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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
T. Promotion. La santé de demain
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-03-12, Collections de BAnQ.

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[" PROMOTION LE 12 MARS 2012 santéLa deDEMAIN LOGIQUEMENT LEQUÉBEC, ET PARTICULIÈREMENTMONTRÉAL, FERA LESMANCHETTES AU COURSDES PROCHAINES ANNÉES DANS LE MONDE DE LA SANTÉ, MAIS POUR LES BONNES RAISONS.EN EFFET, D\u2019AMBITIEUX CHANTIERS SONT EN COURS ET DES CENTAINESDEMILLIONSDE DOLLARS SONT EN JEU,MAIS IL NE S\u2019AGIT PAS QUE DE BRIQUE ET DE BÉTON : DE NOUVEAUX LABORATOIRES VONT VOIR LE JOUR AVEC DE NOUVELLES FAÇONS DE FAIRE, ALORS QUE LES CHERCHEURS SERONT PLUS PRÈS DES PATIENTS.LES UNS ET LES AUTRES EN PROFITERONT, COMME VOUS POURREZ LE LIRE DANS LES PAGES SUIVANTES.LESMENTALITÉS ONT CHANGÉ : LE RÉSEAUTAGE ET LE PARTAGE DE L\u2019INFORMATIONONT DÉSORMAIS UN IMPACTMAJEUR EN SCIENCE.DES INFORMATIONS (ET LEUR LOT D\u2019INSTRUMENTS HIGH TECH) JADIS CONFINÉES À UNE SEULE DISCIPLINE SONTÀPRÉSENT DISPONIBLES POUR LES AUTRES.C\u2019EST EN PARTIE CE QUI EXPLIQUE LES RÉCENTS PROGRÈS FULGURANTS DANS TOUS LES DOMAINES DE LA SANTÉ.Merci pour Vos conseils \u2022 Mon suivi de diabète \u2022 Mon suivi en hypertension \u2022 Votre écoute Votre engagement \u2022 Votre compassion Merci pour tout MonPharmacien.ca DES PHARMACIENS PLUS PROCHES DES PATIENTS Les patients seront les principaux bénéficiaires de ce changement réclamé de longue date par la profession, assure Diane Lamarre, présidente de l\u2019Ordre des pharmaciens duQuébec (OPQ).« Les clients ont déjà l\u2019habitude d\u2019aller voir leur pharmacien pour des questions simples.Dorénavant, on va mieux utiliser les compétences de nos professionnels.Ils vont pouvoir en faire encore plus pour le patient.» En vertu de la nouvelle réglementation, les pharmaciens pourront prolonger et adapter les ordonnances, traiter certains problèmes de santé simples comme les allergies saisonnières, prescrire et analyser des tests de laboratoire ou encore montrer comment utiliser une pompe pour l\u2019asthme ou se faire une injection.Pour le patient, cela se traduira par des temps d\u2019attente réduits dans les cliniques sans rendez-vous ou à l\u2019urgence, mais aussi des risques moindres de complications, puisque les traitements seront mieux surveillés au jour le jour.Ce changement représente un progrès important, alors que le vieillissement de la population accentue le besoin pour une médecine de proximité.Il reflète également une nouvelle dimension des soins de santé : le patient devient de plus en plus partie prenante de son traitement.« Il veut en savoir plus sur les traitements qu\u2019on lui prescrit.Il n\u2019hésite pas à consulter Internet pour s\u2019informer sur ses effets.On se dirige vers une individualisation de la thérapie », souligne Diane Lamarre.Certaines pharmacies offrent déjà des programmes de révision de la thérapie médicamenteuse pour valider comment le patient prend son traitement et rectifier le tir au besoin.La fréquentation des bureaux de consultation, qui ont vu le jour ces dernières années dans les pharmacies, démontre par ailleurs à quel point les gens avaient besoin d\u2019avoir accès à un professionnel de la santé, tout près de chez eux, et disponible pratiquement sur demande.L\u2019Association québécoise des pharmaciens propriétaires se réjouit, elle aussi, des modifications apportées au système de santé québécois.«Déjà, certaines tâches spécifiques, comme les services professionnels de suivi pour certaines affections, avaient été accordées aux pharmaciens.En autorisant de nouveaux actes, la loi 41 reconnaît encore davantage les compétences des pharmaciens », souligne Normand Bonin, président de l\u2019Association québécoise des pharmaciens propriétaires.Mais cette reconnaissance s\u2019accompagne de nombreux défis à relever dans l\u2019avenir.«Nous devrons réussir à incorporer ces nouveaux actes dans le quotidien du pharmacien, et ce dans un contexte de pénurie qui touche l\u2019ensemble du monde de la santé.Le pharmacien devra se libérer d\u2019un certain nombre d\u2019actes techniques pour se consacrer davantage à la pharmacologie de ses patients.Pour y parvenir, il faudra, par exemple, assurer une formation accrue des assistants techniques en pharmacie.L\u2019augmentation de nos responsabilités sera aussi l\u2019occasion pour l\u2019ensemble des professionnels de la santé d\u2019apprendre à travailler de façon interdisciplinaire, surtout en première ligne.L\u2019entrée en vigueur prochaine du Dossier Santé Québec devrait favoriser cette collaboration.» Comment se déploieront les nouvelles attributions des pharmaciens ?On ne le saura pas avant que soit édictée, d\u2019ici la fin de l\u2019année, la réglementation issue de la loi 41, qui fait actuellement l\u2019objet de discussions entre le gouvernement, le Collège des médecins et l\u2019Ordre des pharmaciens.Chose certaine, la nouvelle loi suscite déjà beaucoup d\u2019attentes chez les patients, constate le président de l\u2019AQPP.«Nous continuons de chercher les meilleursmoyens de répondre à ces nouveaux défis.Il faudra répondre aux attentes sans que cela ne se fasse au détriment du pharmacien propriétaire.» LA LOI 41 et le pharmacien propriétaire LONGUES HEURES D\u2019ATTENTE AUX URGENCES, DIFFICULTÉ À TROUVER UN MÉDECIN DE FAMILLE.L\u2019ACCÈS AUX SOINS DE SANTÉ EST SOUVENT COMPLIQUÉ POUR LE PATIENT.LA MODIFICATION À LA LOI 41, ADOPTÉE EN DÉCEMBRE 2011, PERMETTRA AU PHARMACIEN DE TRAITER CERTAINS PROBLÈMES DE SANTÉ.OBJECTIF: DIMINUER LA PRESSION SUR LE SYSTÈME DE SANTÉ.NormandBonin, président de l\u2019Association québécoise des pharmaciens propriétaires.LasantédeDEMAIN PROMOTION 02 Notre objectif ?Assurer le bien-être de tous, aujourd\u2019hui et demain Bio-médicaments, thérapies géniques, coeur artificiel, scalpel gamma\u2026 L\u2019innovation technologique en santé est porteuse d\u2019espoir pour de nombreux patients.Mais l\u2019innovation pose un double défi : d\u2019une part, il faut constamment