Le bulletin des agriculteurs /, 1 juin 1939, jeudi 1 juin 1939
S@HJHS mm €©OIPl ET BE (S@ifilSf 2eme LEÇON US BEUX SOEUES - .- .paA Wlwik Jiosmsm I Le Bulletin des Agriculteurs Juin 1939 COMMENT S'HABILLAIENT LES ELEGANTS EN 1820 LA BIERE QUE VOTRE A R R I E R E - G R A N D - P E R E U VAIT Secs et /TrAJT^\ Gicles ENGRAIS CHIMIQUES De l'usine C-I-L Beloeil et des entrepôts C-I-L de Québec, Chambly et Montréal.Nous avons aussi un assortiment complet à nos succursales de: Montréal, Québec, Levis, Lennoxville, Princcvillc, Rimouski, La Sarre, Amos, Waterloo, et Ste-Rosalie.COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC Bureau chef: 130 Est St-Paul, Montréal Tél.: HA.4141 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Juin 1939 SOMMAIRE Nouvelles Page Les deux soeurs.8 Marie Koenen Vieille fille à marier .9 A.Brassard Le chroniqueur de Pinard ville 11 A.Brassard Les bons moments de la vie .4 Articles d'intérêt La qualité du lait fait la qualité du fromage .5 Les cercles agricoles .3 Chroniques Lettre d'Ottawa .44 La chronique municipale .25 L'électricité protège nos vergers 16 C.-I'j.Tourigny Pour construire ou moderniser .12 Les idées pratiques .13 Articles agricoles Réflexions sur la pomme de terre .6 /;.Daribcau L'apiculture dans le Québec .7 G.Lamarre, U.S.A.C'est le temps des foins .24 /'.-//.Vézina L'élevage du mouton est profitable .21 La médecine vétérinaire .17 Revue des marchés domestiques 22 Section féminine Les vraies femmes ont le culte des fleurs .28 Alice lier Cours de coupe et de couture .34 Deuxième leçon L'Industrie féminine aux expositions .36 Claire E toise Le courrier .30 La bonne cuisine .40 Patrons Buttcrick .29 Patrons pour toutes .31 Le massage du visage .33 Ne vous ennuyez pas icuncs filles .38 La santé par l'hygiène .+2 Pour les jeunes de la campagne +3 Embellissez votre maison .39 Nos arts paysan* .37 > Juin 1939, Le Bulletin des Agriculteurs 3 La défense du cultivateur Les premières associations agricoles Les sociétés d'agriculture et les cercles agricoles ont marqué de leur empreinte chaque étape du progrès de l'agriculture dans la province de Québec — Il serait désastreux que nos plus précieux organismes agricoles soient jetés par-dessus bord bien qu'ils soient encore en mesure plus que d'autres associations de rendre d'immenses services à la classe agricole — Leur oeuvre passée garantit leur oeuvre future.Certaines associations agricoles que l'on trouve aujourd'hui dans la province de Québec comptent déjà cin-quante ou même soixante-quinze ans d'existence tandis que d'autres sont d'origine plus récente.Les premières ont tracé la voie aux autres en dépit des difficultés qu'elles eurent à surmonter et on semble maintenant ne pas vouloir reconnaître leurs efforts et leurs mérites.Pour apprécier à leur valeur les plus vieilles associations agricoles qui aient travaillé au développement de l'agriculture dans cette province il faut remonter à leur origine pour connaître l'état dans lequel se trouvait alors l'agriculture québécoise et mesurer la distance (pie celle-ci a parcourue depuis iràce aux cercles agricoles et aux sociétés d'agriculture.Au siècle dernier la situation de la classe agricole n'était pas des plus brillantes.En effet, après la cession du Canada à l'Angleterre, la popula-lation ruinée.La plupart des citoyens misérable.Les réserves étaient épuisées les fermes dévastées, la popu-latio nruinée.La plupart des citoyens influents, instruits et exprimentés quittèrent le pays, laissant leurs compatriotes à leurs maigres ressources.Soutenus et aidés par le clergé ces derniers demandèrent au sol leur subsistance.On cultiva les céréales sans engrais.Le sol alors assez fertile donna d'abord ne bons rendements mais cette fertilité primitive se perdit avec les années et les récoltes diminuèrent.On devait quelques chevaux et quelques boeufs comme moyen de traction sur In ferai ou sur les routes.Les marchés pour les produits animaux étant nuls, les autres animaux domestiques étaient considérés comme un mal nécessaire.On se résignait à garder linéiques têtes de bétail afin de se nourrir et de se vêtir.Aucune aide i aucun encouragement ne furent accordées à ces pionniers par le gouvernement du pays pendant de nombreuses années après la conquête de 17C.0.I le ne fut qu'en 1847 que le gouvernement autorisa la formation des premiers organismes agricoles, les So-eiétés d'agriculture.A cette époque In population rurale laissée depuis si longtemps à ses propres ressources 'lait aux prises avec une grande misère qui encourageait l'exode par milliers de nos compatriotes vers les Etats-Unis où les intérêts agricoles étaient mieux protégés que dans notre pays.Le gouvernement s'engagea enfin a aider les sociétés d'agriculture par 'les octrois qui devaient servir à l'achat d'animaux et de grains améliorés et à primer les nnimaux aux expositions.Le gouvernement ne devait toutefois aider l'agriculture par l'établissement des fermes-modèles et des écoles d'agriculture qu'en 1852.C'est aussi cette année-là qu'il adopta la loi créant le ministère de l'Agriculture et la Chambre agricole appelée a devenir plus tard le Conseil d'agriculture.II ne faudrait pas croire cependant qu'au lendemain de cette première mesure gouvernementale la province de Québec était devenue la "terre par Isidore promise" pour la population agricole.Le conseil d'agriculture dont on attendait tant de bien fut composé en majorité de gens qui ignoraient les premiers éléments de l'agriculture.Us ne s'intéressèrent aux questions regrettables bévues.La classe agricole eut donc encore à souffrir pendant agricole que pour commettre les plus longtemps de l'apathie, de l'incurie et de la mesquinerie des hommes influents.Loin de manifester leur désir d'aider les cultivateurs ces derniers montrèrent dans leurs paroles et leurs écrits leur ignorance complète de l'agriculture et leur désintéressement total des problèmes agricoles.La classe agricole était ignorée.En outre, comme on peut facilement en comprendre les raisons, la population rurale de cette époque ne pouvait être très instruite.Si vers la fin du siècle, soit depuis 1875, 1' agriculture a pu progresser dans la province de Québec on peut attribuer le mérite à certains hommes doués d'une bonne instruction et d'un sens patriotique, à des hommes éclairés et dévoués à l'agriculture et aux agriculteurs qui ont consacré à leur province leurs ressources intellectuelles et physiques pour améliorer la situation de la classe agricole.Ces hommes tels les Bernard, les Pilote, les Perreault, les Landry, les Chopais, les Gigault, le-.Marsan, les Couture et plusieurs autres tentèrent par différents moyens de capter l'attention des agriculteurs de leur inspirer confiance, de 1er enseigner la science agricole et de les réunir dans un mouvement général pour relever l'agriculutre.Des efforts quasi héroïques furent multipliés dans le but d'atteindre les cultivateurs et de les instruire au moyen des publications agricoles mais lesc ultivatcurs de ce temps-là étaient encore moins portés à la lecture que les cultivateurs d'aujourd'hui.Ces efforts ne donnèrent pas les résultats que l'on en attendait.Il fallut donc essayer d'enrôler lesc ultivateurs dans des associations, do les grouper, de les voir, de les convaincre de la nécessité pour eux de participer aux mouvements que l'on tendait alors à généraliser.Les sociétés d'agriculture et les cercles agricoles jouèrent alors un rôle qu'on ne peut ignorer sans être de mauvaise foi.Ceux qui avaient à coeur l'amélioration de l'agriculture, particulièrement les curés des paroisses agricoles, se hâtèrent d'organiser des cercles agricoles et des sociétés d'agriculture.On travailla si bien qu'en 1900 on comptait 5,10 cercles et environ 75 sociétés d'agriculture dans la province.Ces organismes permirent de grouper les cultivateurs de la plupart des municipalités rurales et de déelancher les grands mouvements qui ont porté l'agriculture de la province au niveau où elle est aujourd'hui.La classe agricole manquait d'instructions; les cercles agricoles et les sociétés d'agricultures remplirent cette lacune par des conférences.Ces organismes facilitèrent s.ussi la diffusion de la science agricole par la distribution des journaux et des revues agricoles.C'est sous les auspices des cercles agricoles qu'eurent lieu les concours qui habituèrent les cultivateurs de chez-nous à sélectionner leurs grains de semence, à améliorer leurs labours et leurs méthodes de culture.Ce sont encore ces associations qui ont permis à nos éleveurs de se procurer des reproducteurs améliorés et des instruments agricoles indispensables dont ils auraient été forcés de se passer par suite de leurs maigres ressources.Dans tous les domaines de l'agriculture nos vieilles associations agricoles ont contribué au progrès et elles sont encore aujourd'hui des organismes indispensables au cultivateur.On peut même ajouter sans crainte de démenti que l'excellent travail d'éducation fait grâce à ces organismes a formé l'élite de la classe agricole dont on a eu besoin pour constituer d'autres sociétés agricoles.Loin de blâmer nos vieilles associations agricoles, nous devrions mettre tout préjugé de côté, étudier leur passé et en tirer les leçons qui pourraient nous aider à diriger nos entreprises actuelles.Nous devrions aussi nous demander si depuis que nous jouissons du relèvement agricole dont elles ont été la cause, on a bien continué d'user de ces sociétés aussi judicieusement qu'on aurait dû le faire et si l'on a bien profité de la situation favorable dans laquelle elles nous ont placés au point de vue agricole.Rendons donc justice à ces organismes qui n'ont été créées que dans le but de diffuser la science agricole, d'améliorer notre agriculture et de promouvoir de toutes manières les intérêts des cultivateurs Québécois.Ces sociétés n'avaient pas d'autre but.Ceux qui ont conçu l'idée de leur organisation n'étaient animés que de bons sentiments.C'est pourquoi nous devons souhaiter qu'elles vivent encore longtemps et nous devrions les aider à continuer de servir efficacement notre classe agricole.Il est même important que nous les protégions contre certains organismes nouveaux dont le pouvoir de pénétration ou d'absorption semble ne pas avoir de limite.Apres avoir été lents à accepter les théories agricoles que leur ont proposées les fondateurs de nos vieilles associations agricoles et maintenant que grâce à ces associations notre situation est considérablement améliorée, il est à souhaiter que nos cultivateurs usent de la même prudence qui les caractérisait autrefois et ne laissent pas chambarder nos plus précieux organismes agricoles pour les voir remplacer par des nouvelles organisations dont l'idée de la fondation n'a lient être pas été conçue avec d'aussi bons sentiments que ceux qui animaient les fondateurs des cercles agricoles et des Sociétés d'Agriculture.Demandons nous, si parce que d'origine plus récente, les nouvelles associations seront nécessairement plus effectives.Demandons nous aussi si elles ont pu se soustraire aux causes d'erreur et aux tendance vicieuses qui affublent trop souvent nos organisations modernes, mêmes agricoles.Un peu de méditation à ce sujet pourrait éviter des mauvais pas, des adhésions dangereuses et des destructions déplorables.le reporter de l'air, se fie à la Jim Hunier, le populaire reporter do l'air, commit tonte l'importance de In précision et de l'exactitude, (."est pourquoi, depuis plus de 5 ans.il a mis sa confiance dans un HIC BEN il réveil carillon.Un chronomètre Indiquant les fractions de seconde est le seul autre article que Jim estime nécessaire pour lui assurer la plus complète exactitude dans ses programmes, ("est un benu témoigna-ce en faveur du BIG BEN.Son boîtier à l'épreuve de la -poussière lui assure précision et longue durée.Le BIG BEN à réveil bruynnl se vend *2.fl.ï; le BIG BEN à réveil carillon avec deux voix et lie tac silencieux so vend S.I.B.'i.AMERICA Réveil d'un Jour très fiable.Fini (noue nvec en ml turc nickel.Ilévclï à sonnerie continue.n.43 SPUR Réveil Wcittclox d'un Jour, 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Sa mère était bien intentionnée, mais elle préféra la méthode moderne! LA MÈRE: Mais, Alice .je veux seule- LA MERE: Eh bien .si tu le prends ment l'aider! sur ce ion! Mais lu ne devrais pas ALICE: Je lésais, inaman .mais est-ce oublier que je connais les bébés, moi que je n'ai pas le droit d'élever mon aussi.est-eequejcnel'aip:usélevée?enfant à ma manière?ALICE: Oui.niais il va 25 ans de cela.ALICE: N'oubliez pas, maman, que les temps ont changé.On a AMÉLIORÉ les méthodes d'élever les enfants.Le docteur prétend que tout ce qu'on donne à un enfant doit être fait sjiécialcmenl pour lui.ALICE: II m'a prescrit un régime alimentaire spécial .il m'a recommandé une poudre sociale.et menu; un laxatif spécial! LA MÈRE: Comment?Un laxatif spécial! ALICE: Pourquoi pas?Est-ce que ce ne serait pas dangereux d'employer autre chose qu'un laxatif pour bébés?C'est pourquoi le docteur me conseille le Castoria.II est bénin, mais efficace .et est préparé exclusivement pour le système délicat des bébés.LA MERE: Mais est-ce que ton bébé le prend?Tu sais comme il est capricieux! ALICE: Voyez plutôt! Même le goût du Castoria est fait pour plaire aux petUs.C'est un laxatif qu'ils aiment à prendre et qui leur fait grand bien! CASTORIA Le laxatif moderne-et Sun préparé spécialement et SEULEMENT pour les enfant' Les bons moments de la vie Un commerçant avisé Tout le monde sait que ce commerçant a fait fortune en vendant du pâté de lièvre.—Du pâté de lièvre, lui dit un jour un incrédule, mais tu ne devais y trouver ton compte au prix où est le gibier ?—Mai si, je t'assure.D'ailleurs, s'il faut tout dire, ce n'était pas exclusivement du pâté de lièvre.—Ah! bon! —J'y piêlais un tout petit peu de viande de cheval.—Et dans quelle proportion?—Oh! honnêtement comme tu peux penser, moitié, moitié.Un cheval .un lièvre; un lièvre .un cheval.Mariage impossible La petite Juliette dit au petit Pierre : —Quand nous serons grands nous nous marierons.—C'est impossible.Chez nous on se marie dans la famille.Mon père a épousé ma mère et mon grand-père a épousé nia grand'mère.Pas encore assez fou! —Savez-vous la nouvelle, mon cher monsieur I.esac?—Non, dites voir! —Eh bien, Tacle, vous savez votre client Tacle, il est devenu subitement fou! —Pas possible?Mon bon Tacle est devenu fou?—Hélas! mais remettez-vous! je ne pensais pas provoquer une émotion si touchante, si sincère, si .¦—Eh! il s'agit bien d'émotion, Tacle me doit 50 louis.Va-t-il me les payer maintenant?—N'exagérez pas, mon cher Lesac, répond charitablement l'ami, Tacle n'est pas fou à ce point-là! Chagrin d'ivrogne Dupinard se désole parce qu'il vient d'enterrer son épouse.—Voyons, mon vieux, lui dit un ami pour le consoler, il faut te faire une raison, nous sommes tous mortels.