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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-03-03, Collections de BAnQ.

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[" ARTS www.lapresse.ca/arts AGENDA Planifiez vos activités culturelles de la semaine en consultant notre agenda sur lapresse.ca/agenda DURER La célébrité semble être l\u2019exact opposé de l\u2019échec.En réalité, quand on est allé «un peu plus haut, un peu plus loin», comme le dit la chanson de Ferland, il ne semble pas possible de redescendre sans tomber.En musique, du moins, où les carrières météoritiques sont la norme et où le véritable défi est de durer.Marie-Christine Blais a discuté de cette incontournable et difficile réalité avec Luc De Larochellière, alors que Marc Cassivi et Alexandre Vigneault se sont entretenus avec des psychologues et des professionnels de l\u2019industrie de la musique.«C\u2019est beau, c\u2019est beau.» Mais c\u2019est dur.À lire en pages 10 à 12.SURVIVRE À L\u2019ÉCHEC PHOTO ALAIN ROBERGE / ILLUSTRATION DAVID LAMBERT, LA PRESSE HUGO DUMAS CHÉRI, J\u2019AI BOUFFÉ LE SOFA PAGE 2 FRANÇOISMORENCY LECÔTÉOBSCURDEL\u2019HUMOUR PAGE 16 CATHERINE DE LÉAN UNE FILLE LIBRE PAGE 3 MONTRÉAL SAMEDI 3 MARS 2012 facebook.com/Espacepourlavie PIE-IX espacepourlavie.ca * Ouvert du mardi au dimanche et les lundis 27 février, 5 mars et 9 avril Nouveau ! Tarif familial et entrée gratuite pour les enfants de 4 ans et moins Papillons en liberté Deux expériences où le jour et la nuit se rencontrent Au Jardin botanique de 9 h à 17 h* 16 février au 29 avril ARTS TÉLÉVISION Vous êtes accro à la cigarette parfumée au menthol, aux chaussures trop chères, à des sites coquins ou, pire encore, au Vivolo di Sasso?Pffft.C\u2019est de la petite bière en comparaison avec les dames tourmentées que vous verrez dans la série Mon étrange dépendance, la traduction française de My Strange Addiction du réseau TLC, que Canal vie diffuse à partir de mercredi à 21h.Adele, 30 ans, de Bradenton en Floride, dévore le rembourrage des coussins de son sofa.En 20 ans, elle a ingéré l\u2019équivalent de sept canapés et deux fauteuils, pour un total de 90 kg de mousse.Oh ! n\u2019a llez pas c roi re qu\u2019Adele se gave d\u2019une traite et qu\u2019elle tombe au régime sec de bourrure par la suite.Elle en arrache plusieurs petits bouts et grignote, pendant la journée, l\u2019équivalent d\u2019une surface de 20 centimètres sur 30 centimètres.«La mousse jaune est la meilleure », confie Adele à la caméra, tout en s\u2019enfilant trois ou quatre carrés de coussins.Sa section préférée ?L\u2019arrière et les coins.Pour certains gourmands, une barre Mars par jour, au travail, au repos ou dans les loisirs, ça remplit un creux.Pour Kesha , 34 ans , de Chicago, c\u2019est le papier de toilette qui assouvit ses fringales depuis 23 ans.Et Kesha préfère le double épaisseur, parce qu\u2019il se digère aisément et qu\u2019il se dissout plus facilement sur la langue.Elle en consomme un demi-rouleau\u2026 par jour.Kesha en conserve même une réserve dans la boîte à gants de sa voiture.La voir se goinfrer de papier-cul pendant 15 minutes lève le coeur.Lori, 31 ans, d\u2019Austin au Texas, ne peut dormir sans son séchoir.Si, si.Un vrai séchoir à cheveux, qu\u2019elle dépose à son côté de son oreiller et qui lui souffle de l\u2019air, à basse vitesse, pendant toute la nuit.Le bruit du moteur et la chaleur que l\u2019appareil dégage la réconfortent et l\u2019aident à s\u2019endormir depuis 24 ans.Avouez que présentement, vous ne croyez pas une miette (de coussin ?) aux histoires tordues de Lori, Kesha et Adele.Pourtant, ces cas de dépendances extrêmes, d\u2019abord exposés par la crédible chaîne Discovery Health, sont bien réels.Du moins, c\u2019est ce qu\u2019assurent les producteurs.En même temps, c\u2019est tellement gros, exagéré et absurde qu\u2019on éprouve beaucoup de difficulté, comme téléspectateur, à détecter la gravité du problème et à ressentir de la compassion pour les protagonistes de Mon étrange dépendance.Comment ne pas pouffer de rire quand la meilleure amie de Lori, notre accro au sèchecheveux, lui dit sans la moindre trace de sarcasme: «Ton séchoir te mutile et il pourrait même te tuer» ! Par contre, si Lori s\u2019injectait de l\u2019héroïne, là, on trouverait ça pas mal moins rigolo.Car chacune des mauvaises habitudes provient d\u2019un traumatisme passé, nous expliquent les thérapeutes et psys qui soignent les patientes dans l\u2019émission.Adele, celle qui se nourrit de mousse de coussin de sofa, a développé ce tic après le divorce de ses parents.C\u2019est effectivement très triste.Puis, la mère d\u2019Adele témoigne \u2013 sans rire \u2013 à la caméra: j\u2019ai découvert la dépendance de ma fille à la mousse synthétique après qu\u2019elle a mangé les épaulettes de mes robes (c\u2019était, bien sûr, dans les années 80).Et vlan pour l\u2019empathie.Le cas le plus troublant est celui de Crystal, mère de cinq enfants et accro à la poudre à récurer de style Ajax ou Comet.Elle en ingurgite depuis 30 ans, car elle apprécie le goût et la texture de ce produit détergent.Les dents de Crystal ont toutes été érodées par l\u2019absorption de ces cristaux abrasifs.Mais comment quelqu\u2019un en arrive-t-il à avaler du Comet sur une base quotidienne et trouver ça bon?Crystal a été victime de violence sexuelle en bas âge et a senti qu\u2019elle devait nettoyer toute « cette saleté intérieure ».Crystal consulte et prend les moyens pour s\u2019en sortir.L\u2019histoire finit bien.Reste que plusieurs des cas présentés dans Mon étrange dépendance frôlent le freak show.Et comme la plupart des femmes filmées banalisent ellesmêmes leur accoutumance, on finit par consommer leur détresse comme un pur produit de divertissement.Avouons-le, ce n\u2019est pas très sain de se désensibiliser aux malheurs des autres comme ça.Que voulez-vous, quand cette émission est on ondes, je suis incapable de ne pas l\u2019engloutir du début à la fin.C\u2019est du crack télévisuel.Bon, c\u2019est décidé, j \u2019arrêterai de la regarder demain.Oui, c\u2019est ça, demain.Mais peut-être pas demain, finalement.Parce qu\u2019ils vont nous montrer la fille de 24 ans qui suce son pouce en public et celle qui se délecte des cendres de cigarettes.Dans un mois, peut-être ?Je lévite Avec le spectacle franglais You\u2019re Gonna Rire de Sugar Sammy à l\u2019Olympia.C\u2019est drôle, baveux, i r révérencieux et pas politically correct pour deux sous.Ça incarne parfaitement la diversité de Montréal.Et ce Sugar Sammy, beau bonhomme en plus, a un sens de la répartie ultra aiguisé et maîtrise tous les accents à la perfection.Encore mieux: il reste des billets.Je l\u2019évite La pub de la boisson V8 V-Fusion.Une carotte qui se rase et qui veut sentir la banane?Vraiment ?Êtes-vous certains, chers concepteurs publicitaires, que vous n\u2019avez pas interchangé ce scénario \u2013 par inadvertance \u2013 et celui du prochain clip de Philippe Katerine?S Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Chéri, j\u2019ai bouffé le sofa HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO FOURNIE PAR CANAL VIE Le cas le plus troublant est celui de Crystal, mère de cinq enfants et accro à la poudre à récurer de style Ajax ou Comet.C\u2019est tellement gros, exagéré et absurde qu\u2019on éprouve beaucoup de difficulté, comme téléspectateur, à détecter la gravité du problème et à ressentir de la compassion.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 DÈS LE 13 MARS! TNM.QC.CA / 514.866.8668 UNE PRÉSENTATION TRADUCTIONNORMAND CHAURETTE avec GILLES RENAUD + JEAN-FRANÇOIS BLANCHARD / DAVID BOUTIN / JEAN-FRANÇOIS CASABONNE / DENIS GRAVEREAUX / BRUNO MARCIL / PASCALE MONTPETIT / VINCENT-GUILLAUME OTIS / EVELYNE ROMPRÉ / PAUL SAVOIE / MARIE-HÉLÈNE THIBAULT « Une pièce très très touchante où Raymond Bouchard est fabuleux\u2026 Un très bon texte, solide\u2026 un théâtre d\u2019humanité\u2026 » C\u2019est bien meilleur le matin, Première Chaîne « C\u2019est un spectacle que je considère important\u2026 Raymond Bouchard, quel panache! » On aura tout vu, 98,5 FM « Raymond Bouchard, criant de vérité [\u2026] est digne de mention.Il joue à la perfection.» Le Journal de Montréal « Michel Tremblay nous offre un témoignage touchant\u2026mise en scène simple, efficace et rythmée\u2026MarieChantal Perron est solide\u2026 Raymond Bouchard compose un Noël complexe, rempli de sensibilité, de colère et de rage trop longtemps refoulées.» montheatre.qc.ca « Monique Spaziani et Ginette Morin sont impeccables\u2026 » nomag.ca création de Michel Tremblay mise en scène de Serge Denoncourt Raymond Bouchard Kim Despatis Johnatan Gallant Maude Laurendeau Pierre-François Legendre Gabriel Lessard Ginette Morin Marie-Chantal Perron Meggie Proulx Lapierre Monique Spaziani décor Guillaume Lord costumes François Barbeau éclairages Martin Labrecque bande sonore Francis St-Arnaud accessoires Normand Blais en collaboration avec Du 15 février au 24 MarS L\u2019Oratorio de Noël ARTS Contrairement au personnage de Clara qu\u2019elle interprète dans Nuit #1 et pour lequel elle est en nomination aux Jutra, Catherine De Léan n\u2019est pas suicidaire.Elle aime la vie.Elle aime sa liberté et elle aime jouer par-dessus tout : peu importe la scène ou le support.Portrait d\u2019une jeune actrice en pleine ascension.NATHALIE PETROWSKI Catherine De Léan raconte qu\u2019en l isa nt le scénario du film Nuit #1 d\u2019Anne Émond, elle a «eu la chienne », sueurs froides et nuits d\u2019insomnie incluses.Et pour cause ! Le film débute avec une scène de baise de 12 longues minutes : une scène crue, dure, où elle est filmée flambant nue avec son partenaire, l\u2019acteur français Dimitri Storoge, les deux totalement livrés au regard indiscret de la caméra.Ce ne sont pas toutes les actrices d\u2019ici qui auraient accepté un tel défi.Mais Catherine De Léan n\u2019est pas tout à fait comme les autres actrices.«J\u2019ai eu la chienne, c\u2019est vrai, répète-t-elle, mais j\u2019ai aussi trouvé que c\u2019était indispensable et urgent d\u2019accepter le rôle, pour l\u2019audace de l\u2019écriture d\u2019Anne et pour l\u2019immense défi que ça représentait pour moi.Avec ce genre de projet, c\u2019est quitte ou double.Soit tu te casses la gueule, soit tu tapes dans le mille.» Par mesure de prudence, Catherine De Léan a quand même demandé le plus candidement du monde à son agent : est-ce que ça peut ruiner ma carrière ?L\u2019agent l\u2019a rassurée, l\u2019encourageant à foncer.Et c\u2019est ce que l\u2019actrice de 32 ans a fait.Elle a foncé sans poser de questions.Mais dans le café scandinave où elle me donne rendez-vous, Nuit #1, qui a été tourné en novembre 2010, est déjà loin.Depuis, l\u2019actrice, en nomination aux Jutra et lauréate d\u2019un prix d\u2019interprétation au Festival de Pau en France, n\u2019a pratiquement pas travaillé, sauf au théâtre.«Ce n\u2019est pas que je n\u2019ai pas eu d\u2019offres.J\u2019en ai eu, mais c\u2019était pour des pubs ou des rôles poches de pitounes à genoux devant des gars avec des guns.Dans ce temps-là, je préfère faire des petits shows comme Le cabaret de la femme jument qu\u2019on organise demain soir à la Sala Rossa, quitte à aller poser moi-même les affiches.Ce que je vais d\u2019ailleurs faire sans faute cet après-midi dans mon quartier.» Rien d\u2019une nunuche Catherine De Léan est étonnante.En la rencontrant pour la première fois, on est frappé par son joli visage d\u2019ingénue, fraîche et printanière.Le timbre un peu enfantin de sa voix renforce l\u2019impression de jeunesse et de candeur.On pense avoir affaire à une jeune femme un peu fofolle, légère, enjouée et pas très structurée.Et on se trompe royalement! Catherine De Léan n\u2019a rien d\u2019une nunuche.C\u2019était la petite bollée au collège Stanislas qui apprenait l\u2019allemand comme une malade et qui le parle tellement bien qu\u2019elle s\u2019en va tourner un film en allemand en mars.Au collège Jean-de-Brébeuf, au lieu de prendre ça mollo, elle choisit les sciences pures avant d\u2019aller faire un bac en études françaises à l\u2019UdeM.Tout cela, au cas où son rêve ne se réaliserait pas.Ce rêve, elle en entretient la flamme depuis longtemps.Plus précisément depuis ce soir où, à l\u2019âge de 14 ans, elle va voir La Locandiera au TNM avec son père, chercheur scientifique universitaire.Assise dans la salle, fascinée par le jeu de Sylvie Drapeau, Catherine De Léan a vécu un véritable coup de foudre.«J\u2019ai su sans l\u2019ombre d\u2019un doute, ce soir-là, que c\u2019était ce que je voulais faire dans la vie: jouer sur une scène au théâtre.» Trois ans de suite, elle fera ses auditions pour les écoles de théâtre avant de finalement être acceptée au Conservatoire d\u2019art dramatique de Montréal en 2002.À sa sortie, ce n\u2019est pas le théâtre qui l\u2019appelle, mais le cinéma.Elle obtient un premier rôle aux côtés de Gilbert Sicotte dans La vie secrète des gens heureux où elle joue avec finesse et intensité le rôle d\u2019une escorte.D\u2019autres films, comme Le banquet, La capture, 2 fois une femme, suivront : «La caméra m\u2019a vite aimée et choisie, mais pour des rôles sombres de fuckée, de mère de famille monoparentale droguée ou de fille suicidaire comme la Clara de Nuit #1.» Je lui demande jusqu\u2019à quel point elle s\u2019identifie à Clara, jeune prof trentenaire qui comble son vide existentiel tous les soirs avec des partenaires sexuels différents, métaphore pour une génération anesthésiée par un trop-plein de liberté.Je m\u2019attends à ce que Catherine De Léan affirme qu\u2019elle se projette entièrement dans les angoisses de Clara.Erreur.Clara et Catherine, c\u2019est le jour et la nuit.« Je comprends le constat d\u2019Anne Émond.Les possibilités aujourd\u2019hui sont tellement vastes qu\u2019on peut en perdre ses repères.Mais ma vision à moi, c\u2019est d\u2019apprécier la chance que nous avons, nous les femmes aujourd\u2019hui, à côté de ce que vivait ma grandmère ou même ma mère.Moi, cette liberté-là et toutes ses possibilités, ça me donne bien plus envie de vivre que de me tuer.Personnellement, je trouve qu\u2019on ne peut pas toujours tout dénoncer et dire que la Terre va exploser.On peut aussi essayer de faire de quoi et tenter d\u2019améliorer les choses.» Soirée festive post-féministe Deux jours avant notre rencontre, Catherine De Léan avait été invitée à parler aux élèves de 3e et 4e année de son ancienne école primaire à L\u2019Île-Perrot.Elle y est allée un peu à reculons, craignant de faire bâiller d\u2019ennui la génération Ritalin-Nintendo.Le contraire s\u2019est produit.«Ils m\u2019ont écoutée avec de grands yeux allumés et remplis de curiosité.Ça m\u2019a donné espoir pour la suite du monde.On vit tellement dans un monde cynique et désabusé.Ces enfants-là ne savent pas à quel point ils m\u2019ont fait du bien.» C\u2019est dans cet esprit positif et pas revanchard que Catherine De Léan a participé à la création du Cabaret de la femme jument et qu\u2019elle revient animer pour la troisième année, cette soirée festive post-féministe.«On est parties du fait que le mot féministe pue.Non, mais, c\u2019est vrai.Dès que tu prononces le mot, les gens se braquent.C\u2019est un mot qui dégage une odeur de brassière brûlée et une aura de femme à moustache.Alors on a décidé de parler de la réalité postféministe de manière ludique et non victimisante.Les luttes, on ne les a pas menées, mais on veut s\u2019en souvenir.En même temps, on est conscientes qu\u2019au Québec, même si tout n\u2019est pas réglé, le sort des femmes est enviable, pas mal plus que dans bien des pays, en tout cas.C\u2019est pour ça qu\u2019au lieu de chialer ou de se plaindre, on a envie de célébrer ça.De célébrer notre liberté et toutes les possibilités qui s\u2019offrent à nous.» Pas présente aux Jutra Le soir des Jutra, Catherine De Léan ne sera pas dans la salle malgré sa nomination dans la catégorie meilleure actrice pour son rôle dans Nuit #1.Elle sera sur les planches à Paris et remplacera une actrice du spectacle Caligula Remix.Ça la désole un peu, mais en même temps, elle ne fait pas ce métier pour les prix.Elle le fait parce qu\u2019elle considère que son rôle dans la vie, sa fonction sociale et sa raison d\u2019être, c\u2019est de jouer.Peu de temps après, elle filera à Berlin, une ville dont elle est tombée amoureuse et où elle rêvait de tourner.Elle a préparé son coup pendant quatre ans, peaufinant son allemand en cherchant un agent.Ses efforts ont porté leurs fruits.Elle a obtenu un petit rôle dans une comédie grand public réalisée par Matthias Schweighöfer, un acteur très populaire.L\u2019an prochain, elle reviendra au théâtre à Montréal avec des rôles importants qu\u2019elle ne peut révéler pour l\u2019instant, mais qui la remplissent de fierté.En attendant, il y a Le cabaret de la femme jument à animer.Et plus important encore : des affiches à coller sur tous les poteaux de son quartier.CATHERINE DE LÉAN UNE FILLE LIBRE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE En 2010, Catherine De Léan a décidé d\u2019accepter un rôle, celui de Nuit #1 d\u2019Anne Émond.«J\u2019ai eu la chienne, c\u2019est vrai, mais j\u2019ai aussi trouvé que c\u2019était indispensable et urgent d\u2019accepter le rôle, pour l\u2019audace de l\u2019écriture d\u2019Anne et pour l\u2019immense défi que ça représentait.Avec ce genre de projet, c\u2019est quitte ou double.Soit tu te casses la gueule, soit tu tapes dans le mille.» «[Il faut] apprécier la chance que nous avons, nous les femmes, à côté de ce que vivait ma grand-mère ou même ma mère.Cette liberté-là et toutes ses possibilités, ça me donne plus envie de vivre que de me tuer.