Le bulletin des agriculteurs /, 1 novembre 1946, vendredi 1 novembre 1946
Bulletin des Agriculteurs Novembre, I '¦ : , vous apportera des ffias deSoie vérih LES PREMIERES CARGAISONS DE SOIE expédiées de la Chine depuis la guerre commencent maintenant à traverser le Pacifique.On espère qu'avant longtemps, des bas et des tissus de soie véritable seront île nouveau disponibles au Canada.Au fur et à mesure ^uc l'essor industriel en Chine prendra de l'ampleur, ce pays aura besoin de Nickel Canadien en plus grandes quantités.Le Nickel Canadien ira en Chine; la soie de la Chine viendra au Canada.Chacun de ces produits aidera à payer l'autre.Le Canada utilise moins de trois pour cent du Nickel qui est produit au Canada.Le reste est exporté, et l'argent reçu aide à payer la soie et les autres produits né- cessaires au bien-être des Canadiens.Le Canada ne peut continuer à importer des autres pays à moins d'exporter des marchandises canadiennes.( Toute augmentation des exportations de Nickel Canadien fait travailler plus de gens dans les mines, fonderies et usines d'affinage du Nickel et, par le fait même, donne plus de travail aux autres milliers qui produisent le bois, l'énergie électrique, l'acier, les machines et les fournitures qui sont employés dans l'industrie du Nickel Canadien.En développant constamment l'emploi du Nickel dans notre pays et à l'étranger, l'industrie du Nickel Canadien assure des bénéfices supplémentaires au Canada et aux Canacrrcna.,.'(it-m^ h&iÛ ¦ i Le Bulletin des A & ri eu 1 te u r s Novembre, 1946 CONNAISSEZ VOS LIMES DE SCIE ,/WVv 5 à 6 DENTS 7 à 8 DENTS AU POUCE —X—AU POUCE ' Pointe 1res aiguë Poinlo 1res aiguë DE 6" do 5" VvWvVVW VvWvWVVVV 9 a 10 DENTS 11 à 12 DENTS — AU POUCE —> N— AU POUCE L E succès que vous obtenez dans le limage provient de votre habileté à choisir la bonne lime pour chaque travail.Il y a plusieurs limes triangulaires pour aiguiser et remodeler les dents des scies à main et des autres scies dont l'angle des dents est de 60 degrés—ou plus—comme pointe ordinaire, pointe aiguë, pointe très aiguë.Quatre des dimensions populaires sont illustrées dans le guide ci-dessus.Rappelez-vous également que la marque que vous devez choisir pour obtenir Iti qualité est la BLACrC DIAMOND—fabriquée au Canada par l'un des premiers manufacturiers de limes au monde.Et le bon endroit où les acheter est votre quincaillier ou votre marchand d'instruments aratoires.Les limes lîl.ick Diamond sont excellentes aussi pour les scies à couper de travers et le hois de pulpe, lames de 6cie.parties rondes des scies, Kodcndards, scies de moulin, Instructions gratuites sur le limage.NICHOLSON FILE CO.Port Hope, Ontario.AIDEZ A PROTEGER NOS FORETS Donne :.votre bétail; et vos animaux a fourrures LES HUILES VÉTÉRINAIRES RICHES EN VITAMINES A et D Teneur garantie MONT! Division its Huiles litlrinaires fiYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE Biologistes et Pharmaciens MONTREAL CANADA UX beaux jours d'autrefois, drills le bon vieux temps, j'avais connu le grand Philias, plus sec qu'une épinette après un feu de forêt pis qui passait son temps au magasin général à tailler des bavettes pendant que les autres faisaient de l'argent.Philias avait pas son pareil pour conter des histoires de loups-garotis, de feux follets pis de chasse-galerie.Pendant deux hivers de suite i avait trimé aux chanquiers aux alentours de la Diable.A l'entendre, i avait marchaillé dans tous les bois du Nord pis comme de raison i avait pas de choses qui avait pas vues.Pauvre Philias! I me semble le voir encore, au milieu du magasin, dans toute la chaleur du poêle, faire des grands gestes pour nous apprendre que dix fois, vingt fois i avait vu la mort en face.Ceux qui l'écoutaient le crevaient ben dur comme de rai-sou.— J'ai couru le loup-garou deux fois dans ma vie pis si j'avais pas été délivré, j's'rais sus le yâble astheure, qui disait comme ça en allumant sa pipe.Personne riait, I en avait qui étaient pas gros.On caillait pas non plus.On écoutait.Un soir de novembre comme à soir qui mouillassait pis que le vent faisait craquer les branches on se trouvait ben une dizaine au magasin général.Via t'y pas mon Philias qui rentre comme une apparition, —- Quoi de ncu que j'i demande de même ?I a pas voulu répondre drès là.I a pris le temps de bourrer sa pipe pis de s'assire sus un p'tit quart à clous.Pas besoin do vous dire les amis qu'on le dévisageait le grand Philias.Ça l'empêche pas qui était blanc, comme un drap, plus blanc que le drap qui sert à ensevelir les morts.— Envoyé, Philias, parle, t'es ben changé tout d'un coup.Es-tu malade?— J'sus pas malade, qui répond d'une voix grave mais i a quecqu'un qui va mourir à soir dans l'village.Tout le monde de se regarder pis de baisser la tête.Moi, j'me pinçais les cuisses pour pas rire.— Voyons, Philias, conte-nous pas VOMOfllEUT Par CLAUDE-HENRI GRIGNON des peurs.De quoi c'est qui te fait dire ça qui va i avoir de la mortalité dans l'village?— Pas besoin de rire de moi, père Bcugonncux, j'vous dis qui a quecqu'un qui va mourir à soir dans l'village, qui nie répond, la tête entre les jambes.J'sais de quoi c'est que j'dis.— J'te cré pas, Philias.— Non.Ecoutez ben.* * * 1 en fallait pas plusse pour qui s'iève pis qui s'niette à marcher en travers du magasin comme un orateur d'élections.Tout d'un coup i s'est décidé à parler: — Croyez-moi, créyez-moi pas, ça m'fait ni chaud ni fret te.Ça l'empêche pas que moi, Philias, j'vous dis qui a quecqu'un qui va mourir dans l'village à soir.En m'en venant t'a l'heure j'ai t'y pas vu une corneille, la (lainière d'ia saison.A s'est nus à voler autour du clocher pis est venue se brancher au ras moi sus le vieux saule au coin d'ia rue de l'église.J'ia pardais pas de vue.J'con-nais ça: des corneilles.C'est les hoiseaux du yâble.Tout d'un coup a part, a monte par-dessus les maisons, en criant, a fait trois fois le tour pis a l'a gagné le bord des pays chauds.Est pas r'venu.Le grand Philias parlait pus, mais lui i est r'venu prendre sa place sus le p'tit quart à clous.— En v'ia une affaire, que j'dis d'même.Ça veut-y dire qui va y avoir d'ia mortalité à soir?— Vous me crevez pas, père Bou-gonneux, par rapport que vous êtes plus fin qu'un autre?— J'sus pas plus fin qu'un autre, mon Philias, mais tu me feras jamais accrère que c'est un signe de mortalité.— Non?Ça l'empêche pas qu'une fois aux chanquiers, un mois de novembre comme à soir i a une corneille qui a volé trois fois par-dessus notre campe.Par après a l'a piqué du côté sud.Deux jours après notre showboy était étendu raide mort au ras le poêle.C'est-y assez pour vous?Quand vous aurez couru le loup-garou deux fois comme moi, vous finirez bon par avoir d'ia croyance.En par1 cas, vous ferez ce que vous voudrez, j'vous dis, moi, qui a quecqu'un qui va mourir à soir dans l'village.— C'est-y quecqu'un de nous autres, demanda Komuald Faisandeau qui avait pas encore ouvert la bouche ?— J'peux pas diviner moi, répond le grand Philias en passant la porto.* * * I était choqué pour vrai.Philias avait beau se montrer ma-niéreux des fois pis passer pour faire des magies blanches, i manquait jamais les Offices pis de son ordinaire, c'était un bon garçon.I en a qui prétendent qui avait couru le loup-garou par rapport qui avait été dix ans sans faire ses Pâques, mais ça, ça l'a jamais été prouvé.Des racontars, des bavassements i s'en fera toujours.Ça l'empêche pas que ce soir-lâ au magasin général on a pas veillé ben ben lard.Toute un chacun prit le bord de son chez eux.Plusieurs avaient la tremblette.J'me disais: "Ça s'peut que le grand Philias aye pris une tassée de whisky de trop?I voit des ima i s'fait des peurs".La nuitte se passa comme les autres nuittes.Pas un glas sortait tlu clocher.Lu lendemain, rien, ceux qui avaient entendu Philias la veille se rencontraient pour se 1er à voix basse.On attendait la mortalité.Trois jours se passent, une semaine.Rien, Pas de Philiu plus.Pas mal ordilleux i avait ] de r'venir au magasin general.1 passerait pour un homme pas rieux, lui qui avait couru le loup-garou.Tout l'inonde savait qui restait avec une de ses soeurs, une vieille fille scrupuleuse mais qui aimait l'argent plusse que le yâble l'a jamais aimé.Comme j'voulais en avoir le c net j'me rends sus la soeur de Philias.A m'apprend comme ça que fière était allé en ville par affaires mais qui serait de r'tour avant dimanche.•— Pensez pas que j'ai pas hâte de le voir r'soudre.- Pourquoi faire ?— Par rapport à la mortalité i|iii s'en vient.— Voyons, man'zelle, vous créyez pas à ça, vous itou?Vous savez, heu que votre frère veut rire.— J'vous demande ben pardon, père Bougonneux.J'connais assez Philias pour savoir qui conte jamais de peurs.Quand i a vu la corneille l'autre soir, i s'est pas trompé.C'est un signe de mortalité.— J'veux ben vous crère.Ça l'empêche pas que ça meurt pas vite.Ça fait presquement dix jours de ça pis on a pas entendu sonner un nias.— I finira par sonner, fait la vieille fille en se r'mettant à r'priser une vieille paire de chaussons.* H- * Quecques jours plus tard on se trouvait encore les mêmes au ma sni général.Le grand Philias rentre, l'as un mot.On attendait qui parle.On voulait pas le mortifier.Tout d'un coup i se lève t'y pas tranquillement pour racler le poêle de allumette, qui se met à se lami comme un possédé pis à se po l'estomac à deux mains, ",1'va n lii, (pti râlait, j'vas mourir".On court vivement à lui.I était mort.C'est sa soeur qui avait mis d'In poison dans son manger pour hériter de trois cents piasses que Philias avait de cachées.Trois mois par après la police a tout su pis la vieille fille a été pendue.Ça faisait deux morts dans la même année. Novembre, 1946 Le Bulletin des A gr i c u I r e u r s nos abonnés d'aï ; des Airier .g Bullet* des publie 0 lt Pour chaque jour de l'année, la fetc du saint, l'heure du lever et coucher du soleil, l'heure du lever et coucher de la lune et le pronostic de la température.Cf.• ft: —j -il §51S Y,' soins à donner à votre machinerie egri-à quel temps les donner et aussi un article façon d'augmenter la force de votre tracteur.Des recettes, des conseils pour la beauté, des conseils pour la tenue de maison, des articles sur la façon d'élever les enfants et les premiers soins aux blessés.RC Trois romans complets par des auteurs que vous saurez apprécier; des romans sentimentaux et dramatiques dont la lecture charmera vos heures de loisir.i£z^z:ïœ^x&z£zwz^?i^:?&œ aaasmaÊBaamma i i n ii—i am i L'ALMANACH DE LA CAMPAGNE vient de paraître Oui! l'Âirrianacii de la Campagne est fraîchement serti des presses de l'imprimeur.C'est la première édition de cet Almonach exclusivement destiné à la population de nos campagnes.Garanti et publié par "Le Bulletin des Agriculteurs", nous l'offrons d'abord à nos abonnés car le nombre de copies est limité.Sur réception de votre commande un exemplaire vous est immédiatement envoyé.L'Almanach de la Campagne fourmille de renseignements que vous cherchez tous les jours et ces renseignements sont présentés sous une forme alléchante.Largement illustré, très volumineux, l'Almanach de la Compagne vous sera si utile que yous l'aurez toujours à portée de la main.Voici quelques uns des articles en vedette dans l'Almanach Des pions et devis de bâtiments de ferme avec les matériaux à employer; plusieurs pages sur ni la façon de construire pour convenir à yos propres besoins.Table de gestation: comment calculer le poids de vos animaux; octrois, primes et subventions que vous avez le droit de réclamer; engrais chimiques, semences, alimcntofion.HOROSCOPE Suivant l'astrologie vous saurez comment vous comporter suivant les jours de l'année en lisant cette chronique particulière de l'horoscope.\ COMMANDEZ DÈS AUJOURD'HUI votre EXEMPLAIRE DE L'ALMANACH Grandeur 7" de largeur x 10" de hauteur l'exemplaire UTILISEZ CE COUPON L'ALMANACH DE LA CAMPAGNE 1117 ouest, rue Sto-Cothcrinc, Ch.701 Monîrcoi, P.Q.Vous trouverez sous pli la somme de .50 pour un cxempluirc (Je l'Almanach de la Campcgnc.Nom B.P.Comt à R.R.111 3 t 1 i l .1 G Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1946 Par JEAN-LOUIS DUSSAULT S •jetait.Deux castors travaillent ici à un barrage qu'ils ont édifie et qu'ils sont à parachever.Ils abattent des arbres de belles dimensions et les traînent parfois sur de longues distances.Ils savent unir leurs efforts et s'entendent parfaitement dans tout ce qu'ils entreprennent.Ils se nourrissent de l'écorce du tremble.Ils amassent des provisions de ce bois qu'ils coupent en bâtons pour les planter sous l'eau, à proximité de leur rebanc.Au fur et à mesure de leurs besoins, ils apportent ces bâtons dons leur cabane, rongent l'écorce et rejettent le bois â l'extérieur par la deuxième sortie de leur demeure.Sur la rive d'un lac dont ils^ ont régularisé le niveau au moyen d'un barrage construit à sa décharge, les castors ont érige leur cabane.Au cours de l'été, ils ont accumulé un tas do blanches, de bâtons et de terre qui a la forme d'un dôme.Quand les froids de l'automne ont solidifié cette masse, ils la creusent en passant sous l'eau pour aménager un intérieur à doux issues: l'une servant â évacuer les branches do tremble dont ils ont mangé l'écorce pour so nourrir; l'autre pour circuler.Dans cette cabane, le castor se couche au sec mais sa queue est toujours dans l'eau.Dés que le niveau du lac baisse, il en est averti et va réparer le brèche faite à son barrage.Voici le castor, le plus industrieux et l'un des plus intelligents animaux à ferrure du Canada.C'est un constructeur d'admirables barrages qui rivalisent pnr ', solidité avec ceux des hommes.Au bord des lacs, il construit des maisons sait te ni fenêtre apparente puisqu'il y pénètre en passant sous l'cou.Il vit en fomi la et ses petits émigrent dès qu'une nouvelle portée survient.HAQUE automne, li peurs du nord attendent avec im) i-tienec la date de l'ouverture de !;; chasse au castor.Le début et la durée de cette chasse varient cl année.D'habitude, elle connu vers le 15 novembre pour tic termi on janvier.Longtemps à l'avance, les ti peurs ont choisi leur territoire el provisionné les caches aménagéi aux endroits stratégiques tlu I chemin de ronde qu'ils parcourra pendant toute la saison de chasse, visitant les pièges pour en retirer leurs prises.Le trappeur marque son ter ritoiro de chasse par des encoi (plaques) sur quelques arbres le long des sentiers qu'il suivra.11 existe une loi non écrite mais généralement respectée par tous les coureurs des ! conférant au premier arrivant l'exclusivité de la chasse dans le territoire qu'il a choisi.Plus souvent, les trappeurs travaillent deux par deux.C'est beauci moins dangereux car en cas de ir.n-kdie ou d'accident, ils peuvent prêter secours mutuellement.La chasse aux animaux à fourrure n'est pas une partie de plaisir, une randonnée comme en font les skieui par de belles pistes entretenues, avec retour au chaud