Le bulletin des agriculteurs /, 1 juin 2002, juin
9VUIUC JUIN 2002 A Quand le BATIMENT WA TOUT VA! de Saint^ Paul-de Montminy, a assumé à lui seul la construction de son poulailler.Suivi d'un projet ambitieux.JH£ 3ZH 38 1V3U1N0U non 3iw szzz 38 na 31VN0UVN 3nB3Hionai8 1V331 10d3Q/S3nSI(I0IU3d "838 E0Z00Z8 I0ZI600Z :3 09E9G00Z (18 (H)ZXX G/911 U\xvn Vision en plongée : ACTIVÉ Système d'élimination du mildiou GAVEL 75DF : ACTIVE Pression barométrique : 1017 mb Visibilité : SANS LIMITE Vents ; SUD - Il km/h Humidité : 82.564 % Point de rosée : IO‘C ®.DowAgroSdenœs Gavel Voici une façon complètement nouvelle de • Marque de commerce de Dow AgroSoences LLC IOO % 80^- 40 07 •~-=o |t_.?-ûl «r ¦ -W:= ¦ |Çy>8 Grâce au nouveau Gavel* 75DF, vous verrez votre progranune d’élimination du mildiou d’une toute autre façon.Gavel est un nouveau fongicide extraordinaire destiné aux plants de pomme de terre qui agit efficacement même dans des conditions extraordinaires.Il s’agit d’une nouvelle classe de solutions chimiques qui fait appel à un nouveau mode d'action qui lui permet d’éliminer le mildiou efficacement et instantanément.¦ Gavel est inégalé pour ce qui est de l’élimination du mildiou précoce et tardif.¦ Gavel protège les tubercules contre le mildiou en réduisant la production de zoospores.¦ Gavel est le produit idéal à utiliser dans les périodes à haut risque de mildiou tardif; il est également recommandé pour les 2 ou 3 derniers épandages avant le défanage.¦ Grâce à sa résistance exceptionnelle à l’entraînement par la pluie, Gavel résiste même aux averses les plus intenses, demeurant en place sur les feuilles et les tiges grâce à son adhérence moléculaire.¦ Gavel contient du zoxamide, une nouvelle classe de substance chimique qtu interrompt la division du spore à l’échelle nucléaire, ce qui en fait l’outil d’élimination idéal.Gavel.Vraiment extraordinaire.visualiser 1 elimination du mildiou.Pour obtenir davantage d'information, appelez notre Centre de solutions au 1 800 667-3852 ou visitez notre site Web : www.dowagro.ca Seriez-vous étonné d’apprendre, que pour les PRODUCTEURS DE CANOLA, MOINS C’EST MIEUX?Moins d’érosion du sol et MOINS DE CARBURANT.Grâce aux développements en biotechnologie, les agriculteurs peuvent maintenant produire des récoltes comme le canota qui nécessitent moins de travail du sol.' Ceci a pour effet de réduire l’érosion du sol et d’aider à préserver notre précieuse terre arable.En travaillant moins le sol, les producteurs agricoles sont également en mesure d’économiser une partie du carburant habituellement utilisé.Les récoltes améliorées par la biotechnologie offrent des avantages environnementaux significatifs, non seulement pour les agriculteurs canadiens mais également pour tous les agriculteurs dans le monde.La recherche se poursuit et les faits donnent matière à réflexion.Si vous désirez en savoir davantage, nous vous invitons à nous téléphoner ou à visiter notre site internet.WWW.WHYBIOTECH.COM I 800 980-8660 n ?/ ; rj 1 111.l!,I Le Conseil de l’Information en Biotechnologie .•tir * Conseil canadien du canola Les bonnes idées, ça porte fruit. DOSSIER ALIMENTATION ANIMALE 20 BŒUF : LE MAÏS EST AUX VACHES 27 LAIT : RTM, DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE 33 PORC : L'ABC DES ESSAIS À LA FERME 39 VOLAILLE : JAMAIS SANS LEUR EAU ELEVAGE 41 ROBOT DE TRAITE, PREMIER BILAN L’économie de temps reliée au robot n’est pas aussi forte que ne laissaient l’espérer les calculs théoriques.GRANDES CULTURES 46 UN ESPRIT CRITIQUE, OUVERT À TOUTES LES PRATIQUES Pour Jean-Claude Collet, efficacité va de pair avec respect de l’environnement.51 JEUNESSE DEMANDÉE Au sein de la confrérie des marchands de grains, il y a peu de novices.CHRONIQUES 12 Agenda 67 Apprivoisons le futur 73 C'est nouveau 77 Cuisine 6 De bouche à oreille 66 Les Delaville 78 Météo 70 Petites annonces 10 Point de vue 12 Point de vue 60 Vie rurale O ROGERS Envoi Poste-publication - Convention 749990-PAP - No d’enregistrement 08866.Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : envoyer les changements d’adresses à Le Bulletin des agriculteurs 4380, Garand, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Periodicals Postage Rates are paid at Lexvinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs P.O.Box 4541, Buffalo, NY 14240.55 ON COUPE OU ON NE COUPE PAS Quel est le meilleur moment pour couper la luzerne ?Le calcul des degrés-jours vous le dira.FRUITS ET LÉGUMES 57 LA POMME FERME S'ANNONCE Un nouveau traitement prolonge la fermeté de la pomme.De quoi relancer le marché ?58 LES JARDINS SUSPENDUS DE DRUMMONDVILLE Les Lampron sont les plus importants producteurs de fraises de serre au Canada.VIE RURALE 62 ONÉSIME PREND SA RETRAITE Il aura été le reflet de l’évolution de la société québécoise durant près de 60 ans.63 LES DELAVILLE DÉBARQUENT.Les personnages de la nouvelle bédé du Bulletin seront les nouveaux voisins d’Onésime.MACHINERIE 68 SUSPENSION AVANT ET PLUS Elle améliore le confort, la traction et la sécurité.En prime, elle augmente l’efficacité globale du tracteur.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 CD sommaire www.lebulletin.com uiU'mï.km* 14 QUAND LE BÂTIMENT VA, TOUT VA ! Alain Talbot, de Saint-Paul-de-Montminy, a assumé à lui seul la construction de son poulailler.Suivi d’un projet ambitieux. Incorporation de l'eau Une antenne identifie la truie et l'ordinateur contrôle la quantité à lui distribuer La truie provoque l'écoulement du mélange aliment + eau avec son groin PLUS QUE DE SIMPLES TREMIES En Europe, l’élevage des truies gestantes en groupe bénéficie de percées technologiques intéressantes.Il existe diverses versions d’équipement de distribution d’aliments.Certains optent pour des stations ouvertes (trémies avec passage clôturé prévoyant l’accès par une truie à la fois), permettant aux cochettes de copier leurs aînées.Dans un autre système, l’aliment est mélangé à l’eau dans un tube contenant une vis sans fin.Une puce électronique permet à l’appareil de reconnaître la truie, qui déclenche la vis en actionnant un poussoir avec son groin.Finalement, d’autres modèles sont constitués de tubes-réservoirs pouvant être utilisés par quatre truies à la fois, séparées par des cloisons.La truie fait chuter l’aliment en faisant tourner une pièce de métal au fond du tube.Ce système convient à l’alimentation rationnée (4 truies) ou à volonté (16 truies).de bouche oreille PAS JUSTE POUR FAIRE DES PÂTES ! Le blé serait un supplément alimentaire idéal pour la volaille, suggère une étude menée par l’Université de la Saskatchewan.La demande et les prix n’y sont peut-être pas encore, mais ce n’est pas faute de potentiel.Dans cette étude, des poulets étaient nourris de rations à haute teneur en blé, et on mesurait la digest!bilité de la ration et les performances des oiseaux.Les chercheurs ont testé diverses variétés de blé provenant de plusieurs sites, pendant deux années consécutives.Le blé dura démontré le meilleur potentiel à cause de sa haute teneur en amidon (énergie).Stephen Fox, d’Agriculture Canada, croit que si les éleveurs démontraient un intérêt envers des variétés adaptées à l’alimentation animale, il serait facile de développer une variété de blé dur à haut rendement : « En sacrifiant quelques points de pourcentage de protéine, on peut augmenter les rendements de 15% », affirme-t-il._ .Réserve i - / d'aliment | rl Le mélange eau + aliment fait quand la vis tourne CULTIVER DU CARBONE Les champs en semis direct captent du carbone.On les considère comme étant des puits à dioxyde de carbone, un des gaz responsables du réchauffement de la planète.À la Nouvelle-Orléans, la compagnie Entergy Corporation émet des tonnes de dioxyde de carbone.Afin de réduire la quantité de CO-> émise dans l’atmosphère, Entergy a décidé d’offrir aux producteurs agricoles des contrats de carbone.En fait, le producteur accepte de modifier ses pratiques agricoles et d’adopter le semis direct durant 10 années.Pour chaque hectare en semis direct, on capte 0,37 tonne de carbone/année.On évalue le coût du carbone à 7,84 $/tonne.Ainsi, au bout de 10 ans, le producteur aura reçu 29 $/hectare.C’est bien peu, direz-vous.Cependant, si des règlements venaient forcer les compagnies émettrices de gaz à se trouver des crédits de carbone, les prix pourraient grimper rapidement.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 PHOTO : JEAN-CLAUDE BÉHAR VELAGE LE « Des éleveurs se construisent de superbes étables à stabulation libre.Dimensions de stalle, pente des allées, système de ventilation : tout y est minutieusement calculé et planifié.Mais souvent, ils oublient de prévoir de l’espace pour les vaches en prévêlage et post-vêlage.» Cette remarque vient de l’agronome Alain Fournier, du bureau régional du MAPAQ à Nicolet.Il n'est pas le seul à faire cette observation.Peut-être que l’absence d’espace pour les vaches en prévêlage ou en post-vêlage est simplement due à un oubli.Après tout, l’expérience québécoise en matière d’étable à logettes reste jeune.Peut-être résulte-t-elle d’un choix : insérer de tels espaces dans un plan d’étable peut s’avérer compliqué, surtout quand l’étable comporte plusieurs allées ou que le troupeau est de taille restreinte.Ce qui est sûr, c’est que l’éleveur risque de s’en mordre les doigts plus tard, car cet espace est crucial pour pouvoir donner aux animaux les soins spécifiques nécessaires en période de vêlage.On sait qu’il faut donner à la vache en prévêlage de 4 à 5 kilos de concentrés (de 0,5 à 0,75 % de son poids vif), soit assez pour bien préparer son rumen, mais pas trop afin de ne pas provoquer d’acidose.Quant à la vache qui vient de vêler, elle ne doit pas rejoindre immédiatement le groupe I.Elle a besoin d’une ration plus fibreuse, plus riche aussi en protéine.UNE PRUNE DE BONNE IDEE Des prunes séchées ajoutées à des produits carnés dont le steak haché tuent E.coli et d’autres pathogènes.Une recherche de l’Université du Kansas commanditée par la Commission californienne de la prune séchée indique que l’ajout dans la viande crue de seulement 3 % d'extrait de prune est efficace à plus de 90 % pour supprimer la croissance des principaux pathogènes alimentaires tels E.coli 0157 :H7, Salmonella, Listeria et Staphylococcus.Contrairement aux épices, aussi utilisées pour tuer ces pathogènes, l’extrait de prune ne modifie pas le goût de la viande.De plus, l’ajout d’extrait de prune séchée à la viande crue améliore la qualité des produits réchauffés en augmentant le taux d'humidité de la viande.Des études plus poussées vont vérifier si la durée de conservation des produits carnés peut être augmentée.TERMINATOR - SUITE Tous se souviennent du tollé soulevé par le gène Terminator.L’introduction de ce gène rend les semences stériles.De sévères critiques et contestations, notamment des groupes environnementalistes, soulignaient l’injustice créée par le gène Terminator envers les producteurs agricoles des pays en voie de développement.Ceux-ci utilisent traditionnellement une partie de leurs récoltes pour ensemencer leur champ l’année suivante.Or, la technologie Terminator n’a jamais été commercialisée.Cependant, ledit gène pourrait bien résoudre une partie du problème soulevé par les organismes génétiquement modifiés (OGM) : la pollution génique.On craint que les OGM aient des effets néfastes sur la biodiversité, qu’ils nuisent aux écosystèmes naturels.Afin de limiter l’impact des OGM, on pourrait introduire un gène qui rend ces semences stériles.Qui plus est, ce sont les producteurs agricoles de pays industrialisés qui sont les principaux utilisateurs d’OGM.Et ces derniers achètent des semences chaque année afin d’obtenir des rendements élevés.Terminator — Suite : un dossier à suivre ?LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 PHOTO : ANDRÉ PIETTE tiouçhe oreille UN AUTRE PRIX POUR LE SITE DU BULLETIN Après avoir remporté la Gerbe d’or lors du concours de sites agricoles RIVA 2002 en janvier dernier, voilà que le site du Bulletin des agriculteurs récidive.Lors du Gala Best of2001 de Rogers Media, tenu en mai dernier, Le Bulletin a remporté le prix du « Meilleur outil interactif- Magazine d’affaires » grâce à son engin de recherche de machinerie et d’équipement usagés (lebulletin.com/machinerie/engin).Cet outil, développé par Luc Gagnon de CyberCréation (cybercreation.net), permet aux visiteurs de trouver l’équipement désiré parmi près de 4000 inscriptions en quelques secondes.Pour leur part, les annonceurs peuvent ajouter et gérer leurs annonces gratuitement via le web.DE LA PUP AUX FRAISES : UN MODELE A SUIVRE Lors de la dernière réunion de l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec, son président, Gilles Arseneault, a