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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 30 décembre 1922
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1922-12, Collections de BAnQ.

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¦-¦-T-j-i-Ti ¦ :'Hf': T VOL.7 No 52 MONTREAL LE 30 DECEMBRE 1922 Prix; 10c.le numéro La distribution des étrennes.-l-';'.v:.' m® Bonne et heureuse année à tous nos lecteurs. 970 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 30 DECEMBRE 1922 NOS PRODUITS AGRICOLES SUR LE MARCHE ANGLAIS.Rapport de M.J.H.Grisdale.(Suite cl fin) J'ai pu me convaincre., en poursuivant mon empiète et en comparant les produits canadiens et les produits semblables venant de l'un ou l'autre des pays qui nous font concurrence, que dans de nombreux et même de très nombreux cas, ces pays concurrents fournissent des produits qui sont supérieurs, au moins par l'apparence, à ceux qui viennent du Canada.Un trait des plus caractéristiques en faveur d'un grand nombre des produits fournis par nos concurrents, c'est l'uniformité d'apparen e et tic qualité, faisant un vif contraste au grand manque d'uniformité dans l'apparence et la qualité des produits canadiens.Ceci s'applique plus spécialement au bacon, au fromage et au beurre."En ce qui concerne le bacon, une proportion beaucoup trop forte des flancs que j'ai vus étaient trop courts et un peu trop épais pour pouvoir faire concurrence au bacon danois, qui occupe facilement la première place sur le marché d'importation et qui obtient de 15 a 16 shillings les 112 livres, c'est-à-dire un peu plus tie trois contins la livre de plus (pie le prix de gros du bacon canadien, et d'après le peu que j'ai pu apprendre chez les marchands de détail, il est possible que la différence de prix, chez ces derniers, est encore plus forte que chez les marchands de gros."Notre beurre, en raison de sa qualité variable, est à un grand désavantage par comparaison au beurre venant de la Nouvelle-Zélande et île l'Australie du sud, où les fabriques ont toutes une très forte production et où les vaches restent au pacage toute l'année.L'absence île noms de commerce pour le beurre canadien est un autre désavantage qu'il est bien difficile de surmonter.En outre, nos emballages ne paraissent pas aussi bien faits et ne présentent certainement pas un coup d'oeil aussi attrayant que ceux qui viennent tie nos concurrents ties Antipodes, et h; fini sur notre beurre et sur le papier qui l'enveloppe n'est pas non plus en notre faveur."Notre fromage jouit toujours d'une excellente réputation, mais on ne peut plus guère dire qu'il occupe encore la première plate sur les marchés anglais, car quoiqu'il ne se vende que quelques cen-tins de moins par cent livres ou peut-être au même prix que le fromage de la Nouvelle-Zélande, il n'est pas généralement recherché comme premier choix.C'est aussi le fromage de la Nouvelle-Zélande qui jouit de cette distinction, en raison, m'a-t-on dit.de l'uniformité plus graiide, de la meilleure qualité des emballages, de la texture plus lisse et d'une acidité moins prononcée."En ce qui concerne les oeufs, je suis heureux de dire que grace au système de classement si rigoureusement appliqué par ce Ministère, nos oeufs jouissent d'une réputation qui ne le cède en rien à aucune autre sur le marché cnglais, et les prix qu'ils obtiennent en fournissent la preuve."Notre viande de boeuf varie beaucoup, naturellement, d'une journée à l'autre.Une fois, en visitant le marché Smîthfîcld, j'a vu du boeuf gelé de l'Argentine, du boeuf refroidi du Canada, du boeuf canadien fraîchement tué, sortant desabattoirs de Liverpool, tin boeuf irlandais fraîchement tué et du boeuf écossais.Les prix étaient éloquents.Le boeuf canadien refroidi, venant de Toronto.se vendait 6c la livre; le boeuf canadien fraîchement tué à Liverpool Sd à 9d la livre: le boeuf irlandais fraîchement abattu, 8d à 9d la livre; le boeuf gelé de l'Argentine, 3#d à 4d la livre; le boeuf de choix écossais, environ 14c la livre, tandis que le boeuf gelé de l'Argentine n'obtenait que iyid la livre, quoi qu'il fut beaucoup mieux engraissé que le boeuf refroidi canadien, mais il était un peu grossier, ce qui, naturellement, explique, jusqu'à un certain point, le prix plus bas."J'ai appris, de source sûre, que les expéditeurs n'ont pas fait d'argent sur le boeuf rcfroidi\ dont il s'est expédié des quantités considérables du Canada en ces derniers douze mois, et l'on me dit qu'il est assez difficile à conserver.Il est possible que le boeuf gelé, qui se manie beaucoup plus facilement, rapporterait plus que le boeuf refroidi s'il pouvait être dégelé de façon à empêcher la perte de jus qui se produit toujours au cours du dégel rapide de la viande sur le marché de Smith-field et ailleurs.Je crois qu'il serait très nécessaire pour nous de faire des expériences à ce sujet pour voir s'il ne serait pas possible, au moyen d'un lent dégel, effectué dans des conditions plus favorables, de prévenir cette perte de jus si dommageable."Naturellement, tout en me renseignant sur les difficultés et les défauts que je viens de mentionner, tpii s'opposent aux progrès de notre commerce et qui entachent notre réputation comme producteurs de bonnes denrées alimentaires en Angleterre, j'ai examiné autour de moi, pour trouver le moyen tic combattre ces difficultés et de reconquérir pour mon pays, si cela était possible, la position dominante qu'il occupait autrefois sur le marché anglais en ce qui concerne le fromage, le beurre et la réputation dont nous jouissons sur le marché au bacon.Depuis que je suis venu, j'ai donc présenté les recommandations suivantes au Ministère de l'Agriculture qui convient avec moi de l'importance qu'il y a pour nous de déployer tous nos efforts pour maintenir notre position actuelle sur le marché anglais et l'améliorer autant que possible.Il a donc approuvé mes recommandations à ce sujet.(1) Que nous nommions un bon homme d'affaires, parfaitement au courant des produits agricoles, pour représenter le Canada en Grande-Bretagne relativement à ses importations de bacon, tie boeuf, de fromage et d'eoufs—(a) pour étudier les conditions: (b) pour faire des recommandations à notre gouvernement et à nos producteurs et leur montrer le moyen d'améliorer leurs produits; (c) pour aider le commerce par une propagande judicieuse sur nos produits en Grande-Bretagne et (d) pour servir d'arbitre, au besoin, dans les différends qui peuvent surgir.(2) Que nous fassions, à un point tie vue national, plus d'étalages ou de présentations utiles aux expositions d'un genre ou de l'autre, et que nous participions d'une façon plus entière, plus complète, aux grandes expositions qui peuvent être organisées ou mises sur pietl, tic temps à autre, en Grande-Bretagne.Il me semble que nous devrions avoir de bonnes et de belles présentations tie produits agricoles à l'exposition royale d'agriculture et à l'exposition d'agriculture d'Ecosse, les deux gratifies expositions de bétail en Grande-Bretagne, ainsi qu'à l'exposition laitière de Londres, qui se tient généralement en octobre, à l'exposition d'animaux gras en novembre et en décembre, et aux expositions de fruits, organisées sur différents points du pays, de temps à autre.Mes raisons pour ces recommandations, c'est qu'aux deux expositions que j'ai visitées, savoir l'exposition laitière de Londres, en octobre, et l'exposition de fruits petulant les derniers jours d'octobre et les premiers jours de novembre, j'ai pu me convaincre des avantages d'une bonne présentation par comparaison à une pauvre présentation."A l'exposition laitière, le Canada s'est fait surtout remarquer par le rule très insignifiant qu'il a joué et par la piètre place que ses beurres et fromages y ont obtenue.Les seuls étalages qui représentaient le Canada étaient ceux d'Ontario et de Québec, et encore, il m'en coûte de le dire, ils étaient bien au-dessous des étalages présentés par les autres Dominions.L'Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande et l'Australie étaient partout l'objet de la discussion.C'était loin d'être un plaisir pour un Canadien qui se promenait dans cette exposition que d'observer ce qui se passait et d'écouter les discussions entre marchands à commission et visiteurs en général.II n'y a, en réalité, aucune raison qui s'oppose à.ce que le Canada prenne une place importante dans ce concours et n'ait des installations dignes de sa réputation et de ses ressources comme pays producteur do grandes quantités Pour préparer des Pâtisseries légères Dont vous serez justement fières, Rien n'égale LA FARINE REGAL ¦ Sacs de 7 lbs, 14 lbs, 24 Ibs, 49 Ibs et 98 lbs.St./carence JF/ourMills Co.Ltd.Montreal de beurre, de fromage, tie bacon, d'oeufs et de boeuf de choix et qui pourraient se produire en quantités encore beaucoup plus fortes si le gouvernement, les agences intéressées et les cultivateurs s'entendaient pour agir de concert et individuellement et s'ils exerçaient leurs efforts dans la bonne voie."(3) Je désire recommander que le Canada prenne une part plus active et plus importante à la grande exposition impériale, qui se prépare actuellement au parc Wembly, à Londres.J'ai profité de l'occasion pour visiter les terrains où cette exposition doit être tenue et j'ai été grandement impressionné par les préparatifs qui se font actuellement pour cette gigantesque exposition impériale, qui doit avoir lieu en 1924.Sais parler de ce que les autres Dominions se prosposent de faire, je puis dire que le Canada a à sa disposition une étendue de trois à quatre acres de planchers, et je suis d'avis que nous devrions utiliser tout cet espace de façon à donner au public anglais une leçon élotpiente sur nos ressources, comme pays où se produisent les meilleures denrées alimentaires, où les immigrants de la meilleure classe peuvent être tlirigés, c'est-à-dire le genre d'immigrants qui s'intéressent aux différentes branches de l'agriculture.Je suis d'avis que l'on devrait, dès maintenant, se préparer pour cette exposition, car il ne nous reste plus qu'une année de récoltes et il faut beaucoup d'efforts et des efforts bien dirigés pour se procurer tous les matériaux nécessaires et convenables pour une exposition de ce genre."Je suis absolument convaincu que le classement de nos produits par qualité doit être mis immédiatement à exécution si nous ne voulons pas rétrograder.Le seul produit qui soit actuellement soumis à un classement quelque peu appréciable est les oeufs et c'est aussi pour les oeufs que le Canada vient en tête de la liste.Nous ne sommes dépassés que par les oeufs anglais ou les oeufs tic Hollande qui, naturellement, ne prennent que vingt- LE THE PRIMUS captive le connaisseur par sa belle couleur, sa saveur délicieuse et son arôme incomparable. 