—C'est vrai, réplique Dupinard, mais maintenant je n'aurai plus l'excuse de boire à sa santé.L'idée d'Alcibiade Alcibiade Zanazy, qui habite dans la bonne ville d'Orléans, est fiancée depuis quelques mois à la plus jolie fille d'Angers.Trois fois par semaine, en dépit de la distance, il va faire sa cour à sa chère Eglantine.Tout cela alla bien pendant l'heureux temps des fiançailles.Mais le jour du mariage, Alcibiade ne trouve-t-il pas le moyen de se lever trois heures en retard.Lorsqu'il arrive à la gare il est dix heures et demie et le mariage à Angers doit être pour onze heures précises.Alcibiade se désespère.Soudain une idée de génie lui traverse l'esprit.Il s'élance vers la poste et expédie la dépêche suivante: "Manqué le train.Arrive par le suivant.Surtout ne pas se marier sans moi." La petite bonne Le joyeux pinee-sans-rire Alphonse Allais avait à son service une jeune Cretonne bête comme un pot et d'une naïveté prodigieuse.Un jour il lui dit de porter une lettre à la poste, et c'est seulement après son départ qu'il s'aperçut qu'il avait oublié d'écrire l'adresse sur l'enveloppe.Il pensa qu'elle s'en aperce- vrait et rapporterait la missive.Mais la jeune domestique revint les mains vides.—Et ma lettre?demande Alphonse Allais.—Je l'ai mise à la poste.—Vous n'aviez donc pas vu que l'enveloppe ne portait aucune adresse?—Oh! si, s'exclama la petite bonne; mais j'ai cru que monsieur ne voulait pas que je sache à qui il écrivait.A la cuisine Madame, a sa cuisinière.— Vous savez, ma fille, chez moi c'est l'habitude de manger les restes.La Cuisinière.— Oh! madame peut être bien tranquille, je les lui garderai! —Quelle belle fourrure VOU8 avez là! A quel animal appartient-elle?—.-1 moi, vous1 voyez bien! Histoire de revenants Un paysan se présenta tout ému au curé de sa paroisse, lui contant qu'il avait vu un revenant et que, depuis lors, il en était encore tout épouvanté.—Quand avez-vous vu ce revenant?lui demanda le curé.—La nuit dernière, vers minuit, en entrant chez moi.—Et où donc?—Le long; de la muraille de l'église, au clair de lune .—Bon! Et quelle forme avait ce spectre ?—Ah! monsieur le curé, la forme d'un âne énorme.—Que la paix soit avec vous, mon ami; c'est votre ombre, sans aucun doute, qui vous a effrayé! l'as son nom, son numéro Sur la place d'Armes une maman et sa fillette attendent le tramway.La petite demande: —Maman, qui est ce monsieur, qui a sa statue ici ?—Eh bien, regarde, lis toi-même son nom puisque tu sais lire.La petite s'approche du socle et revient, la mine désappointée: —Son nom n'y est pas mais seulement son adresse: "Maisonneuve.1612-1676.Le plus fou des deux Un aliéné, dans une des salles de bains de l'asile, s'est mis en tête de simuler l'attitude d'un pêcheur: assis sur le bord de la baignoire qu'il a remplie d'eau il fait mine de taquiner la perchaude le plus sérieusement du monde.Un médecin de l'établissement sourit de le voir en telle posture et, selon le principe de la non-contrariété, s'en-quiert auprès du malade: —Eh bien! Ça mord aujourd'hui.—Est-ce que vous avez jamais vu prendre du poisson dans une baignoire?riposte le fou flegmatique. Juin 1939 La qualité du lait fait la qualité du fromage Aucun fromager quelque habile qu'il soit ne peut fabriquer du fromage de qualité supérieure s'il n'a du lait propre et pur.— L'amélioration de la qualité du fromage est récompensée cette année.A Cinq Pit du Défoncé vivaient il y a à peine quelques années une quarantaine de bons cultivateurs avides de réussir et de prospérer.Les idées nouvelles et les méthodes modernes ne les effrayaient pas.Ils travaillaient, produisaient, achetaient et vendaient en commun.C'était vraiment beau à voir cet esprit de coopération des habitants de Cinq Pit.Une bonne journée les quarante amis se décidèrent à acheter un tracteur qui servirait leurs besoins communs.Pour célébrer l'acquisition de cette machine qui devait leur mériter d'être cités en exemple dans tout le comté ils réunirent tous les paroissiens de Cinq Pit et les notables du comté sur le terrain de l'exposition afin de leur donner une démonstration du travail de leur superbe tracteur astiqué et brillant comme les boutons de l'uniforme d'un commandant de parade.On avait tout préparé soigneusement, du moins on le pensait.Après les discours de circonstance on mit le moteur en marche.Le tracteur démarra mais après quelques enjambées le moteur hoqueta et étouffa.On réussit à le remettre en marche mais la machine n'avançait plus que par soubresauts.Ce fut une consternation générale.Les propriétaires de la machine ne pensaient plus qu'au ridicule qui rejaillirait sur eux à la suite de cette malencontreuse panne.Heureusement, survint le vendeur du tracteur qui reconnut bientôt la cause du mal.On avait tout préparé soigneusement mais on avait mis dans le réservoir une gazoline pleine de saleté qui cn-l'.orgeaient le carburateur.Vider le réservoir et le iempli d'une gazoline propre fut une affaire de cinq minutes et la démonstration fut alors un plein succès.J I! en est de même d'un grand nombre de producteurs laitiers qui expédient leur lait à la fromagerie et sont tout surpris de voir (pic leur fromage n'est pas de première qualité.Ils possèdent dans l'ensemble un bon troupeau de vaches saines à qui ils prodiguent les plus grands soins.Ils leur don-nent une alimentation rationnée et ils entretiennent leurs étables proprement.Ils se demandent de quoi provient l'infériorité de la qualité de leur fromage.Ils croient avoir pensé à tous les soins mais ils ont oublié que la qualité du lait fait la qualité du fromage.Et pour fournir au fromager un bon lait il faut que ce dernier soit propre et pur.Pour obtenir ces deux qualités du lait, la pureté et la propreté il faut prendre certaines précautions malheureusement trop souvent ignorées ou dédaignées.Aucun fromager quelque habile qu'il soit ne peut fabriquer du fromage de qualité supérieure s'il n'a du lait propre et pur, qui a d'abord été parfaitement refroidi.Le refroidissement du lait, immédiatement après la traite, est certainement la première condition de sa conservation.Il y a en effet plusieurs autres précautions à prendre telles que le lavage et la sterilisation des ustensiles de laiterie sur la ferme niais toutes ces précautions sont presque inutiles si on néglige de refroidir le lait.Pour conserver au lait toute sa saveur il faut le refroidir et surtout le refroidir vite.Il y a plusieurs manières de faire cette opération.Une méthode asssez répandue est de refroidir le lait au moyen d'un refroidissent' tabulaire d esurface ou aérateur comme celui que la photo nous montre.Le lait frais contient en effet une substance appelée "Lacténine" qui résiste pendant quelque temps à la végétation bactérienne.Les bactéries sont des microbes de forme allongée comme un bâtonnet qui propagent les maladies infectieuses comme la fièvre typhoïde.Ces microbes se multiplient, bien qu'invisibles, avec une rapidité vertigineuse.Pour enrayer leur développement dans le lait il faut refroidir celui-ci à une température d'environ 40 degrés Farenheit car les bactéries végètent plus vite à une température de 70° si 100° Farenheit.11 faut non seulement refroidir le lait mais il faut le refroidir aussi promptement que possible pour ne pas perdre l'effet de la lacténine.Dans le lait qui n'est pas refroidi l'effet de la lacténine se dissipe très vite tandis qu'il agit 2-1 heures ou plus dans le lait refroidi promptement.En d'autres termes la lacténine n'agit bien que dans le lait froid.Voilà la raison qui devrait convaincre les cultivateurs de la nécessité de refroidir leur lait et de le maintenir froid.La rapidité du refroidissement est également un facteur important qui règle la durée de la conservation du lait.Si un cultivateur, qui possède un troupeau de 10 à 30 vaches prend le temps, par les grandes chaleurs de l'été, de traire toutes ses vaches il facilite le développement des bactéries.Des voix autorisées conseillent donc aux cultivateurs de refroidir le lait immédiatement après la traite d'une ou de deux vaches.De tous les moyens de refroidissement employés le plus répandu est encore celui qui consiste à plonger les bidons de lait dans une cuve calorifugée, remplie d'eau de glace.Ce moyen est simple et convient très bien pour l'emploi sur la ferme ordinaire.Dans une cuve bien calorifugée le lait peut être refroidi plus rapidement à une température plus basse et avec la moitié de la glace qui serait nécessaire dans une cuve non calorifugée.La réfrigération électrique permet de refroidir automatiquement à une température réglée en toutes saisons.Elle dispense également de la tâche de faire une provision de glnce et de la préparer pour la cuve.Ce moyen de refroidissement est à conseiller aux producteurs de lait qui peuvent se procurer de l'énergie électrique à un taux raisonnable.Si le refroidissement du lait est la première condition de la conservation du lait il existe toutefois d'autres conditions que les cultivateurs ont profit à ne pas négliger.On admet généralement, en effet, que les causes les plus communes et les plus graves de con- tamination sont la malpropreté des vaches et la malpropreté des ustensiles de laiterie.Des recherches soigneusement menées et confirmées par l'expérience pratique ont démontré que les ustensiles imparfaitement nettoyés et la saleté qui tombe du pis de la vache dans le seau apportent plus de bactéries dans le lait que toutes les autres causes secondaires combinées.Ce sont les ustensiles qui propagent le plus grand nombre de bactéries et le moyen le plus sûr d'éviter l'infection est d'apporter tous les soins voulus au nettoyage et à la stérilisation des ustensiles.Pour empêcher que le lait ne soit contaminé par les ustensiles trois grandes précautions sont nécessaires et essentielles et aucune d'elles ne peut être ignorée ou négligée si l'on veut que le lait se conserve bien.D'abord il faut laver parfaitement les ustensiles pour ne laisser aucune trace de lait, de saleté, de matière grasse.Il est nécessaire ensuite de stériliser les ustensiles pour enlever ou détruire les bactéries.La troisième précaution est le séchage parfait des ustensiles après la stérilisation, sauf si on doit s'en servir immédiatement.Il faut laver les ustensiles aussitôt que possible après la traite pour que les restes du lait n'aient pas le temps de sécher sur la surface du métal.On enlève ces restes de lait avec de l'eau froide ou tiède mais pas chaude.Vient ensuite la deuxième phase: la stérilisation qui peut se faire soit à la vapeur, soit à l'eau chaude, soit encore aux composés de chlore.Cette dernière méthode mérite d'être vulgarisée car vu le petit nombre de fermes équipées pour stériliser convenablement les ustensiles soit à l'eau chaude soit à la vapeur elle donne de meilleurs résultats si elle est employée intelligemment.La puissance destructive des désinfectants de chlore est proportionnelle au chlore libre qu'ils contiennent.Comme le chlore libre se dégage et se perd constamment il en résulte une diminution plus ou moins rapide de sa force, spécialement dans les solutions diluées.Il vaut donc mieux ne faire que juste assez de solution pour un rinçage.Les produits commerciaux sont généralement plus sûrs et plus commodes mais 'ils coûtent plus cher que la solution faite à la maison.Pour que cette méthode de stérilisation soit complète le contact de la solution de chlore, quelle qu'elle soit, doit être au moins de dix secondes pour chaque partie de l'ustensile qui vient en contact avec le lait.(suite à la page 14) 6 Le Bulletin des Agriculteurs Juin 1939 Réflexions sur la pomme de terre Pour produire de bonnes pommes de terre il faut utiliser une semence de bonne qualité et de préférence certifiée.Pour vendre ses pommes de terre il faut les classifier.pur BERNARD BARIBEAU, Stê-Anne-dc-la-Pocatière L 'obtention d'une bonne récolte de pommes de terre dépend toujours de l'emploi d'une semence de bonne qualité.Les soins culturaux, la préparation du sol, la fumure, les engrais complémentaires, les soins d'entretien ont certainement une influence heureuse sur la production, mais ils ne sauraient compenser les défauts qui proviennent de la semence et nous ne craignons pas d'affirmer qu'on risque de travailler à perte si l'on emploie une semence commune, dégénérée ou de qualité inférieure.Il n'est plus besoin, pour plusieurs du moins, d'insister sur la nécessité d'utiliser pour la plantation de pommes de terre de semence certifiée.Les ravages des maladies ont.il me semble, ouvert les yeux d'un grand nombre de producteurs les moins avertis et leur ont montré le chemin à suivre et les avantages incontestables d'une bonne semence.Malheureusement, il faut l'avouer, la production de semence de pommes de terre parfaitement contrôlées et saines, malgré des efforts très louables de la part de plusieurs n'en est encore dans le Québec, que de beaucoup inférieure à la demande.Il faudrait être en mesure de livrer annuellement au commerce quarante à cinquante (10 à 50) chargements de wagons de pommes de terre de semence certifiée de plus que nous en livrons actuellement.A ce point de vue, nous ne sommes pas encore arrivés au degré d'organisation qui nous permet de compter sur un grand nombre de producteurs réellement sérieux où est mis en pratique un système île .selection rigoureuse et continuelle qui conduit nécessairement à une qualité irréprochable de la semence.Je dirai plus, les producteurs ne semblent pas vouloir réaliser l'importance qu'il y a pour eux, du moins pour ceux placés dans les districts les plus favorables, de s'adonner sérieusement à la production de cette classe de semence, de lutter contre les maladies pour obtenir de meilleurs rendements, de se conformer aux règlements de l'inspection et de la certification, de se plier aux exigences de la clientèle, d'alimenter le marché régulièrement, et en tout temps de ne livrer au commerce que des semences sélectionnées et parfaitement contrôlées, de se faire une réputation enviable comme producteurs de pommes de terre de semences certifiées, de maintenir et de faire rayonner la bonne renommée de la semence certifiée.Aussi n'y a-t-il pas lieu de s'étonner du succès que connaissent, chez nous, les semences de l'extérieur, dont le commerce n'a jamais été si prospère.La superficie cultivée en pommes de terre atteint dans le Québec, d'après les statistiques officielles, environ 1-10,000 acres.L'on peut donc estimer approximativement à 2% millions de minots la quantité totale de semence ou de plants utilisée chaque année par les producteurs de pommes de terre de cette province.Sur ce total, à peine un minot sur trente (1 sur 30) sont des plants sélectionnés ou de la semence certifiée, d'état sanitaire satisfaisant.Cette simple constatation explique le fait qu'en dehors des quelques plantations où cette culture est une culture de base, soignée comme ______ telle, nos champs de pommes de terre pré- j?'