dans de conforta maisons.C'est au contraire un rude métier où l'homme livre dans la solitude des forêts, aux éléments ligués contre lui, une lutte de i instant afin de surprendre 1 ' capturer les animaux à fourrure ¦ ;' la civilisation fait reculer un peu plus loin chaque année.C'est une bataille où il doit rivaliser de ruse avec des bêtes très intelligentes qui possèdent un flair et des iv.extraordinaires sans lesquels auraient depuis longtemps disparu.C'est à quatorze milles en hau L'Ascension, petit village du comté de Labclle, que je suis allé retrouver à la fin du mois de novembre dernier, les deux meilleurs trappeurs du nord, Angelo Bastien et son frère ¦Tos, depuis quelques semaines déjà sut la piste du castor.Quand j'arrivai, ils étaient au camp principal de leur chemin de ronde, à leurs quartiers généraux où ils viennent se reposer un jour ou deux parce qu ils y trouvent plus de confort que dans les camps de fortune et les tentes ou fond des grands bois.C'est également là qu'ils rapportent leurs four- Novembre, 1946 Le Bulletin des Agriculteurs '7 Le trappeur a repère un petit lac où les castors entretiennent une cabane et un barrage.On le voit ici sur le barrage recouvert de neige alors qu'il cherche l'endroit ou il protiquera une brèche.L'eau s'écoulera plus ropidement, le niveau baissera.n.i' • ris avaient capturé huit cas-),,!.rji ni doux gros, depuis l'ouver-lun de la saison.Le lendemain, nous partions à pied, lourdement chargés de sacs contenant do la nourriture, dos pièges, un sac de couchage, pour le lac à l'Aigle et la rivière Rouge.11 neigeait.De fait, il neigea toute la semaine que ,lous avons passé à relever Il pièges déjà tendus.Pendant celte randonnée de quelque -10 milles à travers bois au cours de laquelle nous avons couché dans trois camps différents, et môme sous une tente Érigée le jour même parmi les sapins chargés de neige, Angelo Bastion, célibataire endurci, guide expel t et trappeur sans égal, m'a fourni sur place la matière de ce repor- l'après-midi du premier jour, après huit milles de marche et une coin se de six milles en canot sur la décharge du lac à l'Aigle et la ri-viiie Rouge à la veille de geler, nous atteignions un barrage de castors où les trappeurs retiraient trois castors des cinq pièges tendus.Une autre bête s'était coupé la patte que nous retrouvions dans le piège.— Ces) pas trop pire, s'exclama Angelo tout joyeux.Quatre sur cinq, c'est quasiment parfait.- Mais comment se fait-il, demandai-je, qu'il se soit coupé la patte?— A vrai dire, me répondit-il tout en tirant des pièges les castors noyés, !c castor ne se coupe pas la patte avci dents comme on le croit en i ral.Voici plutôt ce qu'il fait.Quand il est pris, il cherche à s'en- "us l'eau.11 traîne alors la grosse roche que vous voyez attachée bu piège.11 ne peut aller loin car un fil ¦ fer retient le piège à cette Saule enfoncée dans la terre.Il tente ?lors de revenir au bord ou do remonter n la surface mais la pierre l'en empêche.C'est alors qu'il se noie car il ne peut rester beaucoup plus que cinq minutes sous l'eau, sans res-rirer.C'est quand il parvient à se t'icr lu tête de l'eau qu'il s'échappe.! respire, puis plonge et tourne sur lui-même.11 se tord si bien la patte l"6 '' Cl la chair sont brovés.i.¦ .- ' /• •• La brèche est faite mais il reste ou troppeur à nettoyer le fond de l'eau où les castors ont accumule des matériaux en prévision d'une réparation possible.Il évite ainsi que le piège qu'il placera près de la brèche ne soit déclenché inutilement.Tout est prêt.Le troppeur va poser le piège qu'on voit ici.Il attache à ce piège une pierre de moyenne grosseur et dépose le tout dons la brèche, du cote du lac, à quelque huit pouces sous l'eau.Quand le piège se refermera sur la patte du cos-tor, celui-ci tentera de s'enfuir sous l'eau, entrainont au fond la pierre et le piège.Le fil de fer solidement fixé ou bâton qu'on voit à gauche empêchera la fuite et l'animal, impuissant o revenir à la surface en entroinont le piège lesté de la pierre, se noicro car il ne peut rester sous l'cou bcoucoup plus que cinq minutes.,0»i nu plus lui i-estc-t-il à donner un dernier coup de dent pour sectionner les derniers nerfs qui le retiennent encre prisonnier.— Et il guérit d'une toile blessure?— Un mois plus tard, tout est cicatrisé.Le castor est d'ailleurs un a.iunal qui n'ost jamais malade.Cela Ouond le castor réussit à remonter à la surface pour respirer, il a tout le temps de s occuper de son evosion.Il ne se coupe I Datte avec ses dents comme certains le prétendent, mais il tourne sur lui-même jusqu a broyer la chair et l'os.On P°S de au'il puisse donner un dernier coup de dent pour sectionner quelques muscles qui le retiennent encore ou piège.Ff nLnd le troppeur vient relever son piège, il y trouve ceci .Un mois plus tard, la blessure est parfaitement guérie et l« castor est devenu extrêmement prudent.Il arrive qu'on capture des castors dont les deux pattes avant ont été coupées 10 ,jons |cs pièges.Rarement il s'évadera quand il aura été pris par une patte arrière. Le Bulletin des A g r i c u t c il r s Novembre, 1946 ¦ tri i s» 8*> » Tout s'est bien passe pour ces deux trappeurs, les frères Annula et J05 Bastien, de l'Annonciation, Comté do Lobcllc, puisqu'ils ont capturé au même barrage trois castors d'un on et demi, "des bébés" comme ils les appellent.Ils viennent de les retirer de l'eau et vont les rouler dans la neige pour assécher les peaux avant de les porter à la cabane où ils les ccorchc-ront immédiatement.tient sans doute aux nombreuses glandes dont la nature l'a doté, trois paires en tout.Nous autres, les trappeurs, nous détachons soigneusement une paire de ces glandes que nous expédions aux pharmaciens en gros qui s'en servent dans les remèdes.On nous les paie $27.la livre".Dans le canot qui nous ramenait ai; petit camp où nous devions coucher ce soir-là, Angelo Bastien m'a expliqué comment il tendait ses pièges à castors.On sait que le castor bâtit sa cabane sur la rive d'un lac dont il a d'abord stabilisé le niveau par un barrage édifié à la décharge.Il construit ce barrage au moyen d'arbres, de branches entremêlées et de terre qu'il transporte avec ses ca-marades amphibies.Quand le barrage est prêt, il choisit l'emplacement de sa cabane, habituellement à proximité de quelque bouquet de trembles dont l'écorce lui fournit le principal de sa nourriture végétarienne.Il fait un amoncellement de branches et de terre qui prend la forme d'un dôme aplati.A l'automne, quand cette masse a été solidifiée par le froid, il la creuse par l'intérieur en passant sous l'eau.Il aménage ainsi une cabane qui n'a pas d'issue visible.En réalité, elle est munie de deux portes qui débouchent au fond de l'eau: l'une pour évacuer les branches dont il a rongé l'écorce, l'autre pour l'usage général de la famille qui se compose ordinairement de cinq, six ou sept membres.L'intérieur de la cabane du castor est aménagé de telle manière que l'animal -a le corps bien au sec alors que sa queue trempe dans l'eau.C'est son indicateur de niveau qui l'avertira dès que l'eau baissera dans le lac.Il ira alors au barrage trouver la cause de cette fuite et boucher la fissure.Le trappeur procède donc de la façon suivante: il pratique une brèche dans le barrage pour faire baisser l'eau, sachant (rue le castor viendra la réparer.A six pouces à peu près sous l'eau, à l'embouchure de lu brèche, il dépose son piège lesté d'une pierre de quatre ou cinq livres.Le piège est solidement fixé par un fil de fer à un pieu enfoncé dans la vase du fond du lac.Ce piège est du type ordinaire à deux mâchoires qui se referment dès que s'exerce une pres-ion sur la petite palette centrale.Quand le castor arrive près de brèche, il déclenche le piège qui se îcferme sur une des pattes, habituellement une patte d'en avant.11 arrive souvent qu'on prenne des castors n'ayant qu'une patte en avant.Ce sont d'ordinaire de très gros cas-lors que l'expérience a rendus prudents.Il est aussi arrivé à des trappeurs de prendre des castors dont les deux pattes avant avaient été coupées, dans des pièges.Ce sont les plus difficiles à attraper car il faut les prendre par une patte arrière.la-mais un castor ne se coupera une ratte arrière car il en a absolument besoin pour vivre.L'hiver, quand la glace est solidement prise, le castor n'ira pas réparer les brèches pratiquées dans ses barrages.Pour le prendre, on tranche la glace au dessus des en- (lirr la suite ù la page 25) .2*er.,wsae.• nom*.— ¦.Après avoir enlevé les pattes et la queue, le trappeur a fait une incision sut le ventre du castor et continue, comme on le voit sur cette photo, son travail d'écorcheur.Il faut un canif bien aiguisé et une certaine habileté pour n enlever que la peau sans y laisser adhérer la moindre parcelle de chair qui contribuerait à retarder le séchage.Le castor a été déshabillé de sa chaude fourrure que le trappeur Jos Bastien exhibe ici avant de l'étendre et de la fixer au moyen de clous sur un panneau de bois en ayant bien soin de l'étirer pour lui donner sa dimension maximum.Los petites peaux comme celle-ci se vendent environ quinze dollars chacune et les grandes provenant de vieux castors ruses atteignent jusqu'à soixante-quinze dollars. Novembre, 1946 Le Bulletin des Agriculteurs 9 rjïH Le penchant d'une colline devrait toujour être engazonné.Il est facile d'y garder des moulons.Certaines récoltes de foin rapportent plus dans les terres ortjileuses que le blc-d'lndc et les patates.Par WILFRID LESAGE cultivateurs canadiens ont ral une tendance à agrandir leur ferme et à compter de plus en plus sur l'emploi des machines de culture.Ces machines, si rares pendant la guerre, se trouveront bien-lit en quantité normale maintenant quo la paix est revenue.Cet emploi croissant de machines do plus grande dimension, de même eiu les modifications apportées au programme de culture et d'élevage, par l'adoptiop de nouvelles récoltes m; de nouvelles espèces d'animaux, nécessite habituellement un ré-ar-i.il ;¦< inenl «les champs de la ferme.m aussi les cultivateurs qui schètcnl une nouvelle ferme veulent changer l'ordre des pièces de terre.Quand ces changements sont assez étendus, il est préférable de les reparla' une série d'années; il serait en effet peu pratique, sinon impossible de les faire tous dans l'espace d'une seule année; cela coûterait du liste beaucoup trop cher.Si la disposition actuelle des champs n'est pas tout à fait mauvaise, on ne fera donc, en une même année, que ces changements qui peuvent, être faits par les engagés réguliers de la ferme, quand les travaux réguliers ne pressent pas trop, et sans qu'il soit nécessaire d'engager des hommes supplémentaires.En ce qui concerne la grandeur des champs, elle est réglée par le genre d'exploitation, c'est-à-dire le système de culture que l'on poursuit, ainsi que par la durée de l'assolement ou des assolements (pie l'on pratique.Quand la rotation des récoltes dans l'assolement est réglée de façon bien précise, il est bon d'a- voir autant de champs qu'il y a de récoltes dans l'assolement et de faire ci: sorte que ces champs soient do dimension à peu près égale.Supposons, par exemple qu'il y ait sur la ferme une centaine d'arpents disponibles pour la culture générale et eue l'assolement soit de cinq ans; dans ce cas la meilleure dimension jour les champs serait de 20 arpents, ce qui donnerait cinq champs de 20 arpents chacun.11 y a des fermes oit l'on suit deux assolements, l'un de courte durée pour les cultures les plus intensives.et sur les champs les plus rapprochés des bâtiments, l'autre, de plus longue durée, pour la culture extensive ou grande culture, sur les champs plus éioignés.Dans des conditions de ce genre, il serait bon d'avoir un plus grand nombre de champs; ce nomine, de même que la grandeur des différents champs, sera réglé par la durée des assolements et l'étendue de terre cultivable.Mais la sélection des champs n'est par toujours basée sur la distance à laquelle ils se trouvent des bâtiments de la ferme; il y a aussi la nature «'u sol qui peut être plus ou moins bonne pour certaines récoltes.Par exemple, le mil ou fléole des prés, cultivé pour la production du foin, s'î'ccommode beaucoup mieux des sols lourds ou humides que le blé d'Inde ou les pommes de tone.La dimension des champs peut également être influencée par certains caractères physiques, comme la forme de la ferme, les différences de sols ou d'égouttement, les cours d'eau, les marécages.Il est souvent impos- (lirc la suite à la paye 22) 10 Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1946 ANS la chambre aux volets hermétiquement clos, le silence est ' maintenant presque absolu.Seul, le va-et-vient du lourd pendule de cuivre se balançant dans son coffre de chêne donne un semblant de vie aux choses qui l'entourent.Au dehors, aucun bruit .pas un seul des échos extérieurs ne monte jusque là.Est-il nuit .est-il jour ?nul ne pourrait s'en rendre compte .et peurtant, soudain, à travers le bois disjoint des volets, un rais de soleil, se frayant un passage, vient brusquement éclairer la pièce.Et c'est si triste, si lugubre, ce que ce beau rayon lumineux a vu, que tout de suite il s'en va, s'estompe, disparaît.Et voici ce spectacle angoissant: Une petite pièce, presque une mansarde, proprement et sobrement garnie de meubles qui font d'elle tout ensemble une chambre à coucher et une salle à manger.Sur l'unique lit, les yeux clos, une jeune femme est étendue, rigide .Tout fait comprendre que la vie s'est envolée à jamais de ce corps fiagile: les traits emplis d'une séré-r.iu' parfaite, le teint de marbre, les mains croisées sur la poitrine en un geste de prière, tenant serrées entre elles un chapelet de nacre! Et tout à côté du visage de la morte, sur le même oreiller, un autre visage, crispé celui-là par la dou-kui, aux paupières fermées, toutes violacées par les larmes versées, aux joues creuses, mais de la bouche duquel s'exhale, faible et indistinct, un souffle léger.Et la ressemblance de ces deux vidages est tellement parfaite, que, malgré la différence d'expression, ils semblent être le relief l'un de l'autre.La morte est blonde comme la vivante, elle en a les traits fins et distingués, la gracile élégance des nittins, les attaches fines du cou blanc et long comme celui d'un cygne hiératique.Seulement la morte, jeune encore, doit avoir cependant dépassé la trentaine, tandis que la pauvre petite vivante, effondrée sous le poids du désespoir, n'a certainement pas plus de quatorze à quinze ans! Et à cet âge si beau, où tout ne devrait être que joie et bonheur, Monique Marhois vient d'éprouver la plus grande douleur qu'un être puisse connaître.Sa mère chérie, sa mère adorée, celle -pour qui elle était toute la joie de vivre et de qui elle croyait ne jamais se séparer, cette grande amie de toujours vient de mourir! En quarante-huit heures, l'affreuse grippe l'a à jamais