30 DECEMBRE 1922 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS l'AGE (3) 971 uatre heures de transport.Les caisses c trente douzaines d'oeufs de la catégorie "Premier choix canadiens" se vendaient a quelques shillings de plus que les oeufs américains sélectionnés.Les Américains sont naturellement nos plus gros concurrents."J'ai parlé de la difficulté que les produits laitiers venant de nos petites fabriqués éprouvent à soutenir la concurrence ries produits uniformes venant des grandes fabriques comme celles que l'on trouve en Nouvelle-Zélande et en Australie.11 y aurait, je crois, un moyen de surmonter cette difficulté, en tout ou eh part ie-ce serait de faire classer tous nos produits laitiers en première et en deuxième qualités avec tics sous-catégories dans chaque qualité.Par exemple: "Canada no 1 coloré": "Canada no.1 non coloré"; "Canada no.1 herbe"; "Canada no.1 fourrage": etc, ce qui donnerait une base d'opération pour les agents à commission et les marchands de ('.ramie-Bretagne qui n'ont absolument rien pour les guider, si ce n'est, peut-être, le nom d'un agent à Sic-Sophie, Il décembre 1922, Monsieur le directeur, Vous m'avez demandé d'émettre mon opinion sur le travail fait par le comité tie l'agriculture enquêtant sur rétablissement d'un crédit agricole, comité devant lequel j'ai comparu.J'avoue que j'aurais préféré que cette charge eût échu à d'autres plus tpialifiés que nu>'.Dans le but d'aider la cause agricole, j'essaierai tout de même tie vous dire quelques mots.Bien que je ne sache pas encore définitivement ce que fera le comité d'agriculture au sujet tlti crédit agricole—celui-ci n'a pas encore publié son rapport—je ne puis pas me tromper en disant que les choses resteront plutôt dans le statu quo.Mais cependant, je voudrais profiter de l'occasion pour relever certaines assertions touchant les cultivateurs en général et émises par un certain nombre de témoins appelés experts.Je proteste contre l'idée que les cultivateurs sont paresseux; qu'ils ont une mentalité spéciale et arriérée; qu'ils ne sont pas écono'mes; qu'ils dépensent plus d'argent pour le luxe que pour l'amélioration tie leurs fermes.J'ajouterai que les caisses populaires ne rendent pas tous les services dont les cultivateurs auraient besoin.Les caisses se développent lentement.On a mis vingt ans à établir 150 caisses.Combien y en a-t-il dans nos districts ruraux?Je crois que plusiscùrs admettront, avec moi, que ce n'est pas prodigieux et commission de Montréal ou d'une société coopérative, ce qui, comme chacun sait, ne signifie pas grahd'chose en fait d'uniformité de couleur et de qualité."En ce rpii concerne le bacon, il n'y a pas de toute que l'adoption du système de classement pour les porcs dans ce pays contribuerait beaucoup à améliorer la qualité du bacon mis sur le marché anglais,mais je suis d'avis que ce classement ne suffit pas.Il sera peut-être un peu difficile tie classer notre bacon par qualités an sortir de ce pays, mais il me semble 'qu'il serait essentiel de faire quelque chose pour rendre nos exportations de bacon plus uniformes et adopter un système de classement bien supérieur à celui que suivent actuellement nos maisons tie salaison, >i nous voulons faire beaucoup de progrès dans cette industrie.'je suis d'avis que nous devrions faire uni propagande instructive aù Canada sur ces bases, c'est-à-dire in ister sur l'amélioration de ces produits, sur la nécessité de les classer par qualités avant de ics exporter, et faire comprendre aux pro- qu'uu peu d'aide pour hâter leur développement ne leur ferait pas de mal.Si les cultivateurs demandent île l'aide par l'entremise des caisses populaires, ce n'est pas simplement pour sortir de l'impasse à laquelle la guerre les a acculés, comme tant d'autres.Les "habitants" lisent plus qu'autrefois.Quel est le conférencier tpii, se présentant devant un groupe de cultivateurs, oublierait de dire ceci: "Aniéliorezvos vaches laitières, vos produits laitiers, faites produire plus à vos terres, faites-les produire à meilleur marché en leur donnant un apport plus généreux d'engrais naturel et chimique, cultivez-les mieux par l'emploi des machines plus perfectionnées." M.le sous-ministre de l'agriculture, à Ottawa, justement arrivé d'Europe, ne s'est-il pas empressé tic nous donner un avertissement ?Les pays dont nous devons soutenir ht concurrence nous dépassent.11 est impossible de remédier à tout cela et promptement avec île la bonne volonté seulement.Il faut du capital.A force d'entendre dire que l'agriculture est une industrie, nous l'avons cru.Quelles sont les industries qui ont pu s'établir, se maintenir et progresser sans capital ?L'agriculteur a besoin d'argent pour améliorer son troupeau laitier, pour se mieux outiller, pour acheter des grains de semence et des engrais chimiques.On sait que nos coopératives de vente font affaire au comptant et que, en certains cas, il nous faut payer avant livrai- ducteurs qu'ils doivent faire leur part sous ce rapport."(6) En ce qui concerne l'industrie du boeuf, les tarifs de transport qui existent* actuellement font tort,, aussi bien au commerce de boeuf gras.J'ai déjà dit que les expéditions de boeuf refroidi ne rapportent pas, à ce que prétendent les saleurs intéressés.Il nie semble qu'il serait 1res nécessaire de faire une expérience pour voir où git la difficulté, et je recommande que l'on choisisse un bon nombre île boeufs gras, disons deux cents, dont une centaine seraient abattus et expédiés comme boeuf refroidi et dont le reste serait expédié sur pied, et les résultats seraient observés sur le marché de Smilli-field.Cette expérience et cette enquête sur les procédés du dégel contribueraient beaucoup, je crois, à supprimer toute celte incertitude qui parait s'opposer actuellement au développement de l'indus-rie de- l'exportation du boeuf de ce pays."Je dois à la vérité de dire, en' terminant, que si nous paraissons lutter contre des difficultés plus ou moins sérieuses son.Je crois donc que les caisses, telles que constituées, se prêtent difficilement à toutes ces opérations, à inoins qu'on ne les transforme un peu, Je m'arrête, car je crains île passer pour bavard.Avant de terminer, permet lez-moi, M.le Directeur, tic faire un petit compliment au chef de l'Opposition.Il en rc-çoitsi peu souvent et surtout d'hommes ne professant pas les mêmes idées que lui.Dans les débats sur la fusion des coopéra- Mous avons eu une réunion de la Chambre de Commerce de Roberval, lundi, le Il décembre.M.Louis Brassard nous a présenté un très bon travail sur les Caisses Desjardins, s'cffdrçnnl de convaincre les Banques que ces caisses ne leur nuiraient aucunement.Le but des caisses, a-t-il dit, est d'habituer les gens à épargner: hommes, femmes et enfants peuvent être déposants; les moindres dépots sont acceptés.M.Ths.I.s.Bergeron nous a expliqué le bill Robert concernant les pouvoirs électriques, etc.La Chambre a passé une Henryvillc, 7 déc.1922.Monsieur le Rédacteur, Bulletin des Agriculteurs, Montréal.Monsieur:— Une feuille bien entretenue, qui cultive habituellement, comme il convient du du reste, un certain genre légcr-hybridc-canârd-Ladébàuchc, servait tout récemment à ses lecteurs quelque chose de sérieux.C'était intitulé: "L'agriculture ne paie pas." C'est effrayant de voir comme depuis dans la vente de nos produits en Grande Bretagne, on trouve cependant, chez les agents ou les marchands à coin mission, chez les citoyens île marque ou chez tous les consommateurs, dans toutes les villes et dans tous le> districts de campagne que j'ai visités, tie Southampton à Aberdeen cl de Liverpool à l'ouest à Kent, au sud-est, un merveilleux sentiment de cordialité envers le Canada, sa population et ses produits, ce qui me parait être d'un excellent: augure pour le développement: de notre commerce et devrait attirer des immigrants de la bonne sorte dans ce pays Je dirai donc, en conclusion, aux producteurs et au peuple île ce pays en général: "Réveillons-nous"! Le succès et la prospérité couronneront sûrement les efforts bien organisés que nous allons tenter, tandis que noire manque actuel de système ne peut qu'aboutir à la médiocrité et à l'echec.Nous pouvons facilement égaler ou même distancer tous les concurrents dont j'ai parlé au cours de cet article.Il suffit de vouloir et d'agir.V I X lives, M.Sauvé dit en substance :"Laisr sons aux cultivateurs le soin de régir eux-mêmes leurs propres coopératives, car il seront poil és à les encourager en autant qu'ils seront Certains qu'elles sont à eux el bien à eux".M.Sauvé a dit déjà beaucoup de choses vraies, mais il devra classer celle-là parmi les plus vraies qu'il ait dites.Votre dévoué, J.A.Provencher.résoluion pour protester contre ce bill.D'autres résolutions ont aussi élé adoptées.L'élection du bureau de direction a eu lieu pour l'année 1923, donnant les résultats suivants: Ths.I.s.Bergeron, Président.Geo.1'.Marcotte, Vire-Président.Louis Brassard, Geo.Lévesquc, douzaine Potvin, lliilas Gagnon, Directeurs et M.Edouard Boily, Sec.Très.M.Ilil.iire Dumas présidait l'assemblée.J.D.qu'elle a contracté un mariage de raison, la dame des agriculteurs ne soigne plus ses relations comme autrefois, elle pourtant si fïère au temps qu'elle était fille! Les émotions de la lune de miel lui auraient-elles un peu tourné la tête?Et puis, il me semble que la bonne dame pourrait s'occuper de bien d'autres choses que île nous dire, dans une feuille de joie, pourquoi les cultivateurs ne peuvent réussir à joindre les deux bouts.(Suite ù la page J0) TRIBUNE LIBRE Les communications que nous publions so:ts cette rubrique n'engagent en rien la responsabilité île ce journal.Elles sont néanmoins sujettes au conttôle de la rection qui reste libre de les publier ou non.ou de les abréger.LE CREDIT AGRICOLE.A ROBERVAL."L'AGRICULTURE NE PAIE PAS". PAGE (4) 972 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 30 DECEMBRE 1922 X DE LA DERNIERE HEURE CETTE LISTE DONNE LE PRIX COURANT EN GROS DES PRODUITS CI-DESSOUS A MONTREAL DERNTKRE CORRECTION: LUNDI DERNIER, A 1.00 HR.P.M.CE QUE VOUS VENDEZ BEURRE la lb.PASTEURISE.$0 38Jf No.I."Oil% No 2 .$0.36 FROMAGE lo » SPECIAL BLANC.$0.18# No.I ."0.1 S SPECIAL COLORE.O.IS^ No.I .0.18 OEUFS la dot STRICTEMENT FI'AIS $0.70 No.I .„ ."0.40 VOLAILLE Abnttue I.lb.Poules choix .$0 24 No.I."0 20 Poulet- E.Choix"0.2S Choix ."0.25 Oie"» Choix____."0.— No.I_______"0.— Dindes Choix_"0.— No.I_____:—"° — Cnnards Choix."0 25 No.I______"0.23 la lb .$0 27 ."0.26 .'"0 3S ."0 33 ."0-_"0 26 _"0.-_"0.40 _"0.— "0.