mettre à jour les meilleures pratiques, et d\u2019autre part, il faut prendre des décisions difficiles quant à l\u2019introduction de ces innovations dans le système de santé, car leurs coûts pourraient mettre la survie du système en danger.Pour relever ce défi, le gouvernement du Québec a créé en janvier 2011 l\u2019Institut national d\u2019excellence en santé et en services sociaux (INESSS), dont l\u2019évaluation de ces nouvelles technologies et interventions est un volet de la mission.Comme le souligne son président-directeur général, Dr Juan Roberto Iglesias, le rôle de l\u2019Institut est « d\u2019appuyer le système de santé et de services sociaux par des guides de pratique et des recommandations portant entre autres sur l\u2019introduction des technologies et des interventions afin que tous les patients disposent des meilleurs soins au bon moment ».Pour y arriver, l\u2019INESSS compte non seulement sur ses chercheurs hautement qualifiés, mais aussi sur la contribution de professionnels et de gestionnaires du réseau de la santé et des services sociaux et de chercheurs du réseau universitaire, de même que sur le point de vue de citoyens au sein de ses comités scientifiques.Cela procure à l\u2019INESSS une vision globale et interdisciplinaire.Mais surtout, l\u2019Institut compte sur sa propre capacité à innover.Le dossier des médicaments contre le cancer est un bon exemple du rôle innovateur que joue l\u2019INESSS.Les dix dernières années ont vu l\u2019apparition de nouvelles thérapies prometteuses pour traiter des cancers de plus en plus ciblés.Mais les données dont on dispose n\u2019en traduisent pas toujours les promesses, et les coûts sont tellement élevés qu\u2019ils risquent de mettre en péril la pérennité du système de santé.Afin de mieux baliser l\u2019accès à ces médicaments, l\u2019INESSS a mis en place un projet-pilote pour étudier de nouveaux médicaments prometteurs en oncologie qui ne remplissent pas tous les critères pour être remboursés par le régime public d\u2019assurance médicaments.Dans ce contexte, l\u2019INESSS propose deux nouvelles approches pour introduire de tels médicaments.D\u2019abord, un mécanisme d\u2019introduction accompagné de cueillette de données afin de faire la démonstration de l\u2019efficacité du médicament.Ensuite, un mécanisme de partage des risques financiers entre le gouvernement et l\u2019industrie pharmaceutique.Ces nouvelles approches représentent des avenues possibles pour assurer aux patients l\u2019accès à des thérapies prometteuses qui seraient autrement trop onéreuses.Pour le Dr Iglesias, l\u2019INESSS devra continuer à innover pour « demeurer à la fine pointe afin d\u2019assurer la qualité et l\u2019efficience des soins pour tous les patients, aujourd\u2019hui et demain ».INNOVER pour offrir des soins de qualité, durablement LasantédeDEMAIN PROMOTION 03 Deux personnes touchées par un même virus vont réagir différemment.L\u2019une développera une maladie, l\u2019autre pas.Comment expliquer ce phénomène?Qu\u2019est-ce qui fait que nos défenses immunitaires s\u2019activent avec succès dans certains cas et semblent moins efficaces dans d\u2019autres ?C\u2019est sur cette question fondamentale que se penche depuis une dizaine d\u2019années le Dr Ciriaco Piccirillo, chercheur principal au laboratoire d\u2019immuno-régulation de l\u2019Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, et son équipe internationale d\u2019une quinzaine de chercheurs.«C\u2019est la clé de voute qui maintient l\u2019ensemble, un tronc d\u2019arbre commun à plusieurs maladies parmi les plus dévastatrices », déclare ce Montréalais d\u2019origine devenu une sommité mondiale dans son domaine.La compréhension de ce mécanisme complexe pourrait permettre de mieux contrôler l\u2019évolution d\u2019un nombre considérable de maladies telles que le diabète de type A, l\u2019arthrite rhumatoïde, le lupus, mais aussi d\u2019autres maladies à composante génétique comme l\u2019Alzheimer et le cancer, la transplantation de greffons et les allergies.Elle pourrait également contribuer à améliorer la réaction à certains vaccins.«Quand on est infecté par un virus de la grippe, notre organisme s\u2019active pour l\u2019éradiquer.Une fois l\u2019agression terminée, unmécanisme interne se met en place pour arrêter l\u2019inflammation.C\u2019est cet équilibre fragile entre l\u2019activation et la fin de la réaction de défense que nous essayons de comprendre, un équilibre qui se trouve au coeur de notre existence », indique l\u2019immunologiste de 41 ans.Dans cette quête, la génétique est la clé.Endécodant la séquence génétique de certaines populations, les chercheurs espèrent trouver le «filage électronique » qui fait en sorte que leur système immunitaire fonctionne différemment dans certaines circonstances.Ces recherches ont déjà permis de mettre au point des traitements pour ajuster les défenses immunitaires des patients souffrant de certaines maladies.«À plus long terme, elles vont nous permettre de comprendre quel aspect de la programmation doit être changé chez les cellules régulatrices pour contrôler la réaction inflammatoire en fonction du bagage génétique du patient.» Formé aux États-Unis par une sommité dans le domaine, leDr Piccirillo a contribué à des découvertes pionnières.Il a reçu de nombreuses offres de centres de recherche à l\u2019étranger, mais il a choisi de revenir travailler dans sa ville d\u2019origine.« On parle beaucoup de l\u2019exode des cerveaux.Quand j\u2019ai choisi de revenir à Montréal, dans un centre de recherche prestigieux comme celui de l\u2019Université McGill, j\u2019ai répondu à la fois à l\u2019appel de mes racines et au désir de bâtir et former ici pour exporter l\u2019expertise, agir et contribuer à transformer mon milieu.» AIDER LES POMPIERS DE L\u2019ORGANISME À FAIRE LEUR BOULOT Depuis plusieurs années, on parle abondamment de l\u2019exode des cerveaux pour décrire le flux migratoire de scientifiques et chercheurs québécois vers d\u2019autres pays \u2013 en particulier les États-Unis \u2013, attirés par de meilleurs salaires et un environnement de recherche plus intéressant.En fait, on estime qu\u2019environ un quart des chercheurs formés ici partent à l\u2019étranger pour se perfectionner et poursuivent ensuite leur carrière à l\u2019extérieur du Québec.C\u2019est pour répondre à ce défi pressant qu\u2019en 2007, l\u2019Institut du cancer de Montréal \u2013 un organisme sans but lucratif voué à la collecte de fonds en faveur de la recherche sur le cancer \u2013 a lancé son programme «Rapatriement de cerveaux».