Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (12)

Références

La presse, 2011-04-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Les formats d\u2019émissions qui nous viennent d\u2019ailleurs, comme Le banquier, Les enfants de la télé et Un souper presque parfait, sont séduisants, captivants et de plus en plus populaires auprès des diffuseurs québécois comme du public.Achetés dans des grandes foires comme le MIPTV qui vient de se termineràCannes, ces formats ont un prix.Leur invasion va-t-elle transformer la télé québécoise en usine à fabriquer des émissions imaginées par les autres?Nous avons posé la question aux artisans de la télé d\u2019ici.UN REPORTAGE DE NATHALIE PETROWSKI À LIRE EN PAGES 10 ET 11.ARTS ET SPECTACLES K.D.LANG LE RETOUR D\u2019ELVIS.PAGE 4 PÉNÉLOPE McQUADE DANS LA MAISON DE PAPA PAGE 3 www.cyberpresse.ca/arts VIDÉO Pénélope McQuade parle de sa nouvelle émission sur cyberpresse.ca/penelope MUSIQUE Découvrez toutes nos critiques de CD sur cyberpresse.ca/disques POTINS Consultez les dernières nouvelles des célébrités sur cyberpresse.ca/potins ILLUSTRATION FRANCE DUPONT, LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 9 AVRIL 2011 Papillons 17 février en liberté au 25 avril Rapprochons-nous de la vie intime des papillons espacepourlavie.ca Produit et animé par l\u2019Insectarium dans la grande serre du Jardin botanique ARTS ET SPECTACLES 18 5 7 8 12 14 19 NOIR DÉLIRE Dans l\u2019affaire Cantat, Nathalie Petrowski reprocheàWajdi Mouawad de ne pas avoir eu la décence de revendiquer son geste.Wajdi Mouawad PHOTO FOCUS1 LA DEUXIÈME CHANCE Pour Hugo Dumas, «une saison de télé, c\u2019est bien, mais deux, c\u2019est mieux».LITTLE SCREAM The Golden Record, premier album de Little Scream, révèle à la planète rock un autre grand talent montréalais.VIDÉO DE LA SEMAINE Le clip Till TheWorld Ends, deuxième extrait du nouveau CDde Britney Spears, a comme toile de fond la fin du monde.Britney Spears PHOTO AP FTA Alexandre Vigneault et Aline Apostolska ont scruté le menu du prochain Festival TransAmériques et attirent notre attention sur 10 spectacles.RUBBERBANDANCE GROUP La compagnie de danse Rubberbandance Group est de retour avec Gravity of Center, une création à mi-chemin entre férocité et élégance.PHOTO JOCELYN MICHEL, COLLABORATION SPÉCIALE ERICEMMANUEL SCHMITT L\u2019écrivain, dramaturge, scénariste, philosophe et, pour un peu, pianiste de concert, est une tête d\u2019affiche du Salon international du livre de Québec.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE PHOTO MICHAEL KAMBER.FTA Tous les samedis dans CE QU\u2019ON A VU, CE QU'ON EN PENSE.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 A V R I L 2 0 1 1 EL FINAL DE ESTE ESTADO DE COSAS, REDUX Israel Galván / Séville TRUST Falk Richter + Anouk van Dijk / Schaubühne, Berlin TEMPEST: WITHOUT A BODY Lemi Ponifasio / Auckland GARDENIA Alain Platel + Frank Van Laecke les ballets C de la B, Gand PLUS DE 30 SPECTACLES.MOI QUI ME PARLE À MOI-MÊME DANS LE FUTUR Marie Brassard / Montréal POROROCA Lia Rodrigues / Rio de Janeiro NEUTRAL HERO Richard Maxwell / New York MILLE ANONYMES Daniel Danis / Québec WHAT\u2019S NEXT Brigitte Poupart + Dave St-Pierre / Montréal THE YOU SHOW Crystal Pite / Vancouver + Francfort LA CRÉATION CONTEMPORAINE DANS TOUS SES ÉCLATS BILLETS À L\u2019UNITÉ EN VENTE DÈS AUJOURD\u2019HUI FORFAITS 15 à 40 % de réduction INFO-FESTIVAL 514-844-3822 1-866-984-3822 FTA.QC.CA Un incontournable du flamenco Spectacle d\u2019ouverture Un spectacle coup-de-poing d\u2019une sombre beauté Un bouleversant moment d\u2019humanité Pierrette Robitaille concepteurs Guillaume Lord Meredith Caron Martin Labrecque Yves Labelle Michel Smith Normand Blais Shirley Valentine de Willy Russell mise en scène de Jacques Girard traduction de Michel Dumont 6 avril au 14 mai ARTS ET SPECTACLESTÉLÉVISION PÉNÉLOPE McQUADE DANS LA MAISON DE PAPA PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Pénélope McQuade : «Longtemps, j\u2019ai été traumatisée à l\u2019idée qu\u2019on m\u2019engage à cause de mon père, et j\u2019ai travaillé d\u2019arrache-pied pour me faire un prénom.» NATHALIE PETROWSKI En avril dernier, il y a exactement un an, la décision de Pénélope McQuade était prise.Elle ne retournerait pas animer une autre saison de Salut, bonjour ! à TVA.Elle n\u2019avait pas de plan de match pour l\u2019avenir.Elle n\u2019avait que cet urgent besoin de tirer un trait sur une émission qui la forçait à se lever aux aurores toutes les fins de semaine et à refouler sa nature profonde d\u2019oiseau de nuit.L\u2019hiver qui s\u2019éternisait n\u2019a pas aidé les choses.Pas plus que l\u2019autoroute 20 sur laquelle elle a failli laisser sa peau et que, beau temps, mauvais temps, elle avait dû reprendre tous les vendredis soir depuis octobre.La première fois qu\u2019elle s\u2019est retrouvée sur la 20 après son accident, c\u2019est son père qui conduisait.La deuxième fois, son amoureux.Mais, dès la troisième fin de semaine, Pénélope était à nouveau seule au volant.Les traces de son carambolage près de la sortie Laurier Station étaient encore visibles.Elle a pris une grande respiration et a gardé les yeux grands ouverts en passant devant.Puis, au fil des semaines, l\u2019intensité de l\u2019émotion s\u2019est émoussée.