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 A R T S 3 EN TOURNÉE AU QUÉBEC\u2022 DANIELLAVOIE.CA CRÉDIT PHOTO : VALÉRIE PAQUETTE ALBUM EN MAGASIN 14 MARS COMPLET \u2022 15 MARS SUPPLÉMENTAIRE À LA CINQUIÈME SALLE, PLACE des ARTS \u2022 20h EN CONCERT MISE EN SCÈNE: DENIS BOUCHARD DÉCOUVREZ LES NOUVELLES VERSIONS DE SES PLUS GRANDS SUCCÈS EN PLUS D\u2019UNE CHANSON INÉDITE. ARTS LECTURES Avec la publication des Devins, dernier des cinq livres composant le cycle de Manawaka, et la réédition des quatre premiers, les éditions Alto continuent leur grand travail de mise en lumière de l\u2019oeuvre de Margaret Laurence, surnommée parfois la Gabrielle Roy du Canada anglais.Voici un survol de sa vie et de son travail encore mal connu de ce côté-ci des deux solitudes, éclairé par le regard d\u2019auteures québécoises.DAVID HOMEL COLLABORATION SPÉCIALE Les cinq pièces de la grande demeure de Margaret Laurence, les cinq romans du cycle de Manawaka, sont enfin complètes, traduites et présentées dans un ambitieux projet amorcé il y a quatre ans par Alto, l\u2019éditeur de Québec.Laurence, cet écrivain essentiel du Canada anglais, grande dame de la littérature aux côtés de Margaret Atwood et d\u2019Alice Munro, avait eu peu de présence ici auparavant.Un de ses romans, traduit chez l\u2019éditeur Pierre Tisseyre en 1976 par l\u2019écrivain Claire Martin, a vite disparu de la circulation.Problème de réception, d\u2019appréciation critique?Peutêtre, car à l\u2019époque, on ne lisait pas beaucoup canadian.Sûrement pas de thématique, car l\u2019oeuvre de Laurence est du terrain connu pour nous qui fréquentons le roman québécois.Le beau projet d\u2019Alto, ces éditions cartonnées à prix raisonnable, nous donne l\u2019occasion de découvrir cet écrivain et voisine \u2013 les quatre premiers livres se sont déjà vendus à 10 000 exemplaires, preuve que les lecteurs québécois entendent en elle un écho.Chez Laurence, comme chez nos écrivains, on trouve des femmes et des filles qui luttent contre l\u2019isolement de la nature et une société hostile, à l\u2019ombre des mythes du passé, dont Louis Riel et les Métis dans Les devins, une fresque de plus de 700 pages et son meilleur livre.(Un diviner, titre anglais original, est à la fois un devin et un sourcier.) Les Métis au Manitoba ne sont pas que chose du passé, comme l\u2019atteste la relation qu\u2019a l\u2019héroïne avec un dénommé Jules Tonnerre.Comme beaucoup d\u2019héroïnes de romans québécois, Morag Gunn des Devins est en quête de connaissance de soi, physique et morale, ce qui l\u2019amène dans un conflit avec une société fruste, puritaine et misogyne.Pas surprenant que Les devins soit considéré comme l\u2019oeuvre la plus autobiographique de Laurence.Une femme malheureuse Derrière l \u2019écrivain, qui a vécu de 1926 à 1987, se trouve une femme malheureuse.Née à Neepawa, au Manitoba (Neepawa deviend ra Manawaka sous s a plume), Laurence a connu la mort très jeune : sa mère meurt lorsqu\u2019elle a 4 ans, son père lorsqu\u2019elle en a 9.L\u2019orpheline est élevée par une tante dans un foyer sans amour.Après des études, elle travaille comme journaliste, puis se marie.Son mariage l\u2019amènera en Afrique, pour le travail de son mari.Elle vit en Somalie et au Ghana, donne naissance à deux enfants et commence à écrire sur ce qu\u2019elle voit autour d\u2019elle, s\u2019attirant les louanges de Chinua Achebe, le célèbre romancier nigérian.En 1962, c\u2019est la rupture: elle s\u2019installe en Angleterre avec ses enfants, mais sans mari, et se lance dans l\u2019écriture.Succès rapide Elle devient assez rapidement un écrivain à succès.Elle gagne le prix du Gouverneur général à deux reprises, pour Les Devins et pour Une divine plaisanterie, porté à l\u2019écran en 1968 par Paul Newman sous le titre de Rachel, Rachel, et mettant en vedette Joanne Woodward.On voit en Laurence l\u2019incarnation de ce que c\u2019est d\u2019être écrivain (ou plutôt écrivaine) au Canada anglais.Et soudainement, après Les Devins, c\u2019est le silence.Elle cesse d\u2019écrire à partir de 1974.Vraisemblablement, elle a dit tout ce qu\u2019elle avait à dire.Elle choisit de vivre à Wakefield, en Ontario, un village qui ressemble drôlement à son Neepawa natal.Fait choquant, ses voisins, bons chrétiens, tentent d\u2019interdire Les devins à l\u2019école, ce qui la blesse énormément.Ses énergies vont plutôt à des causes politiques : le pacifisme, le désarmement nucléaire, et elle milite à la Writers\u2019 Union of Canada.Mais entre-temps, elle sombre dans l\u2019alcool et la dépression.Jamais chanceuse en amour, elle s\u2019isole de plus en plus, malgré son statut d\u2019écrivain légendaire.Elle apprend qu\u2019elle est atteinte d\u2019un cancer incurable en 1986, et se suicide en janvier 1987.Ses mémoires inachevés seront publiés après sa mort.« La rivière coulait dans les deux sens », lit-on tout au début de son chef-d\u2019oeuvre, Les devins .Les deux sens, dans ce roman à voix multiples, sont passé et présent.Étonnamment actuels, riches en détails, les « films des souvenirs » du cinéma intérieur de Morag Gunn, la grande héroïne de Margaret Laurence, se lisent aussi bien aujourd\u2019hui qu\u2019à l\u2019époque de sa première sortie.Le cycle de Manawaka Margaret Laurence Éditions Alto > Premier volume: L\u2019ange de pierre et Une divine plaisanterie (762 pages) > Deuxième volume: Ta maison est en feu et Un oiseau dans la maison (713 pages) > Troisième volume: Les devins (749 pages) Disponibles aussi en format numérique MARGARET LAURENCE / Le cycle de Manawaka Notre voisine méconnue Dominique Fortier Comme les romanciers de tout temps, Margaret Laurence cherche à nous montrer ce que c\u2019est que d\u2019exister, d\u2019être aux prises avec le mystère et l\u2019émerveillement des jours.Dans le cycle de Manawaka, un pays inventé, comme dans Une maison dans les nuages, sorte de journal de voyage au coeur d\u2019un territoire bien réel, elle nous parle d\u2019un monde qui est le sien, et nous le donne à habiter.Elle nous donne surtout pour compagnes des personnages de femmes complexes qui, une fois qu\u2019on a connu leurs rêves, leurs désirs et leurs peurs, nous semblent aussi vraies que celles qui peuplent nos vies.Quelle pertinence ont-elles ?Je ne sais pas trop, mais elles nous éclairent et nous confondent \u2013 et continuent ainsi de nous éclairer en nous révélant des zones d\u2019ombre dont on ne soupçonnait pas l\u2019existence.Meurtries mais debout, Hagar, Rachel, Stacey sont si vivantes qu\u2019on a l\u2019impression qu\u2019on pourrait les prendre par la main pour faire avec elles un bout de chemin.Dominique Fortier (Du bon usage des étoiles, La porte du ciel) a traduit un roman inédit de Margaret Laurence, Une maison dans les nuages, qui sera publié en mai.Elle en a aussi écrit la préface.Christine Eddie J\u2019ai découvert Margaret Laurence en 2008, lorsque les Éditions Alto ont réédité la version française de L\u2019ange de pierre.J\u2019ai tout de suite craqué pour l\u2019orgueilleuse et ronchonneuse Hagar Shipley, une femme qui paraît détestable d\u2019entrée de jeu, mais à laquelle on est si attachée, 400 pages plus loin, qu\u2019on ne veut plus la quitter.J\u2019ajoute Margaret Laurence à la belle liste de celles qui, comme Anne Hébert, Virginia Woolf, Marguerite Duras, Nancy Huston et d\u2019autres, ont réussi à se frayer un chemin dans les dédales très masculins de la littérature.Le cycle de Manawaka a si peu vieilli qu\u2019on a du mal à croire qu\u2019il ait été écrit entre 1964 et 1974.Construit autour de personnages féminins plus grands que nature, dont l\u2019univers intérieur est extrêmement riche, il aborde des thèmes toujours très actuels : la vieillesse, la solitude, le deuil, les contraintes sociales, l\u2019angoisse, la lucidité, le dépassement.Et puis, il y a l\u2019écriture, le style, l\u2019humour, la force des monologues, la fluidité des différents niveaux de narration : un ravissement.J\u2019envie ceux et celles qui ne l\u2019ont pas encore lue.Ils l\u2019ignorent encore, mais des heures de bonheur les attendent ! Christine Eddie (Les carnets de Douglas, Parapluies) a signé la préface des Devins.Marie-Hélène Poitras Quand l\u2019éditeur d\u2019Alto Antoine Tanguay m\u2019a fait découvrir Margaret Laurence, j\u2019ai vite compris que j\u2019avais affaire à une grande, que Laurence appartenait à une sorte de triumvirat d\u2019écrivaines canadiennes-anglaises avec Margaret Atwood et Alice Munro, un peu comme Anne Hébert, Marie-Claire Blais et Gabrielle Roy chez nous.Des écrivaines d\u2019abord universelles, dont les oeuvres s\u2019apprécient en dehors de la question féministe.Hagar Shipley, narratrice et protagoniste de L\u2019ange de pierre, a les dispositions d\u2019esprit d\u2019une femme moderne.Elle sent et laisse monter en elle le désir, assume ses idées qui vont à contre-courant et défend ses positions avec aplomb à une époque où on accordait peu d\u2019importance à la voix d\u2019une femme, surtout âgée.D\u2019ailleurs, ce livre a été banni des écoles secondaires canadiennes après avoir été qualifié de «blasphématoire et obscène ».Tout comme son personnage, Margaret Laurence assume et subit ses choix.Deux insoumises qui se tiennent droites : ça me parle, ça résonne en moi.Marie-Hélène Poitras (Soudain le Minotaure), dont le prochain roman, Griffintown, sera publié en avril, a signé la préface de L\u2019ange de pierre.\u2014 Propos recueillis par Josée Lapointe MARGARET LAURENCE VUE PAR.PHOTO ARCHIVE LA PRESSE Margaret Laurence a contribué à défénir ce qu\u2019est la littérature canadienne.Chez Laurence, comme chez nos écrivains, on trouve des femmes et des filles qui luttent contre l\u2019isolement de la nature et une société hostile, à l\u2019ombre des mythes du passé, dont Louis Riel et les Métis dans Les devins, une fresque de plus de 700 pages.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 Le restaurant IL rIaLto estmaIntenant ouvert.5719 av.DuParc - réservatIons 514 564-4448 Femmes en blues II 8 mars 20h00 Le Swing du Businessman 15 mars 20h00 The Beatles Songs and Story 24 mars 20h30 Café Jukebox 30 ET 31 mars 20h30 ChubbyCheckeretTheWildcats 12 mai 20h30 Daran 14 sEpTEmbrE 20h00 Forfaits souper-spectacle disponibles THEATRERIALTO.CA 514 770-7773 5723, av.du Parc Prix de groupe et location du théâtre: 514-268-7069 514 845-2322 Tous les détails au ARTS MUSIQUE Au départ, Young the Giant devait faire sa rentrée montréalaise ce soir au Cabaret Mile End.Mais fort d\u2019un intérêt sans cesse grandissant, la jeune formation alternative américaine grimpera finalement sur la scène du Théâtre Corona, qui accueille presque deux fois plus de spectateurs.HUGO MEUNIER Une bonne chose puisque le groupe se produira quand même à guichets fermés.Jadis nommé The Jakes, le groupe, rebaptisé Young the Giant en 2009, après quelques changements de musiciens, commence à faire parler de lui grâce à son premier album éponyme.sorti en 2011.Ce dernier a été réalisé par Joe Chiccarelli, qui a notamment travaillé avec de grosses pointures comme Beck et U2.La sortie des singles Couch Syrup et Apartment ont permis au groupe de se donner un son et une personnalité.Mais c\u2019est d\u2019abord l\u2019énergique Body qui a contribué à propulser le groupe et à le sortir de l\u2019ombre.La vidéo officielle de la chanson a été visionnée près de 4 millions de fois sur YouTube.Le groupe s\u2019est construit une crédibilité, brique par brique, en assurant avec brio les premières parties de groupes comme King of Leon.Fait surprenant, ce premier disque est produit par la maison Roadrunner Records, qui verse d\u2019ordinaire dans le métal en signant des groupes comme Megadeth.La chanson Body, qui rappelle un peu le son rock-pop festi f et rassembleur des The Strokes ou The Killers, détonne d\u2019ailleurs avec le reste de l\u2019album.La plupart des titres reflètent l\u2019ambiance d\u2019une bande de potes \u2013 les membr e s du g roupe s e connaissent depuis l\u2019école secondaire \u2013 qui s\u2019éclatent les pieds dans le sable, à la façon de Jack Johnson.La chanson Island s\u2019ouvre même avec le bruit des vagues.La forte présence des choeurs ajoute aussi une saveur gospel détendue.Le premier concert montréalais aura un caractère singulier pour le batteur François Comtois , qui a grandi à Pierrefonds avant d\u2019aller s\u2019installer aux États- Unis , i l y a une dizaine d\u2019années.Il ne cache pas son enthousiasme à voir le groupe quitter le garage où il est né pour frayer avec les ligues majeures.En entrevue, il avoue avoir été surpris du succès de l\u2019album.«On n\u2019était pas sûrs de partir en tournée, mais on a changé d\u2019idée en voyant les réactions », explique le musicien de 23 ans.Les influences du groupe sont multiples et s\u2019emboîtent sans trop de difficulté dans le courant indie-rock.«On a tellement de héros.On adore la musique des années 60 et 70», souligne François Comtois.Le groupe a aussi la chance de pouvoir compter sur le flamboyant chanteur Sameer Gadhia , doté d\u2019une voix aérienne qui rappelle Chris Martin, Patrick Watson et même vaguement Sting.Mais vu l \u2019éventa i l des instruments utilisés pour meubler les pièces, tous les musiciens ont la chance de démontrer leur savoir-faire.Pour François Comtois, il s\u2019agit de Street Walker, trop rare pièce rapide et plus technique à la batterie.«Pour le prochain album, on aimerait plus de groove », avoue le batteur.D\u2019ici là, Young the Giant devrait continuer à faire parler de lui et, qui sait, à s\u2019imposer dans des salles de plus en plus grandes.À petits pas de géant.Young the Giant, avec Walk the Moon, ce soir, à 21h, au Corona.YOUNG THE GIANT À petits pas de géant PHOTO FOURNIE PAR ROADRUNNER RECORDS Young the Giant présente un disque dont la plupart des titres reflètent l\u2019ambiance d\u2019une bande de potes \u2013 les membres du groupe se connaissent depuis l\u2019école secondaire \u2013 qui s\u2019éclatent les pieds dans le sable, à la façon de Jack Johnson.Les influences du groupe sont multiples.«On a tellement de héros.On adore la musique des années 60 et 70», souligne François Comtois.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 . ARTS MUSIQUE Fanny Bloom admirait tellement le travail du musicien et cinéaste Stéphane Lafleur qu\u2019elle a profité du fait qu\u2019ils partagent la même compagnie de disque pour lui demander une chanson.C\u2019est ainsi qu\u2019à l\u2019été 2010, Fanny Bloom a reçu le texte d\u2019Apprentie guerrière.Sans savoir que cela allait devenir la pièce-titre de son premier album solo, de même que la métaphore de ce que la vie allait lui réserver, ou plutôt lui imposer.ÉMILIE CÔTÉ C\u2019était un passage obligé qu\u2019elle redoutait dans le déni : la fin de son groupe La Patère rose, car ses acolytes Kilojules et Roboto étaient devenus trop occupés avec Misteur Valaire.Cela s\u2019est officialisé après le Festival de musique émergente, en septembre 2010.Non seulement Fanny Bloom venait-elle de perdre son groupe bien malgré elle, mais la jeune femme vivait aussi d\u2019autres chagrins.« C\u2019était une période difficile.J\u2019avais l\u2019impression de me battre dans le vide pour garder quelque chose qui me tenait à coeur.» Telle une «apprentie guerrière », Fanny Bloom n\u2019allait pas se laisser abattre pour autant.Disposant de seulement quatre jours pour déposer une demande de subvention au Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), elle a appelé « en catastrophe» Étienne Dupuis- Cloutier, réalisateur et ami de longue date qui a aussi émergé de la scène «Sherbrooklyn» à l\u2019autre bout de l\u2019autoroute 10 (sans compter qu\u2019il a fait des spectacles avec La Patère rose).«Je lui ai demandé: qu\u2019est-ce que tu fais de ta vie dans la prochaine année?As-tu envie de faire un album?» Fanny et Étienne sont allés en studio pour bricoler un démo composé de trois compositions de la pianiste et chanteuse, en plus de la pièce Apprentie guerrière, un cadeau du cinéaste et musicien Stéphane Lafleur (Avec pas d\u2019Casque).«Il venait juste de me l\u2019envoyer et je me suis approprié ce titrelà, explique-t-elle.Ç\u2019a m\u2019a inspirée pour la ligne directrice de l\u2019album.» En attendant une réponse positive du CALQ, les deux complices ont pris le temps de discuter longuement de la signature sonore qu\u2019allait prendre l\u2019album, s\u2019envoyant mutuellement des chansons ou des extraits de films.«J\u2019avais une idée pas mal claire de ce que je voulais.Une identité propre, quelque chose de plus noir, de plus lourd, d\u2019assumé.J\u2019étais tannée des frivolités, du côté bubble gum.«Je ne savais pas comment fonctionner avec quelqu\u2019un d\u2019autre», poursuit-elle.Mais une grande complicité est née, les deux vivant des transitions dans leur vie.«On avait une bulle dans laquelle on se comprenait.» Une fois en studio, le mot d\u2019ordre était d\u2019y aller avec «des synthés super assumés», assortis de sons «organiques et tribaux» (Fanny Bloom est une fan de Lykke Li).Apprentie guerrière est en effet tapissé de piano, de claviers et de synthétiseurs de toutes sortes (piano classique, synthés kitsch et froids, claviers électro dansants), avec des percussions fortes et de multiples échantillonnages et arrangements électro-acoustiques.Les pièces demeurent mélodiques et somme toute assez pop, avec des clins d\u2019oeil ici et là : l\u2019auto-tune à la Bon Iver sur Mon hiver (justement), ou le titre de Tootles en référence au personnage de Peter Pan de l\u2019enfant perdu qui égare ses billes, puis qui les retrouve en reprenant goût à la vie.