— LAPINS Le couple._________.$0 35 MIEL .BLANC AMBRE it BRUN No.No.No.No.No.No.No.la lb .$0.1 oh ."0 09>! ."0 07 ."0.08 ."0.06K ."0.07 ."0.06 SIROP D'ERABLE le gall.EN BIDON No.1 ____ $2.00 No.2 ."1.85 No.3 "1.65 EN BARIL No.1 ."I 80 No.2 ."1.75 a No.3 ."1.45 SUCRE D'ERABLE la lb.EN PAINS (lib) No.I .$0.21 .No.2 ."0.20 EN GROS PAINS No.I ."0.19 « ¦'¦ " No.2 ."0.IS PATATES SO lb, BLANCHES .$0.S0 ROUGES.••- AU CHAR BLANCHES .ROUGES .FEVES le mt BLANCHES No.I .$3.00 No.2 ."2.75 POIS le mt.No.I .$2.75 No.2."2.55 AGNEAUX VIVANTS les 100 Ibs.NO.I.$12.00 à $12.50 NO.2.$10.00 à $11.75 MOUTONS Sur pieds les 100 Ibs Bons.$6.50 Moyens.5.75 Communs.$5.00 PORCS VIVANTS la lb A BACON( 150 à 225 Iba)__$0.11H A ETAL (1204 I50lbo.)__$0.10Ji LOURDS (225 à 300 Ibs.) ._$0.10>f LEGERS (1004 120)____ EX TRA LOURDS.300 et pluo.$.9M VEAUX Sur pieds >• 100 lb DE LAIT Bom.$10.50 4SI 1.00 Moyens.$9.00 \ $10.00 Communs.$S.00 4 $ 9.00 DE CHAMPS Bons.$- $- Moyens.$ $- Commune.$3.50 à $4.25 BOUVILLONS SUR PIEDS les 100 lbs.CHOIX .$ — Bons.$5.50 4 $6.00 Moyens.$5 00 4 $5.50 Commun».$3.75 à $4.75 VACHES SUR PIEDS CHOIX_______ Bonnes.Moyennes.Commune*.les 100 Ibs- .".'$4.50 4 .$3.25 4 3.50 .S2.00 4 2.50 TAURES SUR PIEDS les 100 lbs.CHOIX .$ — à — Bonnes., .$- à- Moyennes.$4-00 4 4 75 Communes.$3.00 4 4.00 TAUREAUX SUR PIEDS lesloO Ibs.CHOIX .Bons.$— 4 $ — Moyens_.$— à S — Communs_.S2.75 à $3.25 PEAUX DE VEAUX DE LAIT (la lb) $0.14 DE VEAUX DE CHAMPS "0.10 DE MOUTON (La peau) "0.55 DE TAUREAU (Lourdes) la Ib"0.06 " "(en bas de 47 lbe) "0.12 DE CHEVAUX (la pièce) $2.40 FOIN PRESSE au char par tonne MIL NO.I .$ NO.2surplacc$13.00à$14.00 TREFLE NO.I .$- NO.2 .$- MIL ET TREFLE MELES.$11.00 4 $12.00 CE QUE VOUS ACHETEZ AfOULEES la tonne.SON .$24.25 CRU BLANC .$30.25 CRU ROUGE .$26.25 MIDLINGS .$33.25 FARINE alimentaire.$44 00 BLED'INDE moulu.$41.00 BLE D'INDE cassé.$40 00 TOURTEAUX de lin.$54.00 CRIBLURES moulues $26 00 DRECHE Bêchée.$30 00 TOURTEAUX de coton.$60.00 GRAINS ALIMENTAIRES.AVOINE le minot (34 lbs) No.I C.W .- No.2C.W.$0.65 No.3 C.W.$0.59 No.I.S0.57 No.2.$0.55 BLE D'INDE le minot (56 Ibs) No.1 .$0.— No.2 ."0.94 CRIBLURES Non moulues la tonne $21.00 ORGE le minot (4S lbs) No.2 C.W.$0.— No.3."0.77 FARINE A PAIN Le 100 lb No.I.$3.40 No.2 .$3.10 No.3 .$3.00 SUCRE Le 100 lb.GRANULE .$8.00 CASSONADE.$7.60 MELASSE Au gall.$0.67 Au sac .$1.45 SEL.CORDE A LIEUSE Corde 4 lieuse $0.M c la lb (fret payé lur 200 lba et plus) AU MARCHE BONSECOURS.Quelques prix de détail pour la semaine finissant le 23 décembre TABACS: cpicsncl, 40c; grand rouge, 25c; havane fort, 25c; havane doux, 20c; miel, 35c; haubourg, 35c; parfum d'Italie, 40c; petit rouge, 25c,; rose quesncl, 40c.SALADE: 35c.la douzaine.OIGNONS: de S1.00 à S1.25 le sac de 70 lbs.BETTERAVES: $1.20 le sac de 70 Ibs.PERSIL: 5c.les 2 paquets.CELERI: de 25 à 40c.le paquet de 12 pieds.CHOUX: 30c.la douzaine.AIL: 25c.la tresse.NAVETS: 70c le sac de 70 lbs.CHOUX DE BRUXELLES: 30c la Nota—Les prix ci-dessus étant sairement approximatifs.mesure.CAROTTES: 60c le sac de 70 lbs.CHOUX-FLEURS: $2.00 la douzaine.CHOUX DE SIAM: 50c.le sac de 70 lbs.PATATES: 90c.à $1.00 le sac de 80 lbs.POIREAUX: 25c.les 3 paquets.EPINARDS: 60c.la boite.SAUGE: 5c.le paquet.S ARIETTE: 5c.le paquet.MARJOLAINE: 5c.le paquet.THYM: 25c.les 12 paquets.CITROUILLES: 25c.pièce.SALSIFIS: 15c.les 2 paquct3.PANAIS: $1.00 le sac de 70 lbs.des prix moyens, ils sont néces- 30 DECEMBRE 1922 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (5) 973 JOURNAL HEDDOMADAIRE Publll par la LA COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE Limitée.Rhdattlon tt Adminlêtratton 688 rue St-PAUL MONTREAL TELEPHONE ; QfiCI .MAIN LVOl Dtnclimr; J.N.PONTON: B.A.B3.A.RUattnr: PIR.LRTOVRNBAV B.S.A LE BULLETIN DES AGRICULTEUR VOL.8 MONTREAL, LE 30 DECEMBRE 1922 NO 52 ABONNEMENT: 1 an: $1.50 2 am 2.50 3 ima 3.00 Montreal el pays ftranxo?» Ajoutes $1.00 par année.Parable d a?ance.TARIF DES ANNONCES Pelitoa Annancoa: 25 mou.5(ku pour chaque inser tion : 2 cents par mot Additionnel minimum.50 cent• par annonce Grand*» Annaoeaa: Demande conditions au gérant de pubtidt£.Toute annonce ett sujette i l'approbation du directeur.La copie doit -Hre fournie au moins 10 jours avant la data de la publication.[CATMOUOUlI NAllONM., No.21 Imprime aus, ateliers de l'Agence Canadienuo de Publicité Limitée.284 moi t.rue La^-'i-bel 1ère Meatréal A L'AURORE D'UNE NOUVELLE ANNEE.M- Au matin du Jour de l'An, les cultivateurs de cette province, selon la louable coutume antique, échangeront, à la porte cle l'église, leurs souhaits de bonne, heureuse et sainte année.Une cordiale poignée de main rafraîchira l'amitié.Les souvenirs évoqués, l'on s'entretiendra des projets d'avenir.Que dira-t-on du passé ?Il serait salutaire de le considérer longuement parce qu'il suggérerait d'utiles leçons pour .l'avenir.Descendants des preux colons désignés par la Providence pour conquérir à la civilisation française et à l'Eglise les terres d'Amérique et leurs peuples, nous devons nous considérer comme les continuateurs de cette mission.Sur nous retombe l'obligation de veiller à la conservation des traditions françaises et de la force physique et morale de la race, car la terre que nous cultivons ne doit pas être fertile en froment seulement, elle doit aussi produire abondamment les hommes qui font la nation.Pouvons-nous nous rendre le témoignage que nous ne nous sommes pas un peu laissé distraire de notre mission ?Nous sommes-nous alarmés jusqu'à la réaction efficace devant l'abandon de la terre par les milliers de compatriotes souffrants qui ont dû aller demander à d'autres cieux le pain et le bien-être qu'ils devaient à leurs familles ?Avons-nous saisi la portée et les effets sur notre industrie de l'évolution universelle qui transforme lentement la vie rurale et place le paysan dans une situation nouvelle ?Notre existence comme peuple agricole tient à tout cela et notre programme d'avenir doit tendre à la solution de tous ces problèmes.L'exode rural, avec tous les maux qui l'accompagnent, a des causes multiples.La première se trouve dans la modicité des revenus du cultivateur qui ne lui permettent pas de donner à sa famille une instruction et un bien-être égaux à ceux que peuvent se procurer les citadins qui produisent la même somme de travail.La seconde cause est généralement attribuée à l'isolement, c'est-à-dire à l'absence presque complète des jouisances honnêtes de la vie sociale.On s'ennuie à la campagne parce que, en dehors du travail musculaire.le paysan a fort peu d'occasion d'exercer ses facultés intellectuelles.Ces deux causes immédiates de l'abandon de la terre découlent d'une cause première qui est l'absence d'organisation.Pour arriver à produire à meilleur marché et partant augmenter leur pouvoir d'achat, les cultivateurs, comme tous les autres groupements humains, devraient s'entendre et coopérer.S'entendre d'abord pour régler tout ce qui concerne la production et coopérer ensuite en tout ce qui a trait à l'écoulement des produits.Les autres classes de la société se sont organisées, ont étudié leurs propres problèmes et travaillé sans relâche à améliorer leurs conditions.Grâce à leur union, c'est-à-dire à leur force, elles ont attiré sur elles l'attention des gouvernements et obtenu, sous une forme ou sous une autre, des avantages , des privilèges, qui leur ont permis de se développer, de grandir, de prospérer, de s'enrichir même, au risque parfois de rompre l'équilibre économique de la nation.Les cultivateurs qui, comme nous venons cle l'écrire, ont pour mission de continuer l'oeuvre de défrichement commencée par nos pères et cle conserver intactes les traditions du passé, doivent, afin d'être forts, s'organiser.C'est à notre enracinement dans le sol d : la patrie que nous devons notre survivance en Amérique, et nous ne continuerons à exister qu'en autant que nous resterons un peuple d'agriculteurs.L'agriculture est la garantie de notre avenir, la base de notre développement, la source cle notre prospérité, la force cle la nation.Nous regrettons qu'on ait oublié cela clans le passé et nous nous étonnons de la conduite de certains hommes à l'égard de l'organisation agricole."Cramponnons-nous au sol", disait, il y a plus de cinquante ans, un homme d'État canadien.C'était un mot d'ordre.L'avons-nous suivi?A tous ceux qui déplorent la désertion des campagnes de répondre.Le suivrons-nous clans l'avenir ?Oui si nous travaillons à rendre l'agriculture plus rémunératrice.Toutes les causes de l'exode rural peuvent se ramener à une seule: la modicité des revenus du cultivateur.Que cette cause disparaisse et le problème cle la dépopulation des campagnes sera résolu.Or, n'est-ce pas par l'association que les cultivateurs pourront, comme les autres classes de la société, améliorer leurs conditions économiques et sociales?N'est-ce pas par l'association qu'ils pourront , eux aussi, attirer davantage sur eux l'attention des gouvernements ?N'est-ce pas par l'association qu'ils pourront défendre les intérêts cle l'agriculture et ceux, par conséquent, de la nation toute entière ?N'est-ce pas par l'association qu'ils pourront, en un mot, se "cramponner au sol" et assurer la survivance de notre peuple ?"On arrive ainsi à cette conclusion", a écrit un grand Français, "qui est au bout de tout quand on étudie sur toutes ses faces le problème agricole, c'est qu'il n'est rien de plus urgent à l'heure présente que de réveiller partout l'esprit d'association et de le faire pénétrer dans les profondeurs du monde agricole." Ces paroles sont de l'ancien ministre de l'agriculture de France.Mettons-les en pratique.Faisons pénétrer partout, durant l'année 1923, l'esprit d'association d'où nous viendra la paix, le bonheur et la prospérité, voeux que forme, pour tous ses lecteurs et amis, le "Bulletin des Agriculteurs." J.N.Ponton PAGE (6) 974 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 30 DECEMBRE 19; en 1919, 532,300 et en 1920, 311.070.Ces fortes exportations ont eu lieu malgré les mesures urgentes que le Ministère fédéral a adoptées pour encourager le renvoi des animaux maigres sur les fermes mêmes pour les y faire engraisser.Etant donnés l'incertitude du marché des Etats-Unis et le tarif protecteur que ce pays vient d'adopter, il nous est essentiel de trouver un débouché permanent pour notre surplus, sinon l'élevage de bovins ira en décroissant et l'industrie en souffrira.Si nous avons un débouché de ce genre, l'engraissement des bovins au pays même, dans la mesure où les conditions le permettent, progressera graduellement à mesure que le Canada se développera.On en comprendra mieux la raison lorsque nous aurons dit qu'à cause des conditions climatériques, du manque de main-d'oeuvre, de la population clairsemée et du développement incomplet du pays, le Canada peut produire plus d'animaux d'engrais qu'il ne peut en nourrir et en angraisser.Plus les efforts que l'on fait pour développer l'industrie des bovins réussiront, plus cet état de choses s'accentuera.Il nous faut de toute nécessité trouver un débouché pratique pour nos bêtes à cornes d'engrais aux Etats Unis, en Grande-Bretagne ou ailleurs, si nous voulons maintenir la confiance de nos cultivateurs dans l'industrie.