2019analyser l\u2019impact que pourrait provoquer la chute inattendue du gouvernement Clark sur le NPD.«C\u2019est le pnyabvr ministre lui-même qui a pro'vodjéé sa propre défaite en adoptant une attitude de provocation», de dire M.Broadbent.A son avis, les conservateurs n\u2019ont pas suffisamment été attentifs aux désirs des Canadiens au cours des sept derniers mois.Elus avec à peine 36 p.cent des voix, ils n\u2019ont pas respecté leurs promesses de baisser les taux d\u2019intérêt et les impôts, tout en se jurant de détruire Pétro-Canada.Alerte malgré sa fatigue \u2014 il se promettait une semaine de vacances à Noël avant même le déclenchement des élections Broadbent a promis de renouveler plusieurs politiques de son parti dans la campagne qui débute, notamment dans les domaines de l'énergie, du coût de la vie, des pensions de retraite et de l\u2019indépendance économique du Canada.Il en dévoilera certains plans dès la semaine prochaine, alors qu'il visitera quatre ou cinq provinces de l\u2019Atlantique au Pacifique.Comme il y a sept mois, le NPD : k m .V v*' A > h m m.ÜÉ y m 4 \" W * I %\": : P 8 S 7# $ % ¦ m ! y': .Si ü f.i ! -% Les Clark optimistes (téléphoto PC) M.Charles Clark, père du chef du Parti conservateur fédéral, que l'on voit ici en compagnie de son épouse, Grace, devant leur demeure de High River, Alberta, est persuadé que son fils a fait ce qu'il fallait faire durant les sept mois qu'il a été premier ministre, et regrette qu'on ne lui ait pas laissé le temps de restaurer l'économie du pays.Quant aux chances des conservateurs de se faire réélire, elles demeurent bonnes selon lui dans l'Alberta, mais il est moins sûr de ce qui pourrait se produire dans l'est.Des projets importants risquent d\u2019être retardés de püusieurs mois par Claude FICHER Des nombreux dossiers subitement laissés en suspens par le renversement du gouvernement Clark, celui de Nordair retient particulièrement l\u2019attention des Québécois.Pourtant, ce n\u2019est pas, et de loin, le plus important sur le plan économique.La défaite conservatrice aux Communes bloque in extremis l\u2019octroi d\u2019un fabuleux contrat de $2.3 milliards pour la construction d'avions de chasse, compromet encore une fois la révision de la Loi des banques, remet en question le démantèlement de Petro-Canada, annule le supersommet économique du ministre Robert de Cotret et perturbe des dizaines d\u2019autres dossiers.Nordair Don Mazankowski, le ministre conservateur des Transports, devait rendre une décision d\u2019ici quelques jours dans l\u2019affaire du retour de Nordair au secteur privé.La compagnie aérienne, on s\u2019en souvient, a été achetée il y a un an par Air Canada.Ottawa obligeait toutefois la société de la Couronne à revendre Nordair dans les douze mois suivants.Parmi les acheteurs éventuels, deux groupes, en particulier, se sont livrés un duel riche en rebondissements: le groupe Gagnon-Lizotte-Makivik-TïW, piloté par le président des Caisses d\u2019entraide économique.Jacques Gagnon, et le groupe Québecair-Mouvement Desjardins-Provost-Great Lakes-Credit Unions, dirigé par Alfred Hamel, le président de Québec air.Ce dernier, qui a d\u2019ailleurs reçu l\u2019appui unanime de l\u2019Assemblée nationale du Québec quelques heures à peine avant le renversement du gouvernement fédéral, semblait en bonne voie de gagner le match.M.Hamel a déclaré, hier, que les événements survenus à Ottawa risquent d\u2019imposer de nouveaux délais de «quatre, cinq, ou peut-être six mois» à la vente de Nordair, le temps pour le Canada de se doter d\u2019un nouveau gouvernement qui devra prendre connaissance des dossiers.Le groupe Hamel pensait d\u2019abord rationaliser les services de Québecair et de Nordair, puis de les intégrer.L\u2019opération, selon les évaluations de M.Hamel, aurait permis d\u2019épargner $1 