«La poussière doit redescendre/Je dois renaître de nos cendres», y murmure Fanny Bloom.Et même si le nom n\u2019est pas dans le texte de la chanson Annie, c\u2019est en hommage au personnage féminin du film What Dreams May Come qui perd son mari.«Et c\u2019est dur de ne pas te voir/Et ce soir je m\u2019éreinte à te rejoindre.» Fanny Bloom est inspirée et à fleur de peau, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire.Avec sa voix douce et haut perchée, elle incarne l\u2019émotion de ses pièces aux textes courts et fort imagés.Elle est une apprentie guerrière qui ne vit pas ses émotions à moitié.FANNY BLOOM Sur le front des émotions PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE Les chansons du premier album solo de Fanny Bloom demeurent mélodiques et somme toute assez pop.INDIE-POP FANNY BLOOM APPRENTIE GUERRIÈRE GROSSE BOÎTE EN MAGASIN MARDI Apprentie guerrière est tapissé de piano, de claviers et de synthétiseurs de toutes sortes [.] avec des percussions fortes et de multiples échantillonnages et arrangements électro-acoustiques.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 A R T S 7 PRÉSENTE EN COLLABORATION AVEC NOUVELLES DATES DISPONIBLES Réservez en ligne www.tnm.qc.ca EN SUPPLÉMENTAIRE 9 AU 14 JUILLET Théâtre du Nouveau Monde 514 866-8668 ARTS MUSIQUE Elle sera ce soir sur la scène des Victoires de la musique au Palais des Congrès de Paris, en lice pour les titres Révélation du public et Vidéoclip de l\u2019année pour le populaire French Cancan.Inna Modja sera ensuite de passage à Montréal, le 11 mars, afin de participer à Star Académie, un premier rendez-vous avec le Québec où elle promet de revenir en concert un peu plus tard cette année.Retour sur la fabuleuse ascension de la chanteuse de 27 ans, de Bamako à Paris.INNA MODJA Fabuleux destin PHOTO FOURNIE PAR WARNER MUSIC Autodidacte, Inna Modja a appris la musique à l\u2019oreille.«Grâce au bouche à oreille, j\u2019ai été approchée par des maisons de disques et j\u2019ai signé avec Warner Music.Ma seule condition, c\u2019était de pouvoir faire ma musique comme je le voulais.» \u2014 Inna Modja STÉPHANIE VALLET Originaire du Mali, Inna Modja a grandi entre le Ghana et le Niger ia , deux pays anglophones, tout en parlant français à la maison.Dans Love Revolution, son deuxième album paru en novembre dernier, la chanteuse a naturellement choisi de s\u2019exprimer dans les deux langues.«Ça sera ma première fois au Canada et je suis très excitée ! On est en pourparlers avec divers promoteurs pour des concerts à Montréal.Malheureusement, les Francofolies ne m\u2019inviteront pas, car le projet n\u2019est pas assez francophone pour eux.J\u2019ai été très déçue de l\u2019apprendre ; pourtant, je chante également en français et je suis francophone.Je ne désespère pas, ils changeront peut-être d\u2019avis », espère la jeune chanteuse Inna Modja.Rencontre avec Salif Keita À 15 ans, la jeune femme décide de prendre en main son destin et de cogner à la porte de nul autre que Salif Keita.«Il m\u2019a demandé de chanter et il m\u2019a prise plus au sérieux.Puis, il m\u2019a référée au Super Rail Band, le célèbre orchestre de Bamako.Je suis restée avec eux pendant un an», explique la chanteuse.Sixième d\u2019une famille de sept enfants, elle débarque à Paris à 18 ans pour poursuivre des études de lettres et de langues, puis faire une école de commerce, tout en étant mannequin pour payer ses études.« J\u2019a i commencé à t rava i l ler dans l \u2019ombre en écrivant pour des artistes.Quand je me suis sentie prête, j\u2019ai commencé à faire des maquettes de chansons.Grâce au bouche à oreille, j\u2019ai été approchée par des maisons de disques et j\u2019ai signé avec Warner Music.Ma seule condition, c\u2019était de pouvoir faire ma musique comme je le voulais, qu\u2019on n\u2019essaie pas de me \" formater \" », précise-t-elle.De son vra i nom Inna Bocoum, la chanteuse adopte rapidement «Modja » (petite peste) comme nom de scène.«Comme ma mère était une des dernières réfractaires à ce que je me lance dans la musique, j\u2019ai utilisé le surnom qu\u2019elle me donnait pour lui dire : \"Tu vois, je suis une mauvaise fille et je vais faire ce que tu ne veux pas que je fasse\"», raconte-t-elle.L\u2019auteure, compositrice et interprète n\u2019est pas allée au conservatoire.Autodidacte, elle a appris la musique à l\u2019oreille.Inna Modja s\u2019est fait connaître en Europe avec Love Revolution.French Cancan et La fille du Lido qui l\u2019ont aussi révélée au Québec.Mais ce n\u2019est qu\u2019un aspect de cette artiste aux multiples facettes.Introspection « Pour l\u2019instant, les gens qui ne me connaissent pas découvrent mon côté plutôt enjoué avec ces deux extraits, mais il y a aussi des chansons plus introspectives comme Spirit ou Emily sur l\u2019album.J\u2019ai dû gérer des choses très difficiles dans ma vie qui font de moi quelqu\u2019un d\u2019intérieurement très complexe », dit-elle.Excisée à l\u2019âge de 4 ans à l\u2019insu de ses parents, Inna Modja est également marraine de Tostan, une organisation qui veille à l\u2019amélioration de la condition féminine en Afrique.« Quand j \u2019ai été opérée, je me suis également réparée psychologiquement.J\u2019ai ensuite accueilli de jeunes femmes qui ont vécu la même chose que moi pendant plusieurs années, mais je revivais encore et encore la même chose à travers elles.J\u2019ai donc décidé de m\u2019engager en étant plus solide et Tostan m\u2019a permis de le fa i re », conclut-elle.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 DÈS LE 19 AVRIL VIEUX-PORTDEMONTRÉAL COUREZ LA CHANCE DE GAGNER L\u2019UNE DES5PAIRES DE BILLETS POUR ASSISTER AU SPECTACLE ET UN SAC-CADEAU Pour tous les détails et pour participer : lapresse.ca/concours La date limite pour participer est le 16 mars.Le règlement est disponible à LA PRESSE et lapresse.ca.La valeur totale approximative des prix est de 1 200 $.PRÉSENTÉ PAR \u2022\u2022 \u2022\u2022 ARTS MUSIQUE Sur la toile, la célèbre plateforme Metacritic a recensé au cours des derniers jours 29 évaluations américaines et britanniques ayant trait à un opus signé Grimes : moyenne de 80%, quatre étoiles si vous préférez.Qu\u2019on aime ou non Visions, il est évident que le buzz hivernal pour cette jeune Montréalaise fait boule de neige.ALAIN BRUNET Méchante boule de neige, qui n\u2019est pas tout à fait le fruit du hasard.En témoigne ce maelstrom de créativité : troisième album solo depuis 2010 (les deux autres étant Geidi Primes et Halfaxa), sans compter Darkbloom qu\u2019elle a créé de concert avec le collègue D\u2019Eon! Claire Boucher (de son vrai nom) aura 24 ans à la fin mars, et l\u2019on peut affirmer que sa carrière internationale est lancée, bien au-delà de l\u2019impact souterrain.Son passage l\u2019an dernier au festival South By Southwest (SXSW) a été remarqué, son spectacle à Pop Montréal l\u2019a été aussi, on en passe et des meilleures.On imagine que Grimes fera salle comble le 31 mars prochain au Cabaret du Mile-End.Faisons donc connaissance ! Joignons-la sur une route de l\u2019Arizona qu\u2019elle traverse avec son équipe, en direction du Texas.D\u2019entrée de jeu, on constate que Grimes s\u2019est munie d\u2019un petit brouillard la protégeant de la surenchère.On ne conclut pas à la fausse humilité lorsqu\u2019elle dit de sa petite voix : «Vous savez, je ne prête pas vraiment attention à mon phénomène.Je crois qu\u2019il vaut mieux ne pas le faire.Oui, bien sûr, on m\u2019en parle dans mon entourage, mais je préfère maintenir une distance.Bien sûr, je peux en profiter lorsque c\u2019est positif, mais.Quant à ma progression rapide, ça ne m\u2019inquiète pas.Autour de moi, des gens s\u2019en occupent.» A n g l o p h o n e q u a s i u n i l i n g u e é l e v é e e n Colombie-Britannique, Claire Boucher a grandi en anglais malgré ses origines partiellement francophones : «Ma mère est mi-française mi-italienne, mon père est ukrainien et métis, il a aussi de lointaines origines québécoises.» Claire Boucher s\u2019est installée à Montréal à l\u2019automne 2006, afin d\u2019y poursuivre des études à l\u2019université McGill, qu\u2019elle a abandonnées pour plonger tête première dans une vie de création.Pourquoi avoir choisi de rester à Montréal ?Pour des raisons similaires à tous les artistes anglos qui y migrent.« Je m\u2019y suis accroché les pieds ! Un jour, Sean Nicholas Savage m\u2019a demandé d\u2019être choriste et puis .De f i l en aiguille, j \u2019ai commencé à créer mes propres trucs.Et, de toute évidence, le milieu de la musique montréalaise m\u2019est apparu très stimulant.On a tôt fait d\u2019y jouer lorsqu\u2019on s\u2019y met.Et puis, tous mes amis vivent à Montréal.J\u2019y aime le style de vie.Eh oui, je ne parle qu\u2019un petit peu le français.Tous mes amis francophones, il faut dire, s\u2019adressent à moi en anglais.» Si Grimes n\u2019a pas de formation scolaire en musique, on lui reconnaît un puissant instinc t de compositeur/ réalisateur qu\u2019elle ne cesse d\u2019alimenter.« J\u2019étais une non-musicienne puisque je n\u2019ai reçu aucune éducation en ce sens.Je le suis devenue en compensant par l\u2019imagination et l\u2019instrumentation électronique \u2013 j\u2019ai eu tôt fait de m\u2019intéresser aux bidules, échantillonneurs, claviers, pédales, filtres.La partie amusante ! Ce contexte de création me donne l\u2019avantage de n\u2019être prisonnière d\u2019aucun critère, de n\u2019évoluer à l\u2019intérieur d\u2019aucune frontière.» Grimes préfère travailler seule en studio : «Je le fais avec des pédales, des machines et claviers.Je n\u2019aime pas travailler avec d\u2019autres lorsque j\u2019enregistre et je ne compte toujours pas le faire, car je veux avoir le sentiment de pouvoir jouer seule ma musique avant de m\u2019impliquer avec d\u2019autres musiciens.» Ainsi, Sebastian Cowan, propriétaire du label Arbutus, collabore au mix et au matriçage de ses albums, et trois musiciens l\u2019accompagnent actuellement sur scène \u2013 Cecil Frena, Calvin McElroy, etc.«Chacun d\u2019entre nous filtre la voix et travaille avec machines et claviers.Sur scène, nous visons une relation symbiotique.» Assistons-nous au début d\u2019une carrière exceptionnelle?Nul ne peut le prévoir, mais.des signes probants nous por tent à le croire.Certaines réponses aussi : «Si je suis en phase naïve?Non, je ne crois pas.Chaque étape de mon travail est pensée et soupesée.Je ne fais rien sans comprendre exactement ce que j\u2019accomplis.Si je ne connais pas, j\u2019essaie de très bien connaître avant de procéder.Non, je ne crois pas que l\u2019ignorance apporte de la magie à la création.» Grimes se produira le samedi 31 mars au Cabaret du Mile End.GRIMES Au-delà de l\u2019impact souterrain PHOTO FOURNIE PAR ARBUTUS RECORDS Claire Boucher, qui travaille sous le nom de Grimes, relativise sa nouvelle popularité.«Vous savez, je ne prête pas vraiment attention à mon phénomène.Je crois qu\u2019il vaut mieux ne pas le faire.» POP GRIMES VISIONS ARBUTUS RECORDS «Je n\u2019aime pas travailler avec d\u2019autres lorsque j\u2019enregistre.Je veux avoir le sentiment de pouvoir jouer seule ma musique avant de m\u2019impliquer avec d\u2019autres musiciens.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 A R T S 9 TINTIN superstar! La BD qui a inspiré le film Un album de collection ! Le Secret de la Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge réunis pour la première fois en un volume.128 pages \u2013 26,95 $ L\u2019indispensable album du film Une création originale, composée à partir des séquences et des images du film.64 pages \u2013 17,95 $ Les aventures de Tintin Depuis sa création en 1929, Tintin n\u2019a jamais cessé d\u2019enthousiasmer le coeur de ses millions de lecteurs à travers le monde entier.24 albums \u2013 17,95 $ chacun E n v e n te da ns to u t e s l es bo n n e s l i b r a i r i e s SURVIVRE À L\u2019ÉCHEC SURVIVRE À L\u2019ÉCHEC De 1988 à 1993, Luc De Larochellière a été le plus jeune auteur-compositeur-interprète à succès du Québec.Avant d\u2019être, jusqu\u2019en 2001, le plus jeune «has been » de l\u2019industrie \u2013 c\u2019était l\u2019expression utilisée dans le milieu.Et de passer enfin au statut d\u2019«auteur-compositeur de talent qui dure » ! C\u2019est à celui qui dure que nous avons parlé.MARIE-CHRISTINE BLAIS «Aussitôt on se croit un dieu, aussitôt on reçoit une croix » chantait Luc de Larochellière sur son disque Sauvez mon âme, qui avait tout récolté, en 1990: ventes, prix, honneurs.Et comme de fait, tout de suite après la méga-célébrité, en lançant un album plus rock qui a déstabilisé son public, De Larochellière a dû porter une croix, celle de l\u2019oubli, de l\u2019indifférence et du doute.«Ç\u2019a été un énorme deuil à faire, dit-il sobrement.À la fin des années 80, je suis un jeune homme timide, qui bégaie en plus, et je réussis enfin, en travaillant fort, à m\u2019exprimer par la musique.Cette musique m\u2019amène assez rapidement à un statut de vedette, je vends des disques et des billets de spectacle, et même si ma compagnie de disques ferme, j\u2019en fonde une! Tout ça, ce sont des éléments très valorisants.Et puis.Et puis, ma popularité fond, mon compte en banque fond.La confiance aussi.À un moment donné, bien sûr, je me suis dit, le problème, ce n\u2019est pas mes chansons, c\u2019est moi.» Luc De Larochellière n\u2019a jamais fait dans l\u2019auto-apitoiement.Il ne pleure toujours pas sur la route qui l\u2019a mené jusqu\u2019à être coprésident d\u2019honneur à Montréal en lumière, la semaine dernière.«Je suis devenu un artiste, puis un produit, puis un produit défini dans un marché, résumet- il.Pour mon 2e album, Sauvez mon âme, j\u2019avais écrit des chansons plus légères et joyeuses, pour faire un équilibre pendant mes spectacles avec les chansons plus sombres de mon premier disque.Et les gens ont aimé ces chansons pop.Seulement, moi, ce que j\u2019écoutais dans ce tempslà, c\u2019était Nirvana, Red Hot Chili Peppers.Quand j\u2019ai sorti le 3e disque, Los Angeles (1993), plus rock, j\u2019avais peut-être envie inconsciemment de briser le cycle.» Ses fans, ici et en France, eux, n\u2019en avaient pas envie.Et puis, d\u2019autres artistes survenaient, pas plus jeunes, mais plus fous, pour faire danser les bougalous: Daniel Bélanger, Les Colocs, Jean Leloup.«En rétrospective, il y avait aussi, sans doute, une certaine fatigue, psychologique, physique, dit Luc.J\u2019étais tout le temps en représentation, tout le temps en jet lag à cause des allersretours vers l\u2019Europe.Et j\u2019avais 25, 26 ans, j\u2019étais un ti-cul qui était de plus en plus incapable de payer la maison qu\u2019il avait achetée.» En 1995, De Larochellière devient le père d\u2019une petite Claudel, âgée d\u2019aujourd\u2019hui de 16 ans.Son quatrième album studio, Les nouveaux héros, sort l\u2019année suivante.Échec commercial complet et réception très tiède des médias.« J\u2019avais le désir d\u2019être créatif et le désir de plaire en même temps.Je n\u2019étais plus en phase.Là, j\u2019ai vraiment pensé à arrêter», confie-t-il.Mais il y avait Claudel, qu\u2019il faut aimer et faire vivre.Et puis aussi, peu à peu, un constat.Ce «sabotage», c\u2019est peut-être le début d\u2019un sauvetage: «sauver mon âme, littéralement ».Extrême, comme technique, mais qui semble pourtant un passage obligé dans la carrière des chanteurs qui durent: l\u2019autodafé personnel, la quasi-autodestruction publique pour cesser enfin de vouloir plaire à tout prix et revenir à soi-même.De 1993 à 2000, Luc continue à donner des spectacles, à écrire, souvent pour d\u2019autres.Et peu à peu, on fait appel à lui comme formateur, comme metteur en scène, comme rassembleur: festivals de Granby, de Petite-Vallée, etc.En 2001, il décide justement de bâtir des ponts, plutôt que des murs, pour reprendre ses mots.«J\u2019ai eu envie de revenir à la source: un show dans un bar et en gang, tous genres confondus.» Les Lundis à jammer du bar Verre Bouteille, angle Mont- Royal et Papineau, étaient nés.Aussi bien Michel Rivard que Roch Voisine et des dizaines d\u2019autres artistes sont venus «jammer » avec Luc, pour le plaisir de chanter.«La chanson est tombée en guérilla depuis une dizaine d\u2019années.Elle perd constamment en visibilité à la radio, à la télé, alors j\u2019ai décidé de la pratiquer SAUVERSONÂME 1989Né en 1966, le jeune chanteur remporte le Félix de l\u2019auteurcompositeur de l\u2019année avec Amère America (50 000 exemplaires vendus).1990Sauvez mon âme accumule les honneurs : 100 000 ventes au Québec, 80 000 albums et 200 000 singles de la chanson Cash City en France, trois Félix, le Juno de l\u2019album francophone le plus vendu au Canada, une longue tournée au Québec et une tournée en France de 25 dates, une nomination aux Victoires de la musique en France.2009 Après des années arides, Luc De Larochellière sort son huitième et très bel album studio Un toi dans ma tête.2010Il reçoit pour la deuxième fois de sa carrière le Félix de l\u2019auteur-compositeur de l\u2019année de l\u2019ADISQ, 21 ans après son premier.2012Aux côtés de l\u2019harmoniciste Toots Thielemans, De Larochellière est coprésident d\u2019honneur du 13e festival Montréal en lumière.Il signe la mise en scène du spectacle de clôture, le 26 février, tout en étant le directeur artistique du concours Ma première Place des Arts.De Larochellière en cinq temps PHOTO IVANOH DEMERS , LA PRESSE Daniel Boucher La désise a fait une star de Daniel Boucher : Prix Félix-Leclerc, ainsi que les Félix Révélation et Auteur ou compositeur de l\u2019année en 2000.LA SUITE: Aucun de ses albums subséquents n\u2019a franchi le cap des 50 000 exemplaires vendus.Il partage son temps entre ses chansons et des comédies musicales (Dracula, Les filles de Caleb).en terroriste, sur une petite scène, avec rien, sinon ma guitare», ditil en souriant.Résultat: de trois affiches collées dans la vitrine du Verre Bouteille tout l\u2019été 2001, les Lundis vont jusqu\u2019à devenir une émission de Noël captée par Radio-Canada et diffusée dans toute la francophonie.Ensuite, il y aura d\u2019autres spectacles, mais aussi une difficile séparation amoureuse en 2004, un beau disque de duos en 2006 (Voix croisées), toutes choses qui vont le mener à l\u2019écriture d\u2019un Un toi dans ma tête, au succès critique, au succès populaire, à un nouvel amour et à un Félix.Mais surtout à une autre perception des choses, qui ne paie peut-être pas une maison, mais qui suffit pour payer le loyer d\u2019un appartement.