(b) Un marché alternatif.—Le Canada cherche énergiquement un marché alternatif pour mieux assurer l'indépendance de ses producteurs.Les intérêts du Canada et de la mère-patrie sont identiques sous ce rapport.Plus le Royaume-Uni produira de viande fraîche sur son propre territoire, moins le commerce anglais sera sous la domination des intérêts étrangers.Nous démontrerons ailleurs que l'importation des animaux d'engrais canadiens, effectué systématiquement, permettra d'accroître largement et d'une façon économique la quantité de boeufs abattus au pays.L'indépendance des deux pays y gagnera d'autant.(c) Le mouvement est commercialement pratique.—Au Royaume-Uni les animaux maigres et les animaux gras valent à peu près moitié plus qu'ils ne valent au Canada; ce fait nous donne une idée de l'écart de prix sur lequel les producteurs canadiens pourront compter.Le tableau suivant, qui fait ressortir les prix moyens de gros par livre, établit clairement la différence de valeur entre la viande abattue au pays et la viande importée:— Elevé Nouvelle au pays Zélande Australie 1914 .714 4 7/16 43/6 1915 .9H"r la (axe.TABAC Comstock: En paquets de 25 lbs.Petit rouge: En paquets de 25 lbs.Petit Havane: En paquets de 25 lbs.Petit Canadien: En paquets de 25 lbs.mains de 1 lb.mains de 1/2 lb mains de 1/2 lb.mains de 1/2 lb.18c 18c 18c 21c A ces prix il faut ajouter 2yi% pour la taxe.Ill Ces prix sorti sujet à changement sans avis.Satisfaction de tout repos dans toute transaction.Les plus hauts prix du marché ou vente à commission.PRIX PAYES PAR LA MAISON TRUDEL AYER LIMITEE DURANT LA SEMAINE FINISSANT LE 23 DECEMBRE 1922 BEURRE BUTTER Past.—S0.38K No.1—S0.37K No.2—S0.3û^o BEURRE DE FERME DAIRY BUTTER No.1—S0.30 No.2—S0.29 No.3—S0.27 FROMAGE BLANC WHITE CHEESE Spécial — S0.18M No.1—S0.18 No.2—S0.17K FROMAGE COLORE COLORED CHEESE Spécial —$0.18^ No.1—S0.18 No.2—SO.17^ OEUFS-EGGS Strictement frais Gros — S0.70 Petits — S0.60 No.1— S0.40 SUCRE D'ERABLE MAPLE SUGAR Pain d'une lb.No.1—S0.21 SIROP D'ERABLE BRUN MAPLE SYRUP BROWN Bidons ]Aom\ - gall.imp.No.1—$0.07 No.1—$2.00 No.2—$0.06 - No.3—$0.04K MIEL BLANC WHITE HONEY VOLAILLE ABATTUE No.1— S0.10# DRESSED POULTRY No.2—$0.09# - No.3—$0.07 Poulets - Extra Choix $0.38 AMBRE Choix:—$0.33 AMBER No.1—$0.30 No.1—$0.08 No.2—$0.25 No.2—$0.06# .No.3—$0.21 POULES FOWLS No.1—$0.20 No.2—$0.24 No.3—$0.19 Coqs —SO.15 DINDES TURKEY No.1—S0.40 No.2—S0.37 No.3—S0.33 PORCS ABBATTUS, frais DRESSED HOGS, fresh No.lb.1-90 à-to 140 lbs.15c 2-141 à-to 175 Ibs .14c 2-176 à-to 225 Ids.13c OIES GEESE Nous ne retenons pas de commission pour le vente.Lièvres: 35c.le couple No.1—S0.26 No.2—S0.24 No.3—S0.22 < T.A.L.> MARQUE DE COMMERCE DE LA MAISON EXPEDIEZ TOUS VOS PRODUITS A LA MAISON Trudel Ayer AUG.TRUDEL Président et Gérant ALBERT J.AYER 678, rue St.Paul Ouest, Vice-Président 7 'et gérant des MONTREAL exportations Prix spéciaux aux organisations agricoles qui nous adresseront d'importantes commandes. PAGE (14) !>82 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 30 DECEMBRE 1922 AUTOUR DU FOYER COURRIER DE NINON SAUVAGETTE.—Je puis enfin vous satisfaire et c'est avec plaisir que je vous donne ici les recettes désirées.Mien apprêté, le cochon de lait est délicieux et je suis certaine (|tte si vous suivez bien les directions suivantes, vous 5 aurez beaucoup de succès.D'abord on sert le cochon de lait ainsi: On lui tranche la tête aussitôt qu'il parait sur la table pour ne pas laisser à la peau le temps de se ramollir.Puis la peau du corps et ainsi île l'antre côté.Sjg Cochon de lait rôti.—Plongez un cochon de lait dans une chaudronnée d'eau un peu plus (pie tiède, après lui avoir cassé les défenses; frottez-le avec la main; si la soie s'en va, retirez-le de l'eau: rclrem-pez-le à plusieurs lois, et toujours pour enlever les soies: quand il n'en reste plus.Otcz-lui les sabots et videz-le sans toutefois ôter les rognons; eisclcz-lui le chignon du cou; faites-lui quatre incisions sur le dos pour trousser la queue entre cuir et chair, et troussez-lui les pieds de devant et de dernière à l'aide de deux brochettes que vous lui passerez, l'une dans les cuisses, et l'autre à travers la poitrine: ensuite faitcs-lc dégorger pendant vingt-quatre heures dans l'eau fraîchi,': pendez-le et faites sécher: larcissez-lui le ventre d'un gros morceau de beurre manié dans la farine, et mettez-le à la broche.Vous passerez dessus, pendant la cuisson, de la bonne huile avec un pinceau de plumes.Après l'avoir dé broché, vous inciserez la peau autour du cou.Cochon de lait farci à la broche.— Après l'avoiréchaiidéet préparé comme il est (lit ci-dessus, farcissez-le avec son foie haché, dont vous ("itérez l'amer, du lard blanchi, des truffes, des champigons, des rocamboles, des cypres fines, des anchois, des fines herbes assaisonnées de poivre et de sel, de la mie de pain desséchée sur le feu dans de la crème, et autant de beurre et tétine que de mie, le tout haché, pilé et délayé avec deux oeufs entiers et trois jaunes; son ventre ainsi rempli on le ficelle, ou le met à la broche et on le traite comme celui ci-dessus.On l'accompagne presque toujours d'une sauce poivrade.Cochon de lait rôti à la canadienne.— Pr'parez de la farce comme suit:—Hachez la fressure bien fine avec un peu de lard et de boeuf, aussi de l'oignon bien fin: faites cuire avec du saindoux, ajoutant poivre, sel, persil, sarriette, clou de girofle et marjolaine; quand vous retirerez ce qui précède du feu.battez un jaune d'oeuf dans de la crème avec de la mie de pain, puis brassez cela avec le reste; avant mêlé le tout ensemble, insérez-le dans le corps du cochon, ayant soin de coudre l'ouvert lire.Placez ensuite le cochon,frotté avec de la graisse,à la broche dans la cuisinière, où vous jetez une chopine d'eau avec du poivre et sel, pour arroser la pièce, de dix minutes en dix minutes.Un gros cochon de lait devra cuire trois heures et lentement.Pour le servir on sépare d'abord la tête du corps, puis on fend le reste du corps de la tête a la queue.AUX ABEILLES.—"Rose Tardive" désirerait les déclamations: "L'nc latine sur son tombeau", "La veille du mariage" "Le contrat de Mariage", "L'enlisement", "Un fiancé qui louche." Elle donnerait, en retour: "Un fiancé musicien", "Celui qu'elle aimait", "Chez le dentiste", "Les Picssentinicnts,""I.a conscience".CECILE LA REVEUSE.—Je suis heureuse de constater que le courrier de Ninon vous intéresse à ce point.Je me ferai toujours un très grand plaisir de communiquer à vos soeurs tout ce que vous auriez a leur demander.Je vous salue amicalement.MICHELINE.—Les chants sont choisis à mon goût et doivent être exercés de même.Votre invitation me fait venir l'eau à la bouche; pourquoi me tenter ainsi, vous savez bien que je puis accepter.Le temps nie manque pour tn'adon-ner à la graphologie; ce que je pense de ma chère Micheline, c'est quelle est un peu ironique, franche et hospitalière.Vous devez avoir îles élans de folle gaieté malgré un fonds sérieux assez prononcé.Glaneuse de maximes et de bons préceptes, vous vous en faites comme une forteresse pour les heures de luttes ou tout simplement d'incertitudes.Pour le reste, je vous avouerai que c'est pour moi lettre morte.Remarquez bien que je découvre cela non pas d'après la calligraphie, niais sur une pet ile étude des idées (pie ma chère Micheline m'a communiquée.AUX ABEILLES.—"Cécile La Rêveuse" demande si ses soeurs pourraient lui procurer les chansons:"I.e petit Masson", sur l'air de "Tout doucement", et une autre sur l'air de "Quand Madclon" ainsi (pie les déclamations: "Un fiancé qui louche", "La veille du Mariage", et des monologues comiques pour jeunes filles.Elle en donnera d'autres en retour.CANADIENNE DE PLESSISYILLE.Le moulent est arrivé où je puis disposer de quelques instants pour ma chère Canadienne.La serrure se déelanche, la porte s'ouvre, et me voilà chez vous.J'apporte, avec la Jieige, un désir fou tie gambades et de chevauchées avec ma petite amie.L'hiver scra-t-il cruel pour nos frêles enveloppes d'abeilles?Le nouveau, à la campagne, on le découvre dans les variétés (les soleils couchants, dans les plaisirs que l'on se donne soi-même de mille amusements au dehors quand on n'a pas peur du froid, en braves Canadiennes que nous sommes; puis, comme vous possédez une certaine instruction, il est facile de chercher à en acquérir davantage par vous-même en lisant, ne fut-ce qu'un seul livre, niais qu'il soit lu.Les manteaux d'hiver sont portés très longs, et l'on voit beaucoup de manteaux couleur sable;mais les derniers sortis sont bleu-marins et noirs.Cependant on lient faire un joli manteau de n'importe quelle couleur; tout dépend du matériel employé.AUX ABEILLES.—"Rêveuse de Vingt Ans" désirerait les déclamations "Ma Belle-Mère" et "L'Enfant volé".Elle en donnera d'autres en retour.AUX ABEILLES.—"Criquet des bois" aimerait recevoir le morceau: "Espérons," en échange de: "Les Myrtes," ainsi (pie la chanson: "Le petit Masson", sur l'air de "Tout doucement", en échange dc:"Unc dernière larme sur le tombeau de ma mère." MATH U RI N E.—Avez-vous cru que je vous avais oubliée, petite amie?Non, n'est-ce pas?Pourtant il est bien naturel que vous soyez portée à croire pareille chose, il y a si longtemps que vous attendez une réponse à vos dernières lettres.Vous deviez partir pour l'hôpital; avcz-vous mis votre projet à exécution ?El vos correspondantes "Lutin d'Alsace", "Petite Violoniste" et "Brise des Nuits", correspondent-elles régulièrement avec vous?Toutes ces choses m'intéressent et j'attends une longue lettre de vous, vous promettant de ne pas vous faire attendre nia réponse plus longtemps qu'un mois.C'est bien raisonnable, n'est-ce pas?J'ai bien fait vos envois, vous devez en avoir entendu parler.Et maintenant, après une grosse caresse, je fais vos demandes aux Soeurettes.AUX ABEILLES.—"Mathurine" désirerait les déclamations suivantes: "L'Adieu au Monde", "C'était la sienne", "Mes trois prétendants" (monologue) ainsi que les chansons "Quelle grâci , quel mystère", "Adieu, je pars", "Quand on est dans l'autre moud"".Elle donnera, en échange: "I.'Oiseau-Mouche", avec musique.