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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 2001-03, Collections de BAnQ.

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DOSSIER ENVIRONNEMENT it! Michel Raymond a adapté ses pratiques et pose des Coup de cœur pour le Limousin FRUIT! Savez-vous vendre % Bulletin des agriculteurs Rranrhp sur Ip mnnrip fwww Iphullptin rnmt MARS 2001 IHE 3ZH 36 1V3W1N0W non 3na sizz 36 na 31VN0UVN 3n63Hionsia 1V331 IOd33,'S3n8IQOI33d 'd33 f060T00Zî3 6GE9G00Z 68 .- A > ¦ .5gy,' ’ :i • - ; < v t / .X • - Semis direct de soya sur maïs-grain.Les rangs sont jumelés à 7,5 pouces et espacés centre à centre de 30 pouces.CALCUL DE LA MARGE BRUTE DANS LA PRATIQUES DE TRAVAIL DU SOL EN 19 1997 1998 H mm ¦a Nb champs suivis | 52 73 21 .132 122 36 18 Revenus ($) 1088 1067 995 996 1067 1035 1018 1124 Coût techno.($) 1 3 1 1 3 2 5 7 j Marge brute (S) 513 517 515 467 486 492 537 610 1 Coûts et rendements à l'hectare 2 Char.: charrue.TR : travail réduit.SD : semis direct.B : billons.3 Pour simplifier la lecture du tableau, nous avons retranché les dépenses : opérations culturales, mauvaises herbes et fertilisation.évaluer sa propre performance et identifier ses forces et faiblesses.En parallèle, les responsables de GR-MAX mettent à profit la riche information colligée pour se livrer à des comparaisons à grande échelle et dégager des tendances.C'est ainsi qu'ils ont pu comparer diverses méthodes de travail du sol.Le constat qui ressort de leur étude ne laisse place à aucune ambiguïté.« Quelle que soit la manière dont on examine les chiffres, indique l'agronome et ingénieure Odette Ménard, du MAI’AQ, toutes les approches s'équivalent au plan économique.Aucune n'est plus rentable que les autres.Le labour procure un rendement volumétrique supérieur, sol et dollars * 1 iT s ' Semis direct de maïs grain sur un retour de blé CULTURE DU MAÏS-GRAIN POUR DIFFÉRENTES Ï7, 1998, 1999 ET 2000 (PROJET GR-MAX) 1999 Char.TR S 2000 89 144 38 17 89 97 49 958 941 902 956 607 579 518 587 9 9 10 9 14 12 15 358 389 395 412 8 33 23 45 mais quand on évalue sa marge brute, à savoir ce qui reste réellement dans les poches du producteur, on constate qu'il équivaut aux autres approches culturales.» Notons que le « travail réduit » englobe tout chisel, offset, disque, charrue modifiée, rotobèche, travail en bandes, aérateur, sous-soleuse, vibroculteur ou cultiva- teur utilisé comme outil primaire de travail du sol.Le tableau ci-haut présente une partie des données sur lesquelles s'appuie le constat de l'agronome.11 décrit les données recueillies dans la culture du maïs-grain en 1997, 1998, 1999 et 2000.La marge brute s'obtient en déduisant des revenus totaux les diverses dépenses : fertilisation, désher-bage, opérations culturales, etc.(Note : pour simplifier le tableau, nous avons retranché quelques-unes de ces dépenses.) Elle correspond à la rentabilité réelle d'un champ et découle d'un calcul détaillé.Ainsi, les revenus sont établis à partir du prix obtenu au moment de la récolte, prix qui tient compte des frais de transport et des frais moyens de séchage.Le coût des opérations culturales se base sur un salaire de 11 $/heure pour l'opérateur et inclut tous les frais fixes et variables reliés à l'équipement.Le coût du contrôle des mauvaises herbes comprend l'achat des herbicides de même que les frais de pulvérisation et de sarclage mécanique.Il inclut également, s'il y a lieu, des frais technologiques de 35 $ dans le cas du soya Roundup Ready et de 25 $ dans le cas du mais Bt.En examinant les données du tableau, on pourrait conclure sur l'ensemble des quatre années que la culture sur billons dégage une marge brute légèrement supérieure aux autres approches culturales.Il faut toutefois savoir que les rendements y sont avantagés par le fait que certains producteurs sèment en bandes alternées.Remarquons, en terminant, que les résultats de cette étude constituent un appui de taille aux adeptes du semis direct.En effet, cette étude ne tient pas compte des avantages environnementaux liés au semis direct.Il aurait été évidemment impossible d'apposer un signe de piastre à ces avantages.« Puisque toutes les approches s'équivalent au plan économique, suggère Odette Ménard, pourquoi ne pas utiliser celle qui assure la meilleure conservation du sol et de l’eau ?» bouche oreille LES GENES du bœuf AU SERVICE DE L'HUMAIN L'identification de gènes codants relatifs à la déposition du gras chez le bœuf pourrait aider à mieux comprendre l’obésité alimentaire chez l’humain.En développant un test qui permettra aux éleveurs de bétail de connaître le potentiel de leur cheptel à produire une viande persillée, des chercheurs du CSIRO (Centre de recherche scientifique et industrielle de l’Australie) ont repéré quatre gènes participant à la déposition du gras.Ces gènes permettraient d’expliquer pourquoi certains animaux deviennent plus gras que d’autres, même s'ils reçoivent la même alimentation.Les chercheurs croient que cette découverte peut aider à mieux comprendre le processus d’accumulation des gras chez les humains.« Les humains et les bovins sont des mammifères, et nous partageons presque tous nos gènes », mentionne le Dr Bill Barendse, du CSIRO.Caractéristique recherchée par le consommateur, le persillage est associé à une viande de bonne qualité, savoureuse et tendre.L'industrie du boeuf cherche donc à augmenter le persillage de la viande.Or, la façon dont le gras se dépose dans la carcasse, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur du muscle, est influencée par les gènes.« Il serait intéressant de pouvoir proposer des régimes ou des traitements personnalisés qui aideraient les gens à diminuer l'accumulation de gras.L’utilisation des bovins offre l’avantage de pouvoir étudier un grand nombre d’animaux dont les caractéristiques génétiques sont connues et qui sont nourris de la même façon », ajoute le Dr Barendse.MAIS NON HYBRIDE En Ontario, quelques rares producteurs font l'essai de maïs non hybride.Leur intérêt ?Il semble que le pourcentage de protéine de l'ensilage de maïs non hybride soit plus élevé.En fait, ce pourcentage oscille entre 10,5 et 12 %.La comparaison de deux hybrides de maïs Pioneer et du maïs non hybride démontre des baisses de rendement de 15 à 20 % du maïs non hybride.Cependant, le maïs non hybride procure d'autres avantages, notamment une teneur plus élevée en protéine, en huile et en minéraux.Avis aux intéressés : le maïs non hybride a des avantages, mais la production de semences demande du temps.Il faut inspecter les champs, identifier et choisir des plants exempts de maladies, récolter les épis, trier, sécher et entreposer les semences.De plus, un champ de maïs non hybride ne présentera pas une hauteur uniforme, et la maturité sera variable.g E ! I i MOULÉE AU YOGOURT Le yogourt pourrait aider à réduire la présence de salmonelle dans les élevages porcins.En effet, des études préliminaires menées dans l’Iowa signalent que les niveaux de salmonelle ont été réduits chez des porcelets recevant du lait additionné de lacto-bacille.Le lactobacille est une bactérie que l'on retrouve naturellement dans les intestins des porcs.Cependant, elle est aussi communément utilisée en fabrication de yogourt.Ces études visent à trouver des substituts aux antibiotiques intégrés aux moulées des élevages porcins.La salmonellose, maladie causée par la bactérie salmonelle, atteint plusieurs millions de personnes chaque année.De plus, certaines souches de salmonelle résistent maintenant aux antibiotiques.En simplifiant, on pourrait affirmer que le fait de nourrir les porcs au yogourt permet de réduire l'utilisation des y antibiotiques ! g Source : 1 Environmental 2 News Network $ 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 LA PHYTAS D'UNE FERRE.' ROIS COUPS ! L'enzyme phytase est de plus en plus utilisée dans les rations de porcs ou de poulets.Au