million la première année, «plus de $2 millions» la deuxième année, et «de $5 à $6 millions» la troisième année.Le report de la décision retarde d\u2019autant ces économies.L\u2019affaire des chasseurs L\u2019octroi d\u2019un contrat pour la construction de nouveaux avions de chasse n\u2019a pas été entouré, comme l\u2019affaire Nordair, d\u2019un débat spectaculaire au Québec.Si le sujet est moins connu, il est cependant beaucoup plus important.Le ministre d\u2019Etat au développement économique, Bernard Landry, pense que le report à plus tard de la décision fédérale dans ce dossier est la conséquence la plus «sérieuse», pour l\u2019économie québécoise, du renversement des conservateurs.L\u2019affaire des chasseurs a commencé il y a près de trois ans, alors que l\u2019administration libérale du temps décidait de doter les Forces canadiennes d\u2019avions de chasse plus modernes.Parmi les nombreuses compagnies intéressées à obtenir le plantureux contrat de $2.3 milliards, Ottawa n\u2019en retient que deux: General Dynamics et McDonnell Douglas.Ces deux géants se livrent à une surenchère effrénée pour lequel offrira le plus de sous-contrats à des entreprises canadiennes.Comme le Québec compte bon nombre d\u2019entreprises capables de fournir les services et produits désirés (à ce chapitre, il ne le cède qu\u2019à l\u2019Ontario), il est assuré d\u2019obtenir une part généreuse des retombées économiques du contrat.Or, après des mois (et au moins $13 millions engloutis en recherche), Ottawa était sur le point d\u2019annoncer sa décision.Il était même question que cela se fasse hier ou aujourd\u2019hui.Le ministre de la Défense, Allan McKinnon, a déclaré hier qu\u2019il n'en était évidemment plus question, les conservateurs ne voulant pas s\u2019engager dans des dépenses aussi considérables dans les circonstances actuelles.Ce qui gâte la sauce, c\u2019est que les soumissions des deux compagnies tomberont vraisemblablement à l\u2019eau, et que tout sera à refaire à «partir de zéro» (l\u2019expression est du ministre lui-même).selon le ministre Bernard Landry.Mentionnons : ° le projet de construction du complexe Guy-Favreau, dans le centre-ville montréalais («de toute façon, il est en chantier depuis 15ans,cen\u2019estpasdeuxmoisde plus ou de moins qui feront la différence», note ironiquement le ministre québécois de l\u2019Industrie, du Commerce et du Tourisme, Yves Duhaime); ° la construction d\u2019un super-port à Gros-Caeouna; dans ce dossier, l\u2019entreprise privée (les sociétés Misener et Havre Champlain) est prête à avancer, et toutes les décisions gouvernementales (fédérales y comprises) ont été prises; il ne restait plus que la belle cérémonie officielle de signature, qui devait avoir lieu précisément hier à la salle municipale de Gros-Caeouna, et qui a évidemment été annulée; \u2022\tle dossier de la raffinerie de sucre de Mont-Saint-Hilaire, où le gouvernement fédéral devait fournir une partie du financement, ne souffrira pas; d\u2019une part, parce que le gros du financement est assumé par Québec: d\u2019autre part, parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un projet étalé sur plusieurs années; \u2022\tdans le cas des mines de sel des Iles-de-la-Madeleine, Québec a déjà annoncé son intention d\u2019aller de l\u2019avant avec ou sans la participation financière d\u2019Ottawa, de sorte que le renversement du gouvernement fédéral ne change rien au dossier.Loi des banques Par ailleurs, la révision tant attendue de la Loi des banques sera reportée pour une quatrième fois consécutive à la suite de la défaite du gouvernement.Le projet de loi sur la question, qui devrait notamment ouvrir le marché canadien aux banques étrangères, a été déposé aux Communes, pour la première fois, 1977.A quatre reprises, il est mort au feuilleton de la Chambre, c\u2019est-à-dire que le Parlement a ajourné ses travaux avant d\u2019en disposer.en savoir Le ministre René-Robert de Cotret devra d\u2019autre part renoncer à un de ses projets favoris, le super-sommet économique prév_ pour la mi-janvier, et dont l\u2019ampleur devait, dans son esprit passer tout ce qui s\u2019était fait dans le genre jusqu\u2019à présent en Amérique du Nord.Inutile d\u2019ajouter que la conférence fédérale-provinciale des premiers ministres, prévue pour le début de la semaine prochaine, est également annulée.