ravie à son affection! Maintenant, la pauvre fillette est seule .sans amis .sans parents, sans personne qui puisse adou- • cir un peu l'amertume de cette heure si cruelle! Monique ne se connaît, en effet, pas d'autre famille que sa mère.Depuis quatorze ans qu'elle est au monde, les deux femmes ont vécu étroitement unies, cherchant en leur seule et mutuelle affection, le courage de vivre une existence parfois bien pénible.Marcelle Marbois, la pauvre morte, ne possédant aucune fortune, avait dû lutter durement pour élever Monique.De nature trop délicate pour pouvoir selivrer'à de*durs travaux, elle ne gagnait que tout juste de quoi ne nnocente ET Par MAXIME LA TOUR pas mourir de faim.Et ce n'avait été qu'au prix de privations de toutes sortes consenties par elle, qu'elle était parvenue à faire de Monique, à quatorze ans, une jeune fille instruite et déjà presque capable de se subvenir à elle-même .Mais hélas! la pauvre Marcelle vernit de payer chèrement sa vie de sacrifice et de peines.Et juste au moment où la pauvre femme allait pouvoir enfin jouir de son oeuvre, elle mourait! Anémiée, sans résistance aucune pour supporter la maladie, elle succombait à la tâche.En ayant voulu le bonheur de son enfant, elle en avait fuit le grand malheur, puisque sa mort la laissait seule et sans protection contre les terribles embûches de l'existence! * * + Monique ouvrit les yeux.Tout d'abord, elle sembla ne plus se rendre compte de ce qui venait de st passer, de l'endroit où elle se trouvait.Mais, ayant tourné la tête, elle vit le pâle visage de la morte .Alors, la pauvre enfant revint à la réalité.Enserrant le corps rigide, elle se mit à sangloter éperdument .appelant en un leit-motiv ininterrompu, celle qui ne pourrait plus jamais lui répondre: — Maman! Maman! ma petite maman! .Et cette scène déchirante de désespoir semblait ne plus devoir cesser .Mais la porte de la chambre venait de s'ouvrir sans bruit.Sur le seuil, un jeune homme se tenait immobile et silencieux, tournant en un geste gêné son chapeau qu'il tenait entre ses mains.A pas lents, ayant refermé la porto derrière lui, il se décida à s'approcher de la jeune fille.Doucement, il lui toucha l'épaule.Monique se retourna avec un mouvement de frayeur.Mais ayant reconnu le nouveau venu, elle lui dit: — Ah! c'est vous, Max .vous m'avez fait peur.Max Riffault était un jeune et beau garçon de vingt-trois ans, aux cheveux noirs, au regard franc, et décidé.Tout en lui était sympathique et attirant.Voisin de palier de Marcelle Marbois, il avait, six mois avant ces événements, fait la connaissance de la jeune femme, un jour que celle-ci, chargée lourdement d'un filet plein de provisions, avait accepté son offre de lui venir en aide durant la montée pénible des six étages de leur immeuble commun.Depuis lors, une affectueuse sympathie avait régné entre les trois locataires.Max Riffault habitait depuis peu de temps Paris, où il avait été envoy- par ses parents, pour parachever ses études de droit, qu'il menait de front avec une très modeste situation d'employé dans une compagnie d'assurances.Ayant toujours vécu en province, le jeune homme se sentait très isolé dans cette grande ville où il n'avait aucun ami.Aussitôt qu'il connut Marcelle et ra fille, il comprit qu'il pouvait avoir auprès d'elles l'illusion d'un nouveau foyer .Il avait bien senti aussi que les deux femmes, malgré leur pauvreté, r-'élaiont pas à leur place en ce sixième étage de maison bourgeoise, habité surtout par des domestiques; Il n'était pas besoin, en effet, de connaître bien intimement Marcelle et sa fille, pour découvrir en elles toute leur distinction; et leur simplicité extérieure, leur politesse exquise, la culture très sûre de leur Max, Mox, disait-elle en sanglotant no m'abandonnez pas .protéger moi je suis seule .seule .toute soulâ sur la terre! esprit avaient fait supposer bien .!•¦; choses à Max.Mais jamais Marcelle ne s'était confiée à lui et il ignorait totalement le passé de sa nouvelle amie Il s'était bien promis de questionner, d'être indiscret au besoin, car, sans presque se l'avouer à lui-même, ces deux charmantes créatures ['in-tiiguaient au plus haut point.Il ne savait d'ailleurs laquelle des deux il préférait.Si la mère était charmante et si affectueusement maternelle avec lui, Monique était délicieuse dans son iule de petite soeur occasionnelle! Quatorze ans! une véritable enfant et si sérieuse pourtant .piesque femme déjà au point que parfois Max se demandait sérieusement s'il n'allait pas se mettre à l'aimer profondément, comme la fiancée de demain.Mais vite, aussitôt que cette idée lai venait à l'esprit, il s'empre de la chasser: il ne voulait pas, il n'avait pas le droit de penser à d'engager déjà son coeur et son avenir.I! était fils unique de petits commerçants qui s'étaient sacrifiés pour lui donner une sérieuse instruction et qui rêvaient de faire de lui un diplomate.Pour réussir dans cette carrière, il iaut être riche.Sa famille étant sans fortune, Max devait donc faire un beau mariage .seule façon qu'il eût de s'acquitter un jour de sa dette enver parents.Il le leur avait promis, il tiendrait sa promesse et ne se laisserait pas ei traîner par une amourette d'adolescent .1! aimerait toujours bien Monique, mais seulement comme une amie, comme une soeur .Quant à Monique, elle était encore jeune pour avoir senti son petit coeur battre pour qui que ce : Son voisin de palier lui était sim-pathique, il la distrayait, nicttai; un peu de diversion dans sa pauvre existence et elle n'attendait pa tre chose de lui.Mais, à cette heure de terrible solitude qu'elle traversait, la présence de Max fut pour elle un réconfort qu'elle n'eût jamais pensé éprouver.Aussi fut-ce spontanément farouchement presque, que, se levant, elle se jeta éperdue dans les bins du jeune homme.— Max Max disait-elle en sanglotant ne m'abandonnez pas .protégez-moi .je suis seule .seule .toute seule sur la terre! Le jeune homme aussi ému qu serra tendrement contre lui le corps tremblant de son amie.Les battements précipités du i de la jeune fille résonnaient sourdement contre la large poitrine du jeune homme.Et il semblait à celui-ci qu'il nait enfermé, entre ses doigts, un pauvre petit oiseau prisonnier cl tremblant.Alors, embrassant les cheveux blonds de l'enfant, il lui dit tendrement: — N'ayez pas peur, ma petite aime, je vous aiderai, je vous prod dans toute la mesure de mes moyens .je vous le jure.— Merci .merci .fit l'enfant en sanglotant.Portant presque Monique entre ses bras, il la déposa sur un fauteuil, el s'agcnouillant à ses pieds, il murmura affectueusement: Novembre, 19-16 Le Bulletin des Agriculteurs 11 __Voua voyez, petite Monique, je suis venu à votre premier appel ••Aussitôt que notre concierge est venue m'annoncer la fatale nouvelle, je me suis préoccupé de venir vous : .:-fivr dans ces pénibles moments.••Cela n'a pas été tout seul: mon chef do bureau ne voulant pas me laisser partir, j'ai dû passer outre! — Oh! Max, que vous êtes gentil .reprit Monique."!i faut me pardonner de vous avoir dérange, mais que vouliez-vous que je fisse?à qui aurais-je pu m'a-dresser en dehors de vous?"Tout cela a été si brutal .que j'ai cru devenir folle .— En effet, cette fin a été fou-droyante, car, ce matin encore, avant min.départ pour le bureau, rien ne la faisait prévoir._C'est vrai .celte nuit avait été bonne .maman avait bien dormi .moi-même je m'étais un peu reposée."C'est seulement ce matin .à dix heures exactement.Et en paroles entrecoupées par le.: sanglots, la jeune fille raconta: — J'étais en train de mettre de l'ordre dans la chambre, car le docteur ne devait pas tarder à arriver.¦'Brusquement, elle si faible, et (ii.i une heure auparavant ne pouvait nue péniblement faire un mouve- ¦ s'est dressée sur son séant, et, nie, les yeux exorbités, comprimant sa poitrine de ses deux mains croisées elle me fit signe de m'ap-ph cher d'elle aussi près que je le pourrais ."Alors, en paroles hachées, elle me dit: "—Mon enfant adorée, je vais mou-rii .je te laisse toute seule .sans aide .sans protection ."J'essayai de la faire taire; elle me supplia de la laisser continuer.'•— Ecoute vite ce que j'ai à te dire, reprit-elle."J'écoutai anxieusement."—Jure-moi d'exécuter les ordres (;uc je vais te donner! "Je jurai."Alors, me désignant la grande armoire: "—Ouvre ce meuble, me dit-elle."J'obéis."— Dans le fond du tiroir, m'ex-pliqua-t-elle, est un sachet et dans ce sachet, une enveloppe .Prends cette enveloppe et aussitôt que je serai morte .mais tu m'entends bien, aussitôt .avant même de ne pleurer .de penser à quoi que i soit .ouvre l'enveloppe et prends connaissance de ce qu'elle contient ."Puis ce fut tout .elle se roje-t:; en arriére, et je compris que tout était fini.Mais l'émotion de la jeune fille la forçai! à interrompre son récit.Se précipitant alors sur le corps tic la morte, elle se mit à sangloter et, comme une démente, à l'appeler douloureusement: — Maman .maman .reviens avec ta petite fille .Max.la soulevant encore une fois '!:'!.s ses bras, la força à quitter cette place douloureuse et à se rasseoir dans le fauteuil.— Monique, ma petite amie, cette i nvcloppc, l'avez-vous prise et, ouverte ?'Ionique eut un sursaut.- Non dit-elle, je n'y ai plus pen- .je n'ai pensé qu'à maman ."A mes cris, Mme Richard, la concierge, est montée; c'est elle qui a habillé maman .puis le docteur 1 1 arrivé .mais il n'a pu que constater l'horrible vérité."Ensuite, Mme Richard est allée vous chercher et depuis .je ne sais plus ce que j'ai fait; j'ai dormi auprès de maman .ou bien je me suis trouvée mal, car je ne suis revenue à moi qu'à votre arrivée.— Eh bien, maintenant, ma petite bionique, il faut exécuter les dernières volontés de la pauvre maman, intima presque le jeune homme.— Vous avez raison, répondit Monique en se levant brusquement.Et automatiquement, elle alla vers l'armoire, l'ouvrit, tira à elle le tiroir où elle trouva tout de suite le sachet dont elle sortit un pli cacheté assez volumineux.Durant ce temps, Max avait allumé une bougie.Sur l'enveloppe qu'elle apportait a'ors au jeune homme, ils lurent ensemble ces simples mots: Pour Monique quand je serai morte.— Il faut briser le cachet, dit doucement Max.Monique fit sauter la cire rouge.Dans l'enveloppe se trouvaient deux autres plis.Sur l'un était écrit: Ci-joint 10,000 francs que je laisser, à Monique.L'autre portait, tracées d'une écriture fine et régulière, ces lignes: Monique, tu n'ouvriras cette envi loppe que si tu jures sur mon corps mort d'exécuter intégralement les ordres qu'elle contient: Sans une hésitation, Monique, étendant la main vers le cadavre, jura à la morte bien-aimée qu'elle serait obéie.Puis, nerveusement elle déchira l'enveloppe.Celle-ci contenait encore deux antics plis cachetés.Sur l'une, les deux jeunes gens à la lueur de la bougie, lurent ensemble: Pour Monique.L'autre enveloppe, toute blanche, no portait aucune suscription.Monique ouvrit la lettre qui lui était adressée.Elle commença à lire à mi-voix, en même temps que Max lisait aussi: PcVitc fille chérie, il est temps encore de renoncer à exécuter ce que je vais te demander.Si tu ne veux pas jurer bride tout de suite celte lettre cl\ l'enveloppe blanche sans poursuivre ta lecture.Mais si tu es ce que je crois, c'est-à-dire une enfant courageuse .lis! et aussitôt, que tu auras lu, sans regarder derrière toi, après un dernier baiser à mon pauvre corps qui pourtant n'est plus qu'une simple dépouille, car mon âme bien vivante ctii avec toi et ne t'abandonnera jamais, quiti'c notre demeure, emporte seulement les quelques petits souvenirs qui te tiennent au coeur, en laissant tout le reste ici .et va-t-cn, ma petite fille, sans que personne au monde puisse savoir ton départ ni l'endroit où tu te rendras.A cet instant de la lecture de Monique, Max, discrètement, s'éloigna de la jeune fille.Celle-ci, hésitante, regarda le corps de sa mère, semblant lui demander un conseil.Puis, comme si elle eût compris que la morte acquiesçait à son désir muet: — Approchez-vous, Max, dit-elle gravement, maman me permet de faiie de vous mon confident.Elle continua alors à lire: Rends-toi directement à Vérigné-sut-Loir, à coté d'Angers.Là, tu te Il sortit alors un carnet de chèque?de sa poche et en ayant détaché un feuillet, il le remplit et le tendit au jeune homme.feras indiquer la demeure de M.Jo-srjdi Perché.Va le trouver, et dis-lui simplement ceci: Je suis la petite martyre née le 15 novembre 19.Cet homme te protégera .et t'aimera .".comme si tu étuis son enfant.Mais ne lui demande jamais de le révéler quoi que ce soit de ton passé ou du mien.Il ne te dira rien, d'ailleurs .• et moi, mon enfant chérie, je ne veux pas que lu saches .Avant) de partir, mets la lettre ci-jointe à la poste .après l'avoir sortie de l'enveloppe blanche qui t'en masque le destinataire .et ne cherche surtout pas à savoir jamais à qui elle est adressée.Adieu, ou plutôt au revoir, mon enfant adorée .Aie courage et confiance .l'âme de ta mère te protège! Le secret de Marcelle Aussitôt sa lecture terminée, Monique avait de nouveau juré d'exécuter scrupuleusement les dernières volontés de sa mère.Puis, s'approchant du lit funèbre, elle s'était agenouillée sans prononcer une seule parole.Max avait respecté son silence.Après quelques minutes de méditation, la jeune fille se relevait.Sur le front glacé de la pauvre maman, elle déposa un long baiser .et murmura doucement: — Petite mère, l'instant est venu de t'obéir: je vais partir.Puis, se tournant vers le jeune hemme et lui tendant la mystérieuse enveloppe blanche: — Max, dit-elle simplement, voulez-vous vous charger de mettre à la poste la lettre qui se trouve dans ce pli .intact, vous le voyez."J'ai peur de moi .Je ne suis pas certaine d'avoir assez de force d'.' caractère pour ne pas lire l'adresse de son destinataire Max affirma à Monique qu'il agirait suivant sa volonté et avec la plus absolue discrétion.— Je suis sûre de vous, Max, répondit la jeune fille en lui tendant lu main dans un grand geste de confiance; c'est pour cela qu'il ne me vient pas à l'idée de vous demander voire parole.Monique se mit alors à faire ses préparatifs de départ.Préparatifs bien modestes, bien vite accomplis.Dans un grand carton de magasin, elle enferma les objets strictement nécessaires à sa toilette, puis elle voulut faire un choix des menus objets qui pouvaient lui être précieux par le souvenir qu'elle attachait à chacun d'eux.Mais elle était tout hésitante, prenant l'un, puis le reposant pour en prendre un autre, incapable de discerner celui qu'elle aimait le plus de celui qu'elle laisserait avec le moins de regret.Max, s'apercevant de l'embarras puéril et émouvant de l'enfant, lui dit alors: — Petite amie, n'hésitez donc pas ainsi; pour que vous les gardiez tous, vos chers souvenirs, je vais les porter dans ma chambre et, aussitôt que vous voudrez les revoir, vous m'écrirez et je vous les apporterai.Monique poussa un long soupir de soulagement, presque de joie.