montré que la promotion est possible même quand le budget est mince.La campagne Allons aux fraises a coûté un peu plus de 100 000 $, dont seulement 8000 $ ont été payés par les producteurs.La contribution du MAPAQ et la vente d’articles de promotion ont comblé l’écart.Cela a permis aux producteurs d’être visibles à la télévision, à la radio et dans la presse écrite.Des livres de recettes, des bons de réduction, des signets du site Web, des dégustations en magasin et de la publicité croisée avec la Fédération des producteurs de lait ont encore accru leur visibilité.L’impact de la couverture de presse est évaluée à celle d’une campagne de près de 300 000 $.Comme quoi, avec un peu d’imagination et beaucoup de travail, il est possible de mousser la vente de son produit.Plusieurs agriculteurs ont la perception suivante : « Les grosses compagnies de grain se liguent afin de faire baisser les prix ! » Dissipons cette fausseté très répandue.Il y a deux types d'acheteurs de grains : les consommateurs et les courtiers.Tout d’abord, les consommateurs sont surtout des meuneries qui transforment le grain local.Celles-ci achètent trop peu de grain pour influencer le marché.Seulement deux gros consommateurs achètent beaucoup de grain : Ménard et Brochu.Or, ce sont deux compétiteurs.Pourraient-ils comploter afin d’influencer le marché ?Peut-être, mais ils ne pourraient pas à eux seuls inverser la vapeur en leur faveur.De l’autre côté, il y a les courtiers : Grain Lac Supérieur, Coop Fédérée, Cargill, Leblanc-Lafrance, Bunge, etc.Ceux-ci consomment un faible pourcentage du grain qu’ils achètent.Les courtiers fonctionnent à la commission, tout comme un courtier financier.Cette commission se situe entre 2 $ et 4 $ la tonne par transaction.Celle-ci demeure la même, peu importe le prix du grain.Si la tonne de mais se vend 135 $ ou 285 $, le courtier se gardera un bénéfice variant entre 0,05 $ et 0,10 $ le boisseau (de 2 $ à 4 $ la tonne).Aucun courtier n’a avantage à faire baisser les prix, car sa marge demeure la même.Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures fdgnap@sympatico.ca,).Par Dominic Grégoire MARCHÉ DES G TEXTES DE : Emmanuelle Ares, Luc Gagnon, Martine Giguère, André Piette et Pierre Sauriol COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou mfoWlcbulIctin.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 EN RE UN PEU DE PATIENCE.Ils sont en route vers votre champ ! ROUGE POUR TOUJOURS Case IH, toujours chef de file et vous le prouvera ! Les besoins des agriculteurs ont changé, nous les avons écoutés et réagi : bientôt et pour vous quatre nouvelles séries de tracteurs.LA MARQUE DES PROFESSIONNELS jKâEF CrfitKEDnr Visitez-nous sur internet : www.caseih.com ÊÊÊ Case IH est une marque déposée de la Corporation Case. Ne perdez pas le nord ! Il faut faire l’effort d’approfondir et de bien analyser toute à laquelle on a accès.x A la suite d’un article paru dans Le Bulletin et d’une conférence donnée au Salon de l’agriculteur en janvier dernier, j’ai reçu quelques courriers électroniques me demandant la recette de fertilisation miracle de Francis Childs.Ce producteur américain obtient des rendements de 23 tonnes à l’hectare de mais.Pour y arriver, M.Childs utilise 445 kg d’azote à l’hectare, à divers moments de la saison.Ainsi, plusieurs producteurs se sont mis à la recherche d’épandeur à engrais avec pendillard pour fertiliser du mais à 4-5 pieds de hauteur.D’autres ont commencé à remettre en question les doses d’azotes recommandées dans les grilles de référence du CRAAQ.Est-il logique de penser à de telles pratiques, compte tenu du potentiel de rendement des cultures dans notre climat nordique ?De telles pratiques constitueraient un recul selon certains, une panacée pour d’autres.Certains répètent même que la matière organique serait un polluant; il faut bannir les engrais verts; on devrait éliminer les engrais organiques.Ouf ! L’intérêt d’inviter des conférenciers étrangers tient au fait qu’on peut voir comment se font les choses ailleurs.Pour ma part, je suis curieuse et j’aime bien assister à de telles conférences.Mon travail me demande de lire de nombreux magazines d’ici et d’ailleurs; on tombe sur toutes sortes de sujets, des plus légers aux plus sérieux.Il importe alors de garder un esprit critique face à l’information.Il faut se rappeler que Francis Childs obtient 23 tonnes/hectare sur une seule parcelle et non dans l’ensemble de sa ferme.L’objectif visé : gagner un concours de rendement à l’hectare.En plus d’apporter de l’azote en quantité, Francis Childs fait régulièrement du dépistage dans ses champs.En fait, certaines de ses pratiques sont applicables et fort intéressantes, sauf qu’elles sont moins spectaculaires que sa fertilisation.M.Childs nous a notamment parlé de l’attention qu’il porte au semis, étape qu’il effectue avec grande précision, et au passage des roues de la batteuse sur les rangs pour réduire les risques de compaction.Il faut aussi comparer des pommes avec des pommes : le climat du Québec ce n’est pas celui de l’Iowa.Il ne faut pas perdre le nord ! Grâce aux magazines, aux journaux, aux colloques et maintenant à Internet, nous avons accès à une quantité phénoménale d’information.Par contre, l’accessibilité à toute cette information exige de la vigilance.Il faut faire l’effort d’approfondir et de bien analyser l’information.Si l’on peut adopter certaines pratiques ou théories sur-le-champ, d’autres nécessitent un peu plus de questionnement.l’information leBulletin des agriculteurs JUIN 2002, VOL.85, N-7 1001, boul.De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 info@lebulletin.corn Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon@lebulletin.corn RÉDACTION Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 845-6261 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulletin.corn Journalistes Emmanuelle Arès, agronome eares@lebulletin.corn Martine Giguère, agronome mgiguere@lebulletin.corn Rédactrice-réviseure Marie-Carole Daigle Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs AMVPQ, Patrick Breton, Dominic Grégoire, Martin Laprise, André Piette, Ghislaine Roch, Pierre Sauriol QQjQQEZl Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 845-6261 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.com Représentant Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.corn Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Fax : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@attcanada.ca Coordonnateur à la production Claude Larochelle Tous droits réservés 1991 Dépôt légal ; Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001, De Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A 3E1 Président : Marc Blondeau Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., contrôleur Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Sega! Vice-présidente, planification opérationnelle : Immee Chee Wah Vice-président senior : Michael J.Fox Éditeur-conseil : Jean Paré OROGERS Martine Giguère, agronome, est journaliste fmgiguere@lebulletin.comJ.10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 ssgS- Catégories de bourses: • Exploitants établis depuis plus de dix ans • Exploitants établis depuis moins de dix ans Lauréats, finalistes et parrains, Gala Gérés 2002 Pour les agriculteurs et les agricultrices ainsi que pour les Parrains Pour obtenir un dossier de participation, remplissez ce coupon et retournez-le immédiatement Les finalistes se méritent: • Deux billets pour le Gala Gérés • Une nuitée pour deux personnes à l’Hôtel des Seigneurs • Un trophée Gérés • Deux laissez-passer pour toutes les activités du Salon 2003 • De la visibilité médiatique • Une bourse de 1500$ pour chaque lauréat d’un prix d excellence Les parrains des finalistes bénéficieront d'une visibilité médiatique importante dans: • Le guide du Salon • Le programme-souvenir • Les communiqués de presse Ils recevront en plus: • Deux billets pour le Gala Gérés • Deux laissez-passer pour toutes les activités du Salon 2003 • Line nuitée pour deux personnes à l’Hôtel des Seigneurs Vous êtes un candidat idéal pour le Concours Cérès si: ^Vous êtes un \ gestionnaire averti Vous avez appliqué des idées et des produits novateurs Votre entreprise a bien évolué financièrement depuis les cinq dernières années Concours I»—A Prénom:________________________________________________ 8^303BQ Nom:___________________________________________________________________________ "" «« Nom de l'entreprise :- AIT Concourt Cérès Adresse ¦ 2200, rue Pratte, bureau 120 Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 4B6 Tél.: (450) 771-1226 • Téléc.: (450) 771-6073 Courriel : service@salon-de-lagriculteur.com Code postal :____________________________________________________________________ Site web : http://salonagr.qc.ca fLe Québec, maître fromager C’est chaque fois pareil.Quand ils vont au Biennial World Championship Cheese Contest, les fromagers québécois en repartent les bras chargés de trophées.Le World Championship Cheese Contest est un concours de fromages et de beurres qui se tient aux deux ans au Wisconsin.C’est big : cette année, 1144 fromages et beurres provenant de 19 pays y étaient en compétition dans 37 catégories de produits.Cette fois-ci, Agropur y a remporté deux premières places, une deuxième et une troisième.Damafro, une première, une seconde et une troisième.La Fromagerie Toumevent, deux deuxièmes et une troisième.La Fromagerie Perron, une seconde place.Belle récolte ! Certains pourraient s’interroger sur la crédibilité de ce concours : est-ce que tous les meilleurs fromages du monde, et en particulier les fromages européens, sont vraiment sur les rangs ?C’est un fait que certains concours ont une crédibilité bien douteuse.Les dépanneurs regorgent de bouteilles de piquette à 9,95 $ dont le col est orné de médailles internationales.On peut faire valoir aussi que le goût est une chose subjective, une affaire de culture.Il est vrai que les choix d’un jury sont forcément teintés par sa composition et par le contexte du concours.D’ailleurs, parmi les gagnants du World Championship Cheese Contest, les pays anglo-saxons sont fortement représentés, contrairement aux pays latins comme la France et l’Italie.Pourtant, s’il y a deux pays au monde dont la qualité et la richesse des fromages n’est plus à démontrer, ce sont bien ceux-là.Il serait intéressant de faire une comparaison avec un concours similaire qui se tient en Grande-Bretagne.Peu importe.Les succès québécois à ce concours démontrent une chose importante.En contexte nord-américain, nos fromages se démarquent par leur qualité.Disons-le : nous sommes de bons fromagers.Et nous continuons de marquer des points, à en juger par les superbes fromages artisanaux ou typés qui voient le jour.Alors, une simple question : exploitons-nous pleinement ce talent ?En cette ère de mondialisation des échanges, existe-t-il aux États-Unis et dans les autres provinces des créneaux que nos fromages fins pourraient occuper ?C’est le temps de s’interroger : le MAPAQ prépare actuellement une politique de transformation alimentaire.Faisons un parallèle.Ces dernières années, plusieurs chanteurs et chanteuses québécois ont acquis un statut international.Cela, parce qu’ils et elles ont cru en leur talent et que d’autres ont cru en eux.Oserons-nous miser sur les capacités de nos fromagers ?Après tout, fabriquer un fromage fin, c’est un art, comme la musique ! André Piette, agronome, est journaliste agricole (apiette@globetrorcer.nec,).1 2/ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d'adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d'un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS : Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l'Est) Montréal: (514) 333-9145 De l'extérieur de Montréal, sans frais : 1 800665-5372 Télécopieur : (514) 333-9795 Site interactif: www.lebulletin.com/abonnement 1001, bout De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 TARIF D'ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) :45,96 $ International :64 $ Tarifs en vigueur jusqu'au 31 janvier 2003 Protection des renseignements personnels À l'occasion, nous partageons nos listes d'abonnés avec des organismes ou des sociétés sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous inté-resser.Toutefois.si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas partagées et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone indiqués plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante :infolebulletin.com.AGENDA 9 au 13 juin Conférence et foire commerciale sur la biotechnologie Toronto Information ; (613) 230-5585 13 et 14 juin Congrès et Assemblée générale de l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQUINAC) Manoir Richelieu, Pointe-au-Pic Information : (418) 688-9227 14 au 16 juin Festival des fromages de Warwick Warwick Information ; (819) 358-4316 24 au 28 juin Forum international sur la nouvelle économie Hilton Bonaventure, Montréal Information : 1 888 772-5142 ou (514) 283-5142 20 juillet Pique-nique Holstein Québec Ferme Jaton et Gremion, Compton Information : (819) 838-5469 7 août Journée de foin du Conseil québécois des plantes fourragères Ferme expérimentale de Normandin, Lac-Saint-Jean Information : (418) 274-3378 ffiSHOOAM TLRn PEU IMPORTE LE TYPE DE FENAISON ! PRESSES À BALLES RONDES 648 : O Hachage du foin pendant la formation de la balle avec le Bale-SliceMC optionnel O Enrobage d'un filet ou ficelage de la balle avec le Balle Command PlusMC O Dispositif hydraulique ajustable optimise la densité de la balle à volonté O Balles uniformes grâce à l'Auto-WrapMC et au ramasseur de très grande largeur KWHOUWO 88940 PRESSES A BALLES GÉANTES BB940 : O Production maximisée avec les diagnostics du Moniteur Info-ViewMC O Balles de plus grande Russes .