\u2022u , sur- monte la politique de «déna-nationalisation» du gouvernement (dont Petro-Canada constitue le cas le plus célèbre) est évidemment suspendue.De nombreux autres dossiers moins importants sont également retardés d\u2019au moins deux mois mais, en en ce qui concerne le Québec, leur impact sur l\u2019économie demeurera assez marginal A 13 économie CjlilESÜL MONTRÉAL, SAMEDI 1 5 DÉCEMBRE 1 979 % ET FINANCES 1979 a été une bonne année pour IVéconomie québécoise par Michel ROESLER Yves Duhaime et Bernard Landry, respectivement ministre de l\u2019industrie, du Commerce et du Tourisme et ministre d\u2019Etat au Développement économique, sont très satisfaits des performances de l\u2019économie québécoise en 1979.Au cours du traditionnel rendezvous de fin d\u2019année avec la presse, les deux ministres ont qualifié de «vigoureuse» la croissance de l\u2019économie québécoise et se sont félicités de la création de 80,000 emplois au cours des 11 derniers mois.Le plus fort volume depuis 1973.En revanche, ils estiment hasardeux de faire des prévisions pour l\u2019année qui arrive, estimant que celles faites l\u2019année dernière, à la même époque, et qui étaient pessimistes, ne se sont pas réalisées.Le ministre Duhaime considère même que la situation au Québec en 1980 pourrait être meilleure que celle prophétisée un peu partout.Baisse du chômage Les principaux faits saillants de cette «excellente année» sont outre la création de 80,000 emplois dont 33,000 dans le seul secteur de la fabrication, la baisse du taux désaisonnalisé de chômage de 10.9 en 1978 à 9.6 en 1979, la hausse du PIB (produit intérieur brut) de 12.2 pour cent qui atteint $63 mil- deux fois et demi plus rapidement qu\u2019en 1978.Les effets conjugués de la croissance de la consommation, les mesures incitatives à l\u2019amélioration des équipements, l'augmentation des exportations internationales, favorisées par la faiblesse du dollar, ont accru la production manufacturière au rythme de if.T pour cent durant les huit premiers mois de l\u2019année.Le secteur primaire a aussi connu de bonnes performances.Revenus des agriculteurs 1976, 8.8 pour cent en 1977, 13.1 pour cent en 1978 et 10.9 pour cent en 1979.a i-.V es De son côté, M.Landry considère que le rythme de croissance des immobilisations totales, passant de 2.7 pour cent en 1978 à 8.7 pour cent en 1979, sont surtout le fait du secteur privé.Investissements : % liards, la hausse des exportations internationales du Québec de 35 pour cent, et l\u2019augmentation de 15.3 pour cent des immobilisations des entreprises manufacturière au Québec.Selon M.Duhaime, les raisons de cette performance sont attribuables à une foule de facteurs comme les réductions d\u2019impôt qui ont intéressé plus de 90 pour cent des contribuables québécois au cours des deux derniers budgets, l\u2019abolition permanente de la taxe de vente pour les secteurs des textiles, des vêtements, des chaussures et de la bonneterie.On peut y ajouter les pressions provinciales sur Ottawa pour rétablir certains quotas à l\u2019importation.Dépenses de consommation Pour le ministre québécois de l\u2019Industrie, du Commerce et du Tourisme, cet allégement fiscal s\u2019est aussitôt repercuté sur les dépenses des ménages dont le rythme s\u2019accroît de 3.2 pour cent en terme réels, comparativement