À la fin, il lui arrivait de passer devant le lieu de l\u2019accident sans même s\u2019en rendre compte.N\u2019empêche, Pénélope McQuade était mûre pour un changement.À la fin de la saison régulière de Salut, bonjour week-end !, elle a dit au-revoir à son équipe puis, pour marquer cette rupture symbolique dans sa vie, elle est partie avec son sac à dos et son masque de plongée en Australie, à Singapour et aux îles Fidji.Elle est partie seule.Complètement seule ?Je lui demande sans trop y croire.«Complètement», répond-elle.Fragile et forte Nous sommes toujours en avril, mais un an plus tard.Pénélope vient me retrouver dans un resto à l\u2019ombre de la tour de Radio-Canada où, petite fille, elle a joué à la cachette sous les bureaux et dans les studios pendant que son père était au micro.Elle s\u2019assoit sur la banquette du resto : corps menu d\u2019ado, tenue de rockeuse chic et toujours cette même vulnérabilité au fond de son regard de biche.Il y a quelque chose à la fois de fragile et de fort chez elle.À ce sujet, elle raconte que lorsque Louise Lantagne, patronne de la télé à Radio-Canada, l\u2019a invitée à manger l\u2019automne dernier, elle était convaincue que c\u2019était pour lui offrir un poste de chroniqueuse culturelle, vu sa longue expérience dans le domaine.« Je ne me suis jamais vue dans un rôle de leader, affirme-t-elle.Un talk-show pour une animatrice avec mon parcours, c\u2019est immense ! À un point tel qu\u2019en sortant de cette rencontre, je me suis tournée vers mon agent en lui demandant: \"Est-ce que je rêve où je viens de me faire offrir un talk-show?» Mon agent m\u2019a répondu: \"Non seulement on te l\u2019a offert, mais t\u2019as accepté !\"» L\u2019animatrice de 40 ans, raconte qu\u2019elle a vécu un mois de janvier de pure panique, à se dire qu\u2019elle avait peut-être visé trop haut, que le défi était trop énorme et qu\u2019elle était au fond plus pépère qu\u2019elle n\u2019osait se l\u2019avouer.Elle a envoyé des courriels à Guy A.Lepage et à Véronique Cloutier, leur demandant si eux aussi avaient ressenti un stress aussi fort que le sien avant d\u2019entreprendre leurs émissions respectives.Les deux ont répondu : le stress, connais pas.«Sur le coup, leur réponse m\u2019a jetée à terre.Je l\u2019ai interprétée comme la preuve que je n\u2019étais pas faite pour jouer dans les ligues majeures.Je me suis dit qu\u2019il y avait eu erreur sur la personne.Je me suis tapé encore quelques crises d\u2019anxiété, puis un jour, j\u2019en ai eu assez.J\u2019ai décidé de lâcher prise et de profiter de ce qui m\u2019arrivait ; sinon, ça ne serait pas le fun pour personne.Je m\u2019en porte pas mal mieux depuis.» Se faire un prénom Ce n\u2019est pourtant pas la première fois que Pénélope McQuade est aux commandes d\u2019une émission.Au cours des 10 dernières années, elle a été à la barre de Star System, de Salut, bonjour ! et de Juste pour rire en direct.Mais c\u2019est la première fois qu\u2019on lui offre une émission dans «la maison» de son père.«Longtemps, j\u2019ai été traumatisée à l\u2019idée qu\u2019on m\u2019engage à cause de mon père, et j\u2019ai travaillé d\u2019arrache-pied pour me faire un prénom.Reste que mon père est un grand ami.C\u2019est aussi un des premiers que j\u2019ai appelés pour lui annoncer la nouvelle.Il était tellement ému qu\u2019il s\u2019est mis à pleurer.Quant à ma mère, elle a hurlé de joie.» La mère de Pénélope, c\u2019est France Rivard, qu\u2019elle décrit comme une femme intelligente, structurée et dotée d\u2019une grande curiosité intellectuelle.Bien qu\u2019elle soit la fille unique du couple Rivard- McQuade, l \u2019animatr ice a grandi avec deux demi-frères d\u2019une union précédente de son père.La famille a vécu deux ans à Toronto avant de s\u2019établir à Mont Saint-Hilaire, où Pénélope avoue avoir fait les 400 coups et plusieurs fugues.Après des études au collège Brébeuf où certains se souviennent encore de ses bottes rouges et de sa moto, Pénélope s\u2019inscrit en journalisme écrit à l\u2019UQAM, où un de ses profs est un certain Pierre Bourgault.Elle a la ferme intention de devenir journaliste et de se monter un dossier béton pour que La Presse ou Le Devoir l\u2019embauche.En lieu et place, elle se retrouve chroniqueuse à l\u2019émission Service compris à Télé-Québec.Ce qui ne devait être qu\u2019une aventure d\u2019un soir se prolonge indûment.«J\u2019ai été emportée dans une sorte de tourbillon après ça.Pendant 17 ans, il n\u2019y a pas eu de pause, et cela, en dépit du fait que je n\u2019avais pas de plan de carrière et zéro ambition.Je prenais les choses qui se présentaient à moi sans rien calculer.Les huit années où j\u2019ai été chroniqueuse culturelle, je ne l\u2019ai pas été en attendant.Je n\u2019attendais rien.J\u2019étais complètement absorbée par le moment et par mon travail.» En toute simplicité En choisissant la chanson de Diane Dufresne comme thème de sa promo, Pénélope McQuade savait exactement ce qu\u2019elle faisait.