Le bulletin des agriculteurs /, 1 août 1917, samedi 18 août 1917
BULLETIN / SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE DES FROMAGERS DE QUEBEC Vol.2 MONTREAL, Can., le 18 AOUT 1917 No 32 PRODUITS DE LA FERME CLASSÉS ET SÉLECTIONNÉS DU PRODUCTEUR AU CONSOMMATEUR PAR.LA COOPÉRATION IMPORTANT! Voir note au sujet du fromage ! LA SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE DES FROMAGERS DE QUEBEC 57-59-61-63.Rue William.MONTREAL, Can.) ?99999999972 La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec 57-59-61-63 Rue William 57-59-61-63 NOTE.—La Société n'acheté aucun des produits agricoles; elle les vend simplement pour le compte de ses membres.Les prix que nous donnons sont ceux qui ont été obtenus durant la semaine finissant à la date que porte le Bulletin.SEMAINE DU 18 AOUT BEURRE Pasteurise.l-"Jc No I.-t-'.'hc No 2.Il';.e Marché très ferme.La quantité restreinte en entrepôts et les récentes commandes pour l'exportation ont provoqué la dernière hausse.Arrivages du 1er mai jusqu'à date 101,710 boites ; date correspondante 1916 262,826 boites.FROMAGE Blanc No 1—21 7-16e.Blanc No 2—20 15-16c.Blanc No 3—20 7-16c.Coloré No 1—21 7-l6c.Coloré No 2—20 15-16c.Colaré No 3—20 7-loc Marché ferme.Quoique les expéditions aient été moins fortes la semaine dernière le marché s'est tenu plutôt à la hausse.Arrivages du 1er mai jusqu'à date : 1,001,586 boites ; date correspondante 1916 1,217,716 boites.veaux engraisses au lait Ko 1—19c.No 2—17|i>c.No 3— 16c.Marché très ferme.MOUTONS ABATTUS No 1—14Hc No 2— 13)2c.No 3— 12'.c.La demande est à peu près nulle.agneaux du printemps No 1—23c.No 2—21c.No 3—19c.Marché très ferme.BOEUF ABATTU Bouvillons : No 1—14c.N-.2—13c.No 3—12c.Taures: " —13c.' —12c." —11c.Vaches: " —12c." —Ile." —10c.Marché très ferme.PEAUX Peaux de vaches ou taures.21c.la livre.Peaux de taureaux.20c." Peaux de moutons.S3.25 à $4.00 chacune Peaux de veaux de champs.25c.la livre.Peaux de veaux engraissés au lait.40c.la livre.Peaux de veaux engraissés au lait pesant moins de 5 livres.3Sc.la livre.Peaux de ch vaux.$6.50 à S7.50 chacune, suivant la grandeur Peaux d'Agneaux.SI.25 à S2.00 chacune, suivant la pesantcul Marché ferme.OEUFS Strictement (rais.|7c No 1.11 (LIVRÉ A MONTREAL) Marché très ferme.De fortes commandes pour expédition à l'automne OUI été I.cause tie la dernière hausse.Arrivages du 1er mai jusqu'à date ; 191,914 caisses, date correspondante 1916 280,073 caisses. MIEL Miel en rayons: Blanc No I.Hic Miel extrait: Blanc No I.I2tc ." No 2 (ou ambré No 1) I3Jc " No 2 (ou ambré No 1).12c .Brun No 1.12c Brun No 1.12c .No 2.11c " " •• No 2.lie Marché 1res ferme.On s'attend à une forte demande pour les premiers arrivages tie la nouvelle récolte.SIROP D'ERABLE No I.$1.45 No 2 .$1.30 No 3 .$1.20 SUCRE D'ERABLE Noi.13Hc No 2.I2}4c.No 3.12c.Marché assez ferme, quoique la demande ne soit pas très forte.FEVES Blanches No 1.15c la livre Blanches tachées dejaune, No 1.13c la livre Blanches No 2.Me " Jaunes No 1.13c " Blanches No 3.13c Marché plus ferme.I.a demande est un peu meilleure.VOLAILLES VIVANTES l'on let s, choix.25c.Poulets No I.23c.Poules No 1.21c.No 2.21 le.No 2.22c.No 3.ISc.No 3.19c.Oies No 1.12c.Coqs.15c.Dindes No 1.25c.Dindes No 2.23c.Dindes No 3.20c.Canards No 1.20c.Canards No 2.ISc.Canards No 3- 16c.Marché faillie.LAINE Ko 1, lavée____ 76c la livre.No 2.lavée____ 74c la livre.No à.72c la livre.No I.non lavée 02c la livre.No 2, non lavée 60c la livre.No 3, non lavée 57c la livre.Marché stationnairc.NOTE Sur chaque article eipédlé, le nom cl l'adressa do In Société doivent être écrit» Irèa lisiblement.On ne il.tlt pas non plus ouMIcr île mentionner le nom do l'expéditeur.Chaque Momnlne noun recevons dos produits dont nous no connaissons pas In provenance.Dan» ce cas, H nous chI absolument Impossible de fnlre les remises.Montréal, le is août 1917.CAGES A VOLAILLES Mous fournissons les cages à volailles •i une condition : c'est qu'elles nous soient retournées dans les huit jours qui suivent li réception par le destinataire.Nous lavons dit plusieurs fois ici même.Malgré tout, il y a îles cages que nous axons expédiées depuis un mois el même au-delà, ipii ne nous ont pas encore été retl-Nous avons une liste de ceux qui lisent en leur possession el nous exigerons d'eux le paiement, si elles ne nous sonl pas ri tow nées dans un court délai.REMISES biles sonl toujours faites régulièrement it aussi protnpteinent que possible, mais "oils ne pouvons certainement les faire avant que les produits aient été livrés à nos entrepots.Il faut donc pas mettre sur noire compte îles retards dont nous sommes nullement responsables.POULETS ! CANARDS ! L'oit ne doit pas expédier des poulets pesant moins île 3'.livres chacun ou des canards pesa ni inoins de 3'.