Québec, selon le portrait agroenvironnemental de l'UPA, 25 % des producteurs de volaille et de porc confondus l'utiliseraient.Elle est reconnue principalement pour réduire de 30 à 40 % le phosphore excrété, mais on trouve bien d'autres avantages à son utilisation.Comme elle réduit les rejets dans le fumier, la phytase permet de mieux valoriser ce dernier.Comment donc ?En facilitant l'assimilation du phosphore des grains par le poulet.La phytase améliorerait aussi l'utilisation de l'énergie métabolisable dans l'alimentation des poulets.La conversion alimentaire est donc plus efficace s'il y a supplément de phytase, d'où une réduction des coûts d'alimentation.Voilà donc un « trois-dans-un » pas mal intéressant : augmentation de la disponibilité du phosphore des grains, amélioration de l'utilisation de l'énergie métabolisable et réduction de la quantité de |§ phosphore des fumiers ! || Concrètement, l'apport de phytase se traduit par une diminution des coûts d'engrais, d'exportation des fumiers et d'alimentation.Parlez-en à votre nutritionniste, qui saura vous conseiller.La phytase n'est pas la seule source alimentaire permettant d'améliorer la conversion alimentaire et de réduire du coup les rejets en phosphore.En effet, Pioneer a développé un maïs génétiquement modifié à haute teneur en phosphore assimilable (HAPC) qui procure des résultats semblables.De plus, les effets de la phytase et de cette variété de maïs s'additionnent s'ils sont tous deux présents dans l'alimentation.EPANDAGE À la volée VARIABILITE EXTREME Une société française, DSM agro, a testé 235 épandeurs d'engrais de tous types afin de vérifier l'uniformité des épandages.Les résultats obtenus sont plutôt désolants.En fait, dans 29 % des cas, on obtient un épandage très hétérogène, associé à un coefficient de variation (CV) de 25 %.Dans 36 % des cas, l'épandage est de qualité moyenne (CV entre 15 et 25 %).Bref, seulement le tiers des producteurs ont un épandeur bien calibré (CV de moins de 15 %).Pour être en mesure de constater les effets d'un épandage hétérogène, on a simulé les conséquences d'un mauvais épandage sur les rendements de céréales.On évalue qu'un CV de 25 % présente des pertes de rendement moyennes de 0,04 t/ha et une diminution de protéine de 0,16 %.Dans le cas d'un CV de 40 %, les pertes varient de 0,1 à 0,2 t/ha, et la baisse de protéine de 0,37 %.L'épandage hétérogène peut aussi avoir des effets sur les cultures et entraîner des problèmes de verse.syng'enta GUIDES ET OUTILS POUR LA PROTECTION DES CULTURES Née en novembre 2000 de la fusion de la division agroalimentaire de Novartis et de la division agro- chimique de Zeneca, Syngenta lançait récemment son site Internet destiné à offrir des renseigne- ments techniques aux producteurs, qui leur per- mettront de prendre des décisions éclairées en matière d'intrants et de rester au fait des nouvelles technologies de protection des cultures et pra- L'une des principales sections du site est composée de guides et d'outils, dont un guide électronique des mauvaises herbes et des insectes ainsi qu'un guide détaillé des maladies couvrant une quinzaine de cultures.Une autre section prodigue des conseils sur l'application de produits, la biotechnologie et la lutte intégrée.D'autre part, les visiteurs ont accès aux descriptions, aux étiquettes, aux fiches techniques de santé-sécurité et à des guides de référence sur tous les produits de protection des cultures de Syngenta, www.syngenta.ca LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 9 & VJi nÆ bouche Par Dominic Grégoire oreille MARCHE mr desgrjSns i Nous avons tous sursauté cet hiver en apprenant l'augmentation des prix de l'engrais.Plusieurs vont donc se tourner vers le soya aux prochains semis afin de diminuer leurs coûts de production.Voici quelques éléments à retenir.Afin de décider de leur ensemencement, les producteurs américains suivent les marchés à terme de la prochaine récolte.Ils divisent alors la valeur du contrat à terme du soya par celle du contrat à terme du maïs.Si le ratio excède 2,2, ils considèrent que le soya est plus rentable que le maïs et adaptent leur ensemencement en conséquence.D'autre part, le soya de hile clair québécois est très prisé par les consommateurs étrangers.Nos exportateurs de soya peuvent donc offrir une prime supérieure aux producteurs de ce type de soya.Surtout s'il s'agit de soya de type IP (identité préservée).Dans ce cas, il est fréquent de voir une augmentation de 0,70 $ le boisseau, (26 $ la tonne) ou plus de la prime.De plus, cette prime demeure toujours élevée même si les contrats à terme sont à la baisse.Cependant, il ne faut pas oublier que les subventions américaines applicables au soya sont très intéressantes et que, là-bas aussi, on va peut-être préférer semer du soya.Une grande production de soya empêcherait la hausse des marchés.feCHERS BOUGEOTTE Décidément, le secteur maraîcher, reconnu pour sa capacité d'innover, ne prendra pas de retard.Depuis l'automne, des producteurs québécois sont en Floride, en Géorgie et au Mexique pour y produire des légumes.En janvier, un groupe de producteurs est allé en Californie pour y visualiser les laitues en développement à la compagnie de semence Progeny.Un autre groupe y est allé pour raffiner ses méthodes de production et d'irrigation.En février, on rencontre des maraîchers québécois chez des producteurs-exportateurs d'Arizona et de Californie et des experts en irrigation goutte à goutte.Enfin, d'autres s'apprêtent à partir à Paris pour découvrir au SIMA les derniers développements du secteur.Plus à la fine pointe que ça.QUELQUES CHIFFRES LUMINEUX Une vache de 725 kilos génère autant de chaleur que neuf ampoules de 100 watts.De plus, elle dissipe 100 watts de chaleur par tranche de 4,5 kilos de lait produit.En tout, une vache qui donne 45 kilos de lait génère donc autant de chaleur que 19 ampoules de 100 watts.De plus, si la même vache est exposée au soleil, elle absorbera l'équivalent de 16 ampoules de 100 watts, étant donné que la radiation solaire peut atteindre 800 watts au mètre carré et que la surface exposée atteint deux mètres carrés.Dans les circonstances, c'est une chaleur équivalant à celle de 35 ampoules de 100 watts que notre animal devra dissiper.Ouf ! Ces données ont été présentées par l'ingénieur Marcel Dussault, du bureau du MAPAQ à Rock Forest, à l'occasion de la 7e Journée laitière de l'Estrie.M.Dussault voulait ainsi souligner l'importance de minimiser le stress causé aux bovins laitiers par les chaleurs élevées de l'été.À titre comparatif, une personne inactive pesant 80 kilos génère la chaleur d'une seule ampoule de 100 watts.Est-ce à dire qu'à moins de 80 kilos, on n'est même pas une 100 watts ?Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures.TEXTES DE : Emmanuelle Ares, Luc Gagnon, Martine Giguère, André Piette et Pierre Sauriol COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou info@lebulletin.com 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 Comme avec '.out herbicide, suivre attentivement les instructions sur I etiquette Ultimax"1' -.est une marque de commerce de E I du Pont de Nemours and Company, dont DuPont Canada est un usager licencié.Lovale DuPont est une marque déposée de E l du Pont de Nemours and Company, dont DuPont Canada est un usager licencié Membre de I Institut pour la protection des cultures D après le nomore d acres 'laites et tes dépenses des agriculteurs - Criterion Research Corp.LES MAUVAISES HERBES NE ME DÉRANGENT PAS .À CONDITION QU’ELLES SOIENT MORTES • Élimination maximale des graminées annuelles nuisibles, du chiendent et des mauvaises herbes à feuilles larges.• Durée d’action de 4 à 6 semaines.• Un seul passage.• Longue période d’application : de la lre à la 6e feuille du maïs.• Pas besoin de pluie pour s’activer.