- lî>fc teuiHttKJfc .PRESBYTERIENNE—Comme j'ai plu-¦ sieurs renseignements à vous donner, je vais commencer sans autre préambule, heureuse de pouvoir vous être utile et toujours prête à recommencer.D'abord, pour faire l'encre rouge, procédez connue suit: Mettez 15 grains de Carmin dans 3 onces d'eau, puis ajoutez, goutte à goutte, de l'ammoniaque liquide, forte, jusqu'à ce que tout le carmin soit dissout; puis ajoutez 20 grains de gomme arabique en poudre et mélangez avant de mettre en bouteille.On ne doit pas employer l'encre rouge pour les correspondances, mais elle est très utile pour faire les corrections.Non, une institutrice n'est pas censée rendre visite au président des écoles.Le nom Jeanne signifie "Don de Dieu".C'est le nom d'une des saintes femmes de l'Evangile qui n'a cependant jamais été canonisée; on suppose donc (pic le nom a été adopté plutôt cil l'honneur d'un des Saint Jean.Vers le Xllè siècle, le nom de Jeanne devint très populaire parmi la noblesse d'Espagne, de Prance et d'Angleterre.La première princesse Anglaise du nom fut Joan, fille d'Henri 11.La fille d'Edouard 11 porta aussi le nom de Joan; l'épouse de Jacques 1er se nommait Joan Beaufort.Roméo est un nom dérivé de Romulus, fondateur légendaire et premier roi de Rome.11 représente aussi le principal personnage d'une des plus touchantes tragédies de Shakespeare: Roméo et Juliette.Ces deux jeunes gens,qui ressentaient l'un pour l'autre une affection profonde et qui fuient les tristes victimes de la haine réciproque de leurs familles, les Capulct et les Montnigus, sont restés les types de ceux nui ont le malheur de s'aimer quand des divisions implacables séparent leurs parents.Maintenant je fais vos demandes aux .Soeurettes.AUX ABEILLES.—"Presbytérienne" serait heureuse si une Abeille voulait lui prêter un patron de matinée pour travailler au fil crocheté.Elle offre, à celles (pie cela pourrait intéresser, des acrostiches sur les noms Marie-Louise et Philippe.LIERRE.—Non, chérie, je n'ai jamais cru pour un instant que les tiges de ma "Lierre" se détacheraient de mon amitié, et si mon long s'Icncc avait pu vous faire croire qu'il en était ainsi, vite, détrompez-vous.Certes, j'ai bien reçu la lettre dans laquelle vous m'apprenez votre mariage, mais elle ne venait pas du pays de ma "Lierre" et n'était pas signée d'elle.Alors j'ai pensé tout naturellement qu'une nouvelle Abeille arrivait à la Ruche et lui ai souhaité la bienvenue.Votre dernière m'explique le mystère; dites maintenant Mca Culpa et croyez à l'amitié sincère de Ninon.Renouons donc les fils de l'amitié, rompus par un malentendu, et dans une longue lettre—pour reprendre le temps perdu—racontez-moi votre bonheur, assurez-moi qu'il dure toujours et que l'ami d'enfance—qui est devenu votre petit mari—n'a jamais cessé de vous chérir, de vous gâter; alors je serai heureuse de votre bonheur.AUX ABEILLES.—Je reçois, à l'instant même, de la Soeurette "Oeillet de Ninon", la recette du Vin de Blé qui a été demandée par plusieurs Abeilles dernièrement, et je m'empresc de la publier, remerciant en même temps notre gentil "Oeillet" de sa complaisance et lui promet une réponse dans un prochain numéro du Bulletin.La voici: 12 livres de blé, 10 livres de sucre, 2 livres de raisins secs.3 citrons, 12 patates râpées, 3 gallons d'eau, I gâteau de levain (Fleishman).Mettez dans une cuve ou un baril; laissez fermenter durant 9 jours, puis décantez et clarifiez en y ajoutant pour 5 cent ins de colle de poisson, puis embouteillez.BRISE DES NUITS.— Je ne vousai pas répondu plus tôt, hélas! Non pas parce que je n'avais pas hâte de vous causer, mais parce que votre tour n'était pas encore arrivé et il faut réserver la part de chacune, n'est-ce pas?J'ai cependant fait vos envois et il doit y avoir longtemps que les Soeurettes, à qui vous les adressiez, en ont profité.Merci pour elles.Désolée de n'avoir pu illettré en oeuvre tous les beaux projets rêvés pour le succès de notre Cercle, mais le recrutement n'a pas été un succès et, naturellement, je n'ai pas osé réclamer la récompense promise.Je ne demanderais pas mieux que d'allonger nies billets, mais (pie voulez-vous, j'ai tant de correspondantes à satisfaite et si peu d'espace à ma disposition! Je vais donc faire vos demandes et vous laisse nies meilleures caresses.AUX ABEILLES.—"Brise des Nuits" désirerait recevoir les mots des chansons suivantes: "Pourquoi craindre l'amour" "Séparons-nous, mon amie"—"Pour celle que l'on aime"—"Alice, l'amour c'est Toi" "Quand les femmes sont belles".Elle enverra, en échange: "Les Yeux sans Amour", avec musique. 30 DECEMBRE 1922 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUSQU'AU BOUT.—Attendre, atten-dre encore, mais désespérer?Jamais! surtout lorsqu'on possède un si vaillant pseudonyme.Certes, bonne amie, vous devez avoir manqué quelques numéros du Bulletin, car je suis bien certaine d'avoir fait droit à vos premières lettres.Quant à la dernière.je ne voudrais las trop affirmer.Vous dites qu'en dépit de toutes vos attributions et des distractions qu'elles vous fournissent, vous n'êtes pas heureuse! Cependant, la vie, même quand on peut la dire heureuse, ne tient pas toutes ses promesses et il ne peut y avoir de soleil sans ombre.Cependant si vous prenez votre vie dans son ensemble, si vous analysez chacune de vos fonctions pour en décrouvrir les possibilités, oh! alors vous créerez autour/ d'elles un intérêt qui vous encouragera à suivre le cours de votre vie sans vouloir inutilement tenter de le remonter.Savoir aimer sa tâche, c'est le commencement du bonheur.La direction du Bulletin m'annonce que le changement d'adresse a été fait.Merci des affectueux messages que vous me transmettez de la part de "Normalienne", "Reine Campagnarde" et "Davidienne".Soyez assurée (pie je ne les oublie pas.Merci de l'aimable invitation tpie vous m'envoyez du fond de l'Abitibi; je vous transmets, par la T.S.I'".du coeur, mes plus affectueuses caresses.MARIE-RENEE.—Mais c'est très gen .tilde vouloir amuser vos petits élèves, et si j'avais sous la main les jeux que vous désirez, je vous les ferais parvenir avec le plus grand plaisir.Ne les ayant pas, je m'empresse de demander aux Soeurettes de satisfaire à votre demande.AUX ABEILLES—"Marie-Renée", une petite institutrice, désirerait recevoir des Soeurettes quelques jeux el déclamations qu'elle pourrait enseigner à ses tout petits écoliers.Elle désirerait aussi la chanson: "La Voix des Chênes." MICCO.—Nos plus profondes sympathies sont acquises à notre soeur aimée Micco qui a eu le malheur de perdre sa mère dernièrement.Nous espérons tpie son grand deuil ne l'empêchera pas de continuer à nous donner de ses nouvelles, mais qu'au contraire elle nous confiera entièrement son grand chagrin et nous tâcherons de lui apporter tout le secours moral et le réconfort dont elle peut avoir besoin.SOUVENANCE.—Vendre sa terre c'est, il nous semble, perdre tout; je sympathise si fort à votre peine qu'il me semble que c'est une partie de mon domaine qu'on a soustraite à l'ensemble.Mais les études qui volts occupent vous feront heureusement oublier de tristes heures.Que d'oublis plus étonnants encore n'ont-elles pas amenés, les magiques études! Et ces têtes, dont vous êtes la spectatrice, peut-être même l'héroïne, contribueront aussi à vous replacer dans la sphère heureuse où se récrée votre âge."Manchette", qui n'est pas la dernière en esprit pétillant, désirerait correspondre avec vous.Ne soyez pas trop tardive â lui donner une première entrevue.AUX ABEILLES.—"Petite l.ili" demande à ses soeurs la chanson: "Quand je serai grande", la déclamation: "Ave Maria de Jean-Baptiste Cacouel"; .puis une déclamation à l'occasion du jour de l'an et qui conviendrait à une fillette de sept ans.PETITE LILI.—Continuez d'écrire beaucoup, c'est un moyen efficace de progrès dans cette ligne.Laisser courir sa plume au gré de ses pensées, n'est-ce-pas là la vraie manière?Puis, ensuite, on se relit et l'on corrige; mais composer d'abord, là est le secret.Que ma petite Lili ne me fasse plus de gros yeux, je suis très craintive et pourrais prendre la fuite, alors gare aux soeurettes vengeresses! J'ai expédié votre envoi il y a fort longtemps.BRUNETTE DE 22 ANS.—"Ombre Suprême" serait heureuse de recevoir de vous les chansons:"La Berceuse aux étoiles", "Les Cloches' du Soir", "Brise du Soir", ainsi que: "11 est revenu mon soldat".Elle vous enverra, en retour: "Les Amours ont des ailes", "Viens, Belle Nuit", et: "C'était trop beau pour que cla fusse durable,"(les paroles seulement).OMBRE SUPREME.—I .orsque vous vous éveillerez de cette léthargie, le miel coulera à grands flots de nos ruches fécondes, des abeilles voyageuses se seront envolées sans pouvoir vous dire adieu, les printemps, les hivers se seront succédé, entraînant après eux de si grands changements: la Reine, dans son vol hardi aura, une fois de plus, remporté sa victoire.Vous vous demanderez, croyant rêver encore, si c'est bien aujourd'hui ou hier ou demain.Et vos soeurs complaisantes répondront: "Regarde, est-il un changement?La même chanté réchauffe toujours nos ailes, les intempéries des médisants et des envieux ne nous ont point effleurées.Telles nous étions hier, telles nous serons demain." AUX ABEILLES.—"Ombre Suprême" demande la chanson: "Ne dites rien à personne"; elle donnera, en échange: "Est-ce vrai?"."Butineuse" désirerait un acrostiche sur les noms l'iorc et Estelle, ainsi que les chansons suivantes, avec musique si possible: "On pardonne tout quand on aime"; "Partir, c'est mourir un peu"; "Berceuse aux Etoiles"; "Parfum du Soir"; elle donnera, en retour: "La Valse Brune", "Le coeur n'est pas un joujou"; "Malgré tes serments, tes promesscs";"Lc Petit Alsacien." BUTINEUSE.—Impossible de publier votre envoi; le courrier est trop encombré pour le moment.Ne vous donnez pas la peine de remercier pour si peu, je vous assure qu'il m'a été agréable de pouvoir vous faire ce petit plaisir.Un peu plus tard je serai plus longue.CORBEILLE DE FLEURS—L'idée ne m'est pas venue (pie vous puissiez déserter, ne fut-ce qu'un jour, notre rucher.Vous avez bien fait (le servir les soeurettes tout d'abord.Ces bons tapis, (pie savamment vous tricotez, me font penser à une maison hospitalière où il ferait si bon pénétrer par ces temps de froidure.Je garde vos envois pour une autre Abeille qui en fera la demande.PENSEE DE MILTON.—Le premier Blanchette venu au Canada fut Pierre, fils de Noël et (le Madeleine Valet, de St Owen de Rosière, évêché d'Amiens, en Picardie.U épousa, à Québec; en 1670, Marie Eournicr de laquelle il eut seize enfants.Il serait bon de vous frictionner la tête trois ou quatre fois par semaine; vous pouvez aussi ajouter, à l'eau dans laquelle vous vous lavez la tête, un peu d'ammoniaque ou de soda.ABEILLE VOTRE AMIE.