à 1.2 pour cent en 1978.Cela signifie, aux dires du ministre, que les dépenses de consommation au Québec, progressent au moins ii.M i m Les investissements des entreprises du secteur privé ont connu la plus forte croissance, avec une augmentation de 17.3 pour cent.Les entreprises du secteur public en revanche ont marqué le pas cette année avec une hausse de 4.4 pour cent.Les institutions et ministères, de leur côté ont enregistré une progression de 8.6 pour cent dans l\u2019ensemble dont 9.6 pour cent au seul chapitre de la construction.?3 m : Le Québec n\u2019a pas fait exception au reste du Canada ou les revenus des agriculteurs ont sensiblement augmenté (au Québec de 10 pour cent).Dans le secteur des pêcheries, le volume des captures a connu une augmentation du volume des captures de 15.4 pour cent pour les sept premiers mois de l\u2019année et de 41 pour cent en valeur.% A# \u2022*\" 4à 8% F «Cette année, a lancé le ministre d\u2019état au Développement économique, le dynamisme de l\u2019industrie manufacturière au Québec a encore une fois fait mentir les «prévisionnistes» les plus chevronnés.Alors qu\u2019on craignait une stagnation, ces immobilisations ont augmenté de 15.3 pour cent.C\u2019est ainsi que dans ce secteur moteur de l\u2019économie, depuis deux ans, le Québec réalise la meilleure performance au Canada, à l'exception de l\u2019Alberta.» * Si Même résultats positifs dans le tertiaire.Les seuls points faibles sont le secteur des finances, assurances et immeubles.Du côté des dépenses publiques, en biens et en services, le rythme annuel de progression a été ralenti.Selon les chiffres cités par le ministre Duhaime, ces coups de frein ont été de 22.3 pour cent en m, Le point faibles la construction ;\u2022 par Michel GIRARD C\u2019est le secteur de la construction qui a connu en 1979 la plus grande léthargie de l\u2019industrie québécoise en enregistrant une perte de 13,000 emplois, soit une importante baisse de 10 pour cent par rapport à 1978.Selon le ministre d\u2019Elat au Développement économique.Bernard Landry, cette léthargie s\u2019est limitée essentiellement à la région montréalaise, les autres régions faisant au contraire les frais d\u2019une bonne année.Plusieurs facteurs expliquent ce ralentissement dans le domaine de la construction: la montée en flèche des taux d\u2019intérêts sur les prêts hypothécaires, diminution marquante de la population en âge de se procurer des logements, le démarrage des gros projets d\u2019investissements publics, parapublics et privés qui se fait attendre et un retour vers une industrie réaliste de la construction qui devrait maintenir environ 120,000 emplois par année (même nombre qu\u2019en 79).La région de Montréal a subi également les effets des difficultés qu'on a enregistrées en 1979 dans un autre secteur mou de l\u2019économie québécoise, celui de l'immeuble, des assurances et de la finance.Effets qui ont résulté en la perte de la majorité des 9,000 emplois disparus au cours de l\u2019année dans ce domai- restauralion dans le domaine de l\u2019habitation, le gouvernement du Québec entend, dès 1980, investir (annuellement) $100 millions pour rénover environ 15,000 logements par année.Le ministre Landry estime en outre que le nouveau programme d\u2019épuration des eaux, dont les travaux se chiffreront à $1,3 milliard au cours des 18 prochains mois, aura un impact substantiel sur la création d\u2019emplois dans le secteur de la construction, à compter de 80.Secteurs industriel et commercial «Pour les bâtiments industriels, le niveau d\u2019immobilisations s\u2019avère satisfaisant.Dans le secteur des commerces et des bureaux, de nombreux projets annoncés depuis quelques mois en plus de certains édifices importants, dont la mise en chantier sera annoncée sous peu, rétabliront un niveau d\u2019activités