—- densité et meilleur ensilage avec les 6 à 23 couteaux du CropCutterMC optionnel O Système de double nœud qui produit des balles d une densité exceptionnelle O Douceur de roulement et protection des prairies dans les virages avec le système optionnel Auto-Steer O O PRESSES À BALLES RECTANGULAIRES 575 : O Ramasseur Super-Sweep recueille les moindres brindilles O Réduction des vibrations grâce à la PdF exclusive à axe pivotant Réglage de la tension des balles hydraulique ou manuel Noueurs entraînés par engrenages assurent un nouage fiable en toutes circonstances service local r\ors pair POUR DES PRODUITS DE RÉPUTATION MONDIALE Obtenez un remboursement jusqu 'à 5000 $ à l'achat d'un tracteur de série TL, TN ou TS.Ajoutez-y certains outils de fenaison et de fourrage New Holland et économisez jusqu'à concurrence de 1875 $ de plus.SB l€W HOLLAND www.ccnhq.com : LIONEL LEVAC le Quand bâtiment va, tout va ! Alain Talbot, de Saint-Paul-de-Montminy, a assumé à lui seul la construction de son poulailler.Suivi d'un projet ambitieux.par Lionel Levac Un poulailler neuf, ce n’est pas que beau, c’est aussi plus efficace.Mais ce n’est pas tout.Lorsqu’on le construit à Saint-Paul-de-Montminy, dans ce que plusieurs appellent « l’arrière-pays » de Bellechasse, l’impact positif est double.On investit dans une ferme et, donc, dans sa survie et son développement.On investit par ailleurs également dans l’avenir de l’industrie agricole locale et le maintien d’activités économiques et sociales au sein d’une communauté souvent menacée et inquiète.Alain Talbot, producteur laitier et aviculteur, a très précisément cette vision.« Bien sûr, dit-il, j’ai d’abord pensé à moi et ma famille en construisant un nouveau poulailler.Mais je sais fort bien que ma décision a un certain poids sur l’ensemble de la collectivité.» Le quota qu’il a acquis, avec lequel il a pu doubler sa production, a permis d’éviter qu’un volume non négligeable d’engraissement de volaille ne quitte la région.Les matériaux qu’il a achetés et la main-d’œuvre qu’il a engagée aident quelques familles à croire en l’avenir en dehors des grands centres.Et puisqu’il vient d’investir de bonnes sommes, Alain Talbot espère lui-même rester à Saint-Paul-de-Montminy et y vivre pleinement.Lionel Levac est journaliste.En six semaines, un poulailler tout neuf a été construit à la ferme d'Alain Talbot à Saint-Paul-de-Montminy, dans le sud de Bellechasse.Promoteur, maître d'œuvre et entrepreneur général du chantier : Alain Talbot.Le nouveau bâtiment lui a permis de doubler sa production, bien sûr après avoir acquis le quota nécessaire.Résultat de l'opération : une entreprise qui vient renforcer le secteur agricole local souvent menacé dans une région où, plus souvent qu'autrement ces dernières décennies, on parlait de départ plutôt que d'expansion.d® LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 T"''" LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 En'oiircainitsi lertuisier ?iriculteur ! Le coulage du plancher de béton du bâtiment de 260 pieds sur 36 se fait en continu, en une seule journée.Le premier mur est levé.Tout le rez-de-chaussée sera muré en une journée.De temps à autre, Alain Talbot fait le point avec les ouvriers, question de savoir où l'on va.Son entreprise est mixte.En viendra-t-il à abandonner la production laitière ?« Le cas échéant, dit-il, ce ne serait pas une démission pour moi.Ce serait tout simplement un choix d’entreprise.Pour l’instant, je continue d’exploiter mon troupeau d’une cinquantaine de têtes.En fait, lait et volaille se complètent bien, en particulier sur le plan de l’amendement des sols.» Alain Talbot a en plus 70 hectares de cultures : blé, orge et foin.Le reste de sa terre de 160 hectares est boisé.Il loue également 32 hectares, qu’il cultive.Actuellement, la ferme offre assez de travail pour occuper Alain et un employé à temps plein.La femme d’Alain, Lyne Nadeau, travaille à l’extérieur et leur fils, Ludger, 12 ans, est encore un peu jeune pour décider de son avenir ! >» LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 Ofitec 3200 Un système de couverture agricole qui a fait ses preuves, par un chef de file à l'échelle mondiale en qui vous pouvez avoir confiance.La solution durable et légère qui a fait ses preuves.Ofitec3200“ est un matériau de couverture polyvalent à base de fibres organiques imprégnées de bitume.Les feuilles souples grand-teint forment une surface tenace qui n'exige pratiquement pas d'entretien et qui est facile à manipuler et à couper.En plus de résister à la pourriture et aux champignons, Ofitec3200" résiste à la plupart des produits chimiques et à la corrosion.Le mélange à base de fibres naturelles peut aussi contribuer à diminuer la condensation et forme une barrière efficace contre la transmission du bruit.Cela crée un espace intérieur au confort accru aidant à garder le bétail tranquille et en bonne santé qui peut éventuellement mener à des augmentations de productivité.0fitec3200u‘ par Of 1C.Le système de couverture que l'on choisit de préférence pour les étables destinées au bétail, aux chevaux, à la volaille, pour les porcheries et les bâtiments de service, du cercle polaire jusqu'à l'équateur.Pour obtenir de plus amples renseignements ou un exposé personnalisé des arguments de vente, contactez : OFIC Limited Téléphone : 519 578-3282 Télécopieur : 519 743-6758 Sans frais : 1-866-821-4570 www.ofidtd.com 55, rue King Ouest 11e étage, Kitchener (Ontario) Canada N2G 4W1 0fitec3200 En:oiircaiiufti Des planches et des clous Comme on dit dans le jargon de la construction, Alain Talbot s’est autocontracté pour ériger son nouveau poulailler.Il a tout planifié et supervisé.C’est lui qui a demandé des devis et engagé le personnel nécessaire.Un an après la construction, il qualifie l’expérience de « préoccupante », mais il affirme qu’il s’y lancerait de nouveau.Le contexte a cependant beaucoup changé.Il souhaitait faire les travaux en 2000.Le certificat d’autorisation environnementale n’ayant été délivré qu’en décembre, il les a reportés au printemps 2001.Les 1200 mètres carrés de quota qu’il avait achetés en 2000 valent aujourd’hui 40 % de plus qu’à l’époque.Les 1000 feuilles de contre-plaqué dont il a eu besoin se vendent maintenant 3,50 $ de plus chacune.Le prix de la tôle a augmenté de 8 à 10 %.Ce fut beaucoup de travail.Ses travaux agricoles printaniers, de même que sa première coupe de foin, en ont souffert.« Néanmoins, je ne regrette rien.Le fait d’avoir géré l’ensemble du projet plutôt que de signer un contrat clé en main m’a permis des économies entre 20 000 $ et 25 000$.» Son nouveau poulailler n’est pas luxueux.Il est moderne et efficace.Le système de ventilation y est particulièrement performant.«Je peux maintenir le même rythme de production durant les grandes chaleurs, dit le producteur, chose quasi impossible dans mes vieux bâtiments.»k BOURSIERS EN INDUSTRIE ANIMALE L'Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQINAC) a remis en février dernier une bourse de 500 $ à Mme Patricia Roy, étudiante à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal.Un peu plus tard, au printemps, l'Association répétait le même geste devant Benoit Michaud, étudiant à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval.LAQINAC, qui regroupe les entreprises s'intéressant à l'alimentation et la santé animale, fait la promotion de la bonne gestion environnementale de la production animale et s'assure du respect des règles visant une alimentation sécuritaire.La remise de bourses aux étudiants vise à encourager la recherche en production animale et à promouvoir l'excellence dans le domaine.NOUVELLE FAUCHEUSE CONDITIONNEUSE 5512 Le deuxième plancher est terminé, et les fermes sont installées.Le casse-tête s'achève.La robuste barre de coupe de la 5512 assure un service de longue durée et ne requiert qu'un minimum de puissance A New Idea • Pivot central • Largeur de coupe de 12' • 8 disques à 2 couteaux • Puissance requise de 85 c.v.t Machi'nes agHcoies P"» d'informations: (819) 379 8551 1 pièces compatibles fax:(819) 379 6912 • www.machinenie.coni 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 srntr, HONDA ÉVÉNEMENT NUMERO Ce printemps est le meilleur moment pour mettre la main sur le VÎT numéro un au Canada.Depuis 30 ans, nous avons construit à l'échelle internationale plus de 4 millions de VTT.Nous avons accumulé une expérience tout simplement imbattable! 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Le pâturage de maïs aux Fermes BLB,ce n'est pas une question de clôture brisée, mais bien une méthode d'alimentation éprouvée et un outil de régie rentable.par Emmanuelle Ares Le maïs est X A Danville, en Estrie, une nouvelle variété de maïs à pâturage vient de faire son apparition aux Fermes BLB.Toute technique permettant àjason Brock et son beau-frère Christopher Liebrecht de gagner du temps de travail relié au troupeau vache-veau les intéresse.Le maïs à pâturage Baldridge Amaizing Graze leur permet de prolonger la saison de pâturage à l’automne et à l’hiver.« Ce que les vaches mangent dans le champ, nous n’avons pas à le récolter, à l’entreposer, et à leur servir.» Par ailleurs, ce maïs consommé à l’automne et en hiver arrive juste à point pour augmenter le poids des veaux et pour améliorer l’état de chair des vaches au sevrage, en plus de fournir l’énergie nécessaire aux vaches en fin de gestation durant les périodes froides de janvier et février.Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste ( eares@lebulletin.com.). aux vaches Les deux jeunes éleveurs sont diplômés, le premier en agriculture du collège John Abbott et le second en ingénierie agricole du campus Macdonald de l’Université McGill.Ils exploitent depuis quelques années une ferme bovine qui compte maintenant un troupeau de 125 vaches, en plus de s’occuper d’une érablière de 5000 entailles et de faire de la coupe de bois et des arrosages à forfait.« Le rendement du maïs Amaizing Graze a été de 18 tonnes de matière sèche à l’acre (40 t/ha), associé à un taux de protéine de 10,8 %, signale Jason Brock.Les vaches ont utilisé durant 40 jours une parcelle de 5 acres (2 ha) comme pacage.J’estime que la même parcelle m’aurait fourni 50 jours d’ensilage, desquels il faut soustraire les pertes à la récolte et à l’entreposage.Je ne crois vraiment pas que les 10 jours d’alimentation en plus en ensilage justifient les coûts de récolte et de distribution des fourrages.» Le Baldridge Amaizing Graze (jeu de mots anglais qui signifie « maïs extraordinaire à pâturage » tout en faisant référence à un hymne religieux signifiant « grâce extraordinaire ») a été élaboré par la compagnie Baldridge Hybrids, de Cherry Forks en Ohio.Les Fermes BLB le distribuent maintenant au Québec.> » Jason Brock pose devant des plants de maïs ensilage de différentes variétés.À droite, la variété Baldridge Amaizing Graze.Les vaches s'y donnent à cœur joie.On n'a pas à leur montrer le chemin ni comment procéder.