• Ultimax est l’herbicide n° 1 utilisé au Québec.oilPONr' Ultimax Des questions?Appelez-nous au 1 800 667-3925, visitez notre site Internet à www.dupont.ca/ag ou adressez-vous à votre détaillant. POINT DE VUE PAR ANDRÉ PIETTE Le mirage de la diversification VOUS SOUHAITEZ QU'APPARAISSENT DES SOLUTIONS de rechange solides au tandem maïs-soya et aux céréales traditionnelles ?Nous sommes nombreux dans ce cas, comme en témoigne la tenue récente d’un Colloque sur la diversification des cultures.Hélas ! quand on analyse froidement la situation, on se voit forcé de conclure que cela n’arrivera pas.À moins qu’un coup de barre radical ne soit donné.Pour développer une culture, il faut y consacrer de la recherche.La création d’un cultivai demande une dizaine d’années.La maîtrise réelle de la régie d’une plante exige que l’on consacre une période semblable à des essais en plusieurs lieux, dans diverses conditions.Or, la réalité actuelle est que cet effort ne se fait pas au Québec.Les investissements du secteur public dans la recherche sur les nouvelles cultures sont minimes.(Il serait intéressant d’analyser pourquoi.Les réponses pourraient étonner.) Quant au secteur privé, par nature, il n’est pas enclin à investir dans un domaine qui ne peut rapporter qu’à très long terme, si tant est qu’il rapporte jamais.Certains producteurs s’essaient par eux-mêmes d’acquérir la maîtrise d’une nouvelle culture.Louables efforts.Il faut posséder toute une détermination pour tracer ce long et coûteux sillon.Sans rien enlever à la valeur de ce travail, il reste qu’il en faudrait beaucoup plus pour pouvoir espérer raisonnablement marquer des points.Au Colloque sur la diversification des cultures, Pierre Turcotte, chercheur au CÉROM, déclarait : « Tant qu’il n’y aura pas un travail constant, appuyé durant plusieurs années, relativement à ces cultures dites marginales, on en sera toujours réduit, au Québec, à explorer à nouveau les mêmes cultures lorsque les prix ou les problèmes agronomiques rendront nos cultures principales comme le maïs ou le soya moins intéressantes.» Coïncidence révélatrice, des producteurs de l’Est du Québec le sollicitent ces jours-ci pour obtenir de la semence de féverole.La féverole : voilà justement un bel exemple de manque de persistance.Pendant ce temps, les Prairies cultivent 1 000 000 hectares de lin oléagineux et 250 000 hectares de pois chiche.Il serait facile de se dire que leurs conditions climatiques s’y prêtent mieux que les nôtres.Quiconque a suivi de près le développement de ces cultures peut cependant attester qu’il s’est appuyé sur un effort de recherche sérieux et soutenu.Cela nous fait manifestement défaut au Québec.Tant que cela durera, la diversification des cultures restera un vœu pieux.Rien de plus qu’un mirage.André Piette, agronome, est journaliste agricole.On peut joindre l’auteur au (418) 486-2919 ou à apiette@globetrotter.net.Pour développer une culture, il faut y consacrer de la recherche.Or, la réalité actuelle est que cet effort ne se fait pas au Québec.a des agriculteurs MARS 2001, VOL.84, N" 3 1001, boul.De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 in fo@lebulletin.corn Directeur Simon-M.Guertin, M B.A.simon@lebulletin.corn Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Directrice de la rédaction Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulletin.corn Journalistes Emmanuelle Arès, agronome eares@lebulletin.corn Martine Giguère, agronome mgiguere@lebulletin.corn Rédactrice-réviseure Marie-Carole Daigle Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs Albert Chartier, Martin Laprise, Luc Gagné, André Piette, Pierre Sauriol, AMVPQ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.corn Représentant Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.corn Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Fax: (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@attcanada.ca Coordonnateur à la production Claude Larochelle Tous droits réservés 1991 Nous reconnaissons l'aide financière du gouvernement du Canada par l'entremise du Programme d'aide aux publications (PAR), pour nos dépenses d'envoi postal, PAP — N° d'enregistrement 08866 Convention cadre de service N° 1952706-00 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère u vinauvi i) ft Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001, De Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A 3E1 Président : Marc Blondeau Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., contrôleur Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Sega! Vice-président principal et directeur des opérations : Terry L.Malden Vice-président senior : Michael J.Fox Éditeur-conseil : Jean Paré O ROGERS MEDIA 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | MARS 2001 4304 Reportage publicitaire Des risques.Vous en courez tous les jours.Météo, mauvaises herbes, marchés.ce sont tous des facteurs qui influencent la rentabilité de votre exploitation.Et ce sont des facteurs de risque que vous ne pouvez éliminer.Par contre, il est possible de limiter les risques par une saine gestion des facteurs que vous pouvez maîtriser.Les producteurs de soya ont donc la possibilité de miser sur une stratégie gagnante.Améliorez vos chances.Variété.Il est indispensable de choisir la variété qui convient le mieux à votre ferme.Vos conditions d’exploitation, vos marchés, les occasions de maximiser votre rentabilité sont les facteurs qui doivent motiver ce choix, pas le désherbage.Parmi les variétés à haut rendement adaptées à votre ferme, considérez tous les caractères agronomiques que vous jugez importants.Choisissez une variété de spécialité susceptible de vous permettre de toucher une prime.Désherbage.Les mauvaises herbes peuvent entraîner une perte de rendement, et même un déclassement si elles contaminent ou tachent votre soya.Il est très difficile de prévoir quelles mauvaises herbes germeront et quand elles apparaîtront dans les champs.Un programme de contact seulement, comme Roundup ReadyM LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 53 LAIT La ferme Collard, à Saint-Félicien, est du nombre.La vache Ayrshire y est arrivée grâce à l’arrière-grand-père Collard, dans les années 1930, sous l’influence des pères trappistes de l’époque.De nos jours, Frédérick Collard gère le troupeau laitier de 42,7 kilos/jour, et son père Robert s’occupe des 128 hectares de culture.À ce duo s’ajoute un fidèle employé depuis 17 ans, Yvan Trambouze.Il semble que, de génération en génération, les Collard n’aient pas remis en question l’élevage d’un troupeau composé de sujets Ayrshire.Même que Frédérick Collard y voit plusieurs avantages.Si le côté marginal de la Ayrshire ne laisse pas le jeune producteur indifférent, il reste que, pour lui, les caractéristiques de la race priment.La race Ayrshire nécessite moins de soins vétérinaires que les autres.En général, les vêlages sont plus faciles, les veaux étant de petite taille.De plus, ces animaux s’adaptent bien aux conditions extrêmes de température.C’est pourquoi les sujets d’élevage et les embryons s’exportent facilement vers les pays d’Amérique du Sud, le Mexique et les États-Unis.Peu lourdes, les vaches Ayrshire se déplacent relativement bien en terrain accidenté et elles broutent bien.D'une génération à l'autre, les Collard n'ont pas remis en question l'élevage d'un troupeau composé de sujets Ayrshire.Les composantes du lait sont également intéressantes, surtout sur le plan des protéines transformables.Selon certains chercheurs, le lait de vache Ayrshire est grandement apprécié par les transformateurs, car il présente le meilleur ratio gras/protéine pour la transformation fromagère, précise Yvon Rioux.»