« Cette année-là, au moment où nous soulignions le 60e anniversaire de notre organisation, il y avait déjà cinq ans qu\u2019aucun recrutement de chercheurs n\u2019avait eu lieu à l\u2019axe cancer du Centre de recherche du CHUM, formé majoritairement de chercheurs-membres de l\u2019Institut du cancer de Montréal.Il fallait faire quelque chose», dit Maral Tersakian, directrice générale de l\u2019Institut du cancer de Montréal.L\u2019Institut décida alors, après consultation auprès du Centre de recherche du CHUM et de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal, d\u2019offrir un appui financier aux chercheurs de talent ayant complété leurs études au Québec mais étant partis compléter leur stage de post-doctorat à l\u2019étranger.Ce fonds de démarrage d\u2019un minimum de 50 000$ par année pendant cinq ans visait à faciliter leur retour et leur installation au Québec, plusparticulièrement au Centre de recherche du CHUM.Les fonds nécessaires pour la réalisation de ce programme ambitieux ont été amassés grâce aux Concert contre le Cancer , une soirée bénéfice que l\u2019Institut organise avec succès depuis 2007 : « Un tel fonds d\u2019établissement permet non seulement d\u2019attirer les meilleurs candidats, mais représente aussi un levier exceptionnel qui leur permet de recueillir d\u2019autres subventions pour des projets de recherche », explique Mme Tersakian.En fait, les statistiques indiquent que chaque dollar investi de cette façon estmultiplié par six en fonds de subventions compétitives que les chercheurs peuvent obtenir quelques années après leur établissementàMontréal.En quatre ans, grâce à ce programme, l\u2019Institut a ramené à Montréal cinq scientifiques, trois en recherche fondamentale et deux en recherche clinique.« Ce sont des gens formés ici, mais qui ne seraient sans doute jamais revenus ici », estime Maral Tersakian.Leur présence à Montréal a plusieurs impacts.En effet, dit Mme Tersakian, il ne faut pas que les progrès de la science ne dépendent que de quelques laboratoires dans le monde : «On ne peut pas tout étudier au même endroit, compte tenu des différences démographiques, génétiques, environnementales ou nutritionnelles propres à chaque société.On parvient à mieux cerner le cancer en permettant aux chercheurs de se concentrer sur des recherches cliniques très pointues, tout en partageant ensuite les connaissances auprès de leurs pairs dans le monde.Ces recherches ont toujours un impact sur la société où la recherche est menée.Ainsi, au Québec, des patients québécois profitent de façon prioritaire des retombées positives des recherches qui sont faites ici.» À l\u2019heure actuelle, (en 2012, année marquant le 65e anniversaire de sa fondation), l\u2019Institut s\u2019apprête à rapatrier un sixième clinicien-chercheur, spécialisé celui-là en immunothérapie, qui apparaît comme la discipline de l\u2019avenir dans le traitement contre le cancer.Le programme «Rapatriement de cerveaux» de l\u2019Institut du cancer de Montréal RameneR au beRcail nosmeilleurs chercheurs maral Tersakian, directrice générale de l\u2019institut du cancer demontréal.chaque année, l\u2019institut organise la soirée bénéfice Concert contre le Cancer.les fonds servent d\u2019appui financier aux chercheurs de talent.ils contribuent aussi à faciliter leur retour et leur installation au Québec.Appuyez lAmission de l\u2019institut du cAncer de montréAl 514-890-8213 | Dons - Legs - In Memoriam | icm.qc.ca 36 laboratoires Biologie intégrative des systèmes et chimie médicinale | Cancer | Immunité et infections virales | Maladies cardiovasculaires et métaboliques | Neurobiologie et développement WWW.IRCM.QC.CA CERTAINS CROIENT QUE LA RECHERCHE EST LIÉE AUX DÉCOUVERTES.NOUS CROYONS QU\u2019ELLE EST D\u2019ABORD LIÉE À LA QUALITÉ DE LA VIE.INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTRÉAL Affilié à l\u2019Université de Montréal découvrir Le diabète de type 2 touche près de 760 000 Québécois.Et la vague gagne du terrain.Pour combattre cette maladie, il faudra plus que des médicaments, dit Serge Langlois, pdg de Diabète Québec.C\u2019est d\u2019une véritable stratégie dont la province a besoin.Le diabète de type 2 est un véritable problème de société.Et on ne connaît que la pointe de l\u2019iceberg.En effet, au Québec, 200 000 diabétiques seraient atteints sans le savoir.Et la maladie gagne du terrain : 35 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.Les principales causes : le vieillissement de la population, l\u2019hérédité, le manque d\u2019activité physique et l\u2019obésité.Pour lutter contre ce problème de santé publique, Diabète Québec mise sur l\u2019éducation et la prévention.L\u2019organisme presse le gouvernement provincial à offrir à l\u2019ensemble des personnes atteintes de les éduquer sur cette maladie, et non pas les 5 à 10%comme c\u2019est le cas actuellement.Elles pourront ainsimieux contrôler leurmaladie avec l\u2019aide d\u2019une équipemultidisciplinaire.L\u2019association a également développé des programmes de formation à l\u2019intention des personnes diabétiques et des professionnels de la santé et elle organise chaque année un congrès scientifique pour ces professionnels de la santé sur les nouvelles pistes dans le traitement du diabète.Depuis deux ans, l\u2019Agence de Santé et Services sociaux a mis en place un projet d\u2019enseignement piloté par le Dr André Bélanger, endocrinologue, dans les 12 CSSS de Montréal.Diabète Québec siège au comité consultatif et a collaboré au contenu de l\u2019information donné aux participants : «On prend des gens à risque de développer le diabète ounouvellement diagnostiqués et on les met en contact avec un kinésiologue et unediététiste afin de les amener à changer leurs habitudes de vie.Ensuite, lorsque le traitement devient plus complexe, on ajoute une infirmière et un médecin à l\u2019équipe de suivi.», signale Serge Langlois.Toutefois, tous ces effortsne sauraient suffire à contrôler la progression de lamaladie.C\u2019est pourquoi Diabète Québec réclame la mise en placed\u2019une véritable stratégiedudiabète, sur le modèle d\u2019autres provinces et de certains pays.