à I livres chacun.Les sociétaires qui nous expédieront des canards ou poulets d'une pesanteur moindre peuvent s'attendre à recevoir un prix 1res bas.Malgré la cherté du grain, il est donc plus profitable d'engraisser les volailles que île les mettre sur le marché en mauvaise condition.3 Une Suggestion aux Sociétés Coopératives Locales Dans son rapport «le 1916 au Ministre tic l'Agriculture de l'Albcrta, Monsieur W.VV.Thomson, Directeur «les sociétés coopératives agricoles «le cette province, note particulièrement que deux sociétés coopératives locales ont été formées dans le but spécial «le faire l'élevage «les animaux «le raCCS et d'améliorer les troupeaux dans la région où elles ont leur principal établissement.11 loue l'initiative «le ces deux sociétés qui, d'après les rapports, ont «léjà obtenu un succès considérable.Nous croyons qu'en effet ces sociétés coopératives font une entreprise qui bénéficiera grandement à leurs sociétaires aussi bien «pt'à tous les cultivateurs de la région >>ù elles sont établies, Et il nous semble «pie leur exemple pourrait être suivi avec avantage par plusieurs coopératives locales de notre province.Nos coopératives locales dont l'existence ne remonte pas à beaucoup d'années en arrière, ont déjà, il est vrai, accompli un travail considérable.Mlles ont commencé par ce qui pressait le plus : l'organisation d'un bon système de vente par lequel le cultivateur pourrait retirer la pleine valeur «le son produit, sans passer par «le multiples intermédiaires inutiles.Elles ont révélé «lu coup qu'elles étaient indispensables à la classe agricole.La plupart se sont plus spécialement préoccupées de développer l'aviculture ; d'autres se sont attribué un but plus spécial, telle, par exemple, la société coopérative qui a fondé l'abattoir de Princevillc.En dotant la région de Princevillc d'un établissement de ce genre, cette société a fait une œuvre des plus utiles, car, grâce à cet abattoir, l'élevage se fera sur une grande échelle dans cette partie de notre province au grand profit des cultivateurs.Mais nous ne croyons pas qu'il existe aucune société coopérative locale qui se soit spécialement préoci upéc de l'amélioration des troupeaux.Il y aurait pourtant beaucoup à faire en ce sens.Car sauf de rares exceptions, nos cultivateurs en général ne se soucient pas assez d'avoir sur leurs fermes «les animaux «le race pure, ("est uni- réforme à entreprendre qui serait bien dans les attributions d'une société coopérative locale.Celles-là particulièrement qui sont établies sur des bases solides, rpii ont à leur disposition des ressources pécuniaires pourraient l'entreprendre .avec succès.Dans le rapport dont nous avons parlé, l.e directeur des sociétés coopératives de l'Albcrta dit qu'une seule coopérative locale a acheté, dès sa première année d'opération, pour le bénéfice de ses mem- bres, un taureau llolstcin enregistré et un «bar complet de vaches llolstcin pures, (elle société a donc un but bien déterminé, c'est d'introduire dan- cette région la race llolstcin el pas d'autre, Ki c'est selon nous la véritable ni «le proii'iler.Il ne s'agit pas p.air le moment «le discuter les mérites d'une race «h- vaches laitières et «le faire la comparaison avec telle autr«' race, car les une- et les autres ont leurs <111.dites el leurs défauts.Mais,dès «pie l'on a fait son choix, il faut s'en tenir à la race que l'on a choisir, autrement on est voué à un échec complet.Et précisément, parce «pie tous les cultivateurs «l'une infime paroisse, d'une même région, élèvent des animaux de même race, ils ne seront pas lentes de pas-er «le l'une à l'autre.Faire de l'élevage sans se préoccuper de son voisin «'st un mauvais principe M.Thomson met les cultivateurs en garde contre cette manière d'agir, en s'ap-puyaiil sur l'opinion d'un expert «lu Ministère «le IAgriculture des Etats-Unis.Voici ce qu'il «lit : " I'll cultivateur qui entreprend léininl «le mettre sur sa ferme des troupeaux «!