> La Ayrshire nécessite moins de soins vétérinaires que les autres.Les vêlages sont plus faciles.Pour de plus amples Informations et une démonstration gratuite, contactez : 1308, route 137 Sainte-Cécile-de-Milton (Québec) JOE 2C0 Tél.: (450) 778-0444 Fax :(450) 778-0440 (k) kongskilde www.kongskilde.com 231 Thames Road East Exeter (Ontario) NOM 1 S3 Tél.: (519) 235 0840 Fax : (519) 235-2931 Débarrassez-vous des roches en un seul passage ÉROCHEUSE COMBINÉE AVEC RÂTEAUX Conçue pour ramasser les roches de 1,25 à 15 po de diamètre Largeur de travail : 13 pi, largeur de transport : 8,5 pi, hauteur de déchargement : 7,5 pi Ramasse très peu de terre grâce à l'action vibrante des dents qui expédient les roches dans la réserve.Les râteaux se relèvent hydrauliquement pour le transport.54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 SOYASIGNAL Moyenne de 3 ans d'essais : 1998,1999 et 2000 Information basée sur 52*s au Québec SoyaSignal, une solution liqu||t|^jlisée ime traitement de semence au moment Al s LAIT « Dans certains pays comme l’Angleterre et l'Afrique du Sud, on embouteille du lait identifié d’élevage Ayrshire, signale Frédérick Collard.Il serait alors possible de différencier ce lait en tablettes.» À l’heure actuelle, la génétique de la race offre peu de diversité.Ainsi, les taureaux disponibles ont des taux de protéine bas.Pour leur part, les Collard aimeraient bien introduire de la génétique suédoise ou finlandaise.« Ces pays sont en retard sur le plan de la conformation, mais en avance sur les différentes composantes laitières », précise Frédérick Collard.Par le passé, les Collard participaient aux expositions agricoles où ils raflaient plusieurs prix.Autres temps, autres mœurs : pour eux, les expositions sont une chose ancienne.Aujourd’hui, ils mettent l’accent sur la production laitière.« La conformation des animaux est importante, La famille Collard (de gauche à droite) : Monique, Sandra, Frédérick, Robert, Sandrine et Philippe (les enfants) souligne Frédérick Collard.Cependant, classée Excellente ou non, une vache doit produire du lait.Devant la flambée du prix du quota, personne ne peut se permettre de garder de simples pensionnaires.» De plus, la sélection génétique a tenté d’imiter les caractéristiques de la race Holstein, notamment par la taille.Une erreur, selon les Collard, car la Ayrshire offre de bons rendements par rapport à son poids.Chez les Collard, l’alimentation repose essentiellement sur du fourrage, de l’orge humide, et depuis peu sur l’ensilage de maïs et le maïs-grain.L’arrivée du maïs a permis un meilleur équilibre alimentaire.Ainsi, la production annuelle moyenne a augmenté de 700 kg l’an dernier, pour atteindre 7200 kg.Bref, les Collard voient d’un bon œil l’avenir de la race Ayrshire, une race au potentiel élevé, te Concessionnaires Pronovost autorisés Robuste et performant La sécurité rendement Remorque autochargeur 3 modèles : 8.12 et IE balles 2BD, route 159, 5aint-Tite (Québec) Canada Téléphone : (418) 365-7551 • Télécopieur : (418) 365-7954 www.pronovost.qc.ca Machineries Horticoles d'Abltibl inc.Poularies (819) 782-5604 Equipement Guillet Inc.Sabrevois (450) 346-6663 Équipement G.M.D.enr.Saint-Bruno (418) 343-2033 Équipement Séguin et frères Inc.Saint-Clet (450) 456-3358 Faucher & Faucher inc.Sainte-Marie (418) 387-2377 Les Équipements Colpron Inc.Sainte-Martine (450) 427-2339 François Goulet & Fils Inc.Saint-Gervais (418)887-3327 Machinerie C.& H.inc.Saint-Guillaume (819) 396-2185 J.René Lalond Inc.Saint-Hermas Mirabel (450) 258-2448 Inotrac inc.Saint-Hyacinthe (450) 796-3707 Les Équipements Bruno Roy Inc.Saint-Jacques (450) 839-7244 Rolland Clément & Ills inc.Saint-Maurice (819) 376-3877 Équipements Maurox Inc.Saint-Roch-de-l'Achigan (450) 588-7888 Raymond Lasalle inc.Saint-Thomas (450) 756-2121 Les Équipements Adrien Phaneuf Upton (450) 549-5811 René Rlendeau inc.Varennes (450) 652-3604 Équlp.Compacts de l'ouest Vaudreuil (450) 455-7353 Garage Maurice Leblanc Victoriaville (819) 752-2594 Les Équipements Proulx & Raiche Inc.Wolton (819) 828-2661 Garage Denis Morin Baie-Saint-Paul (418) 435-2262 Trudel & Plché (Beauport) inc.Beauport (418) 66b-0860 M.J.Brière inc.Caplan (418)388-2166 Gobeil Équipement (1987) liée Chicoutimi (418) 549-3956 Service agricole Orner Madore inc.Coaticook (819) 849-4646 Les Équipements Adrien Phaneul Granby (450) 372-7217 Équipements Colpron inc.Huntingdon (450) 264-6871 Garage Oscar Brochu inc.La Guadeloupe (418) 459-6405 Groupe Dynaco La Pocatière (418) 856-1765 Garage Alfred Charest Laurierville (819) 365-4844 Longus Équipement inc.Laval (450) 628-4866 Garage J.G.Neveu Lorrainville (819) 625-2290 Machinerie Patrice liée Louiseville (819) 228-9494 Les Équipements Boucher Inc.Marieville (450) 460-4951 Garage Paul-Émlle Anctil Mont-Joli (418) 775-3500 Les Entreprises R.Raymond inc.Mont-Laurier (819) 623-1458 Centre agricole Nicolet-Yamaska inc.Nicole! (819) 293-4441 Coopérative agricole régionale Parisville Parisville (819) 292-2013 Équipement de ferme Papineau Plaisance (819) 427-6217 Machineries Pont-Rouge inc.Pont-Rouge (418) 873-3232 ¦ Capacité effective jusqu'à 100 balles à l'heure • Autopropulsion entièrement automatisée • Ajustement facile du tube au diamètre et à la forme des balles ¦ Utilisation pratique de pellicules de plastique extensibles et recyclables 56 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 iron un demi-litre par vache, im Réduisez la charge parasitaire et améliorez la productivité quotidienne grâce à IVOMEC EPRINEX (eorinomeclln) Témoins Variable Résultats d'études sur la production laitière' quotidien (L) (p< 0,05) 19,28 Lait total (L) (P< o,io> 4 736,9 4 657, Solides du lait total (kg) (p< o,im Différence IVOMEC EPRINEX" 0,420 L 79,9 L 2,0 kg w J • 371 vaches traitées une seule fois, tôt après le vêlage, avec IVOMEC® EPRINEX'ou un placebo.L’effet IVOMEC® EPRINEX" : la production de lait était supérieure de 0,420 L par jour, soit 79,9 L de plus par lactation.IVOMEC® EPRINEX , synonyme de résultats! • Sans période de retrait du lait • Amélioration de la capacité de reproduction2 • Le plus vaste spectre d’activité contre • Agit rapidement pour réduire le nombre plus de 40 parasites internes et externes et stades parasitaires d’œufs de parasites dans les fèces3 Résiste aux intempéries, donc plus pratique Activité persistante contre le plus grand • Formulation inodore, incolore et ininflammable nombre de parasites pour une maîtrise durable • Sans période d’attente avant l'abattage O Réduisez la charge parasitaire et améliorez la productivité.MERIAL IVOMEC» et le logo tête de bovin sont des marques déposées de Menai Limitée et EPRINEX* est une marque de commerce de Menât Limitée.©Copyright 1999.Menai Limitée.1.McPherson WB et coll.The benefit of topical eprinomectin on milk production in dairy cattle 17th International Conference of the World Association for the Advancement of Veterinary Parasitology.Copenhagen, Denmark, 15-19 août 1999.2.McPherson WB et coll.The impact of eprinomectin treatment Merial Canada Inc.on dairy cattle reproductive performance.44th Annual meeting of the American Association of Veterinary Parasitologists, New Orleans, 10-13 juillet 1999.3.Baggott, D.G., Batty, A.F.& Timms, B.J.Comparison of Eprinomectin with other Macrocyclic-Lactones in Cattle.17th International Conference of the World Association.EPX-9-2605-SPA-F 114-1335/SPA PHOTOS ANDRÉ PIETTE BATIMENT De « méchants patenteux » ! C'est ce que l'on se dit en visitant l'étable à taures de la ferme Laliluc.Par André Piette Jean-Luc, Michel et Francis Lapointe, propriétaires de la ferme Laliluc à Saint-Jude (Beauce), ont érigé leur étable à taures de 90 pieds sur 45 en effectuant presque tout le travail eux-mêmes, de la fabrication des fermes de toit en acier à la construction des panneaux de ventilation, en passant par le moulage des crochets en T des barrières d’enclos.Le tout est marqué d’un grand souci de fiabilité et d’économie.Les fermes de toit, par exemple, ils les ont assemblées à l’aide de poutrelles de 30 pieds.Plus spectaculaire encore est leur emploi de « cœurs de porte », ces morceaux que des manufacturiers de portes laissent aller à bon prix (2,25 $ le morceau de 64 pouces sur 20 avec capacité isolante de R-15).Les trois associés s’en sont servis tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.