intéressant, puisque Montréal souffre actuellement d\u2019une pénurie importante de superficies dans les édifices à bureaux dits de première classe, «d'ajouter le ministre.Le projet Bell-Banque Nationale, le Centre des congrès, le siège social de Fiducie Nord-Amérique, le siège social du groupe Frenor.tels sont les projets devant voir le jour bientôt, d\u2019après le ministre.Somme toute, le ministre est d\u2019avis que le secteur de la construction connaîtra une meilleure année en 1980.Immeuble, finance, assurances Pour ce qui est de l'immeuble, la finance et les assurances, il n'a pu faire de prévisions, se contentant de rappeler que le gouvernement a mis sur pied de concert avec les autorités de la Communauté urbaine de Montréal un Commissariat aux sièges sociaux dont l\u2019un des mandats est de développer les activités tertiaires supérieures sur le territoire de Pile de Montréal.Il est impossible présentement de connaître les retombées de l\u2019action entreprise par ce commissariat depuis sa création récente.1 > r ¦V g * m g m a .ma J ' y-y B s Photo P M Tolbol.LA PRESSE Bernard Landry: «Le dynamisme de l\u2019industrie manufacturière québécoise a fait mentir les «prévisionnistes les plus chevronnés».Le GAIT: plusieurs aspects négatifs pour le Québec «À cause des réductions tarifaires canadiennes, plusieurs secteurs industriels québécois connaîtront un contexte commercial plus difficile», poursuit le document.«L\u2019Accord sur l\u2019évaluation des douanes risque d\u2019entraîner une baisse du niveau de protection pour certains secteurs, surtout ceux qui sont actuellement les plus protégés.» Par contre, les accords du GATT pourraient se révéler profitables pour certaines industries québécoises, note le document.On y cite les usines spécialisées dans les moteurs et pièces d'avion, les produits finis de l\u2019amiante, les lingots d\u2019aluminium, certains produits alimentaires et le whisky.A ce titre, on fait savoir que les frais de douane sur le whisky exporté aux Etats-Unis baisseront de 62 à 25 cents le gallon.Les accords économiques signés à Tokyo en avril dernier par le Canada sont désavantageux à bien des points de vue pour le Québec, selon un rapport produit par le ministère québécois de l\u2019Industrie et du Commerce.Le rapport rendu public hier, analyse les conséquences des accords internationaux signés par Ottawa le printemps dernier dans le cadre du GATT, le General Agreement on Tariffs and Trade.«Les produits qui risquent d\u2019être les plus affectés sont les papiers fins, les cartons et articles de papeterie, certains articles en bois elles contre-plaqués, les fils et câbles et certaines machines électriques industrielles», affirment les rédacteurs du rapport.Il s\u2019agit de produits dont la fabrication est très développée au Québec.ne.D\u2019un autre côté, il faut rappeler, d\u2019après le ministre Landry, le fait que la région montréalaise a certainement obtenu sa grande part des 80.000 nouveaux emplois créés en 1979 dans le secteur manufacturier et le secteur tertiaire.Ce qui devrait largement contrebalancer le nombre d\u2019emplois perdus.Relance Afin de stabiliser le secteur de la construction, le gouvernement annoncera sous peu des projets majeurs d\u2019investissement public concernant le transport en commun et l\u2019habitation.Des projets qui devraient atteindre la mirobolante somme de $1,5 milliard.A titre d\u2019exemple, signalons qu\u2019au seul chapitre de la m - :> .#* ü m i 35 #0# y ;> m « Yves Duhaime: «La situation en 1980 pourrait également être meilleure que prévue».' i de l'inflation en novembre M t.¦'¦¦rÆ v., : Z ¦ 4', ,T\ty-;\u2019 L'Indice des prix à la consommation a gravi un nouvel -édhelon équivalant à un pour cent en no-\u2019¦vembre, ce qui constitue la plus augmentation depuis le rqqls ydemal.