— Merci, mon bon ami .fit-elle avec effusion .vous ne pouvez savoir comme je tiens à toutes les choses sans valeur, que maman m'a permis de conserver. 12 L c B ul Icti n d es A g r icu J t e u r s Novembre, 1 9V> Son chapeau sur la tête, son pardessus endossé, il tendit le bras pour saisir le pli.Mais soudain, son geste s'arrêta.Laissant retomber son bras, il restait là, interdit et songeur.Cette enveloppe mystérieuse, que contenait-elle et à qui était-elle destinée ?Son devoir n'était-il pas de le savoir ?Peut-être renfermait-elle de sérieuses indications qui, connues do lui, pourraient un jour lui permettre cie secourir intelligemment Monique.— Après tout, se dit-il tout à coup, je n'ai rien juré, moi .Ses derniers scrupules étant tombés, il cessa d'hésiter.Ayant alors ouvert l'enveloppe blanche, il y trouva un nouveau pli sui lequel il lut à mi-voix: Monsieur le duc de Yillefort, 08, avenue du Bois-de-Bbnlog'ne, •'• ¦ Paris, Résolument, il fit sauter le fragile cachet de cette dernière enveloppe qui contenait une lettre et divers papiers.La lettre dont il prit alors fébrilement connaissance était ainsi libel- Ôctàvi .je riii's mourir .et tin moment où, prête à pdraiOre devant mon juge suprême,, je serais impardonnable de mentir, je vous jure encore que je suis innocente.iptc je n'ai jamais failli à mes devoirs .¦ et que malgré tontes vos citantes à mou égard je vous ai ton- Mois je sais que la créature perfide qui vous guidé est toujours auprès de vous.Celle-là n'acceptera pas, n'acceptera jamais qtie Monique prenne à votre foyer la place qui lui appartient.Aussi, via fille va disparaître en même temps que moi.Vous ne la reverrez jamais .et.ce sera votre punition.Pour moi, faites de via dépouille mvrfellc ce que vous voudrez.Mais si vmis avez encore lui peu de coeur, vous ferez en sorte que je repose au château de Vérignê, dans ma petite chapelle aimée, entre mon père et ma mère, qui, eu' mounent, m'avaient léguée « vous.Adieu, Octave, et que Dieu vous j.àrdonnc connue je le fais moi-même avec fout mon pauvre coeur déchiré.Duchesse Octave de Yillefort.Les autres papiers étaient l'acte cie naissance de la duchesse et celui ce Monique.Max, que cette lecture avait empli de stupeur, n'eut pas une seconde d'hésitation.Ayant brûlé l'enveloppe portant l'adresse du duc, il serra précieuse-mont dans son portefeuille la lettre et les deux actes de naissance.Puis il sortit de sa chambre.Une fois dans la rue, il héla un taxi.— Avenue du Bois, 08, ordonna-t- .tondis que le train s'éloignait, il lui lançait de la main un dernier odicu en criant: N'oubliez pas .dimanche prochain .Michel Perche .(A-¦ > •.•>\ - Après avoir revêtu le plus sombre de ses vêtements, Monique s'enveloppa d'un grand manteau de drap noir ayant appartenu à sa mère.Les deux femmes étaient presque de la même taille, Monique seulement un peu plus mince que Marcelle.La jeune fille se coiffa ensuite ci un chapeau de soie noire, petit toquer modeste que Marcelle mettait constamment.Puis, s'étaht gantée de noir, elle s'apprêta à s'éloigner.Mais elle restait encore hésitante, debout au pied du lit, sans pouvoir en détacher son regard, Max s'approcha: — Courage, nia petite amie, l'heure s'avance, il faut partir .— Partir .répéta Monique, comme-si elle ne comprenait pas ce que lui disait le jeune •homme.— Oui .partir .et sans défaillance .• " • • "Vous avez un train pour Angers à quatre heures et demie, dans une heure .vous avez tout juste le temps d'arriver.Encore une seconde, Monique hésita.Puis, se précipitant sur le corps de sa mère, elle sanglota épèrdu-ment: — Adieu, mère chérie, adieu pour toujours ! • "Ne la quittez pas encore, mon ami, je vous en conjure, supplia-toile ardemment.— Soyez sans crainte, répondit Max, je prends juste le temps d'aller porter la lettre et de remplir les formalités voulues et je reviens.Alors, saisissant son carton que lui tendait le jeune homme, elle s'en-luit comme une folle et descendit en courant presque tout l'escalier de la maison.¦ • Mais en arrivant sur le palier du premier étage, elle se ressaisit, comprenant que, pour ne pas éveiller 1er, soupçons de sa concierge, elle devait passer devant la loge le plus calmement possible.Elle y parvenait, non sans un gros effort de volonté, quand Mme Richard, la voyant sortir, l'interpella: Comment, mademoiselle Monique, vous vous en allez! Monique répondit en rougissant : — Je ne m'en vais pas, madame Richard, je me rends jusque chez le teinturier pour faire transformer mes vêtements, et je reviens.Puis, se rappelant que Max allait s'absenter et que sa maman resterait seule quelques instants, elle demanda : — Madame Richard, pouvez-vous monter une minute là-haut; je ae serai pas bien longtemps absente et M.Max, qui est seul auprès de ma chère morte, va être forcé de sortir pour toutes les démarches qu'il a la bonté de faire à ma place.— C'est entendu, mademoiselle, je monte tout de suite; comptez sur moi.Et ayant donné un tour de clé à la porte de sa loge, la bravo femme se dirigeait, en effet, vers l'escalier de l'immeuble.Après un dernier regard à la chère demeure qu'elle quittait pour toujours et que peut-être elle ne rever-rait jamais plus, la courageuse polite fille, les épaules voûtées, les joues ruisselantes de larmes amères, son fut alors vers l'avenir mystérieux que lui avait tracé la pauvre disparue.Max, ayant laissé Mme Richard prendre sa place au chevet de la défunte, passa chez lui, emportant les petits souvenirs laissés par Monique.Tour ise préparer à sortir, il avait déposé sur une table l'enveloppe blanche.jours uime, que je n'ai jamais aime uïauirc homme que vous , .et que.jis vous aime encore plus que tout au monde.Ma fille chérie, ma petite Monique, est votre enfant; la marque indélébile, qui fait qu'il est impossible do douter de votre paternité, existe maintenant sur son corps.Elle y est ven-ne lorsque Monique a grandi, affirmant encore une fois mou innocence absolue: Je ko is que si vous voyiez cette marque, vous ne douteriez plus et.regretteriez amèrement votre erreur passée, pour vous mettre enfin à aimer lu pauvre petite après l'avoir ¦^••l haïe.Un quart d'heure plus tard la voiture le déposait devant la porte co-chère d'un des plus beaux hôtels particuliers de la grande avenue.Ayant sonné, Max demanda au domestique de haut style qui vint lui ouvrir, si le duc pouvait le recevoir.— J'ai, ajouta-t-il, à faire à M.de Viliefort, une communication très urgente .et très grave.Après quelques minutes d'attente qui laissèrent au jeune homme tout lu temps d'admirer le luxe et le goût p&rfaits dont il était entouré, dans cette antichambre entièrement tendue de véritables tapisseries d'Au-busson et garnie de superbes nieu-Uce du jjlus i>ur style Louis XIII.le domestique revint et, ouvrant une perte dissimulée sous une tapisserie s'effaça pour laisser passer le jeu::, homme.Max devina qu'il se trouvait à présent dans le cabinet du due de Ville-fort.C'était une immense pièce d'une!-éclairée par quatre hautes fenêtre aux carreaux ornés de splcndidc traux provenant d'anciennes clu 1er, aux murs garnis de livres sup.bernent reliés, avec, de-ci, de-là, éc rant d'une note claire et gaie !' té'ité de ce lieu des toiles ci pastels signés des plus grands maîtres du XVIMe siècle.Le duc était assis derrière un lui ge bureau d'acajou aux lourdes ga niturcs de cuivre ciselé.M.de Viliefort venait d'entrei sa cinquante-deuxième année.: l'expression de son visage éta grave, si tragique presque, qu'el vieillissait encore.Cette bouche mince et crispée • devait jamais avoir connu le joyeux qui donne à l'existence vraie raison d'être.Ces yeux d'acier ne savaient ici pas ce qu'a de magique la de d'un regard de bonté; ces main ères et longues, étaient faites poil briser et non pour caresser.Href, tout en cet homme était ni tipathique et glacial.Max, à peine entré, il lui dit sècl ment: — Monsieur, votre insistance vous faire recevoir, me fait manqini à nies habitudes."Je n'admets aucun inconnu i moi, sans me l'être prëalablen fait présenter par un tiers."Je vous prie donc d'être bref, d'eu venir tout de suite à ce vous avez à me (lire.Max ne se laissa pas intimider par cet accueil hostile.— Monsieur, répondit-il, je su: vuyé auprès de vous, par Mme la duchesse de Viliefort.A ces mots articulés fermement Pl sans aucun trouble, le duc, comme ma par un ressort, se leva en palissant subitement.Il ressemblait, ainsi dressé et les traits encore plus durcis, à une apparition démoniaque.— Mme la duchesse de Viliefort, dites-vous, ricana-t-il.Et frappant sa table d'un poing nerveux: — 11 n'y a pas de duchesse de Viliefort, cria-t-il furieusement.—11 n'y en a plus, voulez-vous dire .reprit Max, toujours calme, cai la duchesse est morte ce matin.— Morte ! reprit le duc.— Morte, oui, monsieur, et avide mourir, elle m'a confié à moi si qu'elle considérait comme son fils le seci et de sa naissance."Hier encore, je ne la connais.-:: que sous le nom de Marcelle Marbpis."Mais avant de mourir, elle m'oit son nom, pour me permettre venir vous demander de lui donne: la sépulture à laquelle elle a droit.— Sa sépulture! hurla férocement le duc."La fosse commune, c'est tout ce qu'elle mérite .Puis .«'approchant du jeune homnv : — Cet entrelien a assez duré, monsieur, et je vous prie de sortir.— Je n'insisterai pas, monsieur .fit le jeune homme en s'iriclinant .mais je vous préviens qu'étant muni des pouvoirs de Mme de Ville-fort, j'agirai suivant ses droits .• et accomplirai son dernier et bien modeste désir, celui de reposer auprès de son père et (le sa mère dans son château de Vérigné.(lire la suite à la page 32) Novembre, 1946 Le Bulletin des Agriculteurs 13 DEUXIEME PARTIE 11 en avait été ébloui.Son amour ¦temps combattu, buvant à cette iree fraîche, s'avivait.Et alors lui était apparu un projet de fuite.Avant ce jour, non, il ne l'avait pas entretenu.Mais maintenant qu'ils taient retrouvés, ayant franchi sans le savoir les mûmes étapes du ert, il n'avait pu se résigner à rc-prendre la route seul.Pourquoi se séparer! Pourquoi ' lutter! Est-ce qu'ils n'avaient point atteint la sour- vive?Est-ce que leur vie même ne les y avait pas conduits ?Tout en-tier, son projet de fuite s'était dessiné à ses yeux.L'idée en devenait acceptable, simple, la seule issue.A mesure qu'il l'exposait à la jeune fille, il avait vu ses traits se décomposer.Enfin, elle avait murmuré: — Tu me demandes cela, Vincent ?Tu me demandes cela do tout ton coeur?11 avait évoqué des pays où ils iraient vivre.Le Mexique peut-être.11 se souvenait que dans le rêve de heure, il avait pu voir et décrire des horizons d'une lumière cx-ionnclle.11 avait eu la révéla-ii do palmiers, de sables brûlants cl sans doute aussi de ces îles de co-: .il avec leurs arbres singuliers où ;•' ndent comme des grappes les petits grimpeurs, leurs indigènes, petites cases do paille qui forme ut des villages, et jusqu'à leur me arrondie au fond des mers du Que n'avait-il promis à Anne?i' lui avait promis des voiliers sur mers placides.Des jours de pa-c.Des nuits pleines d'étoiles.Sa îortunc laissée presque entièrement à Nathalie, il aurait pour Anne toutes ressources de son esprit, d'autres biens qu'il acquerrait.Tout le temps, clic avait poursuivi 'l'une voix chancelante: •—Tu me demandes cela, Vincent.Tu me demandes cela! Enfin elle avait incliné la tête et s'était tue.Elle consentait.Songeant à ce consentement, comme il avail souffert plus tard! Cela avait été la goutte de cordial qui ranime l'être affaibli pour mieux le livrer à la reprise de son mal! C'était justement cette goutte d'eau, celte fraîcheur qui lui avait permis de haïr Anne plus tard et qui encore entre-tenaifc son misérable courroux.H y avait cinq ans, et ce n'était pas un rêve, il avait tenu entre les siennes les deux mains de la jeune fille; elle lui avait promis de le suivre à l'étranger.Lorsqu'il l'avait quittée cette après-midi, tout était réglé entre eux.Dans trois jours, ils devaient se rencontrer à la gare.A New-York, ils devaient prendre des dispositions pour un long voyage.Elle était venue à la gare.Il l'y attendait depuis une grande heure lorsqu'elle était apparue.Oui, elle était venue, Anne.Elle portait ce jour-là un tailleur llont le tissu gris perle accentuait le reflet de ses yeux.Elle lui avait semblé de loin vêtue pour un voyage.Elle était arrivée, seule.Oui, elle était venue, mais les mains vides, sans valise.Elle lui avait dit hâtivement, en regardant de côté comme une enfant qui met toute sa volonté à ne pas être distraite de sa résolution: — Je viens vous dire adieu, Vincent.Non, c'esf impossible ce que vous me demandez.Ne me questionnez pas.J'ai réfléchi.C'est impossible.Avant qu'il eût commencé à comprendre, elle avait fendu la foule d'un mouvement précipité, elle avait fui.courant.Il avait vu cette silhouette mince, les fièros épaules si droites, la jupe grise, étroite, disparaître, réapparaître un instant, puis se perdre définitivement.Cinq années avaient passé sans diminuer l'intensité de ce choc.La course éperdue d'Anne à travers la salle commune, aujourd'hui comme alors il la voyait passer dans son regard et elle le mettait devant la même sensation nette, irréparable."Dès ce jour, avait-il réfléchi, je suis à l'écart du monde; cette peine va vivre en moi et grandir jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'elle en moi".Cinq lourdes années de refus et de haine .et enfin, il allait retrouver la jeune fille de la gare, celle de Sainte-Agathe .Non celle de la gare seulement, car c'était de celle-là que lui venait tout le mal.I! avait engagé sa voiture dans une petite rue qui longe l'ancien canal de Lachine.A travers la neige, conduisant lentement, il cherchait à lire les numéros des mnisons.Le hasard le servait bien qui lui avait permis ce soir-même, au restaurant, de saisir une conversation entre étrangers et où il avait été question d'Anne.Ces deux vieilles filles qui causaient près de lui à la table voisine ne pouvaient savoir quel service elles lui avaient rendu, l'une allant jusqu'à donner à voix haute l'adresse d'Anne.Réfugiée dans ce petit coin do Lachinc et seule depuis la mort de son père, ainsi qu'il venait de l'apprendre, sans *.ar :i 40.6 2".3 40.9 28 7 •10.2 26 !> 43.0 25.3 :«i,7 20.7 •17.1 2(1.2 •10.7 27.2 45:2 24.3 45.5 2:t.8 42.5 25.8 45.2 :to.r> 46.4 :c.i.s 39.