«La stratégie du gouvernement vise l\u2019ensemble des maladies chroniques, mais il n\u2019yapas de volet spécifique pour le diabète.Il yaunmanqueactuellement d\u2019objectifs ciblés et d\u2019approche scientifique particulière », déplore le président.Un autre enjeu pour les patients est d\u2019avoir accès aux meilleurs traitements dans le domaine.Après une bataille de dix ans, Diabète Québec a réussi à obtenir le remboursement des pompes à insuline pour les jeunes de 18 ans et moins.Or, dans d\u2019autres provinces, elles sont remboursées pour qui nécessitent ce traitement, adultes inclus.La progression de la maladie est fulgurante au Québec, rappelle M.Langlois.Il faut améliorer les actions à tous les niveaux, tant dans la prévention du diabète que dans les soins et les traitements aux personnes diabétiques.Diabète Québec espère que les travaux du groupe d\u2019experts chargé de réviser l\u2019ensemble de la situation du diabète au Québec inciteront les autorités à rendre la lutte audiabète plusefficace et performante.COMBATTRE LE TSUNAMI DU DIABÈTE Il faut améliorer les actions à tous les niveaux, tant dans la prévention du diabète que dans les soins et les traitements aux personnes diabétiques.Des chercheurs de l\u2019Université de Sherbrooke ont trouvé comment détecter les virus et les bactéries plus rapidement que les méthodes traditionnelles.À l\u2019aide de biocapteurs à semi-conducteurs quantiques, ils ont pu traquer la présence de la bactérie E.coli in situ en moins de deux heures.L\u2019approche classique peut prendre parfois jusqu\u2019à 10 jours.«Une telle innovation permet d\u2019envisager de créer une instrumentation portative qui permettra de faire des tests sur place à un coût raisonnable, grâce à la petite taille des détecteurs photoniques,» dit le professeur Jan J.Dubowski, de la Faculté de génie.Ce nouveau concept de détection se base sur la mesure de l\u2019émission optique des nanocristaux semi-conducteurs qui se modifie si une biomolécule, comme un virus, s\u2019immobilise sur la surface de ces matériaux.Les chercheurs de l\u2019UdS estiment que cette nouvelle technologie pourrait sauver des vies en raison de la rapidité avec laquelle les instruments réagissent.Le professeur Dubowski rappelle les7morts de Walkerton qui avaient bu de l\u2019eau contaminée ou encore les 34 personnes qui avaient succombé à la maladie du légionnaire après avoir été contaminées par l\u2019air climatisé d\u2019un hôtel de la Pennsylvanie.MIEUX TRAITER LE CANCER GRÂCE AUX GÈNES Deux ans.C\u2019est le délai que prévoit la Dre Nada Jabado avant de voir arriver de nouveaux traitements révolutionnaires pour soigner le cancer du cerveau chez l\u2019enfant, une maladie particulièrement difficile à traiter.Au Canada, près de 200 enfants meurent chaque année du glioblastome du tronc cérébral, le nom scientifique du cancer du cerveau, dans les 24 mois qui suivent le diagnostic.Or, il y a de l\u2019espoir pour les jeunes patients et leur famille.En effet, les résultats de recherches menées par une équipe de scientifiques de l\u2019Institut de recherche du Centre universitaire de santéMcGill ouvrent de nouvelles perspectives.« Récemment, nous avons trouvé une manière d\u2019identifier n\u2019importe quelle maladie génétique en un temps record.Cela ouvre des portes pour dépister et traiter les cancers à composante génétique, comme le cancer du cerveau », dit Nadia Jabado, pédiatre à L\u2019Hôpital de Montréal pour enfants et principale chercheuse de l\u2019étude.Cette découverte permettra, dans un avenir proche, de repérer le gène responsable d\u2019une maladie, en moins de deux semaines comparativement à un délai de six à sept mois, voire des années.Grâce à cette nouvelle technique de séquençage rapide et puissante, les chercheurs espèrent obtenir d\u2019ici une à deux années un«catalogue complet » des mutations à l\u2019origine de la plupart des maladies héréditaires.Cet outil permettra de réaliser des avancées dans beaucoup de maladies complexes.Cette percée majeure en génétique pourrait révolutionner les traitements de cancers des enfants, mais aussi d\u2019autres types de cancers, comme le cancer du colon, du pancréas, le lymphome, la leucémie et le cancer neuroendocrinien.Grâce à ces progrès, les médecins seront à même de prédire de mieux en mieux comment un patient est susceptible de réagir à un médicament donné selon son bagage génétique.« Le séquençage des maladies génétiques conduira à un changement de la pratique médicale, confie Dre Jabado.Chaque patient pourra recevoir un traitement personnalisé dépendamment des gènes impliqués.En séquençant le génome du patient, on seraàmême demieux cibler l\u2019origine de lamaladie et d\u2019adapter le traitement de manière optimale à ce qu\u2019il pourra tolérer ».De futures recherches pourraient permettre de trouver de meilleurs traitements pour ces maladies.Le potentiel autour de lamédecine personnalisée suscite beaucoup d\u2019espoirs dans plusieurs domaines en santé, tels que les infections, les maladies rares et le cancer.Ces nouveaux traitements plus ciblés permettront également de soigner les patient à moindre coûts, en limitant les effets secondaires des médicaments sur certaines personnes et en les administrant aux patients pour lesquels ils seront vraiment efficaces.DÉTECTER LA BACTÉRIE E.COLI en moins de deux heures LES CHERCHEURS DE L\u2019UDS ESTIMENT QUE CETTE NOUVELLE TECHNOLOGIE POURRAIT SAUVER DES VIES EN RAISON DE LA RAPIDITÉ AVEC LAQUELLE LES INSTRUMENTS RÉAGISSENT.Le professeur Jan J.Dubowski, de la Faculté de génie.Dre