«Sajfens ses données périodiques, Statistique Canada a Indiqué, hier, que «\u2019augmentation des prix des itSBsports a été la principale causé \"de cette accélération de l\u2019Infla- leS douze derniers mois.Cet indice était à 9.3, en octobre, et déjà il s\u2019agissait d\u2019un record pour une période de douze mois.En plus des haussés des coûts des transports, les coûts plus élevés des habitations ont contribué atix deux tiers de la dernière ascension mensuelle de l\u2019indice général des prix.dent, et de 180.8 en novembre\t1971.Un an plus tôt, le dollar de 1978.\t1971 permettait l\u2019acquisition d\u2019u-Cecl signifie encore que l\u2019en- ne valeur de 55 cents.semble obtenu au coût de $100 Le prix des voitures, à lui seul pour l\u2019alimentation, le logement, le\tgrimpe de 4.7 pour cent; ce chiffre vêtement et les services en 1971,\test obtenu en calculant la valeur exigeait maintenant, en novembre\td\u2019une voiture modèle 1980, en 1979,\tun déboursement de\tnovembre, par rapport à celle d\u2019un $197.80.\tmodèle 1979, le mois précédent, Encore d\u2019un autre point de vue,\ten tenant compte des change- toutescesdonnéesrevênaientàdire\tments dans la qualité du produit, qu'en novémbre dernier on pou-\tCette progression, ainfei que les vait acheter pour 51 cents dé\tcoûts pius élevés d\u2019entretien des biens et de services avec un $1 de\tvoitures, expliquent en grande Ce sont les aliments qui, le mois dernier, sont le moins à blâmer.L\u2019indice des prix alimentaires se contante en effet d\u2019une faible avance de 0.2 pour cent.Cela n\u2019empêche pas l\u2019indice des prix alimentaires de se situer à 12.2 pour cent plus haut que l\u2019an dernier à pareille date.Mais ce ralentissement relatif des prix alimentaires sera vraisemblablement de courte durée, les consommateurs devant se remettre à acheter de plus en plus de produite Importés.partie la poussée de 1.2 pour cent de l\u2019Indice sur l\u2019ensemble des biens et services, secteur alimentaire exclus.Une augmentation des tarifs aériens a également contribué à pousser l\u2019indice des transports vers le haut.*¦ Dans le secteur du logement, l\u2019Indice des prix enregistre une hausse de 0.7 pour cent, résultant des hausses de loyers, de l\u2019huile à chauffage et des appareils ménagers.y.__\tVu ecus un autre angle, cet indl- - L'indice du taux de l'Inflation est\tce atteignait 197.8 en novembre, donc passé à 9.4 pour cent pour\tau regard de 195.9 le mois précé- V* économie et finances A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1 5 DÉCEMBRE 1 979 Air Canada veuf étendre son solde aux Etats-Unis Le Koweit fait confiance au dollar BANQUE NATIONALE DU CANADA AVIS DE L\u2019ASSEMBLÉE GÉNÉRALE Arabes», et note, à2îè: propos, que «le revéîiU national de l\u2019ensembfjte; des pays arabes ne représentait que 9 pour cent du produit natîgf?' nal brut américain».;^ Le ministre kowei: tien a souligné que Lès Etats-Unis ont investi $380 milliards à l\u2019étranger alors que la totaluè des investissemëffïS étrangers chez eux^fig dépasse pas $311 rnjt® bards.«Les Américains sont donc vulnérables et;\"tig peuvent répéter, sans courir le risque de mesures de rétorsion# très graves, la lamentable procédure décidée contre les avoirs iraniens», a ajouté le ministre koweïtien.KOWEÏT (AFP) \u2014 A quatre jours de l\u2019ouverture de la conférence des pays producteurs de pétrole à Caracas, le ministre koweïtien des Finances, M.Abdel Rahman al Attiki, a déclaré hier que le dollar restait, «à l\u2019heure actuelle, la meilleure monnaie de base».Prenant la parole au cours d\u2019une conférence donnée, à Koweït, devant les représentants des milieux économiques du pays, M.Attiki a, d\u2019autre part, qualifié le gel des avoirs iraniens aux'Etats-Unis de mesure inique.Il s\u2019est également élevé contre les attaques visant aux Etats-Unis