« Ce que les vaches mangent au champ, nous n'avons pas à le récolter, ni l'entreposer ou le distribuer », souligne Jason Brock.: FERMES BLB m ' » POUR SUIVRE NOS TRACES ! L’engagement de votre concessionnaire Caterpillar en agriculture continue de prendre de l’ampleur grâce aux nouvelles gammes de tracteurs, batteuses et outils à loin Les Challenger des séries MT 700 et MT 800, créés et motorisés par Caterpillar, sont les machines les plus avancées sur le marché agricole d’aujourd’hui.Alors, quand votre concessionnaire Caterpillar décide de proposer ces tout nouveaux produits, il le fait dans un but précis : « offrir une gamme complète d’équipement agricole digne du nom de Challenger ».Prenez la nouvelle gamme de tracteurs sur roues, par exemple.Ceux-ci existent en modèles de 25 à 225 chevaux, construits selon les normes de qualité les plus strictes de l’industrie.Ces exigences valent aussi pour les nouvelles batteuses rotatives et faucheuses Challenger.Toutes ces nouvelles machines sont dotées d’une garantie de service technique de haute qualité soutenue par la renommée mondiale du réseau des concessionnaires Caterpillar — le plus compétent et responsable dans le domaine.Pour plus d’information sur la nouvelle gamme de produits Challenger, visitez votre concessionnaire Caterpillar le plus proche ou notre site Web à l’adresse suivante : www.agcocorp.com. Le Amaizing Graze est une variété de 2800 UTM ( 100 jours à maturité) sélectionnée expressément en fonction du pâturage et de sa capacité de tallage.Comparativement aux variétés de maïs habituelles, la tige contient 200 % plus de sucre, et le plant présente 15 % plus de fibres digestibles, 35 % plus de protéine, et 50 % plus de feuilles.« L’Amaizing Graze a donné 14 feuilles au-dessus de l’épi, note Jason Brock.De plus, nous n’avons relevé aucun problème de moisissure.L’épi reste une quantité négligeable par rapport à l’ensemble du plant que les vaches consomment.De toute façon, les vaches de boucherie sont assez rustiques.» Les analyses ont démontré un taux de protéine et une énergie qui situent ce maïs à pâturage entre le foin sec et les balles enrobées, estiment les jeunes éleveurs.L’épi apporte de l’énergie, mais la fibre reste longue.« Cet automne, nous laissions 40 vaches et 20 veaux dans des parcelles de 200 pieds sur 100 pieds (60 mètres sur 30 mètres) durant trois jours, mentionne Christopher Liebrecht.C’est la durée qui semble la plus appropriée pour limiter le gaspillage et conserver une bonne qualité de ration.Les soins aux animaux demandent 30 minutes par jour : en utilisant le pâturage de maïs, je n’ai qu’à déplacer la broche, ce qui ne prend qu’un quart d’heure aux trois jours.» Le pâturage doit se faire sur sol sec pour limiter les pertes, mais les résidus laissés au sol par les animaux en améliorent la portance.Jim Wiese, éleveur à Westlock au nord de l’Alberta, cultive cette variété depuis 1997.C’est après avoir vu un reportage sur sa ferme que MM.Brock et Liebrecht ont LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 Nous avons visité la parcelle, après la paissance d'automne et de janvier.Les vaches ont fait tout un ménage : il y a très peu de résidus.communiqué avec lui afin de mieux en connaître le potentiel en conditions nordiques.M.Wiese n’y voit que des avantages.« Les vaches font la récolte elles-mêmes, la période de pâturage est prolongée même s’il y a une couverture de neige importante, le fumier est réparti à petite dose également dans les champs, et le maïs debout protège les animaux contre le vent.» Il estime que chaque kilo de matière sèche produit lui a coûté 0,022 $ (0,01 $ la livre), ou 0,40 $ par jour de pâturage.Baldridge Hybrids effectue des tests depuis plusieurs années afin de bien évaluer la surface nécessaire pour Le champ ensemencé est subdivisé en parcelles de 100 pieds sur 200 pieds (30 m sur 60mjaux troisjours.il suffit de faire une trace avec un tracteur, puis de déplacer la clôture électrique au bon endroit.Le champ de cinq acres en paissance à l'automne 2001 PHOTO : FERMES BLB PHOTO : FERMES BLB Panther à usage etenau Serie Viper Panther à usage réduit Ultra Tape Isolateur Fault Finder POUR UN SYSTÈME DE CLOTURE EFFICACE ET FIABLE, RECHERCHEZ LES PRODUITS Pour plus d'information sur la gamme de produits Speedrite, visitez votre concessionnaire le plus proche ou communiquez avec nous ! à peedrît iiiwi UKAL S.A.DIVISION Téléphone : (450) 796-1414 poste 221 ou 1 800 665-8389 7525, rue Pion Télécopieur : (450) 796-1415 Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 8B1 Courriel : info@agri-spec.com alimenter les troupeaux de vaches.Le calcul est simple et adaptable à chaque ferme.Pour connaître le nombre d’acres à semer, on utilise la formule suivante : (Nombre de vaches X poids moyen (lb) X 0,025 X Nombre de jours au pâturage) -e- (12 000 1b de MS I disponible estimées/acre) Par exemple, vous voulez envoyer I 50 vaches de 8001b durant 60 jours Il en pâturage : (50 vaches X 800 1b = 40 000 lb X 0,025 = 1000 lb MS/j X 60 j = 60 000 lb MS) 4- (12 000 lb MS par I acre)= 5 acres I Vous pouvez adapter la formule I au poids de vos animaux, et la consommation journalière estimée suivra.Vous pouvez aussi modifier le rendement en MS disponible à l’acre après avoir effectué quelques essais.On situe les pertes entre 15 et 20 %, ce qui est peu comparativement aux 30 % prévus dans un pâturage de foin.Jim Wiese a observé quant à lui une moyenne sur 4 ans de 300 jours de pâturage/acre.Bref, Jason Brock et Christopher Liebrecht sont plus qu’enchantés d’allonger leur saison de pâturage grâce au Baldridge Amaizing Graze.« C’est la première année qu’il nous reste du foin au début avril, s’enthousiasment les deux éleveurs.Nous sommes heureusement surpris des résultats.Nous avons ensemencé plus de 20 acres en maïs à pâturage cette année.» Délaissant les mangeoires pleines de bon foin, les vaches se ruent littéralement dans les parcelles.Elles grattent sous la neige pour trouver des grains oubliés lors des passages précédents.Les deux éleveurs tiennent cependant à souligner l’importance de semer tôt et dans de bonnes conditions pour atteindre un bon rendement et une maturité suffisante avant l’arrivée des gels mortels.Cependant, comme le mentionne Alain Gagnon, conseiller en production bovine et environnement au MAPAQ de l’Estrie, il est impensable, au Québec, de faire pâturer les animaux à longueur d’année même en introduisant des pâturages d’automne ou d’hiver.À certaines périodes de l’année, le sol est trop humide ou les rendements, insuffisants.Par conséquent, hors des périodes de paissance, il faut garder les animaux dans un bâtiment, une cour d’exercice ou un enclos d’hivernage conformément aux lois sur environnement, re Vu de près, le terrain n'est pas endommagé par le piétinement des animaux et les bouses, très rares, sont bien réparties sur toute la surface du champ.Christopher Liebrecht et Jason Brock, deux beaux-frères, sont diplômés en agriculture et exploitent une ferme bovine de 125 vaches à Danville.(26) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 La formation d'un seul groupe de vaches réduit le temps de préparation de la ration, mais gonfle le coût de l'alimentation de façon importante.La RTM s'appuie sur d'excellents principes.Cependant, leur application ne va pas de soi.Revue des facteurs clés de réussite.eone pratique La ration totale mélangée continue de marquer des points.Dans son tapport annuel de l’année 2001, le PATLQ indique que 17,2 % des troupeaux laitiers inscrits à son service de régie utilisent ce système.Il y a cinq ans, ils n’étaient que 5,5 % (voir le tableau 1 à la page 29).Parmi les facteurs qui incitent les producteurs à adopter la RTM, un prédomine : chaque bouchée consommée par l’animal est complète et équilibrée.Cela permet d’espérer que l’animal soit plus productif et en meilleure santé.L’agronome Alain Fournier sert néanmoins une mise en garde.« La RTM n’est pas un système si évident que ça à implanter correctement, dit ce conseiller en productions laitière et bovine du André Piette, agronome, est journaliste agricole ( apiette@globetroccer.netj.bureau régional du MAPAQ à Nicoler.C’est bien beau en théorie, mais en pratique, il y a plusieurs problématiques.» Ainsi, l’adoption de la RTM entraîne souvent une baisse du lait fourrager et, par conséquent, une hausse du coût de l’alimentation.De plus, il arrive que l’animal puisse faire un tri de la ration, ce qui annule du coup l’avantage principal du système.Heureusement, il existe des solutions.Contrer un déclin du lait fourrager Les statistiques sur l’utilisation de concentrés dans les troupeaux alimentés à la RTM ont de quoi inquiéter.Dans bon nombre d’exploitations, l’adoption de la RTM a pour effet d’en gonfler le coût.C’est ce que confirme une étude réalisée par Alain Fournier à l’aide de la banque de données Agritel pour 1999 chez les troupeaux de plus de 8500 litres de production par vache.Celui-ci a comparé trois systèmes d’alimentation : RTM, DAC (distributeur automatique de concentrés) avec rou-leuse et moulée complète (avec ou sans DAC).La RTM ne permet pas de réaliser des économies au niveau des concentrés.Elle se fait même déclasser par le système DAC+rouleuse (voir le tableau 2).« Certes, les troupeaux à la RTM ont une bonne moyenne de production, mais cela ne justifie pas un tel coût des concentrés, dit le conseiller.Les utilisateurs de la RTM on manifestement un bout à faire sur cet important critère de rentabilité.» L’étude a révélé que les troupeaux à la RTM affichent également une moins bonne performance sur le plan du lait fourrager.Logique ! Cependant, l’agronome se veut encourageant.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 27 À l'aide d'un séparateur, on peut vérifier si les refus ont fait l'objet d'un tri.« Certains producteurs arrivent à maintenir un rapport de lait fourrager élevé, dit-il.» Un seul groupe : coûteux De nombreux témoignages démontrent qu’on peut former un groupe unique sans écoper d’états de chair excessifs, à la condition de posséder un troupeau relativement homogène et très productif (plus de 9000 kilogrammes par an).Le producteur profite de ce fait d’une réduction de travail appréciable.Le groupe de production unique entraîne toutefois un inconvénient sérieux : une hausse importante du coût de l’alimentation.L’agronome Alain Foumier et d’autres conseillers de la région du Centre-du-Québec ont réalisé à ce propos une étude aux résultats éloquents.Ils ont suivi 15 troupeaux alimentés à la RTM.Conclusion : les troupeaux comptant un seul groupe ont un coût d’alimentation d’un dollar l’hectolitre plus élevé que ceux qui en comptent deux.Pour ces entreprises qui disposent d’un quota moyen de 62 kilos/jour, le régime à un groupe se traduit par une hausse totale du coût d’alimentation de 5800 $ par année.De plus, l’économie de main-d’œuvre est loin de compenser cet écart.Les auteurs de l’étude estiment que les producteurs comptant deux groupes doivent travailler 146 heures de plus par année que ceux qui n’en ont qu’un seul.À 10 $ l’heure, cette charge de travail supplémentaire représente 1460 $.Le régime à deux groupes profite donc d’un avantage net de 4350 $.Taille des particules : le test du séparateur Incroyable comme une vache arrive à trier sa ration ! « C’est un combat perpétuel avec l’animal », lance Alain Fournier.Même en utilisant la RTM, le problème peut survenir.Un élément clé à surveiller : la longueur des particules.L’agronome Régent Leduc souligne qu’elles ne doivent être ni trop longues, ni trop courtes.« Si elles sont trop longues, l’animal aura tendance à les écarter pour consommer les particules plus fines, explique le conseiller du centre de services du MAPAQ à Sainte-Martine.Or, les particules longues sont généralement plus fibreuses que le reste de la ration.La ration sera équilibrée en théorie, mais on pourra se retrouver devant les problèmes métaboliques associés à un manque de fibre efficace, par exemple des cas d’aci-dose ou de fourbures.Attention toutefois de tomber dans l’excès contraire et Vous recevez votre prêt de Financement agricole Canada LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 ¦MMnMMHMi 1- ÉVOLUTION DE L'UTILISATION DE LA RTM AU QUÉBEC Nombre total de troupeaux* Troupeaux à la RTM % RTM Nombre de vaches 1996 7443 408 5,5 60,0 1998 6599 535 8,1 59,0 2000 5285 717 13,6 57,3 2001 5192 892 17,2 n/d "Troupeaux inscrits au service de régie du PATLQ 2- COMPARAISON TECHNICO ÉCONOMIQUE DE TROIS MODES D'ALIMENTATION Nombre de vaches Coût des concentrés ($/hl) Frais vétérinaires par vache ($) Intervalle de vêlage (jours) Lait total (litres/an) RTM 63 9,65 155 415 563 863 DAC + rouleuse 50 8,67 138 408 429 484 Moulée commerciale* 39 9,88 144 401 330 204 *Avec ou sans DAC de trop raccourcir les particules, car on manquera là encore de fibre efficace.» L’agronome rappelle qu’il existe un moyen simple de vérifier la longueur des fibres : le test avec séparateur de particules.Celui-ci comprend trois plateaux.Le plateau supérieur est muni de trous de 3/4 pouce.Il devrait retenir de 6 à 10 % de l’échantillon de ration (en poids).Le plateau central est doté de trous de 1/3 pouce et doit bloquer de 30 à 50 % de 1 échantillon.Enfin, le plateau inférieur est censé recevoir de 40 à 60 % de l’échantillon.Le séparateur a une autre utilité.Il permet de vérifier si les animaux font un tri de leur ration.Il suffit d’évaluer les particules d’un échantillon de refus et de comparer les résultats à ceux de la ration initiale.Teneur en matière sèche : le juste milieu La teneur en matière sèche de la ration constitue un autre facteur pouvant influencer ce que l’animal consomme réellement.En effet, l’eau agit comme facteur de liaison entre les particules.La teneur optimale en matière sèche oscille entre 46 et 52 %.