«On annonce une énergie plus rock\u2019n\u2019roll, dit-elle.Moi, je n\u2019aime pas trop les dentelles, les chichis et les flaflas.En même temps, je n\u2019ai aucune pudeur à la télé.J\u2019ai des fous rires, je n\u2019ai pas peur d\u2019avoir l\u2019air ridicule.Je n\u2019ai pas besoin de pouvoir.J\u2019ai besoin de liberté.Et je sais qu\u2019avant toute chose, mon job, c\u2019est de créer un climat de plaisir et de décontraction et de le faire en toute simplicité.Je vais sans doute faire des erreurs, mais ce qui me sauve, c\u2019est ma capacité de m\u2019intéresser à tout, y compris aux chaudrons, et de pouvoir parler aux madames sans en être une.» Plutôt lucide quant à la difficulté de vieillir à la télé pour une femme, elle affirme qu\u2019il ne lui reste pas «mille ans devant le kodak».«Je me dis qu\u2019il me reste peut-être cinq ou six ans devant la caméra ; après, qui sait, je vais peutêtre tout vendre et m\u2019ouvrir une école de plongée dans les Maldives.» En principe, à la rentrée, Pénélope quittera le petit écran jusqu\u2019au printemps 2012.En réalité, l\u2019automne dernier, elle a planché sur une quinzaine de projets avec plusieurs boîtes de production.Bref, c\u2019est clair qu\u2019il y aura une suite plus rapide que prévu et que le public québécois n\u2019a pas fini de découvrir ce qui anime Pénélope McQuade.En 17 ans, on a vu Pénélope McQuade à TVA, TV5, Télé-Québec, TQS, Canal Vie, mais pas à Radio- Canada.Jamais.Son père, Winston McQuade, y ayant fait carrière, Pénélope a préféré fourbir ses armes ailleurs.Mais lundi, cette diplômée en journalisme rentre par la grande porte de la télé publique.Des premiers frissons du printemps jusqu\u2019aux feux de la rentrée, elle animera, quatre soirs par semaine, un talk-show qui porte son nom.Et un peu, aussi, celui de son père.«Je me suis tournée vers mon agent en lui demandant : \"Est-ce que je rêve où je viens de me faire offrir un talkshow?\" Mon agent m\u2019a répondu: \"Non seulement on te l\u2019a offert, mais t\u2019as accepté !\"» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 A V R I L 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE SORTIES QUÉBÉCOISES PRINTANIÈRES Plusieurs artistes québécois nous proposeront un nouvel album dans les prochaines semaines, à commencer par Richard Desjardins dont le huitième album, L\u2019existoire, sortira le 19 avril, en même temps que La caverne de Malajube, Play de Roxanne Potvin et Comme un ours d\u2019Alan Côté, directeur du Festival en chanson de Petite-Vallée.Sept jours plus tard, Stefie Shock lancera La mécanique de l\u2019amour, le groupe Passwords, son premier album éponyme, et Miracle Fortress, son deuxième intitulé Was I The Wave.Le 3 mai, Philippe B lèvera le voile sur un troisième album dont le titre est Variations Fantômes.La même semaine, les fans de Pascale Picard Band pourront se procurer A Letter To No One de même que le nouvel album de Marie-Élaine Thibert, Je suis, dont vous pouvez entendre l\u2019extrait Qui a eu tort depuis trois semaines déjà.Certains de ces artistes devraient se produire dans le cadre des FrancoFolies, du 9 au 19 juin.La programmation des spectacles en salles sera annoncée lundi.TRIO MUSIQUE ÉMILIE CÔTÉ SIMPLE PLAN: UNE CHANSON AVEC RIVERS CUOMO Le chanteur Rivers Cuomo de Weezer chante sur Can\u2019t Keep My Hands Off You, premier extrait du quatrième album de Simple Plan qui sera lancé le 21 juin.Disponible pour achat ou en écoute au www.simpleplan.com, la pièce punk-pop-rock se retrouvera aussi sur la bande originale de Prom, film de Disney mettant en vedette Aimee Teegarden (en salle le 29 avril).En juin, le groupe montréalais entamera une série de spectacles en Europe, puis fera le saut aux États-Unis.La semaine dernière, Simple Plan était à Los Angeles pour le tournage de deux clips.DES DOCUMENTAIRES SUR KINGS OF LEON ET FOO FIGHTERS Le chanteur Pierre Bouvier, de Simple Plan PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Kings of Leon Malajube PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Tel que le soulignait le site de nouvelles musicales Consequence of Sound, Kings of Leon et Foo Fighters ont au moins deux choses en commun.Les deux formations ont refusé de prêter leurs chansons à l\u2019émission de télé Glee et ont récemment fait l\u2019objet d\u2019un documentaire.Celui du groupe de David Grohl, Foo Fighters : Back and Forth, a été présenté en première au Texas, il y a trois semaines, dans le cadre du festival South by Southwest (SXSW), alors qu\u2019une version work in progress de celui du groupe des frères Followill sera présentée au Tribeca Film festival, qui débute le 20 avril à New York.La bande-annonce de Talihina Sky: The Story of The Kings Of Leon est en ligne sur le site de Vimeo.Quant au nouvel album de Foo Fighters, Wasting Light, réalisé par Butch Vig (le même que Nevermind de Nirvana), il sort mardi et ça promet.k.d.lang Le retour d\u2019Elvis\u2026 Dans les années 90, la chanteuse k.d.lang frappait fort en actualisant le country, accompagnée de son groupe The Reclines.Mardi, elle renoue, quelque 20 ans plus tard, avec ses racines et lance l\u2019album Sing It Loud, marqué au fer rouge du country contemporain, en compagnie de son nouveau groupe, le Siss Boom Bang.Et ça lui va bien, vraiment bien\u2026 PHOTO FOURNIE PAR WARNER MUSIC CANADA k.d.lang et son groupe Siss Boom Bang, qui a collaboré à l\u2019écriture de certaines chansons.MARIE-CHRISTINE BLAIS C\u2019était en 1990, au Festival d\u2019été de Québec.Sous les étoiles et sur la grande scène, une longue chanteuse au look androgyne, une tornade vivante qui proposait un country franchement séduisant, une incroyable force de la nature faite pour