—Mêlez un peu plus de présomption à vos douces paroles et tout sera bien; ne subissez pas, sans vous rebeller, le contrôle de cette humilité imaginative qui s'insinue chez vous et vous enlève toute assurance.Vous êtes capable de vous exprimer très facilement, chère amie, je vous le dis et croyez-moi.Qu'il ne soit plus question des abonnements; je vous remercie de tout coeur de votre dévouement, quand il ne consisterait (pie dans votre bonne volonté.BLONDINETTE DE LA CAMPAGNE.Voulez-vous que je vous demande une petite faveur?Par votre gentille lettre, je vois que vous ne pouvez me la refuser.Eh bien, voici: Je serais heureuse que ma petite Blondinette ne changeât plus de pscttdo; ça entraîne toujours quelques petites complications tpie vous seriez sans doute heureuse de m'éviter.Merci de vos belles descriptions pittoresques.AUX ABEILLES.—"Blondinette de la campagne" aimerait recevoir les chansons suivantes, avec musique:''Berccuse aux étoiles"; "A quoi sert d'aimer"; "Aimir c'est forger sa peine"; "Dans le coeur d'une rose"; Elle est humide ma paupière"; "Les noces de ma soeur".Elle en enverra d'autres en retour.NINON QUE J'AIME.—Une robe de de tricotinc bleu-marin, avec grand collet de dentelle argent descendant aux coudes, conviendrait bien pour cette circonstance.Des souliers de cuir verni à une courroie feraient aussi l'affaire.La montre que vous me décrivez st du dernier genre; allez donc gaiement à cette fête et amusez-vous bien.J'attends votre invitée "t prépare un festin de bonnes grâces pour la recevoir.AUX ABEILLES.—"Serais-jc nimec" demande les chansons suivantes, avec accompagnement: "Coeur brisé"; "non-heur Brisé"; "Le Petit Boulanger"; "J'ai pleuré en Rêve".Elle donnera, en retour: "Tout doucement" ; "L'en vers des Cietix;' "l.a connaissez-vous"; "Aimer c'est forger sa peine." ALBERTINE.—Je ne puis vous parler au pseudo Noëlla, car il est déjà retenti; j'espère que ma petite Jeanne ne s'en affligera point.Que ne fera is-je pas pour mériter ce redoublement d'amitié que vous me promettez.Cette amitié m'est nécessaire; elle est nécessaire à tous et je le crois encore plus fortement en relisant cet axiome, vieux comme le monde, mais vrai comme la vérité même:""La vie est un combat, combat avec les mille difficultés, aussitOt renouvelées (pie disparues, combat avec les sentiments et les désirs qui se heurtent en nous, combat avec les penchants divers, dont les uns nous élèvent jusqu'aux abords du bien el dont les autres nous conduisent au mal; or, 'dans cette lutte perpétuelle et constante, l'amitié reste l'arme la meilleure".PQMPONNETTE.—A mon lour de vous demander quel secret aimant vous possédez pour avoir ainsi conquis mes bonnes grâces, si tant est tpie je puisse en posséder quelques-unes.Sortez du village et marchez pendant une quinzaine (le minutes, alors vous serez rendue.L'important n'est pas tant de demeurer ici ou là, mais bien où l'on a des souvenirs (pii nous rendent l'endroit plus cher de jour en jour, il n'y a que 10 Abeilles dans ce comté."Bcrthclaise" aimerait beaucoup correspondre avec vous.AUX ABEILLES.—"Pomponnette" désirerait correspondre avec mur de ses soeurettes du comté des Deux-Montagnes et ayant à peu près seize ou dix-huit ans."Gretchen" désire recevoir "I.e Credo du Paysan", avec accompagnement.GRETCHEN.—Vos déboires, en essais de correspondance, m'ont beaucoup amusée; l'abîme sérieux qu'il vous fallait franchir vous a fail rebrousser chemin! Que sera-ce dans les grandes circonstances ?Je badine, vous savez.Il me tarde d'avoir sous les yeux la chanson (pie vous avez commencé de me faire lire dans votre dernière causerie.Si la fin répond à ce (pie j'ai déjà vu, ce sera bientôt notre chanson de ralliement.Je garde vos bonnes idées au sujet d'un concours pour un peu plus tard.Vous êles fort entreprenante, ma chère; c'est cela qui vous rend remarquable à mes yeux.Achetez un paquet de teinture de cette couleur chez l'épicier et, en suivant exactement la direction, vous arriverez certainement à de bons résultats.Les dentelles sont maintenant plus recherchées que les broderies; cependant celles-ci ornent avantageusement les coins de nappe, serviettes, dessus de bureau, etc.je fais des recherches relativement à votre dernière question el y répondrai dans le prochain numéro.PRINCESSE CHARMANTE.— A quand cette confidence de ma petite princesse, l'hiver la favorisera-t-il ?Je ne la vois pas dans voire programme—passe-temps de distractions au dehors.Est-ce donc que vous craignez la neige ou bien vous avez conclu que c'est perte de temps! Votre raisonnement a bien sa raison.d'être, mais la santé, le fera peut-être déroger, si vous n'y prenez garde.PETIT COEUR FRIVOLE ET GAI.— "Mathurine" désirerait fort correspondre avec vous.Que dois-je lui répondre?Si vous acceptez, adressez-lui, s'il vous plait, votre première lettre.AMOUREUSE DE KING.—Vive les gens de chez nous! Et on le dit surtout en revenant de voyage; c'est alors que l'on apprécie doublement ceux qui, quelque temps auparavant, nous étaient antipathiques ou pour le moins indifférents.Ceux de chez nous sont bien les plus sincères et nous devons leur donner toute notre confiance.Je n'ai plus de nouvelles de cette Abeille depuis son mariage; point de nouvelles, bonnes nouvelles.Acceptons cet adage une fois de plus.MOUSSE PARFUMEE.—Je ne pui.me rappeler avoir vu passer cette lettre Vous comprenez, sur la quantité!.Que votre bonheur puisse se répandre autour tie vous et se communiquer à tous ceux qui vous approchent.AUX ABEILLES.—"J'aime les yeux bleus" désire les chansons suivantes "Tous les yeux noirs sont des beaux yeux" "Si tu savais combien je t'aime"["Chapeau de ma soeur", et celle qui commence par: "Je l'appelais ma petite bourgeoise" Elle en donnera d'autres, eu retour, ainsi que (les déclamations.J'AIME LES YEUX BLEUS.—Les vacances s'en viennent à grands pas, et vous aurez bientôt le bonheur de revoir votre regrettée petite soeur; cette séparation n'est que momentanée; songez combien plus triste ce sera lorsqu'il sera temps pour votre soeur de choisir sa voie et d'y marcher! Ne terminez pas votre let ire de crainte de m'eiinnyer; c'est parler à une inconnue que de dire semblable chose.GERTRUDE G.—Le pseudo choisi était déjà pris; alors je vous laisse quelque chose de votre personable, espérant que vous ne vous demanderez pas "which is which".Les Abeilles seront certainement heureuses de vous accepter comme nouvelle soeurette.Le 7 juillet 1903 étail un mardi.GEORGETTE AMOUREUSE.—Vous n'avez pas deviné juste relativement aux deux Abeilles, causes de votre curiosité; reprenez-vous et patientez; Que voulez-vous, je ne puis vous le dire! Espérons que cet ennui se dissipera avec vos nombreuses occupations.Ce n'est que dans les moments d'inaction (pie l'on pens) et de penser peut parfois conduire à la tristesse.Soyez gaie, jeune amie, envers et contre tous.Celte toilette conviendra très bien pour la circonstance, je n'aurais pu mieux choisir.Certainement que vous pouvez offrir ce cadeau; il sera agréé avec plaisir.Soyez assurée de ma sincère affection.PETITE VIOLONISTE.—Comme vous l'avez bien pensé, mignonne, je ne puis accepter cet h- Montréalaise; les Abeilles ne sauraient vivre eu sécurité à la ville.Leurs parents doivent être de bons cultivateurs, pleins d'attentions envers elles; tout le monde rivalise de zèle pour leur faire couler d'heureux jours afin qu'elles coulent de bon miel.POILS FOLLETS ENLEVES RAPIDEMENT PAR BEAVERTONE Infallllblo Inoffcnslf Laisse la penu douco ot clalro.Savourez la satisfaction d'avoir uno peau délicate ot claire, dépourvue do touto oxcrolssancochovoluo qui déparo.Echantillon 15c (en argont).madame le brun Hotte 602 Montréal, Quô.Demandez 50 paquets de graines de légume* ou 30 bijouterie-cartes.Quand ven-dui, retournez $3.00.Une prime gratia.Liste de prime, et catalogue de 300 nouveautés gratis.Sur reception de S 1.35.vous recevrez, par malle, poste payée, 2 Ibs.de coupon de coton, très utile pour lingerie d'enfant.Aflrncco,.ALLEN NOUVEAUTES, Adressez.si.zaehar.Qu& page (i6) 984 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 30 décembre 1922 REVUE DES MARCHES Du 18 au 23 décembre inclusivement.DERNIERE HEURE! Marché au bétail vivant.Prix et conditions prévalant le 26 décembre, à 10.30 a.m.Il y avait à vendre aux cours: 892 bétes à cornes, 936 agneaux et moutons, 1079 porcs et 150 veaux.Du gros bétail disponible, 560 têtes étaient le résidu du marché de la semaine précédente et ne se sont traitées que fort lentement.Deux lots de vaches de l'Ouest, de qualité moyenne, rapportèrent 3 1 H et 3Vic, la livre, respectivement._ Marché à peu près nul pour bouvillons et boeuf de boucherie.La plupart des veaux offerts étaient des veaux de champs qui se sont vendus à environ 4c la livre, p-rr ''.ê;f Marché peu actif pour agneaux et moutons, tendance plus faible pour agneaux, mais très peu d'affaires sont effectuées.Des bons porcs ont trouve preneurs à WAc.la livre.Les truies se sont vendues de 9 à 10c.la lb.BEURRE.Le marché au beurre, qui a été plutôt tranquille depuis quelques semaines, a subi un changement considérable dans le cours de la dernière huitaine.L'avance des prix sur les marchés anglais et américains s'est fait subitement sentir et les détaillants de Montréal et des villes extérieures se sont grandement approvisionnés, ce qui a causé une avance du prix de 1 Vi à 2 sous par livre.On prévoit un marché ferme et à la hausse pour quelque temps FROMAGE.Peu fie transactions se sont faites au commencement de cette semaine.Aux derniers jours, nous avons toutefois eu de fortes commandes de la part des importateurs anglais qui se sont décidés à payer les prix demandés.Des ventes assez considérables de frumages d.herbc détenu en entrepôt se sont faites à des prix variant entre 23 et 24 sous.Etant donnée la faible quantité en entrepôt, on prévoit un marché ferme et à la hausse.OEUFS.Ce marché a aussi été très ferme durant toute la semaine.Les temps froids que nous avons n'étant pas favorables à la ponte, la production semble décroître de plus en plus.Les oeufs d'entrepôt ont doue été eu forte demande et les stocks ont été considérablement diminués.On a pu réaliser deux sous île plus par douzaine pour cette qualité d'oeufs.Les oeufs frais sont très rares et bénéficient d'un marché très favorable.MIEL.Pour plusieurs semaines, ce marché a été tranquille.Quoi qu'on constate une meilleure demande, on semble croire qu'elle sera plus considérable après les fêles, ce qui aura probablement quelque effet sur les prix.SUCRE