«• race pure fait fréquemment, sinon généralement, l'erreur initiale de choisir une race d'animaux inconnue dans sa région afin «l'avoir des troupeaux absolument différents «le ceux «le ses voisins, l.e résultat, c'est «pie les régions où les cultivateurs agissent de façon aussi absurde, ne deviennent jamais en renommée pour l'excellence de leurs troupeaux." Avec la coopération le résultat est tout- à-fait différent.Les membres d'une c.péralive locale s'entendent entre eux, ils s'entendent infime avec les membre coopératives voisini's, et bientôt dans toute la légion dominent telle race «le chevaux, lelle race «!«• vaches laitières, el on y accourt «le toutes parts pour s.' procurer «les sujets à très hauts prix, connue cela se fait dans telle partie bien connue il«' notre province, qui a uni' réputation par tout notre pays el inéiiie aux Etals-Unis pour ses troupeaux «l'Ayr-shires.Nous ne voudrions pas qui' les C00| ratives loiales s'autorisent cl»- ces rené mentaircs sur un rapport officiel pour se hasarder dans des entreprises hasardeuses.Mais nous voulons simplement attirer l'attention de leurs directeurs ~ur un sujet important afin qu'ils puissent tenter quelque expérience en ce sens au moment opportun.AUGUSTE T RU DEL. ALIMENTATION DU BETAIL La Luzerne dans l'Alimentation des Chevaux Malgré les préjugés de beaucoup de charretiers el d'un certain nombre de cultivateurs, le bon foin de luzerne, pas trop vieux et pas trop poussiéreux, peut avec profil entrer dans l'alimentai ion des chevaux.Ceux-ci, d'ailleurs, le mangent avec avidité-cl le préfèrent parfois au foin ordinaire.l.e foin de luzerne donne, (peut-être), un peu moins d'ardeur que le meilleur foin de prairie qui contient des essences aromatiques el excitantes, mais par contre, il convient mieux pour les chevaux en croissance cl ceux qu'on veut remettre en bon état.Il est également préférable pour les juments pleines OU nourrices.P.ir sa richesse en chaux et en matières azotées, le foin île luzerne favorise d'une façon remarquable le développement des poulains.A un poulain d'un an, mi peut donner la ration suivantes : foin de luzerne.à volonté Avoine.2 lus Sun.2 lbs Pour les chevaux au repos, le foin de luzerne est largement suffisant.Pour un cheval de 1100 livres, il faut : loin de luzerne.20 lbs (lu peut avec avantage ajouter un aliment plus pauvre en matières azotées.Comme dans la ration suivante, essayée avec succès pour un cheval de loon livres : l'oin de luzerne.Il |bs l'aille d'aviné.2 Mis Pour les chevaux de travail, on crainl souvent cpie le foin de luzerne les rende "mous el sotlflleux.Cette crainte n'est pas justifiée.L'auteur a nourri lui-même îles chevaux faisant un travail liés dur, avec du loin de luzerne el il a pu constater le bon effet de cet aliment.Celle même constatation a été faite oflicielle-ijiçnl en France, par une commission il hygiène hippique composée de trois savants illustres : Boussingault, Mngcii- die, l'aveu.Après de très bons résultats obtenus dans 7-1 régiments de cavalerie, la commission déclara que le foin de luzerne pouvait être substitué au foin naturel.Dans l'Ouest Américain la luzerne est le foin de beaucoup le plus employé et II ilonue toute satisfaction.A la ferme de l'Utah, ou les chevaux de travail ne reçoivent que du foin de luzerne depuis 12 ans, on constata expérimentalement que le foin de luzerne favorisait aillant l'activité que le foin de mil.La ration donnée à des chevaux tie 1870 livres (?) faisant un travail fort se composai) de : Foin de luzerne.25 lbs Son de blé.5 lbs Recoupes.S lbs A des chevaux île 1120 livres, on donnait : l'oin de luzerne.16 lbs Son.6.3 lbs Recoupes.6.3 lbs A la station de l*Illinois, des chevaux de 1360 livres, faisant 61-.hrs de travail par jour, maintenaient leur poids, avec une ration ainsi constituée : l'oin de luzerne.10.