brûler les planches, bref k.d.lang en personne, nous mettait tous dans la petite poche arrière de son veston.Ce soir-là, nous avons été nombreux à nous dire: «Elvis est vivant\u2026 et c\u2019est une femme!» Quand on relate ce moment à k.d.lang, elle rit d\u2019un vrai rire au bout du fil et affirme: «Je suis de nouveau Elvis, je pense!» C\u2019est qu\u2019au cours des 10, 15 dernières années, k.d.lang a manifestement eu envie de fouiller ailleurs que dans le country ou le folk, et son côté « flambeau incandescent en spectacle» avait été, de ce fait, un brin mis sous l\u2019éteignoir.Elle a donc été voir ailleurs.D\u2019abord avec son disque plus pop Ingénue, lancé avec grand succès en 1992 \u2013 une période où elle a également assumé publiquement son lesbianisme et ses convictions végétariennes (elle avait même clamé «la viande pue», ce qui n\u2019avait pas réjoui son Alberta natal, terre de bétail s\u2019il en fut !).Ensuite, avec une série d\u2019albums plus «adultes contemporains » de qualité, mais qui ne convainquaient pas autant que ses albums de reprises comme A Wonderful World (2003), en duo avec Tony Bennett et consacré au répertoire de Louis Armstrong.En d\u2019autres termes, ses qualités d\u2019interprète ont toujours été très appréciées, mais moins ses choix à titre d\u2019auteurecompositrice.Pas un hasard si elle était en nomination aux derniers prix Juno, en février, pour sa reprise hallucinante de Hallelujah de Cohen lors des Jeux olympiques de Vancouver.«En fait, c\u2019est en enregistrant l\u2019album Reintarnation (en 2006, voué aux grands classiques du country) que j\u2019ai eu envie de vraiment revenir au genre country, explique-t-elle.Pendant les 10 années précédentes, j\u2019ai vécu une longue période où j\u2019ai eu besoin d\u2019étudier un autre aspect de ma voix, d\u2019expérimenter.Et puis, par l\u2019entremise d\u2019un ami, j\u2019ai rencontré l\u2019an dernier le musicien Joe Pisapia, et je suis tombée amoureuse de lui \u2013 musicalement, s\u2019entend! Tout est devenu soudain assez simple et nous nous sommes retrouvés à Nashville pour enregistrer le nouvel album.Et dès le premier jour en studio, nous avons écrit ensemble deux chansons!» Une formation explosive Pour les enregistrer, ils ont alors fait appel à divers musiciens et soudain, ils ont trouvé «l\u2019alignement» parfait, un groupe de jeunes instrumentistes allumés qui sont devenus le Siss Boom Bang et qui ont même collaboré à l\u2019écriture de certaines chansons.Résultat des courses ?En trois jours, tout ce beau monde avait composé huit chansons! Pourquoi s\u2019appeler le Siss Boom Bang ?«C\u2019est une expression américaine pour désigner les feux d\u2019artifice du 4 juillet, le bruit que ça fait!» Bref, c\u2019est explosif, cette formation, pour k.d.Groupe ou pas, on reconnaîtra certaines singularités de l\u2019art de lang dans cet album.Par exemple, dans I Confess: «Je dirais que c\u2019est ma chanson la plus «orbisonesque» », explique- t-elle, faisant ainsi référence au magnifique duo Roy Orbison-k.d.lang de Crying, son premier vrai grand succès populaire, en 1987 \u2013 et c\u2019est vrai que la chanson a quelque chose du très regretté Roy, notamment dans les orchestrations.Quant à l\u2019étonnante Habit Of Mind, écrite par k.d., qui aura 50 ans en novembre prochain ?« C\u2019est sans doute la plus autobiographique de toutes, dans la mesure où elle incarne l\u2019esprit bouddhiste (que la chanteuse pratique depuis longtemps) mêlé au country rock et où je mentionne justement Elvis\u2026 Disons que ça n\u2019existe pas beaucoup, ce genre de chanson «bouddha dans un bar» !» Sing It Loud compte par ail leurs une reprise t rès réussie de Heaven du groupe Talking Heads : «J\u2019aimais tellement cette idée que le paradis était un endroit où il ne passait absolument rien! C\u2019est le comble du bouddhisme! On aimait tellement cette version qu\u2019on l\u2019a mise sur l\u2019album.» L\u2019album «physique» sera en magasin mardi, mais c\u2019est sans doute la version numérique qui intéressera vraiment les fans puisqu\u2019on y trouve quatre chansons de plus que sur le CD: «Au départ, il ne devait y avoir que des originales sur l\u2019album, mais on avait enregistré trois reprises en «bonus».On a finalement mis Heaven sur le CD, qui a remplacé une inédite, et la version numérique comprend donc deux autres reprises et deux originales de plus.Si on veut les 14 chansons, il faut aller en numérique.» Et si on veut la voir en spectacle ?Pour le moment, la tournée nord-américaine avec Pisapia et le Siss Boom Bang ne compte pas d\u2019arrêt au Québec.Mais notez qu\u2019elle donnera un spectacle extérieur gratuit au festival Luminato de Toronto, le 17 juin, 20h.Sous les étoiles, Elvis sera de retour.C\u2019est quand déjà, le Festival de jazz de Montréal?FOLK K.D.LANG AND THE SISS BOOM BANG SING IT LOUD NONESUCH RECORDS En magasin mardi llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 A V R I L 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES Est-ce qu\u2019un artiste peut tuer la femme qu\u2019il aime et continuer de créer malgré tout?Est-ce qu\u2019on peut être à la fois un tueur et un créateur?C\u2019est la question que je posais dans cette chronique en octobre 2007.Bertrand Cantat venait d\u2019être libéré après quatre ans de