ET SIROP D'ERABLE Aucun changement important à rapporter sur la situation de ce marché.Les prix sont toujours les mêmes, soit 82.50 pour les beaux sirops et 22 à 23 sous pour le sucre de belle qualité.FEVES ET POIS Ce marché semble avoir été plutôt négligé pendant cette dernière semaine.La demande à l'époque des fêtes est généralement un peu moindre qu'en temps ordinaire.Les fèves canadiennes se cotent toujours à S3.25 le minot, par quantités de chars, à Montréal, tandis que les fèves importées s'offrent à environ S2.75 Les beaux pois bien cuisants rencontrent une demande favorable.Pour les beaux pois, le prix est de S3.O0 le minot.par quantités tic char, livrés a Montréal, Par contre, les pois de qualité inférieure sont très difficiles à vendre, même à une forte réduction tie prix.ANIMAUX DE BOUCHERIE VIVANTS.Boeufs.Les arrivages de bêles a cornes ont été assez forts durant cette dernière semaine.La demande n'a pas été très active et nous avons eu une légère baisse tics prix pour plusicursclasscs.Pour la semaine prochaine, nous prévoyons un marché plutôt stationnaire.Veaux.Les arrivages de veaux de champs et de veaux engraissés au lait se sont maintenus a peu près au niveau de ceux de la semaine dernière.Ce marché a été assez actif et nous avons pu en disposer ;\ des prix qui se sont maintenus à peu près au niveau de ceux de la semaine précédente.Pour la semaine commençant le 26 décembre, nous prévoyons un marché assez ferme.Agneaux et moutons.Tel qu'il arrive toujours dans les derniers jours du mois de décembre, la demande pour les agneaux et les moutons a beaucoup faibli.Nous avons eu une assez forte baisse des prix qui s'est élevée jusqu'à $2.et $3.par 100 livres.Nous attribuons toujours cela au fait que les bouchers aiment à s'approvisionner de viande fraîche dans la semaine précédant la semaine de Noèl et ::on pas durant cette même semaine, car ils auraient leur marchandise un peu trop tard pour faire l'installation qu'ils désirent faire.Pour la semaine commençant le 26 décembre, nous ne croyons pas que nous pourrons obtenir pour cette classe d'animaux des prix plus élevés.Porcs.Les arrivages de porcs, durant cette dernière semaine, ont été assez forts pour répondre à la demande.Nous avons eu une baisse des prix d'environ 25c par 100 livres sur quelques classes.Les offres nous venaient surtout de l'Ontario et de l'Ouest depuis quelque temps.Pour la semaine prochaine, nous prévoyons un marché plutôt stationnaire.VOLAILLES VIVANTES.Les arrivages de volailles vivantes sont très faibles depuis quelques jours.La demande n'est pas non plus très forte.Nous avons pu cependant disposer de tous les arrivages à ties prix qui se sont maintenus à peu près fermes.Pour la semaine prochaine, nous ne prévoyons pas beaucoup de changements.ANIMAUX DE BOUCHERIE ABATTUS.Porcs.Les arrivages de porcs abattus, durant la semaine finissant le 23 décembre, se sont maintenus à peu près au niveau de ceux de la semaine dernière.Le marché n'a pas été très actif.Nous avons pu disposer de toutes les offres, mais à des prix un peu plus bas que durant la semaine précédente.Pour la semaine commettant le 26 décembre, nous prévoyons un marché plutôt stationnaire.Veaux de lait.Les veaux engraissés au lait, abattus, ont augmenté durant cette dernière semaine.Ce marché s'est ouvert avec assez d'activité, mais, comme pour les porcs, nous avons subi une légère baisse des prix.Pour la semaine prochaine, nous prévoyons une assez bonne demande avec des prix qui devront se maintenir à peu près au niveau de ceux de la dernière semaine.Moutons et agneaux.Durant la semaine finissant le 23 décembre, le marché aux moutons et agneaux abattus n'a pas été très actif.Nous attribuons cela au fait que les bouchers s'étaient approvisionnés en assez grande quantité durant la lemaine dernière, et pour les deux semaines à venir nous croyons que ce marché sera plutôt inactif.Nous ne prévoyons cependant pas d'autres changements dans les prix, à moins que les offres dépassent de beaucoup la demande.VOLAILLES ABATTUES.Tel que nous l'avons prévu la semaine dernière, le marché pour les poules et les poulets de très belle qualité, s'est maintenu très ferme.Nous avons eu une légère baisse des prix pour ceux de qualité plutôt moyenne et commune.Les ar- rivages ontété très forts durant la semaine finissant le 23 décembre, et nous avons pu disposer très difficilement de toutes les offres.Nous attribuons cela au fait que plusieurs marchands de volailles de la campagne ont parcouru la ville tous les jours et ont offert cette marchandise un peu à toutes sortes de prix.Nous avons eu une plus forte baisse pour les dindes qui ont été offertes en très grande quantité.Plusieurs chars de l'Ouest nous sont arrivés durant ces derniers jours et ont été .offerts à des prix très bas, ce qui a nui considérablement au marché.Ce marché s'est fermé avec une tendance à la baisse.PEAUX.Le marché pour les peaux de moutons se maintient toujours très ferme.Les prix obtenus durant cette dernière semaine se sont maintenus au niveau de ceux de la semaine dernière.Nous avons eu une légère baisse des prix pour les peaux de boeuf.Pour la semaine prochaine, nous ne prévoyons pas grand changement.FARINE.Le marché reste ferme pour la farine de blé de printemps.Par chars, la première patente s'est traitée à S7.10, la deuxième, à S6.60, et la forte farine à pain, à S6.40 le baril, en sacs tie jute, "ex-track" moins 10c.sur paiement immédiat.Quant à la farine de blé d'hiver, elle se maintient à des prix relativement fermes, bien que le volume des affaires traitées soit .plutôt restreint.Des lots de choix ont été vendus de SS.65 à S5.75 le baril, en sacs de jute usagés, "ex-track", alors que tic plus petites quantités ont rapporté de $5.90 à S6.00 le baril, prix en magasin.Les patentes d'hiver se sont écoulées à $6.50 le baril, en sacs de coton neufs, pris en magasin.Il n'y a pas eu de changement quant à la farine de maïs blanc, qui est peu demandée en ce moment et se vend dcS5.00à $5.10 le baril, en sacs de jute, livrée aux commerçants.' BLE D'INDE.Le marché est de plus en plus ferme, les prix continuant leur marche ascention-nelle.Cela tient à ce que, en présence d'une demande accentuée provenant tie diverses contrées européennes, les disponibilités paraissent Otrc relativement restreintes par suite d'une récolte encore moindre que celle de l'an dernier, laquelle était considérée, à l'époque, nettement insuffisante pour faire face nux besoins de la consommation, tn.m locale que du dehors.AVOINE.La demande locale est nulle, dit-on.Les expéditions de l'Ouest sont beaucoup plus considérables qu'elles ne l'étaient depuis plusieurs semaines.On reçoit très peu de commandes du Royaume-Uni.Par contre, il y a une forte demande en France, en Belgique et en Hollande, pour expédition en décembre ou janvier.Il ne s'y vend reien pour expédition ultérieure à cette date, étant donné que l'avoine de l'Argentine, qui sera alors disponible, leur reviendra à meilleur marché que la nôtre.PATATES.On ne signale rien de nouveau sur ce marché dontj'état demeure à peu près ce qu'il était il y a huit jours.On cote de 90c à S 1.00 le sac de 80 livres, selon la qualité.La demande n'est pas assez forte aux prix actuels pour_ assurer l'écoulement rapide des approvisionnements chez les commerçants.POURQUOI ACHETER DES MOULEES7 Le cultivateur achète des moulées ou des résidus surtout pour enrichir en protéine et en matière grasse les fourrages et les grains qu'il cultive sur sa ferme et obtenir ainsi une ration plus nourrissante ou, en d'autres termes, mieux équilibrée.Ces moulées qu'il achète ont d'autant plus de valeur pour lui qu'elles contiennent plus de protéine et de matière grasse et, jusqu'à un certain point, moins de cellulose.II se règle donc, pour le choix de ces moulées, pour savoir quelles quantités et quelles qualités il doit acheter sur la nature des grains et des fourrages qu'il cultive.Plus les fourrages et les grains qu'il produit sont riches en protéine, moins il lui faut acheter de moulées chères.C'est là une considération importante; elle devrait encourager le cultivateur à cultiver le plus possible, sur sa ferme, les aliments qu'il lui faut, et à veiller à ce que ces aliments soient d'une espèce qui fournisse le plus possible de la protéine nécessaire.Comme exemple de ce que l'on peut obtenir en faisant attention à ce point, citons le cas du foinde mil (fléolc) et du foin de trèfle.Ces deux foins diffèrent beaucoup l'un de l'autre sous le rapport de la quantité de protéine qu'ils renferment, par conséquent, de leur valeur nutritive.Souvent le foin de trèfle contient deux fois plus de protéine que le foin de mil; il est donc clair que la question de savoir quelle quantité d'aliments il faut acheter et de quelle nature doivent Ctre ces aliments, dépent principalement de la sorte de foin que l'on cultive. 30 DECEMBRE 1'22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS l'AGE CONVENTION DES FERMIERS-UNIS D'ONTARIO.(Suite de la page 0) r Concernant la classification des porcs à bacon: que le Service de la Production animale fédéral soit instamment prié d'organiser un comité permanent composé de représentants des producteurs, des marchands de viande fit d'officiers du département qui se réunirait fréquemment afin d'établir une meilleure entente entre toutes les parties concernées.Concernant la betterave à sucre: que le gouvernement fédéral soit prié de retirer la nouvelle loi établissant un impôt sur le sucre de betterave.Concernant le commerce des narcotiques: que le gouvernement d'Ontario imite celui du Manitoba et ajoute à la législation supplémentaire pour supprimer définitivement la vente de l'opium et autres narcotiques du même genre.Concernant l'immigration: que les U.F.O.s'opposent à ce que l'Etat ne donne aucune assistance aux immigrants agricoles jusqu'à ce que nos conditions économiques permettent à une proportion raisonnable de fils de cultivateurs de rester sur la ferme.Concernant les relations avec les autres provinces: que cette convention accepte unanimement les souhaits fraternels des provinces de l'Ouest et de la vieille province de la Confédération, la province de Québec, auxquelles elle rend de tout coeur la réciproque et, de plus, que sans réserve elle fasse sienne la déclaration que dans l'avenir l'on ne fasse plus de distinsetion au pays, entre l'Est et l'Ouest, entre les races et les religions, mais que tous les éléments de la population se rallient au signe de "citoyens canadiens." Concernant l'entraînement militaire dans les écoles: que la convention entière s'oppose irrévocablement non seulement à ce que le gouvernement continue à dépenser des argents pour fins d'exercices militaires dans les écoles, mais aussi tout entraînement militaire dans les écoles.La liste des résolutions fut close par une expression de vive gratitude au président sortant de charge, M.R.