«Les albums de Gainsbourg ont presque tous été des échecs commerciaux, mais tout le monde écoute et reprend ses chansons aujourd\u2019hui, conclut-il.Le succès, c\u2019est la durée, celle des chansons.C\u2019est Au clair de la lune: personne ne sait qui l\u2019a écrite, cette chanson, mais quel succès!» Garou Révélé par Notre-Dame de Paris, Garou a connu un début de carrière solo triomphal avec son album Seul.LA SUITE: Peu présent au Québec, il mène une carrière toujours florissante en Europe, notamment en France et en Pologne où il a été sacré «meilleur artiste masculin international » en 2003.Gabrielle Destroimaisons Propulsée par sa chanson-titre, l\u2019album Etc.s\u2019est écoulé à plus de 100 000 exemplaires et lui a valu le Félix Révélation de l\u2019année en 2001.LA SUITE: sa carrière d\u2019interprète sur disque a du plomb dans l\u2019aile, mais elle s\u2019est produit ces derniers mois dans la revue musicale Girls Wanna Have Fun avec Andrée Watters et Élizabeth Blouin-Brathwaite.Mitsou Dis-moi, dis-moi, Lettre à un cowboy, Les Chinois, Bye bye mon cowboy, Mitsou a multiplié les tubes au tournant des années 90.LA SUITE: Sa carrière musicale n\u2019a jamais retrouvé le même lustre depuis.Mitsou demeure toutefois bien présente à titre d\u2019animatrice à la télé et à la radio.Elle prépare de nouvelles chansons, selon son site internet.Il est difficile d\u2019arriver au sommet, mais il est encore plus difficile d\u2019y rester.Gros cliché, qui ne cesse de se vérifier dans le monde de la musique populaire.Le succès fait des victimes.Mais l\u2019abîme entre la réussite et l\u2019échec n\u2019est parfois qu\u2019une question de perceptions.ALEXANDRE VIGNEAULT Okoumé a déjà été l\u2019un des groupes les plus populaires du Québec.Propulsé par Dis-moi pas ça, tube de l\u2019été 1997, il a vendu 150 000 exmplaires de son disque éponyme et 50 000 billets pour la tournée Où est-ce qu\u2019on va prendre l\u2019argent ?Cinq ans plus tard, l\u2019aventure était terminée.Plan B, album audacieux qui tranchait avec le folk du premier disque, a coulé le groupe, se disait-on à l\u2019époque.Éloi Painchaud, lui, n\u2019a jamais vu les choses comme ça.«Si j\u2019avais à nommer une chose qui a mis un terme à Okoumé, ce ne serait pas que Plan B s\u2019est vendu seulement 50 000 copies, assure-t-il.On trouvait ça cool que le tiers du monde nous ait suivi, on s\u2019attendait à moins que ça!» L\u2019entourage du groupe n\u2019a pas trouvé ça aussi cool.« Il s\u2019est mis à y avoir plus de meetings que de musique», se rappelle le musicien.Les gens de marketing constataient que «la balloune se dégonflait».Les musiciens, alors en plein trip créatif, ont décidé qu\u2019il n\u2019était pas question que l\u2019admnistration prenne le dessus.«On savait qu\u2019on allait entrer dans une période de compromis », expose Éloi Painchaud.Dix ans plus tard, il n\u2019y a aucun doute dans son esprit : Okoumé, c\u2019est l\u2019histoire d\u2019un «très grand succès ».Même s\u2019il fut de courte durée.Le boulevard des rêves brisés Le cas d\u2019Okoumé n\u2019a rien d\u2019exceptionnel.Les étoiles filantes ont toujours été plus nombreuses que les icônes durables.«C\u2019est vrai depuis l\u2019époque de Frank Sinatra où la musique populaire est diffusée par des médias de masse », a ff irme Guylaine Maroist, productrice de documentaires et spécialiste de la musique.Des exemples?Facile : Alanis Morrissette, le groupe américain Evanescence, The Lost Fingers, Wilfred LeBouthillier et quelques autres finalistes de Star Académie ou lauréats du Félix «Révélation» à l\u2019ADISQ.Survivre au succès Guylaine Maroist pense aussi à une foule de chanteuses à voix des années 60 ou 70 : Céline et Liette Lomez, Marie-Ève, Annabelle.«Annabelle a eu un vrai gros succès pendant deux ou trois ans.On parle de record de vente de 45-tours, précise-t-elle.Aujourd\u2019hui, plus personne ne sait qui c\u2019est.Et il y en a plein comme ça.» Guylaine Maroist en connaît un rayon sur les succès météoritiques, puisqu\u2019elle a rencontré près de 200 anciennes vedettes afin de rééditer le catalogue pop et yé-yé de Denis Pantis.«J\u2019avais l\u2019impression d\u2019être sur le boulevard des rêves brisés, dit-elle.Pour la plupart, ç\u2019a été dévastateur.La plupart étaient sur un déclin depuis ce temps-là.Depuis l\u2019âge de 20-21 ans.» Éloi Painchaud a aussi connu « un creux de vague » après Okoumé.Il utilise l\u2019image de l\u2019astronaute qui redescend sur terre après un long séjour dans l\u2019espace.«J\u2019ai dû passer par une couple de paliers de décompression, dit-il.Mais j\u2019ai très vite compris que je voulais encore faire de la musique.» L\u2019ère des vedettes jetables Est-il plus difficile qu\u2019avant de se mainten i r au sommet ?« Tout bouge plus vite aujourd\u2019hui », croit Guylaine Maroist.La société entière est entrée dans l\u2019ère des «15 minutes de célébrité» que prédisait en 1968 Andy Warhol, icône du Pop art, estime Éloi Painchaud.«Tu as 15 minutes, pas une de plus!» dit-il en riant.Les artistes qui ont émergé au cours des 15 dernières années auraient ainsi plus de difficulté à s\u2019attacher un public fidèle.«C\u2019est normal, il n\u2019y a jamais eu autant d\u2019offre, analyse Mario Lefebvre, président de FlairMic.En 1977, chez Warner, qui était la plus grande compagnie de disques au monde, on sortait 200 albums par année.Il en sort 400 par semaine sur iTunes.J\u2019exagère un peu, mais l\u2019offre est telle que le public peut constamment renouveler ses choix.» Les chanteurs qui sont aussi des créateurs s\u2019en tirent mieux à long terme, croit toutefois Guylaine Maroist.« Daniel Boucher, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il va toujours avoir une carrière, alors que pour d\u2019autres, il n\u2019y a plus rien», dit-elle.Éloi Painchaud passe désormais sa vie en studio où il réalise des disques pour une variété d\u2019artistes, d\u2019Antoine Gratton au groupe traditionnel Visthen, en passant par Elisapie Isaac.«Je fais plus de musique aujourd\u2019hui que j \u2019en faisais à l\u2019époque d\u2019Okoumé, se réjouit-il.C\u2019est toute une récompense que la vie m\u2019a donnée.» La fin du rêve américain?«J\u2019ai l\u2019impression que les jeunes musiciens ou auteurs-compositeurs fondent moins d\u2019espoirs sur l\u2019énorme succès lucratif, suggère encore Guylaine Maroist.Les années 90 ont été extrêmement lucratives pour certains artistes, comme Éric Lapointe.Aujourd\u2019hui, je ne suis pas sûre qu\u2019un Antoine Gratton espère devenir riche avec la musique.» En phase avec leur époque, les jeunes artistes seraient plus à l\u2019aise avec l\u2019idée de vivre plusieurs vies.«Tu peux être biologiste, être super bon en musique, vivre ton trip et passer à autre chose.Les gens sont moins cloisonnés dans leur tête, pense-t-elle.Les gens sont plus conscients de l\u2019éphémère de la chose.» «Je fais plus de musique aujourd\u2019hui que j\u2019en faisais à l\u2019époque d\u2019Okoumé.C\u2019est toute une récompense que la vie m\u2019a donnée.» \u2014 Éloi Painchaud «Je suis devenu un artiste, puis un produit, puis un produit défini dans un marché.» \u2014 Luc De Larochellière PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTO ÉTIENNE RANGER, LE DROIT PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 A R T S 11 SURVIVRE À L\u2019ÉCHEC MARC CASSIVI CHRONIQUE Rester authentique dans sa démarche artistique.S\u2019il y a un conseil que les psychologues peuvent donner à un artiste qui a connu un échec ou un passage à vide, c\u2019est celui-là.L\u2019époque est au succès instantané.Les candidats de Star Académie se retrouvent du jour au lendemain à l\u2019avantscène, devant quelque deux millions de téléspectateurs.On fait miroiter la lune à ces chanteurs amateurs.Pour une minorité, il s\u2019agira d\u2019une fabuleuse rampe de lancement.Pour la plupart, ce sera le moment fort d\u2019une carrière qui n\u2019ira malheureusement qu\u2019en déclinant.«Il n\u2019y a pas de livre d\u2019instructions sur comment gérer son succès», rappelle le psychologue Bruno Ouellette, qui travaille entre autres avec des artistes et des athlètes de haut niveau.«Les concurrents d\u2019émissions comme Star Académie n\u2019ont pas la chance d\u2019apprivoiser la célébrité.Ils sont parachutés devant les projecteurs.Ce n\u2019est pas une célébrité méritée.» La psychologue Nathalie Lacaille, qui enseigne la psychologie de la performance artistique à la faculté de musique de l\u2019Université de Montréal, fait un parallèle entre l\u2019expérience que vivent les chanteurs de Star Académie et les gymnastes qui se préparent aux Jeux olympiques.«Combien de jeunes sacrifiés pour obtenir une médaille?», demande-t-elle.«En musique populaire, dit la psychologue, ce n\u2019est pas tant l\u2019individu qui compte que l\u2019argent qu\u2019il peut faire rapporter en peu de temps.Les chanteurs sont interchangeables.L\u2019un prend la place de l\u2019autre sans que le public ne s\u2019en formalise.C\u2019est un piège dangereux.Ceux qui retombent dans l\u2019oubli vivent souvent une forme de honte.» Comment garder la tête froide lorsque, à 24 ou 30 ans, l\u2019on n\u2019est déjà plus la «saveur du moment» d\u2019une industrie ingrate qui se lasse, comme du reste le public, de ses idoles après un ou deux albums?«Plusieurs passent instantanément d\u2019inconnu à vedette, avec une machine derrière qui leur bâtit une image, constate Bruno Ouellette.Lorsqu\u2019ils deviennent célèbres, ils se préoccupent souvent de ce que les gens pensent d\u2019eux.Ils peuvent développer une passion obsessive pour tout ce qui touche au succès, aux ventes, à la critique.La descente peut être longue et pénible.Certains ne s\u2019en remettent pas.» Rose-Marie Charest, présidente de l\u2019Ordre des psychologues du Québec, se sert souvent de l\u2019image de la poupée russe pour illustrer le danger du succès instantané.«La seule poupée qui est solide, c\u2019est la plus petite.Les plus grosses poupées sont fragiles, surtout si elles ne peuvent pas s\u2019appuyer sur la plus petite.» Comment survivre, comme artiste, à l\u2019inévitable ressac qui accompagne un succès populaire?Aux années de disette et de remise en question?«Ce qui aide les artistes, c\u2019est de donner un sens à ce qui leur arrive, croit Bruno Ouellette.De se rappeler qu\u2019ils ne font pas de la musique que pour leur public, mais d\u2019abord pour eux, par passion.» La question fondamentale que les artistes doivent se poser, selon le psychologue, est la suivante: être ou paraître?«C\u2019est l\u2019écart entre l\u2019image que l\u2019on projette et ce que l\u2019on est réellement qui est parfois difficile à concilier, dit-il.Les jeunes artistes doivent bien identifier qui ils sont.Sinon, ils risquent de se perdre dans les standards auxquels l\u2019industrie veut les identifier.Dans une société qui valorise le résultat et le dépassement de soi, il faut bien s\u2019entourer de gens sur qui l\u2019on peut compter, qui ne sont pas là seulement pour des raisons économiques.Quand les artistes se retrouvent seuls après un grand succès, c\u2019est là que c\u2019est le plus difficile.Il faut qu\u2019ils soient soutenus par les bonnes personnes, pour les bonnes raisons.» Rose-Marie Charest donne l\u2019exemple de Céline Dion, qui a été encouragée et conseillée depuis le début de sa carrière par sa mère et par son mari, René Angélil.«Céline Dion a été bien entourée.Elle est restée en contact avec ce qu\u2019elle est réellement.Elle n\u2019a pas été fragilisée par le succès.Elle ne se déf init pas que par les apparences.Il est très tentant , pour un artiste qui connaît la popularité, de se valoriser par les apparences.» Le succès a bien sûr de nombreuses conséquences positives, entre autres sur l \u2019estime de soi , constate Rose-Marie Charest.Surtout lorsqu\u2019il est à la mesure du talent d\u2019un artiste.«Le succès contribue à notre image.Sauf qu\u2019aujourd\u2019hui, avec Facebook par exemple, on se définit très jeune par l\u2019image que l\u2019on projette.La réelle estime de soi est la racine de ce que l\u2019on est comme personne.Et l\u2019on n\u2019est pas seulement une image.» «Notre société divise les gens entre gagnants et perdants, remarque Nathalie Lacaille.N\u2019importe qui dont le visage est à la télé passe pour quelqu\u2019un qui réussit.Le succès gonfle l\u2019ego.Pour une personne qui a confiance en elle de façon saine, dont l \u2019estime de soi n\u2019est pas seulement construite sur la reconnaissance des autres, retourner dans l\u2019ombre sera moins difficile.Pour les autres, qui sont adulées tout d\u2019un coup, ne plus avoir de succès peut donner l\u2019impression de ne plus rien valoir.» La meilleure façon pour un artiste de durer, et de survivre à la fois au succès et à l\u2019échec, c \u2019est que sa démarche soit authentique et personnelle, croit le psychothérapeute Michel Brais.«Plus un artiste se trouve dans une logique où il veut combler les attentes des autres, plus il sera difficile pour lui de se remettre d\u2019un échec.» Rester authentique «Ce qui aide les artistes, c\u2019est de donner un sens à ce qui leur arrive.De se rappeler qu\u2019ils ne font pas de la musique que pour leur public, mais d\u2019abord pour eux, par passion.» \u2014 Le psychologue Bruno Ouellette ALEXANDRE VIGNEAULT Se pourrait-il que les chanteurs populaires ne soient pas entourés pour gérer le succès et.l\u2019insuccès?«La notion de maître n\u2019existe pas dans ce milieu, contrairement à celui de la danse par exemple», constate Guylaine Maroist, spécialiste de la musique populaire.Les agents qui ont eux-mêmes connu les feux de la rampe demeurent rares au Québec.À une exception près: René Angélil.Le stratège derrière Céline Dion s\u2019est d\u2019abord fait connaître au sein du trio yé-yé Les Baronets.Guylaine Maroist est convaincue que cette expérience directe du métier lui a servi à orchestrer la carrière de sa femme.«René est un artiste avant tout, qui garde la capacité d\u2019être émerveillé et de détecter une bonne chanson ou une bonne performance», juge Mario Lefebvre, son ancien bras droit aux Productions Feeling.« Il a une capacité extraordinaire à appréhender à la fois les aspects artistique et business.» L\u2019imprésario est souvent le seul dans l\u2019entourage d\u2019une vedette «qui a à coeur de la protéger », dit aussiMario Lefebvre, qui a également goûté au succès avec Garou.«Il devient souvent la seule voix discordante, précise- t-il.L\u2019artiste peut penser, à tort, que le manager est négatif, alors qu\u2019il essaie souvent de le ramener dans de bonnes dispositions et dans une cohérence stratégique pour la suite de sa carrière.» Garou a bien sûr connu un succès solo foudroyant dans la foulée de Notre-Dame de Paris.Un rayonnement qui a diminué depuis.« Il est difficile de rééditer un tel exploit.Ce sont des cas d\u2019exception.Il faut alors opter pour une gestion réaliste d\u2019une situation exceptionnelle », soutient Mario Lefebvre, aujourd\u2019hui président de FlairMic, à la fois boîte de management et firme de consultant.Sa stratégie avec Garou a été de sortir de la francophonie et de défricher l\u2019Europe de l\u2019Est, territoire étonnamment réceptif au chanteur québécois.«Il se retrouve 12 ans plus tard avec une bonne légion de fans, surtout en Europe.Il continue d\u2019exister artistiquement et de faire ce dont il a envie.Il n\u2019est peut-être plus numéro un au palmarès, mais il a une stature et une notoriété», dit-il de son ancien protégé.Garou a été la vedette du spectacle Zarkana du Cirque du Soleil et est actuellement juge au concours télévisé The Voice.Gérer le succès Wilfred LeBouthillier Star Académie en a fait une.star.Son premier disque solo s\u2019est vendu à plus de 200 000 exemplaires et il a fait le Centre Bell.LA SUITE: Comme d\u2019autre participants de l\u2019émission, son rayonnement a rapidement diminué et ses albums de 2006 et 2009 ont connu un rentissement bien moindre.Pascale Picard Avec Me, Myself&Us (150 000 disques vendus), Pascale Picard a fait la preuve qu\u2019une francophone pouvait s\u2019illustrer en anglais au Québec et même en France où elle a beaucoup tourné.LA SUITE: Son deuxième disque, paru en juin 2011, s\u2019est écoulé à moins de 25 000 exemplaires pour le moment.Elle retrouvera peut-être la faveur des radios et du grand public avec la trame sonore de la série Trauma 3, publié fin février.