les «richissimes ANNUELLE DES ACTIONNAIRES nementales pour exprimer leur insatisfaction envers la tenue du solde.Dans l\u2019intervalle, le public pourra réserver, mais sous toutes conditions.Guy Chiasson, vice-président d\u2019Air Canada à la planification et au marketing passagers, a fait état des plus récents pourparlers entre les gouvernements du Canada et des Etats-Unis: «Malheureusement, la dernière fois où nous avions voulu lancer un solde de places transfrontière, nous avions été déboutés de notre demande.Mais depuis ce temps, les représentants des deux pays se sont rencontrés pour tenter d\u2019aplanir le différend qui existait.On n\u2019en est pas encore à une entente formelle, mais il y a certainement amé- La société Air Canada a demandé l\u2019autorisation d\u2019agrandir le territoire-cible de son solde d'hiver afin de pouvoir y inclure ses liaisons long-courrier avec les Etats-Unis.Si les gouvernements canadien et américain y consentent, ce solde permettra des rabais de \u202217 à 69 pour cent des tarifs réguliers en classe économie, sur des parcours de 1,000 milles ou davantage, à l\u2019exception des liaisons entre le Canada et la Floride.Toutefois, à l\u2019encontre des soldes de places en cours sur ces vols intérieurs et transatlantiques.le transporteur aérien n\u2019émettra pas de billets pour des voyages transfrontière avant le 29 décembre, date limite qu\u2019ont les agences de réglementation gouver- lioration et les esprits sont mieux disposés.Nous avons bonne confiance que ce solde sera permis».M.Chiasson a ajouté que, s\u2019il y a avis d\u2019insatisfaction, celui-ci devrait parvenir à Air Canada le 29 décembre au plus tard Dans une telle éventualité, le solde de places sera annulé.Si aucun avis d\u2019insatisfaction n\u2019est reçu, les personnes ayant fait des réservations conditionnelles auront jusqu\u2019au 5 janvier 1980 pour se procurer leurs billets.Quoi qu\u2019il advienne, dans un cas comme dans l\u2019autre, le transporteur entrera en communication avec chacune d\u2019entre elles.Les voyages à tarifs réduits devront être effectués durant la même période que ceux des soldes intérieur et transatlantique d\u2019Air Canada.Ils devront être entrepris entre le 14 janvier et le 29 février 1980, et devront être complétés le 14 mars au plus tard.Durant cette période, un total de 130,000 places à l\u2019aller simple seront offertes selon une formule de tarification semblable à celle du solde intérieur, c\u2019est-à-dire en fonction de la distance parcourue.Les conditions de voyage sont semblables à celles du solde intérieur: \u2014les billets devront être achetés sept jours au plus tard après que les réservations conditionnelles auront été faites (sauf pour celles faites avant le 30 décembre: en de tels cas, les billets devront être achetés entre le 30 décembre et le 5 janvier(; \u2014réservations 30 jours à l\u2019avance; \u2014séjour de sept jours au minimum, de 30 jours au maximum: \u2014frais d\u2019annulation: $20.«L\u2019objectif de cette vente est le même que pour les autres soldes», a souligné M.Chiasson.«Nous savons par experience et aussi par les projections de nos ordinateurs que cette période calme de l\u2019année se traduit par un grand nombre de places inoccupées.Nous faisons preuve tout simplement d\u2019une bonne pratique commerciale en les vendant à fort rabais, créant ainsi une aubaine pour la clientèle».Il se peut évidemment que le solde de places n\u2019entre pas en vigueur.M.Chiasson a déclaré qu\u2019Air Canada, consciente de cette possibilité, prenait toutes les mesures nécessaires afin que ses passagers en puissance ne soient pas incommodés.Avis est donne, par les présentes, que I Assemblée generale annuelle des actionnaires de la Banque Nationale du Canada se tiendra a I hôtel Reine-Êlizabeth.900 ouest, boulevard