}-,-; sentent trop souvent une végétation rabougrie due au développement des maladies de dégénérescence.La dégénérescence de la pomme de terre, qui se traduit par une baisse de la productivité, est la conséquence de maladies (enroulement des feuilles, mosaïque, filo-sité, etc.) transmissibles d'une plante malade à une plante saine par des piqûres d'insectes, tels que les pucerons; héréditaires, en ce sens qu'une plante infectée a une descendance malade; enfin, les plantes atteintes et leur descendance sont inguérissables.Tout le inonde a pu observé, dans la plupart îles champs de pommes de terre, que la vigueur des plantes, n'est, le plus souvent, pas égale entre elles.Les unes, en effet, se montrent basses, ché-lives, à feuillage petit et crépu et plus ou moins malades, tandis que les autres sont plus fortes, plus vigoureuses, plus saines et parfois même d'une végétation luxuriante.Le nombre des unes par rapport aux autres varie suivant l'état de santé du lot, état qui provient lui-même de la robus-ticité de la variété, des soins apportés, au choix et à la conservation des tubercules.Le cultivateur le moins perspicace peut voir, dans cette différence de vigueur des plants, un témoignage de ce que serait le rendement de sa plantation, si toutes les plantes étaient ce que sont les plus vigoureuses.II peut se rendre compte aussi de la perte sèche que lui font subir les plantes appauvries lorsque leur nombre excède, et parfois de beaucoup, celui des Plantation de semence certifiée de la variété Montagne Verte.(Cliché B.Baribcau) plantes saines.Cette perte est doublement regrettable, d'abord parce que tous les frais de culture ont été les mêmes et ensuite parce que celui qui n'y prend pas garde s'expose à employer pour semence une majorité de pommes de terre appauvries et à voir sa récolte future encore plus déficitaire.Le seul moyen pratique pour les producteurs de pommes de terre de lutter contre les maladies de dégénérescence est la culture par la méthode du tubercule isolé, de plants ou de tubercules sains, issus de semence certifiée et placés à l'abri de la contamination.La production de la semence certifiée est chose difficile; elle ne peut être réalisée que par une sélection sanitaire sévère, qui met en oeuvre deux procédés; sélection généalogique, c'est-à-dire culture, le plus possible à l'abri de toute contamination, soit à deux cents pieds environ de tout autre chain]) de pommes de terre, de "familles" ou de "lignées" saines issues de tubercules sains que l'on peut encore faire vérifier par la méthode du "tuber indexing" et la sélection massale par l'élimination précoce et de façon sanitaire de tout pied ou de toute unité apparaissant dans une culture saine.L'expérience de la Division de la Pathologie Végétale et du Service de l'Inspection et de la Certification des pommes de terre a montré que cette sélection sanitaire n'est réalisable, pratiquement que dans certains milieux favorables, où la propagation des maladies de dégénérescence est beaucoup Un lot de pommes de terre de semence certifiée de la variété Montagne Verte (Cliché B.Buribeau) plus lente, du fait nue la contagion s'y produit difficilement.Dans les régions où la sélection est facile, tous les producteurs peuvent et doivent pratiquer la sélection sur pied, afin de préparer chaque année la semence qui leur est nécessaire pour l'année suivante.Ailleurs, les agriculteurs auront intérêt à renouveler leurs semences, non pas en achetant n'importe quoi, mais en se procurant des semences certifiées.Si maintenant nous cherchons à trouver d'où proviennent les semences certifiées utilisées dans le Québec, nous nous trouvons en présence de phi-sieurs chilfres.Quantité de pommes de terre ayant, droit au qualificatif de semence certifiée et vendues sous l'étiquette de certification environ 20,000 minots.Il faudrait ajouter encore à ce chiffre les quantités de semence que l'on garde pour les besoins de la ferme, ce (pie l'on échange entre producteurs et ce qui est vendu sans certificat mais dont les tubercules sont de provenance inspectée.Quantité de pommes de terre de semence certifiée importée de l'étranger environ -10 chargements de wagons soit approximativement 30,000 minots.Dans l'Ile du Prince-Edouard 51% de la superficie totale en pommes de terre est inspectée en vue de la certification; 30'' dans le Nouvcau-Brunswick; G% dans la Nouvelle-Ecosse et à peine dans la province de Québec.Ces quelques chiffres suffisent à montrer combien du point de vue de l'Economie Nationale, l'expansion de la production de pommes de terre de semence certifiée dans les districts les plus aptes à cette culture, où l'on peut pratiquer la sélection d ans des conditions techniquement et économiquement favorable, est un problème urgent.Ajoutons que l'intérêt de chaque producteur du Québec se confond ici avec l'intérêt général.Pour les producteurs de primeurs, l'emploi de semence saine, renouvelée chaque année, est une nécessité.Pour les autres cultivateurs de pommes de terre, il est avantageux, du point de vue économique aussi bien que du point de vue technique, de n'utiliser que des tubercules d'état sanitaire satisfaisant; cela suppose l'achat, chaque année, d'une quantité importante de semence certifiée, comme d'ailleurs le démontrent les chiffres qui précèdent.A bien des points de vue, qu'il est inutile de souligner ici, il serait avantageux que nous puissions produire sur notre sol, dans des conditions pas trop onéreuses à proximité, si possible, de chaque région de production, les pommes de terre de semence certifiée dont nous avons besoin de façon à nous passer des importations étrangères.Cette production devrait, en autant que possible, se faire pour des groupements de producteurs qui pourraient expédier par chargements de wagons; il est assez difficile pour les producteurs de pommes de terre de semence sertifiée isolés de 5, 10, 20 et 30 minmr_i milles les uns les autres de produire en quantité suffisante pour répondre aux exigences des gros acheteurs.En résumé, la pomme de terre donne, en moyenne dans le Québec, des rendements fort peu élevés, liïO minots à l'acre; la raison essentielle en est que le plant ou la semence utilisée provient de cultures "dégénérées" malade.La différence de rendement entre culture issue de plant sain ou de semence certifiée et une culture issu.' de plant malade, dégénérée ou de semence commune est, certaines années, considérable.Cette différence est particulièrement accusée quand les conditions météorologiques ou culturales sont défavorables à la végétation de la pomme de terre.Elle varie de 25 à 100«, selon les années et les variétés.En 1038, dans le Québec, le rendement moyen des pommes de terre de semence certifiée fut de 230 minots à l'acre, (suite ù lu paye 14) Juin 1939 Le Bulletin des Agriculteurs L'apiculture dans le Québec Parmi les productions agricoles secondaires mais payantes l'élevage des abeilles est une des plus intéressantes à cause du miel et du rôle que joue l'abeille dans la production végétale Parmi les productions agricoles secondaires mais non moins payantes de la province de Québec, l'apiculture ou l'élevage des abeilles est une des plus intéressantes productions tant a cause du miel que du rôle que joue l'abeille dans la production végétale.Depuis longtemps le cultivateur québécois garde des ruches mais c'est surtout depuis une trentaine d'années que l'apiculture a pris un essor considérable, grâce au service d'inspection organisé à cette date par les Ministères de l'Agriculture.Parler du développement de ce service d'inspection c'est rappeler tout le progrès de notre apiculture.A cette époque, une dizaine d'inspecteurs avec monsieur Cyr.Vaillancourt comme instructeur furent chargés de visiter les apiculteurs, de faire un examen des ruches et de donner des conseils appropriés tout en répandant les méthodes apicoles les pi us modernes et sans contredit les plus sûres.'En vue de régénérer les lignées d'abeilles pour la plupart de race noire, le Ministère de l'Agriculture encouragea beaucoup l'introduction de bonnes reines italiennes en accordant une prime de 50% du prix d'achat; cette offre fut certainement à la satisfaction des apiculteurs puisque jus-qu'en 1018, 10,000 reines furent introduites.A cette date, on compte environ 40,000 colonies dans la province; Dans la suite, le nombre d'inspecteurs augmenta avec le nombre de ruches et des cours apicoles furent organisés dans les différentes régions.Grâce au dévouement du chef du service apicole, M.Vaillancourt, les apiculteurs curent ce qu'on a pu appeler "L'ANNEE DE L'ABEILLE".C'est en 1924, en effet, qu'eut lieu le congrès international d'Apiculture, à Québec même.Toutes les questions apicoles furent longuement discutées par des apiculteurs de tous les pays puisque la France, la Suisse, la Belgique, l'Italie, le Pérou et les Etats-Unis y avaient envoyé leurs représentants.A cette occasion, un superbe monument, une tour EIFFEL formée de plus de 1000 pots de miel, avait été préparée à l'Exposition Provinciale de Québec.Depuis quelques années, le même service d'inspection est organisé en vue de combattre cette terrible maladie des abeilles qu'est la loque américaine.Toutes les ruches loqueuses découvertes lors de l'inspection sont détruites et une désinfection du matériel apicole est jugée nécessaire.Actuellement, on compte environ 0500 apiculteurs et 60000 colonies.Dans toutes les régions de la province, on fait l'élevage des abeilles, mais c'est surtout les régions de Montréal et de Québec qui sont développées.Les régions plus au nord comme celle du Lac St-Jean sont également favorables au développement de l'apiculture.Au Lac St-Jean, en effet, on produit un miel de qualité supérieure rivalisant avantageusement avsc tous les autres miels de la province et même de l'étranger.Avantages On n'a pas toujours apprécié à sa juste valeur les serveies rendus par l'abeille surtout de nos jours où tant de gens ont détrôné le miel pour le remplacer par toutes sortes de sucres manufacturés.Le miel est pourtant un aliment qui a attiré l'attention de nombreux médecins s'occupant spécialement de nutrition.Sa valeur est certainement supérieure aux autres sucres il sur toutes les tables de la ville ou de la campagne, l'on devrait voir du miel à la place des mélasses et des sirops de canne.En plus de fournir un aliment sain et délicieux, l'abeille joue un rôle d'importance primordiale dans la production végétale.On sait que les insectes sont les grands agents pollinisatcurs des arbres fruitiers et, comme parmi les insectes les abeilles sont les plus contrôlables, on comprend facilement la nécessité des ruches à proximité des régions à vergers.Cette nécessité sç fait également sentir on culture maraîchère pour certaines productions de légumes, par exemple celle du par GASTON LAMARRE, B.S.A., instructeur concombre dont les fleurs ne portent que les organes mâles ou femelles.La pollinisation ou le transpor tdu pollen qui assure la formation d'un fruit est donc chose facile avec les abeilles qui visitent les fleurs.Des expériences faites aux stations expérimentales des Etats-Unis et du Canada ont prouvé le grand rôle pollinisateur que remplit l'abeille dans la production des fruits notamment des pommes.A cause de ce rôle, certains économistes agricoles affirment que pour chaque valeur de $1.00 en miel, l'abeille fournit au moins une valeur de SI.00 en fruits.Quand les abeilles sont nombreuses dans un Rucher de M.Armand Provost, de Vcrchcrcs.Cette photo a été prise au mois de septembre dernier.Les abeilles protègent les vergers et certaines cultures maraîchères.On est assuré de cette protection en plaçant le rucher près du verger ou au milieu du verger.verger, les récoltes sont très rarement manquées.Les producteurs de fruits sont d'ailleurs convaincus de la nécessité des abeilles puisqu'ils sont prêts à faire des déboursés en vue d'installer des ruches dans leurs vergers ce qui assure une meilleure pollinisation.Il est malheureux cependant de constater que les arrosages des arbres fruitiers ne sont souvent pas faits à l'époque désirable et causent la perte de ruches complètes.Aussi de nombreux apiculteurs, n'ayant en vue que la production du miel, tendent à s'éloigner des vergers.On peut affirmer tout de même que depuis ces dernières années une plus grande coopération existe entre pomiculteurs et apiculteurs en vue d'empêcher de tels dommages et de retirer de l'apiculture tous les avantages qu'elle offre.Méthodes apicoles Dans notre province, la saison apicole commence vers la mi-avril, selon les régions.On sort alors les colonies de la cave ou du caveau pour les installer sans plus tarder au rucher.La période qui suit cette sortie est souvent la plus critique pour l'apiculteur.Il faut en effet lutter contre les vents froids du printemps et permettre un développement rapide du couvain ce qui assure une forte population poulie temps de la miellée.Comme l'hiver est long et que parfois la végétation retarde, des nourrisse- Autre rucher placé près des arbres.C'est celui de M.Gauvin Spencer Wood.monts de printemps s'imposent en bien des cas.C'est en juin que les abeilles récoltent une grande partie du miel de trèfle.Dans les quelques semaines qui suivent, d'autres récoltes se font également mais elles sont moins importantes sauf pour la récolte de miel de sarrasin.En septembre, l'apiculteur songe déjà à préparer ses colonies pour l'hivernage; le point le plus important est de laisser à la ruche suffisamment de nourriture pour attendre la prochaine saison.Un manque de nourriture amène inévitablement une perte complète de la colonie tandis qu'un surplus n'est jamais perdu.Quand les froids s'annoncent de plus en plus, on entre les ruches dans leurs quartiers d'hiver.Plusieurs préfèrent la cave de la maison ou le caveau; quatre points sont alors essentiels pour réussir un bon hivernage: tl'anquillité, noirceur, contrôle de l'humidité et température variant de 40 à 45°F.Naturellement, il faut toujours faire la lutte aux rats et souris.Quelques apiculteurs réussissent très bien l'hivernage en silo: c'est une bonne méthode.Le silo carré comprenant quatre ruches est le plus pratique en ce qu'il offre moins de surface à l'extérieur tout en étant de manipulation plutôt facile.Le matériel de l'apiculteur québécois est tout à fait moderne.La ruche fixe disparaît de plus en plus et c'est la ruche à cadres mobiles, surtout celle de 10 cadres, qui tend à devenir en vogue.L'usage de la cire gaufrée se pratique sur une grande échelle.Le couteau à vapeur pour désoper-culer, l'extracteur à cadres réversibles, le maturateur comptent également beaucoup dans le matériel.Comme dans toute autre production, l'élevage des abeilles offre certaines difficultés et la lutte contre les maladies n'est pas la moindre.La loque américaine, maladie qui attaque le couvain, est certainement la plus dangereuse.Une destruction de la colonie avec désinfection du matériel est le moyen de lutte le plus sûr.Afin d'empêcher toute contamination, les apiculteurs devraient prendre de grandes précautions lors de l'achat de ruches ou de matériel ayant déjà servi.Il suffit d'avertir l'inspecteur apicole de la région qui se charge d'enquérir sur l'état de santé du rucher de provenance et ensuite un certificat est émis permettant le transport du matériel en question.C'est en vue de protéger les apiculteurs qu'une loi fut passée pour permettre une meilleure lutte contre la loque américaine.Organismes apicoles • Dans la province, on compte trois organismes où les apiculteurs sont réunis en vue de sauvegarder les intérêts apicoles et d'améliorer davantage les méthodes d'élevage ou de production.L'ASSOCIATION DES APICULTEURS DE LA PROVINCE DE QUEBEC groupe les producteurs de miel de la région de Montréal.M.Brasseur est actuellement président de cette association et M.F.Prud'homme de Ste-Philomène de Châteauguay secrétaire.La contribution des membres est plutôt d'un prix minime.Lorsque nécessaire, les membres se réunissent pour discuter des requêtes afin d'obtenir certains droits ou privilèges ayant trait à l'apiculture de la région de Montréal.L'Association DES APICULTEURS DE QUEBEC a les mêmes fins que l'ASS.DES APICULTEURS DE LA PROVINCE DE QUEBEC.Elle se différencie en ce qu'elle groupe les producteurs de miel de la région de Québec.C'est M.II.