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE PHOTO AP René Angélil est l\u2019un des rares imprésarios à avoir aussi connu les feux de la rampe.NOTRE VIDÉO SURVIVRE À L\u2019ÉCHEC Voyez notre vidéo avec Luc De Larochellière sur lapresse.ca llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 ARTS MUSIQUE ALAIN DE REPENTIGNY De 20 05 à 20 09, Bruce Springsteen a lancé quatre albums dont le dernier, le très pop Working on a Dream, était en décalage avec la crise économique dans laquelle son pays s\u2019enlisait.Trois ans plus tard, le Boss refait surface avec un album qui s\u2019attaque à la trahison du rêve américain.On y retrouve le Springsteen prédicateur, le folkie héritier des Guthrie et Seeger et le rocker que l\u2019on connaît bien.Avec différents collaborateurs et des membres du E Street Band dont le regretté saxophoniste Clarence Clemons, Springsteen revisite à peu près tous les styles qu\u2019il a touchés en y ajoutant des boucles rythmiques, des échantillonnages et même un rap.Ce disque à la fois étonnant et familier trouve sa cohérence dans son ton pamphlétaire et la personnalité forte de son auteur.Voici donc nos impressions de Wrecking Ball, chanson par chanson.WE TAKE CARE OF OUR OWN L\u2019une des rares chansons du disque faites sur mesure pour le E Street Band.qui n\u2019y joue pourtant pas.Un hymne rock en crescendo qui dénonce la trahison, l\u2019indifférence et la démission et dans lequel le Boss joue avec un symbole patriotique qui a teinté son propos d\u2019ambiguïté à l\u2019époque de Born in the U.S.A.: le drapeau américain.EASY MONEY Sur une musique country nourrie au violon et à la voix traînante de Springsteen mais lancée par un rythme hip-hop, un couple prend un fusil pour aller «faire une passe» d\u2019argent au mépris des «gras durs» de la société.Le Boss hurle à la lune pendant que le choeur gospel fait na-na-na.Du Nebraska à la sauce country.SHACKLED AND DRAWN Un folk-gospel qui aurait eu sa place sur les Seeger Sessions de 2006 et qui se termine par la harangue de Lyn Collins, repiquée d\u2019un 45 tours de 1972 de cette collaboratrice de James Brown.Sur le thème du travailleur qui sue sang et eau pendant que le banquier fait la fête.JACK OF ALL TRADES Un slow classique mettant en scène un homme à tout faire croyant, docile, responsable mais de plus en plus fataliste et dont la rage et la frustration s\u2019apprêtent à exploser.D\u2019une voix neutre mais menaçante, Springsteen lâche le morceau: «If I had me a gun, I\u2019d find the bastards and shoot\u2019em on sight.» La guitare s\u2019insinue alors, puis explose dans un solo lyrique.Poignant.DEATH TO MY HOMETOWN Un hymne folklorique qu\u2019on jurerait sorti tout droit du XIXe siècle, mais dans lequel les victimes sont celles d\u2019une crise plus contemporaine.Springsteen \u2014l\u2019éponge s\u2019approprie le côté dénonciateur du folk qu\u2019il a apprivoisé sur les Seeger Sessions et y ajoute un échantillonnage d\u2019une chorale de l\u2019Alabama des années 50.L\u2019effet est saisissant.THIS DEPRESSION Une ballade rock convenue et répétitive malgré une fort belle envolée de la guitare atmosphérique de Tom Morello (Rage Against the Machine) sur fond de bidouillage électronique.La dépression sous toutes ses formes.WRECKING BALL Attention, virage: après le cauchemar, la riposte et l\u2019espoir de rédemption.La «Face B» de Wrecking Ball commence par la chanson-titre, écrite en 2009 pour la démolition du Giants Stadium mais qui prend ici un tout autre sens: les temps difficiles sont loin d\u2019être terminés, mais ne cédons pas à la colère et à la crainte, chante Springsteen.Une musique énergique et des choeurs rassembleurs, gracieuseté de plusieurs membres du E Street Band, dont le regretté Clarence Clemons, mais c\u2019est la trompette de Curt Ramm qui emporte la mise.YOU\u2019VE GOT IT Une chanson pop-rock irrésistible.On jurerait entendre le jeune Springsteen des années 70 qui chante l\u2019amour et le désir.Un intermède inattendu.Et fort bienvenu.ROCKY GROUND La plus étonnante de ces 11 chansons qui commence par l\u2019échantillonnage d\u2019un hymne gospel d\u2019une autre époque et se termine sur le rap de la chanteuse Michelle Moore.Un texte qui puise abondamment dans l\u2019imagerie biblique, y compris les vendeurs du temple, sur une musique apaisante.LAND OF HOPE AND DREAMS Les fans du Boss connaissent cet hymne rassembleur qu\u2019il joue depuis sa tournée de retrouvailles avec le E Street Band en 1999.Springsteen y cite toujours People Get Ready de Curtis Mayfield, appuyé cette fois par une chorale gospel.Comme son titre l\u2019indique, cette chanson agit comme un baume et elle émeut encore plus quand on entend le solo de saxophone du «Big Man», Clarence Clemons.WE ARE ALIVE Pour boucler la boucle, une note d\u2019espoir sur une musique qui n\u2019aurait pas détonné dans une télésérie western des années 50.Un appel à la solidarité, à la résistance et à l\u2019espoir lancé par des victimes de toutes les époques, du travailleur des chemins de fer de 1877 à l\u2019immigrant illégal du XXIe siècle, en passant par le militant des droits civiques de Birmingham en 1963.ROCK BRUCE SPRINGSTEEN WRECKING BALL HHHH COLUMBIA/SONY En magasin mardi BRUCE SPRINGSTEEN / Wrecking Ball Les raisons de la colère Tous les mercredis et samedis dans La Presse PARTONS ! VOYAGE PHOTO AP Bruce Springsteen lors de la soirée des Grammy, le 12 février.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 A R T S 13 Artistes de l'année 2011 La Presse - Consacrés au TOP 10 meilleurs spectacles de l\u2019année 2011 du TIME Magazine BILLETSENVENTE DÈSMAINT ENANT: .C OM 514-376-8648 MOMENTUM LES 7 DOIGTS DE LA MAIN DU 5 AU 15 JUILLET À LA TOHU CRÉATION NOUVELLE circus incognitus 5\u201411mars -14h parjamie adkins la relâche en famille « Sans faille et impressionnant » \u2014 NY Times, États-Unis « Jamie Adkins est un virtuose » \u2014 Le Monde, France « Fin, intelligent, irrésistible ! » \u2014 La Presse, Canada Détails, horaires et achat De billets activités gratuites sur le site extérieur! billet enfant 12 ans et moins 514 376-tohU (8648) 1 888 376-tohU (8648) ARTS STÉRÉO LE DISQUE DE LA SEMAINE HIP-HOP ALACLAIR ENSEMBLE AMERICA HHH 1/2 WWW.ALACLAIR.COM Encore ?! En novembre dernier, le collectif \u2014 pardon, la «troupe de post-rigodon bas-canadienne» \u2014 Alaclair Ensemble vidait les disques durs de son studio en offrant, gratuitement, un album-triple étonnant et touffu.Après cela, on s\u2019imaginait qu\u2019Alaclair allait nous faire patienter un peu avant le prochain disque.Erreur: trois mois plus tard, arrive l\u2019album double America/Dans l\u2019South du bas, également disponible en téléchargement gratuit sur son site alaclair.com.Pas de folk, peu d\u2019instrumentaux: que du rap dans la marge, que de l\u2019électro à débit lent, que de la loghorrée verbale (dure à déchiffrer, soyez prévenus) dans la continuité de Le Roé c\u2019est moé de l\u2019automne dernier.Sinon qu\u2019America s\u2019écoute encore plus comme un mixtape avec sa succession de vignettes musicales passant des beats minimalistes et coulants (With YesMcCan) aux clins d\u2019oeil soul à la RZA (@ OliMeaT) et reggae (le découpage du Slippin\u2019 into Darkness de War, version reggae, sur Potatoes).Dans l\u2019South du bas passe davantage pour un single (avec ses a cappella pour les remixeurs en herbe) qu\u2019un album compagnon, mais les trois chansons qu\u2019il contient sont parmi les plus solides de l\u2019ensemble.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale À télécharger : Drive Thru POP GRIMES VISIONS HHH 1/2 ARBUTUS RECORDS FOLK JOSEPH EDGAR INTERSTICES HHH INDÉPENDANT Blues des Maritimes Voyez donc passer cette vague de renouveau venue d\u2019Acadie ! Radio Radio a donné le signal de départ, suivi par Lisa Leblanc, dont on attend le premier album cette année et qui vient donner un coup de main à l\u2019ami Joseph Edgar, lequel avait déjà trois albums avant d\u2019embaucher Jocelyn Gagné \u2014 Jo des Breastfeeders \u2014 pour son quatrième, Interstices.Plutôt porté vers la tradition au sens où l\u2019entendait aussi Zachary Richard, Edgar insiste davantage sur le rock et le blues sur ce nouvel album, particulièrement sur Pont Mackay, la country-rock Chemin connu et Ne t\u2019en fais pas, plus langoureuse, de la première moitié du disque.L\u2019autre moitié de cet album bilingue cache cependant les plus jolies compositions d\u2019Edgar, la magnifique et nuancée Le fantôme de Blanchard (avec Geneviève Toupin au piano et au chant), la plus musclée Slip Away, et la tendre Tu m\u2019avais, tu m\u2019aurais.À travers ses contes du quotidiens, certains plus troublants, d\u2019autres gavés de rêves, Edgar distille les musiques de racine nord-américaines sans véritable audace dans la forme, mais avec amour et une scintillante personnalité.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale À télécharger : Le fantôme de Blanchard ROCK PLANTS AND ANIMALS THE END OF THAT HHH SECRET CITY RECORDS Classicisime rock, vernis indie Usant d\u2019arrangements raffinés et de créativité en studio, Plants and Animals est passé progressivement à l\u2019épuration et la quête de l\u2019émotion brute \u2014 Parc Avenue en 2008, La La Land en 2010 et The End of That dont il est ici question.On écoute, on réécoute, on est au coeur de la période 1965-1975, dans ce territoire de la musique américaine sortie du folk, convertie au rock et au psychédélisme.J\u2019ai beau peser et sous-peser The End of That, je reste perplexe, car je n\u2019en retiens surtout que des répliques d\u2019époques antérieures.La maîtrise d\u2019un patrimoine.Sorte de classicisme folk-rock certes maîtrisé et senti, mais avec peu de valeur ajoutée si ce n\u2019est qu\u2019un mince vernis indie et quelques menus détails repérables dans l\u2019expression.Pour qu\u2019un riff de guitare, une mélodie, un groove, un « tone» de guitare, une voix humaine se démarquent des dizaines de milliers déjà enregistrés depuis 40 ans, il faut plus que de la sincérité, plus qu\u2019un talent de mélodiste, plus qu\u2019une très bonne connaissance americana.À mon sens, de bonnes chansons comme celles-ci méritent davantage.\u2014 Alain Brunet À télécharger : Lightshow SOUL-JAZZ ROBERT GLASPER EXPERIMENT BLACK RADIO HHH 1/2 BLUE NOTE Soul, hip-hop et jazz de bonne famille Ce pianiste virtuose, claviériste, compositeur et leader d\u2019orchestre sait bien que le jazz, sa forme de prédilection, est une forme plus avancée, plus savante.Robert Glasper sait aussi que la distanciation de la soul et du hip-hop, la culture populaire dans laquelle il a baigné toute sa vie, aurait un impact négatif sur sa créativité jazzistique.D\u2019où l\u2019album Black Radio, où l\u2019emporte l\u2019esthétique urban.Où la seule compositrice de sa trempe recrutée pour cet album préconise une même vision d\u2019équilibre entre musique savante et musique populaire: Meshell Ndegeocello.Où d\u2019excellents chanteurs soul et MCs ont été invités à créer avec leur hôte ou encore relire des classiques du jazz et de la pop: Smells Like Teen Spirit (Nirvana), Afro Blue (Mongo Santamaria), Cherish The Day (Sade) ou Letter To Hermione (David Bowie).Ainsi, participent à ce Black Radio Erykah Badu, Shafiq Husayn, Lalah Hathaway, King, Lupe Fiasco, Musiqz Soulchild, Chrisette Michele, Stokley, Yasiin Bey, Mos Def, Bilal.Sauf exceptions, la résultante me semble de bonne facture, quoiqu\u2019un peu trop polie par moments.\u2014 Alain Brunet À télécharger : Afro Blue MUSIQUE DU MONDE ZAL SISSOKHO LE PARTAGE HHH DISQUES NUITS D\u2019AFRIQUE Pour Chantal Jolis Il y a quelques bonnes raisons de s\u2019intéresser au Partage, deuxième album du Sénégalo- Québécois Zal Sissokho.On peut aimer sa musique folk d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, son jeu de kora efficace (paraît que son ancêtre fut le premier à jouer de cette harpe africaine traditionnelle) ou la portée universelle de ses textes, qui mettent l\u2019humanité loin devant le cynisme.Exceptionnellement, on ne retiendra pourtant qu\u2019une chanson, soit cet hommage à l\u2019animatrice de radio Chantal Jolis, disparue plus tôt cette semaine.Grande amatrice de musiques du monde, Mme Jolis fut une alliée de taille pour plusieurs musiciens de la scène world à Montréal qui ont grandement profité de ses encouragements et de son appui médiatique.Par ce remerciement, Sissokho ne parle pas seulement en son nom, mais en celui de tous ceux qui lui doivent une fière chandelle.\u2014 Jean-Christophe Laurence À télécharger : Chantal Jolis BANDE SONORE PASCALE PICARD BAND TRAUMA, SAISON 3 HH 1/2 TANDEM Cohen et les autres vus par Pascale Après Ariane Moffatt, c\u2019est au tour du Pascale Picard Band de signer la bande sonore de la série Trauma.Comme le veut la tradition, ce sont des reprises de titres anglophones qui sont au programme.Picard et ses complices se sont attaqués entre autres à des pièces de Bob Dylan, Leonard Cohen, Paul Simon et les Rolling Stones.Une facture acoustique et dépouillée a été privilégiée.Cela donne lieu à quelques interprétations intéressantes comme As Tears Go By, très réussie, ou Farewell Angelina, mais également à des versions discutables telle Fever, où Picard, généralement posée sur ce projet, pousse les notes de façon agressante.Cette bande sonore, qui s\u2019amorce de manière pertinente, perd graduellement d\u2019intérêt au fil des chansons.La raison?Chaque pièce est livrée avec le même ton, avec une approche similaire ainsi que des effets et des arrangements semblables, si bien qu\u2019au final, les titres deviennent presque interchangeables.Dommage, car la démarche était prometteuse.\u2014 Nicolas Houle, Le Soleil À télécharger : As Tears Go By Pour comprendre le buzz Pourquoi donc la Montréalaise Claire Boucher, alias Grimes, est-elle actuellement ze thing sur l\u2019onde synthpop, baroque pop, dream pop, chillwave ?Essayons de comprendre le buzz.Primo, il y a cette voix évanescente et haut perchée, souvent doublée ou triplée, enrichie de moult échantillonnages vocaux.Voix à laquelle la réalisatrice, compositrice et chanteuse colle des musiques apparemment naïves, néanmoins personnelles.Sous son emprise, les machines et claviers produisent un je-ne-sais-quoi qui se répand comme une traînée de poudre.Il y a clairement une signature dans ces montages, intégrations et grooves incluant aussi des éléments de remixes \u2014 entre autres échantillons de chant prébaroque dans la chanson Nightmusic.Franchement, il faut admettre que ces musiques relativement simples comportent un ingrédient actif qui s\u2019avère profondément addictif.Que ce travail inspiré ne souscrive pas toujours aux normes admises d\u2019une chanson pop, que Grimes ne connaisse pas tous les codes de la composition, cela importe peu.ou pas du tout.D\u2019instinct, cette jeune artiste m\u2019apparaît comme une naturelle de la pop de création.\u2014 Alain Brunet À télécharger : Genesis llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 CINÉ-CONFÉRENCE AVEC LIONEL ET CYRIL ISY-SCHWART L\u2019INDE «AU MILLIARD DE REGARDS» UN VOYAGE INOUBLIABLE! SORTEZ VOIR LE MONDE 2011.2012 514 521.1002 1800 558.1002 LesGrandsExplorateurs.com L\u2019Assomption Théâtre Hector-Charland 4,5 mars et 3 avril Montréal Salle Pierre-Mercure 27 mars au 1er avril Longueuil Théâtre de la Ville 9 au 15 avril RÉSERVEZ VOTRE SIÈGE MAINTENANT! CRYSTAL PITE THE YOU SHOW 21, 22, 23 MARS 20 H 24 MARS 16 H Interprètes } Eric BEAUCHESNE Peter CHU SandraMARÍN GARCIA YannickMATTHON Anne PLAMONDON Jirí POKORNÝ Cindy SALGADO Jermaine Maurice SPIVEY BILLETTERIE / 514 525.1500 840, RUE CHERRIER MONTRÉAL WWW.AGORADANSE.COM PHOTO | JÖRG BAUMANN «Pite est en train de devenir une maîtreconteuse, un accomplissement rare pour une chorégraphe contemporaine.»Kaija Pepper, The Globe and Mail «Letravail est d\u2019une grande qualité (.) de splendides danseurs, capables de profondément s\u2019incarner et émaner.»Catherine Lalonde, Le Devoir «L\u2019ensemble est génial.» Marion Gerbier, Dfdanse «\u2026 électrisant, rempli de puissance et d\u2019humour.» Esther Boldt, Le Journal de Frankfurt DU GRAND ART ARTS MUSIQUE Les premiers billets pour le spectacle franglais de Sugar Sammy ont mis à peine une heure à s\u2019envoler.Depuis, les supplémentaires n\u2019ont cessé de s\u2019ajouter.Ce qui ne devait être qu\u2019un show expérimental d\u2019un soir est devenu un phénomène qui occupera l\u2019Olympia de Montréal pendant plus d\u2019un mois et fera le plein de plus de 35 000 spectateurs.S igne des t emps , l e s Québécois, du moins ceux qui vivent à Montréal, ne semblent plus avoir peur de se mesurer à l\u2019autre solitude qu\u2019ils ont si longtemps évitée.Mais assise dans la salle le soir de la première de You\u2019re gonna rire, je me suis demandé deux choses : est-ce que les francophones qui ont sauté sur les billets, trop heureux de laisser leur nationalisme au vestiaire et d\u2019afficher leur tolérance, ont conscience de l\u2019étrange produit qu\u2019ils ont acheté ?Deuxième question, encore plus importante : are we really rendus là ?Dans ce no man\u2019s land hybride où deux langues et leurs cultures s\u2019affrontent et tentent une greffe étrange qui, à mon humble avis ne marche pas vraiment, par la faute de Sugar Sammy lui-même, ce beau grand mec au talent et au charisme indéniables, deux qualités qui l\u2019ont malheureusement rendu paresseux, côté contenu.Are we really rendus là ?