« À ce pourcentage, le mélange reste homogène, note l’agronome Marc Coulombe, du centre de services du MAPAQ à Victoriaville.Les particules fines adhèrent aux plus grosses.Si le taux de matière sèche est plus élevé, l’animal réussira à faire une sélection.S’il est trop bas, la consommation de matière sèche baissera.» Un simple vérification permettra de prévenir ce problème.C’est le cas d’ailleurs de la plupart des difficultés que peut soulever la RTM quand on passe de la théorie à la pratique ! te Vous commencez a rembourser Financement agricole Canada Votre projet est achevé Réalisez votre projet d'abord, puis commencez à rembourser le capital emprunté.Une idée simple et intelligente de Financement agricole Canada (anciennement la Société du crédit agricole).L’Enviro-prêt a été conçu pour aider les pro ducteurs de bétail à améliorer leur structure de traitement du fumier.Pour en savoir plus sur l'Enviro-prêt et comment il peut vous aider, veuillez composer le 1 877 332-3301 Financement agricole Canada L'agriculture.notre raison d'être Canada LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 29 LIRE DANS NOTRE PROCHAIN NUM¨¦RO MACHINES DE R¨¦COLTES co L'abc de la version 2002 des ces meilleures P Al amies du producteur COWGIRL PATTI En plus de g¨¦rer seule un ¨¦levage de 150 vaches ¨¤ l'ouest de Calgary, Patti Scott fait partie des RancHERS, un quatuor f¨¦minin form¨¦ pour promouvoir le b?uf de l'Alberta.Profession : ____________________________________________________________ Adresse : _______________________________________________________________ Ville : Province : ____________________________________________________ Code postal : T¨¦l¨¦phone : ____________________________________________ Dur¨¦e de l¡¯abonnement: ¡õ un an ¡õ deux ans ¡õ trois ans _l ch¨¨que ci-joint ¡õ envoyez-moi la facture ¡õ VISA ¡õ MASTERCARD N¡ã de carte : Date d¡¯expiration :____________________________Signature ________________ ENGRANGE Il cultive 1600 hectares, mais n'en poss¨¨de que 160.Le reste, il le rep¨¨re, le loue 10 ans et le valorise.O¨´ s'arr¨ºtera donc le jeune producteur Steven Lagrange ?ABONNEZ-VOUS SANS TARDER ! des agriculteurs Nom : _____ Bon d'abonnement JUIN 2002 Le Bulletin des agriculteurs a/s Johanne Bazinet 1001, boulevard De Maisonneuve O.Montr¨¦al (Qu¨¦bec) H3A 3E1 T¨¦l¨¦phone : 1 800 665-5372 R¨¦gion de Montr¨¦al : (514) 333-9145 T¨¦l¨¦copieur : (514) 333-9795 Courriel : info@lebulletin.com Site internet : www.lebulletin.com TARIF D'ABONNEMENTS 1 ! ' ^504 UNE MACHINE INTELLIGENTE POUR UNE M RENTABILITE Le mélangeur RTM stationnaire ROVIBEC permet de mélanger toutes sortes d'ingrédients et de conserver l'efficacité nutritive de la fibre.PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES : • Capacité de 170 à 442 pieds cubes • Processeur de fibre (en option) permettant un contrôle de la longueur de coupe de foin • Disponible en acier inoxydable • Système de mélange à palmes angulaires Hoviùêc alimente vos profits 591, route 259, Sainte-Monique (Québec) )0G 1N0 Tél.: (819) 289-2260 Téléc.: (819) 289-2203 www.rovibec.com Le DEC RTM 3000 est le système de préparation et de distribution des aliments pour bovin laitier le plus perfectionné au monde.En effet, aucune machine n'offre la possibilité de : • Préparer et distribuer les aliments sans l'intervention d'un usager • Distribuer des rations précises et individuelles aux animaux choisis PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES : Conçu pour durer Alimenter les animaux plusieurs fois par jour, de façon individuelle ou en groupe Posséder un système de contrôle électronique fiable qui est équipé d'une console de programmation portative et interactive facile à utiliser Schering-Plough Santé Animale Oh/Wl (> BCMT AINU CANADA INC.M+Pac 001 01F JA SCH-1040 Quand Mycoplasma fait rage Les porcs vaccinés avec M+Pac1 ont été plus nombreux que ceux qui avaient reçu d'autres vaccins (p> Consommation journalière (g/jour) Poids final (g) Indice de consommation (g de gain/moulée consommée) Température ambiante (°C) _ .y lumineux devraient privilégier l'éclaitpge en fin de journée, de nuit et tôt le matin.- - , „ |1 EFFET DE LA CHALEUR SUR LA CROISSANCE DES POULETS À GRILLER ENTRE DEUX ET QUATRE SEMAINES D'ÂGE Ghislaine Roch, agronome, est consultante en nutrition animale.Paul Boisclair est technicien en production animale.Adapté de Mitchell et Goddard, 1990 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 ; 39 Vblaillia L’été, la température reste un facteur déterminant, surtout dans les derniers jours d’élevage (voir les tableaux 1 et 2).Une température trop élevée provoque une hausse de la mortalité.De l'eau, S.V.P.L’eau servant aux poulets à se refroidir, ceux-ci peuvent consommer de deux à trois fois plus d’eau en période de stress thermique qu’en hiver.L’été, le système de distribution d’eau doit absolument fonctionner correctement et livrer une eau de qualité et en quantité suffisante.Un nombre d’abreuvoirs adéquats et fonctionnels est non seulement nécessaire, mais primordial.Lorsque la température du poulailler augmente, les poulets respirent plus rapidement et gardent le bec ouvert afin d’éliminer l’excès de chaleur.On estime que 80 % de la perte de chaleur s’effectue par ce mécanisme.L’augmentation de la consommation d’eau par l’ajout d’électrolytes (chlorure de potassium, bicarbonate de sodium, sel, etc.), de vitamine C ou d’acide citrique améliore la résistance des poulets (voir le tableau 3).Lorsqu’il fait chaud chez nous, il y a quand même durant la nuit un rafraîchissement des températures qui permet aux poulets de se refroidir et de récupérer.C’est pour cette raison que l’on modifie peu la composition des moulées, en période estivale.Certaines stratégies peuvent toutefois aider les poulets à donner un bon rendement malgré la canicule.Concentrer l'alimentation Les poulets sont programmés pour consommer de grandes quantités de moulée afin de répondre à leur besoin de croissance.Toutefois, la consommation quotidienne est fortement influencée par la température ambiante.Chez des poulets de plus de trois semaines, on peut considérer qu’elle diminuera de 3 % par degré d’augmentation de la température entre 19 et 29 "C.Au-delà de 30 "C, cette diminution peut atteindre plus de 5 % par degré.TEMPÉRATURE DE CONFORT DES OISEAUX SELON L'ÂGE (°c) Age des oiseaux (jours) 1 14 28 42 Température (°C) 30 à 32 28 25 17 à 21 Bj EFFET D'AJOUT DE VITAMINE C EN FIN D'ÉLEVAGE, EN PÉRIODE Dl (TEMPÉRATURE >35 L L'EAU DE BOISSON : STRESS THERMIQUE >°C) Poids Mortalité Contrôle 100% 100% Vitamine C (1000 ppm) 103,6 33% Adapté de Farr, 7 988 Pour atténuer les pertes de performance dues à la baisse de consommation, on peut concentrer les nutriments dans les moulées pour permettre au poulet de recevoir quotidiennement ce dont il a besoin.Sur le plan énergétique, on favorisera le recours aux graisses animales ou végétales : pour un apport calorique similaire, elles entraînent moins de production de chaleur durant la digestion.La diminution du taux de protéine et le recours aux acides aminés de synthèse peuvent aussi faciliter la digestion des aliments.Les rations d’été doivent procurer des taux d’acides aminés, de minéraux et de vitamines plus grands par kilogramme, pour soutenir le rythme de production et fournir tout ce dont le poulet a besoin quotidiennement.Toutefois, en période de canicule, la gestion de l’alimentation joue un rôle beaucoup plus important que sa composition pour contrer l’effet de la chaleur sur les performances des oiseaux.Modifier les heures des repas Chez le poulet, il survient une production de chaleur accrue dans les trois à cinq heures suivant le repas.L’été, il est important de favoriser la consommation alimentaire durant les périodes de la journée où la chaleur est moindre.Ceux qui utilisent des programmes lumineux devraient privilégier l’éclairage en fin de journée, de nuit et tôt le matin.Il est judicieux de garder les poulets dans l’obscurité entre 9 et 17 heures.L’obscurité réduira leur activité durant les périodes où la chaleur sera la plus élevée.Pour favoriser la consommation alimentaire, on peut recourir à des programmes lumineux intermittents : entre 18 h et 8 h, il y a alternance entre une heure de lumière à faible intensité (5 lux) et deux heures d’obscurité.Durant la journée (de 9 à 17 h), l’aliment est retiré, et les lumières sont éteintes.Après quatre heures d’obscurité, on accorde une heure de lumière afin que les poulets puissent aller boire.La lumière est alors rétablie graduellement et à faible intensité, afin d’éviter l’entassement et les bousculades.Cette pratique a du succès si l’espace autour des mangeoires est suffisant puisque, durant un stress thermique, de 80 à 90 % de la moulée est consommée le soir, la nuit ou tôt le matin.La distribution des aliments peut aussi aider les poulets à résister à la chaleur.Différents programmes ont été expérimentés dans plusieurs régions du monde aux prises avec des températures élevées.La restriction alimentaire à l’aide de programmes lumineux ou une restriction volontaire visant à éviter la consommation en période de chaleur intense a des répercussions sur les performances zootechniques, te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 premier mian En mars dernier s'est tenu à Toronto un colloque sur les robots de traite.Au programme de cet événement d'envergure figuraient des conférenciers d'Amérique du Nord et d'Europe.L'ingénieur Marcel Dussault y était.Il a présenté au dernier Symposium laitier une conférence où il décrivait les divers modèles de robots sur le marché canadien et les technologies utilisées par ces derniers.Notre journaliste André Piette fait avec lui un bilan du colloque.par André Piette Le Bulletin : À combien évalue-t-on la capacité des robots ?M.Dussault : Les données à ce propos % sont encore relativement imprécises.En £ se basant sur les données des fabricants, | Jack Rodenburg, du ministère de André Piette, agronome, est journaliste agricole (apiette@globetrotcev.net).l’Agriculture de l’Ontario, a situé la capacité des robots à stalle simple de 55 à 65 vaches ou entre 150 à 200 traites par jour.Par contre, quand nous avons préparé notre conférence au Symposium laitier, les vérifications que nous avons faites auprès des mêmes fabricants nous ont amenés à des résultats sensiblement différents, soit de 50 à 70 vaches ou de 150 à 180 traites par jour.Chose certaine, l’éleveur n’a pas intérêt à surestimer la capacité de son robot.Une surévaluation peut en effet avoir des conséquences très néfastes.Les observations et recherches récentes abondent dans ce sens.Par exemple, il y a plus d’animaux à aller chercher, moins de traites par vache par jour, parfois même moins de prise alimentaire et une réduction de la production laitière.Dans une étude réalisée en Allemagne auprès de gros troupeaux (de 140 à 290 vaches), on a constaté que la fréquence de traite et la production par vache commençaient à baisser au-delà de 42 vaches par robot à stalle unique.Sous ce seuil de 42 vaches, la fréquence moyenne était de 2,89 traites par jour.Il faut garder à l’esprit que la capacité LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 Lata Marque Endroit Nombre de robots et de fermes Lely Ontario 27 sur 16 fermes Québec 23 sur 13 fermes Pennsylvanie 3 Wisconsin 3 Délavai Québec 5 sur 4 fermes Boumatic Ontario 2 sur 1 ferme AMS Liberty Ontario 1 robot 4 places sur 1 ferme Nouvelle-Écosse 1 robot 4 places sur 1 ferme d’un robot dépend de plusieurs facteurs, particulièrement de la vitesse de traite de chaque vache et de sa production laitière.Jack Rodenburg a suivi 10 exploitations d’Ontario durant trois jours.Il a noté des variations importantes d’une à l’autre, même si elles utilisent toutes le même modèle de robot.Il signale aussi que la qualité de la gestion effectuée par l’éleveur constitue un autre facteur important, mais difficile à quantifier.Le Bulletin : L'adoption du robot a-t-elle une incidence quantitative et qualitative sur le lait ?M.Dussault : Selon le chercheur français Pierre Billon, après deux ans d’utilisation, le robot génère en France une augmentation moyenne de la production laitière de l'ordre de 3 à 9 %.Pour ce qui est de