-J.Plour-de, Ministère de l'Agriculture, Ch.217, Québec, qui en est le secrétaire.Un troisième organisme apicole, et c'est le plus important, est la société coopérative LES PRODUCTEURS DE MIEL DE QUEBEC.Il faut bien distinguer entre les groupements précédents qui ne sont que des associations et les PRODUCTEURS DE MIEL DE QUEBEC qui est une société coopérative.En effet, tout apiculteur qui veut devenir membre n'a pas de (suite à la page 15) Le Bulletin des Agriculteurs Juin 1939 Une vague inquiétude la tourmentait.par MARIE KOENEN Traduite par M.L.Capitaine-Lhoest Depuis la mort de leurs parents Anne-Marie veille sur sa cadette, Lucia, qui devient amoureuse de l'ancien fiancé de son ainée.Anne-Marie se dél)at entre l'affection qu'elle porte à sa soeur et la rancune et le dépit qui la rongent.Qui de l'affection ou de la rancune l'emportera?PREMIERE PARTIE La journée touchait à sa fin, et le soleil d'été dont les derniers rayons traversaient les haies du verger, dorait le gazon entre les vieux pommiers.Anne-Marie allait d'un arbre à l'autre pour rassembler le linge qui séchait sur les cordes, et chaque fois qu'elle se baissait pour déposer une nouvelle brassée dans sa corbeille, on aurait cru qu'un flot de lumière glissait de ses mains, sur ces toiles éclatantes de blancheur.Mais elle, ne jouissait du soleil et de la bonne odeur de l'herbe, que pour autant qu'ils avaient contribué à la réussite de son blanchissage, et calculait qu'il lui restait juste le temps nécessaire pour l'humecter et l'étirer avant le souper .si toutefois Lucia allaiV bien-En pensant à la sortie prolongée de sa soeur, elle eut un accès de mauvaise humeur, car elle se rendait bien compte que la course chez l'épicier n'était qu'un prétexte, tout comme celle de la veille, do l'avant-veillc, et même celles de la semaine précédente."Pourquoi fait-elle ce manège?" se dit Anne-Marie mécontente.A cette pensée, une vague inquiétude, qui sourdement la tourmentait, depuis la mort de leur mère, surgit âprement en elle pour ne plus la lâcher."Je vois bien qu'il la fin je devrai me tirer d'affaire toute seule, ici." Etait-ce le bruit de pas, approchant dans le sentier, qui lui donnait ces idées ?Des voix se firent entendre, celle d'un homme et d'une jeune fille .elle reconnut le rire de Lucia.La voilà! Avec qui pouvait-ello être dans ce chemin isolé?Anne-Marie se faufila derrière l'arbre le plus proche pour tâcher de voir qui accompagnait sa soeur.Elle ferma à demi les yeux devant le soleil qui la gênait, mais parvint à distinguer autre chose, qu'un bruit confus de pas et de voix, ainsi que deux ombres qui frôlaient les petites feuilles de la haie."C'est Goswin, j'en suis sûre!" se dit-elle de plus en plus énervée.Brusquement elle saisit sa corbeille pleine de linge, l'appuya sur sa hanche et l'emporta en se dépêchant de rentrer.Dès qu'elle fut arrivée devant le seuil de la maison, elle reprit son sangfroid et déposa son fardeau, qui tomba lourdement sur les gros pavés devant la porte.Déjà l'ombre du crépuscule s'accentuait, sous le large rebord de la basse toiture.Le portail de l'enclos, solidement verrouillé, prit à ses yeux l'aspect d'une barrière infranchissable, avec sa barre de fer."N'ouvre pas! Estime-toi trop bien pour agir de la sorte," semblait lui dire une voix."Tu sauras tout assez tôt, même sans les épier!" La tête haute, les lèvres pincées, elle reprit sa corbeille, entra dans la cuisine, où elle s'approcha de la table et commença à plier son linge.Mais l'inquiétude harcelait ses pensées.Elle était de douze ans plus âgée que sa soeur et se considérait un peu comme sa mère.Lucia approchait de vingt ans, mais elle restait à ses yeux, une enfant assez naïve, pour se laisser attirer dans le piège.Goswin ?N'y eut-il pas un temps naguère, où elle aussi, s'était répétée en secret que c'était à lui seul, qu'elle aurait aimé se donner toute et pour toujours?Elle aussi, avait vingt ans à ce moment-là et lui quatre de plus.Qu'il était rangé et sérieux! N'aimant dans ses loisirs qu'à aller à la pêche, sur les rives de la Meuse, ou à faire quelque promenade solitaire sur les coteaux et à travers les prés.Soudain tout ce passé lui revint à la mémoire.Quoique bien jeune, elle avait eu la fierté et le bon sens de le décourager jusque dans ses moindres avances, parce qu'elle avait vu clair.D'ailleurs, jamais elle n'aurait pu supporter d'être traitée comme une intruse dans cette belle demeure, où tôt ou tard, on lui aurait reproché sa modeste origine.Les Donkcrs possédaient deux chevaux et huit vaches, de vastes prairies et de grandes terres, tandis que son pauvre père à elle, avait travaillé à la sueur de son front comme domestique dans cette propriété importante.La simple petite ferme qu'il avait laissée en héritage à ses deux filles, n'avait été que le fruit d'un dur labeur.Que de privations il fallut endurer, (pie de scarifiées restaient encore à faire, pour arriver à payer les annuités, quand vers sa vingtième année, Goswin avait tenté de lui faire la cour, Aussi aurait-elle changé son coeur de place, plutôt que de se départir de la froide réserve, derrière laquelle elle dissimulait au fils unique de ses riches voisins, l'émotion qu'elle éprouvait en le rencontrant, et le secret espoir, que malgré tout, lui donnaient ses timides avances."Un jour viendra peut-être, où il m'avouera ne pouvoir vivre sans moi, alors seulement je céderai," s'était-elle répété dans son fort intérieur.Mais il n'en vint jamais là.Les années passèrent, et lui qui avait été un rêveur silencieux, semblait complètement transformé.L'auberge de Ge-vers, derrière l'église, devint son lieu favori.Il finit par avoir tous les fainéants et les galvaudeux du pays à ses trousses.Pas un de ces nouveaux amis, ne trouva grâce aux yeux d'Anne-Marie.Tout ce qu'elle apercevait des faits et gestes de Goswin l'exaspérait, et elle s'estimait heureuse, d'avoir été assez raisonnable, pour lui avoir résisté autrefois.Jamais elle n'avait souflé mot de tout cela à personne.A vrai dire, son caractère à elle, aussi, avait changé.D'une jeune fille pleine d'affabilité, elle était devenue peu à peu acariâtre et bourrue.Pour chasser ces souvenirs, elle s'était mise à travailler sans relâche.Leur ferme, cependant la plus petite de Drève, surpassait toutes les autres en propreté et en bonne tenue.Aussi, ce fut grâce à son esprit d'économie, et à ses bras infatigables, que quelques années plus tard, les derniers emprunts furent acquittés.Le père mourut.La mère restait maladive.Lucia était couturière.Elle, toujours continuait de s'occuper des travaux et dirigeait la propriété avec maîtrise.Pendant six ans, elle avait soigné sa mère malade, c'était son devoir.Lucia, toujours docile, lui obéissait en tout avec bonne volonté.Ainsi, elle ne se rebiffa même pas, le jour où brusquement, elle lui annonça: "Ton apprentissage a assez duré, cherche-toi du travail maintenant." La petite était parvenu malgré tout à trouver quelques journées à domicile et un peu de travail à façon.Cela lui permit à peine de rembourser la somme qu'Anne-Marie avait avancée pour l'achat de sa machine à coudre.Au décès de leur mère, c'était encore elle qui avait dit à Lucia: "Tu vas rester ici.Il y a suffisamment d'ouvrage, pour nous deux.Nous affermerons un petit '.hanip en plus, et nous en ferons un jardin potager.Chaque semaine, nous irons vendre nos légumes au marché, et le bénéfice nous servira pour acheter une vache." En moins de six ans, elles avaient eu leur vache.Depuis, elles faisaient des économies pour en avoir une deuxième.Lucia, toujours gaie et rieuse, travaillait comme par plaisir, elle, au contraire, restait morose et sombre, et s'en rendait bien compte.Cependant, l'année dernière, quand le père Donkcrs mourut inopinément, il s'était produit un changement dans son existence.Goswin était venu les prier lui-même, en cette circonstance, de vouloir bien lui rendre quelques services.II s'était montré si confiant, pendant que dans leur cuisine il s'était attardé à causer avec elles, que la simplicité de son altitude l'avait touchée."Après tout, il n'est peut-être pas si mauvais" s'était-elle dit, toute rassérénée."Il reviendra peut-être à ses anciens sentiments, maintenant que son père n'est plus là, il n'a plus de comptes à rendre à personne.Qui sait ." Elles avaient passé trois jours en allées et venues dans la maison des Donkcrs.Elles avaient veillé le mini, et agi comme il convenait en voisines dévouées.Goswin de son côté, avait sans cesse recherché leur présenc Ainsi continua-t-il de venir les voir chez elles, par la suite, à toutes les veillées de l'hiver dernier, pendant que Lucia cousait, et qu'elle filait au coin du feu, au vieux rouet de sa mère.Elle ne pouvait s'empêcher de tressaillir intérieurement, chaque fois qu'elle entendait ouvrir le portail et approcher son pas.Courbée sur le fil qui glissait entre ses doigts, elle cachait l'émotion qui de plus en plus empourprait son visage, pendant qu'il était là paisiblement assis à fumer sa pipe, tout en causant, soit du temps, soit des événements du bourg; et presque toujours, il finissait, malgré lui, par faire quelqu'allusion à la vie solitaire qu'il menait dans sa maison déserte.A des moments pareils, elle éprouvait un soulagement, d'entendre Lucia se mettre à rire, pour lui répondre en badinant: "Mais vous avez des poules, des vaches, des cochons, des brebis pour vous occuper.La maison n'est pas déserte, puisqu'il y a Nélia la servante, Jean et Joseph les domestiques, et des amis, tant que vous en voulez." La gaîté exubérante et l'insouciance de sa jeune soeur qui d'habitude lui portaient sur les nerfs, étaient alors un vrai secours, pour l'aider à surmonter cette insupportable gêne.Elle s'efforçait de rire aussi, mais observait en même temps de quel air désemparé Goswin se tournait vers Lucia, et murmurait d'une voix désabusée: "Des amis?" Il lui avait semblé, que repris par son ancienne timidité, Goswin n'osait pas lever les yeux-vers elle.Après de telles veillées, elle avait passé des heures, la nuit, à penser au bonheur qui semblait approcher pour eux deux, en se répétant sans cesse qu'il n'était pas trop tard.A présent, elle ne se sentait plus inférieure à lui.Elle jouissait d'une situation aisée, était demoiselle estimée, dont l'intelligence et la valeur personnelle méritaient d'être appréciées.Mais, quand elle en fut là de ses rêves et de ses projets, Goswin n'était plus revenu.Le printemps vint, les jours s'allongeaient et elle s'était dit en elle-même: "C'est parce qu'il fait encore clair le soir, qu'il n'ose plus entrer ici." Depuis, son nom n'avait [dus effleuré ses lèvres.Avec une mine assombrie, elle s'était renfermée dans un mutisme complet.Lucia quelquefois lui jetait un regard inquiet et plein de pitié, en la voyant travailler ainsi sans répit."Que n'avons-nous cette deuxième vache," soupirait-elle parfois.Comme si à ses yeux, le bonheur de sa soeur dépendait uniquement de ces vaches rêvées.Mais tout ce printemps-ci, la cadette également, avait été silencieuse et assidue nu travail.Cependant, voici quelques semaines, avaient commencé ces allées et venues au bourg, puis, ces sorties prolongées, ces courses imaginées.Anne-Marie fit un mouvement brusque, qui déchira la taie usée qu'elle tenait entre les mains.Elle était torturée, un ressentiment la mordait au coeur.Lucia J N'était-ce pas tout ce qui lui rcstail sur la terre.Cette enfant qu"elle avait vue grandir, qu'elle avait aimée comme une mère et dont la vie s'était de plus en plus mêlée à la sienne, (ô suivra le mois prochain) Juin 1939 Le Bulletin des Agriculteurs 9 ne ne m'aimera donc jamais.Vieille fille à marier par ADOLPHE BRASSARD (suite et fin) Après avoir voulu se venger du genre masculin parce qu'elle en était incomprise Léda Loulotte trouve en son voisin l'élu de son coeur.Elle a failli le perdre par la voix de son perroquet mais aujourd'hui par la même! voie elle désire le conquérir.Y réussira-t-elle?P'our effacer le souvenir du passé, Léda changea le nom de Gangster en celui d'Angelot.Le genre d'instruction commencé fut abandonné.Angelot apprit à se faire la voix douce, tendre.En très peu de temps, il connût le vocabulaire des amoureux.Léda se pâmait d'aise en l'écoutant.Par une belle nuit chaude, monsieur Quéron, encore fort pâle, assis à sa fenêtre, regardait les étoiles en pensant à sa bien-aimée.Soudain, il sursauta: une phrase poignante, venant de la chambre de mademoiselle Loulotte, parvint à ses oreilles: —Ah, que je suis malheureuse! Comme mon coeur est vide! Personne no m'aimera donc jamais! .A cette révélation, Prudent reçut une telle commotion, qu'il faillit avoir une syncope.Comment?Cette creatine éthérée auquelle il donnait toutes ses pensées, souffrait de solitude?Mais si, mademoiselle Loulotte soufflait ainsi, c'est que son coeur manquait d'affection?Et de l'affection, il eu avait, lui, à donner à pleins boisseaux.Demain, il ira lui offrir tout le trésor de son coeur.Oh, ce qu'ils allaient être heureux! De son côté, Léda, frémissante, éperdue, se demandnit: —Ah, comment mon chéri va-t-il prendre la confidence que je lui ai jetée dans la nuit en la faisant passer par le bec d'un oiseau ! Il ne sait pas quel messager joli lui a apporté mes pensées.Puis, continuant son monologue: —Il s'appelle Prudent, Quel beau nom ! Comment Prudent se présente-ra-t-il; m'embrasscra-t-il ?aura-t-il cette adorable audace?Ah! Viens mon Lohengrin, ton Eisa t'attend! L'entrevue eut lieu le lendemain dans la matinée.Elle fut éloquente dans sa simplicité.—Il dit: —Je suis venu.—Je vous attendais.Et baiser précéda le tutoitement.Puis, commença le temps divin des fiançailles, Prudent passe, comme gage d'amour, une énorme bague à chaton bleu, au doigt de sa dulcinée.Léda offrit à son futur mari, une superbe cravate verte.Dans sa joie, monsieur Quéron donnait tous les produits de son potager à mademoiselle Loulotte.Un jour il lui apporta une brassée de laitues monstres.Léda s'exclama: —Prudent, tu me combles! Tout ça pour moi?Mais tu es fou mon mi- gnon, il y a dans toute cette verdure de quoi nourrir un boeuf! —Prends! Prends! s'écria Prudent ému prends, il y en a pas trop pour toi, il n'y en aura jamais trop pour celle que mon coeur adore! Et les mots grisants de s'entrecroiser.Quelquefois en regardant son perroquet, Léda éprouvait une peine profonde en se souvenant ce qu'elle lui avait fait faire; mais, vite, elle se reprenait en dorlotant l'oiseau.Ne lui devait-elle pas son bonheur?Il ne restait plus que quinze jours avant le mariage.Un après-midi, Prudent pommadé, parfumé, allait se diriger vers la demeure de mademoiselle Loulotte, lorsqu'il vit entrer chez lui un adolescent efflanqué.L'inconnu lui présenta une lettre.Prudent, interloqué, l'ouvrit et lut: "—Mon cher cousin: Reçois donc pour une couple d'années, mon enfant malade.Il a besoin de bon air et de tranquillité.Ne me remercie pas, je suis ton obligé, Evariste." —En voilà un tuile! s'écria Prudent, un enfant dans ma maison?Ah, mille fois non! Léda pourrait croire que j'ai fait des folies de jeunesse.Pas de morveux dans mon bonheur! Je vais lui répondre à cet Evariste effronté .Il prit la lettre, la retourna en tous sens, pas d'adresse! Il pâlit, et envisageant l'inconnu, il lança —Qu'est-ce que tu veux, toi, messager de malheur! Qui es-tu?