(i lbs l'oin de mil.5.0 lbs Hlé d'Inde.5.0 lbs Avoine.5.0lbs Son de blé.2.0 lbs A cette dernière station et ailleurs on a trouvé qu'en substituant le foin de luzerne au loin de mil, on pouvait économiser de 20 à 25' , du grain.Il esl toujours préférable de ne pas donner le foin de luzerne seul.11 faut encore moins le donner avec des concentrés riches en matières azotées.On ferait ainsi un véritable gaspillage île matières azotées conteuses, et l'élimination de l'excès d'azote finirait par fatiguer les reins.On doit l'associer au blé d'Inde, à l'orge, à l'avoine, aliments pauvres en matières azotées.I.a talion est ainsi, mieux équilibrée, elle coule moins cher et de plus elle esl sans aucun danger pour la santé.IOSEP1I PASQUET, Professeur de Zootechnie.— Sainte-Anne de la Pocàtièrc. L'œuf est un aliment léger, sain de sa nature et réparateur tout à la fois : en iiitiitis de deux heures l'estomac s'en débarrasse.Sans compter qu'il convient à tous les tempéraments.Mais, pour qu'il produise tout le bien qu'on est en droit d'en attendre, faut-il qu'il soit consommé à peine cuit : coagulée, l'albumine devient dure à digérer.Plus il est frais pondu, meilleur il est ; tamlis que vieilli il se transforme vite en un poison.On ne peut donc lui accorder trop d'attention.Absorber l'œuf cru, c'est l'idéal; pas d'objection qu'on y ajoute du lait ou du sucre OU les deux.Après cela la manière la plus avantageuse de le prendre, c'est à la coque ; alors le mieux est tie le faire chauffer dans une eau, dont on le tire aussitôt qu'elle entre en ébulition.Au miroir ou en omelette, il perd beaucoup de sa valeur, surtout si la cuisson a été prolongée : on aurait encore accru limai en se servant trop copieusement de beurre ou de graisse, vu que le jaune CSl déjà fort gras par lui-tnènte.Comme médicament le blanc d'oui est un calmant ; on l'emploie particulièrement contre la diarrhée, sous forme d'eau albutnineuse.l.e jaune sert de son côté pour les emulsions et comme tonique réconfortant: on l'utilise très bien dans les cas de phtisie, l.e jaune active encore l'excrétion de la bile : mais, étant donné qu'il contient de la cholcstérinc, qui est la base principale des calculs biliaires, on doit alors en user avec beaucoup de réserve.Aux phtisiques on conseille d'ordinaire six oeufs crus par jour.Si l'on désirait également recourir aux reufs pour combattre les effets de l'albu-minenc, on ferait bien, mais à condition que par exception on les fasse bien cuire, afin rie détruire un poison appelé leuco-tnaïne, qu'on trouve dans le blanc.Jamais d'alcool avec les u-iifs ; ce fut là une trop persévérante erreur.Comme on croyait autrefois bien faire en battant par exemple un œuf dans du gin '¦ Cependant on ne pouvait mieux agir à l'encontre du bon sens.Ce qui n'empêche pas qu'avec le blanc d'oeuf on peut composer une eau de table délicieuse au goût, surtout des plus favorables à la digestion ; en traversant les intestnîs, elle en élimine entièrement les déchets et divers germes nocibles.Autant est bienfaisant un ouf frais ou bien conservé, autant est à redouter un oui en voie de corruption.Quand bien même cette altération ne serait pas encore perceptible à l'odorat, si elle i" elle n'est pas moins néfaste.Tantôt elle se manifestera par le développement de microbes pathogènes dans le blanc: alors malheur à ceux qui sans le faire bouillir dur mangeraient le produit ainsi contaminé.Tantôt elle proviendra de la transformation du souffre de l'albumine : c'est celle-ci qui, poussée à ses dernières limites de putrefaction, provoque cette odeur caractéristique de l'œuf pourri.Même à ses débuts, l'influence de cette dernière oblitération est déjà assez, maligne.Mlle engendre des nausées, des diarrhées, le vertige et parfois le délire, conséquences patentes d'un empoisonnement.L'abbé J.-B.