la qualité du lait, en Ontario, la qualité du lait recueilli par les robots demeure acceptable.On ne signale pas de pénalités dues à un comptage bactérien ou leucocytaire excessif ou à une teneur excessive en eau.Il y a cependant place à l’amélioration.En France, on observe que l’agriculteur qui avait des problèmes de qualité avant l’adoption du robot a toujours ces difficultés qui, même, s’accroissent.Le Bulletin : Selon les statistiques, quelle proportion de vaches ne peuvent ou ne veulent pas se faire traire par le robot ?M.Dussault : Jack Rodenburg a étudié 10 exploitations équipées de robots de traite.Il mentionne que, en moyenne, 19 % des vaches ne venaient pas volontairement se faire traire ou exigeaient une intervention de l’éleveur.Cette proportion varie énormément d’un troupeau à l’autre.Dans le pire troupeau, c’était 51 % des vaches.Dans le meilleur, seulement 7 %.Ces statistiques concordent avec ce que d’autres expériences ont démontré.Les principaux facteurs de traite non volontaire sont la conformation des trayons (environ 6 %) et les vaches pares- seuses ou indépendantes (environ 19 %).Eh oui, il y a des vaches qui ne veulent rien savoir du robot ! Par ailleurs, dans l’étude de Rodenburg, certains éleveurs n’avaient pas éliminé toutes les vaches qui devaient l’être à cause d’une mauvaise conformation des trayons.Le Bulletin : Les propriétaires de robot réforment-ils une proportion importante des vaches ?M.Dussault : En Europe, on parle de 5 à 10 % du troupeau.Les producteurs qui ont deux systèmes de traite, qui conservent par exemple une érable à traite manuelle tout en ayant une érable avec robot, semblent éprouver moins de problèmes puisque dès qu’une vache fait problème avec le robot, ils la renvoient dans l’ancienne érable.Le Bulletin : Comment s’assurer d’une circulation d’animaux adéquate ?M.Dussault : La circulation des vaches représente un défi réel.Rodenburg a estimé que, dans les érables sans barrières antiretour, les vaches passent par le robot 3,4 fois par jour et se font traire 2,36 fois.En présence de ces barrières antiretour, les statistiques sont légèrement plus élevées.Ces barrières obligent les vaches à passer par le robot pour aller manger.Le même chercheur affirme que les barrières antiretour sont préférables durant les premiers mois.Sans elles, le producteur doit aller chercher une proportion importante de vaches.Cependant, ces barrières ont un effet pervers : elles peuvent entraîner une baisse de la consommation INSTALLATIONS LAITIERES ROBOTISEES EN AMÉRIQUE DU NORD 42 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 Comment prévenir la mammite à coliformes Discutez avec votre vétérinaire des façons de prévenir la mammite à coliformes.Voici quelques mesures préventives : Environnement propre et sec • Vaccination contre les coliformes, au tarissement Gestion de l'alimentation des vaches en transition ' Méthode et équipement de traite appropriés • Abreuver et alimenter après la traite afin d'inciter les vaches à rester debout Le saviez-vous ?La bactérie E.coli, la principale cause de la mammite à coliformes, se multiplie rapidement.«Dans un environnement théoriquement parfait», affirme le DrTiemann, «une bactérie E.coli peut se multiplier et atteindre une masse dépassant la masse de la planète en moins de 24 heures.Heureusement, elles manquent de ressources avant d’en arriver là.Mais cet exemple illustre bien la menace que représente cette redoutable bactérie».Mammite à coliformes : une maladie foudroyante I ’ L>c industrie laitière a fait de grands progrès dans la lutte contre la propagation de la mammite contagieuse.Malgré son avancement, voici qu’un nouveau danger menace : la mammite à coliformes.Cette maladie peut rapidement prendre une forme clinique très sévère pouvant causer la mort de l’animal ou la perte d’un quartier, forçant ainsi une mise à la réforme précoce.L’entretien de l’équipement, les bains de trayons et les traitements intramammaires au tarissement ne préviennent pas adéquatement la mammite à coliformes, contrairement à la mammite contagieuse.«Les bactéries associées à la mammite à coliformes sont différentes de celles de la mammite contagieuse», explique le Dr Martin Tiemann, DMV, Merial Canada.«Escherichia coli est la bactérie la plus fréquemment incriminée dans les cas de mammite à coliformes, mais il existe d’autres agents pathogènes importants».Cette «forme environnementale» de mammite frappe habituellement les vaches les plus productives, et ce, au tout début de leur période de lactation», affirme-t-il.Les vaches sont encore plus vulnérables dans les troupeaux où les comptes somatiques sont inférieurs à 200 000 cellules par millilitre, quantité détectée à l’état de trace seulement, dans le cadre du test californien de dépistage des mammites.Un trayon non protégé représente un milieu idéal pour les bactéries coliformes, lesquelles peuvent se multiplier à un rythme exponentiel si les producteurs ne ripostent pas à l’aide d'un traitement efficace.Voici les principaux signes cliniques : • Fièvre allant jusqu’à 40 °C (104 ° F) • Chaleur, rougeur et enflure au niveau du pis • Diminution soudaine de la production laitière • Inappétence • Déshydratation • Diarrhée Selon les explications du Dr Tiemann, les dommages causés par les bactéries coliformes sont attribuables aux endotoxines, un sous-produit chimique du cycle de vie des coliformes, qui tuent les cellules tissulaires et les leucocytes avoisinants.Les antibiotiques ne sont d’aucun secours, puisqu’ils ne font que tuer les bactéries coliformes et libérer encore plus d’endotoxines.Il vaut donc mieux aider les vaches à acquérir une solide immunité contre cette maladie et l’endotoxémie qui s’ensuit.«L’administration du vaccin J-VAC4 permet de protéger les vaches contre les endotoxines des bactéries coliformes, ce qui entraîne une diminution des décès et des réformes, augmente la production laitière et réduit les coûts liés aux interventions médicales.1 Chaque cas de mammite clinique à coliformes constitue un bond en arrière qui s’avère très coûteux pour le producteur», précise le Dr Tiemann.La vaccination permet de combattre les agents pathogènes et les endotoxines au niveau du pis, ce qui accélère la guérison.2 «Vous pouvez recouvrer les frais liés à la vaccination de l’ensemble de votre troupeau à l’aide de J-VAC, une bactérine-anatoxine, si vous réussissez à prévenir un seul cas clinique au sein d’un troupeau de 100 vaches.1 En outre, puisque le taux d’incidence varie entre 15 et 20 pour cent chez certains troupeaux ayant un faible compte de cellules somatiques, nous incitons les producteurs à avoir une attitude préventive plutôt que passive pour ainsi éviter de perdre une vache’».Le Dr Tiemann incite donc les producteurs à opter pour un protocole incluant J-VAC lors de la période de transition.Administrer la première dose 2 mois avant le vêlage prévu, ensuite vacciner de nouveau deux à trois semaines avant le vêlage, vérifier le pis, évaluer l’état de chair et l’alimentation et préparer la vache pour la lactation.J-VAC peut également être administré à l’ensemble du troupeau.Protocole fiable qui ne requiert que deux doses J-VAC, une bactérine-anatoxine inactivée, est le seul vaccin à deux doses offrant une protection contre la mammite à coliformes attribuable à E.coli et contre l'endotoxémie causée par E.coli et Salmonella typhimurium.La vaccination peut réduire jusqu’à 80 % le nombre de cas cliniques de mammite à coliformes.Ce vaccin peut aussi aider à prévenir la dégénérescence d'une infection intramammaire en une mammite clinique.Le vaccin J-VAC peut être administré par voie intramusculaire ou sous-cutanée, et ce, peu importe le stade de lactation, sans qu’aucune période de retrait du lait ne soit nécessaire.Consultez votre vétérinaire au sujet des protocoles destinés aux vaches taries et aux troupeaux en entier.M6RIAL 1.F.J.DeGraves, DMV et J.Fettrow, DMV., MBA., Partial Budget analysis of vaccinating dairy cattle against coliform mastitis with an Escherichia coli J5 vaccine, JAVMA Vol.199, 1991.2.Tomita, G.M., and Nickerson, S.C., Proceed of 2nd International Symposium on Mastitis and Milk Quality, (sept.2001), A comparison of two commercially available Escherichia coli J5 Vaccines against E.Coli Intramammary Challenge: 34-38.3.Radostits, O.Blood, D.et Gay C .Veterinary Medicine: A Textbook of The Diseases of Cattle, Sheep, Pigs, Goats and Horses.8* édition.Londres, Angleterre : Ballière Tindall, 1994, 584-594.®J-VAC et le logo TÊTE DE BOVIN sont des marques déposées de Merial.©Merial Canada, 2002.JVAC-02-5053-JA-ADV-VF Lam alimentaire, d’où une diminution de la production laitière.Certaines vaches vont toujours refuser de passer par le robot, quitte à se priver d’aliments.Il y aura toujours des situations où il faudra utiliser des barrières antiretour.Rappelons que, dans une érable avec salle de traite, les vaches se rendent normalement à la mangeoire 12 fois par jour.Les études indiquent que la composition de la RTM influence le nombre de visites au robot et à la mangeoire.L’augmentation de la teneur en concentrés et en énergie de la RTM semble faire augmenter le nombre de vaches paresseuses et le nombre de traites non volontaires.Contrairement à ce que l’on peut penser, lorsque la teneur en protéines de la RTM est élevée, le nombre de vaches paresseuses et de traites non volontaires L'économie de temps reliée au robot n,est pas aussi forte que ne laissaient l'espérer les calculs théoriques.tend à diminuer.On suppose que cette situation limite l’acidose ruminale.Le Bulletin : Les alarmes sont-elles fréquentes ?M.Dussault : Au colloque, il y a eu quatre témoignages de producteurs à ce propos.Ceux-ci disent qu’une fois le système rodé, le beeper ne sonne pas souvent et qu’ils finissent par connaître les Pour vous aider à réaliser la meilleure récolte ! Choix de faucheuses Mometiu i> l'hibocleau Distribué par FELM Les spécialistes en récolte de fourrage TS 425 T Hydro avec 12 bras L'andaineur traîné à grand rendement Pour recevoir des informations supplémentaires s'adresser à : 1720, boul.de la Rive-Sud, C.P, 2100 Saint-Romuald (Québec) Canada G6W 5M3 Téléphone : (418) 839-4127 Télécopieur : (418) 839-3923 morneau-ventes@morneau-tti.com •‘jaggy- ¦ trainees ou portées 44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 problèmes les plus fréquents et la façon de les régler, en urgence ou non.En Europe, on parle d’une alarme aux deux semaines.Le Bulletin : Qu ’en est-il de la rentabilité des robots ?M.Dussault : Des chercheurs de l’Université de l’État de Pennsylvanie ont réalisé une étude sur la rentabilité des robots.Ils ont conclu que les robots seraient avantageux s’ils se vendaient 125 000 $ US, ce qui est moins élevé que leur prix actuel au Québec.Mais attention : ils signalent aussi que les robots ne peuvent présenter un avantage économique que dans les petits troupeaux, soit ceux de moins de 120 vaches, et seulement dans certaines conditions.La rentabilité de l’investissement dépend notamment du coût des autres types d’équipement de traite et de celui de la main-d’œuvre.Par ailleurs, au dernier symposium laitier, le chercheur Doris Pellerin, de l’Université Laval, concluait que les robots sont trop chers.Le Bulletin : Le robot de traite procure-t-il une économie de temps appréciable ?M.Dussault : L’économie de temps n’est pas aussi forte que ne laissaient l’espérer les calculs théoriques.Le chercheur Pierre Billon dit qu’un robot à stalle unique permet une économie de temps qui varie entre 500 et 900 heures par année.Une étude américaine parle plutôt de une à deux heures par jour.L’éleveur vit chaque jour trois périodes intenses d’activité autour du robot, chacune durant de 20 à 25 minutes.On parle d’amener des vaches au robot, de faire faire des traites, de nettoyer le robot et ses environs et de lire et analyser les données de l’ordinateur.De l’ouvrage, il en reste pour l’éleveur.De plus, la conduite d’élevage avec robot est différente.Le Bulletin : En somme, la traite robotisée a encore pas mal de progrès à réaliser.M.Dussault : On est loin de pouvoir dire que tout va bien.Ceux qui adoptent cette technologie et qui veulent obtenir une productivité maximale de leur troupeau le paieront manifestement de leur temps, car ils devront suivre leurs vaches de très près.Les utilisateurs doivent aussi se fixer des attentes réalistes, que ce soit quant à la capacité du robot ou aux économies de main-d’œuvre.Sinon, leur déception risque d’être aussi grande que leurs attentes, te 2 ^ 0" .0; DISVAP III DISVAP IV DISVAP V DISVAP PYR • Pour bovins laitiers et de boucherie • Pulvérisation insecticide des bâtiments de la ferme ¦ Pour porcs, chevaux et bétail ¦ Pulvérisation insecticide des bâtiments de la ferme > Pulvérisation insecticide murale à base aqueuse ¦ Pulvérisation insecticide des bâtiments de la ferme FAITES DISVAP est une famille de produits insecticides à vaporiser, à pulvériser et à verser.Contrôle des moucherons, mouches domestiques, mouches des cornes, mouches piquantes des étables, taons et moustiques.Pour le bétail et les bâtiments de ferme.MOUCHE! Diversité, efficacité et résultats à tous coups Vétoquinol Consultez notre Guide de lutte contre les insectes 1 800 363-1700* www.vetoquinol.ca LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 45 GrandesfiflfTfTTSa esprit critique, ouvert à toutes les # pratiques Jean-Claude Collet s'applique à perfectionner ses pratiques culturales afin d'améliorer l'efficacité de sa ferme.Pour lui, efficacité va de pair avec respect de l'environnement.par Martine Giguère Originaire de Suisse ,Jean-Claude Collet vient s’établir à Saint-Denis-sur-Richelieu à l’automne 1996.