« En utilisant des cœurs de porte, dit Michel, on se trouve à la fois à isoler, à faire la finition et à peinturer.De plus, c’est lavable et très durable.» Toujours dans le but de réduire la facture, les éleveurs ont fabriqué et installé eux-mêmes l’équipement métallique, par exemple les barrières d’enclos, les divisions de stalle et le rail de soigneur.En fait, seuls le muret de fondation, la raclette de nettoyage et l’électricité ont été confiés à d’autres mains.Ces trois éléments représentent le quart des 40 000 $ du prix total de la bâtisse.André Piette.agronome, est journaliste agricole.58 Ll HUL LL TIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 '• -ri' ' •f'f-r* Michel, Jean-Luc et Francis Lapointe devant t l'étable à taures terminée Le bâtiment a une capacité de 55 têtes.Un rail central assure le déplacement des balles rondes ainsi que du chariot à grain.Un rail secondaire permet d'aller remplir le chariot au silo : un système simple et efficace.« II suffisait d'y penser », dit Jean-Luc.La chaîne d'écurage de l'étable des vaches a été prolongée pour nettoyer également l'étable des taures.« On nous l'avait déconseillé en disant que la chaîne forcerait trop, raconte Jean-Luc.Finalement, ce n'est pas le cas, au contraire, probablement parce que l'étable des taures est plus haute que celle des vaches.La chaîne y monte à vide, mais elle en redescend pleine.» Une dalle de béton coulée au-dessus des dalots d'écurage permet de récupérer un espace qui, autrement, serait à toutes fins utiles perdu.Des ouvertures aménagées à divers endroits de la dalle permettent d'aller effectuer les réparations au besoin. Le relief de l'endroit empêchait d'ériger le bâtiment dans un angle idéal par rapport aux vents dominants.Pour maximiser la ventilation, on a aménagé des ouvertures dans les quatre murs.Les ouvertures avant et arrière mesurent 36 pouces de hauteur et celles du côté, 30 pouces.Les cœurs de porte entrent même dans la construction des panneaux de ventilation.E ,-1.Les éleveurs ont fabriqué leurs moules à pièces métalliques.Le plus petit a servi à mouler les crochets; le moyen, à plier les tuyaux des barrières; le plus gros, à former les divisions des logettes de l'étable des vaches.« Le truc pour bien plier un tuyau, c'est de se garder un jeu de 1/16 pouce, confie Michel.Au-delà, le tuyau a tendance à casser.À moins, il devient difficile à démouler.» Les tuyaux des barrières et des divisions ont été pliés sur place.Les crochets en T sont aussi faits maison.On utilise pour ce faire des plaques de 4 pouces sur 5 et sur 1/8.La fendeuse à bois fournit la pression de pliage et de moulage.Les cheminées sont espacées de 12 pieds.« On a constaté qu'il faut les laisser ouvertes tout l'hiver pour éviter qu'il ne se forme de la condensation au plafond », dit Michel.Utilisés pour l'isolation et la finition, les « cœurs de porte » assurent un fini propre et durable.Les éleveurs les obtiennent d'un fabricant de portes de la région.« Ils sont économiques, mais leur pose demande pas mal de temps », prévient Jean-Luc.Un convoyeur transfère directement de petites balles carrées du fenil de l'étable principale à l'étable des taures.Voici une preuve éloquente que les Lapointe n'ont pas froid aux yeux en matière de construction.L'étable des vaches avait grand besoin de rénovations.Son défaut principal était d'avoir un plafond trop bas.Pour hausser le plafond de 3 pieds, les éleveurs ont détaché le fenil et l'ont carrément surélevé.« On montait d'un pouce à une extrémité, puis d'un pouce à l'autre, raconte Jean-Luc.Au bout de deux jours, c'était fait ! » LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 59 PROWL'+ELIM'+BANVEL*ll PROWL + ATRAZINE PROWL + MARKSMAN* i A VOTRE EN RESERVOIR vo4 UOGET, Les mélanges en réservoir PROWL sont des outils rentables qui offrent une remarquable performance de désherbage.Attaquez tôt au printemps pour dompter jusqu’à la fin de la saison les graminées et mauvaises herbes à feuilles larges les plus coriaces.Il existe un mélange en réservoir PROWL qui répond parfaitement à vos besoins.Pour plus d'informations sur PROWL, appelez $ BASF AgSolutions au 1-877-371 -BASF (2273) ou visitez notre site web au www.agsolutions.ca PROWL PENSEZ PRIX PENSEZ PERFORMANCE PENSEZ PROWL BASF Carcasse de I .qualité et de II || rendement ¦¦ supérieurs, vêlage facile et viande maigre ont fait craquer Réjean Ménard, éleveur de pur-sang.Par Emmanuelle Ares Réjean Ménard n'a pas de difficulté à puiser de bons taureaux reproducteurs à même son troupeau.Plusieurs de ses mâles se retrouvent d'ailleurs à la Station d'épreuve Limousin ou sont achetés par d'autres éleveurs à des fins de reproduction.62 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 D’une part, le consommateur est de plus en plus conscient de sa santé et exige une viande maigre de qualité.D’autre part, les éleveurs de bovins de boucherie recherchent une carcasse au rendement supérieur.Le Limousin permettrait-il de conjuguer les exigences de l’un et les besoins de l’autre ?Réjean Ménard, éleveur de pur-sang, en est convaincu.Pour la 25e année consécutive, la race limousine remporte le championnat de carcasses à l’Agribition de Regina (Saskatchewan).Carcasse de qualité et de rendement supérieurs, vêlage facile et viande maigre, voilà trois facteurs qui distinguent la race limousine des autres races.Les éleveurs de pur-sang apprécient ces qualités, qui se traduisent par un nombre supérieur de veaux vivants et vigoureux et par une valeur ajoutée aux yeux des acheteurs.Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste. Une étable froide et un grand parc d'exercice : quoi de mieux pour se dégourdir les pattes en ces belles journées d'hiver ?Dans l'ordre habituel : Johanne, Réjean, Simon et Catherine Ménard.Les animaux de la ferme Rejosica sont dociles, de par le caractère propre du Limousin, mais aussi par habitude des expositions.Lorsque Réjean Ménard reprend la ferme paternelle de Saint-Pie-de-Bagot avec sa femme Johanne, il y a 22 ans, tous deux doivent conserver leur travail à l’extérieur de l’entreprise.Ils savent cependant que la rentabilité d’un élevage débute avec des veaux vivants à la naissance, qui le restent jusqu’au sevrage.« Ma première vache était une croisée, de race à grosse ossature, raconte Réjean Ménard.Nous avons dû faire appel au vétérinaire lors du vêlage.Je ne me voyais pas poursuivre l’élevage en assumant des frais vétérinaires à chaque vêlage ! C’est alors que j’ai entendu parler des Limousines, de leur facilité à vêler et de leur caractère maternel.Comme ces qualités correspondaient à ce que je recherchais, je m’en suis aussitôt procuré.» Ce premier coup de cœur se transforme en histoire d’amour et permet bientôt à Johanne de se consacrer à temps plein à l’élevage de 50 vaches pur sang.La ferme Rejosica (pour Réjean, Johanne, Simon et Catherine, les deux enfants du couple) concentre donc ses activités dans l’élevage de pur-sang qui procure, selon ses propriétaires, des revenus supérieurs à un élevage vache-veau traditionnel.En effet, la vente de sujets destinés à la reproduction rapporte plus que celle de sujets d’engraissement et permet de diversifier les sources de revenus.« Les Limousines sont recherchées pour leur docilité, leur persistance de lactation et leur rusticité, mentionnent les producteurs.Une bonne reproductrice peut donner 14 ou 15 veaux vivants durant sa vie.Les taureaux limousins, quant à eux, transmettent de façon dominante leur rusticité et un rendement supérieur de carcasse en croisement terminal.» En effet, une étude menée par Agriculture Canada a comparé l’impact économique de différentes races de taureaux utilisées auprès de diverses vaches croisées.»> LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 63 BŒUF Dans presque tous les cas, le choix du taureau limousin s’est avéré être le plus bénéfique.Durant sa carrière d’éleveur, le coup de foudre de Réjean Ménard pour la race limousine l’a amené à s’engager dans son milieu.Il a occupé plusieurs postes, dont celui de président du conseil d’administration de l’Association des éleveurs Limousin du Québec.Il a ainsi contribué à mettre sur pied la Station unique Limousin, station d’épreuve réservée à cette race.De plus, M.Ménard a facilité la réintégration des Associations d’éleveurs des grandes races de boucherie au sein du Comité conjoint des races de boucherie, après deux années d’absence.En parlant avec les enfants Catherine et Simon, on constate à quel point l’amour que portent Réjean et Johanne Ménard à leurs animaux est contagieux.Cependant, l’association Un peu de moulée pour la photo ?Dans l'étable à logettes, les vaches sont attachées.Cela permet entre autres un meilleur suivi de santé et d'alimentation à l'approche des vêlages.Ce soir, nous avons soupé en famille.La frontière entre arriver à s'en sortir et ne pas arriver à manger à sa faim est souvent plus mince que vous ne le croyez.Aidez-nous à donner un coup de main à vos voisins.Pour plus d'information, composez le 1 416 203-9241.PROGRAMME D'AIDE ALIMENTAIRE AUX FAMILLES RURALES DE SYNGENTA Un message du programme d'aide alimentaire aux familles rurales de Syngenta pour appuyer l'Association canadienne des banques alimentaires.avec Simon, l’aîné des deux enfants, nécessiterait des investissements importants.La vente d’une viande à valeur ajoutée directement au consommateur fait partie des nombreux projets à l’étude.Cette idée, Réjean Ménard la mijote depuis un voyage d’affaires en France en tant que président de l’Association.En effet, la tendreté et la qualité supérieure de la viande limousine y sont reconnues par les restaurateurs et jusque dans les étals des bouchers, par l’apposition d’un label appelé Blason Prestige.Les Ménard sont des producteurs agricoles passionnés, engagés et toujours en quête d’information.Ils veulent être près des exigences du consommateur et considèrent par ailleurs avoir une responsabilité envers l’environnement.« Nous voulons pouvoir consommer sans hésiter les animaux que nous élevons et les plantes que nous cultivons », affirment Réjean et Johanne.« Nous avons essayé les semences transgéniques, mais ça ne nous inspire pas confiance.Nous n’en cultivons plus, et nos animaux ne sont donc pas alimentés avec ce type de grain.» Ils soulignent que l’entreprise est membre d’un club agroenvironnemental depuis deux ans.« Nous espérons ainsi mieux utiliser les ressources de la ferme et obtenir plus d’information pour optimiser notre système de production.» te 64 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 Hesstorï, plus fort que jamais.00HS01 PERSONNE NE CONNAÎT LE FOIN COMME HESSTON L’expérience.En affaire depuis plus d’un demi-siècle, Hesston en acquiert un peu plus à chaque jour.de l’andaineuse modèle 100 en 1955 jusqu’aux presses à balles rondes de la série 800 de nos jours.L’expérience ne se limite pas à la compagnie et à son équipe de conception.Plusieurs concessionnaires Hesston ont appris de leur père et de leur grand-père.Non, l’expérience ne s’achète pas.Elle s’acquiert.Et nous l’offrons comme caractéristique de série sur tous les modèles que nous mettons en marché.I " • X | 2001 AGCO Corporation • 4205 River Green Parkway • Duluth, G A 30096 • 800-767-3221 • www.agcocorp.com • ¦ m Le Registre des propriétaires et des exploitants de véhicules lourds Le Registre des propriétaires et des exploitants de véhicules lourds identifie les entreprises de transport lourd affectées au transport de personnes et de marchandises du Québec et de l’extérieur qui sont autorisées à circuler sur le réseau routier québécois.En effet, dans le cadre de la Loi concernant les propriétaires et exploitants de véhicules lourds, toutes les entreprises de trans- port lourd doivent s’inscrire au registre de la Commission des transports du Québec.L’inscription au registre vous confère le droit d’utiliser ou de mettre en circulation un véhicule lourd sur le réseau routier québécois.Elle permet notamment d’identifier l’entreprise, la nature de ses activités et la taille de sa flotte.Cependant, avant d’inscrire une personne à son registre, la Commission vérifie entre autres que celle-ci n’a aucune amende impayée, qu’elle n’a pas été déclarée coupable d’un acte criminel lié à l’utilisation d’un véhicule lourd depuis moins de cinq ans et qu'elle est inscrite auprès d’autres organismes gouvernementaux dont la Commission de la santé et de la sécurité au travail et l’Inspecteur général des institutions financières.De plus, l'entreprise doit identifier les moyens qu elle a mis en place pour gérer la sécurité et elle doit s’engager à mettre en place les moyens manquants.En s’inscrivant au registre, l’utilisateur d’un véhicule lourd est informé, dès son entrée sur le marché du transport, des normes et obligations qu’il doit respecter ainsi que des sanctions qu’il encourt s’il ne se conforme pas.Les inscrits ont l’obligation de mettre à jour annuellement les informations contenues au registre de la Commission.Actuellement, quelque 56 000 transporteurs de personnes et de marchandises du Québec et de l’extérieur sont inscrits à ce registre.11 est à noter que le fait de circuler ou d’exploiter un véhicule lourd au Québec sans être inscrit au registre, en plus de constituer une infraction pénale, peut entraîner pour le contrevenant l’immobilisation immédiate par la Société de l’assurance automobile du Québec du ou des véhicules concernés jusqu’au rétablissement de son inscription.Le registre peut être consulté sans frais sur le site Internet de la Commission à l’adresse suivante : www.ctq.gouv.qc.ca Ou, par téléphone, aux numéros suivants : Bureau de Québec : (418) 643-5694 Bureau de Montréal : (514) 873-6424 De l’extérieur (sans frais) : 1 888 461-2433 Choisir la bonne couleur n’a jamais été aussi important Seuls les tracteurs de couleurs orange et argent sont offerts avec une nouvelle garantie à toute épreuve.Ils font l’envie de toute l'industrie.Aucune autre compagnie n’offre une protection atteignant 4 ans ou 4000 heures.Passez chez votre concessionnaire Agco Allis et White pour obtenir tous AGCO- les détails sur la garantie limitée qui UfUITE ALLIS est la meilleure de toute l’industrie.WfllITE Agco Corporation 4205, • River Green Parkway, • Duluth, GA, 30096, • 1 800 767-3221, • www.agcocorp.com, • AAWT01 —?Les tracteurs de ces couleurs viennent avec une garantie de 2 ans Les tracteurs de ces couleurs viennent avec une garantie à toute épreuve de 4 ans PHOTO : LIONEL LEVAC PORC Jusqu’où l’appétit de nos porcs peut-il aller ?Les chercheurs A.Roy, J.R Bernier et C.Pomar, de la Station de recherche de Lennoxville, ont tenté de lever le voile sur le sujet.Ils ont vérifié si les rations classiques servies durant la des comprimés à base de maïs et de tourteau de soya contenant soit 0, soit 45, soit 90 kg de graisse ajoutée par tonne.Les conditions de logement des porcs étaient idéales, soit en parcs individuels offrant plus d'un mètre carré de superficie par sujet.Si la consommation d'énergie est limitée, on peut obtenir des gains quotidiens supérieurs au moyen d'aliments enrichis.Cela peut être le cas quand la moulée est distribuée au sol.Le porc peut être une extraordinaire machine à produire du muscle :dans ce but, la distribution à volonté de comprimés alimentaires à concentration énergétique conventionnelle constitue un excellent allié.Par Daniel Boyaud Daniel Boyaud, agronome et M.Sc., est directeur, Nutrition et développement, aux Aliments Breton inc.