-A.ALLAIRE.CHANCE EXCEPTIONNELLE A VENDRE 400 poulettes et autant de cochets m'entre le 15 avril et le 10 mai 1917.Races : Plvinotilh Rocks barrés cl Rhode-Nl.md.' S'adresser a L'ABATTOIR COOPERATIF DE PRINCEVII.I.E Comté d'Arthabaska, P.Q.Celte annonce que nous reproduisons depuis plusieurs semaines offre une occasion extraordinaire aux cultivateurs qui veulent se former un troupeau de volailles de races pures et nous espérons que l'on s'empressera d'en profiter.l.e poulailler de l'Abattoir de Prince-ville a été établi l'an dernier sous la direction du Service d'Aviculture du Ministère de l'Agriculture de Québec.La sélection des nuifs a été faite avec le plus grand soin.L'incubation et l'alimentation ont été suivies par M.Morgan, expert avicole du Ministère.Les cultivateurs qui se procurent des sujets de ce poulailler ont donc une garantie d'avoir des volailles de tout premier choix.Il en reste encore une certaine quantité à disposer.L'on est prié de s'adresser directement à l'Abattoir Coopératif de Princcville. ropos Apicol es LA RECOLTE DE MIEL —CAS DE LOQUE Durant les mois de juin et juillet, les 12 inspecteurs de ruchers ainsi que l'instructeur apicole du Ministère de l'Agriculture, ont fait la visite de 1810 ruchers contenant 21,NI6 colonies.Dans toutes les colonies d'abeilles on a constaté 6S*< cas de loque.La Ipquc est la plus terrible îles maladie- îles abeilles.Elle se manifeste par la pourriture du couvain «les abeilles.Elle est déterminée par une bactérie mince qui s'allonge en filaments.L'infection se fait de proche en proche et il est difficile de sauver une ruche atteinte.Le remède le plus efficace et en même temps le plus facile est d'italianiser les ruches malades.Les abeilles italiennes sont réfractaires à la loque européenne.Cette maladie est surtout répandue dans la région de Montréal.Dans le district de Québec on n'en a constaté que peu de ci-.On évalue qu'il y a dans la province de Québec environ 110,000 colonies d'abeilles.La récolle de miel, sans promettre d'être aussi abondante que l'an dernier sera dans certains endroits assez bonne.Elle aurait été magnifique si la température avait été belle, car nous avons eu du trèfle en abondance.L'essaimage n été tardif et peu nombreux.Au sujet de la vente du miel, on rc-ic qu'il est de plus en plus demandé et que le marché est complètement vide.La production en miel a beaucoup augmenté depuis quelques années.Il y a trois ans nous ne produisions que 2,250,(1(1(1 livre-, de miel qui se vendaient de S à 0 centins la livre (en gros).L'an dernier nous avons produit au delà de -1,000,000 de livres, dont le prix moyen a été de 12 centins.L'apiculture peut être développée dans toutes les parlies de la province cl avec de bons résultais.("est une culture QUI paie beaucoup, sans occasionner de dépenses et trop de troubles.C.VA ILLANCOU RT.LA VENTE DU MIEL Nous avons déjà reçu plusieurs consignations de miel (pie nous avons pu vendre facilement.La demande parait être bonne et tout porte à croire que la récolle de cette année se vendra à des prix avantageux.Mais encore faut-il tenir compte des exigences du marché.C'est pourquoi, pour l'avantage des apiculteurs qui font vendre par notre entremise, nous croyons à propos di! résumer aujourd'hui les conseils déjà donnés par notre collaborateur, M.Vnillancourt.(Voir llulletin Xo 29-28 juillet 1917).L'on connaît déjà la base de notre classification ; dans tous les cas, elle est donnée au long dans le Bulletin auquel nous referons.Mais nous voulons insister spécialement aujourd'hui sur l'empaquetage.l.e miel doit être mis dans des chaudières spéciales de 5, 10 el .50 livres, surtout dans des chaudières de .50 livres, car ce sont les plus demandées.C'est d'ailleurs à l'avantage de l'apiculteur de faire un empaquetage uniforme, cela nous permet d'offrir d'un seul coup de grandes quantités pour lesquelles l'on paie toujours un meilleur prix.L'on ne devrait offrir sur le marché qu'une bien petite quantité de miel en sections, car la demande en est très limitée.Le commerce de ce genre de miel ne se fait pas sans des pertes, parfois très lourdes, pour l'apiculteur.En effet une forte proportion des sections se brisent durant le trajet OU par suite de la manipulât ion.Les apiculteurs doivent bien prendre note que nous ne pouvons, comme plusieurs le demandent, leur retourner les chaudières à miel, car elles sont toujours vendues avec le miel.Nous consentirons donc à recevoir du miel à la condition expresse que l'expéditeur ne nous réclame pas les chaudières. L'Industrie Laitière dans notre Province A PROPOS D'UNE STATISTIQUE Le Bureau des Statistiques du Ministère de l'Agriculture d'Ottawa vient de publier un rapport sur l'industrie laitière