—Bin moé, j'suis le gars d'Evariste, et j'vicns passer deux ans avec vous.Monsieur Quéron chancela.—Comment?Tu veux t'imposer ici?va t'en! —J'vais aller me coucher, j'suis fatigué.Et sans s'occuper de l'émoi causé, le petit d'Evariste, se jeta sur un canapé.Quelques minutes plus tard, Prudent arriva chez sa fiancée dans un état d'excitation facile à comprendre.Léda fut effrayée.—Qu'est-ce qu'il t'arrive.O mon ange! cria-t-elle.Bredouillant, bégayant bafouillant, il parvint à dire: —J'ai .j'ai .j'ai un enfant! Je te jure, oh, je te jure que je no suis pour rien dans l'affaire.On me l'a imposé ce damné mioche-là! Et il se mit à pleurer.—Prudent! Prudent! s'écria Léda en sanglotant, pas ce chagrin, tu me tortures! On sera deux pour l'aimer cet enfant-là.Prudent se releva transfiguré.• —Alors?.rien do changé entre nous deux?Rien?Certain?—Rien de changé mon gros chou, je suis tout à toi.—Ah, j'ai eu la peur de ma vie, dit-il en reniflant, j'ai cru que tu allais reprendre ta parole, rapport à l'enfant.—Le cher mignon, fit-elle maternelle.Dans sa joie M.Quéron donnait tous les produits de son potager et pour lui et Léda commença le temps divin des fiançailles .—Je te l'amènerai pour te le présenter tout à l'heure.Prudent revint à son logis l'âme en fête.En entrant, il aperçut "l'enfant" avec Froute sur les genoux.Ceci le lui rendit plus sympathique.—Ton nom toi, dcmanda-t-il en toisant le gars d'Evariste.—J'm'appei: "Bambin" .—Va pour Bambin.Maintenant, peigne-toi.Je vais te conduire au-piès de celle auquelle tu es redevable de pouvoir rester ici.Bambin obéit, puis, vint se placer à côté de Prudent.—Quel âge as-tu, questionna ce dernier.—Treize ans.—Treize! murmura monsieur Quéron en frissonnant, un chiffre malchanceux.—J'ai grandi vite, hein?remarqua Bambin, voyez donc, j'vous dépasse de dix-huit pouces.—Tais-toi, fit Prudent sombre, il me semble que tu vas me porter malheur.Allons, suis-moi.Léda guettait les visiteurs.Elle ouvrit la porte elle-même.—Bonjour Prudent fit-elle ingénue.—Bonjour chère Léda, je te présente Bambin.—Enchantée de vous connaître, mon cher enfant, minauda mademoiselle Loulotte.—J'suis content de vous voir, madame, répondit Bambin, niais.—Il m'a appelée madame! est-il assez fin le cher chérubin ! On passa au salon.% Léda se mit à examiner Bambin avec intérêt.—Votre santé ne me parait pas très bonne, mon enfant, rcmnrqua-t-clle! vous êtes bien maigre.—Chez nous, on m'appelait l'ca-davre.Léda se mit à rire.Pendant ce temps, Angelot, sur son perchoir, ne quittait pas Bambin de ses yeux ronds; il prenait des poses soucieuses: on eut dit qu'il faisait des efforts de mémoire.—Regarde donc Prudent, dit Léda, en passant sa main sur le crâne de son fiancé, si Angelot semble apprécier la présence de Bambin.—J'voudrais l'avoir ce perroquet-là, moi, dit Bambin, parle t'y?—Certainement répliqua Léda, amusée.Tout à coup, Angelot prit son vol, et vint se poser sur le dossier de la chaise de Bambin.(suite à la paye 2) 10 DES AGRICULTEURS UN MAGAZINE MENSUEL public pour les familles rurales le premier mardi du mois par la Compagnie de Publication Rurale Limitée RENE SOULAUD Chef de la rédaction En collaboration PAUL AIME DRIEN Directeur de la circulation G.MOISAN Gérant de la publicité locale.ABONNEMENT: Cnnndu et Grande-Bretagne, .ose la copie.60c par année, paynble d'avance: 11c de Montréal et pays étrangers 25c de plus par année, payable d'avance.Les renouvellements doivent être signés du nom et des mêmes initiales apparaissant sur lu bande d'adresse, afin de prévenir la duplication.Les abonnés, en donnant leur changement d'adresse, devront aussi mentionner leur ndressc précédente et l'adresse du nouveau bureau de poste.TARIF D'ANNONCE: 70 sous la ligne ngnte.Pour l'Industrie Animale et l'Aviculture tarif d'annonce sur demande.Les avis d'annulation ou de changement sur la copie doivent nous parvenir vingt et un jours nvant ln date de publication.Le Bulletin des Agriculteurs est membre du "Audit Bureau of Circulation" Copies du rapport A.B.C.sur demande.ANNONCES CLASSEES: 3c le mot.charge minimum $1.00 payable d'avance.CORRESPONDANCE: Nous répondrons dans la mesure du possible aux questions de nos abonnés sur les sujets agricoles.Toute lettre qui nous est ndressée doit porter le nom et l'adresse de l'abonné.Si la lettre exige une réponse personnelle l'abonné doit y insérer tin timbre-poste.Adressez toute correspondance comme suit: Le Bulletin des Agriculteurs 2149 est, rue Ontario, Montréal Vol.XXV .1UIN 1939 No 6 Prime sur la qualité! Tel est le mot d'ordre qui a présidé à l'élaboration du projet de loi visant à l'amélioration des fromageries et de la production du fromage dans tout le Canada.La Chambre des Communes ayant adopté le projet qui lui était soumis par le ministre de l'Agriculture, la loi sera mise en vigueur prochainement.Cette loi accorde une prime de deux cents la livre sur le fromage 94 points et une prime de 1 cent sur le fromage 93 points.D'après le texte de la loi le gouvernement ne vise pas par cette mesure à stimuler la production du fromage au Canada.Son intention est plutôt d'améliorer la qualité de ce produit laitier afin d'assurer la stabilité de la demande sur le marché britannique.Le Canada produit en effet plus de beurre et de fromage qu'il n'en consomme.Il lue faut donc trouver des débouchés extérieurs.L'Angleterre absorbe une bonne partie de notre production de beurre et de fromage mais elle se montre difficile sur la qualité.Elle exige des produits de première qualité.A la suite du nivellement des prix du beurre et du fromage l'industrie laitière est dans une impasse de laquelle les cultivateurs ne pourront sortir qu'à la condition de mettre en vente des produits de toute première qualité qui pourront non seulement attirer la clientèle mais aussi la retenir.Nous ne pouvons que nous féliciter de la qualité du beurre de la province de Québec qui est supérieure à celle de beurre de toutes les autres provinces.Il n'en est pas de même toutefois du fromage.Ce dernier est fort recherché sur le marché britannique lorsque la qualité répond à la demande de la consommation anglaise.Le législateur a alors cru bon de s'assurer d'un débouché régulier en encourageant la production d'un fromage de choix.Le fromage québécois d'après une source digne de foi pèche par le manque de saveur attribuable en grande partie au peu de soin apporté à la manutention et au refroidissement du lait sur la ferme.Puisque cette négligence détermine une diminution de revenus pour le cultivateur et qu'elle peut lui faire perdre la prime que le gouvernement accorde au fromage de choix nous avons cru bon de rappeler dans un article les soins à apporter dans la manutention du lait sur la ferme et durant le transport à la fromagerie.Nous attirons donc l'attention de nos lecteurs sur cet article qu'ils trouveront à la page 5.Prime sur la qualité! Que ce soit aussi le mot d'ordre qui dirige les efforts de tous nos producteurs de lait, de beurre et surtout de fromage.D'ailleurs nous ne voulons par cet article sur la manutention du lait sur la ferme que faire profiter les cultivateurs d'une occasion exceptionnelle d'augmenter leurs revenus sans aucun déboursé supplémentaire.Le Bulletin des Agriculteurs L'exposition d'Orrastown Aujourd'hui même, le G juin, s'ouvre l'exposition d'Ormstown reconnue à juste titre comme l'une des plus belles expositions animales de tout le Canada.Avec l'exposition d'Ormstown s'ouvre en même temps la série des expositions régionales et locales de la province de Québec.En effet, à partir d'aujourd'hui, à intervalles d'abord espacés et ensuite à intervalles plus rapprochés les cultivateurs de toute la province prendront part soit à leur exposition locale soit à leur exposition régionale.Les services qu'ont rendus jusqu'à aujourd'hui les expositions ne sont pas tangibles mais ils sont perceptibles.N'est-ce pas en effet aux expositions que nous devons ce mouvement en faveur de l'amélioration du bétail et du cheptel.N'est-ce pas là en effet qu'on a semé l'idée que les plus beaux animaux sont les meilleurs animaux?Que la beauté d'un animal indique sa qualité.En ce jour d'ouverture de l'exposition d'Ormstown nous tenons à souligner les bienfaits des expositions locales et régionales et à inciter les éleveurs à prendre une part toujours plus grande à ces expositions.Ils en tireront profit pour eux-mêmes.L'émulation inspirée par ces expositions aide à améliorer le bétail et c'est du bétail amélioré que l'on espère que le cultivateur retirera dans un avenir rapproché le plus gros de ses profits.La culture du tabac jaune La culture du tabac jaune dans la région de Joliette a fait depuis trois ans des progrès si remarquables que la production de 1937 a été doublée l'an dernier et que l'on prédit pour la prochaine saison une production deux fois plus forte que celle de 1938.La nouvelle d'un succès aussi formidable s'est vite répandue mettant l'eau à la bouche des cultivateurs de toutes les régions environnantes de Joliette de sorte qu'aujourd'hui un grand nombre de cultivateurs veulent se lancer avec peut-être un peu trop de hâte et de témérité dans un nouveau champ d'action dont ils ne connaissent pas encore tous les accidents.De là le danger qu'ils produisent en grand du tabac jaune sans savoir où et comment ils pourront en disposer.Le Canada a eu, l'an dernier, grâce à des conditions climatériques favorables une production très forte de tabac jaune qui a laissé des approvisionnements excédentaires de 47,335,552 livres au 31 décembre 1938 alors que les mêmes stocks ne s'élevaient qu'à 23,179,481 livres au 31 décembre de l'année précédente.Cette grosse production d'un tabac de bonne qualité a abaissé les prix de 27.3 cents la livre en 1937 à 22.5 cents la livre en 1938.Bien que de toute la production canadienne le Québec n'ait fourni qu'environ 1,500,000 livres de tabac jaune les producteurs de cette province encore à leurs débuts dans cette culture ont besoin d'un bon prix pour être encouragés, obtenir un léger profit et être en mesure de défrayer l'amortissement de l'outillage de leur exploitation.Si la production de cette année est encore élevée et si, en conséquence, le prix du tabac jaune subit une nouvelle chute les producteurs québécois se décourageront et la culture du tabac subira un choc dont elle ne se relèvera peut-être pas avant vingt ans.Par ailleurs, si les cultivateurs commencent lentement à produire du tabac et s'ils n'augmentent leur production qu'à la mesure de leur expérience la qualité de leur tabac les assurera d'un marché.Les voix les plus autorisées donnent elles aussi le même conseil.Voici ce qu'écrivait récemment dans un journal de Joliette M.J.E.Montrcuil, régisseur de la ferme expérimentale de l'Assomption : "nos importations de tabac jaune ont diminue continuellement et semblent maintenant avoir atteint leur plus bas niveau, car nos manufacturiers auront toujours besoin d'une certaine quantité de tabacs importés qui sans être meilleurs que les nôtres sont différents et par cela même nécessaires pour certains types de cigarettes.Ne comptons donc pas trop sur la diminution de nos importations pour éviter la surproduction."Le marché anglais nous est ouvert et.absorbe des quantités considérables de tabac canadien et de fait nos exportations de tabac en Angleterre ont Juin 193', augmenté beaucoup ces dernières années.N'oublions pas toutefois que nos possibilités d'exportu-tions—en Angleterre principalement—seront conditionnées par 1—la, continuation dtt tarif préférentiel actuel; 2—la compétition d'autres colonies anglaises jouissant du même tarif douanier; 3—lu qualité do nos tabacs."En dépit de la préférence tarifaire qu'elle vous accorde, l'Angleterre importe de grandes quantités de tabacs étrangers et advenant une diminution de la protection dont, nous jouissons il est à craindre que ces importations de tabacs étrangers augmentent encore."La Khodésic et les Indes sont pour l'Angleterre d'importants fournisseurs de tabac et comme colonies anglaises jouissent, de la même préfèrent-, tarifaire que nous."Si nous voulons augmenter nos exportai ions ou même les maintenir à leur niveau actuel il nous faudra donc être capables de leur faire compétition et par la bonne qualité de nos tabacs et par les prix que nous en demanderons.La Iihodésic et les Indes ne sont pas les seules colonies anglaises produisant du tabac jaune; d'autres colonies en produisent déjà ou peuvent le faire et ce sera autant de compétiteurs dont il faudra tenir compte."Il est vrai que le Canada peut produire des tabacs de très bonne qualité, mais nous devons aussi admettre que nous soiiimes à la limite, ou bien près de la limite nord, où cette culture puisse se faire avantageusement sur une échelle commerciale et c'est ce qui la rend chez nous plus difficile; c'est ce qui demandera à nos planteurs plus d'habileté, plus de technique que n'en ont besoin les planteurs de pays plus chauds."Nous avons là il me semble quelques raisons pour ne développer ta culture du tabac jaune qu'au fur et à mesure que nos planteurs prendront l'expérience nécessaire.Lorsque nous aurons un groupe de planteurs expérimentés, la production suivra facilement l'augmentation du marché.L'abonnement à notre revue coûtera plus cher bientôt Depuis quelque six ou sept mois déjà, l'abonnement de trois ans à notre revue coûte la modique somme de $1 et il donne droit à une magnifique prime utile et pratique que les abonnés n'ont qu'à choisir selon leurs goûts.Avec cette offre alléchante et à la portée de toutes les bourses le nombre de nos abonnés a augmenté sensiblement pour toucher le plus haut sommet jamais atteint depuis la fondation de la revue.Nous n'avons aucunement l'intention de rester en si bonne voie.C'est pourquoi nous offrons encore ce mois-ci à un grand nombre de ruraux que visitant nos équipes d'agents dans toutes les régions cette aubaine exceptionnelle qu'est l'abonnement de trois ans pour $1.Les abonnés dont l'abonnement vient d'expirer ou expirera prochainement peuvent se prévaloir de cette offre.Nous leur conseillons mémo de s'en prévaloir le plus tôt possible, même si leur abonnement n'expire que dans quelques mois, parce que cette offre si avantageuse ne sera pas prolongée indéfiniment.En effet, nos lecteurs comprendront que nous n'avons pu mettre notre revue à la portée de toutes les bourses sans qu'il nous en coûte des sacrifices.Maintenant que notre générosité a porté de bons fruits le temps est venu, semble-t-il, de rétablir l'équilibre du prix de l'abonnement.Nous avons accepté le principe de la hausse du prix de l'abonnement.Nous ne savons par encore cependant quand cotte hausse sera mise en vigueur.Ce peut être dans un mois ou dans deux mois.Rien n'est encore définitif quant à la date de l'application de cette mesure.Nos lecteurs peuvent être assurés toutefois que nous y viendrons, mais le plus tard possible.D'ici là, nous leur conseillons de profiter du prix de $1 pour l'abonnement ou le renouvellement de trois ans.Une offre aussi avantageuse ne se renouvellera pas de sitôt.Nous signalons à nos lecteurs qu'ils trouveront dans la dernière page intérieure de cette édition les primes parmi lesquelles ils pourront faire leur choix en s'nbonnant ou en renouvelant leur abonnement pour trois ans. Juin 193$ Le Bulletin des Agriculteurs j 1 Le chroniqueur de Pinard ville Lamentations et jérémiades de Victor — Céline lui trouve un guérisseur épatant — Un "septième de septième" et sa naissance compliquée — L'humanité est encore malade.