À cette foutue question de 7millions, j\u2019ai d\u2019abord répondu oui.Quand Sugar Sammy plonge en français dans le multiculturalisme montréalais, qu\u2019il nous raconte son enfance à Côte-des-Neiges avec ses copains haïtiens aussi perdus et mystifiés que lui par la culture québécoise, il est drôle, décapant, irréverencieux, en un mot formidable.Il nous donne accès à une réalité inexplorée par les humoristes québécois et ça fait du bien de se promener avec lui dans cet univers si proche et si lointain.Quand Sugar Sammy rit de nous comme de lui-même, donnant à tous les nationaleux qui carburent à la fierté d\u2019être québécois la possibilité de lâcher du lest pour un soir et de ranger leur ceinture fléchée, c\u2019est magique.Quand il switche à l\u2019anglais, la magie s\u2019envole en fumée.On se retrouve en présence d\u2019un stand-up comic classique à l\u2019américaine, semblable à des centaines d\u2019autres, rabâchant des vieilles jokes de cul, sexistes et vulgaires, avec un humour dont la seule vraie subversion consiste à proférer fuck toutes les deux minutes.Dans un petit club enfumé où la bière coule à flots, passe encore.Mais dans un grand théâtre où il n\u2019y a aucune possibilité d\u2019échappatoire, ça laisse à désirer.Si Sugar Sammy s\u2019était donné la peine d\u2019écrire du matériel anglais original pour son show full f ranglais, il m\u2019aurait sans doute convaincue à 50,1% de l\u2019intérêt de sa démarche.Mais de toute évidence, il s\u2019est contenté de recyler du vieux stock testé dans toutes les « soirées corpos » de Dubaï jusqu\u2019au Texas, qu\u2019il se tape en une année, et de le greffer platement à son matériel français.Par moments, je me suis sentie carrément gênée de la position dans laquelle Sugar nous plaçait, tous les francophones de la salle et moi.Une position de rire forcé pour avoir l\u2019air cool et au-dessus de ses affaires, une position de docilité bienveillante où l\u2019on rit pour signifier qu\u2019on est capables d\u2019en prendre et où l\u2019on s\u2019interdit la moindre protestation de peur de passer pour des prudes ou des pleutres.Il n\u2019y a pas de vraie tradition de stand-up au Québec.Même Yvon Deschamps qui, dans les premiers temps, se présentait seul, sans décor ni costume, construisait un univers et des personnages, qui finissaient par créer un show drôle mais théâtral.Cela ne veut pas dire que le stand-up n\u2019est pas une forme humoristique légitime.Quand le stand-up sur scène a pour nom Jerry Seinfeld, Woody Allen ou Lenny Bruce, c \u2019est du grand art.Mais Sugar Sammy a encore des croûtes à manger, en français, en anglais et en punjabi, avant de s\u2019y rendre.Il pourrait d\u2019ailleurs commencer par réécrire la chute de son spectacle.Terminer avec un mari qui ordonne à sa femme de lui faire une pipe sous prétexte qu\u2019il paie l\u2019épicerie, est une chute franchement poche.Désolée, Sugar, mais on est rendus plus loin que ça.S Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Are we really rendus là?NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Si Sugar Sammy s\u2019était donné la peine d\u2019écrire du matériel anglais original pour son show full franglais, il m\u2019aurait sans doute convaincue à 50,1% de l\u2019intérêt de sa démarche.Mais de toute évidence, il s\u2019est contenté de recyler du vieux stock testé dans toutes les «soirées corpos» de Dubaï jusqu\u2019au Texas, qu\u2019il se tape en une année.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Pelléas et Mélisande est l\u2019un des plus beaux opéras du répertoire \u2014c\u2019est aussi l\u2019un de mes préférés, puis-je ajouter!\u2014 et il reçoit de l\u2019Atelier d\u2019opéra de l\u2019Université de Montréal et de Jean-François Rivest et son Orchestre de l\u2019UdM une réalisation absolument magnifique, dans le cadre du colloque monté pour souligner le 150e anniversaire de Debussy.Précédé d\u2019une brève et inattendue manifestation d\u2019étudiants en grève (!), le spectacle \u2014trois heures, y compris un entracte\u2014 a été longuement ovationné par une salle comble jeudi soir, à la première.Pour diverses raisons (budgétaires notamment), il s\u2019agit d\u2019une version demi-scénique.Le château « très vieux et très sombre, très froid et très profond» que décrit le texte, de même que le paysage environnant comme la forêt où Golaud découvre Mélisande : tout cela est suggéré par de savants éclairages et par des déplacements des personnages en costumes sur le devant de la scène et jusque dans les loges latérales de la salle.Peu importe les moyens employés : on y croit.Nos deux François \u2014Racine pour le jeu et le visuel, Rivest pour l\u2019orchestre\u2014 ont réussi là un coup de maître.Rivest pousse l\u2019orchestre de Debussy à son maximum, au point même d\u2019engloutir parfois les chanteurs qui pourtant évoluent à l\u2019avant-scène, les musiciens étant au fond.Pour l\u2019orchestre, où se succèdent passion, inquiétude, suspense, tendresse, je donne 10 sur 10 : tous ces jeunes jouent Debussy avec une exactitude et un art incroyables.On a prévu deux représentations, avec deux distributions pour les principaux rôles.Joseph Rouleau, qui fêtait ses 83 ans mardi dernier, a été invité à reprendre ici, les deux soirs, le rôle du vieux roi Arkel, grand-père de Golaud et de Pelléas.Rouleau projette une voix de basse aussi forte et timbrée qu\u2019autrefois, son aisance en scène est absolue, son personnage est plein de bonté; on oubliera certains défauts de diction.Jean-Phil ippe For tier - Lazure est la révélation du spectacle : Pelléas jeune et naïf, voix claire et juste, diction parfaite, réel talent scénique.Carol Léger, bien qu\u2019un peu effacée en Mélisande, joue et chante bien.Le Golaud de Julien Horbatuk manque de caractère et la voix n\u2019est pas bien placée.Il passe quand même la rampe, tout comme la très digne Geneviève et le détestable petit Yniold, qu\u2019on voudrait un peu plus engagés.«PELLÉAS ET MÉLISANDE», drame lyrique en cinq actes (12 tableaux), texte de Maurice Maeterlinck, musique de Claude Debussy (1902).Production : Atelier d\u2019opéra de l\u2019Université de Montréal.Mise en scène et conception scénographique : François Racine.Costumes et accessoires : Carl Pelletier.Éclairages : Nicolas Descoteaux.Préparation musicale : Robin Wheeler et Francis Perron.Choeur et Orchestre de l\u2019Université de Montréal.Direction musicale : Jean- François Rivest.Salle Claude- Champagne de l\u2019UdM.Avec surtitres français et anglais.Première jeudi soir.Reprise ce soir, 19 h 30.OPÉRA / Pelléas et Mélisande Une immense réussite PHOTO FOURNIE PAR L\u2019UDM Les quatre principaux personnages de l\u2019opéra de Debussy : Pelléas, Mélisande, Golaud et le vieux roi Arkel, incarné exceptionnellement les deux soirs par le vétéran Joseph Rouleau.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 A R T S 15 GIANT SCREEN FILMS PRÉSENTE UNE PRODUCTION DE GIANT SCREEN FILMS, YES/NO PRODUCTIONS ET LIQUID PICTURES NARRÉ PAR JAMIE LEE SUPERVISION DE LA POSTPRODUCTION RICK GORDON CONCEPTION SONORE ET MIXAGE MIKE ROBERTS ET BRIAN ELMER DIRECTEUR PHOTO D.J.ROLLER PRODUIT PAR LUKE CRESSWELL, STEVE McNICHOLAS ET D.J.ROLLER PRODUIT PAR DON KEMPF, DAVID MARKS CONÇU ET RÉALISÉ PAR LUKE CRESSWELL ET STEVE McNICHOLAS Copyright © The Last Reef, LLC www.thelastreef.com ACHETEZ VOS BILLETS EN LIGNE VISIONNEZ LA BANDE ANNONCE ARTS HUMOUR En demandant à 27 humoristes de lui raconter leurs pires humiliations du métier, François Morency a écrit un livre en voie de devenir un best-seller.Ce recueil d\u2019anecdotes n\u2019est pas seulement hilarant, il nous montre aussi une facette sombre de l\u2019humour et nous inspire le respect pour ces fous qui osent monter sur scène pour nous faire rire.Oui, l\u2019humour est un bien drôle de métier.CHANTAL GUY Après avoir lu Dure soirée, histoires vraies et autres humiliations de François Morency, on ressent vraiment de la compassion pour les humoristes.Et en même temps, on se dit qu\u2019il faut être un peu malade pour faire ce métier.Qu\u2019il soit ou non sain d\u2019esprit, Morency explique très bien que l\u2019humoriste vit l\u2019expérience de la bipolarité chaque fois qu\u2019il monte sur scène, jouant du yo-yo entre le doute et la confiance, la jouissance du rire et l\u2019angoisse du silence.«Il faut être fucké pour faire ce job-là, confirme François Morency.Les jeunes humoristes qui vont lire ce livre vont peut-être vouloir changer de voie.De toute façon, il y a trop de compétition, si on peut en éliminer une couple.» François Morency a eu l\u2019idée de ce livre en constatant que ses collègues adoraient se raconter leurs pires expériences de scène, voire s\u2019adonnaient souvent à une compétition dans le masochisme.« Il n\u2019y a aucun job sur la Terre où les gens sont fiers de leurs échecs.Je ne pense pas que les médecins se vantent de leurs flops!» Près d\u2019une trentaine d\u2019humoristes et de gens du milieu ont accepté de se confier à François Morency qui, plutôt que de faire un collectif, a choisi d\u2019écrire le livre en entier, par défi personnel et par souci d\u2019expliquer les coulisses aux lecteurs.« C\u2019est un livre pour les fans d\u2019humour.Je trouvais ça intéressant qu\u2019ils aient un regard de l\u2019intérieur.Les gens ne voient que le produit final, ils n\u2019ont pas vu toutes les débarques que tu as pu avoir avant.» Dure soirée est donc une visite du côté sombre de l\u2019humour, voire par moments un livre d\u2019horreurs, qui va de ratage rigolo en dérapage terrible.On y découvre que les humoristes débutants ont avantage à se trouver un agent qui ne les mènera pas à l\u2019abattoir.Que pour gagner sa croûte, il faut souvent se taper des shows d\u2019entreprise, des foires agricoles ou des tournois de golf surréalistes, dans les conditions les plus atroces.Que l\u2019alcool et l\u2019humour font rarement bon ménage (sur scène ou dans la salle).Qu\u2019il existe des choses comme les FBI (Fausses Bonnes Idées) et qu\u2019il y a parfois d\u2019étranges squelettes dans «les catacombes de la relation humoriste-public ».C\u2019est peut-être ce qui étonne le plus à la lecture du livre.Ce rapport étrange avec le public, quand on sait à quel point les humoristes ont la cote au Québec.Par exemple, Louis-José Houde, inquiet pendant des années après avoir été pris à partie par un ex-détenu, Martin Petit carrément agressé sur scène dans un show d\u2019entreprise, le sens de la répartie qu\u2019il faut avoir lorsqu\u2019un spectateur décide d\u2019agrémenter le spectacle de ses commentaires.François Morency lui-même raconte une expérience délicate avec un homme qui lui laissait des messages de menace sur son répondeur.«Dominique Michel disait que les gens admirent les chanteurs , respectent les acteurs, mais qu\u2019ils aiment les comiques, explique-t-il.Ils te donnent une tape dans le dos, ils t\u2019appellent par ton prénom, il n\u2019y a pas cette espèce de distance, et cette familiarité fait notre succès, mais la contrepartie est que cette familiarité fait en sorte que ça donne à certains l\u2019impression que ça fait partie du show de te garrocher des affaires ».La porte qui fait qu\u2019on t\u2019aime est la même que lorsqu\u2019on te déteste, et c\u2019est instantané.» Su r tout , e t F ra nç oi s Morency l \u2019explique bien, l\u2019humoriste est seul sur scène.Totalement seul.Il n\u2019a pas de musiciens et pas d\u2019effets spéciaux pour venir à sa rescousse.Le comique est nu.«Ce qui est spécial dans ce métier, c\u2019est que tu es évalué sur les mêmes critères que lorsque tu as commencé.Si j\u2019arrive dans une soirée d\u2019humour sans être annoncé, j\u2019ai cinq minutes de grâce, je les joue sur ma notoriété, mais à partir de la sixième minute, je suis jugé sur les mêmes bases que le jeune qui vient de commencer.Tu ne peux pas t\u2019appuyer sur tes succès passés.C\u2019est bon ou ce n\u2019est pas bon, on rit ou on ne rit pas.C\u2019est la justice ultime.» Est-ce qu\u2019il y aura un tome 2 de Dure soirée, puisque la réception est très bonne et que le livre est déjà au top des palmarès?Ce n\u2019était pas prévu dans les plans de François Morency \u2013 «mais mon éditeur aimerait ben ça!».Ce qui est certain, c\u2019est qu\u2019il porte en lui un nouveau spectacle, et qu\u2019il remontera sur scène en solo, absolument pas guéri par cette expérience d\u2019écriture.«Quand tu fais un numéro pour la première fois et que ça marche, c\u2019est tellement grisant.Tu ne peux pas savoir à quel point.C\u2019est là que tu te rappelles que c\u2019est pour cette joie que tu fais ce métier-là.C\u2019est comme une drogue.» Dure soirée, histoires vraies et autres humiliations François Morency Éditions de l\u2019Homme, 249 pages FRANÇOIS MORENCY / Dure soirée Le côté obscur de l\u2019humour 1 Aucun humoriste québécois ne s\u2019est jamais fait huer lors d\u2019un gala Juste pour rire.Sauf une fois, en 2003.Devinez qui ! 2 Quel humoriste a dû faire son show sur une allée de quilles ?3 Quel stand-up a eu la mauvaise idée de faire des jokes de nécrophilie lors d\u2019une activité pour amasser des fonds pour l\u2019hôpital Sainte-Justine?4 Qui a failli déclencher une révolution chez les travailleurs avec un monologue anti-patrons lors d\u2019un spectacle d\u2019entreprise ?5 Quel humoriste a gentiment accepté tous les verres offerts par ses fans dans une base militaire, et pour cette raison, a dû être hospitalisé parce qu\u2019il est diabétique ?QUESTIONNAIRE INSPIRÉ DE DURE SOIRÉE Devinez qui a souffert.TEXTE CHANTAL GUY MAXIM MARTIN RÉPONSES 1- Les Denis Drolet 2- Jean-Michel Anctil 3- Maxim Martin 4- Jean-Marc Parent 5- Mike Ward JEANMARC PARENT LES DENIS DROLET MIKE WARD JEANMICHEL ANCTIL PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Dure soirée propose une visite du côté sombre de l\u2019humour.C\u2019est par moments un livre d\u2019horreurs, qui va de ratage rigolo en dérapage terrible.« C\u2019est un livre pour les fans d\u2019humour.Les gens ne voient que le produit final, ils n\u2019ont pas vu toutes les débarques que tu as pu avoir avant.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 ARTS CIRQUE Jamie Adkins a vécu «15 hivers » à Montréal.Le clown-acrobate d\u2019origine californienne est de retour au Québec, qu\u2019il qualifie de «Hollywood du cirque », pour nous présenter son deuxième spectacle solo : Circus Incognitus.JEAN SIAG Jamie Adkins a ime dire qu\u2019il est né à San Diego, mais que son personnage de clown, lui, est né au Québec.C\u2019est en travaillant pour le Cirque Éloize, sur le spectacle Excentricus (de 1998 à 2001), qu\u2019Adkins a fait la connaissance du duo de clowns Les Voi la.« Moi, j\u2019avais un numéro d\u2019équilibre sur fil (slackwire), mais tous les soirs, je regardais ce numéro de clown et je riais », raconte l\u2019artiste américain maintenant établi à Gatineau avec femme et enfant.Petit à petit, l\u2019acrobate s\u2019est intéressé à l\u2019art clownesque, jusqu\u2019à ce que les deux ne fassent plus qu\u2019un.C\u2019est ce drôle d\u2019oiseau, moitié clown, moitié acrobate, qui s\u2019amène à la TOHU cette semaine avec Circus Incognitus, présenté plus de 600 fois depuis sa création il y a cinq ans.«Finalement, j\u2019ai réalisé que j \u2019appréciais beaucoup plus les rires que les applaudissements.Ç\u2019a été un déclic dans mon parcours.» Il n\u2019a fait qu\u2019un seul trimestre à l\u2019École nationale de cirque de Montréal, en 1996, avant d\u2019être happé par le célèbre cirque de San Francisco, Pickle Family Circus, avec qui il a tourné pendant deux ans avant de se joindre à l\u2019équipe d\u2019Éloize.«C\u2019est vrai que je ne suis pas resté longtemps à l\u2019École, mais j\u2019ai retenu deux choses, dit-il : d\u2019abord toute la dimension artistique de la préparation d\u2019un numéro de cirque.Et puis le travail acharné et répétitif pour le maîtriser.» Circus Incognitus se présente ainsi comme une comédie assez «physique».«Le clown a un partenaire de jeu qui est le public.Il n\u2019est jamais seul.Moi, je suis toujours à l\u2019affût de la moindre réaction manifestée par les spectateurs.C\u2019est ce qui m\u2019alimente.C\u2019est aussi pour ça que le spectacle n\u2019est jamais tout à fait le même.Évidemment, il y a un scénario, des numéros acrobatiques, en particulier de la jonglerie et de l\u2019équilibre.Mais c\u2019est dans des moments de distractions que mon personnage fait du cirque.Avec des objets du quotidien.» En 2003, Adkins a présenté son premier spectacle solo (également présenté à la TOHU) qui s\u2019appelait Typo, produit par Éloize.« J\u2019étais seul sur scène avec un musicien (Anne-Marie Levasseur).C\u2019était l\u2019histoire d\u2019un clown qui tentait d\u2019écrire un spectacle de clown sur sa machine à écrire.Évidemment, ce n\u2019était pas possible à faire\u2026 Il fallait qu\u2019il se trouve face à son public pour que ça marche ! D\u2019une certaine manière Circus Incognitus est la deuxième partie de Typo.Parce qu\u2019à la fin du premier show, mon personnage a son spectacle en main.Dans le deuxième, il cherche un lieu pour le présenter.» Jamie Adkins a aussi fait partie de la distribution de Wintuk, du Cirque du Soleil.Un spectacle présenté au Madison Square Garden de New York à la fin des années 2000.Encore une fois, il a peaufiné son personnage de clown-acrobate, en présentant un numéro d\u2019équilibre sur fil, mais de façon humoristique.«J\u2019aime ce mélange des genres, mais par-dessus tout, ce que j\u2019aime, c\u2019est faire rire les gens.» Quelle sera la suite de Circus Incogni tus ?