«i :ur régler vos affaires, vous n'avez qu'à vous adresser au caissier qui s'empressera de prendre votre engagement et de vous remettre une Obligation au montant que vous désirez.Vous ne pouvez douter un seul instant qu'il s'agisse du meilleur placement.Il est garanti par toutes les richesses du pays et le Canada n'est pas une entreprise qui fera banqueroute bientôt! De plus, dès que vous éprouvez un besoin pressant d'argent, vous n'avez qu'à vendre vos Obligations à 100 cents dans le dollar, plus l'intérêt couru.De toutes façons, vous ne pouvez pas perdre, vous ne pouvez que gagner.Pourquoi dès lors Hésiteriez-vous?Ce n'est pas pour rien qu'en l'espace de moins de trois semaines, les Canadiens ont souscrit £257,947,600 d'Obligations d'épargne.Us ne l'ont pas fait simplement pour être agréables au gouvernement! C'est qu'ils ont vu où se trouvait leur intérêt et celui de leurs familles et qu'ils n'ont pas voulu laisser passer, sans en bénéficier, une aussi opportune occasion d'économiser un peu sur leurs revenus.Oui, les Canadiens l'ont bien compris! Novembre, 1946 Le Bulletin des Agriculteurs uoi ! on me paqe avec des Cocos / PIF.RRTC n'a pas de fièvre! II essaie seulement d'expliquer à un nouveau camarade d'usine comment 35 cents de chaque dollar qu'il touche proviennent du commerce extérieur du Canada."Ces pièces de machines que tu façonnes entrent dans toute machinerie, dans les écrémeuses aussi bien que dans les machines marines", répond Pierre, "et les pays qui les achètent, doivent à leur tour nous vendre d'autres produits, autrement ils viendraient à manquer de dollars pour payer noire travail"."Voyons! tirons ça au clair", réplique le nouvel •nui de Pierre."Tu prétends que de chaque dollar que je touche, 35 cents proviennent d'autres articles, de cocos ou de bananes, par exemple?" "Oui .et du café et des patates, du sucre, du coton .des épices et du thé"."Quelle drôle de manière de gagner sa vie! Comment! 35 cents par dollar, mais c'est plus qu'il me faut pour acheter de la viande et des légumes pour toute ma famille.Qu'est-ce qu'il arriverai! si ces étrangers cessaient d'acheter nos pièces de machine?" "Ceci ne doit jamais arriver" répond Pierre, songeur."Et c'est pour cette raison que je tiens tant à l'excellence des pièces que nous fabriquons.Nos produits doivent être tellement supérieurs quo les acheteurs étrangers les préfèrent toujours à cause de leur excellence et de leur haute qualité.C'est ainsi que nous établirons solidement notre commerce extérieur"."Pourtant, nous pourrions aussi bien vendre toutes ces pièces ici-même! Pourquoi alors s'occuper des vendeurs de cocos?" "Voilà où il nous faut en venir! Nous devons trouver des débouchés pour nos marchandises canadiennes .autrement, inutile d'espérer quo nos usines resteront en production lorsque tous nos gens auront acheté ce qu'il leur faut".lit maintenant, à votre tour, ami lecteur! Au moins 35 cents de chaque dollar que vous touchez proviennent aussi du commerce extérieur du Canada.Si vous tenez à assurer votre avenir, ne vous impatientez pas trop lorsque vous constatez que certaines marchandises que vous désirez sont vendues à d'autres marchés étrangers.^ "" N'oubliez pas non plus que tout ce que vous produisez ajoute ou nuit au bon renom des produits canadiens sur les marchés étrangers.Alors, allez-y de tout coeur! 35 $300 CENTS DE CHAQUE | — QUE VOUS TOUCHEZ .PROVIENNENT DU COMMERCE EXTÉRIEUR DU CANADA »L» Quiconque achète ou vend à l'étranger, crée de l'emploi au Canada! Et c'est la *T* raison d'être de l'Office du Commerce extérieur du Ministère du Commerce.La Ministère a nommé des Commissaires dans 29 pays du monde et il a au siège de l'administration un personnel d'experts en exportation et en importation, qui recueille les renseignements les plus récents sur les marchés étrangers et donne des conseils pratiques à tout le monde, à toutes les maisons de commerce qui s'intéressent à l'achat ou à la vente en pays étrangers.Ministère du Commerce OTTAWA, CANADA L'hon.James A.MacKinnon, Ministre M.W.Mackenzie, Sous-ministre Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1946 METTEZ VOTRE CAMION SUR DES good/Vear STUDDED SURE-GRIPS Même les camions légers ont une traction de tracteur quand ils sont équipés avec des Goodyear Studded Sure-Grip.De robustes boutons à nettoyage automatique, disposés en barre angulaire comme des crampons de tracteur, mordent .exercent prise .vous tirent dans les passages les plus difficiles durant les saisons des mauvais chemins.La semelle large et plate donne plus de contact sur la route :.plus de prise .en marche avant ou arrière.Achetez maintenant ces pneus pour la prochaine saison de mauvais chemins: Voyez votre marchand Goodyear aujourd'hui au sujet des pneus Goodyear Studded Sure-Grip.PNEUS GOODYEAR LUG Les crampons larges et robustes, en diagonale, de ce pneu puissant maintiennent le roulement des camions .en dépit des intempéries.Spécifiez efeipfiet/s — good/year FP-61P GERBES ET GLANURES Un habitant-colon Par L'ABBE ARTHUR MAHEUX ES remarques que j'ai écrites l'hiver dernier au sujet (les bibliothèques dans les maisons de cultivateurs ont provoqué exactement trois réponses.Trois seulement.J'ai déjà dit un mot de ces lettres, sauf la troisième', qui m'est venue d'un habitant-colon.Cette lettre est importante; elle est longue (10 pages), bien écrite et bien pensée; il y a donc raison d'en parler.Mon brave colon m'assure que dans la paroisse qu'il habite il n'a pas vu une seule bibliothèque dans les maisons des colons; tout au plus y a-t-il quelques exemplaires de bulletins publiés par le ministère de l'agriculture; mais pas de livres, pas.de meuble spécial pour placer les livres.Je n'en suis pas trop surpris, puisqu'il s'agit d'une paroisse de colonisation et que les colons sont occupés par une foule de soucis matériels.Ce qui est intéressant c'est de voir les raisons invoquées par les colons pour expliquer l'absence de livres dans leur maison.Voici ces raisons: a) je n'ai pas le temps de lire; b) je n'ai pas d'argent pour acheter des livres; c) je ne sais pas assez lire.Mais le colon qui m'écrit aperçoit une autre raison, qui n'a pas été invoquée par personne, mais qui existe tout de même.Cette raison, c'est que l'on n'apprécie pas la valeur de la lecture, et cela parce que le niveau d'instruction n'est pas élevé: on n'a pas été longtemps à l'école, et on a vite oublié le peu qu'on y a appris; dans certains cas on s'est même appliqué, pour ainsi dire, à oublier ce qu'on a appris; j'ai même rencontré une jeune fille, enfant d'habitant, qui se glorifiait de ne pas savoir lire; elle l'avait pourtant appris, et elle devait savoir encore lire, mais elle avait cette étrange idée de se vanter de ce qu'elle ne savait pas lire.De braves gens reçoivent un journal, mais jour instruction est si faible qu'ils ne comprennent pas ce qu'ils lisent et qu'ils voient même le contraire de ce qui est imprimé.Voilà une situation extrêmement grave.Des conférenciers, des publi-cistes, des spécialistes en matières agricoles, et qui ont pour l'habitant une profonde estime, m'ont souveift exprimé leur regret à ce sujet.C'est pour eux une tache très difficile do composer un discours ou un feuillet; ils sont obligés d'oublier tous les roots techniques, tous les termes d'allure tant soit peu savante, des tours de syntaxe pourtant élémentaires, pour arriver à se faire comprendre.Et encore! Certaines connaissances agricoles reposent sur des notions scientifiques indispensables; comme ces "notions n'ont pas été apprises, ou qu'elles sont oubliées, il devient impossible de se faire comprendre; c'est comme si une voix criait dans le désert.Encore une fois cela est très grave.Il n'y a pas de progrès possible dans une telle situation; on reste sur place ou même on recule.Quelle est donc la cause de cette malheureuse situation?Mon correspondant, l'habitant-colon, la trouve dans l'école, Veut-il dire que l'école ne remplit pas son rôle ?ou bien que les enfants n'en profitent pas assez'.' 11 y a peut-être des deux.Un curé qui s'occupe activement d'agriculture et qui considère ses habitants comme la portion choisie de sa paroisse, me disait qu'il est malheureux de voir une institutrice forcéu de faire marcher ensemble cinq divisions; c'est comme si les jeunes enfants n'avaient qu'une heure de classe par jour.En ce cas-là il faudrait une école centrale où chaque division aurait sa propre institutrice.D'autre part, on peut se demander si la loi de fréquentation scolaire est vraiment observée.Même si elle l'est, il faudra attendre bien des années avant d'en voir les bons résultats.Et, enfin, qu'importe le nombre d'années passées à l'école, si ensuite on oublie tout cela?On revient donc à l'éducation des adultes, ou à l'enseignement postcolaire.Certains curés l'ont organisé avec succès par exemple le curé San terre à St- Arsène.Etait-ce l'idée de mon correspondant quand il m'écrivait qu'il faut "des apôtres et des chefs"?Je le crois.C'est peut-être ce qui nous manque le plus.Une dernière remarque de mon habitant-colon a sa valeur: les gens de la campagne ne savent pas quels livres acheter ni où les acheter.Ici le remède est plus facile à trouver.Toute publication agricole — journal ou revue — devrait maintenir dans chacun de ses numéros une liste de bons livres avec l'adresse de l'éditeur ou du libraire où on peut se les procurer.Cette publicité à haute dose serait sans doute efficace.Je remercie mon habitant-colon de sou excellente lettre, et je souhaite vivement en recevoir d'autres sur le n éme sujet.La majeure partie do la valeur de notre production agricole dépend de la science acquise; la science se puise dans l'étude et à l'école.Gardons les enfants longtemps à l'école et (pie chaque foyer d'habitant ait sa petite bibliothèque.* * * C'est beaucoup de foin Un journal anglais de Montréal offrait en juillet dernier ses réflexions sur le foin dans le Québec.Il constatait d'abord que c'est la province de Québec qui a la plus forte production de foin dans tout le Canada.Là-dessus on a tout de suite envie de faire compliment à nos cultiva leurs.Cependant, les spécialistes en agriculture ne chantent pas sur ce ton-là.Ils soutiennent que le Québec cou- Novembre, 1946 eacrc beaucoup trop d'acres de bonne terre à faire du foin.Ils estiment l'Ontario emploie moins d'acres pour le foin niais qu'en proportion il en tire beaucoup plus de foin que ne faisons ici.Ce serait donc, (îe notre part, un gaspillage du bonne terre; tout ce que nous donnons dc trop au foin est perdu pour des récoltes qui paieraient davantage.Parlez de ce problème à votre agronome et au besoin changez do manière.Six millions et quart Six- millions dc piastres, c'est un gros chiffre! Si cet argent tombait la main d'un seul homme, oui, ce serait un bien gros chiffre; mais si on le partage entre cent mille personnes, chacune ne reçoit que cinquante piastres.Le printemps dernier ce gros cbif-fre a représenté la valeur totale des produits «le l'érable: sucre et sirop.Si ce chiffre se partage entre cent mille érablières, le revenu moyen est le pour chacune, à savoir GO pias-; pour 60,000 érablières le chiffre monte à 120 piastres; pour 25,000 érablières il passe à 240 piastres, et i i de suite.Il reste tout de même que ce n'est pas une fortune pour .Imam des producteurs de sucre d'é-rublc.Peut-on hausser les prix?Ils déjà très hauts.No pourrait-on pas, plutôt, augmenter la pro-tion?Il y a déjà des érablières abandonnées ou négligées: il faudrait ii.aménager pour la production.Il n quantité d'érables plus ou moins jrnupés qu'on n'entaille pas.Au printemps on est moins occupé; ce il une bonne idée d'entailler le plus possible et de faire du sucre, car c'est un produit de fin goût, qui se vend bien, ou qui s'utilise bien sur place.Faites-vous maintenant un pro-gramme pour le printemps prochain it ajoutez ce revenu aux autres.Par le temps qui court il faut tout ramasse!.* * * Les jeunes [l'Ontario et le Québec agricoles 0 cherche à occuper les jeunes • façon pratique au cours de l'été 1946.Dans le Québec on a de- andé aux jeunes ruraux de procé-tl la récupération, en fabriquant |Ue chose de bon et d'utile avec latcricl usagé.Dans l'Ontario on a invité les jeunes à détruire les mauvaises herbes, qui pendant les an-' dc guerre ont envahi une bonne uperficic des tewes.J'ignore quel a été le succès, du concours en Ontario, mais dans le Québec ce fut 1 •! beau succès si l'on s'en rapporte comptes rendus des journaux la semaine de l'exposition provinciale à Québec.Que proposera-'t-1 i au concours dc 19-17?Que les jeunes guettent l'annonce et qu'ils •tient aussitôt à l'oeuvre pour ' les travaux soient encore meilleurs que ceux de l'année 1945.* * * Le Bulletin des Agriculteurs 19 I.'expérience parle ¦î'i i lu récemment dans une revue oie, en anglais, un article qui beaucoup intéressé; cet article n (' écrit par un habitant après Plusieurs années de rude expérience.Son opinion est que pour se lan-«t dans l'agriculture et en tirer il faut savoir quelque chose! u ce qu'il dit; M"» avis aux débutants, u abord de suivre un cours d' culture d'au moins six mois; si ce «est pas possible, il faut absolu- pro-Voi- :'est agri- Chaque semaine AUjUUU voenes ne pins ont traites à la Surge! e et les vôtres n'auront G O O La trayeuse pas a attendre bien longtemps EQUIPMENT POSTEZ CE COUPON DES AUJOURD'HUI! .et vos vaches ont droit au mode de traite exclusif à la Surge.C'est que la Surge — et seulement la Surge — exerce cette action stimulante, intermittente, de traction et dc succion automatiques.La traction graduelle automatique étend le pis et tient les gobelets trayeurs en place.La Surge n"a pas besoin d'aide pour compléter la traite dc vos vaches.Une trayeuse moderne est le meilleur placement BABSON BROS.CO., (Canada) LTD., Dept.128, 923 College Street, Toronto, Canada.Veuille! 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Sun Lifo, Montréal, P.Q.Envoyez-moi gratis ol sans aucun engagement dos notices descriptives des Matériaux J-M pour la Ferme.J'indique ce qui m'intéresse: Toiture bardeaux muraux isolation thermique ?; Flcxboard pour doubler laiteries et poulaillers ?.Nom.L Adretto.Vil/ogo.