«J’étais à la recherche de grands espaces et de liberté, raconte le producteur.Oui, oui, le vrai cliché européen ! » À peine arrivé, Jean-Claude Collet assiste à un cours au MAPAQ de Saint-Bruno-de-Montarville sur la réduction de doses d’herbicides.«Je n’avais pas encore vécu une saison de culture au Québec.Il était plus prudent de cultiver simplement et de me familiariser avec l’agriculture d’ici », relate le producteur.Lors de cette rencontre, un groupe de producteurs parle de fonder un club agroenvironnemental, Jean-Claude Collet y adhère.En plus de devenir membre du club Consersol Vert Cher, il se joint au syndicat de gestion de sa région, maintenant regroupé sous Pro-Gestion.Martine Gigtère, agronome, est journaliste (mgiguere@lebulletin.com).46 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 DE GRANDS CHANGEMENTS En plus d’avoir des rêves, Jean-Claude Collet ne se retrouvait plus dans le système agricole suisse.La Suisse a modifié ses programmes de soutien aux producteurs pour répondre aux exigences de l’OMC.Au lieu de soutenir les prix, le pays verse des paiements directs au producteur.Pour les obtenir, le producteur est tenu de respecter des pratiques environnementales strictes.« L’idée de base est bonne », soutient M.Collet.Par contre, l’application de la réglementation est contradictoire.En fait, le producteur doit accumuler des points pour recevoir ces paiements : un engrais vert vaut X points, une bande enherbée X points, etc.« Le pointage final l’emporte souvent sur la logique », résume le producteur.Un autre volet de cette réglementation établit une norme « azote » qui autorise un maximum de 150 kg/hectare peu importe la culture.Le suivi de l’application de la réglementation requiert beaucoup de main-d’œuvre.Ainsi, des producteurs agricoles se transforment en contrôleurs et visitent les entreprises d’autres régions pour y noter les pratiques culturaies.« En fait, toute réglementation ou tout programme de soutien a ses contradictions, souligne le producteur.Ici, par exemple, l’ASRA ou même le Règlement sur la réduction de la pollution d’origine agricole sont une des causes du déboisement.» Est-ce que l’on déboise pour épandre du lisier ?Est-ce que l’on Implante du maïs sur des sols fraîchement défrichés parce qu’il est stabilisé ?Est-ce que l’on déboise parce que le prix des terres est trop élevé ?Qu’on le veuille ou non, le phénomène suscite des questions.Questions de rotation ! Dès sa deuxième saison de culture, Jean-Claude Collet signe un contrat de production de pois de conserverie.« Depuis 15 ans, on n’avait cultivé que du maïs dans mes champs.Je devais introduire d’autres cultures », précise-t-il.Au départ, le concept de rotation le fait sourire.« Ici, on dit faire une rotation quand on introduit du soya une année sur trois.En Suisse, sur 19 hectares, je cultivais du blé, de l’orge, du colza, des pommes de terre et de la betterave sucrière ! » La rotation et la diversification sont des éléments clés en grande culture.Il faut diversifier les risques tant agronomiques que financiers, et surtout éviter de mettre tous ses œufs dans le même Jean-Claude Collet porte une attention particulière à son sol.Ainsi, il introduit des engrais verts, valorise du lisier et réduit le travail du sol.La couverture laissée par l'engrais vert protège bien le sol tout l'hiver.De plus, les racines de l'engrais vert profitent à la structure du sol.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 47 MARTINE GK3UÉRE I GrandesJgjn CTTS5I Le fils de Jean Claude Collet, Yan, étudie à I'lTA de Saint-Hyacinthe.Déjà, le jeune producteur est fortement sensibilisé aux pratiques de conservation.L'an dernier, il a implanté 1,5 km de brise-vent afin de réduire l'érosion éolienne.panier, croit le producteur.Par exemple, le pois de conserverie libère le champ tôt en saison, ce qui permet d’effectuer des travaux tels le nivelage, l’application de fumiers et lisiers, ainsi que l’implantation d’engrais vert.De plus, nul besoin d’entreposer cette récolte, dont le prix est fixé à l’avance.Diversifier ses cultures, c’est aussi diversifier le temps de travail.En plus des pois de conserverie, Jean-Claude Collet signe, la même année, un contrat de soya natto sans intrants.« Cultiver sans intrants, c’est donner une plus-value à la culture.C’est aussi relever un défi », souligne le producteur.Certaines années, les producteurs biologiques ont de la difficulté à répondre à la demande.Ainsi, les produits sans BIENVENUE AU LISIER « Les producteurs de grandes cultures devraient considérer la possibilité d’être receveurs de lisierou fumier, affirmeJean-Claude Collet.En fait, le lisier apporte plus que le fameux N-P-K.Il faut tenir compte de sa contribution en matière organique, de sa teneur en éléments mineurs et de la stimulation de l’activité microbienne.» Signer une entente d’épandage, c’est aussi décider du moment de l’application du lisier.Jean-Claude Collet favorise l’épandage en postlevée du mais.« Le lisier est mieux valorisé.» En présemis, on augmenterait le risque de compaction.Il faut dire queJean-Claude Collet cultive dans de l’argile Providence.De plus, l’épandage en présemis correspond à une période fort occupée.- F f?d|, ¥ '¦ * intrants vont répondre à une part du marché biologique.Le « sans intrants » est une avenue intéressante lorsqu’il permet de toucher une prime.Cependant, Jean-Claude Collet note une augmentation de la pression de certaines mauvaises herbes dans ses champs.« La répression des mauvaises herbes est fort importante, souligne-t-il.Les échappées dans les parcelles sans intrants peuvent compliquer la lutte des années à venir.» Diversifier ses pratiques Au fil des ans, Jean-Claude Collet essaie diverses pratiques culturales.Ainsi, il fait son premier essai de semis direct de soya en 1999.Il utilise le semoir du MAPAQ pour ensemencer une partie de son champ aux 7 pouces.Dans l’autre partie, il utilise son semoir modifié aux 30 pouces.« Les résultats n’ont pas été satisfaisants, relate le producteur.J’ai procédé à l’envers.Les tasse-résidus ont créé de petites buttes.De plus, le passage de la batteuse à l’automne avait creusé des ornières à certains endroits.Or le semis de soya exige un champ bien nivelé.» A force d’assister à des colloques et de visiter des fermes, Jean-Claude Collet s’intéresse à la culture sur billons.« Avant de me lancer dans cette culture, précise-t-il, il fallait que toutes mes parcelles soient bien drainées et nivelées.» Il fallait également intégrer une céréale — blé ou orge — afin d’avoir une meilleure rotation.Pourquoi choisir le billon ?Pour réduire le travail du sol, conserver l’humidité et aérer le sol lors des sarclages.Bref, pour améliorer la structure du sol.Fin prêt ! Après six ans de formation, d’amélioration des champs et d’observation, Jean-Claude Collet est prêt à appliquer diverses nouvelles pratiques culturales, à introduire sa rotation et ses différentes cultures.Ainsi, au printemps, il a semé le mais sur billons.Au printemps prochain, le soya sera lui aussi semé sur billons.La troisième année, on fera un léger travail de sol (avec vibroculteur ou un autre outil) pour préparer le terrain au semis direct d’une céréale.Après sa récolte, on implantera un engrais vert.La quatrième année, ce sera du pois de conserverie.Puisque le champ se libère tôt, on pourra épandre de la chaux, apporter du fumier de poulet et implanter un engrais vert, toujours dans le but d’améliorer la structure du sol.Et puis revenir en mais.Évidemment, rien n’est coulé dans le ciment.Si un problème survient, le chisel et la charrue font toujours partie du parc de machinerie.« Il faut viser une gestion intégrée de la ferme », conclut le producteur, te 48 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 Nous ¨¦tablissons les CRIT¨¨RES de la traite robotis¨¦e.Et nous continuerons de le faire.MQC (Qualit¨¦ Totale du Lait) ¡ö Pour d¨¦tecter une variation de la coloration du lait (le sang, le colostrum, etc.) ¡ö Pour d¨¦tecter la mammite (par quartier individuel) ¡ö Prend en note pour chaque quartier le d¨¦bit du lait, la pulsation ,la temp¨¦rature, le vide et le rapport de conductivit¨¦.Gravitor?(Balance sur plancher) ¡ö Pour prendre le poids de l'animal et avertir de toute variation.¡ö Utile pour la sant¨¦ des animaux, l'ins¨¦mination, la p¨¦riode de tarissement et pour balancer la ration alimentaire.E-link (T¨¦l¨¦commande de programmation) ¡ö Pour faire toutes les fonctions d¨¦sir¨¦es de fa?on manuelle.HAUTE TECHNOLOGIE EN AGRICULTURE M4Use (Lait s¨¦par¨¦ et utilis¨¦) ¡ö Pour recueillir et conserver s¨¦par¨¦ment le lait de vaches dites suspectes, (colostrums, traitements, etc.) ¡ö Chaque contenant de s¨¦paration est identifi¨¦ par le num¨¦ro de la vache.rv ?'\ Division Quebec 196A, rue Sylvestre, CP 810, St-Germain-de-Grantham, QC JOC 1K0 Tel (819) 395-4664 Fax (819) 395-1133 LE RESPECT DE L'HOMME ET DE L'ANIMAL GLEANER : UN NOM RECONNU ET OUI PORTE CONFIANCE La technologie GLEANER est depuis plus de trois quarts de siècle éprouvée par des agriculteurs de par le monde.Ses moissonneuses rotatives et conventionnelles surpassent la concurrence sur les plans de la valeur, de la fiabilité, de la qualité des grains et du confort.Pour être en affaires depuis 79 ans, il faut bien offrir un produit de qualité supérieure ! LA GARANTIE GLEANER : UNE GARANTIE INÉGALÉE La valeur GLEANER est garantie : aucune autre moissonneuse-batteuse n'est entièrement protégée durant deux longues années de service.Aucun fabricant ne propose des pièces et des réparations garanties un an, soit d'une saison à l'autre.FAITE POUR MARCHER GRÂCE À SA SIMPLICITÉ Simplicité.Voilà le mot d'ordre des ingénieurs en mécanique de GLEANER Le moins de pièces mobiles possible.Le moins de possibilités de bris au moment crucial.Une machine fiable qui marche rondement, surtout quand on compte sur elle.UNE MACHINE QUI RAPORTE La moissonneuse-batteuse GLEANER est conçue pour tirer le maximum de rendement de vos champs.Son système de nettoyage des grains doté de rouleaux accélérateurs brevetés et exclusifs réduit les pertes au sol.Sa trappe à roches permet une coupe près du sol sans craindre qu'un caillou n'endommage le mécanisme.De plus, l'étonnante capacité de chargement de sa benne permet un gain de temps.ON PENSE AUSSI À VOUS En période de récolte, les longues journées sont monnaie courante.Il vous faut bien un peu de confort ! La cabine GLEANER offre une insonorisation reposante, qui permet d'apprécier davantage ces heures passées dans la cabine.filiale de Hewitt Équipement Limitée St-Damase, clé Saint-Hyacinthe Napierville L Épiphanie BARABY IWWîkWWkW Saint-Ignace-de-Stranbridge M Au sein de la confrérie des marchands de grains, il y a peu de novices.par Dominic Grégoirt Le marchand de grains fait partie de la vie quotidienne des producteurs de céréales québécois.Il n’est pas toujours porteur de bonnes nouvelles, mais il est toujours là pour renseigner un producteur en quête d’information.Or, la plupart des marchands ont plus de 40 ans.Se pourrait-il que ces derniers se croient immortels et qu’ils oublient de former leur relève ?Le métier de marchand de grains pourrait-il être le complément d’une carrière agricole pour certains producteurs de grandes cultures en mal d’occupation entre les périodes de travail intenses ?| Rien ne pourrait empêcher, en effet, la | combinaison des deux professions.1 Pourquoi les jeunes sont-ils si peu y nombreux parmi leurs rangs ?Nous I avons posé cette question à Yves Clavel, Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures (dgnap@sympacico.caJ.directeur du Service des grains de la Coopérative fédérée.