\V.A.Burnaby, qui fut fait membre à vie de l'Association des U.F.O.Le rapport du comité de secours des U.F.O.sur les opérations de ce.comité depuis la conflagration du nord de l'Ontario, fut très intéressant.Le secrétaire général, M.Morrisson, dit qu'environ 100 chars de matériaux de tout genre, foin, paille, avoine, pommes de terre, pommes, fleurs, vêtements, furent expédiés aux compatriotes du Nord.De plus, les Fermiers-Unis ont souscrit, jusqu'à ce jour, la somme de 518,643.50 en argent.$5.000.de ce montant furent consacrés à l'achat de machines à coudre; $6,000 pour des voitures d'hiver; $4,600.pour différents autres matériaux, laissant le comité avec une somme de $4,000.pour continuer son travail.A l'assemblée même, les convention-nistes souscrivirent une première fois la somme de $500.pour venir en aide à une coopérative locale ruinée par l'incendie du Nord, et une seconde fois $600.pour les petits enfants des familles éprouvées.Grâce à un mouvement très habile de la part du président, M.Burnaby, le Telegram de Toronto, journal qui favorise autant les Fermiers-Unis de cette province que le Soleil de Québec les favorise ici, se vit dans l'obligation de relever un défi par lequel il s'engagea à doubler la somme qui serait souscrite par la convention pour venir en aide aux enfants du Nord.Quant à leur situation politique, les U.F.O.ont fait les déclarations suivantes: lo.Qu'il n'y ait aucun changement dans la forme d'organisation pour fins politiques.2o.- Que cette convention affirme de •nouveau son adhésion aux principes de l'autonomie des comtés (pour le choix des candidats.) 3o.Que cette convention est opposée au Mail & Empire et autres journaux favorisant la formation d'un nouveau parti politique (à côté du parti fermier).L'un des événements importants de cette convention fut la visite de l'ancien, président des Fermiers-Unis, l'Honorable M.Drury, premier ministre de la province et de ses collègues, Messieurs Doherty ministre cle l'agriculture et Rancy, procureur général.Le premier ministre fut l'objet d'une ovation de la part des congressistes et cette réunion nous a laissé l'impression que les membres de l'Association qui représentent l'élément agricole aux parlements et les Fermiers-Unis eux-mêmes, sont en bon accord.L'Association ne s'objecte pas à ce que ses représentants aux parlements acceptent le support de toutes les classes de la société, à condition que l'on n'enlève pas aux comtés la liberté de choisir eux-mêmes leurs candidats.L'EXPOSITION D'HIVER D'OTTAWA.Comme par les années passées, il y aura, cet hiver, à Ottawa, du 15 au 19 janvier, une grande exposition cle chevaux, de bétail laitier et de boucherie, de moutons, de porcs, de volailles, de grains, etc.La liste de prix de cette exposition a été distribuée à plus de 5000 exposants.Les chevaux paraderont durant la soirée, Des démonstrations sur le contrôle des vaches laitières seront données.Les animaux gras, à boucherie, les différentes races de moutons, de porcs, de volailles, etc, seront des mieux représentées.On pourra obtenir pour la circonstance des billets de chemin de fer à prix réduits.Tout intéressé qui désire avoir des renseignements au aujet de cette exposition peut s'adresser à M.B.Phelan, Ottawa— (Voir l'annonce en page 9) Petites annonces TARIF : 50 cents par Insertion de 25 mots ou moins ; 2 cents par mot additionnel.Un ami de la cause agricole possède une grande et magnifique ferme ainsi qu'un autre terrain à proximité de celle-ci.Cette ferme renferme 40 bêtes à cornes dont 30 bonnes vaches laitières; 6 chevaux, 12 moutons; 2 silos, une importante érablière avec outillage moderne; et toute la machinerie aratoire nécessaire: "blower' moteurs, batteuse, moissoneusc, épandeu-sc d'engrais, centrifuge de 1400 lbs à l'heure, le tout en parfait ordre.Muni d'une telle garantie, cet ami désirerait emprunter $3,500.sur première hypothèque.Ceux que la chose pourrait intéresser sont priés de communiquer immédiatement avec LE BULLETIN DES AGRICULTEURS, 668, rue St Paul Ouest.Montréal, Que.AGENTS DEMANDES:—Assurez-vous un bon revenu dursnt les mois tranquilles en vendant nos Spécialité» et Nouveautés de grains de semence.De préférence des aients représentant déjà d autres compattnles.S'adresser, pour .nlormatlons.a Langevln Frères, Botte 1473.Montréal.P.Q.40 a 52 inc.A VENDUE : Fromagerie avec ouullagc moderne, complet et neuf.Production, au plus fort de In saison.0600 livres par our.Vendra à conditions faciles: cause: mauvaise santé.Pour plus amples Informations, s'adresser ft Francois Fortin, Normandln.Co.Lac St.Jean.Que.40-60-51 A VENDRE:—Terre à St Félicien, à d'excellentes conditions.S'adresser à Madame Henri Girard, St Félicien, Lac St Jean.COQ DE $12.00 GRATUIT:—Pour faire place 4 nos dernières couvées, nous vendrons 10 poules d'un an, choisies parmi les B.P.Rocks, les W.Wyrndottcs.les S.B.I.cglioms, ou les R.C.R.I.Rouges, valant $5.00 chacune, pour $40.00 seulement.Avec chaque lot de 10 poules, nous donneront gratuitement un coq de $12.00.Commandes aujourd'hui.Catalogue gratuit L.R.Guild.& Sous.B.P.20.Rnckuond.Ont.411-50-51-62 A VENDREi Trayeuse mécanique complète comprenant moteur et chaudières.S'adresser ù J.Sauveur, 57.43èmc ave.Lacliiuc, Que.61-52 FOIN A VENDRE: Bon foin ft $12.00 la tonne fait en bon ordre et livré a la statiun.S'adresser, a J.A.E.Mndorc, Cnsselman Ont.A VENDRE:—Superbe taureau Ilolstcin Korn-dykcScjis Copra.7 ans; 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(18) 086 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 30 DECEMBRE 192 L'ENGRAISSEMENT DES VOLAILLES POUR LE MARCHE.La majorité des cultivateurs de la province de Québec ne se donnent pas beaucoup de mal pour préparer leurs volailles pour la vente.D'ailleurs, les consommateurs ou le public, en général, sont si bien babil nés à acheter des volailles d'une pauvre qualité qu'ils ne se rendent généralement pas compte de toute la différence qui existe entre une volaille bien engraissée et une volaille maigre, qui rôtit mal.Une bonne poule de rôt, cpii flatte le palais, est une poule jeune, bien développée, dodue, bien engraissée; une poule de ce genre rôtit beaucoup mieux que celle rpii a plus d'os que tie chair; elle a un goût riche, plus on en mange, plus on le désire, tandis qu'une poule maigre n'est jamais attrayante, même lorsqu'elle est bien présentée et une fois cuite elle n'a pas de goût et est loin d'être appétissante.L'engraissement des volailles est donc un procédé qui a pour but de préparer de la meilleure manière possible la viande de poule à la consommation humaine.Les poules mal engraissées se vendent toujours à plus bas prix (pie les autres et parfois ne laissent aucun bénéfice.L'un des plus grands marchands de gros de Montréal disait la semaine dernière dans son rapport: Les volailles bien engraissées se vendent bien, mais il n'y a pas d'acheteurs pour la deuxième qualité.Il y a généralement une différence de cinq cents dans le prix entre les volailles qui sortent directement du champ où elles erraient en liberté et le même genre de volailles après un séjour de trois semaines dans les épinettes d'engraissement.L'augmentation de poids est beaucoup plus forte et la qualité de la chair est bien meilleure lorsqu'on se sert de pâtée molle que lorsqu'on emploie du grain rond pour l'engraissement.Une bonne ration d'engraissement se compose de parlies égales de moulée d'avoine, de sarrasin finement moulu et de moulée de blé d'Inde.Il faut mélanger ces moutures parfaitement puis humect i r le mélange avec du lait écrémé sûr pour eu faire une paie claire.Le lait est un excellent aliment pour les volailles à l'engraissement et l'on obtient les meilleurs résultats en mélangeant la pâtée quelques heures avant de l'administrer.CONVULSIONS Demandez notre livra gratuit don.nant del detaila complet! sur In Fdmcuic preparation TRENCH pour épîlepitie et convul.iont.Simple traitement dome.tique Plue de 3U am de lurent, témoignage, de tout-a Ici parties du monde Plu» rlr 11100 .n un.année.Ecrivez de «uite 1 TRENCH REMEDIES LIMITED 2707 St.Jamei Chamber.79 Adelaide St.E.TORONTO.ONT.Il existe deux moyens d'engraisser les volailles pour le marché.Dans l'engraissement en loge, tous les oiseaux sont mis dans une petite loge où ils se tiennent tranquilles et ne peuvent prendre beaucoup d'ébats.Si cette loge est tenue un peu obscure, cela n'en vaut que mieux car les oiseaux sont moins agités.L'autre système est le système d'engraissement en épinette; on considère généralement qu'il est préférable.Les commerçants de volailles préfèrent presque tous les volailles engraissées en épinette.On peut faire une bonne épinette avec des lattes et quelques planches pour les bouts et les cloisons.L'épinettc doit mesurer 6 pieds et 6 pouces de long, 20 pouces de haut et 16 pouces de large.Le dessus, le fond et le plancher sont faits de lattes disposées dans le sens de la longueur.Les lattes sur le dessus et au fond sont placées a 1 Yi pouce d'espacement ment, les lattes sur le devant sont verticales et à écartement d'enviro/1 2 pouces pour que les oiseaux puissent manger dans une auge en forme de V, qui est mise en face de l'épinettc.Les lattes qui forment le plancher de l'épinettc sont placées à 3 /4 de pouce de tlistance entre elles.L'auge,en forme de V,a deux pouces de profondeur et 2x/i pouces de large au sommet; elle est placée sur des tablettes devant l'épinettc et ces tablettes sont à environ deux pouces au-dessus du niveau du plancher de l'épinettc.L'épinettc, une fois terminée.cst posée sur des supports d'environ 2'/i à 3 pieds de hauteur.11 faut épousseter les oiseaux avec une poudre insecticide pour les débarrasser des poux et des mites avant de les mettre dans les épinettes.Un point important, c'est de donner plutôt peu de nourriture la première semaine, puis de donner tout ce que les poules désirent consommer pendant les deux semaines qui suivent.On considère généralement qu'une période de trois semaines est bien assez longue pour mettre PEAUX VERTES TRAPPEURS Beaucoup d'argent à gagner avec les fourrures.Nous avons besoin de millions de peaux de bâtes puantes, rats musqués renards, martes.Faites-moi une expédition d'essai et convainquex-vous.Demandez notre |îsta de prix.S.ROBERTS 531 MANNING Ave.A.TORONTO LIVRE ËË dies des Chiens ett comment on les nourrit; Karri gratia par l'iaxta à votre- adrcaae.B.
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