—Ma chère Céline, a près une étude approfondie de nos problèmes nationaux, j e suis forcé d'ad m ettre que les choses vont très, très mal.—Pauvre époux, tu n'as pas besoin île prendre un ton doctoral pour dire ce que tout le monde sait et déplore.Je suppose que tu as réuni des facultés d'urgence pour étudier la situation, copiant on cela les chefs de gouvernements qui sont toujours à convoquer leur cabinet d'urgence.Pour nos maux et tribulations, as-tu trouvé le remède adéquat, comme aurait dit m'sieur Borden au temps de sa gloire politique?Le remède est excessivement compliqué, exorbitant, coûteux, et d'une difficulté d'absorption presque insurmontable.Et les mélanges de sa composition sont à peu près impossibles à réaliser.Vois-tu, Céline, l'humanité souffre de partout; elle a toutes les maladies à la fois.Et l'embêtement, c'est que tel traitement qui convient à telle partie de l'organisme, est un poison pour une autre partie.Alors, c'est un chassé-croisé de microbes et île virus qui ravagent tout le système.Le cils est quasi désespéré.—Victor, je connais un homme, un seul homme capable de guérir l'humanité de tous les bobos qui la rongent.—Mais, il faut aller le chercher, l'emmener, que dire, le porter auprès île cette malheureuse humanité qui n'en peut plus, qui agonise, bref, qui est flambée! Où est-il cet homme?Que fait-il?D'où sort-il?^ —Mais, il est connu; il va dans Imites les villes, sa renommée de guérisseur va dépasser les mers avant longtemps.Il guérit toutes les maladies imaginables, et ce, sans toucher, ni palper.Et ce qui est extraordinaire c'est qu'il guérit sans fiole, ni remède, ni onguent, ni emplâtre.Tous les docteurs plient bagage et se défont de leur trousse.Il ne leur reste plus que de se mettre en file devant les refuges et d'attendre la soupe municipale et le secours direct.Les étudiants en médecine ferment leurs livres, et, désemparés, regardent tristement dans la direction des lots de colonisation, seul endroit où ils pourront peut-être gagner leur vie.La carrière médicale est foutue.Les disciples d'Esculape disparaîtront complètement de la surface de la terre dans un avenir rapproché.Tu comprends que les docteurs ont tenté un effort désespéré pour anéantir cet homme merveilleux, mais dangereux pour leur profession.Ils ont lamentablement échoué.Et Dame Justice, lui a dit, tout en enlevant son bandeau: "Va en paix, tu as confondu tes accusateurs." —Il n'a pas usé de représailles envers ceux qui l'avaient ainsi traîné devant ses pairs?—Oh! non, Victor.Et puis, on a su si bien le consoler de l'affront! Lorsqu'on l'eût détaché de la barre des accusés, la foule en délire lui a fait une ovation.Naturellement on lui a chanté: "Y'a gagné ses epaulettes ." Ensuite, un cortège s'est formé dans la rue, et on l'a reconduit chez lui en triomphe.On l'a banqueté, cajolé, consolé.Bref, ce fut une véritable apothéose.On avait voulu le persécuter, il était bien vengé.La presse, toujours sympathique aux grands événements, se saisit de l'affaire et en relatant minutieusement tous les détails et incidents du procès du grand guérisseur, lui fit une réclame si efficace qu'une maison d'affaires n'aurait pas hésité pour payer $20,000 à $25,000 pour en avoir une semblable.Aujourd'hui, notre homme est lancé.II est débordé, assailli par la clientèle, et sa fortune est faite.—Céline! Il faut que cet homme se penche sur l'humanité!! A tout prix, il le faut! Regardez-moi! Je suis le septième fils d'un septième fils." tant de pratique .Eh bien ! Victor, tu n'enregistres pas ton appel?—Oué .Et il me faudra endosser le mot de gogo et poire?—Le mot est consacré.On en forme une ligue ayant "flag", et avec "bé-bête, pour mot de passe.—Céline, veux-tu bien me dire ce que tu me rabâches depuis un quart d'heure?Sors-nous de cet embrouillamini et dis-moi où tu veux en venir.—C'est simple.—Simple?Je perds mes idées .Il a été question de l'humanité, de docteur, de guérisseur merveilleux, de procès, d'ovation, de banquet, de parade, de foule en délire, de gogos et de poires, et sur le tout voltige "Y'a gagné ses epaulettes ." Mais, où, quand, et surtout qui a gagné ses epaulettes ! ! ! —Victor, c'est un Septième de Septième.—Voilà où commence la difficulté.Cet homme ne se dérange pas.Il faut aller le trouver, et comment s'y prendre pour diriger l'humanité au bon endroit?L'humanité, c'est une sorte de personnage assez difficile à saisir, et encombrant, dans l'ensemble —C'est exact, l'humanité c'est quelque chose de vague, mais la pauvre est si malade! On ne pourrait pas parler en son nom auprès du grand guérisseur?—Ça devrait se faire.Tiens, j'y pense, on dit qu'il guérit à distance aussi, même on assure qu'il fait des cures par lettre et par le moyen du téléphone.—Vite, le téléphone! J'appelle immédiatement.Le numéro, Céline! Le numéro! C'est tellement urgent, l'humanité agonise! —Une minute, mon petit Victor.Il est entendu, compris, stipulé par le grand guérisseur que ceux qui font appel à sa science innée, ne doivent convenir à s'appeler, non des clients, mais des gogos et des poires.Autrement, pas de guérison.Tu comprends qu'il ne peut se servir du mot client, expression bonne tout au plus pour convenir au menu fretin, les personnes bornées qui confient le soin de leur santé à quelque docteur ayant à peine une quinzaine d'années d'étude et au- —Es-tu folle?Un septième! Mais c'est fou archi fou ! —Victor, faut pas rire de ça.Un septième c'a tant de pouvoir que ça doit pouvoir jeter des sorts et jouer avec les maléfices.—Quelle blague! —Oui, Seigneur! Quelle blague ridicule, Victor.Et dire qu'il s'en trouve pour y croire de préférence au "Notre Père ." Oh! mais ces sortes d'exploiteurs qui s'affublent pompeusement du titre de septième, savent se créer un décor pour frapper l'imagination de ceux qui sont avides de superstition.Ecoute ça: Un septième, doit être d'abord fils de septième.Il doit être conçu par une nuit d'orage, sur le coup de minuit alors que la lune, à son premier quartier, réussit à percer de ses cornes les nuages pleins de pluie que pousse un vent du nord-est.En attendant la venue du miraculeux enfant, sa mère ne doit pas se laver les oreilles, ni goûter au vinaigre.Elle doit manger des herbages, surtout beaucoup de plantin.Ne jamais boire dans une tasse, mais se désaltérer à même un ruisseau où elle s'est au préalable laver les pieds.Elle ne doit jamais se servir de peigne, mais se lisser les cheveux de la main gauche après avoir fait tourner sept fois son jonc de mariage au-dessus d'une marmite où mijote un lapin.Il lui faut tourner trois fois sur elle-même chaque fois qu'elle sort de la maison; toucher le bois de son index replié quand elle descend le perron, et faire un rond sur l'herbe avec le bout d'une branche de coudrier avant de se diriger où elle veut aller.Chaque soir, elle doit se mouiller les paupières avec l'eau contenue dans un baril de cèdre placé à gauche de la porte et dans lequel coasse une grenouille impatiente, et aller se coucher de recu-lon quand la lune à son déclin frappe de ses derniers rayons le châssis des latrines.—Céline! Cesse! Je vais me fêler les côtes! Je ne sais plus quel côté me tenir à force de rire! .—Victor, entortille-toi d'un câble.Je n'ai pas fini.Ce n'est une mince affaire, comme tu peux le voir que de pondre un septième et ce n'est pas tout.—Et si on allait oublier quelque chose à ce rite compliqué?—Patatras, mon cher, ce serait un fiasco et les dons du septième de septième seraient à vau-l'eau.—Mais comment peut-on savoir pour certain que c'est un garçon qui s'en vient et non une fille?—Ah! Victor, il y a des signes précis sur lesquels on marche à coup sûr.D'abord, le père est taciturne et la mère loquace, puis, les rôles se renversent: c'est la mère qui s'en ferme un coin, et c'est le père qui chiâle.Et quand la mère ressent un picotement dans le gros orteil du pied droit qui la porte à éternuer juste après avoir fait sauter une crêpe, ça y est! Ce sera un garçon.Le doute n'est plus possible.Ces remarques sont immuables et n'ont jamais trompé depuis que les septièmes existent.—Peuvent-ils savoir si l'enfant sera blond ou châtain?Grand ou petit, mince ou pansu?—Ceci est réglé de façon définitive depuis que la bêtise de la superstition existe.Un septième est toujours fade, et quelconque.Il doit venir au monde un vendredi, à l'heure où les hiboux commencent leurs randonnées nocturnes, et que les corbeaux ont regagné leur nid aux faîtes des chicots.Une fois le septième au monde, on doit s'empresser de l'envelopper dans une couverture tissée par une femme borgne, et lui mettre sur la langue trois gouttes de lait provenant d'une chèvre boîteuse.Ensuite, on lui touche les yeux, le nez et les joues avec de l'huile d'un jars qui s'est étouffé avec une pomme.On lui cerne le tour des oreilles et de la bouche avec la couenne d'un cochon mâle, mort d'apoplexie, et on lui frotte la poitrine et le ventre, en évitant le nombril, avec la graisse d'un matou qui s'est tué en tombant de la gouttière d'une maison ayant trois lucarnes faisant face au midi.A mesure que l'enfant grandit, on rapetisse ses habits.A l'âge de 27 ans, sept mois et dix-sept jours, ses dons de guérisseur s'épanouissent comme potiron au soleil.Il n'a qu'à dire: "Pensez à moi", et panaris, furoncles, et tous les bobos de la peau et des os, prennent la fuite.—Céline! .£j" Tu ne pourrais pas faire venir un septième?Je crois que je vais mourir de rire . 12 Le Bulletin des Agriculteurs Juin 1939 Pour construire ou moderniser COLONIAL AMÉRICAIN La maison idéale De tout temps, l'homme a rêvé de se mettre chez lui et d'abriter ses jours sous un toit qui soit bien à lui, dans "sa" demeure.Mais les conditions de la vie moderne ont changé bien des choses, et la plupart de la population, qui naguère vivait dans son propre petit château, se trouve aujourd'hui forcé de vivre en loyer, dans la maison d'un autre.Depuis l'avènement des lois fédérales que nous avons expliquées au cours du premier article, les circonstances sont changées et tout le monde peut maintenant payer les frais d'une petite résidence qui lui soit bien personnelle et que nous appelons à cause de cela: son petit château.Mais les châteaux ne se construisent pas en un jour ni sans considération préalable.C'est pourquoi, nous voulons ici guider les étapes qui doivent graduellement conduire à la réalisation heureuse et pratique d'un rêve possible: la maison idéale pour tous.Pour qu'une maison soit idéale, c'est-à-dire parfaite à tous points de vue et adaptée soigneusement au confort de ceux qui l'habitent, il faut que le projet en soit étudié sous tous ses aspects, terrain, location, localité, sol, orientation, position, environs, etc.Il est essentiel de même que les plants soient conçus en vue d'une situation particulière, car une maison paraissant très avantageusement dans un endroit, peut n'être pas attrayante ni pratique dans un site de conformation ou de décor différents.Comme l'achat de l'emplacement constitue généralement la première forte dépense, il convient de considérer sérieusement les divers éléments qui contribuent à sa convenance.Emplacement En faisant le choix d'un emplacement pour y construire sa future demeure, on donne la préférence à une localité ou village progressif, bien entretenu et tranquille; dans une municipalité où les affaires sont bien organisées il n'y a guère à craindre poulies futures contributions et taxes foncières, d'eau, de canalisation, d'égouts, de gaz ou d'électricité.Il faut voir à ce que rien dans les environs ne puisse déparer la maison et que les constructions environnantes ne soient pas trop en opposition avec la nouvelle que l'on projette, soit par leur pauvreté, leur manque d'entretien ou leurs proportions.On doit sur- maison de ferme normande Deuxième article d'une série de douze où nous tâcherons de guider les nouveaux constructeurs qui désirent bâtir leur petit château, avec l'aide de la loi fédérale sur le Logement et celle de l'Amélioration des Habitations — Emplacement et orientation.Le mois dernier, nous commencions ici-même une série de douze articles, s'enchaînant et se complétant les uns les autres, au sujet de la construction résidentielle qui connaît actuellement une vogue sans précédent au Canada, grâce à l'appui de la loi fédérale.Dans le premier article, nous expliquions le fonctionnement et l'avantage des lois fédérales sur le Logement et sur l'Amélioration des résidences.Le deuxième article, celui d'aujourd'hui, parlera de l'emplacement et de l'orientation de la nouvelle demeure.Le troisième traitera du choix de l'architecte, de l'entrepreneur, du style et des matériaux.Au quatrième, nous expliquerons les modes de financer la nouvelle construction, les assurances et les protections nécessaires .Au cinquième, nous exposerons 'divers points de vue sur la construction moderne et la mise en place des fondations.Le sixième nous amènera à parler des extérieurs, et des isolants^Le septième sera consacré à la toiture et a ses matériaux.La finission et la division des intérieurs feront l'objet du huitième article, tandis qu'au neuvième, nous traiterons des systèmes de chauffage, de plomberie et d'électricité.La peinture et les couleurs occuperont le dixième.L'enjolivement du terrain et la mise en valeur de la propriété passeront au onzième et enfin, au douzième, nous présenterons le propriétaire moderne, chez lui.veiller la marche du progrès dans la localité que l'on choisit pour ne pas aller construire sa demeure dans un quartier ou un bout de la ville ou du village qui déjà se déprécie et perd de sa valeur résidentielle.Comme placement, la propriété devrait continuer de valoir son coût original, avec augmentation probable à mesure que le voisinage se bâtit et s'embellit et que la ville ou le village se développe.On doit préférer des voisins du même niveau social, ou de la même race car, avec le temps, plusieurs peuvent devenir des amis ou des connaissances intimes, et il convient de songer à la camaraderie des enfants entre eux.Les moyens de transport, les magasins, les églises et écoles, les lieux de récréation ou les sources d'approvisionnement et de soins doivent aussi, être aisément accessibles.style espagnol Le terrain On doit penser qu'un terrain de forme irrégulière nécessite un plan de maison irrégulier lui-aussi.Pour une maison pas trop chère, un terrain de forme régulière et une construction rectangulaire et compacte sont les plus économiques.Considérez soigneusement la