au Canada durant les années 1915 et 1916.Nous ne nous attarderons pas à résumer ce rapport qui a déjà du reste fait le tour de la presse du pays.Il est un passage cependant sur lequel nous tenons à attirer l'attention des membres de la Société, c'est le suivant : " De toutes les provinces du Canada, y est-il dit, le Québec et l'Ontario sont celles où l'on s'occupe le plus de l'industrie laitière.Dans l'une et l'autre province, l'on fabrique du beurre et du fromage.Mais Ontario produit plus de fromage et Québec plus de beurre.Dans l'Ontario, il y avait en 1916, 1,165 fabriques de beurre el de fromage en opérations fréquentées par S7.5J5 patrons, tandis que dans le Québec, il y avait durant la même année 1,984 fabriques de beurre et de fromage fréquentées par 115 patrons, de sorte que la moyenne des patrons par fabrique était de 75 pour l'Ontario et de 40 pour le Québec." Il ressort donc (pie la province de Québec a plus de fabriques (beiirreries el fromageries) (pie l'Ontario ; il y a menu; un surplus très appréciable : 819 fabriques.Est-ce une marque de supériorité?Nous ne pouvons malheureusement pas tirer cette conclusion.Tel serait cependant le cas si le nombre des patrons était proportionné au nombre de fabriques, mais, bien (pie dans le Québec, il y ait plus de fabriques, il y a cX.lM) patrons de inoins que dans l'Ontario.I.a conclusion qui s'impose plutôt, à la lumière de ce rapport, c'est qu'en général, dans la province de Québec, les fabriques de beurre et de fromage, surtout de fromage, sont plus petites (pie dans la province d'Ontario.C'est un fait que nous constatons à regret.Nous ne voulons pas en déduire que, dans notre province, l'industrie laitière est moins avancée, (pie l'organisation est moins bonne (pie dans la province voisine.Loin de là ! Nos fabricants ont, depuis plusieurs années,prouvé le contraire aux expositions de Toronto el d'Ottawa, aussi bien (pie dans toutes les autres expositions du pays où ils ont eu à subir la concurrence des fabricants de la Province d'Ontario.Mais il faul bien l'admettre, le grand nombre de petites fabriques que nous avons dans notre province nous met quelquefois dans une situation désavantageuse, en apparence au moins.Nous sommes souvent revenu sur ce sujet des petites fabriques (le beurre ci tic fromage, et avons suggéré des moyens de les (aire disparaître, sans léser les intérêts de < | il i (pie ce soit.Nous profitons de l'occasion pour y revenir aujourd'hui.La coopération agricole a déjà accompli de grandes réformes dans notre province, particulièrement en industrie laitière, cl nous comptons que c'est encore elle qui accomplira cette autre réforme qui > très urgente.La Société a déjà plis l'initiative du mouvement et elle a offert au printemps des primes aux sociétés bien organisées qui réussiraient à fusionner ensemble plusieurs fabriques d'un même arrondissement.Bien peu se sont prévalu de cet avantage.Mais il n'y a pas li> u de se décourager, car l'idée est lancée et elle fera son chemin.Nous voudrions que des sociétés prissent modèles sur celle de St-Bernard de Dorchester, celle d'Amqui, et autres, qui ont opéré cette fusion el l'on sait avec quel succès.Dès le début de la présente année, Monsieur J.I).I.cclair, une autorité en industrie laitière, ennuierait dans le " Bulletin " les nombreux avantages «pie l'on peut retirer d'une beiirrerie coopérative locale.L'on peut en dire tout autant d'une fromagerie coopérative locale.Nous recommandons à nos lecteurs de relire ces articles parus dans les Nos 1 et du Bulletin de celle année.La saison de production est en pallie écoulée, l'on songera bientôt à faire des préparatifs pour la saison de 1918.Les cultivateurs qui auront présents à l'esprit les arguments apportés par M.I.cclair en faveur d'une fabrique coopérative centrale, trouveront peut-être moyen de faire adopter à une assemblée des patrons, des réformes dans le sens qu'il suggère.L'industrie laitière a fait beaucoup de progrès dans notre province en ces dernières années grâce à l'énorme travail du Ministère Provincial de l'Agriculture et de tous les intéressés.Mais il reste encore beaucoup à faire ; il y a plusieurs réformes à accomplir, et l'une des plus urgentes c'est