„.Prov.j ment se procurer quantité de livres, brochures, feuillets sur les cultures à entreprendre; puis de lier amitié evec l'agronome régional et de prendre et suivre son avis".C'est parler clair et net: la science agricole empêche une foule de faux-pas coûteux; l'ignorance est mère de fatigues inutiles, de dépenses ruineuses, de découragements, de misère.Pourquoi s'engager dans cette voie quand il est si facile de faire mieux ?Le meilleur chariot Vous avez peut-être le meilleur chariot de votre district: fait de bon bois et de bon fer, bien peinturé, bien graissé, il est magnifique, quoi! et vous avez raison d'en être fier.Mais en définitive ce n'est qu'un chariot, c'est un bon "quatf roues" niais pas plus.Aussi longtemps que vous n'y attelez pas un boeuf, un cheval ou un tracteur, c'est juste un chariot qui tie bouge pas et qui ne sert à rien; avec une force motrice il avance, il devient utile.Eh! bien, l'ensemble de l'agriculture dans un pays, c'est un chariot, voiture indispensable, mais juste un chariot; il a beau être bien fait, il n'a de valeur que si on y attache une force motrice ?Si c'est l'ignorance routinière cela vaut autant que d'atteler un chien à un "quaf roues".Si c'est une connaissance rudimentairc et traditionnelle cela vaut, comme attelage, un boeuf: ça marche, mais ça ne va pas vite.Si c'est une connaissance moyenne, c'est ln force d'un cheval.Mais on peut aussi y atteler un tracteur, et c'est la Science agricole qui joue le rôle de tracteur.Les savants canadiens sont à l'oeuvre dans les laboratoires, dans les stations expérimentales, dans les champs: ils étudient, ils observent, ils font des trouvailles utiles; ils écrivent tout cela dans des publications; ils mettent tout cela au service des habitants; ils font la Science et ils la donnent à qui veut en avoir.Mais qui donc va s'en prévaloir?C'est celui qui sait lire intelligemment; c'est celui qui veut s'instruire.Etes-vous dans cette catégorie-là ?Si oui, tout va bien.Si non, tout va mal.Si vous êtes assis à côté du chauffeur et que vous teniez votre pied sur la pédale du frein, le char ne peut avancer.L'ignorance est un frein.ARTHUR MAHEUX, ptre Nouveau gérant des ventes de Shell Oil Shell Oil Company of Canada, Limited, annonce la nomination de P.L.Tremblay comme gérant des ventes de sa division à Montréal.M.Tremblay est né à Chicoutimi où >1 a fait ses études.Après son cours classique au Séminaire de Chicoutimi, il obtint son diplôme d'ingénieur chimiste à l'Université Queen's.Il est entré au service de Shell en Ifl.'i.'i.1! occupa la position do vendeur dans la ville et la banlieue de Québec en 1934 et, durant les années suivantes, il fit partie des services de lubrifiants et de produits techniques Shell à Montréal et dans tout le Québec.M.Tremblay devint assistant gérant du service des produits techniques au siège social, à Toronto, en 1945, et son retour à Montréal, en qualité de gérant des ventes, atteste clairement le succès qu'il a remporté dans son travail à Toronto.METTEZ FIN émet/ Dans votre grange eu dans la laiterie, oà vous en avez besoin.Un seau d'eau chaude en 4'/2 minutes quand vous en avez besoin! • l'as besoin de vous mettre ;"i f;iirc chauffer chaque jour des seaux d'eau pour la nourriture du bétail, de la volaille et des jeunes animaux qui viennent d'être sevrés.L'ElcClropail peut mettre fin à toute celte corvée ennuyeuse.Vous pouvez maintenant avoir la commodité de cet appareil pour chauffer toute l'eau dont, vous avez besoin, où et quand vous en avez bcsoiti.Il chauffe un seau d'eau cil quelques inimités et son usage no coûte que quelques cents pur jour.AUTRES USAGES—Il épargne aussi du temps dans la laiterie où il faut do l'eau chaude pour hiver les trayeuses mécaniques, les bidons :i lait, les accessoires et les pièces de l'ccrcmcusc.mm J'oyrr voira distributeur Mectropail local ou bien écrivez à MOfFAT ¦ • :,; MOFFATS IIMITE^vWESJON-IUHJAIIIOj 8 MORCEAUX DE VERRE POUR LA CUISSON Do très belle» primes À voire cbuix, ou '•S0r/o en argent pour ceux qui vendent 140 belles curtcH Noël lionne Année à 5c.RIEN A DEBOUItSEU Ecrivez tout «le Hiiilo pour nous demander une boîte de 110 belles cartes pour vendre, et notre cnlnlo*?uc de hcntix c&dc&UX Kra-tîs.Adressez bien vos lettres à: PRIMES DE LUXE ENR\ Diot.11, NcuTillc, Qui. Novembre, 1 946* LA SANTE DES ANIMAUX Le Bulletin des Agriculteurs Le song dans le lait U cours de la saison, nous avons .librement un grand nombre ,!,.plaintes de nos lecteurs au sujet je la présence de sang dans le lait (!< leurs vaches.Les uns rapportent ,,„, le sang fait son apparition à la .]a traite, d'autres disent' qu'il apparaît dès le début de la traite.Il i malheureusement pas moyen ,le définir la cause de ce trouble, parce que c'est simplement un symp-d'inflammation du tissu du pis.[./inflammation peut résulter d'une ure, de la innmmitc ou même tuberculose.La traite, surtout , Ile est violente, peut aussi en être la cause.!.tissu du pis est fait de million de cellules disposées en formes (h petites glandes.L'ensemble de la lire ressemble à un arbre: les île cellules représentent les fouilles, les vaisseaux représentent |i branches.Le réservoir à la base ili chaque trayon figure le tronc de l'arbre, Chaque quartier du pis a sa turc séparée et chaque cellule approvisionnée individuellement pai les vaisseaux sanguins.Dans un u production, le nombre de vais-sanguins est immense et les petits sont très délicats.Dès il n'est pas surprenant que qucl-.m d'entre eux se rompent lorsqu'il y a inflammation causée soit par uni' blessure, soit par une infection, ou les deux à la fois.De la cause exacte du mal dépend une large mesure le traitement, 'agît de inammité, il peut y ! bien d'autres symptômes, tels que la présence de grumeaux dans le lait mi l'enflure du pis.Le meilleur procédé pour dépister la maladie c'est de faire éprouver l'animal ]: vétérinaire qui le traitera avec (Ils injections de remèdes appropriés.Dans les cas peu graves ou si une i' blessure est la cause du mal, l'application du traitement, suivant uffire pour déterminer la gué- : Traire le pis à fond, au moins qua-tn fois p;u- jour, à intervalles régu-ln i Laver le pis à l'eau froide, puis A VOTRE SERVICE Si la maladie attaque l'un de vos animaux, n'hésitez pas à nous écrire."Le Bulletin des Agriculteurs" a retenu les services d'un vétérinaire d'expérience pour répondre à toutes les questions de ses abonnés.Ce spécialiste vous donnera dans le plus bref délai possible de précieux renseignements sur les moyens de combattre la maladie dans votre troupeau.Ce service GRATUIT est offert à tous les abonnés du "Bulletin des Agriculteurs".Il suffit do décrire aussi complètement (pie possible les symptômes de la maladie, de donner son nom et son adresse et d'inclure un timbre de ¦I cents avec la lettre.Notre spécialiste est toujours à votre service.LA DIRECTION l'assécher et faire des applications modérées d'huile camphrée.Eviter une alimentation trop riche et inciter l'animal à manger une ration volumineuse.Au premier symptôme de constipation, servir une dose de sel d'Epson!.Le département de l'Agriculture des Etats-Unis recommande le traitement suivant contre la constipation: dissoudre once d'azotate de potasse dans un seau d'eau et servir cette solution une fois par jour durant quelques jours.Les vaches doivent être sur un pâturage exempt de plantes vénéneuses et avoir toujours du sel ou un mélange de matières minérales à leur disposition.Si le sang persiste à se manifester dans le lait, cela peut être dû à une infection grave ou à une tumeur, et alors il faudra sans tarder avoir recours au vétérinaire.Si le lait tourne au rouge plusieurs heures après la traite, cela n'est pas dû à la présence du sang, mais à des germes qui ont la propriété de produire celte couleur.On préviendra cette anomalie par le nettoyage des chaudières avec un antiseptique tel (pi'une solution de chlorine, et la propreté dans la manipulation du lait.Conseils saisonniers I' bétail est maintenant établi quartiers d'hiver.Il en résulte ties avantages et des inconvé-•S'il n'est plus exposé aux changements de température et aux ii'tempérics, il est par contre privé ,!l vins de soleil et d'une nourri-tiui fraîche.Dans notre pays, les mauvais effets de la stabulation ne se font généralement pas sentir avant la fin ,1c l'hiver ou le début du prin-lemp .alors que l'animal a épuisé setj réserves et que les déficiences se manifestent.Sur bien des fermes 011 1 note aucun cas de rachitisme, d'entérite des veaux, de faiblesse ™ les chevaux, de constipation, (-t''- même en mars et avril, mais arque dans toutes ces étables °-ue les rations renferment de bons suppléments et que l'on dispose de V."!: , fou»'rages verts.On fait usage j'huile de poisson pour les porcs et moutons, ainsi que d'une bonne Quantité de sel, de pierre à chaux moulue et de farine d'os.Il n'y a ""fin doute que l'alimentation d'hi- vei est le plus grand facteur de prévention des maladies, mais la propieté, la ventilation et la lumière sont aussi essentielles.C'est en décembre que le traite-irerit contre les barbeaux des chevaux est le plus efficace.La meilleure façon de procéder est de réunir dans un endroit déterminé, et à un jour fixé, un groupe de chevaux et de les faire traiter par un vétérinaire.C'est simple, sûr et efficace.Les dindons doivent être bien développés maintenant et prêts pour l'engraissement.Servez-leur de la nourriture verte et assurez-vous qu'ils aient du gravier à leur disposition afin que, mangeant des aliments grossiers, ils puissent les broyer dans leur gésier.Sinon il y aura de la mortalité."Kappelez-vous que l'enté-ro-hépatite on tête-noire peut encore causer des ravages.Si cette maladie ne s'est pas manifestée au cours de l'été, surveillez-la et gardez les dindons loin des excréments des poussins.E diplôme, ma fille, date de l'année où j'établis un record de ponte, et il sera toujours un portrait de salon! Aussi je me rapelle bien que j'étais nourrie à la moulée de porite PIONEER Big 3 avec en plus les tablettes de ponte PIONEER." "Mais, Maman, le bourgeois nous en donne de ces nourritures PIONEER.Tout de même, il semble nous en donner moins depuis quelque temps.Ca m'inquiète, car je sens que je vais bientôt pondre mon premier oeuf." "Ne t'inquiète pas, ma fille.Il est vrai que les rations sont un peu diminuées, à cause d'approvisionnements restreints; mais chaque parcelle de moulée PIONEER est tellement digestible et riche en aliments que ton succès ne sera pas compromis, et que nous nous en trouvons toutes bien." "Ah bien, là tu me rassures.Comme ça je pourrai moi aussi établir un record de ponte en toute sûreté.Je ferai encadrer mon diplôme moi aussi et je le placerai à côté du tien!" Pour tout renseignement adressez-vous à PURITY FLOUR MILLS ÉDIFICE BOARD OF TRADE 300 rue St-Sacromont, Montréal, P.Q.RECONNUES PROFITABLES 22 ].o B ii 1 1 c t i n des Agriculteurs Novembre, 19-|T, .Un plancher supporte le marché des oeufs jusqu'au 31 janvier —1949 — TELLE est la description du nouveau contrat d'oeufs passé avec l'Angleterre.Vous l'avez sans doute déjà lu et digéré .la période de prime automnale s'étend chaque année jusqu'au 31 janvier; le prix d'automne subit une hausse de 2c la douzaine et de le pour la balance de i'année; en somme un marché assuré à des prix assurés pour tous les oeufs que le Canada peut produire d'ici deux ans et plus.Combien souvent vous étes-vous répété: "Si seulement je pouvais prévoir l'avenir!".Eh bien! officiellement assuré d'un plancher avantageux pour le marché des oeufs jusqu'au 31 janvier 1949, vous pouvez maintenant regarder deux années ou plus en avant.Si r.ous croyions profitable la production des oeufs lorsque les prix tombaient en bas de 20c la douzaine en mars et restaient à ce niveau durant des mois, que devons-nous penser (et faire) à présent?BELLS OCCASION Il n'y a pas à en douter: c'est là une occasion sans pareil pour l'aviculteur qui élève un vrai troupeau de pondeuses — s'en tenant au nombre d'oiseaux qu'il peut élever cî logcrconvenablemcnt, cî^ commençant avec de bons poussins capables de survivre, de profiter, d; se-développer et de produire.Ainsi, après mûre réflexion, voici nos conseils pour 1947: assurex-vous d'avoir la moulée nécessaire.Assurez-vous également d'avoir votre combustible.Voyez à obtenir de bons poussins et donnez-leur toutes les chances .soins constants dans l'élcveusc, pâturage succulent et hygiénique, aménogement d'une colonie de ponte où les pondeuses seront vraiment actives.Vous en tirerez profit.M.Elpht-Rc Vatoh, Walker** Culling, P.Q.¦'Joui t»n voit une partie du troupeau).Hère des poussin* Bray depuis quatre an t.H nous dit: "J'en ai toujours été satisfait — f/i **¦ dételoppcnt si vite." L'art dernier A/.Valois a rendu ÏHi cachets hybrides I.ipjit Sussex x New Hampshire à l'âge de A mois et une semaine; ils pesaient plus de 6 lbs.Cette croissance rapide est tout austi importante pour vûU», que VOUS intéressé dans la production de la chair, des oeufs ou des deux.LES POUSSINS BRAY FONT L'AFFAIRE Les poussins Bray pour 1947 seront de bons poussins.Voila un autre "plancher" solide sur lequel vous pouvex compter.Nous consacrons à leur production toute l'expérience et le "savoir faire" acquis durant maintes années d'opération sur une grande échelle.Que votre programme de 1947 comprenne ce point particulier: Découvrir ce que nous pouvons vous offrir! -Découpez et postez ce coupon S.v.p.me faire parvenir sans obligation de ma part, tous les renseignements concernant les Poussins Bray.Je possède.poêles-élevcuses et .colonies-élcvcuses, et je garde habituellement .oiseaux.Adresse Nom mm m7, MMiV, usmim 144 John St.N.Hamilton Ont.Couvoirs dans Québec à Sherbrooke — St-Félix de Valois — et à 60, boul» /ord Crcmozic, Montréal.Le cannibalisme fait souvent clos ravagea chez les poulettes que l'on vient de placer dans leurs quartiers d'hiver.Le meilleur remède est de tenir les oiseaux occupés en suspendant de la verdure à quelques pouces du plancher.Enlever les sujets blessés immédiatement.Peinturer les vitres des fenêtres en rouge et ajoute! de l'avoine et un peu de sel à la moulée.Nous désirons insister sur deux points importants au sujet des chevaux, afin de réduire des troubles fréquents.Eviter de servir du foin poussiéreux et de pauvre qualité.Si vous êtes obligés d'en utiliser, donnez-le en petites quantités en prenant soin de l'humecter avec de l'eau ou de la nu lasse.Vous réduirez ainsi considérablement les dangers de souffle.Si vous diminuez le foin, donnez plus d'avoine et assurez-vous que les dents de vos chevaux sont en bonne condition.Le second point sur lequel nous désirons attirer l'attention c'est la constipation.Ne laissez pas cette maladie se développer, mais aux premiers symptômes servez un peu de sel d'Epsom.Nous avons maintes fois recommandé à nos lecteurs de s'acheter un thermomètre et de prendre In température de leurs animaux.Dca infections graves ne peuvent être dé-celées à leurs premiers symptômes que par ce moyen.Alors on peut y remédier par un traitement approprie.11 importe d'être en mesure de faire cela durant l'hiver.CONSULTATION Q.—J'ai quelques vaches qui on; verrues sur les trayons et j'aimerai ; savoir s'il existe un moyen pour les faire disparaître.St-Gcorges, clé Beaucc R.—Si les verrues de vos va ne sont pas trop grosses, vous pouvez les enlever en les entourant d'un fil de soie, mais seulement trois ou quatre à la fois.Lorsqu'elles tom-Lent au bout de quelques jours, badigeonnez la plaie de teinture d'io le.Souvent, des applications quotidiennes d'huile de ricin font aussi di raîtl'e les verrues.Servez-vous •! ou du miel liquide, au lieu de sirop de : Procurez-vous, alors.onces de n n'importe quelle plinrmneie.C'est un ci ru-posé spécial fait d'ingredients éprouva forme concentrée, bien connu pour son : rapide sur la gorge et contre les irn bronchfalca.Versez le Pincx dans une bouteille do 16 oncer* et ajoutez le sirop.Cela vou l*ï onces d'une préparation merveîlliii ¦ tre la toux et vous obtenez, environ, : mitant que votre argent, il ne ne R&i et les enfants en aiment le goût kr: I.e soulagement qu'il procure est moi leux : il détache le flegme, adoucit l'Irritât] n des membranes, ralnie la douleur, facilite In respiration et vous assure un sommeil roi»o« pant.Etumyez-to tout simplement et ¦¦: ¦ n'êtes pas satisfait, votre argent sera :.m-bourse.I?comprimé! 