Nada Jabado, pédiatre à L\u2019Hôpital de Montréal pour enfants.LasantédeDEMAIN PROMOTION 04 LasantédeDEMAIN PROMOTION 05 Pour les 2,5 millions de Canadiens diabétiques, le contrôle de la glycémie au quotidien est une affaire compliquée.Ainsi, les personnes atteintes du diabète de type 1 (perte complète de la faculté de produire de l\u2019insuline) doivent recevoir quatre injections quotidiennes d\u2019insuline et vérifier leur taux de glycémie de trois à cinq fois par jour en se piquant le bout du doigt.Ils doivent aussi gérer leurnutrition et la pratique de l\u2019exercice afind\u2019adapter leursdoses d\u2019insuline.Aubout d\u2019un certain temps beaucoup de patients avec le diabète de type 2 (perte partielle de la faculté de produire de l\u2019insuline) doivent eux-aussi prendre de l\u2019insuline.Un contrôle adéquat du taux de sucre dans le sang est vital.S\u2019il est trop faible \u2013 hypoglycémie \u2013, il entraîne des malaises profonds.S\u2019il est trop élevé \u2013 hyperglycémie \u2013, il provoque des complications sévères à long terme.«Lediabète est lapremière causedeperte de vision à l\u2019âge adulte, d\u2019entrée enhémodialyse, d\u2019amputation autre que consécutive à un accident et aussi de maladies cardiovasculaires », rappelle le Dr Rémi Rabasa-Lhoret, endocrinologue, directeur de l\u2019unité de recherche sur les maladies métaboliques et directeur de la plateforme de recherche en obésité, métabolisme et diabète à l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal.Le Dr Rabasa-Lhoret et son équipe ont mis au point un projet de pancréas artificiel qui pourrait bientôt non seulement réduire les risques de telles complications associées au diabète, mais aussi améliorer grandement la qualité de vie des personnes qui ensouffrent etmême, pour les personnes âgées, contribuer à préserver l\u2019autonomie plus longtemps en simplifiant la gestion de l\u2019insuline.Cepancréas artificiel est composé de deux éléments qui existent déjà, soit un lecteur de glycémie en continu couplé à une pompe à insuline qui injecte de l\u2019insuline sous la peau du patient.La nouveauté consiste à coupler les deux dispositifs grâce aun logiciel pour injecter l\u2019insuline selon les besoins.Une première étude clinique de ce système a été réalisée récemment auprès de 15 patients sur plusieurs périodes de 15 heures (incluant la nuit) afin d\u2019établir s\u2019il réduisait de façon significative le risque d\u2019hypoglycémie nocturne.Les résultats ont révélé une réduction allant jusqu\u2019à huit fois les hypoglycémies nocturnes et une amélioration globale de 15% de la glycémie, en comparaison du traitement conventionnel.Une seconde étude sera entreprise sous peu afin de déterminer si ce même système permettrait de simplifier la tâche fastidieuse du calcul de la dose d\u2019insuline à injecter aumoment du repas.Voilàdoncunprojet qui suscite énormément d\u2019espoir.«Pour la première fois de ma carrière, souligne le Dr Rabasa-Lhoret, j\u2019ai une file d\u2019attente de sujets qui demandent à participer à nos études et surtout la chance de pouvoir améliorer de façon très concrète leur vie.» Mais il y a quand même encore loin de la coupe aux lèvres, prévient-il.« Il reste maintenant à démontrer que le logiciel est stable, fiable et qu\u2019il permettra à notre système de fonctionner efficacement selon les besoins de chaque patient, un peu à la manière du pilote automatique d\u2019un avion en vol.Il faudra aussi démontrer à Santé Canada que ce logiciel peut fonctionner ailleurs que dans les conditions standardiséesqu\u2019on retrouve en laboratoire.» D\u2019après lui, le système pourrait être sur le marché dans un avenir relativement rapproché, soit entre cinq et dix ans.UN PANCRÉAS ARTIFICIEL POUR CONTRÔLER LA GLYCÉMIE DES PATIENTS DIABÉTIQUES L\u2019innovation technologique en santé est porteuse d\u2019espoir pour de nombreux patients.Àgauche, le lecteur de glycémie en continu.À droite, la pompe fixée à la ceinture injecte de l\u2019insuline sous la peau du patient.Le tout peut être contrôlé à distance, ici par exemple, à l\u2019aide d\u2019un téléphone intelligent.Parce que la recherche, c\u2019est sérieux.Près d\u2019une personne sur deux sera atteinte du cancer au cours de sa vie.L\u2019environnement est impliqué dans près de 90 % des cas de cancer.Donner au Fonds Environnement-Cancer, c\u2019est supporter la recherche afin de comprendre le rôle de l\u2019environnement pour mieux prévenir le développement du cancer.Stéphane Rousseau Porte-parole RechercheCancer.ca « » Des questions?1 800 361-3504 Pendant longtemps, le traitement des maladies du cerveau a accusé un retard par rapport aux autres maladies.La cardiologie, l\u2019oncologie et l\u2019hématologie, par exemple, ont réalisé des progrès considérables au cours des dernières décennies, alors que la psychiatrie tendait à stagner dans ses formes de traitement.Mais celle-ci est en train de rattraper son retard et des maladies comme la schizophrénie, la maladie bipolaire et la dépression pourront bientôt non seulement être traitées plus efficacement, mais aussi prévenues dans bien des cas.« Contrairement à la plupart des autres organes, le cerveau ne peut être étudié que lorsqu\u2019il est en fonction », explique le Dr Michel Maziade, directeur scientifique de l\u2019Institut universitaire en santé mentale de Québec et professeur à l\u2019Université Laval.Or, aujourd\u2019hui, notre recherche nous permet d\u2019avoir accès à un cerveau vivant et c\u2019est ce qui nous a permis de réaliser des progrès.» Un élément clé technologique réside dans les biomarqueurs du fonctionnement du cerveau pathologique et normal.Associés à certaines maladies mentales, ces biomarqueurs peuvent apparaître bien avant que celles-ci se manifestent ouvertement.« De la même façon qu\u2019on peut surveiller un enfant, dont l\u2019un des parents souffre de maladies cardiaques et qui présente certains traits \u2013 tendance à l\u2019embonpoint, tour de taille élevé, anomalies des lipides etc.