Dorchester.Montréal.Canada, le 17 janvier 1980, à 9h30.pour: la) recevoir le rapport des administrateurs et les états financiers pour I exercice terminé le 31 octobre 1979.tant de La Banque Provinciale du Canada que de la Banque Canadienne Nationale, lesquelles banques ont maintenant fusionne en une seule banque sous le nom de Banque Nationale du Canada: b elire les administrateurs; ci nommer les vérificateurs et fixer leur rémunération.cl) nommer les fondes de pouvoir qui exerceront les droits de vote détenus par la Banque auprès de ses filiales.e' etud.er et approuver, s il y a lieu, la modification de I article 8 des reglements des actionnaires: fi examiner toute autre question du ressort de I Assemblée Par ordre du conseil d administration Le vice-president et secretaire YVON MARCOUX Montreal, le 3 décembre 1979 Certificat de placement garanti AUCUNS FRAIS MINIMUM $500 ôiêo h ABRI FISCAL DERNIÈRE CHANCE pQ, n,e> i- FIDUCIE CRÉDIT FONCIER PLACEMENTS À TERME REEL Magnifique 16 logements 12 11% %* REGIME D'EPARGNE-LOGEMENT Classe 32 avec subside % 12 Directement du propriétaire terme de 2 ans annuellement termes de 3-4-5 ans annuellement 5 ans intérêt annuel pour option épargné Épargne-logement (souscrire avant le 31 décembre 1979) Téi.= rés.671-7939 bur.670-5400 ce* v AUCUNS FRAIS Montreal 612.rue St-Jacques 1514) 282 1880 Queoec (4 18) 681-0277 \u2022 Ottawa (613) 238-6084 Option placement garanti 12° 5 pour 5 ans D'autres options sont offertes à taux d\u2019intérêt élevé.Renseignez-vous auprès des Fiduciaires ou à l'une des 117 succursales de la Banque d'Epargne a U Y AlOUl CUVS VÜlh'l Vit tiSTITUTIPW liSCRITE: REGIE Bl VBSSURÂRCE DEPOTS OU QUtlEC .MEMBRE: SOCIETE B BSSURBRCE DEPOTS OU CARBU 2M Z I LE TRUST DE LA BANQUE O EPARGNE MONTRÉAL: 1253, av.McGill College 6633 est, rue Sherbrooke ROSEMÈRE: 401, boul.Labelle 'Taux sujets à changement Les certificats émis n'en sont jamais affectés 878-3351 253-1720 621-0710 Autemps des fêtes, faites-vousenpas, Steinberg est là! I Le Canada fait grimper les actions des distilleries anglaises Los cours des actions des distilleries indépendantes sont à la hausse en Grande-Bretagne.Ce mouvement est attribué, en partie du moins, aux Canadiens.À la suite de l'offre de $208 millions faite par Hiram Walker pour reprendre Highland Distilleries, l'industrie britannique des boissons fortes s\u2019attend à d\u2019autres mainmises.Seagrams, qui est déjà le deuxième plus important fabricant de whisky, a payé $120 millions l\u2019an dernier pour acquérir Glenlivet, une des grandes marques.La même société est prête à payer $44 millions pour s\u2019emparer de Sandeman, la célèbre maison de vin de Xeres.Les négociations sont en cours.La cible la plus coûteuse dans l\u2019industrie est probablement Macallan\u2019s, un whisky tiré du malt.Il y a deux ans, l'action Macallan cotait $5.50.Aujourd\u2019hui, elle vaut $15.50.Tomatin et MacDonald Martin sont deux autres maisons que lorgnent les spéculateurs en Bourse.I j Trust Commerce Capital I Évitez les désagréments et les contretemps qu occasionne la préparation de sandwichs au temps des Fêtes.Commandez-les simplement chez Steinberg.Indiquez vos préférences et les quantités requises, et vous n\u2019aurez qu\u2019à les prendre le jour voulu.Ils seront fraîchement emballés, dans des plateaux de présentation soignée.Vos invités apprécieront ces délicieux sandwichs et vous vous féliciterez d\u2019avoir laissé Steinberg vous gâter un peu.1450 ouest, rue Sle-Calherine Montréal.861-3664 Certificats de placement garantie de 1 an, intérêt payé annuellement 4 X , \\ h % y Taux sujet à changements V A ; Membre-Société d'Assuronte Dépôts du Conodo/Regie de l'Assurance Dépôts du Québec.' ! J U ST-BRUNO DE MONTARVILLE RUE MONTPELLIER ;¦ »\tO' t tu DO \u2022 :\u2022
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