l'organisai ion de bonnes fabriques coopératives centrales.Même dans les conditions actuelles, nous ne sommes pas sur un pied d'infériorité avec l'Ontario.Mais si ces réformes étaient accomplies, nous serions dans un étal de supériorité marquée.8 N O T E S PROMAGE Nous demandons île nouveaux aux fabriques tic fromage (le capacité moyenne de n'expédier que tous les 15 jours, si c'est possible, Nuns répétons les raisons que nous .nuns déjà données dans le dernier numéro .lu " Bulletin ".Il est tout à l'avantage de ces fabriques de se conformer à noire demande.Car elles s'évitent des pertes considérables, ptiisqti'aucun lot de fromage de moins de J(i Imites, quelle (pie soit sa qualité, ne peut être classé comme No 1.De plus le fromage qui aura fait un séjour de 15 jours à la fabrique, n'en sera (pie meilleur, puisqu'il aura eu le temps d'atteindre sa pleine maturité, Il y aurait bien une objection (pie l'on pourrait faire valoir à l'eiiconlre de notre demande: l.i crainte d'une baisse du marché.Mais elle n'est pas encore à craindre, puisque très probablement les prix fixés par la commission d'achat ne seront pas changés d'il i à la fin de la saison de production.Les fromageries qui se conformeront à notre désir nous éviteront en même temps des dépenses considérables et beaucoup d'ennuis.En effet, les frais de manipulât ion, de classification, de remise, sont les mêmes pour un petit lot de fromage que pour un lot considérable.L'un et I autre nécessitent à peu près le même travail.A ces raisons, nous en ajoutons une "lire qui a une importance particulière cette année.Les années passées, le fromage était vendu à l'encan chaque sein, due et l'acheteur en prenait possession immédiatement après la vente ou dans les deux ou irois jours qui suivaient, de sorte que nous avions toujours dans nos entrepôts l'espace suffisant pour recevoir le fromage qui allait être vendu la semaine suivante.Il n'en est pas de même celle année, la commission qui achète pour le compte du < .ouvernemetit Impérial n'expédie que lui-qu'elle a des navires à sa disposition, a des intervalles très irréguliers par conséquent, ce qui force les commerçants a r le fromage parfois pendant pin-sieurs semaines dans leurs entrepôts où il s'accumule.El il faut pourvoir en '"an- à l'espace suffisant pour recevoir celui qui arrive constamment des fabriques.C'est pour qu'elles nous aident à résoudre celle difficulté que nous demandons h Huiles les fromageries qui font moins de 20 boites par semaine, et aussi à toutes les fromageries de capacité moyenne, de n'expédier leurs produits que tous les jours, si elles peuvent le faire sans inconvénient pour le fabricant et les patrons.Nous espérons que toutes se rendront à notre demande.L'Association des Apiculteurs de Québec Tiendra sa convention annuelle le S septembre prochain, sur le terrain de l'exposition provinciale de Québec.En voici le programme : Séance de l'avant-midi, ouverture à !>.:«) hrs.Rapport du secretaire et adresse du président.Conférences : Les plantes mcllifèrcs, par A.Desilets, IL S.A.Les Apiculteurs de Québec et les jardins scolaires, parJ.-C.Magna 11, B.S.A.Dans mon rucher, par Alfred Bcaticlicsnc, Inspecteur.Discussions cl observations.Séance de l'après-midi, ouverture à 1.30 hr.Comment augmenter la production tlu rucher, par M.P.-W.-L.Sladen, Entomologiste en chef, Ferme expérimentale, Ottawa.L'Apiculture dans les Laurcn-lides, par M.l'abbé Cioilbottt, apiculteur.Le miel, sa vente ou utilité des coopératives, par Cyrille Vaillancotirt, instructeur apiculteur.Le nourrisscinent, par M.David Roy, apiculteur.Victor Chcrcuillc, Secrétaire-trésorier, St-François, cté Montinagny 9 La Production Agricole LE ROLE DE LA PROVINCE DE QUEBEC (Extrait d'une lettre de l'Hon.J.-E.Ca-ron, Ministre de l'Agriculture de la Province de Québec, à I' " Evening Post " de New-York, sur l'agriculture el la conscription.Le résultat du conflit—les plus hautes autorités l'ont proclamé, dès le début, — dépendra surtout de la production alimentaire.La guerre prendra tin par ht lamine ; et le pays le plus profondément atteint devra céder.Nous sommes rendus à cette phase de la situation.Ce ne sont pas les .soldats qui manquent.Les Alliés en ont deux millions de plus que leurs ennemis.