(Saint-Bernard).période de croissance comprise entre 20 et 60 kg de poids vif étaient aptes à permettre un rendement maximal.Dans ce but, ils ont comparé les performances de mâles castrés assainis Fertilis(MC1 à celles de mâles entiers Fer-tilis Ma.Les mâles non castrés offraient un meilleur potentiel de dépôt de muscle.On leur a distribué à volonté La richesse énergétique de la moulée a eu les mêmes effets chez les mâles entiers que chez les castrats.La première augmentation d’énergie (45 kg/tonne) a augmenté numériquement la consommation d'énergie digestible par jour (voir le tableau).Par contre, en exprimant l’énergie en énergie nette, ce qui représente un mode LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 67 PORC EFFET DES NIVEAUX D'ÉNERGIE DIGESTIBLE SUR LA CROISSANCE DES PORCS (A.Roy et coll., 2000) Témoin : 3340 kcal/kg Enrichi 1 : 3530 kcal/kg Enrichi 2 : 3730 kcal/kg Gain moyen quotidien 20-60 kg (kg) 0,970 1,007 0,999 Gain moyen de protéines (g/j) 173 175 175 Gain moyen de gras (g/j) 198* 221** 227** ** Les valeurs portant un nombre différent d'astérisques sont significativement différentes.N.B.: Résultats moyens pour mâles entiers et castrats Fertilis lMC) d’estimation plus juste sur le plan biologique, on constate que les porcs consomment 4 % de plus, niveau significatif sur le plan statistique.L’ajout de 90 kg/tonne n’a cependant pas entraîné d’augmentation des calories consommées.L’appétit des porcs apparaît donc excellent : la distribution à volonté de comprimés alimentaires à concentra- tion énergétique conventionnelle peut leur permettre d’atteindre de très hauts niveaux de performance.PLUS DE MUSCLE Les données classiques signalent que, l’appétit d’un porc de moins de 60 kg étant limité, tout supplément d’énergie qu’on réussit à faire consommer devrait accroître le gain de muscles.Or, l’expérience québécoise a montré que le gain moyen quotidien n’était que faiblement accru, passant de 0,97 à 1,01 kg/j.La croissance du groupe témoin était déjà de très haut niveau, d’autant plus qu’elle était mesurée entre 20 et 60 kg de poids vif.En outre, ce gain supplémentaire contenait surtout des tissus gras et non des tissus maigres « utiles ».Force est kverneland group La robustesse et le souci BÊCHEUSES (1.3 m à 4 m) Pour tracteurs jusqu'à 250 c.v.du détail.«KVERNELAND».FAUCHEUSES À FLÉAUX ( broyeurs ) Plusieurs largeurs convenant aux petits et moyens tracteurs (1.2 m à 2.25 m) DÉPLIANT: BÊCHEUSES ?NOM FAUCHEUSES À FLÉAUX ?BA-03-2001 ^#kverneland - group ADRESSE CODE POSTAL \w\ 1200 Rocheleau, Drummondville \\V (Qc) J2C 5Y3, tél.: (819) 477-2055 TÉLÉPHONE MARQUE DE TRACTEUR C.V.68 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 de conclure que, grâce à une consommation exceptionnellement élevée de moulée et, donc, d’énergie, le régime témoin permettait presque déjà d’obtenir le maximum de dépôt de protéines (tissus maigres).DES EXPÉRIENCES PLUS OU MOINS CONCLUANTES Dans d’autres circonstances, en changeant la concentration en énergie des aliments, on peut augmenter davantage la consommation d’énergie des porcs.Dans une expérience à Nottingham, la consommation d’énergie par les mâles entiers, en conditions de logement probablement idéales, n’a pas dépassé 3000 kcal/kg.En porcherie commerciale, par contre, l’Université du Kansas a récemment fait une expérience auprès de 1200 femelles terminales ne disposant que de 0,67 m (0,72 pi2) par tête.En enrichissant les moulées de gras, de tourteau de soya extrudé-pressé, ou des deux, on fit augmenter la prise d’énergie par jour entre 27 et 61 kg vif.Dans le même temps, le gain moyen quotidien a augmenté de façon proportionnelle, passant de 0.707.à 0,757 kg, et la consommation de moulée par jour a baissé de façon linéaire.DANS CERTAINES SITUATIONS Si la consommation d’énergie est limitée, les aliments enrichis peuvent donc mener à des gains quotidiens supérieurs.Cela peut être le cas dans les situations suivantes : 1.la moulée est distribuée au sol; 2.sa concentration en énergie est inférieure à 3350 kcal/kg, celui d’une formule maïs-tourteau de soya (cas de formules contenant plus de 20-25 % d’orge); 3.la moulée est de la farine servie à sec; 4.les porcs sont entassés; 5.le nombre de porcs dépasse 20 à 25 par parc; 6.la température ambiante dépasse 25 à 28 "C, et les porcs souffrent de stress thermique.Dans les situations précédentes, le gain de poids quotidien supplémentaire obtenu en majorant la densité de la moulée variera, mais sera principalement constitué de muscle; le classement n’en souffrira pas et pourra même être meilleur.En enrichissant en énergie la moulée de début-croissance dans les cas précédents, le taux de conversion alimentaire diminue, et le résultat économique peut le plus souvent être amélioré.Par contre, le résultat dépend encore plus des régimes utilisés après 60 kg vif, des prix de marché, ainsi que de divers facteurs, notamment du milieu.Bref, un dossier à suivre, te Combattez Mycoplasma hyopneumoniae et VInfluenza porcin d'un seul coup! Le nouveau MaxiVac*-M+: une double couverture.Désormais, vous pourrez protéger vos animaux à la fois contre la grippe porcine et l’infection à Mycoplasma hyopneumoniae.Le nouveau MaxiVac*-M+ est le seul vaccin bivalent contre l’infection à M.hyopneumoniae et la grippe porcine (Influenza) offert au Canada, permettant ainsi de faire des économies à l’achat et à l’administration.Il permet de réduire de façon significative les lésions pulmonaires macroscopiques et l’excrétion du virus de la grippe porcine (SIV).11 confère une protection clinique incomparable en suscitant une forte réponse immunitaire.Offert en fioles de 100 mL (50 doses), l’arlez-en sans tarder à votre vétérinaire.ce«nli|n*.pwtiw MaxiVac'-M+ Protection Mitre H.Ifêpntumtnltt et le jrippe pertlee.dent un ml veetiel •Mm»* déco** de kftemg ùmoi x Schering-Plough Santé Animale Division de bcherinq canada inc.Mi« 002 001 JA LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 69 PHOTO : GHISLAINE ROCH PORC Cette exposition internationale qui se déroule aux deux ans à Barcelone montre toutes les facettes du monde moderne de l'élevage espagnol.Par Ghislaine Roch En alimentation porcine, là comme ailleurs, les solutions proposées visent à répondre aux besoins de l’hyper-prolificité, par des gammes d’aliments pour porcelets et pour truies perfectionnés et ciblés pour satisfaire aux exigences des portées de plus de 12 porcelets nés vivants.Ces aliments visent à réduire la mortalité naissance-sevrage, à améliorer l’homogénéité des porcelets à la naissance et à soutenir une production laitière importante sans nuire à l’état de chair de la qui se passe en France et au Danemark, ces préoccupations ne semblent pas prioritaires en Espagne, du moins pour l’instant, si l’on se fie à l’impression qui se dégage de ce salon.Les productions avicoles sont bien présentes en Espagne.Les objectifs visés dans le secteur de l’alimentation des volailles par l’ensemble de l’industrie ressemblent beaucoup aux nôtres, soit l’amélioration de la croissance et de l’efficacité alimentaire par une meilleure adéquation Depuis les 10 dernières années, l'Espagne mise sur un développement de la production porcine à la manière américaine.L’ExpoAviga n’est pas une nouvelle exposition biennale, puisqu’elle a vu le jour en 1975.Depuis 25 ans, à l’automne, Barcelone reçoit donc l’Espagne agricole à son salon international de l’élevage.Cette exposition joint les éleveurs de toute catégorie.Moins technique que certains salons européens, l’exposition espagnole permet aux professionnels et aux entreprises de l’élevage espagnol de faire le point sur les nouvelles tendances.Cette exposition reçoit chaque année plus de 35 000 visiteurs provenant de l’Espagne et de l’étranger.L’ExpoAviga montre toutes les facettes du monde moderne de l’élevage.En novembre dernier, plus de 957 exposants ont présenté leurs nouveautés, essentiellement en matière d’élevage intensif, de génétique et de protection de l’environnement.Le choix de cette thématique est un peu paradoxal pour ce pays qui, depuis 10 ans, mise sur un développement de la production porcine à la manière américaine, ses immenses complexes porcins de type Caroline du Nord en faisant foi.D’ailleurs, l’ensemble de l’Europe voit d’un très mauvais œil le développement de l’élevage en Espagne.Plus américaine qu’européenne, cette croissance ne se fait pas à l’image du reste de l’Europe.Ghislaine Roch, agronome, est consultante en nutrition animale.truie.D’ailleurs, les produits et les programmes suggérés sont variés.En Espagne, on parle peu de la suppression des facteurs de croissance.Certaines entreprises ayant un rayonnement dans toute l’Europe offrent maintenant des aliments ou des additifs alimentaires aidant les porcs à maintenir de bonnes performances zootechniques sans la médication traditionnelle.Ces aliments formulés en fonction de la digestibilité des ingrédients avec des ratios acides aminés/ énergie spécifiques contiennent des extraits d’herbes, des huiles essentielles ou des produits naturels qui contrôlent la flore du tube digestif et préviennent les diarrhées en élevage.Contrairement à ce entre les besoins de l’oiseau et la formulation de l’aliment.