« La source du problème, c’est qu’il n’y a pas de formation scolaire en commercialisation des grains.Même dans les facultés d’agronomie, la formation ne permet pas de former des négociants en bonne et due forme.Comme il n’y a pas de formation formelle, l’apprentissage doit avoir lieu en milieu de travail.» Une profession méconnue Par la force des choses, l’absence de formation officielle rend cette profession méconnue du grand public.Si un jeune n’est pas près du milieu du commerce des grains pour une raison ou une autre, absolument rien ne l’attirera vers ce « Pour combler leurs besoins, les entreprises ont alors deux choix : soit qu’elles forment elles-mêmes des jeunes dans leur entourage (c’est la politique de la Fédérée), soit qu’elles aillent ailleurs YVES CLAVEL (à droite), directeur du service des grains de la Fédérée, en compagnie de deuxjeunes agents de commercialisation.« Comme il n'y a pas de formation scolaire, dit NI.Clavel, celle-ci doit avoir lieu en milieu de travail.» chercher ceux qui ont quelques années d’expérience », explique Yves Clavel.Sans enseignement proprement dit, comment les jeunes dans le domaine se forment-il ?« En puisant dans l’expérience de leurs collègues, tout simplement.C’est ainsi que j’ai commencé, mentionne M.Clavel.Au début, je ne savais rien, mais j’ai su tirer parti des connaissances de mes collègues en appliquant la bonne vieille méthode essais et erreurs.» Le travail de marchand de grains est assez exigeant mentalement.Le marchand doit faire toute une gymnastique intellectuelle pour synthétiser l’information qui lui est donnée et la transmettre avec doigté.« Un bon agent de commercialisation doit être diplomate, car il est toujours entre l’arbre et l’écorce, c’est-à-dire entre le client et le producteur.Le client veut payer le moins cher possible, tandis que le producteur veut vendre le plus cher possible », signale M.Clavel.>>> LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 21 51 GrandesjajjES le domaine d’accepter de débuter au bas de l’échelle et de rester sans prétentions.Il faut poser des questions, beaucoup de questions, sans hésiter.» Richard explique une dimension de son travail qui est souvent mal interprétée : « Nous ne sommes pas des vendeurs tenus de vendre pour justifier leur poste.Notre travail consiste à commercialiser, autrement dit à acheter d’un côté pour le revendre tout de suite à une autre personne afin de répondre à ses besoins.Nous n’avons pas la pression de vendre.» « Un poste dans le réseau COOP nous donne une force que le secteur privé n’a pas, ajoute Christiane, car nous n’avons pas de prospection à faire pour trouver de nouveaux clients.Nous achetons et vendons surtout d’une COOP à une autre.Quelquefois, le fait d’être limités au réseau nous ferme quelques portes, mais dans l’ensemble, cette réalité nous facilite la tâche.» Toutes les entreprises qui commercialisent du grain ont besoin de relève du côté de leurs agents de commercialisation.Les possibilités d’emplois sont très grandes.Comme on peut le voir, plusieurs défis se présentent à un marchand, et la routine est inexistante.Si vous êtes un producteur qui veut faire un peu plus que cultiver, essayez donc de commercialiser.te RICHARD BENOÎT: «Je conseillerais à un jeune qui se lance dans le domaine de poser des questions, beaucoup de questions dès qu'il s'interroge sur un problème.» La relève, j'en suis ! La relève n’est pas totalement inexistante.Voici deux jeunes qui forment une partie de cette relève.Christiane Boulais, 34 ans, et Richard Benoît, 29 ans, sont agents de commercialisation à la Division de l’approvisionnement de la ferme de la Coopérative fédérée du Québec.Pour eux, leur travail est passionnant.Jamais la routine ne s’installe.« C’est un emploi diversifié.La quête d’information et (’interrelation entre tous les intervenants comme le transporteur, les producteurs et nos clients nous procurent un nouveau défi quotidiennement », mentionne Richard Benoît.Christiane et Richard ont tous les deux commencé leurs carrières dans le réseau COOP.Ni l’un ni l’autre n’avait d’expérience du marché des grains à son arrivée.Christiane débuta comme commis à la facturation à la S.C.A.du Sud de Montréal, et Richard entra au service des grains de la Fédérée comme commis de bureau.« Je suis très chanceuse d’avoir débuté dans une région productrice de grains, mentionne Christiane.J’étais toujours en relation avec des producteurs.Aujourd’hui, je perçois donc mieux les problèmes qu’ils connaissent comme la neige, les tracteurs gelés ou l’intensité des travaux relatifs aux semis.Cette expérience m’aide grandement aujourd’hui.» «Je n’ai pas eu cette chance, c’est-à-dire de voir comment fonctionne le monde de l’agriculture “dans le champ”, mais j’ai travaillé auprès de personnes d’expérience, explique de son côté Richard.Je conseillerais à un jeune qui se lance dans D’autre part, un agent de commercialisation doit être assez modeste.« La marge de réserve ou le bénéfice est très mince dans le domaine du grain : malgré tout l’effort investi, il faut demeurer modeste.Il ne faut pas avoir la folie des grandeurs ! » Troisièmement, il est important de pouvoir comprendre la réalité des producteurs.Le marchand doit se mettre à la place du producteur afin de comprendre ses réactions et ses problèmes.CHRISTIANE BOULAIS: «Je suis très chanceuse d'avoir débuté dans une région productrice de grains.J'étais toujours en contact avec des producteurs.» 52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 r kverneland group Kverneland: pour le choix des aciers et de l¡¯expertise mondiale dans la science du labour.Dans le chaume, prairie, ou champs de ma?s-grain comportant d¡¯importants r¨¦sidus de r¨¦colte, la performance des charrues Kverneland est sans pareille, avec un minimum de puissance requise.Des versions port¨¦es-semi-port¨¦es-r¨¦versibles et trainees pour travail sur planche et/ou dans le sillon sont disponibles pour les tracteurs de toutes dimensions.3EG100 Adresse No.T¨¦l.: D¨¦pliant Charrues Kverneland ¡õ Port¨¦es ¡õ Semi-port¨¦es ¡õ R¨¦versibles ¡õ Train¨¦es ¡õ D¨¦monstration souhait¨¦ Marque tracteur: kverneland group 1200, rue Rocheleau, Drummondville, Qu¨¦bec J2C 5Y3, T¨¦l.:(819) 477-2055 http://www.kvernelandgroup.com BA-06-02 Et puisque ces charrues sont les plus ¡°durables¡± de l¡¯industrie, elles conservent leur valeur plus longtemps.Qui dit mieux? Bienvenue jeunes agriculteurs d'élite rCONCOIRSS DESJEVNES AGUCVim RS L'événement a St-Hyacmthe FERME DU RAPIDE-PLAT, RANG DU RAPIDE-PLAT-NORD, ST-HYACINTHE Sortie 133 de la Transcanadienne (route 20) SAlONi^^ D1 mmêm %m Exposition de machineries et services agricoles Parcelles Démonstrations de machineries 20 -21- 22 août 2002 JOURNÉES DE CHAMPS PROVINCIALES les PHOTO: DURA CLUB GrandesgliJfTga On coupe ou on ne coupe pas La coupe automnale de la luzerne suit généralement les dates du calendrier.Cette approche ne tient pas compte de nos conditions climatiques variables.par Martine Giguère La régie de coupe automnale d’une luzernière est un facteur déterminant de sa persistance et de son regain printanier.On recommande actuellement de couper la luzerne au plus tard six semaines avant la première gelée mortelle de l’automne.Selon votre région géographique, cette période critique s’étend généralement du début septembre à la mi-octobre.Or, les conditions climatiques varient d’une saison à l’autre.L'automne 2001 fut un bel exemple de saison aux températures douces et aux journées ensoleillées.Quel était alors le meilleur moment pour couper la luzerne ?Martine Giguère, agronome, est journaliste ( mgiguere@lebullctin.com).Une équipe de chercheurs de l’Université Laval et d’Agriculture et Agro-alimentaire Canada à Sainte-Foy a voulu trouver une façon moins approximative de déterminer la durée de cette période critique.« Au lieu de déterminer le moment de la coupe automnale par une date de calendrier, nous avons cherché un outil qui tienne compte à la fois des conditions climatiques et de l’intervalle de croissance entre les deux dernières coupes, explique Catherine Dhont, titulaire d’un Ph.D.en biologie végétale à l’Université Laval.Cet outil, ce sont les degrés-jours (DJ).» Ainsi, l’intervalle de croissance entre la dernière coupe estivale et la coupe automnale serait déterminé par une accumulation de DJ supérieure à 5 ’C.On teste les DJ au Québec Pour déterminer le meilleur intervalle entre les deux dernières coupes, on a implanté des luzernières sur deux sites.Le premier se trouvait à Pintendre dans la région de Chaudière-Appalaches, et le deuxième était à Normandin, au Lac-Saint-Jean.Cette étude a permis d’évaluer durant trois ans l’effet de l’intervalle de croissance entre la dernière coupe estivale et la coupe automnale sur le regain de la luzerne.On a évalué trois intervalles de croissance : 400, 500 et 600 DJ.À l’automne 1997 et 1998, les cultivars AC Caribou et WL 225 ont été soumis à quatre types de coupe : pas de coupe à l’automne (régie à deux coupes), puis coupes automnales à 400.500 et 600 DJ après la dernière coupe estivale.Les dernières coupes estivales ont été effectuées au stade début de la floraison.« Les coupes automnales ont été effectuées selon les accumulations de DJ et non en fonction de la maturité de la luzerne », précise Catherine Dhont.400.500 ou 600 DJ ?Les résultats obtenus indiquent qu’une coupe automnale diminue le rendement de première coupe.Par contre, la coupe automnale peut être bénéfique sur le rendement total.Par ailleurs, l’intervalle de La régie de coupe influence la persistance et le regain printanier de la luzerne.Les chercheurs de l'Université Laval et d'AAC ont élaboré un outil de régie de coupe automnale tenant compte de l'intervalle de croissance entre la dernière coupe estivale et la coupe automnale.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 55 VUE DE L'INTÉRIEUR Au cours de ces trois années, les chercheurs ont montré l’effet négatif de la régie de coupe sur la teneur des racines en réserves carbonées (sucres solubles, amidon) et azotées (acides aminés, protéines solubles).Ces réserves ont un rôle à jouer sur le regain printanier et sur la tolérance au froid de la luzerne.Cette information, quoique bien théorique à nos yeux, pourrait mener à la sélection de plants plus rustiques à nos hivers. Grande50Q2B9 RENDEMENT MOYEN DES CULTIVARS AC CARIBOU ET WL 225 Pintendre Normandin 1998 1999 1998 1999 Rendement 1" coupe (tonne m.s./ha) 2 coupes 3,6 3,3 3,8 4,7 3 coupes - 400 DJ 3,2 2,9 1,9 mort 3 coupes - 500 DJ 3,1 2,9 2,8 mort 3 coupes - 600 DJ 3,5 3,0 3,4 mort Rendement annuel (tonne m.s./ha) 2 coupes 6,5 7,6 3 coupes - 400 DJ 7,7 6,8 3 coupes - 500 DJ 8,2 9,8 3 coupes - 600 DJ 8,3 11,0 Source : Catherine Dhont, Université Laval coupe à 600 DJ a donné des rendements totaux plus élevés qu’à 400 DJ (voir le tableau).La diminution de rendement printanier reliée à une coupe automnale n’est pas due à une réduction de la densité de population, mais plutôt à un retard de la reprise de croissance au printemps.« Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce retard, dit Catherine Dhont, notamment les réserves moins élevées des racines et le nombre de bourgeons touchés par la coupe.» À Normandin, à la suite de l'application des divers traitements de coupe à deux automnes consécutifs, seules les parcelles sous régie à deux coupes ont survécu à l’hiver 1998-1999.Un intervalle de 500 DJ, rien de moins ! Après deux années de traitement, les chercheurs arrivent à la conclusion suivante : visez un intervalle de 500 DJ entre la dernière coupe estivale et la coupe automnale.Une coupe automnale additionnelle réduit généralement le rendement de la première coupe du printemps suivant.Par contre, la coupe automnale offre un rendement annuel intéressant si on l’efFectue à un intervalle de 500 DJ.A long terme, les coupes automnales augmentent la sensibilité de la luzerne à l’hiver et aux maladies.Selon la région et les conditions climatiques, une coupe automnale additionnelle peut entraîner la perte totale de la luzernière.te La spécialité KVERNELAND: le traitement de l'acier à chaud Pour des pièces à la fois très dures dans les zones de friction.et flexibles aux points d'ancrage (pour éviter le cisaillement) voilà le raffinement de la métallurgie Kverneland! Et c'est à la flèche -^bien incrustée dans le métal que vous reconnaîtrez la signature Kverneland, qui vous permettra de distancer les besoins de remplacement, et aussi de minimiser vos frais d'opération.Oui, la durabilité est économique! X 1200 Rocheleau, Drummondville, (Qc) J2C 5Y3, tél.: (819) 477-2055 kverneland group http://www.kvernelandgroup.corn 56 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUIN 2002 * mfk -V
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