18c 24 comprimés 29c 100 comprimés 79c LE VERITABLE "ASPIRIN" EST ( m\ MARQUÉ DE CETTE FAÇONr BATTERIES BURGESS n'en ne peut remplacer 'la QUALITE BURGESS, NIAGARA FALLS, CANADA HARASSE, FOURBU Nul goût pour le travail, le jeu ptoniqzuee LAXATIF & AMERS Tas d'appétit?Maux tic tête, bilieux.inwi- à l'heure.*' Accessoires complets pour sucreries — Nous n'employon» que du fer hl.inc anglais -,pc-ci.il double Ctamc Nu 22 et |*êtaîn pur à l'épreuve du plomb et approuve! pnr les autorités.Demandez notre CATALOGUE GRATUIT LA Compagnie Jutras Limitée VIOTORIAVILLE, QUE.Bas prix Monlie-bracclet jratl» pour la venlace libre, l'aidait dans l'accomplissement de son élranpc destin.Des petits villages lui apparurent, d'abord dans la plaine, puis suspendus à de létrers coteaux; puis :i! :'i les chercher un peu plu; haut.Il arriva dans les monta-cl vil d'autres villages, oscar-la.Cependant, en vérité, il rien se rappeler de ce trajet 1' approchait cet état de fièvre et (î'égarcment où les visions intérieures seules continuent à frapper le cerveau et à y imprimer des ima-(rcs.L'aspect des choses extérieures lui devenait insaisissable, ou alors :'i ses rêves informes et lui imblail détacher du temps, de l'espace cl sans lien avec le monde.Il atteignit le village de Saint-Do-nnl.Kl il trouva un charretier qui voulut bien le conduire vingt-cinq milles plus loin dans la forêt.Il son-.prendre des provisions nu villa:', puis il se hissa à coté de ce n dont il n'eût pu reconnaître le !¦ : demain ni les traits, ni la voix.Dans le traîneau.soi«s un amas de fourrures, il grelottait.11 virent la cabane enfoncée dans la neige jusqu'aux poutres du toit, avec deux petites fenêtres à demi recouvertes qui s'ouvraient, plissées ivre, comme deux becs d'oiseaux ¦elés.De grands sapins noirs jetaient autour de la hutte leurs online sinistres.11 claquait dos dents et ses mains engourdies de froid lui refusaient toul icrvicc.Mais lorsque l'homme, après lui avoir aidé à porter scs effets, lui demanda s'il devait revenir avec le courrier et d'autres provisions '" tcur Raymond réussit à pro-jclci levant lui quelques mots hâtifs ci embrouillés: — l'as avant un mois.Vous m'en-'' ¦ Que personne no vienne ici avant un mois.11 entra dans la cabane, accrocha sa pelisse à un clou, alluma du feu.Pais brisé dans tous scs membres, il m laissa tomber sur l'étroit lit de camp.Il pleurait à longs sanglots torturants et jetait toujours le même cri: "Anne, mn douleur.Anne, ma douleur!" GABRIELLE ROY Le Chocolat Baker est si bon que je savais qu'il en serait de même de leur Cacao ! * T ES FEMMES qui connais-sent le goût délicieux et satisfaisant du Chocolat Baker s'attendent à retrouver la même haute qualité uniforme dans le cacao qui se vend sous la célèbre marque Baker.Et le Cacao Baker fait plus qu'être à la hauteur de la réputation de son fameux compagnon! Une saveur qui est toute une révélation .un succès sans égal dans la préparation du cacao .avec le Baker.Vous auriez peine à croire que le cacao puisse être si savoureux! Et la boîte économique de 1 livre fait jusqu'à $>U tasses.Un Produit do Gonorol Foods V£ CHOCOLAT/ÈRE BAKER DIT: Le Cacao est un excellent aliment pour les jeunes—si nourrissant, si facile à digérer! Laissez-les préparer eux-mêmes leur cacao—ou les breuvages spéciaux, chauds et glacés, faits avec un sirop préparé avec du Cacao Baker Instructions faciles sur l'étiquette.CACAO BAKER C-26F >.>.>.?.?.?.?.?.?.?« .?.?.?.< .?.?.?.?.?.?.?.?.?.?.?.?.PETITES ANNONCES' TRAPPEURS.Prenez 20 h 40 renards mensuellement.Résultats immédiats, secrets, drogues, colleta, l'obtiennent gratuitement cheat Trappeur** Association, lia lev i Ile, Yamaska, Québec.B acta de tcodage expédies sur demande incluez $0.10 pour dépense.POUR DES DOULEURS PEIllonUH'BS— ELLE PREND "ASCO" Los femmea, de partout, seront réconfortées par ce conseil provenant d'une dame de Alliance, Alberta.Racontant son expérience.elle écrit, : "Je prends lea comprimée "Asco de Hardin contre loi maux de tête et les douleurs périodiques.Je les ni trouvée également très efficaces pour ca-ser la grippe, Un BCUl comprimé "Asco" ù '» fois est tout ce que je prenda**.Vous aussi, vous trouvères que les comprimés "Asco" de Hardin sont un véritable ami lorsque les douleurs fcmc-tionnelles voua rendent Inaptes au travail ou vous empêchent de vous divertir."Asco voua procure un soulagement rapide parce qu'il contient !i ingrédients équilibré» .Un seul comprimé "Asco" représente une dose complète, ce qui le rond d'usage économique.Procurez-vous "Asco" nu comptoir, en pot ou sur Ice cartes.2 doses pour .6c: 12 pour .25c: 100 pour $1.25.Ou écrivez directement il "Asm" Pharmacol Co., Wlnniffeg.Poulettes de choix de toul Age à compter île 12 icmalncs jusqu'à l'âge de ponte.Remplissez vos quartiers de ponte et encaissez lea «ros prix d'automne.Aussi poussins éeloi n l'automne.Prompte livraison.Catalogue gratuit.Il n'est pas trop à bonne heure pour commander vos pouaalns de 1047, Demandez notre liste de prix.Venez nous visiter à l'exposition d'hiver.Notre exhibit Kern dans In division de l'Industrie Avicole.Nous serons heureux d'y rencontrer nos clients et nos amis.Twrddlr Chick Hatrhcries Limited, Fergus.Ontario.Hernie?Une nouvelle invention brevetée soulève et soutient tout comme une main humaine Ecrives pour renseignements.Ilnnd-I.ork Products, 146 King St.East, Kitchener, Ont.GRATIS _ Porte-Bonheur, quatre petits eupl« don-»; 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Si l'électricité ne pnsse pas chez vous, ce n'est pas une raison de vous priver d'un radio lorsque vous pouvez posséder le Northern Elecirie "Baby Grand" modèle 11-4000, un modèle n 4 lampes avec A.V.C.Ln meilleure qualité, frais minimes d'opération, prix raisonnable.Une quantité limitée à $42.60, batteries et frais de livraison inclus dans le prix.Commandez de bonne heure pour être certain d'obtenir l'un de ces mngnifiques radios.Envoyez mnndat de poste ou noua expédierons C.O.D.—Département X, Willis & Co.Limited; 1220, Stc-Cathcrinc ouest, Montreal, 25. 50 Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1946 Jm m l> \ tel DEUX MODÈLES AU CHOIX o Singer est la meilleure machine à coudre qui soir, la plus docile et la plus sûre .et cela, depuis 95 ans! Voilà pourquoi, dans tous les pays du monde, ou la préfère! o Vous, épouse de fermier, savez mieux: que toute autre femme au Canada, combien plus avantageux est l'achat du meilleur outillage (que cc so'c unc charrue ou une machine à coudre).• Les pièces Singer de fabrication précise sont inusables .les meubles Singer sont les plus beaux du mondeI De plus, Singer est toujours à votre service et vous y trouverez les menus articles nécessaires à votre couture.• Voyai.l't machine a faille moderne, à gauche! Deux mécanismes au choix (tous deux reproduits) auxquels vous pourrez facilement, au besoin, faire ajouter un moteur électrique.COMMANDEZ LA SINGER QUE VOUS DÉSIREZ .DÈS AUJOURD'HUI! V,.- V -.Y ¦ ' ¦ ï MODELE 15-88 • A bobine ronde et "régulateur magique", permectant de coudre dans les Jeux sens, o Régulateur du point, fixant le nombre de points au i pouce.s Cadran gradué, facilitant l'ajustement de la tension j du fil.e Picd-dc-biclic articulé pour le reprisage et la broderie.MODELE 127-3 • Bobine longue, robuste et d'un fonctionnement sur.' • Bobineuse automatique, coupe-fil.¦ • S'cnlilc facilement.• Fabriqué pour résister à l'usage.GENEREUSE ALLOCATION POUR VOTRE MACHINE ACTUELLE Un certain nombre de ces machines est maintenant disponible aux conditions conformes aux règlements sur les prix et le commerce en temps de guerre.Ecrivez aux principaux bureaux de la Singer Sewing Machine Company, celui qui est situe le plus près de chez vous.700 ouest, rue Sic-Cathcrino, Montreal, P.Q.254, rue Yonge, Toronto, Ont.POUR VOTRE PROTECTION Singer ne vend ses machines que par l'intermédiaire des cercles de couture Singer, identifiés par Je fameux "S" rouge dans la vitrine — jamais dans les magasins à rayons ou chez d'autres marchands de machines à coudre.CERCLES COUTURE SINGER SINGER SEW!NG MACHINE COMPANY Veuillez m'envoyer sans obligation: ?Le dépliant illustré des machines à coudre Singer actuel lenient sur le marché.?L'adresse du cercle de couture Singer, dans les environs, pour réparations de machine, accessoires et pièces de rechange.NOM., Aniu-ssp.VILLE.PROVINCE.P.S.Trois livres illustrés sont maintenant à votre disposition.25rf chacun ou les 3 pour .65' a du mouvement, il y a de la vie dans tout cela.J'y trouve bien souvent de la poésie.Fernande a raison, dans une certaine mesure, de- trouver un peu mélancoliques certains vête-I; • par exemple les petites dormeuses à pieds des enfants, qui se balancent comme de grand -, poupées vides, mais puisqu'il n'y a pas têtes .c'est amusant de voir les petits bras et les petites jambes se balancer, tantôt flasques et mous, tantôt gonflés par la brise, comme des membres potelés.Le linge sur la corde, c'est un peu l'histoire de la famille, l'histoire extérieure, celle qu'on peut livrer à tous les vents.Il y a le beau linge de soie, de fine toile des gens riches; il y a le modeste trousseau de maison de la famille pauvre, les reprises touchantes qui font durer les vêtements, et quand ce linge bien lavé, bien étendu offre sa face au soleil, il est noble et beau comme une histoire de fierté digne.Les cordes interminables où s'alignent des serviettes à la douzaine, des bas de tailles différentes, des chemises de garçons, des robes et des tabliers de petites filles, parlent de familles nombreuses aussi éloquemment qu'une plaque de cuivre ou de bois peint fixée à l'entrée, où on lirait: Ici, il y a huit, ou dix, ou douze enfants.Une corde à linge sert parfois de carte de visite, de faire-part bien gracieux.Ainsi le mois dernier, une petite madame de mes voisines, riche de trois garçons, me racontait ses espérances en me disant: Cette fois, je voudrais bien que ce soit une petite fille.Le temps venu, j'aperçois un beau matin, six couches blanches sur la corde, une petite robe de nuit de finette à rubans roses, un chauffe-coeur en molleton rose comme les petits chaussons.J'étais fixée, mon amie tenait entre ses bras la petite fille rêvée.Du linge de bébé sur la corde, comme c'est attendrissant, n'est-ce pas, petites «riamans?Tout ce linge neuf d'un premier trousseau, que l'on veut garder jalousement blanc et propre, et le linge usagé qui tient encore au deuxième, au troisième, parfois même au quatrième bébé.Le rose et le bleu sont passés, affadis, mais comme c'est frais encore, et quelle joie de crier à tous par la voix de ces petites couvertures, de ces couches, de ces mignons vêtements: J'ai un bébé! Quand il y en a deux! Fierté double! Je me faisais un scrupule de tout mettre à la paire sur la corde, quand je faisais le lavage du linge de mes jumeaux.Encore, si Pierre se permet de faire un pâté de boue avec une salopette bleu pâle, je lave également celle de Michel, afin qu'il y ait sur la corde, deux par deux, culottes, chandails, chaussettes, tout ce qui rappelle que dans cette heureuse maison: la nôtre, il y a deux oiseaux pareils, deux petits hommes de trois ans que l'on peut prendre l'un pour l'autre.C'est encore davantage le caractère d'une femme et ses talents domestiques plus que ses moyens pécuniaires, qui sont révélés par l'ordre ou le désordre de son linge étendu sur la corde.La fiancée expose avec joie son trousseau qu'elle fait admirer à ses amies.Mais quelle satisfaction plus grande quand, petite épousée de quelques semaines, on étend son premier lavage sur la corde.Oui, je vous assure que mes serviettes me paraissaient encore plus belles, et que l'initiale brodée de mon nouveau nom m'impressionnait cent fois plus.Je ne l'usurpais pas, je n'anticipais pas comme aux jours où je fixais cette lettre sur la toile, ce n'était plus du rêve, mais une bienheureuse réalité.Et je me disais un peu naïvement: Toutes les voisines doivent regarder mon linge de nouvelle mariée.Il y en a qui savent mon nom déjà, elles vont bien voir que c'est mon trousseau! Mettre son linge sur la corde, c'est un peu comme ouvrir les volets de sa maison.Les nappes et les serviettes de cuisine sont vertes ou jaunes, les serviettes de bain ont des rayures turquoises, la literie a des festons ambrés.On avait rêvé de cela en esquissant les projets d'une petite maison, et ces goûts personnels, on peut bien les révéler maintenant que leur réalisation fait partie de notre vie.On témoigne de son goût, de son application, rien que par la manière dont on étend son linge sur la corde.C'est une affaire de convenance et de jugement aussi.Les mamans soucieuses de faire germer des femme: parfaites de ces frêles boutons que sont leurs petites filles, ne négligent pas de leur enseigner tout de suite, avec les lessiveuses, et les épingles à linge joujoux, l'art de bien laver et de bien étendre le linge.Oui, ça me met le coeur en joie et je trouve ça gai de voir du linge sur la corde.Je ne parle pas des haillons qui pendent, sur des cordes sales, dans des ruelles sordides, mais de tout ce linge qui parle de la vie de famille, d'une aisance modeste ou prononcée, d'une pauvreté fière.C'est une chanson toujours en harmonie avec la saison et la couleur du jour.Mais c'est dehors que j'aime le linge, sur la corde, en plein soleil, à la brise ou au vent.C'est tellement plus poétique qu'un séchoir de cuisine qui encombre et parle d'exiguïté.L'été, à la campagne surtout, quand l'herbe crisse de chants d'insectes, quand les oiseaux s'égosillent, que tous les parfums montent des prés et des jardins en fleurs, il y a de la joie à confier au soleil et au vent chaud le linge sur la corde.La bonne et saine odeur qu'il répand quand on l'entre à pleines brassées est une récompense magnifique.L'hiver, quand il craque sous les doigts, durci, tendu comme un carton bristol, la besogne est plus dure, mais ce bon parfum d'air pur et d'espace entre avec le linge séché dehors, dans la maison, elle résiste à la chaleur du fer et se glisse dans les tiroirs, les garde-robes et les armoires avec les piles de draps et de serviettes, les tabliers et les robes de maison, les vêtements de toute la famille.Les lectrices qui pensent comme moi sont-elles nombreuses? 