« Je ne pensais pas que ça marcherais aussi bien.On a eu une année formidable.On a joué au New Victory Theatre de New York, au Théâtre de la cité internationale de Paris, au Mexique, en Russie, au Yukon.Donc, on va continuer de le présenter.Nous allons notamment faire une tournée en France.Mais cet été, je vais me mettre à l\u2019écriture d\u2019un nouveau spectacle, avec des amis de cirque de Montréal.J\u2019aimerais le concevoir de manière à ce que ces artistes puissent faire des rotations parce qu\u2019ils ont tous trop d\u2019engagements.» Circus Incognitus, du 5 au 11 mars à la TOHU.JAMIE ADKINS / Circus Incognitus Clowneries acrobatiques Pour la septième année, le Théâtre Outremont rouvre ses portes à la grande famille des marionnettistes pendant la semaine de relâche scolaire.LOUISE LAPOINTE / Les trois jours de Casteliers Les marionnettes occupent Outremont «Le clown a un partenaire de jeu qui est le public.Il n\u2019est jamais seul.Moi, je suis toujours à l\u2019affût de la moindre réaction manifestée par les spectateurs.» JEAN SIAG La directrice artistique des Trois jours de Casteliers, Louise Lapointe, arbore chaque année le sourire victorieux de celle qui a mis la main sur de petits bijoux de spectacles vus ici à Charleville-Mézières, là à Édimbourg ou encore dans des festivals au Danemark, en Allemagne ou en République tchèque.Cette fois encore, la programmation qu\u2019elle a concoctée avec Marcelle Hudon, Francis Monty, Robert Drouin et Karine St-Arnaud s\u2019annonce pleine de promesses.Deux des spectacles ont été vus ici au Coups de théâtre de 2010 : Princesse K, extraordinaire one-manshow d\u2019ombres et d\u2019objets de Denis Athimon, qui nous fait le récit irrévérencieux d\u2019une famille royale victime des ambitions du fils aîné; et Sur 3 pattes, du Théâtre de l\u2019oeil, de Montréal, théâtre d\u2019objets hyper inventif créé par Simon Boudreault et Richard Lacroix, où une caméra posée sur un trépied renaît dans un dépotoir.L\u2019Ubus Théâtre d\u2019Agnès Zacharie, qui présente d\u2019ordinaire ses pièces dans un autobus scolaire (Le périple, L\u2019écrit), débarque cette fois à la Maison St-Just (à côté de la caserne de pompiers) avec sa plus récente création, Ernest T.Écrit par Francis Monty, du Théâtre de la Pire Espèce, la pièce fait le récit initiatique d\u2019un petit garçon qui quitte son nid familial pour faire ses premiers pas à l\u2019école.Le partenariat de Casteliers avec le réputé Festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières se concrétise avec la présentation de Pomme, créée par le théâtre des petites âmes d\u2019Isabelle Payant (Pekka, Hima où elle manipule des objets miniatures) et la réputée compagnie française Garin Trousseboeuf.La coproduction francoquébécoise mise en scène par Patrick Conan raconte l\u2019histoire d\u2019une pomme qui aimerait devenir un homme (!).«On essaie toujours de faire circuler les pièces, précise Louise Lapointe.Pomme, par exemple, sera présenté à Sherbrooke et dans des maisons de la culture.Pareil pour Princesse K qui est présenté à Québec en ce moment.» Outre ces spectacles destinés au jeune public, qui incluent également Le cygne, du Théâtre de deux mains (avec Louis-Philippe Paulhus), et Les voyages de Gulliver du Petit théâtre de Sherbrooke d\u2019Isabelle Cauchy (avec des marionnettes de Marcelle Hudon), Casteliers présente deux pièces du Théâtre de la Pire espèce : d\u2019abord la reprise en anglais d\u2019Ubu sur la table, qui sera présentée en Turquie à la fin du mois de mars (à Montréal en première générale publique!) ; et puis le dernier volet de leur Anatomie de l\u2019objet, traité no.4, qui aura pour thème les mots.Une dizaine de comédiens se prêtront au jeu de partager leurs découvertes en matière de théâtre d\u2019objets.Bref, il se passe quelque chose.Du 8 au 11 mars.Programmation: www.festival.casteliers.ca PHOTO FOURNIE PAR LA TOHU Jamie Adkins est ce drôle d\u2019oiseau, moitié clown, moitié acrobate, qui s\u2019amène à la TOHU cette semaine avec Circus Incognitus, présenté plus de 600 fois depuis sa création il y a cinq ans.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 A R T S 17 sallebourgie.ca .514-285-2000 (option 4) 1339, rue Sherbrooke Ouest Présenté par salle Bourgie Festival «une Fugue au Musée» 6 au 11 mars Jeudi 8 mars \\ 14h le téléphone bien tempéré « Apportez votre cellulaire » Ensemble de la SMCQ Jeudi 8 mars \\ 19h30 Préludes et fugues de Chostakovitch David Jalbert, piano samedi 10 mars \\ 19h30 L\u2019Art de la fugue de J.s.Bach Les Idées heureuses dimanche 11 mars \\ 19h30 les six Concertos Brandebourgeois de J.s.Bach Ensemble Caprice le CLAvier Bien tempéré de J.s.BaCh en quatre ConCerts Vendredi 9 mars \\ 18h et 20h Tom Beghin, pianoforte et clavicorde Ilya Poletaev, piano et clavecin dimanche 11 mars \\ 14h et 16h Luc Beauséjour et Jean-Willy Kunz Clavecin, orgue de chambre et clavicythérium et aussi, deux conférences gratuites de gilles Cantagrel les 6 et 7 mars à 17h.Photo : Paul Boisvert Présenté en lien avec l\u2019exposition Lyonel Feininger : de Manhattan au Bauhaus. ARTS THÉÂTRE Le clin d\u2019oeil de David Greig au Songe d\u2019une nuit d\u2019été, de Shakespeare, tient sans doute à la quête amoureuse de ses deux personnages, Bob et Helena, qui nous font le récit de leur rencontre.Une «comédie folk» qui met en vedette deux comédiens-musiciens : Pierre-Luc Brillant et Isabelle Blais.JEAN SIAG La pièce découverte par Jean- Denis Leduc (fondateur du Théâtre de la Manufacture) au Festival d\u2019Édimbourg est une comédie romantique pleine d\u2019esprit.Traduite par Olivier Choinière, Midsummer se déroule au cours d\u2019un long week-end pluvieux, comme dit la didascalie.Bob et Helena nous racontent leur histoire à la troisième personne.Ils jouent en quelque sorte leurs propres rôles.« C\u2019est une pièce sur la liberté, détaille le metteur en scène Philippe Lambert, adjoint à la direction artistique depuis six ans à La Licorne.Une pièce sur les choix qu\u2019on fait dans la vie.Les personnages ont 35 ans, ils proviennent de milieux complètement différents.Elle est avocate, lui est un mafieux qui vend des chars.Mais ils se rencontrent et ils se demandent chacun s\u2019ils peuvent se réinventer.» L\u2019auteur écossais (qui a aussi écrit Yellow Moon, présentée ici il y a deux ans), signe un texte assez déjanté, réaliste, mais empruntant aussi la forme de la fable.«Les deux personnages s\u2019amusent à nous raconter leur histoire.Avec des reconstitutions qui prennent la forme de petits numéros.C\u2019est pour ça que j\u2019ai voulu créer une ambiance de cabaret», ajoute le metteur en scène.Il y a bien sûr tout un concours de circonstances qui mène à la rencontre de Bob et Helena, qui d\u2019ailleurs se repoussent tout le temps, dans un incessant jeu de valsehésitation.Et puis la pièce est ponctuée de numéros où les comédiens s\u2019accompagnent à la guitare.Les chansons font partie du scénario, la musique a été composée par Gordon McIntyre et légèrement adaptée par les interprètes.C\u2019est Isabelle Blais qui interprétera le personnage d\u2019Helena.« C\u2019est un texte dans lequel je me suis tout de suite retrouvée, explique la comédienne et chanteuse du groupe Caïman fou.Le thème du vieillissement, l\u2019idée de savoir où on s\u2019en va, si on peut encore changer notre parcours, si on est capable de se laisser aller, ce sont des questions qui nous traversent tous à un moment ou un autre, en particulier dans la trentaine.» La comédienne, qui enregistrera son quatrième album à la fin du mois d\u2019avril prochain, donnera la réplique à Pierre- Luc Brillant, musicien de formation, membre du groupe Les batteux slaques, bachelier en philosophie et acteur de cinéma (C.R.AZ.Y., Tout est parfait, Ma fille, mon ange).Il reste que l\u2019artiste de 34 ans fait ses premiers pas sur les planches de théâtre.«J\u2019ai joué dans ma première pièce de théâtre dans L\u2019opéra de quat\u2019sous mise en scène par Brigitte Haentjens (au mois de janvier dernier, où il jouait à la fois de la basse et le rôle de Vandal, le mendiant).Midsummer est ma deuxième pièce\u2026» Le texte de David Greig l\u2019a tout de suite interpellé.«J\u2019ai tout de suite été séduit par la pièce, par sa simplicité, son côté loufoque et décalé, mais en même temps, son côté très réaliste », explique Pierre- Luc Brillant, qui sortira son premier album solo au mois d\u2019avril.Un album de chansons folk country.Mais il n\u2019en a pas fini avec le théâtre.«C\u2019est sûr que j\u2019ai envie d\u2019en faire plus maintenant.J\u2019ai vraiment eu la piqûre.J\u2019aime le jeu théâtral et j\u2019apprends beaucoup en ce moment.» À la fin, le metteur en scène des Points tournants et de J\u2019aurais voulu être un artiste apprécie le fait que cette histoire ne soit ni cynique ni tragique.«Le parti pris que j\u2019ai choisi, dit Philippe Lambert, c\u2019est que oui, ils se sont réinventés.Ils sont là, heureux, libres sur scène et ils s\u2019amusent à rire de leur histoire.C\u2019est ce qu\u2019ils disent au public.Regardez comment nous étions pris dans notre histoire.Comment on se résistait.Mais au fond, ils ont fait des choix, et ils les assument.» Midsummer (une pièce et neuf chansons), à la Petite Licorne, du 5 mars au 13 avril.PHILIPPE LAMBERT / Midsummer (une pièce et neuf chansons) Jouer son propre rôle Le thème du vieillissement, l\u2019idée de savoir où on s\u2019en va, si on peut encore changer notre parcours, si on est capable de se laisser aller, ce sont des questions qui nous traversent tous à un moment ou un autre, en particulier dans la trentaine.» \u2014 Isabelle Blais PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Pierre-Luc Brillant et Isabelle Blais joignent leurs deux passions (musique et théâtre) dans la pièce Midsummer à La Licorne.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 Village des neiges Glissoire sur tube Initiation au ski alpin Ski de fond et raquette Baby-foot géant MinuteMaid Traîneaux à chiens Traîneaux à chevaux Tyrolienne Fous de la nature à la Biosphère Activités au Musée Stewart Location d,équipement To us les week-ends jusqu,au 11 mars Plus de 20 producteurs québécois sur place producteursPlus Week-ends gourmands les 3, 4, 10 et 11 mars ARTS DANSE Après le Ballet national de Cuba, qui a présenté Giselle la saison dernière, c\u2019est au tour du Ballet national d\u2019Ukraine d\u2019être invité par les Grands Ballets canadiens de Montréal.Au programme: Le lac des cygnes, l\u2019un des plus grands classiques de l\u2019histoire du ballet romantique.STÉPHANIE VALLET Danseur issu de l\u2019école russe, le directeur artistique des GBCM Vladimi r Pankov apporte depuis maintenant 13 ans un nouveau souffle à l\u2019institution à travers des pièces contemporaines et fait également appel à des compagnies invitées de renom afin de faire découvrir au public montréalais des oeuvres du répertoire classique.Son choix s\u2019est arrêté cette saison sur Le lac des cygnes, qui sera présenté dans la pure tradition russe par le Ballet national d\u2019Ukraine sur la musique de Tchaïkovski, interprétée par l\u2019Orchestre des Grands Ballets sous la direction du chef Oleksiy Baklan.Un des ballets classiques les plus difficiles techniquement pour les quelque 70 danseurs, dont la première ballerine qui doit réussir le tour de force d\u2019exécuter 32 fouettés.« Les Grands Ballets étant une petite compagnie, il n\u2019y avait pas assez de danseurs pour monter une bonne oeuvre classique qui nécessite au moins 70 danseurs.Mais il faut néanmoins éduquer le public et lui présenter du classique de haut niveau afin qu\u2019il puisse apprécier des oeuvres plus contemporaines comme celles que nous présentons.Le Ballet national d\u2019Ukraine est une très bonne compagnie et j\u2019ai toujours voulu la faire venir.Elle n\u2019est pas aussi connue, mais j\u2019ai vu de grandes compagnies faire de très mauvaises performances ! » s\u2019amuse Gradimir Pankov.D\u2019innombrables versions Tchaïkovski et le chorégraphe Marius Petipa bouleverseront les conventions du ballet dans la seconde moitié du XIXe siècle en associant véritablement la musique et la danse.Mais il faudra attendre la mort de Tchaïkovski et la collaboration de Petipa et de Lev Ivavov au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg en 1885 pour que l\u2019oeuvre s\u2019inscrive dans l\u2019histoire.Inspiré de la version originale, Le lac des cygnes du Ballet national d\u2019Ukraine, ballet sur pointes en trois actes au dénouement heureux plutôt que dramatique, a été adapté par Alexandre Gorski, premier maître de ballet du Théâtre impérial du Bolchoï de 1902 à 1924.Pressé par sa mère de choisir une épouse le prince Siegfried tombe amoureux de la princesse Odette, croisée au bord d\u2019un lac.Mais ensorcelée par le maléfique Rothbart, elle se transforme en cygne blanc dès le lever du jour.Seul un véritable amour pourra la libérer de ce sortilège.Le prince jure de la sauver et de l\u2019épouser, mais tombe dans le piège tendu par le magicien et sa fille, Odile, cygne noir qui lui apparaît sous les traits de sa bien-aimée.Il la demande en mariage et se parjure, condamnant ainsi Odette.Si la trame de l\u2019histoire reste la même d\u2019une version à une autre, seule la fin peut varier.«Selon le ballet original, le dernier acte créé par Lev Ivanov doit avoir une fin tragique : le prince et Odette se suicident et se retrouvent ensuite au ciel dans une apothéose.Mais dans la version russe, le prince coupe l\u2019aile de Von Rothbart transformé en hibou et brise le mauvais sort.C\u2019est une fin heureuse, mais ce n\u2019est pas correct, car ce n\u2019est pas ce que veut la musique de Tchaïkovski», explique Vincent Warren, ancien danseur étoile et professeur d\u2019histoire de danse.Il y aura d\u2019autres écarts au fil des années, donnant lieu à de nombreuses variations dans l\u2019interprétation de l\u2019oeuvre.«John Neumeier, un chorégraphe américain a fait une version à Hambourg en 1976 dans laquelle le prince est en fait Louis II de Bavière.Noureev a fait en 1984 une lecture psychanalytique du Lac pour l\u2019Opéra de Paris, puis dans la version de Mats Ek (1987), les danseurs des deux sexes sont chauves et pieds nus.En 1995, Matthew Bourne a vraiment rompu avec la tradition.Ce chorégraphe contemporain de Londres a créé un ballet dans lequel tous les cygnes sont des hommes et évoluent à la cour royale d\u2019Angleterre dans les années 50 », précise Vincent Warren qui a lui-même interprété le prince dans Le lac des cygnes dans sa version classique avec les Grands Ballets canadiens en 1977.Le lac des cygnes, du Ballet national d\u2019Ukraine, du 8 au 11 mars, salle Wilfrid-Pelletier.BALLET NATIONAL D\u2019UKRAINE / Le lac des cygnes Dans la pure tradition russe PHOTO FOURNIE PAR LES GRANDS BALLETS CANADIENS Le lac des cygnes est un des ballets classiques les plus difficiles pour les 70 danseurs.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 A R T S 19 . ARTS ENTRACTE entracte@lapresse.ca CHARLES DUBÉ EN HAUSSE.EN BAISSE THE ARTIST Le triomphe de The Artist aux Oscars était peut-être annoncé, mais rien n\u2019est assuré tant que les gagnants ne sont pas nommés.Après une récolte au-delà des attentes de six Césars, le film de Michel Hazanavicius a remporté cinq Oscars, dont les deux plus prestigieux (meilleur film et meilleure réalisation).C\u2019était la première fois qu\u2019un film entièrement produit dans un pays non-anglophone et seulement la deuxième fois qu\u2019un film muet (après Wings à la première cérémonie en 1929) était ainsi salué par l\u2019Académie.Jean Dujardin est également devenu le premier Français à gagner l\u2019Oscar du meilleur acteur.LES CORDES VOCALES DE CÉLINE DION Abandonnée par sa corde vocale droite, touchée par un vilain virus, Céline Dion a dû annuler tous ses concerts prévus au Caesars Palace, à Las Vegas, jusqu\u2019au 18 mars et devra se reposer jusqu\u2019à la fin du mois d\u2019avril, un malheur autant pour la diva québécoise que pour ses fans.«Je suis désolée, j\u2019espère qu\u2019ils sauront me pardonner », a dit la chanteuse, qui, si tout va bien, devrait remonter sur scène du 9 juin au 18 août.Ses cordes vocales faiblissantes priveront également les participants de Star Académie des précieux conseils de la star qui a dû renoncer à sa participation au gala du 25 mars.SÉPARÉS À LA NAISSANCE L\u2019un a coloré de sa voix expressive les étés québécois en analysant les matches des Expos, l\u2019autre dirige les musiciens de l\u2019Orchestre symphonique des jeunes de Montréal.Ils viennent de deux mondes différents, mais Rodger Brulotte et Louis Lavigueur affichent la même bonhomie avec leur sourire et leur regard passionné.Du dessin de leurs sourcils à leur menton, la ressemblance est frappante entre les deux hommes, comme l\u2019a remarqué notre lecteur J.P.Duperron.Et avec son nouveau mandat comme président d\u2019un comité pour honorer la mémoire de Gary Carter, M.Brulotte devra faire preuve d\u2019autant de doigté que M.Lavigueur devant son orchestre.LA PHOTO D\u2019HERBY Rodger Brulotte Louis Lavigueur ILS, ELLES ONT DIT «Je pratiquais déjà mon discours de remerciement à l\u2019Académie dans le ventre de ma mère, mais ça fait tellement longtemps.Une chance pour vous que je l\u2019ai oublié.» \u2014 Christopher Plummer après avoir remporté l\u2019Oscar du meilleur acteur dans un rôle de soutien.«Alors ce soir, amusez-vous parce qu\u2019il n\u2019y a rien qui puisse enlever la douleur des problèmes économiques mondiaux autant que de voir des millionnaires s\u2019échanger des statuettes en or.» \u2014 L\u2019animateur de la soirée des Oscars, Billy Crystal.«Je porte un costume John Galliano, mais les chaussette viennent de chez K-Mart.Comme Saddam Hussein me l\u2019a déjà dit : \u2018Des chaussettes, ce sont des chaussette, ne gaspille pas d\u2019argent\u2019.» \u2014 Sacha Baron Cohen, qui s\u2019est présenté sur le tapis rouge des Oscars dans un costume de dictateur à la Kadhafi.