prison.L\u2019homme était libre, mais pas entièrement puisque le juge qui a signé sa libération l\u2019a aussi condamné au silence pendant deux ans.Interdiction de parler aux médias de la terrible nuit à Vilnius, en Lituanie, où ses coups d\u2019homme ivre et jaloux, décuplés par la force de ses poings et par le poids de ses bagues de vedette rock, ont plongé sa compagne dans le coma, puis la mort.Interdiction de diffuser des chansons, des disques, des livres ou des films sur le sujet.Plusieurs avaient applaudi cette mesure salutaire qui empêcha it l\u2019exploi t ation éhontée de la tragédie par les médias, en oubliant une chose: sa date de péremption en juillet 2010.Longtemps , je me suis demandé ce qui pouvait bien pousser Bertrand Cantat à vouloir revenir sous les feux des projecteurs.Ce n\u2019était certainement pas par manque d\u2019argent.Noir Désir a vendu des mi l l ions de disques.Pourquoi alors?Pour ne pas mourir de désoeuvrement ?Pour faire la seule chose qu\u2019il sait faire?Pour goûter à nouveau au miel des applaudissements ?J\u2019ai compris, cette semaine, dans la déferlante de l\u2019opinion publique québécoise, que ce que Cantat recherchait en remontant sur scène, c\u2019était le pardon, l\u2019absolution, la preuve douloureuse que son geste fatal ne l\u2019a pas dépouillé entièrement de son humanité et rangé à jamais dans le camp des monstres.Mais ce que Bertrand Cantat recherche importe peu.À la limite, c\u2019est anecdotique.Car tant que personne ne lui tendait une perche, tant que personne ne lui offrait une scène, ses attentes demeuraient dans l\u2019ordre du désir.En invitant Cantat à remonter sur scène, Wajdi Mouawad a renversé cet ordre intangible pour le rendre réel.C\u2019est donc son geste, et non la présence ou non de Cantat, qui est le détonateur du tumulte qui nous a secoués toute la semaine.C\u2019est Wajdi qui a choisi l\u2019arme, Wajdi qui a tendu la perche, Wajdi qui a posé la bombe.Il l\u2019a fait, j\u2019en suis convaincue, par provocation, au sens le plus pur.Sans égard pour la publicité, le marketing ou la vente des billets.Il l\u2019a fait parce qu\u2019il croit ardemment au théâtre qui secoue, qui dérange et qui fait mal ; un théâtre jusqu\u2019au-boutiste qui teste continuellement nos limites.Sauf que.Lorsqu\u2019on joue ce jeu dangereux, la moindre des choses c\u2019est de l\u2019assumer et de le défendre.J\u2019ai suivi Wajdi jusqu\u2019à maintenant et je l\u2019aurais probablement suivi encore s\u2019il avait eu la décence de revendiquer son geste et le courage de s\u2019en expliquer.Malheureusement, depuis que sa bombe a éclaté, Wajdi se tait, se terre et se cache.Confortablement planqué dans son silence, à l\u2019abri du carnage qu\u2019il a provoqué, il a regardé ses amis du TNM s\u2019enfoncer toute la semaine dans la vase de la controverse sans leur prêter assistance.Il nous a vus, nous, ses éternels spectateurs, nous entre-déchirer sur la place publique et nous diviser en factions ennemies et hystériques au milieu du noir délire qu\u2019il a créé.Il n\u2019a rien fait.N\u2019a rien dit sinon qu\u2019il refusait de prendre la parole dans le tumulte.Qu\u2019importe s\u2019il est le grand responsable de ce tumulte, il a refusé non seulement de nous donner les clés pour comprendre, mais de défendre celui qu\u2019il considère comme son jumeau émotif et qu\u2019il a, pratiquement, balancé dans la fosse aux lions.Au lieu de faire face à la tempête, il a fui comme un maître de jeu capricieux, un dieu tout puissant qui ne daigne pas descendre de son Olympe et s\u2019abaisser à rendre des comptes.Ceux qui connaissent et pratiquent son théâtre savent à quel point Wajdi est obsédé par le pardon et la rémission.À travers la présence de Cantat sur scène, il cherchait sans doute à nous confronter aux démons de notre intolérance.Mais il a voulu faire trop vite, trop tôt et trop gros.Il a raté sa cible.Tout le monde est perdant dans cette triste affaire, Wajdi le premier.Saura-t-on lui pardonner?La question reste entière.s Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Noir délire NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE PHOTO ARCHIVES PC Malheureusement, depuis que sa bombe a éclaté, Wajdi Mouawad se tait, se terre et se cache.Ce que Bertrand Cantat recherche importe peu.Car tant que personne ne lui tendait une perche, tant que personne ne lui offrait une scène, ses attentes demeuraient dans l\u2019ordre noir et intangible du désir.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 A V R I L 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 Coproduction HELLERAU - European Center for the Arts Dresden (Dresde, Allemagne), Festival TransAmériques (Montréal, Canada), Festival de Danse et des Arts multiples de Marseille F/D/Am/M (Marseille, France), Usine C (Montréal, Canada) Avec le soutien de la Fondation Imperial Tobacco Canada Chorégraphie GINETTE LAURIN \u201can unstintingly super performance \u201c Mary Brennan, Herald Scotland (Glasgow), mars 2011 « La représentation est captivante [.] une irrésistible expérience esthétique » Astrid Priebs-Tröger, Potsdamer Neueste Nachrichten (Potsdam), mars 2011 8,9 et du13 au16 AVRIL 2011 514 521-4493 | usine-c.com 514 790-1245 | admission.com partenaire privilégié ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE Quatre ans apres sa derniere tournee, le showman portoricain reprend la route pour offrir un nouveau spectacle place sous le signe de la musique, de lfame, et du sexe.Avec tous les plus grands succes en prime.RICKY MARTIN En toute transparence MARC-ANDRE LUSSIER Bien des choses sont survenues dans la vie de Ricky Martin depuis la fin de la tournee Black and White il y a quatre ans.La paternite dfabord.Ensuite, lfecriture dfune autobiographie simplement intitulee Yo (Moi) sfest revelee cruciale dans ce qufil convient dfappeler son ácheminement personnel â.Puis, un message destine a ses admirateurs confirmant alors ce qui etait deja un secret de Polichinelle.