52 Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1946 Clous droits réservés) Epaulettes, ou bourru res d'épaules La mode a dit: Hautes, les épaules, carrées comme celles des militaires! Et alors, pour quatre-vingt-dix-neuf sur cent des femmes, il fallait le petit truc des bourrures.La forme des bourrures d'épaules est très variée, particulièrement en ce moment où plusieurs (renies de manches sont en faveur.Pour que la bçurrure soit invisible et s'ajuste impeccablement à la coupe du vêtement auquel elle est destinée, il faut qu'elle s'inspire du style même de la manche On trouve d'ailleurs avec chaque patron, les modèles de bourrures qui conviennent par exemple aux mendies de genre tailleur, raglan, dolman simple, kimono, ou les manches froncées que l'on voit encore.Le succès est assuré si on suit bien Its indications de la feuille incluse avec le patron pour l'exécution de ces bourrures.Si le patron même n'est pas compris, il y a au moins un schema donnant les proportions exactes, qu'il faut suivre, car si ces bourrures rehaussent l'apparence du vêtement, on pense bien qu'elles deviennent nuisibles autant qu'inélégantes si elles sont disproportionnées, sans forme définie, ou mal placées.Si elles excèdent trop, par exemple, elles déforment la manche.Après avoir taillé la manche, il faut donc marquer avec soin remplacement des bourrures jugées nécessaires.Certains costumes se portent indifféremment avec ou sans blouse.Si vous décidez de porter la veste sur une blouse, les bourrures doivent, dans ce cas, être plus minces que si vous devez le porter tout simplement fui- une guimpe ou sur un chandail, quoique plusieurs personnes portent den bourrures d'épaules même avec leurs chandails et c'est une excellente idée.Le manteau qui a été ajusté sur tint robe qui était rembourrée aux épaules formera un pli soils les bras, si vous le portez sur îles chandails eu des robes non rembourrées.Voici une suggestion pratique qui vous plaira peut-être: Fixez à une petite brassière de tulle ou de dentelle les bourrures qui serviront sous vos robes ou blouses (Illustration no I) ou si vous le préférez, fixez-les à un corselet de tissu léger.(Illustration no II) Àvez-VOUS les épaules tombantes, ou très hautes (en porte-manteaux, comme on les appelle), ou encore, une épaule plus haute (nie l'autre?Jugez-en froidement devant votre artorr rtL Illustration I Illustration II miroir, et selon le cas, amincissez plus ou moins, ou ajoutez, afin de corriger les petites imperfections de la nature, ou ce qui ne s'accorde pas dans votre silhouette avec la mode actuelle.Il y a aussi les personnes qui ne veulent absolument pas porter de bourrures — c'est une question do tout — mais il faudra, dans ce cas, enlever à l'épaulette de la robe en prenant la couture plus large, pour l'équivalant de l'épaisseur prévue poui la bourrure.Ij ne faut pas oublier que les bourrures de robes et de manteaux demandent à être reformées, même remplacées parfois, après un certain temps, car elles s'affaissent sous le poids des manteaux surtout.Peut-être seriez-vous tentées d'ajouter des bourrures à une robe ou à un manteau que vous portez depuis quelque temps.En prévision de ce cours, j'ai déjà fait paraître dans la jiagc des patrons du Bulletin des Agriculteurs, un bon patron qui comporte de multiples modèles de bourrures, il porte le numéro 28!M.Vous pouvez encore vous le procurer à notre service de patrons, aux conditions habituelles.Les bourrures d'épaules sont génôr lllustrotion III ralement confectionnées de bougran (toile forte gommée employée ordinairement pour les cols tailleurs) de mousseline amidonnée, de taffetas de rayonne de couleurs assorties à la robe, ou de coton blanc.L'intérieur est fait d'ouate légère.Pour les tissus transparents, on couvre les bourrures d'épaules d'étoffe de couleur chair pour les dissimuler le plus possible, car ce n'est jamais gracieux d'apercevoir sous le corsage des epaulettes foncées.• * * Voici un modèle de bourrures pour les manches simples et les manches tailleur.(Illustration III).Vous pouvez l'exécuter facilement sans le patron spécial.Taille/, un carré d'ouate de 8?î pouces, d'environ VA" d'épaisseur, (A) intercalez un rang de bougran (H) entre une autre épaisseur de ouate de (C).Les bords extérieurs étant amincis, couvrez d'une mousseline amidonnée, (D), unissez ces différentes épaisseurs de tissus pat quelques points à la main (E), couliez en biais (F).Enveloppez d'un morceau de tissu de '.)" carrés, taillé droit fil (G).Je conseille le taffetas de rayonne, c'est solide, et après un pressage à la vapeur, asséchez en repassant directement sur la bourrure, lui donnant la forme qu'elle gardera sûrement.On obtient le même résultat avec du coton blanc non décati, car il comporte toujours un peu d'empois, ou d'apprêt gommé.Deux ou trois rangs de piqûres à la machine sur les bords extérieurs termineront nettement ces epaulettes (II) à moins qu'on ne les borde d'un ruban à finir.La manière de fixer ces bourrures au vêtement est bien importante.Premièrement: le vêtement est parfaitement repassé, les coutures sont ouvertes ou couchées vers la manche selon les indications du patron.Deuxièmement: épinglez suivant les points de repaire, puis essayez le vêtement, si ça ne va pas tout à fait, faites placer les bourrures par une autre personne.Si vous êtes seule, il y a un moyen assez simple: épin- glez la bourrure sur le bout de la jeannette, (Illustration IV) et placez l'envers de la robe sur l'endroit de la bourrure, c'est à l'endroit du vêl ment que vous épinglez en ajustant bien.Cousez suivant la coulure de têto de manche.(Illustration V) Illustration V La pointe sera retenue seulement pai une petite bride d'environ V a lin de laisser un peu de jeu.Pour porter avec les blouses et robes de cotonnades- légères et à manches froncées, le modèle présenté par l'Illustration VI est très pratique.Tail les un morceau de taffetas ou d'organdi pris sur un double, ayant 2'." de hauteur par 12" de largeur (A).Illustration IV liberation VI Coulissez des fronces sur ce double, sur la partie coupée, c'est-à-dire sur le haut; les fils seront arrêtés de façon à obtenir 8" de largeur et les fronces réparties également (B).Ces petites bourrures seront pincées en tête de manche, couture a couture.La couture de têto de manches froncées doit être crantée au bout des fronces et placée vers le cou, fixée par quelques points à la couture, d'épaule; ces petites bourrures peuvent être laissées au vêtement pour le lavage. Novembre, 1946 Le Bulletin des Agriculteurs 53 16611 d ameublement AITACIÎAGE PASSAGE El! LAMES o 0 0 / EE m MAHCHUBB Ros: Seise peus au pouoo; Doux fila en peu.Châino: Coton 2-8 vert, représenté par X ; Coton 2-16 vert,représenté par 0 .îrâcie: Coton 2-8 vert; Coton 12-4 rouille ou guenille rouille finement taillée.'.Tiascr sept duites avec ooton 2-8 vert, et une duite avec ooton 12-4 .rouille,ou guenille rouille.c ETTE armure donne beaucoup ; au tissu tout en conservant une hollc simplicité de dessin et une sobriété de couleurs.C'est un Kenre cut Donc, quand le remuement «m la ' 'il embarrassée simule la présence du rhume chez votre bébé, coopérez iminé-dialemem avec la Nature.Voyei A ce nue bélié soit bien au chaud, lut beaucoup de sommeil, et voyez A ce que '¦">» soient débarrassés des déchet a QUI minent sa vitalité et sa résistance.Pour i ^.iiii bouleverser l'organisme de Ih'-Iw nMir davantage, essayez les Tablet tea • hwi qui «rat lacilea a pulvériser si on Ella sont douces, mais éliminent rapidement les matières irritantes qui causent la nevreetl insomnie .lavorisant ainsi un sommeil reposant.Employées avec confiance milliers de mères depuis plus de 40 ans, dona I.s cas de lièvre de dentition, cnu-trration.et autres petits maux delà première Ne contiennent rien qui endorme, net! tes une boite de Tablettes Haby's Own ! ni.Seulement Wr.Si elles ne font pas ii cttel appelez immédiatement votre médecin.Maux de Dos Chroniques ?IL VOUS FAUT La se/enco dît deux ] ( thoplnes par /our, tcpcn- I \ dont (hez bien des gens le foie n'en donne qu'une.La bile aille à la dijcslion cl ennslilue un laxalil naturel.Un manque de bile cause maux tic dos, nuuidcltlp.conslipalion.indiRtsIionelfaiblcsse.Pour «ne ssnlérayonnante tonifiez voire foie cl obtenez la Iule nécessaire p/âce aux Fruil-à-livcs, les comprimes pour le foie lui onl fail leurs preuves cl qui sonl les plus tn derainde au Canada.A base d'herbes el de fruils.FRUITATIVES ÏS& lans du persil coupé très d'une Rouler finement Couvrir le dessus du pain mince coucha tie fromage et décorer joliment h l'aide de la douille.Servir ce pain garni d'olives farcies, tic persil et île tomates taillées en forme tic rose.Pour servir, tailler en tranches d'un quart de pouce d'épaisseur.Sandwichs chauds découverts Passer une desserte de coeur de boeuf cuit au hache-viande.Assaisonner d'un peu tie sarriette, de sel et de poivre.Lier le tout avec de la mayonnaise.Etendre cette préparation sur une tranche de pain rôti.Ce sandwich se sert chaud avec une garniture d'oignons frits.Sandwich de poulet à la Kins Couper du poulet cuit ou de la dinde en pros cubes (1 tasse).D'autre part faire fondre dans une casserole 2 c.à tb.de beurre ajouter 2 c.à tb.de farine, puis 1 tasse de Içit.Laisser bouillir quelques minutes en brassant continuellement.Assaisonner.Faire revenir dans du beurre li piment vert émincé et 3 à -1 champignons lavés et coupés en lamelles.Ajouter les légumes et la viande à.la sauce.Verser sur des tranches -dire et de prouver la reconnaissance de votre coeur par mille gentille; des sourires sur vos petits visag .et cet ineffable mot, l'un des premiers que l'on apprend à balbutier i-ur les genoux de notre maman, mais que, hélas, on oublie trop souvent en grandissant: merci.Dites-le ce petit mot, ce "merci'' qvi veut dire beaucoup quand on le prononce bien.Ce ne sera pas difficile d'y pi scr tous les jours, n'est-ce pas?.Marraine COXCOURS DU 1.—Suis-je une feuille de chêne?2.—Suis-je une feuille d'érable?3.—Suis-je une feuille de peuplier?Adressez la bonne réponse à Marraine, le Bulletin des Agriculteurs, Iùiifice Dnnnniond, 1117 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal, P.Q.li y a de beaux prix à gagner! Tous les enfants sont invités à concourir.N'oubliez pas de mentionne] vos noms et adresses lisiblement.TABLE A U DIIONNE UR Voici les noms des gagnants pour le concours du mois: Germaine Desgagnés, Saint-Donat de Rimouski, et .lacques Sauvé de Saint-Télesphore.Nos.félicitations.Compliments à tous les filleuls dont les noms suivent pour leurs bonnes réponses: Françoise Fauteux, Yvette Thérinult, Nicole St-Laurcnt, Louisêllc Bouchard, Germaine Brcau, Thérèse Brcau, Constance Baribcau, 0-3£ ans.Denise Dagenais, Ste-Théi èse Uc ICainville, Cté Terrebonne : 23-26 ans.Iréno Koltn, St-Rémi Tingwick, Cté Arthabaska : 20-25 ans.Céline Lecavalier, Ste-Thérèso di Dlainville, Cté Terrebonne: 21-28 ans.Malic tie Dcschcsnc, Anse à la Croix, Cté Matane.18-24 ans.Collette Deschcsne.mémo adresse : 18-22 ans.Rolande Rrièro, Bic, C:> Rimouskl: 18-22 uns.Marcelle Prière, Bic, Cté Rinumski: 18*23 ans.Suzanne Jutras, 64fi0 Outremont, Montréal: 23-20 ans.Rochelle Gilbert, 01 Ave Bégin, Chicoutimi : 18-22 ans.AHcu Gauvrcnu, St-Maxime de Beauce: 28-31 ans.Marin Tremblay.Stè-Féllclté, Cté L'Islct: 16-1S ans.Majclla Marcotte, 40 rue Hennin-.Québec : 35-10 ans.C O R R ESPONDANTES MM Lionel Rivet, -le ranir.St-Mnjoriciue, CU Drunimnnd : —.Ilenoit Cnron.St-Mnrccl île L'Isiet: nnn.Euginc N.Tcs-nier, For- ticrville, Cté Lotbinière: 45-r.O ann.Atlrlcn Lncosso, Caunnpacal, Cté Mntapédia: IS-H um Léo Gélinns, 0151 HIvil Saint-Laurent.Montréal: 30-10 ans.Emery Blnis, Gould Villngc, Cté Compton: 15-17 niw.Marcel Martin, étudiant, Okn, Deux-MonlaRncs: 10-2- ans.Jean Langcvin, Rivière «lu Loup Stn-, i-.p.108: 17-24 ana.Louls-l'hilippo Leangc, Enint-Léonnrd de Portneuf: 18-21 nus.Ca-miilii-n liolduc, Suint-Antoine l'ont BrlnniJ Cto Mégantic: 1G-13 ans.Lauréat Jacquea Kinntiirs Mills, r.r.no 1.: 27-30 ans.Jean-Thomas Jacques, Snint-Antnine PonWJrland.Cté Mécnntic: 17-19 nne.Paul-Etienne Mail-loi.x, 10 rue Laval, Rivière du Loup Stn: lG-2£ ans.Raymond Dubé, Lac des Aigle», Cté Rimouski: 18-25 nns.Conrad Fortlcr.Robcrvnl, Ln Lièvre, a-s Roger Vcillettc: 16-21 ans.Jcan-Roch Girard, Robcrval, Ln-Lièvre (a-s Roger Veillette) : 10-20 ans.Iti'nl Gnulx, Rapide de L'Orignal, Cté Labelle 1G-1G nns.Théophile Bruyère, Coteau du Luc, Cté Soulnngcs: M ans.Raymond Pel-chnt, Prlncevillc, Clé Arthabaska: 17-20 nns.Maurice Mercier, Assomption, Cté L'Assomption: 17-20 ans.Yvon Mercier, Assomption: 1G-19 nns.Claude April, Assomption: l£-20 nns.Jules Chnmpoux, Stratford Centre.Cté Wolfe: 47 nns.Yvon Chnmpoux, Stratford Centre, Cté Wolfe: 20 nns.Le docteur oeherc tous ses fruits ici.AVIS IMPORTANT Les demandes doivent être fnilcs personnellement et siKnécs du nom de leurs auteurs.Les lettres qui ne respecteront pas ces conditions seront mises de côté.Chaque lettre ne doit contenir qu'une seule demande.LA REDACTION cmbre, 1946 Le Bulletin des Agriculteurs 67 L'empreinte de votre pouce, c'est votre marque.Et cette empreinte, aussi personnelle que votre signature, vous identifie partout et toujours.Afin d'assurer, pour vous et les vôtres, la liberté, la sécurité et le bonheur, accumulez une réserve d'épargnes.Faites en sorte que l'empreinte de votre pouce .cette marque personnelle .soit sur toutes les Obligations d'épargne du Canada qu'il vous est possible d'acheter.1/JU U) M "8 sur 10 achèteront encore dés Obligations" IONS Mlffll M Câffliâ m Un synonyme de satisfaction Le pocle Montcalm illustre ci-dessus est un modèle spacieux avec fourneau, réchaud, réservoir, compartiment à ustensiles.Entièrement émaillé et possédant une bese qui facilite l'entretien.g L faut bien des choses pour qu'une marque de commerce devienne un synonyme de satisfaction.En ce qui concerne les poêles "L'ISLET", les ménagères canadiennes ont rendu leur verdict et approuvé l'excellence des produits "L'ISLET".Depuis plus d'un quart de siècle la fabrication des poêles L'ISLET a suivi la marche du progrès.Rien n'a été épargné pour offrir à la ménagère canadienne un poêle digne de son approbation.Les poêles "L'ISLET" leur offrent en effet toutes les qualités pratiques désirables: Deauté, espace, lignes profilées, facilité d'entretien, commodité de cuisson, puissance de chauffage, économie de combustible et bien d'autres encore.En visitant l'un de nos magasins ou en vous adressant à votre agent Is plus rapproché vous trouverez le poêle "L'ISLET" qui convient le mieux à vos besoins.Si vous projetez Vachet d'un système de chautra^c à air climatisé L'ISLET, vous n'avez qu'à nous adresser un plan sommoirc de vo^rc maison et nos experts vous indiqueront, sons qu'il vous en coûte quoi que ce soit, le système qui convient le mieux à vos besoins.Ce service est enticment gratuit.Placez votre commande d'avance pour un système s ft de chauffage La production des systèmes de chauffage à air climatisé L'ISLET est nécessairement limitée en raison de la pénurie du matériel.Il est donc fortement à conseiller de placer votre commande d'avance si vous désirez en faire l'installation à votre 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