«Elle a l\u2019air d\u2019une dominatrice qui va se marier!» \u2014 Joan Rivers, commentant la robe de Rooney Mara à l\u2019émission Fashion Police - Spécial Oscars.Béatrice Martin, Rebecca Makonnen et Anne-Marie Withenshaw, trois femmes de style que j\u2019ai croisées la semaine dernière dans les luxueux salons du Centre canadien d\u2019architecture (CCA) où avait lieu le cocktail qui soulignait l\u2019ouverture de la nouvelle boutique Tiffany&Co à Montréal.Depuis longtemps, Tiffany&Co est le bijoutier des stars.Qui ne se souvient pas du film Breakfast at Tiffany\u2019s avec Audrey Hepburn ?La mythique maison se spécialise dans les alliances, pendentifs et autres accessoires.Anne- Marie célébrera son mariage cette année, Rebecca vient de s\u2019acheter une maison et Coeur de pirate nous a appris cette semaine, via son compte Twitter, qu\u2019elle sera maman avant la fin de l\u2019été.Elles iront peutêtre faire un tour à la boutique de la rue Sherbrooke pour souligner ces trois heureux événements.Jean Dujardin PHOTO AP llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 20 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 Concours Votre moment Rejoignez-nous et participez au concours Partagez vos plus belles photos et courez la chance de photographier vos stars et plus encore ! Détails et règlements sur www.facebook.com/Lozeau.photo.video 6229, Saint-Hubert Montréal, Québec 514 274 6577 1 800 363 3535 Vous avez un événement à célébrer ?Soulignez-le ! tous les samedis dans Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) | 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca CÉLÉBRITÉS.Claudia Trahan 90 ans, le 7 mars 2012! Félicitations et bon anniversaire de la part de Pierrette, Claudette, Muriel et Michel ainsi que de tes petits-enfants et arrière-petits-enfants MOTS CROISÉS DES ARTS SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1781 HORIZONTALEMENT 1 Auteure de Mon amoureux est une maison d\u2019automne.2 Une des vedettes du film L\u2019empire Bossé, qui sortira prochainement (.Pelletier) \u2013 Celui de Montréal présente Rossini et ses muses les 10, 13, 15 et 17 mars.3 Jeu de hasard\u2013Missile.4 Affirmation \u2013 On peut y trouver protection \u2013 Initiales du musicien de jazz Armstrong.5 Vin alcoolisé \u2013 Imaginées de toutes pièces.6 Fleuve côtier de France et de Belgique \u2013 Le premier astéroïde à avoir été découvert.7 Acteur français né en 1929\u2013Mantra \u2013 Initiales de l\u2019actrice Andress.8 Film de Chaplin (La ruée vers l\u2019.) \u2013 Bernard Adamus, par exemple.9 Luth \u2013 Violent emportement \u2013 Note de la rédaction.10 Comme la pacane \u2013 Vin italien.11 Remarquable \u2013 .King Cole.12 Courbés \u2013 Voiture hippomobile.VERTICALEMENT 1 Album de Coldplay.2 Reconnais comme vrai \u2013 Le 11 mars, à la Maison symphonique de Montréal, Benedetto Lupo joue .3 Recueillir en retour \u2013 Jeu de cartes.4 Résine malodorante (.fétide) \u2013 Prénom de l\u2019animateur de Fidèles au poste \u2013 Rebut.5 Dont la surface est unie \u2013 Chats et .: La revanche de Kitty Galore.6 OEuvre d\u2019Anne Hébert (Le tombeau des .) \u2013 Grande voiture décorée.7 Elle construit de grandes toiles verticales dans les jardins \u2013 Ce qui n\u2019existe pas.8 Initiales de l\u2019interprète de Passe-Partout \u2013 Petit rongeur hibernant \u2013 Devant le nom d\u2019une femme canonisée.9 En peu de mots.10 Les Grands ballets canadiens de Montréal présentent cette oeuvre du 8 au 11 mars (Le .des cygnes) \u2013 Préposition \u2013 Peintre et stucateur italien (Giovanni da .).11 Boulgour \u2013 Adresse Web \u2013 Initiales de l\u2019animateur de l\u2019émission Enquête.12 Téléroman d\u2019Anne Boyer et de Michel D\u2019Astous \u2013 .Hayworth.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 G R O N D I N M E S A 2 U I L E N S P I E G E L 3 Y V A N O D O R A N T 4 D A N I E L N I L O 5 E D E M E L E S C S 6 L E S I O S I E R 7 I C I L A N C E L O T 8 S O R T I G O R F O U 9 L U S E V E S E N S 10 E L L A A N S S E S 11 E I R E T E L R A 12 P R E S S E T I S S U www.nicolehannequart.com 1780 1 877 683-2325 operationenfantsoleil.ca Les petits miracles n\u2019arrivent pas seuls. ARTS VISUELS Village Démocratie, la «pire place» que Karine Giboulo a vue dans sa vie ! Elle en parle la gorge nouée.«On traiterait des animaux de cette façon, ce serait dénoncé», ajoute-t-elle.Eh bien, c\u2019est ce qu\u2019elle fait \u2013 dénoncer \u2013 en reconstituant, en 3D et en miniatures, ce bidonville de Port-au-Prince qu\u2019elle a ancré aux pieds d\u2019édifices rutilants imaginaires, symboles des pays riches.Une reconstitution dont les détails forcent l\u2019admiration et viennent troubler notre tranquillité.KARINE GIBOULO Bricoleuse extrême PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Karine Giboulo est doté d\u2019une conscience sociale aiguë.JOCELYNE LEPAGE Karine Giboulo est une artiste dans la jeune trentaine qui se définit en toute simplicité comme bricoleuse.Une bricoleuse exceptionnelle, à vrai dire, dont la carrière prend de plus en plus d\u2019ampleur ici et à l\u2019étranger.Son oeuvre précédente qui mettait en scène la vie de travailleurs d\u2019usine en Chine a été achetée moitié par le Musée des beaux-arts de Montréal, moitié par un musée américain.Un événement rare pour une «bricoleuse».Derrière ce travail de bricolage il y en a un autre : celui de reporter photographe.Et, reliant les deux, une conscience sociale aiguë.Pour son reportage en Chine, Karine Giboulo s\u2019était fait passer pour une femme d\u2019affaires.Pour Village Démocratie, elle s\u2019est rendue sur place (juste avant le tremblement de terre) et a rapporté photos et morceaux de tôle de ce bidonville dont le souvenir lui tire encore des larmes.Nous avons fait avec elle le tour de ses installations à la maison de la culture Mercier.On y voit, installées sur des pilotis, des rangées de petites maisons en tôle dont le toit est retenu aux murs par des pneus ou des pierres, rideaux dans les portes.Une rue principale dans laquelle « s\u2019agitent » des Haïtiens \u2013 souvent des Haïtiennes enceintes ou avec leurs petits \u2013 surpris dans leurs activités quotidiennes.Un homme fa it cui re un poulet, une femme porte un panier de bouteilles d\u2019eau sur sa tête, un enfant dans son t-shirt Superman joue avec un chien, des petites filles paradent en robe rose, les nattes soigneusement tressées, un gamin porte une casquette des Expos sur la tête.Il y a là peut-être 200 figurines en argile polymère ayant chacune une personnalité définie.La longue avenue de terre mène vers un centre où se retrouvent les commerçants du coin et le dépotoir.Vendeurs de sodas, coiffeurs, prostituées, loueurs de temps d\u2019antenne télé.Une vie de village reconstituée parmi les cases, les petits cochons et les détritus.« C\u2019est bien pire que ça là-bas, dit Karine Giboulo.Mais je ne voulais pas faire misérabiliste.Derrière cette misère, il y a un désir de vivre.» Au bout de l\u2019installation, un immeuble en verre miroir sur le toit duquel des hommes d\u2019affaires jouent au golf.Sur la devanture de l\u2019édifice les indices boursiers défilent en scintillant.Devant la deuxième partie de l\u2019installation où des touristes sous la forme de marmottes mènent une vie d\u2019hôtel , Kar ine Giboulo explique.«C\u2019est moi.Quand je revenais à l\u2019hôtel après une journée dans le bidonville où j\u2019avais vu des gens passer leur temps à essayer de trouver de l\u2019eau potable, je plongeais dans la piscine.Et j\u2019étais mal à l\u2019aise.Honteuse.Ça n\u2019a pas de bon sens ! » Pour l\u2019artiste, la Terre est de plus en plus un village planétaire avec tous ces moyens de communication que nous avons, toutes ces facilités de voyager.Ces gens dans la misère sont nos voisins.mais en même temps tellement étrangers.Dans une autre tour dominée par un restaurant circulaire, ce sont des ours qui sont à table.De gros ours cochons, si l\u2019on peut s\u2019exprimer ainsi.L e t r ava i l de Ka r i ne Gibou lo e s t f a c i l emen t accessible à tous.L\u2019artiste nous ébouit par son savoirf a i r e , nous f a s c i ne pa r l\u2019abondance des détails souvent amusants, et nous bouleverse en mettant en scène une réalité que l\u2019on préfère ignorer.Apr è s avo i r é t é pr é - sentée à la maison de la culture Mercier, dans l\u2019est de Montréal, l\u2019exposition Village Démocratie déménagera en avril à la galerie Circa, dans l\u2019édifice Belgo près de la Place des festivals.Karine Giboulo, Village Démocratie, jusqu\u2019au 1er avril, maison de la culture Mercier, 8105, rue Hochelaga.Ouvert mardi et mercredi, de 13h à 20h; jeudi au dimanche, de 13h à 17 h.Karine Giboulo nous ébouit par son savoir-faire, nous fascine par l\u2019abondance des détails souvent amusants, et nous bouleverse en mettant en scène une réalité que l\u2019on préfère ignorer.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 A R T S 21 Cette exposition est organisée par le Whitney Museum of American Art, New York, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal, et avec le soutien de la Terra Foundation for American Art et de l\u2019Association des bénévoles du Musée.Lyonel Feininger (1871-1956), Carnaval (détail), 1908.Berlin, Nationalgalerie, Staatliche Museen.© The Lyonel Feininger Family LLC / SODRAC (2012).Photo bpk, Berlin / Jörg P.Anders / Art Resource, NY DU MERCREDI 7 MARS AU DIMANCHE 11 MARS LE GRAND CARNAVAL DE FEININGER Découvrez en famille l\u2019univers fantastique de cet artiste multidisciplinaire: bédéiste, sculpteur de jouets, photographe, peintre et musicien! L\u2019énigme de Lyonel Feininger: à la rencontre de sesoeuvres Un jeu de piste amusant! Une composition à lamanière cubiste \u2013 dessin et collage Atelier continu Activité spéciale: L\u2019origami, un art pour tous! Démonstration par Hideko Shinto LE SAMEDI 10 MARS ET LE DIMANCHE 11 MARS Visites guidées en famille de l\u2019exposition Le grand carnaval de Feininger LE MERCREDI 7 MARS Découvrez la forme musicale de la fugue Rencontre pour les jeunes de 15 à 18 ans avec Geneviève Soly, claveciniste et directrice des Idées heureuses TOUS LES DÉTAILS SUR MBAM.QC.CA/FAMILLE Fier partenaire SPÉCIAL 2POUR 1* PROFITEZ DE LA RELÂCHE POUR VISITER L\u2019EXPOSITION! *Sur les billets d\u2019entrée pour tous, en tout temps, du 6 au 11 mars.GRATUIT POUR LES ENFANTS DE 12 ANS ET MOINS** **Accompagnés d\u2019un adulte.Non applicable aux groupes. Si vous étiez une chanson?Mon pays de Gilles Vigneault, qui est pour moi l\u2019hymne à la tolérance et à l\u2019ouverture sur le monde.Dans quel roman aimeriez-vous vivre?Dans le roman Pêcheur d\u2019Islande de Pierre Loti.C\u2019est le livre qui a changé ma vie.Je suis devenu océanographe parce que j\u2019ai lu Pierre Loti quand j\u2019étais adolescent.Il y raconte les tribulations des marins bretons dans la mer du Nord sur fond d\u2019histoire d\u2019amour.Quels étaient votre premier livre et votre premier disque?Les premiers bouquins qui ont aiguisé mon sens de l\u2019humour sont les Picsou de Disney.On se les échangeait au village, au Sénégal, et quand quelqu\u2019un en avait un nouveau, on allait négocier pour le louer.Sinon, j\u2019ai découvert la musique moderne avec Youssou N\u2019Dour.Quelle est votre citation favorite ?«Nous n\u2019héritons pas de la terre de nos parents, nous empruntons celle de nos enfants.» Certains l\u2019attribuent à Saint-Exupéry, mais c\u2019est un proverbe africain.Si vous ne pouviez plus pratiquer votre métier, quelle profession feriez-vous ?Enseignant.Quand j\u2019enseignais, je montais sur l\u2019estrade pour partager ce que je connais avec les étudiants.Quand je fais un spectacle, je monte sur scène pour partager ce que je suis avec les gens.Quelle est votre plus mauvaise habitude?Je joue avec mes cheveux partout et tout le temps.Je crois que j\u2019ai pogné ça dans mes cours de mathématiques où je ne comprenais rien.Quel est votre dernier coup de coeur ?Isabelle Boulay.Elle me touche beaucoup.Quand elle a commencé à chanter du country, j\u2019ai trouvé ça extraordinaire.Elle a une charge émotive que personne n\u2019a.Quel est votre dernier coup de gueule?J\u2019aimerais qu\u2019on crisse Abdoulaye Wade, le président du Sénégal, dehors, lui et toute sa famille, pour lui dire que le pays n\u2019est pas une propriété privée.Vous ne savez pas à quel point ça m\u2019habite et ça me touche.Quel est votre rêve le plus fou?J\u2019aimerais un jour faire de la politique dans un parti pancanadien pour la protection des minorités francophones.ARTS CHOIX HEBDOS LA LISTE PLUS ULTRA DE MARIE-CHRISTINE BLAIS Q R EXPO CHRONIQUES D\u2019UNE DISPARITION À la Fondation DHC/ART (451, rue Saint-Jean), une exposition collective saisissante, sur le thème de l\u2019absence et de la perte, se poursuit jusqu\u2019au 13 mai.Mention particulière pour les étranges photos de choses insolites ou rares de Taryn Simon et le saisissant film June 8, 1968 de Philippe Parreno: sur un écran géant, on est à la place du cercueil de Robert Kennedy, sur un train entre New York et Washington\u2026 (Entrée gratuite) HUMOUR KAD ET OLIVIER Ce n\u2019est pas exactement nouveau.Mais il n\u2019est jamais trop tard pour découvrir sur YouTube les capsules du délirant duo français Kad et Olivier, notamment celles sur leur jeu Kamoulox et sur leur émission Renkontre (ne manquez pas l\u2019épisode sur l\u2019homme atteint de la cassecouilleterose\u2026).Ou les compils des «chanteurs inconnus».Pour déconner en attendant le printemps.officiellement dans 18 dodos! MUSIQUE MA, D\u2019ARIANE MOFFATT C\u2019est vrai, ça me navre un peu qu\u2019il y ait plus de chansons en anglais qu\u2019en français sur le nouvel album d\u2019Ariane.Cela étant dit, cet album est exceptionnel, une pure merveille de musiques, d\u2019arrangements, de sonorités, qu\u2019elle a pratiquement concoctés toute seule, dans son studio.Les textes des cinq chansons en français sont particulièrement à la hauteur de la qualité musicale de MA.Grand, grand disque.TÉLÉ STORAGE WARS Ils sont fous, ces Américains\u2026 La téléréalité Storage Wars (sur le réseau A&E) suit des gens qui achètent à l\u2019encan le contenu d\u2019espaces d\u2019entreposage abandonnés par leurs propriétaires.À l\u2019encan ET à l\u2019aveugle: ils ont cinq minutes pour évaluer les monticules de choses entassées dans des lockers, avant de se mettre à miser.En espérant tomber sur des trésors.Regardez au moins la bande-annonce sur le site internet d\u2019A&E.iPHONE ACTIONMOVIE Je crois profondément à la nécessité de la catharsis\u2026 et aux applications politiquement incorrectes.Comme l\u2019est Action Movie FX: on tourne un film sur son iPhone et on y ajoute des effets spéciaux violents: attaque par un missile, chute d\u2019hélicoptère, bombardement aérien, tirs de mitraillettes\u2026 On peut la télécharger gratuitement sur iTunes Store (deux effets) ou, pour 0,99$, acheter toute la gamme.Inutile et défoulant.STÉPHANIE VALLET Fier amoureux de la langue française, Boucar Diouf sera le porte-parole des Rendez-vous de la francophonie qui se tiendront du 9 au 25 mars.«J\u2019ai un rapport particulier avec le français, ditil.Il m\u2019a permis de vivre tous mes rêves.Je viens d\u2019une famille analphabète, mais mon père a eu la générosité de m\u2019envoyer à l\u2019école.J\u2019ai beaucoup sillonné les communautés francophones du Canada qui sont encore plus vulnérables que le Québec.Pour ces deux raisons, j\u2019ai aimé qu\u2019on me demande d\u2019être porte-parole de cet évènement.» Une 14e présentation qui se déroulera sous le signe de l\u2019humour avec la mise en place d\u2019un concours avec l\u2019École nationale de l\u2019humour ainsi qu\u2019un gala intitulé La francophonie s\u2019éclate animé par Boucar Diouf et dédié à la langue de Molière.«À partir du 9 mars, il sera possible de voter pour l\u2019une des 20 capsules humoristiques conçues par des finissants de l\u2019ENH sur le site www.rvf.ca.On organise aussi un gala à Ottawa qui sera diffusé sur TV5 avec des humoristes comme Christopher Hall, Jean-Thomas Jobin et Julien Tremblay.Ça sera un spectacle bilingue dans lequel je ferai aussi deux numéros», précise Boucar Diouf.Celui qui avait troqué la biologie contre l\u2019humour reviendra très bientôt à ses premières amours avec un tout nouveau spectacle dans lequel il changera de registre.«Je me suis fait connaître en parlant de la langue et de la diversité culturelle, mais je suis biologiste.Ça fait quatre ans que je cherche à ramener la science dans ma vie, et j\u2019ai décidé de faire un spectacle d\u2018humour abordant la sexualité humaine sous la loupe d\u2019un scientifique.Je veux aussi permettre aux spectateurs de poser des questions pendant la seconde partie du spectacle, comme si on était dans un cours.Je travaille aussi sur un bouquin qui accompagnera le spectacle.Je pense que je vais l\u2019appeler : Connaissez-vous cet être qui pète sous vos draps?» Boucar Diouf commencera bientôt la lecture de ses textes au cégep Édouard-Montpetit qu\u2019il testera sur quelques privilégiés.«L\u2019année prochaine, c\u2019est sûr qu\u2019on va entendre parler de mon nouveau spectacle!», conclut l\u2019humoriste qu\u2019on retrouvera, à partir du 9 avril, à Radio- Canada, dans la version estivale de son émission Des kiwis et des hommes.SUR LE DIVAN AVEC BOUCAR DIOUF LAPRESSE.CA Voyez Boucar Diouf sur le divan en vidéo sur la presse.ca PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 22 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 3 M A R S 2 0 1 2 "]
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