áJe suis fier de dire que je suis un homosexuel chanceuxâ, a-t-il ecrit sur son site web.á Cela ne change rien dans mon approche quand je monte sur scene, expliquait recemment la star au cours dfun entretien telephonique.Mais il est certain qufinconsciemment, il doit y avoir un impact.Cela dit, ma sexualite sfexprimera toujours sur scene dfune facon qui, je lfespere, est aussi franche que belle.â Bien entendu, le geste fut murement reflechi.A une epoque ou des acteurs ouvertement gais (Rupert Everett et Richard Chamberlain notamment) affirment qufils y reflechiraient maintenant a deux fois avant de sortir du placard, il peut en effet etre delicat pour une vedette populaire, reconnue aussi pour jouer de son sex-appeal, dfen faire de meme.Or, Ricky Martin a decide de jouer franc-jeu, peu importe les consequences.áJe ne peux me permettre de me preoccuper de ce genre de choses, faitil remarquer.Je veux mfamuser avant tout.Et je veux que les gens sfamusent aussi.Jfai toujours aborde la scene dans cet esprit, en partageant ce que je suis.Je reste toutefois bien conscient que la discrimination existe toujours envers tout ce qui est ádifferentâ, qufil sfagisse de minorites ethniques, religieuses ou sexuelles.áIl se trouve qufil y a meme des gens qui pensent que par souci de credibilite, je ne devrais plus danser avec des filles sur scene, poursuit-il.Parce que je suis gai, je ne pourrais plus avoir de plaisir a danser avec des filles ?Allons donc! Ce nfest pas serieux! Cette attitude reflete une etroitesse dfesprit qui, je lfespere, est appelee a disparaitre.Peut-etre est-ce dfailleurs une partie de ma mission de combattre ce genre dfidees recues.Lfan prochain, jfaurai en outre le plaisir dfincarner Che Guevarra dans la comedie musicale Evita a Broadway.A ce qufon sache, le Che nfetait pas gai!â Un esprit festif Amorcee il y a deux semaines a San Juan, sa ville natale, Ricky Martin promene la tournee MAS un peu partout en Amerique du Nord avant de gagner ensuite le continent europeen en juin.áQuand nous avons commence a discuter de cette nouvelle tournee, jfai dit a mes collaborateurs que je voulais faire chanter et danser les spectateurs pendant plus de 90 minutes.Le show a ete concu a partir de cette idee.Je suggere dfailleurs aux gens qui viendront voir le spectacle de porter des vetements confortables, car ils vont bouger beaucoup!â Sfil offrira evidemment plusieurs des chansons figurant sur Musica, alma, sexo, son neuvieme et plus recent album, Ricky Martin compte proposer un spectacle-somme, constitue principalement des plus grands succes ayant marque sa carriere.á Ce sera comme un greatest hits sur scene, previent-il.Je remonte meme jusqufau tout premier album!â Surtout, le showman portoricain a entrepris cette nouvelle tournee avec une attitude resolument festive.áJe dispose dfune toile blanche sur laquelle je peux peindre ce que je veux, dit-il.Je me presente en totale transparence, libre, leger, et, etrangement, avec un sentiment de nouvelle jeunesse.Je ne me suis jamais senti aussi bien, a vrai dire.Avoir su, jfaurais fait ma sortie du placard bien avant tellement ce geste fut liberateur ! Mais je crois quand meme lfavoir fait exactement au moment ou je me suis senti pret.Et je ne mfen porte que mieux.â Ricky Martin, au Centre Bell le 12 avril, a 19h30.áMa sexualite sfexprimera toujours sur scene, dfune facon qui, je lfespere, est aussi franche que belle.â .Ricky Martin PHOTO ALFREDO ESTRELLA, AGENCE FRANCE-PRESSE De passage a Mexico la semaine derniere, Ricky Martin a montre fierement son disque dfor recu pour son plus recent album, MAS.CLAUDE GINGRAS Les 32 Sonates de Beethoven forment le corpus le plus important du repertoire pianistique par la mise a contribution des ressources de lfinstrument, le role de tout premier plan qufelles donnent a lfinterprete et la satisfaction totale qufelles apportent a lfauditeur.Les cinq dernieres, en particulier, opp.101, 106, 109, 110 et 111 (composees entre 1816 et 1822), etonnent encore aujourdfhui par la modernite souvent dementielle de leur structure et de leur ecriture.Nombreux sont les pianistes qui, capables de traduire lfessence de lfAppassionata, de la Waldstein, de la Pathetique, restent etrangers au message que portent les cinq grandes sonates de la fin.Il etait donc naturel de trouver audacieux, pour ne pas dire plus, lfenregistrement de lfultime groupe de cinq que la petite marque torontoise Marquis a confie au jeune pianiste Stewart Goodyear, qui nfest pas tres connu et qui, surtout, nfa pas de reputation comme interprete de Beethoven.Il existe de ces oeuvres des enregistrements de reference que personne ne songerait a remplacer : Schnabel, Kempff, Backhaus, Solomon, Arrau, Brendel, Kuerti.On dira que le jeune Goodyear ose sfintroduire au milieu de ces geants.Je reponds qufil sfy defend plus qufhonorablement ! Tout dfabord, sur le plan technique, il nfa aucun probleme et traverse avec la plus parfaite aisance cette musique qui est souvent dfune monstrueuse difficulte.On remarquera notamment lfextraordinaire force de sa main gauche qui, non seulement assure un dialogue absolument egal avec la droite, mais confere un dramatisme quasi orchestral aux montees et descentes dfoctaves que Beethoven place a la basse du clavier.Par ailleurs, la prodigieuse clarte du jeu sert bien les fugues et episodes fugues que Beethoven multiplie ici.Le pianiste fait toutes les reprises, sans exception.Avant tout, lfinterpretation est le fait dfun authentique musicien qui, a chaque mesure, est present, fait tonner ou chanter son piano et raconte quelque chose.Goodyear reste toujours fidele au texte, tout en lfanimant dfun nouveau souffle: legers rubatos, forts contrastes.Certaines approches surprendront.Ainsi, pour la colossale Hammerklavier, op.106.Goodyear y met une puissance et une vitesse inhabituelles, avec des trilles qui fusent de partout, bref une sorte dfenergie rageuse qufon pourra trouver excessive mais qui ne fait qufillustrer la totale demesure de cette musique.Les seances dfenregistrement eurent lieu lfan dernier a deux mois dfintervalle.Dans lfop.110, une legere reverberation a lfaigu du piano fait conclure a une position differente des micros.Un detail.HHHH 1.2 BEETHOVEN.STEWART GOODYEAR, PIANISTE.MARQUIS, alb.2 d., 81 507.DISQUE CLASSIQUE Goodyear parmi les geants Les archives du Met Puisant aux archives du Metropolitan de New York, Sony a entrepris le report en compact dfenregistrements provenant des radiodiffusions du samedi apres-midi dfil y a un demi-siecle et davantage.Quatre premiers titres viennent de paraitre : Romeo et Juliette de Gounod, de 1947, avec Jussi Bjorling et Bidu Sayao, dir.Emil Cooper, Il Barbiere di Siviglia de Rossini, de 1950, avec Giuseppe Valdengo, Lily Pons et Giuseppe di Stefano, dir.Alberto Erede, La Boheme de Puccini, de 1958, avec Licia Albanese et Carlo Bergonzi, dir.Thomas Schippers, et Tosca de Puccini, de 1962, avec Leontyne Price, Franco Corelli et Cornell MacNeil, dir.Kurt Adler.Au total, une vingtaine de titres sont promis.Bach et Abbado Deutsche Grammophon sort une nouvelle version des six Concertos brandebourgeois de Bach, par Claudio Abbado et un ensemble appele Orchestra Mozart.Gershwin a Leipzig Decca a confie le traditionnel couplageGershwin, soit la Rhapsody in Blue et le Concerto in F, a Riccardo Chailly et lfOrchestre du Gewandhaus de Leipzig.Leur soliste dans les deux oeuvres est le pianiste Stefano Bullani.NOUVELLES DU DISQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R E A L S A M E D I 9 A V R I L 2 0 1 1 A Pour toute la programmation, consultez : sallelastral.ca Billetterie de lfastral: 305, rue Sainte-Catherine Ouest 1 855 790-1245 .admission.com .ticketmaster.ca Horaire: galerieloungetd.montrealjazzfest.com Renseignements : 514 288-8882 La memoire est i c i Consultez au centre de documentation du Festival International de Jazz de Montreal : 50 000 archives musicales .30 000 photographies Centaines de livres et de magazines jazz .Plus de 680 heures dfarchives video et plus encore Horaire: Lundi au vendredi .11h30 a 18h .Samedi et dimanche .ferme .514 288-2882 Venez naviguer durant votrepause de diner ! Cfest gratuit! 2e etage 3e etage entree libre Corno Art et desir 2011 Une artiste qui peint le corps humain et lfemotion humaine avec une fougueuse liberte ! Jusqufau 15 mai chef francois carre Menu Bistro sur la place des festivals Lundi : 11 h 30 a 14 h (ouvert en soiree sfil y a un spectacle) Mardi au vendredi : 11 h 30 a 14 h et 17 h a 23 h Samedi: 16 h 30 a 23 h Reservez une table avant votre spectacle a LfAstral 514 288-5992 305, rue Sainte-Catherine Ouest (entre De Bleury et Jeanne-Mance) .bistrobalmoral.ca Nouveaux speciaux du midi ! Gaetan Roussel samedi 16 avril, 20h LfAstral Gagnant aux Victoires de la musique :Artiste masculin de lfannee,Album rock et Album de lfannee! Femi Kuti mercredi 20 avril, 20h LfAstral &The Positive Force Premiere partie: The Power Dam Initiative Le fils de la legende de lfafrobeat Fela Kuti! Maurane lundi 11 et mardi 12 avril, 20h .LfAstral Premiere partie: Sophie Beaudet La Belgeausurprenant sens du swing Ce lundi ! Bruce Cockburn mercredi 13 et jeudi 14 avril, 20h .LfAstral Premiere partie: Jenny Scheinman 30e album ! Calendrier des activites en collaboration avec ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION Un autre papier sur l\u2019affaire Bertrand Cantat- Waj di Mouawad au TNM, soupirez-vous ?Nah.