topographie, c'est-à-dire l'aspect du terrain: est-il assez uni ou en pente raide, haut et sec ou bas et humide?Songez surtout qu'il est cher pai'fois de niveler suffisamment une pente raide, d'imperméabiliser toutes les fondations ou de creuser profondément dans le roc.Si vous aimez encadrer la maison d'un décor bien régulier, affectant la symétrie des jardins français, un te-rain plat ou en pente faible conviendra mieux.Les terrains accidentés ou très inclinés s'adaptent surtout aux jardins anglais, où l'art se cache sous une apparence de nature agreste.La présence de quelques arbres sains est une aubaine, car ils embellissent le décor et augmentent la valeur de la propriété.Ces avantages ont leur importance et s'ajoutent à d'autres qu'il convient d'observer quand on veut porter le choix d'un terrain.Ajoutons un mot sur le prix du terrain.Pour satisfaire aux exigences de la loi fédérale du Logement il faut, avant d'obtenir un prêt, que les titres du terrain soient clairs.Il est donc d'extrême importance de voir son notaire et que celui-ci s'assure, papiers en mains, que les titres que l'on vous vend sur le terrain soient clairs.On a souvent vu dos cas où, un tiers ou copropriétaire, ou bien une succession, ou encore un bail de cent ans, venaient réclamer un terrain vendu de bonne foi ou suscitaient des empêchements à la construction parce qu'ils revendiquaient la propriété du terrain.Il faut donc que les titres soient clairs, et que le prix d'achat du terrain soit complètement satisfait.Les compagnies de prêts exigent de plus d'approuver le choix du terrain; il est alors raisonnable de ne conclure aucun marché avant de s'assurer que colonial.n£erlandai le site soit approuvé par la compagnie qui versera le prêt du gouvernement fédéral.Plusieurs municipalités, suivant en cela les exigences de l'article trois de la loi fédérale, offrent en vente un certain nombre de terrains pour des prix variant de un à cinquante dollars au maximum.Il est très avantageux d'y faire son choix, d'abord à cause du prix réduit de ces terrains que la municipalité sacrifie pour augmenter la construction, et surtout à cause du même article trois qui garantit à ces municipalités de payer toutes les taxes municipales, la première année, la moitié la seconde année, et le quart, la troisième année, sur toute nouvelle construction résidentielle.Le constructeur se trouve déchargé d'autant, s'il trouve son tc-rain dans une des nombreuses municipalités qui se disposent à profiter de ces offres sans précédent.Orientation L'orientation du terrain, sa position par rapport au soleil et aux vents ordinaires, détermine non seulement celle de la maison, mais à beaucoup d'égards, la disposition même des pièces.Il faut maintenant songer à la place de la maison sur le terrain, et au style moderne cadre qu'elle doit recevoir: la maison et le terrain sont des éléments dépendant l'un de l'autre et qui doivent s'accorder ensemble.Si vous désirez que le jardin soit privé, pour en faire comme un vivoir en plein air, il faut l'éloigner de lu rue.Dans ce cas, le "fond" du terrain sera vers le sud ou l'ouest.Par contre, si vous voulez des parterres fleuris comme attraction particulière, devant l'entrée de votre demeure, c'est naturellement à ce côté que vous donnerez la meilleure orientation.Une bonne orientation signifie la disposition correcte de la maison et des pièces principales par rapport au soleil, aux vents prédominants, à la topographie et au décor général.Par exemple, il est préférable de donner au vivoir l'orientation sud et ouest; le sud-est convient généralement bien à la salle à manger, tandis que les chambres à coucher principales seront exposées au sud-ouest autant que faire se peut.En ce pays, les vents les plus agréables viennent surtout du sud-ouest; c'est raison de plus de placer les chambres principales sur les faces sud et ouest do la maison qui gardent la meilleure orientation.Etudiez les caractéristiques du décor: votre terrain peut être élevé, la vue s'étendant sur un vaste paysage; il peut s'incliner doucement vers les bords verdoyants d'une rivière tranquille.S'il y a pente, on en profite généralement pour placer la maison à un niveau élevé, ce qui simplifie le travail de terrassement tout en conservant l'avantage de la vue, surtout quand la pente correspond à l'orientation désirée.Etudiez aussi les propriétés voisines; vous en trouverez peut-être une qui possède en même temps une bonne orientation et une superbe vue; dans ce cas, les pièces principales de votre maison peuvent être arrangées pour profiter de ces deux avantages.Visez avant tout, le confort et le coup d'oeil.Il est bon aussi de porter attention à la nature du sol, à son irrigation et à sa position par rapport aux éléments, comme les rivières, les chemins, les anses, les fonds de vallée ou les crêtes de falaise ou de collines.Le mois prochain, dans un troisième article, nous parlerons des styles des matériaux, de l'architecte et de l'entrepreneur de votre maison jolie.colonial cap cod" Juin 1939 Le Bulletin des Agriculteurs 13 Les idées pratiques NETTOYEUR DE PLAQUES DE HACHE-VIANDE Voici un modèle do nettoyeur des plaques de hache-viande.Ce nettoyeur est d'emploi facile.On a qu'à le déposer sur une table et presser sur les dents de la roulette à nettoyer de sorte qu'elle peut être débarrassée en un clin d'oeil des viandes ou de tout ce qui y adhère.Le coût approximatif de ce nettoyeur est de 25c.Vue de face du nettoyeur.Chaque point indique une tij*e do % pouce de loue; et de de pouce de grosseur en métal.La tipree; du centre a n/« de grosseur.Voici comme s'utilisent ces nettoyeurs chaque lige pénètre dans un trou de la roulette et le travail se fait instantanément.Maurice Brouil-lette, Ste-Gcneviôve de Bastican, Cté Champlain, P.Q.UN TRIEUR A PATATES Ce trieur à patates se construit avec une planche d'un pouce d'épaisseur et deux planches de 5 pouces de hauteur de chaque côté.Ces deux planches sont espacées d'environ 10 à 11 pouces à une extrémité et de deux pieds à l'autre extrémité.La planche du fond est ilivsiée en lattes espacées d'un pouce à un pouce et demi.Le fond doit être soulevé de 2 à 3 pouces à la plus large extrémité.A l'autre bout on place une poche pour recevoir les patates qui seront débarrassées de toute la terre et qui seront d'une bonne trrosseur.Pour qu'ils lassent connaître aux autres cultivateurs leurs petites inventions, leurs petits procédés, nous offrons aux ingénieux la somme de $2 pour les plans et les inventions qui paraîtront dans cette colonne.Voici ce qu'il faut faire: 1 )—Dessiner un croquis, même rudimentnire, de l'invention.2)—En faire une brève description et expliquer son fonctionnement.1)—Indiquer l'usage qu'on peut faire de cette invention.•1)—Dire le coût approximatif de la construction.5)—Adresser votre lettre comme suit: "Bulletin des Agriculteurs," département des idées pratiques, 2M9 est, rue Ontario, Montréal.Pour se servir de ce trieur il faut être deux hommes.Le premier prend les patates sur le plancher au moyen d'une pelle et il les place à l'extrémité la plus large du trieur.L'autre homme à l'autre extrémité du trieur enlève les patates défectueuses.La terre et les autre déchets tombent dans les espaces entre les lattes.Les bonnes pommes de terre tombent dans la poche.Ce trieur nous a été envoyé par M.Lorenzo Allard, St-Tite, Comté de Champlain, Province de Québec.Le Bulletin des Agriculteurs CETTE LETTRE DE CREANCE AUTORISE dont la signature parait ci-dessous, ù solliciter des abonnements pour LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AVIS Valable pendant le mots de juin 1939 seulement Le porteur de cette lettre de créance n'a aucune autorité pour solliciter ou accepter des abonnements pour une publication autre que celle mentionnée plus haut.Si une telle tentative en était faite, cette publication ainsi que vos autorités locales devraient en être avisées sur le champ.Il ou clic n'est autorisé ni à encaisser des chèques ni à transiger au nom de la Compagnie, sauf pour le recrutement d'abonnements.Signature du représentant.Directeur de la Circulation.VALABLE PENDANT LE MOIS DE JUIN 1939 SEULEMENT Fac-similé de la carte de créance que doit avoir chacun de nos agents.CONSTRUISEZ VOTRE MAISON AVEC LES REVETEMENTS INSUL-ATED BP.Ccnrcï Brique.Bardeau.Stuc ou Bloc do Picrro .5/" •¦ ¦/fi idc, action positive • liasse barre de coupe spéciale e Suspension extra-haute • Roues à jante large ACCELEREZ VOTRE RECOLTE Faire à temps sa récolte de foin, est un des plus grands facteurs de sa qualité.Employer une nouvelle faucheuse de COCKSHUTT-FROST & WOOD, équivaut à une police d'assurance, contre les délais coûteux et les lourdes dépenses en réparations.Cette machine, de construction robuste est remarquable pour sa traction légère et son fonctionnement doux.Voyez-la chez votre représentant de COCKSHUTT-FROST & WOOD, ou écrivez aujourd'hui pour renseignements complets.LA LIEUSE NO 6B COCKSHUTT-FROST & WOOD Les engrenages de l'arbre de couche tournent dans un bain d'huile .doucement sans bru' Épargne du temps, du travail et du grain Les nouvelles lieuses No 6B COCKSHUTT-FROST & WOOD établissent un nouveau standard d'efficacité, de durée et de fiabilité.Les principales caractéristiques sont: coussinets à billes et à rouleaux de première qualité; 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elle enfle sous lu ventre et le pis enfle aussi.— LEN-NOXVILLE.R.—Donnez-lui un travail léger et beaucoup d'exercice tous les jours.Diminuez sa portion d'avoine.Massez son ventre avec du Uniment.Si l'étal de votre jument empire consultez un médecin vétérinaire.Q.—Peut-on s'apercevoir si un animal est tuberculeux sans le faire examiner par un vétérinaire.Y a-t-il du danger pour les adultes et les enfants de boire son lait?La chair de cet animal est-elle bonne à manger?— ONTARIO R.—On ne peut s'apercevoir de la tuberculose, sans avoir recours à l'épreuve tuberculine, que lorsque la maladie est très avancée.L'animal devient maigre et on peut sentir des bosses au-dessous de la gorge.Le lait d'une vache tuberculeuse est souvent dangereux particulièrement pour les enfants, on devrait le faire bouillir à une température de 185F.avant de le boire.Excepté pour des cas très avancés, la chair peut être mangée si on a soin de brûler les parties attaquées au préalable.Q.—Une jument a eu quelques poulains qui sont sains et forts mais après quelques jours ils viennent en faiblesse et on dirait qu'ils sont paralysés.J'aimerais prévenir ce mal-là cette année.— CTE DE PORTNEUK R.—Faites faire de l'exercice à votre jument tous les jours jusqu'à la mise-bas.Nettoyez et désinfectez sa crèche et lorsque le poulain vient au monde appliquez de la teinture d'iode au cordon ombilical.Donnez au poulain comme nourriture supplémentaire du lait écrémé de vache si nécessaire, deux ou trois jours après sa naissance.Q.—J'ai une petite pouliche et je voudrais lui couper la queue.Voulez-vous me donner un procédé pour faire cette opération?— PIERREVILLE.R.—Cette opération est dangereuse à moins d'être faite par un expert.Nous ne croyons pas dans ce pays que la queue d'un poulain doit être coupée.Q.—Des poules ont mal aux pattes.De quoi provient cette maladie ?Y a-t-il un remède pour empêcher les poules de manger leurs oeufs?Une vache, cinq jours avant la mise-bas, avait de la difficulté à se lever.Son poil est bien graissé et elle a beaucoup maigri.Pouvcz-vous me dire si une vache de tort qu'une vache qui ne se "claire" qui mange son délivre se fait plus pas?— ST-HUBERT R.—Isolez tous vos oiseaux malades puisque ce peut être un indice de paralysie infectieuse.Ajoutez à leur nourriture du gravier, des écailles d'huîtres et de l'huile de foie de morue.Si le mal continue, ajoutez Vfe% d'huile de germe de blé à la moulée.Pour votre vache qui maigrit, faites-la examiner pour la tuberculose.Il vaut mieux pour une vache de manger son délivré que de ne pas se claircr.Q.—J'ai une vache qui jette la bourse une couple de mois avant de vêler, surtout lorsqu'elle est couchée.Je lui ai mis un attelage et on me conseille de la tondre.Que me conseillez-vous ?— L'ACADIE R.—Employez un attelage et appliquez-lui un bandage, comme un bandage herniaire sur la partie supérieure de la vulve.Soulevez ses pattes de derrière en plaçant des planches de bois sur le plancher et couvrez-les avec beaucoup de paille. Juin llA>y q._Une vache donne du lait très rouge et du sang caillé par un trayon.Je lui donne du son avec 3 cuillerées à .soupe de soda soir et matin.— CTE TERREBONNE It,_Votre vache souffre probablement de la niammite.Trayez cette vache après celles qui sont en santé et lavez vos mains et son pis avec un désinfectant.Donnez à votre vache un laxatif d'une livre de sel de Glauber.Appliquez des cataplasmes chauds et du liniment sur son pis.Un médecin vétérinaire peut soigner cette maladie avec une injection d'une drogue connue sous le nom de "acriflavine." Q.—Un chien a un bouton de chair au coin de l'oeil.— NOTRE DAME DU ROSAIRE R.—Vous pouvez faire enlever ce bouton par un chirurgien.Vous devriez placer un anesthésique dans l'oeil du chien et coupez le bouton avec des ciseaux.Ceci est le seul remède et nous vous conseillons de consulter un médecin vétérinaire.Q.—Un jeune chien a les yeux couverts d'une peau blanche.Un cheval de onze ans a une grosse gourme; quand il boit, l'eau lui passe par le nez.— Uù AMBROISIEN R.—Pour le chien, achetez un tube d'onguent d'oxyde jaune de mercure lequel est fait spécialement pour les yeux.Frottez-lui les yeux avec cet onguent tous les jours.Isolez votre cheval et donnez-lui des aliments nourrissants.No lui donnez pas de foin sec.Appliquez des mouches de moutarde sur sa gorge.Donnez-lui chaque jour un sixième à un tiers d'once d'iodure de potasse dans Unis ;"i quatre pintes d'eau.Nettoyez ses narines avec une solution d'acide borique 1%.Q.—Un troupeau de vaches a avorté l'année dernière et cette année.On me dit que cela ne dure que deux ans ci qu'après ce temps la vache se trouve immunisée.Y a-t-il un traitement?— CTE DE BAGOT R.—Quelques-unes de vos vaches deviendront immunisées niais l'infection demeurera dans votre troupeau.En vertu d'une entente, le gouvernement fédéral examinera vos vaches et vous dira quoi faire.Cette maladie est bien difficile à prévenir mais plusieurs cultivateurs y ont réussi.Il n'existé pas de traitement, mais la prévention est très importante.Le Bulletin des Agriculteurs q.—Une vache a beaucoup de verrues aux trayons.—LANDRIENNE.R.—De fréquentes applications d'huile de castor sur les verrues ont déjà réussi à les faire disparaître.Si ces applications ne semblent n'avoir aucun effet, les verrues doivent être alors coupées avec des ciseaux stérilisés en enlevant deux ou trois à la fois et en ayant soin d'arrêter le sang par des bandages ou par cautérisation.Q.—Une vache mange du linge.Est-ce un vice ou une maladie guérissable?—CTE DE GASPE.R.—C'est probablement un vice mais ce vice peut être causé par un manque de minéraux.Préparez un mélange de 50 lbs de farine d'os, 50 lbs de pierre à chaux moulue et 50 lbs de sel.Employez 3 lbs de ce mélange pour 100 lbs de moujée.Q.—Un petit cochon de G semaines ne profite pas.Je l'ai séparé des autres.Une jument qui pouline en juin a le pis enflé.