( In admet'qu'en Angleterre on pourrait facilement enrôler encore un million et demi de soldats.La participation des Etats-Unis assure aux Alliés au moins un million de recrues nouvelles, dans le cours de l'année.Par contre, on se préoccupe partout rie la question alimentaire.La production agricole mondiale tu- suffit plus aux besoins.On a épuisé toutes les réserves el l'on se voit en face d'un déficit sérieux (pi'il semble impossible de comblera même la production agricole normale.C'est le problème dont se préoccupent, avec anxiété, tous les hommes d'état anglais les plus autorisés, à commencer par M.Lloyd-George.Et c'est à cette fin que le gouvernement anglais a entrepris et pousse de toutes ses forces celle campagne de surproduction agricole, pour laquelle il a organisé un système d enrôlement spécial, et où il utilise tous les soldats qui ne sont pas au front ; lesquels ou fait travailler aux champs ou sur des centaines de machines, achetées spécialement pour activer la surproduit ion.Le dictateur des vivres, Lord Rhonddn, vient de déclarer "qu'à cette phase, la puissance dis "ressources en nourriture est égale à " celle des ressources en hommes et que "la solution du problème d'alimentation "se trouve aux Etats-Unis et au Canada." Je vois même que le peuple américain, qui ne fait que d'entrer dans le conflit 10 et qui, jusqu a present,—a rencontre du Canada, —¦ n'a récolté que d'heureux résultats de la bataille européenne, s'inquiète déjà de la question agricole.C'est Ni.lirontingliam, président de la ' National Implement Association ", l'un dises plus importants hommes d'affaires, qui vient de déclarer " que les Etats-Unis vont à la famine, si on n'encou-" rage pas immédiatement la production "agricole.Il faut, dit-il, non seulement " garder aux champs ceux qui y sont " déjà, mais y envoyer tous ceux qui peu-" vent y faire un travail utile.L'indus-" trie agricole doit absolument être " mise sur la même base que l'industrie "des munitions.Il est aussi important " de remplir le ventre du soldat que s.i " cartouchière ".Au Canada, la situation n'est certainement pas meilleure, loin de là.l.e gouvernement fédéral, sur ce point, s'est contenté de faire une propagande de presse pour activer la production, tout cri négligeant de prendre les mesures qui auraient pu l'encourager.Mais cette inaction agricole de nos gouvernants, uniquement occupés à l'enrôlement des recrues, " sans paraître voir le besoin de les nourrir ", n'empêche pas d'être alarmante.C'est M.Bennett, député et directeur du Service National, qui disait dernièrement "que la production agricole importait plus que toute autre chose, dans le moment ".C'est M.Ilau-na, le nouveau contrôleur des vivres, qui, le lendemain de sa nomination, nous répèle aussi la même chose: "la Russie, nous dit-il, ne peut envoyer son " blé aux Alliés.La récolle de l'Argcn-" line est nés mauvaise.Celles de l'Aus-"tralie el de la Nouvelle-Zélande sont "disponibles; mai-, comparé au Ca-" naida, h- transport en est trois fois plus " long et dispendieux, l.e nombre limité " ch-s vaisseaux rend celui-ci encore plus " difficile." Le ravitaillement dépend donc surtout du Canada ei des Etats-Unis.C'est sur notre production agricole que les Alliés comptent pour gagner la victoire.M importe donc de diriger le plus grand effort de ce côté.El la province de Québec, avec sa population essentiellement agricole, est de toutes les provinces du Dominion, celle qui est le mieux située pour soutenir les Alliés sous ce rapport. Produits vendus avec Profits Nous avons vendus celle semaine pour le compte de : Volailles Vivantes GUSTAVE DESCIIESNE, St-Jcnn-Port-Joli, comté de I'lsjct, 27 poulets ci 33 |X>ules, classes No I cl 2, pesant 155 livres, qui ont rapporté $34.07.PR( ISPER FORCIER, St-Nazaircd'Ac-11 m.comté (le lingot, 34 poulets, classés \o I il 2, pesant 91 livres, qui ont rapporté $22.00.EDGAR TESSIER, St-Césairc, comte île Rouville, 17 poulets, classés No 1, pesant 60 livres, qui ont rapporté $14.87.JULIEN M ET HE, St-Sébastien, comté d'Iberville, 15 poules, classées No 1 et 2, |X'Sant to livres, qui ont rapporté 14.70, |
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