\u2013 il sera bientôt possible de faire de la prévention chez des enfants de 10 ou 15 ans qui présentent les biomarqueurs de risque que nous avons récemment découverts », souligne le Dr Maziade.Comment s\u2019articuleront ces interventions préventives chez l\u2019enfant ?En normalisant la trajectoire développementale des biomarqueurs de risque.Cela pourra se faire de diverses façons, notamment par remédiation cognitive ou neuropsychologique, médication, stimulation électrique ou encore des interventions environnementales.Les chercheurs, selon la trajectoire et les étapes de développement des enfants, ciblent des fenêtres de vulnérabilité.Le Dr Maziade et ses collègues \u2013 notamment les professeurs Chantal Mérette, Ph.D., Nancie Rouleau, Ph.D., Marc Hébert, Ph.D.et Martin Beaulieu, Ph.D.\u2013 prévoient que leur recherche expérimentale passera à l\u2019étape des essais cliniques d\u2019ici cinq ans.Pour le Dr Maziade, les recherches en cours sont porteuses de beaucoup d\u2019espoir.« La schizophrénie, la maladie bipolaire et la dépression partagent largement les mêmes mécanismes causaux.Il y a donc la possibilité d\u2019agir avec les mêmes moyens sur les trois maladies.C\u2019est dire que les rapports coûts-bénéfices de nos travaux sont importants, quand on songe que les formes sévères de ces maladies touchent 4 % de la population.» En somme, dans un contexte mondial de médecine personnalisée, les neurosciences et la psychiatrie conjugueront deux tendances scientifiques innovatrices : l\u2019accès direct au cerveau vivant et l\u2019intervention plusieurs années avant le début de la maladie.LasantédeDEMAIN PROMOTION 06 Prévenir la schizoPhrénie, la maladie biPolaire et la déPression Dès l\u2019ENfANcE gRâcE Aux bIOMARquEuRs DE RIsquE Longtemps, on a cru que les cellules endommagées du cerveau étaient perdues définitivement.Ce dogme a été remis en question par des observations montrant que certaines régions du cerveau adulte possèdent la capacité de produire de nouveaux neurones.Une découverte qui ouvre de nouveaux horizons pour soigner les maladies neuronales.Une équipe de chercheurs du Centre de recherche de l\u2019Institut universitaire en santé mentale de Québec, dirigée par le professeur Armen Saghatelyan Ph.D, apporte de l\u2019espoir aux victimes d\u2019un accident vasculaire cérébral ainsi qu\u2019aux personnes atteintes de maladies neurodégénératives.On sait en effet à présent que les cellules souches - ces cellules qui ont la capacité d\u2019en générer d\u2019autres - existent aussi pour le cerveau.Le professeur Saghatelyan, Ph.D.a découvert comment ces cellules se déplacent dans le cerveau et ont la faculté de s\u2019y reproduire, en utilisant les vaisseaux sanguins comme des autoroutes pour rejoindre les régions lésées.« En étudiant le mécanisme qui contrôle le déplacement de ces cellules, nous pourrons stimuler leur migration vers une région cible afin de l\u2019amener à réparer toutes les connexions touchées entre les neurones », déclare le chercheur.Maladie de Parkinson, Alzheimer, épilepsie, lésions après un AVC, traumatismes crâniens : les applications possibles de cette percée scientifique majeure sont nombreuses.« La présence des cellules souches dans le cerveau est très prometteuse, car on découvre qu\u2019on peut utiliser les capacités du cerveau à se régénérer lui-même », indique le professeur.Il reste toutefois encore plusieurs années de recherche à effectuer avant de bienmaîtriser et contrôler le développement de ces cellules.Le mécanisme découvert par l\u2019équipe de chercheurs sera applicable aussi pour des cellules qui auront été générées en laboratoire.Une solution intéressante lorsqu\u2019on a besoin d\u2019une quantité importante de cellules.Enfin, cette découverte permettra également de mieux diagnostiquer certaines maladies neurodéveloppementales comme l\u2019autisme et le syndrome d\u2019Asperger.Le cerveau est le seul organe sur lequel on ne peut effectuer de biopsie sans l\u2019endommager.Or, le Dr Yves De Koninck, Ph.D.travaille depuis des années, au Centre de recherche de l\u2019Institut universitaire en santé mentale de Québec sur la neurophotonique, qui vise à développer des moyens révolutionnaires d\u2019accéder au cerveau vivant grâce à la lumière, notamment via l\u2019utilisation de fibres optiques.Le cerveau est une des dernières frontières à explorer.Cet organe très fragile et très complexe, composé de plus de 100 milliards de neurones, chacun relié aux autres par des milliers de connexions, reste très difficile d\u2019accès.« La lumière, qui est non invasive, permet de sonder ce qui se passe dans les cellules nerveuses en activité et de voir de manière très précise ce qui s\u2019y passe », indique le neurobiologiste Yves De Koninck, coauteur d\u2019une des 10 découvertes de l\u2019année 2011, selon Québec Science.Avec deux autres chercheurs de l\u2019Université Laval, il a mis au point un outil suff isamment fin et sensible pour s\u2019insérer dans un cerveau vivant.Cette microsonde à base de fibre optique, pas plus grosse qu\u2019un neurone permet d\u2019enregistrer l\u2019activité d\u2019un seul neurone à la fois.Elle permet même de l\u2019« allumer » ou l\u2019« éteindre » pour agir sur ses réactions.« Grâce à ces outils, on pourra accélérer la découverte et la validation de nouveaux traitements pour des maladies comme l\u2019Alzheimer, la sclérose en plaques et l\u2019épilepsie, mais aussi les maladies mentales telles que la dépression et la schizophrénie », signale le professeur De Koninck.Au sein du Centre de neurophotonique (www.neurophotonique.ca), né du partenariat entre le Centre d\u2019optique photonique et laser de l\u2019Université Laval et le Centre de recherche de l\u2019Institut universitaire en santé mentale de Québec, l\u2019équipe de chercheurs travaille également à mettre au point des microendoscopes, des outils de haute précision qui aident les neurochirurgiens à implanter des électrodes dans le cerveau.Le but : stimuler des zones profondes intervenant dans des maladies comme le Parkinson et les douleurs chroniques.Commencés en 2002, ces travaux qui font appel à la fois à la photonique et aux neurosciences sont très prometteurs.