—CTE DE DORCHESTER.R.—Traitez votre petit cochon poulies vers.Achetez des capsules "Nema", suivez les instruction indiquées sur la boite.Ces animaux ne sont pas habituellement une source de profit pour leur producteur et il est quelquefois à conseiller de les tuer pour la boucherie pendant qu'ils sont encore jeunes.Quant à votre autre question massez le pis de la jument avec du Uniment mais lavez-le avec de l'eau et du savon avant la mise-bas.Q.—Des poules ont beaucoup de poux.Elles ont aussi des galles sur les pattes.—CTE DE KAMOURAS-KA.R.—Employez la poudre de fluorure de sodium, par pincées, en plaçant la poudre entre les plumes sur différentes parties du corps de la poule: dans le bouffant, sous les ailes, sur le dos et le cou.Soyez très prudent, cette poudre est un poison violent.Pour les galles des pattes, servez-vous d'un onguent composé de 1 partie de soufre et de 7 parties de graisse domestique.Frottez les pattes entièrement avec cet onguent.Q.—Une jument perd en blanc depuis deux mois.—CTE DE MATAPE-DIA.R.—Ceci est probablement le symptôme d'une maladie plus grave.Veuillez consulter un médecin vétérinaire.Q.—Mon cheval a le soufle.Je lui donne son foin mouillé.Plusieurs personnes m'ont conseillé de lui faire conservez les feuilles pour la croissance des fruits Il faut au inoins soixante feuilles vigoureuses pour produire une pomme de première qualité.C'est pourquoi vous devriez utiliser les pulvcrins et les poussières Niagara Kolo pour votre verger.Les pulvcrins et les poussières Niagara Kolo sont un bentonite-soufre liquide.Le soufre demeure toujours actif et n'a aucune action caustique sur les feuilles.Les producteurs les plus prospères du Québec utilisent les pulvcrins et les poussières Niagara Kolo.te icul fongicide bemonite* 1e-soufrc liquide.Kolofog sous, forme de poussière KolofoR avec nrséniatc de plomb Niagara Fongicide et insecticide combine.'NIAGARA BRAND BURLINGTON viSjjî DISTRIBUTEUR POUR LA ?aOVINCE DE QUEBEC SPRAY CO.Limited ONTARIO LA COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC Le meilleur ii C@GD(§3(d3@ LES BAT TOUS PAR LE NOMBRE DE MILLES! 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(Signé)-Mme W.L'HEUREUX Windsor Mills, P.Q.Témoin (Signé)-Y.P.Depuis près de 50 ans, les bonnes PILULES ROUGES ont été le tonique préféré de milliers de femmes pour le traitement de malaises tels que: faiblesse, pâleur, manque d'appétit, fatigue, douleurs de dos, de reins, périodes douloureuses ou irrégulières, troubles internes essentiellement féminins (symptômes ou conséquences de l'ANEMIE;) pour quoi les bonnes PILULES ROUGES ne vous feraient-elles pas de bien à vous aussi?Par la poste: 50c la boîte ou 3, $1.25.TONIFIEZ-VOUS en prenant les bonnes PILULES ROUGES pour les Femmes Pâles et Faibles Chimique FRANCO Américaine Ltéc, 1566, rue S.-Denis, Montréal.Q.—Où me procurer une copie de la conférence de M.Brouillctte faite le 25 février 1939?(2) D'après la conférence du Rév.Père Jean sur la lecture, je voudrais savoir où me procurer les livres conseillés par lui.J.-I».G.R.—Ecrivez directement à M.Brouillctte, lui demandant si sa conférence a été éditée.(2) Si vous avez noté les titres de ces livres, vous n'avez qu'à les demander dans les librairies.» * * Q.—J'ai les cheveux châtains, j'aimerais savoir si le fait de les mouiller peut les faire noircir?Quelle couleur me conviendrait pour un manteau, une robe et un chapeau, j'ai les yeux bleus et le teint clair?Hâte de savoir R.—Le fait de mouiller les cheveux ne peut les faire foncer, mais il ne faut pas en abuser.N'importe quelle teinte claire vous conviendrait, a » » Q.—Donnez-moi un conseil pour onduler mes cheveux sans débourser?F.B.R.—Il se vend -les bigoudis pour quelques sous, avec un peu d'adresse vous pouvez vous faire une jolie coiffure.* a * Q.—Puis-je laver sans qu'elle rétrécisse une robe comme l'échantillon que je vous envoie?Une de St-IIenri R.—Après un bon lavage dans l'eau tiède savonneuse, rincez bien et pressez sur l'envers encore humide.* * » Q.—Y n-t-il en Ontario un endroit appelé Côte au Sable ?Georgette R.—Je le crois, mais c'est une toute petite localité.» * « Q.—A quel régiment montréalais appartenaient les soldats qui ont suivi les exercices militaires au camp de St-Jcan d'Iberville en juillet l'an dernier?S.v\ P.une réponse R.—11 ne s'agissait pas d'un régiment particulier mais du Royal Canadian Regiment, un détachement de tous les régiments de la milice permanente canadienne.* * * Q.—J'aurai l'avantage sous peu de remeubler â neuf notre salon.Un Chesterfield moderniste tout en peluche serait-il plus joli qu'un autre à bras chromés?Votre goût sera le mien.Musette R.—Pour un salon je préfère les meubles en velours, un mobilier à bras chromés étant plutôt réservé à un studio.' * * * Q.—J'attends la visite d'un correspondant inconnu, dois-je le présenter à mon père et mes frères?Quelle place doit-il occuper à la table?Coeur gai R.—Présentez-le à votre père d'abord, puis à vos frères et aux autres personnes présentes.A table, il peut occuper la place en face de votre père.* * * Q.—J'ai un manteau brun et je suis brune, quels accessoires conviendraient?it.d.our les planta de mal" •t 1rs planton do jardin.C'est une nonr* balancée qui roui lent onze élément*.Avec un tri engrail von» nouvel cultiver ce que TOUI roulez dans n'importe quel sol.I'tlC circulaire eu français pst attachée fi chaque paquet et explique comment s'en servir.Vos plante* ont besoin d'un bon repos, donnez leur du ViKom et regardez 1rs croître.Satisfaction garantie.Ilolte de 1 1b.2 lie lïoltc de 5 lbs 80a Hotte de 10 Ib.ï $1.30 transport paytS W.H.PERRON BC CIE.LTEE, Grainetiers et Pépiniéristes 935 Blvd.St-L.lurent, Montréal LIN et COTON POUR TISSAGE demandez nos prix L'Art Paysan du Vieux Québec Enr.16 rue Elcin Québec KETCHUM Etiquettes en m et .il pour oreilles Balances do laiteries Bandes pour volailles Balances pour les oeufs Specialties Tatouages pour bétail, moutons, porcs, renardi, chiens et volailles Ketchum Mfg.Co.Ltd.Box 361-G - Ottawa 42 Le Bulletin des Agriculteurs Juin 1939 La Tôle Gaufrée Idéale Rayon X No 1 protî-ccra vos bAtlmcntl durant une vie entière MAROUE ENRG.Assurcz-voua que le coq et le No.1 apparaissent sur chaque feuille Cultivateurs et éleveurs qui avez besoin de tôle, ne risquez pas un mauvais placement, achetez cette fameuse tôle gaufrée "IDEALE RAYON X No 1"—comme des milliers d'autres vous deviendrez des clients satisfaits—le prix n'en est pas plus élevé et la tôle gaufrée "IDEALE RAYON X No 1" durera une vie entière.TOLE GAUFREE "IDEALE" Enrg.Raoul Lassonde, prop.St-Hyacinthc, P.Q.LES INDUSTRIES G.I.LACHANCE INC.DE QUEBEC sont nos distributeurs nour le bas St-Laurent Ecrivez pour prix et circulaire illustrée Laissez-nous vous aider à AUGMENTER VOTRE REVENU D'AUTOMNE C'EST la même histoire chaque automne.JJcs comptes, des comptes et encore des comptes — des comptes pour la ficelle d'emballage, pour le battage, pour l'ensilage, pour la nourriture, pour le vêtement, pour les fournitures d'école — et pas grand chose pour rencontrer toutes ces dépenses.C'est là qu'un revenu provenant d'un troupeau de poulettes vous aidera considérablement.Vous n'aurez pas de difficultés si vous avez un troupeau de poulettes qui pondent à l'automne, parce que le prix des oeufs est élevé.Au premier abord, il ne semble pas possible que des poussins nés en mai puissent être en pleine production en octobre et novembre .mais c'est possible, si vous débutez avec la bonne qualité de poussins.Des centaines de clients satisfaits de Bray nous rapportent le cas de poulettes pondant à l'âge de 1 mois et donnant leur production maxima â l'âge de G mois.M.et Mme C.-S.Smith, R.R.4, Beach Ridgc, Lachutc, P,Q.écrivent: "Le 31 mai 1938, nous avons acheté 104 poulettes Rocks blanches de Bray.Elles ont commencé à pondre de très gros oeufs vers le 1er octobre.Ces poulettes ont pondu durant tout l'hiver.En février, elles pesaient livres chacune et deux cochets dans le lot pesaient 8 livres chacun.Inutile de vous dire que nous en sommes très satisfaits, aussi bien comme pondeuses que comme oiseaux de marché." NE TARDEZ PAS—COMMANDEZ MAINTENANT C'est maintenant le temps de donner votre commande si vous désirez retirer un revenu de vos oeufs l'automne prochain comme l'a fait Mme Smith.Plus vite vous placerez des poussins Bray sous votre éleveusc plus d'oeufs vous aurez l'automne prochain, et plus d'argent vous retirerez pour rencontrer vos comptes d'automne.Ne tardez pas .envoyez votre commande pour des poussins Bray dès aujourd'hui.C'est la variété des poussins qui pondent de gros oeufs régulièrement et de bonne heure.FRED W.BRAY Ltée, 30 rue Dufferin, Sherbrooke, P.Q, CCMC 7 plus de grains alimentaires LE SILO ROSCO PORTATIF est une source de profits affirment les cultivateurs Découpez et mallcz le bon ci-dessous pour recevoir un feuillet illustre intéressant qui vous enseignera parfaitement au sujet du Silo ROSCO Portatif.Produit des manufacturiers de la fameuse Toiture ROSCO â sept côtes.ROOFERS SUPPLY CO.LTD., 712, rue St-Mauricc, MONTREAL Veuillez tn'envoyer le feuillet décrivant Nom .e Silo ROSCO Portatif.Adresse B-6-9 La santé par l'hygiène Nous devons prendre soin de nos yeux Nos yeux sont les "postes récepteurs" de la grande majorité des impressions qui nous viennent du monde extérieur.Si nous voulons jouir pleinement de la vie et accomplir de bonne besogne, nous devons donner à nos yeux les soins particuliers qu'ils réclament.Les yeux comme partie du corps Les yeux ne peuvent être convenablement' entretenus à moins que le corps entier, dont ils font partie, ne soit également entretenu d'une façon adéquate.Quelque chose qui va mal dans une autre partie du corps peut affecter les yeux, et le mauvais état des yeux peut affecter d'autres parties du corps.La vision et la lumière L'oeil est l'un des organes les plus délicats en même temps que l'un des organes les plus importants du corps.Sa fonction est la vision.Il est impossible de concevoir cette fonction sans l'idée de lumière.Si nous empêchons la lumière d'entrer, comme nous le faisons lorsque nous fermons les yeux, .nous ne pouvons pas voir.Si nous sommes aveugles, la lumière ne nous fait rien.La vision et la lumière sont inséparables.Les yeux au travail Pour que la vue rende de plus grands services et s'opère sans fa-tijruc, il est important d'avoir une lumière approprié au travail que les yeux doivent faire.Causer ou faire une marche à la brune, après une journée de travail, est agréable et reposant, mais on ne peut pas faire de travail minutieux (lecture, écriture, couture), à une lumière faible ou vacillante, sans se fatiguer la vue.Est également mauvais l'éclairage par la lumière solaire ou par des lampes, lorsque la lumière donne dans les yeux ou qu'elle est réfléchie par des surfaces reluisantes (papier glacé, dessus de table, etc.).Sous une lumière de bonne intensité, les travaux minutieux peuvent généralement être faits plus vite et être mieux exécutés.Mais la lumière doit être placée de façon qu'elle ne fatigue pas la vue.Lorsque l'éclairage consiste en un faisceau lumineux donnant sur le travail, le reste de la chambre étant dans l'obscurité, il y a gêne ou malaise oculaire, car les yeux ne peuvent s'adapter à la lumière et à l'obscurité en même temps: l'éclairage venant d'en haut, un peu en arrière, ne peut incommoder les yeux.On doit toujours se placer de façon que le corps ou la main ne porte pas ombre sur le travail: le livre ou le travail devrait être tenu à une distance de 14 pouces environ, car c'est à cette distance que le cristallin, dans l'oeil normal, peut le plus facilement s'adapter pour le travail minutieux.A moins d'arrangements spéciaux il n'est pas bon de lire étant couché' Pour la lecture au lit, la tête et les épaules doivent être élevées de façon que les yeux, la lumière et le livre soient relativement dans la même position que pour la lecture dans une chaise.Quand on est malade ou que l'on relève de maladie, on ne doit pas faire beaucoup de lecture ou de travail minutieux, car les yeux eux-mêmes peuvent être malades quand le corps dont ils font partie est malade.C'est une erreur de continuer à lire ou à faire un autre travail minutieux lorsque les yeux ressentent de la fatigue.Regarder à distance de temps en temps est un bon moyen de reposer la vue quand on doit travailler longtemps à quelque chose qui force les muscles chargés de l'accommodation.Les yeux chez les tout petits et chez les enfants Même avant la naissance de son bébé, une mère peut faire beaucoup pour assurer la santé de son enfant, en se mettant elle-même sous les soins d'un médecin.Aussitôt que le bébé est né, on doit lui mettre dans chaque oeil quelques gouttes de nitrate d'argent à 1 p.100, afin de tuer les germes qui peuvent avoir pénétré dans les yeux au cours de l'accouchement.Dans la plupart des cas, ce traitement empêchera que l'enfant ait une maladie qui est appelée "conjonctivite du nouveau-né" et qui est l'origine d'un grand nombre de cécités.Chaque mère devrait s'assurer que ce traitement a été donné au nouveau-né par le médecin, la sage-femme ou la garde-malade qui assiste à l'accouchement.Dans presque tous les endroits, ce traitement est obligatoire.Si les paupières de l'enfant, deviennent enflées et rouges, et qu'il s'en écoule du pus, appelez le médecin tout de suite ou portez l'enfant à l'hôpital.Chaque heure de retard augmente le danger de cécité pour la vie.Lorsqu'on fait prendre un bain de soleil au bébé, et lorsqu'on met le bébé dans sa couchette ou sa voiturette, il faut avoir bien soin de le préserver de l'action d'une lumière lui donnant directement dans les yeux.Les petits enfants doivent apprendre à se servir de leurs yeux tout comme ils doivent apprendre à marcher et à parler.Leurs yeux aussi se développent.Pendant cette période de croissance des yeux, les enfants doivent être préservés de la fatigue qu'entraîne un excès de travail oculaire minutieux.Un coin enchanteur des Laurentidcs, le camp Lcfcbvre, ou lac Boileau, à l'Annonciation.Ce camp est la propriété- de M.W.Lefebvre, do Montréal. Juin 1939 1IIÉ â LA DIARRHÉE?CHASSEZ-EN IA CAUSE '&„ ,lS intestins et bannissez immédiate.melU la diarrhée.Lises l'expérience qu'a m Mme Edith qirraride Brown's Line l'.O.Ont.: "J ai neuf , , i érâce aux Tab elles Baby's Own, grtftt îinSu%l Uement malade, Dans cas de diarrhée, ces Tablettes sen Inappré-; , dies chassent vile la cause.Files agissent aussi rapidement dans les cas de fèvre légère, rhumes, coliques dérangements d'estSmaci constipation, léger croup, indigestion tl dentition.Sans aucun opiat ni drogue stupéfiante.\u-.i faciles à prendre que des bonbons.Sûres , nof"n;ive,.Rapport d'analyse dans chaque faite Achetez-en une boite aujourd'hui: la maladie frappe si souvent la nuit.25 cent-.Vous serez remboursée si vous n'êtes pas satisfaite.îfjf>>>>>>>>>>>>>> .>^w» "Superbes monuments funéraires, entièrement garantis h prix variant tic $7.00 à $48.00.Fret payé h tous les points du Canada.Inscription de 40 lettres gratuite.Demandes notre catalogue illustrant tous modèle* et donnnnt tous renseienements."MILN MEMORIALS, 209 Chnndos, WINNIPEG, Mon." 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