Ça n\u2019atterrit pas du tout dans mon champ de compétence, qui s\u2019étend des diverses fonctions du Abdoer Twist vendu à Shopping TVA jusqu\u2019à l\u2019utilisation abusive de la fleur de sel dans les recettes de Josée di Stasio.Parlons plutôt des deuxièmes saisons en télévision.Alors que celle de 19-2 traverse une zone de turbulence (voir plus bas), celles de Testé sur des humains et du Verdict ont décollé cette semaine, respectivement à TVA et Radio-Canada.Si j \u2019avais été patron des programmes à TVA, j\u2019aurais sans doute torpillé Testé sur des humains après les deux premières émissions du printemps passé.Trop éparpillées, pas drôles et peu intéressantes, au final.Allez, au cimetière de la télé avec En attendant Ben Laden et les Super Mamies ! Heu reusement, TVA a exercé sa patience et accordé un deuxième tour de piste à l\u2019équipe d\u2019André Robitaille.L\u2019émission de lundi, avec l\u2019excellent flashmob intégré, a été franchement réussie, notamment grâce à l\u2019expérience gonzo de Philippe Laprise, qui a quasiment bouffé toute une épicerie \u2013 même un poulet et sa mayo \u2013 sans se faire épingler par les employés.Seul collaborateur rescapé de 2010, Christopher Hall et Tammy Verge ayant été écartés, Pierre-Yves Lord nous a démontré les périls de texter, manger, boire et s\u2019occuper d\u2019un enfant tout en conduisant.Très rigolo.Anaïs Favron aurait pu être mieux employée, par contre.Le rassemblement dans le stationnement de TVA pour Ginette Reno faisait très pic-pic.On était pas mal loin du spectacle de la Fête nationale sur la montagne en 1975.Sinon, le concept de Testé sur des humains a été habilement resserré et recentré.Un processus normal, direz-vous, lorsqu\u2019un réseau catapulte en ondes un projet fabriqué ici : il se modifie à la semaine, avec la réaction des téléspectateurs.Il se raffine sous nos yeux, car il en coûterait trop cher de multiplier les émissions pilotes.Rien à voir avec les formats que les producteurs et les réseaux importent du marché international comme Pyramide, Le banquier, La classe de 5e ou Loft Story.Il s\u2019agit d\u2019émissions Kool-Aid.Le sachet de concentré arrive bien emballé et il ne reste qu\u2019à lui ajouter de l\u2019eau (et quelques petits fruits, pour l\u2019exotisme) et ta-dam! vous obtenez une émission quasiment assurée de cartonner dans les sondages BBM tellement elle a été essayée et peaufinée grâce aux éditions qui roulent partout dans le monde.Bémol ici : Julie Snyder et son équipe ont grandement amélioré Le banquier en le bonifiant au point où les Américains s\u2019en inspirent maintenant.Intéressant.Même chose pour Le verdict.La première de l\u2019an passé n\u2019a pas cassé la baraque avec ses sondages prévisibles et son plateau figé.Heureusement que le charisme et le sens de la répartie de Véronique Cloutier ont fait des heures supplémentaires.Les concepteurs du Verdict, dont Louis Morissette, ont ajusté le tir: le segment actualité a été évincé, l\u2019expert de la semaine a été éliminé et les questions déboulent maintenant à un rythme plus rapide.On sent aussi Véronique Cloutier beaucoup plus à l\u2019aise quand vient le temps d\u2019effleurer des sujets plus sensibles comme l\u2019adultère, la chirurgie esthétique ou l\u2019orientation sexuelle d\u2019un artiste.Cette semaine, on a même appris que Le verdict avait été acheté dans une vingtaine de pays, dont les États-Unis, l\u2019Allemagne et l\u2019Australie.Reste maintenant à dénicher des diffuseurs intéressés.Parlant de deuxième chance, j\u2019en aurais sans doute accordé une à Penthouse 5-0, qui ne reviendra pas la saison prochaine.C\u2019est vrai, la qualité des épisodes a beaucoup varié et le départ a été laborieux.Sauf que l\u2019arrivée de Renata (Sophie Faucher) à lami-saison et l\u2019arrimage plus organique des carrières de Louise Nantel et d\u2019Estelle Poliquin, la porteparole de la crème Revenir de loin de DM Cosmétiques, étaient de bon augure.La dynamique de travail entre Loulou, Patrick (Serge Postigo) et Diane Marois (Br igit te Paquet te) commençait également à devenir croustillante et tordue.Malheureusement, Loulou et Estelle ont disparu à jamais et leur créateur, Richard Blaimert, m\u2019a confié ne pas avoir le goût de se battre pour que l\u2019adage «une saison c\u2019est bien, mais deux, c\u2019est mieux» se concrétise.Pour l\u2019amour du crisse, les répliques salées de Louise vont nous manquer.Mais pas le voisin policier campé par Carl Marotte.Je lévite Avec le disque Gimme Some de Peter Bjorn&John.Vous avez un gros ménage du printemps à faire ce week-end ?Mettez ce band suédois dans le tapis et vos fenêtres brilleront quasiment toutes seules ! Du pop rock de qualité comme on l\u2019aime: contagieux, énergique et dansant.Je l\u2019évite La bisbille autour de 19-2.Décidément, cette série a été créée dans la douleur.Après la chicane entre Claude Legault et Réal Bossé, voilà que les producteurs des Films Zingaro ne s\u2019entendent pas sur le recrutement d\u2019un troisième producteur d\u2019expérience, une condition imposée par Radio-Canada.Résultat : pas de suite avant septembre 2012, s\u2019il y en a une.Quel gâchis pour une sér ie si exceptionnelle.s Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca L\u2019importance de la deuxième chance HUGO DUMAS CHRONIQUE Parlant de deuxième chance, j\u2019en aurais sans doute accordé une à «Penthouse 5-0», qui ne reviendra pas la saison prochaine.PHOTO FOURNIE PAR TVA Testé sur des humains, animé par André Robitaille, avec Anaïs Favron et Pierre-Yves Lord llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 A V R I L 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 ` G\"ZE#EM\"# G =e=@@+ \"M^ #\" N3 A 9^1e C F``\"Z\" IDO) -(g%DDDD ZZZ$/ ;P// ;A C\"/ e$C@& ZZZ$`EC+ `?=@$C\" V < %Y7< LF .F R 0)#8+$3\" 0-#$3'\" H
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.