À ce chapitre, il y a peu de nouveautés à découvrir pour nous.Du côté de la protection de l’environnement, l’alimentation animale offre des enzymes (phytase) devant réduire les rejets de phosphore.On sent bien que les préoccupations des éleveurs sont moins aiguës en Espagne qu’ailleurs en Europe.Les solutions existent, mais elles ne sont pas mises au premier plan.Ce salon démontre bien la vigueur de l’agriculture espagnole et de sa modernité.Ce modernisme installé il y a plus de 10 ans laisse cependant voir que certaines traditions sont encore bien présentes, k 70 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 Un excellent départ pour finir en beauté.Une culture de pommes de grande qualité débute par la mise en oeuvre d’un programme de gestion et de répression de la maladie au début de la saison.Nustar offre la meilleure éradication possible de la tavelure et une excellente répression du blanc du pommier lorsque le produit est appliqué au début de la saison.Nustar a l’effet rétroactif et l'action préventive systémique dont vous avez besoin en début de saison lorsque 1’inoculum est abondant et propice à une libération maximale d’ascospores.Pour plus de renseignements : 1-800-667-3925 ou www.dupont.ea/ag Pour finir en beauté, commencez tôt avec Nustar.Nustar* FUNGICIDE Comme avec tout produit chimique, suivre attentivement les instructions sur l'étiquette.L ovai DuPont® et Nustar^ sont des marques déposées de E L du Pont de Nemours and Company dont DuPont Canada Inc.est un usager inscrit.Membre de l'Institut canadien pour la protection des cultures.Débourrement avancé Floraison Calice Traitements postfloraux d'application Meilleure période PHOTO : JEAN-CLAUDE BÉHAR VOLAILLE La manipulation de l'équilibre électroly-tique durant la saison froide est aussi bénéfique pour les oiseaux qu'en été.Par Ghislaine Roch Des électrol.L’été, beaucoup d’élevages ont recours au bicarbonate de sodium pour prévenir les effets du stress thermique.Or, selon un essai récent mené au Québec, la maîtrise de l’équilibre élec-trolytique est tout aussi importante l’hiver, si l’on désire optimiser les performances des volatiles.La formulation des rations destinées aux poulets à griller devrait viser un équilibre électro-lytique de 250 meq/kg par l’ajout de 5 kg de bicarbonate de sodium par tonne de moulée durant toute l’année.Cet ajout n’a que très peu d’impact sur le prix final de la moulée.Au début des années 1980, un groupe de chercheurs dirigé par Mongin de l’INRA en France a démontré que, si l’équilibre électrolytique de la ration n’est pas de 250 meq/kg, il peut se développer un état d’acidose ou d’alca-lose qui nuit à la croissance et aux performances zootechniques des oiseaux (voir l’encadré Une question d’équilibre).La canicule illustre bien l’importance de gérer adéquatement l’apport en électrolyte et l’équilibre électrolytique de la ration.En période de canicule, le rythme respiratoire des oiseaux augmente afin d’éliminer l’excès de chaleur, d’où une alcalose respiratoire.Si la canicule est brève (quelques heures), l’ajout de chlorure d’ammonium ou de Ghislaine Ftoch, agronome, est consultante en nutrition animale.potassium dans l’eau des volatiles peut les aider à la supporter.Si elle dure plusieurs jours, l’ajout d'electrolytes et de bicarbonate de sodium à la ration semble atténuer les effets négatifs de la chaleur sur les oiseaux et à corriger dans une certaine mesure la situation.On sait gérer l’excès de chaleur.D’ailleurs, plusieurs travaux ont traité des avantages de l’ajout de bicarbonate de sodium aux moulées destinées aux poulets à griller sur le plan des performances zootechniques en cas de stress thermique.Par contre, très peu se sont attardés à son impact en période hivernale.Un essai a été mené au Québec, en 1999, pour mesurer l’impact de l’équilibre électrolytique sur les performances zootechniques des poulets à griller soumis à un stress au froid.Les rations ont été conçues pour obtenir des équilibres électrolytiques de 0, 100, 200, 250, 300 meq/kg (élevée en sodium) et 300 meq/kg (faible en sodium) par l’ajout de chlorure d’ammonium, de bicarbonate de sodium et de carbonate de potassium.Le carbonate de potassium a été choisi comme ingrédient pour réduire le taux de sodium d’une ration ayant un équilibre électrolytique élevé de UNE QUESTION D'EQUILIBRE On a souvent recours aux electrolytes pour démarrer l’élevage des poussins, après une vaccination ou si les volatiles manquent de vigueur.Les électro-lytes sont en général un mélange de sodium, de chlore et de potassium qui a la propriété de maintenir ou de rétablir les équilibres hydrique et ionique de l’organisme de l’oiseau afin qu'il puisse performer.Si cet équilibre est maintenu avec succès, l’accumulation des ions hydrogène est égale à zéro, parce qu'il s’en forme autant qu’il s'en excrète.Si l’oiseau accumule trop d’ions hydrogène, il survient un déséquilibre nommé acidose; au contraire, une diminution des ions hydrogène entraîne une alcalose.Ces deux affections nuisent aux performances et à la santé des volatiles.Toutefois, les oiseaux sont dans une certaine mesure capables de maintenir cet équilibre en faisant intervenir trois systèmes physiologiques.Il s’agit des tampons que l'on retrouve dans les liquides corporels (bicarbonates, phosphates, protéines, etc.), du système respiratoire et des reins.Ces derniers jouent un rôle de régulateur de la concentration d’ions hydrogène au niveau corporel et préviennent l’apparition d’acidose ou d’alcalose.Pour vérifier s'il y a anormalité, on mesure, notamment, le pH et la teneur en électrolyte du sang.En cas d'anormalité, l’organisme n’est plus en mesure de maintenir son équilibre : cela affecte l’oiseau de façon générale et peut même lui être fatal si l’écart est trop important.72 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2001 3,3 3,2 S 3,1 (0 c 3 ü= VI "O 2,9 S.2,8 2,7 FIGURE 1 : INFLUENCE DE L'EQUILIBRE ÉLECTROLYTIQUE SUR LA CROISSANCE DES POULETS À GRILLER ABATTUS À 45 JOURS D'ÂGE I I 1 I I 0 100 200 250 300 Balance électrolytique de la ration I Poids final (kg) I 300 FIGURE 2 : INFLUENCE DE L'EQUILIBRE ÉLECTROLYTIQUE SUR LA CONVERSION ALIMENTAIRE DES POULETS À GRILLER ABATTUS À 45 JOURS D'ÂGE I ¦ ¦ 100 200 250 300 Balance électrolytique de la ration 300 I Conversion alimentaire 300 meq/kg.Ainsi, l’essai est plus représentatif des recommandations nutritionnelles en vigueur dans l’industrie.La manipulation de l’équilibre électrolytique n’a pas permis de réduire la mortalité totale et de prévenir l’ascite.Toutefois, elle a facilité la croissance et la conversion alimentaire des oiseaux et amélioré la qualité de la litière (figures 1 et 2).Dans cet essai, les rations de 250 et 300 meq/kg (élevée en sodium) respectivement (P
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