« Les nouvelles technologies permettent de sortir des sentiers battus et de développer de nouvelles approches pour aller plus loin dans la connaissance et briser des frontières », ajoute Yves De Koninck.Le travail en symbiose des physiciens et neuroscientifiques donne également naissance à une nouvelle génération de chercheurs et contribue à faire du Québec un leader mondial dans le domaine.RECONSTRUIRE dES NEURONES pOUR gUéRIR Pour leD Maziade et l\u2019Institut, les recherches en cours sont porteuses de beaucoup d\u2019espoir.CENTRE dE REChERChE dE l\u2019INSTITUT UNIvERSITaIRE EN SaNTé mENTalE dE QUébEC Un leader mondial dans la recherche en neurosciences et santé mentale 2601, chemin de la Canardière, Québec (Québec) G1J 2G3 Téléphone : 418 663-5741 www.crulrg.ulaval.ca crédit photo:Marc Robitaille crédit photo :Marc Robitaille Faire la lUmiÈre suR lE cERVEAu crédit photo: Joël crépeau-centre de recherche crédit : Armen saghatelyan, Ph.D.\u2013 centre de recherche Imagedeprécurseurs neuronaux (en vert) en migration le longd\u2019unvaisseau sanguin (en rouge) MichelMaziade, M.D., fRcP(c), c.q.Directeur scientifique r LasantédeDEMAIN PROMOTION 07 Le Centre universitaire de santé McGill innove en installant le Centre de biologie translationnelle (CBT) et le Centre de médecine innovatrice (CMI) dans unmême lieu.Bien souvent, les équipes de recherche sont réparties sur plusieurs sites, alors qu\u2019ici, la formule favorisera les échanges entre la recherche fondamentale et le travail clinique en hôpital.«C\u2019est formidable, parce que les chercheurs cliniciens vont être en même temps des médecins travaillant à l\u2019hôpital, dans un milieu qui va leur permettre d\u2019appliquer directement aux patients les avancées issues des recherches », dit le directeur du CMI, le Dr Jacques Genest.Le CBT est l\u2019édifice du nouveau complexe du Centre universitaire dont la construction est la plus avancée, voisin des sites hospitaliers du nouveau site Glen et de l\u2019Hôpital général de Montréal.«En étant juste à côté de l\u2019hôpital, nous aurons effectivement l\u2019occasion de travailler de plus près avec les patients euxmêmes, ditDr BrianWard,directeuradjointde l\u2019Institut de rechercheduCUSMet professeur demédecine et demicrobiologie à l\u2019Université McGill.Nousavons l\u2019occasion de créerquelque chose de nouveau.Un environnement de recherche plus concret, dont le niveau d\u2019interaction sera encore plus intense.» En effet, jusqu\u2019à présent, en recherche fondamentale, les chercheurs oeuvraient en vase clos, sans contact avec les hôpitaux et la réalité concrète des patients.Désormais, les liens seront multipliés.« On pourra rencontrer des patients qui souffrent de conditions particulières, les observer, créer des hypothèses de travail, retourner dans nos laboratoires et développer des modèles de traitement », explique M.Ward.Le cheminement de recherche pourra aussi se faire dans la direction inverse.On pourrait observer, par exemple, la réactivité d\u2019une molécule dans une éprouvette.Mais qu\u2019en est-il de cette molécule dans la situation concrète de patients?Les chercheurs pourront faire leurs observations directement enmilieu clinique.Pour mener leurs enquêtes, les quelque 103 chercheurs du CBT disposeront de tout un étage d\u2019équipements et d\u2019outils à la plus fine pointe.Et leurs investigations les mèneront dans multiples directions : cancer, infections et immunité, neurosciences, troubles respiratoires, etc.Recherche hospitalière Au CBT correspondra le Centre de médecine innovatrice, un peu comme la main gauche correspond à la droite.C\u2019est dans ce centre, disposant de ses propres salles et de ses propres équipements, que les recherches menées au CBT, mais aussi dans d\u2019autres sections du CUSM, viendront en contact intime avec le milieu clinique.Un chercheur veut-il explorer l\u2019administration d\u2019un nouveau vaccin contre la grippe auprès d\u2019un échantillon restreint de patients?Un autre voudra-t-il tester un nouveau procédé robotisé de coloscopie ?C\u2019est au CMI qu\u2019il pourront le faire.En bref, le CMI sera le lieu privilégié de la recherche à même la pratique hospitalière.DES LABORATOIRES DE RECHERCHE EN MILIEU HOSPITALIER LA RECHERCHE FONDAMENTALE SE RAPPROCHE DU TRAVAIL CLINIQUE EN HÔPITAL En science, on ne sait jamais d\u2019où viendra la prochaine percée.Mais elle pourrait fort bien jaillir de l\u2019Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) tant ses installations seront perfectionnées.DE SON NOUVEL EMPLACEMENT AU SITE GLEN, L\u2019INSTITUT DE RECHERCHE DU CUSM ENTEND RÉINVENTER LA FAÇON DE TRAVAILLER DE SES QUELQUE 600 CHERCHEURS, EN SUSCITANT UNE PLUS GRANDE COLLABORATION ET UNE SYNERGIE ACCRUE. LasantédeDEMAIN PROMOTION 08 L\u2019implantologie est une branche de la dentisterie qui consiste à poser des implants \u2014 sorte de vis fixées dans l\u2019os de la mâchoire \u2014 pour remplacer des dents endommagées ou manquantes.Cette solution évite la réalisation d\u2019un pont dentaire prenant appui sur les dents adjacentes naturelles ou d\u2019avoir à supporter une prothèse amovible (partielle ou complète).Au cours de la dernière décennie, le visage de l\u2019implantologie s\u2019est toutefois transformé grâce à de nombreux progrès techniques.Le dernier en liste ?Le protocole dentaire All-on- 4MC.Cette technique consiste à installer des dents artificielles fixes sur aussi peu que quatre implants pour restaurer une arcade dentaire complète.Or, les méthodes d\u2019implantologie traditionnelles en nécessitent généralement de six à huit, voire plus si on utilise la procédure d\u2019implants dentaires individuelle.Nul besoin de greffe osseuse Contrairement aux autres solutions d\u2019implantologie, l\u2019approche All-on- 4MC permet, dans la majorité des cas, d\u2019éliminer le besoin de recourir à la greffe osseuse.En effet, les implants traditionnels nécessitent souvent cette intervention douloureuse, qui demande une longue période de cicatrisation, pour que la procédure soit un succès.La greffe osseuse consiste à prélever un peu d\u2019os de la mâchoire inférieure (ou d\u2019une autre région du corps, selon le cas) pour le greffer là où il fait défaut (le plus souvent à la mâchoire supérieure en raison de la présence du sinus maxillaire situé juste au-dessus).Après l\u2019intervention, il faut laisser l\u2019os se consolider durant six mois environ avant de poser l\u2019implant.Pour parvenir à poser solidement les implants dentaires sans passer par la greffe osseuse, la technique All-on-4MC utilise une procédure de pointe.Elle positionne les deux implants postérieurs dans un angle permettant d\u2019éviter les régions où la masse osseuse est moins importante, comme celles des sinus dans la mâchoire et des canaux des nerfs dans la mâchoire inférieure.Ainsi, même les personnes diagnostiquées avec unmanque d\u2019os pour l\u2019implantologie traditionnelle peuventmaintenant recevoir des implants dentaires sans qu\u2019il soit nécessaire de faire appel à la greffe osseuse.Une procédure simplifiée L\u2019approche d\u2019implantologie All-on- 4MC présente aussi l\u2019avantage d\u2019être nettement plus simple que les méthodes traditionnelles.Le fait qu\u2019elle requière moins d\u2019implants par arcade dentaire réduit considérablement le temps d\u2019intervention et de récupération.Bien qu\u2019elle soit simplifiée, cette technique montre un taux de réussite égal ou supérieur à celui des autres procédés d\u2019implantologie.En effet, comme les implants postérieurs sont placés en angle, ils offrent un meilleur soutien, car ils s\u2019appuient naturellement sur l\u2019os de la mâchoire.De plus, contrairement aux autres solutions d\u2019implantologie, la technique All-on-4MC consiste à installer une prothèse fixe sur les implants.Cela dit, cette prothèse n\u2019a rien en commun avec les prothèses amovides qu\u2019on doit enlever chaque soir pour faire tremper.Comme elle est ancrée solidement aux implants, elle n\u2019a jamais besoin d\u2019être retirée.Les nouvelles dents s\u2019entretiennent et se nettoient exactement comme des dents naturelles.La procédure d\u2019implants dentaires All-on-4MC permet donc d\u2019obtenir une dentition permanente d\u2019aspect naturel aussi confortable que de vraies dents.En outre, cette technique d\u2019implantologie permet de mettre en place les implants et la nouvelle dentition dans une seule visite.Il n\u2019est donc plus nécessaire d\u2019attendre des mois avant de retrouver son sourire.Cela dit, comme la guérison des tissus nécessite du temps, une prothèse « provisoire » en résine est fixée au début, car elle exerce moins de pression sur les gencives et les implants.Ce n\u2019est que lorsque les gencives sont cicatrisées et que les implants sont stables, que la dentition permanente, constituée d\u2019acrylique ou de porcelaine montée sur du titane, est définitivement mise en place.Bref, en étant plus simple, la technique All-on-4MC est aussi plus rapide et moins coûteuse que les autres approches d\u2019implantologie.LA TECHNIQUE All-on-4MC : la dernière innovation en implantologie Retrouvez VOTRE SOURIRE .en une seule journée! 1 800 616-5148 antonycarbery.com 8100, boul.Newman (Montréal) Contactez-nous pour savoir comment l\u2019approche peut vous aider à retrouver votre sourire ou pour connaître les témoignages de nos patients.Si vous portez déjà un dentier ou une prothèse amovible, ou vivez avec des dents endommagées ou manquantes, la technique d\u2019implants dentaires est la solution.La technique est plus rapide, plus simple et moins coûteuse que d\u2019autres méthodes traditionnelles d\u2019implantologie.De plus, dans la majorité des cas, la procédure ne requiert aucune greffe osseuse! Grâce à la technique d\u2019implants dentaires , dites adieu à tous les malaises et problèmes associés aux prothèses amovibles et retrouvez la sensation des dents fixes en une seule journée! Q: À qui s\u2019adresse principalement la procédure All-on-4MC ?R: La technique d\u2019implantologie All-on-4MC peut aider toutes les personnes qui vivent un inconfort quotidien causé par des problèmes graves de dentition ou qui sont aux prises avec les inconvénients associés aux prothèses amovibles.Et, contrairement aux autres techniques d\u2019implantologie, l\u2019approche All-on-4MC convient aussi aux patients qui ont une masse osseuse jugée insuffisante pour recevoir des implants avec les méthodes traditionnelles.En effet, dans lamajorité des cas, cette procédure a permis d\u2019éliminer le besoin de recourir à d'interminables et douloureuses greffes osseuses.Si vous ou une personne que vous connaissez souffrez de problèmes de dentition, contactez la Clinique du Dr Carbery pour en connaître davantage sur l\u2019approche All-on-4MC ou pour prendre connaissance des nombreux témoignages de patients satisfaits.Découvrez les AVANTAGES de la technique d\u2019implantologie All-on-4MC L\u2019approche All-on-4MC permet d\u2019installer des nouvelles dents fixes sur des implants dentaires, normalement au nombre de quatre, le tout dans la même journée.Les gens qui optent pour cette solution peuvent ainsi reprendre leurs activités normales immédiatement après le traitement.Trop beau pour être vrai?Et pourtant, le Dr Antony Carbery compte un grand nombre de réalisations qui témoignent de l\u2019efficacité de la technique All-on-4MC.Q: Comment la technique d\u2019implantologie All-on-4MC arrive-t-elle à changer la vie des patients ?R: En seulement quelques heures, nous réussissons à redonner le sourire à ces gens qui vivent depuis trop longtemps avec tous les inconvénients liés aux problèmes de dentition.Voici d\u2019ailleurs les principaux avantages de la procédure : Permet de retrouver la fonction et la sensation des dents fixes Temps de récupération minime Coût moins élevé comparé aux méthodes traditionnelles d\u2019implantologie Permet de manger n'importe quels aliments Offre un résultat à long terme Ralenti le vieillissement et l\u2019affaissement de la structure du visage Permet d'obtenir un tout nouveau sourire en une seule journée "]
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